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Le beau moment d'une dette, c'est quand on la paie ▬ Elyn

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Pryam Templeton
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Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
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Message Lun 12 Déc 2011 - 13:10

     L'attaque de Salvemer remontait à quelques temps déjà, environ une semaine, Pryam avait séjourné en ville deux ou trois jours après le soir fatidique, le temps de préparer ses affaires avant de pouvoir reprendre la route. Il avait été engagé par lady Rivanon pour défendre sa ville contre les natifs des îles, comme beaucoup d'autres chevaliers il avait parfaitement rempli son revoir et son contrat pouvait donc être considéré comme terminé. Après avoir remercié et salué les quelques personnes qu'il avait rencontré durant son bref séjour dans la demeure des Mallister, le jeune homme avait finalement fait savoir à son écuyer qu'ils partaient en direction de l'Ouest. Certes, les attaques de ces pirates avaient tout doucement cessées dans cette région, mais Pryam avait entendu dire que l'armée du Val avait été mise en marche pour rejoindre Port-Lannis. Il fallait avouer que le jeune homme avait été plutôt étonné d'entendre cela, les Arryn avaient toujours entretenus des relations paisibles avec les Lannister, mais il ne parvenait pas vraiment à comprendre ce qu'un homme comme lord Tybolt pouvait avoir à faire d'une armée essentiellement composée de paysans vivant dans les montagnes du Val.

     Peu importait au final, le chevalier errant ratait souvent beaucoup de faits importants en parcourant les routes et il avait déjà été surpris plusieurs fois en apprenant des évènements qui auraient eu lieu dans sa région natale. La seule chose à retenir dans tout cela avait été que lady Maura, que Pryam ne pouvait s'empêcher d'admirer depuis leur dernière rencontre où elle lui avait offert la mule de son écuyer, s'était rendue dans l'Ouest avec bon nombre de soldats. Le natif du Val espérait étrangement que certains membres de sa famille soient du lot, même s'ils n'avaient jamais été très proches – et c'était peu de le dire – ils partageaient tout de même le même sang et cela réjouirait le cœur du jeune homme de pouvoir à nouveau apercevoir de lui le visage que l'un de ses frères cadet, ou même pourquoi pas, de son père. Ce n'était pas une idée qu'il aurait envisagée il y a quelques mois de cela, mais disons que le mal du pays et de la famille commençait à se faire sentir après plus de dix années passées à voyager à travers tout Westeros. Passé un certain moment, l'on pouvait oublier les bêtises passées et avoir envie de voir un visage familier, même s'il n'avait jamais été orné d'un sourire lorsqu'on l'avait connu plus jeune.

     C'était donc dans cette optique que le chevalier s'était naturellement dirigé vers le Sud du Conflans, décidant de toujours marcher près des côtes afin d'éviter de se perdre dans les vastes plaines de la région. Il chevaucha plusieurs jours en compagnie de son écuyer, discutant brièvement avec lui afin de parfaire ses connaissances en matière de blasons et de maisons, le jeune garçon se montrait toujours parfaitement à la hauteur à la grande satisfaction de son chevalier. Ils firent quelques haltes dans des petits villages sans grande importance où l'auberge était tout juste bonne à à accueillir des visiteurs, puis reprenaient la route aussitôt. Même s'ils n'étaient guère pressés par le temps, Pryam préférait toujours avancer rapidement pour éviter de trop traîner sur les routes, la sécheresse se faisait toujours aussi rude et le blond souhaitait éviter de trop faire souffrir ses montures dont principalement le cheval de bât qui en avait vu passer des années.

     C'est par obligation qu'il décida donc de s'arrêter dans un village du coin alors que la nuit approchait doucement, ils auraient encore pu avancer quelques heures, mais auraient été contraints de dormir à la belle étoile, chose qui n'était pas franchement conseillée avec les brigands qui traînaient dans le coin. Le temps d'avoir installé les chevaux dans l'écurie de la taverne et avoir payé de quoi louer les chambres, il conseille à Ewald de s'occuper sans faire de vagues, ajoutant qu'il allait faire un tour dans les environs. C'est donc seul que le chevalier errant sortit dans les rues de la petite bourgade pour en profiter un peu afin de se changer les idées. Il bavarda avec quelques marchands à qui il ne comptait rien acheter, puis se dirigea vers le centre du village en regardant autour de lui jusqu'à ce que ses yeux se posent sur une silhouette habillée plutôt chaudement pour la période. Peut-être que le regard de Pryam ne se serait pas attardé sur elle s'il n'avait pas retenu ce détail, quoi qu'il en soit le jeune homme contempla la silhouette quelques instants jusqu'à ce que la personne ne se retourne et qu'il ressente une désagréable impression de déjà-vu. Cette femme avait pratiquement le même visage qu'une Fer-née récemment croisée, avant l'attaque de Salvemer pour tout dire, mais que ferait une native des îles en plein milieu d'un village, sans armes apparentes et surtout sans escorte ? La question tourna plusieurs fois dans son esprit et il décida de laisser cela de côté alors que la jeune femme s'éloignait.

     Ce ne fut que plus tard dans la soirée, alors que la nuit était déjà tombée, que Pryam se décida à sortir une fois de plus pour aller confirmer ou annuler ses mauvaises impressions. Il était rentré à l'auberge en compagnie de Ewald et fit savoir au jeune garçon qu'il ressortait un petit moment afin de s'assurer de quelque chose. Le jeune garçon ne protesta pas et ne posa pas de questions comme son rôle d'écuyer le voulait, le chevalier se glissa donc hors du bâtiment, son épée toujours accrochée à sa ceinture et son poignard à portée de main. Il lui fallut un bon moment avant de localiser à nouveau la silhouette, elle s'était glissée dans les ruelles plus désertes de la ville et avait délaissé le centre-ville du petit village. Visiblement la femme n'avait pas entendu approcher le chevalier qui avait fait out son possible pour rester discret, il décida d'approcher alors qu'elle était de dos. C'était un bon moyen pour prendre le dessus sans compter qu'il n'avait nulle intention de la blesser. Le chevalier errant se glissa dans la dos de l'inconnue pas si inconnue avant de placer sa main sur la poignée de son poignard, puis il repoussa la femme en avant pour la coller de force contre le mur d'une maison en tirant son arme de son fourreau pour glisser quelques mots à la Fer-née.

     ▬ Je vous déconseille de bouger. »

     Toujours poli comme à son habitude, il était encore capable de s'excuser de tuer quelqu'un dans certains moment. Pryam glissa rapidement sa main vers la ceinture de la jeune femme histoire de la désarmer pour éviter qu'elle ne lui retourne un coup de hache en plein visage, puis lorsqu'il fut assuré qu'elle n'était pas en mesure de l'attaquer – sauf si elle avait une arme cachée ailleurs bien sûr – il attrapa son épaule pour la forcer à se retourner et lui faire face. Ses yeux analysèrent un moment le visage de la femme en partie dissimulé par l'obscurité de la nuit, puis il conclut son intervention.

     ▬ Que vient donc faire une Fer-née ici ? Vous prévoyez d'attaquer ce village ? Je suis désolé, mais il va falloir m'accompagner jusqu'aux gardes de ce village, je n'ai aucune envie de vous tuer, mais je n'hésiterai pas si vous m'y obligez. »

     Un simple avertissement, elle pouvait bien le prendre comme elle voulait, il ne tuait pas inutilement et cette femme serait certainement plus utile vivante que morte, sans compter qu'elle lui avait laissé la vie sauve lors d'une précédente rencontre. Cela ne signifiait toutefois pas qu'il allait la laisser filer pour ses beaux yeux, en bon chevalier qu'il était, le natif du val n'imaginait pas une seule seconde faire preuve de pitié vis-à-vis d'un Fer-né, homme ou femme. Après tout, c'était du pareil au même non ?


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Jeu 15 Déc 2011 - 12:40

C’était une de ces nuits sans lune, d’un noir encre au point qu’on distinguait difficilement devant soi. La Veuve Noire s’était approchée de la côte dés que le jour avait décliné et avait profité de la présence d’une crique pour mettre à l’eau une barque. A l’intérieur se trouvait trois personnes. Deux qui ramaient, et la troisième, enveloppée dans une cape aussi noire que la nuit ambiante. Ils mirent une bonne heure avant que la barque ne s’échoue sur le sable. La silhouette descendit à terre et ordonna qu’on l’attende jusqu’à l’aube. Elle savait que si elle n’était pas revenue d’ici la, il était peu probable qu’elle revienne. Par sécurité, elle ordonna que l’on renvoie la barque le lendemain soir, juste au cas où, puis elle s’en alla. Elle remonta le long du chemin et se mit à marcher jusqu’au village côtier qu’elle avait repéré. Elle voulait savoir si l’attaquer valait la peine, et surtout s’il y avait des gardes. Elle savait que l’Ouest prenait des mesures drastiques, mais le Conflans ne semblait pas encore s’être décidé sur la marche à suivre. Certains chevaliers s’étaient installés dans les villages côtiers, engagés par des petits seigneurs pour défendre leur terre. Elle n’avait pas peur d’un chevalier, ni même de cinq. Elle craignait seulement que leur nombre soit trop important. Elle craignait qu’un accident malheureux comme celui qui avait tué Aurane ne se reproduise et c’était d’ailleurs pour cela qu’elle allait elle-même à terre. Certains capitaines avaient engagé des espions sur les côtes, d’autres, plus insouciant, attaquaient sans vraiment se poser de questions. Aurane, elle, envoyait un ou deux hommes pour juger des défenses de l’endroit, quand elle le pouvait. Sauf que le jour de sa mort, les hommes qu’elle avait envoyé n’avaient pas remarqué les chevaliers. Et elle en était morte. Depuis l’accident, Elyn, devenue capitaine de la Veuve Noire, avait décidé d’aller voir elle-même de quoi il en retournait, peu désireuse d’envoyer ses hommes se faire tuer pour rien. Elle en profitait pour repérer les lieux et indiquer les endroits qui lui semblaient les mieux fournis. Rapide, efficace, de temps en temps elle trouvait même une femme ou l’autre qu’elle ramenait à la forteresse Bonfrère en tant que servante ou catins. Elle en avait offert une à son père, récemment, et il semblait en être assez content. Elyn l’avait payée au fer-prix en tuant son mari armé alors d’une fourche.

Elle avait volé un cheval sur sa route. Elle n’aimait pas ces animaux et n’était pas très douée pour l’équitation mais parvenait tout de même à tenir sur leur dos sans avoir l’air trop ridicule, ou du moins trop suspecte. Camouflée par sa longue cape déchirée sur le bas, elle portait Faucheuse à la ceinture et avait enfilé la cotte de maille qu’elle avait prise sur un chevalier aux couleurs Lannister. Elle l’avait faite ajuster et alléger, et la portait souvent lorsqu’elle se rendait sur le continent. En règle générale, elle se faisait passer pour une femme du Nord, connaissant la réputation qu’avaient certaines d’être de vraies guerrières. Ainsi, elle avançait, déguisée au mieux, jusqu’à la ville côtière dont elle ignorait le nom. Et peut-être n’en avait-elle pas, quoi qu’elle lui semblait être assez grande pour en posséder un. Elle descendit du cheval volé et lui frappa sur la croupe, pour qu’il reparte d’où il était venu. Il se mit à trotter et elle se désintéressa de lui.
L’endroit était animé et fort éclairé. Lorsqu’elle y était arrivé, la nuit n’avait pas encore tiré sur le noir encre comme elle allait le devenir un peu plus tard dans l’histoire, mais le soleil s’était presque totalement incliné. Sans les torches, elle n’y aurait pas vu à trois pas et ces paysans lui rendaient service sans même en être conscient. Elyn se mit à marcher, l’œil attentif au moindre signe d’hommes armés présents dans l’endroit. Elle ne cherchait pas uniquement des chevaliers en armure –après tout si elle était pleine de stratagème, eux n’étaient pas en reste. Non, elle regardait après les hommes armés, ou les hommes avec l’adéquate dégaine qui auraient pu vouloir se déguiser. Elle tournait dans la ville, discrète, et en repéra un.
Et pas des moindres.

Elle connaissait ce chevalier blond pour l’avoir affronté, une fois. Il lui semblait que c’était hier, tant la cicatrice qu’elle portait au flanc s’était remise soudainement à la démanger. Ils avaient combattu lors d’un raid, et il lui avait tenu tête. C’était le premier homme qui y parvenait depuis un moment et Elyn avait apprécié l’expérience. Comme elle ne portait jamais sa cotte de maille lors des razzias, il n’eut pas de difficulté à lui entailler profondément le flanc, mais elle parvint à lui rendre le coup à l’identique ou presque. Son sang avait tâché la lame de Faucheuse, et elle était prête à l’achever…Sauf qu’elle n’avait plus eu d’adversaires aussi valeureux depuis longtemps et que tuer un tel homme au sol ne représentait pas d’attrait à ses yeux. Ainsi elle avait préféré le laisser vivre, espérant le rencontrer un autre jour pour terminer ce qu’ils avaient commencé. Soigner la blessure qu’il lui avait infligé avait été assez pénible, mais les bons soins d’un prêtre du Dieu Noyé ainsi que des bandes imprégnées d’eau de mer avaient eu raison de l’éventuelle infection qui aurait du la terrasser. On lui avait dis de ne pas bouger pendant un moment, ce qui l’avait empêché d’être de la partie à Salvemer. Elle comptait bien se rattraper sous peu. La présence du chevalier blond l’y encourageait plutôt et elle aurait bien été le saluer, dans son insouciante insolence habituelle si elle n’avait pas eu plus urgent à faire. Ainsi elle profita d’un groupe d’ivrognes pour se fondre dans la foule et le semer, continuant son tour de repérage.
Elle n’oubliait pourtant pas le chevalier.

Il lui fallut deux bonnes heures pour s’assurer que la ville représentait une cible facile. Elle avait repéré deux demeures où il serait intéressant de faire un tour et avait croisé quelques femmes du genre qu’appréciaient ses hommes. Elle avait tout à y gagner et allait retourner dans la crique pour regagner la Veuve Noire quand quelqu’un la surprit par derrière, la plaqua contre le mur. Elle le sentit dégainer son arme. « Je vous déconseille bouger. » Elle connaissait sa voix. C’était le chevalier blond…L’avait-il suivis depuis tout à l’heure ? Peu probable, elle s’en serait forcément rendu compte mais la situation dans laquelle elle se trouvait était sa faute. Elle n’aurait pas du endormir sa vigilance vis à vis de lui. Il passa sa main sur le côté de son flanc où fleurissait une magnifique cicatrice, pour ôter Faucheuse de son fourreau avant de la retourner pour lui faire face. « Que vient donc faire une Fer-née ici ? Vous prévoyez d'attaquer ce village ? Je suis désolé, mais il va falloir m'accompagner jusqu'aux gardes de ce village, je n'ai aucune envie de vous tuer, mais je n'hésiterai pas si vous m'y obligez. » Il y eu une seconde de battement, puis deux, durant lesquelles la Fer-Née scruta le visage du chevalier. Quand elle fut bien certaine qu’il était sérieux, elle éclata de rire. Pensait-il qu’elle allait gentiment se rendre et l’accompagner sans faire d’histoire pour être décapitée au petit matin ? Elyn était l’héritière des Bonfrère de Shatterstone, l’unique fille encore en vie de lord Kennos et capitaine de la Veuve Noire. Ce simple dernier fait la condamnait d’office. « Tu devrais abandonner la chevalerie et devenir bouffon, tu aurais du succès. » Inutile de préciser que la Fer-Née n'avait pas une once de politesse malgré l'éducation de dame qu'avait voulu lui donner sa mère. Elle ne vouvoyait personne en dehors de son père, encore moins un chevalier aussi naïf. Penser qu’elle allait se rendre était risible, mais ne pas avoir pris la peine de la fouiller correctement l’était encore plus. Elle portait des dagues sur elle, et tenait déjà l’une d’elle contre le ventre du chevalier. « C’est comme cela que tu me remercies pour t’avoir laissé la vie ? C’est plutôt malpoli, moi qui croyait les chevaliers du continent courtois avec les dames. » Ceci dit dans cette position, au mieux ils s’entretuaient et ce n’était dans l’intérêt d’aucuns. « Ceci dis je peux t’éventrer, c’est l’un de mes passes-temps favoris. » Elle avait beau sourire d’un air insolent, c’était loin d’être une plaisanterie et quelque chose lui disait que le chevalier le savait.
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Pryam Templeton
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Message Jeu 15 Déc 2011 - 18:28

     Ce n'était qu'une Fer-née, une tueuse sans pitié, Pryam le savait bien et pourtant il ressentait une légère hésitation à l'idée d'avancer brutalement sa lame pour trancher la gorge de la jeune femme. C'était une sensation étrange, le chevalier avait déjà tué plusieurs Fer-nés, pendant l'attaque de Salvemer, alors qu'il défendait quelques petits territoires de seigneurs mineurs, mais cette fois-ci, quelque différait. Il connaissait celle qui lui faisait face, ou plutôt il l'avait déjà croisée, ils s'étaient affrontés et la Fer-née lui avait laissé la vie sauve. Cela rendait le tout plus difficile, ser Symond son père aurait sans aucune doute honte de son héritier s'il apprenait que sa main avait hésité, un bon chevalier n'hésite jamais lui répétait-il sans cesse. Alors Pryam n'était pas un bon chevalier. Il ne fallait pas faire de sentiments dans un tel métier, sans quoi l'autre prenait rapidement le dessus et n'hésiterait pas à lui trancher la gorge à la place. C'était une Fer-née, cruelle et profiteuse, s'il ne la tuait pas, elle aurait le sang de dizaines d'innocents sur les mains d'ici quelques semaines, il était de son devoir de débarrasser Westeros de cette raclure. Et pourtant la lame de son épée restait fixe alors qu'elle se gaussait de lui en suggérant de troquer son armure contre une tenue de bouffon. Cela le laissa de marbre, les railleries glissaient sur lui sans l'atteindre, surtout venant d'une telle créature. Pryam resta silencieux tandis qu'elle enchaînait en lui reprochant presque de ne pas l'avoir laissée se pavaner en toute tranquillité dans la ville. Il la regardait droit dans les yeux, puis elle lui fit une remarque qu'il savait tout à fait justifier, sans que cela ne dessine autre chose qu'une profonde neutralité sur le visage du blond. Quelques secondes de silence avant qu'il ne réplique d'un ton presque trop calme.

     ▬ Alors faites-vous plaisir, seulement je doute que vous réussissiez à me tuer d'un coup et j'aurais le temps de vous dénoncer si ce n'est de vous blesser grièvement. Tuez-moi, mais cela ne vous sauvera pas la vie pour autant. Il la fixa dans les yeux. J'ai prévenu plusieurs personnes de votre présence ici. »

     C'était faux, il n'aimait pas mentir, mais savait le faire lorsque le besoin se présentait et pour le coup, s'il tenait à ne pas la tuer, il allait falloir qu'il use de stratagèmes détournés, bien que cela ne l'enchantait guère. Le chevalier errant n'était pas idiot même si la jeune femme devait penser le contraire, il se doutait bien qu'elle devait avoir un, si ce n'est plusieurs poignards dissimulés à des endroit stratégiques. Elle aurait tôt fait d'en sortir un pour le tuer si l'envie lui en disait, pourtant il avait décidé de ne pas la fouiller complètement. Le natif du Val recula légèrement, juste assez pour parer une attaque rapide sans pour autant lui laisser l'occasion de filer sans qu'il ne puisse l'atteindre. Pryam espérait qu'elle se sentirait inquiète à l'idée d'être mise devant le risque d'avoir réellement été dénoncée. Quelques secondes de silence passèrent avant qu'il ne le brise.

     ▬ Si vous êtes encore en vie c'est uniquement parce que vous avez laissé la mienne sauve. Et ne me faites pas rire, vous n'êtes pas une dame, vous pourriez tout aussi bien vous joindre à moins pour jouer les bouffonnes. »

     Il avait beau être aimable et doux, ce n'était pas pour autant qu'il se montrerait délicat vis-à-vis d'une Fer-née, elle restait une membre du peuple qui pillait et tuait des innocents depuis bientôt une – trop – longue année. En temps normal, le jeune homme n'aurait pas hésité une seule seconde, il l'aurait plaquée au mur et lui aurait proprement planté son épée en travers du cœur, elle aurait certainement eu le temps de réagir, mais l'avantage de la surprise aurait été non négligeable. Toutefois, la femme avait fait preuve de pitié à son égard, enfin lui l'identifiait comme de la pitié, il avait du mal à concevoir qu'elle puisse avoir une autre raison de laisser la vie sauve à un chevalier qu'elle devait mépriser. Les femmes étaient des manipulatrices, l'errant l'avait appris à ses dépends, mais une Fer-née était encore pire. L'on racontait qu'elles étaient plus sournoises et encore moins dignes de confiance qu'un espion des terres et même si le blond ne portait que très peu d'importance aux racontars des tavernes, il avait aussi appris qu'il n'y avait pas de fumée sans feu. Si elles n'étaient pas toutes aussi sournoises, elles étaient dangereuses et il ne le perdait pas de vu.

     Il ne cherchait nullement à faire de l'humour en la taxant à son tour de bouffonne, mais envisager qu'il puisse la laisser en vie et la traiter comme une dame des terres, c'était se moquer du monde. Bien qu'il était très à cheval sur les règles de bienséance, il n'allait pas faire un baise-main à une Fer-née pendant qu'elle lui plantait sa dague dans le cœur tout de même. Un tel comportement je serait pas un manque de politesse, mais de la bêtise à l'état pur. Tout simplement. Le chevalier leva légèrement son épée pour parer une éventuelle attaque, la jeune femme ne lui avait pas répondu, elle était restée muette sur la raison de sa présence ici, mais Pryam ne comptait pas céder aussi facilement. Alors que son regard céruléen trouvait avec difficulté celui de la guerrière dissimulée dans l'obscurité, il reprit.

     ▬ J'espère pour vous que vous ne m'avez point laissé en vie dans l'espoir que je puisse vous rendre la pareille. Vous vous seriez gravement fourvoyée, je fais déjà preuve de trop de gentillesse en ne vous tuant pas, alors ne vous attendez pas à mieux venant de ma part. »

     L'on pouvait avoir l'impression qu'il s'excusait presque de ne pas pouvoir faire plus pour elle, mais c'était très loin d'être le cas. Le jeune homme voulait être sûr qu'elle comprenne clairement qu'il n'y avait aucune chance pour que leur précédente rencontre entre plus en ligne de compte qu'une légère amabilité de la part du chevalier. Celui-ci imaginait aisément que si cela se savait, on le lui reprocherait bien assez. Mais peu lui chalait, il ne quittait pas la dangereuse femme des yeux, guettant le moindre mouvement suspect de sa part où le moindre signe qui indiquerait qu'elle comptait d'en-aller et lui fausser compagnie d'une manière peu cavalière. Un bref silence s'installa entre les deux protagonistes avant qu'il ne le brise une fois de plus, sans que sa voix ne se fasse plus menaçante pour autant. Signe de faiblesse ? Non, simple habitude qu'il possédait.

     ▬ Je ne vous demanderais pas une troisième fois ce que vous faites ici. Est-ce que vous comptez attaquer dette ville ? Je vous conseille vivement d'oublier tout cela, il est hors de question que je vous laisse partir et même si vous êtes amenée à me tuer, votre présence aura été éventée. Vous feriez mieux d'y songer sérieusement. »

     Il existait deux types de chevaliers, ceux qui tallaient dans le vif du sujet sans même réfléchir, des impulsifs qui vivaient généralement peu de temps, puis il existait les chevaliers qui ne se battaient que lorsque c'était inévitable. Pryam était un peu un mixe des deux, mélange raté de l'avis de certains, il savait se battre, mais n'aimait pas tuer et il lui était difficile de considérer supprimer la vie de quelqu'un sans même avoir tenté de le convaincre de se repentir. Il doutait sérieusement que ses paroles puissent avoir un quelconque effet sur la jeune femme et décida donc de poser clairement les choses, de toute manière une telle personne ne se rendrait jamais et il leur faudrait combattre si chacun s'entêtait. Cela le désolait, elle aurait été bien plus utile vivante que morte. Raffermissant sa prise sur l'épée qui avait déjà goûté plusieurs fois le sang des Fer-nés, il conclut.

     ▬ Puisque vous allez repousser tout ce que je viens de dire, autant sortir vos armes dissimulées et nous battre pour clore cela plus rapidement. Je constate qu'il n'y a effectivement que le sang qui plait à ceux de votre espèce.... »


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Message Sam 17 Déc 2011 - 16:00

Il sembla à Elyn que le chevalier n’était pas très friand de l’humour noir, voir de l’humour tout court. Il lui semblait aussi manquer cruellement de jugeote et de bon sens, ainsi que d’instinct de survie. La Fer-Née ne se croyait pas invincible, loin de la. Assister à la mort d’Aurane lui avait fais prendre conscience de sa terrible mortalité, mais si elle avait réussi à le faire tomber une fois, elle réussirait sans doute une seconde. Le chevalier était-il imbu de sa personne pour imaginer le contraire ? A n’en pas douter. Il la tenait toujours très près de lui, alors que le poignard de la fer-née caressait son ventre. Elle sentait la lame de l’épée chevalière contre sa peau, et n’était pas certaine d’être assez vive pour éviter elle-même le coup fatal. Mourir ici ? Hors de questions. Le chevalier lui répondit comme si elle avait à peine ouvert la bouche. Il la menaça, et la prévint qu’il avait signalé sa présence à plusieurs personnes. Elyn n’en croyait pas un mot, pour la simple et bonne raison qu’il ne se serait alors pas présenté seule à elle, encore moins après avoir subis une défaite de sa part et ne devoir la vie qu’au désir qu’elle entretenait de l’affronter à nouveau. Elle ne répondit pourtant pas, encore moins quand il l’associa au nom de bouffonne. Elle n’était pas spécialement susceptible lorsque les insultes venaient d’une bouche continentale qui, à son sens, ne connaissaient absolument rien de l’existence, de ses délices et de ses douleurs. Ils étaient tellement différents d’elle, des siens. Leurs Dieux étaient mensongers, ils se croyaient hommes alors qu’ils ne valaient pas mieux que des femmes –et pas des fer-nées non. Elle n’avait rien à apprendre d’eux, rien à entendre. Elle ne l’avait d’ailleurs pas laissé en vie pour cela. Elle aimait ses talents au combat, qu’elle n’avait jamais vu chez un seul autre des chevaliers qu’elle avait affronté. Elle ne l’avait sûrement pas laissé vivre pour son bel esprit et son visage en cœur.

Il la prévint alors, de ne pas penser qu’une vie en vaudrait une autre. Que l’avoir laissé continuer à respirer n’excuserait pas sa présence, et qu’il n’hésiterait pas à la tuer. Elle ne s’était pas attendue à autre chose de la part d’un continental et n’avait pas cherché à copiner avec lui. Elle n’avait même pas cherché à le revoir, en réalité. Le fait qu’il soit la l’embarrassait assez. Elle n’avait pas pu attaquer Crakehall comme dans ses plans initiaux puisque le lion avait fait évacuer les côtes et les faisait surveiller par sa flotte toute neuve et ses armées. Elle avait donc du remonter bredouille jusqu’à la Veuve Noire après avoir constaté cela de ses yeux et ne comptait pas infliger à ses hommes une seconde déception. Cet endroit n’avait pas l’air gardé, en dehors du chevalier blond et elle était tout à fais prête à le tuer si besoin en était.
Menace, encore une menace. La même, qu’il répétait en changeait quelques mots, en l’agrémentant d’une nouvelle idée. Menace…Idiote et stupide menace. Elyn n’avait pas peur. Elle avait beau se sentir nue sans Faucheuse, elle portait plusieurs poignards qui feraient l’affaire pour tuer le chevalier. Lui trancher la gorge, le lui planter dans l’œil, elle n’avait pas de préférence pourvu qu’il cesse simplement de croire qu’une seule de ses paroles pouvait la faire changer d’avis, la faire hésiter, et donc l’effrayer. L’affrontement semblait inévitable entre les deux et elle était désavantagée sans son épée. A moins qu’il ne soit assez honorable pour la lui rendre ? Elle en doutait. Elle était « d’une autre espèce », celle des monstres barbares qui vivent sur les îles. Les clichés continentaux l’avait toujours beaucoup fais rire et ça n’était pas prêt de s’arrêter. Sortir ses armes et l’affronter. Bien, si cela était ce qu’il désirait. « Tu es ridicule. » répondit-elle pourtant, en mettant son arme bien en vue. Elle chercherait à récupérer Faucheuse avant tout. Son acier avait soif du sang du chevalier et elle ne l’en priverait pas deux fois s’il se comportait ainsi. Non pas qu’elle s’attendait à autre chose. Ce qui la dérangeait pourtant dans le fait de le tuer, c’était s’encombrer d’un cadavre. Si on trouvait un chevalier mort dans une ruelle, on renforcerait la surveillance, il y aurait peut-être même d’autres chevaliers, vu la paranoïa due aux Fer-Nés qui s’était abattue sur tout le continent. Elle risquerait de tomber par la suite dans un piège. Mais elle ne pouvait pourtant pas le laisser repartir en vie sans changer une nouvelle fois ses plans. Le temps de se décider, elle opta pour développer son propos. Elle avait toujours eu la langue acérée et bien pendue. « Ou simplement stupide. Tu as prévenu de ma présence ? Fort bien. Si cela est vrai, alors tu es un parfait imbécile de venir affronter seul une femme qui t’a déjà mise au tapis et recommencerait facilement. Pourquoi ne pas avoir prévenu tes chers amis les gardes ? Le résultat aurait été le même : ma mort. » cracha-t-elle et elle profita du fait qu’il s’était éloigné un peu tout à l’heure pour prendre ses distances vis-à-vis de sa lame. S’ils devaient s’affronter, elle avait l’impression qu’il respecterait un minimum les règles en usage chez lui. Un pas seulement les séparait, une longueur d’épée. Un peu trop pour un poignard. « A mon avis tu es lâche, en plus de tout le reste. Tu n’as pas envie d’avoir mon sang sur les mains, et ça me déçoit. Si je t’ai laissé vivre, c’est parce que je te trouvais bon combattant et c’est une denrée rare dans ces contrées ridicules. Nous sommes donc face à un problème que les armes devront résoudre, comme tu le dis toi-même. Un problème que tu poses, remarque. Il t’aurait suffit de me laisser m’en aller, tout le monde aurait eu la vie sauve. » A l’exception des victimes de la razzia, des hommes qui défendraient leur femme pour la plupart ou ceux qui refuseraient de se séparer de leur bien. Pertes bénignes…« Rend moi Faucheuse, ce sera plus amusant. » termina-t-elle en désignant sa lame. En réalité elle avait eu l’idée de la récupérer elle-même mais la botte qu’elle avait en tête dévoilerait trop facilement les points faibles de sa cotte que pour qu’elle la tente autrement qu’en dernier recours.
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Pryam Templeton
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Message Dim 18 Déc 2011 - 1:04

     Espérait-elle qu'en l'insultant il réagisse mieux et la laisse s'enfuir sans même la poursuivre ? Si la Fer-née comptait sur cela pour s'en tirer, autant dire qu'elle n'avait malheureusement aucune chance de progresser, Pryam était totalement immunisé aux moqueries, finalement les nombreuses critiques de son père durant sa jeunesse servaient à quelque chose. Lorsqu'elle le taxa de ridicule, il se contenta de la regarder dans les yeux, voyant clairement l'arme qu'elle tenait à la main bouger dans son champ de vision. Le chevalier avait appris à porter une grande attention aux réaction de ses adversaires, bien souvent elles trahissaient la prochaine attaque sauf lorsque l'autre savait rester parfaitement impassible. Il avait déjà rencontré de telles personnes, mais heureusement pour lui elles ne couraient pas les rues, surtout lorsqu'elles étaient aussi impulsives que les Fer-nés étaient réputés l'être. Toutefois, Pryam ne se basait pas sur les idées reçues, il avait trop de fis constaté que les rumeurs n'étaient pas à la hauteur de la réalité, lui-même en était la preuve vivante, il ne ressemblait pas vraiment aux chevaliers si héroïques des récits dont Serena s'abreuvait au coin du feu alors qu'ils étaient enfants.

     La suite des provocations arriva, il n'offrait aucune autre expression que la neutralité totale, si elle cherchait à le faire sortir de ses gongs encore une fois, la jeune femme n'usait que sa salive en vain. Elle n'analysait pas les choses comme son interlocuteur, Pryam voyait simplement le fait de se présenter seul comme étant la possibilité de lui donner une chance de s'en tirer, elle le voyait tout bonnement comme la preuve de sa faiblesse. Ils n'étaient pas du tout ressemblants, le chevalier se demandait encore comment est-ce qu'elle pouvait avoir eu l'idée de lui laisser la vie sauve lors de leur dernière rencontre. Peut-être tout simplement l'envie de jouer les bons samaritains ? Bonne question, quoi qu'il en soit seuls les faits actuels comptaient, le reste était secondaire. Ils étaient assez proches pour que Pryam puisse la repousser, voir même pire, sans aucune peine et avant qu'elle ne puisse le blesser gravement, mais ce n'était pas ce qu'il avait en projet pour l'instant. Alors qu'il ne la quittait pas du regard, elle enchaîna une fois de plus pour le taxer de lâche tout en avançant une raison à ce qu'elle ait décidé de le laisser en vie, chose qui ne sembla pas convaincre l'errant et pour cause, il n'était pas un combattant hors du commun, au contraire, il se fondait parfaitement dans la masse.

     Au final, la Fer-né lui demanda de lui rendre son arme qu'elle avait baptisée. C'était étrange, Pryam n'avait jamais éprouvé le besoin de nommer son arme ou même son cheval, son ancien maître lui disait toujours que les gens qui avaient quelque chose à compenser le mettaient en avant, ainsi un mauvais combattant donnait un nom effrayant à son arme pour effrayer l'adversaire. Le chevalier avait vu et testé la technique de combat de la demoiselle et il ne pouvait pas dire qu'elle se battait mal, loin de là même, mais disons simplement que ce point l'interpellait, que gagnait-elle à la surnommer de la sorte ? Peu importait de toute manière, il devait cesser de jouer les gentils chevaliers et trancher dans le vif du sujet. Le blond l'observa en silence quelques secondes comme s'il était en train de la jauger, avant de finalement répliquer d'un ton maîtrisé et sans l'ombre d'une inquiétude. Son calme olympien était imperturbable.

     ▬ Je n'ai pas demandé à ce que l'on me suive parce que je ne souhaitais pas votre mort justement. Je vous dois la vie et j'en suis conscient, c'est pour cette raison que j'ai souhaité venir en personne. J'avais cru vous voir comme une personne plus réfléchie que la moyenne et j'avais pensé que vous pèseriez le pour et le contre. Je me trompais. »

     Pryam ne l'insultait pas, il ne dirait jamais à son adversaire qu'elle était idiote ou sotte, disons simplement qu'il était légèrement déçu de constater que la sagesse qu'il avait cru identifier lorsqu'elle ne l'avait pas achevé, n'était simplement qu'une pulsion qui l'avait prise sur le coup. Il avait sérieusement cru qu'en essayant de la convaincre qu'elle ne servirait à rien morte, la jeune femme prendrait quelques secondes pour y songer. Idiot, il l'était réellement, trop utopiste pour un chevalier, les autres de Salvemer se seraient bien gaussés de lui s'ils avaient su..... Mais c'était comme ça, il se rendait compte qu'il s'était fourvoyé sur son compte et il n'allait pas en pleurer ma foi. Le jeune homme recula d'un pas tout en continuant de la regarder droit dans les yeux, quêtant le moindre signe qui indiquerait qu'elle comptait attaquer.

     ▬ Je ne suis pas meilleur combattant que les autres chevaliers, désolé de vous décevoir, vous semblez avoir autant d'aprioris sur nous que nous sur vous, je vous pensais plus sage que cela encore une fois. »

     Plus ils parlaient, plus il se rendait compte que l'impression première qu'il avait eu d'elle avait été faussée par un manque de jugement. Dire qu'il pensait réussir à comprendre assez rapidement les raisons qui poussaient les autres à agir d'une certaine manière avec lui, il pouvait aller se cacher. Pryam inspira légèrement, il resserra sa main sur la poignée de l'épée de la jeune femme avant de la tourner dans sa main pour la lui envoyer. Elle voulait se battre, soit, ils allaient se battre.

     ▬ Inutile de parler j'en déduis, autant régler cela tout de suite si vous refusez une autre manière de faire. »

     Elle avait clairement fait comprendre qu'elle ne désirait nullement bavarder avec lui, c'était du moins ce qu'il avait cru comprendre. Pryam avait beau être un combattant qui luttait contre les Fer-nés, il se voyait mal l'attaquer et essayer de la tuer sans qu'elle ne soit correctement armée. Peut-être était-ce une bêtise, peut-être que cela allait lui coûter la vie, mais il n'y avait que la sienne d'engagée cette fois-ci contrairement à Salvemer, il pouvait s'offrir le luxe de se battre conformément aux règles de la chevalerie. Restait à voir si de son côté la jeune femme allait faire preuve de savoir-vivre et ne pas se battre de sorte à gagner en trichant, il pouvait s'attendre à tout, non en raison de ses origines, mais tout simplement parce qu'une personne en danger était prête à tout. Le chevalier attendit qu'elle soit prête, la pénombre n'aidait pas franchement et pour être sincère, il avait du mal à la distinguer correctement, mais au moins ses yeux s'étaient habitués le temps qu'ils parlent.

     ▬ Pas de gentillesses cette fois-ci. »

     Tout cela pour signaler qu'il était hors de question qu'ils s'amusent à épargner l'autre cette fois-ci, après tout ils semblaient condamnés à se rencontrer alors autant régler les choses tout de suite non ? Le chevalier attaque en premier, après avoir attendu de voir qu'elle semble moins attentive que le reste du temps, mais la jeune femme para et seul le bruit de raclement du métal se fit entendre. Il recula histoire de ne pas lui permettre d'user d'une lame courte en traître, même si l'errant faisait confiance à son respect de la chevalerie, il n'en n'était pas aussi convaincu venant d'elle. Quelques secondes passèrent alors que le jeune homme se demandait si les gardes entendaient le bruit de combat, sans aucun doute permis, si la jeune femme était futée elle comprendrait aussitôt qu'il ne lui restait pas beaucoup de temps. Au final, même si la Fer-né l'avait provoquée pour qu'il attaque, il aura réussi à prévenir le village du danger. Afin de l'empêcher de s'en-aller tout de suite, Pryam tenta une nouvelle attaque, avançant vers elle ne prenant garde à ne pas exposer ses flancs pour récolter une nouvelle cicatrice, puis il visa les différents points faibles qu'il avait noté lors de sa précédente tentative. Elle pouvait le considérer comme lâche si le plaisir lui en disait, mais en tous les cas il était tenace.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Mer 21 Déc 2011 - 12:54

Illogique était ce continental, qui affirmait venir seul pour lui éviter la mort tout en lui demandant de le suivre jusque chez les gardes. Réfléchissait-il ne fus-ce qu’un demi instant, ou les paroles sortaient-elles de sa bouche sans queue ni tête ? Se rendre lui vaudrait la mort, une mort honteuse, exécutée par une épée continentale, indigne de trancher la tête du plus misérable fer-né. Se battre, voilà la solution, l’unique qu’elle pouvait envisager car même si elle mourrait contre le chevalier blond ce soir, au moi serait-elle morte en guerrière, dignement, à l’égal de sa sœur. Modeste, l’imbécile lui dit qu’il y avait beaucoup de combattants comme lui sur les terres. Dans ce cas, il se cachaient loin de la côte. Ce n’était pas tant la technique que la ténacité qu’avait apprécié la fer-née, raison pour laquelle elle était partie sans l’achever, en plus du fait que le meurtre gratuit, sans récompense morale ou financière, ne l’intéressait pas. Tuer un adversaire à terre manquait de style, et elle était pressée. Des tas de raisons justifiaient la présence du chevalier dans le monde des vivants. Qu’il les accepte ou non, ce n’était pas son problème. Elyn était la pour une seule chose : repérer les lieux. Elle était la pour voir si ce village pouvait être razzié, et il le pouvait. Le seul chevalier qu’elle avait vu était celui en face d’elle, et quand bien même il préviendrait les gardes, le coup était à tenté…Peut-être. Elle y réfléchirait au calme. Il y avait sûrement un village juste à côté, tout aussi sur. Elyn irait voir quand elle en aurait fini ici. Et quand elle aurait décidé quoi faire. Retrouver le cadavre d’un chevalier mettrait la population sur ses gardes et elle n’avait pas envie d’être accueillie par une petite armée. Il fallait qu’elle s’en débarrasse sans faire de bruits et sans laisser traîner un corps encombrant derrière elle. Difficile. Elle était bloquée, mais ne reculerait pourtant pas devant l’affront qu’il lui faisait. Il voulait se battre ? Son souhait serait exaucé. Elle réfléchirait plus tard à la marche à suivre.

Le chevalier lui lança alors Faucheuse, déterminé qu’il était à en découdre, à la tuer ou l’emprisonner, l’idiot lui rendait l’épée qu’elle avait réclamé sans vraiment être certaine de la ravoir. Déjà, elle avait imaginé une façon de la lui reprendre sans trop s’exposer, sans que ça ne soit au final nécessaire. Il lui lance la lame et le fourreau élimé par le vent, le sel et les combats. Elle la rattrape au vol et sort son épée, si parfaitement entretenue. L’arme d’un fer-né fait sa force. Elyn aurait pu en acheter une autre avec l’argent récolté lors des razzias ou même avec les fonds de son père, elle aurait pu en voler une meilleure, pourtant elle se l’était toujours refusé. Pour le symbole, Faucheuse était destinée à être tenue entre des mains de femmes capitaines, de femmes Bonfrère. Elle avait répandu déjà tellement de sang avec elle…C’était comme une vieille amie, inséparable. D’abord objet de convoitise, puis consolation amère à la perte d’une héroïne, elle savait aussi qu’elle faisait le poids contre l’épée de ce chevalier-ci. Il sortit lui-même son arme, après l’avoir prévenue que cette fois, il n’y aurait pas de gentillesse. « Ce n’est pas dans ma nature, petit chevalier. » lui répondit-elle en parant le premier coup qu’il lui asséna. Dans la ruelle déserte, le raclement de l’acier contre l’acier semblait se répercuter aussi distinctement que le hurlement d’une pucelle en train d’être violée. La Fer-Née grimaça. Dans tout village, il y avait des gardes. Combien, ici ? Elle n’en était pas certaine et n’avait pas envie d’être dépassée par le nombre. Loin d’être un surhomme, Elyn avait ses faiblesses, et ne pouvait tenir cinq adversaires de front s’ils étaient un minimum doués avec une épée. Le chevalier et un autre homme, peut-être, voir un troisième si elle jouait en traître de ses lames courtes dissimulées. Plus ? Soit elle mourrait, soit ils la prenaient. Aucune de ces solutions n’étaient envisageables ni acceptable. Elle para un second coup, plutôt violet, se campant bien sur ses jambes et repoussa l’assaut du chevalier, se décalant juste après d’un pas pour garder une distance respectable entre les deux. Trouver un moyen de fuir, et vite. Le fracas des armes attirerait l’attention.
Et ce fut le cas plus vite que prévu. L’oreille attentive, Elyn se battait tout en écoutant, et elle entendit des cliquetis se rapprocher. Des gardes, sûrement portant une armure. Combien ? Elle n’aurait su le deviner, et n’avait pas envie de rester pour le savoir. Elle s’était arrêtée une seconde et parvint à éviter de justesse un coup qui ne fit qu’effleurer la cotte de maille qu’elle portait. Feintant sur la droite, elle se servit du pommeau de Faucheuse comme de son propre poing, et l’enfonça dans le nez du chevalier, qui craqua. Une gerbe de sang, Elyn n’a pas le temps de finir ce duel. Les pas sont trop près. Le liquide a éclaboussé de quelques perles son visage, a coulé sur ses doigts et sur le pommeau de l’épée, épargnant presque, douce ironie, la lame d’acier. « Ce sera pour une prochaine fois ! » prit-elle néanmoins le temps de lui dire, moqueuse, fidèle à son habitude. Le souffle court, la fer-née se mit à courir après avoir rangé son arme. Cape rabattue sur sa tête, elle tentait de jouer à l’ombre et la nuit sans lune l’aiderait, à n’en pas douter. Elle entendit des voix derrière elle au moment où elle tournait au coin de la ruelle. Une chance qu’elle ai eu le temps de bien repérer l’endroit pendant les heures qu’elle avait passé ici. Elle ne risquait pas d’être perdue dans un cul de sac, bien que les dédales de ruelles ne soient pas si important que cela. Fondue dans l’obscurité, la Fer-Née courrait vers la côte.

Les gardes cherchèrent pendant un moment, et elle joua à cache-cache avec eux jusqu’à ce que la voie soit dégagée. La nuit jouant en sa faveur, elle remerciait le Dieu Noyé de lui accorder encore sa faveur alors qu’elle se trouvait sur terre. Lorsqu’elle sortit enfin de l’endroit, elle retourna jusqu’à la Veuve Noire. Il faudrait attendre deux ou trois jours que la tension retombe dans ce village et qu’ils puissent l’attaquer par surprise, à peu de choses près. Pouvait-elle compter sur le silence du chevalier ? Non. Ils devaient savoir qu’une Fer-Née s’intéressait à l’endroit et s’ils avaient un peu de jugeote –un peu plus que le chevalier qu’elle avait affronté- ils sauraient qu’ils risquaient quelque chose. L’Ouest avait fait évacuer ses côtes, combien de temps avant que le Conflans ne les imite ? Il leurs faudrait alors remonter jusqu’au Nord ou descendre dans le Bief pour trouver matière à piller. Etait-il temps pour elle d’aller voir ce que valait les contrées enneigées ?
L’idée était à creuser.

FIN
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Le beau moment d'une dette, c'est quand on la paie ▬ Elyn

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