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Message Mer 23 Nov 2011 - 23:54

Sur le large des Terres de l'Ouest, elle attendait patiemment au port qu'un moyen de transport arrive pour elle. Elle était, juste avant de perdre son temps devant la mer, passé saluer Damon qui devait lui aussi se demander ce qu'elle était devenue. Oh, elle n'était pas partie très loin, dans le Conflant plus exactement où elle fit de sympathique et coquasses rencontres. Elle était revenue avant que l'attaque ne débute à Salvemer, gentiment prévenue et par Harlon et par Sargon. Trop gentil de leur part de la prévenir d'un si grand danger. Donc, dans le fond, ils la voyaenit comme une personne, ou simplement un bon élément qu'ils risquaient de perdre. Elle n'était vraiment pas d'humeur. Vraiment pas, et ce fut pire encore, quand elle attendait des heures et des heures ce bateau qui prenait son temps à déchirer le paysage bleu et liquide qui s'offrait devant ses yeux, comme un long désert à la robe majestueuse.

"Ma cher fille, Lord Greyjoy se rend à Salvemer bientôt. Tu ferais mieux de ne pas y trainer, cela risque d'être mouvementé dans le Conflant. Va te réfugier aux terres de l'Orage, je te prie. Mes amitiés, ton père."

"J'ai eu vent que vous étiez sur Salvemer ou son voisinage. On s'active pour y envoyer des boutres fer-né pour une attaque. Il ne serait pas prudent du tout pour vous d'y rester, surtout que votre place est aux côtés de Tarbeck."

Cette dernière missive était étrangement pas signé, mais elle savait de qui elle venait. Elle lui avait aussitôt répondu.

"Envoyez moi une pauvre chaloupe sur les Terres de l'Orage, j'ai tant besoin de naviguer".

C'était un peu codé, dans le risque où une mauvaise personne aux yeux trop curieux venait à tomber dessus. Or, elle aurait bien pu préciser par quelques images sa venue sur les îles de Fer, mais elle n'en avait aucune envie. Pourquoi lui dirait-elle ? Il refuserait. Ainsi, il le ferait, ce cher Sargon Harloi. Cela l'horripilait de devoir trouver de vraies raisons pour qu'elle ait une audience avec lui, pour qu'il daigne accepter de la faire revenir un instant sur son pays natal. Harlon ne serait pas là, c'était donc une bonne occasion. Il le ferait, il enverrait des gens la chercher, ne serai-ce que par curiosité. Elle aurait aimé de l'inquiétude, mais était-ce trop demandé à cet arrogant personnage. Elle en avait bien peur.

Assise sur la plage, non loin du port, elle était partie se dégourdir les jambes. Avec un petit bout de bois, non elle n'écrivait pas le nom de celui qui avait trop d'obsession pour elle, à son propre gout, mais juste des formes, quelques torsades, des arabesque celtes, des choses sans réelle représentation réaliste de ce qui pouvait exister. Ce fut alors, qu'enfin un navire de marchands arrivait au port. Elle se leva. Elle n'était pas certaine que ce fut le bon. La veille, elle en avait guetter trois et s'était approchée d'eux, lorsque la déception lui fit cracher un juron, les pieds tapant fortement sur les plaquettes de bois du port. Trainant ses pauvres jambes, elle se fit discrète, feignant d'admirer les navires de pêcheur, en quête d'acheter du poisson. Puis alors, elle n'aurait pu être plus sotte si elle ne devinait pas que c'était bien ces pirates barbares. Des marchands, immenses et rustre, à la dégaine effrayante. Elle leur sourit poliment, avec surement trop de charme et dit simplement.

_ Vendez vous de la Seiche ?
_ Non, mais de l'or ...
_Parfait, ajouta t-elle avant de tendre la main.

Le code était bon, c’était bien des compatriotes qui n’étaient venu que pour elle. Un des deux, trois hommes du navire lui attrapèrent le bras avec vigueur avant de la projeter dans le bateau. Elle arriva d’un pas gracile sur le petit pont et elle sentit presque immédiatement une main qui lui flattait la fesse. Elle se retourna vivement, donna une tape sèche sur cette curieuse.

_ Si tu crois que c’est gratuit pleutre !
_ Si tu crois qu’on paie pour ce genre de chose !

D’un simple geste de la main, elle dégaina sa dague qu’elle coinçait dans sa botte et la pointe vint pincer le gras du cou de l’homme. Elle avait un regard noir et rageur. Il comprit que ce n’était pas le moment de rire avec la jeune femme. Il ne l’avait pas vu arriver, sûrement un pauvre homme de main, juste bon pour taper comme un géant, lent et bourrin. Elle fut rapide qu’il n’avait point compris comme ils en étaient arrivé dans cette situation assez humiliante pour l’homme. Elle se plaça dans un coin du bâtiment, jusqu’à son arrivée sur les îles. Le navire n’était pas très grand. C’était sûrement l’ancienne embarcation d’un marchand particulier qui tentait de ventre ses produits artisanaux. Un homme sûrement d’une situation très précaire qui n’eut pas la chance de tomber sur les Fer-nés. Ils volaient même les plus miséreux sans scrupule. S’était-il imaginer avec sa toute petite « chaloupe » à peine remplis de maigre richesse qu’il arriverait à attirer l’attention de pirates fou furieux. Sûrement pas. C’est-ce qui avait construit l’angoissante réputation des Fer-nés. Pas de quartier, pas de pitié, on prend ce qu’on nous porte sous le nez.

Elle était assise en tailleur à l’avant du bâtiment, sa tête qui dépassait à peine au dessus du bord. Le vent soufflait dans ses longs cheveux bruns. Elle avait finit par faire une natte, agacé de recevoir toutes ces mèches qui lui fouettaient le visage. Ils arrivaient bientôt. Dans l’eau, au milieu que de cette grande étendue bleu, il était difficile à croire qu’elle savait où elle était, surtout encore en plein jour. Mais il y avait des odeurs, puis si on fixait assez bien l’horizon, on pouvait deviner à peine, cette tâche presque transparentes, comme derrière la brume, les îles de Fer. Elle fut patiente, sentant le temps passé, comme l’eau qui les englobait tout entier. Elle avait étalé devant elle, en dépliant un petit mouchoir de tissus, quelques trésors qu’elle avait faucher : des bijoux, des pierres.

Puis alors, les trois matelots arrivèrent près d’elle lorsqu’elle remballait précipitamment son mouchoir, l’enfonçant entre ses deux seins. Il n’y avait parfois, pas meilleur cachette. La bateau mouilla enfin l’île où se contraient tout les Harloi, en habitant la moitié, ce qui ne fit que donner le nom Harloi à ce petit bout misérable de terre. Elle se prépara à descendre. Elle se stoppa, en équilibre sur le bord du bateau qui penchait fortement, n’ayant plus de fond. Elle souleva un pan de son jupon bordeaux, laissant un joli spectacle à l’homme aux mains baladeuses. Il les avait tendu, mais elle avait déjà bondit avant de finir les pieds dans l’eau. Encore une fois, elle lui échappait. Elle rit et lui envoya un baiser.

_ Attend que je t’attrape et tu vas me sentir passer ma grande, râla le marin.

Elle lui fit un sourire jaune avant de courir avec légèreté sur la plage. Ses bottes étaient couvertes de sable tant elle étaient humides. Arrivant aux demeures des Harloi, elle ralentit dans sa course effréné. Elle était essoufflé et tentait de reprendre son souffle. Sargon lui avait manqué, mais il ne devait pas le savoir.

Elle fit face à la maison Kenning. Elle sourit, puis passa son châle sur la tête, se battant pour avoir moins les yeux brillants et cet air joyeuse. Puis dans le fond, elle le détestait, pourquoi s’enjouer autant. Parce qu’il était beau, et si charmant, à sa façon. Elle avait tant envie de le voir, de le sentir, d’entendre juste sa voix. Elle en avait déjà le cœur qui s’excitait en elle. Elle salua les gardes à l’entrée, puis passa les salles, s’enivrant de cette odeur presque nostalgique. Elle passerait par celle de son père sûrement, juste pour s’envelopper de quelques souvenirs innocents. Elle s’entoura un peu plus dans son crochet, les yeux clos. Elle en avait passé du temps dans la maison Kenning, pour obtenir les faveurs de Sargon, et même pour juste discuter et plus encore. Elle était un peu plus froide depuis la mort de sa mère, mais elle était spacieuse et fortement bien décoré. Il était à l’image de Sargon : tout était soigné. Elle pénétra enfin dans la salle principale, le sable qui craquait sous ses pieds. Il était de dos. Il ne l’avait pas entendu entrer. Elle sourit et secoua la tête pour se retirer cet air bêta. Elle contourna une grande table, laissant son châle glisser sur une chaise. Elle s’approcha d’une corbeille de fruit sur une console, y volant une pomme dans laquelle elle croqua bruyamment.

Sargon fit volte face. Elle lui fit un sourire en coin.

_ Etrange de te voir seul. Je m’imaginais déjà entendre une pauvre fille hurler ton nom de plaisir et réveiller toutes les îles … Oooh mon dieu, que c’est bon. J’ai une de ces faims, si tu savais … Tu n’aurais pas mieux à m’offrir. Un bon ragout de poisson ! Tu me dois bien plus, mais je sais qu’obtenir quelque chose de toi … Faut forcement de l’implorer à genoux, la bouche pleine de l’essence même de ton arrogance… Puis arrête tes manières dans tes messages, pourquoi « vous » ? Ah oui, c’est vrai. Je ne suis que ton agent que t’as sauté certes, mais juste un agent … Après tu t’étonne que je me ris bien de toi en laissant Damon hors de mes yeux…

Elle s'appuya sur le meuble, continuant de mordre sur sa pomme. Son autre bras barrait son corps, geste qui cherchait inconsciemment à ce protéger de cet homme. Elle le fixait, de ses yeux clairs, plein de provocation. Elle finit par regarder sa main qui tenait la pomme. Sa peau était sèche de par le sel de mère et légèrement brune.

_ Je prendrais bien un bain aussi ... On m'offre souvent un lit, mais rarement un bain.
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Sargon Harloi
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♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Jeu 24 Nov 2011 - 13:31

     Sargon avait la tête habitée par des pensées diverses, des contrariétés comme sa dernière rencontre avec Harlon le Rouge, des projets comme son prochain pillage sur les côtes de l'Ouest,.... Tant de pensées que le bruit des pas de Deirdre ne lui parvint pas aux oreilles. C'était plutôt passable pour un homme d'armes de ne pas entendre approcher quelqu'un, mais d'un autre côté il était chez lui, enfin chez feu sa mère, et il n'avait pas à craindre les attaques de ses ennemis. Le dieu noyé savait qu'il en avait. Les gens hostiles au Harloi étaient plus nombreux que ceux qui l'appréciaient et cela n'était pas étranger à son comportement pour le moins arrogant et égoïste. Mais cela était sans importance au jeune Fer-né, la nature avait jugé bon de le doter d'un caractère sûr de lui et même si Dagon Greyjoy en personne venait lui reprocher son comportement, Sargon ne le croirait pas. Il était si facile de vivre et de prendre des décisions importantes lorsque le doute n'existait pas.

     Le bruit des dents qui s'enfonçaient dans la pomme fit se retourner le capitaine de la Veuve Salée alors que son regard arrogant se posait sur le visage d'une femme qui lui était bien connue. Il la regarda lui sourire avant de détourner ses yeux pour constater qu'elle s'était débarrassée d'une sorte de châle qu'elle devait porter pour se protéger des vents marins qui agressaient la peau. L'attention de Sargon se reporta sur le visage de Deirdre alors qu'elle se lançait dans un rapide monologue chargé de reproches. Décidément, il n'avait jamais aimé les retrouvailles avec ses anciennes conquêtes, souvent le jeune Fer-né se disait qu'il n'aurait pas dû aller aussi loin avec la belle espionne, mélanger travail et plaisir faisait forcément ressortir de mauvaises choses et voilà qu'elle se jouait de lui au lieu de tenir son rôle. Mais elle était trop tentante, trop sensuelle et la réaction de Harlon lorsqu'il avait vu Deirdre s'approcher du jeune homme faisaient qu'il ne pouvait pas reculer et avait cédé à l'envie. Il était trop tard pour regretter. Il soupira légèrement comme si tout cela le fatiguait avant de s'approcher de la jeune femme d'une démarche assurée, puis il s'arrêta à quelques dizaines de centimètres d'elle, la regardant de haut tout en croisant ses bras sur son torse.

     ▬ Ne t'as-t-on jamais dis que tu parlais beaucoup pour une espionne ? Rassure-toi, j'ai congédié toutes les femmes pour que nous ne soyons pas dérangés, je peux bien t'accorder quelques minutes de mon temps après tout. Ce n'était que de la pure provocation, des mots simplement destinés à agacer la jeune femme sans qu'il n'y ait quelque chose de véridique derrière. J'aurais peut-être quelque chose à t'offrir si tu me montres que je n'ai pas dérangé mes hommes pour rien, j'imagine que tu dois avoir une bonne raison de demander à revenir ici non ? Cet air détaché et arrogant, le Fer-né savait comment faire croire qu'il était désintéressé par quelque chose, ou quelqu'un dans le cas présent. Puis je croyais comprendre que tu aimais que l'on s'occupe de toi, j'aurais imaginé que tu apprécierais le fait que je te vouvoie comme si tu étais une grande dame. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Même si tu approches plus de la catin je te l'accorde. »

     Vulgaire, il l'était sans aucun doute, mais Sargon se complaisait dans le rôle de l'homme dominateur, il appréciait de lui rappeler sans cesse la facilité avec laquelle il l'avait mise dans son lit, si Deirdre voulait jouer sur ce plan elle savait bien qu'il mettrait la barre très haut. Après qu'elle se soit regardée et lui ait annoncé qu'elle désirait se laver, Sargon décroisa ses bras tout en lui offrant un sourire plein de moquerie comme si elle venait de lui faire part de son désir d'épouser un lord.

     ▬ Quelques jours passés chez ce Tarbeck et tu te transformes en dame de la cour ? Est-ce que le sel de la mer est tellement dérangeant pour toi ? »

     Sargon leva la main et sans prendre la peine de lui demander l'autorisation, passa ses doigts sur l'épaule dénudée de la jeune femme comme s'il cherchait à en éprouver la douceur. Une moue de réflexion se dessina sur ses traits arrogants alors qu'il haussait les épaules comme si ce qu'elle lui disait était totalement faux. Plus il avait l'occasion de se montrer infect et désagréable avec elle, plus il le ferait. Elle était bien plus désirable lorsqu'elle suintait la rage.

     ▬ Tu es bien assez propre pour ce que je veux de toi ma chère dame Pyke. »

     Encore un coup bas, le Harloi appréciait de lui rappeler sans cesse qu'elle était bâtarde et qu'aux yeux de beaucoup elle ne représentait rien de plus qu'une belle paire de cuisses. Le titre n'était là que pour rendre l'insulte encore plus présente, si cela lui faisait plaisir de se faire traiter en dame, elle allait être servit. Sargon retira sa main de la peau de Deirdre avant de lui arracher la pomme qu'elle mangeait de ses mains, puis il en profita pour croquer à son tour dedans avant de s'éloigner de quelques pas.

     ▬ Ce fruit coûte cher et tu n'as rien donné pour le moment qui justifie que je dépense quoi que ce soit pour te remplir l'estomac vois-tu. »

     Elle voulait jouer les simples agents en lui reprochant de la traiter comme si elle n'était qu'une simple espionne avec qui il se serait amusé au lit, et bien il allait la traiter comme telle. Il fallait que ce soit à Deirdre de faire machine arrière, si la belle comptait faire en sorte qu'il la détrompe en lui disant qu'elle avait été bien plus que quelques minutes de plaisir, elle se fourvoyait. Même en imaginant qu'il puisse le penser, le côté égoïste et arrogant du Harloi l'empêchait tout simplement de prononcer de tels mots. Après avoir croque quelques morceaux du fruit, il se retourna vers la jeune femme une fois qu'il eut parcouru la pièce du regard comme si elle était plus intéressante que la bâtarde, puis il la dévisagea avant de la détailler de haut en bas. Elle était habillée comme les femmes de l'Ouest, encore comme une femme « normale », il fallait avouer que cela lui allait plutôt bien, mais il voyait surtout là l'occasion de la railler une fois encore.

     ▬ Il faudra peut-être que je songe à te faire tatouer mon nom pour que les Fer-nés ne te prennent pas pour une roturière de l'Ouest lors de leurs raids. Quel endroit conviendrait le mieux ? J'imagine certainement tes cuisses vu que c'est ce que l'on voit en premier chez toi. »

     Un sourire narquois se dessina sur ses lèvres alors qu'il lâcha un soupir en laissant le trognon sur une table, une servante s'en occuperait bien. Tout ce qu'il disait n'était qu'une manière de la rabaissait plus encore tout en lui rappelant – à tort – qu'elle lui appartenait. Sargon était possessif et il estimait que Deirdre lui devait de remplir correctement sa mission même si cela ne lui plaisait pas. Le jeune homme se détourna de la demoiselle sans même lui faire signe de le suivre, puis il prit la direction de sa chambre où ils seraient plus tranquilles pour discuter. Même si le serviteurs n'iraient pas raconter ce qu'ils entendaient, le Fer-né préférait éviter que des oreilles indiscrètes ne puissent épier leur conversation. La Pyke suivrait obligatoirement où pourrait-elle aller d'autre de toute manière ? Sargon arriva à sa chambre quelques instants plus tard sans même s'être retourné une seule fois pour vérifier que Deirdre avait décidé de le suivre, si elle partait, la jeune bâtarde savait bien qu'elle ne le reverrait plus jamais et l'arrogance du Harloi le poussait à penser qu'elle ne pourrait pas se passer de lui. Appuyé contre le mur situé à côté de la fenêtre, il regarda la porte lorsque la silhouette de la brune se dessina.

     ▬ Et bien, entre donc ! Tu jouerais les vierges effarouchées maintenant ? Il te faut une invitation spéciale ? »

     Il claqua sa main contre son palais dans un signe d'agacement, attendant qu'elle daigne enfin entrer dans la chambre puis il lui fit signe de fermer la porte histoire qu'ils soient réellement tranquilles. Il y avait intérêt à ce qu'elle puisse lui offrir quelque chose d'intéressant, Sargon commençait à s'impatienter à force de se contenter de petits raids sur les Terres de l'Ouest et inconsciemment il espérait que Tarbeck chercherait à le trahir rien que pour avoir le plaisir de le passer au fil de son épée. Crépuscule pendait à sa ceinture comme toujours, alors qu'il posa son regard mordoré sur Deirdre.

     ▬ Est-ce que tu as appris quelque chose au sujet du Tarbeck ? Il ne m'inspire toujours pas confiance, cet idiot espère vraiment que je vais tenir parole, sa bêtise est telle que je me demande même s'il ne le fait pas exprès. Il marqua une pause avant de reprendre. Oh, mais j'oubliais.... Tu es trop occupée à vadrouiller dans l'Ouest pour remplir ton devoir, je pensais pourtant que notre arrangement avait été clair. »

     L'arrangement qui avait été décidé ici même en réalité, Deirdre avait l'air de dire oui à tout ce qu'il pouvait lui demander à l'époque, mais peut-être que quelque chose l'avait fait changer d'avis. Une pointe d'agacement s'installa dans l'esprit de Sargon alors qu'il se demandait si une rencontre avec un idiot des Terres de l'Ouest n'était pas responsable de tout cela.

     ▬ Laisse-moi deviner, un jeune crétin qui t'as cuissée et tourné la tête ? J'espère que tu n'en oublies pas notre pacte. »

     Rien ne filtrait mis à part un agacement grandissant, même si au fond de lui-même il sentait une certaine pointe de... Jalousie ? Deirdre lui appartenait et c'était comme ça. Il n'accepterait aucune négociation.


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Message Ven 25 Nov 2011 - 0:10

A peine arrivée et c’était avec cette horrible arrogance qu’l lui parlait. Elle ne devait pas s’étonner vu avec quelle désinvolture elle avait débarqué. Il avait cet air si satisfaisant sur le visage qui l’agaçait au plus haut point, à le regretter tout entier. Mais alors, la prestance qui s’en dégageait ne faisait qu’enflammer son attirance pour lui. Elle était toujours écartelée entre ses deux sentiments. Or, elle le haïssait tant quand il la traitait de femme de petite vertu. Il ne cessait de l’humilier avec tellement de petitesse d’esprit. Oui, elle ‘lavait poussé à ce qu’il la traine dans sa couche et la consomme avec ardeur. Que l’attirance pouvait vous rendre idiot. Elle s’en voulait presque. S’il continuait elle allait le tuer de rage et avait honte d’être si sotte. Mais s’il était trop doux avec elle, trop attentionné et plein de transport, elle aurait vite porté son dévolu sur quelqu’un d’autre. Triste désir malsain de vouloir ce qu’on ne pourrait avoir.

Elle n’avait pas baissé la tête une seule fois, le fixant de ses yeux légèrement verts. Ses paupières n’avaient même pas coupé son regard noir à l’attention du jeune homme. Il la prenait de haut, elle le ferait aussi. Elle n’en pouvait plus de ses répliques, sa mâchoire si serré que les muscles étaient bandés et accentuait la carrure de son visage pourtant si fin. Il n’arrêtait pas, il ne la laissait pas respirer un moment, ni même répliquer. Elle avait eu bien sûr tout le temps de répondre à ses attaques, mais la bile qui lui brûlait l’estomac, et remontait le long de sa trachée, acide, l’empêchait d’ouvrir la bouche. Mais qu’est-ce qui la retenait de le gifler.

_ Je me disais, tiens, tu me vois comme une espionne, finalement non. Ce mot à bien fini par sortir : catin … Quel douce attention de ta part de ne pas me voir que comme un objet politique. Je suis rassurée, finit-elle par lui cracher, ne pouvant se taire encore un peu plus longtemps.

Il lui fit encore une remarque. Il n’allait pas arrêter. Il s’approcha d’elle. Elle ne fila pas. Elle n’avait pas peur de lui, du moins pas de ses coups. Il n’avait jamais porté la main sur elle, sachant que ses mots suffisaient pour la blesser. Il était par contre tendu et ses yeux ne se décrochaient pas de sa personne. Juste un doigt, un seul qui touchait à peine son épaule. Elle frémit. Cela faisait si longtemps qu’il ne l’avait pas touché, même quand elle faisait des allé-retours, rares, entre les îles et l’Ouest. Ils parlaient, point. Elle ne restait jamais longtemps. Elle s’était trahit, lui laissant une faille énorme qu’il n’avait plus qu’à fêler pour que sa carapace ne tombe en millier de morceau. Elle avait tout simplement former les yeux et penché la tête de quelques millimètres sur le côté à son contact. Il était si proche et sentait si bon. Elle ouvrit les yeux et fit une deuxième faute, en les détournant à son vis-à-vis.

Il fallait qu’il la rabaisse encore. Elle leva la tête vers le plafond, tapant du pied. Il fallait qu’elle se retienne de lui sauter à la gorge, de lui répondre, de s’enflammer, de l’achever de réplique assassine, car il n’attendait que ça. Elle n’allait pas lui donner ce qu’il voulait. Non, qu’il aille au Dieu des Tornades. Elle était si crispée et se frappait intérieurement, se mordant la langue pour se taire. Le silence était presque religieux dans la pièce, juste la voix exécrable de Sargon qui résonnait dans l’immense salle.

Elle allait mordre dans la pomme, mais il la lui arracha des mains, sa bouche qui se fermait dans le vide. Ses yeux décochèrent tant de haine et de colère à l’attention de Sargon qui lui dévorait son maigre lot. Cela résumait si bien leur relation. Elle touchait à un peu d’espoir, elle consommait une partie, mais il arrivait toujours pour la lui voler, juste sous le nez et l’anéantissait devant ses yeux, comme là, lorsqu’il rongea le fruit jusqu’au trognon, sans rien lui laisser. Aucun espoir … Il en prenait, encore et encore. Il ne resterait plus rien du tout, comme à chaque fois. Il revint vers elle. Sa main vacilla contre sa cuisse pour la tendre vers la pomme et récupérer son trésor, mais non, elle stagna le long de son corps. Juste après, elle froissa le jupon supérieur de sa robe. Il l’avait jauger avec ces yeux d’homme, son dédain insupportable. Elle s’observa elle-même, une petite moue légère sur sa bouche pulpeuse. Elle était si vilaine que cela ? Une roturière de l’Ouest ? Pourquoi râlait-il, c’est lui qui l’y avait envoyé. S’il préférait quand elle arborait ses tenues plus masculine, plus ouverte, courte, cachant moins de peau, il fallait qu’il la garde ici. Quel idiot. Elle ne le regardait plus désormais, toujours concentré sur la pomme qui perdait de son nourrissant.

_ Oui, ou les fesses peut-être, on en raffole me dit-on souvent. Je n’ai parfois même pas le temps de parler, qu’on me désir ardemment… Mais alors, laisse moi graver de mes ongles le miens sur ton visage arrogant … Ah, ou plutôt sur ta verge, la première chose que les femmes honore en te voyant … Tu ne leur laisse même pas le temps de voir autre chose de toi, répliqua-t-elle, penchant sa tête pour aiguiser son regard.

Il la posa, avec détachement sur la table, devant ses yeux. Elle criait au fond d’elle-même, mais son apparence extérieure était toujours aussi muette et les muscles qui tressautait de toute l’humeur qu’elle lui portait. Elle n’avait d’attention que pour son festin gâché pour cet homme. Sargon lui gâchait tout. Sa tête se releva et il avait disparu. Tournant dans tout les sens, elle vit son ombre se dérober dans le couloir. Elle serra les poings, lâchant un gémissement rauque d’agacement. Elle donna un coup dans le trognon de pomme, lorsqu’elle s’envolait pour le suivre. Le cadavre de pomme vint s’écraser sur le sol, collant avec possession la paille et le sable contre lui.

Les couloirs étaient longs et étroits, comme souvent. Ils arrivèrent à la chambre. Pourquoi ? 2trangement, elle en avait tant rêvé ces dernières nuits, mais là, elle réfutait à l’idée d’y entrer. Mauvaise ambiance, il allait faire quoi ? Elle ne revenait pas pour ça. Si, mais elle ne voulait plus qu’il joue aussi facilement avec elle. Il l’invita à entrer, toujours aussi insultant. Elle y mit les pieds, mais restait à distance de lui. Trop prêt et elle perdait ses moyens. Rien que ses yeux comme des orbes doré la faisant fondre.

Elle ferma lentement la porte, restant contre. Elle effleurait le bois sous ses doigts, évitant de poser ses yeux sur le lit. Elle l’écoutait parler, toujours sans rien dire. Elle attendait qu’il finisse, pour voir jusqu’où il irait. Qui serait le plus fort à ce jeu, qui allait laisser tomber le premier : l’un se taisant, l’autre finissant par hurler.

_ Déjà, pour ton information, vu que tu préfère m’insulter avant que je ne puisse t’expliquer ma venue. J’ai vraiment besoin d’une raison ? Je suis venue car je me lassais des îles. C’est étrange comme quand je suis là, j’ai envie de vomir, cette odeur nauséabonde de sel et de poisson partout, ce vent, ces gens. Mais finalement, quand je suis loin de ma région, elle me manque. Enfin, tu ne fais pas parti de l’ensemble, tu ne dois pas en être étonné, vu l’accueil que tu me portes. Je pensais rendre visite à Aaricia Greyjoy, elle est seule vu que le Seigneur est à Salvemer, elle a sûrement besoin de compagnie. Pour Tarbeck, il est sage écoute. Enfin pas avec moi, et tu dois comprendre que j’ai eu envie de vadrouiller… Mais pas seulement que l’Ouest. Tu sais, j’ai vite découvert qu’il n’y avait pas que ces morceaux de terre rocheux, il y a tellement d’autre richesse et tellement d’homme, si tu savais …

Elle reprenait un peu plus le dessus. Le sourire s’affichait fièrement sur son visage, mutin et arrogant comme les siens. Elle finit par quitter la porte qui la soutenait. Elle roulait ses hanches, une cuisse qui se caressait à l’autre. Elle se dandinait tel un félin jusqu’à lui. Une main vint effleurer le barre du lit à baldaquin et elle arriva devant lui. Elle tourna tout autour, ses doigts qui l’effleurait.

_ Pas un seul homme Sargon, lui chuchota-t-elle, la bouche contre son oreille. Plusieurs. Et ils sont tellement plus généreux que toi. Même Damon se montre déjà plus attentionné et sait me récompenser…

Elle se recula sèchement, la voix moins sensuelle et s’approchait du balcon. Elle s’appuyait au bord, appréciant la vue. Il n’y avait pas un chat. Il n’était pas encore près d’elle, mais allait-il s’approcher ? En tout cas, elle sentait son regard dans son dos. Elle ferma les yeux, inspirant l’odeur revigorante du bord de mer, des îles qui n’étaient que l’essence même du large. On pouvait se retourner en ayant toujours cette rassurante vision bleu et humide.

_ Il y a bien des choses qu’il ne dit pas … Je ne sais pas pourquoi il traine et que tu n’as aucun corbeau. Peut-être que pour lui, cela ne vaut pas l’intérêt. Mais tu n’es pas prudent. Faire confiance à des personnes comme moi, qui ne voit que par les richesses, on finit par tourner sa veste au plus offrant. Ce que je fais un peu. Une chance que … J’ai Harlon le Rouge sur le dos.

Elle baissa la tête, se frottant un peu les bras. Elle était peu couverte et le vent qui venait de balayer tout son corps était si frais. Elle finit par se retourner, s’asseyant sur le bord, balançant ses jambes dans le vide avec grâce. Elle pencha la tête, encore ce sourire taquin et vicieux sur le visage. Elle se mordit la lèvre.

_ Pourquoi venir ici ? T’espérais quoi en m’amenant dans ta chambre ? Ah oui, je ne suis qu’une catin !!! Tu veux une information, tu m’auras pas avec tes coups de reins. Je veux une pierre … Et oui, c’est moi qui gagne cette fois-ci. Et encore, je me retiens de t’en coller une depuis que je suis arrivée…

Elle croisa doucement ses jambes, remontant l’une d’elle, le tissus de sa robe qui coulait le long de sa cuisse. Elle essayait de l’aguicher, qu’il la désire, mais elle le laisserait pas le toucher. Elle n’était pas sûr que cela allait marcher, mais qui ne tentait rien, n’avait rien. Elle se mordit encore la lèvre.

_ Je ne te demande pas grand-chose, pour un simple baiser, on me donne un logis…

Elle plaquait ses mains sur la pierre, prête à bondir pour lui échapper, que ce soit pour la frapper ou l’avoir.
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Sargon Harloi
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♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Ven 25 Nov 2011 - 13:19

     Elle n'était pas rassurée, loin de là même, Sargon le constata aussitôt lorsqu'il la vit se coller contre le bois de la porte de sa chambre comme une enfant après son doudou. Un sourire amusé se dessina sur les lèvres bien ourlées du Fer-né qui ne pouvait s'empêcher de se délecter du moindre signe de malaise qui apparaissait chez Deirdre. Il n'était pas homme à se montrer volontaire détestable pourtant, habituellement c'était simplement son côté arrogant qui agaçait les autres, mais dès qu'il était mis en présence de la bâtarde, c'était plus fort que lui, il devait se montrer infect. La belle éveillait toute une foule de sentiments qu'il connaissait bien et qu'il avait déjà éprouvé vis-à-vis d'autres femmes, mais jamais tous en même temps. Un mystère, voilà ce qu'était la protégée de Harlon, c'était peut-être tout simplement pour cette raison que le jeune homme se montrait aussi entreprenant et à la fois aussi désintéressé.

     Il ne rétorqua rien à ses explications au sujet des îles qui lui manquaient et alors qu'elle avançait le fait qu'il ne faisait pas partie des choses qui lui manquaient. Tiens donc ? Puisqu'elle désirait jouer les indifférentes, il ferait de même ma foi, Sargon était persuadé de pouvoir avoir les femmes qu'il voulait, même si la Botley lui résistait il ne voulait d'elle qu'une épouse et non une femme pour assouvir ses désirs. Le Fer-né divisait les femmes en deux tableaux et pour l'instant, il plaçait Deirdre dans celui des femmes désirables et non utilisables alors qu'elle était pourtant en train de jouer les espionnes pour lui. Enfin, c'est surtout ce qu'elle était censée faire, mais pour le moment leurs corbeaux n'avaient pas été très productifs. Inlassablement, la bâtarde poursuivait son exposé en lui déclarant qu'elle comptait bien rendre visite à l'épouse de Dagon, il la connaissait pour l'avoir rencontrée quelques temps auparavant alors qu'elle était encore une Bonfrère, il avait bien tenté de la courtiser, mais cela n'avait rien donné d'intéressant.

     Les yeux dorés du Harloi ne quittaient pas la silhouette trop habillée de la jeune femme alors qu'elle abordait le sujet de ce qu'elle découvrait dans les terres de Tarbeck, à croire qu'elle avait enfin compris que la vie ne s'arrêtait pas après les îles de fer. Elle était en train d'essayer de le rendre jaloux en parlant d'autres hommes et bien que l'idée de savoir que d'autres mâles pouvaient profiter de sa chair ferme ne l'enchantait pas, bien au contraire, il n'en montra rien, ne se départissant pas de son sourire arrogant. Elle fit écho à sa vantardise en arborant à son tour un sourire qui lui était propre avant de s'approcher de lui d'une démarche qui lui seyait à merveille, il la suivit du regard l'air de rien alors qu'elle se mit à tourner autour de lui. Sargon l'écoutait puis porta son attention sur le mur de pierre face à lui tandis qu'elle tentait de lui faire imaginer tous les hommes qu'elle avait collectionnés pendant son séjour là-bas. Puis sa voix s'éloigna et il planta ses yeux inquisiteur sur elle jusqu'à ce qu'elle se décide à continuer de parler de Tarbeck. Ses paroles ne l'inquiétèrent pas outre mesure, il savait ce qu'il faisait et n'avait pas besoin des conseils d'une femme, même espionne.

     Ses lèvres du Harloi restaient closes alors qu'elle cherchait à savoir pour quelle raison il avait décidé de l'amener dans sa chambre et non pour continuer leur discussion dans la salle commune, mais il ne put se retenir de rire légèrement en l'entendant lui annoncer qu'elle voulait une pierre en échange d'informations. Croyait-elle qu'il allait lui offrir un magnifique bijou parce qu'elle avait daigné écarter ses cuisses pour lui ? Sargon ne pouvait même pas envisager d'offrir quoi que ce soit à la Botley, même en lui faisant la cour, alors pour une espionne qui devait travailler pour lui.... Même s'il en avait éprouvé l'envie, sa raison lui aurait refusé ce plaisir. Donner quelque chose à une femme, céder à son caprice une première fois et vous étiez réduits à continuer jusqu'à la fin de temps. Le jeune homme observa le manège de la bâtarde qui tentait certainement d'éveiller quelque chose en lui, elle pouvait bien y parvenir, mais son arrogance serait plus forte et il la laisserait partir sans même un mot agréable si elle persistait sur cette voie. Alors qu'elle était installée sur son siège improvisé, le Harloi s'approcha sans se départir de son amusement clairement visible.

     ▬ Et bien si tu reçois tellement de la part des tes amants, je me demande encore pour quelle raison tu viens m'embêter avec tes envies de pierres. Tu devrais aller faire les yeux doux au Tarbeck et peut-être qu'il t'offrira un beau collier qui sait. Sargon s'approcha encore, son attitude était désinvolte et rien en lui ne manifestait la moindre envie de séduire Deirdre. Je dois avouer que je te prenais pour une véritable Fer-née, je n'aurais jamais imaginé que l'on puisse t'acheter avec de belles choses, mais visiblement je me trompais. Enfin pas en suggérant ton nouveau métier. »

     Le capitaine de la Veuve Salée faisait référence à la tradition des Fer-nés qui disait que l'on ne pouvait porter de bijoux et d'habits riches uniquement si l'on avait réussi à l'arracher par le sang et par le fer. Offrir un bijou à une femme et l'acheter de la sorte revenait donc à dire que c'était une femme à vendre, autrement dit une catin, le mot que Sargon avait employé pour rabaisser Deirdre. Il ne pouvait pas rater une telle occasion, l'idée qu'elle puisse s'envoyer en l'air avec d'autres laissait un goût aigre dans sa bouche et il se vengeait en l'écrasant. Peut-être qu'un jour elle cesserait de croire en sa beauté et n'irait plus voir ailleurs ? Le Harloi s'approcha pour se placer à une dizaine de centimètres d'elle sans faire de geste qui laisserait croire qu'il voulait l'attraper.

     ▬ De plus, si tu es venue sur les îles uniquement parce que tu avais le mal du pays, il faudra que tu m'expliques pour quelle raison ma demeure aura été ta première escale si je ne fais pas partie des choses qui te manquent. Il aurait été plus logique que tu rendes visite à ton père si tu sais qui il est. »

     A ce niveau, elle possédait un avantage certain puisque Sargon ignorait que la jeune femme était la bâtarde de son oncle, seuls les Harloi du côté du lord étaient au courant et le père du capitaine de la Veuve Salée était morte longtemps avant la naissance de la jeune femme. Autrement dire, il ignorait un détail assez important qui pourrait bien lui retomber dessus un jour. Peu lui chalait au final, la seule chose qui importait c'était que la belle brune était venue ici pour le voir et qu'elle n'était pas allée ailleurs avant, sa première escale avait été à Kenning pour le voir. Il en était persuadé. Qu'elle essaye de se convaincre du contraire l'amusait au plus haut point et il allait exploiter ce filon à fond. Il s'approcha encore, posant ses mains de part et d'autre de la jeune femme bien qu'elle pouvait encore d'échapper en passant sous son bras, libre à elle de s'enfuir si elle le souhaitait ! Sargon approcha son visage de Deirdre alors qu'il parlait d'un ton plus bas, mais sans manifester le moindre désir de la posséder.

     ▬ Allons, allons, ne t'énerve pas ma chère. Je ne t'ai pas amenée ici pour profiter de tes talents, visiblement tu as bien assez à faire avec tes amants des terres, je ne voudrais pas t'épuiser à la tâche sans compter que je ne veux pas attraper une saleté. Il soupira légèrement. Je me contente simplement de ne pas laisser d'éventuels témoins, je n'ai aucune envie qu'une serviteur désireux de se faire mousser aille raconter notre entretien à ton si cher Harlon. »

     Il planta ses yeux mordorés dans ceux de la jeune femme, resta silencieux un bref instant comme s'il était en train de chercher à savoir si elle essayait de lui cacher quelque chose, puis il recula soudain avant de s'éloigner de quelques pas tout en revenant assez près pour rester à portée de main. Dans le jeu de l'indifférent, il pouvait aller plutôt loin et comptait sur la passion de la belle plante pour gagner la partie. Sargon allait la titiller jusqu'à ce qu'elle explose et cède. La femme qui le ferait se découvrir n'était pas encore de ce monde.

     ▬ Mais comme tu dis, il ne faut faire confiance à personne, pas ce Tarbeck, mais pas toi non plus peut-être. Tu le dis toi-même, tu ne vois que les richesse et tu commences déjà à essayer de me soutirer de l'argent, je devrais peut-être envisager de te remplacer puisque visiblement tu es heureuse que mon oncle ne cesse de me poser des barrières. Je ne voudrais pas que tu me vendes. »

     Il se retourna pour la regarder en silence, cherchant, l'air de rien, à voir si elle affichait le moindre air vexé ou inquiet. Le jeune homme se laissait aller à imaginer qu'il pouvait la manipuler comme il le souhaitait. Si elle revenait trop cher il devenait normal de vouloir la remplacer, mais en avançant cette idée Sargon espérait surtout qu'elle allait plutôt tenter de le persuader du contraire et faire tout son possible pour obtenir des informations précieuses. Tout se basait sur le fait qu'elle ne pourrait pas se passer de lui, son côté arrogant en était persuadé, mais peut-être n'était-ce pas les cas ? Alors il se trouverait une autre femme. Plaçant son bras gauche en travers de son torse, il posa son index gauche sur ses lèvres dans un air de réflexion avant d'arborer le sourire qu'il réservait normalement à Deirdre lorsqu'elle éveillait le désir en lui.

     ▬ J'ai repéré une belle espionne lors de mon dernier voyage chez les Bonfrère, je suis persuadé qu'elle ne serait pas contre l'idée de travailler pour moi. A moins avis elle demandera bien moins que toi et je pourrais autant satisfaire tous mes besoins, autant d'informations que du reste. Puis comme tu sembles plaire au Tarbeck, cela ne fera certainement que renforcer notre lien s'il croit que je lui ai envoyé une fille pour le satisfaire. »

     Sargon comptait sur la jalousie naturelle des femmes, il fallait qu'elle se sente outrée et mise en danger à l'idée de pouvoir se faire remplacer par une autre espionne – qui n'existait pas, mais ça Deirdre l'ignorait – si la jalousie faisait son entrée, peut-être pourrait-il calmer ses ardeurs. Après un bref moment de réflexion, il hocha la tête et laissa retomber ses bras le long de son corps.

     ▬ Excellente idée, je vais de ce pas aller demander à mes hommes de la chercher. »

     Il se détourna alors, montrant son dos à la jeune femme en faisant quelques pas vers l'intérieur de sa chambre en direction de la porte comme s'il comptait la laisser ici pour aller s'occuper d'une autre femme. Jalousie, feras-tu ton travail ?


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Message Ven 25 Nov 2011 - 22:57

Il la mettait enfin au pied du mur. Elle s'y attendait et malheureusement, il allait gagner. Cela ne l'énervait qu'encore plus, lorsqu'elle sentait ses nerfs la lâché entièrement et ne plus la garder maitre d'elle. Il jouait sur un sujet tendu et délicat. Elle était si idiote et persuadé de n'être rien, qu'elle n'avait pas vu qu'il avait réagis d'une certaine jalousie, aussi factice soit elle. Elle lui appartenait just,e rien de plus, une femme, non même pas une femme, pas avec un un grand "F", mais juste un objet en sa possession. Elle avait tant ce besoin d'affection, que quand elle en avait pas, elle se sentait rejetée et ne lisait pas entre les lignes, surtout pas avec Sargon. Ses mains serraient la pierre à en avoir les jointure blanche. Son visage était si tendu, les traits qui explosait la peau de son visage, les yeux qui allait presque le planté comme des flèches tant ils étaient ardent et prêts à bondir sur lui. Il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Il avait exposé tout les faits, tout ses gestes en la faveur de son égocentrisme colossal. Elle ouvrait la bouche, soufflant, comme si sa voix était si empoisonné qu'elle ne pouvait en sortir aucun son. Son si doux minois était proche du sien. Elle en recula légèrement, ses yeux qui se perdait sur sa bouche. Son odeur, quelle odeur ! Elle était prête à lui sauter au cou pour la sentir un peu plus et s’enivrer jusqu’à l’extase. Leur nouvelle séparation risquait d’être bien trop difficile. Elle finit par avancer un peu plus son visage, essayant de le dominer un petit peu, un peu plus d’espoir dont il l’émancipait encore. Elle ne faisait pas le poids contre lui et tout ce qu’il disait était vrai. Elle ne pouvait rien réfuter.

_ Laisse Harlon tranquille ! Aie un peu de respect pour un honorable homme qui pense lui aussi à ma catin de vie, sans rien me demander en retour, siffla t-elle, agacé.

Elle voulait qu'il se taise. Il continuait de la rabaisser à ses pieds, de la mettre à genoux devant lui. Il était vrai que dans cette image là, elle l'était, elle était non loin de lui donner corps et âme, mais il n'avait pas le droit de le dire aussi facilement et clairement. Les choses, parfois, mises sous silence étaient bien plus facile à accepter. Ce genre de vérité, écrites ou dites pouvait être effroyable à assumer. Elle détournait la tête, comme pour fuir tout ce qu’il disait. Elle n’acceptait pas, non. La rage gonflait en elle, comme une immense flamme en son sein. Il allait arrêter ? Car il allait amèrement le regretter. Il était si proche d’elle. Elle n’en pouvait plus. Qu’il s’écarte. Elle avait de le lui crier, le lui hurler, si fort que ce fût sa voix qui le propulserait à l’autre bout de la chambre. Elle ne voulait même plus le voir, pas son visage arrogant, entendre sa voix sereine sortir de ses lèvres qu’elle voulait tant ardemment sentir contre sa bouche, le reste de son corps.

Sa canine venait attenter sa lèvre, la mordant avec une progression puissante. Elle ne voyait que le ciel, lui jetant que de rare regard en coin. Le ciel était dégagée, mais gris. Triste. Comme elle, au fond de son esprit. Elle avait fermé les yeux un instant, dans l’idée de partir. Si elle restait, cela finirait mal et elle s’éloignerait que toujours plus de Sargon. Elle se demandait jusqu’à quand restera-t-elle accrocher à lui, avant de trouver quelqu’un d’autre qui saurait la traiter comme il se doit. Y arriverait-elle tout simplement, ayant déjà une habitude à préférer ce genre d’homme. Tout comme lui, quand on séduisait, la personne qui vous ignorait le plus ou vous faisait le plus mal était la plus intéressante. C’est alors qu’elle tourna vivement la tête, le regard noir et meurtrier. La remplacer ? Vraiment ! Qu’il le fasse ! Elle avait toujours la bouche close, les lèvres tirés l’une sur l’autre, crispées. On aurait presque pu croire qu’elle lui enverrait la dague en pleine gorge, rien que par son esprit tant il émanait de haine. Il continuait. Il n’en faisait que d’éloge. Elle pouvait encore se battre contre elle-même pour ne pas lui reprocher de voir d’autre femme, elle ne pouvait rien y faire. Par contre, elle n’accepterait pas qu’il la remplace. Elle avait plus ou moins un rôle dans la tête de Sargon, elle ne voulait pas la perdre même si cela n’était que professionnel ou autre. Pas son rôle d’agent.

Elle bondit du bord du balcon, arrivant face à lui. Au même moment, finissant à peine sa phrase, elle le tourna face à lui et le gifla avec violence. Elle tremblait de son courroux, les yeux enflammés. Elle finit par le pousser violemment, les mains sur le plats de sa poitrine.

_ Pauvre fou !!! Tu te fous de moi !!! Tu sais pas … Non t’en sais rien ! Tu les veux tes info ?! Va sur tes terres de l’Ouest toi-même ! Remplace moi, et crois moi que je vais te pourrir la vie ! Tu n’es pas content, alors que c’est TOI qui m’y a envoyé ! J'étais bien gentille d'accepter, vu comme tu me traites. Tout travail doit être payé ! Ose me parler de tes faveurs, c'est toi qui en profite le plus, pas moi. Ce n'est pas une assez bonne monnaie pour moi !

Elle s’avança encore vers lui, ses paroles sans aucuns impact ni sens. Que pouvait-elle argumenté contre son remplacement, alors que la colère était maitresse en son corps. Un petit coup de poing contre sa poitrine alors qu’il tentait de retrouver l’équilibre. Elle tourna sur elle-même, enveloppant le corps de Sargon de sa présence, sa fine main qui attrapait la sienne et elle lui relevait le bras derrière le dos. Son pieds vint se poser dans l’articulation de son genoux et elle le mit à terre. Le bruit de ses os frappèrent conter le sol. Elle maintenait la prise sur son bras. Elle finit par poser elle aussi un genoux à terre, l’autre relevé qui appuyait dans son dos.

_ Après on s’étonne que je quitte mon poste et que je m’évade ! Il y a une chose que t’oublie Sargon, grogna-t-elle. Je ne suis pas Damon et on se moque pas de moi. Je ne vais pas attendre que tu me roule pour te donner quelque chose. Tu paie d’abord et t’auras ce que tu veux ! Tu crois que je fais ça gratuitement, vraiment ? Sinon, arrache le moi par le fer et dans le sang… Enfin, s’y t’y arrive !

Elle avait ses deux mains sur son bras, manquant bien plus de force que lui, même si elle le surpassait en art-martiaux. Elle l’allégea donc d’une main. Il avait déjà bien les muscles qu’il fallait pour se débarrasser d’elle désormais. Elle avait sortit sa dague de sa botte et posa la lame sous sa gorge.

_ Engage la, et je lui ferai regretter sa naissance, toutes celles que tu prendras même, et en plus tu me perdras ! Retire ce que t’as dis !!!! Retire le, hurlait-elle, la voix brisée. Tu ne me remplaceras pas par une de tes catins Sargon ! Je te jure qu’encore vivante, jamais tu ne feras ça ! Fais le, sinon ton nom sera humilié, pauvre Harloi ambitieux, assassiné bête par une de ses filles de joies, bâtarde des îles… Une simple femme… répliqua t-elle avec cynisme.

Sa main tremblait sur la lame. Il le savait qu’elle ne le ferait pas. Elle n’en serait jamais capable. Après le blesser oui, mais si elle le faisait là, il se viderait de son sang. C’était bien trop risqué pour qu’elle ose.

_ Baise autant de femme que tu veux chéri, mais ne me remplace pas par une pauvre idiote qui se croit meilleure que moi… Tu n’as du voir que son cul avant son talent… Je ne sais pas ce qui me retient enfaite. Toi, ensuite Tarbeck…

Elle avait le souffle rauque et saccadé par les émotions. Elle finit par lâcher la lame et il se dégagea d’elle, profitant de l’occasion. Elle roula en arrière, la tête tapant sur le tapis en peau. Elle se redressa vivement, glissant sur celui-ci pour lui sauter dessus, juste armé de ses poings. D’un bond de biche, elle arrivait sur lui, après avoir saccagé les décorations du sol, brandissant la main pour le frapper.
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

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Message Sam 26 Nov 2011 - 14:44

     Elle commençait doucement à sortir de ses gongs, Sargon se délectait déjà de la réaction qu'elle risquait d'avoir, bien qu'il ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'elle avait donc à apprécier autant son oncle. Il était vrai que Harlon le Rouge s'était toujours comporté de manière protectrice vis-à-vis de la beauté et peut-être même qu'elle lui faisait les honneurs de ses faveurs. Un sourire se dessina brièvement sur les lèvres finement ourlées du Fer-né, peut-être bien que c'était pour cette raison que l'oncle du jeune homme refusait de voir la bâtarde s'approcher de trop près de son neveu, de la jalousie ? Cela l'amuserait bien, comme si ce vieillard et lui pouvaient concourir dans la même catégorie. Il avait bien plus de chances face à Qalen le Pouce. Enfin quoi qu'il en soit, la demoiselle n'avait pas apprécié le mot « catin » vu le nombre de fois qu'elle venait de le lui retourner, après il y avait de quoi la comprendre, personne n'appréciait un tel traitement. Seulement c'était le seul moyen que le capitaine de la Veuve Salée avait trouvé pour la maintenir sous son joug, Deirdre n'était pas le type de femme que l'on gardait près de soi en dégoulinant d'attentions délicates. Elle était son type de femme.

     Il fallait toutefois avouer qu'il ne s'attendait pas à se faire gifler. Lorsque le bruit des pas de la jeune femme s'approcha de lui et qu'il sentit sa main se poser sur son épaule pour le retourner, Sargon envisageait plutôt la possibilité qu'elle se mette à l'invectiver, mais apparemment le Fer-né avait trop titillé sa jalousie. La joue du Harloi l'élança un instant alors qu'il entendait son oreille siffler d'une manière plus que désagréable, une chaleur se dégageait de sa peau à l'endroit où elle l'avait frappé. Fronçant les sourcils sous le coup de la surprise, il perdit son équilibre lorsqu'elle le repoussa violemment, une vraie furie ! Elle protesta avec des mots qui sonnaient creux, qu'espérait-elle en disant tout cela ? Qu'il allait changer d'avis ? Pfeuh ! Visiblement Deirdre se rendit elle-même compte de ses paroles et de leur manque de sérieux puisqu'elle commença par le frapper une nouvelle fois avant de lui faire une prise destinée à lui faire poser un genou à terre pour qu'elle puisse se placer derrière lui, en position de « force ». Sargon savait bien qu'il pouvait retourner la situation s'il le souhaitait, il était plus musclé et plus fort que la bâtarde, mais cela l'amusa et il se laissa faire. Pour le moment.

     La voilà qui poursuivait ses accusations en prétendant qu'elle ne se laisserait pas avoir comme il roulait Tarbeck, la bonne blague, la seule différence était qu'il lui avait demandé de travailler pour lui sur l'oreiller, il considérait surtout cela comme un bonus de leur relation et ne la voyait pas comme une agent à part entière. Ce n'était pas pour rien qu'il tolérait ses petits écarts et son comportement plutôt répréhensible. Sargon hésita un moment à retirer son bras et à se redresser lorsqu'il sentit l'une de ses mains se retirer, mais il n'en fit rien et fut.... Amusé de constater qu'elle pensait l'effrayer avec sa dague sur sa gorge. Encore s'il avait envisagé qu'elle puisse le faire, peut-être se serait-il sentit en danger, mais il la connaissait tout de même bien et savait parfaitement que ce n'était que des menaces en l'air. Pour peu, Sargon aurait appuyé la lame contre sa gorge rien que pour voir si elle reculait ou continuait sur cette voie. La jalousie débarqua encore plus fortement lorsqu'elle parla des agents qu'il pourrait engager et lorsque sa voix se brisa, un sourire se dessina sur les lèvres de Sargon. Il avait gagné. Il l'avait touchée en plein dans le mille et ses paroles ne pouvaient pas convaincre lorsqu'elle avait la main qui tremblait autant.

     Une dernière vague de jalousie qui débarqua, puis la jeune femme lâcha son arme et le Harloi se redressa aussitôt avant de se retourner en direction de Deirdre qui s'était redressée pour lui sauter dessus en brandissant son poing comme si elle comptait le frapper. Seulement cette fois-ci, Sargon s'y attendait et il était bien décidé à ne pas la laisser le prendre de haut une seconde fois. Au moment où la bâtarde arriva devant lui, le Fer-né fit un léger mouvement sur le côté, se dégageant du chemin, tout en levant la main pour attraper la nuque de Deirdre. Puis il la poussa en avant de manière à la coller contre le mur de briques glaciales. Afin d'éviter qu'elle ne se dégage trop rapidement, le Fer-né s'approcha aussitôt d'elle et la bloqua contre avec son corps tout en se débrouillant pour qu'elle ne se débatte pas trop. La jeune femme avait de la réserve et bougeait comme une anguille cherchant à échapper au pêcheur, seulement le Harloi n'était pas décidé à la laisser s'esquiver aussi facilement.

     ▬ Allons, calme-toi donc tu vas encore te blesser ! »

     Il parlait d'un ton moqueur comme s'il se gaussait de la voir essayer de lui échapper alors qu'elle lui avait elle-même sauté dessus. Deirdre pouvait considérer qu'il s'inquiétait pour sa santé ou simplement qu'il ne voulait pas demander aux servantes de nettoyer le sang qu'elle pourrait coller sur ces briques. Sargon lâcha sa nuque sans pour autant reculer et lui laisser la possibilité de s'éloigner, sa main gauche bloquait le bras de la belle et il utilisa son autre main pour dégager les cheveux de la nuque de la bâtarde et approcha son visage de son oreille pour lui parler d'un ton de confidence.

     ▬ Serais-tu jalouse ma chère ? A moins que tu ne craignes que je ne paye mieux cette espionne que je ne te paye ? Si ça peut te rassurer, je ne couche pas avec les agents qui travaillent pour moi, enfin en temps normal, tu as été une exception. Afin qu'elle ne se fasse pas trop d'idées, il ajouta quelques mots après un bref silence. Cela dit, je ne te considérais pas comme l'une de mes employées, ce qui signifie que je n'avais aucune raison de te payer autrement. »

     Autrement que par ses faveurs en somme, pour lui la bâtarde avait accepté d'aller là-bas sans autre raison que pour pouvoir voyager un peu et éventuellement lui rendre service. Mais visiblement même avec elle rien n'était gratuit, ce qui signifiait qu'il y avait toutes les chances pour qu'il soit obligé de lui donner quelques pièces. Seulement, à partir du moment où elle deviendrait « officiellement » une espionne à sa solde, Sargon comptait bien tirer un trait sur tout le reste, aussi difficile et désagréable que cela puisse être. Quelques instants de silence passèrent avant qu'il n'approche encore un peu son visage, sa joue frôlant l'oreille de Deirdre alors qu'il fit glisser sa main sur l'épaule de la belle pour la poser à plat sur sa peau et raffermir sa prise.

     ▬ Tu es le genre de femmes que je ne paye pas, mais je ne n'envisage pas autrement qu'une partie de plaisir. Tu peux choisir ma chère, je peux te donner l'argent que tu souhaites, mais dans ce cas tu ne seras rien de plus qu'une agent parmi tant d'autres. Cela dit, il n'y a pas une foule de choix pour toi, une simple amante ou ça. Il rigola légèrement. Personne n'épouse de bâtarde. »

     Une manière comme une autre de lui rappeler qu'il n'y avait pas d'autres chances pour elle d'entretenir des relations intimes avec lui que de rester une amante. Il ne l'épouserait jamais et il y avait toutes les chances du monde pour que le jour où le Harloi trouve une femme, il continue de voir fréquemment celle qui se trouvait être sa cousine. Sargon était un homme à femmes et une seule ne lui suffisait pas, autant par lassitude que par besoin de renouveau, c'était bien pour cette raison qu'il appréciait la compagnie de la bâtarde, elle était si versatile qu'il en découvrait plus à chaque fois. Les lèvres du Fer-né effleurèrent la nuque de Deirdre alors qu'il reculait après que son souffle ait caressé la peau de la jeune femme, puis il prononça encore quelques mots sur un ton caressant.

     ▬ Je crois qu'il va falloir revoir notre arrangement, je vais certainement devoir trouver un autre moyen de me renseigner sur les intentions de ce Tarbeck puisque tu as décidé de battre la campagne, mais tu pourras me rester utile. »

     Il avait prononcé ce dernier mot avec un ton de dédain comme s'il doutait que se puisse être le cas. Après quoi Sargon lâcha la jeune femme, reculant d'un pas pour la libérer alors qu'elle se débattait toujours comme un poisson hors de l'eau, une sirène aussi dangereuse que celles des légendes pour le coup, puis il marcha quelques pas jusqu'à se retrouver au milieu de la pièce. Le Fer-né réfléchissait rapidement et reporta finalement ses yeux mordorés sur le visage de la belle, un sourire collé aux lèvres.

     ▬ Hum, il se pourrait que tu t'occupes de récupérer quelques dettes que certaines personnes me doivent. Tu pourrais aussi te renseigner sur la sœur de lord Lannister, je me suis entretenu à son sujet avec Damon et elle ferait une femme-sel de choix. »

     Il avait prononcé le tout sur un ton enjoué, l'idée de pouvoir faire un pied-de-nez à lord Tybolt était une idée qui le faisait saliver d'avance. De plus la jeune femme était de toute beauté et il n'avait rien contre le fait de commencer à se faire une collection de femmes-sel. Restait à voir sur Deirdre allait aussi rechigner à la tâche où si elle allait enfin comprendre où était sa place. Il croisa ses bras sur son torse en dardant du regard le minois de la jeune femme.

     ▬ Alors, est-ce que tu trouves tout cela trop dégradant pour ta classe nouvellement acquise ? A moins que tu ne préfères que je te charge d'aller droguer tous les chevaliers de l'Ouest ? Vu que tu as dû coucher avec la moitié ça ne sera pas très dur j'imagine. »


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Message Sam 26 Nov 2011 - 23:00

Il la fit voler. Elle sentit son corps se projeter en arrière alors que le Harloi s’était brusquement redressé. La lame avait à peine toucher le sol, qu’il avait attaqué. Elle se remit rapidement debout, un genoux au sol, l’autre pied qui la lançait dans les airs. Légère et rapide, elle volait dans l’air pour l’atteindre, levant le poing pour l’attendre, qui sait en plein visage.

Il ne fit qu'un pas sur le côté. Il la connaissait presque par cœur, c'était affolant et affaiblissait la pauvre Deirdre. Le voyant lui échapper, elle sentit aussitôt une poigne de fer, comme la plus part des natifs de ces îles, lui attraper brusquement la nuque. Elle avait beau tenter de se libérer avec quelques rotations, ou en enfonçant ses ongles dans la peau de sa main, rien n'y fait. Il tenait prise et la baladait sans mal. La secouant presque dans tout les sans de par ses ébats, elle finit contre la pierre sèche. Elle poussa un râle de surprise et de douleur. Elle vibrait de rage sous lui, elle n'en pouvait plus. Elle râlait entre ses dents. Elle se battrait autant qu'elle le pourrait. Il lui bloqua un bras derrière son dos à son tour et malgré la douce couleur de ses nerfs qui tiraient et ses os qui se tordait, elle continuait de gesticuler en quête de s'en aller, animé par sa fierté. Elle se calma un moment, lorsqu'il vint passer le bout de ses doigts dans ses cheveux pour s'approcher d'elle. Sa voix grave, dans le creux de son oreille l'enchantait et son souffle, son odeur qui venait l'englober tout entière. Elle avait fermé les yeux, cambrer son corps comme pour tenter d'échapper à son contact, même si la pierre l'en empêchait. Malgré ses dents serré de colère, elle était complètement éperdue de le sentir si proche d'elle.

Oui, elle était plus que jalouse et non elle n'avait pas peur qu'il la paye plus, mais qu'il l'apprécie plus, qu'il la consomme avec mille fois plus de passion qu'il ne l'avait fait avec elle. Le silence qui suivit ses paroles aussi agaçantes que stressantes pour la jeune femme, était intenable. Elle n'avait plus rien d'autre pour se concentrer, sauf sa présence si près d'elle, cette pression, certes peu agréable, était un maigre lot, mais exquis après tant d'absence de contact avec lui. Elle eut un léger soubresaut quand il serra son épaule, jetant la tête en arrière pour tenter de penser à autre chose. Mais à quoi ? Il n'y avait que Sagon dans sa tête. Elle tremblait encore, mais là, elle frissonnait de plaisir. Est-ce que le Harloi le savait ou il mettait encore cela sur le coup de la colère. Elle espérait la deuxième hypothèse. Elle donna un coup d'épaule en direction du jeune homme, comme pour lui rappeler de l'affront qu'elle lui faisait et qu'elle n'avait aucune envie de le sentir, qu'il la maitrise ainsi.

Il était si aisé avec les mots qu'elle n'y vit que du feu. Elle n'était qu'une petite marionnette entre ses doigts, elle le savait dans le fond, mais elle était incapable de faire autrement. Il faisait d'elle ce qu'il voulait, alors que pourtant, il n'était pas facile d'avoir la main sur Deirdre. Saleté de Harloi. Elle avait tellement envie de le frapper jusqu'à ce que ses mains soient en sang. Il continua sa petit jeu psychologique qui marchait à merveille sur Deirdre. Elle ne voyait qu'une chose : perdre la seule attention qu'elle arrivait à avoir de lui, et non pas que soit il la traitait comme une professionnel, soit lui laissant de la dignité, ou une simple prostituée avec qui il jouait sans remords. Il finit avec un coup de grâce. Elle le savait oui ! Pas besoin de le lui rappeler. Elle savait très bien qu'elle n'aurait jamais Sargon, même sans sa situation, alors oui, dans ce cas là, il n'y avait aucune chance. Il lui arrachait ses espoirs, pour la énième fois.

_ Je préférais mourir que d'être marié à un homme aussi vil que toi, cracha t-elle, le front désormais posé sur la pierre, aussi calme qu'un poisson mis trop longtemps hors de l'eau.

Il avait doucement approché ses lèvres de sa nuque, mais juste assez pour éveiller un plaisir à son paroxysme chez la dame. Elle avait réussit à étouffé un soupir de ravissement, mais l'air avait siffler hors de sa bouche, ne pouvant échapper à l'oreille de Sargon, du moins, elle le pensait. Il pouvait sentir, sous ses mains, le corps de la jeune femme qui s'était raidi un instant avant d'en avoir les jambes presque flageolante. Honteuse, elle avait vite repris ses ébats, contrariée. Il finit par la lâcher et s’éloigner, continuant de mettre cette horrible et cruelle distance entre eux. Non, elle ne voulait pas. Peu importe tout l’argent du monde, même s’il arrête de lui dire à quel point elle n’était rien et inutile, elle voulait encore de ses regards sur elle, de son désir pour elle. Il s’éloigna et elle se tourna face à lui, la joue rosie à cause de la fraicheur de la pierre et du choc.

Elle baissait la tête.

_ Aliénor n’est pas si belle et à un caractère exécrable de petite noble capricieuse, siffla-t-elle, dès qu’il parla de la jeune femme.

Il répliqua encore, s’attaquant encore sur sa vertus. Elle se laissa subitement tomber un genoux, l’un d’eux qui se relevait discrètement sous sa robe pour avoir un pied à terre. Elle serrait le tapis avec force et les cheveux devant le visage, elle feignit des larmes.

_ Arrête donc d’être comme ça avec moi, mais qu’est-ce que je t’ai fais hein ?! T’es content de l’état dans lequel tu me mets ?!

Elle se redressa, il eut juste le temps de voir un éclair dans les yeux bleu de la demoiselle avant qu’elle ne tire la fourrure au sol. Il perdit quelques peu l’équilibre et finit sur el sol. Elle arriva en une jolie roulade, dévoilant ses jambes fuselé. Quand elle arriva la tête en haut, elle poussa sur ses mains, pour venir chevaucher Sargon. Elle lui attrapa la chemise, le souleva et le plaqua au sol violemment. Elle restait le plat de ses mains sur le torse de Sargon, toujours le regard aussi noir, sa voix claqua fermement dans l’air.

_ Tarbeck n’a rien dit, peut-être parce que cela n’en vaut pas la peine. Tu sais que Lord Lannister a fait évacuer les cotes. Ca fait un moment qu’on a pas vu un fer-né sur l’Ouest, alors des familles téméraires sont revenu loger leur demeure… Je ne sais pas ce qu’il y a à prendre chez eux. Je ne sais pas si il y a un intérêt. C’est le calme plat, tu sais. Que veux-tu qu’on te dise, alors qu’on nous attend partout ? Il faut s’aventurer sur les terres, mais n’aurais tu pas la crainte de ne plus avoir de l’eau dans ton dos ?

Elle finit par faire une moue et caressa son visage, approchant ses lèvres près des siennes, pour les effleurer.

_ Je ne veux pas d’argent Sargon… Tu me traite déjà mal, qu’est-ce que ce sera si je ne suis plus qu’une espionne… Puis franchement, t’arriverait à me payer, et refuser tout ça ?

Elle attrapa doucement sa main pour la poser sur sa poitrine généreuse.

_ Toi ? Celui qui pourrait visiter tout ce qui bouge, pour vu qu’on y voit un semblant de seins…

Elle laissa ses doigts passer à peine au dessus de sa chemise ample, à peine tenu d’un serre taille lacé. Soudain, elle la rejeta brusquement, croisant ses bras sur sa poitrine, toujours assise sur lui.

_ Tes missions idiotes, je les ferais que si c’est sur mon chemin, pour information. Et c’est le calme plat à l’Ouest, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Je suis comme toi, me satisfaire que de Tarbeck, cela m’ennuie, j’ai besoin d’avoir d’autre homme ! En tout cas, dit-elle, aplatissant un pli sur sa robe. Je t’avoue bien que je pensais ne jamais connaitre mieux que toi au lit … Finalement…

Elle avait cet air faussement innocent, comme si ses paroles n’était qu’un simple avis donné, sans avoir d’arrières pensées. Elle finit par le regarder, le menton haut, le dédain qui la tenait si droite.
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Sargon Harloi
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Message Dim 27 Nov 2011 - 13:15

     Sargon avait été amusé de constater que le simple fait de parler de la jeune Lannister mettait Deirdre en colère. Il ne se départissait pas de son sourire arrogant, sachant parfaitement qu'elle ne pourrait pas lui résister plus à l'avenir, la belle bâtarde appréciait certainement autant que lui les moments passés ensemble et ne semblait pas décidée à y renoncer. En pariant sur la jalousie, le Harloi avait décroché le gros-lot. La jeune femme était comme toutes les représentantes de son sexe, même s'il n'y avait rien de plus que du sexe entre eux, elle ne pouvait pas se retenir de sentir la jalousie lui broyer les tripes dès qu'il parlait d'une autre femme. Elles étaient faibles, trop pleines de sentiments, c'était pour cette raison qu'il aurait toujours un avantage certain sur les femmes. Une femme qu'il ne pouvait posséder totalement Sargon s'en débarrassait, d'une manière ou d'une autre....

     Toutefois, il fut quelque peu étonné de la voir se laisser tomber à genoux pour serrer le tapis entre ses mains en s'adressant à lui comme si elle était au bord des larmes. Et bien, le Fer-né ne s'était pas attendu à provoquer pareille réaction, il semblait toutefois qu'il pourrait tirer parti de cette situation et un sourire amusé se dessina sur ses lèvres devant la déconvenue de la jeune femme. Elle était vraiment trop facile à manipuler, tellement que cela en devenait presque lassant.

     Sargon se maudirait longtemps d'avoir pu se faire berner par une telle stratégie, dire qu'il se targuait de pouvoir manipuler qui il voulait sans aucune peine, voilà qu'une simple bâtarde réussissait à l'humilier ! Heureusement qu'ils étaient seuls dans cette chambre. Une lueur surprise passa dans les yeux mordorés du Harloi alors qu'elle le regarda d'un air étrange, mais il ne comprit que trop tard, lorsqu'il entra en contact avec le sol, douloureusement d'ailleurs. Les pierres glaciales coupèrent le souffle du Fer-né au moment où il chuta, ce qui laissa le temps à Deirdre de prendre le dessus en s'installant sur lui comme s'il n'était qu'un simple siège. Sargon lâcha un râle de protestation en serrant les dents, trop énervé et agacé contre lui de s'être laissé rouler aussi facilement, la situation était humiliante au possible. Elle le souleva et le plaqua au sol comme s'il n'était rien de plus qu'un simple sujet d'amusement ce qui ne faisait qu'augmenter encore plus la rage qui commençait à le prendre aux tripes. Il lui ferait regretter son petit jeu, Deirdre allait subir les conséquences de ses actes.

     Blessé dans son arrogance et dans sa fierté, le Harloi resta silencieuse alors qu'elle lui expliquait que Damon n'avait rien dit et que les côtes avaient été évacuées. Il n'y avait plus grand-chose à piller sur les territoires de l'Ouest, à moins de pouvoir s'enfoncer plus loin dans les terres, seulement il était inutile de préciser que Sargon n'avait aucune envie de devoir quitter sa boutre des yeux. Le Fer-né était un homme de l'eau, du sel de la mer et de ses embruns, il ne pourrait jamais livrer bataille dans un lieu où il ne pouvait pas voir la présence rassurante de la mer. Ces nouvelles n'améliorèrent pas l'égo blessé de Sargon qui avait espéré que la bâtarde puisse lui donner des informations plus intéressantes que celles qu'il avait déjà, pensant éventuellement que le Tarbeck lui avait caché quelque chose. Mais non. Il ne pouvait même pas se consoler en se disant qu'il pouvait s'occuper du cas de cet idiot trop confiant puisqu'il ne l'avait pas trahi.

     Ce fut le visage de Deirdre approchant du sien qui le tira de ses pensées noires alors qu'elle expliquait ne pas vouloir d'argent, il en était persuadé avant même d'avoir prononcé les paroles précédentes de toute manière, puis elle tenta de l'aguicher en lui faisant caresser sa poitrine voluptueuse. Oh, il n'y avait pas le moindre doute que si Sargon devait se passer du corps de la bâtarde ce serait avec un lourd regret qui ne s'effacerait certainement pas, mais il était tellement arrogant qu'il préférait encore se priver que de montrer son véritable intérêt pour une paire de jambes comme les siennes. La goutte d'eau qui fit déborder le vase ne fut pas qu'elle repousse sa main, mais qu'elle lui annonce avoir connu mieux que lui au lit. Si ça se trouvait c'était le même mensonge que lui et sa prétendue espionne, mais son égo déjà meurtrit n'accepta pas l'insulte accompagnée d'un regard de dédain, il réagit aussitôt. Sargon posa sa main sur la cuisse de la jeune femme avant de la remonter avec une certaine délicatesse vers ses hanches en appréciant la douceur de sa peau, puis une fois qu'elle fut arrivée à sa hanche, le Fer-né afficha un sourire moqueur puis la repoussa avec force sur le côté, accompagnant le tout d'un mouvement destiné à la faire rouler sur le dos. Ayant reprit le dessus, il lui attrapa la mâchoire d'une main et serra juste assez fort pour qu'elle ne se dégage pas, allongés qu'il était par terre il approcha son visage du sien pour lâcher quelques mots d'un ton qui se voulait neutre, mais qui était réellement très agacé.

     ▬ N'essaye pas de me rendre jaloux, tu perds ton temps ma chère. Si tu as connu mieux que moi, j'en suis ravi pour tes cuisses, visiblement tu préfères les beaux chevaliers qui comptent fleurette avant de s'occuper de toi, il est vrai que je n'entre pas dans cette catégorie. »

     Ses lèvres avaient effleurées la peau de la demoiselle avant qu'il ne recule pour se redresser en prenant cette fois-ci garde à ne pas mettre les pieds sur un autre tapis. Il avait déjà suffisamment eu de coups pour aujourd'hui et allait certainement se retrouver avec la joue rougie par la gifle pendant quelques temps. Sargon maudit encore une fois sa maladresse et son manque de perception en croisant les doigts pour qu'il ne soit pas amené à croiser Qalen d'ici là, sinon le géant ne se gênerait pas pour se moquer de lui. Reprenant son air sûr de lui, le Fer-né haussa les épaules comme si cela lui était égal alors que Deirdre était encore allongée sur le sol là où l'avait laissée, la regardant de haut comme si elle n'était rien.

     ▬ Je ne doute pas trouver quelqu'un qui appréciera plus mes talents, peut-être que la sœur de lord Lannister sera plus apte à apprécier le côté passionné des Fer-nés ? Il détourna les yeux avant de les plisser légèrement comme s'il réfléchissait. Je te trouve plutôt réactive pour une femme qui a connu mieux que ce que je t'ai offert, si tu frissonnes déjà rien que lorsque je te frôle, je n'imagine pas ce que ce doit être avec tes chevaliers. Il rigola légèrement. Pas très étonnant que tu sois trop occupée pour faire ton travail si tu croises autant de monde. »

     Autrement dit, il voulait dire qu'elle devait s'occuper en testant les sommiers de tous les lits des tavernes des terres de l'Ouest. En mettant sans cesse en avant le fait qu'il la prenait pour un catin, Sargon éradiquait tout risque qu'elle le croit jaloux de ce qu'elle venait de dire. Oh, jaloux, il ne l'était pas, du moins pas au sens propre du terme, la jeune femme était venue à lui, il avait consommé avec délice et désormais considérait qu'elle lui appartenait. Or nul n'était moins prêteur que le Harloi, il n'aimait pas voir d'autres hommes se divertir avec ses jouets et c'était exactement ce que Deirdre représentait à ses yeux. Sargon s'éloigna encore un peu, jetant un coup d'œil par la fenêtre pour constater que le ciel était toujours aussi gris, une tempête couvrait peut-être avec cette chaleur étouffante. Le voyage de retour allait être difficile. Tournant le dos à la bâtarde comme s'il considérait l'entretien clos, le jeune capitaine de la Veuve Salée s'adressa à nouveau à la belle.

     ▬ Le temps va certainement se gâter d'ici quelques heures. Puisque tu n'as rien de plus à m'apprendre, j'imagine que tu vas certainement aller retrouver ton cher Harlon, il sera ravi de savoir que tu viens le voir en premier. »

     Une manière de lui faire comprendre qu'il fallait qu'elle passe cette visite sous silence, inutile que l'oncle du jeune homme soit au courant de chacun des faits et gestes de sa cousine. Pour une fois, le Harloi laissait la possibilités à Deirdre de le relancer, habituellement il la congédiait sans plus de cérémonies. Une manière comme une autre de se venger, la laisser croire qu'elle pouvait avoir plus que ce qu'il ne pensait lui donner pour mieux l'écraser la fois prochaine. Toujours avoir une longueur d'avance.


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Message Dim 27 Nov 2011 - 19:53

Deirdre ne pouvait s'empêcher de le regarder, d’apprécier ce visage renfrogné. Il était jaloux ? Elle espérait bien, c'est ce qu'elle cherchait à faire utilisant les mêmes armes que lui. Enfin, elle avait aussi le choix avec cette humiliante chute qu'elle venait de lui faire faire. Il n'avait peut-être pas apprécié son coup bas, mais il l'y avait obligé. Sargon la surpassait en tout : en parole, en physique, en situation. Elle était tellement rien à côté de lui et il ne cessait de lui rappeler, comme une aiguille qu'il enfonçait toujours plus profondément dans son coeur. Les bras croisé, elle ne bougeait pas, essayant au mieux de le tenir en joue. Il ne fallait pas qu'elle faiblisse, surtout à ce moment.

Ses mains remontait le long de ses cuisses, avec délicatesse. Toujours droite, elle essayait de ne pas vaciller, mais encore une fois, son corps se raidit, cambrant un peu plus le creux de ses reins. Elles atteignirent ses hanches, mais voilà qu'ils échangeaient les rôle. Sa prise était forte et en un rien de temps, sans qu'elle ne puisse comprendre ce qui lui arrive, elle finit sous lui. Un genoux entre ses cuisse, penché sur elle, sa main de pierre qui lui tenait le visage avec une sécheresse presque excitante. Il lui souffla des mots qui étaient là pour l'achever et il y arriva presque. Son coeur allait lui exploser le thorax, de rage et de tristesse. Elle essayait de tourner son visage, mais impossible, sentant l'étau se fermer d'avantage au moindre geste. Ses yeux bleu étaient presque injectés de sang, tant elle voulait le tuer avec et qu'elle retenait de réelles larmes. Pourquoi n'était-il pas sensible ? Juste un petit peu, qu'elle ait une minuscule petite avance sur lui. Non, elle n'était vraiment rien. On a beau dire que les yeux sont les miroirs de l'âme, rien ne trahissait ceux de Sargon. C'était donc vrai, il n'y avait aucun espoir de l'attendrir, de le toucher, même si c'était d'une façon malsaine. Elle n'était qu'une paire de cuisses et un éléments serviable en dehors des îles. Sargon avait un pouvoir si grand sur sa personne et il n'y voyait que du feu, même si son intérêt pour elle, était moindre en réalité.

Il vint approcher sa bouche de sa peau, ses mains qui griffait la pierre avait tenté de le repoussé, mais il arriva à l'effleurer et se dégager, comme si aucune force n'avait atteint son esprit, pour l'informer d'un refus. Elle n'avait plus envie qu'il la touche, tout autant qu'elle avait envie de retrouver un peu de sa chaleur dans sa couche.

Il reculait en prenant soin de ne pas atteindre une attaque de la jeune femme. Mais elle n'avait plus de force. Elle resta allongée au sol, tournant la tête à l'opposé du bel homme, tout en ramenant ses jambes légèrement découverte l'une contre l'autre, près de son corps. Il continua son requiem pour la mort de l'âme de Deirdre. Elle ne voulait plus le voir, plus l'entendre. Il se trompait sur elle. Oui, elle se voyait que plus sensible avec lui, parce que c'était lui. Il n'avait pas besoin d'être imaginatif ou très expérimenté pour les caresse, car rien qu'un regard désireux la faisait frémir. Il avait un avis erroné, mais tellement plus pardonnable et acceptable que la réalité. Pourquoi se laissait-elle souvent allé avec des beaux jeunes hommes, sans qu'ils aient vraiment de quoi satisfaire son aspiration pour les objets de valeur : car elle tentait de l'oublier. Elle se demandait pourquoi elle s'acharnait avec lui, ayant une rapide pensée au maître d'arme du Conflans qui l'avait traité avec une gentillesse presque ridicule, mais qui lui avait fait tant de bien. Il était tout l'opposé de Sargon, un homme que toute femme aimerait voir à ses côtés, mais elle ne voyait que cet homme si cruel et qui n'avait que faire de la paix de son âme. Etait-ce trop facile ? Etait-ce un besoin de souffrir ? Ou alors, le Dieu des Tornades punissaient tout ceux qui n'avaient pas leur place ? Serait-elle libre, si elle sacrifiait Sargon au Dieu Noyé ? Le visage toujours sur le côté, caché en partie par ses cheveux, une sincère larme perla sur sa joue. Satané manie d'avoir ce si grande besoin d'attention et d'affection quand on le lui refusait par sa naissance, ou par malédiction. Sur les îles, tout les bâtards n'étaient pas aussi mal traité, suffisait de voir l'enfant de Dagon. Ou alors, la fille d'une des maisons écartées.

Il s'éloigna d'elle. Elle en profita pour faire grincer le tissus de sa robe dans son poing, se battant pour ne pas craquer, ne pas se laisser abattre. Il fallait qu'elle s'en aille, très loin pour pas qu'il la voix si brisée, qu'il ne l'entende pas pleurer. Elle était aussi forte que fragile. Sauf qu'elle décidait de quand ses faiblesses s'ouvraient au grand jour. Si elle lui montrait un tel visage, il rigolerait, pire encore, il n'aurait aucune expression qui balaierait son visage. Il parlait seul, elle ne pouvait ouvrir la bouche sans éclater. Elle s'en était mordu la langue. Puis enfin, un silence s'installa après ses dernières répliques. Elle se redressa lentement, remettant ses cheveux en place, essuyant rageusement sa joue. Elle se pencha pour attraper son arme qu'elle enfila dans sa manche ample et longue. Le tissus bordeaux glissa jusqu'à ses chevilles. Tout en se mettant sur ses pieds, elle grogna.

_ Le fais-tu exprès de me rappeler que je n'ai que toi à voir ici ? Ou alors, je suis si insignifiante que tu ne retiens pas ce que je dis ? Harlon est à Salvemer ... Et quand bien même, il n'y a que ta personne qui compte, que t'en oublie que le Seigneur est partie en raid, n'oubliant jamais son prêtre avec lui.

Sa voix était terne, morne, sans éclat, peut-être un peu d'agacement, par le ton bas qui se rapprochait du grognement. Elle se passait les doigts dans les cheveux, pour leur redonner une tenue et enlever quelques nœuds. Elle s'approcha de lui, le visage, peut-être pas aussi froid que celui de Sargon, mais déjà aussi impassible, ou presque. La fierté de l'homme débordait de tout ses traits. Elle se mit face à lui s'appuyant contre la fenêtre par laquelle il regardait.

_ Parles moi de tes requêtes, je vais voir ce que je peux faire pour toi. En espérant que ça me fera voyager. Pas besoin de te préciser mes motivations, vu que tu t'en moques bien. Ensuite, je reviendrait sur les terres de l'Ouest pour surveiller l'autre sot...

Sa voix était froide et impersonnel. Elle tapait du pied au sol, le regard sans vie, professionnel. Elle tentait de le regarder comme un simple employé.

_ Dépêche toi, que je m'en aille. T'as l'air d'en avoir fini avec moi et moi aussi. Je n'ai pas que ça à faire... Je voudrais partir très loin d'ici au plus vite, loin de tous ce peuple misérable. J’ai assez entendu de bêtise depuis que je suis arrivée.

Elle remontant un peu sa chemise qui laissait bien trop voir ses atouts et essayait de le presser de ses yeux clairs et aiguisés.

_ Alienor, qu’on soit d’accord, je ne m’en occupe pas … Tu te débrouille tout seul, c’est prendre de trop grand risque rien que pour ta verge ! Crois le ou non, que je sois jalouse, mais je t’affirme que c’est avant tout parce que je tiens trop à ma vie pour la sacrifier d’un homme qui n’a pas attendu trop longtemps avant de me prendre… Parle moi de tes dettes à récupérer …

Elle finit par se tourner vers la fenêtre, s’appuyant sur le bord et observant le paysage de part la vitre fine et dont les finitions n’étaient pas très nettes.
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Sargon Harloi
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Message Lun 28 Nov 2011 - 16:34

     Il attendait, l'oreille tendue pour écouter ce qu'elle pouvait bien faire derrière lui. Sargon n'était pas idiot ou stupide, il savait très bien que la jolie bâtarde avait encore son arme avec elle et que si l'envie lui en disait, elle pourrait très bien décider de le planter pour se débarrasser définitivement de lui. Ce qu'elle avait dit juste avant au sujet d'une catin qui s'occuperait de son compte, le Harloi s'y attendait un jour ou l'autre. Sa mère elle-même lui avait dit qu'à traiter les femmes comme il le faisait, il finirait par provoquer tellement la jalousie et la haine de l'une d'elles, qu'elle déciderait de s'occuper de son cas. Mais peu lui chalait, même s'il fallait avouer que mourir des mains d'une femme n'avait rien de très glorieux, au moins il le ferait en s'amusant et en se montrant détestable jusqu'au bout. Fidèle à lui-même.

     Les mouvements de Deirdre se firent alors entendre, elle se redressait certainement, puis le bruit de la lame qui raclait le sol en pierres, un bruit d'étoffes, certainement qu'elle était en train de se préparer au départ. Le silence était surprenant, Sargon s'était attendu à ce qu'elle se mette à crier ou à hurler après lui, mais visiblement elle avait atteint son énervement maximal juste avant. Peut-être bien qu'elle baissait les bras ? Une pointe de déception fit son apparition dans l'esprit du Harloi alors qu'elle reprenait la parole en le rappelant à son égoïsme. Il était vrai que tous les Fer-nés, ou presque, étaient partis attaquer Salvemer, la raison même qui avait poussé le capitaine de la Veuve Salée à prévenir son amante. Bah, il n'était pas avec eux alors pourquoi s'en soucierait-il ?! Un haussement d'épaules, il était vrai que pour le coup, elle n'avait pas d'autre personne à visiter dans les îles. Le ton de la belle avait changé, comme si visiblement les multiples provocations du Fer-né avaient eu l'effet escompté et l'avait écrasée au point qu'elle ne puisse plus se redresser.

     Il n'eut pas besoin de se retourner puisqu'elle se plaça devant lui en lui bloquant la vue sur le paysage et la mer, avant de lui demander ce qu'il attendait de sa part. Le regard mordoré du capitaine quitta l'horizon qui lui était en partie masqué, puis posa ses yeux sur le minois froid de la belle, ses yeux et son expression avaient changés du tout au tout comme si elle avait décidé de devenir une simple agent tout à coup. Le sourire de Sargon ne le quitta pas, au contraire, il ne fit que s'accentuer davantage devant son comportement qui lui donnait surtout envie de faire le contraire de ce qu'elle demandait. Tandis que la bâtarde se rhabillait correctement, il prit une moue de réflexion comme si ce qu'elle venait de lui dire avait provoqué une profonde réflexion chez lui, mais il ne put s'empêcher de retrouver son arrogance et l'expression allant de paire lorsqu'elle parla d'Aliénor en refusant de s'occuper d'elle. Jalousie ? Il l'espérait, cela flatterait encore plus son égo. Alors qu'elle se retournait pour regarder à son tour pour observer le paysage, le jeune homme s'approcha d'elle par derrière.

     ▬ Allons, ne sois pas si pressée de me quitter, j'avais crus comprendre que les îles te manquaient... ? »

     Encore un pas, il se glissa juste derrière elle alors que la belle s'obstinait à lui tourner le dos. Sargon n'aimait pas ça, en réalité il en avait même horreur, être ignoré le mettait hors de lui. Sa main se posa sur l'épaule de Deirdre avant de descendre doucement tout en lui caressant le bras. Il est vrai qu'il avait été infect avec elle, la pauvre ne lui avait jamais rien fait, elle lui obéissait même au doigt et à l'œil jusqu'à cet incident qui venait d'éclater. Même une bâtarde méritait de temps en temps un peu de « tendresse », bien que le capitaine n'était pas particulièrement du genre à exceller dans le domaine. Sargon utilisa son autre main pour dégager une fois de plus la nuque et l'oreille de Deirdre de ses cheveux, puis il glissa son visage sur le côté jusqu'à pouvoir lui parler au creux de l'oreille, collé contre elle.

     ▬ Si c'est réellement ce que tu veux, je peux te laisser t'en-aller, mais j'avais envisagé pouvoir t'offrir le fameux repas dont tu me parlais en arrivant. A moins que toute faim et toute envie ne se soit envolée après notre discussion ? »

     Ses paroles laissaient la place à l'imagination, la Fer-née pouvait les prendre au sens littéral et accepter sa soupe de poisson tant désirée, ou elle pouvait faire travailler son imagination comme elle savait si bien le faire. Sargon avait envie de la manipuler encore un peu, de lui prouver – et de se prouver – qu'il pouvait la faire rester ici s'il le souhaitait. Il connaissait exactement les gestes et les mots qu'il fallait utiliser pour faire baisser les murailles derrière lesquelles la jeune femme venait de se protéger. La main posée sur le bras de Deirdre glissa jusqu'à ce qu'il puisse toucher le tissu de son corsage et il la laissa errer jusqu'à ce qu'il puisse la poser à plat sur le ventre svelte de sa cousine, l'enlaçant par la même occasion. Sargon prit une profonde inspiration comme s'il cherchait à capter l'odeur de la demoiselle, puis continua son manège sur le ton de la confidence.

     ▬ Nous avons suffisamment discuté de mes besoins et de ton travail ne penses-tu pas ? »

     Après avoir dégagé une fois de plus quelques cheveux qui persistaient à se promener sur la nuque blanche de Deirdre, il descendit sa main vers sa gorge avant de la glisser jusqu'au sommet de sa poitrine, le tout avec une délicatesse qui tranchait étrangement, comparée à son attitude précédente. Sargon savait se montrer « délicat » à sa manière lorsque le besoin se présentait, il avait suffisamment humilié Deirdre pour cette fois et il savait qu'il devait la laisser partir avec le sentiment qu'il la désirait toujours. Au moins cela l'empêcherait de se rappeler que goujat il était dès qu'elle penserait à lui, puisqu'il était évident que la belle le faisait fréquemment. Les lèvres du Harloi frôlèrent le nuque de Deirdre, puis il recula légèrement.

     ▬ Pardonne mon attitude, mais tu es si belle et si désirable lorsque tu es en furie que j'ai peine à m'empêcher de te faire sortir de tes gongs. Puis, la réconciliation est tellement plus passionnée, ne trouves-tu pas ? »

     La peau de la jeune espionne était douce et chaude sous ses doigts qui avaient plus souvent l'occasion d'expérimenter la dureté de la lame de Crépuscule que la peau de pêche de jolies jeunes femmes. Même si Deirdre pensait le contraire, Sargon ne passait pas son temps en compagnie de séduisantes servantes ou agents, il était principalement sur la Veuve Salée à chercher des proies à détrousser. Son esprit était bien trop occupé par l'envie d'augmenter son pécule pour qu'il puisse songer à avoir recourt aux charmes d'une belle plante. Retirant sa main de la poitrine de sa cousine, le Harloi attrapa son épaule d'un geste doux, mais ferme, puis la fit pivoter pour qu'elle lui fasse face. Ses yeux mordorés se plantèrent sur son visage avant qu'il ne les laissent glisser jusqu'à son cou, sa poitrine en grande partie masquée par le tissu que Deirdre avait fermé quelques minutes plus tôt, puis revint à son visage. Il leva sa main droite afin de la passer sur la joue de l'espionne, puis approcha son visage jusqu'à ce que ses lèvres frôlent les siennes et il murmura quelque chose.

     ▬ Veux-tu m'accorder ton pardon ? »

     En réalité, il se moquait pas mal de son pardon, la fois prochaine Sargon la traiterait aussi mal qu'il venait de le faire, mais disons simplement qu'elle ne pourrait s'en prendre qu'à elle-même. Son arrogance le faisait se persuader qu'elle ne pouvait pas le repousser et remonter sur le bateau qui l'avait amenée ici, pourtant le dieu noyé savait que si elle avait la force de le faire, elle serait débarrassée une fois pour toute de son attachement pour lui. La différence entre Sargon et les autres Fer-nés était là, lui savait quant il fallait ravaler sa fierté pour faire croire à la femme qu'elle avait gagné. Le plaisir de l'écraser tantôt n'en était que plus délectable.


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Message Lun 28 Nov 2011 - 21:10

_ Tu es tel que tu m'en dégoutes de cet endroit. Je vois en toi tout la pourriture des Fer-nés, avait-elle répliquer, la voix absente, toujours fasciné par ce paysage.

Elle aimait voir la mer, comme beaucoup de natif de ces îles, voir l'eau la rassurait, ces grandes étendue bleu, imprenable, que personne ne pouvait dompter et qui était si spontanée, l'essence même de l'imprévu, elle vous trahissait sans cesse. Un peu comme les deux protagonistes qui se cherchaient déjà depuis un moment, du moins Sargon la trahirait quoi qu'il arrive, elle... En avait-elle la force ? En tout cas, on pourrait en douter à en voir comme le Harloi se jouait d'elle à merveille. Elle n'était qu'une petite âme faible qu'il pouvait modeler comme il le souhaitait. Mais était-il conscient que c'est parce qu'elle le portait dans son cœur, plus que tout deux ne pouvait l'imaginer ? D'un autre côté, voir l'océan lui rappelait Sargon, alors elle avait souvent l'aspiration à s'enfoncer toujours plus dans les Terres. Port-Réal peut-être, serait sa prochaine destination personnel. Dans le fond, quelque chose ne lui faisait pas penser à Sargon ? Horrible enfer qu'elle s'infligeait elle même. Quoique, l'amour pour beaucoup, c'était un sentiment plus subit que ressenti.

Il s'approcha derrière elle. Elle le désirait et le haïssait tant, qu'elle sentait sa présence, autant avec des picotement agréable dans son bas ventre, ou tapant dans son cœur, que la chair de poule sur sa peau, ainsi que ses muscles qui se tendaient de rage. Lui aussi avait changé de rôle. Deux comédiens qui réécrivait la scène à chaque monologue de l'autre. Elle restait de marbre, du moins autant qu'elle le pouvait. Si cela ne tenait qu'à elle, elle serait déjà pendue à son cou pour lui réclamer mille baisers. Non, il fallait qu'elle tienne. Il était allé trop loin, il avait trop joué avec elle, alors qu'elle était mariée d'espoir d'avoir un petit peu d'attention, d'affection. L'avait-il enfin compris ? Est-ce que de jouer l'ignorance marchait ? Elle gagnait cette partie, même si elle savait qu'elle ne pourrait toutes les vaincre. Elle se mordit la lèvre, entendant ses douces paroles dans le creux de son oreille, heureuse.

Ses ongles tapotait le bord de la fenêtre en pierre, alors qu'elle se retenait de rire ou de crier de joie, ou même soupirer de plaisir dès que ses mains venaient à la toucher. Elle avait bien fait d'opter pour une chemise qui laissait ses épaules à découvert, pouvant profiter de la chaleur ardente que provoquaient ses mains sur elle. Il était tout contre elle et elle damnait la situation qu'ils aient encore des vêtements à cette heure. Elle se battait contre elle même pour ne pas le jeter encore une fois au sol, mais pour vérifier si les souvenirs de son corps et ses caresser étaient encore bons en sa mémoire. Elle était toujours légèrement penchée devant la fenêtre, obligeant presque Sargon à l'englober de sa présence. Elle se courba un peu plus, pour provoquer une pression contre là où devait se trouver tout l'égocentrisme du jeune homme.

Elle crut rompre quand enfin, il l'enlaça, avec une douceur si rare chez lui, si délicat. Elle en avait connu bien une partie, alors qu'ils avaient enfin passé les limites de longs sourire, des phrases aguichantes et à double sens, de quelques caresses ou les simples baisers à l'ombre des témoins. Cela lui manquait tant, qu'elle était figée, fermant les yeux pour en apprécier chaque minuscules petites sensations et contacts. Toujours les yeux clos, elle appréciait ses caresses, ces douces et petites faveurs qui lui accordait. Il glissa lentement sa main jusqu'à la naissance de sa poitrine, sentant sûrement son cœur qui battait à vive allure. Encore une fois, elle espérait qu'il mettrait ça sur la colère et non l'effet qu'il lui faisait. Elle en voulait tellement plus, des baisers plus prononcer, des mains moins timides et plus entreprenantes.

Il la tourna face à lui, avec la fermeté d'un homme de son rang, mais sans aucune méchanceté. Sa voix était murmurer, mielleuse, tout l'était, même ses gestes et son visage, pourtant tatoué à jamais de son arrogance. Elle ne pouvait quitter ses yeux qui avaient empalé les siens. Elle s'y noyait avec plaisir. Il la flattait et bêtement, elle se laissait vivifié par ses mots doux. Elle tombait encore dans le panneau. Triste illusion de penser l'avoir manipulé, alors qu'encore une fois, c'était elle qui n'était qu'un pantin. Elle finit par sourire, passant ses bras autour de son cou, et rongeant l’étroit espace qui séparait leur bouche. Au début timide, elle tenta de lui arracher un baiser plus langoureux. Elle le quitta difficilement, mais finit bien par s'y contraindre. Ses bras découlèrent doucement, ses mains qui caressait son visage, un pouce qui vint lui caresser sa bouche, puis continuait son chemin sur son torse.

_ Oui, pas mal de chose s'envole, tu sais... Avec le temps. On finit par s'en lasser, mais je dois bien t'avouer que mon ventre est affamé et que c'est la moindre des choses. Vu que je n'ai rien d'autre que ce repas. Tu dis que je suis désirable et belle quand je m'énerve, mais j'ai aucun acte... Menteur ! A moins que tu sois trop fière pour passer après tout les autres. C'est dommage que t'en profite pas, je ne risque pas de revenir avant longtemps. Tant pis pour toi ...

Elle se mordit la lèvre, laissant une de ses mains descendre un peu plus bas, jusque sous sa ceinture où son emprise se fit un peu trop ferme. Elle se pencha sur lui, abaissa son autre main sèchement pour faire descendre sa lame.

_ Je ne peux peut-être pas te tuer, mais qu’est-ce qui m’empêche de te défigurer, pour te ruiner toute tes chances que je sois la seule qui ait assez de pitié pour te montrer un peu d’intérêt, dit-elle la dague qui s’était subitement placée, la pointe près de son œil. Tu crois que ça m’amuse d’être aussi enragée ?! Tu n’as pas mieux à faire que de t’amuser à de si idiotes bêtises ?! Tu t’ennuies tant que ça ici… Tu m’agace, dit-elle, en de geste rapides et soudains, laissant la lame glisser dans sa paume et lui donnant une nouvelle gifle, le bout, dépassant légèrement de ses doigts. Une coupure apparue lentement sur la joue de Sargon, se teintant d’un rouge vif avant qu’une larme perle doucement sur son si beau visage. Ainsi, quand on te dévisagera avec insistance, tu penseras à moi … C‘est comme un petit souvenir de moi

Elle se baissa, toujours sa main entre les jambes de Sargon, rangeant sa larme courte dans sa botte. Elle le lâcha ensuite, faisant deux pas sur le côté. Elle avait une expression presque épanouie, celle d’une simple femme qui allait pouvoir manger.

_ Bon et ce repas, en même temps tu en profiteras pour me donner tes missions. Vu que je ne dois attendre rien d’autre de toi…

Elle ouvrit en grand la porte en bois. Il ne bougeait toujours pas. Elle leva un sourcil, sûre d’elle, et commençant à devenir aussi dangereuse qu’une rose venimeuse. Elle se tenait droite et confiante, mais dans le fond, elle avait très peur de ce que pouvait faire Sargon après ce qu’elle venait tout juste de lui faire. Elle ne partait pas aussi vite guidée par sa simple faim, mais pour être loin d’un coup d’épée qui se perde.

_ Je sais que je ne suis qu’un bâtarde, mais tu pourrais bien m’accompagner dans mon repas, non ?
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Sargon Harloi
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♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Mar 29 Nov 2011 - 13:57

     Sargon su qu'il avait encore une fois gagné lorsque les bras de Deirdre passèrent autour de son cou pour la rapprocher de lui. Il se retint pour ne pas retourner la situation à son désavantage, mais au fond de lui, le Harloi souriait de plaisir, d'une fierté qui ne le quittait que très rarement. C'était tellement facile. Les femmes ne demandaient à entendre que ce qu'elles voulaient entendre, si la jeune bâtarde avait pris la peine d'écouter réellement ce qu'il disait et d'observer ses gestes, elle aurait compris qu'il la manipulait sans aucune gêne. Mais elle désirait tellement croire aux balivernes qu'il lui servait sur un plateau d'argent qu'elle sautait les deux pieds dedans. Sargon se disait sans cesse qu'il lui faudrait compliquer la tâche un jour pour voir jusqu'à quel point il pouvait aller avant que la belle ne se fâche irrémédiablement. Bien qu'il savait que cela signifiait qu'elle ne reviendrait plus vers lui, c'était beaucoup trop fort pour qu'il puisse envisager de passer à côté de la sensation que cela provoquerait. Le jour venu, il en profiterait autant que possible.

     Finalement la jeune femme recula en mimétisme décalé de l'attitude que Sargon avait eu jusqu'à présent avec elle, l'arrogance et la méchanceté en moins toutefois. Le regard du capitaine de la Veuve Salée ne se décollait pas du minois de Deirdre alors qu'elle répondait en le provoquant volontairement. Pour tout dire, Le Fer-né en était à se demander si les amants de la bâtarde étaient aussi nombreux que cela, elle prenait un tel plaisir à lui répéter sans cesse qu'ils profitaient tous d'elle, que le Harloi commençait à se poser la question de savoir si elle ne cherchait pas juste à le rendre jaloux. Pour jalouser quelque chose il fallait l'aimer. Sargon n'aimait que lui, il n'y avait pas de place pour une autre personne dans son cœur et cela ne risquait pas de changer avant des lustres. Deirdre n'était qu'un délice qu'il s'accordait de temps en temps pour se faire plaisir et elle ne serait jamais plus. Il ignorait que le sang les liait aussi et qu'il était irrémédiablement collé à cette belle Fer-née.

     Il ne cilla pas lorsqu'elle descendit ses mains plus bas en continuant son manège, passant de la provocation aux menaces en avançant le fait qu'elle pourrait le dévisager. C'était possible en effet, mais Sargon avait du mal à croire que la belle reste avec lui juste pour ce qu'il disait, le défigurer signifiait aussi quelque chose pour elle. Elle ne le fera pas, telles étaient les pensées du Harloi alors que la lame se trouvait à quelques centimètres de son œil, puis la gifle arriva à nouveau sauf qu'il sentit une légère douleur cette fois-ci, suivie d'une chaleur humide et familière qui signifiait que du sang coulait. Les yeux mordorés du jeune homme s'étrécirent un instant alors que Deirdre parlait du souvenir qu'elle lui laissait, mais il ne répliqua rien jusqu'à ce qu'elle s'éloigne en direction de la porte. Sa mâchoire se contracta un instant alors qu'il sentait toujours la chaleur familière sur sa joue, puis il eut un haussement d'épaules avant de répliquer.

     ▬ Tu as raison, je vais t'accompagner histoire de m'assurer que tu ne vas pas rendre visite au cuisinier avant de partir. »

     Son ton avait légèrement changé, Sargon n'avait pas apprécié sa petite gifle, il détestait qu'on puisse attenter à son visage ou à quoi que ce soit qui faisait son charme, son arrogance s'y refusait tout bonnement. Il lui ferait payer au centuple ce petit pied-de-nez et elle se traînerait à ses pieds pour se faire pardonner et le capitaine se ferait un plaisir de le lui refuser. Le jeune homme se retourna vers la porte non sans avoir glissé sa main vers sa ceinture pour vérifier que Crépuscule était toujours fidèle à son poste, puis passa à côté de Deirdre, non sans lui jeter un regard inquisiteur au passage. Alors qu'ils marchaient dans les couloirs plus décorés que ceux des autres demeures des Fer-nés, le jeune homme passa le dos de se main sur sa joue avant d'y jeter un œil pour constater qu'il saignait bien. Quelle garce, Sargon espéra simplement que ce n'était qu'une légère entaille qui disparaitrait rapidement. Sans piper mot, ils se dirigèrent vers le salon où il avait attendu son arrivée, puis le Harloi continua avant de s'arrêter quelques secondes le temps de lâcher une phrase à l'attention de Deirdre.

     ▬ Tu prendras ton repas aux cuisines, ce sera largement plus à ton niveau, je ne voudrais pas te dépayser en te traitant comme une reine. »

     Son regard pétillait de provocation avant qu'il ne se retourne pour continuer son chemin en toute tranquillité, puis ils arrivèrent dans la salle qui servait de cuisine. Un cuisinier et une servante s'affairaient et furent surpris de voir le Harloi débarquer. Celui-ci les tira rapidement de leur stupéfaction en s'adressant à eux d'un ton rogue.

     ▬ Notre invitée désire faire un bon repas, servez-lui quelque chose qui lui tienne quelques temps ! »
     ▬ Bien sûr seigneur ! »

     La jeune fille paniqua un bref instant avant de débarrasser rapidement une table au centre de la pièce pour dresser quelques plats prêts à cet instant, de la viande bien cuite, du poisson bien évidemment et quelques autres mets plutôt basiques. Cela fait, la servante se retourna vers Sargon en l'interrogeant du regard comme si elle attendait d'autres directives. Celui-ci l'ignora avant de faire signe à Deirdre qu'elle pouvait s'installer.

     ▬ Et bien, tu me disais avoir grande faim, fais-toi plaisir et profite de ce que je t'offre si cela suffit à te contenter. Il daigna enfin regarder la servante. Va me chercher un linge humide et dépêche-toi. »

     La jolie donzelle s'exécuta et sortit en courant presque de la cuisine alors que lui cuisinier se faisait congédier d'un geste par Sargon. Celui-ci se dirigea vers une table située à côté de celle où le repas de la bâtarde était installé, puis il s'installa en s'asseyant dessus avant de poser son pied sur le dossier de la chaise juste à côté. Son regard contempla un instant la belle avant qu'il ne se décide à lui parler plus en avant des dettes qu'elle allait devoir récupérer pour lui.

     ▬ Il va falloir que tu localises quelques personnes pour moi, une catin à qui j'ai rendu service, une jeune lady que Tarbeck semble viser et quelques autres personnes qui pourraient m'être utiles. Concentre-toi surtout sur la promise de Tarbeck, je veux qu'elle entende parler de moi et qu'elle en tremble dans son lit pendant la nuit. »

     Un sourire s'installait sur ses lèvres alors que la servante refaisait son apparition avec un linge humide comme il l'avait demandé. Elle le lui tendit et il l'attrapa sans remerciements avant de le plier pour le passer sur sa joue où le sang avait commencé à sécher. Après avoir jeté un regard sur le tissu il vit que celui-ci était légèrement tâché de rouge, puis la sensation familière du sang qui coule réapparue. Ce qu'il y avait de si embêtant avec les plaies minimales c'était qu'elles saignaient toujours beaucoup à peine l'on y touchait. Il lâcha un grognement agacé et la jeune servante eut un sursaut de conscience en s'approchant de lui.

     ▬ Permettez ? »

     Il haussa les épaules et lui tendit le tissu alors qu'elle le dépliait pour le plier convenablement et s'approcha de lui pour essuyer sa joue, sans pour autant oser le toucher comme si ce serait un véritable sacrilège. Ignorant la jeune femme, Sargon enchaîna ses explications avec que son amante se sustentait toujours.

     ▬ Il faudra que tu traînes dans les environs des Brax, j'ai entendu que cette gamine était la seule héritière de sa famille, j'imagine que Tarbeck doit croire qu'il peut hériter d'un titre en l'épousant. Quel idiot, ce serait comme si tu croyais qu'épouser un lord ferait de toi une personne de sang noble. »

     L'humilier en privé était déjà infect, mais devant une servante c'était encore plus dégradant. Sargon glissa alors son regard sur la jeune servante qui s'occupait toujours de sa joue, il la dévisagea quelques instants comme si elle représentait soudain un vif intérêt pour lui. Cela dû troubler la jolie donzelle car elle se crispa et le griffa accidentellement, provoqua un râle de protestation chez le Harloi qui l'attrapa par le poignet en la secouant légèrement.

     ▬ Fais un peu attention à ce que tu fais ! Puis il détourna son regard de la belle avant de le poser sur Deirdre. Et si tu prenais la peine de me dire où tu daigneras travailler pour moi, histoire que je ne me fatigue pas à te donner des tâches que tu ne feras pas de toute manière ? »


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Message Mar 29 Nov 2011 - 18:18

Il était contrarié à en voir ses yeux, mais encore heureusement pour elle, il ne la toucha pas, ni ne lui fit regretter son geste. Enfin, il fallait se méfier de l'eau qui dort. Il avait l'air détaché de son geste, mais à force, elle pouvait sentir quand il était tendu. Puis, il en était quand même à deux gifles. C'était un geste très humiliant dans sa manière et des esprits fiers ne les supportaient guère. Deirdre les haïssait, surtout qu'elle en avait reçut un bon cota : des hommes qu'elle volait ou avec qui elle s'engueulait, des femmes aux quelles elle manquait de respect, son père, son maître d'arme. Sargon ne s'y était pas encore mis. Une chance ? Elle n'en savait rien. Elle le voyait comme le fait qu'elle ne méritait même pas cette attention de lui.

Ils descendirent dans le niveau inférieur de la demeure, restant à une distance acceptable l'un de l'autre, longeant les étroits couloirs. Il l'avait totalement ignoré, dès lors qu'elle s'était approcher de la porte. Tout était vide et impassible, ses yeux, ses gestes. Puis alors qu'elle marchait légèrement derrière lui, il s'était arrêté. Perdue dans ses pensées, toujours en rapport avec le jeune homme. Elle avait la nostalgie de l'intérêt infime, bien plus grand qu'à présent, qu'il lui portait au début de leur flirt. Il était plus réceptif, plus amusé par son attitude et attiré par sa beauté. Cela s'était perdu. Elle lui avait tout donné trop vite. Encore une chance qu'il ne fut pas le premier à dévorer sa fleur. Ils étaient donc là, dans le couloir, au Rez-de-Chaussée. Elle était si proche de lui, s'étant presque cogné tout contre son corps musclé et imposant. Elle était encore perdu dans le brouillard enivrant de son parfum naturel.

Il l'insultait encore une fois, la rabaissant toujours, comme s'il cherchait à la mettre si pieds sous terre. Quand il s'était tourné pour la voir lorsqu'il fit chanter sa voix comme une déclaration funeste, il put faire face aux regard noir de la jeune femme qui tentait de lui partager ses attentions de mort à sa personne. Oui, les scènes de torture ou d'exécution envahissaient son esprit. Heureusement qu'il continua d'avancer et n'avait continuer de maintenir son regard, sinon, il aurait une nouvelle gifle à sa collection. Elle était si instable et lunatique avec lui, de part ses sentiments partagés à son égard. Il lui tourna donc le dos. Elle feignit de lui planter un dague dans le dos, en espérant que ce jour n'arriverait pas.

Toujours à emboiter son pas, elle arriva dans la cuisine, alors que Sargon donnait déjà des ordres aux domestiques, sa voix claquant comme le fouet. On se précipitait, s'affairait. Il ne devait pas recevoir de monde, ou alors la pauvre âme devait s'attendre à un mauvais traitement quotidien, si on en jugeait la façon dont elle observait et exécutait les ordres de Sargon. Un repas mijotait déjà dans la grande marmite au dessus du feu. On remplis rapidement une bonne assiette creuse d'un ragout de poisson, bien épaissit par ses pommes de terres, rares légumes qui poussaient sur les îles. Un peu comme les fer-nés, les seuls assez résistant pour y survivre. Les fer-nés étaient donc des sortes de pomme de terre. Elle attendait dans un coin de la cuisine, toujours un peu méfiante à l'idée d'approcher le jeune homme qu'elle avait provoqué une nouvelle fois. Il avait peut-être un attaque sous-jacente.

Il en profita pour demander un linge humide et inviter la jeune femme à manger, si elle avait l'air si affamée, pourquoi faisait-elle tant de politesse, c'était un peu ce qu'il lui disait avec cynisme. Peut-être, parce que, dur à croire, elle avait un peu de tenue. Elle tira un des lourd tabouret de la cuisine face à la table et s'installa devant le plat.

_ Tu pensais que j'en attendais plus de toi ? Quoi d'autre ? Dis moi, j'ai sûrement oublié. Ah, tu parles de toi... Étrange que tu le penses, vu que d'après ce que tu dis, ton cuisinier fera amplement l'affaire.

Elle n'attendit pas, ni ne chercha des couverts. Elle se jeta sur un pain boule, déjà déchiré. Elle en prit un gros morceaux, imbibant le bouillon épais, et poussant des bouts de poissons dans sa main, qu'elle porta directement à sa bouche. Elle n'avait pas besoin de la grâce d'une noble qui se régalait. Elle se goinfrait comme une gueuse au bord de la famine. Ce n'était pas loin. Elle n'avait pas toujours le luxe de manger si bien, depuis lors qu'elle avait laissé Tarbeck seul avec lui même.

La domestique arriva de nouveau, de son linge humide. Deirdre les observait de biais, tout en finissant de calmer son ventre qui grondait déjà depuis deux jours. C’était tellement délicieux. Elle se moquait bien dans le fond de manger dans la cuisine. Aux Terres de l’Ouest, elle n’avait aussi droit qu’à la cuisine et seule avec les domestiques. Là, Sargon était à ses côtés, c’était déjà une sorte de réussite. Elle avait le petit souvenir, quand elle mangeait seule, déjà jeune, et que parfois, très rarement, Sargon venait lui tenir compagnie. Ce n’était pas grand-chose, mais elle était toujours ravie de le voir à sa table de miséreuse. Certes, il lui faisait beaucoup de reproche, mais finissait toujours part : « Le Dieu Noyé t’as mis sur mon chemin pour une bonne chose, tu es un présent de lui. Fais attention à toi, je te prie. N’oublie pas que chaque naissance est un don… ». Si seulement, il pouvait avoir raison. Elle avait pratiquement finit la moitié de son bol. Elle n’aurait peut-être pas du manger si vite, ayant jeuner depuis trop longtemps. Elle risquait de sentir comme une enclume au fond de son estomac, lui obligeant de trouver un lit rapidement pour attendre que les crampes ne partent.

Il lui confia ses requêtes à la jeune femme, alors que la domestiques tentait de nettoyer la plaie du jeune homme. Elle s’était tourné un peu plus face à lui, finissant son morceau de pain. Deirdre sursauta aussi quand il s’énerva et rouspéta auprès de la demoiselle. Il fallait dire qu’il n’avait pas besoin de hurler ou de frapper, jeter des objets pour tétaniser les personnes de crainte. Étrangement, elle ne le trouvait que plus sexy quand il se montrait si froid et autoritaire. Elle finit par se lever, repoussa la domestique en se mettant entre les deux protagonistes. Elle s’était emparée du chiffon.

_ Fais la sortir, s’il te plais, qu’on parle tranquillement, lui murmura-t-elle avant de venir tapoter le mouchoir sur la joue de Sargon

Elle y allait avec délicatesse, la plaie qui saignait toujours. Elle se mordit la lèvre, un peu heureuse. Elle était presque sur la pointe des pieds. Il était plus grand qu’elle. Concentrée, sa tête penché sur le côté, elle avait se visage si sérieux qui lui donnait autant de charme. Elle essuyait.

_ Je vais là où tu as besoin que j’aille… Juste, ta petite prétendante qui attire l’œil de Tarbeck, dit-elle, appuyant un petit peu fortement sur sa plaie, mais maintenant le chiffon, la partie sec, sur la plaie. Elle repensait au fait qu’il l’avait encore rabaissé. J’aimerai savoir comment tu veux que je m’arrange pour qu’elle entende parler de toi. Je n’aime pas trop qu’on sache d’où je vienne et j’ai pas vraiment envie d’inviter des idées farfelues, pour réussir à lui parler de toi. Tu vas devoir te débrouiller seul. Je ne vais pas vendre ma couverture pour une gamine qui ne risque pas de tenir sa langue. Tu veux t’amuser à me blesser avant que ne combatte ? Par contre, je peux bien détourner l’attention de Tarbeck. Ce n’est que trop facile, suffit que je fasse quelques écarts qui puissent lui retomber dessus, le fustigea t-elle, sachant qu'il s'imaginait d'autre façon de faire. Je trouverai ça gros de dire, que tu me sois tombé dessus lors d’une attaque fer-né sur l’Ouest et par pur hasard, tu as posé son dévolue sur elle. Sinon, je peux lui donner des lettres, comme portées par une entité supérieure… Ni vu, ni connu… J’irai me renseigner sur elle, savoir ce qu’elle fait, etc. Ce sera simple, mais te faire venir dans l’histoire, impossible… Trouve une autre suicidaire, je ne t’en voudrais pas. Pour ta catin, siffla-t-elle. Je la trouve comment ?

Elle plongea ses yeux, tendre, dans ceux mordoré de Sargon, s’y perdant un long instant, avant de rapidement baisser la tête. Elle aimerait aimé se loger dans ses bras, et mourir, juste ça. Elle sera le chiffon entre ses mains, l’ayant retiré. La plaie ne saignait plus, même si elle arborait un rouge profond. Celui de la passion. Ses yeux clair, dans les siens plus cendré, elle le fixait, attendant une réponse. Elle avait discrètement glisser le linge dans sa botte. Oui, elle le garderait sur elle, comme un souvenir de son vil fer-né.
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Sargon Harloi
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Message Mer 30 Nov 2011 - 13:15

     Visiblement la faim tenaillait la belle depuis quelques temps déjà rien qu'à voir la manière avec laquelle elle se jeta sur les plats, tout en trouvant le temps de lui répondre pour le provoquer une fois de plus. Deirdre n'appréciait apparemment pas de se faire traiter comme une catin, d'un autre côté cela n'avait rien d'étonnant, ce mot restait une insulte et bien que Sargon se doutait qu'elle n'écartait pas les cuisses juste pour lui, il n'avait aucune preuve qui puisse étayer tout cela. Peu lui chalait, c'était sa manière de dominer la jeune femme, Deirdre était à lui et elle ne devait pas l'oublier. Apparemment la seule attitude qui fonctionnait correctement avec elle était de la repousser, de l'humilier et de l'écraser autant qu'il pouvait. Elle se laissait toujours avoir, dès qu'il lui offrait le sentiment de la désirer elle revenait en courant. Cela l'amusait autant que ça le laissait pantois, il ne pouvait concevoir que l'on puisse apprécier une partie de jambe en l'air au point de se faire traiter comme une vulgaire catin. Les femmes restaient un mystère pour lui, malgré le fait qu'il se targuait de les manipuler. Elles étaient pleines de sentiments, trop faibles. Surtout Deirdre.

     Celle-ci se redressa finalement après avoir bien mangé, puis s'approcha du duo près de l'autre table avant de prendre le chiffon des mains de la servante à qui elle n'adressa même pas un mot. Un bref sourire amusé se dessina sur les lèvres du Harloi, elle se comportait comme une dame qui ne prenait même pas la peine de parler au petit peuple. Cette vision lui plaisait beaucoup pour tout dire. D'un geste de la main, Sargon fit comprendre à la servante qu'elle devait déménager le plancher et après une brève hésitation, celle-ci hocha la tête et se détourna de lui pour sortir de la pièce. La bâtarde s'occupait de la coupure qu'elle avait elle-même provoquée alors que les pas de la servante s'éloignait en devenant de plus en plus inaudibles, puis le Fer-né reporta ses yeux dorés sur le minois de sa cousine qui affichait un air qui lui seyait à merveille. Il ne lui en fallait pas beaucoup pour être désirable, mais Sargon aimait bien la voir arborer cette expression.

     Le discussion se poursuivit tandis qu'il tendait l'oreille pour écouter ce qu'elle pourrait bien lui inventer comme nouvelle protestation pour refuser d'aller voir la Brax. Mais à sa grande surprise, elle ne nia pas tout cela et se contenta de se renseigner sur la manière dont elle devait s'y prendre. Elle voyait les choses sous un angle qui la mettait en danger, seulement Sargon ne voulait pas risquer la couverture et la sécurité de la belle juste pour satisfaire une envie d'effrayer une gamine. Il avait longuement réfléchit à la manière dont il devait s'y prendre et désormais les choses se dessinaient parfaitement dans son esprit, comme lorsqu'il prévoyait une attaque sur les côtes et que le plan se faisait de lui-même. Un sourire naquit une fois de plus lorsqu'elle parla de la catin dont il avait fait état juste avant, c'était amusant de constater comme elle pouvait changer d'attitude. Il inspira légèrement sans détourner les yeux de ceux de Deirdre.

     ▬ Elle doit être dans les Terres de l'Ouest, j'ai entendu dire qu'elle traînait dans un bordel de Port-Lannis. Je dois me renseigner plus en avant à ce sujet et je te ferai parvenir une missive lorsque j'en saurais davantage. »

     Deirdre avait détourné les yeux en enlevant le tissu humide de l'entaille du Harloi, il ne porta guère attention à ce qu'elle faisait du linge et se concentra simplement sur ses pensées. Tout était si organisé dans son esprit qu'il ne désirait pas oublier quoi que ce soit. Après un bref instant de réflexion, le Fer-né enchaîna d'un ton qui n'était plus moqueur ou hautain, il était simplement professionnel.

     ▬ Je ne suis pas sot, je ne vais pas te faire griller ta couverture juste pour aller faire suinter de trouille une gamine. A ton avis, si je te le demande à toi c'est qu'il y a une bonne raison non ? Je veux simplement que tu te débrouilles pour charmer quelques gardes qui iraient s'abreuver à la taverne du coin, qui approcheraient la Brax de près. Tu es assez talentueuse pour te faire remarquer non ? Tu n'es pas le type de femme que l'on oublie j'en conviens.... C'était une sorte de compliment, à sa manière bien évidemment. Tu as simplement à te débrouiller pour que ces gardes entendent parler d'une rumeur comme quoi un Harloi aurait dans l'idée de s'occuper du cas de la jeune Jeyne Brax. Inutile d'en dire plus, cela t'évitera de te faire griller et en prime, cela fera travailler l'imagination de notre jeune lady. Il la regarda en souriant d'un air presque mesquin. Ne crois-tu pas que l'imagination soit souvent plus productive que les menaces les plus horribles ? Imagine donc ce qu'une jeune pucelle pourrait se mettre en tête si elle savait qu'un capitaine Fer-né désire la faire sienne ? »

     Il était vrai que jusqu'à ce jour, Sargon avait beaucoup joué sur la carte de l'imagination. Bien souvent les rumeurs déclenchaient des évènements bien pires que ceux qu'il pourrait déclencher volontairement. Il suffisait de voir ce que sa « relation » avec Dagon Greyjoy avait donné, les rumeurs rapportées par Qalen et Harlon s'étaient chargées de lui donner une opinion du Harloi. Heureusement la Seiche était loin d'être stupide et se forgeait aussi son avis lui-même. Définitivement, l'idée que la jeune Brax puisse imaginer tout cela rendait le tout plus délectable que s'il lui envoyait une lettre par l'intermédiaire du Tarbeck. Hochant la tête d'un air léger alors que son regard s'était perdu dans la pièce, il en revint à Deirdre.

     ▬ Plus j'y songe et plus cela me semble mieux ainsi. Je ne veux pas que Damon ait des ennuis pour le moment, il m'est encore utile, même si ce n'est que pour t'héberger. Je ne veux pas que ce soit ce Lannister qui s'occupe de son compte le moment venu, ce sera moi. Et Elle. »

     Ceci dit, il tapota Crépuscule qui pendait encore à sa ceinture, du plat de main. L'épée était la « femme » la plus fidèle qu'il avait eu jusqu'à ce jour. La main du Harloi caressa un instant le fourreau de l'épée en acier Valyrien avant qu'il ne reprenne.

     ▬ Crois-tu que je puisse te mettre en danger au point que tu risques ta vie ? Tu oublies que je mise beaucoup sur toi ma chère, ta perte serait regrettable et me mettrait une sacrée épine dans le pied. »

     Il parlait d'un point de vue « professionnel », il était vrai que la bâtarde avait un avantage certain puisqu'elle n'était pas vraiment repérable sur terre. L'espionne idéale, sans compter que cela permettait en plus de garder un œil sur le Tarbeck. Ce-dernier aurait pu vendre la belle, mais Sargon savait bien que la peur qu'il provoquait que le natif de l'Ouest était bien plus grande que celle de son seigneur suzerain. Pour le moment tout du moins, le Harloi se doutait que dès que le Tarbeck serait menacé par lord Lannister il vendrait père et mère dans l'espoir d'échapper à la sentence de mort qui découlait de sa trahison. Un homme sans parole et sans fidélité trahissait toujours.

     Le jeune homme posa ses yeux sur le visage de Deirdre, un nouveau sourire apparut sur ses lèvres bien ourlées alors qu'il baissait son regard jusqu'à la gorge de la belle. Il se souvenait encore de leur première rencontre, cela remontait à bien des années alors qu'ils étaient encore très jeunes, elle était déjà la protégée de Harlon le Rouge et elle était déjà très belle à cette époque. C'était uniquement lorsque la bâtarde avait fait mine de s'intéresser au Harloi qu'il avait daigné lui répondre. Il n'aurait jamais été faire le premier pas, pour une raison qu'il ignorait d'ailleurs. Les protestations de Harlon avaient achevé de persuader Sargon de passer au niveau supérieur et il avait délaissé les baisers et les caresses volées dans un coin pour une visite expresse de sa chambre. Ce temps-là était oublié, il ne « courtisait » plus Deirdre. Elle était à lui, pour quelle raison se donnerait-il encore plus de peine ? Son regard remonta jusqu'aux lèvres de la Fer-née avant de se poser dans ses yeux pour lâcher une question d'un ton arrogant, persuadé de l'avoir convaincue.

     ▬ Alors, je peux compter sur toi ? »


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Message Jeu 1 Déc 2011 - 0:03

Deirdre l'écoutait d'une oreille plus qu'attentive. Elle était non loin de Sargon, toujours cette proximité si condamnable et non protocolaire. Il était toujours appuyé à la table, la jambe sur la chaise. Cette chaise sur laquelle, elle avait finit par s'asseoir, lissant les pans de sa robe. Il établissait son plan et elle approuvait. C'était facile, basique, mais des fois, il n'y avait rien de mieux. Il fixait ses pieds, plutôt dans la contemplation d'un point inexistant sur le sol. Il réussit à lui arracher un sourire quand il disait qu'on l'oubliait rarement. Il était vrai que soit ce fut par sa beauté, ou ses prouesses de séduction, mais surtout parce que les gens se voyaient allégé de leur fortune. Elle hochait la tête de temps en temps, prenant son rôle au sérieux. Elle s'imaginait déjà, auprès de garde un peu saoul, les taquiner, et leur dire, dans le creux de l'oreille qu'on parlait d'un fer-né qui portait son dévolu sur la jeune Brax. Il lui confia aussi, qu'il tenait à sa couverture, non pas pour sa sécurité _ que de gentillesse dans cet homme _ mais de peur de perdre un bon élément, une personne facilement corrompu pour en abuser. Elle eut un petit rire intérieur quand il lui parla de ce Damon. Elle se demandait si cet homme se rappelait encore de sa présence à ses côtés, du moins de son poids dans sa couverture : elle avait quelques petites missions ingrates à faire au solde de Sargon. Ne s'était-il pas finalement imaginé qu'elle était un lot de consolation en attendant ses richesses ?

Elle croisa les jambes, ses mains sur ses cuisses et l’arrière de sa tête qui s’appuyait sur la jambe de Sargon. Elle le regardait en biais. Il finissait enfin ses longues explications. Il était si impressionnant et attirant quand il se montrait aussi impersonnel et qu’il parlait avec professionnalisme. Elle adorait cela chez lui, son sérieux, et son arrogance bien plus quoi qu’autant qu’elle le détestait. Elle aussi était retombé dans ses souvenirs, alors qu’elle le jaugeait. Il faisait bien la cour à quelques dames, mais des deux, c’était elle qui dut presque lui arracher des faveurs. Serait-il venu, si elle n’avait rien fait ? Elle ne le saurait jamais. Elle ferma doucement les yeux, quand il lui posa une question qui attendait une réponse. Réflexion, attendait-il vraiment une réponse, la connaissant sûrement d’avance. Elle ne se moquait pas de lui, lui faisant croire qu’il l’assommait. Sans les ouvrir, elle finit par lui répondre, s’étant perdu dans le silence de la cuisine, la voix suave et grave de Sargon en un écho lointain, la chaleur de sa jambe contre son dos, et l’odeur qu’il dégageait.

_ Hm, oui… Tu le sais très bien non. Du moins, tant que je ne perds pas patience et qu’il se passe quelque chose ou qu’on ne vienne pas m’agacer… J’attendrais donc les informations sur cette femme dont tu parle comme tu parle de moi, et pour la jeune Brax. Je ferai de mon mieux. Souffler des choses dans les oreilles des personnes est bien plus simple que le contraire … Je t’assure. Ce ne sera que plus facile. Tu ne m’as donc jamais vu faire Sargon, lui demanda-t-elle, ouvrant un œil pour le voir.

Elle se tourna légèrement, décroisant, pour changer de jambe, recroisant, face à Sargon, toujours sur sa chaise. Elle changea totalement de visage, enlevant froideur, mesquinerie et mystère. Elle lui fit un petit sourire digne d’une jouvencelle, et sa voix était trop mielleuse et trop douce. Elle mima de poser son verre.

_ Oh, vous savez, je … Je devrais pas le dire, mais je vous aimes bien et j’ai peur … Si jamais ils revenaient. J’espère vraiment que ce que j’ai entendu est faux. Vous travaillez pour les Brax, vous pourrez me rassurer. J’ai entendu dire que … Jeyne aurait attiré l’attention d’un Fer-né de l’autre côté de l’océan et qu’il n’a qu’une envie ardente, celle de se l’approprié. Quel attrait maudite possède t-elle. Elle va nous attirer le courroux de ces barbares. Vous me protégeriez, en échange du baiser que vous m’avez volé tantôt…

Elle avait l’air naïve, si douce, si fragile. Elle était tout simplement adorable. Non, Sargon n’avait jamais vu cela sur le visage de Deirdre. Ce fut toujours la colère ou la taquinerie, rien d’autre. Elle haussa une épaule, nue et lui fit un petit sourire. Elle était méconnaissable, si différente, et surtout convaincante dans ce rôle de petite jeune femme pucelle ou réservée. Tout était travaillé, les traits de son visage, sa voix plus aigu, ses mimiques, ses gestes et son attitude. Elle avait appris cela en observant quelques femme-sel, fraiches captive, ou se peaufina dans les Terres de l'Ouest.

_ Tu vois, ce sera plus que facile. Je suis presque insultée de part ta demande... Je ferais de mon mieux. Mais Sargon, si des fois, je me défile et je te laisse sur ton petit cailloux à faire les cents pas et imaginer toutes les tortures possible pour me punir, c'est parce que je manque de motivation.

Elle n'était pas payée, elle lui rendait presque service, une simple putain qui disait oui, pour vu qu'il l'embrassait ou la touchait. C'était triste. Elle se demandait souvent pourquoi elle restait à son "solde". C'était aussi une des raisons pour laquelle elle échappait à son rôle, s'évadant dans le Conflans, ou ailleurs. Elle en avait marre et trouvait qu'elle était bien trop gentil avec Sargon. Elle n'avait rien en retour et travaillait juste pour lui faire plaisir. Idée qui souvent, était dur à avaler.

Elle posa une main sur son torse, attrapant sa chemise et elle le tira doucement vers lui. Elle se relevait progressivement aussi, venant effleurer ses lèvres aux siennes.

_ Il va falloir que t'y remédie, car là, je ne suis pas vraiment d'humeur coopérative, chuchota t-elle avant de décaler légèrement son visage sur le côté.

Elle embrassa sa joue meurtrie, avant de venir caresser, du bout de sa langue, cette nouvelle balafre qu'il affichait. Le gout était ferrique et presque excitant. Elle était débout, s'approchant tout contre Sargon. Ses bras se lovèrent rapidement autour de son cou. Elle laissa sa bouche goutter doucement son cou chaud et musclé. Longuement, elle s’y attarda, puis enfin, elle réclamait un baiser. Ses mains glissèrent le long de son torse, attrapant encore le fin tissus sur son corps finement dessiné. Elle l’attira doucement, juste assez pour le décoller du meuble, le faire rouler, échangeant tout deux les rôles. Leur bouche se séparèrent un instant, baissant légèrement la tête, son nez qui se frottait au sien. Elle taquinait, tentait Sargon en lui offrant ses lèvres, mais se reculant sèchement. Ses mains l’aidèrent à s’asseoir sur le bord de la table. Encore une fois, elle tirait Sargon contre elle. Un pied venait flatter ses jambes, sa cuisse, remontant lentement avant de l’appuyer conter ses fesses. Son deuxième pied se joignit à son compère. Les cuisses autour de sa taille, elle tentait de rapprocher leur corps au maximum, le baiser déjà plus passionné.

_ La chambre serait plus adéquate, murmura-t-elle, entre deux étreintes de leur bouche, le souffle court.

Elle sera un peu plus l'étreinte de ses membres contre lui. Son corps s'enflammait déjà, les bras sur ses épaules, le bout de ses doigts qui chatouillait tendrement sa nuque. Ses yeux ne réclamait que passion et sensualité.
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

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♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
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Message Jeu 1 Déc 2011 - 11:46

     Elle accepta, c'était tout ce qui intéressait le Harloi au fond, la situation avait été plutôt critique lorsque la jeune femme avait débarqué dans la salle principale et Sargon avait presque craint qu'elle ne finisse par tout envoyer paître. Mais non, Deirdre ne le ferait pas tout simplement parce qu'elle était bien trop dépendante de lui et que pouvoir le rayer de sa vie était une chose inimaginable à ses yeux. Le Fer-né lui laissait croire qu'elle pouvait le dominer lorsqu'elle le souhaitait, mais la vérité était toute autre, la bâtarde qui réussirait à le placer sous son joug n'était pas encore née. Il hocha la tête sans se départir de son sourire alors qu'elle acquiesçait tout en disant être capable de faire croire ce qu'elle voulait à qui elle voulait.

     Comme elle changeait d'habits, la belle changea d'expression comme on remplace un masque, puis lui fit la démonstration de ses talents en matière d'embobinage. Elle était douée, très douée même, s'il avait été du genre à être sensible aux charmes des jeunes filles de bonne famille, peut-être que le Harloi se serait laissé avoir. Mais il avait bien trop connu le minois furieux de Deirdre pour pouvoir envisager qu'elle était une jeune pucelle qui s'autorisait quelques écarts en compagnie d'un chevalier. Pour un garde par contre.... Les yeux mordorés du jeune homme ne quittait pas le masque de la bâtarde alors qu'elle terminait sa petite tirade très convaincante. C'était dans de tels moments qu'il se disait qu'il avait eu raison de lui proposer de « travailler » pour lui, même si au début ça n'avait été qu'une lubie de sa part, l'envie de donner un rôle à son amante. Désormais elle était passée du rôle de l'amante que l'on charme et que l'on entretient à la femme qui travaillait pour lui en lui offrant de temps en temps se faveurs. S'en était presque navrant. Les choses évoluaient bien trop rapidement.

     Deirdre se décida finalement à lui donner une idée de son manque de motivation, ceci étant censé expliquer les raisons qui la poussaient à ne pas se montrer obéissante. La manière dont elle attrapa sa chemise en se redressant doucement, frôlant ses lèvres des siennes, ne laissait aucun doute. Il cernait parfaitement le genre de « motivation » dont elle avait besoin, mais était bien tenté de la laisser sur sa faim. Ne serait-ce que pour se venger de cette petite entaille à la joue. Sargon aurait pu le faire, si elle n'avait pas décidé de jouer réellement les aguicheuses. Habituellement c'était lui qui prenait les devants et elle se contentait d'accepter ou non, inutile de préciser qu'elle disait toujours oui, mais cette fois-ci la belle comprenait visiblement que si elle ne prenait pas les rênes en main, elle rentrerait encore avec pour seule récompense un léger frôlement de lèvres.

     Elle avait l'avantage de connaître ce qu'il aimait et se débrouillait parfaitement pour lui montrer qu'elle avait retenu la leçon. Sa langue sur l'entaille la rendait presque supportable, comme si elle cherchait à se faire pardonner ce qui lui rendit finalement service puisque l'hostilité du Harloi diminua clairement à ce contact. Sargon appréciait de sentir ses lèvres contre lui, s'il lui arrivait d'y songer lorsqu'ils étaient éloignés, il oubliait toujours à quel point la réalité était plus délicieuse que les souvenirs. Un baiser échangé alors qu'ils intervertirent leurs places pour que la jeune femme soit installée plus confortablement, lorsque Deirdre passa ses cuisses autour de la taille du Harloi, celui-ci glissa sa main sur l'une d'elle dans une légère caresse, difficile de dire non lorsqu'elle se montrait aussi convaincante et pour tout dire, il n'en avait absolument pas envie. Sa conscience avait beau lui dire qu'il faisait passer son désir avant ses intérêts, allez expliquer cela à son corps qui lui envoyait des signaux plutôt expressifs qui ne laissaient aucun doute sur l'effet que lui faisait cette entrée en matière digne d'une experte. Leurs corps étaient collés l'un contre l'autre et elle trouva un instant pour glisser quelques mots à l'attention du Harloi qui ne put s'empêcher d'être amusé. Si elle avait décidé de ce qu'ils faisaient actuellement, ce serait lui qui déciderait de l'endroit où ils le feraient. Sa bouche se sépara un instant de celle de Deirdre alors qu'il répondit d'un ton bas, mais ferme.

     ▬ C'est à moi d'en décider. Cette table sera parfaite. »

     Il aurait pu ajouter qu'elle ne méritait pas la chambre, mais l'envie n'était pas là, son esprit était trop occupé par d'autres pensées pour se donner la peine de chercher comment l'écraser. Sa main sur la cuisse de Deirdre la caressait avec douceur mais fermeté tandis que son autre main se glissa vers le fessier de la belle avant de remonter légèrement, petit à petit, explorant chaque partie de son anatomie. Certes, rester dans la cuisine était risqué, le cuisinier et la servante pouvaient entre à tout moment, mais n'était-ce pas justement ce qui rendait le tout plus excitant ? Leur relation était secrète et personne ne savait qu'ils étaient amants, ce qui avait toujours pimenté leurs ébats était le risque de se faire surprendre. Or, celui-ci s'atténuait avec le temps, c'était donc le moment et le lieu idéal pour rallumer la flamme.

     Le jeune homme glissa ses lèvres de la bouche de Deirdre à son cou de cygne, titillant sa peau à l'aide de sa langue alors qu'il la poussait légèrement pour l'installer plus confortablement sur la table. Celle-ci était en grande partie occupée par des plats, des brocs et divers objets gênants, Sargon ne passe pas par quatre chemins, il lâcha momentanément la cuisse de la jeune femme pour pousser le tout par terre. Un bruit sourd se fit entendre, le broc éclata sur le sol et les affaires tombèrent sans que cela ne perturbe les deux amants. Enchaînant, il commença à la dévêtir avec lenteur pour la rendre impatiente et la faire attendre un peu. Plus on attendait, mieux c'était, du moins c'est ce qu'il avait conclu avec le temps. Enlevant les vêtements un à un comme s'il était en train d'arracher les pétales d'une fleur, Sargon en profitait pour caresser la peau de pêche de la demoiselle par la même occasion. Le temps passait lentement et après plusieurs longues minutes, le bruit de Crépuscule qui tomba sur le sol perturba le silence bercé de bruits plus familiers d'une chambre de jeunes mariés que d'une cuisine. Pour une fois, l'épée passait après une femme, Deirdre pouvait s'en sentir honorée, habituellement il aurait cessé son manège pour poser l'arme avec délicatesse sur une table. Mais la table était occupée par autre chose à cet instant et heureusement pour les deux amants, ni le cuisinier, ni la servante n'entra pendant qu'il s'occupait de motiver la belle.

     Le temps passa avant qu'ils ne se séparent finalement, Sargon n'aurait su dire si cela avait duré plusieurs heures ou juste quelques dizaines de minutes, le seule point important était qu'au final, il y avait pris beaucoup de plaisir et s'était montré aussi consciencieux que possible. Il savait ce que sa partenaire aimait et connaissait ses points faibles. C'était sa manière de s'assurer qu'elle ne l'oublie pas. Le Harloi laissa sa langue caresser le cou de Deirdre une dernière fois avant de reculer pour se refroquer avant de se pencher pour ramasser Crépuscule qui traînait sur le sol. Il l'attacha aussitôt à sa ceinture avant de la fermer, puis jeta un coup d'œil à la belle alors qu'il attrapait sa chemise. Son regard pétilla lorsqu'il croisa le sien, puis il s'approcha à nouveau d'elle et l'attrapa pour l'attirer vers lui avant de l'embrasser. Cela n'avait pas le but louable qu'il y paraissait et après quelques secondes, Sargon mordit la lèvres inférieure de la jeune femme qui étouffa une cri de surprise. Reculant son visage de quelques centimètres, il baissa ses yeux vers sa lèvre qui saignait légèrement alors que le goût métallique se faisait sentir sur sa langue.

     ▬ Ce n'est qu'une mince revanche en comparaison de ce que tu m'as fait. Puis cela nous donne une raison pour ce bazar, tu n'auras qu'à dire que je t'ai frappée. »

     Il lui décrocha un sourire arrogant et moqueur, il était vrai que les bruits provenant de la cuisine pouvaient être intriguant, mais il était possible d'expliquer ce bordel comme une dispute. Après tout la servante était tellement ingénue qu'elle n'imaginerait pas que son seigneur puisse fricoter avec une bâtarde. La fin de leurs ébats signifiait aussi la fin de leur entrevue, Sargon se détourna pour récupérer la chemise qu'il avait abandonnée avant le baiser, laissant le temps à Deirdre de se refaire présentable.


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Dernière édition par Sargon Harloi le Ven 2 Déc 2011 - 14:50, édité 1 fois
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Message Ven 2 Déc 2011 - 0:04

Deirdre était aux anges. Sargon répondait positivement et avec un peu plus d'envie qu'elle ne le pensait. Il fallait dire qu'elle ne lui laissait désormais pas le choix. Il était vrai que d'habitude elle l'y invitait, lui faisait des propositions, le réclamait, mais c'était toujours au bon vouloir de Sargon. Non là, elle en avait trop envie. Elle n'allait pas le recroiser de si tôt et elle voulait le sentir tout en elle, dans son corps entier et pas seulement son cœur. Alors, elle ne lésina pas sur les moyens. Elle s'était montrée très entreprenante.

Elle parcourait son torse de ses doigts, tirant un peu sa chemise, ne cessant de resserrer ses cuisses autour de lui, comme un serpent qui voulait le dévorer. Elle tremblait sous ses caresses, alors qu'il n'effleurait que simplement ses cuisses. Elle aspirait à ses mains curieuses et ambitieuse qui cherchait à la conquérir, même si juste un regard suffisait pour qu'il vienne piller sa passion.

Ses yeux s'ouvrir en grand alors qu'il lui confia que la table serait le lieu idéal pour s'enflammer de leur désir. Etait-il devenu fou ? Inconscient. Et si quelqu'un entrait et les voyait. Les bruits courent très vites sur de si petites îles, comme le vent qui la balaie presque inlassablement. Si Harlon l'apprenait, elle allait en pâtir, Sargon aussi et ruiner sa réputation. Tout le processus passa dans son esprit comme un éclair. Rien à dire il était fou, et très sérieux, car il devint bien plus parlant dans ses caresses. Elle eut presque envie de se débattre. Ce n'était pas qu'un simple baiser dans le recoin d'un couloir, ou lors d'une sortie nocturne sur la plage. La peur, le stress, l'adrénaline montait. Elle l'enlaça fortement alors qu'il la reculait sur la table, ne quittant pas la porte des yeux. Elle avait peur que tout s'arrête pour une bêtise, mais dans le fond c'était si bond. La crainte ne la rendait que plus sensible.

La table était encombrée, mais Sargon ne s'en embêta pas, jetant tout au sol. Elle eut un petit sourire, se mordant la langue, amusé. Elle aimait l'homme qui était face à elle, droit, directe, un peu violent. Étrangement, elle n'eut pas la peur au ventre que les gens soit alerté par le bruit, c'était courant qu'ils se disputent et que les objets volent. Puis, ils devaient savoir que Sargon et Deirdre devaient être tranquille, pour leurs "entretiens". Elle jetait toujours un œil à la porte, alerte au moindre bruit. Elle se laissait gentiment faire, elle n'était qu'une poupée de chiffon entre ses doigts. Un soupir s'échappait de sa bouche à chacun de ses contacts. Sa jambes ne cessait de venir flatter son fessier. Il lui échappait, pour venir relever ses jupons. Il tira lentement, trop lentement sur les laçages qui se trouvaient être de chaque côté des fines hanches de la jeune femme. Le par-dessus, la chemise, le sous jupon. La voilà nu, mais elle était si excitée, si pressée. Elle ne cessait de le rapprocher de lui avec ferveur pour lui voler un baiser, alors qu'il se débarrassait de leur vêtement. La lame tomba enfin sur le sol, vite suivit des longs soupirs de Deirdre. Elle était comme une princesse qui retrouvait le prince dont elle avait longuement rêvée. Sargon l'avait toujours vu aussi gourmande, aussi envieuse de ses caresses et son attention. Même lorsqu'ils flirtaient, c'était Sargon qui devait l'arrêter, car elle en voulait toujours plus. Elle ne pouvait lui résister, aussi triste cela pouvait-être pour la bâtarde. Elle savait aussi l'aguicher, mais à la fin, Sargon avait toujours toutes les récompenses.

Après un long moment, bien trop court pour elle, de danse endiablé, de flamme qui vous brûlait le corps de l'intérieur, de gémissement étouffé par sa main, ou celle de Sargon sur sa bouche pulpeuse, son respect et sa dévotion pour l'homme qui était face à lui, un moment totalement allongée sur la table, se redressant, cambrer au maximum, le serrant de toutes ses forces, des griffures dans le dos de l'homme, des marques rougies de mains sur ses cuisses, la respiration haletante, la sueur sur leur deux corps, les muscles qui vibraient encore de plaisir, elle était vidée d'énergie, le corps reposant sur la table. Ses cuisses était relevée, elle était si essoufflée, son jupon qui cachait son manque de pudeur, entre ses jambes et plaquée de ses mains sur sa poitrine. Elle souriait, murmurant encore le nom de Sargon, le visage épanouie. La douce sensation dans son corps, après avoir comme côtoyer le Dieu Noyé un court instant, se dissipait peu à peu. Elle fermait les yeux, pensant encore au dernier contact de la langue du Harloi contre son cou, avant qu'elle ne se laisse couler sur le meuble. Elle était si molle, lorsqu'il lui attrapa le bras pour la ramener contre lui. Elle passa lascivement ses bras autour de son cou, et une nouvelle fois ses jambes l'emprisonnait de sa taille finement musclé. Quel corps. Elle descendait ses mains sur son torse encore brûlant, imprimant une dernière fois tout ses traits en sa mémoire, ce corps sculpté dans la roche, avec raffinement. Ses muscles se bombaient sous ses doigts. Elle profita de ce baiser encore embrumé de plaisir. Elle pensait presque soupirer, encore une fois, mais non. Ses dents, taquines, attrapèrent sa lèvre inférieure, pensant au début à un petit jeu. Non, la mâchoire se ferma jusqu'à la blesser. Elle poussa un cri de surprise et de douleur, voulant se reculer plus vite qu'il ne lui laissait la liberté de le faire. Le sang coula dans sa bouche. Elle saignait. Il n'y était pas allé de main morte.

La main tremblante, elle tâtonnait sa lèvre meurtrie, le fusillant du regard avec haine et incompréhension. Elle était presque à deux doigts de le gifler, pour changer. Elle fixa ses doigts couvert de sang, puis le jupon non loin l'aida à s'essuyer un peu. Quel fou ! Ingrat, arrogant, vil ! Elle brisa un sourcil, de façon à lui faire comprendre tout les reproches qui traversait son esprit. Il avait de bon argument, mais il aurait pu s'y prendre autrement. La prévenir peut-être. Non, il n'aurait pu se venger. Il avait raison. Elle haussa les épaules, avec autant de désinvolture que pouvait le faire Sargon. Elle lui laissait cette main. Elle descendit avec grâce de la table, et se rattrape sur le jeune homme. Elle surestimait la force de ses jambes. Elle ne cessait de se passer la langue sur sa lèvre, commençant à gonflée et saignant toujours. Elle se revêtit rapidement, enfilant les couches les unes après les autres. Le par-dessus bordeaux enfilé, sa poitrine remontée, elle tira d'un simple geste, les deux laçage en même temps, puis noua le tout.

Elle se recoiffa légèrement et fixait Sargon. Ils n'étaient pas des amants de cœur, juste physique. Elle ne pouvait se permettre d'attendre une étreinte de la part du Harloi. Elle s'étira un peu, tira sur sa manche, se mit sur la pointe des pieds et happa le lobe de son oreille. Ses pieds reculèrent lentement, puis elle lui tourna le dos.

- J'attendrais tes corbeaux pour la catin, et je te ferai part de mes rapports pour Lady Brax... A notre prochaine audience, si l'un de nous ne meurt pas avant, dit-elle, la voix morne et froide.

La porte de la cuisine s'ouvrit, la jeune femme ayant prit un air faussement contrit et désabusé. La domestique n'y vit que du feu. Elle quitta la demeure de Sargon, s'y arrêtant un instant, pour admirer l'endroit un dernier instant avant de partir. Elle se rendit sur l'île de Pyk où elle dina avec la nouvelle Greyjoy. Elles discutèrent une bonne partie de la soirée, jusque tard dans la nuit. Elle gagna quand même la maison de Harlon le Rouge, même si Aaricia l'invitait à passer la nuit dans le fort. Elle avait des choses à récupérer. Elle changea de vêtement, et emporta un tissu opaque en coton, pour lui couvrir le visage et mieux caché son identité, lors de mission d'infiltration. Le châle était bien trop ouvert et peu confiant. Le lendemain, en milieu de matinée, elle repartit sur les Terres de l'Ouest. Elle n'avait pas quitter les îles des yeux, jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans ce vaste paysage bleu. Il lui manquait déjà si cruellement.
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