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L'Appel de l'Océan - Libre

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Message Sam 10 Déc 2011 - 17:07

Il l'entendait encore. Résonnant comme une mélopée jusque dans les tréfonds de son âme. Cette symphonie dissonante, cette cacophonie si familière. Parfois si lointaine, parfois si proche. Mais jamais elle ne le quittait. Toujours elle était là, à ses côtés, l'accompagnant dans le moindre de ses mouvements, respirant avec lui ; vivant avec lui. Les yeux fermés, il l'entendait encore davantage. Elle chantait, l'appelait, l'intimait de venir à elle. Toujours ces mêmes mots, ce même récit, cette même supplique.
Et toujours la même réponse.

"Non."

Un mot, simple et direct, comme l'était toujours Harald lorsque ce sentiment le prenait. Cette mélancolie, cette interrogation. Il repensait à ce qui l'avait amené jusqu'à ce moment. Les morts qui avaient pavé son chemin. Les choix qu'il ne regretterait jamais. Et toujours cette voix l'appelait, lui demandait de la rejoindre. Et toujours il répondait.

"Non."

Ce dernier raid... le plus sanglant de tous. Lui-même aurait pensé y passer, s'il n'avait eu la chance et les réflexes nécessaires pour éviter ce chevalier, ce chien méprisable qui aurait presque pu l'égaler.
Mais lui aussi, il était mort. Son visage rejoignait la collection des songes du Trompe-la-Mort, et son bijou trainait dans le coffre, avec les autres. Il avait peut-être été un homme exemplaire dans la vie, mais il n'était plus qu'un cadavre comme les autres dans la mort.
Comme Harald le serait un jour. Un mauvais pas, un instant d'hésitation, un battement de coeur de trop... et il rejoindrait ces anonnymes. Ceux qui logent au fond de l'océan.

"Non."

Le vent battait fort sur ses tempes, et le Trompe-la-Mort releva sa capuche, de façon à ce qu'elle cache son visage déjà sali et agressé par le vent salé des océans. Il était assis sur ce rocher, face à la mer. L'éternelle mer, qui le reprendrait bien assez tôt. Qui le guiderait vers d'autres combats. D'autres morts.
Sur ses genoux trônait Pluie Pourpre, lame au clair. Il avait appris à ne pas prendre de risque, lorsqu'il était seul. Et encore moins lorsque le vent soufflait à ce point. Le Dieu des Tempêtes cacherait les bruits de pas d'un assassin habile, autant qu'il empêcherait son odeur de porter jusqu'aux narines du capitaine. Il ne faudrait que quelques instants de distraction à Harald pour rejoindre l'océan qui l'avait déjà rejeté une fois, bien des années plus tôt.
Il ouvrit les yeux, et se releva avec calme. Il tenait sa lame de la main droite, et était prêt à dégainer sa dague de la gauche. Mais malgré tout, il se dégageait de lui une sérénité que l'on ne pouvait nier. Toute personne présente près de lui, même si elle n'aurait pu ignorer la menace qu'il présentait, l'aurait reconnu.
Il contempla son territoire, la mer. Car certains considéraient leurs château comme leur domaine, ou leur navire. Mais pour Harald, la seule vraie demeure qui existe était l'océan, et ses profondeurs abysalles. Les vagues qui frappaient les rochers se reflétaient dans ses yeux gris d'acier, et il songea un instant à reprendre la mer. Mais il ne le pouvait pas. C'était trop tôt. Son navire nécessitait des réparations et, aussi fâché qu'il fût de l'admettre, il en nécessitait tout autant. Ses blessures étaient à peine fermées, tenues par des bandages qu'il avait lui-même fait alors que le navire regagnait les côtes des Iles de Fer. Il dissimulait bien sa douleur - la douleur n'était rien à ses yeux - mais son corps n'était pas encore près à reprendre un rythme de raids et de pillages soutenus. Il lui faudrait attendre. Encore attendre.
Son regard se dirigea vers les voiles de son navire, rabattues, pour éviter que le Cruel ne soit propulsé contre la berge. Bientôt, elles se redresseraient, fièrement, et son pavillon volerait au-dessus des contrées vertes. Bientôt, il ferait à nouveau résonner son nom sur les champs de bataille, et tous fuiraient devant sa lame. Bientôt, Pluie Pourpre s'abatterait à nouveau sur les faibles, et elle délivrerait sa macabre rançon.
Mais bientôt n'était malheureusement pas aujourd'hui.
Il s'apprêtait à descendre, rejoindre son équipage, lorsqu'il entendit un bruit. Le fameux assassin que l'on enverrait à ses trousses? Peu probable. Ou son employeur avait été très radin, vu le manque de qualité de son approche. Car ces pas ne trahissaient aucune envie de se cacher, ni de surprendre. Ils avaient piétiné rochers, cailloux et plantes rachitiques avec suffisamment de véhémence pour que Harald l'entende par dessus le vent qui hurlait. Et par dessus l'appel de la mer.
Avant de se retourner, le capitaine lança :

"Qui que vous soyez, j'espère que vous avez une bonne raison de venir me déranger. Je ne suis vraiment pas d'humeur."

Son ton était égal, et n'aurait jamais pu trahir l'énervement de celui qui proférait ces mots. Car Harald était toujours calme, face à l'ennemi. Et il n'était pas assez naïf pour croire qu'il possédait un seul ami sur les Îles de Fer.
Une fois cet avertissement lancé, il se retourna.


Dernière édition par Harald Trompe-la-Mort le Mer 25 Jan 2012 - 23:37, édité 1 fois
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Message Lun 19 Déc 2011 - 3:07

En tant que plus ancien à bord du Cruel à défaut d'être le plus titré ou même le plus fort, Godrik bénéficiait d'un certain respect de tous les autres marins qui servaient comme lui sous les ordres du seul Capitaine, si on le demandait à Godrik, qui méritait d'être servit. Sa connaissance poussée du boutre de Harald Timbal en faisait un conseiller hors pairs pour les autres qui comme lui travaillaient à la remise en état du navire qui les avait tous vu devenir plus que des hommes mais bel et bien les émissaires du Dieu Noyé lui même, jetés sur le monde pour apporter désolation et rédemption aux mécréants du continent, faisant voler en éclat leur foi en les Sept, ceux qui continuaient de croire les prenants pour les émissaires de l’Étranger lui même. Depuis que le Cruel était amarré à l'abri des intempérie pour être réparé, le marin sans envergure œuvrait de son mieux pour lui redonner vie, il aurait du reste donné la sienne propre ainsi que celle de tous ceux présent pour que le Cruel puisse de nouveau voguer vers son destin de mort. Chaque autre marin accueillait ses avis avec attention et bienveillance, rares étaient ceux qui pouvaient dire connaitre le boutre de Harald Timbal aussi bien que Godrik ou le Capitaine lui même. Mais en ce jour alors que leur guide à tous était sur la terre à rassembler ses forces pour certainement les transmettre à son équipage puis à son boutre, le marin pouvait entendre des voix s’interroger. Les blessures que Harald avait reçut pouvaient être graves et personne n'avait souvenir de l'avoir vu ainsi se retirer aussi longtemps loin des siens. Ils vinrent tout d'abord un par un, puis ce fut par groupe de deux ou trois, demander au vieux marin ce qu'il en pensait, chacun savait que Godrik avait une foi quasi religieuse en son Capitaine et ils ne voulaient rien d'autre au finale que simplement se rassurer face à l'inconnu qu'il affrontaient désormais. Alors, le marin illettré commença à leur parler. Il leur expliqua que rien de tout cela n'était grave, que le Trompe-la-Mort ne pouvait être vaincu par de si piètres adversaires, qu'il était simplement en train de rassembler ses forces et son courage pour l'affrontement le plus important qu'il aurait à mener et que eux, l'équipage du Cruel, les hommes du Trompe-La-Mort devraient alors se montrer dignes et reconnaissants de servir un tel Capitaine. Il aurait voulu pouvoir retrouver son travail mais les hommes l'en empêchèrent, ils voulaient en savoir plus, connaitre plus de choses et le marin vit dans les yeux de ses frères le besoin d'être rassurer. Il n'était pas lui même un grand orateur et ne se sentait pas l'âme d'un leader pour leur expliquer pourquoi il fallait croire et ne point baisser les bras. Mais il tenta de le faire néanmoins. Alors que l'équipage au complet était désormais rassemblé autour de lui, il leur expliqua pourquoi il avait tué ses propres frères pour cet homme lors des deux mutineries, comment il avait vu, lui Godrik le Muet, simple marin sans envergure, Lord Harald Timbal lui venir en aide alors même qu'il pensait rejoindre le Dieu Noyé face à des ennemis impies. Enfin il leur parla de ces autres capitaines à travers les îles qui n'étaient pas digne d'être servit, du Kraken Greyjoy, pas plus qu'un simple pillard ou du Harloi traitre à son Dieu comme à l'Antique Voix et chacun de ses frères acquiesça avec force. Alors des voix s'élevèrent enfin et les hommes commencèrent à réclamer leur Capitaine, leur guide. Certains s'écartèrent et une allée fut ouverte pour Godrik afin qu'il ramène avec lui le Trompe-La-Mort.

Le marin ne savait s'il devait interrompre ainsi la médiation de son Capitaine, il avait su trouver les mots à son grand étonnement face à ses frères mais en montant le chemin de rocaille vers le lieu ou son Capitaine était, le courage lui manqua à plus d'une reprise, il ne se sentait capable d'intimer à Lord Timbal, le Trompe-La-Mort de rejoindre son équipage. Il réfléchit donc tout le long du chemin pour trouver les mots qui pourraient expliquer sa présence et excuser son interruption. En arrivant derrière son Capitaine il ne les avait toujours pas mais lorsque ce dernier prit la parole pour l'interpeller et lui conseiller de ne point le déranger pour rien, Godrik trouva enfin.
Je m'excuse de vous déranger mais les hommes vous réclame mon Capitaine, ils réclament le Trompe-La-Mort... Les yeux du marin se portèrent sur Pluie Pourpre, l'épée d'acier valyrien des Timbal, il avait vu cette lame fendre plus d'homme qu'il n'aurait su en compter. Lui même ne portait qu'une simple hache à son coté, celle là même que son père avait laissé à sa mère avant de partir mourir en mer et depuis que le vieux Will lui avait apprit comment l'entretenir, Godrik avait prit soin de son arme comme d'un trésor. Il ne pouvait imaginer ce que devait être combattre avec Pluie Pourpre pour prolonger son bras et porter la mort à ses ennemis et comme un croyant qui sent le blasphème poindre, il repoussa cette pensée, préférant se dire qu'il est des choses qu'un marin comme lui ne devrait pas s'imaginer pouvoir faire. Au lieu de cela il redressa la tête avec honneur. Ils ont besoin que vous leur parliez mon Capitaine, certains s'interrogent. Non pas qu'ils n'ont pas confiance en vous, mais je pense qu'ils commencent à se demander si nous pouvons gagner. Je pense qu'ils craignent la défaite qu'il n'avait jamais envisagé jusqu'à aujourd’hui. Godrik ne savait pas d'où lui venait ces idées ni même si elles étaient justes mais c'était là ce qu'il avait ressentit dans les yeux de ses frères, c'était pour cela qu'il était venu le voir lui, celui qui n'avait et ne doutait jamais. Il ne pouvait s'agir que de ça. Car il ne pouvait imaginer que ses frères avaient perdu leur foi en leur Capitaine, il avait tué plus d'un Fer-Né durant les mutineries, il avait combattu aux cotés même du Trompe-la-Mort dans ces moments et bien qu'il n'hésita pas un instant à l'époque et ne le ferait certainement pas encore cette fois, il ne voulait pas se dire qu'il aurait de nouveau à plonger sa hache dans le corps d'un frère. Ces temps ne pouvaient plus être, ne devaient plus être, ils étaient tous dirigés désormais vers un ennemi commun et le temps de s'entre tuer n'était plus d’actualité. Il souhaita donc de tout son cœur de Fer-Né que le Trompe-La-Mort puisse trouver les mots pour redonner courage et confiance à tous ceux qui en avait besoin.
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Message Ven 23 Déc 2011 - 23:54

Harald observa le marin qui venait d'arriver de la tête aux pieds. Il n'eut même pas besoin de réfléchir un instant pour savoir qui c'était. Le Trompe-la-Mort connaissait tous ses marins, et connaissait tout d'eux. Les moindres détails de leur vie, les moindres petits péchés qu'ils essayaient de garder secrets... rien n'échappait à l'oeil et aux oreilles du capitaine. Cela faisait partie du strict régime disciplinaire qu'il appliquait et qui lui avait permis de posséder l'équipage le plus obéissant et le plus fidèle de toutes les Iles de Fer.
Mais il n'avait pas besoin de cela pour connaître le marin qui s'avançait devant lui en cet instant. Godrik, souvent appelé le Muet... il servait Harald depuis que celui-ci avait pris possession du Cruel, et l'avait fait avec une ferveur presque religieuse. Il n'avait pas exprimé le moindre regret à l'exécution des mutins, pas plus qu'il n'essayait de discuter les ordres aussi étranges qu'ils soient. Et contrairement aux autres, il ne le faisait pas par crainte. Il croyait en Harald. Il croyait en son capitaine. Le parfait marin, en somme. L'un des rares hommes en qui Harald pouvait avoir un minimum confiance dans ce monde basé sur la méfiance et la rivalité.
Et le fait que cela soit lui qui vienne le sortir de sa méditation était en soi le signe que quelque chose de grave était en train de se passer. Jamais il ne se serait permis de venir, autrement. Jamais il n'aurait osé perturber le capitaine dans son repos pour des peccadilles. Et si quelque chose de grave se passait, Harald préférait l'apprendre d'un marin fidèle que de quelqu'un qui pourrait essayer de transmettre un message erroné, ou de juger la réaction du Trompe-la-Mort. Que Godrik ait choisi de venir par lui-même ou qu'il ait été envoyé par quelqu'un d'autre... le choix était le bon au final.
Harald écouta donc avec attention ce qu'avait à lui transmettre son marin, cet homme si fidèle. Et ce qu'il exprimait n'était pas des plus plaisants. Comme il l'avait prédit. L'équipage s'impatientait. Avait peur. Il était vrai que Harald ne s'était jamais absenté aussi longtemps, laissant son équipage seul comme il l'était en cet instant. C'était le premier pas vers la discussion, la crainte, la colère... et par extension la mutinerie.
Mais il fallait aussi reconnaître que c'était la première fois que Harald avait subi une blessure aussi grave. Jamais il n'avait affronté un adversaire aussi imposant que ce chevalier blanc, aussi mortel. Il avait eu de la chance de s'en tirer avec sa vie. Mais jamais il ne pourrait le reconnaître devant qui que ce soit. Il n'était assez proche de personne pour cela. Il aurait confié sa vie à Godrik. Son épée même. Mais jamais il ne lui aurait confié sa faiblesse.
Il hocha la tête à la fin du discours de son homme, et attendit quelques instants, plongé dans la réflexion. Que pouvait-il faire? Il n'aimait pas devoir sortir de sa méditation, mais il ne pouvait laisser l'anarchie poser peu à peu ses griffes sur son navire. Et si mutinerie il y avait, serait-il en état de l'en empêcher? Il en tuerait plusieurs, et Godrik ferait de même, là n'était pas la question. Mais serait-ce suffisant? Fort peu probable.
Et s'il s'agissait d'un piège? Godrik était-il utilisé comme appat involontaire – car Harald ne pouvait imaginer qu'il soit volontaire – pour ramener le capitaine sur le navire et l'attaquer alors qu'il ne se doutait de rien? Autant se tenir prêt. Et foncer la tête droit dans ce piège peut-être inexistant. Après tout, existait-il un meilleur moyen de se débarrasser des traitres que de les faire se dévoiler leur d'une attaque qui leur couterait la vie?
Harald avait pris sa décision. Quoi qu'il arrive, il devait aller voir son équipage, et leur rappeler qui ils étaient. Qui il était. Ils craignaient de ne plus pouvoir gagner? Harald allait leur rappeler ce qu'ils avaient fait payer à leur ennemi lors de leur dernière attaque. Ils avaient porté un coup aux contrées vertes plus violent que tout ce que les hommes et les femmes de Westeros ne pourraient accomplir en usant de toute leur force. La victoire était leur dû, et ils l'obtiendraient tant qu'ils respireraient.
Et même dans la mort, la victoire était possible. Harald en savait quelque chose...

« Eh bien soit. S'ils veulent leur capitaine, le capitaine viendra à eux. Même si je doute qu'ils apprécient ce que cela va donner... »

Harald rengaina son arme d'un geste décidé, la laissant glisser dans son fourreau. Il avança ensuite vers Godrik, son expression toujours aussi froide qu'à son habitude.

« Et toi, que penses-tu de tout cela? Penses-tu que ce que nous avons subi lors de notre dernière attaque était une défaite? Que nous soyons condamnés à perdre, quoi qu'il arrive? Réponds-moi honnêtement. »

Il tenait à poser cette question à Godrik. C'était un marin fidèle, mais aussi un guerrier né. Il était parmi les meilleurs combattants que l'on puisse compter, et Harald était heureux de le savoir à ses côtés alors qu'ils redescendaient des rochers, en direction du navire. Comme il était heureux de le savoir à ses côtés sur tous les champs de bataille qu'il croisait. Godrik était presque la représentation même du Fer-né tel qu'il devait être : un excellent combattant, un encore meilleur marin, un fervent croyant en l'Antique Voie et un homme fidèle à ses principes et à son capitaine. Il lui manquait juste l'ambition. L'ambition qui permettait de faire ce que personne ne faisait jamais, et d'aller plus loin que tous ses rivaux. Mais après tout, c'était comme cela que l'humanité marchait. Il était impossible que tout le monde puisse ressentir cette ambition. Les Iles de Fer seraient déjà un vrai charnier si c'était le cas, tant les capitaines et leurs marins s'entre-déchireraient. Les choses étaient mieux ainsi.
Mais si Godrik craignait pour leur réussite, lui qui était si fidèle et si sensé, alors Harald aurait vraiment beaucoup de travail à accomplir pour rendre confiance à ses hommes. Plus que jamais.

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