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Un nouveau jour. [Maura]

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Message Dim 18 Déc 2011 - 18:08

Comme bien trop souvent à son propre goût, Tybolt avait passer la nuit durant auprès des armateurs et des ouvriers des chantiers navales de Port-Lannis. Il ne comprenait pas grand chose à tous leurs calculs et autre débat sur la manière d'améliorer la flottaison d'un navire ou même qu'elle différence il pouvait y avoir entre une proue et une poupe, pour le peu qu'il en savait l'un pouvait bien être l’équivalent de l'autre en haut valyrien, mais il se devait d'être présent pour faire en sorte que sa flotte du Lion prenne la mer le plus tôt possible. Alors il était présent et comme à chaque fois on se tournait vers lui pour arbitrer certaines décisions et choisir entre des essences de bois dont il n'avait du reste jamais vu l'arbre permettant de l'obtenir. Son seul soucis avait été de munir l'Ouest d'une force navale capable de protéger les côtes ainsi que la route commerciale du Sud mieux et plus durablement que ce n'était le cas pour le moment. Il comprenait désormais beaucoup mieux pourquoi son père, le Lion Gris s'entourait de conseillers et Lords de l'Ouest pour l'aider et l'alléger de certaines obligations lorsqu'il était à la tête de l'Ouest et encore ce dernier ne devait pas affronter de rébellion Fer-Né. Au lieu de ça, Tybolt dans son arrogance caractéristique de son jeune âge avait voulu tout assumer seul. L'expérience vécu avec les quatre traitres qui avaient profité de son père malade ne l'avait du reste pas convaincu que déléguer était la bonne chose à faire. Il trônait donc sur un siège sur élevé au milieu même des chantiers navales, dans un hangar aménager pour recevoir les installations des armateurs. Six membres de la Garde du Lion assurait sa sécurité en ce lieu même s'il ne pensait pas qu'un jour quiconque puisse attenter à sa vie, un autre trait caractéristique de sa jeunesse, celui de se croire invincible et indestructible. Il passait donc la nuit à écouter, arbitrer, boire plus d'eau qu'il n'aurait pensé son corps capable d'ingurgiter et finalement faire en sorte que chacun trouve son compte et que ses navires sortent le plus raidement possible pour prendre la mer. La présence des paysans réfugiés de force depuis leurs terres agricoles n'arrangeait pas les choses et certains profitaient de ce moment pour l'interpeller sur la date à laquelle il laisserait ces hommes et femmes rejoindre leur demeure plutôt que de laisser leurs fermes à la merci des pillages. Heureusement pour lui les travaux approchaient de leur terme. Près d'une cinquantaine de dromons étaient déjà capables de prendre la mer pour combattre les boutres Fer-Nés, certes ils n'empêcheraient pas ces derniers de faire quoi que ce soit, mais il espérait bien que leur simple présence aboutirait à voir Lord Greyjoy tourner son attention et sa soif de richesse vers le Nord, le Bief ou même le Conflans. Les derniers rapports de ses espions rapportaient du reste que Salvemer avait été attaqué quelques jours plus tôt. Ce devait certainement être dû à l'effet de dissuasion apportait par les sept mille hommes du Val... Il ne quitta la ville portuaire que peu avant l'aube. Encadré de ses six gardes, il chevaucha Antares sur la route montant de Port-Lannis à Castral Roc. L'étalon bai brun connaissait le chemin aussi bien que celui le menant régulièrement des écuries vers les pâtures où il était mis à profit afin de saillir les juments disponibles. Tybolt quant à lui ne cessait d'observer l'horizon avec un mélange d'appréhension et de nervosité. Il faisait tout pour empêcher les Fer-Nés de débarquer sur ses côtes mais il aurait tout donné pour pouvoir les affronter une bonne fois pour toute sur un champs de bataille.

A son arrivée au Roc, il commença par se faire aider de deux valets afin de lui retirer son armure. La cuirasse d'acier rouge sanguin commençait à véritablement lui peser et bien que Gerold soutienne qu'il lui faille la porter pour montrer aux hommes ainsi qu'au peuple qu'il était toujours prêt à intervenir si jamais l'ennemi se montrait, Tybolt commençait à envisager de ne plus le faire du moins pour les quelques nuits qu'il passerait encore au milieu des chantiers navales. Une fois l'armure ôtée il se fit servir une collation à base de pain, de miel et de fruits confis. Il en profita pour rédiger une missive à l'intention de Lord Lyonel et l'informer que son fils cadet, Gareth, était dorénavant enfermé dans les geôles du Roc et lui dire qu'il attendait désormais un signe de lui pour libérer l'impudent Ours d'Accalmie. Le soleil entamait déjà sa course journalière dans le ciel de l'Ouest lorsqu'il finit de se restaurer et qu'il prit finalement la direction de ses appartements. Il n'avait pas vu son épouse depuis la veille et le diner qu'ils avaient partagé avec les Lords du Val ainsi qu'Aliénor et Gerold. En entrant dans leur chambre il put profiter d'un moment de calme pour observer Lady Maura avec un sourire aux lèvres. Lorsqu'un bâillement manqua lui décrocher la mâchoire il se convint de prendre deux ou trois heures de repos. Il laissa donc tomber sa tunique sur le sol, se débarrassa de ses chausses dans la foulée avant de s'effondrer sur le lit seigneuriale. Il se dit à ce moment qu'il avait peut être été un peu brutal et cela le fit rire à moitié. Dans une tentative peu reluisante de se faire pardonner il ouvrit un œil pour situer son épouse et une fois son dos repéré, il la tira à lui pour la prendre dans ses bras. Il déposa un baiser à la naissance du cou de la jeune femme, Bonjour... avant de se caler mieux qu'il ne l'était, fouissant son visage dans la chevelure épaisse de Maura.
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Message Dim 18 Déc 2011 - 22:16

Maura bailla. Un long bâillement à s'en décrocher la mâchoire. Elle prit une nouvelle gorgée de vin pour se réconforter un peu et réussir à continuer de tenir debout au milieu des lords du Val debout autour d'une table sur laquelle était étalée une grande carte de l'Ouest. La discussion s'éternisait. Depuis des heures, ils étaient réunis autour d'elle pour décider quelles étaient les unités susceptibles d'être les mieux utilisées suivant les différents territoires qu'elles auraient à défendre. Les paquets de pions marqués par les armoiries des différents fiefs du Val d'Arryn n'arrêtaient pas d'être déplacés sur l'immense plan des terres soumises aux Lannister afin d'user au mieux des capacités militaires de l'ost du Val et la jeune femme avait définitivement perdu le compte du nombre de mouvements qui avaient été prévus tant l'idée actuelle était différente de celle originellement proposée. Reposant un peu rudement sa coupe, elle se passa une main sur le visage commençant à se sentir véritablement épuisée par cet immobilisme forcené et ce manque de mouvements. Depuis combien de temps était-elle sous cette tente ? Elle avait quitté Castral Roc à la suite du dîner qu’elle avait partagé avec les lords, Gerold, Tybolt et Aliénor pour aller arbitrer une querelle qui s’était élevée entre Royce et Ruthermont. En l’absence de Rougefort parti avec Lord Edwyn dans le fief des Estren, elle n’avait plus personne pour agir comme modérateur des orgueils de ses messieurs. Certes, Lord Corbray en charge de lui suppléer pendant ses absences était un grand homme de guerre - enfin il savait de quoi il parlait et l’expliquait justement - mais il n’avait malheureusement rien d’un diplomate. Ou du moins rien d’un diplomate selon lady Maura. Aussi devait-elle descendre trop souvent à son goût jusqu’à l’immense camp de l’armée Arryn afin d’y faire régner un semblant de discipline entre les egos des hommes.

Après avoir pris Ruthermont à part pour lui rappeler sèchement ce qu’il était (rien de plus qu’un gueux affublé d’un fief pour hauts faits d’armes) mais lui avoir rappelé que l’amitié de la maison Arryn s’entretenait autrement qu’en s’en prenant au premier de ses vassaux, elle s’était chargée de lord Royce en arrondissant nettement les angles mais lui rappelant toutefois qui commandait. Le vieillard n’avait que peu apprécié mais il avait bien compris qu’il n’était pas en position de force face à l’épouse du Lannister. Il avait accepté les excuses de ser Ronan et s’était contenté de quelques réflexions ordinaires. Une fois passés quelques toastées de vin, et retournés à leurs expectations militaires, les hommes étaient presque redevenus bons amis et se donnaient de grandes claques dans le dos en parlant d’un prochain combat contre les barbares des Iles de Fer. En voyant cela, la jeune femme se dit qu’elle aurait presque aimé avoir la même approche des rapports entre suzerain et vassaux que son époux et pouvoir jouer les hommes en leur ordonnant tout simplement d’aller se faire voir là où les Sept n’existaient pas. Oh que oui…Malheureusement, elle n’était qu’une femme dans un monde dirigée par les hommes et devait se plier à certaines réalités. Comme celle de ne pas être assise à la place de Jasper. Mais, puisque les Sept en avaient décidé ainsi, elle n’avait plus qu’à prendre son mal en patience et tenter comme elle essayait de toujours le faire de prendre son parti de la situation. Dire que ce fut facile aurait été peut-être un tantinet excessif…D’autant plus que la réunion dura quasiment toute la nuit sans que cela ne semble déranger les hommes occupés à leurs discussions et leurs coupes de vin. La jeune femme, elle, n’en pouvait plus.

Finalement, alors que le ciel de nuit commençait à s’éclaircir tout doucement vers l’Est, ser Tommen Royce aida sa dame à se jucher sur son hongre - enfin la porta quasiment - pour que la petite troupe puisse rentrer au Roc. La dizaine d’hommes en bleu azur au centre de laquelle se trouvait leur jeune dame finit par passer la herse de la forteresse du Lion où, encore une fois, ils aidèrent, ou plutôt descendirent à bout de bras, une Maura épuisée par sa journée à inspecter les troupes et par la nuit blanche qui venait de s’écouler à échanger plans et stratagèmes avec les lords. Pris de pitié, un des chevaliers - Ser Tommen, la porta dans ses bras jusqu’aux appartements où il expliqua que sa maîtresse tombait de fatigue et qu’elle devait être rapidement mise au lit. Rapidement baignée et habillée de frais par ses servantes, elle fut finalement conduite à la chambre qu’elle partageait habituellement avec Lord Lannister où elle se pelotonna sous la couverture presque tremblante de fatigue. Entre le secret de son mariage et ce rôle de commandant qu’elle avait stupidement arraché à Jasper, elle avait l’impression qu’elle allait s’endormir des siècles sans pouvoir se réveiller. Et pourtant…Les questions, les soucis lui revenaient sans cesse à l’esprit. Le premier d’entre eux était de savoir où se trouvait son mari. Et le reste…Que voulait dire le reste ? Elle passa une main légère sur son ventre en se demandant quand donc elle tomberait enceinte. Peut-être l’était-elle déjà sans le savoir ? Elle irait voir le mestre du Roc demain. Enfin plus tard dans la journée puisque les premiers rayons du soleil frappait une des fenêtres de la chambre. Il s’agissait sans doute de la question qui l’agitait le plus. Elle désirait ardemment un fils. Un héritier pour Tybolt afin d’assurer le futur de la maison Lannister. Mais que feraient-ils si elle tombait si vite enceinte et que le mariage de Tristan et Aliénor n’était pas encore célébré ? Elle se retourna encore une fois essayant de chasser ces pensées pour retrouver un état d’esprit plus proche des songes dont elle souhaitait remplir ses rêves. Elle somnolait à peine quand la porte s’ouvrit sur un Tybolt qui semblait complètement avoir oublié qu’une femme partageait dorénavant sa vie au bruit qu’il fit. Pas vraiment de rapport avec le Lion mais plutôt avec l’Ours de ces horribles sauvages de Mormont. La jeune femme rebondit presque quand il s’affala sur le matelas et soupira presque alors qu’il la tirait vers lui pour enfoncer son nez dans son cou. Elle lui pardonna d’être un lourdaud quand il l’embrassa et se retourna vers lui avec un bâillement pour venir se coller contre son torse chaud.


«Bonjour…Tu t’es finalement souvenu que tu avais une femme dans ton lit après avoir ébranler ton château en te jetant sur le lit ? Quelques minutes de plus et je m’endormais. Je viens de rentrer du camp. Je les déteste tous. J’ai dû rester toute la nuit à regarder la carte avec leurs petits drapeaux…Je n’en peux plus. Tu as fait quoi pour rentrer si tard ? » 
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Message Dim 18 Déc 2011 - 23:11

Tybolt pensait qu'il allait s'endormir ou au moins profiter d'un moment de calme complet, il se doutait bien que Maura se lèverait mais il n'avait jamais eu aucun mal pour se rendormir même après avoir été réveillé. Seulement en sentant Maura se tourner pour se blottir contre lui, il commença par sourire puis elle se mit à parler et il comprit bien vite qu'elle n'était pas couché depuis longtemps non plus. Il expira longuement par le nez avant de la serrer un peu plus contre lui. Elle avait donc passé la nuit dans le camp de l'ost Arryn, Tybolt était tous les jours un peu plus impressionné par le sérieux et l'abnégation que démontrait la jeune femme en ce qui concernait la direction de l'armée du Val. Il n'avait pas voulu la gêner dans son rôle de commandant de troupes, de plus il n'aimait pas plus les vassaux du Val qu'eux ne l'aimaient lui, sa présence n'aurait été qu'un gène supplémentaire pour son épouse. Je suis désolé de t'avoir empêché de t'endormir... je ne t'ai pas oublier bien au contraire... je t'ai même observer alors que je pensais que tu dormais ce fut le meilleur moment de ma nuit, avant celui-ci bien sur... Il essaya de se souvenir de ce qu'elle avait dit ensuite, sa conscience tentait déjà de plonger vers le sommeil. Tu en fais trop ma douce... Ses propos étaient entre coupés de silences bien qu'il n'en soit pas conscient. Sa voix était à peine audible, il parlait en étant totalement détendu et à l'aise, avec son épouse ainsi dans ses bras. Tybolt déposa un baiser sur la tête de la jeune femme. Tu ne devrais pas passer la nuit avec eux, ils ne font que débattre plus encore pour te montrer qu'ils savent mieux que les autres de quoi ils parlent. Tu attises leur fierté et chacun veut montrer qu'il est plus capable que son voisin. Il eut alors un bâillement qu'il crut ne jamais finir. Qui moi ? Je construisais des bateaux avec des lions et des fonds plats... ou quelque chose comme ça... Il voulu réfléchir à quelque chose avant de parler de nouveau, mais il manqua s'endormir et se réveilla pour ainsi dire en sursaut se rendant compte qu'il avait perdu le fil de l'écoulement du temps. Il se contenta donc de se caler un peu mieux son épouse toujours dans ses bras avant de se laisser aller cette foi-ci au sommeil réparateur.

Un bruit léger attira l'attention de Tybolt pensant qu'il avait de nouveau plongé sans s'en rendre compte dans le sommeil, il ouvrit un œil pour se rendre compte qu'il était désormais sur le ventre le traversin de plume sur la tête, réflexe qu'il avait lorsqu'il dormait de jour. Il enleva le coussin dans le même geste qu'il effectua pour se retourner. Il commença par se passer une main sur le visage afin de tirer ses paupières, il n'avait plus d'épouse à ses cotés mais une femme magnifique brossait ses cheveux devant le miroir un peu plus loin, le soleil ou tout du moins la lumière qui entrait dans la chambre signifiait qu'il avait dû dormir près de quatre heures si ce n'était plus. Il roula sur le lit avec un sourire aux lèvres pour s'approcher de Maura, cependant il n'avait toujours pas quitté la couche seigneuriale.
Hey pssst... vous savez si on se dépêche je pourrais faire de vous la maitresse de Lord Lannister... mais pas un mot à mon épouse... Il avait usé d'une voix de conspirateur et arborait un sourire satisfait et enfantin sur le visage, de ceux qu'un gamin ayant commis une bêtise pourrait avoir. Du reste les draps avaient tourné et dévoilé les fesses aussi nues du Lord Lannister que le jour de sa venue au monde.
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Message Lun 19 Déc 2011 - 5:40

Alors qu'il parlait, Maura se contenta de le repousser sur le dos et de venir nicher sa tête dans son coup, sa main s'accrochant fermement au flan de son époux. Elle-même s'endormait en se disant qu'elle avait déjà pis comme position de sommeil allant jusqu'à enfermer la virilité endormie de son époux au creux de sa main en un geste symbolique qui signifiait qu'elle souhaitait la garder exclusivement pour son usage personnel. Son mari lui expliquait que le meilleur moment de sa nuit avait été de la regarder dormir...Foutaises ! Pour elle, le meilleur moment de la journée avait été qu'il la prenne à la va-vite entre deux réunions pour soulager leurs sens frustrés d'une trop longue attente mais elle n'oserait jamais lui dire combien elle avait apprécié le moment. Elle était une dame et non un succube. Elle n'entendit sans doute jamais les dernières paroles d'un Tybolt qui marmonnait en plongeant vers le sommeil, s'endormant la première. Étrangement, elle eût un sommeil agité où les rêves se succédèrent les uns après les autres ne se terminant jamais autrement que par un brusque réveil suivi immédiatement d'un endormissement nouveau où elle retrouvait un cauchemar en tous points différents. Elle se voyait chuter de la porte de la Lune longeant les Larmes d'Alyssa, naviguer sur des mers immenses et y sombrer corps et bien...Elle se découvrit enceinte, le corps percé d'une lance à la pointe acérée, reine assise sur un trône de Fer dont les lames la blessaient.

Quelques heures plus tard, elle finit par se lever, seule, le corps endolori par ses luttes nocturnes, et bailla à s'en décrocher la mâchoire. Elle jeta un coup d'oeil en arrière découvrant le corps alangui de son mari, dans une posture qui prouvait à quel point le mâle fleurait chez lui à tout instant - il n'y avait qu'à voir la façon typiquement masculine dont il occupait le lit - et elle fut prise d'un fou rire silencieux qu'elle calma rapidement pour se pencher et remonter le drap sur le corps musclé qui avait partagé sa nuit. Elle contempla quelques secondes son visage complètement détendu et finit par se dire qu'il n'y avait bien que dans le sommeil qu'il réussissait à trouver la paix. Même ainsi, la tête à moitié enfouie sous leur traversin et malgré le léger filet de bave qui s'écoulait de ses lèvres entrouvertes, il lui semblait soudainement bien jeune et finalement calme. Même après l'amour, il n'avait pas cette expression. Elle retînt une caresse de peur de le réveiller et se dirigea à pas de loup (ou de lionne ?) vers une desserte où elle avait laissé trainé son miroir. Un coup d'œil suffit à la renseigner, elle semblait avoir veillé pendant deux nuits. Ce qui, littéralement, était assez vrai mais elle savait que pour conserver l'affection - l'amour ? - de Lord Lannister, elle se devait de paraître belle en toutes circonstances. S'ensuivit un long rituel où elle tamponna son visage avec une solution à l'essence de pétales de rose qu'elle faisait venir spécialement du Bief de ses ancêtres. Puis, après avoir inondé son visage à satisfaction, elle attendit de longues minutes avant de se rincer en veillant à ne pas faire trop de bruit. Après cet exercice qu'elle tenait de sa mère, elle prit une bouteille de verre vert dont elle préleva une infime mesure du contenu pour se la passer sur la peau et retrouver son teint d'albâtre. Vînt finalement le brossage de son épaisse chevelure et elle devait s'avouer que si elle appréciait l'exercice, il n'en devenait pas moins long et fastidieux pour autant.

Un mouvement derrière elle l'informa que la Belle au Bois Dormant venait enfin de s'éveiller et se lançait dans des exercices tenant plus de la gymnastique que du simple lever. Elle pencha légèrement la tête pour apercevoir le reflet de son époux tenter une sorte de roulade - ratée forcément - afin de venir approcher son visage du côté où elle se trouvait. Elle finissait d'enfoncer la pique d'os qui lui servait de barrette afin de faire tenir son chignon bas et lâche qui aurait le mérite qu'elle ne ressemble pas à une paysanne au moment de paraître pour le déjeuner. Bien entendu, le gros lourdaud de chevalier se lança dans ses habituelles plaisanteries du matin qui ne tirèrent qu'un sourire de la jeune femme avant qu'elle ne lève les yeux au ciel. Finalement satisfaite de son apparence, elle finit par se lever, le corps couvert d'un déshabillé aux tons d'un or passé et d'un cuivre râpeux, pour s'approcher du grand gamin qu'elle avait épousé.


"Je suis bien désolée Votre Seigneurie mais mon frère m'a promise à un fier chevalier, grand vainqueur de tournois et galant avec les dames. Jamais je ne manquerai à la foi jurée à ser Tybolt. Je n'aurai malheureusement jamais que ma main à vous laisser baiser."

Le tout déclamé avec une certaine emphase, elle laissa sa main caresser les lèvres de son chevalier avant de se pencher et de lui asséner une claque retentissante sur le postérieur propre à voir l'illustre derrière se parer de la couleur chère aux Lannister, le rouge écrevisse. D'un bon, elle s'écarta prestement pour éviter que les bras musculeux ne l'entrainent vers leur lit qui pourtant en avait vu d'autres surtout au cours des dernières semaines. Maura n'avait pas été l'actrice principale des scènes précédentes bien qu'elle se demanda parfois si elle n'avait pas été celle des songes éveillés d'un Tybolt esseulé.

"Allez ! Lève-toi maintenant ! Le déjeuner devrait être servi dans quelques minutes. J'ai donné des ordres hier soir avant de partir. Et nous avons à discuter sérieusement sans que je sois troublée ou par tes caresses ou par tes baisers. Ce serait un peu trop facile de tirer parti de mes faiblesses au regard de ta nudité." Son sourire était un poème. Entre la désolation de ne pas profiter maintenant des délices dudit corps et la promesse d'exquis tumultes à venir un peu plus tard. "Mais, au cas où, je serais seule dans la Salle du Bassin quand deux coups auront sonné après la méridienne, Votre Seigneurie."

Avec un froissement de l'étoffe légère et un rire léger, elle quitta la chambre toujours amusée de ces quelques paroles pour rejoindre la grande terrasse devenu maintenant familière et s'étira longuement en humant l'air marin. Finalement, elle finissait par se contenter de cette vie loin de ses pics enneigés. Tandis que la servante affolée de voir lady Lannister paraître si tôt dressait le couvert au plus vite, la jeune femme vînt prendre place en bout de table et attendit patiemment l'arrivée de l'époux prodigue.
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Message Lun 19 Déc 2011 - 14:17

La claque retentissante que Maura lui donna sur le fessier eu au moins le mérite de le faire sourire, il avait perdu cette première escarmouche mais il savait qu'il gagnerait plus tard, il lui suffisait de se montrer patient. Ceci dit il l'aurait bien saisit à bras le corps pour l'entrainer dans le lit avec lui mais son épouse avait été plus vive que lui et elle évita facilement sa piètre tentative de l'attraper. La jeune femme finit par quitter la chambre. Tybolt s'étira donc avec bruit et grognement avant de se laisser quelques instants pour se remettre. Alors qu'il gisait là sur la dos au milieu des draps il se dit que son épouse commençait à prendre plaisir à cette vie. Elle était beaucoup moins taciturne qu'au départ sans compter qu'elle entrait désormais plus volontiers dans ses jeux à lui. Il finit donc par se lever, un sourire satisfait sur le visage. Il devait encore s'habiller, apparemment sa nudité était profiter des faiblesses de son épouse et de nouveau cela le fit rire. Le jeune seigneur pratiqua donc ses ablutions matinales dans la bassine prévue à cet effet non loin de son coté du lit. Il n'était encore que le matin mais déjà la chaleur était impressionnante pour un tel moment de la journée. Il finit donc par se renverser la bassine sur la tête avec plaisir. Cela fait il prit la direction de la porte avant de s'arrêter à deux pas de cette dernière. Ce serait un peu trop facile de tirer parti de mes faiblesses au regard de ta nudité... il avait parler doucement en imitant la voix et l'attitude de son épouse avant de lever une main qui passa à coté de sa tête signifiant que cela n'avait pas d'importance Baaah... Cependant il n'en fit pas moins demi tout pour aller chercher des chausses pourpres qu'il passa en se laissant choir sur le lit. L'eau qu'il avait renversé avait d'ores et déjà pour moitié disparut, évaporée dans l'air chaud de cette canicule. Il rejoint donc la porte en laissant un bâillement sonore le prendre.

La loggia avait l'allure de la mi journée alors même qu'il ne pouvait être si tard. Tybolt se mit sur un jambe et ré-agença la disposition de sa virilité afin qu'elle porte à gauche, il avait horreur d'être entre deux opinions de ce point de vue. Une fois fait il put prendre d'un pas volontaire la direction de la terrasse, il ne remarqua pas la servante qui quittait leurs appartements. Maura était assise à sa place comme chaque matin, tout du moins lorsqu'ils avaient le temps de prendre le petit déjeuner ensemble. Lui même resta debout un moment s'étirant avec bruit, il se frotta l’œil de la paume de la main en tentant vaguement d'observer de l'autre la mer d'huile qui s'étendait sous leurs fenêtres. Pas un brin de vent aujourd'hui, il allait souffrir de la chaleur toute la journée. Il fit donc le service, versant du jus d'agrumes dans deux coupes. Il tendit la première à sa douce en prenant la sienne qu'il but d'une traite. Ce n'est qu'une fois les agrumes avalés qu'il s'assit finalement pour déjeuner. Son regard épousa un instant les formes de son épouse qu'il contempla avec un certains plaisir avant d'afficher un sourire conquérant.
Je te préviens le Bassin verra le Lion réclamer son dû... Plantant ses dents dans une tranche de pain grillé il continua. A'ors, 'e 'oi 'ou'ais tu parler ? En faisant la grimace il retira le morceau de pain de sa bouche pour rependre avec plus d'application. De quoi voulais tu qu'on parle pardon... Sans attendre de réponse il arracha un nouveau morceau de pain tout en saisissant le pot de miel de sa main gauche tandis que la droite saisissait la cruche de jus d'agrumes dont il emplie de nouveau sa coupe. Le jeune Lion ne savait pas vraiment de quoi son épouse voulait parler, il espérait simplement qu'il ne s'agirait pas de nouveau d'histoires de religion, le matin au réveil n'était pas le bon moment pour parler de septon et autres prélats du genre. Non, lui aurait voulu parler de descendance, plus particulièrement de ce qu'ils devaient faire pour être certain que Maura porte un enfant et peut être tomber d'accord sur le fait qu'il faille essayer plus encore et plus souvent, cela le fit sourire.
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Message Lun 19 Déc 2011 - 16:11

Assise devant son assiette remplie de morceaux lards découpés finement, la jeune femme avait une tête pour le moins dégoûtée. Elle devait s’avouer ne pas avoir très faim en contemplant tout cela. Elle en avait pourtant l’habitude dans le Val mais il lui semblait que ses habitudes alimentaires se modifiaient peu à peu depuis qu’elle se trouvait à Castral Roc. Sans doute les nécessités plutôt tranquilles de la vie dans l’Ouest ne demandaient-elles pas le même apport en viande que celles des Eyrié. Il fallait dire que la jeune femme s’étonnait toujours des mines fatiguées des serviteurs qui venaient simplement de monter quelques marches. Elle-même avait été bercée par la litanie d’immenses escaliers taillés à même la roche à plus de 6000 pieds du niveau de leur mer étrange et jamais elle n’avait entendu les gens de la maison Arryn se plaindre d’avoir mal aux jambes. Elle avait également remarqué que les habitants du Val étaient de constitution plus robuste mais cela tenait sans doute aux conditions de vie plus difficiles dans les montagnes que sur une plage. Du moins la plage était-elle plus tranquille quand les Fer-nés ne menaçaient pas de faire une petite tournée afin de profiter des plaisirs et de l’opulence de l’Ouest. Elle finit par repousser son assiette et tendit le bras pour prendre un simple fruit. Ce serait suffisant et au moins cela ne l’obligerait pas à être fatiguée par des maux de ventre.

Son époux finit par émerger sur leur terrasse et le regard bleu-gris de la jeune femme s’attarda sur sa silhouette détaillant le travail des muscles du chevalier alors que ce dernier s’étirait bruyamment. Elle n’avait jamais vu de véritable lion à l’œuvre mais elle pensait bien que son Tybolt ne devait pas se contenter de la simple image du lion d’or de sa bannière mais également en adopter certains traits. Elle se fit la réflexion qu’elle était finalement bien tombée. Malgré tous ses défauts, qui n’étaient d’ailleurs pas petits, le jeune homme compensait par les qualités de ses faiblesses. Autant il pouvait être coléreux, autant il était d’une douceur à toute épreuve avec elle. Il lui arrivait même d’être gentil, ce qui finalement était beaucoup plus agréable qu’elle ne l’eût cru au premier abord. Elle s’était préparée à un union sans amour toute sa vie mais elle était suffisamment honnête avec elle-même pour reconnaître que son époux avait les qualités pour être aimé d’elle. Dire qu’elle aurait pu être mariée à un Daeron, ou pire, à un homme tel que le Baratheon qui appréciait actuellement la qualité et le confort des geôles du Roc. Elle lui sourit pensivement, alors que ses yeux, apparemment dans le vague, le fixaient. Oui, contre toute attente, elle avait eu de la chance. Elle le remercia après qu’il eût fait l’effort de la servir la première et but scrupuleusement une gorgée qu’elle garda quelques secondes sur sa langue pour goûter l’acidité du breuvage. Vraiment, ce matin, elle ne se sentait pas très bien. Peut-être était-ce la fatigue accumulée. Elle releva la tête, surprise, quand il lui reparla du rendez-vous qu’il lui avait fixé et se contenta d’un sourire neutre pour toute réaction n’ayant plus vraiment envie de se plier à ce petit jeu. Elle le faisait généralement parce qu’elle savait que cela amusait Tybolt mais, pour elle en tous cas, les meilleures plaisanteries étaient les plus courtes. Surtout que l’envie qu’elle pouvait avoir du corps de son époux et de sa virilité triomphante ne se démentait guère au fil des jours. Elle avait découvert avec une certaine surprise ne pas être bégueule au moment de profiter du délice des chairs et d’en arriver même à être l’initiatrice de leurs ébats. Toutefois, l’heure n’était pas à la légèreté et elle espérait que le lion était assez réveillé pour pouvoir se livrer à une conversation sérieuse. La servante avait déposé à côté de l’assiette un certain nombre de missives dont certaines portaient le sceau de maisons sous la suzeraineté des Arryn, des Tyrell ou même des Targaryen. Ce n’était là que la correspondance habituelle de la jeune femme qui avait assez tôt compris l’utilité de liens amicaux avec certaines dames de Westeros dans le simple but d’être informée de mille et uns petits détails.


«Je ne sais pas si c’est bien le moment… Si tu n’es pas encore bien réveillé, nous pourrons en reparler plus tard si tu préfères. En fait, c’est au sujet de l’ost. Je m’agace de les voir s’engoncer dans les délices de Port-Lannis. Ils ont beau s’entrainer régulièrement, l’immobilisme n’apporte jamais rien de bon en temps de guerre. Surtout pour les hommes. Tu sais que Rougefort est parti avec Lord Edwyn et je voudrais que les autres le fassent bientôt à leur tour. Sinon je serais bientôt obligée de m’installer dans une tente pour veiller à ce que tout se passe bien. Nous n’avons pas encore parlé de leur déploiement si ce n’est de celui vers Wyndhall. J’aimerai vraiment que cette question soit réglée rapidement.» expliqua-t-elle d’une voix hachée comme si elle avait déjà ressassé longuement cette idée. «Ma garde restera ici. Et je pensais qu’il serait peut-être opportun que certains hommes restent à Port-Lannis pour épauler le Guet. Je ne sais pas ce que tu en penses mais cette proposition m’est venue en regardant leurs rondes. Et il faudrait établir une liste des fiefs qui ont le plus besoin de mes hommes afin qu’ils aillent enfin servir à quelque chose.»
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Message Lun 19 Déc 2011 - 17:06

Son sourire à la pensée d'essayer d'avoir un héritier plus souvent s'évanouit avec les paroles de son épouse et il inclina la tête un instant en haussant les épaules, tant pis s'était-il dit. Au lieu de cela il écouta Maura lui parler de la nécessité de s'occuper de l'ost Arryn. Il tendit le bras pour saisir deux tranches de lard dans l'assiette de la jeune femme, tu devrais manger c'est pas bon de se laisser dépérir... la première fut engloutit tout rond en la pliant dans sa bouche tandis qu'il tenait la seconde du bout des doigts en mâchant. Il n'avait pas beaucoup dormis et comme tout animal il lui fallait engranger de l'énergie pour la journée à venir. Sa bouche vide après avoir avalé la seconde tranche, il but une gorgée de jus d’agrumes. Alors son regard plus éveillé qu'auparavant se porta donc sur celui de la jeune femme avec un large sourire. Je pensais que tu aurais voulu t'en occuper seule, raison pour laquelle je ne suis pas intervenu dans tes décisions ou tes relations avec les hommes de l'ost de ton frère. Il n'avait volontairement pas dis "tes hommes", déjà parce que cette idée lui paraissait incongrue qu'une femme même la sienne dirige une armée, ils n'étaient pas des sauvages de Dorne après tout et plus encore, de son point de vue, Maura n'avait qu'un homme et il prenait le petit déjeuné avec elle en ce moment même. Cependant si la jeune femme venait vers lui pour lui demander des conseils il n'avait aucune intention de les lui refuser même s'il se doutait qu'elle ferait de toute manière selon ses envies propres. Il se laissa donc aller en arrière pour s'appuyer contre le dossier de son siège. Mais en effet tu as raison ma douce, il est temps que nous parlions de la meilleure manière d'utiliser ces forces du Val que tu as amené avec toi. Il se torcha la bouche avec une serviette de lin. Je ne vois pour ma part aucun problème à ce qu'un petit contingent reste pour aider le guet de Port-Lannis. Du moment qu'ils prennent leur directives du commandant du guet afin que leur apport soit coordonné à celui déjà présent du guet, il ne s'agirait pas de se retrouver avec deux groupes distincts incapables de travailler ensemble.

Conscient que bien qu'il ait pour sa part une connaissance très approfondie de ses terres, Maura aurait certainement besoin d'un carte, Tybolt fit signe que l'on débarrasse la table où il déjeunaient afin d'y installer la carte de l'Ouest. L'opération ne prit pas plus de quelques minutes. Lord Lannister remercia les servants avant de se pencher sur la dite carte. A mon sens Lord Fléaufort est celui qui a le plus besoin d'aide à l'heure actuelle, deux milliers des hommes de ton frère pourraient lui être fortement utile, d'autant qu'il a déjà subit plusieurs attaques dont l'une lui a couté une fille et plus important son aîné et héritier. D'un doigt il montra le petite péninsule occupée par la maison Fléaufort. Avant qu'il n'indique BelCastel. Lord Farman aurait lui aussi bien besoin de bras pour l'aider à défendre et renforcer les défenses de son île. Comme Lord Fléaufort il a subit le plus gros des attaques... deux mille autres soldats pourraient être un nombre tout à fait nécessaire. Il reprit sa place au fond de son siège. Quant aux autres ceux qui ne resteraient pas à Port-Lannis, ils pourront se rendre sur la côte afin d'y être vu quitte à se déplacer régulièrement. Il adressa un large sourire à son épouse, sachant pertinemment que la moitié si ce n'était pas l'intégralité de ses avis seraient refusés par la jeune femme. En tout état de cause il avait donné son point de vue et ne voyait pas ce qu'ils avaient de problématiques, mais il se doutait que l'idée d'un transfert d'autorité vers le commandant du guet de Port-Lannis ne plairait pas aux Lords qui resteraient et encore moins à Lady Maura. Il reprit sa coupe, laissée par les serviteurs sur le coté de la carte, pour en boire le restant du contenu.
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Message Mar 20 Déc 2011 - 11:59

Les mâchoires de Maura se serrèrent alors que son époux venait grossièrement se servir dans son assiette sans même avoir la délicatesse de lui demander si elle avait terminé ou non son repas. Elle détestait ces manières qui sentaient le corps de garde à plein nez et ressentait la désagréable impression d'être traitée comme la dernière des filles à soldats. Pire il mangeait avec ses doigts...Elle n'était pourtant pas de mauvaise humeur malgré la fatigue mais ce geste eût le malheur de l'irriter sans véritable raison. Et voilà qu'il se prenait pour un Mestre et ne pouvait pas réussir à lui épargner une réflexion lénifiante sur son manque d'appétit. Sans doute ne l'avait-il encore jamais vu faire sa mijaurée devant son assiette au dîner...

"Je n'ai pas faim ce matin, voilà tout. Je me rattraperai plus tard.» se contenta-t-elle de répondre avec un haussement d’épaules qui montrait très clairement que Tybolt était en train de s’occuper de ce qui ne le regardait pas. Allait-il lui dire qu’elle n’était pas assez bien en chair pour lui plaire ensuite ? Elle garda pour elle ses réflexions et étendit le bras pour se resservir en jus d’agrumes. Une gorgée et elle fit de nouveau la grimace à cause de l’acidité du breuvage. A coup sûr, cela réveillait son homme. Surtout sur un estomac vide.

Son époux se réveillait enfin, semblant finalement se rendre compte qu’il restait encore 6.000 hommes qui campaient au pied du Roc.
"M’occuper toute seule de répartir mon armée sur tes terres ? Si tu veux…Je pensais que tu aurais un avis sur la question. » Pour tout dire, elle ne comprenait pas le soudain détachement d’un époux qui n’avait jamais eu l’air très enthousiaste à l’idée d’un campement sous ses murs. A se demander même quelle avait pu être la raison pour que ce soit lui qui demande une telle dot. Il convenait de discuter de la meilleure façon d’utiliser ses forces et elle se demanda soudain si son mari avait tout son esprit ce matin. "Nous pouvons en discuter plus tard si tu veux…Cela peut encore attendre quelques jours.» A priori ses craintes n’avaient pas raison d’être puisqu’il accepta sa proposition de faire activement participer un contingent limité des hommes du Val à la défense de Port-Lannis. "Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. De qui veux-tu qu’ils prennent leurs ordres ? De moi ? Je ne connais rien à Port-Lannis…Du moment qu’il est convenu qu’ils ne sont membres du Guet que pour un moment, je suis d’accord pour qu’ils suivent les ordres de ton commandant. Je demanderais à Ruthermont de choisir ceux qui seront les plus aptes à servir sous un commandement étranger, il saura faire cela correctement. Combien ? Deux cents ? Cinq cents ? »

La suite nécessitait une carte sur laquelle Maura pourrait s’appuyer pour comprendre la réflexion stratégique de son époux. Elle plaça Fléaufort et pour Belle-Isle, il était assez facile de s’être déjà fait une idée. "Je me souviens de Fléaufort, tu m’avais parlé du terrible sort qui s’était abattu sur lui en perdant ses enfants. » Elle réfléchit quelques secondes étudiant sa proposition. Mille hommes étaient déjà partis pour Wyndhall, moins environ cinq cents affectés à Port-Lannis, quatre milles envoyés à BelCastel et Fléaufort. Il en resterait tout de même beaucoup. "L’idée est bonne mais j’ai un peu plus détaillé la mienne pour te la proposer. 1.500 hommes pour Farman et 1.500 autres pour Fléaufort. Je garde la cavalerie pour parcourir la côte, soit environ 500 hommes montés dont quelques dizaines de chevaliers. Il reste le même nombre d’hommes que ceux envoyés à Belle-Isle et sur les terres du Nord. Pourquoi ne pas les cantonner chez les Pestre, les Kenning et les Reyne ? Enfin si les seigneurs sont d’accord. » expliqua-t-elle en plaçant son doigt sur les forteresses qui contrôlaient le détroit et la pointe de Feux-de-Joie. Cela pourrait peut-être éviter de mauvaises surprises. Elle réfléchit à nouveau. "Si il y avait une autre garnison à…Falaise, c’est ça ? Tout le nord serait plus ou moins mis à l’abri. Enfin au moins autant que faire se peut. Qu’en penses-tu ? » Elle espérait vraiment que Tybolt ne prenne pas mal le fait qu’elle se soit servie de ses propositions pour en étayer une plus solide et un peu plus fouillée.
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Message Mar 20 Déc 2011 - 17:57

Tybolt se redressa de nouveau lorsque Maura se pencha sur la carte, tout d'abord car ce qu'elle avait à dire l'intéressait et puis il fallait bien le dire, le très fin linge que la jeune femme portait avait le pouvoir de capter toute l'attention du seigneur du Roc. Mais cependant loin de se laisser déconcentrer il fixa son attention sur les paroles de Lady Maura. Son point de vue était différent, à vrai dire elle semblait avoir réfléchit à ces choses depuis bien plus longtemps que lui. De fait depuis la première fois où il avait voulu parler avec son épouse de l'utilisation de l'Ost Arryn, Tybolt avait bien noté que le sujet était tout à la fois source de conflit et bien plus sensible qu'il ne l'aurait pensé au départ. Il s'était donc fait une raison à propos de ces sept mille hommes d'arme. Il ne les comptabilisait simplement plus comme une force utilisable. Il avait fait une croix sur cette dot, se disant qu'il s'agissait là simplement d'une perte, que la qualité de son épouse compensait largement. Au moins le sujet qui de son avis aurait posé le plus de soucis fut accepté avec beaucoup plus de facilité qu'il ne l'aurait imaginé. Ainsi Maura ne voyait pas d'inconvénient à ce que l'autorité sur ses hommes soient transmise à un simple commandant de guet... Il avait véritablement mal jugé le caractère de son épouse, pensant que jamais elle ne n'accepterait l'évidence même si cela allait à l'encontre de sa vision de la manière dont les forces du Val devait être utilisé. Le jeune seigneur eu donc un sourire appréciateur, non plus cette fois en rapport avec le corps de son épouse mais bel et bien par rapport à son intellect. Il devait bien l'admettre Tybolt n'avait pas cru son épouse capable de sens commun quand "l'honneur" et la "souveraineté" de quoi que ce soit en rapport avec le Val d'Arryn étaient en jeu. De fait son attention était dès lors beaucoup plus attiré par les propositions de Maura. D'une certaine manière elle venait de lui prouvait sans qu'il soit besoin de grand discourt qu'elle était une femme sensée et digne de diriger ainsi qu'être écouté, Tybolt était satisfait.

Il suivit donc les explications de la jeune femme concernant l'envoi des troupes. Il se leva alors pour mieux appréhender la situation, les propositions avaient l'air relativement cohérentes, elle retirait simplement cinq cent hommes à Lord Farman et Fléaufort pour qu'il en reste plus à dispatcher entre les autres seigneurs côtiers. C'était une idée relativement bonne, bien entendu Fléaufort et Farman ne verrait pas cela d'un bon œil mais mieux valait mille cinq cent que rien du tout et de toute manière il n'était même pas certain que ces Lords notamment Farman soit même capables de nourrir mille cinq cent hommes. Il observait la carte avec une certaine gravité, ce n'était pas le tout d'envoyer des troupes mais les Lords connaissaient tous plus ou moins de graves problèmes pour nourrir les troupes qu'ils possédaient déjà. Le Kraken œuvrait véritablement au pire moment... Il soupira longuement une fois que Maura eut terminé d'exposer sa vision des choses. Dans l'absolue il n'avait rien contre toutes ces propositions, bien au contraire, mais il n'était pas certain que ce soit de facto possible. De fait il ne pensait plus que ses propres propositions l'étaient elles même. Les mains posées à plat sur la carte il ne voyait plus comment agencer les troupes sans connaitre les informations importantes venant de ces régions.
Oui non tu as raison ma douce... toutes tes propositions sont cohérentes, ce la ne fait pas un pli. Seulement je commence à me demander si les Lords seraient même capable de pouvoir nourrir ces hommes. Son regard se porta sur l’étendue maritime face à lui avant de se tourner de nouveau vers la jeune femme. Il va falloir prendre directement nos informations à la source, je ne voudrais pas faire peser encore plus de poids sur les épaules de nos Lords. Ce n'est pas le tout de leur envoyer des troupes, encore faut-il qu'ils puissent les nourrir. Il expira de nouveau. Je dois bien avouer ne pas avoir prit cela en compte tant nous sommes épargnés ici même... Il commençait simplement à prendre la mesure de ce qu'il avait demandé, certes l'idée lui avait parut bonne à l'époque vue depuis les coffres de la maison Lannister qui pouvait se permettre de faire venir le fourrage et d'autres denrées de régions plus productives mais pour les petits Lords côtiers le problème était tout autre. Or nourrir un Ost aussi important allait être une plaie supplémentaire pour ces seigneurs déjà bien affaiblis par les attaques Fer-Nés mais aussi et surtout la sécheresse...
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Message Mar 20 Déc 2011 - 21:47

Ce dont la jeune femme se rendait compte à cet instant l’effrayait au plus au point. Tybolt semblait…dépassé. Oui, c’était le mot : dépassé. Ses yeux s’agrandirent de surprise en écoutant les remarques du jeune homme. Elle ne comprenait pas. Elle ne réussissait pas à comprendre comment il pouvait ne pas prendre la mesure de ce qu’il était en train de dire. Bien plus qu’elle ne l’avait été - ou même que Jasper avait pu l’être - son mari avait été élevé pour prendre en main les destinées de l’Ouest et, en ce instant, il était, elle devait se l’avouer, complètement à côté de ce dont elle était en train de parler. Pour une fois, Maura, échaudée par de précédentes tentatives, tourna sept fois la langue dans sa bouche avant de tenter de formuler une réponse diplomatique. Il lui fallait trancher de la Dame du Val en leur particulier et elle ne tenait pas à piquer l’orgueil du Lion. Pire, elle se surprit à ressentir une certaine pitié pour son époux. Sans son épée, il devait se sentir quelque peu démuni et elle en vînt à se demander si elle n’aurait pas mieux fait d’aborder la gestion de l’ost avec Gerold. Elle réfléchit quelques secondes s’asseyant sur le siège placé au plus près de son époux à qui elle passa une main légère sur le bras sans vraiment y penser.

«Sans aller jusqu’à se montrer insensibles, je ne crois pas que trop les prendre en pitié soit la meilleure des solutions. Ces troupes sont nécessaires pour protéger nos terres, il n’y a pas à transiger pour savoir si Farman ou Fléaufort pourront offrir du brouet ou du faisan à mes hommes. Plus tôt, nous aurons réussi à renforcer les garnisons, plus vite nous serons en mesure de relancer la part du trafic commercial qui a sans doute cessé avec les incursions fer-nées.» répliqua-t-elle aussi roide que la Justice du Roi. «D’autant plus, que la majorité des hommes de pied ne sont que des conscrits. Ils sont meilleurs fermiers que soldats. Certains sont peut-être même maçons ou charpentiers. Correctement utilisés, tes lords pourront s’appuyer sur eux pour les aider à reconstruire leurs domaines. La pitance en échange ne me paraît pas être trop cher à payer malgré toute la pitié que leurs sorts respectifs m’inspirent.» Un temps pour jouer la bonne dame, un autre pour être celle qui se roulait dans le foin avec lord Lannister et le dernier pour savoir se servir de ce que les Sept avaient bien voulu mettre de sagacité entre ses deux oreilles. Elle se passa une main sur le visage avant de pousser un soupir. De toutes façons, elle aurait beau tempêter ce qu’elle voudrait. Si entretenir ses troupes coutait trop cher, les hommes n’auraient rien à manger. La situation exigeait de toutes façons qu’ils sachent trouver des expédients tous autant qu’ils étaient. «Au départ, j’ai pensé que la maison Lannister aurait pu payer pour des fournitures mais cela ne me semble pas être trop opportun sans compter que cela nous affaiblirait certainement à terme, non ? Plutôt que cela…Voyons, les choses autrement, à charge pour les lords d’entretenir les commandants de l’ost en les logeant et en les nourrissant puis de laisser chasser, avec une certaine mesure, les piétons et la valetaille tout en leur fournissant un repas quotidien de base. Mais pour cette partie, plutôt que la leur fournir grâce à l’or Lannister, pourquoi ne pas les laisser négocier des prêts avec la banque de Fer ? Tu pourrais être l’intermédiaire, voire le garant pour lord Pestre et Kenning, afin qu’ils obtiennent des prêts conséquents. Et leur faire miroiter de l’aide quant au remboursement. Tu auras le temps ensuite de décider si oui ou non, ils en ont besoin…ou s’ils méritent cette aide.» Même en temps de guerre, diviser pour mieux régner était une maxime qui conservait tout son sens. Perfuser les vassaux pour les rendre dépendants du pouvoir des Lannister, voilà qui était bien selon elle.
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Message Mar 20 Déc 2011 - 23:35

Tybolt, même s'il ne l'aurait avoué de but en blanc, fut reconnaissant à Maura de s'approcher ainsi de lui, le geste qu'elle eut bien qu'anodin de prime abord fut considéré par le jeune seigneur comme celui véritable d'une épouse. Il posa sa main droite sur celle de Maura qui touchait son bras, en baissant les yeux il put voir la fine estafilade blanche qui marquait l'endroit où il s'était coupé en brisant un verre le lendemain de leur mariage. De son bras gauche il prit Maura par l'épaule et la tira un peu à lui avant de déposer un baiser sur le sommet de son crâne. Tout ce qu'elle venait de dire avait plus de sens que l'imbroglio qui prenait place dans son esprit. Il était définitivement un homme de guerre, il avait été éduqué en ce sens pour devenir chevalier et affronter ses ennemis sur le champs de bataille, seulement la sécheresse comme les Fer-Nés n'étaient pas des ennemis que l'on pouvait vaincre ainsi. Il lui fallait échafauder des plans, prendre en compte un nombre croissant de paramètres... toutes ces choses pour lesquelles il n'avait ni attrait ni compétences. Seulement Maura elle voyait comment procéder, en fait elle avait même d'ores et déjà compris comment tirer profit de la situation plus que de se lamenter comme lui même l'avait fait quelques minutes plus tôt. Oui... c'est tout à fait possible... En effet si ils agissaient selon le plan de Maura alors la maison Lannister serait le créancier de tout l'Ouest et cela assurerait la position de la famille au Lion pour au moins le restant de son règne voir même le début de celui de son fils... Tybolt n'avait jamais envisagé d'utiliser la fortune Lannister de cette manière mais il fallait croire qu'être soi même assis sur ce monceau d'or biaisait la vision qu'il avait des choses, alors que Maura venue de ses montagnes et d'une famille nettement moins fortunée avait tout de suite saisit l'intérêt de se poser en créancier.

Il observa plus attentivement la carte devant lui, les Reyne et autres grandes maisons garderaient bien entendu leur propre possibilité de payer pour la nourriture mais les plus petits fiefs devraient pour ainsi être obligés de passer par l'intermédiaire du Roc afin de se payer la protection dont il ne pouvait se passer. De plus quand bien même on voudrait accuser la maison Lannister de vouloir soutirer de l'or aux maisons moins aisées rien ne pourrait être prouvé puisqu'ils leur suffirait de montrer que quoi qu'il arrive s'ils venaient à envoyer l'aide nécessaire à la défense des terres c'eut été la ruine de la dite maison. Un sourire se dessina sur son visage, sa femme état un génie... un génie dissimulé sous le costume d'une femme magnifique et désirable. Tybolt se décala légèrement en arrière pour prendre plus de recul. Enfin il fit tourner le siège de Maura la regarda dans les yeux le sourire toujours aux lèvres avant de l'embrasser avec fougue. Il la souleva de son siège et la portant à bout de bras, elle lui faisait l'effet de ne rien peser.
Que ne t'ai-je épousé plus tôt ! Il la déposa assise sur la carte en prenant soin de ne pas la brusquer. et posant une main de chaque coté de la jeune femme. C'est un duo magique que nous allons former, jamais Westeros n'aura vu couple suzerain plus grand et magnifique ! Il était plus soulagé qu'heureux, il avait véritablement cru être tombé dans un piège inextricable en se rendant compte des risques qu'une telle force armée allait faire peser sur son fief et en une simple phrase sortie de cette si jolie tête Maura avait tout débloqué, plus encore elle avait trouvé le moyen de tirer avantage de ce que Tybolt pensait être une impasse. Il se redressa toujours souriant mais plus sérieux cette fois. Demande moi ce que tu désires ma douce en ce jour il n'est rien que je puisse te refuser. Il avait du reste hâte que Aliénor épouse enfin ser Tristan pour avoir avec lui et ce à chaque rencontre officielle ou doléance son épouse à ses cotés. Il commençait à croire qu'elle lui apporterait bien plus qu'il ne l'avais imaginé jusqu'alors.
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Message Mer 21 Déc 2011 - 13:54

Le baiser de Tybolt vînt cueillir la jeune femme sur le sommet de son crâne, chose qui la fit rire doucement. Il visait mieux d’habitude, elle était même certaine qu’il aurait fait un fameux archer. Sans se tourner, les yeux toujours rivés sur la carte, elle l’attira contre elle presque maternellement et embrassa furtivement sa main tout en continuant de bouger les fruits qu’elle avait utilisé pour représenter les contingents du Val. Elle continuait de réfléchir à la meilleure utilisation de ses troupes. Elle n’était pas aussi savante que son époux dans les arts de la guerre mais son sexe prétendu faible l’avait forcé à privilégier la stratégie et la tactique plutôt que des apprentissages plus tournés vers le combat réel et l’action sur le terrain. Du reste, elle trouvait cela moins risqué de la part d’un suzerain de se contenter de rester sur les lignes arrières. Cela n’allait pas avec l’idéal chevaleresque mais cela n’en était pas moins plus prudent. En tous cas, son mari avait l’air emballé par l’idée qu’elle avait eu et elle se sentit fière d’elle. Elle réussissait enfin à lui faire comprendre qu’elle était un peu plus qu’une jolie épouse à la langue bien pendue. «Je pense que ce sera possible, oui. Par contre, discute de tout cela avec tes conseillers et Gerold avant de te lancer. Je ne connais pas du tout vos capacités financières, je ne voudrais pas t’induire en erreur. Mais je parlerai de cela à mes Lords lors de notre prochain conseil.» termina-t-elle d’un ton sérieux avant de prendre une petite inspiration. «Si tu veux, tu pourras y participer à mes côtés. Même si tous ne sont pas au courant de notre mariage, il serait bien qu’ils te voient au moment de prendre acte de cette décision.» En proposant cela, elle venait de faire un énorme effort. Il n’y avait pas eu plus jalouse qu’elle dans l’exercice du peu de pouvoir qu’elle possédait et, soudainement, elle acceptait de laisser son époux y participer. Au moins commençait-elle par être mise en confiance par Lord Lannister.

Le soudain mouvement de Tybolt qui la fit tourner face à lui lui fit pousser un petit cri de surprise et elle se rattrapa à lui pour ne pas glisser du siège. Cette soudaine fougue au moment de parler affaires ne lui ressemblait vraiment pas ou, du moins, il ne l’avait pas habitué à trancher du seigneur suzerain avec elle dès qu’elle parlait politique. Mais la joie naïve qu’il manifestait à voir ce problème résolut finit par la contaminer et elle se mit à rire elle aussi alors qu’il la soulevait pour la déposer délicatement sur la table. Alors qu’il l’embrassait, elle resserra ses cuisses autour de sa taille et déposa ses bras autour de son cou épais et musclé.
«Je ne sais pas…Tu as mis le temps pour te décider, je suis sur le marché des alliances depuis pas mal d’années maintenant.» Le ton était malicieux et le regard bleu joyeux. Tandis que son époux s’enthousiasmait sur leur couple et leur rayonnement futur sur le continent, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de sourire tout en ne le quittant pas du regard. Il l’amusait avec sa grandiloquence mais la surprit en lui déclarant qu’il lui offrirait ce qu’elle voulait. Une seconde, elle fut tentée de réclamer plus de pouvoir, d’or ou d’influence mais les mots ne sortirent pas de sa gorge. Tybolt ne méritait pas une telle réponse. Il se montrait tous les jours bon avec elle, doux et…amoureux. Oui, il y avait de cela. Et comme l’amour finissait toujours par appeler l’amour, elle se contenta de faire semblant de réfléchir quelques secondes. «Hé bien…Je voudrais trois robes. Une couleur de temps, la seconde couleur de lune et la troisième couleur de soleil.» déclara-t-elle amusée par le petit défi qu’elle venait de lancer au plus riche des seigneurs de leur royaume avant de se pencher vers lui et d’approcher ses lèvres à quelques centimètres de son oreille. «Mais avant tout cela, je voudrais un fils…» Déjà, prenant l’initiative, les mains de la jeune femme parcourait le ventre de son époux pour finir par s’immiscer dans ses chausses afin de vérifier la réactivité du jeune homme. Elle lui embrassa le lobe de l’oreille avant de lui indiquer plus précisément ce qu’elle voulait. «Ici. Sur ta carte de l’Ouest.»
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Message Mer 21 Déc 2011 - 16:26

Elle n'avait pas tort sur ce point, Tybolt avait mit le temps en définitive pour prendre femme et avec ses vingt années Maura aurait très bien put ne plus être disponible. Les Sept, s'ils avaient une existence quel qu'elle soit, avaient certainement œuvré pour que cela se fasse ainsi. Les jambes de son épouse lui enserrant la taille, Tybolt se sentait à sa juste place. Seulement la réponse de la jeune femme pour ce qu'elle désirait le mit quelque peu dans l'embarras, bien qu'il ne le montra pas il n'avait strictement aucune idée de ce qu'était la couleur temps, ni même la couleur lune bien qu'il ait une vague idée de ce que pouvait être la couleur soleil... Encore que si couleur lune, il voyait à peu près, ce devait être une sorte de bleu pâle certainement mais couleur temps, comment pouvait donner une couleur au temps ? ! Sa demande ne voulait strictement rien dire... Il se demandait vers qui il pourrait se tourner pour demander de l'aide pour satisfaire son épouse, l'idée de se tourner vers Eva ou Shyna lui vînt au moment où Maura se pencha plus près de lui encore pour lui parler d'une demande plus en lien avec ses propres compétences. Le jeune seigneur esquissa un large sourire, il allait se redresser pour emporter sa douce vers leur chambre lorsqu'elle commença à fouiller ses chausses pour saisir sa virilité. Elle dû le trouver fort à son goût puisqu'elle lui proposa, pour ne pas dire imposa, de la prendre ici même sur sa carte de l'Ouest. Quoi de mieux pour le futur héritier de l'Ouest que d'être conçu ainsi même sur la carte de son futur fief avec l'immensité de la mer pour horizon et décor. Le sourire de Tybolt s'élargit encore si c'était possible et doucement il fit glisse la fine robe de son épouse par dessus sa tête afin de libérer ce corps qu'il apprenait chaque jour à désirer un peu plus que la veille. Il jeta le fin tissu derrière lui avant de dégager la carte d'un vaste geste du bras pour faire voler les fruits et autres objets dont Maura s'était servit afin de simuler les troupes Arryn. Un bras passé autour de la taille de la jeune femme il l'avait collé contre lui afin de ne pas avoir à la contourner. Une fois fait il allongea son épouse sur les terres de l'Ouest et ses chausses désormais sur les chevilles il entra en elle couvrant sa bouche, son cou et son corps de baisers.

Son ardeur et son désir pour son épouse assouvis, Tybolt gisait simplement allongé sur la table Maura contre lui, un bras la gardant contre son torse, l'autre passé derrière sa propre tête, la table de pierre n'étant que peu confortable.
Si notre fils né de cet union là, ce sera un bon présage... Son esprit revînt bien vite néanmoins à la politique de l'Ouest. Il pensait de fait à la manière dont les prochains mois se dérouleraient, non pas du fait de la guerre mais plus de la situation de Maura à la face de Westeros. Nous partirons bientôt pour le Bief... son ton était calme et réfléchis. Je pense que les épousailles de ser Tristan et Lady Aliénor seront le bon moment pour afficher à la face du royaume ton statut de nouvelle Dame de L'Ouest. Son regard fixait le ciel sans le voir alors qu'il parlait. Il est grand temps du reste que tu prennes ta véritable place à mes cotés, si jamais tu portais notre enfant avant que ta situation ne soit révélée cela pourrait te porter préjudice et je ne le souhaites pas. De plus je suis conscient désormais que t'avoir à mes cotés lorsque je rends mes décisions ou décide de la politique à mettre en place dans l'Ouest ne pourrait que m'être bénéfique à moi comme à nos gens. Tybolt ne goûtait plus que très peu le temps que prenait les formalités pour faire de Lady Aliénor la future Dame de Hautjardin. Leur retour du Bief datait désormais de bien plus longtemps qu'il ne l'aurait cru nécessaire pour que les choses aient avancé plus avant et pourtant toujours aucun corbeau ne venait des Tyrell pour mettre en place le futur mariage. Le jeune seigneur se dit qu'il ne passerait pas encore plusieurs jours avant que lui même ne prenne la plume pour faire avancer les choses.
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Message Jeu 22 Déc 2011 - 0:43

Un long soupir de bien-être ébranla Maura alors qu’elle posait sa tête sur l’épaule humide de sueur de son époux. Le tumulte s’apaisait. Bref mais violent, il avait emporté son esprit loin des considérations immédiates qui les avaient fait se pencher sur la carte des Terres de l’Ouest. Elle posa une main distraite sur son ventre que le plaisir fouaillait encore par légères pointes et frissons avant de piquer un fard en se rendant compte qu’elle était allongée et nue sur une terrasse. Elle se retourna pour poser son menton sur le torse de Tybolt et montrer ainsi la lune blanche de la dame des Eyrié au reste du monde. Comme Tybolt, elle aurait aimé que son héritier eût été conçu sur cette carte. L’héritier du Roc et des Eyrié…Enfin tant que Jasper ne serait pas devenu père. Elle embrassa la peau de son époux en souriant. «Je suis certaine qu’il fera un grand seigneur de l’Ouest quand le temps sera venu. Si les Sept le veulent…» Et elle l’espérait vraiment. Elle formerait cet enfant. Mieux qu’elle n’avait jamais pu le faire avec Jasper. Tybolt s’occuperait de la guerre et elle lui enseignerait tout ce qu’elle savait de la meilleure manière d’administrer un fief aussi grand que celui sur lequel Tybolt et elle régnaient. Fier guerrier, il aurait également la sérénité de sa mère. Du moins l’espérait-elle…Peut-être ferait-elle comme sa mère ? Mourir en couches sans avoir le bonheur de voir grandir la chair de sa chair. Elle secoua la tête pour chasses ses tristes pensées et en revenir à son époux. Le voyage dans le Bief. L’occasion de revoir son oncle et sa grand-mère autrement que par les descriptions que l’on avait pu lui en faire.

«J’avoue que je suis impatiente. La dernière fois que je me suis rendue à Hautjardin, je n’étais pas encore une femme…Cela fait tellement d’années désormais. »

Les images s’étaient estompées au fil du temps. Ne restait que l’impression de la floraison incessante des roses du Bief et la douceur des promenades en barque le long de la Mander. Mais cette époque, ce court séjour, étaient avant tout liés à l’épisode traumatisant de la mort en couches de Rohana. Et même si Maura avait depuis longtemps fait son deuil de sa mère, elle ne revenait pas dessus le cœur léger. La façon cérémonieuse avec laquelle Tybolt parlait toujours de leurs parents la fit une nouvelle fois sourire. Ser Tristan et Lady Aliénor…Elle qui ne parlait du Tyrell que comme de son cousinet. Mais les formules étaient, semblait-il, beaucoup moins collées montées dans le Val et aux Eyrié. Les montagnards préféraient généralement aller à l’essentiel. «Je suppose que l’occasion sera bonne. Ce sera peut-être injuste pour ta sœur mais ce serait faire habilement d’une pierre coup double. Ensuite, pour la question d’une grossesse, il faudra tout de même longtemps avant que quiconque s’en aperçoive. Une femme ne grossit pas immédiatement, tu sais…» Toujours le même ton mi railleur mi tendre qu’elle prenait souvent sans s’en rendre compte après leurs ébats. Mais il y avait un certain sérieux dans les paroles de son mari aussi se fit-elle violence pour ne pas tout prendre avec légèreté. Elle comprenait intuitivement que cette soudaine reconnaissance avait une signification peut-être plus grande pour lui que pour elle. Elle était honorée, certes, mais, pragmatique, elle attendait de voir. «Je n’ai pas toujours que des bonnes idées, loin de là…Tout serait plus simple sinon. Mais je serais fière de siéger en tant qu’épouse aux côtés de lord Lannister à l’avenir. J’ai cette impression tenace que les choses…doivent être ainsi en quelque sorte.» Par contre, l’idée de cette reconnaissance l’inquiétait quelque peu vis-à-vis de ses vassaux du Val. Elle restait la dame du Val pour le moment. Et cette image leur convenait. Qu’en serait-il plus tard quand s’adresserait à eux lady Lannister ? Cette perspective remettait un certain nombre de choses en cause. «Je me demande quelle sera la réaction des lords du Val en fait…Ils savent mais le côté officiel. J’ai un peu peur de ce qui pourrait advenir et surtout de savoir si ils respecteront autant lady Lannister que leur dame.» Perdre l’amour et la confiance de ses hommes : voilà ce qui l’effrayait le plus dans ce brusque changement. Finalement, elle s’était faite à l’étrange confort de son union officieuse.
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Message Jeu 22 Déc 2011 - 4:09

Tybolt écouta Maura en observant les quelques rares nuages évoluer dans le ciel au dessus d'eux. Il laissait les mots de sa douce l'atteindre plus qu'il ne cherchaient à les anticiper et les entendre activement. Elle sans aucun doute raison quant à sa grossesse, certes personne ne pourrait s'en rendre si elle décidait de porter des robes amples ou même de jouer sur les différentes matières et coupes pour dissimuler un ventre s'arrondissant quand bien même celui-ci serait visible. Cependant cela ne lui convenait pas plus. Non pas qu'il ne comprenne pas qu'une grossesse mette du temps à se voir quand bien même on le cacherait pas, il ne voulait simplement pas que sa femme ait à le faire, ce n'était pas digne de Maura et il refusait de lui imposer cela. De toute manière sa décision était prise, il n'y aurait pas à cacher quoi que ce soit, il prendrait contacte avec Lord Tyrell pour remettre en route le processus de ce mariage qui n'avait que trop duré. Il appliqua une pression du bras pour serrer un instant son épouse contre lui. Cela ne se verra certes pas mais il n'empêche. Tu n'auras pas à le faire. Tybolt était de ces hommes qui pensaient qu'une simple de leur décision pouvait influencer les évènements quels qu'ils soient et bien souvent il décidait ce type de choses. Choses sur lesquelles il n'avait de fait aucune prise mais cela le rassurait en un sens d'exposer verbalement ces décisions. Il n'était après tout que le fruit de son éducation et il avait été éduqué pour devenir le plus puissant suzerain de Westeros, un homme à qui rien n'était impossible du moment qu'il s'en donnait la peine. Il n'avait certes pas la vivacité mentale de Gerold ou même de Maura mais il ne manquait pas d'abnégation et de volonté ainsi rien ne lui semblait pouvoir résister à sa force de caractère ni même à ses envies les plus simples. Se donner les moyens de ses ambitions tel était son principe de vie, hors il ferait tout pour que Maura n'ait pas à devoir casser sa grossesse, dusse-t-il pour ce faire renoncer à son projet de triple alliance secrète. Son fils quoi qu'il arrive ne pourrait être qualifié de bâtard même si cela voulait dire une perte d'influence pour son père et la fin de son ire contre les Targaryen, il plierait l'échine et rentrerait dans le rang aux cotés des autres suzerains.

Il l'écouta parler de ce que cette situation semblait juste que cela semblait devoir être. Il sourit en se disant que ça rejoignait sa pensée précédente sur l'influence des Sept quant au fait qu'ils soient désormais époux et femme, deux alliés pour diriger l'Ouest. Il avait de fait une impression assez proche de ce que son épouse formulait. Cette intuition de destiné quant à cette union, il ne pouvait penser à une autre noble Dame du royaume pour le compléter de la sorte. Bien entendu il ne les connaissait pas toutes bien au contraire, mais il ne pouvait imaginer être plus en phase avec une autre. Certes ils avaient commencé leur union comme une tempête terriblement turbulente et destructrice. De fait dès la première fois où ils avaient été mis en présence l'un de l'autre les choses étaient partit de travers et ils s'étaient déchirés dans une violente dispute, si bien que Maura avait quitté le Roc pas même un jour après son arrivée. Seulement aujourd'hui et bien que cela puisse encore partir très vite dans des éclats de voix ils parvenaient à mieux se comprendre et adapter chacun à leur manière leur caractère pour que cela se passe de mieux en mieux. Il n'avait par contre pas bien prit en compte le point de vue des Lords du Val quand à la situation de Maura. Pour dire vrai Tybolt ne considérait pour ainsi dire pas ces hommes. Leurs avis et opinions importaient si peu à ses yeux qu'il fut un moment surprit par l'interrogation de son épouse. La réponse lui paraissait pourtant d'une évidence enfantine. Il laissa donc échapper un léger rire.
Tu te poses trop de question ma douce... de deux choses l'une. Soit les Lords du Val acceptent le fait que tu deviennes Lady Lannister de manière officielle et comme tout homme de raison ne s'en offusque pas, auquel cas cela ne changera pas grand chose si ce n'est le nom qu'ils te donneront... soit... et bien je n'ai pour le moment pas prit part un seul instant à tes relations avec eux car cela ne me regardait pas. Mais s'ils manquent à ton honneur et remettent en question ton autorité je n'hésiterait pas une seule seconde pour châtier les traitres à leur vœux. Sa voix avait été plus dure et décidée, il ne l'avait pas fait volontairement ni même pour impressionner, c'était simplement quelque chose qui lui paraissait aussi évident qu'après la nuit vient le jour. Mais je ne pense pas qu'ils oseraient remettre en cause ton autorité ni même atteindre à ton honneur. Ces hommes ne sont pas fous... Fut un temps où il aurait simplement dit que ces hommes n'étaient pas nécessaires au final à la défense de l'Ouest et qu'ils auraient pu repartir pour leurs montagnes. Mais lorsque l'idée même que certains d'entre eux puissent atteindre à la dignité et l'honneur de Maura réveillait chez lui un sentiment tout à fait différent, celui qui tenterait d'agir ainsi se verrait invité à partager les geôles de ce Gareth Baratheon.
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Message Ven 30 Déc 2011 - 11:35

Si il y avait bien une chose que la jeune femme n’aimait pas, il s’agissait des paroles incantatoires destinées à la rassurer. Elle savait que Tybolt parlait ainsi parce qu’il tenait, par un sentiment qu’elle ne s’expliquait guère, à son honneur et à sa réputation. Elle trouvait cependant qu’il se rendait compte un peu tard de la situation dans laquelle leurs nombreux états risquaient de la mettre. Elle passa une main délicate sur son ventre. Bientôt, elle porterait un fils. Un héritier pour Castral Roc…et, pour l’instant, ce fils serait également celui des Eyrié. Cette pensée la fit brusquement pâlir. Si cela arrivait, il faudrait que Jasper en produise un autre le plus rapidement possible et elle se demandait si son pauvre frère verrait d’un bon œil l’arrivée d’une nouvelle jeune femme dans le Val d’Arryn. Elle se laissa attirer contre son mari autant pour cacher son trouble que pour goûter à la chaleur de ses caresses. Quand il laissait de côté cette façade arrogante, elle se surprenait à aimer le Tybolt qu’elle découvrait. Elle déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de se relever sur un coude pour le surplomber, souriante, mais sérieuse.

 «Ne dis pas ça. Nous avons tous fait des choix. Des choix auxquels il faut nous tenir. Tu me l’as dit toi-même : cette entente entre les Arryn, les Tyrell et nous est importante pour le futur. Puis, franchement, nous cachons un mariage - sans doute l’un des plus importants de la décennie - nous réussirons bien à cacher une éventuelle grossesse quelques mois. Tu ne crois pas ?» demanda-t-elle d’un ton amusé avant de repiquer les lèvres du Lion d’un baiser. «Puis, nous pouvons attendre un peu…Il est des moyens pour éviter de tomber enceinte, je crois. Je demanderai à ton mestre. En attendant, peut-être serait-il bon de limiter nos…rencontres.»

La petite moue qui était apparue sur les lèvres de la jeune femme prouvait qu’elle n’appréciait guère l’idée qu’elle venait d’émettre voire même qu’elle serait frustrée des caresses de son époux si ils en venaient à faire chambre à part. Toutefois, il n’y avait pas des milliers de solutions. Maura voyait en premier lieu ce que la raison et la logique des gouvernants lui ordonnaient de faire. Cette triple alliance était finalement le but de leur mariage, si ils faiblissaient maintenant, ils se seraient finalement mariés en vain. Elle pouvait bien aimer son époux de tout son cœur, cela n’en demeurerait pas moins vrai. Et, connaissant son oncle, elle se doutait que le mariage serait tout de même rapidement effectif. Et elle devait également avouer que porter une robe ample ne la gênait guère.

 «Il existe des coupes qui me permettraient de la cacher dès qu’elle commencerait à être trop visible…Ne te mets pas martel en tête. Discute avec Oncle Léo mais conserve tes objectifs. Nous sommes déjà mariés secrètement…Alors, au point où nous en sommes finalement. »

La suite amena de nouveau un sourire sur son visage aux traits purs et nobles après le léger ennui qui avait perlé du bleu de ses yeux. Elle reconnaissait bien là Tybolt. Il ne lui semblait connaître que la loi du plus fort et il ne comprenait sans doute pas que Maura aimait les vassaux du Val. Que d’une certaine façon, il s’était tissé entre eux des relations qui allaient bien au-delà de celles de maître à serviteur. Au milieu des chefs militaires de cet ost, elle n’était que la première parmi ses égaux et ainsi se voulait-elle. Elle dirigeait certes, mais écoutait, récompensait et appréciait plus que tout le dévouement qui les avait poussé à traverser le continent pour la suivre. Ils obéissaient à leur suzerain peut-être mais des hommes comme Royce, Belmore, Templeton ou Corbray avaient les moyens de se soustraire à leurs obligations si les motifs ne leur semblaient pas les bons.

 «Je n’en doute pas Tybolt mais c’est exactement le type de situation que je souhaite éviter à tout prix. Et ce ne sont pas vraiment des questions…J’envisage des éventualités. Autant être prête au pire. Le monde ne va pas toujours comme toi et moi voudrions qu’il aille. J’ai peu de doutes quant à leur loyauté mais qui sait…Ils ne sont après tout que des hommes. Corruptibles et manipulables. Comme chacun d’entre nous. Et même si nous devions en arriver là, ce serait de toutes façons à Jasper de les châtier. Je ne veux pas le mettre dans une mauvaise position vis-à-vis de ses vassaux. Ils finiront tous par me quitter pour retourner dans le Val de toutes façons.»

Sans le dire tout à fait, elle craignait l’instant où elle perdrait la seule compagnie qu’elle n’avait jamais eu. Cet immense sentiment de bien-être quand elle regagnait le camp où flottaient les bannières déployées des seigneurs de la Montagne.

Spoiler:
 
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Message Ven 30 Déc 2011 - 12:47

Tybolt avait écouté chacun des mots de son épouse, tentant tant bien que mal d'adopter son point de vue sur les différentes situations qui s'ouvraient à eux. Il n'y arrivait pas véritablement. Sur les deux sujets néanmoins intimement liés, il trouvait qu'à son goût, Maura se souciait beaucoup trop de l'avis et des désidératas de ses vassaux. Ils n'étaient après tout que des hommes sans grand pouvoir ou influence qui retourneraient bien assez tôt, comme la jeune femme venait de le remarquer, dans leurs montagnes. Quel intérêt y avait-il à les considérer autant ? Il voulait bien que l'on ait de l'affection, enfin toute proportion gardée, pour des vassaux loyaux et dévoués, mais accorder autant d'importance à leurs avis lui paraissait totalement contre productif et à l'opposé totale de l'intérêt propre de son épouse. Parfois il avait beaucoup de difficulté à suivre les raisonnements de la jeune femme. Elle pouvait un moment lui paraitre totalement maitresse d'elle et sûr de son pouvoir alors que l'instant d'après elle émettait des suppositions totalement incroyables comme celle voulant qu'ils limitent leur entrevues pour simplement ne pas porter un enfant qui aurait pu déstabiliser ses pauvres vassaux... Rien de tout cela n'avait de sens aux yeux du jeune Lion. Son regard s'était fait plus sombre alors qu'il observait toujours le ciel vide de toute annonce de pluie. Parce que je n'ai que ça à faire, éviter ma femme pour simplement ne pas avoir d'enfant... et ceux simplement parce qu'un chapelet de petits Lords des montagnes pourraient trouver cela passablement déconcertant. Ses mâchoires commencèrent à se contracter en cadence avant qu'il ne se dise qu'il ne fallait pas s'énerver pour si peu il ne s'agissait là que d'idées émises ainsi sans grand impacte sur la réalité des évènements. Je suis désolé si je semble insensible à tes doutes et interrogations, mais je ne suis simplement pas d'accord pour accepter une telle contrainte concernant mes rapports avec mon épouse, ni même le risque de la voir être mal considérée par des hommes qui ont juré sur leur honneur de toujours la soutenir.

Le jeune Lord se redressa sur ses coudes, ils étaient allongés sur cette table depuis un moment déjà. Tournant la tête vers son épouse, il s'exprima avec toute la certitude propre aux hommes de pouvoir et à qui personne n'avait jamais dit non sans en payer le prix. S'il le faut l'Ouest peut se passer de l'Ost Arryn. Mais je ne jouerai pas ce jeu de dupe pour ne pas blesser des égos dont je n'ai cure. Tybolt reconnaissait à ces hommes le fait d'être venu défendre une terre qui n'était pas la leur mais si cela devait devenir une raison pour tout leur laisser passer il n'était certainement pas prêt à l'accepter. Et qu'on ne me parle plus du chemin qu'ils ont parcouru ou même de leur dévotion pour se battre pour des gens du commun qui ne sont pas les leurs, une fois suffit. Tout comme on ne peut sans cesse punir un homme pour une erreur qu'il n'a commise qu'une fois, on ne peut non plus se targuer d'un acte honorable indéfiniment. D'autant que c'est faire injure à l'honneur que de ne chercher que cela au travers nos actes. Il se redressa plus encore pour finir en position assise. Ses chausses étaient à même le sol quant à sa tunique, il ne savait même pas s'il en avait porté une depuis le levé. Ne va certainement pas croire que c'est contre toi que je m'élève bien au contraire... je suis simplement las d'entendre louer la grandeur d'âmes de cet Ost et pour autant ne rien devoir faire d'autre que de me plier à tous leurs caprices afin de ne pas les froisser. C'est de leur propre initiative qu'ils sont venu peut être est-il temps ma douce de ne plus trop les couver. Beaucoup avait été demandé au jeune Lion et jusqu'à maintenant il avait toujours finit par se plier à l'avis de son épouse ne souhaitant pas la mettre dans une situation difficile. Mais les choses commençaient à lui peser sérieusement, que ce soit les Lords du Val, l'immobilité navrante de Lord Tyrell ainsi que l'avancement certes rapide mais pas encore assez des travaux de construction dans les chantiers navales. Désormais sur ses pieds et ses chausses en main Tybolt reprit d'un ton plus doux. Nous n'aurons cette discussion qu'une fois ma douce, mais il est temps que l'on parle de ta façon de mettre l'intérêt et l'opinion de tes anciens vassaux avant ceux de ton nouveau fief et de ton époux. Loin de l'image de puissance qu'il aurait voulu imposer à son épouse il se retrouva donc à enfiler ses chausses comme n'importe quel homme. Cependant une fois fait il n'avait pas varié dans son état d'esprit, Tybolt commençait à ne plus apprécier le fait de devoir mener sa vie en se souciant constamment de ce que pouvaient en penser des hommes qu'il considérait comme inférieurs. Il était le Lion du Roc, seigneur suzerain de l'Ouest, un chevalier et seigneur reconnut dans toutes les sept couronnes et son épouse n'avait pas à devoir se contraindre pour vivre, et certainement pas pour satisfaire des montagnards dont tout le monde s'était très bien passé durant tout le Fléau de Printemps.
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Message Ven 30 Déc 2011 - 19:27

Au moment où son Lannister de mari reprit la parole, elle ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. Certes, elle appréciait Tybolt, l’aimait même peut-être mais elle ne supportait que difficilement la façon qu’il avait de toujours sembler vouloir la mettre en porte à faux vis-à-vis de toute chose. Mettre en relation le fait de porter un enfant avec la fidélité de ses vassaux ? Non mais vraiment, elle finissait par croire qu’elle avait tout entendu de sa part et, chaque fois, il trouvait quelque chose pour se surpasser dans une stupidité typiquement masculine. Au moins ne s’ennuyait-elle que rarement. Et elle devait avouer, sans savoir si il en jouait ou non, qu’il trouvait toujours les mots pour la faire sortir de ses gonds. Elle n’aimait guère le sentiment d’être toujours plus sensible à ce qu’il pouvait lui dire. Sans doute oubliait-il que ses mots portaient maintenant beaucoup plus sur celle qui était désormais son épouse. Et qu’elle s’inquiétait de l’opinion qu’il pouvait avoir d’elle. Chose à laquelle elle était assez imperméable venant de personnes qui lui étaient moins proches. Elle remarqua forcément qu’il s’agaçait en voyant cette grimace qu’il faisait en contractant ses mâchoires. Grimace qu’elle commençait à trouver un peu trop familière à son goût. Excédée de l’écouter la rabaisser sans celle, elle sauta de la table pour ramasser sa robe et en draper sa nudité.

 «Est-ce avec toutes les femmes ou simplement parce que je suis la tienne que tu me considère comme une grue ? Je te dis que je comprendrais la nécessité de cacher une grossesse pour la même raison que nous cachons notre mariage…Pour cette satanée alliance qui ne durera que le temps d’un été. Mes vassaux n’ont rien à voir là-dedans. Et, pour que tu le sache, jamais un seul ne se permettrait de remettre en cause ma bonne conduite. Et si un enfant naît, ils seront sans doute beaucoup plus heureux pour nous, toi et moi, que les prétendus fidèles des Lannister. Ne les rends pas responsables d’une décision que tu as prise toi-même, Tybolt. Si tu veux cette alliance, il faudra aller jusqu’au bout. Si tu penses que, vraiment, cette cause en vaut la peine, je t’ai dit que j’accepterai de me plier à d’autres mascarades. Pour toi, pas pour mes vassaux. Si tu ne comprends pas cela, je ne sais plus de quelle manière je dois t’expliquer les choses.»

Elle avait insisté sur le «nous» et savait que ses hommes seraient heureux pour le couple, Tybolt compris. Un enfant était toujours une joie, un héritier encore plus. Cet héritier là aurait du sang des Arryn et serait le petit-fils de Lord Jon. Et son époux dans son arrogance toute Lannister ne parvenait sans doute pas à comprendre ce simple fait.  «L’Ouest pourrait peut-être se passer d’eux…Je ne sais pas. Mais moi pas. Pas encore.» Ces hommes, aussi imparfaits soient-ils, étaient sa bouffée d’air frais quotidienne. Ils continuaient de faire vivre l’illusion que le Val avait besoin d’elle, qu’elle servait son frère et qu’elle n’avait pas tout quitté pour l’Ouest. Ils lui laissaient croire qu’elle n’était pas encore la femme de mais la fille de. Et cela n’avait pas de prix aux yeux de la jeune femme. Elle savait que son mariage l’obligeait à faire fi de cela mais elle n’y parvenait pas. Pas encore. Elle savait que le moment viendrait, avec le temps. Et elle ne comprenait pas que Tybolt ne prenne pas plus de gants en lui donnant son opinion sur ses gens simplement pour l’amour d’elle. Finalement, elle ne demandait que cela. Qu’il la respecte au travers de ses origines et de la loyauté des fidèles vassaux de la maison Arryn. Elle referma brusquement sa robe pour cacher son corps et reboutonna le tout jusqu’au col. Elle ne voulait pas paraître faible et savait qu’elle ne le devait pas. Les hommes du Val méritaient son soutien.

 «Ses hommes sont venus parce que mon frère et moi le leur avons demandé. Ils ont fait leur devoir avec honneur. Je vais sans doute te paraître brusque mais je n’ai encore vu aucun des hommes d’armes des Lefford ou des Brax au pied du Roc ou aidant à la reconstruction des murs des Farman. Pourtant leurs terres ne sont pas sujettes aux raids.»

Après tout, pourquoi ne pas rappeler certaines vérités élémentaires. Les seigneurs ayant juré leur foi aux Eyrié étaient présents. Ceux de l’Ouest ne s’étaient pas encore présentés. Qui, dès lors, gouvernait le mieux ? Jasper et Maura ou bien Tybolt…Pour elle, la réponse était claire comme de l’eau de roche. Elle s’écarta de son époux qui se rhabillait tant bien que mal faisant quelques pas les yeux fixés sur les vagues. Elle finit par se retourner et le fixa en secouant la tête avec une douleur teinté de dégoût. Il l’obligeait à faire un choix dont elle ne voulait pas entendre parler. Et, surtout, elle jugeait l’attaque d’une bassesse sans égale. N’était-elle pas là, à ses côtés, présente, aimante même.

«Ne joue pas au lord suzerain avec moi. Je connais mes devoirs. Mais si tu penses une seule seconde que je pourrais me soucier plus de l’opinion d’un Reyne ou d’un Pestre que de celui d’un Royce ou d’un Belmore, tu n’as strictement rien compris. Vois-tu, je ne connais pas les vassaux de l’Ouest mais je sais que Ser Ronan Ruthermont a sauvé la vie de mon père au Champ d’Herberouge et qu’il donnerait la sienne pour Jasper, Maeve ou moi. Je sais que l’épée d’un Templeton vaut cent fois celle d’un Dayne ! Je me souviens de Lord Royce me prenant la main lorsque les nouvelles de la mort de Lord Arryn nous ont frappé. De Belmore de Forchant acceptant d’envoyer ses forces dans l’Ouest pour le simple honneur de voir sa fille être ma suivante. Ou même du vieux Rougefort apprenant à Jasper à tenir une épée ou du jeune s’inclinant devant moi pour me dire qu’il avait confiance en moi. Même de Corbray jurant qu’il mourrait de grand cœur pour la maison Arryn ! Qui chez toi a fait les mêmes choses ? Quel vassal ? Dis moi ! Ton Estren a à peine su tenir ta sœur dans le Bief. Les autres ne sont pas là et tu t’en moques absolument. Je les couve comme tu dis parce que ce sont des gens fiables et fidèles. Et parce qu’ils ont toujours été ainsi. Et, oui, je l’avoue de bon cœur, leur bonne opinion de moi me tient à cœur. Est-ce vraiment un crime ?! Penses-tu vraiment que je me sente si grandie par l’honneur d’être une épouse secrète ? »

Elle n’était pas vraiment en colère, Maura esquissait surtout des vérités. Certes, elle n’était objective mais elle au moins était sincère. Ces hommes l’avaient vu grandir et régner. Ils les avaient soutenu son frère et elle. Parce qu’ils étaient fidèles. Et, en bonne suzeraine, elle serait également fidèle à son serment. Ou du moins à celui de son frère cadet quand il avait pris les mains de ses hommes entre les siennes. Elle soupira sèchement, avec un certain dédain, avant de relever les yeux pour croiser le regard de son époux. Ce n’était plus vraiment de la colère ni même du mépris mais, à voir ses lèvres serrées, sa mâchoire contractée, la jeune femme semblait plutôt blessée par l’insinuation de son mari.

 «Par contre, tu as l’air de penser que ce que tu peux dire ou même faire à moins d’importance que les gestes de tous les vassaux du monde. Si c’est le cas alors tu n’es vraiment qu’un sombre crétin, Tybolt.»
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Message Ven 30 Déc 2011 - 21:02

Toutes ces histoires commençaient à sérieusement lui casser les burnes. Tybolt en avait assez de devoir se justifier sans cesse et compter avec les états d'âmes de Maura, malgré toute l'affection qu'il pouvait avoir pour elle, devoir sans cesse veiller à ne pas froisser son égo ainsi que celui des hommes de son frère devenait véritablement agaçant pour ne pas dire plus. Lorsqu'elle se leva et s'habilla avec hâte il su qu'un florilège d'absurdités allaient sous peu franchir ses lèvres. Et de fait il ne fut point déçu. La discussion s'orienta sur un tout autre sujet que celui qu'il venait de soulever et très astucieuse ellipse avait été pratiqué sur les évènements passés, les concessions faites par Tybolt ainsi que sa volonté farouche de faire comprendre à Maura qu'elle était son épouse envers et contre tout, autant d'ailleurs que sur le fait qu'il ne voulait pas qu'elle ait à cacher sa grossesse. Au lieu de ça elle le rendait responsable de tout ces évènements, alors même que c'était elle qui voulait cacher la grossesse... Le jeune Lion ne parvenait pas à croire ce qu'il entendait, le prenait-elle véritablement pour un abruti finit ? ! Et tout cela parce qu'il avait eu le malheur d'émettre un avis contraire à la vision idéalisée qu'elle avait de sa piétaille venue des montagne, hommes dont il devenait de plus en plus claire qu'ils apportaient avec eux plus d'ennui que de solutions ! Pour couronner le tout la jeune femme s'en prenait désormais directement à ses propres vassaux lui décrivant par le menu toutes les choses que ses hommes à elle avait fait durant sa vie. Tu confonds tout ma pauvre ! Il serait temps de te réveiller et de voir les choses en face, tu n'es plus Lady Maura Arryn que ce soit officiel ou non il va bien falloir que tu finisses par prendre les évènements récents en compte ! Ces hommes que tu loues tellement n'ont fait là que leur devoir et ce durant toute ta vie, ils ont fait ce qu'il est attendu d'un vassal à savoir soutenir et protéger leur suzerain ainsi que répondre à son appel lorsqu'il le fait. Il n'y a rien là d'héroïque, je veux bien leur reconnaitre un sens de l'honneur mais ça ne va pas plus loin ! Crois tu qu'exposer les faiblesses de tes nouveaux vassaux car oui ils sont les tiens désormais ajoutera à la grandeur supposée de ceux de ton frère ? ! Je commence à en avoir par dessus la tête de devoir simuler un intérêt quelconque pour ces hommes sur le simple fait qu'ils ont fait la route jusque dans l'Ouest. Pourquoi du reste devrais-je leur témoigner un quelconque soutien ou reconnaissance quand il leur a été si facile de se cloitrer derrière vos montagnes lorsque nous mourrions tous du Fléau ? ! Qu'ont payé ces hommes au tribut imposé par les Dieux ? !

Il eu alors un soupir exaspéré, toute cette situation n'avait strictement aucun sens. Elle l'attaquait sur des choses qu'elle soutenait encore quelques heures auparavant, au moins n'avait-il jamais eu ces problèmes avec les putains. Elles savaient ce qu'on attendait d'elle et où se trouvaient leur place. De plus on ne les avait pas traité en petite reine surprotégée et à qui on avait fait croire que les choses étaient différentes de ce qu'elles étaient en réalité. Son épouse les Dieux lui viennent en aide n'avait aucune conscience de la réalité des choses... Je suis fatigué de devoir à chaque jour que les Dieux font prendre en compte l'avis des vassaux de ton frère ainsi que de devoir t'expliquer à chaque fois que nous sommes en désaccord que l'opinion que j'ai envers ces hommes n'a rien à voir avec celui que j'ai pour toi même si là en ce moment tu me fais l'effet très désagréable d'être plus l'émissaire du Val en mes murs plutôt qu'une femme ayant épousé la destinée de l'Ouest. Et ne me joue pas le complet du secret de nouveau s'il te plait Maura, tu sembles oublier que c'est bien moi qui suis contre le fait qu'on cache une quelconque grossesse Cesse donc de te donner le beau rôle et me faire passer pour l'ingrat ou le colérique de service, il n'y a personne à berner ici nous ne sommes que nous deux. Et je sais aussi bien que toi ce que j'ai dit ou non, ce que tu as dit ou non. Et jusqu'à preuve du contraire je n'ai jamais rien exigé de toi ou des vassaux de ton frère. Certes j'ai demandé le secret pour notre mariage mais il me pèse certainement plus qu'à toi crois moi bien ! Et je ne suis qu'à deux doigts de tout jeter à terre pour ne plus avoir à cacher notre mariage, mais qui m'a persuadé du contraire il y a quelques minutes à peine ? ! Il eu un sourire narquois. C'est trop facile d'agir comme tu le fais ma douce, je veux bien assumer et reconnaitre mes tords lorsque j'en ai mais ne viens pas m'en inventer qui ne m'appartiennent pas et commence à reconnaitre les tiens, que crois tu que moi je ressens lorsque je vois et comprends chaque jour un peu plus que tu vomis cet Ouest que tu as pourtant juré de servir et qui est mon fief et celui de mes ancêtres depuis des générations ? ! Alors oui j’exècre tes hommes du Val mais plus qu'eux même, que je n'ai jamais rencontré du reste, c'est ta vision idéalisée que tu as d'eux qui me rend malade, ainsi que le fait de les louer alors même qu'ils ne font qu'obéir à leur suzerain et quoi de plus normal pour un vassal ? ! Il prit le temps de se servir une coupe de jus d'agrume posé sur la desserte. Tu auras beau dire et faire de toute manière celui qui ici a fait le plus d'efforts et de concessions pour que ce mariage fonctionne n'est pas celui qui se drape dans sa dignité toute montagnarde... D'un geste de sa main tenant la coupe il indiqua la jeune femme et sa robe boutonnée jusqu'au col comme si cela pouvait faire oublier le fait qu'ils avaient fait l'amour quelques moments plus tôt et étaient resté enlacés sur la table entièrement nus. Parfois les tentatives vaines de Maura pour conserver un semblant de contenance l'amusait particulièrement, qui croyait-elle donc berner, il n'était pas un de ses vassaux devant qui il faut présenter du mieux possible, oh ça non s'il avait été un si précieux vassal du Val elle serait en ce moment à genoux à lui faire gouter l'hospitalité de sa bouche chaude...
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Message Ven 30 Déc 2011 - 22:18

Même si son époux n’avait pas - encore ? - élevé la voix, les yeux de la jeune femme se baissèrent pendant la durée de la diatribe. Elle réfléchissait à ce qu’il lui jetait au visage, tout simplement. Mais la devise des Arryn n’avait jamais été un vain mot, du moins pas pour elle. Quand elle releva le menton, hautaine, il n’y avait plus aucune trace de la femme aimante et souriante. Se croyant sans doute protégé par son statut de mari, Tybolt allait tout bonnement trop loin. Elle haussa un sourcil hautain et le considéra longuement à moitié habillé. Ce bref répit lui fut nécessaire pour ne pas rendre coup pour coup. Après tout, n’était-elle pas la fille de son père dont la famille régnait sur le Val depuis les premiers conquérants Andals ? Pourquoi s’attachait-elle à l’opinion d’un petit parvenu qui croyait que des fournées d’or pouvaient acheter une femme comme elle. Non, décidément, Tybolt ne la méritait pas et ne la mériterait sans doute jamais. Et contre ce comportement déplorable et indigne du rang qu’il occupait que pouvait-elle faire d’autre que de mépriser cette faiblesse qu’elle voyait poindre chez son époux. Mais, cette apparence froide et méprisante cachait, elle en était consciente, la peur immense qui naissait de voir Tybolt l’obliger à être ce qu’elle n’était pas.

 «Tu m’as fait comprendre au matin de ma nuit de noces que je ne serais jamais une authentique Lannister. Tu le déplores peut-être mais c’est une Arryn que tu as épousé…Si cela te dérange à ce point, il fallait te marier à la mode Targaryen et faire d’Aliénor une lady Lannister. De toute évidence, tu ne veux même pas essayer de comprendre. Ces hommes que tu méprises de tout ton être sont mes vassaux. Ces hommes sont les miens. Ces hommes obéissent au moindre de mes ordres. Ces hommes m’ont suivi à travers un continent. Tu peux en penser ce que tu veux, cela ne m’intéresse pas. Tant qu’ils me seront loyaux, ces hommes auront mon indéfectible soutien. Agir par devoir n’empêchera jamais la considération. Tu veux peut-être te comporter en tyran absolu avec tes vassaux. Libre à toi, ce n‘est pas mon problème. Mais laisse-moi le choix de ne pas souhaiter te ressembler sur ce point. Si tu n’arrives pas à saisir qu’une femme ne peut se comporter de la même façon qu’un homme dès lors qu’elle exerce le pouvoir, je ne vois pas comment te l’expliquer autrement. Cependant, sois certain que cela n’empêche pas la compétence.»

Elle n’ajouta pas que leur situation pouvait amplement le lui prouver mais chaque parole était imbibée de ce sentiment de supériorité. Après tout, qui croyait-il tromper en lui récitant le manuel du parfait petit suzerain Lannister. Elle le lui avait déjà dit et le lui redirait sans doute encore : il n’était encore qu’en culottes courtes alors qu’elle était déjà assise sur le trône des Eyrié.

 «Grâce aux Sept, ils n’ont rien eu à payer du Fléau. Je suis désolée pour toi que l’Ouest n’ait pas eu suffisamment de montagnes pour s’en remparer contre l’épidémie. Mais, en tant que régente, il était de mon devoir de protéger ceux qui s’en étaient remis à moi et au pouvoir des Arryn. Et tant pis pour les autres… Je ne donne pas dans le sentimentalisme à outrance comme tu semble le croire. Je récompense seulement la loyauté de mes hommes à la mesure de leur dévouement. Maintenant, puisqu’il faut encore le répéter, la Porte Sanglante fait partie des fiefs propres aux Arryn. Si tu veux en vouloir à quelqu’un de l’attitude du Val, je suis là. L’ordre de fermer le Val était le mien. Et mon petit frère n’a fait que suivre. Et, si c’était à refaire, je recommencerai. Cependant, au jour d’aujourd’hui, les hommes du Val sont sur tes terres pour aider tes vassaux. Pas dans le Val en train d’attendre la fin des grandes chaleurs qui, pour ta gouverne, sont bien moins terribles à l’ombre de nos montagnes. »

Le ton n’était même pas sec. Il était las, immensément las. Elle ne le comprenait pas et, à priori, soit il se jouait d’elle soit ils ne parlaient pas la même langue. Ce qu’il lui demandait était trop. Elle avait l’impression qu’il souhaitait simplement effacer tout ce qu’elle avait été pour n’en faire que sa simple femme. Une simple épouse bête à manger du foin. Un ventre. Une Jeanne. Et cela, elle ne pourrait jamais y souscrire. Pas sans freiner des quatre fers. Elle ne serait pas la blonde dame du Roc, lady Jessica, dont on lui rabâchait sans cesse les oreilles. Certainement pas.

 «J’ai dû mal à me faire comprendre, je crois. Je te l’ai dit, je n’aime pas ce secret qui fait de moi rien de plus que la maîtresse de Lord Lannister. Je n’aime pas me cacher. Je n’aime pas ne pas être avec toi quand il le faut. Non, je n’aime pas cela. Et je te crois quand tu me dis que c’est ton cas également. Mais, tu sembles oublier ce que nous sommes. Pas de simples paysans prêts à se rouler dans le foin. Nous avons un devoir. Tu as fait des choix politiques. Tu veux cette alliance. Bien mais assume-là ! » lâcha-t-elle sèchement.  «Mais arrête de me reprocher d’une situation que tu as toi-même mise en place. Tu veux le mariage de ta sœur et de mon cousin et bien soit. Si il faut que je cache un début de grossesse, je le ferai. Certes, je n’aime pas la situation mais il existe des intérêts plus grands que nos deux petites personnes. Et je suis prête à m’y soumettre. Sinon, je ne serais pas là, tu peux en être certain ! Maintenant, décide de ce que tu veux : être un grand homme d’Etat ou pleurnicher après ta femme parce que tu as l’impression de ne pas la traiter avec suffisamment d’égards. Tout ne s’obtient pas avec des mots. Si tu veux ce mariage, je ferais ce qu’il faut pour que tu l’obtienne. Je ne vois pas ce qu’il te faut de plus ! »

Parce qu’après tout, cela se résumait à cela. Soit il la voulait heureuse, soit il acceptait de la voir souffrir pour le bien de la maison Lannister. Elle ne savait comment lui faire comprendre que le choix n’était pas sien et que c’était à Lord Lannister de trancher. Elle suivrait quoiqu’il en soit. Elle était allée trop loin pour faire marche arrière de toutes façons. A part retourner déflorée et invendable dans le Val elle ne voyait pas bien ce qui pouvait advenir d’autre.

 «Quant à reconnaître mes torts, il n’en est pas question ! Je me suis montrée plus qu'accomodante, que ce soit avec Jasper ou avec toi. J’ai accepté une union secrète bien loin de mes aspirations pour le bien de la maison Arryn. Et j’ai l’impression d’être plus que complaisante avec toi. A part quelques jours bien naturels, il ne me semble pas que tu ais eu à beaucoup geindre devant ma porte pour me voir ouvrir les cuisses. Maintenant, si il t’est vraiment insupportable que je te parle simplement, ce n’est pas un problème. J’irai voir quelqu’un d’autre. Je croyais simplement pouvoir bénéficier d’une oreille attentive de la part de l’homme qui partage mon lit. Après si tu voulais une petite génisse qui ne parle que pour gémir au lit, il fallait aller la chercher ailleurs. D’ailleurs, si j’en venais à mourir en couches, je te conseille le Bief. Ils ont des pucelles capables de broder ton Lion d’or les yeux fermés à ne plus savoir qu’en faire ! Il y en aura bien une suffisamment insipide pour te convenir ! »

Il était un peu trop facile de faire reposer encore un peu plus la faute sur elle. Elle n’était aucunement responsable des choix des hommes ! Et elle ne se poserait jamais en coupable. Elle n’avait pas choisi au contraire de Tybolt qui l’avait en connaissance de cause. Il avait bon dos de se plaindre désormais.

 «Pour ce qui est de mes vassaux. Remâche ta rancœur autant que tu veux mais à l’avenir, garde tes réflexions pour toi. Je garderai les miennes. Ils rejoindront les fiefs assignés et ce sera bien assez. Je m’assurerai qu’ils font leur devoir, Lady Lannister ou pas…Tu as raison, je ne vois pas ce que cela changerait pour eux. Je suis avant tout la fille de mon père. »

Et sous-entendu rien d’autre. Pour ses vassaux, Tybolt n’était que le mari. Et c’était déjà bien assez pour elle et par extension pour eux.
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Message Ven 30 Déc 2011 - 23:56

Tybolt fut sur le point de rire tellement les propos de Maura lui semblaient improbables et incongrus. Elle avait modifié l'histoire au fur et à mesure de ses dires pour les rendre de nouveau similaire à ses désirs. T'as vraiment le crâne épais c'est pas possible... dit-il un éclat de rire sardonique. Il se frappa le front du plat de la main. Qui te parle de ne pas considérer les hommes de ton frère ? ! Arrête simplement cinq petite minutes de jouer une pièce toute différente ton esprit que celle qui se joue en réalité ! Et pour l'amour des Sept cesse donc aussi de mettre dans ma bouche des mots qui n'y sont pas ! Je te parle de ne point louer l'héroïsme d'homme ne faisant que respecter leur serment pas de les dénigrer pour autant... faut-il que je fasse venir Vyman afin qu'il te l'écrive et que tu puisses mieux comprendre ou bien faut-il que ce soit un de tes pouilleux montagnard qui accompagné d'un putain d’oriflamme au faucon te le chante en sérénade ? ! Et au passage pourquoi me répètes tu la même chose de nouveau alors que je viens justement de te dire que je n'ai jamais souhaité que tu caches ta grossesse ? ! Comment dois-je m'y prendre pour que tu cesses de te faire passer pour une victime à qui on et par on j'entends moi, impose de devoir cacher un ventre trop rond ? ! Le coupe retrouva sa place sur la desserte, Tybolt n'avait plus soif alors même qu'il n'avait pas bu. Il était simplement exaspéré et à la limite de l'explosion, il ne comprenait pas ce que voulait son épouse et pourquoi elle s'entêtait à lui reprocher sans cesse les même choses alors même qu'il s'était déjà expliqué sur ces points... Je n'en peux plus de tes absurdités Maura ! Cela n'a plus aucun sens. Je t'explique une chose clairement et simplement et pourtant tu ne trouves pas mieux que de nouveau utiliser ce même argument d'ores et déjà convenu qu'il n'a aucun sens pour m'attaquer de nouveau. Je ne suis même plus certain que tu comprends ce que tu dis... Tu m'accuses même de choses que je n'ai jamais dites ou demandées comme cette histoire infamante de cacher ta grossesse si grossesse il y a.

Il prit finalement sa coupe pour la boire d'une traite toute cette histoire en plus de ne mener à rien tournait en rond sans trouver le moindre sens.
Quant à tes prétendus efforts je suis désolé si je ne les ai pas vu mais il ne me semble pas qu'accueillir ton mari dans ta couche en soit un, c'est un devoir tout comme l'obéissance chez un vassal, mais il semble que ce concept même de devoir échappe à ta compréhension. Te laisser la totale liberté dans l'utilisation des troupes de ton frère me parait par contre être un effort, faire en sorte que tu te sente chez toi en ces lieux l'est aussi ainsi que toujours chercher à devancer si ce n'est assouvir tes désirs quels qu'ils soient ou même me plier en quatre pour te voir sourire et oublier un peu peut être pas complètement mais au moins l'espace d'un instant que ta famille n'est pas ici que tu n'es plus sur ta terre natale. Mais qu'ai-je eu en échange si ce n'est de voir ma sœur insultée, et de toujours devoir ployer le genoux devant tes lords si précieux qui ont marché depuis le Val, la belle affaire ! Qu'en ai-je donc à foutre qu'ils se soient déplacé ? ! Si c'est pour me voir imposer sans cesse de devoir me plier à leur désidératas j'aurai préféré les voir rester dans leurs putains de montagnes ! Il soupira longuement... En réalité tu me fatigues Maura, j'ai véritablement l'impression de devoir toujours te prouver les choses, de devoir me répéter encore et encore alors même que je ne suis pas en tord. C'est comme cette histoire d'alliance que tu me jettes au visage comme un bouclier, encore une fois qui m'a convaincu de ne point la laisser tomber pour que tu n'es pas à cacher une quelconque grossesse ? ! Combien de fois vais-je devoir le répéter et m'en défendre ? ! Sérieusement les montagnes ne voient donc naitre que des bas du front ou bien le fais-tu simplement exprès ? ! Car si ce n'est pas le cas je m'inquiètes pour notre descendance... Il ne souhaitait pas plus que ça revenir sur l'épisode de la fermeture de la porte sanglante car en effet c'était bien aux Arryn qu'il devait en vouloir et qu'il en voulait pour tout dire non pas qu'il les considère responsable de la mort de son père loin de là mais savoir que vous et vos gens avaient souffert d'un mal alors que d'autres s'en étaient protégé pour ensuite venir vous donner des leçons de gouvernance avait la furieuse tendance à lui faire perdre le contrôle. Pour dire vrai je ne sais pas ce que tu veux Maura et plus le temps avance et moins je comprends. Ou plutôt si je comprends ce que tu ne veux pas en l’occurrence et ce que tu ne veux pas c'est accepter de voir les choses changer ainsi qu'être la Dame de l'Ouest. Les mots qu'il prononçait ainsi que la vérité qu'il y trouvait lui faisait certainement plus mal qu'autre chose, peut être même était-ce plus dur pour lui que pour la jeune femme. En même temps je ne vais pas t'imposer quoi que ce soit qui te déplaise ou d'être ce que tu ne veux pas. Comme pour l'Ost de ton frère rien n'est obligatoire... Tout comme ces hommes je ne retiens personne contre son gré. Je suis las de faire des efforts qui ne portent de toute évidence aucun fruit, or l'Ouest a besoin d'une suzeraine qui veuille l'être pas d'une femme dont l'âme et le cœur ne pourra ou voudra cela me semble plus adéquate prendre en charge sa destinée. Son ton et la physionomie de son visage exprimait plus la lassitude et peut être de la tristesse plus que de l'énervement désormais. De fait il n'avait pas cru que Maura aurait volontairement choisit de dénigrer l'Ouest et ses gens au profit du Val, il savait pertinemment comme tout à chacun qu'elle aurait toujours une affection particulière pour son fief de naissance mais il ne pensait pas qu'elle avait ainsi décidé qu'il n'en serait jamais de même pour celui qu'elle avait épousé.
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Message Sam 31 Déc 2011 - 1:13

 «J’ai vraiment le crâne…Quoi ?!» La jeune femme blanchit violemment sous l’insulte mais, passée la stupéfaction, ses traits se durcirent et ses mains se crispèrent sur les pans de sa robe. Et il riait. Il osait rire d’elle. Ce sale petit crétin de Lannister. Une espèce de chevalier d’été et rien d’autre. En fait, elle était consternée qu’il n’ait même pas assez d’empire sur lui-même pour s’empêcher de l’insulter aussi vulgairement. Elle secoua lentement la tête, elle avait l’impression de parler à un fermier. «Mais qui donc penses-tu pouvoir être pour ne serait-ce qu’imaginer que tu peux te permettre de me parler de cette façon…Tu as la même mère que le Baratheon ou quoi ?! » Non, vraiment, elle n’en revenait pas. Il croyait que lui…  «Tu penses vraiment que ton intelligence te met au-dessus du lot ?! Tu ne penses jamais ! Je ne te voudrais même pas pour compter mes pots de confiture et tu te permets de me parler sur ce ton. Tu ne comprends rien à rien. C’en est même à se demander si tu as écouté ou au moins assisté aux leçons que ton père a dû te faire donner ! C’est moi qui devrait m’inquiéter pour ma descendance et je crois que je devrais même aller jusqu’à demander à Gerold de m’engrosser pour éviter à mes enfants d’hériter de la stupidité de leur père ! » Elle était excédée. Personne ne lui avait jamais parlé de cette façon abjecte et avec ce manque de considération. Elle avait dû attendre d’être mariée pour découvrir ça, de la part de la personne la moins susceptible de s’en prendre à elle ? C’était à hurler.

 «Tu ne comprends strictement rien à ce que je t’explique…Tu ne construits rien, tu n’as pas de plans et tu t’en remets à ton frère pour tout sauf pour aller inspecter tes chantiers moisis. Comme si ta flotte à moitié plombée pouvait tenir tête aux Fer-nés. Tu ne réfléchis pas, tu es borné et tu te considères comme le maître de Westeros parce que tu as un lion tatoué sur le biceps. Tu n’arrives même pas à concevoir que je puisse accepter ou vouloir cacher un début de grossesse pour t’aider à mettre ton stupide plan de triple alliance. Est-ce que tu arrives à comprendre ce mot ou pas, Tybolt ? T’aider ! Juste t’aider ! Tu m’as dit que tu voulais cela. Et je te dis que, bien que cela ne m’enchante pas, je ferais ce qui est nécessaire ! Tu saisis ou bien je dois réellement te faire un dessin ?! Est-ce que tu arrives à concevoir que je puisse simplement vouloir te soutenir dans ton plan et que je t’explique simplement que je suis prête à le faire. Ton cerveau est capable d’analyser ou pas ? Tu peux comprendre que tu as juste la chance d’avoir une femme qui comprend ce que raison d’état veut dire ?! »

La jeune femme était complètement hors d’elle. Et voilà qu’il repartait de plus belle sur son prétendu manque d’efforts ! La belle affaire ! Et elle répondit en usant du même ton sarcastique et ignoble que son mari qui ne se gênait pas.

 «Non mais c’est toi qui me fatigue ! Je t’ai apporté sept milles hommes et mon ventre. Ce sont là mes efforts et ils sont plus que suffisants ! Parce qu’entre faire la putain privé d’un Lannister et devoir supporter sa stupide famille, je ne suis pas certaine d’avoir vraiment été payée du déplacement. Qu’est-ce que tu veux à la fin ?! Je ne vais pas le redire dix fois mais si tu veux te faire plaisir et te défouler sur quelqu’un, tu peux très bien retourner déshonorer ton nom dans un des bordels de Port-Lannis ! Ici je suis ta femme et c’est tout. Et c’est bien plus que suffisant, tu peux me croire !»

Dans sa colère, elle s’approcha vivement de la table pour attraper un plat qu’elle jeta de toutes ses forces sur le mur de leur chambre. C’était cela ou elle se jetait sur lui pour le gifler. Et ça tout de même, une dame de son rang ne s’y laissait pas aller. Le bruit de la porcelaine qui explosa lui fit curieusement du bien et un second plat suivit le premier.

 «Mais qu’est-ce qui a changé à part que je te sers de poupée pour tes envies toutes les nuits et des fois la journée, Tybolt ! Tu m’as déjà vu jouer la dame de l’Ouest à tes côtés ?! Officieusement la dame de l’Ouest ? Officieusement lady Lannister ? Tu veux peut-être que je choisisse une chemise de nuit rouge pour que tu ais l’impression de baiser une lady Lannister la nuit peut-être ? Non parce que toute la journée, c’est du lady Maura par ci, ma dame des Eyrié par là…Et tu veux que je sois je ne sais quoi ?! Je suis désolée de te l’apprendre, tu es sans doute un mari comme on en fait trop peu, mais ce n’est pas suffisant. Moi je ne vis pas d’amour et d’eau fraîche ! Je ne suis pas une de tes petites paysannes crottées que tu laves dans ta salle du Bassin avant de lui voler son pucelage ! Tu veux que je sois la dame de l’Ouest alors donne-moi l’occasion de l’être ! Pour l’instant, je ne suis que ta maîtresse ! Bien traitée certes mais pas beaucoup mieux qu’une catin pour riches Lannister ! »

La tristesse de son époux fut largement perdue pour Maura. Maintenant qu’elle était lancée, elle ne pouvait plus s’arrêter. Elle se tourna vers lui écartant une assiette de la main qui vînt se briser à ses pieds et finit par crier :

 «Mais vas-y ! Vas-y ! Va en chercher un autre ! Je regarde ! Trouve-en une autre qui accepte de prendre ma place ! Une autre pour supporter ton caractère de sauvage et tes manières de paysans ! Vas-y ! » Elle agitait sa main pour marquer chaque exclamation et à force retrouva un peu de calme pour en finir et porter l’estocade. «Tu sais quoi ! Cela ne me dérange même pas. Je vais accompagner mes hommes, remplir ma part de contrat et m’installer dans mon douaire. Je te laisse payer le Grand Septon. L’annulation prononcée, je vide les lieux, Tybolt ! Je n’en peux plus ! De toi et de toutes ces débilités typiquement Lannister ! Et je t’avais vraiment pris pour autre chose qu’un énième chevalier de merde voulant jouer les Lords ! Vraiment ! Et je ne veux plus jamais voir ton visage !»

Pour elle, tout était dit et il n’y avait plus qu’à quitter la place. Déjà, en faisant attention aux débris de la vaisselle qu’elle avait brisé, elle progressait vers leur chambre pour appeler Eirlys et les servantes que cette dernière commandait pour demander que l’on prépare ses malles.
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Message Sam 31 Déc 2011 - 12:59

La conception même de son statut par Maura échappait totalement au Lannister elle semblait ne prendre en compte que ce que les autres pouvaient savoir, ce qui était officiel. Lui fallait-il toujours se construire par rapport au regards des autres, ne pouvait-elle pas tout simplement se construire par elle même sans avoir besoin de trouver un assentiment ou reconnaissance dans l'opinion d'autres ? ! En réalité cette attitude en plus de profondément l'énerver désespérait Tybolt, les Lannister ne se construisaient pas par rapport à "l'amour" ou la dévotion de leurs vassaux mais bel et bien par leur propre opinion et l'estime qu'ils avaient d'eux même. Une fois certains de leur force ainsi que de leur puissance, ils imposaient leur vision aux autres. Cela n'avait rien de compliqué. Maura de son coté voulait jouer un jeu qui n'était pas le sien. Elle souhaitait se faire reconnaitre parmi les grands seigneurs se voir considéré autant que n'importe quel autre grand suzerain or elle ne l'était pas, eut-elle dirigé le Val durant une période ce n'avait été que le Val et que durant un temps rien de plus. Ajouter à cela le fait que sa plus grande décision avait été de couper son fief du reste du royaume comment pouvait-elle dés lors espérer que ceux ayant continué d'affronter le monde chaque jour puissent s'attarder à estimer ou reconnaitre un suzerain qui avait disparut dans la pire période de crise que les sept couronnes aient connu ? ! Car en réalité les choses n'étaient pas plus compliqué, elle se posait désormais en femme prête à sacrifier des choses que personne ne lui demandait et certainement pas lui son mari. Au final la jeune femme imposait des choses aux autres avant de leur reprocher de les avoir accepté. Pis elle vivait totalement en dehors des impératifs de la réalité se fondant sur des concepts et préceptes qui ne supportaient pas la confrontation à la vie elle même. Ce type de façon d'agir pouvait fonctionner lorsque vous étiez seul derrière vos montagnes avec des vassaux prêts à manger la moindre merde qui vous sorte du cul, cependant une fois en dehors de son écrin du Val sa conception de la vie ne tenait plus la route. Il fallait savoir s'adapter, faire évoluer sa vision du monde pour mieux convenir aux évènements. Mais non son idiote de femme ne pouvait pas comprendre quelque chose qui ne fut pas mit en place plusieurs siècles auparavant par un foutu seigneur du Val. Il avait effectivement parlé de secret, de la triple alliance mais fasse aux différents évènements qui se produisaient ou non d'ailleurs, comme le mariage de Aliénor, il était prêt à changer d'angle d'attaque pour mieux s'adapter et ne pas voir sa femme devoir cacher une grossesse. Mais Maura elle semblait restée bloqué sur un plan qu'elle n'avait fait du reste que dénigrer depuis l'origine. Cette femme devait être plus que malade et pas de la bonne manière, son esprit divaguait forcément.

Chaque mot qu'elle prononça n'eut pour effet que d'énerver un peu plus le Lannister, tout du moins jusqu'à ce qu'elle parle des putes nettoyées dans son Bassin à qui on vole leur pucelage... Car dès ce moment les propos qu'elle tînt n'avait pour but que de blesser et humilier son époux, ni plus ni moins. Il ne s'agissait plus d'une dispute ou chacun exposait des arguments visant à prouver à l'autre son point de vue, Maura était devenu blessante dans le seul but de faire mal. Et de fait malgré toute la vanité et l'arrogance de Tybolt elle y parvenait très bien. Ce moment notamment où il l'avait amené à la salle du Bassin. Chaque qu'il avait tenté de lui faire oublier son isolement et la distance de son Val natal, tous ces moments avaient été fait sans la moindre arrière pensée, il avait véritablement voulu ne les faire que pour elle, que pour qu'elle se sente mieux et cependant aujourd'hui elle les lui renvoyait comme s'il n'avait été qu'un fieffé salopard cherchant son avantage avant toute chose et dénigrant son épouse. Il afficha simplement un sourire sur ses lèvres, un simple sourire pour ne pas montrer que les mots de son épouse avaient su trouver leur cible. Il était désormais plus dans la bravade de façade que dans la réplique. Stupidement il avait pensé que cette dispute les verrait se battre de manière loyale et défendre chacun leur point de vue, mais de combat loyal il n'y avait plus, Maura frappait dorénavant Tybolt là où elle savait qu'elle ferait mouche et blesserait le jeune seigneur. Tout du moins si elle ne le savait pas au moins devait-elle l'espérer. Cela faisait naitre un doute dans l'esprit du jeune Lion, son affection pour la jeune femme ne faisait aucun doute, il le savait pertinemment mais était-elle au final ce qu'il fallait à l'Ouest...? A cette question il n'avait aucune réponse pour le moment d'autant qu'elle ne semblait absolument pas vouloir le devenir. Certes il lui avait demandé le secret mais il n'empêchait que même dans cette situation elle aurait, aurait dû, commencer à se sentir si ce n'est comme chez elle du moins commencer à vouloir s'intéresser au peuple de l'Ouest, or pour le moment la seule chose qui semblait lui tenir à cœur était les égards que l'on pouvait montrer envers les Lords du Val.

Pour parler vrai Tybolt ne savait pas ce qu'il devait faire pour satisfaire cette femme, il avait tenté bien des choses et fait bien des efforts seulement rien ne semblait la convaincre. Pis elle ne disait pour ainsi dire jamais ce qu'elle attendait de lui, semblant simplement attendre qu'il le devine de lui même, comme s'il était vervoyant ou même magicien. Quand elle finit par attaquer le manque d'intelligence de Tybolt ce dernier perdit même son sourire de façade. Il était bien conscient de ne pas être un érudit ou même un fin tacticien, après tout son éducation avait surtout été tourné vers le combat et la guerre donc lorsqu'elle émit l'idée de se faire engrosser par Gerold, que Tybolt avait toujours considéré comme le plus intelligent de la fratrie il ne prit pas cela à la légère. Car c'était de fait un de ses complexe profond, celui d'être certes le Lord de la famille mais aussi ne pas avoir l'intelligence ou la vivacité d'esprit qu'avait son père et que possédait son jeune frère. Il aurait au final laissé la victoire à son épouse si elle n'avait entreprit de quitter le champs de bataille. Il finit donc par s'exprimer même si sa voix n'avait plus l'énervement flamboyant du début mais plus le calme et l'implacable assurance d'un homme convaincu.
Fais donc ça, fuis de nouveau ! Vous n'êtes bon qu'à cela vous les Arryn, fuir et vous cloitrer derrière vos montagnes... quant à te trouver une remplaçante je n'en aurai aucun mal, même si trouver une grande famille sur le déclin ne sera pas simple, il me suffira de frapper du pied dans la porte d'un bordel pour en voir dix plus belle et avenante que toi sortir pour devenir Lady Lannister. Je serai moins certain que toi par ailleurs tu trouve à te remarier... Déjà que les Arryn n'avait pas grand chose à offrir, ton pucelage envolé, il ne leur reste plus rien. Heureusement pour ton frère que vous avez une jeune sœur car de toi il ne pourra plus rien attendre... Tybolt savait qu'il agissait avec lâcheté en parlant de la sorte mais Maura avait été trop loin et l'avait véritablement blessé en insultant son intelligence et balayant d'un revers de main ce que lui avait continué de considérer comme leurs meilleurs moments. Car quand bien même elle l'énervait au plus haut point il ne pouvait nier le fait qu'elle était aussi la seule qu'il voulait à ses cotés, tout ce qu'il avait dit lorsqu'ils étaient étendu sur cette table était aussi vrai que ce qu'il disait désormais n'était que le fruit de sa vexation et l'expression d'une blessure.
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Message Sam 31 Déc 2011 - 13:56

Elle s’apprêtait à passer le pas de la porte quand la réflexion de Tybolt sur l’honneur de sa famillela sécha sur place. Elle s’arrêta brusquement et fit demi-tour pour considérer celui qui jusque là avait été son époux. Ah ! Il voulait faire le bravache ! Elle avait envie de fondre en larmes mais elle ne se laisserait pas faire si facilement par la misogynie d’un homme. Maura avait grandi avec la toute puissance et la grandeur de sa famille dans tous les gestes et toutes les paroles. Elle était le pur produit de six millénaires d’un règne indiscuté et tous les Lannister du monde ne feraient rien contre cela malgré l’arrogance que leur donnait leur or.

 «Tu n’y connais rien, Tybolt Lannister. Tes éperons et ton or ne sont rien à côté des miens. Le Val est nôtre par droit de conquête, tu n’es qu’un descendant de rois qui n’avaient que la lâcheté au cœur. Plutôt pauvre jusqu’à la fin que traître à mon nom…Une Arryn ne peut rien attendre d’un simple banquier. La descendante du Chevalier Ailé n‘a rien à faire avec un pleutre tel que toi.»

Tout était dit finalement. Elle venait d’admettre qu’elle ne voyait dans ce mariage qu’une mésalliance qui entachait le blason du Faucon des montagnes de l’Est. Qu’avait-elle pu croire ou attendre d’un pleutre comme celui qu’elle ne considérait que comme un boulet attaché à sa cheville ? Certes, elle avait aimé ses caresses. Mais qu’était tout cela à côté de l’honneur ! Rien. Et ce Tybolt ne savait rien sur rien. Pire, il croyait qu’il la toucherait en criant qu’il trouverait une pute pour en faire une épouse. La fatuité d’une telle remarque la fit rire de dédain soudainement, brusquement. Son mépris pour lui ne faisait désormais aucun doute à entendre l’ironie puante qui transpirait des mots qui sortirent des lèvres autrefois tant louées par Tybolt.

 «Mais, j’en suis certaine mon brave Lannister ! Va donc frapper à tous les bordels que tu veux. Tu ne trouveras bien qu’une catin pour accepter de rester à tes côtés jusqu’à ta fin. Tu es de toutes façons tellement ignoble qu’il n’y a bien qu’en payant que tu réussiras jamais à obtenir de l’affection. Mais c’est bien la manière de faire du Roc…Ton père avait plus d’honneur toutefois. Allons, même toi, tu aurais pu trouver mieux !»

Sur cette dernière fléche du Parthe, elle lui tourna le dos et quitta la terrasse en riant de dédain. Trouver une pute pour la remplacer. Et il croyait la blesser avec cela ? Cela ressemblait bien plus à l’aveu de sa propre indigence. Plus qu’énervée, la jeune femme traversa les appartements du seigneur comme une furie, ramassa ce qui était à elle et enfila les couloirs pour rejoindre ses appartements officiels. Ordre fut donné. Elle voulait avoir quitté Castral Roc avant la fin du jour. L’ordre ne se discutait pas. Les femmes du Val partaient et leurs seigneurs aussi. Personne ne voulait de l’hospitalité forcée des Lannister. Quelques heures plus tard, sans avoir revu le bout du pied de Tybolt, lady Maura Arryn, Dame du Val, quittait la forteresse accompagnée d’une forte escorte comprenant tous les plus importants vassaux des montagnes en direction du manoir fortifié constituant une partie du douaire de celle qui ne serait plus longtemps lady Lannister. Toutefois, dans les heures qui suivirent, l’immense camp retranché commença à être plié et l’ost se scinda en plusieurs parties qui partaient vers des directions opposées. Un messager vêtu de l’azur et de l’argent des Arryn se présenta à Lord Lannister pour lui déclarer que la devise de son épouse étant Aussi Haut que l’Honneur, l’ost ferait le devoir qu’il lui avait été assigné. La jeune femme avait déclaré espérer que Lord Tybolt l’aurait pour agréable et qu’il comprendrait que cette mesure ne relevait que la plus simple humanité et de l’intérêt que lady Maura Arryn avait su trouver pour l’Ouest et ses habitants.
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Un nouveau jour. [Maura]

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