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Rendre service aux autres c’est se rendre service à soi-même ▬ Maerie

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Pryam Templeton
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Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
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Message Ven 16 Déc 2011 - 19:26

     L'attaque de Salvemer avait été rude, Pryam avait passé quelques jours dans la ville après le départ des Fer-né suite à ce que le chevalier considérait comme un massacre. Les autres chevaliers lui avaient signifié que les pertes étaient minimes et ne se trouvaient être que de simples roturiers vivant en ville ou des gardes qui avaient été trop faibles face à l'adversaire. Ces déclarations avaient été on ne peu plus désagréables à l'oreille du blond qui avait vivement rétorqué que peu importait le rang d'un mort, l'important étant que cette personne allait manquer à quelqu'un. Mais les chevaliers avaient été dans l'incapacité de comprendre ces paroles, visiblement ils estimaient la vie d'un roturier moins importante que celle d'un noble où d'un chevalier réputé. Ce genre de comportement débectait le natif du Val qui avait rapidement pris congé de ces individus, c'était pour éviter de devenir comme eux et de côtoyer de telles personnes qu'il avait quitté son domicile familial afin de servir qui bon lui semblait. D'un certain côté, le jeune homme pouvait comprendre ce que les combattants essayaient de lui faire cerner, il était vrai qu'un noble avait une bien meilleure influence sur l'avenir de Westeros qu'un simple forgeron du coin, mais au final c'était le destin qui déterminait ce que l'on était, mais les actes de chacun qui permettaient à une vie de devenir meilleure. Le blond aurait donné cher pour voir ces individus dans la vie d'un « simple » roturiers, ces-derniers avaient bien souvent plus de caractère que les nobles. Le manque forgeait un homme alors que l'opulence le ramollissait.

     Quoi qu'il en soit, le jeune homme avait profité de l'après-bataille afin de bavarder avec quelques combattants rencontrés lors des affrontements, il avait notamment à nouveau croisé le chemin de la Nordienne rencontrée des moins plus tôt et lui avait en quelque sorte sauvé la vie, bien qu'à ses yeux ce n'était qu'un coup de chance. Il avait été ravi d'apprendre que ni lady Rivanon, ni ser Oberyn n'avaient été blessés durant le moment où ils avaient été séparés, bien que le blond doutait de les revoir un jour, c'était une bonne chose. En tant que chevalier errant, il apprenait rapidement à se détacher de ce genre de choses, il avait eu la chance, que dis-je, l'honneur, de rencontrer l'Épée du Matin, mais aucun doute ne subsistait dans son esprit quant au fait que le Dornien l'oublierait rapidement. Ils n'étaient pas taillés dans le même bois, ser Oberyn dans celui des gens naturellement doués et des héros et Pryam, dans celui des chevaliers qui se noyaient dans la masse. Mais cela lui convenait parfaitement sans quoi il n'aurait jamais décidé de quitter son domicile familial. Il ne cherchait pas un nom ou un confort de vie, simplement de pouvoir dormir sur ses deux oreilles, la conscience tranquille.

     Après avoir refait ses paquetages, il avait donc demandé à son écuyer de reprendre ses affaires puis de monter sur sa mule de manière à ce qu'ils puissent reprendre la route. Le duo s'était donc mis en marche vers Port-Réal avec la ferme intention de retrouver une certaine jeune femme qui devait avoir quelques renseignements sur Serena, la sœur de Pryam. Enfin c'était ce que ce dernier espérait, Maerie, la jeune prostituée rencontrée par hasard, avait accepté bien aimablement de se renseigner sur les nouvelles arrivantes qui pourraient répondre à la description faite par le chevalier. Il n'avait pas dit qu'il s'agissait de sa sœur, craignait que la demoiselle ne le juge comme un frère indigne. C'était ce qu'il était de toute manière non ? Abandonner sa famille en laissant sa sœur seule avec un père avide de pouvoir, elle n'avait d'autre choix que de s'enfuir à son tour. Seulement les Sept savaient qu'une aussi jolie demoiselle attirait bien plus l'attention qu'un écuyer sans chevalier. La belle Maerie s'était donc simplement vu confier qu'il cherchait une jeune femme d'environ vingt-trois ans qui était native du Val d'Arryn et avait fuit de chez elle. Elle pouvait bien croire qu'il recherchait une amie d'enfance ou même une ancienne conquête, c'était largement préférable à la vérité selon lui.

     Les deux hommes avaient donc fait halte dans un petit village du Conflans où Pryam avait été confronté à une vieille connaissance, avant que leur chemin ne se détourne vers Port-Réal. La logique aurait voulu qu'il aille directement dans l'Ouest puisqu'il souhaitait s'y rendre, mais l'espoir que Maerie puisse avoir une information au sujet de Serena l'obsédait tellement qu'il ne pouvait patienter plus longtemps. C'était déjà une chance qu'il ait survécu à la bataille de Salvemer, il ne pouvait pas mourir sans savoir sa sœur en sécurité. Il avait donc fallu quelques temps avant que le natif du Val ne puisse rallier la capitale des Terres de la Couronne, puis il s'était installé dans une auberge qui ne lui coûtait pas trop cher et permettant de ne pas se battre avec les rats pour autant. Après quoi, le chevalier avait chargé son écuyer d'aller trouver une jeune femme répondant au nom de Maerie en expliquant qu'il avait à faire avec elle. Le gamin était revenu une petite heure après pour lui faire savoir que « madame » Maerie était occupée au bordel, mais qu'elle serait visiblement plus disponible en fin de journée. Pryam avait bien vu la lueur de curiosité dans le regard du jeune garçon qui devait se demander ce qu'il pouvait bien avoir à frayer avec une femme comme elle. Sans répondre à la curiosité du jeune garçon, l'errant l'avait congédié pour la journée et s'était occupé de diverses manières en attendant que le soir n'approche.

     Lorsque le moment idéal se présenta, le natif du Val récupéra sa bourse et son arme dont il ne se séparait jamais, avant de prendre la direction de la rue où le bordel principal de Port-Réal se situait. Il croisa bon nombre d'hommes qui devaient certainement avoir mieux à faire que de rendre visite aux prostituées, mais le chevalier se tut et ne fit nulle remarque. L'idée de pouvoir avoir recourt à ce genre de service le dépassait, mais d'un côté il exploitait aussi la jeune femme en lui demandant des informations, n'était-ce pas la même chose ? Arrivé devant le bordel, il patienta en face, son écuyer lui avait dit avoir réussi à demander à Maerie de rejoindre son chevalier dehors, un brave petit au final. Il ne fallut pas très longtemps avant que la demoiselle ne sorte, il la reconnut tout de suite pour avoir bien mémorisé son visage lors de leur première rencontre. Elle représentait beaucoup pour lui, tout l'espoir qu'il avait de retrouver sa sœur en réalité puisqu'elle était la seule à avoir accepté de lui prêter son aide. Lorsque la jeune femme l'eut repéré, il s'approcha d'elle et la salua avec toute la politesse qu'il possédait, avant de lui offrir un bref sourire à la fois inquiet de la déranger en plein travail et heureux de voir qu'elle ne s'était pas débinée.

     ▬ Bonsoir, je suis heureux de voir que vous n'avez pas ignoré mon écuyer. »

     Il évitait soigneusement de devoir le nommer. En réalité c'était surtout qu'il ne savait pas comment l'appeler, se voyant mal lui donner du « ma dame » et encore moins user de son prénom qu'il connaissait pourtant. Tout cela lui semblait tellement décalé, il avait encore des scrupules à lui demander un service aussi banal. Le chevalier jeta un rapide coup d'œil aux environs pour s'assurer que personne ne venait râler sur la jeune femme, avant de reporter son attention sur son minois pour enchaîner.

     ▬ J'espère au moins que je ne vais pas vous attirer des ennuis, vous avez bien le temps de discuter ? »

     Il songea à lui proposer de boire quelque chose pour discuter tranquillement avant de se demander si c'était le genre de chose qui ne risquait pas de gêner la prostituée. Peut-être qu'elle voulait simplement régler cela rapidement et envoyer balader le reste ? L'hésitation s'affichait clairement dans son comportement et son expression, dire qu'il n'avait eu aucune peine à trancher la tête de Fer-nés et que désormais il ne savait plus quoi dire devant une simple femme. Après un petit moment de silence, il conclut en glissant sa main vers son pécule.

     ▬ J'ai apporté l'argent que je vous avais promis... »

     Précision inutile en soit, mais il tenait à ce qu'elle sache qu'il ne dérogeait pas à sa parole. Après tout c'était le centre de leur arrangement non ?


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Lun 19 Déc 2011 - 1:35

◮◮◮

Univers dévergondé, débauché et dépravé. Vie de misère, immorale et désordonnée ; n'importe quel ivrogne – ou fille trop hypothéquée – aurait rêvé d'une ambiance aussi libertin que le sien. Dans ce monde dans lequel elle avait grandit, elle ne connaissait aucune limite, aucune frontière; si elle n'avait jamais connu de scènes de guerre elle avait, cependant, vu autant de sang – sinon plus – qu'un chevalier de la couronne. Depuis longtemps, malheureusement, Maerie se lassait de cet environnement. Elle n'y restait que par nécessité, par besoin ou plutôt par obligation. Sa pauvre mère avait été si bonne pour elle, si prévenante, tendre et attentionnée, il lui semblait tout à fait normal de l'aider au bordel. Elle était belle, son corps était frais et ferme, elle était encore jeune et elle plaisait aux hommes. Pour ainsi dire, la prostituée rapportait beaucoup à sa tenancière de mère. De toutes, elle était probablement l'une des plus rentable. Car si elle écartait docilement les cuisses depuis l'âge de seize ans, elle était aussi d'une bonté à vous crever le cœur. Et dire qu'on les croyait toutes sans manières et vulgaires, il suffisait d'observer la fragilité et la sensibilité de la jeune Maerie pour s’apercevoir qu'elle était une fleur parmi ses roseaux. Elle était souvent sollicité par les clients les plus exigeants de Port-Réal, abordée par les plus violents parfois, pourtant, ils étaient aussi les clients les plus payant – et les plus fréquent. Son caractère enflammé avait de quoi séduire la plupart des hommes; ils les aimaient farouches selon les rumeurs. Et si plusieurs filles du bordel s'amusaient à jouer les femmes faussement farouche pour quelques piécettes, Maerie l'était par nature. Lorsqu'elle avait un sujet ou même une valeur à cœur, on ne parvenait pas à lui arracher cette idée. Même ruer de coups ou menacée, la prostituée avait tenu tête à des hommes deux fois plus gros et grand qu'elle. Il n'était pas rare de la voir revenir – car elle était aussi la seule à être assez courageuse pour s'aventurer hors du bordel pour accomplir ses ''tâches – la lèvre enflée, les yeux boursouflés et rouges comme si elle avait pleuré. Sa mère la suppliait d'arrêter, d'être plus docile, qu'un jour elle se ferait tuer pour ne pas savoir tenir sa langue. Mais sa fille ne craignait pas la mort ; s'il s'agissait du seul moyen qu'elle bénéficiait pour quitter à jamais cette vie de merde – puisqu'il était hors de question d'abandonner sa mère pour s'évader dans un quelconque lieu, elle l'accepterait dignement.

En ce jour, comme tant d'autres, Maerie se préparait à une autre journée de débauche parmi ses sœurs et ses clients. Lassive, elle salua sa mère et Barra, sa meilleure amie de la taverne – une jeune métisse à la peau aussi tanné que le cuir et aux yeux aussi sombre que le bronze – sa confidente de tous les jours, mais aussi la seule prostituée qui lui faisait encore croire qu'elle avait un jour l'espoir de rencontrer un homme qui l'aimerait sincèrement. Puis elle s'en alla derrière le comptoir où elle avait l'habitude de se trouver. Elle y servait la bière, lait de jument fermenté ou encore les quelques repas qu'elle savait cuisiner... Toutefois, elle n'y restait jamais bien longtemps, les clients s'y accumulaient comme un nuage d’énormes mouches noires... Ce bordel n'était jamais mort ou silencieux; probablement la taverne de prostituée la plus fréquenté de Port-Réal, il y avait toujours du bruit ici. Peu importe l'heure, peu importe le même de la journée ou même la saison, il y avait toujours des hommes sollicitant la présence et la compagnie de ses filles. Mariés, célibataires, handicapés, sans enfants, pères, chevaliers, seigneurs ou voyageurs ; ils s'y étaient tous arrêté un jour pour repartir avec les souvenirs charnelles des femmes de ce pays. Elles étaient bonnes, elles étaient belles, mais elles étaient surtout dociles. « Maerie, l'avertissait alors sa mère, venue la rejoindre derrière le comptoir, des hommes sollicitent ta compagnie » lui avait-elle dit à regret. Maerie balaya la pièce du regard circulaire, détectant rapidement le groupe le plus bruyants et le plus saoul d'entre-tous. Étonnement, elle comprit à la moue désolée de sa mère qu'il s'agissait probablement des hommes en question. Soupirant, elle s'apprêta à les rejoindre. C'est alors que sa mère lui attrapa le bras. Fronçant les sourcils, elle ne comprenait pas ce geste brusque. Sa mère s'expliqua immédiatement :« Les dieux m'ont donné la plus magnifique fille de Westeros. Tu ne devrais pas restée ici mon enfant. Alors pourquoi, pourquoi ? » Immédiatement, Maerie lui offrit son plus tendre sourire et lui caressa affectueusement la joue. « Mère... vous avez été si bonne pour moi... », elle secoua la tête : « Je n'ai jamais souhaité cette vie pour toi » Maerie la consolait d'un sourire réconfortant, mais ce moment de tendresse entre mère et fille fut rapidement interrompu par l'impatient de ses messieurs : « Eh bah, ma jolie ! Il faudra la gagner ta pièce d'or, qu'est-ce que tu attends pour nous rejoindre! » Son ton brusque, cependant, ne fana pas le doux sourire de la prostituée qui embrassa tendrement sa mère sur le front avant de les rejoindre. Son balancement de hanche n'échappa pas aux yeux des bonhommes. Dès qu'elle fut assez près, le premier la happa brusquement par la hanche pour la poser sur ses genoux et lui donner au goût de reins. Elle grimaça intérieurement, des barbares sans doute, venus du Nord peut-être à voir leur épais manteau de fourrure et leurs allures colossales. « Que vous ferait-il plaisir messires ? » Ils éclatèrent tous d,un rire gras et le plus gros d'entre-tous, probablement le chef de la bande, lui saisit le menton avec fermeté pour approcher son visage du sien. Elle sentit son haleine nauséabonde et l'éclat jaune et pourri de ses dents. Un véritable balafré, marqué par la guerre : « Tu le sais déjà, alors soit gentille et guide-nous jusqu'à ta chambre »

[...]Chancelante, les épaules couvertes d'une couverture de lin sale et usée, elle sortie finalement de la chambre. Elle tremblait, tout son corps tremblait. Et chaque respiration sifflante lui arrachait un gémissement – presque inaudible – de douleur. De vrais barbares, des animaux. Ivrognes, violents, ils avaient tous voulu goûté à la chair de Port-Réal et, au troisième – ils étaient cinq – Maerie avait peiné à ouvrir les cuises tant elle avait mal. Physiquement, ils l'avaient épuisé, émotionellement, ils l'avaient bouleversés. Et si, lorsque revint à l'étage le visage pâle et le corps crispé, elle alla tout de même déposé les cinq pièces d'or qu'elle avait gagné, sous le regard ébahit des autres filles. Il y avait eu un silence, lourd de reproche, lourd en compassion. Chacune, peu importe l'endroit où elles se trouvaient dans la bordel, lui avait lancé un regard réconfortant. Cependant, ce fut Barra, encore une fois, qui s’élança vers elle, suivis de près par sa mère. Lui saisissant les épaules, la jeune métisse les lui frotta : « Tu vas te tuer si tu continue comme ça Maerie » « Ils se sont tous endormis, ivre mort. » « Pourquoi n'as-tu pas demandé l'aide d'une autre fille?! Je serai venue, tu le sais bien... » « Ils ne voulaient que moi » « Par les sept enfers ! » jura-t-elle, « Une fille de plus ne les aurait pas déranger ! » « Qu'importe, je retourne au comptoir... » Sa mère intervint finalement : « Il n'en est pas question, tu vas prendre congé et gagner ta chambre. Ferme la lumière et repose-toi, je me chargerai de ces barbares une fois qu'ils seront éveillés » Maerie se préparait à s'opposer, mais elle fut interrompu par l'arrivée d'un jeune garçon : « Maerie ? » Elle détourna le regard pour voir qui l'appelait de nouveau. Elle fut interdite devant un visage si juvénile, à peine sortit de l'enfance, que faisait-il dans un endroit pareil ? « Ohhh, pas encore toi ! » s'indigna alors Barra qui l'avait plutôt, renvoyé après qu'il eût insisté pour voir la prostituée. « Barra je t'en prie. » lui dit-elle, faussement choquée. Elle pencha de nouveau les yeux pour l'invité à poursuivre : « Oui ? » Le garçon reprit parole aussitôt, presque haletant, ou nerveux, comme s'il avait couru jusqu'ici : « Sir Pryam m'envoit vous cherchez, il aimerait vous revoir Maerie. » « Pryam ?! », demanda aussitôt la jeune métisse, « C'est qui celui-là? Et pourquoi ne daigne-t-il pas venir te chercher lui même ? Donner ce boulot à un enfant c'est honteux, il devrait... » L'autre prostituée la coupa dans son élan, agacée par le caractère fumant de sa meilleure amie : « C'est un ami Barra, tais-toi maintenant » Pinçant les lèvres, cependant, elle se tut, pour l'instant : « Où est-il ? ». Le garçon reprit, d'un même ton serré : « À l'extérieur Maerie, il vous attend ! » « Très bien, annonce-lui que je viens le rejoindre dans quelques instants » Sitôt ses paroles lancées, le gamin s'envola. Elle bredouilla une excuse bidon à sa mère et sa meilleure amie qui, malheureusement peu convaincue, la laissèrent filer. Serrant davantage la petite couverture de lin sur ses épaules – sa robe verte n'étant pas la plus chaude qu'elle avait, elle sortie à l'extérieur et fut presque choquée de voir la journée si avancée. Combien de temps avait-elle passé en compagnie de ses messieurs par tous les dieux ?

Il ne lui fallu que très peu de temps pour reconnaître la silhouette de Pryam parmi toutes les autres présentes sur place. Ne l'avait-elle pas dit que cette endroit attirait les hommes comme le miel attirait les mouches ? Elle s'en approcha, mais il vint la rejoindre plus rapidement. La saluant rapidement, elle lui offrit un sourire timide avant qu'il ne s'adresse véritablement la parole : « Bonsoir, je suis heureux de voir que vous n'avez pas ignoré mon écuyer. » L'ignorer? Un adolescent dans pareil endroit, certainement pas. Elle avait été curieuse de savoir ce qu'enfant aurait fait dans un bordel. Trop jeune encore pour connaître les plaisirs charnelles, cependant, il aurait probablement essayé l'alcool., pourquoi pas? Certains clients traînaient ce vice depuis longtemps après tout... Elle se contenta donc de répondre d'un autre sourire timide, ne sachant pas quoi répondre à cette remarque, par chance, il la relança : « J'espère au moins que je ne vais pas vous attirer des ennuis, vous avez bien le temps de discuter ? » Lui attirer des ennuis, certainement pas, même si les soupçons de sa mère et Barra s'étaient révélé ennuyant, elle avait largement compensé tous l'après-midi pour ce petit moment d'absence : « J'ai tout mon temps, messire Pryam. » Il hésita un moment avant de bouger de nouveau. Elle vit sa main se glisser vers son pécule : « J'ai apporté l'argent que je vous avais promis... » Elle l'arrêta alors brusquement, posant sa main sur son bras. Plongeant son regard craintif dans le sien, elle lui expliqua à voix basse : « Pas ici, je vous prie, messire Pryam. Il y a bien des voleurs à Port-Réal, la vue de votre bourse en attirera plus d'un. Ils vaut mieux parler de tout cela en privé, je vous prie. » Elle jeta un bref coup d’œil en direction de la taverne, dans l'espoir de ne pas y apercevoir sa mère ou Barra. Satisfaite, elle lui souffla de nouveau : « Suivez-moi » Relâchant doucement son bras, elle l'observa encore un instant avant de lui tourner le dos, le guidant à travers la petite ruelle. Elle l’amena jusqu'aux appartements des filles. C'est là, dans leur chambre respective, qu'elles pouvaient espérée avoir un peu d'intimité. Généralement, les clients n'étaient pas amenés ici, il y avait bien des chambres dans la taverne pour satisfaire tout le monde. La chambre de Maerie était plutôt recule de l'agitation, c'était l'avantage qu'elle avait d'avoir sa mère comme tenancière du bordel. Ainsi reculée, elle pouvait profiter d'un semblant de quiétude et d'une certaine indépendance. Noyée dans l'ombre désormais, elle entra dans sa chambre sans cérémonie et se dépêcha d'allumer quelques cierges afin qu'ils ne soient pas complètement plongé dans l'obscurité. La pièce n'était pas très grande, il n'y avait même pas de cheminée; une grande bassine de pierre au centre de la petite pièce, cependant, faisait office de cheminée lorsque la chambre était trop froide. Les murs étaient fait de pierre grise et il n'y avait qu'une seule fenêtre qui donnait vu sur le large mur de bois de l'auberge. Un lit était disposé contre le mur du fond et le mur d'en face était presque exclusivement réservé à des armoires. C'est là qu'elle rangeait sa nourriture – le peu qu'elle amenait cependant – et les robes qu'elle possédait. Une petite commode, au pied de son lit, cependant, lui servait d'espace de rangement pour ses bijoux et ses autres biens. Dernier meuble de l'unique pièce, une petite table de bois ronde et deux chaises taillées du même bois. Invitant Pryam à s'y asseoir, elle se dirigea vers ses armoires et lui demanda en même temps : « Avez-vous faim messire? Je n'ai malheureusement pas grand chose à vous offrir, veillez m'en excuser. J'ai toutefois quelques morceaux de pain et un peu de viande séchée...»
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Pryam Templeton
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Message Lun 19 Déc 2011 - 16:43

     Maerie avait bien plus l'habitude de ce genre de quartier que le chevalier qui lui faisait face, il n'y avait pas vraiment de doutes sur le fait que Pryam ne rendait pas quotidiennement visite aux filles du bordel. Une lueur de surprise passa dans son regard alors qu'elle posait sa main sur son bras pour l'empêcher de lui donner l'argent qu'il lui avait promis, mais il comprit la véritable raison de cette réaction lorsqu'elle parla des voleurs. Ils étaient légion à Port-Réal et le chevalier avait déjà expérimenté leurs talents plus d'une fois, bien qu'il n'avait encore jamais eu à déplorer la perte de sa bourse. Uniquement celle d'imprudents qui lui ressemblaient. Les Sept devaient veiller sur cet errant imprudent. Il hocha la tête d'un air docile lorsque la demoiselle lui déclara qu'ils seraient plus tranquilles en privé, cela tombait bien, le jeune homme avait espéré que ce soit le cas, il traînait autant d'oreilles indiscrètes que de coupeurs de bourses en ce bas monde. Le natif du Val était toutefois étonné de lire de la crainte dans les yeux de la belle, elle ne semblait pas à son aise et cela accentua le malaise du chevalier qui ne désirait guère lui rendre la vie compliquée, ce qui était visiblement le cas. Après un bref regard, le comportement de Maerie sembla légèrement changer et il la suivit docilement alors qu'elle s'en-allait après lui avoir lâché le bras, Pryam jeta un rapidement coup d'œil autour de lui, plus par habitude que par réel désir de repérer un inopportun, puis il reporta son attention sur la silhouette de la prostituée qui s'éloignait.

     Elle les conduisit à travers une ruelle que Pryam n'avait jamais traversée, puis ils pénétrèrent dans une sorte de baraquement certainement destiné à permettre aux filles du bordel de se reposer, une fois de plus il se demanda s'il ne risquait pas de lui attirer des ennuis. D'un côté, Maerie acceptait de lui apporter son aide, devant logiquement lui ôter toute sensation de culpabilité, pourtant il ne pouvait s'enlever le sentiment de profiter d'elle. Ironique lorsqu'on savait que sa matrone profitait largement plus en lui demandant de vendre son corps alors que l'errant se contentait de lui demander d'utiliser ses yeux et ses oreilles. La chambre était plongée dans l'obscurité, mais Maerie pallia rapidement à ce problème en allumant des bougies qui projetèrent une lueur blafarde sur une pièce sommairement meublée. Un rapide coup d'œil suffisait amplement pour voir tout ce que la belle devait posséder, au final ils n'étaient pas si différents puisque tous les deux ne possédaient rien qui ne puisse tenir dans un sac. Bien qu'il doutait que ce soit là la vie dont la jeune femme devait rêver, Pryam se consolait en se disant qu'au moins elle avait un endroit où dormir et de quoi manger. C'était un luxe que certains ne possédaient pas.

     La jeune fille le tira de ses pensées en l'invitant à prendre place à la table ronde qui trônait dans la pièce, il s'exécuta docilement encore une fois tandis que la demoiselle s'éloigna vers ses armoires tout en lui proposant quelque chose à manger. Elle trouvait le moyen de s'excuser alors qu'elle avait déjà été bien aimable d'accepter de profiter de son temps libre pour répondre à sa demande plutôt particulière. Se sortant avec force de ses pensées, le chevalier répliqua aussitôt.

     ▬ Non, je vous remercie, je désire simplement vous parler et je vous en prie, ne vous excusez pas, vous êtes bien assez aimable de m'accorder un peu de votre temps. »

     Il l'observa quelques secondes, pas d'un regard inquisiteur ou quoi que ce soit d'autre, mais plutôt d'un air de réflexion. Maerie le déstabilisait, il ne savait jamais comment prendre la parole pour bien présenter les choses. Le protocole et tout cela lui était parfaitement familier, mais il ne s'adressait jamais à des prostituées, ou seulement pour refuser une proposition qui ne l'intéressait pas. A ses yeux, la jeune femme apparaissait comme une personne tout à fait normale, une roturière avec qui il serait amené à bavarder, seulement il ignorait totalement si elle-même se considérait comme telle. Après avoir déglutit, il se lança avec tout le calme dont il était possible, après tout si la demoiselle se sentait vexée de ses paroles ou de son comportement, elle le lui ferait bien savoir non ?

     ▬ Je ne vais pas vous déranger longtemps n'ayez crainte, je désirais simplement avoir quelques nouvelles depuis notre dernière discussion. Je sais que vous m'aviez dit ne rien savoir au sujet de la femme dont je vous avais parlé, mais j'avais espéré que depuis mon précédent passage les choses auraient évoluées. »

     Bien que sa voix se fasse légèrement hésitante, il ne détournait pas les yeux pour autant, même s'il fallait avouer que la pénombre environnante aidait beaucoup dans ce manque de gêne. Pryam faisait référence à sa dernière visite de Port-Réal qui remontait à quelques semaines déjà, avant que les Fer-nés n'attaquent Salvemer, il s'était trouvé dans le Conflans une bonne semaine avant le jour fatidique et en prenant compte du trajet, les choses avaient eu le temps de changer en ville. Cela dit, Maerie n'était peut-être pas au courant de toutes les nouveautés, Pryam n'était pas au fait des traditions des bordels, il ignorait totalement si c'était le carrefour des rumeurs ou si l'on y restait aussi muet qu'une tombe. Le silence était retombé depuis quelques secondes lorsque le jeune homme se rendit compte que la prostituée avait peut-être oublié qui il était réellement. A ses yeux la jeune femme était parfaitement rangée dans un coin de son esprit et il se souvenait de tous les détails de leur discussion, mais elle était le type de femme qui voyait défiler des dizaines d'hommes en une journée. Un de plus ne se démarquerait pas du lot. Un bref sourire d'excuse se dessina sur ses lèvres pleines tandis qu'il remédiait à cette éventualité.

     ▬ Veuillez m'excuser, je me rends compte que vous ne vous souvenez peut-être pas de notre discussion, j'imagine que vous devez avoir bien d'autres sujets en tête. Je faisais référence à Serena, une jeune femme brune et au physique attirant, j'avais envisagé qu'elle puisse être passée ici.... »

     L'estomac du jeune homme se tordait à cette seule idée, Serena en prostituée ! Même si Pryam respectait Maerie et toutes les femmes qui pouvaient travailler dans ce domaine, l'idée même que sa sœur chérie puisse avoir l'obligation d'écarter les cuisses pour gagner sa vie et pouvoir se nourrir, le rendant malade. Cela signifierait surtout qu'il était le pire frère que cette terre puisse porter. Et dire qu'il avait sottement imaginé qu'elle puisse devenir septa comme elle le lui avait fait croire, Serena était bien trop survoltée et trop inconsciente lorsque le feu de la passion brûlait en elle. La passion qui avait dû disparaître bien rapidement après qu'elle se soit enfuie de chez eux. Le natif du Val espérait sincèrement qu'elle était encore en vie, il aurait préféré la savoir travailler ici que morte sous une fausse identité.

     Pryam avait parlé de Serena de manière plutôt succincte lors de leur précédente discussion, il avait simplement présenté une jolie jeune femme de vingt-trois ans qui était native du Val et qui pouvait avoir été menée à travailler dans ce domaine pour survivre. Même si le jeune homme avait précisé qu'elle était plutôt versée dans les talents des dames, à comprendre la couture et des choses de ce genre, elle possédait un caractère qui ne lui permettrait pas de survivre longtemps en solitaire. La Serena que Pryam avait connue était douce, effacée, délicate, du genre à se faire marcher dessus par n'importe qui en somme. Maerie aussi dégageait un caractère doux et calme, mais les rumeurs qui courraient sur elle disaient le contraire. Si le blond avait jeté son dévolu sur la belle, c'était principalement parce qu'il avait aussi entendu dire qu'elle était d'une grande bienveillance. Ne sachant pas si elle avait la moindre information, il glissa toutefois sa main vers sa bourse pour la décrocher de sa ceinture et fouilla dedans quelques secondes avant de poser plusieurs pièces sur la table. Ce n'était certainement pas autant qu'elle devait pouvoir se faire en une passe, mais c'était bien plus qu'il ne dépensait habituellement pour une information, preuve de l'importance de la chose à ses yeux. Il ajouta quelques mots de manière à la rassurer.

     ▬ Ces pièces sont vôtres, que vous ayez une information à me donner ou non. Je paye toujours un travail. »

     En réalité le jeune homme n'avait même pas la preuve que la demoiselle puisse avoir enquêté sur quoi que ce soit, peut-être bien qu'elle n'avait même pas accordé une seule seconde à sa requête et lui dirait qu'elle avait cherché en vain. C'était sans importance, le blond était d'une nature confiante, il croirait ce que la prostituée lui dirait et si elle avançait le fait que Serena n'était pas à Port-Réal, le chevalier la croirait. Tout cela était très particulier comme situation, le sentiment d'exploiter la belle était plus présent que jamais, peut-être qu'elle n'en aurait pas l'impression, mais son habituel désir de faire les choses par lui-même reprenait le dessus. Il détourna finalement son regard du visage de Maerie pour observer les pièces posées sur la table, il ignorait si cela serait suffisant, c'était ce qui avait été déterminé lors de leur précédente conversation, mais peut-être que le prix aurait-il augmenté ? Le natif du Val hésita un bref instant, plissant son nez dans un geste de gêne, puis il reporta ses yeux céruléens sur le minois de la belle pour ajouter quelques mots.

     ▬ Si jamais vous désirez plus, il suffit de me le dire.... »

     Il était conscient que c'était une ouverture idéale pour que la demoiselle puisse en profiter, mais il y avait certaines choses qui n'avaient pas de valeur et le blond considérait que c'était le cas pour Serena. En profiterait qui voudrait.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Rendre service aux autres c’est se rendre service à soi-même ▬ Maerie

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