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Halte nocturne à Cendregué

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Edric Estremont
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Que trépasse si je faiblis

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♦ Date de Naissance : 27/07/1985
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Message Lun 5 Déc 2011 - 20:17

Cela faisait maintenant plusieurs semaines qu’Edric avait quitté Vertepierre et l’île d’Estremont. Il s’était rendu au port de la petite ville où il avait pris un navire à destination de la forteresse de la maison Goüer. Là, on leur avait offert deux chevaux, à lui ainsi qu’à son cousin qui lui faisait en quelque sorte office d’aide, de serviteur et d’écuyer. Ils avaient alors traversé le Bois-la-Pluie en direction de Pierheaume, ce qui avait été un long voyage sous la voûte végétale des arbres. Là, ils avaient passé quelques jours avant de reprendre la route à travers les Montagnes Rouges, s’arrêtant ici ou là. Ca avait été une drôle d’expérience et même s’il avait déjà voyagé, Edric ne s’était jamais aventuré aussi longuement dans les montagnes. Ils avaient finalement débouchés dans les plaines verdoyantes du Bief, quittant enfin l’aridité des Marches de Dorne. Ils s’étaient rendu à Appleton et, remontant la petite rivière de la Coquelle, ils avaient atteint Cendregué à la nuit tombée.

En approchant de la ville, Edric ne pouvait s’empêcher de sourire devant le spectacle. Il se souvenait bien de cette ville, deux ans plus tôt, lorsque son frère était venu pour le tournoi qui y avait lieu. A ce moment, des pavillons se dressaient dans toute la plaine, encerclant la ville, la lice installée à côté et le petit château triangulaire. Aujourd’hui, des champs remplaçaient les tentes et à cause de la canicule, ils étaient totalement vides, la terre craquelée brûlant sous le soleil. Plus loin, la ville semblait relativement calme, ce qui la changeait de la clameur du tournoi. Et quel tournoi ! Gunthor ne s’en était pas trop mal sorti, même si ça n’avait pas forcément été brillant non plus. Mais le plus important était que l’on y avait vu des princes royaux ! Et surtout, le fameux Jugement des Sept que l’on n’avait pas revu depuis des siècles. Il avait causé la mort de la Main mais qui était-t-on pour s’en plaindre ? Les septons enseignent que les Sept veillent sur nous, c’est donc qu’ils ont une bonne raison de nous rappeler à eux. Non pas qu’Edric soit croyant, mais on peut toujours se servir de ça comme d’une bonne raison.

Plus les chevaux approchaient de la ville, plus la nuit se faisait présente. Ils allaient donc devoir trouver une auberge pour la nuit afin d’y attendre l’aube.
« Cherchons une auberge, Loren. » « Trouves-en une bonne, cousin, la dernière avait des draps qui grattaient… » « Tu sais, Loren, je doute que nous ayons vraiment le choix ici… Mais nous verrons bien. Pressons ! » Edric éperonna les flancs de son cheval qui augmenta la cadence et entra enfin en ville. Ils remontèrent ce qui pouvait s’apparenter à la rue principale jusqu’à trouver une enseigne de bois annonçant le gite et le couvert. En plus, elle disposait d’une petite étable ! C’était tout ce dont ils avaient besoin. Les deux hommes arrêtèrent leurs montures et démontèrent. Ils confièrent les animaux aux bons soins du garçon d’écurie qui vint vers eux et, versant quelques pièces de cuivre entre leurs mains, Edric leur fit quelques recommandations supplémentaires. Saisissant ses sacoches, il se dirigea vers la porte principale suivi de Loren et ils entrèrent.

L’atmosphère du lieu était calme, chaude et enfumée. Un feu brûlait dans l’âtre et chauffait autant la pièce qu’il cuisait la viande qui s’y trouvait sur une broche métallique. A côté, un grand chaudron cuisait lui aussi, suspendu à un crochet dans les flammes. A l’autre bout de la pièce se dressait un comptoir tenu par une tenancière tandis qu’on devait trouver une réserve derrière la porte qu’elle surveillait. Un escalier menait à l’étage où devaient se trouver les chambres. Le reste de la salle était meublé de tables, de chaises et autres bancs de bois. On trouvait là des soldats de la maison noble voisine qui descendait une pinte, des fermiers qui n’avaient rien d’autre à faire et des voyageurs comme eux. Envoyant Loren s’installer à une table, Edric se dirigea vers le comptoir, commanda deux repas et deux chopes, paya et rejoignit enfin son cousin. Lorsque les boissons arrivèrent, il en but une gorgée d’un trait tant il avait la bouche sèche.


« Que ferons-nous ensuite, cousin ? » Edric reposa sa chope de bois et réfléchit un petit moment. Il posa finalement son regard sur son cousin et lui répondit. « Je pensais suivre la rivière pour rejoindre la route de la Rose. De là, on pourrait aller vers le sud, en direction de Villevieille. » Ca semblait en effet une bonne idée, au premier abord. « D’un autre côté, j’ai entendu dire que les Fer-nés avaient attaqué le Bief jusqu’à la Treille, je ne sais donc pas si c’est une bonne idée. Nous avons toutefois le temps de voir. Peut-être que nous remonterons plutôt la côte, une fois arrivé à Hautjardin… » « Les Fer-nés ne sont-ils pas là aussi ? » « Oui, tu as raison… Mais de toute façon, à moins d’aller dans le Val d’Arryn, je doute qu’on puisse les éviter. Alors, que préfères-tu ? La Citadelle de Villevieille ou les mines d’or de l’Ouest ? » Souriant, Edric but une nouvelle gorgée de sa bière. Même si ce n’était pas vraiment bon, c’était mieux que de se risquer au vin d’un tel endroit…

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Message Jeu 8 Déc 2011 - 5:52

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Ah Cendregué, que de bons souvenirs, Eva était souvent venue, la dernière fois pour le tournoi du même nom deux ans auparavant, elle sourit en arrivant dans la ville alors que le soleil commençait à disparaître peu à peu derrières les collines à l’ouest. La chaleur donnait au Bief des odeurs de Dorne, la poussière et l’herbe sèche, mais malgré la canicule, tout y paressait nettement plus luxuriant, elle aimait les deux, mais cette région avait longtemps été son refuge, un endroit où elle se sentait bien, en sécurité, et où les clients ne manquaient jamais. Et puis ici, sur les rives de la Coquelle, les champs, les praires et les arbres étaient encore bien verts et après avoir laissé les chemins desséchés, on y trouvait les odeurs de végétation, le bruissement de l’eau, un peu de vent dans les frondaisons, et la rumeur d’une citée vivant, encore à cette heure pourtant avancée. La menace des fer-Nés était bien loin des préoccupations des habitants, et le crépuscule tardif ainsi que la chaleur encourageait tout le monde à prendre les premiers heures de fraicheur à l’extérieur, comme chez elle.

Cela faisait quelques jours qu’Eva avait quitté Ferboys en compagnie de Bronn, ils voyageaient aussi vite que possible, ordres du Lannister, mais tout de même, moins elle bivouaquait dehors, mieux elle se portait ! Aussi faisaient il halte la plupart du temps dans des auberges cherchant à rejoindre les villes d’un soir à l’autre, si c’était compliqué dans le sud et dans les montagnes ici ce n’est pas ce qui manquait même s’ils ne passaient pas par les grandes routes principales, les bourgades et les places fortes ne manquaient pas dans la région de Lord Tyrell, et il fallait en profiter car une fois dans l’ouest se serait une tout autre histoire. Le garde auquel Tybolt avait confié le soin de la ramener saine et sauve au Roc n’était pas très bavard, gentil, serviable, mais les soirées avec lui étaient plutôt silencieuses et tournaient souvent court, en même temps, ils se levaient à l’aube pour couvrir un maximum de terrain, ça plus la fatigue du voyage qui commençait à se faire sentir, Eva ne demandait pas on reste une fois un bon repas, enfin bon, ou pas d’ailleurs, avalé.

Cette soirée allait probablement être comme toutes les autres passées ou à venir jusqu’à ce qu’elle atteigne Port Lannis mais elle n’en voulait pas au soldat. Après tout il lui avait plus ou moins sauvé la vie dans les marches et puis son rôle n’était pas de lui faire la conversation, il aurait fallut qu’il soit aussi doué avec une arme qu’avec un livre, chose rare, sauf pour les nobles bien éduqués. Elle descendit de sa jument or et noir et se rendit directement à l’intérieur laissant l’homme d’arme récupérer leurs affaires et donner les consignes pour les cheveux, comme si les gamins des écuries ne connaissaient pas leur boulot, enfin bref, comme toujours elle servait ses sourires à tout le monde, la seule chose qui soit gratuite chez elle probablement, mais elle gardait néanmoins son voile blanc et sa tenue de voyage, pas la plus affriolante, c’est le moins qu’on puisse dire, et ce même si elle avait prit un bain la veille. Elle se demanda alors si ça n’était pas le moment ou jamais de laver la robe beige qui sentait le cheval, la transpiration et tirait plus vers le grisâtre que vers le beige, ils étaient arrivés tôt et vu la chaleur elle aurait le temps de sécher dans la nuit, parfait !

Elle monta se changer et enfila une robe blanche en coton accrochée uniquement sur une épaule et bordée d’un liseré rouge et laissa ses cheveux onduler sur ses épaules et le long de son dos. Ca n’était pas sa robe la plus belle, ni la plus riche, mais au moins elle passait plus ou moins inaperçu, d’avantage que sa robe en soie rouge ou celle en coton orange. Elle se rendit dans les lavoirs au bord de la rivière avec ses affaires et Bronn qui refusait de la lâcher d’une semelle. Arrivée au bord de l’eau, elle releva ses jupes et se mit à sa lessive. Une fois terminé, elle revint à l’auberge et demanda à son garde de commander à manger pendant qu’elle étendait le linge dans sa chambre. Au comptoir, le grand brun un peu crasseux en armure de cuir et armé d’une épée bâtarde à la mesure de sa corpulence demanda de quoi étancher sa soif et sa faim ainsi que celle d’Eva, puis il se mit en quête d’une place quelque part dans la salle et il se trouva qu’une table était déjà prise par deux jeunes hommes, mais présentait néanmoins assez de banc et d’espace pour deux personnes de plus.

« Vous devriez éviter la route de la côte avec ces Fer-Nés qui trainent, en fait vous devriez éviter la côte tout court. »

Bronn avait surprit la conversation et même si les deux hommes semblaient de bien plus haute naissance que lui si on en croyait leurs atours, il tentait le coup, parler avec des hommes lui ferait le plus grand bien au milieu de ce voyage des plus étranges. Quelques minutes plus tard la grand brune redescendit dans la grande salle ou l’on sentait le fumet du repas de soir, après les avoir salué d’un léger signe de tête, Eva prit place en face de lui et à côté du plus blond des deux étrangers. Un verre de citronnade l’attendait, Bronn commençait à connaître ses habitudes, elle buvait oui, mais elle ne buvait que les meilleurs vins, et donc dans les auberges, elle évitait l’alcool car elle ne voyait pas l’intérêt de payer pour des substances aussi infectes, quand à la bière, même pas la peine d’y penser. Cela dit il lui arrivait de prendre un verre de vin ou du cidre quand l’envie d’un peu d’ivresse était trop forte, même si elle était souvent fort déçue par la qualité des breuvages, elle qui était maintenant habituée aux excellents crus de la Treille ou de Dorne, ceux servis sur les meilleures tables, ha, le bon temps, mais toutes les bonnes choses doivent être rares sans quoi on s’habitue…

« J’ai cru entendre parler de Villevieille en arrivant ? »

Elle souriait à celui qu’elle avait entendu citer la ville de toutes les connaissances, la citadelle, elle y était passé plusieurs fois et même il y a peu, avant de fuir vers les terres, moins exposées aux attaques et aux razzias. Elle adorait cette ville et tout ce qu’il était possible d’y apprendre en conversant avec les apprentis et les mestres. Quoi qu’il en soit, ça n’était pas trop son genre de discuter avec des inconnus et encore moins de s’inviter dans leur conversation, mais ils semblaient bien plus intéressant que l’homme d’arme et elle avait besoin de se détendre un peu.
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Edric Estremont
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Message Lun 12 Déc 2011 - 21:03

Après une nouvelle journée de voyage à travers les terres maintenant desséchées du Bief, Edric et son cousin Loren s’étaient arrêtés à Cendregué, ville aujourd’hui connue dans tout le royaume pour avoir été le théâtre de la mort du prince Baelor Targaryen. Ils y avaient trouvé une petite auberge et ils s’étaient attablés dans la salle principale, pas trop près du feu, afin de prendre un bon repas. Celui-ci n’était pas encore arrivé, mais deux chopes de bière fraiche, sans doute une production locale, venaient déjà de heurter la table avec un bruit sourd. Loren se montra ensuite curieux sur les suites de leur aventure et Edric lui proposa donc plusieurs pistes.

« J’ai entendu dire que Villevieille était une ville impressionnante. Ca serait un bel endroit à visiter ! Mais la Citadelle n’est pas accessible aux visiteurs, non ? Sinon, l’Ouest… On pourrait arriver à Port Lannis, ce qui serait comme Villevieille, en plus dangereux… » Edric réfléchissait à la meilleure solution pour eux quand un homme relativement imposant, pas très propre et qui ne s’était sans doute pas lavé depuis longtemps s’approcha de la table et leur conseilla d’éviter la côte. C’était visiblement très dangereux en raison de la présence des Fer-nés. Cela semblait logique, mais en même temps, était-ce vraiment si dangereux que ça ? L’homme s’installa d’ailleurs à leur table et Edric ne fit aucune remarque. S’ils prenaient des risques, cet homme serait tout à fait capable de les tuer tous les deux… Aussi essaya-t-il de se montrer aimable. « C’est à ce point ? J’avais entendu dire que les Fer-nés n’avaient plus grand-chose à piller dans l’Ouest… Reviennent-ils quand même dans les environs ? »

Le plus probable était qu’après avoir razzié une région, il l’abandonne pour aller voir ailleurs, où il y avait encore des choses à voler et piller. A priori, depuis le début de leurs attaques et avec les décisions de lord Lannister, l’Ouest était tout sauf une cible idéale pour les Fer-nés. Alors quels risques y avait-il encore ? Surtout que l’Ouest était une région montagneuse et donc à moins de passer par des plages, on surplombait toujours la mer et on évitait ainsi de devenir une proie facile. Mais l’homme avait peut-être d’autres informations… Il eut à peine le temps de leur répondre qu’une femme arriva à son tour et vint les rejoindre. Décidément, c’était une manie dans le coin ? On ne pouvait même plus manger tranquillement… La jeune femme sourit et s’installa à côté d’Edric, posant une question au sujet de Villevieille. Alors non seulement on venait les déranger, mais en plus on les espionnait ? Souriant poliment, le jeune noble prit toutefois quand même la peine de répondre.

« J’ai effectivement mentionné Villevieille, parce que c’est une des possibilités de voyage que nous avons. D’un autre côté, se rendre à Villevieille signifie aussi qu’ensuite, il faut rebrousser chemin et remonter vers le nord… Néanmoins, ça reste une ville à voir dans sa vie. Je n’y ai été qu’une fois, mais je m’en souviens très bien… » C’était quelques années plus tôt, alors qu’ils s’étaient rendus à la Treille. Lors du voyage de retour, ils avaient fait escale dans la cité du sud afin de revoir Melwys, le frère d’Edric qui suivait une formation à la Citadelle. Ils n’y étaient restés que deux ou trois jours, mais c’était déjà bien suffisant pour saisir l’ampleur des lieux. « Vous y êtes déjà allés ? Je n’ai pas eu de nouvelles récentes de la ville, mais je doute que les Fer-nés aient pu y faire des dégâts. D’un autre côté, il me semble que lord Hightower est malade, mais ce ne sont peut-être là que des rumeurs. » C’était le genre de ragots que l’on pouvait entendre dans le port, avec tous ces navires qui venaient de loin, mais il était difficile de dire ce qui était vrai ou pas. Cela dit, peut-être que cette femme y avait été plus récemment ou qu’elle avait d’autres nouvelles. Elle n’avait pas l’air d’être une paysanne du coin… Peut-être une noble mineure ? On disait qu’il y avait autant de nobles dans le Bief que de fleurs. Et elle avait un garde… « Je ne voudrais pas avoir l’air malpoli, mais vous êtes ? Pas que je me méfie quand des inconnus viennent à ma table, mais j’aime savoir avec qui je m’entretiens… » Pas subtil pour un sou ? Et alors ? Déjà que Loren était pas très à l’aise avec ce type à côté de lui, c’était la moindre des choses.



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Message Ven 16 Déc 2011 - 1:13

Effectivement le garde était impressionnant et aurait pu les tuer tous les deux, d’autant que les voyageurs n’étaient pas de grands combattants, mais ça n’était pas trop son genre, il avait une mission et pourrait tuer pour elle, mais en dehors de ça, il était plutôt calme et presque sympathique quand on s’était habitué à l’odeur. Il ne sentait pas si mauvais que ça, un mélange entre le cheval et un peu de crasse due au voyage, mais c’est sûr, il prenait nettement moins de bains qu’Eva. Bronn haussa les épaules les yeux fixés sur sa bière avant de répondre en leur jetant des coups d’œil furtifs.

« Un peu plus que les voyages en temps normal on va dire, tout dépend si vous savez vous défendre et ce que vous transportez, cela dit dans une ville vous ne risquez pas grand-chose, c’est surtout sur la route sans protection. C’est vrai qu’ils ont arrêtés leur pillages dernièrement, mais avec eux on ne sait jamais, ils peuvent revenir… »

Edric avait probablement raison, le Fer-Nés n’ayant plus grand-chose à piller dans l’ouest, ils avaient changé de région, d’autant plus que le Lannister avait fait en sorte de protéger ses côtes, aussi le risque était trop grand, mais ça, Bronn n’y entendait pas grand-chose et lorsqu’il avait commencé son voyage, la route de l’océan était encore très exposée aussi préférait-il l’éviter pour le moment, il n’avait pas envie de se faire tuer mais il ne pouvait pas non plus revenir à Castral Roc sans Eva en annonçant à Tybolt qu’elle avait été enlevée par les pirates de service.

« J’ai entendu dire que certains pillards étaient restés sur le continent et se promenaient sur les routes, tuant et volant en petit groupe, changeant souvent d’endroit pour ne pas se faire attraper, mais peut-être que c’est que des racontars, vous savez, les paysans dès qu’ils voient un mec avec une épée ils se figurent qu’ils vont se faire attaquer. »

Bronn sourit de toutes ses dents encore en bon état, avec un tel râtelier il avait l’air de pouvoir vous bouffer tout cru. Il jeta un coup d’œil à Eva lorsqu’elle s’assit, elle lui rendit son regard accompagné d’un sourire et d’un hochement de tête pour le remercier du verre qu’il lui avait prit.

« Tout dépend où vous voulez aller et le but de votre voyage, mais vous pouvez aussi passer par Port Lannis si vous remontez ensuite vers le Nord. Enfin, je ne voudrais pas m’immiscer dans votre conversation ni vous paraître indiscrète, je vous prie d’excuser ma curiosité, c’est juste que j’adore cette ville… »

Elle sourit et prit une gorgée de vin. Bien sûr qu’elle était indiscrète, elle le savait parfaitement, d’où ses excuses pour ne pas totalement passer pour une commère, n’empêche elle était curieuse de savoir qui ils étaient. Les voyageurs nobles n’étaient pas monnaie courante en générale, et encore moins dans ce coin, en dehors des grandes routes. Et la plupart du temps ils étaient bien plus nombreux lorsqu’ils se déplaçaient !

« Dans la ville non, mais dans les campagnes environnantes si, et les petites gens sont paniqués. » Moi aussi d’ailleurs je l’étais, c’est bien pour ça que je suis partie ! « Il y a de quoi avoir peur si on n’a pas de protection, se sont des barbares cruels. »

Elle se plongea un instant dans son verre puis reprit.

« Lord Abelar ? Oui, il semblerait que sa santé ne soit pas florissante, mais tout le monde doit mourir et il est très âgé si je ne m’abuse, je ne m’inquiète pas pour la succession, son petit-fils semble être un homme intelligent. »

Elle n’avait pas encore eut l’occasion de l’approcher hélas, il faudrait qu’elle s’y emploi quand tout ceci serait fini…

« Excusez nous, il est vrai que je ne me suis pas présenté. Lady Eva Dayne de la branche Haut-Hermitage. Et voici Bronn, mon garde personnel. »

Elle fit un signe de tête qui pouvait ressembler à une révérence, les présentations c’était une chose normal, mais elle avait cru décelé une sorte d’agacement dans la voix du jeune homme, et ça, ça n’était pas pour lui plaire. De une, elle n’était pas agaçante, elle était belle et tout le monde devait le reconnaître et apprécier sa présence à ses côtés, de deux, dça n’était tout de même pas de sa faute si les grandes tables étaient toutes pleines ou presque sauf celle-ci, de trois, s’il le prenait sur ce ton, il serait aussi bien de partir et de manger ailleurs, elle trouverait aisément de la place si elle demandait gentiment ! Polie, mais un peu moins chaleureuse malgré son sourire.

« Et moi, puis-je savoir à qui j’ai à faire ? A moins que vous ne préfériez que nous changions de place. »
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Edric Estremont
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Message Mer 11 Jan 2012 - 19:24

Devant la remarque de l’homme, Edric s’était interrogé sur la présence des Fer-nés dans l’Ouest et il avait rapidement eu sa réponse. Les routes étaient devenues un peu plus dangereuses, mais la sécurité dans les villes était toujours très forte et le simple fait de savoir ça était une bonne chose. Il suffisait de ne pas trop trainer dans les bois et d’éviter de dormir à la belle étoile, en somme, ce qu’ils avaient déjà prévu de faire. L’homme pensait toutefois que les Fer-nés pourraient revenir, mais Edric ne partageait pas cet avis. Il avait en effet entendu dire que lord Lannister prévoyait d’évacuer les côtes et de ce fait, les pirates n’avaient plus rien à se mettre sous la dent. Et tout le monde savait à quel point ils avaient horreur de la terre… D’où l’étrangeté de ses autres propos. Certes, des pillards devaient écumer les routes, mais ce ne devait certainement pas être des Fer-nés. D’un autre côté, qu’un vulgaire petit brigand ose se faire passer pour tel montrait bien à quel point la situation était devenue difficile. Sans compter la peur qu’insinuaient les habitants des îles…

Lorsque vint la jeune femme, Edric répondit poliment à la question, mentionnant le fait que Villevieille était une de leurs possibilités de voyage. A dire vrai, il n’avait pas encore réfléchi à la suite de leur périple, mais il s’imaginait bien que son cousin mourrait d’envie de voir les merveilles de ce monde. Et l’on devait bien avouer que la Grand-Tour de Villevieille était l’une d’entre elles. C’est pour cela qu’il demanda des nouvelles de la ville, n’en ayant pas reçu énormément ces derniers temps. L’inconnue expliqua donc que la ville avait bien était épargnée, mais qu’il n’en était rien de la campagne alentours. Les gens avaient d’ailleurs été très touchés par cela d’autant que visiblement, leur seigneur, le vieux lord Abelar, était très malade. La jeune femme mentionna ensuite son fils, un homme capable selon elle. Connaissait-elle vraiment l’héritier de Villevieille ? Cela était donc une preuve supplémentaire de sa noblesse. Peut-être une vassale de la maison Hightower ? Ils en avaient tant, ce n’était pas impossible…

Ces pensées furent toutefois prises de cours quand elle répondit à la dernière question d’Edric, celle de son identité. Une Dayne ? Dornienne donc… Pourtant, il y avait quelque chose d’étrange, chez elle… Mais il ne savait pas quoi. Puis, avant qu’il n’ait eu le temps de répondre, Loren prononça quelques mots.
« Je croyais que tous les membres de la maison Dayne étaient semblables aux Andals. Est-ce une légende ? » Effectivement. On pouvait lire dans les livres que les Dayne étaient tous blonds et qu’ils possédaient des prunelles violettes. Or voilà, la jeune femme n’entrait absolument pas dans cette catégorie. Mais en même temps, cela n’avait pas nécessairement quelque chose d’étrange… Cette lady Eva pouvait très bien être une épouse d’un lord ou d’un ser Dayne, ce que laissait d’ailleurs suggérer son prénom. Néanmoins, pourquoi utiliser une telle formulation, dans ce cas ? Difficile à dire… « Loren ! Ce n’est pas très poli de mettre en doute les propos d’une noble Dame. Réfléchis un peu ! Lady Eva peut très bien être l’épouse d’un chevalier de cette maison. » Se tournant vers la dame en question, Edric poursuivit. « Veuillez l’excuser ma Dame, il est encore jeune. Et visiblement, il a déjà oublié les leçons de mon frère ! »

Loren sembla se renfrogner un peu, pas très ravi d’avoir été ainsi diminué devant une dame. Mais c’était ainsi et il valait mieux qu’il l’apprenne maintenant. Lady Eva demanda ensuite à connaitre leur propre identité et Edric pouvait difficilement le lui refuser. « Edric Estremont, ma Dame. Et voici mon cousin, Loren Connington. » Il laissa planer leurs noms, attendant et observant. Il ne savait toujours pas ce qu’il y avait d’étrange chez elle mais… Il y avait quelque chose ! Pourtant, dans ses souvenirs, il ne se souvenait pas avoir rencontré une Dame de la maison Dayne, un jour… Cela dit, si l’on pensait au mariage, il aurait pu s’agir d’une dame d’une toute autre maison, mais là encore, aucun souvenir ne l’assaillait. C’était comme s’il s’agissait d’autre chose… S’étaient-ils rencontrés ailleurs ? Mais où ? Difficile à dire… « Excusez-moi, mais nous sommes nous déjà rencontrés ? J’ai l’étrange impression que votre visage ne m’est pas inconnu et pourtant, je n’arrive pas à me rappeler… Peut-être en avez-vous un meilleur souvenir ? » Laissant la question en suspens, il vit enfin arriver le repas qu’il avait commandé en entrant. Loren et lui purent donc se régaler d’une assiette de ragoût de bœuf et d’orge, bien qu’ils ne lâchaient pas des yeux lady Eva.



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Message Jeu 12 Jan 2012 - 21:31

La question du jeune homme ne désarçonna pas Eva le moins du monde, effectivement, à bien y réfléchir, elle aurait mieux fait de choisir une maison dont on ne connaissait pas les traits principaux, mais elle ne connaissait pas toutes les maisons de Dorne et là plupart ressemblaient un peu trop aux Rhoynar pour qu’elle puisse prétendre en faire partie, oh il y en avait d’autres, mais l’avantage de la branche cadette était d’être assez peu célèbre en elle-même, une simple maison de chevalier somme toute ni trop riche ni trop puissante, mais c’était sans compter le prestige de l’Epée du matin. Quoi qu’il en soit, maintenant que c’était dit, il fallait qu’elle trouve une bonne explication, elle s’apprêtait à répondre tout simplement que les Dayne des Météores étaient effectivement tous blonds aux yeux violets, mais que dans les branches cadettes de la famille le sang des Andals état bien plus dilué et qui n’était pas rare d’y voir des bruns et qu’elle-même n’en avait gardé que la peau et les yeux clairs, mais que certaines de ses cousines ressemblaient à s’y méprendre aux descriptions de Nyméria. Mais finalement elle referma la bouche avant d’avoir prononcé un seul mot, le grand blond semblait être plus galant que son ami, et il le rabroua sous prétexte qu’il est mal poli de contredire une Dame, c’était vrai, mais elle avait l‘habitude d’être contredite alors…

Il venait de lui sauver la mise, elle n’aurait ainsi pas besoin de mentir d’avantage et elle sourit avec un signe de tête qui pouvait signifier merci tout autant qu’acquiescer à sa remarque sur le fait qu’elle pouvait-être l’épouse d’un chevalier de la famille, elle ne pouvait pas trop s’aventurer dans cette direction dans la mesure où, si elle connaissait assez bien les maison nobles de Westeros et leurs membres principaux ne serait-ce que de nom pour ceux qu’elle ne connaissait pas très intimement, elle ignorait tout de leurs membres secondaires et ses interlocuteurs ne semblaient ni idiots ni incultes, c’était donc risqué d’avancer un prénom sans savoir s’il était bel et bien celui d’un Dayne, pour peu qu’ils connaissent les chevaliers de la famille, elle serait démasquée, alors que le fait qu’ils ne la connaissent pas pouvait tout à fait être dû à un mariage, un voyage, et ils trouveraient moins étrange de ne pas avoir eut vent de l’existence d’une des femmes du foyer que de l’un de ces hommes…

Ainsi, les deux voyageurs s’appelaient Edric Estremont et Loren Connington, deux noble comme elle avait pu le constater, et de deux maison fort connues de l’Orage, enfin surtout ceux à la tortue de mer ! Cette soirée promettait d’être intéressante, très intéressante même, elle ne s’était jamais trop aventurée dans les Terres de l’Orage et n’y était à priori pas connue, mais on gagne toujours à voyager, découvrir de nouveaux horizons. Bon certes, les tempêtes n’étaient pas pour plaire à Eva, c’est d’ailleurs pour ça qu’elle ne s’y était jamais risquée et c’est pour cela qu’elle n’y était jamais allée seule en quête de client, mais si elle avait déjà le client, elle voulait bien se laissé décoiffé par le vent et elle aurait moins de chance de se prendre la pluie. Elle afficha un gracieux sourire et répondit d’un ton courtois mais non moins ravi

« Je ne peux qu’être surprise de rencontrer deux galants hommes issus de si nobles maisons dans un telle auberge, surprise et enchantée, car ce n’est pas tous les jours que j’ai l’occasion de m’entretenir avec des gentilshommes. »

Elle se mit à réfléchir un instant et pencha la tête sur le côté une main repliée près de son visage. Elle avait vu les deux pavillons le vert et celui aux griffons dans le camp qui accueillait les participants amusant de voir ces deux là de près. Elle allait en faire la remarque, mais à bien y réfléchir, elle ne se souvenait pas qu’un membre de l’une ou l’autre famille se soit distingué, peut-être n’avaient ils même pas participer et fait seulement le voyage en accompagnateur d’autres maisons des Terres de l’Orage comme les Swann ou plus probablement les Baratheon puisque le suzerain lui-même participait. Mais pourquoi diable associait-elle les Estremont à ce Tournoi… Elle n’avait pas trop osé approcher les tentes de ceux qu’elle ne connaissait pas, ça pouvait être plutôt dangereux de se promener dans un tel bivouac sans but précis et sans escorte, aussi évitait-elle de sortir des sentiers battus qui la menait sous les toiles aux couleurs de ceux qui la mandaient expressément. Alors qu’elle se perdait peu à peu dans ses pensées elle en fut tirée par la question du jeune homme. Dans un premier temps, elle sourit et plongea son regard dans le sien, car souvent, quand on lui demandait ce genre de chose c’était soit pour user de ses services, soit qu’on connaissait quelqu’un qui en avait usé, ou encore simplement qu’on l’avait déjà vue, et généralement ça n’était pas quand elle cherchait à passer inaperçu dans les rues mais quand elle faisait tout pour se faire remarquer dans le but de travailler…
Mais Edric ? Impossible de se souvenir de lui, elle serait prête à parier qu’elle ne lui avait jamais vendu son corps, et puis, elle pouvait se vanter que ceux qui avaient eut de quoi se la payer s’en souvenait mieux que ça, car la mémoire du jeune homme paressait bien nébuleuse.

« C’est amusant que vous me disiez ça, j’étais justement en train de me dire qu’il me semblait avoir aperçu l’étendard à la Tortue ici même lors du Tournoi de 209 où nous avons pu assister au Jugement des Sept. Peut-être nous y sommes nous croisés… »

De toute façon il saurait tôt ou tard qu’elle était une prostituée vu qu’elle comptait lui faire profiter de ses charmes, elle espérait juste qu’il soit assez intelligent pour ne pas le crier sur les toits, car s’il l’avait vu lors du Tournoi, il ne savait peut-être pas qui elle était, mais se serait naïf de penser qu’il ne pourrait pas le déduire, une femme accompagnée d’un garde qui entre dans une tente et qui en ressort une heure plus tard ou d’avantage et retourne en ville et puis le lendemain elle entre dans une toute autre tente pour faire le même manège, les gardes sortant de la tente et restant devant à monter la garde comme si de rien n’était. Il pouvait totalement ignorer qui elle était, mais il lui aurait suffit d’un peu de curiosité pour l’apprendre. A l’arrivée du repas elle se redressa et prit une grande inspiration qui gonfla sa poitrine avant de dire avec un sourire poli :

« Messieurs, bon appétit, quel bonheur qu’un bon repas chaud en si bonne compagnie. »

Elle avança une épaule féline et se saisit de la fourchette d’une main gracieuse puis la plongea dans le contenu de son assiette en prenant assez peu, et enfin elle la porta à sa bouche déjà entrouverte, l’immergea vers son gosier referma ses lèvres dessus et la suça comme s’il s’était agit de la plus sucrée des gâteries. Avant de véritablement commencer à manger, elle plongea une dernière fois ses yeux dans ceux d’Edric, un regard par en dessous, accompagné d’un sourire en coin.
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Edric Estremont
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Message Jeu 16 Fév 2012 - 15:14

Après avoir appris que la noble dame qui s’était installée à leur table faisait partie de la maison de chevalier des Dayne, Edric avait à son tour présenté sa propre identité ainsi que celle de son cousin. Il était difficile de dire ce qu’une Dornienne des montagnes pouvait savoir de deux maisons de l’Orage, mais au moins, il n’avait pas fait preuve d’impolitesse. De plus, comme il avait cette étrange impression de l’avoir déjà rencontrée, même si cela semblait totalement impossible, Edric espérait qu’à l’entente de leurs noms, elle aurait une réaction quelconque qui le mettrait sur la bonne piste… Et s’il y eut bien une piste, elle avait tout pour le déconcerter… En effet, la jeune femme se montra quelque peu surprise de les rencontrer ici, ce qui pouvait aisément se comprendre. Mais la réciproque était encore plus vraie à son sujet ! On pouvait tout à fait se demander ce que faisait une dame de la maison Dayne à Cendregué.

Quoi qu’il en soit, la suite des propos de lady Eva était un peu plus… mystérieuse. Le terme n’était pas le plus adapté, mais faute de mieux. La question était donc maintenant de savoir comment une noble dame pouvait faire pour ne pas s’entretenir tous les jours avec des nobles… Vivait-elle cloîtrée dans une chambre ? Ou vivait-elle seule avec son mari dans une petite tour isolée des montagnes ? Il s’agissait là des seules raisons valables à de tels propos parce qu’au-delà de cela, on pouvait imaginer que la maison Dayne accueillait suffisamment de nobles seigneurs et chevaliers pour avoir droit à des conversations journalières. Toutefois, comme il l’avait fait remarquer à Loren un peu plus tôt, Edric garda le silence afin de ne pas la contredire. Il découvrirait bien le fin mot de cette histoire assez tôt…

Edric avait néanmoins posé une autre question, cherchant ainsi à savoir s’ils s’étaient déjà rencontrés et si oui, en quelles circonstances. Il pouvait espérer que si sa mémoire lui faisait défaut, ce qui était fort inhabituel et assez gênant, celle de la jeune dame serait bien plus alerte. Laissant la question planer, il s’était alors attaqué à son repas qui venait d’arriver, attendant de voir quelle nouvelle réponse allait lui être servie. Et celle qui survint concernait le tournoi qui s’était déroulé dans cette ville deux ans plus tôt. Cela semblait déjà si lointain… Mais effectivement, il s’y était trouvé avec son frère et il n’avait pourtant pas le moindre souvenir d’y avoir vu une bannière dornienne… Encore un mystère autour de cette femme. Cela commençait définitivement à en faire beaucoup.

Edric répondit alors au vœu de la dame et laissa planer un moment de silence avant d’enfin répondre à sa remarque, comme s’il avait cherché à y réfléchir.
« En effet. Bien que je n’aie pas jouté moi-même, j’y ai accompagné mon frère, ser Gunthor. Il ne s’est pas particulièrement distingué, mais il a eu le mérite de faire de son mieux. Néanmoins, je ne me souviens pas avoir vu de Dorniens jouter… Les chevaliers du Bief avaient été les favoris et je pense que la présence d’un Dornien aurait fait parler de lui. Surtout s’il avait été un Dayne. Mais peut-être n’y étiez-vous qu’en visiteuse… »

Cela semblait peu probable et la vérité était sans doute qu’elle ne leur disait pas tout… Cherchait-elle à se protéger de quelque chose ? On pouvait le penser parce que voyager seule avec une unique garde, ce n’était pas très conventionnel. On disait souvent que les femmes de Dorne savait se battre, mais quand même… Elle aurait bien du avoir un ou deux gardes supplémentaires, sans compter au moins une dame de compagnie et un valet d’écurie. Mais non, il n’y avait nulle trace de suite. Alors soit elle fuyait de chez elle et tentait de dissimuler sa véritable identité… Soit elle était une personne au passé compliqué. Il y avait peu de chance qu’elle soit une bandit, elle n’en avait ni la carrure ni l’apparence. Il restait toutefois tellement d’autres possibilités… Et vu son attitude, les plus folles étaient les premières à sauter à l’esprit du jeune homme.

Le reste du repas se fit en silence, du moins, de la part d’Edric. Il tentait de réfléchir au mieux, mais il n’avait pas encore tous les éléments. Et puis, il fallait avouer que le lieu n’était pas le plus propice à ce genre d’exercice. Finalement, alors que son écuelle se vidait, il avait pris une décision. Lançant quelques pièces à Loren, il lui demanda d’aller prendre une chambre et alors que le jeune homme s’exécutait, Edric fit à nouveau face à la jeune dame.
« Cet endroit est fort sympathique, mais un peu bruyant. Si vous le souhaitez, nous pourrions nous entretenir en privé. Mon cousin est allé chercher une chambre, mais peut-être préféreriez-vous aller dans la votre. » Regardant tour à tour le garde et la dame, il continua. « N’ayez crainte, je ne tiens pas à vous manquer de respect. Et si cela peut vous rassurer, mon cousin restera avec votre homme. Peut-être pourrait-il lui apprendre quelques passes d’armes… A moins qu’il ne préfère que Loren ne se contente de remplir le contenu de sa chope. » Souriant, Edric laissa le choix à la dame. Si elle ne le souhaitait pas, ils resteraient là et sinon, ils iraient s’entretenir dans la chambre de leur choix. Quant à Loren, il apprendrait quoi qu’il advienne, améliorant son maniement de l’épée ou sa descente…

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Message Sam 18 Fév 2012 - 15:50

Eva trouvait Edric Estremont fort avenant et poli, toujours agréable d’avoir affaire à un galant homme, surtout dans sa profession où les plus nobles et charmants Chevaliers et Lords avaient tendance à la traiter en moins que rien, chose qu’elle acceptait difficilement et qui, généralement, se soldait par l’absence de seconde fois. Il y avait largement assez de bons clients pour qu’elle ne fasse pas les frais d’un mauvais, sans compter que cela pouvait s’avérer très dangereux, il suffit que le rustre soit de mauvaise humeur et elle finissait dans les geôles, ou pire, à servir de paillasson à tous les soldats du régiment. Elle avait assez donné dans ce genre de clientèle à Lancehélion, elle avait passé l’âge d’attraper la vérole et elle ne souffrirait pas de redevenir une catin de bas étage.

Le jeune homme semblait tout de même vouloir percer un mystère, elle réfléchit quelques instants pour chercher dans sa mémoire le souvenir d’une rencontre plus où moins poussée avec lui, mais impossible de rassembler les morceaux du puzzle. Or si elle avait déjà eut affaire à lui d’assez près pour qu’il puisse être certain de ce qu’elle faisait pour gagner sa vie, elle s’en serait souvenu, à moins que se soit il y a très longtemps, auquel cas il aurait été bien jeune pour aller dans un bordel. Cela dit il pouvait avoir beaucoup changé, même en deux ans, il était jeune et à cet âge les hommes s’étoffent de lune en lune. Elle s’amusait à lui donner des indices, tout en faisant planer le doute sur son identité, c’était son jeu favori et elle aimait tellement discuter - surtout avec un homme aussi intelligent, prévenant et cultivé – qu’elle préférait ne pas révéler de but en blanc qu’on pouvait s’offrir plus qu’une simple conversation avec elle contre quelques pièces d’argent. C’est pour cela surtout qu’elle mentait presque toujours sur qui elle était en réalité lors de la première rencontre, sauf quand la nécessité le voulait autrement, et aussi pour qu’on ne la traite pas comme un simple prostitué et qu’on ne l’appelle pas catin, elle détestait ça…

Elle n’était pas dupe, les questions de l’Estremont visaient à en savoir plus sur elle, bien normal cela dit, alors autant l’aiguiller jusqu’à ce qu’il trouve la solution de lui-même, il était loin d’être idiot et ses liaisons avec certains Lord de renom étaient loin d’être un secret. Aussi, s’il pensait l’avoir déjà vu, il est vrai que le Tournoi de Cendregué était probablement le meilleur endroit pour voir du monde sans vraiment le voir, et pour l’avoir vue elle aux côtés du Lion Gris.

« Je peux très simplement lever le voile sur ce mystère Messire… Messer ? Bref… » Elle balaya ses interrogations d’un revers de main, c’était plus de la rhétorique qui visait à savoir comment il souhaitait être appelé et surtout si elle pouvait se permettre la familiarité de l’appeler Edric avant de reprendre avec un sourire. « J’étais au tournoi en qualité d’invitée de Damon Lannister, et étant en visite à Castral Roc avant, je me suis rendue à Cendregué avec les seules bannières au Lion d’Or, Lions qui se sont admirablement battus lors des joutes qui ont été un véritable plaisir… en tout cas jusqu’à ce… jugement des sept, qui, je dois l’avouer m’a un peu gâché la fête… » Suite à cette révélation, elle planta ses yeux dans ceux du jeune homme avec un demi sourire s’attendant à voir sur son visage quelque réaction, et si elle avait bien jaugé l’homme qu’il était, il le garderait pour lui, mais de quoi peut-on être assuré dans ce monde…

Le repas était simple mais agréable, et après une longue journée de cheval, manger et boire était toujours un plaisir ; elle aurait bien aimé un peu plus de calme mais dans une auberge il ne fallait pas s’attendre au silence, c’était plutôt mauvais signe si la salle était vide, et il faudrait attendre de dormir à nouveau à la belle étoile pour profiter du calme de la nuit mais au moins ce soir elle dormirait dans un lit et non sur la terre, et demain elle se réveillerait vraiment reposée, enfin à moins qu’Edric ait d’autres idées en tête. Le bruit régnant dans la salle à manger de l’auberge mettait largement assez d’ambiance pour se contenter du silence qui régnait maintenant entre les protagonistes, et si Bronnn y allait de ses petits commentaires sur la bière et la boustifaille, Eva ne l’écoutait pas et Edric ne semblait même pas l’entendre. Elle lançait des œillades au blond qui semblait perplexe et soucieux, son cousin par contre souriait béatement, pas le moins du monde dans l’expectative et profitant plutôt du moment présent. Mais heureusement qu’elle avait fini de manger et qu’elle n’avait plus rien à boire lorsqu’Edric lui proposa de s’entretenir en privée car elle aurait bien pu s’étouffer. Avait-il comprit qui elle était alors ? Après la surprise elle éclata de rire et une fois calmée put répondre sur un ton amusé.

« C’est une proposition bien cavalière monsieur. » Elle lui offrit un demi-sourire. « Alléchante cependant, un peu de calme me fera le plus grand bien, la journée à été éreintante je ne vous le cache pas. Remercions les Dieux que je sois veuve, aucun mari jaloux ne vous fera la peau. » Elle rit doucement puis jeta un regard interrogateur à Bronn qui regardait l’Estremont d’un mauvais œil malgré la proposition de lui laisser son cousin, lui mettant la main sur l’épaule, elle ajouta : « Ni aucun garde soucieux de l’honneur de son maitre et de sa maitresse… » Elle se demandait tout de même si elle pouvait passer la soirée avec un autre homme alors qu’elle était escortée par un homme de Lord Tybolt Lannister et en route pour Castral Roc, elle glissa quelques mots à l’oreille du garde et celui-ci haussa les épaules, un peu pantois. « N’ayez crainte Bronn, je crois qu’Edric nous a déjà prouvé qu’il était un homme tout à fait respectueux, je ne risque rien, et vous allez vous occuper d’enseigner quelques passes d’arme ou de chope à ce cher Loren, se sera beaucoup plus amusant pour vous que de me servir d’échanson. » Elle se tourna vers le blond en se levant et reprit. « Reste le dilemme de la chambre, la vôtre aurait-elle à tout hasard un matelas de plume ou pas d’avantage que la mienne ? » Elle lui sourit avant de se diriger vers l’escalier qui menait aux chambres et une fois arrivés dans celle qu’ils avaient choisis, elle lâcha le mot, amusée mais le port pas moins altier pour autant.

« Alors, finalement, savez-vous qui je suis ? »
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Message Mar 21 Fév 2012 - 14:30

Lorsque lady Eva avait répondu à ses propos, Edric avait expliqué qu’il n’était nullement un chevalier et que l’appeler messire convenait parfaitement. Il n’avait aucune envie d’usurper un titre qu’il ne détenait pas et il ne voyait aucune raison de laisser la dame l’appeler par son prénom. Après tout, ils ne se connaissaient que depuis quelques dizaines de minutes, pas de quoi en oublier toute étiquette. Le jeune noble apprit ensuite que lady Eva avait bel et bien été présente à Cendregué, voilà de cela deux ans, principalement en qualité d’invitée de lord Lannister. Voilà qui sonnait étrangement… Depuis quand le seigneur du Roc entretenait-il des relations avec les Dorniens ? Les Lannister étaient pourtant connus pour leur mépris des autres maisons, se jugeant plus riches et plus nobles que nombre d’entre elles. C’était là une grossière erreur, évidemment. Après tout, les Hightower évoqués un peu plus tôt dans la conversation passaient pour être aussi riches qu’eux et de nombreuses maisons pouvaient s’enorgueillir d’un passé bien plus glorieux que celui de Lann le Futé, vulgaire fripouille des Temps Anciens. Mais tout cela n’était que détail…

Edric ne put toutefois s’empêcher de sourire à la suite des propos de la dame. Admirablement battus, vraiment ? Il avait surtout gardé le souvenir d’un lord Lannister vaincu au premier tour par lord Tyrell, grand jouteur de renom. Certes, ser Tybolt, aujourd’hui devenu lord, s’en était un peu mieux sorti et il était demeuré invaincu, bien qu’il fut à un moment désarçonné par un chevalier de l’Orage. Le Jeune Lion l’avait quand même remportée à coups de bouclier. Il s’était bien défendu, mais de là à dire que c’était admirable… Il y avait tout un monde ! Pour seule conclusion, Edric se contenta alors d’un petit sourire accompagné de quelques mots simples.
« Je vois. »

Le reste du repas passa tout seul et à son issue, Edric avait envoyé Loren chercher une chambre. Se tournant vers la dame de Dorne, il l’avait alors invitée à aller discuter dans un endroit plus calme, proposant les chambres en tentant de la rassurer sur sa proposition. Mais lorsqu’elle évoqua le côté cavalier de cette demande, Edric crut bon de se justifier. « J’en suis conscient, ma dame. Néanmoins, je doute que cet établissement ne dispose d’un salon privé et à moins de se rendre à l’écurie, les chambres restent le lieu le plus propice pour se tenir éloigné des oreilles indiscrètes. » Non pas qu’il ait des secrets d’état à révéler, mais on n’était jamais trop prudent. Et puis la nuit tombait petit à petit et une promenade nocturne pouvait leur attirer bien des ennuis maintenant qu’ils avaient décliné leurs identités au vu et au su de tous. La sécheresse pouvait pousser les plus pauvres à faire des choses terribles et il valait mieux être très prudent.

Toutefois, comme la dame acceptait malgré tout, Edric l’aida à se lever avant de l’accompagner vers l’escalier, non sans noter qu’elle évoquait un défunt mari. C’est là qu’il répondit à la question qu’elle avait posé quant au choix de la chambre.
« Je ne sais absolument pas à quoi ma chambre peut ressembler. Loren vient à peine d’aller la prendre. Mais je ne pense pas que des plumes soient au rendez-vous, ici. J’imagine que votre chambre fera l’affaire, à moins que cela ne vous dérange… » Puis, alors qu’ils montaient les marches, il se permit d’ajouter autre chose. « Je pense que laisser ma chambre libre pour ce cher Loren ne peut qu’être bienvenu, surtout s’il s’entraine avec votre garde. Il risque de finir courbaturé ou noyé par l’alcool et il aura bien besoin de repos si je veux le voir en selle demain matin. »

Ils finirent donc par arriver dans la chambre de la dame et cette dernière prit une fois de plus la parole. Ses propos pouvaient sembler très étranges, voire mystérieux, mais au moins, ils confortaient Edric dans son idée. « Je sais que vous n’êtes pas lady Dayne. D’ailleurs, si j’avais encore eu le moindre doute à ce sujet, vous l’auriez dissipé à l’instant. Pourquoi me poser une telle question alors que vous vous êtes présentée vous-même. » On était en droit de se poser la question. On pouvait aussi se demander pourquoi elle semblait si curieuse de dissiper ce qui était visiblement un mensonge. Que gagnerait-elle ainsi à révéler sa véritable identité ? Difficile à savoir… « Vous êtes peut être originaire de Dorne, mais je ne pense pas que vous soyez issue d’une maison noble. Je pense que même à Dorne, une noble dame voyage rarement avec un unique soldat. Néanmoins, vous êtes au fait des choses de la noblesse et vous connaissez le blason de ma maison. J’en déduis donc que vous côtoyez des seigneurs, comme peut être lord Damon. Si tel est le cas, il n’y a pas tant de possibilités, surtout au vu de votre comportement quelque peu… entreprenant, dirais-je. » Souriant, Edric se déplaça à travers la pièce, jusqu’à une chaise de bois sur laquelle il s’installa. « Je peux bien entendu faire une grossière erreur, mais je serais tenté de penser que vous êtes l’une de ces courtisanes que l’on trouve toujours dans les camps de tournoi. » L’explication semblait logique, mais en cas d’erreur, Edric risquait la fureur de la dame… ou de la femme, au choix. Néanmoins, c’était la seule chose qui pouvait expliquer qu’il se souvienne ainsi d’elle. A elle de le confirmer, ou de tenter de l’infirmer par un raisonnement logique.



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Message Dim 26 Fév 2012 - 20:40

Elle était ravie de pouvoir s’entretenir en privé avec Edric, elle serait bien plus à l’aise sans personne autour pour écouter ce qu’ils avaient à se dire, ou plus si affinité. Mais cela dénonçait aussi qu’il ne pensait pas qu’elle soit une noble Dame, aucune femme de haute naissance n’accepterait de s’entretenir en privé, sans la présence d’un garde, dans une chambre, dans une auberge, encore moins si elle était mariée, d’où son nouveau mensonge à propos d’un veuvage. Quoi qu’il en soit, il était de compagnie tout à fait agréable et avenant avec ça, elle n’avait aucune raison de refuser, surtout si cette rencontre inattendue lui permettait de compter un nouveau client riche et bien né. Elle n’était plus de première jeunesse et hélas, les corbeaux ne fusaient pas pour l’appeler dans tel ou tel château où elle avait l’habitude de travailler beaucoup de ses anciens fidèles étaient morts, et les autres avaient de quoi se payer des femmes plus jeunes. Alors quand elle avait l’occasion de trouver du travail elle ne se faisait pas prier, même si, par moment, lorsque ce métier la dégoutait un peu trop, elle essayait de faire autre chose. Sauf qu’entre ce qu’elle gagnait en une nuit à vendre son corps et ses talents et ce qu’elle gagnait en une semaine à servir dans une taverne, il y avait de quoi revenir très vite à ses anciens vices.

« Pas le moins du monde… » Répondit elle alors qu’Edric lui proposait d’aller dans sa chambre à elle, prise un peu plus tôt, mais qui effectivement ne serait ni mieux ni pire que celle du jeune homme, heureusement encore riait-elle de ses propres plaisanteries. Ils furent bientôt dans l’escalier et elle fut surprise par la nouvelle remarque du noble damoiseau. Elle n’y comprenait vraiment plus rien, il était très poli, très gentil, très respectueux, mais il sortait des bombes, d’abord l’invitation à discuter en privé dans une chambre et maintenant le fait qu’il ne dormirait pas dans la chambre qu’il avait fait prendre à son cousin. Que cherchait-il ? Que pensait-il ? Que voulait-il ? Si elle avait été une noble dame elle se serait retournée et lui aurait envoyé une gifle avant d’appeler à l’aide, s’en rendait-il compte où était il extrêmement maladroit ? Non il savait parfaitement ce qu’il faisait, et une telle remarque ne pouvait vouloir dire qu’une chose, il savait parfaitement à qui il avait affaire… Elle prit donc son meilleur air étonné pour répondre.

« Et vous ? Où comptez-vous dormir alors ? Généralement mon garde dort sur une paillasse au pied de mon lit. On n’est jamais trop prudent, ces auberges peuvent s’avérer être de véritables coupes gorges pour une femme seule, surtout en ce moment où le peuple peine à trouver de quoi manger. Il pourrait dormir avec votre cousin, ou même dans les écuries et encore, s’il ne s’endort pas sur une table trop rond pour monter, et vous prendriez alors sa place, seulement, je doute que cela vous sied, vous n’êtes pas un simple soldat.… Enfin, nous n’en sommes pas là, et je suppose que vous avez de quoi vous payer une deuxième chambre si nécessaire. »

Voila, ils étaient dans la chambre, pas de décoration outrancière, rien de bien luxueux, mais c’était suffisamment douillet pour passer une bonne nuit, et le matelas de laine serait bien plus confortable que la terre. Il y avait toujours différents types de chambres dans les auberges et Eva avait de quoi s’offrir mieux que les couches de paille pleines de puces, surtout quand elle s’offrait le luxe d’une véritable escale après l’âpreté des bivouaques Dorniens, elle ne lésinait alors pas sur les moyens. Mais là n’était pas la question, ils seraient très bien ici pour discuter, mais elle était curieuse d’apprendre ce qu’il savait d’elle exactement, car tout tendait à penser qu’il ne la prenait plus pour une noble Dame du tout. A sa question sur les raisons de sa question qui en réalité la renvoyait plus aux raisons de son mensonge, elle se contenta de répondre par un sourire en coin, il comprendrait, mais elle voulait d’abord savoir ce qu’il savait. Toujours appuyée sur la porte, son sourire s’élargissait à mesure qu’il lui exposait ses réflexions, mais ne fit aucun commentaire. Lorsqu’il eut terminé elle fut presque vexée et en tout cas surprise qu’il n’ait pas prononcé son nom, pourtant connu, enfin il était vrai qu’elle n’était pas une habituée des Terres de l’orage, elle répondit donc sans plus de cérémonie. Elle le toisait néanmoins d’un œil acéré, sans méchanceté, mais avec une certaine résolution.

« Si j’avais été une Dame de la maison Dayne, non seulement j’aurais eut d’avantage de gardes pour voyager, mais je ne vous aurais jamais suivi dans cette chambre, vous le savez bien. Aussi, je sais que vous n’êtes pas dupe, si vous étiez un idiot, je pourrais avoir envie de vous tromper, et encore, je n’en vois pas l’intérêt, mais vous êtes loin d’être bête, aussi puis-je vous dire qui je suis, par contre, vous comprendrez que je ne peux pas révéler mon identité au premier abord, et encore moins au vu et au su de tous. Je dois être prudente, je mens parce que mon métier et mon statu peuvent m’attirer bien des ennuis, mais cela ne signifie pas que j’aime mentir. » Elle se radoucit et se décolla de la porte pour s’approcher un peu de lui avec un tendre sourire et la tête légèrement penchée. « Quand à vous, vous êtes probablement le plus avenant des hommes que j’ai eut l’occasion de côtoyer depuis bien longtemps. C’est bien agréable de s’entendre appeler courtisane et non prostituée. » Elle souriait et lui adressa un signe de tête ne remerciement de son amabilité.

« Eva dite Eva Heaven, Dornienne de naissance et courtisane de mon état, pour vous servir Messire Edric Estremont. » Après l’avoir regardé un instant avec un air amusé, elle fit une petite révérence et se dirigea d’un pas mesuré vers le lit tout en gardant le port hautain auquel elle était habituée et qu’elle pouvait plus aisément montrer en privé qu’au milieu de la salle commune d’une taverne, elle s’assit sans lascivité excessive de manière à lui faire face. « Maintenant que vous savez qui je suis, à vous de choisir la manière dont vous voulez disposer de moi, mais je serais très chagrinée si vous perdiez votre plaisante courtoisie à mon égard. C’est hélas trop souvent le cas et j’évite de dire ce que je peux faire aux personne que je ne crois pas capable de me parler avec respect malgré mes activités, d’où mes mensonges… »
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