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Devant le septuaire [ Libre ]

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Chevalier
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Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
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Message Jeu 27 Aoû 2009 - 15:58

Pryam avait quitté sa maison natale depuis 16 ans à ce jour, il n’y songeait plus depuis très longtemps, mais en réalité, en cette belle journée d’été, ses pensées étaient assez sombres. Il n’avait plus songé à son père depuis de longues années, et pour tout dire, il n’avait pas spécialement envie de repenser à sa famille, du moins ce simulacre de famille qu’il avait toujours eut. Le chevalier était en train de marcher dans la rue de Port-Réal, son cheval était aux écuries de l’auberge où il vivait en ce moment, et il marchait sans vraiment de but, ne sachant pas spécialement où il comptait se rendre, mais le plus important, c’était de changer d’air. Lorsqu’il ne faisait rien, il n’avait que l’occasion que ressasser ses pensées sombres, et le jeune homme n’appréciait pas particulièrement de pouvoir songer à sa famille. Pendant toutes ses années d’errance, il n’avait eut que la solitude pour seule compagne, et la vieille jument qu’il montait, qui ne tarderait certainement pas à rendre l’âme, tout comme son ancien propriétaire. Elle était hélas, à bout de force, Pryam avait remarqué à de nombreuses reprises que l’animal avait des difficultés à avancer après une journée de marche, et c’était un souci supplémentaire qui s’insinuait dans son esprit. Il n’avait pas du tout les moyens de s’acheter un nouvel animal, un cheval surtout, les prix étaient exorbitants, et il ne pourrait pas en acquérir de nouveau avant très longtemps. Malheureusement, si son cheval décédait, il serait dans l’incapacité d’avancer, un chevalier sans monture n’était rien, alors s’il perdait sa monture, il n’aurait plus de moyens de gagner sa vie, et sans argent, jamais il ne pourrait reprendre son métier de chevalier. La seule chose qui resterait, la seule possibilité qui lui permettrait de rester chevalier, ça serait, hélas, de rentrer à la demeure des Templeton et de quémander la bonté de son père de manière à obtenir un nouvel animal. Mais dans ce cas, il serait malheureusement contraint de devenir un chevalier protecteur comme tous les héritiers mâles de sa famille.

Pryam secoua négligemment la tête en regardant autour de lui, remontant la rue principale, et observant au hasard les visages des quelques personnes qui prenaient le temps de regarder autour d’eux, comme lui. Le jeune homme soupirer légèrement en reportant son attention sur le sol damé, et totalement inégal, il ne pouvait pas lutter contre, ses pensées revenaient toujours au même point, alors pourquoi éviter d’y songer si c’était ce qu’il semblait devoir régler dans son esprit ? Il n’y avait aucun doute que son père, ser Symond accepterait de reprendre son fils chez lui, mais cela signifierait par conséquent qu’il devrait s’excuser de son comportement ainsi que de ce qu’il avait causé, le départ de sa sœur, la fin du rêve de son père de la marier à un Lord de bonne famille, des choses que Pryam ne pourraient jamais accepter. Ce serait renier toutes ses pensées, et tout ce qu’il estimait comme juste depuis toujours, et de toute manière, il haïssait tout simplement son père, donc que voulait-il faire s’il retournait dans le Val d’Arryn ? Certainement jamais devenir un chevalier comme son père, il ne pourrait pas accepter de servir une personne aussi riche et aisée que Lord Arryn, il n’était pas comme ça. Mais jamais ser Symond n’accepterait de voir son fils faire un autre ‘métier’ que celui de chevalier protecteur de la famille Arryn. La question était réglée dans l’esprit du blond, mais pourtant il n’arrivait pas à s’y faire, il savait tout simplement qu’il n’accepterait jamais de rentrer dans la demeure familiale, mais pourtant ses pensées revenaient toujours à ce même point. Qu’est-ce qu’il pouvait donc seulement espérer ? Rien de mieux que sa vie actuelle, au moins sa vie actuelle était une vie qu’il avait décidée, et non une vie comme ses frères avaient, une vie tracée par leur père.

Les pas du chevalier l’avaient mené machinalement devant le grand septuaire de Baelor. Il savait que sa jeune sœur s’y trouvait, c’était une septa appréciée et surtout efficace, comme quoi le sang de leur famille servait finalement à quelque chose. La première fois qu’il avait aperçu sa sœur en tenue se septa, il avait à peine reconnu la petite demoiselle de 11 ans qu’il avait laissé lors de son départ de la maison. Elle était devenue une magnifique jeune femme, elle possédait la beauté de leur mère, et elle avait la grâce d’une Lady. Serena n’en était pas une, et même si elle l’avait été, la jeune femme aurait abandonné son statut en devenant septa, désormais elle n’était plus damoiselle Serena Templeton, fille de ser Symond et de Lady Catelyn, elle était simplement septa Serena, servante du culte des Sept. La demoiselle savait ce qu’elle faisait, et pour tout dire, Pryam était satisfait de la voir sur cette voie, il espérait intérieurement que la jeune femme priait de temps en temps le Guerrier pour son frère disparut, mais il n’avait jamais put avoir confirmation, cela faisait 16 ans qu’il ne lui avait pas adressé la parole, comme cela faisait 16 ans que ses yeux ne s’étaient pas posés sur lui, de son regard doux et affectueux qu’elle réservait au jeune écuyer qu’il était lorsqu’il rentrait du château de la famille Arryn. Maintenant lui savait qu’elle était en bonne santé, c’était le plus important, le fait qu’elle ignore tout de lui, c’était secondaire. Les septa n’avaient plus de famille, il espérait simplement qu’elle n’avait pas oublié son frère aîné, mais si elle l’avait fait, pourrait-il lui en vouloir ? Aucunement, elle aurait raison, il l’avait abandonné lorsqu’il avait décidé de quitter leur demeure.

Alors qu’il était en train d’observer les portes, un jeune garçon lui rentra dedans avant de le regarder avec des grands yeux. Visiblement le pauvre garçon n’avait pas vu qu’un chevalier se tenait devant les portes, et comme il était en train de courir avec ses compagnons du même âge, ils n’avaient pas réussi à s’arrêter à temps. Le regard de Pryam se posa sur le jeune garçon, il avait seulement dans les 7 ou 8 ans, mais il faisait beaucoup moins, à force d’observer les gens, le chevalier avait commencé à remarquer certaines choses spécifiques aux enfants pauvres. Ils faisaient toujours plus jeunes qu’ils ne l’étaient réellement, à cause du manque de nourriture e tout cela. Le jeune garçon regarda le chevalier avec des yeux totalement neutres, il avait visiblement l’habitude de regarder et de rencontrer d’autres chevaliers, et certainement avec plus de classe et de prestance que lui, puisqu’il resta silencieux en l’observant.


« Tu devrais faire attention où tu marches petit. »

Le jeune garçonnet resta silencieux pendant un petit moment. Il semblait jauger Pryam pour savoir s’il aurait le droit où non de lui parler, mais visiblement quelque chose dans le visage du chevalier l’encouragea, car le garçonnet aux cheveux bruns regarda rapidement autour de lui, avant de reporter son attention sur le chevalier pour répondre d’une voix au perçait un accent, celui des pauvres, celui que les enfants de Culpucier avaient tous, encore une chose que Pryam avait remarqué.

« J’sais bien ser…. Excusez-moi. »

« Il n’y a pas de mal. »

Pryam réfléchi rapidement, le jeune garçon l’observait droit dans les yeux comme s’il cherchait à comprendre quelque chose, et le chevalier se demanda soudain s’il pouvait proposer un échange de service au jeune garçon. Il ne tenait pas à entrer dans le septuaire pour voir si sa sœur était dedans, mais il voulait avoir quelques nouvelles d’elle. Pourquoi ne pas demander au jeune brun qui serait certainement content de gagner quelques piécettes ? Le chevalier glissa sa main dans la sacoche ou quelques pièces de bronze se battaient en duel, et il en tira deux avant de les montrer au jeune homme en reprenant la parole, se penchant légèrement pour que seul le gamin entende ses paroles.

« Tiens, contre ces pièces, tu vas aller dans le septuaire, et tu vas demander si septa Serena est là, puis tu me diras simplement, comment elle se porte, si elle à l’air d’aller bien en résumé. »

Le jeune gamin le regarda avec un air méfiant comme si visiblement il cherchait à flairer l’arnaque, mais comme il n’y avait rien, le gamin attrapa les pièces que Pryam lui tendaient, puis il se retourna pour se diriger vers l’entrée du septuaire. Le petit garçon disparut dans la foule de personnes qui sortait à ce moment, puis le chevalier patienta, espérant simplement que le petit reviendrait avec de bonnes nouvelles. Même s’il avait changé depuis 16 ans, Pryam craignait toujours de tomber sur Serena et qu’elle puisse le connaître, ce serait une vraiment très mauvaise chose ! Après quelques minutes, le petit garçonnet sortit en courant du septuaire, puis il se dirigea vers le chevalier avant de s’arrêter devant lui, il avait visiblement courut comme s’il était pressé d’en terminer avec sa tâche.

« Elle est là, mais le septon Aegon refusait que je la voie, il disait que j’voudrais rien de bon ! Désolé ser ! »

« Ce n’est pas grave. Tu peux y aller petit ! »

Le jeune garçon se retourna avant de s’en aller dans la direction qu’il visait en premier, visiblement il avait été inutile, mais bon, au moins Pryam savait qu’elle était là, c’était déjà une bonne chose, même si maintenant il était dans une position désagréable, soit demander à un gamin plus présentable, soit s’y rendre lui-même, et la dernière possibilité n’était pas une bonne chose.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦ © The Sound of Silence
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Message Jeu 27 Aoû 2009 - 22:10

Ewald n'aimait pas la foule, trop de monde l'inquiétait au plus au point, une masse de gens peut certes permettre de s'enfuir plus facilement ou au contraire faire barrage, mais ce n'était pas cela qui l'inquiétait. Il avait toujours été un gamin chétif et maigrelet et s'il n'avait pas une tunique avec l'emblème Frey cousu sur le pourpoint, on aurait peut-être pu le prendre pour un de ces gamins des bas fonds qu'on pouvait trouver un peu partout à Port-Real, ce n'était surement pas ça qui manquait. Il n'avait pas vraiment le port noble et droit comme l'ont souvent les héritiers des bonnes familles, ou le visage affichant une morgue condescendante vis à vis du petit peuple comme ceux qui savaient qu'ils étaient puissants et qui n'hésitaient pas à le faire savoir. Il avait même une démarche un peu penchée, comme s'il avait été trop longtemps courbé sous un poids quelconque bien trop lourd pour son jeune âge et sa fine ossature.

Cette façon de marcher lui venait surement du fait qu'il n'osait pas regarder les gens en face, surtout les grandes personnes, elles avaient une grande habilité pour foutre des taloches aux plus petit qui osaient les défier du regard, Ewald était passé maître dans l'art de s'éclipser au moment le plus opportun, quand les adultes commençaient à s'énerver, quand ils cherchaient quelqu'un de plus petit qu'eux sur lequel se défouler, quand ils avaient ce drôle de regard mauvais qui ne présageait rien de bon. Le petit Frey était habitué à ce genre de traitements, par son père qui jugeait que l'éducation se faisait avec de la violence, par ses grands frères qui cherchaient l'affection de leur père et qui aimaient bien jouer à des jeux violents, par le maître d'arme ou son ancien maître parce qu'il avait mal fait un mouvement ou qu'il n'avait pas réagit suffisamment vite à un ordre ou tout simplement par des gens du peuple ou par des gosses.

Les petites gens n'aimaient pas la noblesse, et cela était normale, ils étaient beaux, fort, riches, bien nourris, bien habillés et avaient toujours un toit où dormir contrairement au petit peuple qui devait vivre au jour le jour et mourir jeune et dans la misère. Ewald ne demandait rien de mieux que d'aider ces pauvres gens, mais à défaut d'être riche, le peuple avait sa fierté et ne voulait pas d'aide d'un jeune garçon malingre qui les traitaient avec condescendance. Et puis, il ne pouvait pas faire grand chose a vrai dire, trop petit et maigre pour aider les hommes, trop grand pour se faufiler partout comme il l'aurait voulu...

C'était étonnant le nombre de personnes qui payaient pour obtenir une phrase bénigne pour pouvoir aller la rapport à quelqu'un de bien plus influent ou encore plus influent avec beaucoup plus d'argent à la clé. Il suffisait de chercher un peu ou de savoir à qui s'adresser pour gagner un peu d'argent rapidement en sachant être discret et avoir une bonne mémoire, avec sa bouille ronde et sa petite taille, Ewald était relativement passe partout, et il avait toujours une excuse pour justifier sa présence quelque part. Son appartenance à la maison Frey en était peut-être pour quelque chose.

Depuis l'aube ce matin, il errait dans les rues de Port Real à la recherche de ce que seul l'Aïeule pouvait savoir, cela faisait presque un mois qu'il passait ainsi ses journées, depuis la mort de Ser Pakton pour être précis, celui ci était mort lors d'un tournoi organisé lors d'une fête dont il ne se souvenait plus le pourquoi du comment. Il était mort dignement, du moins, suffisamment dignement pour ne pas être jugé comme un pleutre et avoir vécut sa vie pleinement sans avoir eu le temps d'avoir des regrets. Mourir de la main d'un autre chevalier est peut-être tout ce dont peut rêver un autre homme ?

Ewald s'en souvenait comme si c'était hier, c'était un jour ensoleillé, particulièrement chaud, même pour la saison, les dames cherchaient un coin d'ombre et les hommes enlevaient leurs tuniques et leurs armures pour espérer capter rien qu'un souffle d'air frais. Celui qui pouvait dire qu'il n'avait pas fait un malaise cette journée là pouvait être chanceux. Le petit garçon avait bien nettoyé l'armure niellé d'or de son maître, profitant de l'eau pour se rafraichir, chose dont il se souvenait particulièrement car Ser Pakton l'avait surpris et l'avait maintenu sous l'eau presque une minute pour lui apprendre à profiter de la fraicheur du liquide alors que lui allait attraper une insolation a l'attendre sous le soleil.

C'était presque la dernière fois qu'il l'avait vu, le vieil homme était ensuite partit dans la mêlée qui était l'une des épreuves du tournoi et fut désarçonné par un quelconque chevalier dont il ne connaissait pas le nom, et dont il n'avait pas du tout envie de savoir l'identité, il ne savait pas s'il devait le haïr ou le bénir, quoi qu'il en soit, il fut jeté à terre et les sabots des chevaux l'achevèrent, une faille dans son armure selon certains, d'autres étaient d'avis que le coups avait percé la cotte de maille et les chevaux avaient fini le travail, dans tous les cas, il était mort rapidement. C'était peut-être ce qui comptait le plus après tout ?

En tant qu'héritier d'une famille noble, Ewald n'avait pas été jeté à la porte, mais on lui avait fait savoir qu'il n'était plus vraiment le bienvenue, il fallait donc qu'il rentre par ses propres moyens aux Jumeaux ou qu'il se trouve une personne suffisamment en manque d'amour pour pouvoir le prendre sous son aile protectrice. Le petit Frey ne se faisait pas d'illusions, il n'avait pas la carrure pour arpenter tout seul les routes de Port Real, et puis, un gamin solitaire sur un cheval attirait toujours l'attention, et son père ne dépenserait surement pas de l'argent pour lui, ou alors très peu, trop peu. Et il était bien trop timide pour s'imposer à quelqu'un, le petit garçon avait une sainte peur de savoir ce que les gens pouvaient penser de lui, sa plus grande phobie était surement de savoir qu'on ne l'aimait pas. Bien sur, il savait qu'il y avait forcément des gens qui le détestait, pour son origine sociale ou pour bien d'autres raisons, mais il ne voulait pas les pousser à le haïr encore plus.

Donc, depuis le jour où il avait presque tous perdu, il errait dans la grande ville, restant le plus possible dans la foule, bien qu'il détestait ça, il savait que les gens étaient moins tentés de s'en prendre aux gens dans une foule, ou d'essayer surtout de s'en prendre à un enfant noble. Ewal aurait peut-être préféré passer inaperçue dans ce genres d'endroits, car les regards que l'on lui lançait n'étaient pas toujours amicaux et les mauvais sourires ainsi que les mains reposant sur les dagues ou autres armes n'étaient pas rares au coins d'une rue. Les gens ne reculaient devant rien pour quelques piécettes.

Dans ses longues ballades en solitaire, l'endroit qu'il préférait était la place devant le septuaire de Baelor, il n'y avait pas le même genres de personnes là bas, d'abord les petites frappes et autres voyous préféraient les endroits moins peuplés, plus sombre et surtout moins dégagés. Et puis, il y avait les Septons et les Septas, les gens n'osaient pas s'attaquer à quelqu'un devant les représentants des Septs, surtout quand c'est devant le plus grand édifice à l'honneur des dieux. C'était surement l'endroit le plus sur dans la capitale après le Donjon Rouge. Mais ce qui faisait vraiment de ce lieu son endroit préféré était parce qu'il y avait pas loin une vendeuse de tourtes exquises, qui n'hésitait pas à lui laisser un petit morceau de côté s'il l'aidait à vanter les mérites de ses produits.

Généralement, dans toutes familles, c'est l'aîné qui prends la relève dans une entreprise familiale, que ce soit un fils de roi comme un fils de pêcheur, mais la vieille Anna n'avait pas d'enfants, et encore moins de maris, elle avait beau faire de succulentes tartes, elle était tellement laide qu'elle devait constamment rester cacher derrière son capuchon et un masque de bois pour espérer pouvoir faire du commerce, ce n'était pas faute d'avoir essayé de recourir à des charmes, mais rien n'y faisait et rien n'y personne n'aurait prit Anna pour épouse.

Ce jour là, Anna n'avait pas besoin de ses services, un autre garçon l'avait précédé de peu dans la matinée et on l'entendait crier pour vanter les tartes de la 'belle' Anna, il avait du bagou, l'on ne pouvait le nier, c'était surement mieux ainsi, le Frey n'osait jamais crier trop fort ou attirer les clients aux bourses bien pleines de peur de se faire frapper, la vieille vendeuse de tourte allait faire du bon profit aujourd'hui, mais le jeune noble allait surement dormir ce soir avec le ventre aussi vide que sa bourse.

Au début, il avait dépensé sans compter et avait perdu son reste d'argent en se faisant frapper par une bande de gamins plus vieux que lui qui travaillaient comme apprenti pour un forgeron des environs, ce soir là, il n'avait pas osé rentrer à l'auberge où il avait une chambre qu'il avait prise avec le vieux Ser Pakton avant qu'il ne meurt, il avait payé pour un mois à l'avance, se disant que d'ici là, il aurait trouvé comment rentrer, mais il n'avait rien trouvé et personne ne l'avait prit sous son aile, il dormait donc dans la chambre, mais la plupart du temps sans rien manger.

Il n'avait pas énormément maigris depuis son arrivée à la capitale, il n'était déjà pas bien gros, et il avait l'habitude de peu manger, mâchant trop longtemps, il était vite rassasié et ne cherchait pas à en redemander. La seule chose qui avait un peu changé dans son physique était la longueur de ses cheveux, ils avaient poussés de cinq bons centimètres, passant de ras à courts, on voyait maintenant les épis qui se battaient en duels. Par contre, Ewald avait pour point d'honneur de se débarbouiller le visage tous les jours et de nettoyer sa tunique le plus souvent possible.

Ce fut perdu dans ses pensées qu'il fut bousculé par une bande de gamins piaillant à qui mieux mieux qui courrait en jouant à un jeu quelconque pendant que leurs mères discutaient au loin ou travaillaient, tombant sur les fesses, il retint difficilement des larmes qui menaçaient de couler depuis un mois, si long, si éprouvant. Il se releva avec un air digne en reniflant et regarda dans la direction d'où les autres enfants étaient venus, pour ne pas leur donner le plaisir de voir qu'ils l'avait blessé.

Juste devant lui, un autre enfant avait eu la même mésaventure que lui, mais avec un chevalier qui lui donna quelque chose pour rentrer dans le septuaire de Baelor, il sembla attendre l'enfant qui revint un peu plus tard et qui disparut après lui avoir parlé. L'enfant serrait dans sa main quelques piécettes... Piécettes... Argent... Manger ! Le lien entre les deux fut fait en quelques secondes et le petit garçon ne pensa immédiatement plus qu'à son estomac, qu'importe la honte, qu'importe ce que pouvait penser de lui le grand chevalier, il voulait ces piécettes...

... Mais il n'avait pas la carrure pour lui réclamer de force, et n'avait pas les doigts assez agiles pour pouvoir piquer sa bourse comme le faisait si bien nombre de voleurs. Et puis, c'était mal de voler devant les Sept, surtout à un chevalier, et cet homme avait beau avoir l'air impressionnant, charismatique et bon, il n'avait pas l'air du genre à faire l'aumône à un petit noble. L'énormité de sa situation lui sauta alors à la face, il avait tout perdu, absolument tout, il n'était qu'un gosse pourri gâté perdu au milieu d'un monde qu'il ne connaissait pas, trop petit, trop maigre, trop propre sur lui et surtout bon à rien... Sa mère et son père lui manquaient, ses frères et ses sœurs et même son vieux Chevalier de Ser Pakton, mais surtout les Jumeaux.

Et là, il explosa en sanglots, pendant presque une minute il pleura pour ce qu'il n'avait pas pleuré avant. Mais les regards des passants autour de lui, voir un môme pleurer comme ça n'avait rien de ragoutant, surtout avec la morve qui lui coulait du nez, il se souvint que Ser Pakton l'avait frappé quand il avait pleuré à la disparition des Jumeaux dans le lointain, lui disant qu'il était un homme maintenant et que les larmes étaient synonymes de faiblesse, d'enfantillages et de femmelettes, les hommes ne pleuraient pas, les hommes avaient honte de pleurer, les hommes étaient des durs.

Reniflant vaille que vaille, il se redressa et tenta le tout pour le tout, il s'approcha du grand chevalier blond et lui tira sur la manche, après avoir essuyé la morve qui lui avait coulé sur le menton et d'une voix encore tremblante des larmes qu'il avait versé, il lui dit :


'Messer, je...'

Il n'avait rien à dire a cet homme, rien pour justifier le fait qu'il lui adressait la parole, lui un môme, un gosse, un enfant. Il le lâcha aussi subitement et s'apprêta à faire ce qu'il faisait à chaque fois qu'il avait peur d'une réaction adulte, il se fit plus petit qu'il n'était déjà et recula rapidement. Mais cela n'allait pas avec la résolution qu'il s'était faite, et le tout pour le tout n'incluait pas la peur d'un homme, aussi grand soit il. Il cessa de trembler et se releva en prennant une grande inspiration.

'... Je... messer... puis-je vous... aider ? S'il vous plait, ce... serait un grand honneur pour moi.'

Et comme s'il avait oublié quelque chose il se rattrapa en disant vite:

'Messer !'
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Pryam Templeton
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Message Ven 28 Aoû 2009 - 15:26

Pryam était en train de regarder devant lui, le jeune garçonnet avait disparut, laissant le chevalier tout seul, à fixer droit devant lui comme s’il attendait quelque chose de particulier. Juste avant, il avait bien entendu quelques cris d’enfants derrière lui, mais il n’y avait pas réellement porté attention, pour tout dire, ce n’était pas ça qui manquait dans ce coin de la ville, les enfants étaient très présents, et les petits voleurs aussi. Combien de fois le chevalier avait eut affaire à des jeunes enfants qui essayaient de détourner son attention pendant qu’un autre essayait de voler la bourse du chevalier ? C’était sans compter les années d’habitude qu’il avait derrière lui, il savait bien que lorsque des enfants s’approchaient de la sorte, il fallait faire attention à sa bourse, même si, souvent, il leur donnait quelques pièces histoire de leur permettre de ne pas se faire écharper par leurs parents qui attendaient l’argent. Bien entendu, ce n’était pas avec ça qu’il arriverait à se faire une richesse conséquente pour acquérir un cheval ou un autre équipement, mais c’était dans sa nature, pourquoi aurait-il économisé alors que des enfants dans le besoin avaient besoin de son aide ? C’était certainement stupide comme réflexion, son père lui aurait maintes fois reproché un tel comportement, mais encore une fois Pryam tombait d’accord alors lui-même sur un point crucial, il n’avait pas la même vision de la chevalerie que son père, il voyait le faire d’aider les plus démunis comme un point de départ nettement plus valorisant que les autres chevaliers qui pensaient que servir de nobles familles était bien plus important. Comment penser aider les gens dans le besoin en allant vers les gens déjà riches ?

Le garçonnet disparaissait de la vie du chevalier qui soupira légèrement, voyant s’envoler sa dernière possibilité de pouvoir – enfin – avoir des nouvelles de sa sœur. Mais il n’eut pas l’occasion de s’apitoyer plus longuement sur son sort, il entendit soudain un éclat de larmes derrière lui. Sur le coup la première idée du chevalier fut qu’un gamin venait de chuter sur les pavés de la rue et s’était fait mal, ce qui logiquement provoquait une crise de larmes. Mais lorsqu’il se retourna, il posa simplement son regard azur sur un jeune garçon, frêle d’apparence bien que ses habits étaient étonnamment propres pour un garçon venant d’un quartier comme celui-ci. La seconde hypothèse de l’héritier des Templeton fut donc qu’il devait être tombé sur un garçon de bonne famille qui s’était perdu, certainement lors d’une sortie de sa famille qui se rendrait au septuraire de Baelor pour prier, mais visiblement, ce n’était pas le cas. Les pleurs du garçonnet avaient quelque chose de… Familier, c’était le mot qui venait à l’esprit du chevalier, comme s’il connaissait la cause d’un tel comportement, sans pour autant réussir à mettre la main sur cette raison. L’enfant n’était pas un héritier perdu, il avait certes des habits propres, mais leur apparence ne laissait pas penser que c’était un héritier d’une famille noble comme les Tyrell ou une famille bien en vu de ce genre. Néanmoins, quelque chose dans l’attitude de cet enfant attirait l’attention du chevalier. Il aurait put s’avancer vers le gosse, lui demander ce qui le faisait pleurer, et surtout l’attirer loin des regards chargés de reproches que les passants lui décrochaient. Ils déviaient tous du chemin sur lequel l’enfant se trouvait comme si visiblement il était atteint de la peste, dieu qu’il connaissait ce comportement, exactement celui de son père !

Pryam fronça les sourcils, il aurait apprécié d’aider le garçonnet, mais il ne pouvait pas pour le moment, il devait saisir l’occasion de voir sa sœur ou ça serait certainement la dernière fois qu’il s’y rendrait, combien de fois avait-il reculé devant le pas de la porte du septuaire ? Amusant pour un chevalier qui se disant sans peurs et sans reproches, autant il osait combattre d’autres chevaliers sans râler, autant il était pétrifié à l’idée de poser les yeux sur sa sœur, ou plutôt de prendre le risque qu’elle le regarde et le reconnaisse. Son regard quitta donc le visage caché du jeune garçon pour se reporter sur la porte grande ouverte du septuaire ou une famille de noble entrait visiblement, et Pryam sonda encore une fois le fond de son esprit. L’envie de voir sa sœur était présente, mais il ne pouvait prendre le risque de mettre Serena dans une mauvaise position, c’était trop risqué tout simplement, il ne pourrait jamais faire une telle chose. Le jeune chevalier secoua légèrement la tête pour lui-même, soupirant doucement, il quitta comme à regret la porte des yeux, et s’apprêtait à s’en aller, mais il hésita une ultime fois. C’était vraiment dur de renoncer à une chose qu’il avait attendu pendant très longtemps, de pouvoir poser son regard sur la jolie silhouette de la septa qui se trouvait être sa sœur, et pourtant, il n’avait pas réellement le choix.

Mais visiblement, le Guerrier lui avait accordé sa bénédiction, car, tiraillé par le doute, le chevalier sentit quelqu’un lui tirer la manche, et il tourna la tête dans cette direction pour poser son regard sur le garçonnet qui avait attiré son attention quelques secondes avant. Il était vraiment jeune, Pryam devant baisser la tête pour pouvoir le regarder, c’était le cas pour la majorité des gens certes, mais là c’était flagrant, il ne devait pas encore avoir 10 ans ! Certainement un jeune écuyer peut-être, à défaut d’être un enfant de noble bien en vu à Port-Réal. Le garçonnet prit la parole, il commença à parler, mais s’interrompit aussitôt. Pryam ne dit rien, il attendait simplement, si cet enfant l’avait abordé, c’est qu’il devait avoir une bonne raison de le faire, il suffisait d’attendre pour qu’il s’exprime, après tout le temps ne le pressait pas, il pouvait bien se permettre d’accord deux minutes de son temps à un jeune enfant non ? C’était le principe même de la chevalerie, de se montrer attentif aux gens dans le besoin, et vu la manière dont le gosse avait pleuré, il devait l’être. Le garçonnet sembla soudain se souvenir de quelque chose, et il lâcha brutalement la manche du chevalier avant de reculer rapidement comme s’il craignait que le chevalier ne le frappa pour tant d’audace. La réaction surprit l’originaire du Val, qui reconnu néanmoins sa propre réaction lorsqu’il était tout enfant, avant de devenir écuyer néanmoins, et l’idée que cet enfant en était un se renforça dans son esprit. Mais pourquoi diantre, n’était-il pas avec son chevalier justement ? La question fut rapidement balayée par le jeune garçon qui reprit la parole en se redressant de sa hauteur, puis lui demanda s’il pouvait l’aider, ajoutant que ce serait un grand honneur pour lui. Puis après un bref silence, il ajouta le titre du chevalier, ce qui fit légèrement sourire Pryam, peu habitué à entendre ce genre de politesse, habituellement les chevaliers errants n’étaient pas très bien vus, et encore moins bien traités, mais c’était néanmoins plaisant. Le blond réfléchit un moment, il regarda le jeune garçon avant de répliquer d’un ton calme et posé qui lui était caractéristique.


« M’aider ? Pourquoi pas. Mais ne recule donc pas comme si tu craignais que je te frappe petit, je ne compte pas te rosser tu sais. »

Ca c’était une chose sûre ! Le chevalier ne levait jamais la main sur les autres, il n’avait pas du tout l’habitude de frapper les enfants, même s’ils lui manquaient de respect, et en l’occurrence le pauvre gosse n’avait strictement rien fait qui puisse expliquer une quelconque correction, même si aux yeux du chevalier rien ne méritait une correction physique. Pryam sonda un moment le regard du petit, il semblait avoir envie de l’aider en effet, et après une rapidement analyse de la tenue et du comportement du jeune garçon, le chevalier se dit que finalement, il avait peut-être trouvé la personne capable de l’aider. Le jeune garçonnet avait l’air largement plus présentable que l’autre ne l’était, la preuve, le chevalier l’avait prit tout d’abord pour un jeune noble. Le regard azur du chevalier s’attarda sur le blason que la tenue du jeune homme arborait, le blason des Frey, deux tours jumelles bleues sur un champ gris argenté, il devait donc être originaire du Conflans, une maison vassale des Tully. Il ne s’était pas trompé finalement, le gosse devait être un des nombreux descendants Frey, et il avait donc du sang noble dans les veines, contrairement à Pryam qui n’était qu’un simple chevalier, issu d’une maison de chevalier certes, mais son père était ‘ser’ et non ‘Lord’. Les quelques secondes d’hésitation furent rapidement remplacées par la réponse du chevalier qui observait le garçonnet dans les yeux, il avait prit une décision, et il s’y tiendrait donc.

« Puisque tu proposes de m’aider petit, en effet, j’aurais besoin d’un enfant qui soit d’apparence plus présentable que les autres qu’on trouve ici. Tu es un enfant d’ascendance noble d’après ce que je vois. Pryam désigna le blason du jeune garçon d’un geste de la main avant d’enchaîner. Et moi j’ai besoin qu’un garçon qui inspire la confiance à un septon entre ici. Tu vas donc aller demander au septon qui se trouva non loin l’entrée, comment se porte septa Serena. Attention, pas le septon directement devant l’entrée, il trouverait étrange que deux garçons lui demandent la même chose à quelques minutes d’intervalles. »

Bien entendu, il n’allait pas laisser la gamin effectuer la démarche comme ça, sans le récompenser, comme l’autre garçonnet, il glissa sa main dans la bourse qu’il portait à la ceinture, puis tirant le même nombre de pièces que précédemment, il les tendit au jeune garçon. Visiblement il devait être un écuyer, et par conséquent il n’en avait certainement rien à faire de quelques pièces de bronzes, mais néanmoins Pryam refusait de demander un service à quelqu’un sans le remercier ou le payer de manière à régler sa dette d’honneur à l’égard de cette personne. Alors qu’il attendait que le jeune garçon tende la main pour recevoir les piécettes, le chevalier reprit la parole d’un ton toujours aussi posé.

« Ce n’est certainement rien pour un jeune homme de ton origine, mais tout service mérite salaire, donc tu prendras ça pour te remercier de ton effort. »

Maintenant restait juste à attendre de voir ce que le petit allait lui ramener comme nouvelles, la dernière fois il avait simplement entendu dire que sa jeune sœur était devenue une septa renommée et acceptée, qu’elle était appréciée et efficace dans son travail. Ce n’était pas une chose surprenante, même s’il n’avait connu sa sœur que 11 ans dans sa vie, il avait néanmoins la chance de connaître sa mère, et elle avait hérité de leur mère. Enfin seulement les bons cotés, et elle était réellement une personne appliquée, tous les Templeton héritaient de ce gène appliqué visiblement, et cela faisait la fierté de ser Symond. Le chevalier parcourut rapidement le coin du regard, il n’y avait pas de chevalier dans le coin, le gosse devait donc certainement s’être enfuit quelques minutes du joug de son maître, il l’avait souvent fait lorsqu’il était gamin, restait juste à espérer que le chevalier de cet enfant serait amplement plus agréable que celui qui avait été le maître de Pryam, ce dernier se souvenait encore des corrections qu’il avait héritées pour sa désobéissance. Mais le jeune garçon devait savoir ce qu’il faisait après tout !

« J’espère que ton maître n’est pas du genre à râler si tu es en retard, je ne veux pas que tu t’attires des ennuis en aidant un autre chevalier. »

Sans compter qu’il était un chevalier errant, et souvent cela suffisait largement à provoquer la colère des autres chevaliers, ils étaient mal vus, il avait été prévenu par son ancien maître, le chevalier errant, pas le chevalier protecteur. Mais il avait la chance d’avoir connu les deux modes de vie, et sans aucun doute, il privilégiait très clairement la vie de chevalier errant, au moins celle-ci laissait une certaine liberté, elle permettait de choisir les personnes que l’on aidait, et de prendre celles qui avaient le plus besoin de nous, ce qui n’était franchement pas une chose négligeable.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Dim 27 Déc 2009 - 21:41

Le grand chevalier s'était retourné quand il avait commencé à pleurer, le regardant d'un air moins patibulaire que tous les autres passants qui le fuyaient comme la peste. Cette façon de fuir les gens qui ont besoin d'aide ne lui était pas inconnue, elle était la même partout, les gens préféraient fermer les yeux sur un tabassage en règle d'un innocent ou le viol d'une jeune femme par une bande que d'être mêlé dans une quelconque embrouille et avoir le risque de souffrir ou d'être interpellé voir pourchassé par la dite bande ou par les autorités compétentes qui recevaient souvent des pots de vins de la part des terreurs locales pour fermer les yeux sur leurs agissements. Le petit garçon faisait de même que toutes ces personnes, pourquoi s'attirer des ennuis alors qu'il était plus simple de détourner le regard et de faire un léger détour ? Bien sur, il avait honte de ce comportement et il lui arrivait souvent de faire des cauchemars en se souvenant des visages horrifiés des victimes. Dans ces moments là, Ewald se demandait ce qu'était vraiment un chevalier, un homme riche au service d'un quelconque seigneur pour l'argent et la gloire ou un homme qui défendant la veuve et l'orphelin au péril de sa vie contre l'adversité. Il penchait bien plus pour la première réponse, pour l'instant. Les chevaliers dont on louait les exploits n'existaient que dans les chansons pour enfants.

Le grand chevalier blond finit par détourner le regard, comme les autres, il était comme les autres personnes finalement. Il s'apprêtait à partir quand il sembla hésiter un moment, ce fut pendant ce court moment que le petit garçon cessa de pleurer, sachant que personne ne viendrait voir s'il s'était fait mal, s'il avait besoin d'aide ou quoi que ce soit d'autres. Essuyant machinalement avec la manche de sa tunique les larmes qui avaient humidifié ses joues et la morve qui lui avait coulé du nez, il s'approcha de l'homme et lui tira la manche. Par bonheur le chevalier ne sembla pas s'en offusquer outre mesure et le regarda avec une infini patience qu'il ne connaissait à personne, il était habitué à ce que les gens lui lance des regards courroucés en lui faisant signe de se dépêcher, qu'ils n'avaient pas que ça à faire en lui administrant une taloche pour lui faire bien comprendre qu'il les dérangeaient vraiment. Les adultes avaient toujours quelque chose à faire quand ça concernait les enfants, surtout les petits en bas âge.

Quand Ewald recula, les bras au dessus de sa tête pour la protéger des coups qui n'allaient certainement pas tarder à lui tomber dessus pour toute l'arrogance et l'outrecuidance qu'il avait eu vis a vis du grand chevalier. Mais à sa grande surprise, l'homme qui lui faisait face n'en fit rien et il reprit assurance en se redressant et en lui disant que ce serait un grand honneur pour lui de le servir. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas obéi à un chevalier et il ne serait plus capable de juger les gens sur leurs apparences comme il le faisait avant, pouvant juger si il valait mieux éviter d'adresser la parole à tel ou tel personne, mais l'homme lui qui faisait face avait l'air d'être un modèle de bonté et de gentillesse, pas forcément comme on pouvait le voir chez un septon ou un mestre, mais plus comme une personne qui savait et qui aimait. Il lui dit qu'il n'avait aucunement l'intention de le frapper et qu'il ne refusait pas une aide de sa part.

Ewald tenta un petit sourire timide, le genre de sourire qu'on a quand quelqu'un essaye de vous faire rire après qu'il vous ait frappé ou annoncé une mauvaise nouvelle, non pas que l'homme avait été méchant avec lui, mais il n'osait pas avoir un sourire franc face à un adulte, surtout pas à un homme qu'il ne connaissait en rien et qui pouvait être un kidnappeur d'enfant, un reitre ou un mercenaire derrière son armure au blason inconnu et son air juste et bon. De toutes façons, Ewald n'avait plus vraiment sourit depuis la mort de feu Ser Pakton, sa vie n'était plus vraiment aussi drôle et belle qu'avant, plus aussi innocente aussi.

Le grand chevalier confirma le fait qu'il pouvait lui être utile, le 'flattant' sur le fait qu'il avait l'air bien plus présentable que les autres enfants qui trainaient dans les environs tout en désignant le blason Frey sur sa poitrine, instinctivement il regarda l'endroit que lui avait désigné, les deux tours jumelles bleues sur champ argenté... Les Frey étaient plus connus qu'il ne le pensait avant, d'habitude on lui demandait d'où il venait car ils ne reconnaissaient pas les tours jumelles, la famille Frey était une famille noble depuis peu longtemps par rapport à toutes ces grandes familles des Conflans et d'ailleurs. C'était drôle comme les gens s'attachaient aux vieilles traditions, refusant de voir le monde changer, reconnaissant plus aisément une personne dont la famille n'est noble que de nom et non par sa richesse que les nouvelles familles.

'Oui, messer... A ce qu'on dit, mais... les grands nobles ne se souviennent presque jamais de ma famille.'

Le grand chevalier continua en lui disant qu'il souhaitait qu'il aille demander à un septon comment se portait Septa Serena, en évitant celui de l'entrée qui allait surement se poser des questions si deux enfants venaient lui demander comment allait une jeune septa à quelques minutes d'intervalles. C'était en somme toutes assez logique, même s'il revenait demain, il aurait quand même des soupçons, il ne devait pas y avoir beaucoup de Serena au septuaire de Baelor. Cela lui faisait penser à Merry, une de ses sœurs qui s'était faites Septa pour échapper à un mariage avec un homme laid et trois fois plus vieux qu'elle, si ce n'était plus. Il ne savait pas où Père l'avait envoyé, mais il y avait peu de chances qu'il revoie un jour sa douce et tendre Merry.

Ewald hocha de la tête pour faire signe qu'il avait bien compris ce que lui avait dit le grand homme, demander comment allait Septa Serena, éviter le septon de l'entrée et revenir pour lui répéter ce qu'on lui avait dit. A vrai dire, il avait l'habitude de faire ça, déjà tout gosse, envoyé par ses frères et sœurs pour savoir ce que leurs parents disaient, même s'il ne comprenait pas tout, il avait une bonne mémoire, ensuite par Ser Pakton puis finalement par des gens qu'il ne connaissait pas vraiment mais qui payaient suffisamment bien pour qu'il puisse dormir et avoir une paillasse sur laquelle dormir cette nuit là.

Quand le chevalier lui tendit quelques piécettes qu'il avait sortie de sa bourse, il ne put s'empêcher de mettre les mains en coupe et de regarder l'argent avec des yeux brillant de convoitise, c'était cela qu'il était venu chercher et rien ne l'empêchait maintenant de partir en courant avec son butin. Mais son ascendance noble l'empêchait de faire cela, on lui avait appris à tenir ses promesses et il devait aider ceux à qui il avait juré de faire quelque chose, en l'occurrence cette fois-ci il devait aller voir comment se portait Septa Serena. Il glissa rapidement l'argent dans la bourse vide qui se trouvait à son côté, faisant un double nœud pour être certain que les pièces ne tomberaient pas et qu'une main ne pourrait pas rentrer rapidement dans celle-ci.

'Merci, messer ! C'est beaucoup beaucoup pour moi !'

Ewald inclina légèrement le buste pour lui faire comprendre qu'il avait vraiment apprécié le geste de sa part. Il lui fit un grand sourire où il manquait plusieurs dents de devant, le petit écuyer était bien en retard par rapport aux autres enfants dans les tous les côtés de la dentition à la taille et à la stature 'impressionnante', il passait pour plus petit qu'il ne l'était et surtout plus jeune. Il n'avait pas compté le nombres de personnes qui lui disaient de rentrer chez lui parce qu'à 5 ans ça se faisait pas de trainer dehors aussi tard. Il se contentait alors d'enfoncer sa tête dans ses épaules et de marcher plus vite pour fuir ces mains aux ongles immenses et jaunes et ces bouches édentées.

Le grand homme lui demanda alors si son maître n'était pas trop loin et ne serait pas fâché de le voir en retard dans sa besogne. Cela était assez drôle venant de la part d'un homme comme lui, il n'avait pas d'écuyers ? ... Question qui pourrait paraître idiote, mais l'homme l'avait peut-être envoyé faire une course ou... Enfin, bon, il n'avait plus de chevalier qui s'occupait de son éducation et cela lui faisait bizarre qu'on lui pose la question, même si cela ne faisait qu'un mois il avait l'impression que cela faisait plus longtemps que son maître était mort. Comme il le voyait souvent faire par des adultes, Ewald haussa les épaules et s'éclaircit la gorge :

'Ca l'dérangera pas, messer, y'a plus rien qui risque de le déranger sauf les asticots, messer.'

Puis avant de pouvoir entendre une quelconque réponse, il se retourna et se jeta dans la foule pour se diriger vers les portes du sanctuaire de Baelor, ignorer le premier septon, éviter de se faire renverser par la foule qui sortait du temple ou encore ne pas se faire bousculer par les grands 'nobles' ou les chevaliers qui se pensent supérieurs à la moyenne des gens. Préparant sa frimousse, il s'arrêta devant le deuxième septon -il avait bien compté- et attendit que celui-ci ait finit de graisser la patte à un homme ventripotent qui sortait du sanctuaire, il lui fit ensuite un très petit sourire à l'homme et lui tira sur la bure pour attirer son attention.

Excusez moi, mais j'aimerais voir septa Serena, c'est mon maître qui m'envoie.

Le septon le regarda avec de gros yeux comme s'il allait le mordre mais à ce moment arriva un homme monté sur un cheval et il lui fit signer de passer rapidement ... ou Ewald le prit comme cela pour s'intéresser à l'homme qui le fixait de haut -bien qu'il soit en hauteur- et lui demander en quoi il pouvait l'aider. Trottinant entre les gens qui se trouvaient dans le sanctuaire, il se rendit compte d'une chose très importante venait de lui échapper. Il se trouvait dans la place, mais il ne savait absolument pas à quoi ressemblait cette septa. Il erra pendant quelques minutes et se décida à demander à une vieille septa qui aurait fait peur à un reitre.

'Septa... excusez moi. Je cherche septa Serena, elle... elle... on m'a envoyé... je... ma dame....

'... Septa Serena ? ... Elle doit être en train de prier devant l'autel, comme tous les matins. Elle est souvent seule, tu risques de la trouver facilement. Mais... dis moi mon garçon, que lui veux-tu ? Je ne peux pas te laisser passer comme ça, tu en as conscience ?

Là était une très bonne question auquel le petit garçon ne savait pas quoi répondre. Pour quel raison irait-il chercher une sœur en particulier ? Il pourrait bien dire qu'elle lui avait donné quelque chose ou avait perdu un autre objet, mais il n'en savait pas assez sur la dame pour pouvoir dire quoi que ce soit d'intelligent. Il allait sortir la première chose qui lui venait en tête quand la septa le poussa avec gentillesse vers la sortie, sans forcer de trop non plus, le petit garçon ne voulait pas déclencher une attention trop poussée sur lui et surtout attirer l'attention sur l'homme qui l'avait envoyé. Quand il fut dehors, la septa lui fit un sourire et hésita un instant avant de lui dire.

'Je suis certaine que tu avais quelque chose à lui dire, mais je ne peux pas te laisser aller voir une septa comme cela, mais si tu veux prier les Septs, il faudra attendre un peu, il y a une prière en cours.

Et elle se retourna pour pénétrer à nouveau dans le lieu de culte. Ewald recula sous l'œil attentif des septons de l'entrée, ne voulant pas tenter de forcer à nouveau l'entrée et se faire vraiment repéré et surtout empêcher ce chevalier d'avoir des nouvelles de la jeune septa qu'il souhaitait voir. Après tout, il devait la connaître pour la chercher, mais savoir le pourquoi du comment n'était pas dans ses attributions de messager. Surtout un messager raté comme lui, il avait loupé une chose des plus simples qu'on venait de lui demander et juste de voir une septa. Tête basse, il revint au niveau du chevalier qui n'avait pas trop bougé de sa place et lui tendit les piécettes que celui-ci lui avait donné.

'Je suis désolé, messer, j'ai pas pu aller la voir, je sais juste qu'elle était en train de prier devant l'autel... J'suis vraiment désolé, messer, j'suis qu'un bon à rien.

La main toujours tendue, il attendit que le chevalier prit les pièces pour pouvoir partir en courant et chercher un coin où se cacher. La tête toujours baissée, il regarda les pieds du chevaliers, les siens avant de relever la tête et de fixer son plastron où aucun signe d'appartenance à une quelconque maison n'apparaissait. Passant son doigt entre les trous de ses dents, il pencha légèrement la tête sur le côté avant de dévisager le visage du chevalier.

'Excusez moi, messer, mais... vous ne faites partie d'aucune maison ? Et... vous n'avez pas d'écuyer ? J'pas vu une autre personne avec vous.
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Pryam Templeton
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♦ Missives : 4281
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♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
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♦ Célébrité : Heath Ledger
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♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
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Message Lun 28 Déc 2009 - 15:34

Le jeune garçon avait parlé d’un air surprit lorsque Pryam lui avait dit qu’il semblait venir d’une famille noble, reconnaissant les deux tours jumelles bleues sur un champ gris argenté, le jeune gamin exprima qu’habituellement les grands nobles ne se souvenaient pas de sa famille. Un mince sourire se dessina sur les lèvres du chevalier ‘grands nobles’ il n’entrait pas du tout dans cette section en réalité, loin de là même. L’errant était en réalité très clairement moins noble que le gamin, à peine âgé de quelques années, la famille Templeton n’était qu’une famille de chevaliers, il n’avait donc aucun tire, mis à part celui de ‘ser’ bien entendu. Il était donc tout à fait logique pour Pryam qu’il connaisse le blason figurant sur la poitrine du jeune homme. Quoi qu’il en soit, après les multiples explications du chevalier, et l’argent tendu par ce dernier, le jeune garçon forma une sorte de coupe avec ses mains, puis Pryam laissa tomber les quelques piécettes dedans alors que le jeune homme répondit que c’était beaucoup pour lui. Le regard pâle du chevalier se troubla un moment, prenant une expression surprise alors qu’il l’entendait dire que c’était beaucoup pour lui, mais pourtant il venait logiquement d’une famille qui se voulait noble ? Logiquement, on évitait de laisser ses enfants traîner dans les rues de la ville sans au moins quelques pièces pour espérer survivre un peu. Mais le chevalier blond fut satisfait lorsqu’il vit le sourire que le jeune garçon lui décrocha, s’il pouvait lui faire plaisir de la sorte ma foi, c’était tant mieux ! Même si le but premier de l’homme était juste de récompenser un travail comme un autre, sans penser vouloir aider un jeune garçonnet, mais s’il alliait les deux, c’était tant mieux !

Après sa question au sujet du chevalier auquel le jeune garçon ‘appartenait’, celui-ci sembla réfléchir un petit moment, puis haussa doucement les épaules avant de se racler doucement la gorge comme s’il cherchait quelque chose à répondre. Pryam espérait juste que le garçon n’allait pas avoir des ennuis pour avoir accepté la demande d’un chevalier, errant de surcroît, généralement les autres chevaliers n’aimaient pas que leurs écuyers s’occupent des affaires des autres. En même temps, l’errant n’avait pas trop l’occasion de tester ça, il n’avait pas d’écuyer lui-même et ne savait donc pas quelle était la meilleure manière d’agir, mais il gardait simplement de bien mauvais souvenirs de son statut d’écuyer lorsqu’il vivait encore dans le Val d’Arryn. Ce n’était pas une vie agréable pour tout dire, combien de fois le jeune homme avait souffert des traitements de son chevalier ? Trop longtemps, il ne regrettait pas du tout sa fuite, même si cela signifiait qu’il avait du abandonner l’idée de voir sa sœur grandir et devenir la belle jeune femme qu’elle était désormais. La réponse du gamin arriva alors, il répliqua que ça ne le dérangerait pas sachant que rien ne pouvait le déranger excepté les asticots. Le regard du jeune chevalier se troubla l’espace d’un instant, il ne se rappelait que trop ce qu’il avait éprouvé lorsque son chevalier était mort. Il hocha donc légèrement la tête, ne voyant pas l’utilité de plaindre le garçonnet alors qu’il devait déjà avoir assez souffert comme ça.


« Oh. Je vois…. »

Mais le gamin s’était déjà enfui en courant, et se dirigeait vers l’entrée du septuaire. Le regard azur du chevalier suivit la silhouette fine et petite du jeune garçon, puis un sourire amusé s’étendit sur les lèvres du trentenaire. Visiblement le gamin avait de l’expérience, car lorsqu’il s’arrêta devant le septon et lui adressa visiblement la parole, celui-ci le laissa entrer, et le jeune garçon disparut de la vue du chevalier. Pryam patienta alors un petit moment, regardant autour de lui pour repérer le regard soutenu de quelques chevaliers situés de l’autre coté de la rue. Le blond laissa son regard bleuté vaquer un moment sur les silhouette des trois hommes qui l’analysaient visiblement, comme s’ils avaient deviné qu’ils étaient face à un chevalier errant, et non un chevalier servant comme eux l’étaient visiblement. Ils arboraient tous trois le blason si facile à reconnaître des Lannister, cela signifiait-il que des membres de cette famille étaient dans la ville ? Peu importait, Pryam n’avait pas spécialement envie de parler avec des chevaliers qui s’estimaient supérieurs à lui, et quand bien même, s’il avait désiré leur faire la discussion, il y avait fort à parier que les trois hommes auraient tout simplement refusé de lui adresser la parole. On ne discutait pas avec les errants, on tolérait juste leur présence puisque nous n’avions pas le choix. Le chevalier soupira doucement, reportant son attention sur la porte du bâtiment, juste à temps pour voir le jeune Frey sortir, accompagné par une septa beaucoup plus âgée que sa sœur, et clairement plus repoussante. Instantanément, Pryam ne put s’empêcher d’espérer que sa sœur chérie ne deviendrait pas comme elle avec le temps, une pensée loin d’être gentille pour la vieille femme, mais qui avait sauté à l’esprit du trentenaire.

Le garçon se détourna alors, après avoir échangé quelques mots avec la septa, puis revint vers le chevalier avant de tendre les piécettes à leur ancien propriétaire en expliquant qu’il n’avait pas pu la voir, et qu’il savait juste qu’elle était en train de prier devant l’autel. Le jeune garçon ajouta qu’il était navré et surtout qu’il était bon à rien, ce qui déclencha un nouveau trouble dans le regard clair du chevalier, les yeux toujours posé sur le visage enfantin du garçon. Ce dernier semblait attendre que Pryam reprenne ses pièces, mais il n’eut pour toute réponse, qu’un sourire aimable de la part du chevalier. Il ne comptait certainement pas reprendre les pièces qu’il avait gracieusement donné au jeune garçon, certainement moins encore, après avoir constaté la joie qu’elles avaient dessinée sur le visage de l’enfant. Pryam voulait simplement savoir comment se portait sa sœur, et le garçonnet lui avait répondu, puisqu’il disait savoir qu’elle était en train de prier lorsqu’il avait demandé à la voir. Cela signifiait donc clairement qu’elle était encore en vie, et si elle priait, c’était que tout allait bien. Combien de fois Serena avait-elle dit à son aîné qu’elle aimait prier lorsque les choses allaient bien, parce que ça donnait plus de force à ses prières ? Le sourire du chevalier ne disparut donc pas, et seules quelques secondes s’étaient passées depuis le retour du garçonnet. L’errant avança alors sa main vers celle du gamin, puis la referma pour lui faire comprendre que les pièces étaient pour lui, et il lui expliqua cela à l’aide de quelques mots prononcés d’une voix naturellement calme et posée.


« Ne sois pas désolé petit. Je tenais juste à savoir comment elle se portait, si elle prie, c’est que tout va bien. Ta tâche a donc été effectuée, et mérite paiement. Tu n’es pas un bon à rien je puis te le dire. »

Le gamin avait baissé la tête entre temps, semblant soudain trouver le sol plus intéressant que le reste, puis il releva finalement les yeux, la curiosité était visiblement trop forte pour un garçonnet. Pryam comprenait ça, que trop bien même, combien de fois lui-même avait-il agit de la sorte lorsqu’il était âgé d’à peu près le même âge que le gamin ? Trop de fois pour les compter bien entendu. C’était le principe même des enfants, la curiosité, et encore plus des jeunes écuyers, même sas chevalier pour celui-ci. Le petiot passa alors son doigt dans sa bouche avant de pencher la tête sur le coté à la manière des chiots abandonnés, puis il resta quelques secondes à dévisager le visage calme de son interlocuteur qui le dominait de plus d’un bon mètre, et la question retentie alors. Le gamin lui demanda alors la question la plus évidente, voulant savoir s’il ne faisait partie d’aucune maison, puis lui demanda s’il n’avait pas d’écuyer, argumentant en disant qu’il n’avait vu personne en compagnie du chevalier. En effet, c’était le cas, Pryam n’avait pas d’écuyer, comme la grande majorité des chevaliers errants cela dit, et concernant la maison, c’était…. Compliqué. Le chevalier n’était pas officiellement banni ou déshérité de sa famille, Ser Symond Templeton n’avait pas renié son fils héritier, mais Pryam avait décidé de ne plus arborer le blason de sa famille, pas pour le moment du moins. Trop de tensions, trop de souvenirs amers liés à ces couleurs. Le sourire du chevalier se changea légèrement, il prit une expression neutre avant de secouer négativement la tête, répondant en même temps, oralement a jeune garçon à l’esprit aussi curieux qu’éveillé.

« Je fais bien partie d’une maison, petit, mais on va dire que désormais, je suis un chevalier errant, je ne sers donc que ce que je juge bon…. Mais si tu es intéressé petit, je vies d’une maison de chevalier, et je suis donc d’une naissance moins noble que la tienne. Pryam marqua une pause, c’était plutôt bizarre de dire à un gamin qui devait avoir dans les 5 ou 6 ans, que l’on était moins noble que lui. Finalement, le blond combattant reprit la parole. Et non, en effet, je n’ai aucun écuyer, tu dois savoir que les chevaliers errants ne sont guère bien vus de par le monde, il est donc rare qu’un enfant veuille devenir écuyer d’un chevalier errant. »

Le gamin avait visiblement un bon sens de l’observation, à moins que Pryam ne soit tellement transparent que même un gosse de cet âge pouvait le cerner. Après un moment d’hésitation, le chevalier s’apprêtait à remercier le gosse de ses services, puis se souvint soudain qu’il venait de lui dire qu’il n’avait pas de maître. Il avait l’air gringalet pour son âge, peut-être avait-il faim ? Le natif du Val d’Arryn jeta un regard autour de lui avant de poser ses yeux azurs sur une taverne juste à quelques dizaines de mètres de là. Il la désigna d’un geste de la main avant de reporter son attention sur le garçon devant lui, et de reprendre la parole.

« Petit je te propose quelque chose, tu me donnes ton prénom, tu me parles un peu de toi, et en échange, je t’offre un repas à cette taverne. Qu’en dis-tu ? »


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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