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Une promesse c'est une dette ▬ Eva

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Sargon Harloi
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Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
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Message Jeu 8 Déc 2011 - 14:07

Indication temporelle : Le sujet se déroule avant les attaques des Fer-nés sur le reste de Westeros.

     Sargon était en mer depuis quelques jours comme à son habitude, en Fer-né qu'il était, le capitaine appréciait de profiter de l'air du large et d'entendre les vagues se briser sur la coque de la Veuve Salée. Son boutre tranchait les flots alors que la silhouette de Pyk se dessinait au loin, le Harloi prévoyait de rentrer directement à Kenning, mais s'était souvenu à la dernière seconde qu'il avait promis à son cousin de lui transmettre les dernières nouvelles qui venaient de l'Ouest. Visiblement Dagon surveillait ces côtes depuis quelques temps et au fond de lui, le jeune homme espérait que ce serait synonyme d'attaques et de pillages. Il était capitaine de son boutre depuis plusieurs années déjà et malheureusement mis à part quelques pillages ça et là, il n'avait jamais eu l'occasion de pouvoir lancer de véritables raids. Autant dire qu'avec le caractère arrogant du Harloi, c'était une chose très agaçante et horripilante, Sargon rêvait souvent de ce que des anciens lui racontaient lorsque les Fer-nés étaient encore plus agressifs, qu'ils capturaient ou tuaient tout individu étranger qui se présentait devant eux. Le bon vieux temps comme dirait l'ancien.

     Autant dire que son arrogance se montrait souvent insatisfaite et il vibrait d'envie de pouvoir laisser libre court à ses pulsions de violence, malheureusement ce n'était pas encore le cas. L'esprit vagabondant dans les méandres de son esprit, la main du jeune homme se glissa jusqu'à la poignée de Crépuscule alors que l'acier Valyrien restait dissimulé par son fourreau. Un soupir traversa la barrière des lèvres du Harloi tandis que l'embrun et le sel de la mer lui venait au nez, cette odeur si familière, il ne pouvait imaginer que certaines personnes puissent avoir vécu sans jamais voir la mer ! Les gens des terres étaient si étranges, jusqu'à ce jour tout ceux qui lui avait été donné de rencontrer n'avaient pas été à la hauteur et autant dire que Sargon avait une bien piètre opinion d'eux.

     Le second du capitaine s'approcha de lui afin de lui faire savoir qu'ils allaient accoster à Pyk d'ici quelques minutes et le Fer-né acquiesça avant de se mouvoir enfin pour faire rapidement aller-retour sur son boutre. Il aimait bien observer ce qu'il possédait, ses hommes en mouvement et la Veuve Salée qui sembler voler sur les flots, autant dire que son arrogance n'était que flattée devant un tel spectacle. Quelques instants plus tard, le bruit familier du bois de la coque qui approchait de la plage de sable parsemée de cailloux, Sargon sauta par-dessus la rambarde du boutre avant que ses pieds heurtent le sol avec un choc brutal. Il se débarrassa rapidement du sable et des autres impuretés qui pouvaient parsemer sa tenue légèrement trop riche pour être celle d'un Fer-né respectueux de l'antique Voie, puis se dirigea vers la demeure des Greyjoy.

     Il lui arrivait assez souvent de venir ici, le lien de parenté qui l'unissait au seigneur des Fer-nés n'y était pour rien, en réalité Sargon ne doutait pas une seule seconde que s'il faisait le faux-pas de trop, Dagon se ferait un plaisir de lui régler son compte. C'était cela lorsqu'on était aussi détesté que le Harloi. Celui-ci gravit rapidement le chemin sinueux qui menait aux portes de la demeure avant d'y être introduit par une servante qui rentrait au même moment. Le jeune homme fut abandonné par la demoiselle qui se pressa pour aller chercher l'un des hommes qui aidait Dagon dans la gestion de son royaume. Quelle ne fut pas la joie du Harloi lorsqu'il distingua la silhouette de son oncle – et celui de Dagon – Harlon dit Le Rouge. Un sourire à la fois moqueur et plein d'assurance se plaqua sur les lèvres de Sargon tandis qu'il le défiait du regard. Le prêtre qui avait fait renaître le Harloi lui décrocha un regard toujours aussi peu amène avant de s'adresser à lui de son éternel ton sentencieux.

     ▬ J'espère que les nouvelles que tu apportes sont intéressantes Sargon. »
     ▬ Je regrette, mais même si Dagon vous considère comme d'une aide précieuse, je n'en parlerai qu'à lui. »
     ▬ Lord Dagon. Et il va falloir t'adresser à moi, notre seigneur est... Occupé par une autre affaire. »

     Le ton avait été à la fois chargé de reproches et agacé. Le jeune homme était bien placé pour savoir que sa simple présence avait le dont d'agacer son oncle. Celui-ci regrettait souvent que son frère aîné, le père de Sargon, n'ait pas été encore de ce monde, il aurait permis de stopper les dérives de son fils à n'en pas douter. Difficile de croire qu'un enfant comme lui, noyé puis ramené à la vie comme le voulait la tradition des Fer-nés, puisse être aussi éloigné de l'Antique Voie. Sans compter que quelque chose lui disait que cela ne faisait que commencer.

     Le jeune homme haussa finalement les épaules, il n'avait malheureusement pas le choix, peut-être bien que Dagon s'était dégoté une nouvelle femme-sel qui méritait toute son attention ? Sargon était obligé de tout confier à Harlon pour qu'il se charge de transmettre tout cela à son lord. Il s'exécuta donc de mauvaise grâce, empruntant un ton volontairement las et agacé qui ne suffit pas à faire sortir le prêtre de ses gongs. Quelques minutes plus tard, Harlon s'était en-allé en confiant à son neveu qu'il avait le droit de rester à Pyk quelques temps s'il le souhaitait afin d'en parler de vive voix avec Dagon lorsqu'il serait disponible. Au début, Sargon avait décidé de prendre congé dans l'immédiat, mais après s'être souvenu qu'il venait de passer plusieurs jours en mer, il opta pour la seconde solution, profiter de cette occasion pour laisser les rameurs se reposer un peu et se retirer en fin de soirée.

     Toujours vêtu de ses habits trop nobles pour un natif des îles, il s'éloigna un peu de l'entrée dans laquelle la discussion s'était déroulée, empruntant le chemin habituel qui menait à la cour où Dagon avait souvent l'habitude de s'entraîner. Peut-être y aurait-il quelques gardes ou nouvelles recrues dignes d'intérêt ? Peut-être même y aurait-il Deirdre, sa douce amante qui partageait avec lui le secret de leur relation intime. Mais une fois arrivée dans la cour, il dû se rendre à l'évidence, il n'y avait personne. Un soupir agacé lui sortir de la bouche alors qu'il se détournait pour entrer à nouveau dans la demeure, mais par une autre porte. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit une silhouette qu'il ne connaissait pas, se dresser non loin d'une fenêtre. Le temps que ses yeux mordorés s'habituent à la lumière moins forte de cette pièce et il distingua le dos d'une femme qui regardait la mer sans remarquer que quelqu'un venait de la rejoindre. Un sourire arrogant et plein d'assurance se dessina sur ses lèvres pleines alors qu'il s'approcha en silence tel un prédateur devant sa proie, puis s'adressa à l'inconnue une fois qu'il fut à un petit mètre d'elle.

     ▬ L'on m'avait bien dit que mon cousin avait une nouvelle occupation, je comprends qu'il ait été aussi accaparé. »

     De dos, elle avait l'air délicieuse, lorsqu'elle tourna un visage tout aussi charmant vers lui, Sargon considéra que ce devait être le type de femme qui plaisait à Dagon. Ils avaient presque les mêmes goûts en la matière. Le jeune Harloi avait été suffisamment loin pour ne pas se faire toucher par une éventuelle arme tirée dans la surprise, mais assez près pour faire savoir qu'il était du genre à ne pas avoir peur des inconnus. Surtout des inconnues. Sans gêne, les yeux dorés du Fer-nés passèrent du dos de la demoiselle à ses habits, elle n'avait pas franchement la tenue d'une lady en visite à son seigneur, de plus il était assez difficile de la prendre pour une Fer-né rien qu'en raison de son physique. Il avait suffisamment côtoyé ces personnes pour savoir les reconnaître. Une étrangère ? Une nouvelle femme-sel ? Bien décidé à découvrir qui elle était, il reprit de son ton arrogant et faussement aimable.

     ▬ Je crains que vous ne finissiez par vous lasser de ce paysage, il existe des choses bien plus intéressantes que la mer sur ces îles vous savez. »


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Message Mer 14 Déc 2011 - 19:34

Libre ! Enfin, libre, libre d’aller et venir dans une certaine partie de la forteresse suspendue au dessus des eaux, mais c’était toujours mieux que de rester enfermé dans une chambre avec pour seule compagnie une servante muette et un barbare borgne. A force de la travailler au corps – et ce n’est plus une expression dans ce cas là – Eva avait obtenu certaine choses, ce droit, elle n’était plus enfermée, elle avait même récupéré certaines de ses affaires, les robes en l’occurrence et quelques bijoux dont il aimait qu’elle se pare, mais pas tous hélas, ni la dague, mais c’était toujours ça de gagné néanmoins. Si elle parvenait à fuir, elle aurait au moins de quoi se vêtir pour travailler et gagner de l’argent et pourrait se racheter ce qu’elle avait perdu par l’imprudence d’un marin. Elle en était venue à haïr de capitaine du bateau qui était chargé de l’amener jusqu’à Salvemer, pourtant au fond elle savait qu’il n’y était pour rien, il avait même essayé de la protéger, mais pas trop, pas trop longtemps, pas jusqu’à y perdre la vie. Mais que pouvait-on attendre d’un navigateur ventripotent, il n’était pas un chevalier, pas un guerrier, il faisait du commerce le pauvre homme, et mort, le commerce est nettement moins florissant, et quelle gloire à sauver une catin ? Bon il ignorait qu’elle en était une, mais il savait que personne ne le récompenserait pour l’avoir protégée, elle n’avait pas de nom après tout, et puis même, une récompense c’est bien jolie, mais on ne l’emmène pas au paradis. Donc au final, contre des guerriers Fer-Nés il ne pouvait pas grand-chose avec ces quelques archers et les quelques mercenaires engagés à son service pour la protection du bateau, d’ailleurs le combat n’avait pas duré longtemps, et malgré ça, il y avait eut quelques morts…

Libre. Un jour, elle le serait de nouveau vraiment, elle ferait tout pour, ou morte, si elle ratait son coup, peut-être morte, mais elle ne devait pas perdre espoir, elle ne devait pas se résoudre, la place qui lui était réservée ici n’était pas digne d’elle, jamais, elle ne s’y résignerait, et jamais elle ne se ferait à l’humidité, à l’atmosphère iodée, au gris ambiant, aux ponts frappés par le vent, à la laine rugueuse et aux linges grossiers. Le château d’un Roi, tu parles, le château d’un sauvage rien de plus, il n’y avait rien ici pour elle, et elle n’avait rien pour cet endroit, elle avait envie de revoir Villevieille, Port Lannis, Hautjardin, Port-Réal, Lancehélion… Oui Lancehélion, elle devait y retourner, elle devait retourner sur le continent pour accomplir cette vengeance, elle le devait absolument, et elle devrait aussi trouver un moyen de se venger de Dagon, mais le simple fait d’arriver à s’enfuir serait une belle rétribution, et c’était le plus pressé, le reste elle verrait après, après avoir médité la chose, la vengeance est un plat qui se mange froid. Le marchand d’oignons, l’éleveur, Maron Martell, Dagon Greyjoy… Elle avait déjà eut sa vengeance sur les deux premiers, elle était plus riche qu’eux, enfin pas là parce que là elle n’avait plus rien, mais elle le redeviendrait, elle n’en doutait pas, Maron, encore fallait-il qu’elle arrive à l’atteindre, et puis elle ne savait pas trop bien si elle voulait se venger de lui ou de sa femme, et Dagon, il fallait qu’elle puisse partir sans dommages avant tout…

Elle passait le plus clair de son temps à regarder la mer pour trouver un moyen de la traverser et retourner chez elle, chez elle à Westeros, sur les routes passantes, dans les châteaux somptueux, dans les villes animées, sur les ports bruyants, tout ça c’était chez elle, mais dans ce silence gris, froids et humide, elle ne serait jamais chez elle, ici c’était la mort et la bas, de l’autre côté de la baie, c’était la vie, sa vie, qui comme en suspens pour le moment, l’attendait avec un feu dans une cheminé et du satin pour couvrir sa peau, de l’or entre ses doigts et un riche chevalier entre ses jambes, du parfum dans ses cheveux et des fruits sur la table. Elle ferma les yeux et inspira profondément en se remémorant tout ce qu’elle avait vécu d’heureux, la vie ne l’avait pas gâtée, si ce n’est par la beauté dont elle l’avait dotée, mais malgré tout, elle avait réussit à avoir de doux moments et lus d’argent et de cadeaux que la plupart des femmes de sa condition, elle aspirait à plus, une place, une vraie place dans la société, mais ça, c’était comme un rêve intouchable, d’autant plus vu de cette fenêtre dans cette pièce sombre si loin de tout ce qu’elle connaissait et aimait. C’était une douce sensation, indispensable pour qu’elle ne se perde pas entièrement entre les moments où il l’emmenait dans la chambre, souvent, trop souvent à son goût, mais à chaque fois elle gagnait une nouvelle chose, un droit, un de ses anciens bijoux ou robe, alors elle s’armait de patience en attendant le jour où elle pourrait demander sa dague…

Dans la forteresse, personne ne lui parlait, depuis le début, personne n’osait, ou peut-être les gens avaient il reçut des ordres, qui sait, les hommes l’évitaient comme la peste, et les femmes, elle n’en voyait que peu, à part des bonnes qui lui apportait à manger, de l’eau pour le bain, sans jamais la regarder ni lui adressait un mot, c’était pesant, encore plus peut-être que la captivité ou que d’être le jouet d’un homme aussi dur. N’avait finalement pas toujours été un objet sexuel ? Non, c’était une vision simpliste des choses, elle était l’objet, certes, l’objet des désirs des hommes, et de ce fait, c’était eux qui devenaient ses objets, ses sujets, le pouvoir appartenait finalement à celle qui ouvre ses cuisses en défaveur de celui qui se perd dans ce gouffre de plaisir jusqu’à en oublier le reste…

Vêtue de sa robe de soie rouge ourlée d’une frise de fils d’or attachée sur une seule épaule et dont un pan recouvrait l’autre entièrement et, passant derrière elle, revenait sur son avant bras, elle avait de petits pendants en or, un fin collier du même métal, et un brassard ciselé sur le bras découvert par sa tenue, à droite, les ecchymoses sur son visage avaient disparu depuis longtemps, Dagon avait cessé de la frapper à cet endroit maintenant qu’elle se lassait faire, elle avait juste la trace des ses doigts dessinée en bleu et brun sur ses poignets et sa lèvre coupée n’était toujours pas entièrement cicatrisée. Pour lui dire de porter cette robe et de sa maquiller et de porter ses bijoux, le pirate devait vouloir rendre tout le monde jaloux, et le connaissant, elle ne craignait pas qu’on l’attrape dans un coin pour la violer, il n’y avait aucune chance qu’on ose lever la main sur elle à moins qu’elle tant qu’elle amusait le maitre des lieux. Les yeux fixés sur l’horizon, elle pensait à son évasion et à sa liberté, elle devait dans son esprit, dors et déjà voguer sur les flots car elle n’entendit pas le nouveau venu entrer ni s’approcher d’elle. Elle ne le remarqua que lorsqu’elle entendit sa voix, elle sursauta légèrement, mais comme personne ne lui parlait à part Dagon, elle crut un instant que c’était lui, puis une seconde après, elle comprit qu’il n’en était rien et se raidit et se retourna brusquement.

Cousin, Accaparé, elle fit le calcul et comprit qu’il était de la famille du roi donc, et l’allusion, un peu facile, elle le regarda froidement, elle ne pouvait pas savoir ce qu’il était susceptible de rapporter à son cousin, il ne fallait prendre aucun risque, pas avec Dagon, ou elle finirait la gorge tranchée ou pire, noyée dans la mer. L’homme était aussi arrogant que son roi, elle ne saurait le leur reprisée elle l’était elle même bien assez et ce malgré sa basse naissance, très basse même, enfant naturelle sans père, il y avait mieux, même Greyjoy c’était mieux, bref, ça ne l’avait jamais empêché de se prendre pour une reine, la reine de pute certes, mais une reine tout de même, elle dit d’un ton sec :

« On me dit souvent que je suis accaparante, mais même votre Roi ne me traite pas d’occupation. »

Il était bien mieux habillé que Dagon, il fallait le reconnaître, probablement plus jeune aussi, et puis il avait deux yeux, moins de cicatrices et il faisait moins peur, si ce n’est son attitude arrogante au possible et le fait qu’il soit un Fer-Né, qui plus est un parent de son kidnappeur. Il était juste assez près pour qu’elle tente de l’attaquer et pas assez pour qu’elle y parvienne, à moins d’avoir affaire à une limace, mais il ne semblait pas l’être. Elle sourit d’un air hautain et se tourna de nouveau vers la fenêtre. Plissant les yeux pour mieux voir son vaporeux reflet dans la vitre malgré l’obscurité, elle le jaugea de haut en bas et se souvint de ce que lui avait dit le Roi, l’antique voie, les armes comme unique manière d’acquérir quelque chose, celui là, soit il était un sacré pilleur, soit il avait bel et bien acheté ses vêtements…

« Je crains que ça ne soit le seul qui me soit autorisé de voir à moins que Messire le Cousin du Roi ne consente à me faire visiter l’île avec l’approbation de son seigneur, bien entendu… »

Elle avait parlé calmement mais froide et détachant les syllabes à la fin. Elle se retourna de nouveau vers lui et, avec un sourire reprit sur un ton toujours aussi glacial suivi d'un petit sourire amusé.

« Appelez moi Eva, c’est moins long qu’occupation… »
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Sargon Harloi
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Message Jeu 15 Déc 2011 - 13:22

     Elle arborait un air froid et un ton sec qui plaisaient beaucoup à Sargon, allez savoir pourquoi, mais les femmes capables de ressentir de l'hostilité lui apparaissaient toujours comme plus à même de ressentir de la passion. Et le Dieu Noyé savait à quel point le Harloi appréciait les femmes passionnées. Il ne se départissait pas de son sourire alors qu'elle répliquait sèchement en lui tournant le dos comme si sa vue lui était insupportable, avec ses manières on aurait presque pu la prendre pour une lady. Sargon se passa rapidement les dernières rumeurs qui étaient venues de la demeure des Greyjoy, est-ce que Dagon avait-il capturé une princesse Dornienne ou une lady du Conflans ? Il ne lui semblait pas, sans compter que s'en prendre à des navires de nobles avec la paix qui était actuellement installée entre les îles et le reste de Westeros, serait un sabordage pur et simple. Non, cette femme ne devait être qu'une roturière où une noble de très basse extraction, peut-être une courtisane de luxe voir même la veuve d'un lord ?

     Alors que les possibilités défilaient dans l'esprit du Fer-né, la femme reprit la parole afin d'avancer le fait que Dagon était certainement le seul à avoir le droit de lui parler. Le droit se prenait, Sargon n'était pas du genre à obéir à de telles règles, la jeune femme avait l'air intéressante et il n'était pas prêt à la laisser filer avec un beau petit discours et quelques sourires hautains. Il contemplait le dos qu'elle lui offrait jusqu'à ce qu'elle se retourne pour se présenter d'une manière assez originale et qui le fit sourire. Il planta ses yeux mordorés dans ceux de l'occupation qui se prénommait Eva, avant de répondre d'un ton toujours aussi chargé d'arrogance.

     ▬ J'avais entendu dire que les femmes des terres étaient pleines de chaleur, au vu de la manière dont vous étiez habillée je me disais que vous deviez en déborder, mais en entendant le ton glacial que vous me réservez, je vais éventuellement réviser mon jugement. »

     D'un côté, il était normal que la jeune femme ne saute pas de joie en le voyant, visiblement elle avait été prise de force sur un navire, peut-être que Dagon avait-il était sensible au charme qu'elle possédait. Sans vraiment de gêne, le Harloi la dévisageait avant de descendre son regard sur elle pour se faire une idée de ce que le seigneur des îles pouvait bien désirer d'elle. Même pour quelqu'un ne possédant pas d'imagination, cela n'aurait pas été difficile, Sargon visionnait parfaitement comment son cousin avait pu s'occuper avec la plantureuse Eva. Elle n'offrait toutefois pas l'attitude d'une femme souillée, en tant que capitaine de la flotte de fer, le jeune homme savait très bien à quoi ressemblait une femme à qui sa pureté avait été arrachée, combien de fois avait-il vu ses marins profiter de jolies jeunes demoiselles qui ne demandaient qu'à être laissées en paix ? Elles se reculaient dès qu'un autre homme approchait d'elle, seulement Eva n'avait pas du tout le comportement d'une femme qui craignait les hommes, en témoignait son sourire hautain. Bien décidé à tirer cette histoire au clair, le Fer-né reprit la parole.

     ▬ Appelez-moi Sargon, ce sera plus rapide et plus juste que le titre que vous m'offrez. Vous serez rassurée de savoir que les liens familiaux n'ont pas réellement d'importance sur nos îles et que chacun tire ce qu'il peut d'une situation avantageuse. »

     Lorsque l'on savait que Sargon méditait depuis plusieurs années pour se débarrasser de son autre cousin, il était aisé d'imaginer que si un jour le Harloi faisait un faux-pas, Dagon ne réfléchirait pas à deux fois avant de se débarrasser de lui. Sans compter que leur oncle ne portait pas le jeune homme dans son cœur et qu'il appuierait certainement la décision de lord Greyjoy. Le Fer-né détourna un instant son regard du visage de la jeune femme, il n'arrivait pas à mettre d'origine sur son physique, pour lui les gens des terres étaient les mêmes du Nord au Sud, ils ne valaient pas tripette et étaient juste bons à être détroussés et pillés. Cela frustrait assez le Harloi de ne pas pouvoir profiter de leur faiblesse pour faire des raids et offrir des femmes à ses marins. Enfin, maintenant que les présentations étaient faites, Sargon était bien décidé à en apprendre plus sur la raison de la présence de cette femme, sans que son sourire ne quitte ses lèvres, il continua donc d'un ton faussement aimable.

     ▬ Nul besoin de demander l'autorisation à Dagon, de toute manière je doute qu'il me la donnerait alors autant en prendre le droit moi-même ne pensez-vous pas ? »

     Dagon connaissait bien son cousin et la réputation qu'il avait, même si bien souvent les rumeurs étaient plus étoffées que la vérité. Il était vrai que Sargon aimait les belles femmes, celles possédant du caractère et alliant aussi une certaine passion. Il avait toujours trouvé qu'elles étaient bien plus belles et plus désirables lorsque leur visage était habité par la colère ou la haine et qu'elle suintait l'hostilité. Le seigneur Greyjoy était un peu comme lui, mais d'une manière moins poussée, Sargon faisait toujours dans les extrêmes et il lui plaisait déjà d'imaginer celle qui lui faisait face, débordante de colère. Ses beaux yeux lançant des éclairs de haine, elle devait être magnifique. Le jeune homme se détourna finalement, offrant son flanc à la belle alors qu'il s'approcha d'un meuble situé à quelques dizaines de centimètres de là, il voulait voir jusqu'à où allait sa rage et sa froideur. Tenterait-elle de l'attaquer ? Pour aller où ? Certaines femmes étaient si désireuses de s'en-aller d'ici, elles ne comprenaient pas qu'il ne fallait pas attaquer les capitaines, mais plutôt se les mettre dans la poche. Sans la regarder, prêt à la maîtriser si elle approchait trop vivement, le Fer-né enchaîna.

     ▬ Je pourrais effectivement vous faire visiter les îles, mais je doute que des rochers, des algues et du vent ne vous intéressent beaucoup. Vous ne m'avez pas l'air d'être habituée à ce genre de paysage, qui plus est le vent chargé de sel qui balaye nos îles ne risquerait que de vous abîmer la peau, ce serait dommage tout de même. »

     Il se moquait d'elle, lui parlant comme si elle était une chose précieuse qui ne devait pas être mise au mauvais endroit sous peine de s'abîmer. Le jeune homme contempla un instant le meuble et ce qui y était posé avant de reporter son regard doré sur le visage de la jeune femme, quêtant le moindre signe de colère ou d'agacement. Sargon s'était trouvé une occupation, même si elle s'appelait Eva et non occupation. Bien décidé à la faire céder et sortir de ses gongs, le Harloi allait la titiller et la provoquer pour qu'elle finisse par se mettre en colère, il voulait voir à quoi elle ressemblait une fois dans ses retranchements, c'était là que l'humain de base dévoilait son vrai visage. Le capitaine de la Veuve Salée la contempla de haut en bas comme si elle n'était qu'une vulgaire décoration, puis il haussa les épaules d'un air peu convaincu.

     ▬ Je suis plutôt étonné de voir que notre seigneur commence à capturer des fleurs fragiles, habituellement il préfère les femmes qui tiennent plus longtemps, surtout avec le caractère plutôt impulsif qu'il possède. »

     Il ne cherchait même pas à dissimuler son amusement comme si l'idée de la voir martyrisée par Dagon lui était indifférente ou même pire, l'amusait. C'était le cas pour être sincère, le Fer-né s'amusait toujours de voir les autres souffrir, mais disons que s'il le soulignait cette fois-ci c'était principalement par envie de la faire protester et de lui faire grincer les dents. Toutefois, cette femme avait l'air d'être une femme d'expérience, elle n'en était pas à sa première partie de jambes en l'air et ça se voyait aussi clairement que le nez au milieu de la figure. Peut-être pouvait-il jouer sur ce tableau, la dénigrer pour qu'elle s'énerve et sorte de ses gongs ? Il la contempla un bref instant avant de détourner les yeux vers la fenêtre pour lâcher son venin.

     ▬ Cela dit, Dagon a aussi l'habitude des femmes expérimentées et... Hum, comment dire.... Qui se montrent très chaleureuses, peut-être qu'il avait envie de voir ce que c'était que de cuisser un bloc de glace ? J'espère que ça en valait la peine, sinon il finira peut-être par vous jeter à ses marins. »

     Il avait prononce les derniers mots sur un ton presque peiné, comme si l'idée qu'elle puisse servir aux marins le désolait. La belle n'avait absolument pas l'air d'être du genre à refroidir son partenaire, mais avec les femmes il n'y avait pas trente-six moyens pour arriver à ses fins. Les blesser à un endroit où ça faisait mal. Deirdre c'était sa jalousie maladive à son égard, cette femme ce devait certainement être ses performances sexuelles, comme bien des hommes en y repensant. Plus il parlait, plus Sargon avait le sentiment que cette « occupation » n'était pas différente d'une courtisane ou alors d'une lady qui n'était pas très fidèle à son époux. Elle était beaucoup trop détendue pour pouvoir subir les assauts d'un Fer-né tel que leur seigneur et ne pas se braquer dès qu'un homme s'approchait d'elle. Rien que pour vérifier ses dires, il s'approcha légèrement, réduisant encore la distance qui le séparait d'elle, avant d'ajouter quelques mots bien sélectionnés.

     ▬ Cela dit, à choisir il aurait peut-être mieux fait d'opter pour une jeune pucelle, il y aurait au moins eu un intérêt. »

     S'énervera ? Ne s'énervera pas ? Bonne question, il attendait impatiemment de voir ce qu'elle allait rétorquer, bien que son expression ne montrait qu'une profonde indifférence teintée d'un amusement certain. Le jeu avait débuté.


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Message Mar 20 Déc 2011 - 21:46

Sargon n’avait pas tort sur le lien de corrélation entre hostilité et passion, après tout, la véritable haine tout comme l’amour était des sentiments ardents, et les personnes qui pouvaient éprouver l’un des deux avec ferveur pouvaient tout aussi bien éprouver l’autre. Eva était et avait toujours vécu tous ce qu’il lui arrivait comme ses émotions à fond quitte à parfois manquer un peu de discernement, malgré son intelligence, elle n’avait jamais eut envie d’amenuiser tout ça et de contrôler tout, tout le temps, elle se laissait submerger et quelque part c’était aussi son moteur. La passion, la vengeance, la haine, l’amour, tout cela la poussait à mettre en œuvre tout ce dont elle était capable pour arriver à ses fins, et elle était assez douée à ce jeu, la preuve, elle s’était élevé bien au delà de sa condition première. Evidement en la matière sa beauté et son charme naturel y était pour beaucoup, mais sans ambition, elle serait peut-être toujours une catin à deux sous d’un bordel immonde des tréfonds de Lancehélion, elle n’aurait pas décidé de le quitter pour un autre, bien plus huppé, qui avait pour client des gens bien plus riches et haut placés, elle, n’aurait pas été la maitresse de Maron Martel. Mais à partir de là, elle ignorait ce que sa vie aurait été, la sienne n’avait pas été simple pour autant, juste plus agréable à bien des égards, mais aussi dangereuse, se frotter aux nobles était un jeu périlleux dans sa situation, il y avait toujours le risque de perde sa tête, soit pour garder un secret, chose qu’elle savait faire, mais qui faisait confiance à une catin de nos jours ? Soit par jalousie. La discrétion pouvait être un sérieux atout, mais parfois, il fallait la jouer autrement, la question était de savoir quand. Ici, elle n’avait que peu de cartes en main, c’était compliqué, et pourtant elle avait eut l’occasion de constater que la jalousie existait aussi, les autres femmes-sel de Dagon lui en voulaient de la place qu’elle prenait dans le château, mais pour le moment, il n’y avait eut que des regards hostiles, elle s’en accommodait aisément, la jalousie des autres était une preuve de plus qu’elle était la meilleure…

Elle avait pressentit ne pas avoir affaire à n’importe qui dès le premier regard, rien qu’en entendant sa voix en fait, car c’était la seule personne qui lui parlait depuis longtemps, ou en tout cas qui lui disait autre chose que « Le Roi veut te voir catin. » Incroyable que même ici on la nomme ainsi, était-ce donc marqué sur son front ? Elle enrageait, mais le Harlon la détestait encore plus que les femmes-sel, il faudrait qu’elle s’en méfie, mais si elle pouvait se servir de lui pour partir, elle n’était pas prête à le défier pour un mot mal placé, elle saurait en temps et en heure ce qu’elle pourrait lui proposer en échange d’un moyen de s’échapper. Eva sourit en essayant de percer les mystères des yeux du jeune homme alors qu’il lui répondait, et d’une manière tout à fait… intéressante.

« La chaleur qui règne chez moi est toute aussi cuisante que la glace. » Et puis ma chaleur se mérite, et je doute que tu sois de ceux qui pourraient l’obtenir vu ta place. A moins que…

Sargon ne semblait pas être le premier à respecter les règles, mais c’était un peu trop tôt pour en avoir le cœur net. Il la dévisageait, elle fit donc de même, sans plus de gêne qu’il ne semblait en éprouver à la regarder ainsi. Elle était habituée à ce genre de regards, mais venant d’un cousin du Roi, cela ne faisait que confirmer ce qu’elle pensait, le jeune homme n’était pas un des sbires de Dagon, ceux là ne lui adressait qu’à peine la parole et n’osaient plonger leurs prunelles dans les siennes. La suite de la conversation porta justement sur ce point et Eva fut surprise de la réponse donnée, néanmoins, elle ne savait pas si elle était agréablement surprise ou non, déjà elle se méfiait, mais en plus, elle craignait que, si comme il le disait, les liens du sang ne l’empêchait pas de voler à Dagon ce qui lui appartenait, ce désir de prendre les biens de son Roi ne se porte sur sa propre personne. Elle se raidit un peu, juste un instant, les tendons de son cou ressortirent et elle ouvrit les yeux un peu plus largement, elle trouvait que le Roi des Fer-Nés était suffisamment méchant et cruel pour ne pas qu’elle s’encombre d’un autre ennemi, elle n’en avait déjà que trop ici, mais s’il comptait la violer, il en ferait partie automatiquement. Elle n’avait pas envie de ça, et pour le coup aurait préféré être moche pour éviter de s’attirer sans cesse ce genre de problème, mais au final non, sa beauté était trop précieuse. Souillée, elle l’avait été bien trop tôt pour s’en soucier, brisée, elle ne pouvait pas l’être elle ne le devait pas, si non elle mourrait ici sans plus une once d’espoir de rendre la monnaie de sa pièce au Greyjoy. Elle était plus forte qu’il ne le saurait jamais, mais elle n’avait pas pour autant envie de subir encore les violences d’un homme, même si celui-ci était nettement plus séduisant que Dagon. Seulement chez elle, à force de vivre ici, à force de gris et de brimades, la peur avait fait place à une rage à peine dissimulée, et l’énervement était plus prompt à se montrer que la peur. Quoi qu’il en soit, s’il la touchait elle crierait, et quelqu’un viendrait, en tout cas l’espérait-elle.

« Je ne sais pas si j’ai de quoi être rassurée vu qu’à priori les Fer-Nés préfèrent les femmes avec des bleus. »

Elle serra les dents et le fixa de ses prunelles bleues-vertes, cruelles et soupçonneuses, elle se prépara à hurler, mais rien ne vint et elle reprit une attitude plus détendue.

« Peut-être avez-vous raison Sargon, mais jusqu’où pourrait aller cette visite ? Jusqu’où pourrait aller votre liberté ? »

La conversation devenait de plus en plus intéressante et cette rencontre s’avérait bien plus enrichissante qu’elle n’aurait pu y paraître au premier abord, même si dès le départ, Sargon avait annoncé la couleur avec ses regards et ses phrases, son air hautain et affable à sa manière, ses vêtements loin de l’ancienne voie… Il doutait que Dagon lui donne l’autorisation de se balader avec son nouveau jouet ? Etait-ce parce que le Roi préférait la garder pour lui tout seul, qu’il craignait qu’elle ne tombe sous le charme de son cousin ou s’agissait-il d’une haine plus latente, plus ancienne ? En tout cas, Sargon semblait peu enclin à suivre son Roi tout autant que les préceptes du Dieu Noyé, il était de plus en plus amusant, vraiment et Eva prenait un malin plaisir à paraître totalement détachée alors que le jeune homme venait de piquer sa curiosité à vif. Mais bientôt, il piqua autre chose, sa susceptibilité. Que cherchait-il ? L’énerver ? La tester ? Ca devait être de famille cette manie de la mettre hors d’elle, mais à force de se prendre des claques et aussi dans le but de préserver les dessins qu’elle commençait à entrevoir pour le Harloi, elle comptait bien prendre sur elle. La première remarque ne fit pas mouche, il n’avait pas tort elle détesterait la mer d’ailleurs on ne l’y reprendrait plus vu ce qu’on y trouvait, enfin dès lors qu’elle serait de nouveau sur les terres continentales évidement. Elle l’observa avec un œil aiguisé se détourner d’elle, lui offrir son flanc, louche, raiment louche… Elle se contenta de répondre avec un haussement d’épaule.

« Comme il vous plaira Sargon. »

Elle se détourna de lui, à son tour et se remit à observer la mer déchainée en contrebas.

« Impulsif, c’est le mot oui, mais fragile, vous vous méprenez, vous le sauriez si vous lui aviez parlé. »

Elle se tourna vers lui et lui offrit son plus beau sourire avant de regarder de nouveau par la fenêtre. Elle était d’un calme olympien, elle savait depuis bien longtemps se détacher des mots prononcés à son égard, il le fallait bien, si non elle passerait son temps à se battre et hélas elle en faisait pas le poids.

« Je m’inquièterais plus pour la pérennité du royaume que pour l’intérêt qu’il me porte. Tout bloc de glace qui se respecte peut devenir un brasier ardent si seulement on lui donne ce qu’il veut. Et Dagon sait être un ange quand il le veut… A moins que ça ne soit juste avec moi, qui sait ? »

Elle jubilait, discrètement cela dit, mais jubilait tout de même, un sourire sur les lèvres et tout son être en ébullition, surtout son intellect qui exposait à ses yeux toutes les possibilités offertes par Sargon, et malgré l’intérêt qu’elle lui portait, toujours pas un regard pour le jeune pirate rebelle. Non vraiment tenter de la mettre de mauvaise humeur n’était pas une bonne idée, elle n’en devenait que plus manipulatrice et calculatrice, mais c’était jouissif de résister, presque trop facile cela dit, il était trop loin de la vérité pour la blesser et le jeu lui plaisait trop pour qu’elle craque quand bien même il en viendrait à toucher un point sensible. Le point sensible il finit par le trouver, sa virginité. Mais si elle regrettait de l’avoir perdue ainsi et pour si peu d’argent alors que sa beauté aurait pu faire d’elle une femme riche et à l’abri du besoin et du danger en une seule nuit, cela faisait bien longtemps qu’elle avait appris à user de son expérience en contrepartie, alors si elle perdait de la valeur pour un éventuel mariage, en tant que concubine, elle n’en était que meilleure, que Sargon le croit ou non. Aussi, lorsqu’il parla de pucelle, elle ne prit même pas la peine de répondre et se contenta de les retourner vers lui et de le regarder dans les yeux avec un petit sourire en coin et un air canaille.

« J’ai toujours pensé que préférer les vierges effarouchées était un signe d’impuissance. »

D’après ce qu’il lui disait, même si son but premier était probablement de l’énerver, il voulait aussi en apprendre plus, or se serait idiot de prétendre être vierge avant d’avoir été enlevée par Dagon, elle n’en av ait pas l’attitude et elle le savait, et elle avait trop l’habitude de se servir du sexe pour arriver à ses fins pour soudainement faire autrement, alors tant qu’à faire, autant jouer franc jeu, en tout cas sur ce point, elle n’avait rien à cacher même si elle ne criait pas qui elle était sur les toits depuis son arrivée, même le Roi devait se douter qu’elle n’était pas une épouse modèle avant cette nuit dans la baie des Fer-Nés.
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Sargon Harloi
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Message Mer 21 Déc 2011 - 13:28

     Elle restait parfaitement calme et cela contrariait pas mal le Harloi qui se délectait toujours de voir les femmes être piquée au vif par l'une ou l'autre de ses remarques. Peu lui chalait, il ne démordait pas de quelque chose lorsqu'il s'était mis un but à atteindre et pour le coup c'était de faire sortir la belle de ses gongs, cela lui occuperait une bonne partie de la journée et en prime il pouvait espérer pimenter et compliquer la future nuit de lord Dagon. Peut-être bien que Eva allait le dénoncer à son nouveau maître et lui attirer quelques ennuis, mais rien de bien grave au final, Sargon n'allait pas lui faire quoi que ce soit, il n'était pas le type d'homme qui prenait une femme de force, il y en avait bien assez de consentante dans les environs pour qu'il ne se fatigue pas à devoir la maîtriser avant. Adepte du moindre effort ? Pas franchement, la preuve, le jeune capitaine cherchait à la faire sortir de ses gongs, comme avec Deirdre chaque fois qu'elle venait de lui rendre visite, disons simplement qu'il n'aimait pas perdre son temps inutile et qu'il n'aimait pas les étoiles de mer. En tous les cas, il appréciait assez de voir qu'elle semblait être une femme de caractère et qu'elle ne se cachait pas derrière des regards gênés lorsqu'il la détaillait sans aucune gêne. Sargon avait beau avoir du sang noble dans les veines et avoir été élevé à suivre le protocole des Fer-nés – qui était loin de ressembler à celui des terres d'ailleurs – mais il n'en usait que rarement, ou alors pour railler les gens avec qui il parlait. La belle n'était pas franchement rassurée, cela se lisait dans son langage corporel, mais d'un autre côté le Harloi pouvait le comprendre, si les rôles avaient été inversés il n'aurait pas été enchanté de passer un moment en compagnie d'un inconnu visiblement bouffit d'arrogance. Sa réponse le fit toutefois sourire, les femmes avec des bleus, certains natifs des îles aimaient bien dominer les femmes en les frappant, ce n'était pas particulièrement le cas du capitaine de la Veuve Salée.

     ▬ J'ai toujours pensé que les hommes qui frappaient les femmes n'osaient pas le faire sur des personnes de leur force... Bien que certaines le méritent bien. Ne me donnez pas de raison valable et vous n'aurez rien à craindre avec moi. »

     Il avait beau avoir la réputation d'être une personne violente et impulsive, il n'empêchait qu'il n'était pas du genre à faire souffrir physiquement. Avec le temps, le jeune homme avait fini par trouver ses marques et désormais il considérait que de manipuler les gens et les blesser sur leurs points faibles, était plus délectable. Les plaies physiques se soignaient et disparaissaient en quelques temps alors qu'une blessure mentale ou dans son amour propre ne cicatrisait jamais. Eva avait de la chance à sa manière, elle était tombée sur un Fer-né qui n'utilisait la violence physique que dans des cas bien particuliers. Même si Dagon et lui étaient cousins, ils ne se ressemblaient pas beaucoup, pour ne pas dire pas du tout. L'oreille tendue, il était toujours attentif aux paroles qui sortaient de la bouche pulpeuse de la nouvelle femme-sel de lord Greyjoy, alors qu'elle lui demandait jusqu'à où pouvait aller sa liberté, il rigola légèrement, d'une rire à la fois moqueur et amusé, elle était divertissante, il comprenait que Dagon ne veuille pas la laisser partir.

     ▬ Ma liberté ? Jusqu'au bout du monde ma chère Eva, je peux vous laisser seule avec vous-même et reprendre la mer pour rentrer chez moi sur mon boutre. Et la vôtre où va-t-elle ? Jusqu'au lit de Dagon et encore, uniquement lorsqu'il daigne vous y aller entrer. Il plongea ses yeux dans les siens. Je n'ai rien à gagner à vous faire visiter cette île et je ne suis pas le type d'homme qui fait les choses pour le plaisir. Je gagne plus à vous mettre en colère pour que vous rendiez la vie difficile à notre lord. »

     Il était vrai que l'idée de voir Dagon se débattre avec une femme qui avait été énervée par ses paroles, l'amusait beaucoup, son cousin n'oserait jamais lui reprocher cela tout de même, sachant qu'il n'avait que la parole d'une femme-sel comme témoignage. Face à un capitaine de la flotte de fer ce n'était pas grand-chose. Les yeux mordorés du Harloi restaient plantés sur le dos que lui offrait Eva alors qu'elle contemplait encore la mer par la fenêtre comme s'il ne représentait pas assez d'intérêt pour qu'elle daigne le regarder. Libre à elle, mais chaque seconde passée à le snober de la sorte ne faisait qu'attiser son envie de lui rendre la vie encore plus compliquée. Lorsque la demoiselle avança le fait qu'il s'il avait discuté avec Dagon, il saurait parfaitement qu'elle n'était pas fragile, le sourire du jeune homme s'étendit. Ils n'étaient pas vraiment le type d'hommes qui parlaient de leurs conquêtes en dissertant sur leurs impressions à ce sujet.

     ▬ Je n'ai pas pour habitude de me renseigner sur ses femme-sel, il risquerait de trouver cela étrange, sans compter que notre lord est bien trop occupé en ce moment, certainement avec une autre de son harem. »

     Il tâtait, cherchant le véritable point faible de la jeune femme, du moment qu'il pourrait mettre la main dessus le reste serait faisable et Sargon n'éprouverait aucune difficulté à faire d'elle ce qu'il voudrait. Son arrogance le poussait à y croire dur comme fer en tous les cas. Mais que voulait-il d'elle d'ailleurs ? Lui-même l'ignorait, il était venu lui parler simplement par ennui, c'était normal de chercher à s'occuper, mais le Harloi n'était pas homme à bavarder sans rien avoir au bout. Le Fer-né qui sommeillait en lui l'obligeait à tirer quelque chose de chaque discussion. Que pourrait-il obtenir d'Eva ? Plusieurs choses, mais rien qu'il ne puisse obtenir d'une autre femme, autant dire qu'il gaspillait sa salive pour rien. Elle semblait être du continent, mais enfermée ici la belle n'offrait rien de plus qu'une autre Fer-née. Il était encore en train de songer à ce qu'elle pourrait bien lui donner lorsqu'elle lui offrit elle-même en partie la réponse en avançant le fait que Dagon se comportait très délicatement avec elle. L'idée de voir le borgne à la force certaine qu'était leur lord devenir aussi doux qu'un chevalier du continent amusait franchement le Harloi qui ne s'en cachait pas, arborant un sourire cette fois-ci franchement moqueur. Elle y croyait vraiment ?

     ▬ Il est une rumeur qui dit que votre fameux ange aurait été très proche de l'une de ses anciennes femme-sel, mais sans vouloir vous vexer, vous n'avez rien en commun avec elle.... »

     Sargon n'avait pas connu personnellement Malora, il l'avait vue de loin comme tout les capitaines de la flotte de fer qui venaient ici pour rendre des comptes à leur lord, sauf qu'à l'époque le Harloi n'était encore qu'un adolescent tout juste bon à rendre la vie impossible à sa mère. Quoi qu'il en soit même si la femme-sel en question était bel et bien un ancien amour de Dagon – chose que la mère de Sargon avait un jour laissé échapper – cela n'importait pas au jeune homme qui voyait surtout là l'occasion de faire sentir à Eva qu'elle n'était désormais plus qu'une femme parmi tant d'autres. En imaginant qu'elle eut été une courtisane ou quelque chose d'approchant avant ce jour, les choses allaient changer, une femme-sel possédait moins de droits et de possibilités qu'une putain, elle n'était qu'une vulgaire esclave obligée de se plier à la volonté de son maître. C'était pour ça que Sargon n'aimait pas les femme-sel, il en avait déjà eu une ou deux, mais l'expérience avait été décevante, il préférait les femmes qui résistaient juste ce qu'il fallait et le défiaient plutôt qu'une jeune pucelle ramassée dans l'Ouest. Le Harloi appréciait les femmes d'expérience. Ainsi, lorsque Eva lui décrocha un regard mutin en avançant le fait que les hommes appréciant les vierges n'étaient que des impuissants, il laissa son sourire s'élargir davantage. Était-elle en train de le défier ? Peut-être, mais le jeune capitaine n'était pas du genre à défendre ses performances, il se satisfaisait largement en sachant que ses partenaires appréciaient ce qu'il avait à offrir, son but n'était pas de convaincre tout Westeros de ses talents en la matière. D'un ton toujours aussi arrogant il répliqua.

     ▬ D'impuissance ou d'incompétence, il est beaucoup plus facile de dissimuler son manque de maîtrise lorsque le partenaire ne sait pas ce qui est bon. Vous m'avez l'air tout à fait au courant en matière d'impuissance, est-ce que je dois en déduire quelque chose concernant notre lord ? »

     Son sourire ne le quittait pas, il ne s'était pas défendu à grand renfort de protestations, si cela lui plaisait de le considérer comme un amateur de pucelle, Sargon n'allait pas l'en empêcher. Déjà que Qalen le raillait sur sa virilité en raison de son manque de fidélité pour l'Antique Voie, il n'avait aucune envie de se charger encore les bras avec une femme à la langue bien pendue. Le jeune homme la dévisagea quelques instants avant de finalement détourner les yeux d'elle en faisant le geste de s'en-aller, il s'éloigna de quelques pas histoire de faire savoir qu'il lui faussait compagnie, puis stoppa et se tourna dans la direction de la belle.

     ▬ Je commence à m'ennuyer ici, je n'ai rien à gagner à vous faire la discussion, mais je suis curieux de savoir si vous êtes réellement aussi rebelle et impulsive que vous le dites... Est-ce que vous allez obéir à Dagon et rester sagement à contempler la mer, ou est-ce que vous allez décider de me suivre ? »

     Il haussa légèrement les épaules, lui laissant le choix avant de lui accorder un dernier sourire amusé, Sargon était pratiquement certain qu'elle allait suivre ne serait-ce que pour montrer qu'elle n'obéissait pas à Dagon. Ce n'était pas pour rien qu'il avait souligné ce fait, sans quoi la belle aurait eu plus à perdre qu'à gagner dans cette affaire. Le Harloi emprunta le chemin qui menait à l'intérieur de la demeure au lieu de passer pas la cour de laquelle il venait, il savait bien que Harlon allait être dans cette zone puisque les appartements du lord Greyjoy se trouvait de l'autre côté, autant faciliter la vie de la femme-sel non ? Le capitaine s'éloigna doucement sans vérifier que Eva le suivait, il traversa quelques pièces pour finalement déboucher dans le hall d'entrée où Harlon le Rouge l'avait accueilli, puis se retourna pour regarder derrière lui. Suivra, suivra pas ?


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Message Mer 28 Déc 2011 - 17:58

Elle était bien d’accord avec Sargon, les hommes qui frappaient les femmes étaient des lâches, les pire que la terre ait portée, et ce même si, effectivement, certaines étaient des pestes finies et mériteraient bien quelques baffes de temps en temps pour se remettre les idées en place. Que les hommes se battent entre eux et qu’ils ne lèvent pas la main sur une femme sans défense et dont la force ne pouvait égaler la leur, c’était un peu facile trouvait-elle. Mais elle se taisait, quand cela arrivait il n’était pas nécessaire d’augmenter la fureur de son adversaire, en l’occurrence elle avait vite apprit la docilité avec Dagon, ses coups et ses serres sur ses poignets n’étaient que trop douloureux, et surtout, elle n’avait pas envie de finir toute contusionnée avec le visage défoncé, il fallait qu’elle puisse travailler, il fallait qu’elle reste belle. Mais elle méprisait d’office quiconque frappait les femmes, la sienne ou une autre, et encore plus les catins. Elle tut néanmoins son enthousiasme et se contenta d’un regard pointu et d’un sourire en coin. Elle n’avait pas l’intention de lui donner des raisons de la frapper, mais vu qu’il la cherchait depuis le début, peut-être que cela arriverait à un moment donné, et puis, elle ignorait encore si elle risquait sa tête en lui parlant, si elle risquait quelque chose en lui demandant le l’aider à fuir, elle verrait bien, peut-être se prendrait-elle de sacrés coups, mais il fallait espérer que Dagon tienne trop à elle pour la tuer, après la scène qu’elle lui avait jouée, le suicide feint dont il pensait l’avoir sauvée, elle avait du mal à l’imaginer lever une arme contre elle, ou même la frapper à mort quoi qu’elle fasse, mais avec ces barbares, elle ne présageait de rien, il pouvait aussi bien se retourner contre elle un jour ou l’autre, c’est d’ailleurs pour ça qu’il fallait qu’elle parte, et le plus vite serait le mieux.

« Il en est de même pour moi, ne m’énervez pas et je ne vous frapperais pas. » Elle le regarda un instant, toujours ce regard de panthère indomptable qu’elle lui jetait, puis elle se mit à rire à gorge déployée. « Je n’aime pas la violence, je préfère… » Elle s’approcha de lui et reprit d’un ton suave en crispant ses doigts sur le tissus recouvrant sa cuisse. « La passion. »

Et donc ? Ne prendrais-tu pas une invitée sur votre bateau ? Est-ce là ce que cela veut dire ? Que tu pourrais, mais pas pour le plaisir, si seulement j’avais autre chose à offrir, oh si j’ai les quelques bijoux qu’il ma rendu, et l’émeraude, j’ai des choses à échanger contre ma liberté, mais laissons le continuer, il faut que je sois sûre avant d’ouvrir la bouche, si non je ne pourrais peut-être plus jamais parler… Elle lui lança un regard acéré, il avait raison, entièrement raison, mais elle avait terriblement envie de lui mettre une claque, cela la démangeait, de l’épaule jusqu’au bout des doigts qu’elle pliait et dépliait. D’une manière ou d’une autre tu feras ce que j’attends de toi, d’une manière ou d’une autre, tu me seras utile, et si ça n’est pas en m’aidant à m’enfuir, alors se sera en m’aidant à gagner encore d’avantage la confiance du roi, si j’en crois ce que tu m’as déjà révélé, vous ne vous portez pas mutuellement en haute estime, ça ne devrait pas être trop compliqué, et saches que je n’ai aucune pitié pour un Fer-Né, surtout si celui-ci rend l’âme pour me faire gravir les échelons. Alors certes, je n’ai aucune liberté, certes tu pourrais partir, certes tu ne fais pas les choses par plaisir, et moi non plus d’ailleurs, on sait tous ce qui fait tourné ce monde et ce n’est pas l’amour contrairement à ce que les contes veulent bien nous faire croire, mais j’ai plus de pouvoir sur ton roi que tu ne peux l’imaginer. Et c’est à toi que je pourrais rendre la vie impossible, ou faire en sorte que ton Lord te la rende impossible, encore plus amusant… Si tu veux jouer à ce jeu là, jouons mon ami, jouons, cette partie est déjà bien entamée, mais elle me parait tout à fait excitante, et cela fait bien longtemps que je n’ai eut l’occasion de jouer… Elle arrêta de faire jouer ses doigts et se redressa avec un sourire avant de prendre un air mutin et un ton enfantin. Elle se détourna de lui, faisant quelques pas puis, arrivée à la fin de sa place elle tourna la tête vers lui avec un sourire.

« Et si moi je le mets en colère et que je lui dis pourquoi je suis de mauvaise humer… Que pensez vous qu’il fera alors ? »

Sargon pensait peut-être que Dagon n’oserait pas le lui reprocher, mais s’il était un capitaine et que la parole d’une femme sel ne valait pas grand-chose, il était un capitaine dissident et elle pas n’importe quelle femme sel. Qu’il n’ose pas l’accuser en publique, c’était certain, mais qu’il ne cherche pas vengeance ensuite, bien moins sûr. Enfin quoi qu’il en soit, cela valait le coup d’essayer, et puis elle avait d’autres cartes en poches si cela s’avérait inefficace. Mais on ne dévoile pas son jeu en un coup, ce jeu est stratégique et tromper l’adversaire fait partie du plaisir. Toujours dos à lui elle reprit

« Etrange oui, très étrange même… J’aime à penser qu’il se repose, j’ai tendance à lui mettre les nerfs à rude épreuve et à le fatiguer, dans le bon sens du terme, il n’est plus de toute première jeunesse le pauvre, ça n’est pas comme nous, encore tous deux dans la fleure de l’âge. »

Voyons voir comment il prendra cela… Peut-être qu’elle aussi était bouffie d’orgueil, peut-être qu’elle se méprenait sur ce qu’il lui était possible d’accomplir ici, maintenant et avec lui en plus, peut-être, mais l’humilité n’avait jamais été son fort, elle était fière et cela ne s’arrangeait pas avec les années, au contraire. Peut-être qu’elle n’arriverait à rien, mais elle n’en démordait pas, elle avait une confiance en elle à tout épreuve en cet instant, cela l’amusait follement qu’il essaye de l’énerver, peut-être allait-il y arriver finalement, probablement quand elle le voudrait cela dit, mais ce langage qu’ils parlaient tous deux, elle ne le connaissait que trop bien, elle était de nouveau dans son monde, dans son élément, et dans sa partie, elle était reine du jeu, maitresse des cartes, elle se sentait aussi puissance que le Roi des Sept Couronnes lui-même, et même plus, comme ceux d’antan, comme ceux qui possédaient des dragons ! Ainsi il y aurait eut une autre femme sel ? Une à laquelle l’homme dur et froid qu’elle avait réussit à apprivoiser un peu, de plus en plus, c’était attaché, ainsi rien n’était impossible… Cela pourrait presque lui donner de l’espoir, si une avait réussit ça avant elle, elle ne manquerait pas de le faire aussi, et de faire encore mieux, n’était elle pas Eva « Heaven » ? Mais si tel était le cas, elle n’en avait pas entendu parler, une seule raison possible à cela, sans aucun doute. Qu’il mente ou qu’il dise vrai, cela ne changeait rien, elle comptait bien prendre cette place laissée vacante par une femme en chair et en os ou pas une chimère. Elle soupira comme dépitée par la nouvelle et jeta un regard désolé sur le jeune homme.

« Évidement, je suis supérieure car je suis vivante ! La vie à toujours meilleur goût que la mort, et certaines vie plus encore... »

Quelque soit sa condition, elle était à peine pire que ce qu’elle avait pu connaître parfois, oh bien sûr bien pire que ce qu’elle avait connu d’autres fois, les châteaux, les bons repas, les bals, ici elle n’était pas grand-chose, mais Dagon lui avait prouvé qu’elle était tout de même plus que beaucoup d’autres et cela suffisait à lui redonner du baume au cœur et l’envie furieuse de vivre et donc de se sortir de là… Lorsqu’il parla de l’impuissance du Roi elle sa mit à rire, mais ne répondit rien, ne démentant ni ne confirmant ce fait bien que le roi ait prouvé à mainte reprise qu’il n’était ni impuissant ni incompétent, cela dit elle avait apprécié d’autres hommes bien d’avantage, il avait une façon de faire un peu trop… Fer-Née, barbare, ce qu’il était quoi, rien d’étonnant à cela, mais Eva préférait d’autres choses, même si la bestialité ne lui déplaisait pas certaines fois, cela dit la seiche était de moins en moins animal et de plus en plus homme, à mesure que ses sentiments grandissaient, c’était amusant à voir, mais Sargon n’avait pas besoin de savoir, il en savait assez sur la relation entre son Lord et la distraction aux yeux bleus de glace et à l’entrejambe de feu qui se tenait devant lui. Elle le regarda, de la braise dans les yeux, et lui répondit sur un ton langoureux.

« Si tel est le cas, cela fait bien trop longtemps que je n’ai pas été satisfaite… »

Bien sûr qu’elle le défiait, elle le défiait depuis le début, elle le défiait autant qu’il la défiait et c’était tout à fait excitant ! Mais elle, elle avait un but très précis, se barrer d’ici au plus vite ! Et lui que voulait-il ? De l’or des richesses, à priori son con ne l’intéressait pas plus que ça, peu importe, elle ferait autrement même si elle n’avait pas trop l’habitude de payer les gens comme cela. Mais la conversation, aussi amusante soit-elle commençait à stagner et elle ne savait toujours pas si elle pouvait se fier à lui, enfin si, elle savait qu’elle ne pouvait en aucun cas se fier à lui, mais elle avait aussi appris qu’il aimait compliquer la vie de Dagon, et ce simple fait pouvait le rendre utile, comme elle l’avait présagé au départ, mais même efficace et digne qu’elle lui dise ce qu’elle voulait. Elle aussi commençait à s’ennuyer, il était grand temps de passer à la vitesse supérieure, elle allait lui avouer ses desseins, mais le jeune homme la devança avec une proposition plus qu’alléchante. Bon évidement présenté comme ça elle aurait préféré rester sur place pour lui montrer qu’elle n’obéissait pas non plus à lui, c’était un peu facile de la prendre ainsi par les sentiments, le sentiment de liberté sir chère à son cœur, mais il n’était plus temps de faire jouer son inaltérable esprit de contradiction, l’occasion que se présentait à présent était une aubaine qu’elle ne saurait laissé passer. Lorsqu’après l’avoir suivi un certain temps elle le vit se retourner, elle lui sourit avant de lui dire.

« Je suis lassée de contempler la mer et votre Roi du haut des grises fenêtre de la citadelle, j’aimerais contempler d’autres choses… Cependant, si vous voulez y gagner quelque chose, il faudrait que je récupère mes affaires, car si Dagon m’a tout pris, il m’a rendu certaines choses et m’en a donné d’autres… Et puis il y a bien des objets de valeur m’appartenait dans ce château, je le sais, mes bijoux sont tous là, mon cheval aussi, mes robes. Si vous ne faites pas les choses par pur plaisir, vous les faites certainement pour l’or ou la gloire… »
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Sargon Harloi
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Message Jeu 29 Déc 2011 - 19:03

     Elle était bien amusante cette demoiselle, avec ses airs de grande dame et son corps qui laissait penser le contraire. Sargon avait beau apprécier les femmes – et particulièrement les belles – il pouvait sans trop de peine rester de marbre face à une représentante du sexe faible qui faisait une démonstration de ses atouts. Deirdre avait été un excellent moyen de s'entraîner, sans compter que le Harloi avait déjà de bonnes bases avec son absence totale de sentiments. Il était vrai que Dagon n'était plus de prime jeunesse, mais le capitaine de la Veuve Salée avait appris qu'il n'était jamais bon de railler quelqu'un qui n'avait pas son âge, bien souvent âge avancé allait de paire avec connaissance et expérience. Le jeune homme avait été obligé de constater que son lord et cousin possédait plus de talents pour se repérer avec les étoiles que n'importe qui. Des dons pas forcément appréciés par les gens des terres, mais qui provoquaient respect et intérêt de la part des autres Fer-nés. Cela dit, lorsque la jeune femme avait parlé de sa supériorité en tant que femme vivante, Sargon avait esquissé un sourire étrange, il n'était pas obligatoirement d'accord. L'amour semblait ne pas s'étioler avec le temps, il était bien mal placé pour en parler étant donné qu'il n'avait jamais éprouvé ce sentiment, mais visiblement un être mort ne cessait pas d'être aimé. Il suffisait de voir l'expression de son oncle chaque fois que le Harloi parlait de son père défunt, visiblement l'amour d'une personne ne disparaissait pas en même temps que son corps. Les sentiments étaient une faiblesse et c'était certainement celle de leur lord.

     Quoi qu'il en soit, la jeune femme avait décidé de le suivre, le jeune homme s'y était attendu étant donné qu'elle n'allait certainement pas rester plantée devant sa fenêtre jusqu'à ce que les rochers soient aussi lisses que des galets à force d'être balayés par le vent. Sargon pivota légèrement pour planter son regard dans les beaux yeux de la jeune femme qui lui offrait un sourire qu'il pensait n'être que de façade. Visiblement cette femme n'avait rien d'une jolie donzelle dont la fleur avait été à peine cueillie, cela ne le gênait pas, bien au contraire au moins pourrait-il parler franchement avec elle. Il n'y avait rien qui lassait plus que de devoir jouer avec des faux-semblants, c'était ce qui lui plaisait tellement avec la bâtarde qu'il fréquentait, pouvoir parler sans toutes les fioritures qui allaient de paire avec une conversation de « nobles ». La jolie Eva lui offrit un discours très intéressant, expliquant qu'elle pouvait lui offrir une récompense, mais que malheureusement elle ne pourrait rien lui donner tant qu'elle ne possèderait pas ses affaires qui lui avaient été dérobées. Effectivement, seul l'or fonctionnait avec le Harloi, la gloire pas franchement, pour tout dire il se contrefichait de ce que l'on pensait de lui alors avoir de la gloire, à quoi bon ? Rien ne s'achetait avec cela. Pas plus qu'avec le sexe ou les sentiments, seul ce qui était palpable pouvait l'intéresser. Ses yeux s'égarèrent un instant sur les murs dénués de décoration du hall, avant d'en revenir au visage de la jeune femme qui patientait.

     ▬ Je n'ai rien à faire de la gloire, c'est bon pour vos chevaliers, rien ne s'achète avec ça, je ne prends que l'or ou ce que je peux offrir en échange de services. »

     Des bijoux, des choses de ce genre, il dérobait fréquemment de telles richesses lors de ses raids pour les donner ensuite à Tarbeck ou s'enrichir, acheter des informations, des services d'habitants des terres, bref, pouvoir continuer ses pillages en somme. Autrement dit, la seule chance pour Eva de pouvoir s'attirer ses faveurs était éventuellement de réussir à récupérer ses affaires, ou alors de lui demander de s'en charger. Mais il était évident que cela ne ferait qu'augmenter la valeur de sa dette et Sargon doutait sincèrement que le belle puisse avoir assez de richesse pour tout payer. Seulement malheureusement pour elle, le Harloi je faisait jamais crédit. Le capitaine de la Veuve Salée avait besoin d'argent et de bijoux pour pouvoir continuer ses raids, c'était d'ailleurs ce qui avait le don d'agacer les autres Fer-nés, que lui se permette d'acheter des choses sans les prendre par le fer-prix. Bande d'idiots, si son pécule augmentait davantage chaque jour ce n'était pas sans raison ! Au pire, il pourrait bien trouver une autre utilité à Eva si jamais elle n'avait pas les moyens de payer, pas pour son usage personnel à moins qu'elle ne se montre très convaincante, mais pour ses marins. Des marins heureux signifiait de ne pas avoir de mutinerie et le dieu noyé savait qu'avec le caractère du capitaine, il les frôlait souvent. Après ce bref instant de réflexion, le jeune homme enchaîna.

     ▬ Mais si vous me payez bien, il se pourrait que je sois capable de vous rendre un éventuel service. Mais je doute que vous puissiez avoir assez d'argent pour me payer tout ce que je ferai pour vous et je suis au regret de vous annoncer que même pour vos beaux yeux je ne ferai pas crédit. »

     Autrement dit, ses tarifs étaient très coûteux, elle devait certainement être une professionnelle ou quelque chose de ce genre et connaissait donc parfaitement la valeur d'un service. Même si le capitaine doutait que cette femme puisse faire les choses gratuitement. Quelque chose dans son regard ou dans sa manière d'être lui laissait envisager qu'elle puisse être taillée dans la même bois que lui, une manipulatrice, sauf qu'elle ne semblait pas exploiter les faiblesses des gens, mais plutôt leurs désirs. Les sourires en coin, les mains glissées sur son corps, des signes qui attiraient forcément l'attention, elle se servait de ses charmes pour s'attirer des faveurs. Au final, ils arrivaient à ce qu'ils voulaient, sauf qu'elle quittait ses victimes en laissant un sentiment de désir et lui d'aversion ou de colère. Chacun sa manière de faire. Le jeune homme s'avança légèrement sans la toucher pour autant, avec une autre il l'aurait fait depuis longtemps, user d'un peu de son charme, mais avec Eva ce serait un coup d'épée dans l'eau. On ne le lui faisait pas à elle. A une dizaine de centimètre du visage de la demoiselle, Sargon baissa ses yeux sur son minois, la dominant de plusieurs centimètres.

     ▬ Mais peut-être que votre petite sauterie avec notre lord pourrait vous être utile ? J'ai tout un équipage de marins qui n'ont pas vu les cuisses d'une jolie femme depuis belle lurette, vu que vous avez l'air d'être très endurante, je suis persuadé que vous seriez capable de les satisfaire un à un ! Je pourrais considérer qu'une partie de votre dette serait effacée. »

     Eva n'avait pas le style ou les habits qui laissaient envisager qu'elle soit une catin de bas-étage, c'était soit une femme libertine, soit une courtisane de luxe, pas vraiment le genre à écarter les cuisses pour de simples marins en somme. Une poule de luxe. Seulement si Sargon avait l'occasion de l'humilier un peu, il ne se ferait pas prier, sans compter que ses marins étaient amateurs de belles demoiselles et revaudraient ce petit cadeau à leur chef. Le regard du Harloi s'égara sur le nez, puis les lèvres, puis la poitrine de la dame comme s'il jaugeait le tout, ses yeux ne brillaient pas de désir ou d'envie, il arborait plutôt l'air d'un homme qui vérifiait l'état de la marchandise avant d'acheter. Son manège dura quelques secondes avant qu'il ne hausse les épaules pour se détourner et s'éloigner de la jeune femme pour se diriger vers une autre porte que celle par laquelle ils étaient arrivés. Sargon s'immobilisa sur le pas de la porte, le couloir face à lui menait aux chambres du château, il le savait parce que c'était ce que sa mère lui avait raconté un jour après avoir séjourné ici une nuit. Seulement même si son sang était en partie partagé par le maître des lieux, le capitaine n'avait aucun droit de se promener dans la demeure comme bon lui semblait, sauf l'aile où il avait découvert Eva évidemment. Tournant le dos à la demoiselle, il reprit.

     ▬ Et où se trouvent tous vos trésors ? Les robes, les bijoux certainement dans la chambre de notre lord, mais le reste je ne vois pas trop où. Les chevaux ne sont pas particulièrement appréciés sur nos îles et j'imagine que Dagon n'aura que faire d'une monture. A part la sacrifier éventuellement. »

     Le Fer-né pivota sur le côté pour poser ses yeux dorés sur le minois de la jeune femme. Il était évidemment qu'il n'allait pas se lancer dans cette quête simplement parce qu'elle disait posséder quelque chose d'intéressant. Le Harloi n'était pas devenu ce qu'il était en rendant des services à tord et à travers, si Eva espérait obtenir son aide, il allait falloir qu'elle lui donne un échantillon de ses richesses. Le jeune homme fit un pas dans sa direction avant de s'immobiliser, croisant ses bras sur son torse il la dévisagea sans gêne, cherchant une fois de plus à vérifier si quelque chose en elle lui indiquerait sa sincérité ou son mensonge. Puis il annonça la couleur.

     ▬ Je peux vous aider, je peux même vous rendre toutes vos affaires si vous le souhaitez, mais certainement pas pour des promesses. Je ne suis pas devenu ce que je suis aujourd'hui en prêtant foi aux paroles qu'une belle donzelle me servait. Je vous l'ai dit, je ne fais rien sans rien et même si vous ne possédez pas grand-chose, il va falloir trouver une solution. »

     Il ne lui avait pas proposé de l'aider à quitter l'île, Sargon avait bien compris que c'était ce qu'elle souhaitait seulement il fallait que ce soit elle qui le lui demande clairement ! Le Fer-né arbora alors un sourire, tout cela commençait sincèrement à l'amuser, mais il n'allait pas prendre le risque de se mettre Dagon à dos simplement parce que cette femme lui jurait qu'elle avait de quoi le payer. Dans son intérêt, le capitaine espérait qu'elle avait su protéger l'un de ses bijoux.


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Message Mer 4 Jan 2012 - 19:01

Eva discutait avec un homme dont elle ne connaissait rien, mais ça n’était pas la première fois, et elle espérait, pas la dernière non plus, car avec le temps, elle avait appris de ses erreurs, ça ne l’empêchait pas d’en commettre encore. Mais elle était devenue très douée pour comprendre les gens à demi-mot, et ce qu’elle avait compris de Sargon c’était qu’il était très orgueilleux, peut-être encore plus qu’elle-même, attiré par l’argent et sans aucun état d’âme. Elle tentait de le faire craquer de la manière dont elle avait l’habitude, le sexe était comme un langage pour elle, une langue qu’elle maitrisait parfaitement et qui lui permettait d’obtenir ce qu’elle voulait la plupart du temps, mais sur lui, cela ne semblait avoir aucune prise. Elle voyait bien dans son regard qu’elle ne le laissait pas totalement indifférent, mais il prenait un malin plaisir à le lui faire croire, amusant, il fallait qu’elle change de stratégie, et ça n’est pas parce qu’elle obtenait tout avec son corps qu’elle n’était pas capable de mettre en œuvre d’autres moyens de persuasion. La séduction restait trop encrée en elle pour qu’elle ne s’en serve pas, mais les mots, les attitudes, les promesses pouvaient faire leur effet, tout comme avec Dagon, mais ça aussi, ça n’était pas gagné avec celui-ci, elle doutait fortement qu’il la rattrape si elle faisait semblant de se jeter dans le vide, se serait probablement l’inverse, il se ferait une joie de s’immiscer dans la moindre faille qu’il verrait en elle. Mais malgré tout ce qu’elle avait à perdre dans cette histoire et ce qu’elle pourrait éventuellement gagner, elle ne pouvait s’empêcher de se dire que le défi était grandiose, et elle était presque contente d’avoir affaire à un tel homme, ça n’était pas tous les jours qu’elle tombait sur un manipulateur à sa mesure. Restait à voir s’il était meilleur qu’elle, c’était bien possible, et comme c‘est elle qui demandait un service, il était de toute façon en position de force, la partie s’annonçait serrée.

La belle brune se félicita d’avoir tout récupéré il y a peu grâce à sa grande tragédie avec le Roi, pour sûr, si Sargon avait dut s’occuper de récupérer ses bijoux, il lui aurait fait payé le service au prix fort et en sachant très exactement ce qu’elle avait, or montrer ses cartes n’est pas gage de victoire dans le poker menteur qu’ils pratiquaient. Lorsqu’elle lui en parla, il parut désintéressé, juste le temps de laisser trainer ses yeux sur les murs nus et gris de la pièce, ce que ce château pouvait être austère tout de même ! Ces Fer-Nés étaient vraiment étrange, le château du roi qui ressemble presque à une grotte taillée par le sel et la mer, franchement, aucun gout, enfin bref, là n’était pas le sujet et elle se l’était déjà dit mille fois, elle n’avait en rien sa place ici, elle aimait le luxe, le faste, elle aimait ce qui était beau, elle aimait le pouvoir, ici, elle n’avait rien de ça, rien du tout et c’est pour ça qu’elle devait absolument partir, même si elle commençait à apprivoiser la grande méchante seiche, et puis rien ne garantissait qu’il ne se lasse pas d’elle un jour ou l’autre et décide de la tuer, ou quelqu’un d’autre d’ailleurs, enfin ça, elle s’y exposait autant à Westeros qu’ici, mais bon.

Lorsqu’enfin il répondit, se fut pour confirmer ce qu’Eva pensait et elle en fut très satisfaite, elle ne put d’ailleurs retenir un sourire tout aussi étrange que ceux que Sargon lui avait servi pendant leur conversation précédente. Elle ne répondit pas et se contenta de planter son regard dans le sien, elle se doutait bien que la gloire ne l’intéressait pas, mais l’or, ça, oui, il aimait ça, il gardait son calme, il se maitrisait, encore heureux pour un joueur, mais elle n’avait pas besoin de voir des étincelles briller dans ses yeux pour entendre ce qu’il ne disait pas. Non seulement il n’acceptait que l’or, mais il adorait l’or, il en voulait, toujours plus, elle savait parfaitement ce que c’était, elle était pareil, mais elle voulait vivre, alors elle pouvait payer pour ça, car tant qu’elle vivait elle pouvait en gagner de nouveau, si elle mourrait la partie serait terminée sans espoir de retour, jamais. Elle trouvait ça étrange, cette histoire d’antique voie ne collait pas du tout avec ce personnage, enfin, ça n’était pas son problème, mais pour sûr, c’était une aubaine pour elle car elle ne pouvait rien négocier avec les adeptes du Dieu Noyé, elle l’en aurait Noyé de nouveau, cette religion idiote. Avec Sargon elle pouvait négocier, se serait compliqué, long, difficile, il allait peut-être la ruiner, mais avec un peu de chance et d’habileté, elle arriverait à le convaincre de la ramener sur la terre ferme, la véritable terre, le continent, et plus cette ile grise froide et humide qu’elle détestait un peu plus à chaque seconde, et encore plus maintenant qu’elle entrevoyait l’espoir d’en partir. Ce ne fut que lorsqu’il reprit la parole qu’elle se décida à lui répondre.

« Je ne demande pas l’aumône Sargon. Je préfère payer ce que je dois en argent sonnant et trébuchant, et si je n’ai pas de quoi pour le moment, je saurais payer ma dette en temps voulut. »

L’avantage de jouer sur les désirs des gens, c’était justement qu’ils ne vous quittaient jamais avec un sentiment de frustration, enfin ça c’est parce qu’elle connaissait son métier, mais quoi qu’il en soit, les clients étaient satisfaits même s’ils avaient payé le service très cher, et ça, ça permettait de les voir revenir dès qu’ils pouvaient, et donc de recommencer, et donc d’avoir de nouveau de l’argent et au lieu de perdre des victimes au fur et à mesure, elle en gagnait, elle ne faisait qu’en gagner toujours, de plus en plus, et ça c’était encore plus jouissif que l’arnaque elle-même, les voir revenir, les voir partir heureux, c’était son pouvoir, et elle l’adorait. Il s’approcha, intéressant, lui aussi jouait ce jeu qu’elle essayait de tester sur lui depuis un certain temps sans arriver à grand-chose ? Pourquoi maintenant, pourquoi juste un peu, comme une illusion, une esquisse de désir, une feinte, mais pas trop, n’osait-il pas ou cherchait-il autre chose avec ce mouvement ? Il était vraiment très grand pour l’être largement plus qu’elle, et il était charmant, elle ne pouvait le nier, quand à sa personnalité, certes ils étaient différents, ils ne jouaient pas avec les mêmes atouts, pas avec les mêmes cartes et pour autant ils jouaient la même partie. Elle comprit à l’instant où il commença sa phrase pourquoi il s’était avancé ainsi et pourquoi il disait ça, il la mettait à l’épreuve, comment devait elle réagir à présent ?

« Ne comptez pas sur moi pour payer ma dette ainsi, même pour vos beaux yeux, je ne fais pas crédit et cela vous ruinerait malgré le service que je vous demande, car je suppose qu’ils ne sont pas trois ou quatre. Vos marins devront attendre… A moins que je ne leur distribue assez d’argent pour se payer plus de catins qu’ils n’en ont jamais rêvé, qu’en pensez-vous ? » Ils pourraient considérer être satisfaits et entreprendre de me faire traverser de leur propre chef qui sait ?

Il avait réussit à l’énerver, pour autant, elle avait parlé d’un ton sec, mais sans broncher, sans rougir, à peine une pointe d’agacement dans la voix, surtout de l’autorité et une grande confiance en elle, c’était hors de question à moins qu’il ne la paye au prix où elle se vendait habituellement, et alors elle ressortirait de cette île de malheur et de cette traversé périlleuse plus riche qu’elle n’était venue et Sargon pourrait s’asseoir sur l’or et les bijoux qu’il convoitait tant. Si ça n’avait été une erreur de jugement et une manière de foutre en l’air toute sa stratégie et de bien trop lui montrer son point faible pour arriver à quoi que se soit par la suite, elle l’aurait giflé, au lieu de ça, elle lui sourit, et son sourire s’agrandit à mesure qu’elle parlait, parce que s’il voulait jouer à l’humilier, elle pourrait s’avérer un ennemi redoutable, l’ignorait-il ? Elle n’avait pas tout dit, elle avait même tut la partie la plus croustillante de sa phrase, peut-être ne comprendrait-il pas ce qu’elle avait voulut lui signifier, mais si tel était le cas elle serait déçue par son adversaire, car maintenant il s’agissait bien de cela, c’était un allié, mais trop peu docile pour en être vraiment un. Elle souriait toujours, l’air presque serein, mais elle avait envie de lui arracher la gorge avec les dents, d’ailleurs c’est ce qu’elle était en train de regarder, sa jugulaire battre sous sa peau, mais elle savait que ses yeux à lui faisaient mine de vérifier la marchandise, elle le tuerait bien, mais pour le moment, elle avait besoin de lui, alors voyons voir ce qui suivait…

Elle l’observa attentivement et le regarda lui tourner le dos pour lui demander où étaient ses affaires, depuis le temps qu’elle pouvait se promener presque librement dans le château, elle avait appris à se repérer, sa chambre n’était pas tout près, elle pouvait tout à fait y retourner, elle savait plus où moins où elle était même si elle n’avait jamais mis les pieds dans cette pièce ci exactement, à part le jour où Dagon l’y avait trainée en la tenant par les cheveux. Elle s’abstint de répondre, enfin, elle allait le faire, mais Sargon reprit la parole après s’être tourné vers elle, il la jaugeait à présent, comme s’il cherchait à lire la vérité sur son visage, mais à moins qu’elle ne le veuille, il n’y lirait rien, cependant elle fit en sorte de s’adoucir et d’effacer toute trace de haine sur son visage, d’arrêter de sourire aussi, inutile, un sourire ne cachait que rarement la vérité. Elle aussi croisa les bras et planta ses yeux couleur mer d’été dans les siens comme si ce regard allait lui dire s’il était digne de confiance, elle avait déjà la réponse à vrai dire, non, mais assez pour l’aider à partir peut-être finalement, comme si ce regard la mettait à nue elle, et lui disait qu’elle ne mentait pas, de là à dire si le jeu en valait la chandelle, rien de moins sûr, elle connaissait la colère du Roi et son incapacité à pardonner. Elle se relâcha pendant qu’il parlait, remettant ses bras le long de son corps, et reprenant un air mi-sérieux, mi-amusé, et après qu’il se soit décidé à lui présenter les choses comme elles étaient, elle répondit calmement en écartant les bras et en baissant les yeux sur elle-même pour qu’il la regarde.

« J’ai ce que j’ai sur moi, Sargon, c’est déjà pas mal, mais je ne vous donnerais rien tant que je suis dans ce château. D’ailleurs, je peux aussi vous rendre service, pour le moment peut-être pas, quoi que ça n’est pas dit, mais quand je serais de retour sur le continent, je pourrais vous être utile, qui sait ? Je pense que c’est une bonne solution qui s’offre à nous, qu’en pensez-vous ? »

Qu’en penserait-il ? Penserait-il que se serait suffisant ? Elle l’espérait en tout cas, et qu’il ne remette pas cette histoire de marins sur le tapis ! Tout en reprenant, elle commença à marcher vers lui d’un pas lent en le regardant, hautaine fière et altière, puis elle se détourna de lui et continua son chemin jusqu’à la porte qu’il avait approchée un peu plus tôt et posa la main sur la poignée.

« Mes affaires se trouvent dans ma chambre, Dagon me les a rendu depuis belle lurette, quand à ma jument, il me semble qu’elle a été amenée ici, n’y a-t-il pas d’écuries ? Elle doit être dedans, s’il l’avait tuée, il n’aurait pas manqué de me le dire, je puis vous l’assurer. Me laisserez-vous le temps de tout récupérer ? Peut-être y aura-t-il dans le lot des choses qui vous intéresseront aussi… »

Elle s’était retournée vers lui en prononçant cette dernière phrase, puis elle sourit paisiblement avant de reprendre toujours en le regardant avec un très léger sourire…

« D’autre part, j’ai une information qui pourrait vous intéresser, mais je ne vous la révèlerais que si vous me ramenez à Westeros saine et sauve et que vous effacez ma dette, car moi non plus je ne me nourris pas des promesses des hommes. Sommes-nous sur la même longueur d’onde ? »

Elle commença à tourner la poignée de la porte après avoir prit soin d’écouter qu’il n’y ait pas de garde derrière…
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Sargon Harloi
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Message Jeu 5 Jan 2012 - 15:00

     Donner sa parole n'était pas une chose que l'on faisait à tort et à travers, même pour quelqu'un comme Sargon, en réalité sa parole restait la seule chose « de valeur » émanant de sa personne et lorsqu'il jurait quelque chose, ce n'était pas à moitié. Seulement est-ce que Eva voyait les choses sous le même angle ? Le Fer-né ne pouvait être certain qu'elle tiendrait ce qu'elle lui promettrait, en tous les cas, ce n'était pas son genre de se faire rouler dans la farine et si jamais la belle déclarait quelque chose qu'elle ne ferait jamais, il s'occuperait en personne de récupérer ce qu'elle lui devait. Il se contenta donc d'esquisser un nouveau sourire alors que la jeune femme lui expliquait qu'elle payerait sa dette coûte que coûte, il y comptait bien si elle espérait avoir la paix à l'avenir. Devoir quelque chose à un Fer-né n'était déjà pas une bonne chose en soit, mais devoir quelque chose à Sargon Harloi n'était vraiment pas conseillé. Le capitaine de la Veuve Salée ne put s'empêcher de rigoler légèrement lorsque son interlocutrice lui expliqua qu'il ne pourrait certainement pas se payer le luxe de la faire passer à tous ses marins, en était-elle vraiment sûre ? Peut-être que dans le reste de Westeros était-elle une catin de luxe qui faisait pleuvoir les pièces d'or, mais ici elle n'était rien de plus qu'une femme parmi les autres, même une très belle femme il fallait le lui accorder. Ayant bien constaté que le gros point faible de Eva semblait être sa beauté, elle était au moins aussi vaniteuse que lui, Sargon n'était pas décidé à la laisser filer aussi facilement. Il la contemplait toujours sans se départir de son sourire.

     ▬ Vraiment ? Tu es le modèle luxueux si je comprends bien ? Pour mes hommes une femme en vaut une autre, que tu sois payée en dragon d'or ou en pièces de cuivre, tu leur feras le même effet, c'est tout ce qui compte. Sache que sur les îles de fer, l'on ne paye pas ce genre de service, on prend et si la femme résiste, cela n'en est que plus intéressant et animé. »

     Bien que cela soit difficile à concevoir pour pas mal de personnes, même si Sargon payait pour beaucoup de choses, informations, aide ou encore objets de valeur, il ne payerait jamais pour du sexe. Que ce soit pour lui ou pour ses hommes, il y avait tellement de femmes de part le monde, le Fer-né se débrouillait toujours pour en trouver une qui acceptait d'écarter les cuisses gratuitement. Si Eva espérait qu'elle puisse payer sa traversée et bien plus simplement en faisant du gringue à ses marins, elle se fourvoyait et complètement. Les rameurs de la Veuve Salée n'obéissaient qu'aux ordres de leur capitaine, voir éventuellement à ceux du second, mais Yoren n'acceptait que les commandements de Sargon et personne d'autre. Il avait d'ailleurs pris la liberté de la tutoyer sans se soucier du fait que cela n'allait peut-être pas lui plaire. Si la demoiselle devait quitter Pyk sur la Veuve Salée, ce serait parce qu'elle aurait trouvé un terrain d'entente avec son capitaine et rien d'autre. Le Harloi était bien conscient de la manière dont Eva le dévisageait, elle passait du ton sec à un sourire radieux qui devait certainement en faire rêver plus d'un. C'était une femme redoutable, Sargon n'en doutait pas une seule seconde, le type de femme qu'il était bon de fréquenter quelques temps, mais pas assez longtemps pour lui permettre de nous manipuler. Heureusement le jeune homme savait masquer ses désirs et ses sentiments, il avait été à la bonne école avec Deirdre.

     Pendant ce temps, le capitaine s'était détourné avant de revenir vers elle tout en parlant, puis son silence laissa le temps à la jeune Dornienne de répliquer, ce qu'elle fit sans se faire prier. Les yeux mordorés du capitaine dévisageait toujours Eva sans la moindre gêne alors qu'elle lui fit signe de la regarder, il s'exécuta en l'écoutant lui proposer les choses comme elle désirait. C'était une manipulatrice, le jeune homme l'avait bien constaté, mais elle était culottée d'envisager qu'il puisse dire amen à tout ce qu'elle proposait juste à cause de la belle vue qu'elle lui offrait. Il était en position de force, Sargon n'avait rien à perdre en déclinant ses demandes alors que pour elle, ce serait synonyme d'enfermement encore plus loin, sans possibilité de s'enfuir à l'avenir peut-être même. Le Harloi la regarda s'approcher de lui avant de se placer devant la porte tout en poursuivant ses explications avant de tourner la poignée comme si l'affaire était conclue. D'un geste rapide, mais ferme, le jeune homme plaça sa main sur celle de la Dornienne avant de répliquer à son tour. Ce n'était pas à elle de mener la danse, mais à lui !

     ▬ Pas tout à fait je le crains... Je ne vais certainement pas effacer ta dette simplement pour quelques bijoux, tu as soulevé un point intéressant, sans compter que je prends beaucoup de risques en défiant mon cousin.... »

     Son sourire planait sur ses lèvres pleines tandis qu'il s'était approché en baissant légèrement le ton de la voix, certes ils devaient avoir l'air de comploter en parlant de la sorte, mais il était hors de question qu'il se fasse voir en train de lui faire quitter l'île. Même si c'était une chose difficile à faire il fallait l'avouer, restait à espérer que Dagon n'allait pas sortir au même moment. Tout le monde se douterait que sa présence ici était liée à la disparition de la belle, mais sans preuve pour l'étayer qui prendrait le risque de le défier ? Son regard quitta brièvement le minois de la demoiselle avant qu'il ne vérifie que personne ne traînait dans le couloir, puis se reporta sur Eva avant qu'il n'enchaîne.

     ▬ Je vais vous ramener à Westeros et vous me payerez avant que je ne vous fasse poser le pied à terre.... Lorsque nous serons à quelques lieues des côtes par exemple. Mais je considèrerai que vous me devez encore un paiement pour le risque encourut et comme vous l'avez si aimablement proposé, vous serez de retour sur le continent.... Je pourrai vous contacter un jour si le besoin se fait sentir et vous serez obligée de me répondre. Sans quoi.... Il sourit davantage. J'enverrai mes autres contacts du continent vous rendre visite. Ils sont moins aimables que moi.... »

     Il demandait toujours plus que ce que l'on ne pouvait proposer, son gros défaut étant d'être avide de richesse et de choses qui se procuraient pas la force ou la manipulation. En réalité, Sargon n'avait pas réellement besoin de tout cela, la plupart du temps il s'en servait d'une manière que les autres natifs des îles détestaient, mais c'était le plaisir d'acquérir tout cela qui rendait les choses si délectables. Le plaisir de la déplumer petit-à-petit était bien plus grand que lorsqu'elle lui donnerait les fameux paiements. Cela dit, il ôta sa main de celle de la jeune femme pour lui faire signe de passer devant avant de lui emboîter le pas. Au pire des cas, si Dagon lui tombait dessus il pourrait toujours prétendre avoir eu envie de profiter des services de la jeune femme, il était connu pour avoir un goût très prononcé pour les femmes alors pourquoi ne pas utiliser cette réputation à bon escient ? Les affaires de la belle étaient donc dans sa chambre ? C'était une bonne chose, restait à espérer qu'elle n'avait pas trop de bordel, ce serait plutôt difficile de passer inaperçu avec beaucoup d'affaires. Lorsqu'ils arrivèrent devant la porte de la chambre de la jeune Dornienne, Sargon jeta un nouveau regard autour de lui, personne, c'était le silence complet comme si tout Pyk était en train de dormir. Lorsque Eva pénétra dans la pièce, le Fer-né la suivit rapidement avant de refermer la porte pour le cas où quelqu'un passerait devant, puis il posa ses yeux sur la jeune femme avant de reprendre la parole.

     ▬ Est-ce que tu as beaucoup d'affaires ? Si je dois te faire monter sur mon boutre, il est hors de question que nous ayons des tas de malles à charger, déjà que ton cheval ne sera pas une partie de plaisir.... Il soupira à cette idée, Sargon aurait préféré abandonner la bête et la laisser crever ici. Après un bref instant de silence, le jeune homme reprit. Prépare tes affaires, je reviens rapidement. »

     Le jeune homme se détourna, écoutant rapidement pour constater qu'il n'y avait personne dans le couloir, puis se glissa hors de la pièce pour rebrousser chemin et déboucher dans le hall d'entrée toujours désert. Il sortit de la demeure pour constater que les serviteurs n'étaient les dehors non plus, puis descendit rapidement jusqu'à la zone ou la Veuve Salée avait été installée, Sargon fit signe à Yoren de le rejoindre avant de lui expliquer rapidement la chose. Le regard de son second lui fit comprendre qu'il n'était pas ravi à l'idée de défier lord Dagon, mais il ne dit rien, sachant très bien que son capitaine ne changerait pas d'avis, puis il hocha la tête lorsque Sargon lui demanda de trouver le fameux cheval et de se débrouiller pour le faire arriver sur le boutre aussi discrètement que possible. Cela ne lui prit pas longtemps et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, le jeune homme était à nouveau dans le hall où il croisa simplement une domestique qui disparut aussitôt, lui permettant de rallier la porte de Eva où il tendit l'oreille pour constater qu'elle était encore seule. Le Harloi se glissa dans la pièce avant d'esquisser un sourire amusé.

     ▬ Si tes affaires sont prêtes, c'est le moment où jamais, le château est désert et j'ai demandé à mon second de s'occuper de ton cheval. S'il ne le trouve pas, c'est qu'il n'est plus sur cette île alors inutile de traîner plus longtemps. »

     Puis il retomba dans le silence, attendant patiemment qu'elle lui signifie que tout était bon, déjà prêt à lui répliquer qu'ils ne pouvaient pas tout prendre si elle avait trop de choses à transporter. Qu'elle d'estime déjà heureuse qu'il daigne lui récupérer son cheval ! Mais cela ne faisait qu'ajouter davantage au danger et donc à la dette, il n'allait pas protester plus que cela....


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Message Lun 9 Jan 2012 - 19:21

Eva avait couché assez longtemps avec le Lion Gris pour savoir ce qui signifie payer une dette, mais elle, elle n’était en rien une Lannister, alors sa parole, ça n’était que des mots après tout, et toutes les promesses qu’on lui avait faites à elle, n’avaient pas été tenues, alors pourquoi se charger d’un tel fardeau ? Cela dit, elle avait appris qu’une dette non payée pouvait être un fardeau bien plus lourd à porter que de remplir sa part du marché, tout dépendait de la personne à qui on avait affaire, et Sargon ne semblait pas homme à effacer l’ardoise sans contrepartie. Bref, il faudrait réfléchir à ça, mais il serait temps de le faire quand elle serait sauvée, pour le moment elle pouvait promettre ce qu’elle voulait, elle aurait d’ailleurs fait presque n’importe quoi pour partir de cette foutue île, mais ce que lui demandait le jeune homme était au-delà de ce qu’elle pouvait supporter, même pour gagner sa liberté. Vaniteuse elle l’était oui, mais ça n’était pas vraiment pour ça qu’elle refusait, elle n’avait aucune envie d’attraper la vérole ou toute autre saloperie qu’on trouve chez les marins et autres soudards de bas étage, elle avait réussit à y échapper à Lancehélion, ça n’était pas pour revenir de Pyk malade, ruinée et dans l’incapacité de travailler de nouveau. Quand au tutoiement, il arrivait comme un cheveu sur la soupe et elle l’aurait bien souffleté pour cela mais ça n’était pas le moment de s’outrer pour si peu, il venait de lui proposer bien pire, alors un tu, et si tel était leur mode de fonctionnement alors elle allait prendre la liberté de faire de même…

« Je suis au courant, Dagon aime bien quand je résiste, c’est un jeu amusant d’ailleurs, un jeu auquel je sais très bien jouer, et pas seulement depuis que je suis ici. Mais là n’est pas la question, il n’est même pas non plus vraiment question d’argent en réalité, payer en nature ne me dérange pas. Mais si je choppe quelque chose avec vos marins, je ne pourrais jamais payer ma dette envers toi. Est-ce ce que vous voulez ? »

En réalité, elle n’aimait pas payer en nature et ne le faisait que lorsqu’elle désirait la personne, donc quand elle aurait presque pu le faire pour rien, mais un bataillon de marins dégoutants, elle n’en avait pas envie du tout, rien que d’y penser ça lui donnait la nausée. Quoi qu’il en soit, il avait aussi répondu à sa manière à la suggestion qu’elle avait faite, ces marins n’accepteraient pas de la prendre en échange d’une mutinerie et de la traversé vars le contiennent, il y avait fort à parier que si elle leur proposait cet accord, elle se fasse tout de même violer, puis tuer par Sargon et qu’elle ne reverrait pas Westeros. C’était effectivement un gros risque qu’elle pourrait peut-être prendre, mais dans l’immédiat, il valait mieux chercher autre chose pour se sortir de cette mauvaise passe. La situation était désespérée pour elle, Sargon le savait, mais elle refusait de le lui montrer, si elle le faisait c’était la porte ouverte à toutes les propositions les plus immondes et les conditions irréalisables. Or elle n’avait pas envie de devoir le fuir toute sa vie, même si dans l’absolu elle se ferait une joie de ne plus jamais recroiser un Fer-Né, et lui plus particulièrement, mais elle était persuadée qu’il ferait tout pour avoir son dû, alors s’il se mettait à demander la lune, elle devrait la lui promettre, mais ne l’obtiendrait jamais et serait obligée de se faire oublier quelques temps pour qu’il ne la retrouve pas. Enfin, Sargon n’était pas Dagon, il n’avait aucune affection pour elle, ni même de l’attirance, en tout cas pas assez pour le lui montrer, et pas assez pour la rattraper si elle faisait mine de se détourner de lui et d’accepter son sort. Elle ne pouvait pas lui jouer la même pièce qu’à son Roi, la tragédie ou la femme blessée est finalement sauvée par celui qui refuse de lui avouer ses sentiments…

Eva sursauta et fit un mouvement de côté, mais c’était trop tard, Sargon venait de poser sa main sur la sienne, elle savait que la partie n’était pas gagnée, mais elle ne s’était pas attendue à ce geste, ce mouvement rapide et ferme, mais ça n’était rien finalement, il ne l’avait pas frappée, il ne la menaçait pas, rien du tout, elle se calma rapidement. Lui aussi vérifia que personne le les épiait, il prenait de grand risques et elle en était consciente aussi acquiesça-t-elle d’un simple mouvement de tête, en soi, si ça pouvait lui couter la vie par la suite, elle s’en fichait cela serait même avantageux dans la mesure où ainsi, il ne viendrait pas, lui ou un autre, pour éponger la dette, mais elle ne pouvait qu’être ravie de sa proposition, et se sentir soulagée bien que redevable. Son sourit s’élargit à mesure qu’il parlait, même si lorsqu’il parla du jour où il lui demanderait un service son sourire se figea quelque peu, et à voir son regard s’illuminer, il put constater combien elle é »tait heureuse d’avoir trouvé un accord. Cependant, elle avait les tripes nouées d’imaginer qu’elle serait bientôt libre, nouée parce que tant que ça n’était pas fait, elle ne voulait pas avoir de faux espoirs et se réjouir d’avance, ils n’étaient même pas sortis de la forteresse, même pas sur la Veuve Salée, loin d’être au large, et encore plus loin d’avoir posé le pied sur le continent, or la belle savait combien de choses peuvent se passer dans ce genre d’entreprise, Dagon, les gardes, ils pourraient mourir tous les deux, et enfin Sargon pouvait toujours la trahir. Elle lui caressa la joue et déposa un doux baiser sur les lèvres du pirate avant de répondre simplement :

« Merci. Je ferais tout ce que tu veux pourvu que tu tiennes ta promesse… »

Restait à savoir s’il s’agissait d’argent ou d’autre chose, elle n’était pas spécialement heureuse qu’il ait dans l’idée de la dépouiller de tout ce qu’elle pourrait gagner par la suite, mais il venait de lui faire une proposition qu’elle ne pouvait pas refuser, à moins de vouloir rester ici. Et s’il abusait de sa position, il serait toujours temps de trouver une solution, quand elle serait de retour chez elle, se serait alors elle qui serait en position de force, même s’il prétendait avoir des contacts peu aimables, elle en avait aussi, aimables pour la plupart mais puissants, et de ceux qui ont une haine des Fer-Nés profondément ancrée en eux, mais pour le moment, elle acceptait cet arrangement avec un plaisir sans mesure, et décidée à lui payer correctement ce service et à remplir les termes du contrat. Ainsi, ils prirent tout deux la direction de la chambre, Eva s’arrêtait souvent pour écouter les bruits qui auraient pu trahir la présence de quelqu’un, si on les voyait ensemble, le plan pourrait bien tomber à l’eau, et elle n’avait pas envie de courir ce risque, quand à Dagon, il devait être occupé ailleurs ou avec quelqu’un d’autre si non il l’aurait fait mandé et un garde l’aurait retrouvée sans difficulté pour la conduire à lui, c’était une bonne chose, à moins que… Le château était comme vide, c’était vraiment étrange, la nuit était tout prêt de tomber, mais tout de même il ya avait généralement plus d’agitation que ça, même à cette heure, les femmes-sel, servantes et autres représentantes du beau sexe étaient enfermées ou affairées aux cuisines, ça c’était normal, mais les gardes, où pouvaient-ils bien être ? Conseil de guerre, réunion, démonstration, festin, il pouvait y avoir plein d’explication à cela, mais Eva n’était pas au courant et vu les risques qu’elle était en train de prendre, elle devenait paranoïaque, aussi finit elle par penser que le Roi était au courant de tout, qu’ils avaient été espionnés et qu’il attendait seulement qu’ils sortent pour prendre en flagrant délit et les tuer tous les deux avec autant de cruauté que possible. Elle prit une grande inspiration pour se calmer car son sang commençait à battre un peu fort des ses tempes et il n’était pas question de montrer à Sargon qu’elle avait peur et encore moins de tout faire foirer si par hasard un soldat débarquait. Ils pourraient toujours mentir, mais pour ça il fallait qu’elle garde l’esprit clair.

« Non, le tout tient dans une malle, mais si tu préféres je peux faire un baluchon… »

Elle n’eut même pas el temps de lui demander ce qu’il allait faire, elle espérait juste que se soit pour les préparatifs et non pour tout balancer à Dagon, si non s’en était fait d’elle, mais elle s’affaira néanmoins à préparer ses affaires, il fallait qu’elle fasse vite, les soldats étaient ailleurs et c’était peut-être leur seule chance. Elle arracha le drap du lit et empaqueta ses affaires, robes et bijoux, et comme il restait un peu de place, quelques autres choses de valeur, si peu finalement, il n’y avait pas grand-chose quelques robes prêtées par le Roi, de facture plus grossière que la plupart des siennes, mais cela pourrait peut-être servir et tant qu’elle pouvait porter le tout, elle prenait tout ce qu’elle pouvait pour pouvoir vivre une fois arrivée sur el continent et payé Sargon, en espérant qu’il lui laisse tout de même de quoi travailler, et puis certains de ses bijoux étaient des cadeaux auxquels elle tenait assez, il lui fallait bien l’avouer, elle n’avait aucune envie de les lui donner. Lorsque se fut fait, elle entendit la porte s’ouvrir et sursauta puis poussa le baluchon ainsi formé sous le lit, mais trop tard, la personne était déjà à l’intérieur de la pièce. Elle se retourna, heureusement c’était Sargon et elle poussa un soupir de soulagement avant de tirer le baluchon, sacrément encombrant et assez lourd, il est vrai, mais tant qu’à faire, autant en prendre le plus possible non ? Dagon lui avait tant pris, et Sargon allait lui prendre tout ce qui restait, et ainsi à cause d’un voyage en bateau et d’un foutu Roi de sel, elle n’aurait plus rien, et elle ne pouvait même pas en vouloir au jeune homme aux yeux mordorés pour cela, lui ne faisait que ce pourquoi il était doué, il prenait des risques fous pour cela mine de rien, non c’était la Seiche le seul responsable de sa ruine, alors elle lui aurait bien prit d’avantage mais elle ne pouvait pas pour des raisons de temps et de logistique, en tout et pour tout, elle avait ses bijoux, sa dague et une dizaine de robes dont les siennes qui avaient l’avantage d’être légères et peu encombrantes, d’autant qu’elle avait eut le temps de se changer et d’enfiler une des plus épaisses, toute de velours gris foncé, sans beaucoup de fioritures excepté un décolleté assez suggestif…

« Très bien, je suis prête… »

Elle hissa le drap plein sur son épaule et suivit le jeune homme, cette fois-ci, s’ils croisaient quelqu’un, c’était la mort assurée ! Elle eut une pensée pour sa jument et espéra de tout son cœur que le second en question la trouverait, mais pour le moment elle tenait bien plus à sa propre vie.
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
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Message Mar 10 Jan 2012 - 14:39

     Sargon avait bien remarqué le sursaut de la jeune femme lorsqu'il était entré et cela ne pouvait que l'amuser franchement. Pour lui, ce « sauvetage » était surtout un moyen de se divertir, être capitaine de boutre en temps de paix n'était pas franchement amusant et à Kenning, seul dans cet immense demeure il commençait à trouver le temps long. S'ils devaient se faire prendre, il n'y avait pas à douter sur le fait que cela tournerait plus mal pour Eva que pour lui. Dagon avait beau être un homme jaloux, Sargon doutait que son cousin puisse se sentir humilié ou outré de voir qu'il avait essayé de la faire s'en-aller de l'île, après tout, la Seiche avait la possibilité de se retrouver dix nouvelles femmes-sel rien qu'en claquant des doigts. Il était certain que de faire exécuter un membre de la famille Harloi - même aussi peu apprécié que le jeune capitaine - n'allait pas lui attirer la sympathie de son oncle. De plus, même si les liens familiaux n'avaient pas grand-chose d'important sur les îles, ils restaient tout de même liés par le sang, ce qui n'était pas négligeable. Surtout lorsque l'on savait que le lord Greyjoy était très à cheval sur l'Antique Voie et les traditions.... Ainsi donc, Eva ne s'en doutait pas, mais le jeune homme prenait bien moins de risques que ce qu'il prétendait réellement, seulement elle le croyait et c'était l'essentiel, il la regarda quelques secondes, constatant qu'elle avait changé de robe pour en enfiler une plus sobre et plus épaisse ce qui allait bien lui servir à bord du boutre, puis il hocha la tête lorsqu'elle se déclara prête. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres avant qu'il ne réponde posément.

     ▬ Si quelqu'un débarque, tu te caches aussitôt, ou tu essayes de dissimuler ton paquetage, je m'occupe du reste. »

     Il se détourna alors, ouvrant la porte pour se glisser dans le couloir, constater qu'il n'y avait personne pour sortir et refermer derrière Eva une fois qu'elle l'eut rejoint. Il ne fallait pas se faire repérer, même si Sargon n'allait pas encourir la peine de mort, il ne voulait pas risquer de descendre encore davantage dans l'estime de son cousin. Les jeunes gens ne rencontrèrent personne jusqu'à la porte qu'ils avaient emprunté juste avant, devant laquelle leur accord avait été scellé, puis alors que Sargon débouchait dans le hall d'entrée où il avait croisé la jeune servante quelques minutes auparavant, Harlon le Rouge débarqua au même moment. Le jeune capitaine se racla la gorge pour signifier à Eva qu'elle faisait mieux de se cacher aussitôt, puis Harlon l'admonesta en constatant qu'il venait de la zone où les femmes se trouvaient en journée.

     ▬ Qu'est-ce que tu faisais là-bas ? Je croyais que tu allais voir les hommes s'entraîner au lieu de cela je te retrouve chez les femmes. Un soupir las se fit entendre. Tu ne changeras donc jamais, j'espère que tu n'es pas allé importuner les femmes de Dagon ou tu auras affaire à lui. » Le jeune homme soupira à son tour, les discussions avec son oncle avaient le don pour tourner aux reproches que l'on adressait généralement à un gamin de douze ans.
     ▬ Bien sûr que si, vous avez l'air de me connaître tellement bien, j'ai certainement été aller fricoter avec toutes les femmes-sel de de mon seigneur. Je suis sûr que si vous vous dépêchez, vous les trouverez en train de se rhabiller. Allez donc chercher Dagon qu'il puisse me régler mon compte sur-le-champ. » Ce n'était que de la provocation, Sargon savait bien que Harlon n'irait jamais vérifier ce qui se passait là-bas.
     ▬ Fais attention, je te tiens à l'œil. »

     Le prêtre se détourna pour s'en-aller et après quelques secondes, lorsque le jeune homme fut sûr qu'il n'y avait pas de risques pour qu'il revienne, celui-ci ouvrit rapidement la porte pour laisser Eva le rejoindre puis il lui fit signe de le suivre en silence. Ils sortirent par une porte latérale après s'être glissés dans une autre pièce, emprunter la porte d'entrée n'était pas très inspiré, avec la nuit qui tombait le chemin qu'ils choisissaient était moins risqué, bien qu'un peu plus dangereux en raison des vagues qui arrivaient des fois jusque là. Heureusement pour eux, la mer avait été relativement calme ce jour-là et ils purent donc rejoindre la petite plage de rocaille où la Veuve Salée était accostée. De loin, Sargon vit la silhouette si étrange d'un cheval qui se dessinait, les marins avaient visiblement eu toutes les difficultés du monde à faire monter la bête sur le navire et ils avaient dû s'y prendre à plusieurs reprises. Heureusement pour eux, il n'y avait pas grand monde puisque tout le monde semblait occupé à discuter stratégie au château et lorsque le du s'approcha du boutre, Yoren vint les rejoindre en saluant son capitaine après avoir accordé un très bref regard à Eva.

     ▬ Capitaine, j'ai réussi à mettre la main sur le cheval, mais c'était un sacrifice pour le Dieu Noyé, je ne suis pas certain qu'il apprécie l'offense. » Sargon rigola franchement en haussant les épaules.
     ▬ Allons, il se moque donc totalement d'un simple cheval, si cela t'inquiète nous nous débrouillerons pour lui donner autre chose. Je suis content de toi, tu as bien travaillé comme toujours. »

     Le fait que l'animal ait été prévu pour un sacrifice expliquait peut-être la présence de Harlon à Pyk, en tous les cas, Yoren était bien vu par les servantes de la demeure parce qu'il était un véritable Fer-né et Sargon savait donc que personne ne le dénoncerait. Le capitaine fit signe à un marin de débarrasser la demoiselle de ses affaires, puis tout le monde grimpa à bord excepté quelques marins qui restaient au sol pour pousser le boutre à l'eau. Sargon avait rapidement escaladé la rambarde avec une aisance qui découlait de l'habitude de faire ce mouvement, puis il se pencha par dessus la rambarde pour tendre la main à Eva et la hisser sur le pont de la Veuve Salée. Les marins au sol poussèrent donc le navire qui glissa sur l'eau toujours aussi paisiblement avant que les rameurs ne commencent à faire leur travail. Tournant la tête vers le chemin qui menait à Pyk, Sargon fut amusé de voir que personne n'arrivait, visiblement leur petite fuite n'était pas ce qui inquiétait le plus les habitants des lieux. Les affaires de Eva avaient été posées non loin de là tandis que le cheval était attaché à un mât, les yeux bouchés par du tissu pour qu'il ne prenne pas peur en voyant les étendues bleues autour de lui. Alors que les rochers de l'île s'éloignaient tout doucement et que la nuit tombait toujours, le capitaine se retourna vers Eva pour lui offrir un sourire arrogant.

     ▬ Il semblerait que j'ai rempli ma part du marché pour le moment, j'espère que tu as de quoi faire de même. »

     Alors qu'il terminait de parler, Sargon sentit Yoren s'approcher et tourna la tête de son côté, il savait bien ce que son second voulait, tout simplement savoir où ils se rendaient. L'homme était droit comme un I, il dégageait une aisance impressionnante pour un homme de sa carrure, le pont d'un navire était son lieu de prédilection. Pas un seul regard ne fut accordé à Eva, le Fer-né avait la réputation de n'aimer ni les femmes ni les hommes, en réalité personne ne l'avait jamais vu faire autre chose que travailler sérieusement. Le capitaine de la Veuve Salée observa le visage de son second durant quelques instants avant qu'un sourire ne se dessina sur ses lèvres pleines, visiblement il avait lu quelque chose sur le visage de Yoren qui l'amusait beaucoup.

     ▬ Et bien mon ami, quelque chose ne va pas ? Tu sais bien que tu peux parler sans crainte. » Le second resta un moment silencieux avant de répondre.
     ▬ Je me dis qu'arracher une femme de notre lord n'est pas une bonne idée, votre attirance pour le sexe faible nous coûtera cher un jour capitaine. » Sargon rigola légèrement, la sincérité de son second l'amusait toujours, il avait beau faire toutes les sottises du monde, Yoren ne le lâchait jamais. Léger haussement d'épaules.
     ▬ Si cela me permet de faire fulminer Harlon, ce sera déjà une bonne chose. Cap sur le continent Yoren. »

     L'homme hocha la tête et se détourna après avoir enfin accordé un regard à la femme qui avait déjà attiré l'attention de tous les marins. Il était certain que les pauvres bougres qui travaillaient pour Sargon n'étaient pas habitués à voir défiler une telle marchandise, même s'il était vrai que leur capitaine avait une certaine attirance pour les femmes, il n'en restait pas moins vrai aussi que personne ne l'avait jamais vu à l'œuvre. Les rumeurs avaient la vie dure et même si le Harloi décidait de se comporter en homme sérieux un beau matin, il ne perdrait pas pour autant sa réputation de mauvais Fer-né. Quelques minutes passèrent avant que le jeune homme ne s'éloigne des rameurs pour s'installer à l'avant du bateau alors que tout le monde leur faisait face, il s'assit à moitié sur la rambarde en regardant l'eau. Ils allaient assez vite, ils pourraient rallier le continent sous peu. Les yeux dorés du Fer-né quittèrent enfin la surface bleue qui commençait à devenir de plus en plus sombre en raison de la nuit qui arrivait, pour les poser sur le visage de Eva.

     ▬ Parlons affaire maintenant, qu'as-tu à me proposer pour payer ce voyage ? La fuite de Pyk sera réglée par une dette future que je te demanderai de me rendre le jour qui me sierra. L'Ouest conviendrait bien j'imagine ? Si tu désires aller ailleurs, cela ne fera qu'augmenter ce que tu me dois, à toi de voir ce qui est bon pour toi.... »


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Dernière édition par Sargon Harloi le Mer 11 Jan 2012 - 13:00, édité 1 fois
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Message Mer 11 Jan 2012 - 5:17

Ça pour croire qu’il prenait des risques, elle le croyait, inconsidéré elle ne le pensait pas pour autant, elle savait qu’il aurait refusé le cas échant, la seule question qui restait en suspens était jusqu’où était-il prêt à aller pour s’amuser et pour énerver son Roi ? Pour elle il était capable de bien des choses rien que pour la satisfaction de savoir que Dagon serait hors de lui sans pouvoir faire grand-chose, et encore plus pour lui briser le cœur, mais savait-il seulement qu’il le ferait ainsi ? En tout cas pour sûr, s’ils étaient découverts, elle, elle ne ferait pas long feu, si le Fer-Né couronné ne la tuait pas sur le champ il ne lui ferait plus jamais confiance et alors elle n’aurait plus d’autre choix que de supporter ses brimades sa violence certainement redoublées ou de se jeter par la fenêtre pour de vrai cette fois. Enfin qui ne tente rien n’a rien et il était grand temps qu’elle rentre chez elle ! Elle acquiesça d’un signe de tête, elle n’avait aucune envie de parler et elle n’était même pas certaine d’y arriver, or moins il savait combien elle avait peur, mieux c’était, aussi faisait –elle mine de prendre ça pour une simple balade, mais ça n’en était pas une, il le savait, elle le savait, et elle aurait beau dissimuler ses craintes du mieux qu’elle pouvait, il ne faisait nul doute qu’il n’était pas dupe. Enfin, il n’avait aucune raison de faire échouer le plan maintenant, il avait tout à gagner à aller jusqu’au bout, car pour sûr, Dagon ne lui donnerait rien en échange de sa femme-sel, quelque soit l’histoire qu’il pourrait lui servir, il n’allait pas montrer à ce cousin mal-aimé qu’il tenait à elle assez pour lui donner une valeur...

Le couloir était désert, mais Eva avait des sœurs froides malgré tout, elle portait son paquetage tant bien que mal, peut-être aurait-elle dû laisser quelques robes, il était assez lourd et encombrant et s’ils venaient à se faire repérer elle aurait toutes les difficultés du monde à le dissimuler. Heureusement pour elle, lorsque Sargon passa la issue du corridor qui menait au petit hall d’entrée et se racla la gorge, elle n’avait pas encore passé la porte et put se cacher sans mal derrière celle-ci dans le passage, la jeune femme arrêta de respirer quelques instants, ils n’étaient pas passé loin du drame et elle entendit la voix du Harloi, de quoi vous faire avoir une attaque, il la haïssait et ne se serait pas fait prier pour la tuer ou la dénoncer sur le champ s’il l’avait ne serait-ce qu’entraperçu ! La conversation fut de courte durée, mais cela parut être les plus longues minutes de la vie de la brune, elle avait bien dut recommencer à respirer mais elle faisait tout pour le faire le plus silencieusement possible et pourtant elle avait l’impression dans le silence de la galerie qu’on n’entendait que ça. Bientôt elle entendit des pas s’éloigner et la accès s’ouvrit, elle avait prié, elle avait fermé les yeux, et grâce au Dieux se fut Sargon qui ouvrit et la laissa passer. Soulagée elle l’était, mais l’aventure était loin d‘être finie, et elle craignait plus que tout la sortie de la citadelle dont elle ignorait les passages secrets et autre moyen de partir discrètement. Elle suivit Sargon dans le silence le plus absolu en faisant attention à ne pas claquer trop fort ses chaussures sur le sol de pierre et à ne faire aucun bruit avec son paquetage, mais elle avait toujours cette impression étrange qu’on n’entendait qu’elle et que l’écho de se spas se répercutaient à travers tous le château et que Dagon ne tarderait pas à apparaître au détour d’un de ses boyau grossier qui faisait office de passe.

Après encore quelques portes et quelques angles, de longs corridors et des endroits qu’elle n’avait encore jamais vu, de plus en plus sombres car la plupart n’était pas éclairés ou à peine et que le soleil disparaissait petit à petit dans l’immensité salée, ils furent enfin dehors, et à la faveur du crépuscule, ils empruntèrent un chemin escarpé pour rejoindre la plage, la mer était calme, mais Eva pouvait sentir les embruns sur son visage et son corsage, le vent qui lui balayait les cheveux et l’humidité des pierres sur lesquelles elle marchait et qui menaçaient de glisser sur les semelles de ses bottes et de la précipiter en bas sur les rochers, elle entreprit de ne pas regarder et d’assurer chacun de ses pas, mais Sargon qui devait être habitué forçait l’allure et elle fut contrainte de demander de l’aide, chose dont elle se serait bien passée, cela dit, si elle mourrait maintenant il n’aurait pas tout ce qu’il voulait et il lui faudrait récupérer les bijoux promis dans les vagues si ce n’était au fond des flots…

« Mes chaussures glissent, vous voulez bien porter mon baluchon s’il vous plait ? »

Il avait déjà plusieurs mètres d’avance, il fallait espérer qu’il tienne plus à lui soutirer ce qu’il voulait lui soutirer une fois qu’elle serait sur le continent qu’à avoir des robes et des bijoux, elle était bien consciente qu’elle se mettait en position de faiblesse, mais elle n’avait pas le choix, elle était orgueilleuse, mais pas au péril de sa vie tout de même… Finalement ils arrivèrent sur le sable et au loin, dans la pénombre grise et violette de cette fin de journée, elle put apercevoir un boutre de belle taille et sa jument, cette vision la fit sourire, était-ce donc à ça que ressemblait l’espoir retrouvé ? Elle respirait enfin normalement à nouveau, elle avait cette impression de liberté enivrante, elle avait envie de danser, et pourtant elle se reprit, elle n’avait toujours pas le pied sur Westeros, même pas sur le bateau et ils n’étaient toujours pas en mer, elle devait garder son calme devant Sargon et ne rien lui montrer et puis la vie était si cruelle, mieux valait ne pas se réjouir par avance, l’entreprise était bien avancé désormais, mais rien n’était encore gagné et le danger pouvait venir de partout…

Elle osa un sourire à Yoren, il lui avait ramené sa jument après tout, mais par contre elle évitait de croiser le regard des autres marins le plus possible, de la peur de Dagon elle venait de passer à la peur de Sargon, et contrairement au premier elle savait qu’elle ne pourrait pas manipuler celui là, enfin, elle n’avait plus le choix maintenant, telle ne pouvait plus faire machine arrière et de toute façon c’était trop tard, Dune était à bord et elle n’avait aucune possibilité de rentrer dan al citadelle, quand bien même elle le voudrait, et elle ne le voulait pas ça non - elle jeta un regard en arrière – ça non, pour rien au monde elle ne voudrait revoir ses pierres grises et l’œil mutilé du Roi de Grés, pour rien au monde elle ne saurait de nouveau souffrir ses coups et tout ce qu’il lui avait fait subir, au bout du chemin il y avait sa vie, sa belle vie, celle d’avant la mer, avant cet enfer de pierre et d’écume, de l’autre côté il y avait Westeros et elle était bien décidée à aller jusqu’au bout et à recouvrer sa liberté si chèrement acquise, et là je ne parle pas seulement de ce qu’elle devrait à Sargon mais de tout ce qu’elle avait dû faire pour en arriver où elle était. Ses cheveux volaient en tout sens et sa robe claquait au vent, elle fut contrainte de lâcher son paquetage qu’un marin emporta sur le navire, puis elle suivit le jeune homme qui sauta sur le pont, agile comme un singe, l’habitude probablement, mais elle ne pourrait jamais faire ça ! il lui tendit une main charitable, enfin rien n’était purement charitable chez lui elle le savait, mais elle la lui saisit tout de même et il la hissa à bord comme si elle n’avait pas pesé plus qu’une plume.

Une fois embarquée, elle sentit le boutre glisser sur le sable puis prendre la mer, les derniers marins, trempés, se hissèrent à bord et les rameurs se mirent en ordre de marche, le vent s’était calmé, comme si le dieu tempête avait essayé de la retenir mais avait abandonné la partie voyant qu’il était trop tard, cela dit ses cheveux étaient en bataille, le bas de sa robe ainsi que ses bottes trempées, elle un peu essoufflée, son corsage se gonflant à chacune de ses profondes inspirations. Elle s’approcha de sa jument pour la caresser et lui murmurer quelques mots à l’oreille, elle avait bien entendu ce qu’avait dit le second, elle aurait dû mourir, et Eva ne pouvait que se féliciter d’être tombé sur le Harloi avant qu’elle n’ait été donnée à ce Dieu… elle avait faillit penser un blasphème, mais elle n’osa pas, la mer pouvait réserver bien des surprises et tant qu’à faire, autant ne pas l’énerver. La jument Dornienne à la robe or et noir se calma instantanément au contacte de la main de sa maitresse sur son encolure et s’ébroua en émettant un ronflement en réponse à ses murmures dans une langue connue d’elles seules. La brune se retourna vers son sauveur, si on peut le qualifier ainsi, il lui offrait un sourire qu’elle ne connaissait que trop bien pour l’utiliser aussi, mais sur lui c’était terrifiant, elle resta de marbre cependant, même si elle était loin d’être aussi à l’aise sur un pont que le capitaine.

Elle s’était bien attendue à ce qu’il parle de ça, elle sourit, mais le second survint qui coupa court à toute réplique, elle écouta attentivement et ne put s’empêcher d’acquiescer l’imposant marin sans pour autant le faire voir. Ainsi ça n’était pas Dagon qu’il aimait faire enrager, mais Harlon ? Cette information risquait bien de ne jamais lui servir, mais elle l’enregistra néanmoins, un peu frustrée de ne pas en apprendre plus, car Yoren fut envoyé à la barre et ils durent reprendre la partie où Eva payait de ses bijoux la traversée, elle se souvenait parfaitement combien elle avait payé pour aller de Villevielle à Salvemer, pas grand-chose à vrai dire, et elle avait payé en pièces d’argent, là, elle n’en avait plus, la seule chose qu’elle n’avait pas pu récupérer hélas.

« L’ouest sera parfait… J’ai de quoi, si tu veux bien me conduire à ta cabine… »

Elle s’apprêta à prendre son baluchon pour effectuer le payement sans témoins, déjà qu’elle était très al à l’aise de sentir la plupart des regards appesantis sur elle, tous en réalité sauf celui de Yoren.

« Puis-je savoir ce que tu me demanderas ? Le sais-tu seulement ? De l’argent, un service ? De quoi s’agit-il ? Pas que je n’aime pas les surprises, mais si je sais à l’avance je pourrais être encore plus efficace… »

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Sargon Harloi
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♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Mer 11 Jan 2012 - 13:29

     Sargon observa la jeune femme qui ne protesta pas lorsqu'il lui proposa de la déposer dans l'Ouest, l'espace d'un bref instant le capitaine avait espéré qu'elle soit plus intéressée par l'idée de rallier le Bief, ce qui lui aurait encore fait gagner quelques récompenses en plus. Mais malheureusement Eva avait l'air de vouloir devenir raisonnable et il faudrait donc que le Harloi se montre suffisamment habile pour lui prendre tout ce qu'il souhaitait. Elle voulait donc s'isoler, malheureusement sur un boutre il n'y avait pas de cabine ou de choses de ce genre, simplement une espère de tente aux voilures épaisses qui se situait d'un côté du bateau et qui servait principalement aux longs voyages ou lorsqu'ils avaient des « invités » à bord. Pas sûr que cela soit suffisant aux yeux de la belle dame, mais Sargon n'avait rien de mieux à proposer malheureusement pour elle ! La Dornienne allait bientôt comprendre que les Fer-nés n'avaient vraiment rien de semblable avec les habitants des terres, à savoir si c'était un point positif ou non. Toujours silencieux, le jeune homme la dévisagea alors qu'elle prenait son baluchon avant de lui demander ce qu'il pouvait bien désirer. Elle le jouait plutôt bien, peut-être que ce n'était pas conscient, mais si le capitaine n'avait pas annoncé la couleur, c'était pour une bonne raison. En profiteur qu'il était, Sargon n'avait pas de paiement précis en tête, il attendait de voir jusqu'à où son invitée était prête à aller, si elle se proposait de lui donner plus que ce qu'il n'envisageait de lui demander, le Fer-né n'allait certainement pas refuser le surplus ! C'était donc pour cette raison que le Harloi attendait d'avoir une idée de ce qu'elle pourrait lui offrir, histoire d'augmenter encore un peu le paiement puisqu'il était un éternel insatisfait. Haussant légèrement les épaules, il répliqua d'un ton faussement détaché.

     ▬ J'avais imaginé que le fait que je te laisse le choix de me donner ce que tu voulais te plairait.... J'avais considéré que tu avais suffisamment donné à Dagon, mais puisque tu insistes pour que je te donne mon prix.... »

     Il détourna les yeux dans un geste de réflexion, ce n'était que du bluff, il laissait juste le temps à la jeune femme de reprendre ce qu'elle venait de dire et de déclarer qu'elle souhaitait effectivement qu'il prenne ce qu'elle proposait. En prime, comme Sargon faisait « l'effort » de la laisser donner ce qu'elle souhaitait, le fait qu'il augmente un peu le prix ne serait normalement pas mal perçut. Après tout il donnait déjà le sentiment de ne pas vouloir abuser d'elle et de sa situation, comment pourrait-elle considérer qu'il était trop gourmand en demandant davantage ? Cela dit, le Harloi avait pour habitude d'user de ce genre de stratagèmes sur des femmes beaucoup moins débrouillardes que Eva, il n'était pas certain qu'elle se laisserait bernée par sa prétendue gentillesse, mais comme le jeune homme avait déjà fait croire qu'il prenait beaucoup de risques pour elle, peut-être que... Sans tenir à trop en rajouter, le Fer-né ajouta quelques mots d'un ton légèrement moins arrogant que précédemment.

     ▬ Mais rassure-toi, je ne demanderais jamais à te prendre tout ce que tu as, même si je n'en donne pas l'air, je sais faire preuve de galanterie avec les dames dans le besoin. Il laissa un sourire amusé se dessiner sur ses lèvres avant de se redresser en lui faisant signe de le suivre. Viens. »

     Ils se trouvaient à l'arrière du navire et les marins regardaient vers eux, la tente se situait à l'opposé et abritait les quelques réserves qu'ils gardaient pour les voyages futurs. Habituellement personne n'y allait puisque la mer était un bien trop beau spectacle pour pouvoir s'isoler dans une simple tente, mais puisque Eva semblait être une timide, il n'allait pas trop tirer sur la corde. Le capitaine s'éloigna du bastingage pour traverser la Veuve Salée en passant par le chemin sur-élevé qui se trouvait entre les deux rangs de rameurs. Ces-derniers étaient situés légèrement en contrebas pour être plus proches du niveau de la mer et même si la jeune femme avait craint que leur conversation puisse être écoutée, cela ne pouvait être le cas. La nuit promettait d'être plutôt agitée, les rameurs n'entendaient pas grand-chose avec le bruit de la mer qui se brisait contre la coque, sans compter que lorsque l'on était occupé à ramer, il était rare que l'on puisse avoir le luxe de laisser son esprit vagabonder aux alentours. Après avoir atteint l'autre côté du navire, Sargon se tourna vers Eva puis tira la toile grossière de la tente pour permettre à la demoiselle d'y entrer, avant de la suivre à l'intérieur. Elle était assez grande, de la largeur du boutre et d'environ deux mètres de large, ils ne la laissaient pas en permanence, mais le hasard voulait que l'équipage revienne d'un voyage dans le Nord. Ils avaient donc monté la tente destinée à protéger les provisions et les éventuels blessés de l'eau de mer et de pluie. Il faisait relativement sombre, la toile était très épaisse et ne laissait pas passer la lumière blafarde de la nuit qui tombait.

     ▬ Patiente deux minutes, cela te donnera le temps de réfléchir à ce que tu me proposeras. »

     Le capitaine s'éloigna de quelques pas pour attraper l'espèce de lanterne qu'ils gardaient à l'abri pour les éventuels besoin, en quelques secondes, Sargon avait allumé la mèche presque noyée dans l'huile, à l'aide d'un silex qui restait en permanence attaché après la lanterne. Refermant la petite porte qui protégeait la mèche du vent et des courants d'air, le jeune homme éloigna la lumière en l'accrochant après le mât autour duquel se trouvait montée la tente. Sur un bateau, mieux valait ne rien poser en équilibre, une vague rude qui faisait tout tomber et le feu prenait rapidement, contrairement à ce que l'on pouvait croire, c'était plus fréquent qu'on ne pouvait l'envisager. Le capitaine se tourna vers Eva avant de s'asseoir à demi sur une table qui se trouvait là, débarrassée des provisions qui avaient été utilisées lors du précédent voyage, puis il reprit la parole.

     ▬ Alors ! Je te l'ai dit, j'accepte tout ce qui a de la valeur ou que je puisse donner à quelqu'un capable de m'offrir des informations intéressantes. A moins que l'un de tes bijoux ne soit en or pur, je crains que tu ne possèdes pas grand-chose qui puisse convenir. Il rigola légèrement. Au pire des cas, cela ne ferait qu'augmenter ta dette future. Ce n'est pas si grave non ? »

     Les yeux du Harloi quittèrent un bref instant le visage de la jeune femme pour se poser sur son paquetage, il n'avait pas le don de voir tout ce qu'il contenait, mais son œil plutôt exercé lui permettait de savoir qu'elle ne devait pas avoir beaucoup de bijoux dignes de ce nom. Sargon préférait largement les espèces, des pièces n'avaient pas de caractère personnel, l'on s'en séparait sans hésiter et n'importe qui pouvait les accepter. Les bijoux c'était différent, il suffisait qu'il ne plaise pas à son interlocuteur pour qu'il devienne totalement inutile, de plus le jeune homme ne courtisait pas les femmes en leur offrant des bijoux, mais plutôt avec ses mots. En somme, bien qu'ils soient d'une certaine valeur, les bijoux – dans l'ensemble, pas uniquement ceux de la demoiselle – ne valaient pas grand-chose à ses yeux. Bien évidemment, il y avait beaucoup d'autres moyens de se faire payer, auparavant le Harloi avait proposé à Eva de s'occuper de ses marins, il pourrait toujours lui laisser la possibilité de s'occuper de lui pour voir sa dette en partie réglée. Seulement ce n'était pas son genre, le capitaine avait la possibilité de passer un tendre moment avec Deirdre ou quelques autres femmes qui s'étaient laissées avoir à ses sourires faussement aimables, pourquoi accepterait-il de payer pour avoir ce qu'il pouvait obtenir gratuitement ? Bien que la Dornienne était d'une beauté et d'un charme certains, le Fer-né n'envisageait pas d'être payé de sorte. Ça, c'était plutôt une sorte de supplément et il doutait tout bonnement qu'une femme comme celle qui lui faisait face puisse envisager de faire ça pour le plaisir. Arborant son sourire amusé, il reprit alors.

     ▬ Au cas où cette idée te viendrait à l'esprit, je ne paye pas pour les services que tu pourrais me proposer. Je peux avoir ça gratuitement ailleurs et même si changer de partenaire ne m'aurait pas dérangé outre mesure, tu ne règleras pas ta dette juste comme ça. »

     Son sourire était teinté d'arrogance, elle pouvait lui répliquer qu'elle n'avait aucune envie d'écarter les cuisses pour un idiot de Fer-né, mais cela lui était égal, le capitaine était tellement sûr de lui qu'il n'envisageait pas une seule seconde qu'elle puisse être dégoûtée par l'idée qu'il puisse la toucher. Même si Sargon était habitué à ne pas croire ce que les femmes disaient, le léger baiser qu'elle lui avait accordé avant ne laissait pas trop de place au doute. Cela dit, il y avait toujours moyen de négocier, à voir si elle savait réellement être aussi habile qu'elle y semblait avec sa langue et qu'elle saurait trouver les bons mots au bon moment. Avec quelqu'un d'aussi arrogant que l'homme qui lui faisait face, autant dire que ça ne serait pas une partie de plaisir. Il avait presque oublié à quel point il était plaisant de tomber sur quelqu'un d'aussi doué que lui dans la manipulation. Mais elle n'exploitait pas les mêmes faiblesses, à voir quelle technique était la plus performante.


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Message Mer 11 Jan 2012 - 19:20

Évidement il n’allait pas annoncer un prix, elle non plus d’ailleurs n’avait pas montré grand-chose de ce qu’elle pouvait payer, c’était aussi pour ça qu’elle cachait tant bien que mal ses sentiments, oh il devait bien savoir qu’elle voulait vraiment partir et qu’elle devait être prête à tout, mais le fait est qu’il ne devait pas être sûr, pas savoir exactement jusqu’où elle était prête à aller, si non il la ruinerait bel et bien et même d’avantage, et ça elle n’avait pas l’intention de le laisser gagner cette partie là, ni à lui ni à Dagon d’ailleurs qui était finalement seul responsable de cette situation inextricable, enfin, elle avait envie de savoir, de savoir ce qu’il voulait et de savoir si il savait, la curiosité et une pointe de stratégie peut-être. Ce Harloi avait quelque chose de désarmant, mais elle ne s’y laissa pas prendre, il se laissa le temps de la réflexion et elle en déduit qu’il n’en savait véritablement rien, savait-il seulement combien coutait un voyage similaire sur les bateaux du continents, nettement plus confortables d’ailleurs, soit dit en passant, elle n’était certaine de rien, mais c’était amusant de le voir jouer à ce petit jeu, improviser sur ce point pouvait être périlleux. Quoi qu’il en soit, elle se tut et attendit la réponse sans broncher, non elle ne lui dirait pas qu’elle lui donnerait ce qu’il voulait, ni ce qu’elle voulait, elle ne lui donnerait aucun indice sur ce qu’elle pouvait faire ou pas, mais une réflexion la démangeait pourtant, et elle finit par dire d’un ton confiant.

« Oh pour la traversée, j’ai de tout juste de quoi te payer pour le service rendu, je pense que tu aurais mérité d’avantage, mais je n’ai finalement pas grand-chose. Je suis désolée de ne pas pouvoir t'offrir plus, mais... il se peut que j’ai… hum… exagéré mes possessions… je... enfin... La question n’est pas là, mais ensuite, cette fameuse dette que j’aurais envers toi, de quel ordre sera-t-elle ? »

Se disant elle était presque sincère, elle aurait aimé pouvoir lui donner un peu plus que ce qu’elle prévoyait de lui donner, mais elle était très attachée à certaines de ses affaires et n’avait aucune envie qu’elles e retrouvent entre les mains d’un de ses pirates qui semblait en ignorer la valeur, aussi faisait-elle mine de ne pas posséder tant que ça, il devait être déçu là tout de suite, mais il ne le serait pas autant en voyant ce qu’elle lui donnait de bon cœur, après tout, tout travail mérite salaire, même si elle espérait encore pouvait baisser le prix par le biais du plaisir donné, mais pas pour ses marins, ça non, et sur ce foutu bateau sans cale et sans pièce fermée ça n’allait pas être triste, enfin elle verrait bien, il avait à peine réagit quand elle l’avait embrassé un peu plus tôt, peut être préférait-il les garçons, elle en doutait cependant, mais il prenait un malin plaisir à faire fi de ses charmes, s’il refusait ce qu’elle avait de mieux à offrir, elle lui donnerait simplement quelques bijoux comme il demandait, et ils se quitteraient ainsi, elle dans l’attente du jour où il viendrait demander le reste de ce qu’elle lui devait, et elle lui devait la liberté si ce n’est pas vie, alors certes, il pourrait demander beaucoup, mais elle faisait tout pour paraître détachée et faire mine qu’elle ne se rendait pas vraiment compte de ce qu’il faisait pour elle, un peu comme si c’était normal, un peu comme si ça n’avait jamais fait aucun doute que quelqu’un l’aiderait et qu’il avait bien de la chance d’avoir été le premier.

« Je l’ai vu dès le premier instant, vous êtes un galant homme Sargon. Nul doute que vous vous montrez chevaleresque avec toutes les femmes qui ont besoin qu’on les sauve… »

Reprise du vouvoiement et perte totale de franchise, mais là elle n’essayait pas de cacher son mensonge, effectivement il aurait pu faire bien pire, mais de là à dire qu’il n’abusait pas… Certaines personnes lui avait rendu de bien plus grands service pour bien moins que ça, alors qu’il ne se targue pas trop de ses bontés, car cela lui donnait envie de rire à gorge déployée. Le sous entendu était évident, ou peut-être pas, qu’elle ne le trouve pas galant, elle ne pensait pas qu’il s’offusquerait pour si peu, ni pour son côté chevaleresque, il n’était tout de même pas si bête pour penser ce qu’il disait, et elle en rajoutait une couche, mais cela pouvait être interprété de différente manière, pour elle, il était amusant de voir qu’il résistait de tout son être à l’envie de succomber à sa beauté et ce pour un peu plus d’argent, ce pour faire croire qu’il ne pouvait être manipulé, qu’il n’était pas aussi faible que les autres hommes, elle pouvait le lui accorder, mais qu’est qu’un homme qui préfère l’or au femme ? Un peu comme une femme… Cela dit il pouvait aussi croire qu’elle vantait ses charmes d’une certaine manière en le taxant de tombeur de se dames et de preux sauveur de jouvencelles en détresse. En fonctionne de ce qu’il répliquerait elle allait pouvoir jauger très exactement son degré de narcissisme, très enrichissant.

Tout en marchant derrière lui, elle pensait qu’il pourrait être agréable de le faire tomber dans ses filets, même si elle doutait que cela ne suffise à rendre le service gratuit, il n’était pas désagréable à regarder, elle aimait sa démarche, sûr de lui, la vanité transpirait par tout ses pores, mais elle aimait ça. Mais pour le moment, elle ne craignait pas que leur conversation soit écoutée, mais plus que l’un des rameurs se prenne l’envie de tirer sur sa robe et de la faire tomber en contrebas pour la prendre sur un des bancs de rame. Autant lorsqu’il n’y avait aucun risque que cela ne se produise, c’était grisant d’être entouré de tant d’hommes forts, autant là, c’était angoissant. Enfin ils étaient plus ou moins concentré sur leur tâche, il fallait l’espérer, elle se retenait de poser les yeux sur eux de peur de croiser leur regard, et puis avec un peu de chance ça n’amuserait pas Sargon qu’ils arrêtent de ramer. Arrivée à l’intérieure, elle fut soulagée, même si c’était une bien piètre protection que cette simple toile épaisse, à l’intérieur on n’y voyait presque rien mais le temps que ses yeux s’habituent à l’obscurité et elle put constater qu’il y avait des tonneaux et des caisses de vivres probablement, vides ou pleins, elle n’aurait su le dire.

« Pas si grave non, mais je paye mes dettes et nous avions convenu que je te payais la traverser dès aujourd’hui… Mes bijoux sont plus précieux que ce que tu peux imaginer Sargon, ne serait-ce que ceux que j’avais tout à l’heure, c’est du bel et bon or, quoi que tu en penses, mais je ne saurais te les céder si tu ne les prends pas à leur juste valeur… Je n’en ai pas assez pour te les donner pour le prix de parures de pacotilles. Et puis si il s’avérait que je te mente, tu pourrais toujours grossir le prix par la suite, je suppose qu’où que j’aille il ne te sera pas difficile de me retrouver, aussi je ne vais pas essayer de te fourguer de la camelote, je ne t’achète pas aujourd’hui ma liberté pour une autre servitude… »

Elle était très sérieuse, aucun sourire sur son visage, la lueur de la lanterne se reflétait dans ses yeux clairs et sur sa peau blanche tout comme ils faisaient miroiter des reflets d’or brillant dans le regard du jeune homme.

« Je le sais, tu me l’as déjà dis, ce n’est pas ce que je compte faire, même si ça pourrait être agréable pour nous deux. Enfin… »

Elle soupira doucement en penchant la tête de côté et en regardant le sol un instant.

« Hélas je n’ai plus de monnaie, c’est la seule chose que Dagon ne m’ait pas rendu, mais je sais où elles sont, cependant je doute que cette information t’intéresse, c’est probablement trop risqué pour toi… Crois-moi ou non j’aurais largement préféré pouvoir te payer avec de l’argent, il est toujours moins compliqué pour moi d’avoir de nouvelles pièces que de nouvelles parures, et on ne s'attache pas à ses objets faits pour être échangés... »

Elle releva la tête d’un air triste et plongea son regard dans celui de Sargon et s’accroupit près de son baluchon le défaisant en tremblant. La première chose qu’il put y voir fut le gros rubis que Dagon avait arraché et le collier en or sur lequel il avait été serti, rien que ça valait largement le bateau du jeune homme, même cassé comme ça l’était, quelques larmes se mirent à couler sur les joues de la belle, le Lion Gris devait se retourner dans sa tombe s’il savait qu’elle comptait donner ce magnifique bijoux à un Fer-Né, et pourtant, elle n’aurait jamais de quoi le faire réparer, les orfèvres assez talentueux et honnêtes pour travailler ce genre de pierre n’étaient pas légion et était bien trop chers pour elle, et si elle parvenait à réunir de quoi les payer elle avait une chance sur deux de se faire dénoncer comme voleuse, elle n’avait plus de raison de garder ça, mais pour sûr, elle aurait préféré lui donner autre chose, par exemples les imposantes boucles d’oreilles en or qui étaient à côté avec ce qu’elle portait lors de sa rencontre avec le beau brun. Évidement le fait que ces pièces ci soit visibles tout de suite et aucune autre n’était pas dû au hasard, elle avait tout prévu, tout manigancé, enfin tout, c’est un bien grand mot, mais ce qu’elle voulait à tout prix garder était bien caché, bien enfoui dans ses étoffes ou enfermé dans sa pochette de fioles et de maquillage. Quand à ses larmes qui savent, elles pourraient toujours servir, elle ignorait encore si ça n’était pas une erreur stratégique que de son montrer aussi faible et fragile, accessible, presque vulnérable…
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Message Jeu 12 Jan 2012 - 14:22

     Les provocations glissaient sur Sargon sans le toucher, il se moquait pas mal du fait que la demoiselle le prenne pour un gros rustre ou quelqu'un qui ne connaissait pas la signification du mot « galanterie », après tout il n'avait jamais été réputé pour sa manière d'être avec les femmes. Le Harloi les respectait, du moment que c'était réciproque, autant dire qu'une femme qui le prendrait de haut ou s'amuserait à l'humilier ne récolterait que la même chose. Il pouvait se montrer très tolérant si le désir se présentait et heureusement pour elle, jusqu'à présent Eva n'avait rien fait pour le contredire. Le jeune homme aimait bien sa manière de répliquer, elle était vaniteuse c'était un fait, dire de but-en-blanc qu'elle imaginait pouvoir remplacer le seul amour de leur lord était plutôt.... Culotté. Il devinait sans peine que la belle ne devait pas être très appréciée par ses pairs, les gens comme eux provoquaient toujours l'irritation chez les autres, il était extrêmement difficile de constater que l'on était inférieur à quelqu'un et visiblement les autres habitants des îles ne le supportaient pas. Eva le provoquait ouvertement en prétendant qu'il méritait plus que ce qu'elle ne pouvait lui offrir, mais si la jeune femme poussait trop loin, elle risquait d'avoir une surprise. Sargon n'était pas le type d'homme qui rechignait devant la possibilité de devoir fouiller les affaires d'une femme pour vérifier qu'elle ne possédait effectivement rien de valeur, certains disaient qu'il n'avait pas d'honneur, lui considérait simplement qu'il prenait les choses à bras-le-corps lorsque c'était nécessaire. Restait à voir si la Dornienne essayerait réellement de le berner et dans ce cas elle ne pourrait s'en prendre qu'à elle-même lorsqu'elle se trouverait totalement plumée.

     Silencieux, appuyé cintre sa table alors que le bruit lointain et étouffé de l'eau leur parvenait doucement aux oreilles, il l'écoutait lui expliquer que ses bijoux étaient précieux, plus qu'il ne semblait l'imaginer. Pour être sincère, Sargon la voyait désormais comme une courtisane de luxe et il avait du mal à croire que les nobles puissent offrir des magnifiques bijoux à une femme qui ne faisait qu'écarter les cuisses pour eux. Un homme comme lui qui prenait sans jamais rien donner ne pouvait envisager d'offrir de tels présents à un « loisir », il n'y avait qu'à voir avec Deirdre, sa seule récompense étant les fois où il manifestait du désir à son égard et elle s'en contentait largement. Eva avançait les choses avec intelligence, si Sargon s'apercevait que c'était effectivement quelque chose sans intérêt, il aurait tôt fait de rajouter davantage de choses à sa dette. Il esquissa un sourire alors qu'elle-même gardait un visage parfaitement neutre comme si elle espérait qu'il comprenne qu'elle ne mentait pas. Le Harloi la croyait, elle pourrait éventuellement essayer de lui donner un bijou qui avait moins d'importance à ses yeux que le reste, mais elle ne serait pas assez idiote pour lui refiler de la camelote. C'était du moins ce que le Fer-né espérait, sans quoi s'il le constatait rapidement à bord du boutre, elle pourrait bien finir à servir à ses marins. Il haussa légèrement les épaules, l'air de rien.

     ▬ Si tes bijoux valent réellement ce que tu dis, je ne vois aucune raison de te pourchasser. »

     Il était sincère, Sargon respectait sa parole et si ce que la belle avait à lui offrir était digne d'intérêt, il la laisserait en paix. Un sourire se dessina sur les lèvres pleines du capitaine de la Veuve Salée au moment où elle déclara qu'un paiement en nature aurait pu être agréable pour eux deux, il n'en doutait pas une seule seconde, mais le plaisir passait après les affaires bien évidemment. Ses yeux mordorés posés sur le minois de Eva, il patientait. Elle ne possédait plus d'argent, c'était problématique en effet bien que le jeune homme imaginait sans peine qu'elle devait avoir autre chose dans son sac, Sargon ne comptait effectivement pas aller chercher l'argent de la belle dans la demeure de son lord, cela aurait été pire que de lui enlever sa femme-sel. Il avait beau être profiteur, le jeune homme n'en était pas stupide pour autant. De plus, les paroles ne restaient que des paroles et le capitaine préférait largement avoir quelque chose de palpable. L'invitée fit alors écho aux pensées de son interlocuteur en signalant qu'elle était attachée à ses bijoux et qu'elle aurait aussi préféré avoir des pièces à donner, mais l'on faisait avec ce que l'on avait. Le regard du Fer-né fut aussitôt attiré par une pierre brillante qui se situait sur le dessus de la pile de ses affaires. C'était étrange, elle ne le portait pas auparavant et pourtant c'était ce qui était le plus visible. Peut-être trichait-elle, peut-être pas, elle avait l'air sincèrement peinée avec son regard triste, mais Sargon avait appris à se méfier des expressions des femmes. Elles étaient passées maître dans l'art de berner les hommes.

     En temps normal, s'il avait désiré détrousser une femme, le capitaine aurait attrapé son baluchon et aurait tout vidé sur la table pour voir ce qui en tombait et prendre le plus intéressant. Seulement il fallait laisser quelque chose à Eva : elle savait comment s'y prendre et était visiblement capable de berner n'importe qui. Pour être franc, Sargon n'était absolument pas sûr que le bijou voyant posé au-dessus du lot était bel et bien une technique pour qu'il ne voit que cela, au fond c'était déjà un bel objet et il n'allait pas la détrousser jusqu'au dernier bijou de pacotille non plus. Les yeux humides de la belle n'y étaient pour rien, mais le Fer-né décida de faire preuve d'un peu de compassion et de ne pas vérifier ses doutes, si elle avait quelque chose de plus précieux, tant pis ! Il prendrait ce rubis, ce serait déjà bien plus qu'il n'espérait pour être franc. Le capitaine se redressa et approcha de Eva pour lui prendre la pierre des mains et la contempler avec attention. Il la tourna dans la lumière de la lanterne pour en admirer les reflets et un sourire intéressé se dessina sur ses lèvres.

     ▬ Une belle pièce, je ne savais pas que ton métier pouvait rapporter autant, j'imagine que tu dois être très douée dans ce cas. Il rigola légèrement en baissant les yeux vers le minois de la jeune femme. Cela dit, si tu as une pierre d'une telle valeur, tu dois peut-être avoir plus ? Un bref moment de silence passa. Mais je vais me contenter de cela, parce que j'aurais eu le plaisir de ta compagnie. »

     Sargon avait simplement cherché à lui faire un peu peur histoire qu'elle craigne qu'il ne puisse vérifier ses affaires. Ce n'était pas important, un simple petit plaisir personnel de faire battre son cœur et de provoquer l'inquiétude chez elle. Pas très chevaleresque, mais Eva l'avait dit elle-même, il n'avait absolument rien du chevalier servant. Le Fer-né fit tourner la pierre dans sa main pour l'admirer sous tous les angles, il restait des traces qui montraient qu'elle avait visiblement fait partie d'une parure, c'était un très beau bijou qu'elle avait dû porter. Mais la Dornienne était bien assez belle, elle n'avait certainement pas besoin de ce genre d'artifices pour attirer le regard des hommes. Sargon lui-même la trouvait très à son goût, autant physiquement que mentalement, mais cela n'entacherait pas son désir de lui enlever tout ce qu'il pouvait à défaut de lui ôter ses habits. Quoique.... Il se retourna encore une fois vers Eva en refermant sa main sur la pierre.

     ▬ Je ne pense pas que tu vas avoir besoin de ça pour éblouir tes futures proies, tu n'as besoin de rien en fait, même ta robe serait inutile je pense. Il esquissa un sourire encore plus amusé. Considère que tu peux voyager jusqu'à chez toi en toute tranquillité, au moins tu penseras à moi lorsque cette pierre te manquera. »

     Le capitaine glissa la pierre dans une sacoche qu'il avait enroulée autour de sa ceinture, celle-ci ne reverrait plus jamais la parure de Eva et l'esprit du Harloi était déjà en train de calculer ce qu'il pourrait en tirer. Pour peu il avait envie de la conserver telle qu'elle était et la ressortir plus tard lorsqu'il pourrait éventuellement l'utiliser contre elle. Après tout sa famille était suffisamment riche pour qu'il ne s'embête pas à devoir vendre de telles possessions, il aurait la possibilité de se débarrasser d'autre chose avant cela. La question posée par Eva lui revint alors en mémoire, pour le moment il ne savait pas vraiment à quoi pourrait lui servir le fait d'avoir une connaissance sur le continent, mais peut-être que si les temps changeaient, il en serait heureux ? Ce n'était jamais mauvais d'avoir un contact à terre après tout. Alors qu'il terminait de ranger sa sacoche, le Fer-né répondit donc d'un ton presque avenant.

     ▬ Pour te répondre avec du retard, nous verrons en temps et en heure, peut-être un petit service, un renseignement ou quelque chose de ce genre, mais rien qui ne te mette en danger ne t'inquiète pas. Puis si je meurs entre-temps, tu y échapperas, réjouis-toi. »

     La vie d'un Fer-né était souvent plus courte que celle d'un habitant du continent, elle n'avait qu'à croiser les doigts et espérer. Leur contrat était donc signé et il n'avait plus vraiment de raisons de rester avec la jeune femme, pourtant, le Harloi ne s'éclipsa pas. Il fixa les yeux de la belle avant de s'approcher encore un peu d'elle sans la quitter du regard, puis il leva la main pour la passer sur sa peau et essuyer les quelques larmes qui coulaient, des larmes de crocodile certainement, mais peu lui chalait. Un léger sourire apparut sur ses lèvres bien dessinées.

     ▬ Allons, un bijou ne vaut pas la peine de pleurer, je ne voudrais pas te rendre triste, je ne suis pas très doué pour consoler les femmes éplorées. »

     Elle avait avancé la possibilité qu'ils puissent apprécier tous deux les services qu'elle avait à proposer, Sargon avait bien envie de vérifier maintenant qu'il n'y avait plus de paiement en jeu. A voir si elle était toujours aussi partante de son côté. Profitant de la proximité, il glissa sa main de la joue de la belle à son cou de cygne puis à sa bretelle de robe qui offrait un magnifique décolleté qui ne laissait que peu de place à l'imagination. Enfin, le Harloi approcha son visage de la demoiselle pour lui prendre un baiser tout en laissant glisser son autre main sur sa hanche bien dessinée. Oui finalement, elle n'avait même pas besoin de robe pour attirer l'attention.


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Message Mar 17 Jan 2012 - 1:48

Le clapotis des vagues sur la coque, le glissement de l’eau entre les rames, tout cela lui rappelait surtout qu’elle était sur un bateau bourré de marins et au milieu de la mer, elle n’aimait pas ça, de toute façon elle n’aimait pas tellement naviguer, pas plus que sa jument d’ailleurs. Heureusement la nuit était calme aussi n’était-elle pas malade, ou peut-être était-ce parce qu’elle avait bien trop d’autres choses en tête, Sargon, les marins, ces bijoux, sa vengeance, la liberté qui l’attendait... Trop de choses pour que le roulis de l’embarcation soit un problème.

Le jeune homme prit le rubis, elle espérait qu’il ne chercherait pas à avoir plus, elle était déjà assez triste de devoir se séparer de ça, mais c’était comme ça, et cassé le bijou ne lui servait plus à rien, alors, elle devait se faire une raison. Elle n’esquissa pas un mouvement pour l’empêcher de le prendre, mais ça n’en était pas moins dur, elle déglutit pendant que le Fer-Né observait la pierre, pas parce qu’elle craignait qu’il ne la trouve pas à son gout, s’il avait un minimum de conscience de la valeur des choses, ça devrait suffire, mais plus parce que la pilule était dure à avaler. Elle avait tellement pleuré lorsqu’elle avait découvert la pierre posée par Dagon sur la première robe qu’il lui avait offerte, et maintenant il fallait qu’elle s’en sépare définitivement, mais c’était un moindre mal, le rubis contre sa liberté, avec un peu de chance, Sargon effacerait toute sa dette, même ce qu’elle lui devrait une fois arrivée, pour el risque encourut, qui sait ? Elle n’y comptait pourtant pas, il serait trop jouissif pour lui d’avoir à l’esprit qu’une femme sur le continent lui devait quelque chose, c’est d’ailleurs pour ça qu’elle n’avait pas essayé de le flouer, mais qu’elle lui cachait le reste de ses parures, dont celles offertes par le Roi, même s’il aurait été amusant de voir ce que ça pouvait donner si le borgne trouvait le Harloi avec les bijoux offerts à sa femme sel préférée. Ca pourrait être la preuve qu’il lui manquerait pour le tuer, mais il ne tarderait pas à les revendre ou les troquer, et probablement pas avec un Fer-Né, l’antique voie n’était pas vraiment la philosophie qui permettait de faire ce genre d’échange, alors à quoi bon, et pour peu que le jeune homme sache d’où ils venaient, maintenant ou plus tard, elle risquait fort de payer le prix fort pour avoir essayé de le piéger. Donner ce rubis lui faisait l’effet qu’on lui arrachait le cœur, et pourtant elle n’avait que ça en tête depuis la seconde om il avait commencé à parler d’un payement, et même avant d’ailleurs, depuis qu’elle avait compris qu’une partie de jambe en l’air ne suffirait pas à le convaincre de la ramener saine et sauve à Westeros, c’était la seule chose qui pouvait avoir de la valeur pour lui et qui ne lui servirait plus pour jouer les dames de la haute. Elle avait bien pesé le pour et le contre, elle avait eut tout le temps d’y réfléchir pendant qu’elle essayait de percer à jour les points faibles du capitaine et à s’assurer qu’il était bien, juste assez déloyale pour l’aider mais tout de même assez digne de confiance pour qu’il ne cherche pas à avoir el beurre et l’argent du beurre. Cela dit, de ça, elle n’était toujours pas assurée hélas…

Eva était résignée, et Sargon sembla satisfait du présent, elle en fut soulagée, et presque flattée par sa remarque, sans pour autant être dupe elle souriait. Mais pour un très court instant, car malgré le sourire sur ses lèvres, il dit que si elle avait ça, elle devait avoir bien plus. Et effectivement c’était peut-être son erreur, si elle était prête à donner ça juste pour la traversé, il était certain que ça n’était pas la seule chose de valeur qu’elle possédait. Mais était-ce une erreur puisqu’elle avait tout prévu, puisqu’elle s’y était attendu et qu’elle avait fait en sorte d’avoir d’autres choses à lui donner petit à petit et sans pour autant devoir tout montrer, et aussi quelques argument pour qu’il lui en laisse un peu de son plein gré ? Son cœur s’accélérera, mais sur son visage pas une trace de peur ou même de colère, elle ne pouvait que s’être félicité de se défier de lui jusqu’au bout et d’avoir pensé qu’il n’était qu’un grossier profiteur prêt à la saigner jusqu’à la moelle. Elle avait la parure en or ciselé pour grossir la mise, visible et brillante sur les linges, tout comme le reste du collier d’ailleurs, et elle avait d’autres pièces à lui proposer s’il était décidé à faire monter les enchères. Elle ne bougea pas, prête à jouer la plus chère partie de poker de l’histoire, avec une seule idée en tête : Sargon n’emporterait pas ce vol pour et simple au paradis, elle se vengerait et sa vengeance serait terrible, et plus il lui en prendrait plus elle serait terrible. Et peu importe qu’elle n’ait toujours pas fait payé à Maron sa trahison, qu’elle n’ait pas la possibilité de tuer Dagon avant très longtemps, en l’occurrence sa meilleur vengeance pour le roi était de disparaître purement et simplement et ce avec ces présents, avec cet abus, Sargon passait d’un coup d’un seule en tête de liste de la vengeance d’une Dornienne. Mais finalement, il dit se contenter de la pierre précieuse, elle n’émit pas de soupire de soulagement, mais le cœur y était et elle ne put s’empêcher de fermer les yeux et de baisser la tête vers le sol, heureuse de s’en sortir à si bon compte, même si elle perdait gros, elle ne perdait pas tout, toujours ça de gagné. Et du même coup, le désir de vengeance disparaissait de son esprit.

Elle rouvrit les yeux et se redressa et esquissa un sourire lorsqu’il lui dit qu’elle n’avait besoin de rien pour éblouir les hommes, c’était vrai, mais elle avait besoin de certaines choses pour les tromper, et encore plus pour tromper les femmes ! Mais le compliment ne fit pas mouche, elle était encore trop sous le coup de la peur qu’il lui avait faite, elle était plus concentrée sur la promesse qu’il venait de lui faire en disant qu’elle pouvait voyager tranquille. Elle se dit qu’il ferait mieux de ne pas lui dire de se souvenir de lui lorsque la pierre lui manquerait, qu’il pourrait avoir des surprises sur le contenu des mémoires d’une catin comme elle, au caractère brulant, à la haine si facile. Tu ferais mieux d’espérer que je ne me rappelle pas de ça trop longtemps, tu n’as aucune idée des épines que tu pourrais un jour trouver dans ta chair en signe de mon bon souvenir… Mais elle se garda de le menacer, pour le moment elle n’avait pas de raison de le faire et ça risquait de lui attirer ses foudres et de ne vraiment pas lui rendre service, seule sur son bateau, non ça n’était pas une remarque à faire, elle se contenta d’un regard hautain et d’un sourire en coin et garda la bouche fermé et ses mots empoisonnés dans son esprit.

« Très bien… Et sachez que je ne me réjouis jamais du malheur d’un homme de parole. »

Bon certes, ne plus rien lui devoir serait une aubaine, aussi s’il en venait à perdre la vie elle ne le pleurerait pas, mais de qu’elle venait de prétendre n’était pas totalement faux non plus, elle ne l’aimait pas, elle préférait les hommes qu’elle pouvait manipuler aisément, mais elle avait aimé le défi, elle avait apprécié d’avoir un adversaire digne de ce nom et aussi le fait qu’il n’essaye pas d’abuser de sa position finalement, comprendrait-il tout ce qui se cachait derrière l’expression « un homme de parole » ? Elle ne pleurait plus, mais elle n’avait pas pris la peine d’essuyer ses larmes, elle ne souriait pas, elle ne faisait que regarder le Harloi avec une expression morne mais un port fier. Elle ne s’était pourtant pas attendue à ce qui suivit. Elle lui rendit son regard et effaça un peu de tristesse sur son visage pour la remplacer par de l’orgueil, elle le laissa s’approcher et frémit presque imperceptiblement lorsqu’il approcha sa main de son visage, elle avait trop prit l’habitude de se prendre des coups lorsqu’elle s’y attendait le moins il fallait croire, mais au lieu de ça, il fit preuve de tendresse. Elle était surprise, agréablement néanmoins, mais elle ne savait pas trop comment réagir, que voulait-il, il avait fait mine depuis le début qu’elle ne lui faisait aucun effet, et puis qu’avait-elle à gagner à coucher avec lui maintenant qu’il avait eut ce qu’il voulait ? Elle sourit en hochant la tête et passa le bout de ses doigts sur la joue du jeune homme puis sur son cou tout en murmurant :

« Je ne vois aucune femme éplorée ayant besoin d’être consolée ici… »

Avait-il prit ça pour un encouragement ? En tout cas ça n’était pas un refus, elle continuait à réfléchir à ce qu’elle pourrait obtenir en retour, à moins qu’elle ne se contente du plaisir qu’il pourrait lui procurer ? Mais alors il ne serait pas témoin de tous ses talents. Mais il était doué, elle avait envie de le laisser faire, un moment tout du moins, jusqu’à ce qu’elle n’en ai marre, en plus ça la réchaufferait. Elle ne broncha pas alors qu’il laissait courir ses doigts sur son cou, en elle un frisson la parcourut néanmoins. Elle ne le repoussa pas quand il l’embrassa, mais elle se retint de le lui rendre et le regarda avec un air de défi, la bouche entrouverte. C’était très probablement une bêtise que de le laisser faire, mais elle ne pouvait le nier, elle le trouvait tout à fait à son gout depuis leur rencontre dans ses couloirs, de la grise forteresse de la seiche. Elle lui aurait donné son corps sans rechigner si ça avait été pour gagner sa liberté, elle l’aurait même fait avec plaisir, et elle lui aurait montré de quoi elle était capable, mais là, elle n’avait rien à gagner et si elle cédait, lui aurait tout gagné, mise à part qu’elle ne se donnait jamais de la même manière quand c’était payant et quand c’était gratuit. Enfin, tant qu’elle y prenait du plaisir, et puis elle pouvait toujours le laisser faire et le repousser plus tard si ça lui chantait, elle verrait s’il était vraiment l’homme qu’il prétendait. Qu’importe, qu’importe si elle ne gagnait rien de plus qu’un peu de tendresse, cela faisait longtemps, pas que Dagon ne lui en ait pas procuré surtout ses derniers temps, mais c’était différent, ça n’avait jamais eut cette saveur, maintenant qu’elle était libre, le sexe avec un Fer-Né semblait avoir un tout autre gout, bien meilleur. D’ailleurs, en pensant à Dagon elle eut un petit sourire, il enragerait tellement s’il savait !

La robe qu’elle portait maintenant n’était pas aussi facile à enlever que la rouge qu’elle portait auparavant, c’était un présent de Dagon, une lourde robe de velours à manches longues dont le grand décolleté rond mettait en valeur la blancheur de la peau d’Eva, dénudant ses frêles épaules le haut de son dos et laissant voir la naissance de sa poitrine. Mais il fallait la dégrafer devant et enlever les nombreux jupons dont elle était dotée. La belle n’avait toujours pas bougé, toujours rien tenté, simplement ses mains posées sur son torse, prêtes à le repousser, et pourtant au lieu de ça ses doigts accrochaient le tissus de sa tunique, le regard plongé dans celui de Sargon, la bouche entrouverte, les frissons se faisaient de plus en plus nombreux, de plus en plus prenants, et sa respiration s’accélérait soulevant d’avantage sa poitrine. Elle avait envie de lui ça ne faisait aucun doute, il était jeune beau, capitaine de son bateau, noble, fort, galant, il était parfait à part son côté manipulateur et surtout, surtout le fait qu’il soit un foutu pirate, un Fer-Né, un barbare ! Mais n’était-ce pas grisant que de faire l’amour avec un barbare, et sans y être obligée cette fois, sans devoir jouer le rôle de la concubine aimante et amoureuse ? Elle n’aurait pas besoin de faire semblant d’apprécier ce qu’il lui ferait, elle avait envie de gifler Dagon, mais il n’était pas là, elle se remit à pleurer, de joie et de chagrin mêlé, car à force de jouer, elle avait finit par croire à son propre rôle et elle s’était en quelque sorte attachée au Roi…
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Mar 17 Jan 2012 - 16:06

     Elle réagissait bien à la grande satisfaction de Sargon qui au début resta sur ses réserves, s'attendant à ce qu'elle change soudain d'avis pour le repousser en rigolant. Certaines femmes aimaient se sentir désirées et se faire désirer, refusant toujours ce que les hommes cherchaient chez eux pour mieux les dominer, seulement jusqu'à présent le Fer-né était resté de marbre justement pour éviter de flatter son orgueil. Si elle avait su qu'elle ne le laissait pas indifférent, Eva aurait certainement tenté de jouer la carte de la séduction pour essayer de lui payer son voyage en nature et cela aurait été contraire au procédé habituel du Fer-né. Restait à voir si la Dornienne jugeait l'intérêt assez grand pour le laisser faire sans lui demander d'éponger une partie de sa dette restante. Si cela se produisait, cela signerait aussi la fin de leur petit moment d'intimité, il n'avait jamais payé pour du sexe et ne le ferait jamais. Sa fierté et sa vanité le lui interdisaient. Sa main sur sa joue et son murmure ne troublèrent pas le Harloi qui fut encore plus comblé de constater qu'un léger frisson la parcourait alors qu'il laissait ses doigts glisser sur sa peau douce. Mais elle ne se donnait pas pour autant. Bien que le baiser ne fut pas repoussé, il n'était pas relancé pour autant et cela pouvait donc laisser une parcelle de doute dans l'esprit du capitaine. Sauf qu'il ne doutait jamais. Si elle ne disait pas non, le noble le prenait donc pour un oui. C'était aussi simple que cela.

     Le sourire qu'elle arbora restait un mystère alors qu'il la contemplait tandis qu'elle gardait son regard fixé sur lui, sa bouche légèrement entrouverte qui semblait l'appeler à sa manière. Profitant de cette docilité, la main du capitaine continua de caresser la peau satinée de la jeune femme qui manifestait des signaux plutôt aisés à comprendre, visiblement elle ne le repousserait pas. Il n'envisageait plus la possibilité qu'elle puisse décider de profiter de l'occasion pour le remettre à sa place et le laisser frustré pour le reste de leur voyage. Si tel avait été le cas, il ne l'aurait pas embêtée davantage de toute manière, mais aurait simplement déclaré qu'elle resterait dans cette tente jusqu'à leur arrivée dans l'Ouest avant de la quitter. Les faits qui se déroulaient actuellement étaient bien plus appréciables et il n'était jamais contre un bon moment avec une aussi jolie femme. Petit bonus, elle avait été à Dagon ce qui ne faisait qu'augmenter l'intérêt. Alors qu'elle agrippait sa tunique, Sargon glissa son autre main vers les hanches de la jeune femme, parfaitement soulignée par la robe cintrée qu'elle arborait, une robe qui promettait de grandement compliquer la tâche du capitaine d'ailleurs. Il préférait largement les robes simplistes, comme celle que Deirdre portait et qui s'enlevaient d'un seul geste, mais il fallait relativiser, si cela laissait plus de temps à Eva pour se retirer, cela lui laissait aussi plus de temps pour la convaincre qu'elle n'en avait pas envie.

     Alors que la main du Fer-né se glissait autour de la taille de Eva pour l'attirer vers lui et pouvoir profiter de la chaleur de son corps, il lui vola un nouveau baiser avant de laisser ses lèvres glisser doucement vers le cou de cygne de la jeune femme qu'il titilla de sa langue. Elle avait une peau douce et contrairement aux femmes des îles, qui n'avait pas en permanence le goût du sel. Une femme du soleil, Sargon aimait la diversité et Eva était un parfait moyen de s'évader momentanément de son boutre pour se laisser aller vers d'autres horizons. Les lèvres du jeune homme effleuraient la peau pâle de la belle pour glisser de son cou vers le beau décolleté que sa robe offrait, inspirant légèrement pour percevoir son odeur, elle était d'un niveau supérieur aux femmes qu'il avait l'habitude de fréquenter. Nul doute que Dagon allait être très agacé d'une telle perte, mais c'était au bénéfice de son cousin qui avait bien l'intention d'en profiter pleinement.... Sauf si Eva en décidait autrement, mais cela ne semblait pas être au programme.

     La jeune femme serrée contre lui, Sargon la poussa légèrement sur le côté après avoir ôté ses lèvres de sa peau, la menant à reculer un peu jusqu'à ce qu'elle puisse sentir la table se placer derrière elle. Le boutre tanguait sous leurs pieds et la lanterne bougeait, accrochée à son crochet, offrant une lueur plutôt tamisée aux deux jeunes gens qui ne semblaient pas vraiment se soucier de l'environnement qui les entourait. Pour Sargon ce n'était pas une nouveauté, il passait la majeure partie de sa vie sur le pont de sa fidèle Veuve Salée, mais est-ce qu'il en était de même pour sa partenaire ? Les doutes étaient permis. Avec facilité et sans vraiment de gêne, le capitaine glissa ses mains sur les hanches de Eva pour la soulever légèrement de manière à la placer assise sur la table, ses jambes pendantes, dans le vide. La robe était un enchevêtrement de tissu et il se désolait déjà à voir tout ce qu'il allait devoir détacher, mais s'efforça de voir les choses du bon côté. Quittant la hanche de la belle, la main droite du capitaine remonta jusqu'à sa poitrine où semblait se situer le principal point d'attache. Il profita de cette liberté de mouvement pour faire descendre son autre main jusqu'à sa cuisse en frôlant son corps au passage. Les jupons étaient très dérangeants et il peinait à sentir ses cuisses sous la masse de tissu. Un bref sourire passa sur ses lèvres alors qu'il faisait sauter la première attache de l'avant de sa robe.

     ▬ Il semblerait qu'il faille faire preuve de beaucoup de patience pour réussir à avoir la chance de profiter de la vue. »

     Heureusement pour lui, le jeune homme savait se montrer très patient lorsque le jeu en valait la chandelle et c'était le cas. Continuant de dégrafer lentement les attaches, le capitaine plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme pendant un bref instant, se demandant si elle allait décider de le laisser tout faire histoire de lui faire comprendre qu'il n'aurait pas le droit au traitement de faveur si elle ne le décidait pas. Une catin pouvait-elle prendre du plaisir dans son domaine de travail ? Il ne saurait répondre à une telle question, peut-être que l'idée de ne pas entendre teinter les pièces à la fin de leur petite sauterie atténuait son plaisir ? Ayant enfin réussi à se débarrasser des agrafes, Sargon continua de lui enlever ses habits comme il aurait arraché les pétales d'une fleur, patience encore et toujours, il aurait sa récompense au bout, à moins qu'Eva n'en décide autrement bien sûr. Ainsi débarrassé du plus prenant, le jeune homme glissa sa main vers le jupon le plus gênant de la belle avant de l'ôter à son tour pour révéler d'autres jupons, décidément Eva aimait les robes compliquées. Il ne put se retenir de sourire à la fois d'amusement et de surprise, comment Dagon pouvait-il supporter cela au lieu de tout arracher ? Les lèvres du Fer-né trouvèrent à nouveau celles de la Dornienne alors qu'il glissait sa main autour de la cuisse de la belle pour la caresser doucement et que son autre main se perdait autour de se taille fine. Un délice, elle présentait bien, mais le reste suivait aussi derrière. Après un baiser qui montrait clairement qu'il était bien décidé à aller jusqu'au bout, la bouche du jeune homme se sépara à nouveau de celle d'Eva pour glisser jusqu'à son cou, puis son épaule si blanche et si frêle avant de gagner sa gorge puis enfin sa poitrine. Elle était très appétissante, c'était un fait, mais le problème étant que l'appétit vient en mangeant, plus il y goûtait et plus le capitaine de la Veuve Salée avait envie d'atteindre le plat principal. Attirant la belle contre lui, il glissa sa main jusqu'au fessier de la jeune femme avant de lui mordiller légèrement le lobe de l'oreille, puis de lui murmurer quelques mots tandis que sa main éprouvait toujours la douceur de ses cuisses.

     ▬ Ta passivité serait ta manière de me faire comprendre que tu ne me donneras pas plus que ce que je te prendrais ? »


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Message Ven 20 Jan 2012 - 23:49

Plus il la touchait, moins elle pensait au fait que si elle couchait avec lui il aurait tout gagné et elle rien, plus elle se laissait envahir par l’envie, moins elle avait envie de le remettre à sa place, plus elle se perdait dans ses yeux, moins elle ressentait la volonté de rester froide et distante, de se laisser faire sans rien lui rendre. Elle poussa un soupir quand il se colla à elle et sa respiration s’accéléra gonflant sa poitrine sous la robe et le long de son décolleté, elle pouvait encore dire non, elle gardait le contrôle encore, oui, mais elle n’avait pas envie de le repousser, elle aimait bien ses gestes et ses caresses et la saveur de sa bouche aussi. Lorsqu’il l’embrassa de nouveau, elle entrouvrit les lèvres cette fois-ci, le goutant un peu plus avant, puis elle le laissa quitter sa bouche pour le creux de son cou en basculant la tête en arrière un instant. Ils marchèrent, elle à reculons tout contre lui, elle attrapa ses bras autant pour ne pas perdre l’équilibre que pour le serrer contre elle un peu plus, cambrée pour continuer à pouvoir le regarder dans les yeux avec son éternel petit sourire à peine visible. Il semblait être tellement à l’aise malgré le roulis heureusement assez léger, elle l’était nettement moins, de toute façon elle n’aimait définitivement pas les bateaux ni la mer, mais il la guidait d’une main de maitre et elle ne pensait pas à ça. Il la posa assise sur le bord de la table comme il l’avait aidée à monter sur le bateau, comme si elle ne pesait rien, sa force l’excitait elle aussi, elle écarta les jambes autant que sa robe le lui permettait. Lorsqu’il dégrafa la première attache de la robe, il libéra une bonne partie de la poitrine de la belle révélant une fine chemise de coton presque transparente et assez lâche pour ne rien entraver tout en faisant monter le pouvoir de la suggestion, elle en profita pour prendre une profonde inspiration avant de répondre dans un murmure sensuel bien que cela ne fut pas nécessaire :

« Cette robe est un présent de Dagon. » Dit-elle avec un sourire coquin, car c’était effectivement en contradiction totale avec la façon dont le Roi usait d’elle, mais en même temps quand elle était avec lui, elle était nue ou en chemise de nuit la plupart du temps, et si non c’était qu’elle était appelée pour passer la nuit dans sa chambre et alors il avait tout le temps nécessaire pour la déshabiller, et s’il voulait aller vite, il pouvait toujours soulever le bas de la robe de velours gris foncé et tas de jupons de coton blancs qui était dessous et la prendre ainsi d’une manière ou d’une autre puisqu’elle ne portait jamais de culottes « Je l’ai mise pour avoir chaud, les robes Dorniennes sont bien plus faciles à enlever, mais elles ne sont pas faites pour naviguer. » C’était vrai, avec une seule bretelle, il suffisait de la faire glisser de l’épaule et en un geste la robe se retrouvait par terre, mais le voir l’effeuiller avec tant de patience était amusant et… très agréable en fait… oui, très… excitant. Elle commença à remonter ses jupes. « Je ne pensais pas avoir à l’ôter à vrai dire… » En remontant le tissus qui couvrait ses membres fins, elle découvrit bientôt, au niveau de sa cuisse, le fourreau d’une fine dague arrimé à sa jambe par des sangles de cuir. « Oups… » Dit elle avec un petit sourire en regardant le jeune homme. Elle défit les boucles avec une lenteur toute féline et laissa choir l’arme et le reste sur le sol, s’il lui fallait une preuve qu’elle ne lui voulait aucun mal, elle était là, et puis qu’aurait-elle fait ? Le tuer ici, sur son propre bateau, et ensuite ? Et puis ses gestes trahissaient son désir et l’absence d’envie de meurtre qu’elle ressentit à l’instant, non en réalité, elle l’aimait bien, d’adversaire à sa mesure, il était passé à objet de convoitise…

Les crochets qui fermaient la robe sautaient un à un sous la main experte de Sargon et plus le surcot s’ouvrait, plus Eva avait envie de le délasser à son tour, mais patience, la bagatelle viendrait bien assez tôt, là elle prenait plaisir à découvrir un tout autre jeune homme que celui à qui elle avait payé sa traversée à prix d’or et à qui elle avait promit d’avantage encore. Elle aurait préféré ne pas garder de dette envers lui, ça aurait été tellement plus simple, elle se serait donnée sans compter et sans barrière, là c’était différent, elle n’aimait pas être à la merci de quelqu’un, mais il le lui avait dit, et c’était l’évidence même étant donné son attitude et ce qu’elle avait pu déceler de sa personnalité, il ne réduirait pas sa dette pour du sexe, il n’était pas homme à payer pour ça, trop séduisant, trop doué pour arriver à ses fins, trop arrogant et trop manipulateur, il était capable d’obtenir un prêt de la banque de fer avec pour seule garantie ses beaux yeux mordorés. Eva sourit en pensant cela, mais elle savait combien il était doué, heureusement qu’elle l’était aussi si non elle se serait fait déplumée !

Lorsqu’il plongea son regard dans le sien, elle se mordit la lèvre en guise de réponse, il voulait qu’elle bouge qu’elle l’aide à la déshabiller, qu’elle le dévêtisse à son tour, qu’elle fasse quelque chose. Mais c’était bien trop agréable de le laisser faire en se contentant parfois de glisser un doigt le long de son cou, de passer le pouce sur ses lèvres, de caresser subrepticement ses mains avant de remonter le long de sa propre gorge jusque dans ses cheveux ou de baisser un peu plus sa chemise sur ses seins et le long de ses bras. Quand au fait de n’avoir pas d’argent en jeu, ça avait plutôt tendance à augmenter son plaisir, elle pouvait se concentrer alors sur le sien et non sur celui de son partenaire. Lorsque, enfin Sargon eut fini de dégrafer le surcot, elle s’en débarrassa une manche puis l’autre, et la chemise qui était bien trop lâche pour tenir sans son aide tomba sur ses hanches entravant ses bras de ses fines bretelles avant qu’elle ne s’en dégage et dévoilant du même coup tout ce qui était encore caché de son haut du corps. A sa suite, le lourd jupon de velours dont la ceinture venait d’être desserrée par le jeune homme tomba sur le sol, les autres étaient en coton fin et léger et bien moins encombrants. Eva trouvait cette robe belle, mais surtout chaude, mais elle préférait grandement les siennes, celles que Maron lui avait offertes, les légères robes Dorniennes, qu’y pouvait elle si les robes des femmes respectables de Westeros étaient si compliquées à enlever et encore celle là elle pouvait la mettre seule contrairement aux autres. Mais elle était désormais torse nu et les jupons relevés jusqu’au haut de ses cuisses, il pouvait alors constater qu’elle n’avait pas de chausses…

Sargon retrouva alors le chemin de sa bouche et les lèvres de la balle s’entrouvrirent sous son baiser, puis un peu plus, assez pour laisser passer sa langue, assez pour qu’il l’embrasse plus profondément, et il le fit, et pour la première fois elle ferma les yeux et s’abandonna dans ce baiser et l’envie continua à monter le long de sa colonne vertébrale et elle posa ses bras autour de son cou, mais rien de plus, pourtant elle en mourrait d’envie, mais ça n’était pas encore le moment de succomber. Alors qu’il embrassait son cou, elle passa une main dans ses cheveux s’appuyant à la table de l’autre, puis se fut au tour de sa nuque, puis elle posa la main avec laquelle elle s’empêchait de tomber en arrière et s’agrippa à son épaule avant de tirer sa chemise vers le haut, tout doucement, jusqu’au moment où il l’attira contre lui et ou elle ne put retenir un léger couinement et un grand sourire pendant qu’il lui parlait.

« N’est-ce pas notre mode de fonctionnement depuis le début Sargon ? » Elle se mit à rire doucement et descendit de la table. Je te donne ce que tu veux sans grand enthousiasme parce que je n’ai rien à y gagner et que je trouve ta victoire trop facile et trop complète, mais je dois avouer que je n’ai aucune envie de te repousser, ne me fait pas regretter de me donner à toi idiot. « J’ai pensé qu’en tant que Fer-Né vous préfériez les femmes soumises… » Elle pivota et se dégagea de contre la table en le faisant tourner sur lui-même, une idée venait de germer dans son esprit, une idée pour le faire enrager, pour rendre son triomphe moins savoureux, et avec un peu de chance, ça l’énerverait juste assez pour qu’il la prenne avec d’avantage d’ardeur mêlée à la douceur dont il avait fait preuve jusqu’ici. C’était risqué, mais elle aimait le danger, un risque à prendre pour rendre leurs ébats plus amusants et moins frustrants pour elle et satisfaire son désir de toujours sortir gagnante de toutes les situations. « Mais si vous préférez que je prenne le pouvoir, il suffit de demander. »

Elle le bloqua contre la table en le poussant avec une brusquerie maitrisée et passa le dos de la main droite sur son torse encore recouvert de bien trop de tissus à son gout, de sa main gauche elle entreprit de défaire ses vêtements aussi lentement qu’il ne l’avait fait avec sa robe, lorsqu’elle eut le champ libre pour se faire, elle plaqua sa main droite sur son torse, enfin nu, s’approcha de lui le poussant encore d’avantage contre la table, l’embrassa à pleine bouche pendant qu’elle glissait sa main gauche vers son sexe et le griffa légèrement de la droite en crispant ses doigts sur sa peau. Elle lui lança un dernier regard et un sourire en coin, puis dans un mouvement preste et délié, elle saisit la poignée de l’épée du jeune homme de la main gauche, s’y aidant rapidement de la droite pendant qu’elle reculait en dégainant l’arme, elle était rapide quand elle le voulait, même si elle n’avait pas l’habitude de tenir une arme et que cela pouvait aisément se voir à la manière dont elle la brandissait désormais vers lui sans grande conviction et avec un regard de tigresse qui à plus envie d’une étreinte que d’un combat, elle se mordit la lèvre pendant que sa poitrine se soulevait et s’abaissait à un rythme qui trahissait la rapidité de sa respiration, mais était-ce parce qu’elle avait peur ou parce qu’elle était excitée ? Un peu des deux surement…

« C’est… » Elle regarda l’arme qu’elle avait entre les mains avec satisfaction et une pointe d’étonnement. « C’est beaucoup moins lourd que je ne pensais ?! » Elle regardait la lame sans savoir pourquoi elle présentait cette étrange couleur et ses reflets, en tout cas elle n’avait jamais vu un fil qui semble aussi tranchant, elle connaissait l’existence de l’Acier Valyrien, mais n’en ayant jamais vu, elle ne fit pas le lien. Elle hocha la tête et lui lança un sourire amusé avant de s’approcher légèrement et de couper un des lacets qui retenait les chausses de Sargon, avec la pointe de l’épée et toute la délicatesse possible et en faisant très attention car avec une tel arme, non seulement elle ne savait pas trop ce qu’elle faisait, mais vu le tranchant, elle prenait le risque de le blesser et elle n’en avait aucunement l’intention, mais le savait-il seulement ? Après ça, elle baissa la lame et s’approcha du jeune homme en lui présentant la poignée. « Je ne sais pas si ça c’est vu mais je ne sais pas m’en servir. » Dit-elle avec un petit rire. « Je pense qu’elle sera bien mieux entre vos mains… finalement… » Elle avait prononcé ce dernier mot dans un soupir sensuel emprunt de désir et elle le regarda encore une fois la bouche entrouverte prête à se donner entièrement.
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Sargon Harloi
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♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
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Message Mar 24 Jan 2012 - 4:26

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Message Mar 24 Jan 2012 - 19:24



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Message Ven 27 Jan 2012 - 21:42

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Message Sam 28 Jan 2012 - 17:35

     A peine Sargon avait-il reculé qu'il regrettait déjà la fin de leur ébat, il était vrai que ce genre de situation permettait de laisser les ennuis de côtés et alors qu'il était en train de lui faire l'amour, le jeune homme ne pensait pas à la dette qu'elle allait devoir lui régler plus tard ou même au fait que la belle avait essayé de le manipuler. L'on pouvait dire que le moment où le Harloi était dans les meilleures dispositions était bel et bien lorsqu'il était en train de prendre plus plaisir avec une jolie fille, toutefois pas au point de se laisser avoir par elles. Si Eva avait tenté de le manipuler pendant l'acte pour l'amener à lui faire une ristourne, le Fer-né aurait profité de son corps avant de la jeter à ses marins pour lui faire comprendre qu'il ne fallait pas jouer à ce petit jeu avec lui. Bien évidemment, la Dornienne pouvait toujours mimer un plaisir qui n'avait pas été au rendez-vous, les catins et les courtisanes avaient certainement le talent nécessaire pour faire croire à tous les hommes – même les plus mauvais – qu'ils étaient les meilleurs amants du monde, mais Sargon s'en moquait pas mal au fond. Le corps de la belle, sa respiration saccadée et tout ce qui s'en suivait indiquait qu'elle avait l'air d'avoir apprécié au moins autant que lui ce moment d'intimité. Après si ce n'était qu'une comédie et bien, tant pis pour elle, il n'allait pas s'amuser à deviner au-delà des apparences et des signaux de son corps pour pouvoir se targuer d'être le meilleur. Le Harloi n'était pas arrogant au point de vouloir voir ses talents sexuels reconnus par toutes les femmes qu'il fréquentait. Au fond, il ne reverrait certainement jamais plus Eva puisqu'il y avait peu de chances pour qu'il se déplace jusqu'à chez elle lorsque le moment de régler sa dette arriverait, il n'avait donc rien à perdre et tout à gagner.

     La belle allongée sur la table où il l'avait laissée, le jeune homme s'éloigna de quelques pas le temps de réunir ses affaires. Ses braies étaient légèrement moins utilisables en raison de l'idée qu'Eva avait eu de couper ses attaches avec la lame de Crépuscule, mais il se débrouilla tant bien que mal pour refermer cela de manière à ne pas être gêné, puis il repassa sa chemise avant de la mettre en place lorsque la Dornienne s'approcha de lui pour lui demander un service. Elle avait regroupé ses jupons et le reste de sa robe pour enfiler le tout, surveillée du coin de l'œil par le Harloi qui n'avait pas manqué de remarquer les regards et les sourires plein de charme qu'elle lui envoyait de temps en temps. La jeune femme se faisait assez rapidement au roulis des vagues et aux mouvements du boutre, même si cela restait loin de la maîtrise d'un marin émérite, elle avait l'air de s'adapter rapidement aux situations. Cela ne le surprenait pas tellement au final, une femme comme Eva, à savoir une courtisane capable de manipuler n'importe qui de ce qu'elle avait pu faire voir, devait savoir retomber sur ses pattes à la moindre occasion. Pour être franc, le Fer-né aurait certainement été déçu s'il avait constaté que son amante d'un soir n'arrivait pas à se faire à sa Veuve Salée si précieuse à ses yeux. Presque autant que Crépuscule. Sargon fut amusé de constater que cette fois-ci les rôles étaient inversés, c'était Eva qui venait lui voler un baiser et non le contraire, le sourire qu'il arborait montrait bien que cela lui plaisait évidemment. Toujours silencieux, le capitaine s'exécuta lorsqu'elle lui demanda de l'aide pour nouer ses lacets et il en profita pour frôler légèrement sa peau encore tiède, bien que nettement moins brûlante qu'il y a quelques minutes.

     Finalement le silence se fit à nouveau, seulement brisé par le bruit des vagues qui se cognaient contre la coque du boutre, provoquées par les rames qui propulsaient la jeune femme vers Westeros. Il la contempla en se demandant bien à quoi elle pouvait penser dans un tel instant, puis Eva éclaircit tout cela en prononçant une phrase qui le fit sourire. Cela aurait été agréable en effet, Sargon n'aurait pas été contre pour espérer un moment aussi agréable à venir, mais c'était assez peu probable. Sans répondre immédiatement, le Fer-né s'éloigna de quelques pas pour récupérer Crépuscule qui attendait toujours sagement sur le tonneau où son propriétaire l'avait laissée. Il l'attrapa avec délicatesse, tournant le dos à la Dornienne le temps de tirer légèrement la lame du fourreau pour la contempler quelques secondes, puis il repassa la ceinture autour de sa taille avant d'y accrocher le fourreau contenant la précieuse arme. Le temps de se retourner pour poser ses yeux sur le minois de la jeune femme et il daigna enfin la rassurer, à sa manière du moins.

     ▬ Ce serait une vision des choses intéressante j'en conviens, puis j'ose espérer que cela signifierait que tu ne te montrerais pas hostile à l'idée de régler cette dette. Mais je peux aussi me tromper.... »

     Autrement dit, il n'était pas totalement stupide et se doutait bien qu'elle devait aussi avoir ses talents cachés. Sargon ne savait toujours pas si elle lui avait montré ce qu'il voulait voir lors de ce petit moment d'intimité ou si au contraire, elle avait été réellement sincère, en tous les cas par habitude, il refusait tout simplement d'accorder pleinement sa confiance. Parler de la dette ne mènerait de toute manière à rien, le Fer-né ne savait absolument pas ce qu'il pourrait demander d'elle d'ici quelques semaines, quelques mois voir même quelques années. Il faudrait voir lorsque le moment se présenterait. En tous les cas, leur accord avait été scellé, il n'envisageait pas une seule seconde de manquer de respect à Eva alors qu'il avait promis de lui donner ce qu'elle demanderait. Le sexe n'avait été qu'un supplément, un très bon supplément pour le coup, mais qui n'entrait pas dans la balance. Le poids rassurant et familier de son épée qui pendait à sa ceinture, le Harloi se dirigea vers la Dornienne pour se planter devant elle, dardant ses prunelles dans celles si claires de la demoiselle, puis il ajouta quelques mots de son éternel ton vaniteux et plein d'assurance.

     ▬ Tu n'as pas à t'inquiéter, je te l'ai dit et je le redis, ta dette ne représentera pas de danger pour toi, je ne peux pas t'en dire plus puisque tout dépendra de ce que je pourrais avoir besoin à ce moment. Mais je n'ai qu'une parole et si je t'assure que tu n'as pas à me craindre, c'est que tel est le cas. »

     Elle avait semblé lui faire confiance lorsqu'ils étaient en train de profiter l'un de l'autre, alors pour quelle raison devrait-elle le craindre tout à coup ? Sargon n'avait aucune raison de palier à sa parole, après tout, la promesse d'une dette à prendre sur le continent était bien plus intéressante qu'une trahison. Il ne voulait pas qu'ils se quittent sur de mauvais rapports. Ce serait grandement dommage après ce qu'ils venaient de partager. Levant la main pour caresser une dernière fois la joue de la Dornienne, le Fer-né se détourna une fois de plus. Il allait devoir rejoindre Yoren pour savoir ce qu'il en était, combien de temps devraient-ils mettre encore avant d'apercevoir les côtes de Westeros étant donné que tout dépendait des vagues et du vent qui pouvait lutter contre eux. Sargon n'était pas sot, il se doutait que la belle n'avait peut-être pas envie de retourner se promener au milieu des rameurs qui ne se priveraient pas de la reluquer dans la pénombre. Le trajet durerait encore un petit moment, peut-être aurait-elle envie de se reposer un peu avant de poser le pied à terre ? Confirmant qu'il n'avait rien d'un barbare contrairement à ce que la belle pouvait penser des Fer-nés, il esquissa un sourire, arrêté devant la sortie de la tente où ils se trouvaient, son attention entièrement dirigée sur elle.

     ▬ Tu n'as peut-être pas forcément envie de sortir avec le froid de la nuit. Tu peux rester te reposer ici si l'envie t'en dit, tu ne seras pas dérangée ne t'en fais pas. Sinon, tu pourras toujours me rejoindre sur le pont. Le trajet ne sera pas extrêmement long. »

     La laissant libre de ses choix, le capitaine poussa la toile de tente pour sortir dans la nuit qui était totalement tombée. Il avait l'habitude se diriger dans ces situations et rejoignit Yoren en deux temps trois mouvements. Son second eut la politesse et l'intelligence de ne rien dire. C'était cela d'être capitaine, tout le monde pensait, mais personne ne vous faisait de remarque.


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Message Jeu 2 Fév 2012 - 8:13

Eva aurait toujours du mal à comprendre les Fer-Né, tenir autant à un truc qui flotte de bois et de corde, c’était vraiment étrange, comment pouvait-on s’attacher à un objet de toute façon. Un simple moyen de locomotion et sur lequel on ne la reverrait pas de si tôt, vous pouvez me croire, après cette mésaventure avec Dagon elle n’était pas prête à remettre les pieds sur le pont d’un boutre. Elle, elle adorait sa jument, magnifique coursier Dornien isabelle, il y avait de quoi apprécier la beauté sculpturale de la bête autant que sa vitesse et son endurance, sans compter que Dune avait son petit caractère et que c’était d’autant plus amusant de la connaître sur le bout des ongles, et jusqu’au bout des sabots, un bien beau cadeau que lui avait fait là Maron Martell ce foutu traitre. Cet amour qu’elle portait à son cheval était-il comparable aux sentiments qu’un marin avait pour son bateau ? Comment était-ce possible, l’animal répondait, l’animal vivait et réagissait, ne parlant certes pas, mais ne trahissant pas non plus les secrets de sa maitresse. Un navire, ça n’avait rien à voir, ça voguait, craquait, tanguait, rendait malade tout le monde et en plus il pouvait vous trahir être emporté par les courants vers des récifs, à moins que se ne soit la mer qui était traitre bien plus que le bateau. En fait elle pouvait comprendre, elle continuerait probablement toute sa vie à trouver ça étrange, mais elle aussi était plus qu’attacher à des choses inertes, ses robes et ses bijoux, tout ce qu’elle possédait, et c’était comme Crépuscule et la Veuve Salée pour Sargon, oui, elle pouvait comprendre, mais non, elle n’aimait pas naviguer, surtout que dorénavant, à sa peur des tempêtes et des naufrages s’était ajouté celle de tomber sur ses barbares des îles, le mieux serait de les envahir en masse et de tuer tous leurs habitants, c’est ce qu’elle ferait si elle était Reine, mais elle n’était pas Reine.

La Veuve Salée, parlons en, un nom qui laissait présager de la cruauté du Harloi au combat, elle l’avait remarqué dès que ses yeux s’était posé sur les lettres peintes sur la proue mais au lit, enfin, sur une table, il était parfait, un subtile mélange de douceur et de force avec une peau salée mais douce et des yeux où il faisait bon se perdre. Eva mentait peut-être tout le temps, mais pas quand elle faisait l’amour, à moins qu’elle ait été payée pour ça, par contre, gratuitement, elle ne montrait pas tous ses talents. Plutôt préférait-elle se laisser porter par le désir de son partenaire et envahir par son propre désir, le laisser parler à travers chaque partie de son corps, ce langage magique et exclusif, unique, ce dialogue des peaux, cette conversation sans mots, ce tête à tête charnel d’un duo seul au monde. Et jamais oh grand jamais elle ne boudait son plaisir, malgré les années et les hommes, elle ne cesserait jamais d’aimer ça, et quelque part c’était encore meilleur quand elle ne faisait pas payer, mais ça, chut, il ne fallait le dire à personne, tout comme il fallait taire la tendresse dont elle pouvait faire preuve quand elle se sentait bien et en confiance, même si c’était trop demander de s’en remettre à lui entièrement. Elle n’avait pourtant pas le choix, elle était sur son bateau et il pouvait disposer d’elle comme il voulait, alors il n servait à rien de lutter, autant faire ami-ami, ou amant-amant, cela marchait aussi très bien, mieux même. Il l’aida à relacer sa robe, elle aurait parfaitement put le faire elle-même, mais elle espérait bien qu’il en profiterait et c’est ce qu’il fit, et elle frémit sous ses doigts, elle avait encore envie de l’embrasser, mais elle se retint, avec sa tendance à prendre la grosse tête, il ne fallait pas lui donner trop d’occasion de devenir encore plus vaniteux qu’à son tour.

Elle le suivit du regard alors qu’il allait récupérer Crépuscule, enfin il répondit, elle avait faillit craindre qu’il ne se montre blessant ou carrément cruel, non, mais il ne répondit pas exactement ce qu’elle aurait aimé qu’il réponde, du genre, j’efface ta dette, bah, tant pis, elle aurait au moins essayé, elle haussa les épaules en hochant la tête avec un petit sourire. Qu’il ait comprit ou non sa tentative de manipulation, peu importait, ça ne comptait pas vraiment, elle ne pouvait juste pas le laisser apprivoiser la tigresse sensuelle sans qu’elle profite un peu de la relaxation post-coïtale, qui ne tente rien n’a rien et après l’amour un homme est toujours plus enclin à dire oui, oui à tout et n’importe quoi pour certain. Mais encore une fois il confirma qu’elle n’avait pas affaire au dernier des idiots dont l’intellect est uniquement régit par la queue, et dont toute intelligence s’efface devant une paire de fesses. Dommage c’était tellement plus simple avec ce genre d’homme, mais en même temps tellement moins amusant et trépidant, le gout du défi, c’était salé, certes, mais du coup elle pouvait jouer franc jeu, enfin à sa manière, bien sûr.

« Une dette n’aura jamais aussi bon gout que tes lèvres, Sargon. Mais chose promise, chose due, et comme tu sembles être sur le point de tenir la tienne, je ne vois pas pourquoi je me montrerais hostile, ni pour te rendre le service que tu voudras au moment opportun, ni pour remettre ça… »

Evidement tout dépendra de ce que tu me demandes, mais si tu restes raisonnable à tout point de vue, je ne saurais te refuser le prix du risque encourut, par contre, si tu meurs, je serais attristée d’une certaine manière, mais pas assez pour pleurer ce que je te devais, je t’aime bien, j’apprécie en toi, l’homme, le capitaine et le manipulateur hors pair, mais il y a des limites à ma bonté. Le plus amusant dans tout ça c’est que tu ignores que je donnerais bien d’avantage à quiconque tuerait Dagon, Maron ou Daenerys, je donnerais tout, la vengeance d’une Dornienne n’a pas de prix, tu as de la chance que je n’ai pas de raison d’entretenir une rancune mortelle envers toi finalement.
Vraiment ? Je n’ai rien à craindre de toi ? Tu serais le premier et j’espère le dernier Fer-Né en qui je peux avoir confiance et l’un des seuls hommes d’ailleurs. Désolé je n’accord pas ma foi aussi facilement les belles paroles ne sont rien, on peut trahir après bien des mots, je suis bien placée pour le savoir, on me l’a fait vivre et je l’ai fait aussi. Peut-être pourrais-je te croire quand tu m’auras déposé à Port-Lannis, et peut-être encore plus quand tu m’auras fait part de cette dette et que je l’aurais payée. En tout cas, tant que je te devrais quelque chose, je resterais sur mes gardes, et à fortiori vu le ton arrogant que tu as et ta capacité à te servir des faiblesses des gens, mais, l’un n’empêche pas l’autre…


« Embrasses moi alors… »

La paranoïa était une seconde nature chez Eva, elle s’attendait toujours à ce qu’on lui reprenne tout ce qu’on lui avait donné, et plus encore, devinez d’où cette peur venait, je vous le donne en mille. Heureusement, elle avait apprit à vivre avec et l’avait apprivoisé pour en faire une force et non une faiblesse qui l’empêchait de vivre, d’ailleurs, elle vivait tout, passionnément, même parfois un peu trop, même ses rôles, même ses manipulations. Elle s’abandonnait aussi facilement qu’elle se retirait et qu’elle se cachait, aussi facilement qu’elle mentait et qu’elle mystifiait, elle aimait aussi facilement qu’elle haïssait, donnant l’impression qu’elle se livrait tout en restant prudente. Une girouette bien difficile à cerner, même si finalement c’était très simple, la seule chose qui l’animait était la passion, l’ardeur Dornienne, le feu des sables. Une ferveur toute proche de la fièvre qui ne pouvait se trouver que dans une femme entière, au caractère bien trempé, avec qui la vie avait parfois été cruelle, mais lui avait aussi beaucoup donné, une femme qui savait la valeur d’un instant de bonheur. Ais c’était déjà fini, hélas, et il était parti, lui laissant gentiment le choix de rester à l’intérieur, lui assurant qu’elle ne serait pas dérangée. Ainsi donc il avait dû lire dans ses pensées, en même temps cela devait se voir, et puis c’était logique, mais elle ignorait qu’il fut aussi prévenant et compréhensif des craintes des femmes, charmant, encore une facette insolite de ce personnage mystérieux.

Elle parcourut la tente regardant ce qui y était entreposé, rien de bien intéressant, des vivres, de la bière, et encore moins appétissant, espérons qu’ils n’en avaient pas pour des jours de traversée car elle finirait par avoir faim, d’ailleurs cela commençait, mais elle se retiendrait de toucher à ça. Cela ne l’occupa pas très longtemps, ensuite, elle se mit en tête de dormir, mais elle ne trouva pas de couverture ni d’endroit un tant soit peu confortable pour s’allonger, elle essaye néanmoins, mais après s’être retournée une bonne dizaine de fois, elle avait mal partout et ne dormait toujours pas. Elle se releva donc, en plus être à l’intérieur avec pour seule pensée le roulis du bateau et vue sur la toile et non sur l’horizon elle commençait à se sentir mal, il fallait qu’elle prenne l’air, même si il faisait de plus en plus froid et qu’elle n’avait pas grand-chose de chaud à se mettre, à moins que… Elle fouilla dans son baluchon en prenant soin de ne pas faire sonner ses bijoux… au bout de quelques instant de recherche acharnée elle le trouva, un manteau à capuchon de velours rouge. Ça n’était pas grand-chose, certainement pas assez chaud pour le grand large, mais elle n’avait que ça et ce serait toujours une pelure de plus sur ses épaules et ses oreilles, le vent serait ainsi moins mordant. Elle remit en ordre son baluchon, revêtit son manteau, ajusta la capuche sur sa tête et se dirigea vers les pans libres de la toile qu’elle écarta doucement cherchant à repérer Sargon sur le pont malgré la pénombre à laquelle elle mit quelques minutes à s’habituer. Elle sortit et se dirigea vers l’avant du boutre avec une souplesse encore incertaine sur le mouvement des vagues, arrivée à la proue, elle prit une grande inspiration, sa nausée avait déjà disparut, mais le paysage n’était pas très intéressant. Une immensité sombre et mouvante, quelques moutons où se reflétaient la lune, rousse au dessus de leur tête, le ciel seul était magnifique constellé d’étoiles par milliers, clair et dégagé, il était d’un bleu presque noir, mais toujours un peu plus clair que la mer, bien que cela ne se remarque que sur la ligne d’horizon. Les embruns glacials lui fouettaient le visage, faisant rosir ses joues, et le vent jouant avec les mèches de ses cheveux qui n’étaient pas prisonnières de sa capuche, cela avait effectivement quelque chose de grisant ce dit elle en observant le ciel, grisant et effrayant à la fois…
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Jeu 2 Fév 2012 - 16:41

     Sargon avait laissé Eva seule, elle était bien assez grande pour s'occuper d'elle-même sans qu'il n'ait besoin de veiller dans son dos, bien évidemment cela ne l'aurait pas particulièrement dérangé, mais il avait d'autres obligations et la nuit était particulièrement agitée. Yoren était un très bon navigateur, il savait se repérer avec les étoiles comme personne et il arrivait souvent au capitaine de venir s'entretenir avec son second de manière à savoir quelle était la meilleure direction à prendre. Les vagues étaient fortes et le vent était levé ce qui permettait au boutre d'avancer plus rapidement que par un temps plus calme. Ils seraient peut-être plus rapidement en vue des côtes de l'Ouest qu'il ne l'avait pensé de prime abord. Dire qu'il n'avait pensé faire qu'une très brève halte auprès de son cousin pour lui apporter les quelques informations en sa possession, mais il se retrouvait désormais en train de voguer sur les flots pour rallier le continent. Il ne faisait que très brièvement des haltes là-bas, considérant qu'il n'avait strictement rien à gagner à se promener non loin des rivages de Westeros qu'il ne pouvait piller. Ce serait comme d'agiter un morceau de bœuf séché sous le nez d'un chien affamé. Sargon préférait largement s'épargner cette contrariété et se contenter de voguer vers les mers des contrées libres. Là-bas au moins il pouvait admirer tout en pouvant piller, un plaisir rare par les temps qui couraient.

     Le temps avait donc rapidement défilé jusqu'à ce qu'il entende le bruissement familier de la toile de tente qui bougeait, il tourna machinalement la tête dans cette direction pour voir Eva se glisser sur le pont. Elle avait enfilé une sorte de manteau qui la protègerait assez bien de la brise marine, sans pour autant la réchauffer complètement, une chance que les vagues ne soient pas telles qu'il l'avait déjà connu, mouillant toute personne qui se trouvait sur le pont, sans quoi elle aurait eu beaucoup plus de difficultés à supporter le voyage. Sargon bavarda encore avec Yoren qui lui expliquait son point de vue sur la situation actuelle, puis ils se turent finalement lorsque le second estima avoir suffisamment développé son point de vue pour le moment. Le capitaine hocha la tête avec compréhension, cela lui convenait tout à fait, ils suivraient donc ce qu'ils venaient de décider ! Sargon se retourna vers l'homme chargé de diriger le boutre et lui fit savoir les nouvelles coordonnées à suivre, normalement si tout se passait bien, ils atteindraient les rivages de l'Ouest d'ici quelques jours. C'était une bonne nouvelle sachant qu'en temps normal il fallait compter presque une semaine entière, à croire que les Dieux – et il ignorait totalement ceux qu'elle pouvait prier – étaient du côté de la jeune femme, comme si leur rencontre avait été préméditée. Mais ce n'était pas le genre de fadaises qu'il pouvait croire, le Harloi était trop persuadé de diriger lui-même son destin et son univers tout entier.

     Eva était installée au bout de la Veuve Salée et Sargon distinguait clairement sa silhouette dans la pénombre, l'habitude de naviguer de nuit permettait de garder quelques facilités dans de telles occasions, il en profita donc pour la regarder contempler la mer, esseulée, en se demandant ce qu'elle pouvait bien avoir à l'esprit devant un tel spectacle. Il avait du mal à concevoir que l'on ne puisse pas être impressionné, mais après tout, les étrangers étaient des fois tellement surprenants et originaux qu'il se rappelait pourquoi il n'avait d'estime que pour bien peu de monde. Après l'avoir laissée seule un bon petit moment tandis que sa présence semblait être devenue « normale » puisque les marins avaient clairement diminué le nombre de coups d'œil jetés à la belle - ils commençaient aussi à compter les heures jusqu'à la relève - le capitaine bougea enfin de son emplacement pour parcourir la petite distance qui le séparait de la jeune femme et venir prendre place à ses côtés en silence. La mer était suffisamment bruyante pour deux, mais le Fer-né prit pourtant la parole en coulant un regard vers la belle.

     ▬ Les dieux semblent être de ton côté, le voyage sera moins long que prévu, pas une de trois jours de ce que nous prévoyons, même si j'imagine que pour toi, ce doit être déjà bien trop. »

     L'amusement teintait sa voix, il était clair qu'il semblait avoir une certaine idée de ce qui pouvait passer dans l'esprit de la jeune femme. Elle avait été coincée sur l'île de Dagon pendant plusieurs jours, peut-être même semaines il n'en savait absolument rien et par conséquent Eva devait avoir envie de retrouver la terre ferme. Une Lysienne qui était passée par les îles de fer il y a bien longtemps lui avait confié que le fait d'être entouré d'eau ne donnait pas le sentiment d'avoir les pieds sur terre, même en étant debout sur une île. Il était certain que le mode de vie des natifs des îles de fer ne convenait pas à tout le monde et il était rare que des personnes qui avaient toujours habité sur le continent puissent s'y sentir à l'aise. Le silence s'était posé quelques secondes avant qu'il ne reprenne la parole, toujours aussi vaniteux et assuré.

     ▬ Dis-toi que cela te fera une occasion de plus de voir à quel point la vie sur un boutre peut être agréable. »

     Il rigola légèrement avant d'effleurer l'épaule de la jeune femme puis de se détourner pour s'en-aller. Elle allait avoir assez de temps à passer avec eux pour les quelques jours à venir, il était donc totalement superficiel qu'il reste tout le temps collé à ses basques. La belle allait devoir prendre son mal en patience, même si cela risquait de ne pas lui plaire, au pire elle pourrait toujours essayer de discuter avec Yoren et de le sortir de son mutisme. Elle n'aurait pas assez d'une vie pour y parvenir. Sargon traversa à nouveau son boutre pour se rendre en queue du navire afin de discuter rapidement avec l'homme en charge de la direction de la Veuve Salée, il était dans l'équipage bien avant la naissance du capitaine alors que son père était encore en vie, autrement dit, c'était un homme d'expérience. La discussion s'attarda et finalement, lorsque le Fer-né décida de prendre un peu de repos, les rameurs avaient déjà été relevés et les premiers se reposaient dans un coin du pont sans paraître troublés par la houle permanente qui agitait le boutre.

     Le temps passa assez rapidement alors que l'horizon restait toujours obstinément plat comme si la mer s'étendait à perte de vue, la météo était assez variable alors que le soleil éclatant cédait quelques fois la place à une averse plus ou moins forte qui trempa tous les marins jusqu'aux os. Heureusement Eva pouvait compter sur la toile de tente épaisse qui la protégeait des rayons agressifs du soleil – puisqu'ils n'étaient pas les mêmes qu'à Dorne – ou de l'eau déversée sur leurs têtes comme si le Dieu Noyé s'appliquait à essayer de les noyer. Quoi qu'il en soit, en à peu près trois jours, ils eurent enfin le plaisir de voir se dessiner des reliefs à l'horizon, signe qu'ils allaient bientôt arriver à bon port. Cela prit pourtant encore une bonne demi-journée le temps qu'ils parviennent jusqu'aux rivages alors que la Veuve Salée était plus qu'un simple point dans le lointain. Il était encore difficile de distinguer s'ils allaient accoster en pleine campagne où à proximité d'une ville, mais Sargon savait exactement où ils étaient. Ce qui restait l'essentiel après tout. Comme Eva était sur le pont tandis que le boutre se dirigeait paisiblement vers une plage de sable à plusieurs dizaines de mètres, il se glissa à ses côtés pour attirer son attention.

     ▬ Il semblerait que nous arrivions à destination, le temps de faire descendre ta monture et tu auras le plaisir de pouvoir t'en-aller. Tu n'es pas très loin d'une ville normalement, je ne tenais pas à m'arrêter trop près d'eux, tu sais, tout le monde n'est pas aussi... Conciliant que toi avec mon peuple. »

     Conciliant, c'était le moins que l'on puisse dire. Le sourire qu'il arborait montrait clairement à quoi il faisait référence. Le jeune homme détourna son regard alors que la boutre approchait de la terre et il glissa sa main dans le dos de la Dornienne au moment où le choc de l'accostage se fit sentir. Elle ne tomberait pas au sol au moins, que l'on ne vienne pas lui dire qu'il n'était pas attentif aux autres. Ôtant sa main de la belle, le capitaine fit signe aux hommes pour qu'ils commencent à descendre la monture de la demoiselle.


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