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Auras-tu un peu de compassion

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Message Jeu 8 Déc 2011 - 1:35

Elle avait reçut la réponse de Sargon, relativement vite. Ah ? Avait-elle réussi à l’énervé un petit peu pour qu’il se presse autant ? Elle s’attendait qu’à des reproches, de la sécheresse, mais non. Il jouait à un jeu malsain. A qui serait le plus ironique dans ses phrases trop douces et délicates. Il n'y avait que des noms d'insultes qui fusaient dans son esprit. Elle tirait tant sur le papier, qu'elle faillit le déchirer avant de n'avoir tout lu. Il jouait sur sa jalousie, alors que déjà bien avant, il avait réussi à bien l'agacer avec ses fausses inquiétude. Il lui fit part qu'elle était donc seul responsable de ce qui lui arrivait.

Ah, qu'elle le haïssait. Elle le détestait surtout d'avoir autant de pouvoir sur elle. Encore une chance qu'il ne fut pas devant elle. Elle fit des millier de copeaux avec le papier, les laissant choir sur le sol frais. Elle attrapa un des oreillers en paille et plume de son lit, avant de l'abattre avec violence et à plusieurs reprise sur le meuble. Elle finit avec simplement le tissus blanc dans les mains, toute sa bourre éparpillé sur les draps. Rouge de rage, elle finit par se calmer essoufflée. Elle aurait aimé laissé ses pêcheurs en plan. Partir et ne jamais le revoir, mourir qui sait si cela pouvait lui attirer un peu de culpabilité de la part de Sargon. Elle était agacée, et de mauvaise humeur. Elle ne s'y rendrait pas. Tant pis. Qu'il la vende. Elle n'en pouvait plus. Elle partirait loin de tout ça, très loin. S'il savait, et il la piétinait si froidement. Elle n'avait pas besoin de savoir qu'elle n'était rien, se sentant déjà très seule après cet incident. Puis pourquoi en parler, pourquoi le voir ? Elle n'irait pas.

Il se jeta sur la table, balançant tout dessus pour trouver un tout petit bout de papier. "J'ai perdu ton enfant, fils de manant." avait-elle gratté vivement, presque de façon illisible, de l'encre plein les mains. Le pot était renversé et recouvrait la table de sa teinte noir et son texture épaisse.

Il lui avait fait part qu’il envoyait un bateau venir la chercher. Et elle était sur le port, elle attendait, les bras croisés sur la poitrine, tapant du pied. Non, ce n’était pas son invitation à la garder chez lui qui l’avait attiré. Ou peut-être que si. Elle s’était déjà imaginer dormir tout conter son corps, toute une nuit. Sentir son odeur, écouter son cœur. Enfin, elle saurait qu’elle n’aurait qu’une chambre miteuse. A quoi bon rester, surtout qu’elle ne risquait pas de lui demander encore une certaine attention. Elle n’avait vraiment pas envie que l’accident se reproduise. Puis, il lui fallait un temps d’adaptation. Plus de relation charnel jusqu’à ce que cela passe sincèrement. Enfaite, elle s’était calmé et avait réfléchis. Elle venait pour le voir et que peut-être, cela serait bien d’en parler avec lui, comme il avait l’air de le vouloir. Elle était curieuse qu’il y porte autant d’intérêt. Qu’avait dit Damon à son sujet. Il avait été vague d’après ce qu’elle avait compris, mais quels mots utilisa-t-il pour que le Harloi quémande à ce qu’ils en parlent de vive voix. En aurait-elle la force ? Cela la libérerait. Elle ne pouvait pas trainer cela trop longtemps, cela risquait de trop la ronger. Elle regarda en l’air. Elle était toujours aussi vulnérable, les larmes remontaient lentement. Il ne fallait absolument pas qu’elle craque devant lui. Si elle devait lui partager les vrais raisons de ses dernières faiblesses physique et morales, ce serait avec un faux détachement.

Le bateau arriva et elle y grimpa rapidement. Toujours la même distance, le même chemin, le même temps, quoi que parfois, cela pouvait varier, mais elle ne le voyait pas. Elle pensait même que les remouds étaient toujours là, au même endroit à chaque fois, comme si elle était enfermé dans une boucle infinie et toujours identique à elle-même. Elle n’avancerait donc jamais, tournant en rond, presque pire que l’immobilité. Tiens, comme sa relation avec Sargon. Elle s’était reposée et quand elle arriva, la nuit était aussi sombre que son moral.

Elle descendit du bateau. Elle eut la chance que ces marins là, ne l’avaient pas trop cherché. Il fallait dire qu’elle provoquait elle-même les altercations, alors que là, elle s’était enfermer dans un mutisme presque effrayant. Elle était resté sur le pont, à admirer le paysage, accoudé au bord, ou adossé contre. Puis la nuit arrivant, c’est allongée vers la proue, qu’elle admirait les étoiles. Elle n’y comprenait rien. Elle se demandait comment ils faisaient tous, premier exemple, Dagon qui n’y jetait qu’un coup d’œil pour les comprendre.

Le châle sur la tête, elle laissa ses pieds être massés par le sable froid. Elle avait retirer ses chaussures, les fourrant dans son grand sac. Elle avançait doucement, vers la maison Kenning. Elle était heureuse de le revoir si vite, mais d’un autre côté, elle avait envie de s’échapper, se dérober. S’attendait-il à ce qu’il vienne ? Devinait-il tout d’elle ? Elle ne savait jamais. A chaque fois, elle pensait faire le contraire de ce qu’il attendait, mais malheureusement, même de ça, il s’y attendait. Elle devenait folle. Peut-être.

Elle était arrivée par l’arrière de la demeure. Elle s’arrêta un instant, une main qui se posait sur un des murs de l’imposante maison. Elle sourit avec tendresse et nostalgie. Le nombre de baiser volé qui s’étaient caché contre cette pierre, les petits rires excités et taquins, des mains un peu entreprenantes qui venait aguicher l’autre. Elle sentit son cœur battre la chamade. Elle les regrettait. Elle aurait aimé les revivre. Elle contourna lentement la demeure, tenant d’une main son châle sur ses cheveux qui s’envolait au vent, et l’autre qui effleurait le flanc de la maison. Elle salua un homme de main à la porte et entra dans la maison. Il n’y avait pas un bruit, mais on voyait déjà au loin, la lueur d’une cheminée qui s’agitait dans la grande salle. Ses pieds nues couvert de sable, crissait sur la pierre. Elle y arriva. Il n’était pas là. Une domestique sursauta et partit aussitôt. Sûrement aller chercher Sargon.

Quand il arriva, elle était sur un fauteuil, jambe croisée, près du feu. On pouvait voir un reflet rouge, briller, de part cette chaleureuse lumière. Elle tournait une chevalière avec un rubis, le jaugeant. Elle hochait la tête, satisfaite et la glissa entre ses deux seins. Elle entendit du bruit. Elle se leva brusquement et lui sourit avec désinvolture. Attrapant les pans de sa robe et tourna sur elle même. elle était prune, plus travaillée et élégante. Elle avait déjà deux jupons de plus et elle tombait bas, cachant ses pieds. Le laçage était à l'arrière et de longues manches fendues, liées à quelques points, une grande partie pendaient aux coudes.

- Elle est jolie non ? Cadeau de Damon pour mon rétablissement. Alors, le rôle de dame me va tu trouves ? Je peux repartir maintenant. Je sais que tu ne pouvais te passer de moi enfaite, avoue le ... Pourquoi me faire venir pour parler de banalité...
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Sargon Harloi
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♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Jeu 8 Déc 2011 - 14:59

     Elle n'avait pas répondu, ou alors elle se faisait désirer ce qui était aussi probable, mais l'arrogance du jeune homme le poussait à croire que ce n'était pas possible. Elle était tellement excitée chaque fois qu'il faisait preuve d'un peu d'attention à son égard, l'idée qu'elle puisse patienter avant de lui répondre était tout bonnement impossible. Elle viendrait. Sargon connaissait Deirdre et s'il y avait bien une chose qu'il avait rapidement compris, c'était que la bâtarde ne pouvait rien lui refuser. Peut-être même que son éventuelle proposition de passer la nuit ici l'appâterait assez, ce serait évidemment dans une chambre disponible de la demeure et non dans la sienne, déjà parce que les serviteurs ne devaient pas être au courant de leur relation, puis ensuite parce que ce serait lui donner une place qui n'était pas la sienne. Seules les épouses dormaient auprès de leur mari. Deirdre n'était qu'une amante. Une amante spéciale certes, mais rien de plus.

     Aux yeux du Harloi, son silence n'était donc que la confirmation de sa venue, c'était pour cette raison qu'il s'était débrouillé pour que les inopportuns ne viennent pas trop traîner dans le coin pendant la journée. Certains capitaines étaient rentrés des pillages dans le Conflans et passaient de temps en temps par l'île de Harloi, même si cela restait rare qu'ils fassent halte à Kenning. Sargon avait aussi sa fameuse entrevue avec Godrik et sa femme-sel qui pouvait lui attirer quelques ennuis, bien qu'il doutait que Harald se donne la peine de venir jusqu'à chez lui pour lui faire savoir ce qu'il pensait de lui. Ils étaient suffisamment arrogants pour ne pas se déplacer en personne et se servir des rumeurs qui circulaient sans arrête. En somme, la maison était déserte et silencieuse comme toujours, seuls les serviteurs et les quelques hommes d'armes des Kenning restaient présents et ils savaient, dans leur propre intérêt, qu'il valait mieux éviter de trop se faire remarquer lorsque le jeune homme attendait la visite de quelqu'un. Particulièrement de Deirdre.

     Il songeait à tout ce qui pouvait être lié à la mystérieuse maladie de Deirdre, sans réussir à mettre la main dessus, la bâtarde pouvait se targuer d'avoir occupé toutes ses pensées depuis quelques jours. Il détestait cela. C'était pour cette raison qu'il avait fait venir la jeune femme jusqu'à ici, pour aplanir les choses et reprendre le dessus afin de lui faire comprendre qu'il régentait toute sa vie. Que cela lui plaise ou non. Une servante frappa alors à la porte de sa chambre alors qu'il était debout à regarder l'horizon par sa fenêtre qui donnait sur la mer, elle lui signala que Deirdre était arrivée. Son ton était paniqué, elles avaient toutes l'air tellement terrorisées lorsqu'elles venaient lui parler. Il adorait cela. Congédiant la servante d'un geste de la main, Sargon détacha son regard du soleil qui terminait sa course dans la mer, puis se tourna vers la porte grande ouverte pour constater que la demoiselle s'était déjà envolée. Elle était vraiment effrayée.

     Le jeune homme se dirigea alors vers la sortie de la pièce avant de prendre la direction de la grande salle où la bâtarde devait avoir trouvé de quoi patienter, il traversa les couloirs vides de sa demeure jusqu'à déboucher sur le pas de la porte de la pièce principale. Juste à temps pour voir la belle assise sur un fauteuil face au feu qui glissa quelque chose entre ses seins. Un sourire amusé et moqueur se plaqua sur les lèvres du Harloi, certainement que la petite voleuse venait de lui dérober un objet qu'elle espérait garder sur elle, mais il l'avait vue. Il ne comptait pas le lui faire savoir dans l'immédiat, attendant le bon moment pour la ridiculiser encore davantage, l'instant où glisser la réplique qu'elle était une piètre voleuse puisqu'il la prenait la main dans le sac, ou plutôt dans sa voluptueuse poitrine. Ce fut à ce moment où elle remarqua sa présence et se redressa avant de tourner sur elle pour lui faire admirer sa robe et la manière dont elle épousait parfaitement ses formes. Un véritable délice pour les yeux il fallait l'admettre, même si lui-même n'allait pas l'avouer. Il haussa les épaules alors qu'elle s'adressait à lui, avançant dans la pièce pour s'arrêter à un petit mètre de la belle en plongeant son regard dans le sien sans se départir de son arrogance.

     ▬ Allons, tu sais très bien que la tenue qui te sied le mieux reste de ne rien porter, c'est comme ça que je te préfère du moins. »

     Pas de mot doux, pas de geste tendre, un homme normal aurait accueilli son amante d'un baiser ou au moins en l'enlaçant, pas lui. Il laissa son regard couler vers le feu qui ronflait dans la cheminée, malgré la chaleur de la journée les serviteurs allumaient toujours un feu le soir pour réchauffer les pierres glaciales de la demeure. Pourquoi l'avoir fait venir ? Bonne question, elle n'allait certainement pas apprécier leur discussion, mais peu lui chalait, elle n'aimait que rarement ce qu'il lui offrait de toute manière.

     ▬ Il te faudra bien plus qu'une belle robe pour ressembler à une dame tu le sais pertinemment. Helya est une dame et pourtant elle ne s'habille pas comme toi. Il rigola légèrement. Quant à me passer de toi, je dirais que j'ai toujours de quoi te remplacer si besoin est.... »

     Un petit coup de fouet pour fouetter les sangs, une bonne entrée en matière destinée à provoquer sa jalousie comme toujours. Elle savait très bien que son cousin courtisait, à sa manière dira-t-on, Helya Botley dans l'espoir de l'épouser. Le reste n'était qu'un rappel vulgaire sur le fait qu'il pouvait disposer d'autres cuisses si jamais il en avait besoin. Soupirant légèrement comme si cela le lassait avant l'heure, le Fer-né se détourna de son amante pour approcher du feu qui rougissait l'atmosphère, avant d'enchaîner d'un ton toujours aussi imperturbable qu'à l'accoutumée.

     ▬ Tu sais très bien pourquoi je t'ai fais venir, ne joue pas les sottes avec moi. Damon m'a envoyé un corbeau à son sujet lorsque tu étais... Malade, je crois que cet imbécile t'aime bien. Il insistait pour me préciser qu'il n'était pas responsable de ce qui t'arrivait. »

     Après avoir attrapé un tison et avoir remué légèrement les braises, Sargon reposa son instrument pour se retourner vers Deirdre en plantant ses yeux mordorés dans les siens. Il attendait impatiemment de faire apparaître le trouble chez elle, peut-être même la honte et très certainement la colère. Cela le motivait déjà rien qu'à l'idée de la voir hors d'elle. Le jeune homme approcha de la demoiselle qui se tenait toujours droite, puis s'arrêta à une dizaine de centimètres d'elle.

     ▬ Remarque, je ne suis même pas certain qu'il ne soit pas responsable. Si ça se trouve un homme comme lui aime les jolies petites Fer-nées, peut-être bien que c'est lui qui t'as refilé ce qui t'as clouée au lit non ? »

     Autrement dit, elle devait s'envoyer en l'air avec Damon Tarbeck, même si cet homme était aussi laid qu'idiot, des fois les femmes étaient prêtes à tout pour pouvoir se consoler. Il le savait bien, combien en avait-il eu simplement parce qu'il avait su exploiter leurs failles ? Le bruit du feu qui ronronnait alors que les deux amants se défiait du regard, les yeux exercés du Harloi qui cherchaient la moindre indication qui lui ferait savoir qu'il était sur la bonne voie. Les secondes s'égrainèrent, puis il lâcha quelques mots pour conclure.

     ▬ Il faudra peut-être que je songe à faire attention où tu traînes, je n'ai aucune envie de me retrouver incapable de piller le Conflans parce que tu m'auras refilé une de tes saletés. »

     Elle allait s'énerver, le menacer de ne plus coucher avec lui comme à chaque fois, il s'y attendait comme le nez au milieu de la figure. Restait à voir si son voyage sur les terres avait aussi permis à ses répliques de s'améliorer et qu'elle allait le menacer de retrouver un gentil chevalier servant à la place. Il lui donnerait sa bénédiction, ne serait-ce que pour lui faire savoir qu'elle ne pouvait pas se passer de lui.


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Message Ven 9 Déc 2011 - 0:32

Elle s'était entrainé, flageller l'esprit pour arriver à être aussi détachée, légère et désinvolte face à Sargon ce soir là. Elle n'avait aucune envie qu'il vienne enfoncer un poignard dans une faille et qu'il l'enfonce jusqu'à ce qu'elle craque. Cela allait arriver, elle le sentait au plus profond d'elle, mais elle tiendrait aussi longtemps que possible.

La tête basse, non pas pour fuir le regard de velours qu'il lui offrait, même si taché de venin d'arrogance, mais pour admirer sa robe. Il était vrai que c'était un beau cadeau de Damon. Elle ne fut jamais aussi coquette et encore, elle n'avait rien pour se coiffer. Elle avait gardé ses cheveux longs et lâches. Cela lui changeait totalement de sa tenue d'espionne quand elle cherchait à s'infiltrer sans être vu. Un pantalon d'homme, son châle tout autour de la tête, une chemise bien serré contre son corps, de part quelques lacet. Elle s'était souvent habillée ainsi, transparente dans la nuit, pour venir voir Sargon sans qu'aucun regard indiscret soit témoin de leurs baisers.

Caressant la toile épaisse et de meilleure qualité que ses frusques d'antan, elle n'avait qu'une oreille donné à l'attention des pique de Sargon. Il s'éloigna et lentement, elle releva la tête, d'un air dédaigneux, les bras croisé sur sa poitrine. Il avait jouer sur la jalousie, encore, la traitait comme une catin et lui dit qu'elle ne vallait pas mieux que ce qu'elle était malgré les apparences. Il commençait fort, mais elle s'était promise de ne pas s'enflammer. Or, sa voix légèrement éraillée la trahissait.

- Tu ne trouves donc plus de jolies phrases à mon attention, que tu utilises toujours les mêmes ? Déjà ! Je te pensais plus imaginatif. Tu sais maîtriser les mots pourtant, pourquoi tant de pauvreté dans tes phrases. Innoves un peu non ? A force de répéter les mêmes choses, elles n'ont plus aucunes valeurs.

C’était plus fort qu’elle, il fallait qu’elle crache. Il l’avait excitée et encore, elle se retenait. Il attisait le feu du bout de son tison, poussant la buche plus dans les flammes. Un peu comme il faisait avec elle. Elle s'enflammait aussi vite que ce pauvre bout de bois en tant normal. Faisait-il exprès où tout ses gestes n'étaient que le triste tableau de leur relation, une traduction appuyé de ce qu'il faisait avec elle, de comment il la traitait. L'envie de l'attraper par le bras, le tourner face à elle, lui arracher son barre de fer et le transpercer entièrement lui brûlait les doigts. Un dernier baiser, dans sa bouche crachant du sang, pour avoir déchiré son estomac. Douce image qui réussit à la calmer et ne lui donner aucune attitude que Sargon aimait tant. Elle ferma les yeux un instant. Il devait savoir qu'elle était chaude comme la braise, prête à provoquer un incendie. Damon l'aime bien ? C'était ce qu'il disait. Drôle d'idée. Il devait l'aimé un peu plus que Sargon, si ce n'est pas autant, mais c'était largement facile, Sarogn n'avait cure de Deirdre, du moins, c'est ce qu'elle pensait. Elle n'était pas totalement loin de la vérité. Et donc, toujours la même question, pourquoi s'acharner à s'attacher d'un tel homme. Damon avait juste peur. C'est la crainte qui le rendait agréable avec elle. Puis, aussi ses fesses dont il devait rêver un peu trop souvent à son goût.

Il s'approcha d'elle, toujours aussi près, aimant cette douce proximité qui perturbait Deirdre de tout son être. Elle avait ses yeux verts aux cils comme les plumes d'un corbeau, qui lorgnait les lèvres de Sargon. Elle s'était approché, à peine d'un centimètre, la bouche finement ouverte comme pour réclamer un baiser. Elle recula doucement, levant enfin ses deux prunelles dans ceux incandescent du harloi.

- Ne soit pas plus sot que tu ne l'es Sargon, sa voix claquant comme un fouet, le regard dur. Oui, j'ai eu quelques aventures avec lui. J'allais dire non ? Mais pourquoi ? Il a son charme, il sait s'y faire, il a de l'expérience ... Et il ne se lasse jamais de moi, chuchota t-elle, penchant sa bouche à son oreille. Mais il est aussi détestable que toi. La crainte le pousse à être gentil et attentionné. Il n'est pas fautif, car s'il l'était, on ne sait pas ce que les horrible fer-né pourrait lui infliger... Pauvre petit, ironisa t-elle d'une voix faussement attendrie avant de marquer une pause. Sargon, je ne suis vraiment pas d'humeur. Tu veux qu'on joues ? Tu veux que je hurle ou que je te frappe ? Alors porte moi le premier coup. Les maux auxquels j'ai faillit succomber, tu ne pourras jamais les supporter, ni les attraper, ni même les connaître.

Elle se recula doucement et s’assit sur le fauteuil. Elle croisa doucement les jambes, les mains sur son ventre, un court instant. La tête se reposait sur le dossier du siège. Sargon était légèrement derrière, sur le côté. Elle sentait le feu la réchauffer et admirait les flamme qui faisait danser les flammes sur le mur. Elle tourna légèrement la tête pour le voir, l'air absente.

- Si t’y tiens vraiment, à ce conserver que ton corps, que ton âme. Enferme moi ici, enferme moi non pas dans ta chambre ou dans ta maison comme domestique, fit la jeune femme avant de fuir sa présence de ses yeux, mais dans la pièce la plus sombre et la plus humide. Que jamais ce qui m’a frappé ne me frappe encore … Je n’ai …

Elle serra ses mains sur les accoudoirs du fauteuil, baissant la tête, les traits tirés. Si il était observateur, il put voir que des larmes tombaient sur le jupon de la demoiselle. Il allait gagné. Elle avait du mal à se retenir. Elle murmurait, la voix bloqué au fond de sa gorge.

- Tu y es pour quelque chose Sargon … Je ne te mentais pas dans la lettre ! Mais par le Dieu Noyé, que t’ai-je fais pour que tu m’humilies autant à cet instant, bondit-elle de la chaise, le poussant, presque l’âtre hurlant sa chaleur. Tu crois que j’ai pas déjà honte de ce qui a grandit en moi, pour m’arracher des hurlement de douleur par la suite. Ah ça oui, il avait ton sang pour vouloir me faire souffrir autant ! Mince ! Arrête ! Arrête, je t’en prie !!! Juste une fois, une seule fois, arrête ! Une pneumonie, la fièvre, tout, mais pourquoi cela serait forcement ça ! Tu devrais plutôt faire comme tout homme, t’imaginer que t’es le seul et que j’ai besoin d’aucun autre ! Non ?

Elle hurlait, les yeux rouges de larme, les doigts qui lui arrachait sa chemise, le secouant de toutes ses forces.

- Oui, t’as bien compris ! Très bien même, ne me regarde pas comme ça … J’ai …

Son corps coula le long de Sargon, finissant à genoux. Elle le lâcha enfin, reniflant fortement.

- J’arrive pas… J’arrive pas à le dire… Car j’avais aucune envie de te le dire… Je m’en moquais totalement que c’était le sien, ou celui d’un autre, Damon, un chevalier, les gardes de Brax … J’ai perdu une âme qui faisait partie de moi.

Elle finit par lui donner des coups, dans ses cuisses, ses genoux, avec frénésie.

- Ta catin était enceinte de toi ! Finit-elle par lâcher, comme si elle venait d’expulser toutes les mauvaises choses qui cogitaient en elle. Laisse moi partir maintenant que t’es satisfait, ajouta-t-elle plus doucement, tapant avec moins de vivacité et de force. Jamais tu pourras comprendre et je n'ai aucunement envie de le voir dans tes yeux.
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Sargon Harloi
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Message Ven 9 Déc 2011 - 14:26

     Il était vrai que le Harloi avait tendance à souvent la traiter de catin, provoquer sa jalousie devait être sa plus féroce habitude. C'était plus fort que lui, Sargon avait beaucoup de difficultés à se retenir d'agir de la sorte, dès qu'elle se présentait devant lui, le jeune homme éprouvait le besoin de flatter son égo en lui faisant savoir qu'il voyait d'autres femmes. Peut-être qu'elle pourrait prendre cela comme une manière de se rassurer parce qu'il craignait de la voir s'en-aller, mais ce n'était pas le cas. Le Fer-né était tout bonnement mauvais, il appréciait et se délectait de pouvoir écraser les gens, si Helya acceptait un jour de l'épouser elle serait soumise aux mêmes traitements que les autres femmes. Le Harloi était ainsi fait, l'on pouvait dire que c'était ce qui faisait son « charme », visiblement cela ne déplaisait pas tant que cela à Deirdre puisqu'elle revenait sans cesse. Sargon se contenta de la regarder alors qu'elle essayait de le railler sur le manque d'originalité de ses insultes. Mais pourquoi se donner la peine d'en chercher de nouvelles lorsque les anciennes fonctionnaient toujours ? Un sourire moqueur flottait sur ses lèvres pleines alors qu'il répondait d'un ton faussement caressant.

     ▬ C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe. Mes phrases font toujours mouche avec toi, pourquoi est-ce que je me fatiguerais à en trouver de nouvelles ? »

     Encore une manière de lui faire savoir qu'il n'avait pas envie de se fatiguer pour elle, ce qui était faux bien évidemment. Après tout il avait dû prendre le temps de mettre en place le retour de la jeune femme à Kenning tout comme il avait été contraint de se débarrasser de quelques visiteurs indésirables. Malheureusement pour elle, la bâtarde prêtait plus attention à ce que son amant disait qu'à ce qu'il faisait, sans quoi elle se serait depuis longtemps rendue compte qu'elle avait un traitement de faveur auprès de lui. Lorsqu'il s'était approché de l'espionne, Sargon avait remarqué son trouble, c'était justement pour cela qu'il avait agit de la sorte, essayer de provoquer quelque chose chez elle pour la déstabiliser et prendre une position de force. Elle était si prévisible.

     Mais visiblement la belle s'était entraînée à résister à ses habituelles tentatives, peut-être qu'il lui faudrait tout de même renouveler ses répliques pour qu'elle ne puisse plus s'en défendre à l'avance. Le jeune homme ne répondit pas lorsque la jeune femme le provoqua en parlant de Damon comme d'un bon amant, est-ce qu'elle espérait réellement lui faire croire tout cela ? Deirdre le disait elle-même, il n'était pas sot, le Tarbeck était un crétin doublé d'un bras cassé, aucune femme ne voudrait de lui, sauf celles qui se laissaient acheter par de belles robes et de beaux bijoux éventuellement. Son visage resta impassible alors qu'elle expliquait encore plus en détail ce qui différenciait les deux hommes et Sargon n'appréciait pas du tout d'être comparé à cette raclure. Puis sans prévenir, elle lança l'offensive en prétextant le fait qu'il ne pourrait jamais comprendre ce qui ne rassurait pas franchement le Harloi qui commençait à se demander ce que pouvait bien être cette mystérieuse maladie.

     Silencieux, il la regarda s'éloigner pour s'installer sur le fauteuil avant qu'elle ne tourne la tête pour le regarder. Sargon croisa ses bras sur son torse en l'écoutant patiemment, ce n'était pas dans ses habitudes, mais il était tellement dépassé par les évènements que pour une fois, il ferait une exception. Bien évidemment, il n'allait jamais l'avouer. Ce qu'elle débitait était totalement incompréhensible, le jeune Fer-né se demandait si elle n'était pas en train de dérailler alors qu'il la dévisageait, puis ce fut la surprise. Elle pleurait. Il l'avait déjà vu mimer une prétendue tristesse, mais cette fois-ci, ça avait l'air sincère, ce qui ne manqua pas de l'ébranler même s'il ne le laissait pas paraître. La jeune femme se jeta sur lui en demandant à juste titre ce qu'elle pouvait bien avoir fait pour qu'il la traite aussi mal. Rien, justement, c'était son caractère voilà tout, ni elle ni rien d'autre n'y changerait quelque chose malheureusement. Le Harloi le broncha pas alors qu'elle le repoussait en parlant de quelque chose qui n'apparaissait que trop clairement aux yeux de Sargon. Il craignait de comprendre ce qu'elle disait et refusait tout bonnement d'y croire.

     Mais c'était bien cela, les yeux du jeune homme la dévisageait en attendant confirmation alors qu'elle se laissait tomber sur le sol, à ses pieds, puis le lâcha en continuant de parler comme si elle cherchait à lui faire comprendre quelque chose. Mais il ne comprenait pas. Sargon était un homme pratique, il ne désirait pas d'enfant, juste un héritier pour perpétrer son nom, pas un bâtard qu'il aurait eu avec son amante. Alors que Deirdre s'obstinait à le frapper tout en lui hurlant dessus, il réagit enfin. Tout cela l'avait pris au dépourvu, la possibilité que la jeune femme puisse tomber enceinte ne l'avait pas effleuré et il se surprit à constater qu'il était heureux du sort du fœtus. Il n'aurait jamais été un bon père, le Harloi aurait nié la paternité même si elle avait été prouvée par A + B, puis il aurait interdit l'accès à sa chambre à la mère de son bâtard. Il ne voulait pas de quelque chose, il le rayait de sa vie. Tout simplement. Une foule d'insultes arriva à l'esprit du jeune homme alors qu'il envisageait déjà de lui dire qu'elle avait tellement d'amants que le bébé n'était certainement pas de lui. Mais il ne le fit pas.

     ▬ Tais-toi. »

     Un ton posé, dénué d'agressivité et de son éternelle provocation. Deirdre l'avait fortement ébranlé, mais il ne comptait pas le lui montrer, s'il arrivait à le masquer en totalité du moins. Sargon se pencha légèrement pour attraper la jeune femme par le bras, sans violence encore une fois, puis la souleva sans peine pour la faire se redresser devant lui. Il planta son regard sur le visage de la bâtarde où des sillons humides manifestaient sa tristesse. L'envie de l'écraser s'était envolée, il essayait d'être pragmatique et surtout professionnel. C'était une première pour lui.

     ▬ Tu as raison, je ne comprends pas ce que tu peux ressentir, si c'était vraiment le mien, il est mieux que cela n'ait rien donné. Tu le sais très bien, je ne ferais certainement pas un père exemplaire et il t'aurait attiré plus d'ennuis que de bienfaits. Imagine seulement la réaction de Harlon ? S'il avait eu le sang des Harloi, il n'aurait fait que te torturer. C'est dans nos gènes de faire souffrir les autres. »

     Il fronça les sourcils, il était vrai que la mère de Sargon n'avait pas été un exemple de femme comblée, tout comme les autres épouses des Harloi, autant dire que Deirdre se serait attirée plus d'ennuis qu'autre chose. Un bâtard d'une bâtarde, pour une fois les rumeurs disant que les enfants illégitimes portaient la souillure de leur père, étaient réelles. Un immense soulagement submergea Sargon à la pensée de tout ce qu'il pourrait avoir perdu si jamais il avait été mené à terme. Un cauchemar. Ne pouvant y résister, il ajouta quelques mots.

     ▬ Si tu es persuadée que c'était le mien, je veux bien te croire, mais s'il avait été celui d'un autre tu aurais eu encore plus d'ennuis, je ne suis pas certain que Harlon aurait apprécié de savoir que tu portais le bâtard d'un homme des terres. Crois-moi, si le Dieu Noyé a décidé de stopper cela avant l'heure, c'est qu'il y a une bonne raison. »

     Il essayait de lui remonter le moral, à sa manière bien évidemment, il n'était pas sûr que la jeune femme s'en rende compte. En temps normal, le Harloi aurait tout simplement congédié la belle en lui disant de se débrouiller seule, pourtant quelque chose l'avait touché au point faible dans tout cela, certainement les larmes sincères qu'elle avait versées. Dans un geste un peu inconscient, Sargon décida qu'il était temps de faire preuve d'un peu de tendresse avec elle. Une fois n'est pas coutume et il calculait déjà en sachant qu'elle ne lui serait que plus redevable lorsqu'elle se souviendrait de cette scène plus tard. Par pur calcul, ainsi qu'une légère affection pour elle, il lâcha les bras de la jeune femme avant de passer les siens autour des épaules de Deirdre pour l'attirer vers lui. Certainement la première et unique fois où il l'enlaçait tendrement. Il serra la jeune femme contre son torse avant de caresser légèrement sa chevelure. Sargon aimait bien lorsqu'elle les laissaient libres. De son ton caressant et presque sincère, il murmure quelques mots à l'attention de son amante.

     ▬ Vois là tout simplement le signe que ce n'était pas le moment. Il ne faut pas t'imaginer d'autres choses, cela ne ferait que parasiter ton esprit inutilement. Délaissant les cheveux de la jeune femme, il glissa sa main dans son dos pour le frôler de ses doigts dans une caresse simplement tendre et non aguichante. L'essentiel ce n'est pas ce que tu as perdu c'est ce qui reste non ? Je m'inquiétais pour toi, c'est pour ça que je t'ai fait venir ici. Je suis encore là pour toi non ? »

     Les mots avaient été sélectionnés avec soin, il savait qu'elle serait forcément sensible au fait qu'il s'inquiétait pour elle, sans compter que lorsqu'il parlait du bon moment, il sous-entendait la possibilité de réitérer cela plus tard. Bien sûr ce n'était absolument pas envisageable, mais si cela permettait de garder Deirdre sous son joug, il n'hésitait pas une seule seconde. La bâtarde n'était qu'un jouet dans ses mains, Sargon savait parfaitement endosser le rôle de l'homme tendre et bienveillant alors qu'un final, il n'avait fait que retourner tout cela à son avantage. Un homme comme lui ne changeait jamais. Il calculait déjà le coup suivant.


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Message Ven 9 Déc 2011 - 19:20

Elle retenait ses sanglots autant qu'elle le pouvait et y arrivait, mais ses larmes silencieuses, continuaient de couler sur son visage, ce qui était bien plus touchant. Elle avait finit d'hurler, de s'agiter, et elle était là, une âme perdue et en peine qui attendait quelque chose, mais quoi ? Le nouveau petit stratège de Sargon ? Peut-être. Elle était si fragile. Elle tremblait légèrement, les mains sur son ventre. Il lui avait demandé de se taire. A cet instant, elle avait tellement honte d'elle, comme couverte d'humiliation. Elle se rendait compte subitement de la crise qu'elle venait de faire et devant lui, qui plus est. Encore, de crier, s'énerver, être violente oui. La colère était aussi une faiblesse de l'être humain, mais la détresse était la pire de toute. Elle s'en voulait tellement de s'être montrer à lui ainsi. Il n'y eut que Harlon pour la connaitre sous cette facette et encore, elle était bien jeune.

Il la releva sans aucune difficulté et pourtant, Deirdre n'était pas en état de le faire elle même. Bientôt ses pieds touchèrent le sol et ses jambes tinrent du mieux qu'ils le pouvaient pour la garder debout. Face à lui, ses mains fermes sur ses bras, il cherchait ses yeux rouges de larmes, derrière ses cheveux bruns. Elle avait lentement levé son regard à l'attention du jeune homme, se battant pour ne pas fuir ces perles dorées. Il lui partagea son avis, sans aucune insulte, ni avec désinvolture ou provocation.Oh, il n'avait pas de mots doux et mielleux à son égard, mais il parlait avec impassibilité, recul et neutralité. C'était le mieux que l'on pouvait avoir avec lui, quand on ne discutait pas travail. Et encore, il trouvait toujours moyen de la rabaisser. Là, en aucune façon il le fit et le cœur de Deirdre se réchauffait. Rien que pour obtenir une certaine objectivité de la part de cette homme, un détachement dans ses discours et son attitude, il fallait qu'elle vive ce genre de chose ? C'était très cher payé. Oui, comme beaucoup de jeune fille de son âge, elle aurait aimé plus, un long baiser tendre, des phrases plus que rassurante, une main qui vous caressait la joue, une épaule sur laquelle pleurer. Elle ne l'aurait jamais avec lui, elle en était persuadé.

Il lui développa donc ses idées sur l'incident, les conséquences, les faits, la raison de la perte. Toutes ces phrases, elle les avait bien sûr pensé, elle était d'accord avec lui. Ce n'était pas du tout le moment, elle était bien trop jeune dans sa tête, même si déjà bien plus innocentes les demoiselles à la vie morne et facile était déjà mère, elle ne voulait pas d'enfant. Pas tout de suite. Elle avait des obligations envers Sargon et les autres, des missions qui lui demandait tout son temps, sa vie et son énergie au jour d'aujourd'hui. Être enceinte et accoucher d'un enfant duquel on devait s'occuper ne serait qu'une sorte de crucifixion. Elle l'écoutait sans rien dire, finissant par baisser la tête, reniflant aussi discrètement qu'elle le pouvait. Oui, bien sûr qu'il y avait toute les raison du monde pour qu'il ne vienne pas au monde. Elle en aurait eu mille à lui compter, mais les plus grosses étant son secret à elle. Certes, Harlon n'aurait pas aimé, ni un homme des terres et encore moins Sargon. Ils étaient cousins. Elle n'aurait jamais son bonheur avec cet homme. Elle était trop jeune. Le Dieu Noyé en avait décidé ainsi. Elle aurait perdu Sargon. Il imaginait bien que tout les harloi étaient identiques. Les bâtard, dieu merci, qu'on nous les cache. Encore une chance que son père eut le cœur de la garder.

Elle secoua parfois la tête, de façon négative face aux paroles de l'homme, sans vraiment savoir pourquoi, elle même. Elle voulait pas en entendre plus. Elle s'était déjà dis tout ça. Pas la peine de revenir dessus. Elle était à deux doit de lui dire à son tour de se taire. Elle voulait passer l'éponge sur cette expérience aussi désagréable. Mais alors, il s'approcha d'elle et l'entoura de ses bras. Deirdre se figea littéralement, son corps crispé sous l'étreinte du jeune homme. Les seule fois où il avait fait cela, c'était pour l'amadouer, ou encore le canaliser lorsqu'elle s'énervait, puis bien sûr, très rarement pour l'inviter à quelques caresses. Elle n'y sentait aucun intérêt, juste de la tendresses et de la générosité de son âme. Il était si machiavélique de la traiter ainsi de profiter de sa tristesse pour la tenir encore plus dans ses doigts de manipulateur. Elle n'y voyait que du feu, aveuglé par sa détresse et ses sentiments pour lui. Son coeur battait la chamade en son sein, si fort qu'elle n'entendait presque plus que cela. Elle était complètement envahie d'une chaleur qu'elle n'avait jamais connu jusqu'alors. Sargon pouvait être fier, il l'avait enchainé à lui, plus qu'elle ne l'était déjà. Idiote, aveugle, influencée, amoureuse, elle était aux anges. Elle s'était légèrement reculée, alors qu'il continuait de lui parler. Juste le haut du corps pour que son visage puisse voir celui de sargon.

Il finit par l'achever d'un bonheur qu'elle ne pensait jamais recevoir, aussi futile et petit fut-il. Il s'inquiétait pour elle. Elle avait doucement plonger son visage dans l'épaule musclée et large du jeune homme, remonta ses main dans son dos. Petit à petit, ses mains se refermait sur sa chemise, sentant la peau douce de son corps aux traits parfaits, ses dernières larmes qui s'évanouirent sur lui. Elle n'osait plus rien dire, de peur de se réveiller de ce doux rêve. C'en était presque dérangeant de le voir et le sentir ainsi, mais elle ne manqua pas d'en profiter au maximum. Sentir son souffle calme, ses gestes tendres, ses paroles réconfortantes.

Sargon finit par se reculer. Deirdre serait restée ainsi toute sa vie si elle le pouvait. Elle se reprit un petit peu, s'essuyant le nez et les yeux avec le pan de sa manche qui tombait gracieusement de ses coudes. Elle s'osa à s'approcher, posant une main froide et squelettique sur l'arrête du visage de l'homme et vint y déposer un baiser du bout des lèvres. Elle eut meilleur forme. Elle paraissait si faible, de part sa blancheur et surtout cette robe volumineuse ne fut pas choisie pour simplement se vanter auprès de Sargon que Damon la couvrait de présent, mais pour cacher sa maigreur. Elle remangeait tout doucement, mais elle avait perdu l’appétit, alors que déjà sa grossesse l'empêchait de manger. Elle lui tapota la joue, s'approchant du feu pour y réchauffer ses mains.

- Te fais pas d'idée, je ne pleur pas parce qu'il venait de toi ... Quelle idée ! J'ai pas besoin de deux vermine dans mon entourage, dit-elle avec un semblant de sourire qui se voulait taquin et sincère, mais qui était presque forcée. Comment se rattraper alors qu'elle s'était bien trop ouverte à lui. Tu dois me prendre pour une idiote. Je sais tout ce que t'as dis et je suis d'accord, pour une fois, avec toi... Juste tu ne porteras jamais d'enfant, donc tu ne peux pas comprendre ce qui se passe dans la tête d'une femme et dans son corps quand cela arrive. Je mangeais plus, j'ai cru mourir et cette douleur ... C'était intenable. Ensuite, t'as l'impression que ta vie s'en va de toi lorsque tu vois tout ce sang... J'ai peur que ça recommence. Mais je ne vais pas m'abstenir toute ma vie. Tu devrais le savoir qu'il y a des hommes et des avances auxquels on ne peut résister, ajouta t-elle, lui lançant un petit regard de velours, puis elle tourna la tête en direction de la cuisine. Tu fais toujours de ton bon vin ? Je tuerai pour en avoir, l'implora telle de ses yeux de séductrice.

Elle essayait de voir jusqu’où irait sa gentillesse. Enfin, il pouvait bien lui accorder ça. Elle lui informa aussi, qu’elle ne tarderait pas. Harlon était revenue, elle irait sûrement dormir chez lui.
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Sargon Harloi
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Message Sam 10 Déc 2011 - 13:23

     Deirdre s'était laissée embobiner, même si Sargon était persuadé que cela fonctionnerait à merveille, il fallait avouer que c'était toujours un réel plaisir de voir à quel point il la manipulait sans aucune difficulté. Le Fer-né souriait intérieurement, ne présentant qu'un visage avenant à son amante, elle ne saurait peut-être jamais qu'il n'était pas entièrement sincère avec elle à cet instant et qu'il ne faisait que profiter de son instant de faiblesse. Il la laissa raffermir sa prise sur lui, juste assez pour qu'elle profite de cette embrassade afin de la garder dans son esprit, mais sans pour autant trop lui donner d'un coup. Deirdre n'était pas idiote, elle se douterait pertinemment qu'il avait quelque chose derrière la tête s'il devenait aussi tendre que ses autres amants. A peine le jeune homme avait-il sentit la main de la bâtarde se refermer sur sa chemise qu'il brisa leur étreinte avant de reculer, ôtant ses mains de la brune qui en profita pour se refaire plus présentable.

     Il en profita pour la regarder quelques instants, il était vrai que la jeune femme avait beaucoup maigrie depuis leur dernière rencontre qui ne remontait pas à très longtemps pourtant. Visiblement elle avait été très touchée par ce problème, mais Sargon ne parvenait pas à se sentir concerné, pas plus qu'il ne se sentait affligé comme si tout cela ne le regardait pas. Il n'était même pas sûr d'être le père du bébé, pour quelle raison irait-il se parasiter l'esprit avec ces ennuis ? Ses pensées étaient en totale contradiction avec les mots et les gestes qu'il venait d'avoir, en véritable manipulateur qu'il était le Fer-né avait réussi à ne pas montrer le trouble que cette révélation avait provoqué en lui. De toute manière, même s'il s'était laissé démasquer, Deirdre était beaucoup trop troublée pour pouvoir remarquer quoi que ce soit. Une chance.

     Une rapide caresse suivit d'un baiser plus ressemblant à un frôlement des lèvres qu'autre chose, la situation l'amusait beaucoup, elle avait tout gobé et ne se rendait pas compte qu'il se moquait encore une fois d'elle, à sa manière bien évidemment. Pauvre petite bâtarde, le Dieu Noyé avait été bien cruel en faisant naître les sentiments qui habitaient son cœur, elle allait encore davantage en souffrir à l'avenir et il ne ferait rien pour l'en sauvegarder. La demoiselle s'éloigna avant d'essayer de reprendre contenance en lui offrant un sourire qui n'était qu'une pâle copie de celui qu'elle affichait habituellement, il se contenta de répliquer par un bref sourire dénué de moquerie pour une fois. Ne pas en faire trop, mais ne pas tout ruiner pour autant. Deirdre essaya ensuite de justifier tout ce qu'elle avait dit comme si elle craignait qu'il ne se serve de toute cela contre elle. Si elle savait. C'était trop tard, Sargon avait déjà tout mémorisé et était prêt à s'en servir dès que l'occasion idéale se présenterait. Pour peu, il attendait ce moment avec impatience. Léger hochement de la tête alors que, silencieux, il la contemplait toujours tandis qu'elle exposait toujours ses craintes, cela l'amusait qu'elle le considère comme le type d'homme à qui l'on ne résistait pas. Il faisait toujours pour que ce soit le cas. Finalement lorsque la bâtarde lui demanda du vin dont elle avait goûté l'autre fois, il acquiesça du chef sans se départir de son sourire.

     ▬ Bien évidemment, tout ce qu'il y a pour te plaire ma chère. »

     La caresser dans le sens du poil, il lui fit signe de patienter, elle avait dit devoir rapidement reprendre la mer et Sargon devait conclure son petit manège avant qu'elle ne quitte Kenning. Le jeune homme attrapa une servante dans le couloir en lui demandant expressément d'apporter du vin à leur invitée, elle n'était plus enceinte alors aucun risque après tout non ? Puis il s'éloigna en direction de sa chambre, sachant très bien ce qu'il allait encore pouvoir tirer de ce petit incident. Dès qu'il avait appris pour le bébé, les idées s'étaient enchaînées dans son esprit à la vitesse grand V et son plan était déjà parfaitement dessiné. Il ne restait plus qu'à l'exécuter. Alors que la servante apportait le vin à Deirdre dans la salle commune, Sargon arrivait dans sa chambre, il chercha rapidement ce qu'il voulait et le trouva en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Une espèce de ruban violet suffisamment long pour pouvoir attacher quelque chose qu'il avait glissé dans l'un des meubles contenant ses habits. Il dégageait encore un léger parfum délicat. Le Harloi sourit avant de sortir de sa chambre pour regagner la grande salle où son amante se trouvait toujours en compagnie d'une coupe de vin. Lorsqu'il déboucha dans la pièce, Sargon leva sa main pour présenter le ruban à la belle et s'approcha d'elle jusqu'à ne se trouver qu'à une dizaine de centimètres puis expliqua son idée.

     ▬ Étant donné que tu as peur que cela ne se reproduise, j'ai pensé à cela. Je crois que ça pourrait te servir, c'est une prostituée Lysienne que j'ai... Hum... Connue, qui m'en avait fait cadeau. C'est un ruban qui est censé avoir de propriétés particulières et qui t'empêchera de tomber enceinte, à condition que tu le portes en permanence évidemment. »

     Il profitait de l'occasion pour glisser encore le fait qu'il s'inquiétait pour elle, comme si son but était uniquement d'éviter qu'elle ne se tracasse l'esprit avec tout cela, qu'elle puisse s'amuser à écarter les cuisses avec qui bon lui semblait. En réalité c'était tout autre chose qui le poussait à agir de la sorte, le Harloi savait qu'elle ne pourrait pas s'empêcher de penser à lui avec ce ruban sur sa peau, autant dire que si elle envisageait de coucher avec un autre homme elle aurait toujours son visage à l'esprit. Un moyen comme un autre d'affirmer sa prise sur elle, malheureuse petite Deirdre, si facile à manipuler. Arborant un sourire caressant et presque tendre, il lui fit signe de s'asseoir sur l'accoudoir du fauteuil derrière elle avant de s'agenouiller à ses pieds.

     ▬ Tu permets ? »

     Elle permit, il écarta la robe pour dégager la jambe de la demoiselle avant de passer le ruban autour de sa cuisse, à mi-hauteur environ. Avec délicatesse et précaution, il lui attacha le ruban qui n'avait bien évidemment aucune propriété magique, ce n'était qu'une vulgaire jarretière qu'une prostituée avec qui il avait passé un bon moment lui avait offerte. Oh, visiblement c'était une tradition chez les femmes de ce bordel et peut-être bien qu'elles y croyaient, mais il fallait plus qu'un simple bout de tissu pour protéger une femme de la grossesse. Sargon s'assura que le ruban n'était pas trop serré, juste assez pour ne pas glisser et qu'elle ne puisse pas le perdre, puis il remit la robe de Deirdre en place avant de se redresser pour plonger son regard mordoré dans le sien. Avec ça, elle n'était pas prête d'oublier leur rencontre, il avait été plus doux et plus agréable que jamais, même si ses pensées et ses intentions disaient le contraire. Il esquissa un sourire à son attention, comme si seule elle existait à ce moment, puis détourna finalement les yeux vers la fenêtre qui donnait sur la mer, elle allait devoir repartir et il avait marqué de nombreux points. Un léger soupir avant qu'il ne pose son regard sur le minois de son amante.

     ▬ Il va falloir rejoindre Harlon alors, en espérant que tu retrouves rapidement ton allant. Je veux que tu me tiennes au courant si quelque chose ne va pas. Tu entends, tout de suite, je ne souhaite pas que le Tarbeck me renseigne de tout. Il observa quelques secondes de silence avant de désigner sa poitrine où la bague avait élu domicile. Tu peux la garder en souvenir si tu la désires tellement. »

     Une dernière attention pour lui faire croire qu'il s'inquiétait souvent pour elle, avec ça la belle ne pourrait pas se douter une seule seconde qu'au lieu de lui offrir de réconfort, il n'avait fait que resserrer encore davantage la corde qui enserrait déjà son cou. Un ultime geste, il leva sa main et frôla très légèrement la joue de la jeune femme, juste assez pour lui rappeler à quel point elle tenait à lui, mais pas au point qu'elle s'estime complètement satisfaite de cette rencontre. Elle ne devait jamais partir rassasiée, Deirdre devait toujours avoir le cœur lourd en quittant la demeure des Kenning.


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Dernière édition par Sargon Harloi le Mer 1 Fév 2012 - 16:58, édité 2 fois
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Message Dim 11 Déc 2011 - 0:27

Elle pensait encore à son étreinte, ses yeux rivées sur le feu, douce étreinte qu'il avait brisé tout juste au moment où elle s'y était faite et qu'elle pouvait en profiter pleinement. Le faisait-il exprès. Etait-il gêné ? Ou, simplement qu'il ne voulait pas qu'elle s'emporte trop. Peut-être les deux mélangés. En tout cas, elle était un peu, encore comme dans un nuage, ou alors emporté par une immense lame portée par le vent, formant un tunnel d'eau salée avant de s'évanouir sur le sable. Elle tournoyait en plein milieu, aspirée par le mouvement de la vague, sans pouvoir sortir sa tête hors de l'eau. Elle était noyé par le remarquable petit jeu de Sargon, par ses sentiments, qu'elle allait devoir finir par affronter elle même très rapidement.

Il avait arrêté d'être dur, ou insolant, voire même arrogant. Il était toujours un peu froid. Mais pouvait-elle vraiment en demander plus ? Ce serait de la folie et il ne serait plus le Sargon qu'elle aimait tant. Elle n'en n'aurait eu que faire qu'il soit beau. Elle aimait son sale caractère qui la rabaissait sans cesse. Oui, malsain et vil, elle aimait cet homme tout entier, quitte à en souffrir. Il partit pour lui chercher du vin. Elle ne bougea pas, un léger sourire sur les lèvres. Il n'était pas complètement bêta, car elle était toujours un peu triste. Elle se caressa le ventre encore une fois, sentant presque la douleur comme si c'était la veille. Elle se berçait d'image, à être la seule femme de Sargon. C'était beau, rassurant et surtout chimérique. Impossible. Une servante arriva vite avec un petit gobelet en fer de vin. Elle la remercia d'un sourire et le but par petite gorgée. Il était délicieux. Sargon était un homme très fin, sur tout les niveaux. En boisson et nourriture, il ne prenait que le meilleur ou presque.

Elle ferma un instant les yeux. Elle était fatiguée. Cette nouvelle crise, bien différente de celle que Sargon pouvait connaitre, n'avait qu'ôter le peu d'énergie qu'il lui restait. Il fallait qu'elle dorme moins ou ne passe pas son temps à se prélasser dans un lit, qu'elle mange beaucoup plus, qu'elle laisse les rayons du soleil, même au travers de nuage, lui donner des vitamine dont elle manquait, sentir l'air sur sa peau, faire un peu d'exercice, comme marcher un peu, voire échanger quelques passe avec une personne douée au combat. Il fallait qu'elle revive.

Il arriva subitement, comme s'il n'avait quitté la pièce qu'une seconde. Combien de temps s'était perdue dans ses songes ? Elle ne savait pas. Elle finit son vin avec gourmandise. Sargon s'approchait d'elle, une chose étrange dans les mains. Elle le perçu mal jusqu'à ce qu'il ne soit qu'à quelques petites centimètres d'elle. Présence intenable, et il devait le savoir, car rarement, il venait lui parler à une trop forte distance. Elle était si perturbé quand il était là, son odeur qui se mélangeait à la sienne. Un bout de tissu, un ruban ? Mais pourquoi ? Elle l'aimait bien, mais de là, à recevoir un bout de chiffon qu'allait-elle en faire ? Il n'était pas ce genre d'homme romantique, alors cela devait avoir une certaine utilité, à part d'un simple présent qui pourrait venir de lui. Elle haussa un sourcil. Cela venait d'une prostituée en plus. Enfaite, il l'insultait ? Il l'avait caressé dans le sens du poil pour mieux l'achever avec cela ? Etait-il aussi sadique ? Il n'avait aucune limite ? Elle n'en revenait pas. La bouche entrouverte, la suite la rassura un peu. Ses lèvres se fermèrent, curieuse d'entendre la suite.

Il lui demanda de s'asseoir sur le bord du fauteuil, ce qu'elle fit et osait lui demander la permission de passer ses mains sous sa robe. Depuis quand ? Qui était-il ? Deirdre se croyait dans un rêve et elle ne voulait pas se réveiller. Oui, il fallut qu'elle perde un enfant, qu'elle frôle la mort pour qu'il soit ainsi. C'était un lot de consolation qui était bien précieux et cher. Il releva les jupons multiple de sa robe. Elle resta coite, l'aidant en retenant les pans au dessus de sa cuisse. C'est alors que ses mains effleurant sa peau, pour l'entourer de ce bout de tissus la fit frémir, comme chaque fois qu'il posait ses mains sur lui. Elle se mordit la lèvre, l'observant faire ce doux lien sur une partie sensible chez elle. Elle apprécia tout particulièrement la fin, lorsqu'il passa ses doigts entre le ruban et sa peau pour vérifier la tenue de la jarretière. Il était concentré. Ce n'était qu'une croyance, mais le geste était immense. Elle avait presque envie de pleurer de nouveau, mais elle ne fit rien. Juste ses lèvres qui s'étiraient lentement et légèrement, d'un doux sourire. Elle ne le retirerait jamais. Quoi qu'il arrive. Elle le garderait. Etait-ce de la folie. Elle ne voulait pas le savoir. Il représentait bien plus que Sargon, ou une coutume vulgaire de putain pour ne pas s'encombrer d'un bébé, c'était aussi, l'attention jusqu'à alors, inimaginable de Sargon.

Elle repassa une mèche de cheveux de Sargon derrière son oreille, alors qu'il se relevait. La robe coula sur ses jambes et encore une fois, il était si proche d'elle. Il la fixait. Elle avait l'impression qu'elle allait se liquéfier, fondant sous son regard de braise. Le sang chauffait dans son corps, tant le coeur l'expulsait dans ses veines. Elle passa ses bras autour de son cou avec un petit sourire.

- J'essaierai de te prévenir oui... Je ne pouvais pas imaginer que cela pouvait t'atteindre. Tu me fais souvent remarquer le contraire. Mais la prochaine fois, si quelque chose de grave me touche et si je suis capable de t'en parler, je le ferai...

Puis alors, il lui parla de la bague, ses yeux aux reflets d'ors qui plongeaient entre ses seins. Elle fit un petite moue penaude et heureuse. Elle lui embrassa sa cicatrice qui disparaissait déjà peu à peu, lécha le lobe de son oreille avec gourmandise, comme toujours.

- Dès que je reviendrais, je penserai à rendre ton mât heureux... Je serai à tes pieds et je te ferai tout ce que tu voudras, t'auras juste besoin d'apprécier, dit-elle, la voix suave, se détachant doucement de lui. J'irai à Brax dès que je suis retournée dans l'ouest. Je comptais déjà y aller, avant que tu ne demandes des explications. Je t'enverrai une missive, une fois la mission accomplie.

Elle le quitta tapota son torse du plat de la main, avant de partir. Une fois dehors, elle sortit la bague avant de l'embrasser. Elle avait l'espoir de ne pas être obligée de la vendre ou de la troquer. Elle l'accrocherait autour de son cou, pensa t-elle subitement. Elle était désormais mille fois plus attaché à lui, et risquait d'en souffrir bien plus.

Elle se rendit donc chez Harlon, qu'elle trouva dans la grand salle, devant le feu. On soignait quelques blessures bénignes. Il s'étonnait de voir sa fille, surtout aussi maigre et pâle. Il lui fit signe d'approcher. Elle contourna le fauteuil, fixant la domestique qui nettoyait ses blessures et sourit à Harlon.

- Salvemer ?
- Oui, on s'en sort, sans trop de mal. Tu es ici depuis quand ? parla t-il sèchement.
- Quelques heures à peine. Je suis passé chez Sargon, pour les affaires...
- Sargon ? Les lettres ne suffisent pas ?
- C'était compliqué en lettre père ...
- J'espère que tu ne t'es pas pavané devant lui ! Tu as arrêté ! Tu sais, je suis peut-être plus âgé, mais mes mains te feront encore plus mal, râla t-il.

Il faisait allusion, au début, quand elle ne se cachait pas d'être trop fortement attiré par le harloi. Son père l'avait battu, jusqu'à ce qu'elle dise ne plus penser à cet homme.

- Non, je sais... Ca m'est passé tout ça. Ce n'est que mon patron pour quelques affaires avec Tarbeck. Et je t'entends déjà, il ne me fait aucune avance.
- Vraiment ? Lui qui soulèverait tout les jupons des îles ?
- Pas toutes père, juste celles qui ont de la valeurs. Je ne suis qu'une gueuse ...
- Tant mieux ! Et pourquoi es-tu ainsi ? Ils ne savent pas te nourrir ces hommes des terres ?
- Si père, j'étais malade. La fièvre ... Je vais me reposer, je repars demain sûrement.
- Tu repars demain, tout simplement, tu ne restes pas plus longtemps.

Elle tapota le haut du dossier du fauteuil, avant de s'enfoncer dans les couloirs pour trouver un lit, froid, sans vie, à l'écart du reste, près des domestiques.
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