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D'un ami qui vous veut du bien à une bonne amie

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Homme d'Armes
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Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
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Message Mar 6 Déc 2011 - 13:29

     Le matin même, Sargon était occupé à préparer de futures attaques, il commençait à ne plus savoir où se rendre, les côtes de l'Ouest étaient tellement ruinées qu'il n'y avait plus grand-chose à trouver, mis à part quelques femmes-sel sans grande valeur. Même Tarbeck n'était pas capable de lui donner quoi que ce soit de digne d'intérêt, sans parler de Deirdre, depuis leur dernière entrevue qui remontait à légèrement plus de deux semaines, il n'avait plus aucune nouvelle. A croire que la « motivation » n'avait pas été à la hauteur de ses attentes. Allez savoir, avec les femmes il fallait s'attendre à tout ! Pour le moment, les boutres des Fer-nés 'étaient presque tous dans les eaux de Salvemer à essayer de pouvoir coloniser la ville. Pour être franc, le Harloi n'y croyait même pas deux minutes, mais si son cousin estimait que c'était possible, qui était-il pour en douter ? De toute manière il ne faisait pas partie de l'attaquer ce qui l'agaçait assez, même Helya était du lot !

     Autant dire que le jeune homme n'était pas dans les meilleures dispositions lorsqu'il entendu le bruit familier d'un corbeau qui se posait sur sa fenêtre. Son attention se porta aussitôt sur l'animal qui portait un message lui étant destiné, autant dire que vu le nombre très réduit de natifs des îles qui utilisaient ce moyen de communication, le volatile ne devait pas trop passer inaperçu. Peu lui chalait, de toute manière ce n'était pas nouveau que le Harloi se débrouillait autrement que par la force pour obtenir des informations sur les endroits à attaquer, au pire des cas si Harlon le Rouge ou un autre apercevait la bête, que cela pouvait-il faire ?

     Attrapant l'animal pour lui prendre son message, le Fer-né rentra la bête afin de lui permettre de se reposer un instant avant de reprendre son envol avec sa réponse. Il ouvrit le parchemin pour le consulter rapidement et son humeur ne fit que se gâter au fur et à mesure qu'il avançait dans les lignes écrites avec nervosité. Visiblement Tarbeck, puisqu'il s'agissait de lui, se doutait que ce qu'il allait devoir apprendre au Fer-né n'allait pas lui plaire. Il semblait que Deirdre avait été sérieusement malade peu de temps après son retour des îles, elle avait été à deux doigts de passer l'arme à gauche et de rejoindre le dieu noyé. Apparemment le noble s'inquiétait de faire savoir à Sargon qu'il n'était pas responsable de tout cela et que la jeune femme s'en était tirée, bien qu'elle avait été très ébranlée par ce qui lui était arrivé. L'idiot ne détaillait pas plus cette étrange maladie, mais au moins cela assurait le fait que sa couverture n'avait pas été éventée si ce n'était pas une blessure à l'arme blanche. Attrapant un parchemin et de quoi écrire, le jeune homme se mit aussitôt à la tâche.

     Ma bonne amie,

     J'ai cru entendre dire que la santé n'avait pas été au rendez-vous ces derniers temps, un ami commun m'en a fait état et je m'inquiète de savoir que vous risquez d'être dans l'incapacité de pouvoir voyager pour profiter du beau temps que les terres nous offrent actuellement. Cela sera certainement désolant lorsque je me souviens de tout ce dont vous m'aviez parlé lors de notre dernière rencontre.


     Sargon s'interrompit un instant, tout cela l'énervait franchement, devoir user de faux-semblants pour pouvoir parler à Deirdre sans que cela n'éveille l'intérêt de quelqu'un qui pourrait tomber sur le message. Certes, il s'inquiétait de savoir si elle pourrait encore se montrer capable de remplir les objectifs qu'il lui avait donné, mais aussi de savoir si elle était en bonne forme. Bien qu'il ne l'avouerait jamais, le Harloi ne désirait pas voir son amante en mauvaise santé. Elle était bien plus intéressante et amusante lorsqu'elle débordait de rage. La plume hésita un bref instant au-dessus du papier avant de se reposer pour continuer à tracer les mots d'une écriture appliquée et propre.

     Le frère de votre père n'a pas daigné me mettre au courant de votre état de santé actuel, bien qu'il m'ait fait savoir que vous étiez hors de danger, j'ignore toujours quelle maladie vous a touchée. J'espère que ce n'est rien qui découle des rencontres que vous ayez pu faire lors de vos pérégrinations, je serais désolé d'apprendre que vous n'êtes plus opérationnelle de ce côté.


     En somme, il espérait que ce n'était pas une sale maladie qu'elle avait attrapé en couchant à droite et à gauche. Au fond le jeune homme n'était pas si loin du but, mais ne pouvait pas s'en douter. Lorsqu'il parlait d'être opérationnelle, cela pouvait aussi bien concerner le fait qu'elle ne puisse plus arracher de confidences sur l'oreiller à des gardes trop crédules, comme le fait qu'il n'aurait plus l'occasion de profiter de ses talents en la matière. Libre à la belle de l'interpréter comme elle le souhaitait. Un regard vers le corbeau qui se lissait les plumes avec application, puis il continua.

     Vous serez heureuse de savoir que j'ai trouvé le nom de l'amie dont je vous parlais récemment, il semblerait qu'elle traîne non loin de Port-Lannis et réponde au sobriquet de « l'Alizé » visiblement la mer ne semble pas vous quitter ma bonne amie. Il est toutefois possible qu'elle prenne rapidement la route pour Port-Réal où un proche pourrait lui obtenir un bon travail. J'ignore si vous serez en état de partir dans les jours qui suivent ma lettre et je vous laisse le soin de décider où vous allez.


     Il faisait bien évidemment état de la prostituée qui lui devait quelque chose parce qu'il l'avait aidée quelques temps auparavant. Deirdre comprendrait parfaitement de quoi il parlait, inutile de s'appesantir davantage sur le sujet. Il conclut alors sa lettre.

     Quoi qu'il en soit, j'espère que la santé vous reviendra très rapidement, j'apprécierais beaucoup de pouvoir m'entretenir avec vous de vive voix avant que vous ne repartiez battre la campagne. Je sais que notre dernière rencontre remonte à peu de temps, mais il semblerait que des données que nous n'avions pas prévu entrent en jeu. Je tiens à m'assurer que vous êtes encore capable de séjourner auprès du cousin de votre père, ne tenant pas à ce que vous tombiez à nouveau aussi gravement malade. La prochaine fois pourrait bien être la dernière, il ne faut jamais négliger cela.

     Un ami qui vous veut du bien.


     La signature était plutôt... Ironique, il lui voulait du bien évidemment, mais ne laissait transparaitre que ses intérêts et non ses peurs. Hors de question que Deirdre sache qu'il avait ressentit une certaine inquiétude en apprenant sa maladie. Il scella la missive avec de la cire sans y poser de sceau bien évidemment, puis l'attacha au volatile qui protesta pour la forme lorsque le Harloi se dirigea vers la fenêtre pour le faire s'envoler. L'animal prit alors la direction de l'Ouest et plus précisément, la demeure du Tarbeck où Deirdre devait encore séjourner.


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Message Mer 7 Déc 2011 - 13:57

Elle était allongée dans son lit. Cela ne faisait même pas quelques jours que l’incident était arrivé. Elle s’était pourtant flageller pour tenter de se mettre en route pour aller non loin de chez les Brax. Elle ne trouvait pas la force moral, ni physique, ayant perdu l’appétits et passant ses journées à dormir, s’abrutissant dans sa morosité. Une des domestiques entra dans la chambre, passant juste la tête, avec un petit sourire amicale. Elle chuchota avec tendresse son prénom. Deirdre gigota comme un serpent qui se réveillait sous les draps. On lui conseilla de se lever et de prendre un peu l’air. Tarbeck s’inquiétait et demandait si elle voulait voir le médecin. La fer-née pesta d’un petit souffle. Elle n’était plus mourante, pas besoin de jouer de ses faux-semblants. Elle ne les supportaient vraiment plus ces hommes. La domestique ouvrit les rideaux et quelques secondes à peine, un corbeau tapait contre la vitre. Elle l’attrapa avec agilité et lui tendit le parchemin.

Deirdre finit par sortir sa tête de sous la couverture, attrapa la missive. Il n’y avait pas de sceau. Cela ne pouvait être que Sargon. Elle tapa la feuille sur le lit en soupirant. Elle se demandait s’il allait arrêter de la bassiner avec ses missions. Oui, elle allait les faire ! Qu’il lui laisse un peu de temps ! La servante s’assit à côté d’elle et lui massa une épaule. Elle lui demandait si elle voulait venir manger. L’agent lui fit un sourire tendre. Elle l’aimait bien cette jeune fille. Elle n’était pas mesquine ou méchante avec elle. De la gentillesse qui lui provoquait presque de la pitié. Elle refusa et dit qu’elle sortirait prendre l’air plus tard, qu’elle n’avait pas à s’inquiéter pour elle, qu’elle devrait plus se concentrer sur son travail que de venir embêter une sorte de consœur de situation.

S’allongeant dans le lit, les draps qui coulèrent sur ses longues jambes, elle lut la lettre. Les larmes lui montaient aux yeux, de rage, de tristesse, de fatigue. Personne ne pouvait juste se soucier d’elle, sans penser au reste, comme cette petite domestique ? Les hommes, tous des cons. Elle se disait qu’elle s’attaquait aux mauvaises personnes. Elle faisait du mal, à ceux qui avaient un petit peu de bonté pour elle, et se prosternait devant les plus arrogants et les plus vicieux. Il l’insultait presque dans la lettre. Il était insupportable. Elle grogna de rage à certain moment de la lettre. La lecture finit, le parchemin finit en mille morceau dans le lit. Ses missions, des maladies trouvé par ses rencontres ? Mais elle était si mal, ne peut-il pas avoir un peu de compassion ? Non, impossible. Saleté ! Il y avait bien de belle phrase, mais elle savait que c’était pour la forme, juste parce qu’il perdrait un bon élément qui ne lui coutait rien, mais pas parce qu’il perdrait Deirdre. C’était déjà bien étonnant qu’il se rappelle son nom. Il n’aurait pas soulever ses aventures et parler presque aussitôt de leur échange professionnel, elle aurait pu croire qu’il s’inquiétait. Après, était-il vraiment calme, de part les mots qu’il utilisaient, ou juste un faux-semblant comme tout les termes codés.

Elle se leva, se posa à la minuscule petite table dans un coin de la chambre et commença à lui répondre. Les phrases venaient toutes seules, même si les mots qu’elle utilisait n’était pas recherchés et que son art de l’écriture avait quelques lacunes. Elle écrivait bien, mais des fautes persistaient.

Mon cher messire,

Je suis ravie de voir tout cet intérêt que vous me portez dans votre lettre. Votre inquiétude me touche au plus haut point. Vraiment, j’ai cru que mon cœur avait retrouvé un peu de chaleur en lisant toutes ces lignes fabuleuses que vous m’avez écrite. J’ai presque senti une larme, sur ma joue, de par le réconfort que vous avez animé en moi.


Son stylet en bois arrachait presque la feuille à cause l’ironie furieuse avec laquelle elle lui écrivait. Elle tapa même du point, lorsqu’elle rata l’encre. Il ne fallait pas qu’on la coupe dans sa marche aigrie. Penchée sur sa feuille, manquant de tenue, telle un pantin qui s’affaissait, elle continua dans son écriture.

Comme cela à l’air de vous inquiétez, je vais mieux. Je reprend des forces tout doucement. Je pourrais rapidement voyager, dès que mon corps sera déjà plus sain que mon esprit. Rassurez vous, mon bonheur d’aller parcourir les terres et rencontrer vos amis ne saurait tarder. Merci de soutenir mes quêtes de part vos informations. J’espère que cette amie, dans l’Ouest où à Port-Réal me sera d’une aide enrichissante. Je ne sais d’où j’ai attraper ce mal qui m’a rongé. Je pense que c’est chez vous, lors de notre dernière ambiance. J’ai du avoir un de ces parasites en consommant ce que vous m’avez gentiment offert. Qui peut le savoir.


Son regard s’était affûté et un grand sourire apparut sur ses lèvres lorsqu’elle gratta ses lignes sur la feuille rêche.

On peut se revoir si vous insistez, mais j’ai bien peur que cela ne me retarde trop. Laissez moi déjà me rendre voir ma douce amie plus haut dans les terres de l’Ouest. Sinon, vous pouvez me rejoindre, je ne sais si j’aurais la force d’autant de voyage. Je suis pressée, le temps me manque, vous devriez le savoir plus que moi. Pourquoi ne pas vous montrer galant et me rejoindre, dès mon retour du nord de la région.

A bon plaisir d’avoir des nouvelles.


C'était court, clair et sans aucune âme. Elle n'en avait aucune envie. Elle avait trop d'humeur et sa fatigue ne l'aidait pas à voir toute l'affection qu'elle avait pour Sargon. Elle plia la lettre et descendit réclamer un peu de cire à Tarbeck. Elle envoya l’oiseau qui partit en direction des îles. Damon ne lui posa aucune question, autant par le visage plus que fermé de la dame, mais aussi parce qu’il avait l’impression d’avoir une morte ressuscitée devant les yeux.

HRP:
 
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Sargon Harloi
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Message Mer 7 Déc 2011 - 18:40

     De la provocation, voilà comment Sargon prenait la réponse de Deirdre, elle cherchait délibérément à le faire culpabiliser de ne pas s'être intéressé plus sérieusement à sa santé. Qu'attendait-elle de lui d'un autre côté ? Il n'était pas gentil chevalier qu'elle disait avoir rencontré lors de ses pérégrinations, pas plus qu'il n'était et ne serait jamais l'amant soucieux de savoir comment elle se portait. Même si une légère et sincère inquiétude était venue se loger dans son esprit au fur et à mesure qu'il avait lu la lettre de la demoiselle, inutile de préciser qu'il ne l'admettrait jamais. Et lorsqu'on refusait de voir ses propres sentiments, comment les avouer aux autres ?

     Le Harloi ne s'était pas attendu à une réponse très longue de la demoiselle, en réalité il avait surtout imaginé qu'elle lui expédierait une missive aussi rapide et concise que la fois précédente en lui demandant d'envoyer des marins pour la cueillir à l'Ouest. Mais elle se faisait prier. Après l'avoir abreuvé de ses reproches, la jeune femme osait lui faire entendre qu'il n'était pas indispensable qu'ils se revoient dans l'immédiat. En temps normal, le jeune homme aurait été le premier à croire que c'était vrai, il aurait même refusé de l'envoyer chercher si cela avait été le contraire, mais qu'elle s'amuse à lui faire comprendre qu'il ne faisait que la retarder avait le don de l'agacer. Il avait froissé le papier où tous les reproches sous-entendus de la belle étaient retranscrits, le corbeau se nourrissait avec avidité, certainement las de faire des allées et venues d'une île à sa demeure, hors de question pour Sargon de la laisser s'en-aller en ayant le dessus.

     Le pire avait certainement été lorsque Deirdre avait osé prétendre qu'il puisse être responsable de sa maladie. Comme s'il pouvait se trimballer des maladies louches, ce serait plutôt le contraire et elle devait encore s'estimer heureuse qu'il accepte de la toucher alors qu'elle ouvrait ses cuisses au premier venu. Le Fer-né avait patienté quelques instants dans l'espoir de se calmer et de laisser agir son esprit et non sa colère, mais alors que le corbeau en profitait pour entamer un somme, signe qu'il avait trop attendu, le jeune homme ne parvenait toujours pas à retrouver sa quiétude et il s'empara d'un parchemin et de quoi écrire avant de tracer ses mots à l'aide de gestes vifs et nerveux. Elle allait finir par le faire sortir de ses gongs un jour.

     Ma bonne amie,

     Vous savez comme je préfère réserver mes mots doux pour nos entretiens privés, je suis toujours incapable de trouver les mots pour vous toucher comme il faut si je ne peux noyer mon regard dans le vôtre.


     Quelle drôle de manière de voir les choses, Sargon avait besoin de voir Deirdre pour une seule chose : savoir s'il avait réussi à la blesser. Pourtant il n'avait guère besoin de cela s'il tenait à lui faire mal, le Harloi connaissait sa corde sensible et il prenait toujours un plaisir malsain à toucher les points sensibles qui lui feraient verser le plus de larme. Elle était tellement prévisible, même s'il était gentil avec elle, la bâtarde était tellement habituée à le connaître mesquin et cruel qu'elle se sentirait en danger. Il n'y avait qu'à voir ce qu'elle avait récolté lors de leur dernier baiser. Souriant à ce souvenir, son écriture se détendit légèrement alors qu'il reprenait le dessus petit-à-petit, retrouvant ses marques.

     Vous me voyez désolé d'apprendre que je puis être responsable de vos malheurs, il m'apparaît pourtant que vous avez été la seule à souffrir de ce mal, d'où mon sotte pensée que le problème puisse venir de vos autres amis. J'espère toutefois que cet épisode sera rapidement derrière nous, il me serait particulièrement désagréable de vous savoir à l'article de la mort alors que vous êtes aussi loin de chez moi.


     D'une pierre deux coups, lui signaler qu'il fréquentait d'autres femmes qu'elle et la rabaisser une fois de plus. Il la visualisait presque, débordante de rage alors qu'elle déchirerait sa lettre tout en regrettant de ne pas avoir gardé de trace de ces mots gentils, même s'ils n'étaient pas aussi sincères qu'on pouvait le croire en les lisant. Le corbeau croassait dans son coin alors que Sargon traçait les derniers mots de sa missive, il savait que cela déciderait Deirdre à revenir ici, puis si ce n'était pas le cas, tant pis pour elle.

     Je crois savoir que vous n'avez que quelques affaires me concernant sur terre, elle ne sont nullement urgentes et je préfère m'assurer que tout ira bien pour vous. Imaginez ma déconvenue et ma culpabilité si je venais à savoir que votre état s'est aggravé alors que j'aurais pu l'empêcher. De plus, vous vous doutez bien que si un tel malaise se reproduisait alors que vous seriez en plein voyage, vous risqueriez d'attirer l'attention sur vous.
     Comprenez que je vous aurais volontiers rejointe, malheureusement il se trouve que je ne peux me présenter en personne sur vos rivages pour les raisons que vous connaissez si bien. Cela me désole autant que vous, mais il faut souvent faire passer nos plaisirs après le travail. Si jamais vous veniez à être trop mal pour reprendre le route après notre entrevue, n'oubliez pas que je dispose de chambres pour vous permettre de vous reposer en paix.
     J'ai entendu dire que les pêcheurs d'un petit village à côté de Port-Lannis où vous vous êtes déjà rendue, avaient trouvé une magnifique zone de pêche, ils envisagent d'y retourner sous peu, peut-être devriez-vous leur parler ?

     Prenez soin de vous, un ami qui vous veut du bien.


     Il se redressa avant de sceller la missive, un sourire ornant ses lèvres. Sargon se doutait bien que l'idée de pouvoir séjourner ici en tant qu'invitée n'était pas une chose qui se produisait fréquemment. Pour tout dire, cela ne s'était jamais passé et ne se passerait sans doute jamais. Mais c'était une manière d'appâter la belle et de l'attirer ici. Son refus couplé au fait que Damon Tarbeck avait parlé de quelque chose de très grave et très gênant, le convainquait de lui parler de vive voix. Le Tarbeck avait refusé de lui dire ce qu'il en était et le Harloi détestait être laissé dans l'ignorance, surtout si cela le concernait comme le sous-entendait Deirdre. Le jeune homme attrapa le corbeau qui ne protesta pas, lui accrocha la missive avant de le laisser s'envoler une fois de plus et il l'espérait, la dernière pour cette fois-ci.

HP:
 


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