AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

[Terminé] « On rencontre parfois d'étranges voyageurs sur les routes. » ft. Edric

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 15 Déc 2011 - 13:52

Des rumeurs courraient, volaient, nageaient même depuis l’Ouest au sujet d’une flotte en train d’être construite par lord Lannister, du renforcement de la sécurité sur les villes côtières de l’Ouest et la Fer-Née en était contrariée, profondément. C’était dans l’Ouest que l’on faisait, à son sens, les meilleures razzias. Peut-être que l’enlèvement d’une fille noble avait réveillé les plus hauts seigneurs, elle n’en savait rien mais elle avait du changer par deux fois déjà ses projets et remonter le long de la côte, jusqu’à se retrouver en vue de Crakehall, qui ne semblait pas avoir reçu son renfort armé. Il était évident que la Fer-Née comptait en profiter, mais pas n’importe comment. La prudence restait de mise lorsqu’il s’agissait des terres de l’Ouest même si ne fus-ce que la moitié des rumeurs étaient vraies. Elle ne comptait pas périr sous la lame d’un chevalier aujourd’hui, ni même un jour prochain, tant qu’elle pouvait l’éviter. Ainsi, la Fer-Née prit grand soin de parfaire son déguisement, ce jour-là.
Il faut dire que si elle savait lire et écrire, Elyn n’en faisait que rarement usage. Pourtant, elle avait fait quelques recherches sur le Nord et avait fini par se choisir une famille, connue sans trop l’être. Elle était la fille du neveu de Lord Omble, une guerrière nordienne. Elle avait conservé son propre prénom, pour éviter de malencontreusement se tromper tout en évitant de décliner son identité si on ne l’y forçait pas. Elle avait beau se trouver loin du Nord et avoir prit ses précautions, il suffisait de tomber sur une personne affiliée à cette famille d’une façon ou d’une autre et la situation risquait de mal tourner. Elle avait pensé à se créer un déguisement venu de Dorne mais elle avait assez vite renoncé. Si sa peau et ses cheveux sombres pouvaient coller à l’allure typique de ces gens, elle en savait trop peu sur eux pour pouvoir s’y risquer. Au Nord, c’était différent. Elle connaissait des Fer-Nés qui y avaient été, et elle avait lu quelques pages sur leur histoire. A son sens, cela suffisait, et dans le pire des cas, elle se débarrassait du gêneur qui l’avait démasqué. Faucheuse n’était jamais trop teintée de rouge à son goût.

Ils avaient du trouver un endroit où jeter l’encre à la tombée de la nuit. Une demi-lune éclairait le ciel et elle décida donc d’être prudente. Elle parvint à gagner la terre en une bonne heure après avoir jeté l’ancre dans une crique aux alentours déserts. Ses hommes avaient néanmoins pour consigne de rester en alerte. Ils avaient beau être assez loin de Crakehall, elle ne volait pas d’accidents malheureux. Tuer les curieux et tout qui les auraient vu la, voilà quelle était sa consigne. Elle partit ensuite et finit par trouver une auberge, où elle vola un cheval. Il lui était nécessaire de monter sur ce maudit animal pour avancer plus vite et approcher suffisamment de sa cible. Elle ne visait pas le château en lui-même mais bien la ville tout autour et, à défaut, les faubourgs. Forcée de trotter, l’animal partit au galop et manqua de la désarçonner. Elle jura, et parvint à le remettre au pas, décidant que ce serait sans doute plus long, mais plus sur aussi. Elle n’avait aucune envie de tomber en pleine course, sans compter que la cotte de maille qu’elle avait sur le dos risquait d’imprimer ses maillons sur sa peau. C’était déjà arrivé, alors qu’elle s’entraînait avec le poids supplémentaire sur ses épaules. Elle l’avait volé à un homme qu’elle avait tué et l’avait faite ajuster une fois de retour chez elle. Elle avait été allégée, reprise sur son corps à merveille, mais pesait toujours son poids. Elle risquait de couler si elle la portait en pleine mer, si bien qu’elle la gardait pour jouer à la continentale quand elle descendait à terre faire ses repérages. C’avait toujours bien fonctionné jusque la et le seul qui l’avait percée à jour avait été le chevalier blond contre qui elle s’était battue et qui l’avait blessé lors de leur première rencontre. Elle avait failli le tuer mais s’était ravisée face à la valeur de l’homme qu’elle avait combattu, désireuse de l’affronter à nouveau un jour. Ils s’étaient revus plus tard, plus loin dans le Conflan et il l’avait reconnue, avec cet avantage sur les autres qu’il l’avait vue et affrontée auparavant. Elle jugeait donc son déguisement très bon et lui faisait confiance, sans pour autant se reposer sur ses lauriers. Il suffisait d’une fois pour que tout bascule, comme avec Aurane.

Il semblait à Elyn qu’elle chevauchait depuis des heures. Que ça soit ou non une impression, elle avait mal aux jambes et au dos. Elle se doutait fort qu’elle n’atteindrait pas sa destination aujourd’hui et fut plutôt contente d’avoir prévu le coup. Elle s’était donnée trois jours pour faire l’aller-retour et avait confié en son absence le commandement à un homme de confiance qui avait été fidèle à sa sœur jusqu’au bout et que Elyn avait toujours apprécié. Pas de problèmes de ce côté la.
Elle avait décidé d’attendre une auberge pour s’arrêter, désireuse de manger, mais elle avait fini par comprendre qu’il n’y en aurait sûrement pas avant un moment. Elle n’en pouvait plus, et elle était de mauvaise humeur. Elle n’aimait pas la forêt, tout comme elle n’aimait pas les chevaux. C’est pourtant à ce moment-là qu’une odeur vint lui chatouiller les narines. Elle ignorait de ce dont il s’agissait –hormis que c’était de la nourriture- et elle sentit son estomac gronder. Le fumet était agréable, elle fit donc avancer le cheval emprunté jusqu’à un renfoncement dans le chemin, où brûlait un feu et où était installé un jeune homme. Il ne semblait pas armé, et à vrai dire avait l’air plutôt fragile. Un autre fer-né n’aurait pas hésité à le tuer, mais Elyn n’était pas de la même trempe. Oh elle n’éprouvait pas la moindre pitié pour ce garçon, d’ailleurs elle avait tendance à ne pas apprécier les hommes incapables de manier ne fus-ce qu’un poignard, mais tuer pour tuer n’apportait absolument rien. De plus elle ignorait s’il n’avait pas des compagnons peut-être plus fort pour le protéger des dangers de la route. Elle cherchait la discrétion plus que les ennuis, ainsi elle attacha la bride du cheval à une branche d’arbre et mit pied à terre. Elle avait toujours eu une préférence pour l’océan, mais c’était toujours mieux que le dos de l’animal. Elle dessina un sourire sur ses propres lèvres et s’obligea à être polie. Elle venait du Nord après tout. « Bien le bonsoir jeune voyageur. J’ai parcourus une longue route et je suis affamée, vous semblez avoir un repas conséquent pour vous tout seul…Cela vous gênerait-il si je me joignais à vous ? » La Fer-Née faisait de son mieux pour ne pas paraître trop menaçante et les traits hérités de sa mère aidait assez dans l’entreprise. Elle devait avoir l’air dur mais pas barbare, tout un art. Elle avait pris la peine de s’entraîner.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Edric Estremont
Noble

Général
Que trépasse si je faiblis

♦ Missives : 189
♦ Missives Aventure : 67
♦ Age : 31
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
♦ Arrivée à Westeros : 25/04/2011
♦ Célébrité : Hayden Christensen
♦ Copyright : Seamus
♦ Doublons : Brynden Rivers
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Vertepierre, Estremont, Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
301/500  (301/500)


Message Sam 24 Déc 2011 - 2:14

Cela faisait maintenant plusieurs semaines qu’Edric et son cousin Loren avaient quitté Estremont et pendant cette longue période, ils avaient traversé les Terres de l’Orage, le Bief et entamaient maintenant un périple à travers les Terres de l’Ouest. Ce voyage n’était pas si anodin que cela puisqu’il avait pour but de trouver un bon parti auquel marier Jeyne, la jeune sœur d’Edric. Le jeune homme savait qu’elle lui faisait confiance et c’est pour cette raison qu’il ne pouvait pas la décevoir. Elle avait certaines attentes que l’on pouvait trouver normales dans l’esprit d’une jeune dame comme elle et de par l’amour qu’il éprouvait pour elle, Edric voulait tout faire pour la combler. Ainsi, même si cela lui prendrait du temps, il trouverait le mari idéal. Toutefois, à l’heure actuelle, cela ne semblait pas être des plus évidents. Malgré cela, il ne perdait pas espoir. Il devait bien y avoir un noble seigneur réunissant toutes les qualités voulues et même si Edric devait aller le dénicher au pied du Mur, il le ferait. Et puis, ce voyage n’était pas si mauvais en soit non plus puisqu’il pouvait apporter de nouvelles et surprenantes rencontres et avec elles, de nouvelles et futures alliances. Tout est bon, quand on souhaite renforcer son pouvoir et son prestige.

Lors d’un tel voyage, le problème le plus évident reste en général l’éternelle question de où et de comment va-t-on passer la nuit. Le mieux est bien entendu de faire des haltes régulières dans les villages, que ce soit dans une auberge, dans un relais routier ou même directement chez l’habitant. Ainsi, on évite de devoir dormir à la belle étoile et on évite aussi les malheureuses et inquiétantes rencontres avec les brigands. Edric n’en avait pas encore croisé jusqu’à ce jour mais il pensait toutefois pouvoir faire le poids face à un homme de ce genre et la situation semblait être similaire pour Loren qui était bien meilleur épéiste que lui. Malheureusement, les brigands ne se déplacent que très rarement seuls et c’était justement pour ça qu’Edric avait décidé de faire halte dans les auberges sécurisées. Du moins, c’est ce qu’ils auraient du faire…

La situation était en effet très différente depuis qu’ils étaient entrés sur les terres de lord Lannister. Ce dernier semblait avoir fait évacuer les côtes et de ce fait, les villages étaient totalement abandonnés, leurs maisons closes. Dans de telles conditions, il était plus que difficile d’obtenir l’hospitalité pour la nuit et Edric ne se voyait pas faire sauter une porte pour dormir à l’abri. Après tout, un village désert a de grands risques d’attirer les voleurs et dans une telle situation, il n’y a rien de mieux qu’une porte ouverte pour devenir une cible de choix… Loren et lui avaient donc évité ces lieux inhospitaliers pour le moment et ils avaient espéré rejoindre les grandes villes pour se mettre à l’abri pour la nuit. Cela avait relativement bien fonctionné jusque là, mais c’était en train de changer… Le soleil déclinait doucement dans le ciel et la ville de Crakehall était encore loin. Ils auraient bien entendu pu y arriver en forçant la bride, mais leurs chevaux étaient déjà fourbus par ce long voyage. Aussi, bravant les risques potentiels, Edric prit la décision de faire halte pour la nuit dans une petite forêt qui les protégerait relativement bien de la vue, mais aussi du vent venu de la côte toute proche.

Son cousin et lui commencèrent par s’occuper des chevaux, les dessellant tout en leur donnant à manger, puis ils rassemblèrent du bois et allumèrent un feu. A sa lumière, ils purent poursuivre les préparatifs et installèrent leurs couches pour la nuit. Il ne restait plus qu’à trouver le repas… Loren partit quelques temps dans les bois et il revint bien vite avec un lapin qu’il prépara pendant qu’Edric sortait une outre d’eau et cherchait leurs armes toujours accrochées aux selles. Il serait plutôt malvenu d’être désarmé si un brigand venait à arriver… Une fois l’animal nettoyé et enfilé sur une branche, il alla rejoindre le feu, prêt à cuir. C’est le moment que choisit Loren pour signaler qu’il avait repéré une petite source un peu plus loin et qu’il comptait y remplir leurs réserves d’eau. Edric n’était pas particulièrement enchanté par cette idée à la vue du ciel noircissant, mais ils n’avaient pas vraiment le choix… Certes, ils pouvaient attendre le lendemain matin avec le plein jour, mais leurs réserves s’amenuisaient vraiment et ils n’en auraient pas assez pour la nuit… A contrecœur, il laissa donc Loren s’aventurer dans le sous-bois.

Ce dernier à peine parti, le fumet du lapin commença à se faire sentir et en moins de temps qu’il ne faut pour dire « Par les Sept Enfers », un cheval se fit entendre plus loin, sur le chemin. Faisant mine de l’ignorer, Edric surveilla sa lame posée dans l’herbe, non loin de lui et il attendit. Il n’y avait qu’une seule monture qui approchait et elle ne semblait pas accompagnée. C’était déjà ça… Le cheval finit par s’arrêter non loin de leur petit campement et quelqu’un en descendit avant de s’approcher. Entendant cela, Edric porta le regard vers la personne et découvrit une jeune femme visiblement habituée des armes qui arborait malgré tout un sourire. Elle n’avait visiblement peur de rien pour arpenter ainsi les routes, seule… Elle le salua alors et demanda à ce joindre à lui pour son repas. Désignant le lapin qu’il tournait lentement au-dessus du feu, Edric répondit de manière qu’il jugea subtile pour mettre au clair la situation.
« Il n’est justement pas uniquement pour moi… Mais joignez-vous à nous, il y en aura suffisamment pour tous. » Repérant la lame qu’elle portait, Edric se tendit un peu, mais sans vraiment le montrer. Montrant du doigt le cheval de la nouvelle venue qui restait en arrière, il reprit la parole. « Vous voyagez léger, dites-moi… Il doit nous rester un sac à avoine par là, si vous voulez, le pauvre doit aussi être affamé. » Si la jeune femme avait l’intention de repartir aussi vite que le suggérait le traitement de son cheval, il allait falloir se méfier d’elle… Il serait donc plus rassurant pour tous qu’elle bouchonne sa monture et la desselle. Attendant de voir ce qu’elle déciderait, Edric abandonna son lapin et se laissa aller en arrière, s’éloignant quelque peu du feu bien chaud. « Ce n’est plus très fréquent de voir quelqu’un arpenter seul ces routes par les temps qui courent… Vous habitez dans les environs ? Je n’ai pourtant vu que des fermes abandonnées… »



Que trépasse si je faiblis

Revenir en haut Aller en bas
http://star-city-heroes.forumsrpg.com
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 25 Déc 2011 - 19:08

La jeune femme ne cherchait pas la bagarre. Elle n’était pas de celles –ou plutôt de ceux- qui tuent pour le plaisir d’avoir du sang sur les mains. Le danger que pouvait représenter ce garçon ? A première vue : Aucun. Mais la fer-née aurait été stupide de se fier uniquement aux apparences, quand elle avait semé dans son sillage tant de cadavres ayant fais la même erreur. Ainsi elle était sur ses gardes, en observant le jeune homme et en se permettant de lui parler. Elle avait laissé entrevoir le pommeau de son épée sans pour autant montrer d’ostensibles signes de menaces. Il semblait seul, mais cela aussi ne pouvait être qu’une apparence. Ses compagnons de route avaient pu…S’occuper ailleurs, et revenir sous peu. L’idée la dérangeait. Elle pouvait se débrouiller avec les hommes, après tout elle venait des Îles de Fer, mais encore une fois son but n’était pas le carnage ou le vol. Juste se nourrir et repartir en espérant que cette bête puante et désagréable tienne jusqu’à Crakehall. « Il n’est justement pas uniquement pour moi… Mais joignez-vous à nous, il y en aura suffisamment pour tous. » lui apprit-il, et elle acquiesça sans ajouter quoi que ce soit. Attendait-il vraiment quelqu’un ou étais-ce une ruse pour le lui faire croire au cas où elle aurait eu dans l’idée de le dévaliser ? Nous. Il parlait de nous mais ne précisait pas le nombre exact. Pour un si petit animal, pas plus de trois. estima-t-elle, du moins s’il l’invitait à partager leur repas. A moins que ses autres compagnons meurent de faim, ou ne chassent encore un gibier plus conséquent. Il y avait trop de variable, trop d’imprévus possibles. Elle n’aurait peut-être pas du s’arrêter, mais ce qui est fait est fait. Puis son estomac grondait, et il fallait qu’elle laisse l’intérieur de ses cuisses se reposer un peu. Décidément, elle n’aimait vraiment pas le cheval…« Vous voyagez léger, dites-moi… Il doit nous rester un sac à avoine par là, si vous voulez, le pauvre doit aussi être affamé. » Elle se tourna vers la bête, qu’elle regarda peut-être un peu trop longtemps. De l’avoine ? Elle ne connaissait pas. Ce devait être de la nourriture pour chevaux et ces animaux étaient très peu présent sur les Îles de Fer, en tous cas dans le Vieux Wyk. Elyn en avait déjà vu bien sur, elle savait à quoi ils ressemblaient, savait qu’ils pouvaient être dangereux lorsque leurs prenait la lubie de donner des coups de sabots ou de dents mais ignorait tout de la façon dont il fallait s’occuper de ces bêtes, au contraire des continentaux qui en avaient tous au moins un, ou une bestiole se rapprochant. Coincée, elle regarda l’endroit qu’il lui avait désigné. Il y avait deux chevaux et une espèce de sac en toile auprès d’eux. Les animaux n’avaient plus leur selle et elle supposait qu’elle était censée l’enlever. Ceci dit, pour une fuite en catastrophe, elle qui peinait déjà à rester sur le dos de l’animal avec la selle...Elle n’était d’ailleurs pas certaine de pouvoir remettre la dite selle. Ca n’avait pas semblé compliqué, mais elle avait volé le cheval encore tout équipé dans l’écurie d’une auberge. Elle avait assommé le garçon chargé de s’en occuper et était partie avec la bête. Depuis combien de temps ne s’était-il pas reposé ? Pas trop, à en juger par sa ténacité, à moins qu’elle ait dérobé un très bon destrier à un chevalier. Cette idée lui plaisait d’ailleurs assez.

Elle finit par se décider. Elle approcha de l’animal dont elle avait attaché les rennes à une branche d’arbre. Apparemment elle avait bien fais cela puisque la bête farfouillait le sol à la recherche, sans doute, d’herbe qu’il eu vite fait de dénicher. Elle s’étonna qu’il ne puisse s’en contenter. Excédée d’être aussi ignorante en ce qui concernait les chevaux –comment avait-elle pu laisser passer un tel détail ?- elle commença à ôter la selle. « Ce n’est plus très fréquent de voir quelqu’un arpenter seul ces routes par les temps qui courent… Vous habitez dans les environs ? Je n’ai pourtant vu que des fermes abandonnées…» Méfiant, on pouvait au moins reconnaître cette qualité au jeune continental. Sans doute étais-ce mieux pour survivre sur les routes de savoir se montrer méfiant et de ne pas accueillir n’importe qui près de son feu. Son statut de femme lui donnait sans doute l’avantage. La plupart des hommes la sous-estimaient, jusqu’à la voir à l’œuvre. En général, à ce moment, c’était bien trop tard pour eux. « C’est une longue histoire. Je reviens de Salvemer pour rentrer chez moi et il m’est arrivé bien des tracas sur la route. Ce cheval n’est d’ailleurs pas le mien, je l’ai trouvé errant sans cavalier. Les Sept seuls savent ce qui a bien pu lui arriver ! » Elle trouvait son histoire plutôt convaincante –et jurer par leurs faux dieux quelle bonne idée !- surtout qu’elle ne mentait pas vraiment. Elle aurait du se trouver à Salvemer mais à la place, une sale blessure infligée par un maudit chevalier blond qu’elle avait épargné en récompense de son obstination –une qualité qu’elle appréciait- alors qu’il était clairement condamné. Elle avait reçu juste avant cela une sale blessure au flanc, possible puisqu’elle ne portait jamais sa cotte de maille lors des razzias. Elle ne s’en était rendue compte qu’une fois revenu sur la veuve Noire. Enfin disons qu’elle s’était rendue compte du tour tragique qu’aurait pu prendre la plaie si elle n’avait pas eu un guérisseur à bord. Il l’avait recousue et avait versé de l’eau salée dessus. Désormais, sa peau la tirait et la démangeait parfois à cet endroit. Toujours est-il qu’elle avait du rester cloîtrée dans la forteresse Bonfrère jusqu’à ce que la plaie soit refermée, au risque de la rouvrir au moindre mouvement trop brusque. Elle avait donc raté l’offensive sur Salvemer et en voulait presque à mort, au chevalier blond. Si jamais leurs routes se croisaient, elle ne commettrait pas l’erreur de l’épargner de nouveau.

Elle finit d’ôter la selle et la posa sur une branche basse d’un arbre, trouvant cela plus malin que de la laisser traîner au sol. Après tout c’était un accessoire important pour la réussite de sa mission tout autant que pour le confort de ses fesses. Elle risquait de hacher la bête en petits morceaux si la douleur devenait trop pénible. Elle encaissait pourtant relativement bien ce genre de sensations, mais celle la en particulier…Non. Elle était fourbue, fatiguée, et ne passerait sûrement pas une bonne nuit ce soir, puisqu’elle ne dormirait que d’un œil si c’était ici. « Je m’appelle Elyn. Chez moi aussi nous avons quelques problèmes avec les Fer-nés, je suppose que c’est d’eux que vous parliez en évoquant les temps qui courent…Comme ils sont plus nombreux ici que dans le Nord j’ai décidé de prendre le problème à la source ! » Demi mensonge, encore. Pour le moment, le gros des navires s’était concentré sur les terres de l’Ouest et le Conflans avant de remonter vers le Bief. Peu avaient encore été dans le Nord, et pour cause. On parlait de terribles guerriers, de côtes bien défendues, puis de démons des marais…Oh si Crakehall se révélait inattaquable, elle ne manquerait pas d’aller tout de même faire un tour dans le Nord, histoire d’évacuer la frustration de voir les terres de l’Ouest rendues inaccessibles. « Et vous, pourquoi parcourir des routes dangereuses ? » Non pas que ça l’intéressait véritablement mais il lui semblait que pour une fois, la politesse était de mise alors elle posa la question. Elle pourrait peut-être savoir ce que lui et son autre compagnon –ou compagne ?- de route fabriquaient sur des côtes censées être évacuées. Elle avait compté sur Crakehall au vue de sa situation, à la frontière des terres, mais elle commençait à douter de pouvoir attaquer l’endroit.
Elle n’avait qu’une seule envie : S’asseoir. Pourtant, elle prit une poignée d’avoir dans sa main et alla la donner à son cheval, qui lui aurait mangé les doigts avec si elle n’y avait pas pris garde. Elle essuya la bave et les résidus sur son pantalon puis jugea plus malin d’en mettre encore deux poignées sur le sol. La bête se jeta dessus et la fer-née déguisée alla s’asseoir près du feu. Elle en aurait soupiré de soulagement…Les courbatures commençaient vraiment à la faire souffrir, son estomac grondait, et l’animal embroché sur le feu lui faisait de l’œil. A cet instant précis, elle se fichait pas mal des éventuels autres compagnons du jeune homme. Si elle avait du chasser, elle n’aurait sûrement pas mangé ce soir. En soi, il y avait plus dramatique mais le cheval creuse bien plus que la mer.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Edric Estremont
Noble

Général
Que trépasse si je faiblis

♦ Missives : 189
♦ Missives Aventure : 67
♦ Age : 31
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
♦ Arrivée à Westeros : 25/04/2011
♦ Célébrité : Hayden Christensen
♦ Copyright : Seamus
♦ Doublons : Brynden Rivers
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Vertepierre, Estremont, Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
301/500  (301/500)


Message Mer 28 Déc 2011 - 20:25

Observant le lapin qui grésillait au-dessus du feu, Edric garda aussi son attention rivée sur la jeune femme qui venait d’arriver. Elle semblait seule et pas très musclée, mais ça ne voulait rien dire. Après tout, elle pouvait avoir des compagnons un peu plus loin sur la route et du coup, il fallait se méfier. Parce qu’au final, même s’il tentait de semer des graines de doute dans l’esprit de la visiteuse, son seul et unique compagnon restait le jeune Loren, son cousin, qui était tout sauf une montagne de muscles… Il l’observa donc, cherchant à comprendre qui elle pouvait être et surtout, ce qu’elle faisait ici. Amie ou ennemie, il allait de toute façon rester sur ses gardes. La jeune femme commença à retirer la selle de sa bête alors qu’Edric posait une nouvelle question, d’une discrétion plus ou moins relative. La visiteuse lui répondit alors tout en poursuivant sa tâche. Elle mentionna revenir de Salvemer pour rentrer chez elle, rencontrant plusieurs difficultés en chemin au point de récupérer un cheval solitaire perdu sur les routes…

On pouvait évidemment douter de cette histoire, mais il fallait bien l’avouer, si c’était un mensonge, il n’était pas si mauvais que ça. En effet, dans un certain sens, ça permettait d’éluder toutes les questions relatives au cheval et c’était plutôt une bonne chose, vu qu’elle ne semblait pas particulièrement douée avec la pauvre bête… Quoi qu’il en soit, ce n’était pas le plus important. En effet, elle avait aussi indiqué qu’elle revenait de Salvemer, ce qui laissait donc bien croire qu’elle habitait dans la région, ou au moins dans le Bief voisin. Au vu des cartes de Westeros, c’était le plus probable puisque c’était ce qui expliquait le mieux pourquoi on aurait évité la grande route royale pour passer par les côtes. Elle était peut-être fermière dans le coin ? Mais quel rapport avec Salvemer dans ce cas ? S’était-elle rendue à un marché ? Et où se trouvait son chariot, dans ce cas ? Edric n’eut pas le temps d’y penser plus avant qu’elle apporta de nouvelles interrogations à son esprit…

Annonçant qu’elle s’appelait Elyn, elle mentionna aussi venir… du Nord ? Avait-il bien entendu ? Mais alors, que faisait-elle ici ?! Surtout si ses proches avaient eux-aussi des problèmes avec les Fer-nés. Il devait y avoir anguille sous roche, pour le coup… Redoublant de méfiance, Edric se rapprocha à nouveau du lapin – et de son épée – afin de le faire légèrement tourner sur sa broche improvisée quand la jeune femme posa à son tour une question. Attendant avant d’y répondre, Edric prit le temps de réfléchir un peu à ses propos. Il en profita aussi pour l’observer à nouveau alors qu’elle allait chercher de l’avoine pour le fourrer directement dans la bouche de son cheval avant d’en laisser tomber encore plus à même le sol… Décidément oui, elle ne devait pas en avoir vu beaucoup dans sa vie !

Revenant s’installer dans l’herbe, à l’écart des flammes, Edric posa son regard sur la jeune femme, Elyn, et se décida enfin à lui répondre.
« En fait, nous sommes simplement en voyage. Nous espérions atteindre Crakehall pour la nuit, mais nos chevaux étaient fatigués et ils n’auraient sans doute pas tenus le choc. Alors nous avons du faire une halte, même si ce n’est pas le meilleur coin pour ça, je dois bien l’avouer… » Puis, comme piqué par une mouche, le jeune homme se releva d’un bon et se dirigea vers son paquetage. Farfouillant un petit moment, il en sortit deux outres de peau avant d’en laisser retomber une, pratiquement vide. Secouant l’autre, il sourit et s’adressa à Elyn. « Vous avez soif ? » Puis, sans même attendre la réponse, il lui envoya le petit contenant. « C’est un vin dornien. Pas mauvais, mais pas au goût de tout le monde. Si vous préférez de l’eau, il va falloir attendre qu’on revienne avec. »

Edric retourna ensuite s’asseoir à sa place, entre sa lame et son feu et recommença à tourner le lapin qui commençait à prendre une très belle couleur. « Ca sera bientôt prêt, je pense. Mais dites-moi ! Je me posais une question… Si ce que vous m’avez dit est vrai, vous devez être sacrément perdue, non ? Pour rentrer chez vous depuis Salvemer, il suffisait d’aller plein nord or là, vous êtes plutôt allée au sud. Il est vrai que la côte est belle, mais ça reste dangereux pour une femme seule et même si elle est armée… Où alors, vous ne m’avez pas tout dit… » Le ton suspicieux fut rapidement dissipé par un petit sourire que ponctua une petite boutade. « J’ai vraiment l’air si dangereux que l’on se méfie de moi ? »



Que trépasse si je faiblis

Revenir en haut Aller en bas
http://star-city-heroes.forumsrpg.com
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 31 Déc 2011 - 11:09

La Fer-née faisait de son mieux pour préserver secrète son identité, mais elle était certaine d’enchaîner les fautes vu la façon dont le regardait le continental. L’envie de simplement l’égorger, de prendre l’animal grésillant sur le feu et de sauter en selle pour partir au galop la tenaillait de plus en plus. Sauf qu’il y avait plusieurs failles dans ce plan et plusieurs éléments inconnus : Quand reviendrait son ou ses compagnons ? Elle pariait pour un seul puisqu’il n’y avait que deux chevaux, trois avec le sien. C’était quantité négligeable en réalité, surtout s’ils n’étaient pas des guerriers –et celui-ci n’en avait pas l’air. Puis tuer, prendre, partir, c’était bien joli…Mais si elle avait déjà du mal à cheval, comment pourrait-elle tenir toute une course poursuite ? Ou une course tout court. Elle allait être désarçonnée et s’écraser dans les feuilles et les cailloux, risquant de se casser quelque chose et donc d’être à la merci de ses éventuels poursuivants s’il s’avéraient qu’il y avait plus d’un homme et que la rivière était plus loin qu’elle ne l’aurait cru. Puis il fallait bien avouer qu’elle était vraiment fatiguée…S’il le fallait absolument, elle prendrait sur elle pour tenir une chevauchée supplémentaire mais soit le cheval soit elle y laisserait la peau. Elle pariait sur le cheval. Si elle avait gagné en patience, c’était une toute autre chose quand elle se retrouvait au milieu des arbres et devait en plus se faire passer pour une noble guerrière polie. Quelle blague, la noblesse ! Sur les îles, elle avait beau en être une au sens technique, ça ne l’avait pas rendue plus…Dame, pour autant. Elle risquait d’en avoir assez et de continuer à pied, abandonnant le cadavre de la bête aux charognards. Juste pour passer ses nerfs…
Lorsqu’elle vint enfin poser ses fesses sur le sol, des fourmis parcoururent ses jambes et elle toucha ses mollets douloureux. S’il n’y avait eu que celle partie de son corps pour la faire souffrir, elle n’en aurait rien eu à faire, mais son humeur exécrable ne faisait qu’augmenter à mesure que le temps passait. Loin de l’océan, elle se sentait mal. La fatigue, son corps endoloris, la faim, lui donnait envie d’expédier les modalités et le fait qu’elle prenne si bien sur elle prouvait qu’elle avait vraiment bien mûris depuis l’époque de ses quinze ans…« En fait, nous sommes simplement en voyage. Nous espérions atteindre Crakehall pour la nuit, mais nos chevaux étaient fatigués et ils n’auraient sans doute pas tenus le choc. Alors nous avons du faire une halte, même si ce n’est pas le meilleur coin pour ça, je dois bien l’avouer… » Encore ce nous, décidément il insistait et cela prouvait à la jeune fille qu’il n’était pas idiot…Et peut-être effrayé. Tant mieux, la peur émousse le tranchant des lames. Elle ferait pareille pour l’épée qu’il ne cessait de tripoter pensant qu’elle ne le voyait pas. L’œil aiguisé, la fer-née n’avait rien à envié à quiconque lorsqu’il s’agissait de combat ou des préludes d’un combat. Elle était quasiment certaine d’avoir le dessus mais n’avait pas envie de se battre pour le moment, pas vraiment. C’aurait été inutile, trop facile et trop peu satisfaisant.

« Vous avez soif ? » Il lui lança une gourde qui atterrit sur ses genoux. Elle considéra la chose avec une certaine méfiance, consciente qu’elle pouvait renfermer n’importe quelle plante perfide poussant sur le continent. Mais elle avait soif et ne l’avait rien vu verser dedans, surtout que l’outre était encore fermée. « C’est un vin dornien. Pas mauvais, mais pas au goût de tout le monde. Si vous préférez de l’eau, il va falloir attendre qu’on revienne avec. » Ah, du vin de Dorne…Parce qu’en plus il essayait de la saouler ? Elyn buvait souvent, sur les Îles ou lors d’un banquet donné par son père pour l’un ou l’autre raison, souvent le passage du Cruel dans le Vieux Wyk ou le retour de sa fille d’une razzia bienheureuse. Sceptique, elle regardait la bouteille. Ils n’avaient pas vraiment le même genre d’alcool qu’eux, sur le continent…Elle ignorait ce que valait celui-ci et s’il pouvait être relativement fiable. Elle décida de ne pas y toucher et d’attendre la fameuse eau. Elle avait soif, mais pas au point de perdre sa méfiance naturelle.
Elle jouait avec l’outre de vin sans l’ouvrir et regardait le lapin cuir. Son estomac criait famine et ses yeux adoraient la couleur qu’il était en train de prendre. Ca allait lui faire du bien, nul doute. « Ca sera bientôt prêt, je pense. Mais dites-moi ! Je me posais une question… Si ce que vous m’avez dit est vrai, vous devez être sacrément perdue, non ? Pour rentrer chez vous depuis Salvemer, il suffisait d’aller plein nord or là, vous êtes plutôt allée au sud. Il est vrai que la côte est belle, mais ça reste dangereux pour une femme seule et même si elle est armée… Où alors, vous ne m’avez pas tout dit… » Elyn se figea et sans doute ce réflexe allait-il la trahir. Evidemment…Il fallait qu’il y aille une faille dans le plan et elle se maudit de ne pas avoir pris la peine de vérifier sur une carte du continent. A vrai dire elle n’y avait même pas pensé. Erreur fatale. Son interlocuteur était manifestement plus intelligent qu’elle n’aurait pu le penser. Il devait sûrement avoir reçu une bonne instruction et donc être noble pour être si doué en géographie –c’était son cas à elle aussi sauf qu’Elyn n’avait jamais eu d’affinité avec cette matière à partir du moment où on dépassait la frontière des Îles. « J’ai vraiment l’air si dangereux que l’on se méfie de moi ? » Il avait dis cela sur un ton léger, mais elle n’était pas dupe, elle ne l’était plus. Elle n’aurait pas du s’arrêter, encore moins ôter cette maudite selle du dos de son cheval. Désormais elle allait devoir le tuer. Non pas que l’acte la dérange, loin de la, c’était les implications sur la suite de sa soirée. Elle allait devoir se dépêcher de manger, de repartir et peut-être tuer le compagnon du garçon. Et se reposer entre deux cadavres…Idée intéressante, tant qu’ils ne commençaient pas à sentir. Personne ne viendrait la déranger ici, le jeunot l’avait dis lui-même : Les côtes avaient été évacuée, il n’y avait plus rien, plus personne. J’ai l’air vraiment si dangereux ? Elle n’en avait pas l’air, elle, pourtant elle l’était. Toujours raide, sa main glissait l’air de rien vers le haut de sa botte. Elle y cachait un poignard, plus pratique que Faucheuse dans ce cas précis. « Qui sait… » répondit-elle en le surveillant du coin de l’œil. Il était toujours occupé avec le lapin, mais son épée n’était pas loin de lui. Point positif ? Elle était du côté où Elyn était assise. Point négatif ? S’il s’en saisissait avant elle, il avait l’avantage de la distance. Sa lame étant plus grande que celle de la Fer-Née il pourrait la tenir en respect sans trop devoir bouger. Elle devrait donc être plus rapide que lui pour l’égorger. « Vous le dites vous-même, les temps qui courent sont dangereux. Les pillards sont sans foi ni loi, peut-être ont-ils décidé de se tapir dans les fourrés et d’attaquer des voyageurs, l’air de rien… » Elle sourit, toujours un peu crispée. C’était elle, la pillard sans foi ni loi et elle savait très bien qu’aucun fer-né ne recourrait à un stratagème aussi stupide. Pas quand le pillage de masse rapporte autant. Mais les continentaux ont toujours eu tendance à la paranoïa en ce qui les concernait, elle le savait. « Peut-être êtes-vous un de ces pillards, déguisé en petit noble. Ou peut-être faites vous partie d’une bande de voleur qui profite de l’absence des habitants pour dévaliser les maisons, emporter les éventuels biens qui restent. Peut-être…Je m’attends à tout. Je n’aurais pas survécu si longtemps si j’avais été naïve et confiante, vous ne croyez pas ? » C’est la qu’elle se mit à bouger.

La distance était en réalité bien moindre qu’elle ne l’aurait cru et ses réflexes durent surprendre le continental, car elle se retrouva sur lui en peut-être deux ou trois secondes. D’un geste, elle fit glisser l’épée plus loin et lui colla sa propre lame sous la gorge, appuyant assez fort pour ébaucher une plaie qui, bientôt, deviendrait béante. Un genou sur sa poitrine, elle le dominait et le maintenait par la force de ses membres. L’une de ses mains était sur son épaule et appuyait, l’autre tenait le poignard qui le menaçait. « Ou peut-être que c’est moi, la méchante de cette histoire…Ca m’apprendra à oublier de vérifier mes cartes. C’est tellement plus compliqué de s’orienter avec tous ces arbres et ces chemins… » Pas tellement en fait, à partir du moment où elle connaissait sa destination, la fer-née ne s’était jamais perdue. Mais elle savait très bien que, lâchée au milieu du continent, elle errerait sans pouvoir s’y retrouver. La mer était son terrain, pas la terre. Puis la terre la rendait irascible et franchement désagréable ce qui, avec un caractère comme le sien, n’était pas vraiment une bonne nouvelle. « La curiosité est un bien vilain défaut…Regarde où ça te mène ? » Elle sentait presque son pouls battre follement contre sa lame. Réaction physiologique normale…Elle appuya un peu plus et l’arme se teinta d’un joli rouge. Quelques gouttes, rien de plus. « Dis moi juste une chose, avant que je ne t’égorge. Qu’est ce qui m’a véritablement trahi ? » Tirer la leçon de ses erreurs était important. Au moins ne serait-il pas mort pour rien…Il allait permettre à la Fer-Née de mieux tromper ses prochains ennemis et donc peut-être de les laisser vivre plus longtemps. Sacrifice altruiste.
Ah ah.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Edric Estremont
Noble

Général
Que trépasse si je faiblis

♦ Missives : 189
♦ Missives Aventure : 67
♦ Age : 31
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
♦ Arrivée à Westeros : 25/04/2011
♦ Célébrité : Hayden Christensen
♦ Copyright : Seamus
♦ Doublons : Brynden Rivers
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Vertepierre, Estremont, Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
301/500  (301/500)


Message Lun 2 Jan 2012 - 17:05

Bien qu’il surveillait toujours la jeune femme sans vraiment en avoir l’air, Edric s’intéressait aussi beaucoup à son lapin. Après tout, il avait faim et ça serait vraiment très bête de le laisser cramer sur sa broche. Surtout que ça ferait sans nul doute gueuler Loren quand il allait revenir et qu’il allait être encore plus difficile de chasser une nouvelle bestiole dans la nuit. Regardant la visiteuse du coin de l’œil, Edric constata qu’elle n’avait même pas fait mine de déboucher l’outre pour boire, ce qui pouvait signaler trois choses. Premièrement, elle pouvait simplement ne pas avoir soif, mais dans ce cas le plus logique aurait été de le dire. Deuxièmement, elle pouvait aussi ne pas aimer le vin dornien, mais là encore, elle aurait tout simplement pu le signaler. Ainsi, si elle ne buvait pas, c’était pour une toute autre raison, la troisième… Elle avait peur qu’il veuille la saouler ou pire, l’empoisonner. En même temps, cette deuxième hypothèse était totalement saugrenue, sauf si l’on considérait le fait qu’il se promenait toujours avec une outre de vin empoisonné sur lui, mais ça tenait plus de la folie qu’autre chose. De ce fait, soit elle n’était qu’une paysanne qui avait peur que l’on abuse d’elle en la faisant boire, soit elle était tout autre chose… Et la peur du poison ne suggérait rien de bon pour lui.

C’était d’ailleurs ce que lui confirmait malheureusement la suite. En effet, alors qu’il s’interrogeait sur la raison de sa présence ici, Edric jura avoir vu la jeune femme se tendre brièvement, comme si elle avait redouté qu’il ait mis le doigt sur quelque chose. Ainsi, elle jouait visiblement bel et bien un double jeu avec lui… Mais quant à savoir ce qu’elle cachait, c’était sans doute le plus dangereux. Pourvu que Loren ne débarque pas au mauvais moment ! Les choses pourraient très mal tourner… Il fallait donc essayer de calmer le jeu et de détendre l’atmosphère. Ainsi, Edric décida qu’il allait tenter quelque chose mais elle le devança, reprenant la parole de manière quelque peu inquiétante… Pire, ce qu’elle se mit à dire et la manière dont elle le fit laissait même penser qu’elle était ce qu’il avait supposé au premier abord, une jeune femme sans foi ni loi prête à tuer pour voler quelques pièces. Après tout, qui d’autre pouvait encore vivre dans les environs, de toute façon ? Puis elle le fit presque sourire en suggérant que lui-même pouvait être ce voleur ! Etait-elle sérieuse ? Bon, il était vrai que de son point de vue à elle, la situation sonnait tout aussi bizarrement qu’elle le faisait pour lui, alors pourquoi pas…

Souhaitant mettre les choses au clair, Edric délaissa donc le lapin quelques instants pour faire face à Elyn. Et en un éclair, les choses étaient différentes ! Le jeune homme avait du mal à saisir ce qu’il y avait eu mais les choses redevinrent vite claires et il comprit enfin. Tâtonnant de la main, il dut se rendre à l’évidence. La jeune femme était bel et bien une voleuse ! Elle devait lui avoir sauté dessus en écartant son épée et voilà qu’il se retrouvait allongé sur le sol, un léger mal au crâne et surtout, une lame froide appuyée contre la gorge… Le genou pesant sur sa poitrine bloquait quelque peu sa respiration et l’empêchait aussi de se débattre. Dans ces conditions, la moindre tentative de rébellion se solderait par un échec fatal pour lui… Déglutissant comme il pouvait, Edric tenta malgré tout de faire bonne figure quand Elyn s’adressa à nouveau à lui. Elle expliqua que ce pouvait être elle la criminelle… Comme si ça ne semblait pas évident. Elle mentionna ensuite sa mauvaise curiosité en pressant davantage la lame et Edric put sentir un petit filet chaud… Du sang ? Qu’allait-elle faire ? Elle posa ensuite une question pour savoir ce qui l’avait trahie…

Déglutissant une nouvelle fois, Edric réfléchit à la situation… Allait-il l’énerver ou pas ? Avait-il une chance de s’en sortir vivant ? Impossible à savoir. Dans ce cas, autant ne pas lui donner ce qu’elle attendait.
« Tout… » Et encore, c’était presque pire que ça. « Vous avez tout raté. Rien que la manière dont vous vous êtes occupé du cheval, n’importe quel paysan fait mieux. Vous ne venez sans doute pas du Nord et même pas de Westeros. Où alors, de ces barbares des montagnes. » Un instant, il imagina qu’elle pouvait être une sauvageonne, mais comment aurait-elle pu arriver aussi bas au sud ? Il sentit la lame s’appuyer mais ne s’arrêta pas pour autant. « Il y avait la géographie aussi. Un Nordien ne se serait jamais trompé là-dessus donc vous devez venir d’un endroit éloigné de Salvemer. Et encore… » Levant les yeux, il fit attention à la cotte de mailles et eu une nouvelle intuition. « Il y a la tenue aussi. On voit rarement des femmes en cotte de mailles, à part chez les brigands. Et puis dans le Nord, j’ai entendu dire qu’ils préféraient le cuir et les peaux aux armures métalliques. Je peux me tromper peut-être, mais depuis le début, vous n’aviez pas l’air à votre place. Une sauvageonne ? Vous êtes très au sud, quand même… » C’est alors qu’il eut le déclic ! « Cette odeur… Celle de la mer… Vous n’êtes quand même pas… » Il écarquilla les yeux, comme s’il avait vu l’Etranger en personne. « Une Fer-née !? »



Que trépasse si je faiblis

Revenir en haut Aller en bas
http://star-city-heroes.forumsrpg.com
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 4 Jan 2012 - 11:29

Elle sentait le doux arôme de la peur s’échapper du corps de sa proie. Il avait peur et il avait bien raison. Son poignard bien planté sous sa gorge, la Fer-Née était résolue à le tuer. Elle était fatiguée, elle avait faim et son seul désir était de prendre la bête en train de griller et de s’en aller trouver un coin plus tranquille pour se reposer. Peut-être l’une des maisons abandonnées dont il avait parlé sur la côte. Si elles étaient abandonnés, justement, personne ne viendrait l’ennuyer et si elle tombait face à d’autres fer-nés ou des brigands, elle n’aurait aucun mal à se faire soit reconnaître, soit se défendre. Après tout, les brigands du continent ne devait pas valoir grand chose. Quoi qu’il se passe, où qu’elle soit, le fait qu’elle soit seule l’empêcherait de se sentir en sécurité et elle ne tournait toujours que d’un œil. Il était de toute façon clair que les côtes avaient été évacué, ce serait le cas pour Crakehall et elle devrait remonter bien plus au Nord pour trouver un village à razzier. Certains de ses pairs y avaient déjà été et ramenaient des histoires folles au sujet de guerriers des marais et d’ailleurs de guerriers tout court qui valaient cent fois les chevaliers des contrées plus chaude du continent. La capitaine ignorait si c’était des racontars de soudards pour justifier un cuisant échec mais elle avait bien envie d’aller jeter un œil d’elle-même, sur ces gens si rudes. Pour cela elle devrait changer de déguisement et il serait bon de savoir ce qui n’avait pas fonctionné dans celui-ci afin de l’améliorer et de ne plus commettre d’autres erreurs. Puis elle devrait se pencher sur sa géographie…La simple idée la fatiguait. Comme celle de tuer, en fait. Elle avait besoin de reprendre des forces, pas de dépenser celles qui lui restaient. Maudit gamin…Une raison de plus pour laisser derrière elle un cadavre ! Il l’avait contrariée.

« Tout… » souffla-t-il en réponse à sa question et la fer-née fronça ses sourcils. Elle ne s’était pas vraiment attendue à de la franchise. A croire que la terreur donnait des ailes au petit garçon. « Vous avez tout raté. Rien que la manière dont vous vous êtes occupé du cheval, n’importe quel paysan fait mieux. Vous ne venez sans doute pas du Nord et même pas de Westeros. Où alors, de ces barbares des montagnes. » Elle grimaça. En fait il ne l’avait pas réellement démasquée…Il avait juste compris qu’elle ne venait pas du Nord et donc qu’elle mentait, mais elle aurait très bien pu réinventer un mensonge sur le tas pour justifier les détails, comme celui du cheval. En même temps n’avait-on jamais vu un cheval sur les îles de fer ? Trop escarpé, trop difficile d’accès. Dans le Vieux Wyk, ils étaient totalement absent et si Elyn en avait déjà vu, c’était lors de razzia, en train de piétiner le corps d’un homme ou de donner un coup de sabot. Les chevaux de guerre, entraînés pour aider au maximum leur cavalier. Du coup, elle s’était toujours méfiée de ces animaux tant ils étaient dangereux et inutiles pour son peuple. Pouvaient-ils galoper sur l’eau ? Non. « Il y avait la géographie aussi. Un Nordien ne se serait jamais trompé là-dessus donc vous devez venir d’un endroit éloigné de Salvemer. Et encore… » Il la regardait d’une façon un peu trop assistante à son goût. Elle portait une cotte de maille par dessus ses habits, qu’elle avait volé et faite ajuster pour ses expéditions sur le continent. Elle pensait que le fait de voir qu’elle lui allait très bien pourrait convaincre n’importe qui de sa légitimité en tant que fille cadette d’un noble nordien. Fausse idée ? Ca avait toujours fonctionné jusqu’ici, hormis pour le chevalier blond mais il connaissait son visage pour l’avoir affronté dans une précédente razzia. Ou ce garçon était diablement malin ou tous ceux qu’elle avait rencontré depuis qu’elle avait repris la succession d’Aurane étaient des imbéciles. « Il y a la tenue aussi. On voit rarement des femmes en cotte de mailles, à part chez les brigands. Et puis dans le Nord, j’ai entendu dire qu’ils préféraient le cuir et les peaux aux armures métalliques. Je peux me tromper peut-être, mais depuis le début, vous n’aviez pas l’air à votre place. Une sauvageonne ? Vous êtes très au sud, quand même… » Une sauvageonne ? Elyn ne connaissait pas ce terme, il faut dire qu’elle avait déjà assez à connaître du continent sans s’intéresser aux éventuels peuples alentours. Elle connaissait des choses sur les îles d’été, mais une sauvageonne…Ce devait être leur façon de désigner des barbares. Des autres barbares.

C’est la que le petit se mit à pâlir. Aussi gris qu’un cadavre, il semblait véritablement terrifié désormais. Elle ne pu s’empêcher de sourire, ravie de faire un tel effet. Et certaine désormais qu’il n’avait rien d’un chevalier. « Cette odeur… Celle de la mer… Vous n’êtes quand même pas… » Ses yeux s’écarquillèrent, la compréhension explosant dans son regard. Elyn se mit à rire. « Une Fer-née !? » La surprise, la peur aussi et pourtant c’était assez évident si son déguisement avait été percé. Sourire amusé collé aux lèvres, lueur effrayante au fond des yeux, sa lame se remit à caresser la peau du jeune garçon. « Bien sur que je suis une fer-née…Je ne sais même pas qui sont tes sauvageons et tes barbares des montagnes ! » répondit-elle , son regard suivant le tracé de sa lame qui s’éloignait un peu de son cou pour caresser de la pointe la peau juste au dessus de ses vêtements. « Tu es diablement intelligent pour un petit garçon du continent…Cela doit compenser le fait que tu n’as rien d’un homme, ni d’un chevalier. Ton compagnon en est peut-être un, alors. » Pensive, elle semblait lui parler tout en se parlant à elle-même. Son genoux fermement posé sur la poitrine du garçon changea de position pour se mettre à sa droite. Ainsi elle le chevauchait et avait le champs libre si l’envie lui prenait de jouer avec sa proie avant de l’achever. Elle n’était pas une femme sadique mais avait encore envie de savoir quelques petites choses. « Qui es-tu donc…Tu ne ressembles pas à un paysan vu ta façon de parler et de te tenir. Et ton éducation…Un petit noble ? Ca expliquerait ton incompétence martiale. » Après tout il s’était laissé désarmer par une femme, de son âge voir plus jeune que lui et avait été tout simplement incapable d’attraper son arme. De plus, il n’avait manifestement aucun instinct guerrier, sinon il se serait méfié d’elle. Pour une fois, les apparences n’avaient pas été trompeuse…Occupée à raisonner, le poignard de la fer-née défaisait la chemise du petit nobliau non pas dans un but intime mais simplement pour avoir de la peau nue à disposition. Elyn n’était certes pas une sadique mais elle était joueuse. Il faudrait peut-être le convaincre un peu de parler…

« Combien crois-tu que je puisse te monnayer ? Ton père est riche ? » A chacune de ses questions, un bouton sautait et le métal froid touchait la peau fragile du jeune garçon –elle refusait de le qualifier d’homme car pour elle il n’en était pas un. Lorsqu’elle eu ouvert sa chemise d’un dernier geste, brutal, de son poignard, elle contempla le torse du garçon. Pas véritablement musclé, pas comme un guerrier, pas comme les hommes de chez elle. Elle poussa un soupir. « Décevant… » murmura-t-elle et elle décida d’appuyer la lame de son poignard sur son pectoral et d’y tracer un sillon rouge. Le sang se mit à couler et elle en récupéra un peu avec son index libre. « Ca te fera une blessure de guerre…On pensera que tu t’es défendu ! Une goutte de sang, une goutte d’honneur… » Elle suça son doigt tâché et le considéra un instant avant d’hausser les épaules. Elle aimait bien faire cela, parfois, sans raison précise. Comme si goûter le sang de l’ennemi lui permettait de l’évaluer en profondeur. Bien sur ce n’était pas le cas, ça aurait été trop facile. Personne ne goûtait ce qu’il était, dommage d’ailleurs elle aurait pu déterminer s’il s’agissait d’un vrai noble. L’idée de l’échanger contre une rançon lui était venue un peu par hasard mais n’était fondamentalement pas mauvaise. Au pire, elle le garderait comme serviteur chez son père. Ou le tuerait. Elle avait plusieurs idées sur son destin et ne parvenait pas à décider de laquelle choisir. « D’ailleurs ça me fais penser que tu ne t’es pas présenté. J’ai été honnête sur ce point, je m’appelle vraiment Elyn…Elyn Bonfrère. Et toi, dis moi ? J’ai envie de savoir si ton petit nom serait synonyme de dragons d’or ou si je dois en finir tout de suite… » Au moins la perspective de rançonner une maison noble réconforterait ses hommes. Elle partagerait ce butin qui consolera de l’échec coup sur coup du village des Conflans et de Crakehall. Puis l’idée d’avoir de l’or lui plaisait…Sans compter que son nom circulerait alors sur le continent. Sorte de gloire, devenir une cible à abattre lui plaisait assez. D’autant plus si elle le rendait abîmé…Se doutant qu’il lui faudrait peut-être une autre motivation pour parler, sa lame glissa jusqu’à son ventre et un peu plus bas, son tranchant contre la peau sans pour autant l’entailler. « Et ne me mens pas. Je m’en rendrais compte tôt et tard. Je risquerais alors de me fâcher et toi de te retrouver…Et bien disons comme encore moins qu’un garçon. » Elle déchira un peu le tissu de son pantalon, juste pour rire. Elle se demandait vaguement s’il allait s’abandonner de terreur. Elle avait déjà vu des adversaires être ainsi humilié, elle avait trouvé ça amusant et pitoyable à la fois. Elyn n’aimait pas du tout ce qui était pitoyable…
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Edric Estremont
Noble

Général
Que trépasse si je faiblis

♦ Missives : 189
♦ Missives Aventure : 67
♦ Age : 31
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
♦ Arrivée à Westeros : 25/04/2011
♦ Célébrité : Hayden Christensen
♦ Copyright : Seamus
♦ Doublons : Brynden Rivers
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Vertepierre, Estremont, Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
301/500  (301/500)


Message Jeu 12 Jan 2012 - 15:35

HP : Message posté en Hide en raison de son contenu.




Que trépasse si je faiblis

Revenir en haut Aller en bas
http://star-city-heroes.forumsrpg.com
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 14 Jan 2012 - 11:59

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Edric Estremont
Noble

Général
Que trépasse si je faiblis

♦ Missives : 189
♦ Missives Aventure : 67
♦ Age : 31
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
♦ Arrivée à Westeros : 25/04/2011
♦ Célébrité : Hayden Christensen
♦ Copyright : Seamus
♦ Doublons : Brynden Rivers
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Vertepierre, Estremont, Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
301/500  (301/500)


Message Mar 31 Jan 2012 - 15:58




Que trépasse si je faiblis

Revenir en haut Aller en bas
http://star-city-heroes.forumsrpg.com
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 5 Fév 2012 - 17:25

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Edric Estremont
Noble

Général
Que trépasse si je faiblis

♦ Missives : 189
♦ Missives Aventure : 67
♦ Age : 31
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
♦ Arrivée à Westeros : 25/04/2011
♦ Célébrité : Hayden Christensen
♦ Copyright : Seamus
♦ Doublons : Brynden Rivers
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Vertepierre, Estremont, Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
301/500  (301/500)


Message Jeu 16 Fév 2012 - 19:43




Que trépasse si je faiblis

Revenir en haut Aller en bas
http://star-city-heroes.forumsrpg.com

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

[Terminé] « On rencontre parfois d'étranges voyageurs sur les routes. » ft. Edric

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]
» Ces vérités étranges qui parfois vous traversent l'esprit
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» Hermione Granger ( terminée)
» 101 TH AIRBORNE (Armée terminée en 1 semaine de quickpainting)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-