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Intrigue n°1 : la Seiche et l’Aigle

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Message Jeu 1 Déc 2011 - 5:46

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La blonde était pleine de sang, elle venait de tuer un homme, et lorsqu’elle tuait, elle n’avait qu’une idée en tête, continuer à tuer, c’était ainsi qu’elle faisait pour ne pas avoir peur, pour ne pas repenser au déshonneur de sa première bataille, elle se transcendait, elle devenait Bloody Lady et n’était plus Deana Lideuil, et on pouvait apercevoir dans son regard qui se faisait perçant la lueur d’une pointe de glace qui venait s’enfoncer tout droit dans votre cœur. Mais à part ça, il ne fallait pas se formaliser quand elle vous parlait en pointant son épée sur vous, elle n’allait pas le ranger tout de même, et puis le bras n’était pas tendu, la pointe bougeait mollement, il n’y avait pas de raison de prendre peur, le geste n’avait rien d’hostile, seulement la Nordienne tenait son arme presque sans s’en rendre compte, comme le prolongement d’elle-même, de son bras, aussi lorsqu’elle bougeait les mains en parlant, la lame aussi bougeait, rien de plus. Elle lâcha un unique rire qui vint se perdre dans son sourire en coin.

« Les soldats sont faits pour mourir, ils vivent pour ça. »

Elle avait prononcé ses mots sans desserrer les dents, comme si elle parlait pour elle, comme si mourir au combat était la seule fin honorable pour elle comme pour les autres. Et puis son esprit se mit à penser à autre chose qui l’amusa et elle reprit en riant cette fois :

« Et puis, avec tous les marmots que vos femmes pondent dans le sud, il y aura toujours des bras à armer. »

Cela dit il n’avait pas tort sur un point, perdre trop d’homme pour une seule bataille ne présageait rien de bon pour les suivantes, et des suivants il y en aurait, les Fer-Nés n’étaient pas des Kamikazes, ils se replieraient dès que sa sentirait un peu trop le roussis pour leurs poils de cul, comme si les seiches avaient des poils de cul, mais passons. Elle se demandait si couper leur retraite était une bonne idée avec aussi peu d’hommes, ils risquaient fort de tous y passer, évidement peu importait, mais il s’agissait de faire assez de dégâts aux forces adverses pour les calmer pendant un bon moment, et là, à douze, même si c’était loin d’être n’importes quels douze, il devait y avoir des centaines de marins là dans les rues, des guerriers qui étaient loin de manquer de courage, quoi qu’à ce niveau on puisse parler de folie douce, oser attaquer une ville si bien défendue, enfin bref, ils se battraient jusqu’au bout, d’autant plus si c’était leur seul moyen de salut, et puis ils risquaient de faire d’autant plus de dégât en ville pendant ce temps. Non mais couper une retraite sur la plage à douze… Parfois je me demande à quoi tu penses franchement. Là, c’était Deana qui revenait pour taper un grand coup sur la tête de l’autre psychopathe et lui enjoindre d’éviter de se jeter dans une bataille impossible. Heureusement qu’elle n’avait rien appris sur eux, au moins si elle mourrait, Le Stark n’aurait rien perdu… Nan mais tu fais exprès ou quoi ? Tu fais quoi là ? T(es pas au plus près de l’action pour en apprendre sur leurs stratégies ? Nan mais c’est dur la schizophrénie aussi !

Elle fut tirée de ses pensées par un bruit de ferraille dans la rue, Dean se tourna vers les arrivants et leva son arme prête à en découdre tout comme les autres Nordiens, mais elle dut reconnaître qu’ils n’avaient rien de fers nés et la présence d’Alkeryne lui confirma qu’il s’agissait bien d’alliés et non d’ennemis. Elle l’avait croisé et ils s’étaient présentés, elle ne le connaissait pas plus que ça, mais de vue au moins. Quoi qu’il en soit, cela doublait presque l’effectif, toujours trop peu pour empêcher la retraite, mais assez pour aller casser du pirate ! Elle grogna avec un léger sourire en signe d’approbation lorsqu’il ajouta après tous ses titres ronflants - bien trop long pour une bataille, au moins Bloody Lady c’est court, se dit la blonde – qu’il était heureux de pouvoir compter sur l’aide des Stark. A vrai dire ça n’était pas la première mission, mais un peu de sang ne ferait de mal à personne, et puis les hommes du Loup Garou n’étaient pas du genre à se défiler devant la bataille, d’autant plus qu’on s’ennuyait ferme ses derniers temps à Winterfell, pas de rébellion, pas de guerre, rien. Fut-elle gênée d’avoir parlé ainsi à une truite ? Pas spécialement, normalement elle faisait un peu plus attention, mais bon, cela la fit même sourire, mais si ses attributions étaient chiantes à écouter, elle le trouvait assez doué pour en être digne.

« Vous pouvez… » Répondit-elle après qu’il leur ait demandé leur aide, bon elle aurait préféré rester en ville et tuer tout ce qu’elle croisait de gris ou de noir, mais elle avait dors et déjà estimé que ça n’était pas la meilleure stratégie, donc… Evidement que vous pouvez, et ça nous fait plaisir avec ça !

Mais un des hommes du chevalier de Vivesaigues la coupa, elle n’avait pas l’intention d’ajouter quoi que se soit, mais il ne semblait pour sa part pas prêt à se battre avec eux, Dean le regarda d’un œil noir, mais ne broncha pas, par contre comme P’tit Dred était trop occupé à scotcher sur Dezial, Lionel fit un pas en avant. Mais la blonde brandit son épée en travers de sa route et l’empêcha d’en faire un de plus. Lorsque Dezial régla le problème, elle faillit ajouter « sœur », mais préféra en rester là et sans se tourner vers ses compagnons d’arme, elle dit en détachant les mots sur un ton fort

« Amis, hommes de Winterfell, nous sommes pour cette bataille sous les ordres de Dezial Tully Commandant des armées du Conflans. »

Elle pivota sur ses pieds dans un grand bruit de bottes crissant sur la pierre et avec un sourire, elle reprit en gonflant la poitrine et un ton au dessus :

« Obéissez-lui comme vous obéiriez à Lord Beron et battez vous pour l’honneur du Nord ! »

Sur ses mots elle brandit son épée et se retourna vers la rue menant à la forteresse, elle avait toujours rêvé de faire ça et l’occasion ne s’en représenterait surement jamais, d’autant qu’elle allait peut être mourir ce soir, mais elle avait le sourire aux lèvres même si elle délaissait la ville et ses habitants à contrecœur. Elle jeta un dernier regard en arrière et ferma les yeux un court instant en imaginant la face triste de l’arbre cœur de Winterfell et pendant qu’elle marchait vers la forteresse, elle priait pour qu’ils se soient barricadés au mieux. Pendant ce temps là les Nordiens suivaient en clamant quelques « Pour le Nord ! Pour les Stark ! »

- ‘va leur montrer s’que c’est qu’l’hiver aux pirates ! Scanda Gros Bill
- Pi les truites aussi on va leur montrer ! Enchaina Lionel avec un regard en coin accompagné d’un sourire vers les hommes en question.
- En plus s’pas d’jeu, on est plus et z’en ont tué autant, faut s’rattraper ! Enchaina Gros Bill
- On lance les paris ? Wallen et ses comptes d’apothicaires, même s’il ne savait compter que jusqu’à vingt…
- Ouais moi j’suis sûr que t’en tueras aucun avec ton trident débile Wallen. Dit P’tit Dred qui éclata de rire ainsi que les autres excepté l’homme du neck.
- Ben si, c’est justement pour les poissons l’trident ! Répondit l’intéressé
- C’est pas des poissons c’est des sèches. C’était Omeric, qui en savait un peu plus que les autres dirons nous, c'était en tout cas ce qu'il voulait faire croire.


Les archers qui furent contraints de redescendre sur terre mais restèrent silencieusement en arrière de la troupe. Les clameurs s’étaient mues en une simple conversation, mais ils finirent par se taire conscient qu’on pouvait à tout moment tomber sur l’ennemi…

***

Raf et Tyron étaient sur les remparts prêts à défendre la forteresse quand des hommes vêtus en milicien entrèrent, le doute ne fut plus permis dès lors qu’ils tuèrent le garde pour s’enfuir vers la Tour Retentissante, les deux Nordiens descendirent des murailles pour les pourchasser…


Dernière édition par Deana Lideuil le Jeu 1 Déc 2011 - 21:51, édité 1 fois
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Message Jeu 1 Déc 2011 - 15:28

Dagon était face à un danseur, un talentueux combattant, malgré son jeune âge qui apparaissait dans les traits de son visage, dont la lueur de la lune et l’éclat des flammes marquait d’ombre juvéniles. Son regard était presque aussi dur que le Fer-né, mais en tout cas tout aussi confiant et sans aucune crainte. Le seigneur était essoufflé, la chaleur du feu non loin de lui, l’effort qu’il dut extirper de son âme pour lui tenir tête. Joli échange. Il appréciait. Dagon ne jeta pas un seul œil sur sa lame, qu’il fit mouliner près de lui, battant l’air, faisant siffler le vent.

- Ne soyez pas insolent, presque deux générations qu’elle ne fut pas reforgée, répliqua-t-il, étirant ses lèvres fines sur son visage mesquin.

Oberyn continuait de tourner autour de lui, gauche, droite, sans laisser le temps à Dagon de s’échapper des flammes. Il n’en avait plus la force de toutes les façons. Son torse montait et descendait avec force. Soudain, le jeune homme bondit sur lui, tel une panthère noire dans la nuit. Il avait presque disparut dans le ciel noir pour arriver devant lui, son épée de qualité qui venait s’abattre encore. Dagon n’eut le temps de faire un pas sur le côté et sûrement pas de reculer. Ses pieds s’enfoncèrent dans le sol lourd, reculant de quelques centimètre. Les deux mains sur le manche, on entendit un bruit de fer qui se brisait. Il ne lui en restait plus que la moitié. Plusieurs parties volèrent en éclat, dont une qui vint blesser la joue trop lisse du bambin. Quant à Dagon, Aube avait continuer son chemin, éraflant son épaule, rayant les petites plaques de métal sur son plastron de cuir, mais son avant bras fut un peu plus gravement blessé. Il en avait lâché l’épée de son père. Il la ramassa rapidement, profitant du jeune homme à genoux, pour se dérober, loin de lui. Il aurait pu le tuer, si le petit n’eut pas tant de ressource et ne se releva pas aussi rapidement. Il était dans son dos, constatant des dégâts. Le liquide chaud et épais dégoulinant sur son plastron, et sa main tremblait. L’ouverture sur son avant bras était légèrement profonde et lui brûlait tout son membre. Il inspirait encore plus fort, puis tourna la lame devant ses yeux. Elle était dans un triste état. Il n’était pas suicidaire. Il ne continuerait pas. Il n’allait pas laissé une région qui allait bientôt avoir un héritier. Il devait revenir vivant sur les îles et même si son honneur en serait tâchée, peu importait ! Il n’avait aucun honneur.

- Impossible, et je reviendrais … Vous auriez du en profiter pour me tuer … La pitié finit par nous prendre notre vie, lui dit-il, avant, que d’un simple coup de pied, tapant sur des morceaux de poutre incandescente, les envoya voler jusqu’au jeune guerrier. Qalen !!!

Il avait hurler, en commençant à s’éloigner. Son guerrier se défit vite de sa situation quelque peu difficile, enter Pryam et cet attaquant invisible. Bien que le Seigneur ne savait qu’il y avait un archet qui s’acharnait sur lui. Il remarqua surtout les blessures sur son corps. Le géant réussit à se dérober, pour que de ses cuisses de mastodonte viennent rapidement le rejoindre. Les deux compères s’éloignèrent pour regagner la ville. Qalen claqua sa langue en voyant l’état de l’arme de Dagon avant que ce dernier ne la range dans son fourreau. La Seiche d’Or se pencha pour voler une lame à un cadavre qu’ils rencontrèrent en chemin. Bien isolé, protéger par la masse imposante du géant, il déchira un bout de chemise. La chute de tissu avait pour but de fixer l’arme à sa main, n’ayant que trop de faiblesse pour la tenir quoi qu’il arrive. Ainsi, il s’assurait.

- Triste constat mon Seigneur …
- Ne m’en parle pas. Il devait encore téter sa mère, ragea le lord en serrant le lien d’un coup sec. J’espère que le reste se passe mieux. Commençons à retourner vers nos boutres …

Qalen hocha la tête, continuant de reculer, s’éloignant de la forteresse, se rapprochant du bord de la plage. On continuait de piller, d'égorger, quelques femmes prises de force à même les scènes de combat. C'était l'apothéose. Dagon restait sur le qui vive, mais souriait. Il aimait cette débandade. Il balayait son entourage, coupant quelques membres, quelques têtes, plantant des pauvres corps courageux ou lâches qui se jetaient sur lui ou lui échappait. La douleur de son bras ne cessait de le tétaniser, mais l'excitation du combat était bien plus grande pour qu'il s'en plaigne.
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Message Ven 2 Déc 2011 - 22:31

De là où ils étaient, Edarra et Gerold avait une vue relativement satisfaisante concernant ce qui se passait dans la cours. Ils avaient vu les miliciens approcher de la porte, et tuer les gardes une fois celle-ci ouverte, ne laissant plus aucun doute sur ce qu’ils étaient et ce qu’ils comptaient faire. Ils avaient pénétrés l’enceinte du bâtiment et semblaient chercher quelque chose. Evidemment, Edarra pensa tout de suite à la tour qui faisait tout ce boucan même si elle ne se rappelait pas du nom là tout de suite dans la panique. Gerold n’était pas très confiant et aurait carrément préféré terrer sa dame dans une des chambres pour éviter qu’il ne lui arrive quelque chose mais bien entendu, elle ne voulu même pas en entendre parler et informa son garde qu’ils allaient aller vers cette fameuse tour histoire de dégrossir les rangs des fer-nés. Elle n’allait pas rester inactive alors qu’on attaquait la demeure de son hôte généreux. D’ailleurs, elle n’avait pas encore eu l’occasion d’avoir une discussion relativement calme et profonde avec dame Rivanon à cause de toute cette histoire, elle se promit qu’elle le ferait une fois cette pagaille calmée. Ils arrivèrent près du mur derrière lequel devait se trouver la fameuse tour. Maintenant, il fallait trouver la porte y amenant, mais ils ne tardèrent pas à la trouver. Repoussant Edarra en arrière, Gerold l’entrouvrit pour écouter de ses oreilles perçantes les sons qui en provenaient. Il y avait des gens qui courraient à l’intérieur mais il fallait être sur et certain que c’était des ennemis avant de leur porter un coup à la gorge. Un homme passa devant la porte et Gerold retint son souffle. Il était passé vite, il n’était pas sur. Un deuxième, se tenant le ventre passa également, il était lent… Il était blessé comme le milicien qui était rentré dans l’enceinte du château.

Il se glissa à l’intérieur de la tour et sortit sa dague. Il empoigna par derrière le fer-né déjà blessé et lui trancha la gorge d’un coup net et rapide ne laissant le temps à l’homme de ne faire qu’un seul petit cris étouffé. Il tomba ensuite mollement sur le sol. Edarra avait assisté à la scène, la main légèrement tremblante. Cette fois, ce n’était pas quelques vulgaires brigands dans le désert de Dorne, qui, une fois qu’ils verraient le rang de la dame se dépêcheraient de déguerpir… Non, ceux là savaient où ils étaient et ce qu’ils faisaient et ils n’avaient pas fait tout ce chemin pour se faire arrêter par deux Dorniens isolés. Alors que Gerold relâchait l’emprise sur le corps pour ne pas qu’il fasse trop de bruit en s’écroulant, un homme arriva rapidement derrière le garde et Edarra ne réfléchit pas à deux fois. Elle profita du fait que l’ennemi était tourné vers Gerold pour arriver dans son dos et enfoncer sa lame dans le dos du fer-né, remontant sa dague en acier à l’intérieur du corps, la main presque à l’intérieur de la blessure béante tellement elle avait appuyé fort. L’homme sembla pousser un cris de douleur mais rien ne sortit de sa gorge et il tomba en arrière, en manquant d’emporter la Lady dans sa chute. Gerold n’eut pas le temps de le rattraper et le corps dégringola le long des marches en faisant un boucan du tonnerre à cause des armes et de son équipement qui claquait sur chaque marche en pierre qu’ils rencontraient. Edarra planta ses yeux dans ceux de son garde alors que le fracas continuait jusqu’en bas des marches, une main sur la bouche, retenant son souffle. Le garde avait fait pareil, écoutant ce qui se passait aux alentours. Le milicien qui était monté allait certainement redescendre sauf si il avait quelque chose de plus important à faire en haut… Comme arrêter les cloches de la tour retentissante. Mais en allant en haut, ils se retrouveraient en plein cœur de l’attention des fer-nés et si d’autres arrivaient, ils iraient directement dans cette direction… Gerold ne laissa pas énormément de temps à sa lady pour décider et la tira vers la porte de l’étage qu’il referma immédiatement derrière. Si les fer-nés n’étaient pas trop stupides de toute manière, en voyant le carnage dans les escaliers, ils comprendraient bien vite que des opposants se baladaient dans les alentours. Et la porte n’était pas exactement une cachette imparable.
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Rivanon Mallister
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Un pion entre les mains des dieux...

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Message Dim 4 Déc 2011 - 10:38

Je saisis l'opportunité qui s'offrit à moi et décochai ma flèche sur le géant des îles. Celle-ci lui érafla le visage, détournant son attention de Pryam pendant quelques secondes, lui faisant prendre conscience de la présence d'un nouvel adversaire. Je me retranchai quelques secondes derrière ma cachette, laissant le fer-né balayer les environs sans succès. Ce manque d'attention de la part du pirate pouvait profiter à Pryam. Mais le temps que j'encochai une nouvelle flèche et reportai mon attention sur la scène les données avaient changées. L'adversaire d'Oberyn, blessé, décida de battre en retraite emmenant son camarade avec lui. L'idée fugace de leur tirer dessus me traversa l'esprit mais ce serait pure provocation d'autant qu'ils échappèrent rapidement à ma vue. Un murmure de Reurik me parvint, il m'indiqua une rue adjacente et je vis apparaître un groupe d'hommes d'armes avec Alkeryne en tête. Après avoir vérifié la sécurité relative des lieux je descendis de mon perchoir. Les miliciens et les habitants qui étaient restés poursuivaient leurs efforts contre l'incendie. Me voir ici allaient en surprendre plus qu'un. Alkeryne avait déployé ses hommes pour sécuriser la zone et prévenir toute arrivée de fer-nés. Je m'approchai des chevaliers.

- Est ce que ça va?

Question peut-être pas forcément des plus appropriées, mais je m'enquérais de leur santé avant la poursuite des opérations. Notre maître d'armes fit également un point de la situation, les fer-nés restaient présents dans les rues de la ville, bien que ceux croisés quelques instants plus tôt étaient repartis vers la plage. Je croisai le regard désapprobateur d'Alkeryne et le soutins. Puis il donna ses instructions à ses hommes, ils allaient commencer à repousser les fer-nés vers la plage en partant du foyer de l'incendie. Il restait encore assez de miliciens et d'habitants protégés par les premiers renforts envoyés par le lord. Désignant deux de ses hommes pour faire un rapport à mon père, Alkeryne me fit savoir que je devais rentrer avec les deux gardes. En théorie j'aurai pu refuser, mais je hochai la tête sans protester. Il fut laissé aux deux chevaliers toute liberté d'action sachant qu'Alkeryne allait certainement emboîter les pas aux fer-nés qui retournaient sur la plage, désireux de commencer le nettoyage de la ville tout en avançant prudemment. Pour ma part, je suivis les gardes, nous empruntâmes les chemins détournés pur éviter le plus de fer-nés, j'espérai ne pas retomber sur l'homme et son colosse d'acolyte. On ne pouvait jamais être certain des méthodes fer-nées, peut-être choisiraient-ils de faire demi-tour ou de réorienter leurs attaques. En tout cas, un groupe aussi minime que le mien aurait plus de chance de se faufiler jusqu'à la forteresse sans se faire voir.


************

Pendant ce temps sur la plage, Joseth et ses hommes avaient réussi à parvenir à destination sans ennuis puisqu'ils avaient contournés la majeure partie de la ville. A la lisière, le chevalier fit un rapide point de la situation, les boutres étaient gardées ce qui n'était pas étonnant, le contraire l'aurait été. Son groupe était composé d'hommes entrainés au maniement de l'arc et de l'épée, donc pas de combat dans les règles de l'art, ils resteraient à proximité d'un couvert. Il devait également surveiller la ville pour éviter d'être pris en tenaille, si cette situation se présentait il romprait le combat sans tarder. Ses archers qui étaient à portée engagèrent le combat une fois prêts, 2-3 combattants formant un cordon défensifs autour des tireurs. Joseth se demandaient combien d'hommes ils restaient exactement dans les bateaux. La première volée partie, la seconde fut amorcée avec cette fois-là des flèches enflammées, les conditions nocturnes n'étaient pas avantageuses mais il fallait faire avec.

*********

Dans la forteresse, la situation n'était pas meilleure. Les gardes de la porte ne purent voir la bavure qu'ils avaient commises étant concentrés sur les ennemis qui arrivaient. Les hommes de Gareth astucieusement placés dans les bâtiments jouxtant la citadelle commencèrent à clairsemer les rangs fer-nés aidés par les tirs de barrage des gardes des remparts. L'intrusion n'avait pas échappé aux nordiens ni à lady Edarra. Lord Mallister quant à lui avait remarqué le départ des nordiens tandis qu'il distribuait ses ordres sur les remparts. Les portes furent fermées. Un cri d'alerte parvint de la cour quand les cadavres des gardes de la Tour furent découverts. Sans même qu'il n'eut besoin de donner des ordres explicites, quelques gardes se lancèrent à la poursuite des intrus dans la tour.

Au sommet de la tour se trouvaient deux gardes, ceux même qui avaient sonné l'alerte et qui se tenaient prêt à changer de refrain aux ordres de leur commandant. Cependant, le sons des cloches couvraient le vacarme dans les escaliers et leur cachait l'arrivée potentielle d'ennemis.

*********

Maïwenn n'avait toujours pas rejoint ses frère et sœurs, elle avait croisé Wolf sur le chemin et le chien semblait nerveux, la petite fille décida de le suivre, quelques chose semblait se tramer du côté de la Tour. La petite fronça les sourcils en apercevant lady Edarra et son garde dans la pièce menant à la Tour.

- Ne restez pas là, s'il y a des ennemis venez de ce côté. Elle leur indiquait de quitter la pièce. Cette porte-ci peut être barricadée, ajouta-t-elle en désignant la porte d'entrée de la pièce et non celle qui permettait l'accès à la Tour.



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Message Dim 4 Déc 2011 - 16:31

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La ville de Salvemer continuait de souffrir la présence des pirates des îles de Fer, mais pourtant, elle ne désespérait pas. La milice parvenait petit à petit à maîtriser le feu qui avait ravagé une maison et une fois ce danger en moins, elle pourrait rejoindre les soldats venus du château pour repousser les Fer-nés. Dans la partie basse de la ville, celle située près du port et des plages à l’extérieur, des combats se déroulaient à chaque embranchement de ruelles. Des Fer-nés s’attaquaient aux citoyens pendant que des soldats tuaient d’autres pirates. Ailleurs, c’était un soldat qui succombait avant que des habitants ne se ruent, armes improvisées au poing, sur son meurtrier.

Le jeune chevalier du Val, ser Pryam Templeton vivait un combat comme il n’en avait pas encore imaginé. Il avait déjà affronté des adversaires, mais jamais de cette taille ! Et pour ainsi dire, des adversaires jamais aussi entraînés et forts que celui-ci… Il ne savait pas comment il allait faire pour s’en sortir, mais cela ne l’empêchait pas de donner le meilleur de lui-même. Il comptait toutefois aussi beaucoup sur une intervention de l’archer dissimulé, pensant que ce serait là sa chance de vaincre.

De son côté, le jeune chevalier dornien, ser Oberyn Dayne, affrontait toujours en combat singulier le seigneur des îles de Fer. Tous deux étaient connus à travers les Sept Couronnes et leur combat aurait pu devenir une chanson intéressante. Mais savaient-ils seulement qui ils affrontaient ? C’était peu probable. Portant une puissante attaque, ser Oberyn parvint enfin à retourner la situation, détruisant l’arme de son adversaire.

Lord Dagon Greyjoy se retrouvait démuni, d’autant plus que des soldats de Salvemer arrivaient… Il ne lui fallut d’ailleurs pas longtemps pour prendre une décision. Projetant des braises incandescentes vers son assaillant, il put prendre la fuite en appelant à lui Qalen. Les deux hommes parvinrent tant bien que mal à se défaire de leurs situations et en quelques enjambées, ils se retrouvaient déjà loin, dans d’autres ruelles.

Les deux chevaliers auraient pu les poursuivre, mais s’enfoncer ainsi dans la ville à leur suite ne pouvait aussi que les conduire vers le danger. En effet, en agissant ainsi, ils finiraient rapidement encerclés par les ennemis… Ils furent rapidement rejoints par l’archer dissimulé qui n’était visiblement autre que lady Rivanon. Une sacrée surprise, il fallait l’avouer. Le maître d’armes de Salvemer ne tarda pas non plus à les rejoindre avec ses hommes et prenant l’initiative, il donna quelques ordres. Pendant que lady Rivanon retournait à la forteresse, les deux chevaliers restaient libres de leurs mouvements et les soldats s’apprêtaient à repousser les attaquants jusqu’à la plage.


*** *** ***

Ser Dezial Tully se trouvait toujours auprès des soldats de la maison Stark. Il savait qu’il faisait face à un dilemme. Il devait soit repousser les attaquants pour défendre la population, soit se rendre à la forteresse pour protéger le seigneur des lieux et ses hommes les plus importants. Mais dans une telle situation, on ne pouvait perdre son temps à réfléchir. Il fallait avant tout agir ! Il décida donc de retourner vers le fort, invitant les Nordiens à le suivre. Bien que ses hommes manifestèrent quelques hésitations, Deana Lideuil parvint à calmer le jeu et, faisant preuve d’un sang-froid et d’une capacité à commander exemplaire, elle canalisa la rage de sa troupe et se joignit aux Truites de Vivesaigues. Ensemble, ils remontèrent les rues en direction de la forteresse.

*** *** ***

Arrivé sur la plage, Ser Joseth Mallister donna ses ordres et rapidement, une volée de flèches partit en direction des boutres. Un Fer-né fut touché à l’œil en hurlant alors que les hommes se dissimulaient derrière leurs navires. Harlon le Rouge observa la nuit, cherchant à repérer ses adversaires, mais c’était chose pratiquement impossible. Peut-être que dans leur folie ces derniers choisiraient d’utiliser le feu ! S’ils agissaient ainsi, ils auraient une chance de les voir, et de les tuer. Mais c’était aussi tenter le pire, d’autant plus qu’en ville, les choses devaient changer doucement. Il allait bientôt être temps de fuir !

*** *** ***

Les trois Fer-nés qui avaient réussi l’exploit de s’infiltrer dans le château sous le couvert d’appartenir à la milice ne mirent guère de temps à trouver l’endroit duquel on accédait à la Tour Retentissante. S’ils arrivaient à y entrer, à barricader la porte et à tuer les hommes qui s’y trouvaient, ils gagneraient ! Certes, ils mourraient sans doute mais ce n’était pas un problème. Pendant que les cloches ne sonneraient pas, la ville succomberait, doucement mais sûrement. Peut-être parviendraient-ils même à prendre Salvemer. C’était peu probable, mais on ne savait jamais. Les trois hommes s’engouffrèrent donc par la porte de la Tour et malheureusement pour eux, un seul d’entre parvint à gravir l’escalier d’accès. En effet, les deux autres avaient tout simplement été arrêtés dans leur élan par les deux invités Dorniens qui se trouvaient encore au château. Ces derniers se dissimulèrent derrière la porte, attendant de voir ce que le dernier Fer-né allait décider. Le pirate n’était toutefois pas fou ! Il savait qu’il avait une mission plus importante que de survivre et c’est pour cela qu’il continua de monter dans le but de tuer ceux qui se trouvaient au sommet !

Pendant ce temps, lady Edarra eut la surprise de voir arriver la petite fille rencontrée précédemment accompagnée d’un étrange chien ! Et comme si cela ne suffisait pas, deux hommes débarquèrent près d’elle. Ils n’avaient rien de menaçant, mais il fallait se méfier d’eux quand même, après ce qu’avaient fait les Fer-nés au garde. Qui étaient-ils donc ?


*** *** ***

Les soldats Mallister postés sur les remparts et dans les bâtiments des ruelles situées en contrebas ne tardèrent pas à attaquer à l’arc les Fer-nés qui montaient vers le fort. Ces derniers savaient qu’ils ne pourraient pas avancer à découvert sans avoir éliminé cette menace et c’est pour cette raison qu’ils s’attaquèrent aux portes des maisons dans le but d’y entrer. Postée à l’abri, Helya Botley observait et attendait le bon moment.


Citation :
HP :

Note importante ! N’hésitez pas à prendre les devants et à avancer dans vos posts ! Je pense par exemple à toi Dezial ^^ Dans ton message, tu ne bouges pas et tu ne fais que discuter avec Deana. Rien ne t’interdit de partir en avant et de remonter jusqu’à la forteresse, etc. Vu que vous êtes tous séparés, vous n’avez pas les mêmes objectifs et vous n’êtes pas dans les mêmes situations. Du coup, certains sont dans l’action, d’autres non, etc. Mais au final, on ne peut pas faire durer éternellement une intrigue et le MdJ relance à chaque fois pour tout le monde ^^ Si vous ne prenez pas vous-mêmes d’initiatives, je serais obligé de les « imposer » et du coup, votre jeu en sera peut-être moins intéressant. Donc je le redis, n’hésitez pas à prendre des initiatives et à avancer Very Happy

Surtout que l’intrigue arrive sur sa fin, là ;p

De plus, si vous êtes plusieurs joueurs ensemble à un même endroit, n’hésitez pas à communiquer par MP ou à répondre plusieurs fois pour mieux avancer ^^


- Pryam et Oberyn : vous êtes libres de choisir ce que vous voulez faire. Accompagner le maitre d’armes de Salvemer pour repousser les Fer-nés vers la plage, remonter en ville pour traquer des pirates avec la milice, suivre Rivanon, etc. A vous de voir ^^

- Dagon : pareil pour toi ! Tu fais comme tu veux : retourner vers la plage, poursuivre Rivanon, tuer et piller, etc. N’oublie pas qu’il y a des soldats de Salvemer sur la plage !

- Deana et Dezial : vous remontez pour le moment dans les ruelles et vous pouvez donc arriver à l’endroit où se trouvent les Fer-nés, au bas du château. Vous pouvez en tuer autant que vous voulez tant que ça reste crédible ! La seule qui ne peut mourir est Helya Botley ^^

- Rivanon : libre à toi de te joindre à Deana et Dezial x) Tu peux aussi retourner dans le fort si tu en as les moyens. Tout dépend aussi des autres joueurs, bien évidemment ^^

- Edarra, Deana (PNJ) et Rivanon (PNJ) : il reste un ennemi dans la Tour. Vous pouvez le neutraliser mais notez bien que lorsque vous arriverez au sommet, il aura déjà tué les deux gardes ! Il sera toutefois blessé au bras. Ensuite, libre à vous de repartir aider sur les murs (en laissant la Tour vide) ou de rester. Notez bien qu’au prochain message, il faudra sonner les cloches d’une manière bien précise !

Prochaine réponse (sans doute la dernière relance), mercredi ou jeudi en fonction des participations ! Comme il s’agira du dernier coup, faites vous plaisir dans ce dernier message !!!!

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Pryam Templeton
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Message Dim 4 Déc 2011 - 18:33

     Le géant ne semblait pas en position de faiblesse et pour être franc, Pryam doutait sérieusement avoir le dessus dans un tel combat. Mais ce fut inconsciemment Oberyn qui lui sauva la mise. Un bruit étrange résonna dans le dos du jeune natif du Val alors qu'il essayait d'exposer le Fer-né aux flèches de l'archer mystérieux, il lui fallut quelques longues secondes avant de comprendre que c'était l'épée du Dornien, qui faisait d'ailleurs en partie sa réputation, qui venait de briser celle de son adversaire. C'est lorsqu'il s'enfuit en appelant le géant par son nom que l'errant comprit qu'il n'aurait pas à combattre plus longuement cette force de la nature et quelque part, il en éprouva un vif soulagement.

     La tentation de suivre les deux Fer-nés le titilla un bref instant jusqu'à ce qu'il aperçoive la silhouette qui descendait de son perchoir et qu'elle s'approche des deux chevaliers. La surprise marqua le visage du natif du Val lorsqu'il reconnut les traits de lady Rivanon, Pryam ignorait qu'elle était une aussi bonne archère, tout comme il ignorait qu'elle puisse se balader sur les toits sans que son père ne frôle l'infarctus. Une femme de bien à n'en pas douter, le jeune homme acquiesça rapidement alors qu'elle se renseignait sur leur état de santé.

     ▬ Mieux que certains de vos sujets malheureusement ma dame. »

     Il songeait aux morts qui étaient irrémédiablement liés au débarquement des Fer-nés sur les côtes de Salvemer. Son bras qui l'élançait n'était en rien comparable à tout cela. D'après le maître d'armes qui accompagnait la jeune lady, il restait encore plusieurs Fer-nés présents dans les ruelles et les autres devaient certainement chercher à regagner la plage. Il fallait donc rabattre toute la racaille dans cette direction et il tomberaient certainement sur une bonne surprise. Les tout avait été expliqué rapidement, mais Pryam ne souhaitait pas perdre beaucoup plus de temps, il ressentit un vif soulagement en apprenant que la dame de Salvemer allait regagner le château, croisant les doigts pour qu'elle ne rencontre personne sur le chemin cependant, puis il posa son regard sur le maître d'armes.

     ▬ Je vous accompagne. »

     Les ruelles derrière eux étaient apparemment « nettoyées » de leurs envahisseurs et il n'était plus d'aucune utilité ici sachant que les habitants et quelques miliciens s'occupaient de mettre fin à l'incendie qui faiblissait. Sans plus de cérémonie, il emboîta donc le pas aux quelques gardes qui accompagnaient le maître d'armes, son épée à la main et récupéra au passage l'écu qu'il avait projeté sur le colosse quelques instants plus tôt.

     Les hommes se dirigèrent donc dans les ruelles de la ville où l'on voyait désolation et mort à chaque coin de rue, Pryam ignorait ce que l'Épée du Matin comptait faire, mais il était certainement assez doué pour s'en tirer sans aucune difficulté. Des bruits de combats se faisaient entendre à certains coins de rue et les guerriers croisèrent plusieurs fois les silhouettes des Fer-nés. La plupart s'en prenaient à des femmes et à des enfants comme s'ils n'étaient pas capables de se battre contre des hommes de leur taille. L'errant croisa plusieurs fois le fer avec ces individus tandis qu'ils se dirigeaient tous vers la plage. Au loin le ressac de la mer était couvert par des cris et des bruits de combat, difficile de croire qu'il y a quelques heures c'était le calme complet.

     Les hommes de lady Rivanon, accompagnés du chevalier du Val achevèrent de rabattre les Fer-nés qui restaient dans les ruelles, peut-être que certains d'entre eux avaient réussi à passer au travers, mais ils ne pouvaient pas prendre les combattants en tenaille à moins d'être plusieurs dizaines, ce qui n'était certainement pas le cas. Alors que son épée entaillait le bras d'un natif des îles qui recula avant d'être tué par un garde, Pryam tourna la tête vers le côté avant de voir la plage fourmiller d'activité. Visiblement les boutres des Fer-nés étaient devenus les proies des archers bien dissimulés par la nuit, celle-là même qui avait aidé les assaillants à attaquer par surprise. Raffermissant encore davantage sa prise sur son épée, le jeune chevalier s'avança en jetant un coup d'œil aux hommes qui l'accompagnaient, il n'était pas question de se faire rouler si près du but, ne pas se jeter dans la gueule du loup – ou plutôt de la Seiche – mais sans pour autant rester passif. L'oreille aux aguets, le natif du Val commença à regarder autour de lui.

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Message Dim 4 Déc 2011 - 21:59

Dagon s'enfonça dans l'intérieur de la ville au pied de Salvemer. Il partait en direction du port et de la plage, en prenant soin d'éviter les grandes trachées dégagées. Il longea les habitations. Qalen le suivait de près. Ils étaient serein, prenant leur temps, pour ne pas foncer bêtement dans une impasse. Dagon était blessé et n'avait aucune envie de faire une nouvelle mauvaise rencontre. Ils touchaient au but et tout s'était pour l'instant bien passé. Il s'arrêta ensuite, trebuchant sur le cadavre d'une dame, allongé de tout son long, sur le ventre, en plein milieu du chemin. Il l'observa et fit signe à Qalen de faire le guet.

Il laissa Qalen dehors, qui la hache en main, surveillait les rue, alors que le Seigneur entrait dans une bâtisse. Il n'aurait su dire si c'était celle de cette femme à la situation moyenne. Elle en sortait, c'était sûr à en voir son allure. Mais après, s’y était-elle simplement cachée le temps que le temps se calme, peut-être, ou alors avait-elle simplement tenté d’y entrer. La porte était close. Dagon donna simplement un coup de pied dedans pour que le bois craque et la porte s’ouvrit d’elle-même. Il pénétra dans la salle, faisant un rapide tour des lieux. Il souleva quelques couvercle, balança quelques boites au sol, renversa des coffres. Il cherchait quelque chose qui aurait un peu de valeur, quelle qu’il soit, même un objet utile, pourquoi pas, mais la richesse n’était que plus intéressante. De sa petite fouille, il ne trouva que ( MDJ ? J’attend le verdict ). S’il le trouvait bien satisfaisant, il s’en emparait et ressortait, après l’avoir rangé, que ce soit dans une poche en tissus ou de toutes autres façon.

Il sortit donc de la bâtisse. Qalen n’avait pas bougé, alors que Dagon s’appuyait au chambranle de la porte, regardant le sang qui avait recouvert son avant bras. Il aurait été plus intelligent de fermer sa blessure avec quelconque bandage. Non, ils n’avaient pas le temps.

- Je pensais que vous prendrez le temps de prendre la lady Mallister …
- Je préfère qu’elle s’angoisse, plutôt que de laisser ma folie aller au château, en faire ma possession. Tu sais, elle doit s’imaginer que je suis dans les rues, et elle doit bien se cloitrer chez elle. Même pas besoin de lui montrer mon visage.

Il leva et baissa le bras pour voir si ses muscles marchaient toujours comme il le souhaitait. S’il savait, que l’archer qui avait embêté Qalen, que sur le bâtiment juste derrière lui, alors qu’un jeune adulte lui apprenait la vie, se trouvait la fameuse Rivannon. Il aurait bien abandonné Oberyn depuis plus longtemps pour essayer de l’attraper. Elle était si proche et il n’eut même pas la chance de l’apercevoir. Ni même de le savoir.

Soudain, on entendit au loin, un cor qui hurlait de la plage. Dagon se redressa, oubliant le peu de repos qu’il tentait de gagner, contre l’habitation. Il avait un code pour tout, le cor en ayant autant que celui des tambours. Qalen avait déjà commencé son pas de course, lent et lourd, alors que Dagon le suivait de près. Les boutres étaient attaqués. Ils s’élancèrent vers la plage et le Lord Greyjoy s’arrêta, à dix mètres de la plage. Ils avait pourtant souffler dans le cor, mais dans cette nuit noire, le feu qui rétrécissait, et trop éloigné pour venir éclairer ce bout de terre qui mourrait dans l’eau, ils n’y voyaient rien. Quelques uns de ses hommes, alertés et bien plus près des boutres que les deux compères, s’étaient aventurer sur la plage. Dagon, allongé sur un tertre, qui le protégeait des attaques où des regards de nyctalope, observait. Soudain, il vit ses hommes se faire abattre de flèche, poussant des grognements. Helya arriva près de lui, essoufflée. Elle n’avait qu’une poignée d’homme qui l’avait suivis, les autres étaient soient mort, soient continuait d’avancer vers la plage.

Ils s’élancèrent tous subitement, à l’alarme du hurlement de Qalen, sur la plage, tous criant en diapason. Ils marchaient vers les boutres. A ce moment, signal, les hommes sur les boutres en sautèrent et descendirent. Ils voulaient les prendre à l’avant et à l’arrière, sans effet de surprise. Ils joueraient sur leur intimidation et la peur inexistante de la mort. Dagon s’élança, en un bond, enfonça la lame courte et fine dans la gorge d’un assaillant. Il remercia l'excitation de la situation pour lui faire oublier sa douleur lancinante au bras. Les hommes autour de lui, tombaient, blessés ou morts sur le coup, il n’avait pas le temps de vérifier. Qalen traversa la plage, bien protégé et s’élança pour pousser le plus petit boutre avec une partie des hommes. C’était la mission en cas d’alerte. Une partie se battait et protégeait les pousseurs. On remettait les monstres à l’eau.
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Corneille à Trois Yeux
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Message Jeu 8 Déc 2011 - 13:06

Corneille à Trois Yeux a écrit:
Prochaine réponse (sans doute la dernière relance), mercredi ou jeudi en fonction des participations ! Comme il s’agira du dernier coup, faites vous plaisir dans ce dernier message !!!!

Bon jeu Very Happy

Petit message HRP pour signaler qu'en l'absence de réponse, je retarde ma future intervention à dimanche dans la journée. De cette manière, vous aurez tous le temps de répondre, même ceux qui ont des examens pour le moment. Il serait donc bien pour vous de jouer le jeu Wink

Autre petite remarque, même si au final, vous en faites ce que vous voulez ! Il serait bien de privilégier les réponses à l'intrigue à vos autres réponses ! En effet, dans une intrigue, plusieurs joueurs attendent votre intervention alors que dans un RP normal, il n'y en a qu'un. De la même manière, une intrigue sans réponse n'avance que du fait du MdJ, ce qui n'est pas forcément bon pour vous. Notez aussi que plus vous intervenez et prenez des initiatives, meilleure sera votre récompense ! Je pensais utile de faire cette remarque puisque plusieurs d'entre vous ont répondu à leurs RP mais ont "oublié" l'intrigue ^^

Voilà Very Happy

Nous attendons donc vos réponses ! Sachez toutefois que le MdJ répondra dimanche, quoi qu'il en soit à ce sujet.

Merci à vous et bon jeu !
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Message Jeu 8 Déc 2011 - 19:29

Personne d’autre n’arrivait dans les escaliers apparemment. Au dessus du vacarme qui secouait les bâtiment à cause des cloches, aucun son de pas. Les fer-nés étaient venus apparemment à trois. Ca semblait étrange mais il ne fallait pas non plus se poser des questions pendant cent sept ans. Alors qu’elle allait rerentrer dans la tour, des personnes arrivèrent derrière elle. Elle manqua de les poignarder par réflexe et par stress mais s’arrêta très vite, voyant que les personnes concernées ne semblaient pas avoir d’intentions négatives envers elle. Elle leur intima de fouiller le bâtiment et, si ils ne trouvaient rien de suspect, d’aller aider les autres dans la cours. Elle se tourna vers la gamine, ne sachant pas vraiment quoi faire avec elle et avec le chien qui la suivait. Elle lui demanda d’aller prévenir n’importe qui de sa famille que la tour avait été attaquée par les Fer-nés, et de surtout éviter les zones de combats. Elle priait que le chien ai ne serait-ce qu’une once de fidélité et de courage pour protéger la gamine au cas ou les guerriers qu’elle avait envoyé fouiller les lieux ne laissent passer un ennemi. Ensuite, elle dit simplement à Gerold qu’ils y retournaient et ils franchirent la porte qui menait vers la fameuse tour, objet des intentions fer-nés. Ils grimpèrent les marches rapidement grâce à la force découlant de l’euphorie de la situation et, une fois en haut, découvrirent deux cadavres de gardes du château et au milieu, le dernier fer-né se tenant les côtes. Edarra ne réfléchit pas trop longtemps et lui fonça dessus. Mais malgré le fait qu’il était blessé, il détourna en un coup de poing l’attaque de la jeune femme qui tomba sur le côté. Cette manœuvre permit à Gerold d’enfoncer son poignard dans la gorge du dernier ennemi de la tour. Il n’eut même pas encore retiré son poignard qu’il se précipita près de sa dame, à la joue gauche à présent rouge, pour la relever. Heureusement, on ne pouvait pas mourir de paumes et de genoux écorchés, elle avait connu pire. Le fer-né s’effondra sur le sol, son coup ouvert envoyant des gerbes de sangs assez conséquents sur le sol, ajoutant au désordre ambiant. Deux gardes, un fer-né et beaucoup, beaucoup de sang et de confusion.

Apparemment aucun autre fer-né ne viendrait pointer son joli nez dans les parages. Par contre, elle savait de source sûre que cette tour n’était pas la cible des fer-nés pour rien. Elle sonnait les cloches pour prévenir la ville pour le moment, mais il faudrait déclencher les plus grosses pour envoyer le signal à toutes les villes aux alentours. Il fallait appeler du renfort historie que les fer-nés ne rentrent pas faire le bazar dans le château, ce serait catastrophique surtout qu’une bonne partie des gardes était entrain de maîtriser le feu qui n’avait rien d’accidentel. Maintenant, il fallait réussir à faire sonner le tout. Elle fit signe à son garde de commencer à activer les grosses cloches le temps qu’elle reprenne ses esprits. Elle n’avait pas pour habitude de se prendre des coups de poings dans la figure et mettait certainement plus de temps à remettre son cerveau en marche qu’un guerrier entraîné. Finalement elle vint donner un coup de main à son garde, se retrouvant légèrement (énormément) assourdie par le volume que produisaient ces cloches. C’était monstrueux et la Dornienne se demandait si elle récupérerait une audition normale après tout ça. C’était comme si le bruit lui frappait directement le cerveau, rajoutant au mal de tête qu’elle sentait grandir au fond de sa caboche, résultat de l’addition : je me prend une beigne et je sonne des cloches immenses juste après. Cette nuit, si tout se passait bien, elle dormirait superbement bien. Elle essayait de ne pas trop penser aux autres qui étaient dehors et qui devaient faire face à des groupes autrement plus nombreux que celui qu’avaient croisés les Dorniens. Ils n’avaient certainement pas envoyés leurs meilleurs guerriers pour tuer deux gardes dans une tour alors Oberyn devait sûrement être entrain de leur faire face à cet instant. Il fallait vraiment que les seigneurs des alentours se magnent là…
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Message Jeu 8 Déc 2011 - 22:18

Spoiler:
 

Après avoir courut derrière les Fers Nés à travers la cour, Raf et Tyron voulurent les suivre dans la tour au sommet de laquelle un bourdon qui devait faire une sacrée taille faisait un boucan de tout les diables. Mais les pirates avaient bloqué la porte et elle était bien trop massive pour essayer de la détruire à coup de masse ou même de hache, aussi les deux Nordiens se ruèrent par la porte la plus proche dans le château et se mirent à la recherche d’une autre entrée. Au bout de quelques minutes à courir un peu à l’aveugle, ils tombèrent nez à nez avec une Dame, une enfant et un jeune homme. Tyron s’arrêta sur le champ et ouvrit un large bec duquel aucun mot ne parvint à sortir.

« Tyron ! »

Raf lui mit un léger coup de masse dans le ventre pour le faire revenir à la réalité car là il se perdait dans le regard de jais de la belle Dorienne, or tout indiquait qu’elle n’était pas une simple soubrette et qu’il vaudrait mieux qu’un soldat sans nom ne la regarde pas trop intensément. Le guerrier à la hache se plia en deux sous l’effet de la surprise mais sans mal mais il eut beau essayer de dire quelque chose il n’arrivait pas à se concentrer et se contentait de bouger les lèvres comme un idiot, toujours en la fixant. Raf enchaina donc :

« Ma Dame. Nous poursuivons les Fer-Nés. Ne les auriez vous pas… »

Il se rendit alors compte que le jeune homme et la belle brune portaient chacun une dague ensanglantée. Il ouvrit de grand yeux et resta muet à son tour quelques instants. Il avait l’habitude de côtoyer une femme en arme, Deana, mais était-ce possible qu’une femme qui porte une lame puisse être aussi féminine ? Aussi belle ?

« Mais heu… Vous allez bien ? Vous ne devriez pas… enfin, c’est dangereux… »

Oulah, il fallait espérer qu’elle n’ait pas le caractère de sa blonde de chef, si non il allait se prendre de l’acier en travers de la gorge.

« Pardonnez-moi Ma Dame. »

Tyron depuis, un peu honteux avait baissé les yeux et se contentait de regarder les pieds de la jeune femme avec un léger sourire beat sur les lèvres car il se rappelait ses traits fins et doux, mais Raf le tira par la manche pour le sortir définitivement de sa torpeur.

« Nous voulons simplement tuer les hommes qui se sont introduits dans le château. »

Aux ordres d’Edarra, ils se regardèrent et sourirent avant que Tyron ne prenne enfin la parole

« Se sont les seuls, nous allons nous en occuper… »

Mais la brune s’était déjà retournée et vu le regard que leur lança son garde, ils ne se risquèrent pas à la suivre, du coup ils accompagnèrent la petite fille et son chien tout en faisant mine de fouiller le château, au cas où d’autres enemis s’y soient introduits bien que les deux hommes en doutaient fort, la ruse avait fonctionné une fois, mais certainement pas deux, enfin…

***

De l’autre côté des remparts Dezial, Deana et leurs hommes arrivèrent en pleine débandade. D’après les archers perchés sur un toit, les ennemis étaient nombreux, les prendre en étaux présentait le risque d’être submergé, de l’autre côté, les murailles et les soldats des Mallister les empêchaient de reculer et ils n’auraient que le choix de passer sur le corps de la dizaine de combattants pour rester en vie, aussi la blonde suggéra de les contourner pour les forcer à fuir par la rue principale, ils perdaient alors le soutient de la garde de la forteresse, mais c’était tout de même moins suicidaire, seul souci, ils étaient entrés dans les maisons et saccageaient tout, tuaient les habitants et compliquaient la tâche des guerriers qui durent se séparer pour les déloger. Un groupe de quatre à droite, un groupe de trois à gauche et les autres dans la rue pour couvrir leurs arrières et repousser les ennemis vers la plage.

Les nordiens se jetèrent dans la bataille, les archers tirant le plus vite et le plus précisément possible, le bruit des armes sur les lames et les boucliers étaient assourdissant, mais toujours moins que les cris des habitants attaqués. Il y en avait partout, des Fer-Nés mais aussi des habitants en fuite, des enfants, ils s’agissaient de faire, en plus de tout, attention à qui on tuait. Les combattants restaient bien organisés et les groupes furent efficace et tuèrent beaucoup d’ennemis, mais les quelques pirates morts n’étaient rien comparé à ceux qui avaient réussit à prendre la fuite. Les maisons avaient été désertés laissant beaucoup de sang et de cris, des morts natifs des îles mais aussi civiles, hommes vieillardes femmes en enfants, un peu partout sur le passage, mais ils n’avaient pas le temps de s’en occuper, ils devaient rester en ligne pour éviter de laisser aux autres l’occasion de les déborder, ce qui, vu le nombre réduit qu’ils étaient, signerait leur arrêt de mort. La blonde faisait preuve d’une efficacité impressionnante pour tuer, et d’une grande sauvagerie aussi, elle avait prit la direction du groupe de droite et elle tranchait, piquait, membres, corps, elle cherchait toujours à toucher pour tuer, les points sensibles, avec des armures de cuir au mieux en face, ça n’était pas très difficile. Les autres se lâchaient aussi, et cette fois-ci le but n’était pas de s’amuser avec sa victime mais bel et bien de passer le plus vite possible à la suivante, le match s’équilibrait entre Nordiens et gens du Conflans en raison du nombre plus importants des premiers. Mais les archers venaient de tomber en rade de flèches et heureusement qu’ils étaient à l’abri sur leur toit car ils se voyaient obligés d’abandonner la bataille à moins de descendre pour récupérer les flèches plantées dans les morts en bas ou de trouver quelqu’un pour leur en donner de nouvelles.…

Bientôt, les fer-Nés comprirent que leur seul espoir de salut était la fuite, les cloches sonnaient toujours et avaient désormais peu de chance de s’éteindre, et même pire, d’autres s’étaient mises en marche ! Dieux ! Un bruit assourdissant, dès les premiers coups sur la fonte, les marins se replièrent vers la ville et vers la plage. La blonde se lança à la poursuite des ennemis sans douter une seule seconde du fait que les autres la suivraient. Très vite ils arrivèrent sur la plage et ce que vit Deana ne lui plut pas beaucoup, cela ressemblait fort à un mille feuille ou les Fer-Nés avaient l’avantage du nombre malgré les nombreuses pertes déjà subies. En effet, une couche de boutres pleines de combattants, une couche de soldats, une autre couche de pirates épaissie par ceux que la belle poursuivaient et eux même.
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Message Ven 9 Déc 2011 - 7:07

Oberyn observa un moment ser Pryam prendre une nouvelle fois l'initiative et se lancer à la poursuite des fuyards dans le but certainement de les rejeter à la mer. Pour sa part et bien qu'il reconnaisse au Valois un don certain pour sentir venir le vent des ennuis il ne jugea pas opportun de le suivre dans cette nouvelle aventure. A dire vrai depuis qu'il avait vu Lady Rivanon descendre des toits une seule idée éclipsait toutes les autres en son esprit, celle d'Edarra peut être en danger. Après tout si la fille même de Lord Mallister avait pu venir jusqu'ici qui sait ce qui avait bien pu monter jusqu'à la forteresse où il pensait sa bien aimée en sécurité. Il avait répondu d'un simple haussement d'épaule lorsque la jeune Lady leur avait demandé s'ils allaient bien, son visage ensanglanté valait de toute manière mieux qu'un long discourt. Observant encore un court instant la petite troupe de ser Pryam s'éloigner, il déchira un morceau de sa tunique pour nettoyer la lame d'Aube du sang du Fer-Né, il nota qu'il devrait lorsque tout cela serait terminé, prendre soin de la soigner comme il le devait avec une pierre à aiguiser et de l'eau. Mais pour le moment il avait encore besoin de ses service et bien qu'il rangea dans son fourreau pour le moment il savait qu'il devrait certainement la tirer au claire de nouveau avant que la nuit ne soit terminée. Aube retourna donc à son sommeil et ne s'éveillerait que pour sa chanson de mort s'il était besoin. Le dornien après avoir salué la jeune Lady prit au pas de course la direction de la forteresse Mallister.

Les ruelles défilaient devant ses yeux mais eux ne voyaient qu'un but, un seul Edarra. Il avait accompagné le Valois imaginant qu'ils n'auraient à faire qu'à un simple incendie mais tout avait tourné de mal en pis. Si bien qu'il ne pouvait être certains que l'élue de son cœur soit véritablement en sécurité à moins qu'il ne soit là pour l'assurer. Les cloches continuaient de résonner partout autour de lui, son esprit semblait comme prit dans un carcan inextricable où seule brillait au loin la promesse de retrouver sa princesse des sables. Il accéléra donc un peu plus l'allure, se maudissant de ne pas s'être assuré de sa sécurité avant de quitter le château, de fait il ne savait où la jeune femme se trouvait ni même s'il lui faudrait chercher une fois sur place. Plus il approchait et plus les retentissements du beffroi l'inquiétaient, ils auraient dû être présents mais il n'en était rien et seules les cloches plus petites sonnaient. Tout le Conflan aurait dû déjà être au courant de l'attaque et les rues auraient dû grouiller de soldats. Les gardes aux portes le virent arriver et voulurent l’interroger sur les évènements dans la ville mais le jeune chevalier ne ralentit même pas continuant de courir, un peu plus vite même s'il était possible pour rejoindre Lady Edarra. Il n'avait pu voir l'expression inquiète d'un des gardes en le voyant ainsi blessé au visage. De toute manière il n'en avait cure, qu'ils pensent bien ce qu'ils veulent, la bataille pour lui était terminée. Ce comportement cette unique obsession était la preuve s'il en avait encore besoin que la jeune femme était sienne, si non dans les faits dans son cœur tout au moins. La preuve qu'il ne serait jamais un soldat ou un chevalier digne de ce nom si elle était dans les parages, peut être mise en danger. Car dès lors son esprit n'avait plus qu'un but s'assurer du contraire et pourfendre quiconque tenterait de lui faire le moindre mal.

Il pénétra dans l'édifice freinant à peine. Lorsqu'il rencontra le premier garde sur son passage il s'enquit du lieu où se trouvait Lady Ferboys et sa suite. Le garde ne semblait pas savoir, il dit ne pas avoir vu la jeune femme ou ses gens depuis le début de l'attaque qu'ils devaient être plus haut dans les étages certainement. Lorsqu'il voulu interroger le dornien sur les combats en ville celui-ci ne lui prêtait déjà plus attention et ouvrant la première porte vers les étages s'engouffra dans les marches. Voyant des bibelots renversés sur le passage, Oberyn tira Aube de son fourreau et pressa de nouveau le pas. Il prit bien vite une décision peu avisée certainement au regard des enseignements qu'il reçut écuyer puis jeune chevalier mais cela n'avait pas d'importance. Il gonfla ses poumons.
EDARRA ! Si ennemi il y avait dans ces couloirs et escalier ils feraient route vers lui à n'en pas douter et alors ils ne seraient plus après elle, si tout du moins il y avait des ennemis. Qu'importe dans l'esprit du dornien, la disposition des lieux les forceraient à l'affronter à deux contre un tout au plus et de cette manière il savait pouvoir combattre plusieurs jours durant s'il en était besoin.
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Message Dim 11 Déc 2011 - 15:23

Wolf grogna quand deux individus surgirent derrière Maïwenn et se posta entre elle et les nouveaux venus. Mais après quelques instants le louvetier retrouva un semblant de tranquillité mais restant sur le qui-vive. Lady Edarra choisit de retourner à l'intérieur de la tour et confia la garde de l'enfant aux deux nordiens. Alors suivant les conseils de lady Ferboys, Maï fit demi-tour et, suivit de ses deux nouveaux garde du corps traversa les couloirs où il ne rencontrèrent aucun ennemi jusqu'à ce qu'elle entende un cri reconnaissable. Au détour d'un couloir elle vit apparaître ser Oberyn.

- Messer Oberyn, dame Edarra est dans la tour.

La petite lui indiqua le chemin avant de rejoindre Delwyn et Walda qui la cherchait et de leur rendre compte de la situation.

********
Je vis partir Pryam avec Alkeryne tandis qu'Oberyn retournait vers le château. Je fis de même accompagné de Reurik et des deux gardes, je suivis presque le même chemin qu'à l'aller pour éviter les fer-nés. Nous étions parfois obligé de stopper pour laisser passer nos ennemis. Si mon père apprenait mon escapade j'allai passer un très mauvais moment. Heureusement pour moi, j'atteignis la citadelle indemne. Une fois dans la cour, je pus constater l'activité qui régnait à l'intérieur. Des soldats se tenaient sur les murailles mais d'autres se trouvaient dans le périmètre de la tour et je me demandai quelle en était la raison. Je me dirigeai vers mon père pour prendre connaissance des derniers évènements. Mais mon attention fut attirer par Loth qui volait autour de la tour alors je me rendis au pas de course dans la tour via le bâtiment principal avec les hommes qui m'accompagnaient. Sur le seuil de la porte d'accès je prêtai attention quelques minutes avant de m'engager précédée par Reurik. Prudemment nous montâmes les escaliers pour finalement arriver au niveau des cloches. Je pus constater les présence de lady Edarra et des cadavres de soldats et de pirates. Un rapide tour d'horizons me confirma l'absence de danger immédiat. Je soufflai quelques instants avant de faire signe en bas que tout allait bien mais peu vire mon signe, occupés qu'ils étaient à combattre les fer-nés arrivés près des murailles.

Je pris la décision de faire chanter le tocsin, l'ultime appel qui inciterait les fer-nés à déserter la place, à se replier à moins de vouloir faire face à un nombre plus importants d'adversaires. Les forces alentours se manifesteraient certainement, à temps ou non...

*********

Joseth distribuait ses ordres, ses hommes avaient décochés leurs flèches enflammées sur les boutres. Néanmoins les difficultés arrivaient avec le retour des pirates de la ville. Son groupe se trouvait maintenant pris en tenaille, alors la plupart des arcs furent délaissés pour les épées pour dégager le chemin de la retraite. Heureusement le groupe d'Alkeryne arriva rapidement, apportant un soutien supplémentaire. Les hommes de la garde se défendaient vaillamment, Joseth remarqua que les fer-nés remettaient leurs boutres à l'eau et encouragea ses hommes à poursuivre leurs efforts pour repousser leurs adversaires.



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Message Dim 11 Déc 2011 - 15:45

Ser Pryam Templeton, chevalier errant originaire du Val d’Arryn, était plus que ravi de la tournure qu’avait pris les événements, si l’on pouvait dire cela en de telles circonstances. Il n’était pas du genre à refuser le combat, mais devant une force de la nature telle que le géant des îles, on pouvait douter de ses chances de survie… Heureusement pour lui, cet homme avait pris la fuite aux côtés de son compagnon et les deux pillards devaient maintenant se trouver quelque part dans les rues sombres et enfumées de Salvemer… Le chevalier ne l’avait pas encore remarqué mais maintenant que le feu était sur le point d’être maitrisé, la noirceur de la nuit reprenait le dessus. C’est pourtant dans cette pénombre qu’il suivit le maitre d’armes de la maison Mallister et ses soldats.

La petite troupe rejoignit rapidement celle déjà sur place et qui avait été envoyée par lord Mallister dès l’alerte du feu donné. A eux tous, les soldats parvinrent à regrouper les Fer-nés et à les repousser doucement mais sûrement vers la plage. Ils étaient toutefois bien conscients que l’un ou l’autre de ces pirates passerait entre les mailles du filet, mais il n’y avait rien à faire contre cela. Puis la milice était derrière eux et finirait très bien le travail. Ce qu’ils ne savaient toutefois pas, c’est qu’en agissant ainsi, ils s’éloignaient de la forteresse et de l’attaque qui avait lieu sous ses murs. Ils finirent malgré tout par atteindre la plage de sable où se trouvaient les boutres, en dehors de la ville. Restant sur leurs gardes, ils attendirent tous le bon moment pour agir.


*** *** ***

De son côté, le jeune Epée du Matin avait préféré prendre une autre direction. Ses pensées étaient occupées par sa bien-aimée et il était maintenant temps pour lui de veiller sur elle. C’est pour cette raison qu’il prit la direction de la forteresse en espérant que rien ne grave ne lui soit arrivé même si cela semblait peu probable étant donné les circonstances. Encore que… Passant par des ruelles secondaires, il put par chance éviter les assaillants Fer-nés et rejoindre la porte sans encombre. Après hésitation, les gardes entrouvrirent la porte pour le laisser passer, jugeant qu’il était plus difficile de se déguiser en ser Oberyn qu’en milicien de Salvemer. Ne prenant guère le temps de s’arrêter, le jeune chevalier traversa la cour et pénétra dans l’édifice principal, sans un regard sur lord Mallister et ses soldats postés sur les remparts. Criant alors son nom dans les couloirs, il espéra avoir rapidement une réponse, quelle qu’elle soit.

*** *** ***

Lord Dagon Greyjoy et son fidèle Qalen avaient réussi à fuir les chevaliers et ils se déplaçaient maintenant dans les rues afin de rejoindre la plage et leur navire. Pourtant, gardant ses instincts de pirate et de voleur, à la vue d’un cadavre de femme, le Greyjoy n’hésita pas à entrer dans une maison à la recherche d’un quelconque trésor. Il fouilla plusieurs coffres et boites en tout genre mais ne découvrit rien. C’est toutefois en donnant un coup de pied de rage dans un chaudron de soupe qu’il dénicha un petit trésor. Ce devait sans doute être une amulette religieuse puisqu’il s’agissait d’un collier orné d’un pendentif en forme d’étoile à sept branches. Le ramassant, Dagon ressortit pour rejoindre Qalen. C’est alors que retentit un son long et plaintif. Comprenant ce qu’il se passait, le lord et son homme d’armes filèrent en direction de la plage.

*** *** ***

Caché à la vue des archers Mallister par le boutre de Greyjoy, Harlon le Rouge avait saisi un magnifique coquillage, du type de ceux que l’on appelle une conque. Le portant aux lèvres, il avait soufflé dedans pour signaler à tous les Fer-nés qu’il était temps de partir mais surtout, que les navires étaient attaqués. Même si les soldats défenseurs ne connaissaient pas ce signal, il fallait bien avouer que ce puissant son marin avait de quoi leur glacer les sangs.

*** *** ***

Plus haut, aux pieds de la forteresse de Salvemer, le combat faisait toujours rage. Puis, alors que les Fer-nés tentaient de déloger les soldats du Conflans abrités sur les toits des maisons, un renfort imprévu vint bouleverser tous leurs plans. Une dizaine de guerriers les prit en effet à revers et une difficile bataille s’engagea entre eux. Certains Fer-nés perdirent la vie, mais cela ne restait qu’un très petit nombre devant la totalité des guerriers présents. Puis beaucoup d’entre eux n’étaient que blessés et même si le combat allait être difficile, ils ne le laisseraient pas tomber. Un Fer-né ne craignait rien et le combat était sa vie. Il faisait un adversaire coriace pour n’importe quel guerrier et le tuer n’était jamais si aisé. Les Nordiens le comprendraient bien et ils devaient espérer survivre pour en informer leur seigneur. Quant à ser Dezial, il allait enfin savoir à quelle menace les terres de son neveu devait se préparer à faire face.

*** *** ***

Reprenant rapidement le dessus, lady Edarra Ferboys envoya les deux Nordiens inspecter le bâtiment à la recherche d’autres ennemis tandis qu’elle demandait à la petite Mallister de prévenir quelqu’un au sujet de la Tour. Puis, prenant son courage à deux mains, elle grimpa l’escalier suivie de Gerold et déboucha enfin sur le clocher. Les deux gardes étaient morts mais le Fer-né n’avait pas été épargné. Il perdit lui aussi la vie dans un rapide combat, mais cela ne voulait pas dire que la situation était réglée pour autant ! Il restait en effet le problème des cloches. Après une rapide analyse de la situation, le garde du corps Dornien saisit l’une des nombreuses cordes qui descendaient du plafond et se mit à tirer dessus, actionnant les plus lourdes des cloches de la Tour. Il ne restait qu’à espérer que le signal constituait en ce simple fait et que l’on n’attendait pas une manière particulière pour les faire résonner. Par chance pour eux, des renforts ne tardèrent pas à arriver en la personne de lady Rivanon et de ses gardes. A eux tous, ils pourraient enfin sonner l’alerte pour repousser les Fer-nés.

Pendant ce temps, Raff et Tyron les Nordiens fouillaient le château sans trouver quoi que ce soit d’utile si ce n’était des dames ou des enfants cachés qu’ils laissèrent tranquilles. Ils auraient sans doute apprécié que la petite fille fasse de même, mais elle semblait être sourde à ce genre de propos, comme si la situation… l’amusait ? Par chance, ils finirent par tomber sur ser Oberyn Dayne, l’Epée du Matin. La petite fille lui indiqua la situation de lady Edarra tout en lui montrant le chemin puis, une fois cette tâche accomplie, retourna auprès de ses frères et sœurs, laissant les deux Nordiens dans une étrange incompréhension.


*** *** ***

Au-delà des remparts, l’alliance du Loup et de la Truite vit finalement ses adversaires changer de comportement avant de refluer vers la ville en direction de… la plage ? Pourquoi fuir maintenant ? Avaient-ils peur d’eux ? C’était difficile à croire mais qui pouvait le certifier ? Pourtant, par-dessus les cris, une oreille perçante pouvait entendre le son rauque d’un cor provenant de l’autre bout de la ville. Un signal Fer-né ? Difficile à dire, d’autant que ce son était soudain recouvert par le bruit encore plus fort des lourdes cloches de bronze de Salvemer. Etait-ce cela le signal ? Si oui, personne ne pouvait le manquer !

Pendant que les Fer-nés se hâtaient de rejoindre la plage, le groupe de soldats fit un rapide point pendant que les archers Nordiens se voyaient remettre deux carquois pleins de flèches de la part des soldats Mallister. Ils étaient maintenant fin prêts à poursuivre les fuyards et, prenant soin de garder une certaine distance entre eux, ils finirent par arriver sur la plage. Le spectacle qu’ils découvrirent était impressionnant… Presque tous les survivants Fer-nés devaient se trouver là, ce qui devait faire pas loin de 200 guerriers, même si c’était difficile à affirmer dans la nuit noire. Il était d’ailleurs encore plus dur de dire s’il y avait ou non des alliés dans les environs…


*** *** ***

Pendant que les Fer-nés repoussés par les soldats Mallister et la troupe aux ordres de ser Dezial avançaient comme ils le pouvaient sur la plage, lord Dagon s’abritait, un peu plus haut. Il fut rapidement rejoint par la Botley et quelques uns de ses survivants. Malgré leur fuite, ils étaient tous souriants, comme s’ils avaient fait ce qu’il fallait. Ce ne fut qu’alors que Dagon comprit ce qui se passait ! Par-delà le son du cor marin, des cloches résonnaient bien plus fort qu’avant. Le signal de la Tour ? Cela ne voulait dire qu’une chose. Il fallait fuir ce lieu et sans tarder ! Bientôt, des cavaliers de toute la côte arriveraient et à ce moment, il serait bien trop tard pour eux.

Sur un ordre de son seigneur, Qalen poussa un long cri de guerre et tous s’élancèrent sur la plage pendant que les hommes restés à défendre les boutres comprenaient ce qui se passait. Les Fer-nés ne tardèrent pas à se rejoindre et ils se trouvaient maintenant sur deux fronts, ceux près des boutres et ceux à l’autre bout de la plage. Il était peut-être temps aux soldats d’Alkeryne de se lancer dans la bataille pour soutenir les archers de ser Joseth maintenant combattant au corps-à-corps. Ce signal servirait peut-être aux Nordiens à les épauler dans la bataille !



Citation :
HP :

Note importante ! Ceci est le dernier message de relance. Cela veut donc dire que mon prochain message clôturera définitivement l’intrigue. C’est donc pour vous l’ultime chance de briller si vous le souhaitez ;p N’hésitez donc pas à écrire plus de 800 mots si vous le voulez, vous y êtes autorisés !


- Rivanon, Edarra et Oberyn : vous n’avez plus d’ennemi sous la main, mais cela ne veut pas dire que vous êtes sortis d’affaire. Il faut en effet veiller à ce que les cloches envoient le bon signal aux seigneurs voisins sans quoi, la bataille de la plage risque de finir en massacre.

- Pryam, Deana et Dezial : vous êtes tous les trois aux abords de la plage et environ 200 Fer-nés se dressent face à vous (oui, il y en avait environ 250 dans les navires et vous en avez quand même tués pas mal Very Happy). Soit vous ne faites rien, soit vous essayer de devenir célèbres ! N’oubliez pas non plus que le pauvre ser Joseth et ses archers se retrouvent presque pris en sandwich entre les deux groupes de Fer-nés… A vous de voir si vous l’aidez ou pas…

- Dagon : tu as déjà compris ce que tu devais faire x) Protéger les navires le temps qu’ils soient à l’eau, embarquer les rameurs et partir !


Prochaine réponse (le message de clôture), mercredi ou jeudi en fonction des participations ! Comme il s’agit du dernier coup pour cette intrigue, faites vous plaisir !!!!

Bon jeu Very Happy
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Pryam Templeton
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Message Dim 11 Déc 2011 - 17:21

     Rabattre les Fer-nés vers la plage n'était pas forcément une excellente idée, Pryam le constata alors que ses yeux s'habituaient enfin à l'obscurité présente. Après avoir été aveuglé quelques temps par le feu de la grange ses yeux éprouvaient beaucoup de difficultés à distinguer clairement les silhouettes devant lui, ce qui n'était pas franchement le plus pratique lorsque vous deviez vous battre contre des adversaires réputés pour leur hargne au combat. Il constata toutefois qu'en rabattant les Fer-nés qui se promenaient dans les rues de la ville, le groupe avait malheureusement aussi enfermé des hommes de Salvemer au centre de la bataille. Des archers qui devaient tenter d'atteindre les boutres sans trop s'approcher, ils ne pouvaient tout bonnement pas faire face sur deux fronts en même temps !

     Le sang du natif du Val ne fit qu'un tour, c'était leur faute, ils ne s'étaient pas demandé ce que lord Mallister pourrait bien faire pour tenir tête aux assaillants et son choix avait visiblement été d'envoyer des archers. Pryam se reprit rapidement alors que quelques gardes qui étaient restés dans les parages se lançaient déjà dans la mêlée, il avait été engagé pour se battre pour Salvemer et n'allait pas rebrousser chemin alors qu'il y avait des gens dans le besoin ! Cette pensée utopique risquait de lui coûter la vie, mais le jeune homme ne pouvait pas envisager d'autre solution sous peine de ne plus oser se regarder en face à l'avenir.

     Il emboîta le pas aux gardes qui se servaient déjà de leurs épées pour essayer de défaire leurs adversaires, le chevalier errant vint porter secours à l'un d'entre eux qui avait trébuché sur un trou dans le sable et s'était retrouvé étalé sur le dos à même le sol. Pryam bloqua l'attaque à la hache du Fer-né qui tentait d'achever le garde, puis le repoussa d'un coup de pied bien placé – chose qui était facilité par son absence d'armure – et le temps que le natif des îles de remette d'aplomb, le chevalier l'avait déjà traversé de part en part avec l'acier château de son arme. Le garde se redresser et récupéra son arme avec difficulté, dans le noir avec toutes les silhouettes qui se ressemblaient, il était vrai que ce n'était rien de bien facile.

     Délaissant l'homme qui était bien capable de se débrouiller seul, le chevalier errant s'éloigna de quelques pas avant d'être soudain pris à partie par un Fer-né qui n'avait visiblement pas apprécié qu'il tue l'un des leurs. Pryam para une fois de plus l'attaque avec son bouclier, puis il recula légèrement avant de tenter un coup d'estoc de la pointe de son épée, mais l'homme esquiva en lança un coup de hache que l'errant eut du mal à éviter. Il sentit une légère douleur au niveau du bras juste sous l'épaule. Une sensation de chaleur suffit à le renseigner sur la nature de la blessure, s'il pouvait encore bouger le bras sans trop de difficultés cela ne devait être qu'une entaille qui saignait plus qu'elle n'était grave, une de plus et certainement pas la dernière. Espérant que ce serait là la seule blessure qu'il aurait à déplorer, Pryam eut à éviter une autre attaque alors qu'un nouvel adversaire se présentait. Le combat dans une foule n'était pas son fort et le jeune homme eut quelques difficultés à s'éloigner du second assaillant le temps d'envoyer un coup d'écu en plus visage du premier Fer-né pour l'assommer.

     Ce fut un parfait timing car une hache s'abattit sur le sol juste à l'endroit où le jeune homme se trouvait quelques secondes auparavant et celui-ci profita du fait que le Fer-né soit en position de faiblesse pour le passer au fil de son épée. Un râle d'agonie alors que l'errant retirait sa lame du corps de l'homme, elle était d'un pourpre bien familier qui tranchait étrangement avec la couleur de l'acier, même dans la nuit. Le premier assaillant se redressa alors, le coup de bouclier n'avait pas été puissant au point de pouvoir l'assommer longtemps et Pryam faisait tout son possible pour ne pas perdre son calme. A la fois heureux de ne pas être encombré de son armure et à la fois plutôt inquiet d'exposer ses flancs au milieu d'une foule en pleine bataille, les yeux du jeune homme parcoururent rapidement les environs afin d'apercevoir les éventuelles personnes dans le besoin.

     Il ne lui fallut pas longtemps avant que ses yeux ne se posent sur le dos d'un natif des îles qui était visiblement occupé avec un soldat que Pryam ne voyait pas. L'assaillant lui tournait le dos et même si le jeune homme n'était pas partisan des « coups en traître », il considérait que dans certaines occasions, tous les moyens étaient bons. Veillant à ne pas se faire attaquer par surprise alors qu'il parcourait les quelques mètres qui le séparaient de sa cible, le natif du Val raffermit sa prise sur la poignée de son épée, sentant la garde glisser contre sa main à cause du sang qui la maculait, puis il donna un coup bien placé, destiné à traverser le flanc du Fer-né. Au moins pourrait-il se consoler en se disant qu'il avait réussi à sauver la vie de quelqu'un, en considérant bien sur le fait qu'il ne soit pas arrivé trop tard pour la personne au sol.

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Message Dim 11 Déc 2011 - 21:05

Les hommes qui se trouvaient sur la plage, trouvant intelligent de s’attaquer aux boutres des fer-nés allaient bien regretter leur idée. Ils auraient du venir plus nombreux. Les fer-né savait jouer sur le nombre de guerrier, pour pouvoir être partout, sur terre, dans la mer. Ils étaient près à perdre la vie au combat, plus belle mort, on ne faisait pas mieux, alors plus on était, mieux c’était, car les pertes étaient toujours très grandes. Ce qui expliquaient aussi le peu de guerrier a avoir de la famille. Il n’en tenait qu’à leur force, leur endurance et le Dieu Noyé de revenir vivant.

Ils étaient entourés de démons, de bête sauvage et enragée. Cela hurlait, bondissait, on arrachait de la chair à pleine dent, on brisait les os, on abattait les armes, qui n’étaient pas forcément courantes. Des lames exotiques, courbées. Il y avait des masse impressionnante, des haches, des lames larges mais courtes, des épées, glaive, cimeterre. C’était des constructions des îles très rarement, mais surtout des butins volés d’autres batailles. Ils sautaient presque au dessus des autres, le fer qui battait les boucliers avec force. Il resserraient l’espace où les hommes de Joseth se trouvait. Ils résistaient fort bien aux fer-né malgré leur hargne. Ils étaient courageux et endurant.

Les fer-nés, des sauvages au combat et parfois ailleurs, tapait devant, dans le dos, à trois sur le même. Il n’y avait aucune règle, aucun fairplay. Ils les faisaient tomber petit à petit. Dagon était dans le tas, donnant coup d’épée, sur coup d’épée. Il échappa à un flèche qui lui arracha une maigre partie du peau sur le cou. Il finit par sortir de la foule enragée de ses hommes qui voulaient les exterminés tous, jusqu’au signal. Il se retrouva à l’écart. Quelques hommes du Conflans arrivait sur la plage. Ca allait se compliquer. Il fallait faire vite. Il jeta un œil à Qalen. On venait tout juste d’apercevoir le plus petit boutre gagner la mer.

Qalen avait poussé de toute ses forces à l’aide de ses collègues, le boutre dans l’eau. A force de grognement, de muscles bandés, de pieds qui s’enfonçait dans le sable, le navire avança doucement mais sûrement dans l’eau, jusqu’à se dérober de leur pression, les obligeant à courir, emportés par sa folle course dans les vagues. L’un d’eau s’était accroché à une corde. Tel un animal agile, comme un singe, il grimpa le long de la corde, son sabre dans la bouche, puis sauta par dessus le bord. Enfin sur le bateau, la main sur le gouvernail. Les autres coururent vers celui de Heyla. On finirait par la Sirène Noire qui était la plus imposante. Il fallait moins d'homme pour les autres bateau, alors si les tête tombaient chez leur ennemis, ils pouvaient avoir plus d'homme pour pousser les plus lourds. Dagon hocha la tête pour lui même. Il arriva derrière des hommes, tapotant leur bras et leur faisant signe d'aller se joindre aux autres pour les aider à pousser. Les combattants actifs se réduisirent en nombre, mais ils étaient toujours aussi efficace.

Le lord Greyjoy était toujours vers l'arrière, dos à la plage, observant le déroulement des événements. Si besoin, il enverrait d'autre homme pousser les boutres, mais là, il fallait attendre encore un peu. Le hic, la cloche qui appellerait les flottes l'oppressait, les attaqués qui arrivaient de plus en plus sur la plage. Il échangea un long regard à Harlon, non loin, la main sur son épée. Soudain, trois des fer-nés sortir du bain de sang, trainant un guerrier du Conflans encore bien portant, gigotant de tout son soûl. Harlon leur indiqua de le faire venir vers l'eau. On le tira jusqu'à la mer, devant la Sirène Noire. Les yeux clos, Harlon priait alors que deux des fer-né maintinrent le captif à genoux, la joue contre le boutre. La seconde d'après, un marteau immense s'écrasa sur son visage, expulsant un jet de sang sur le bois du boutre, une bouillie informe qui lui avait arraché son identité. Dagon sourit en coin. Le sang s'écoula ensuite tout le long, dans l'eau. On jeta le corps dans les lames qui mourraient sur le sable. Sacrifice au Dieu Noyé.

Même combat avec le boutre de Heyla qui trouva vite les flots, deux hommes qui y montèrent. Dagon rejoignit Harlon, lui prit sa conque et fit deux trois sons courts. Des hommes se retournèrent et s'élancèrent contre la Sirène Noire.

Les hommes étaient essoufflés. Ils suaient, leur membres les brûlaient par l’effort. Les sacs sur le dos plein de trésors, la peau blessée qui s’étiraient pour laisser gonfler leurs muscles. La Sirène Noire n’avait pas l’air de bouger d’un pousse, alors qu’on rageait de vigoureux grognements. Dagon qui était obsédée par l’évolution de leurs véhicule ne la vit pas venir. Harlon avait pourtant hurler son nom, entendant le trait siffler jusqu’à lui. Il fit trois pas en arrière, poussant un simple soupir de souffrance. Il était bien trop angoissé et préoccupé que la douleur n’avait de place dans son esprit. Il tourna la tête. Une flèche était plantée dans son épaule. Il finit par serrer les dents. C’était un signe, il fallait y aller. Les fer-nés reculaient de plus en plus, même si des téméraires restaient à affronter les guerriers ennemis. Ce fut long, fastidieux, mais d’un coup, Harlon souffla dans son cor en coquillage et tout les barbares s’échappèrent, se précipitant dans les vagues et plongeant. La Sirène Noire fuyait avec les deux autres boutres. On nageaient jusqu’aux bateau et on grimpait, les uns après les autres, par les cordes, directement sur la coque pour les plus agiles, posant pieds et mains sur les cales, décoration du boutre.

Dagon avait pris soin de tranché la flèche planté dans son épaule avant de grimper sur la Sirène Noire. On fit étrangement d’abord monté les sac sur les navires et ensuite les porteurs. Ils s’éloignèrent rapidement des cotes, mais le répits n’était pas pour tout de suite. Il fallait encore user de ses dernières forces pour tirer sur les rames et retrouver les îles de Fer. Le tambour frappait en rythme, le son qui s'évanouissait dans la nuit, de plus en plus lointain.
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Message Lun 12 Déc 2011 - 14:08

Quelle chance que de tomber sur de telles personnes en un tel lieu. Les nordiens semblaient prêt à aider, et même plus encore. La seule demoiselle du groupe, qui semblait être celle qui donnait les ordres accepta de l'aider dans son entreprise de la protection de Salvemer, et, pour couronner le tout, on confia à Dezial le commandement des hommes du Nord, le plaçant ainsi à la tête d'une petite escouade d'une dizaine de guerriers. La seule chose qu'il espérait, c'est qu'une fois tout ceci fini, que ce nombre soit intact. Comme à l'accoutumée, le chevalier ne put s'empêcher de sourire, légèrement embarassé du poids qu'on rajoutait sur son épaule.

"Je ... C'est un honneur que vous me faites là. J'espère ne pas vous emmener à la mort ce soir ..."

Son sourire s'assombrit légèrement, mais, dans l'obscurité qui régnait en ce lieu, on eut très peu de chances de voir cela. Deana, suite à cela, leva l'épée, et fit avancer ses hommes vers la rue qui les menaient au château, sous les cris enjoués des nouveaux hommes du maître d'armes. Ses gardes eux, voulaient rivaliser avec leur nouveaux alliés, et tentaient de crier de plus belles "Pour Vivesaigues!". C'est étrange de voir comment dans de telles circonstances, tout ce qui interessait ses hommes, étaient de ne pas perdre la face, on aurait pu penser qu'ils n'avaient pas peur de la mort, mais, c'était bien tout le contraire. Agir ainsi les faisaient oublier ce sentiment, voire même, le surpasser.

Arrivés dans la rue, ils s'apercurent enfin, que, le nombre d'ennemis étaient bien trop important pours les affronter de face, c'est là que, dame Deana proposa une stratégie : contourner les fer-nés, se séparer en trois groupes pour les faire redescendre à la plage, diminuant ainsi au maximum le risque de pertes civiles. Criston faillit s'emballer, et lui dire de se mêler de ses affaires, ce dernier avait une très grande estime pour son maître, et savait très bien qu'il étudiait la stratégie minitieusement. Qu'une femme ose donner son avis pour un domaine militaire le mettait hors de lui. Ce fut ser Dezial lui-même qui l'empêcha de faire une bêtise en lui déposant une main sur l'épaule, avant de se retourner vers son alliée de fortune.

"Voilà une riche idée ma dame. Prennez trois hommes et allez par la droite, Garth et Garett avec moi sur la gauche, quant aux autres, vous resterez dans la rue, assurerez nos arrières, et surtout, vous les repousserez vers la plage. Criston, tu prends le commandement, et, pas de connerie surtout."

Le jeune homme sourit à la demoiselle et appliqua son conseil, en se séparant du reste du groupe pour partir sur la gauche. En très peu de temps, le groupe restreint atteint le flanc ennemi, et les jeunes gens se jettèrent dans la battaille, dans l'espoir de sauver le plus de personnes possibles. Malgré son sourire perpétuel au combat, le chevalier avait la frousse. Ce fut sa première réele experience millitaire à la tête de plusieurs hommes. Et si la stratégie n'était pas bonne? Et s'il les emmenait à la mort? Il essayait de ne plus penser à cela, mais, la tâche était ardue. Au moins, se disait il, si je ressens la peur, c'est que la folie ne s'est pas emparée de moi.

Cette fois-ci, fini de jauger, fini d'évaluer ses adversaires, c'était lui qui frappait le premier, sans une once de pitié, sans arrière-pensée. C'était son devoir après tout. Sa parfaite indépendance de ses deux bras lui permettait d'affronter simultanément deux ennemis en même temps, bien que cela aurait pu être difficile, les fer-nés n'étaient pas de fin combattants, de ce fait, ser Dezial ne reçut pas un seul coup durant cet affrontement. Garth de son côté, tentait de balayer ses adversaires de son arme imposante, faisant valser le plus possible des coups horizontaux, laissant ainsi aux envahisseurs très peu de possibilités d'esquive, et, s'il frapait assez fort, il pouvait blesser plusieurs adversaires. Garett lui, avait ramassé une épée au sol, et combattait avec celle-ci. Même si sa spécialité était les dagues, il fut formé par ser Dezial à l'épée, surtout que, dans une telle situation, des dagues ne seraient pas très pratique. Quant à Criston lui, en plus de donner des ordres aux nordiens, tranchait, et transperçait ses adversaires avec sa hallebarde.

En une poignée de minutes, de nombreux fer-nés reposaient au sol, par un miracle innommable, aucun des hommes du maître d'armes ne fut blessé, et, les ennemis repoussés vers la plage. Face à lui, le jeune homme vit la nordienne redescendre à vive allure vers la plage, suivie par ses hommes. Ser Dezial fit de même, suivit de très près par Criston et son groupe. La plage était comme envahie par une marée d'homme en gris. Prit en étau par deux groupes ennemis, ser Joseth Mallister était en plein milieu avec des hommes à lui, tentant de sauver leur vie. Il était clair que le commando était bien loin du nombre ennemis, mais, il fallait y aller. De nouveau, avec un large sourire, le chevalier prit la parole.

"Sûrement que cet assaut nous mènera à la mort, peut-être n'arriverons-nous à rien, mais, nous devons essayer, dans une dernière charge, que l'on pourrait qualifier d'heroique ou de suicidaire. Ceux qui ne veulent me suivre, peuvent partir."

Garth et Criston prononcèrent en coeur "Jusqu'à la mort", tandis que Garett, se contenta de sourire dans l'ombre. Côté nordien, personne ne borncha. Le sourire du stratège s'élargit.

"Bien. Nous devons venir en aide à ser Joseth Mallister qui est prit au piège. Garth et ... Toi, le costaud. Vous allez foncer dans le tas et faire des ravages. On vous ouvre la voie jusqu'à là-bas, il faut créer une ouverture au lord."

Il leva alors sa main droite, avant de se retourner vers ses hommes.

"Surtout, ne mourrez pas.

CHARGEEEEEEEEEEZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ!!!!!!!"


C'est ainsi que la troupe chargea le plus violement possible vers l'armée, dans l'espoir de sauver le plus de personnes possible, et, pourquoi pas, voir un jour leur nom rentrer dans l'histoire.
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Message Lun 12 Déc 2011 - 17:19

En haut de la tour, tout semblait s’être réglé. Les fer-nés avaient été éliminés non sans quelques pertes. En effet, les hommes de Mallister avaient certainement dû payer très cher cette après-midi. La mission suicide qui avait conduit les trois ennemis dans la tour n’avait pas été veine car finalement Edarra et Gerold ne savait pas comment sonner les cloches. Ils faisaient un boucan du tonnerre mais il n’y avait pas vraiment aucun rythme. Au mieux, ça alerterait les seigneurs aux alentours, se rendant compte de l’étrange sonnerie et se disant ainsi qu’un problème était en cours, au pire ils ne répondraient pas à l’appel et laisseraient Salvemer se débrouiller toute seule. La corde entre les mains de la Lady faisait mal et sa tête continuait de l’élancer. Sacré voyage que celui-là, elle s’en souviendrait pendant encore longtemps très certainement. Elle manqua de dégainer son poignard et de se jeter sur les visiteurs avant de reconnaître la dame de la maison Mallister, Rivanon. Gerold manqua lui aussi de découper quelques gardes dans l’euphorie encore présente des récents combats. Ils finirent par souffler, tous les deux. Edarra jaugea l’état de Rivanon qui devait avoir été baigner dans un peu de bataille, peut être à l’extérieur. Une angoisse sourde la submergea, il n’y avait pas Oberyn. Peut être qu’ils avaient été séparés pendant l’attaque fer-né, en tout cas, ça ne la rassurait pas du tout. Elle se frotta les mains douloureuses.

« Lady Mallister, nous ne savons pas comment sonner les cloches… Nous avons fait ce que nous avons pu. » Et à deux, ce n’était pas extraordinaire, il fallait en convenir mais finalement, le principal était que les cloches étaient accessibles. Et qu’ils puissent sonner le signal aux seigneurs de la région pour venir les aider. Alors que la Lady ordonnait à ses gardes de sonner les cloches selon une certaine manière, Edarra s’approcha d’elle. « Comment ça se passe à l’extérieur ? Les fer-nés ont-ils envahis la ville ? ».

Car du haut de sa tour, Edarra ne savait rien de ce qui se passait. Elle ne savait pas ce qui avait permit à trois ennemis de rentrer et de pénétrer dans la tour. Elle était totalement aveugles et sur ses gardes constamment comme si elle s’attendait à ce qu’une horde de fer-née sanguinaires traversent les portes à chaque instant. Mais Rivanon ne semblait pas aussi inquiète qu’elle. D’ailleurs, ainsi aveuglée dans cette situation elle eu besoin d’un peu d’air. Il s’était passé plus que ce qu’elle aurait imaginé pour cette journée et sa tête lui faisait vraiment très mal. Elle se passa une main sur le visage en écoutant les brefs résumés de la situation par les gens présents. Il fallait qu’elle sorte sinon elle allait vomir ou défaillir et ces options n’étaient pas du tout envisageables pour une femme de son rang.

« Veuillez m’excusez, je dois sortir… Je vais voir si je peux me rendre utile ailleurs. »

Et sans vraiment attendre de réponses, elle reprit le chemin des marches, suivit par Gerold, dague sortit, on ne savait jamais. Elle passa la porte qui la ramena dans le bâtiment principal alors qu’un écho lointain résonnait en une voix familière. Gerold l’arrêta de son bras, il avait aussi entendu. La Dornienne se demanda même si elle n’avait pas hallucinée. Elle avait cru reconnaître la voix d’Oberyn mais le cris s’était était alors qu’elle rentrait dans le château, ne laissant dans son sillage qu’un son diffus. Est-ce qu’elle l’avait entendu mourir, était-il déjà mort et lui envoyait ainsi une complainte désespérée ? Son sang se glaça dans ses veines et son mal de tête reprit de plus belle, aidé par le son des cloches qui faisait carrément trembler les murs. Elle se tourna vers une fenêtre et jaugea l’état de la cours. Des soldats étaient étendus ici et là et du village se dégageait une fumée noire. De loin on apercevait le bord de mer et des bruits étouffés d’affrontement ponctuaient cette vision. Il fallait chercher Oberyn, peut être était-il parmi ces soldats blessés. Elle descendit par les escaliers et s’arrêta alors à mit chemin, devinant la présence de quelqu’un quelques mètres plus loin. Elle fit signe à Gerold qui passa devant, empoignant ses dagues et, à pas de loup, se faufila dans les escaliers pour accélérer dans les dernières marches et foncer sur l’intrus. Il stoppa net en reconnaissant, sous le sang, le prétendant de sa dame.

« Ser Oberyn Dayne. » Il s’inclina légèrement pour s’excuser d’avoir failli l’égorger et du haut des marches, une exclamation distincte démontra toute la perplexité de son émetteur, à moitié étranglé « Oberyn ? » Dévalant les marches au risque de trébucher et d’achever sa descente dans une chute mortelle. Arrivée en bas, elle ne put retenir une exclamation de surprise en voyant l’état de son chevalier. Il semblait être blessé au visage mais il ne semblait pas pour autant totalement gravement atteint car il se tenait debout là, tendu même. Elle se rapprocha de lui en le détaillant pour voir si il n’avait pas une coupure profonde aux bras ou aux jambes mais il ne semblait pas aussi mal en point. Exténué par contre. Elle finit par ouvrir ses bras et envelopper l’homme malgré le fait qu’elle était relativement petite et frêle à côté de lui. Elle sentit le sang, la transpiration, les cendres, le sel, le fer ; comme si toutes ces odeurs et ces sensations lui résumaient la bataille qui s‘était jouée loin du château. Elle n’avait pas vécu pareil danger et n’y aurait certainement pas survécue mais elle ne savait pas trop quoi faire en cet instant à part ça. En même temps, de toutes ces senteurs primaires elle arrivait encore à distinguer l’odeur propre à son Epée du matin. Elle enfuit sa tête dans son cou quitte à mêler ses cheveux au sang du chevalier.

A travers toute cette puanteur et cette saleté, à présent qu’elle avait contre elle son chevalier, elle se sentit soulagée et tranquille. Pourtant rien n’était joué à Salvemer et les combats devaient encore continuer mais pour le moment, plus rien ne comptait à part ce cœur qui tapait à travers sa faible armure. Et pour l’instant, c’est tout ce qui lui suffisait pour être rassurée. Les fer-nés pouvaient franchir cette porte en cet instant pour tout ravager et tuer tout le monde, tant qu’elle avait dans ses bras Oberyn, elle ne s’inquiéterait pas. Elle finit par se reculer légèrement, sans enlever ses mains des épaules contractées de l’homme pour le considérer un instant. Pendant les longues minutes, peut être heures, où elle avait été séparée de lui dans cette folle agitation, son subconscient d’avait cessé de la harceler d’images horribles sur les différentes fins qu’aurait pu avoir l’épée du matin. A présent tout était calme et même son mal de tête avait décidé de lui lâcher la bride pour un court moment. Mais les cloches résonnaient toujours et les combats continuaient sur la plage. Cette trêve n’était qu’une illusion. Contrairement aux prunelles bleus d’Oberyn qu’elle ne lassait pas de fixer.

« Etes vous blessé ser Oberyn ? »

Elle ne savait pas quoi dire dans ce genre de situation. Elle ne savait pas qu’elle aurait jamais à devoir être prise en plein milieu d’une attaque comme celle-ci, et de même elle ne savait pas qu’elle aurait un jour un prétendant pour lequel elle s’inquiéterait. De même, elle n’avait pas envisagé cette retrouvaille avant que tout ne soit terminé et du coup, elle était un peu courte niveau répliques. Elle aurait préféré faire deux fois plus mais les règles de bonnes séances et son éducation stricte la retenait totalement. Son mal de tête, doucement, refaisait surface en même temps que les cloches qu’elle avait oublié pendant un instant comme si son cerveau lui avait donné une pause au milieu de ce foutoir.
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Message Lun 12 Déc 2011 - 20:12

A chaque fois que Raf et Tyron entraient dans une pièce où s’étaient réfugiés femmes et enfants, ils tentaient de faire entendre raison à la petite et de la faire se cacher avec les autres, mais rien n’y fit, elle ne les écoutait pas et elle n’était pas sous leur ordres, ils ne pouvaient donc pas la forcer à rester avec les autres, pourtant eux auraient bien aimé rejoindre les remparts et reprendre le combat plutôt que d’escorter une gamine rebelle, mais ils ne pouvaient pas vraiment la laisser, s’il lui arrivait quoi que se soit, se serait de leur faute ! Mais quand ils croisèrent Lady Rivanon, la gamine rejoint les autres et les laissa là. Elle était bien protégée maintenant, et après s’être regardé interloqués un instant, ils repartirent vers les remparts. Seulement là bas, la bataille était déjà terminée et ils durent se contenter de se mettre sous le commandement de Robert Mallister et d’attendre ses ordres.

***

La mort... Ne vivait-on pas pour ça ? Pour mourir en héros, pour mourir un jour tel que celui-ci à 10 contre une armée ? Deana s’était entrainée toute sa vie pour ça en tout cas et elle répondit au chevalier avec un petit sourire en coin, le regard aussi acéré que sa lame.

« Tous les hommes meurent un jour... Mais peu parmi eux vivent vraiment. »

La vie est une longue maladie mortelle, la vie a une fin, c’est d’ailleurs ce qui en fait la beauté, mais certains craignent la fin si fort qu’ils s’empêchent de vivre pleinement leur existence et ne se rendent compte de leur erreur qu’une fois la mort à leur porte, Deana était de la trempe de ceux qui préfèrent une vie courte et bien remplie, de gloire si possible, elle n’attendrait pas patiemment la mort dans la vieillesse, une couverture sur les jambes et les yeux déjà éteints, elle se tiendrait debout devant elle, la regarderait droit dans les yeux et l’affronterait de la même manière qu’elle vivait sa vie, avec honneur, force et courage, après tout elle n’avait pas prit les armes pour vivre dans la sécurité et le confort, elle ne comptait pas sur une vie longue et paisible, elle n’en voulait pas, tout ce qu’elle voulait c’est que le jour où la mort viendrait la cueillir, elle soit reconnue par ses pairs comme une fière guerrière. Bref, la question n’était plus de savoir s’ils allaient mourir, mais de quelle manière, mais la question n’avait-elle pas toujours été celle là ? Se serait donc en défendant la citadelle, aussi suivirent ils Dezial et ses hommes pour un combat rude mais relativement court sous les remparts et dans les rues jusqu’à la fuite des pirates vers la plage. La blonde se dit qu’ils avaient dû regretter d’être montés si haut dans al ville pour se retrouver face à eux, et dans sa soif de sang, elle les suivit avec les autres Nordiens bientôt rejointe par les archers nouvellement fournis en flèches. Et si la folie ne s’était pas emparée du jeune homme, elle était belle et bien au point de fusion dans les veines de la Lideuil, folie meurtrière qui lui faisait oublié l’odeur de la mort qui flottait dans l’air et la peur elle-même, Bloody Lady était parmi les hommes et bien décidé à montrer qu’une femme a sa place sur un champ de bataille, techniquement et stratégiquement, car elle n’était pas dénuée d’éducation militaire, grâce à son suzerain.

« Jour faste pour les corbeaux. »

Murmura-t-elle pour elle-même en parcourant les rues encombrées de cadavres. Elle les enjamba jusqu’à la plage et là elle put se rendre compte de la véracité de cette phrase et de la merde dans laquelle ils étaient, mais le désespoir n’était pas de mise et elle regarda les goutes vermeilles dégouliner le long de sa lame et tomber sur le sol. Du sang, du sang et encore du sang, Deana était pleine de sang, ses hommes aussi, le sable aussi et la mer ne tarderait pas à se teinter de rouge, et pourtant dans le ciel la petite lune et les millions d’étoiles continuaient de briller dans le ciel dégagé éclairant le champ de bataille, mais si peu, Dagon avait bien choisi son jour tiens, un minuscule croissant, loin d’être suffisant pour y voir clair. Mais si elle devait mourir aujourd’hui, se serait une belle nuit pour mourir, elle mit un genou en terre pour dégainer sa dague. Elle espérait juste qu’au moins un des hommes de Stark vivraient pour lui rapporter les faits, si cela aidait à protéger le Nord, les morts ne seraient pas morts en vains.

« Ce qui compte n'est pas de les battre, mes amis, mais de les combattre ! Et si vous survivez, je compte sur vous pour rendre compte du danger à Lord Beron. »

Sur la plage, la seule façon de savoir où étaient les forces du Conflans était de prêter l’oreille aux bruits des combats tout en prenant garde de ne pas se prendre une lame dans le buffet. La nuit donnait à cette foule des airs de grand monstre noir mouvant, comme une coulée de boue arrêtée parfois par quelques obstacles, avant d’arriver dans le feu de l’action, la pente douce vers la mer permit aux Nordiens d’observer les mouvements et d’en comprendre un peu la substance, mais ça restait très flou et s’ils avaient bien vu, certains soldats étaient en bien mauvaise posture et les forces de la Truite, Mallister et alliés étaient tous éparpillés, sans ordre de bataille, seul objectif commun, faire fuir les Fer-Nés qui semblaient bien déterminés à tuer un maximum d’homme avant de partir. Quoi qu’il en soit, en voyant ça, Deana se rendit compte que la fuite des Fer-Nés vers la plage n’était pas due au hasard ni à la hargne de ses hommes et que c’était très mauvais pour eux et c’était en partie de leur faute, alors elle n’allait certainement pas se défiler, que ce qui l’attende soit la gloire ou la mort, elle répondit au commandant sur un ton bien léger pour l’occasion :

« Avec un peu de chance cette guerre restera gravée dans l'Histoire, ainsi que les noms des héros qui auront combattu, alors je reste, et avec plaisir. »

Il fallait aller prêter main forte aux archers de Joseth, le mieux serait d’effectuer une percée en formation en pointe et c’est ce que le maitre d’arme de Vivesaigues suggéra, les deux géants en tête, les archers au milieu pour les couvrir, il fallait rester groupé s’il voulaient rester longtemps en vie et faire le plus de dégâts possible, les ennemis étaient trop nombreux pour se battre en solitaire, aussi la blonde acquiesça lorsqu’elle entendit le plan de Dezial et le regarda en souriant avant de dire sur un ton moqueur :

« J’ai le courage de l’oiseau ! Je frétille comme une p’tite truite ! »

Pendant que tous se mettaient en place, Deana juste derrière la première ligne, Dezial annonça la charge à quoi la blonde répondit dans un rire fort et clair :

« Une mort certaine ? De faibles chances de survie ? Et bien, qu’attendons-nous ? »

Les soldats d’Alkeryne entrèrent dans le tas à leur côté, enfin cela ressemblait à une bataille ! Gros Bill ouvrait la voie en laissant derrière lui un certain nombre de marins moribonds, Deana prenait parfois le temps de les achever, mais le plus important était d’avancer et elle aussi ne se souciait guère de l’état de ses victimes, elle, Dred et le géant taillaient, tranchaient, et transperçaient de leurs épées pendant que Wallen piquait les ennemis comme des poissons frétillants avec son trident, qu’Omeric assommait autant qu’il trouait de sa longue pique et que Lionel débitait des crânes et des membres de sa hache, les archers quand à eux empêchait habilement qu’on ne les déborde. Deana était protégée des tailles par ses cuirs, elle se prenait des coups mais ni assez fort ni assez précis pour la mettre à mal, d’autant plus que l’adrénaline l’empêchait de trop sentir la douleur et que la plupart du temps elle les esquivait au moins assez pour qu’ils n’atteignent pas leur cible première et ait une force bien moindre que ce qu’ils auraient dus.

- Et de deux ! Cria Jarod
- Et moi j’en suis à 17 ! Répondit Deana
- Ah je ne laisserai pas une blonde à tresses me dépasser !
Répondit le jeune archer juste avant d’être traversé par une lame ce qui eut pour effet de couper le souffle de son interlocutrice.

Alistair creva l’œil du Fer-Né qui venait de tuer son apprenti avec la flèche qu’il s’apprêtait à encocher, pendant que Wallen le piquait de son trident, mais il était trop tard pour le tout jeune Jarod, et comme il fallait continuer à avancer, ils le laissèrent là. Mais la blonde se sentait coupable et ne put se résoudre à le laisser là, seul, à se vider de son sang. Elle se doutait avant de se jeter dans la mêlée que tous n’en rechaperaient pas, mais ça avait été si soudain et puis elle était en train de lui parler, et il était si jeune – idiote comme si la mort prévenait avant de frapper sur un champ de bataille, ça ne serait ni le premier ni le dernier de cette sombre nuit. Elle pointa son épée sur la gorge de celui qui avait quasiment tué le gamin, celui-ci priait et pendant qu’elle s’apprêtait à l’achever elle lui dit :

« Mon dieu est plus fort. Il est le ciel éternel. Ton Dieu vit en dessous de lui. Il est noyé sous les eaux et toi… »

Elle sourit et retira la pointe de son arme de sa gorge.

« Tu te noies dans ton sang… »

Elle eut un petit sourire cruel et se détourna de lui puis s’accroupi à côté de Jarod lui posa la main sur la joue tout en lui posant la pointe de sa dague juste sous le cœur. Il ne pouvait pas parler, la bouche emplie de sang, lui aussi se noyait dedans, cet enfoiré avait fait de sacré dégâts, le gosse n’avait aucune chance de survie, surtout ici.

« Tu es mort en brave Jarod, Le Stark sera avisé de ça, sois en assuré, et tes parents aussi. » Murmura-t-elle avant de lui enfoncer la lame vers le haut, pile dans le cœur. Elle lui ferma les yeux avant de se rendre compte que le groupe avait avancé et qu’elle était seule sur le sable.

Le temps que ses ennemis se rendent compte qu’elle n’était pas des leurs et elle dut se battait comme un beau Diable, obligée de repousser plusieurs attaquent en même temps, esquiver contrer, parer, contre attaquer… Son erreur allait probablement lui couter la vie, mais elle ne regrettait rien car elle l’avait fait pour un ami. Mais ainsi isolée, elle n’avait aucune chance aussi essaya-t-elle de rejoindre ses amis en courant, délaissant quelque peu sa défense. C’est alors qu’elle se prit un coup de gourdin dans le dos, elle s’affala face contre terre presque inconsciente et eut juste le temps de se retourner pour éviter un autre coup qui visait sa tête et s’écrasa dans le sable meuble. Elle en balança une poignée dans les yeux de son adversaire le temps de se relever et reprit le combat, mais deux autres Fer-Nés l’avait entourée entre temps et elle se débattait pour éviter les coups cherchant le bon moment pour attaquer. Elle se tourna sur sa droite pour frapper un homme armé d’une hache pendant que la faisant tournoyer, elle se trouvait au plus loin, mais il esquiva et put abattre sa hache sur la belle qui roula au sol pour éviter le coup et se retrouva aux pieds de l’autre qu’elle trancha de bas en haut en se relevant. Mais elle se prit un coup d’épée dans le flanc, heureusement, mal ajusté cela ne fit que l’érafler alors que c’était probablement fait pour la transpercer, mais l’écorchure saignait tout de même beaucoup, cependant, elle n’avait pas le temps de s’en soucier, elle était toujours seule contre deux et se retourna en faisant tournoyer son épée entaillant la gorge de celui qui venait de la toucher, mais l’homme à la hache revint à la charge pendant ce temps et elle dut se raviser et le planter en retournant sa lame contre lui alors qu’il venait dans son dos, l’autre qui s’apprêtait à parer dut changer son fusil d’épaule si l’on peut s’exprimer ainsi et le temps qu’il le fasse elle était prête, mais l’homme à la hache n’était pas mort et il profita de sa chute, la dernière, pour l’emmener à terre avec lui en lui enlaçant les bras, elle ne pouvait rien faire et le coup allait s’abattre sur elle, et cette fois, en plein milieu de sa poitrine, lorsqu’elle vit la pointe d’une épée sortir du flanc du Fer-Né, lui laissant le temps d’achever l’autre et de se relever en se tenant elle-même les côtes pleines de sang, son sang cette fois-ci. Elle leva la tête vers son sauveur et le regarda les yeux écarquillés.

« Pryam ?! »

Elle se ressaisit immédiatement abandonnant son flanc et se tenant debout, droite comme un I malgré la douleur et reprenant une tête à peu près normale même si elle n’arrivait pas à se faire à l’idée de retrouver le blondinet de ses rêves érotico bizarres ici.

« Il nous faut rejoindre le groupe. », dit elle pendant que de nouveaux Fer-Nés leur fonçaient dessus.


Dernière édition par Deana Lideuil le Dim 19 Fév 2012 - 23:55, édité 2 fois
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Pryam Templeton
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Message Lun 12 Déc 2011 - 21:59

     L'homme s'était à peine affaissé sur le sol que le natif du Val avait fait volte-face pour poser les yeux sur la personne allongée au sol. Lorsque celle-ci s'adressa à lui, il fallut quelques secondes au jeune homme pour constater qu'il s'agissait de Deana, la Nordienne rencontrée quelques mois auparavant, visiblement elle était aussi surprise que lui de le trouver là, ce qui était compréhensible. Mais ils n'avaient guère le temps de s'épancher en de belles retrouvailles, sans compter qu'ils étaient tous les deux éclaboussés de sang et que s'ils moisissaient ici, ils se seraient surtout retrouvés pour mourir de concert. Ce n'était pas vraiment ce qui lui faisait envie, Pryam se redressa à son tour après que Deana lui eut déclaré qu'ils devaient rejoindre le groupe et il eut à peine le temps de glisser quelques mots avant qu'ils ne soient attaqués.

     ▬ Si nous y parvenons.... »

     Il était en droit de se poser la question étant donné qu'ils se retrouvaient perdus au milieu d'une foule assez importante. Difficile de distinguer qui était de leur côté et qui ne l'était pas. Le natif du Val avait constaté que la jeune femme se tenait les côtes, certainement qu'elle avait été blessée ce qui signifiait qu'elle allait peut-être se trouver plus rapidement épuisée que lui. Ils ne devaient pas traîner dans le coin sous peine de finir comme les cadavres qui traînaient sur le sol.

     Il leva son arme pour parer un coup avant de repousser l'assaillant d'un coup de bouclier. Le jeune homme jeta un coup d'œil rapide autour d'eux afin de tenter de voir dans quelle direction ils devaient s'éloigner afin de rejoindre le reste du groupe, les gardes qui accompagnaient le maître d'armes de Salvemer s'étaient évaporés et il ne repéra personne. Quelques coups d'épée, le bruit des lames qui se percutaient, le natif du val avait l'impression qu'ils se battaient depuis des heures, ses muscles commençaient à ressentir l'effort déployé contre le colosse de la grange. Son bras l'élançait d'ailleurs toujours, mais la fatigue le rendait presque insensible à force de le bouger. Il se retourna finalement vers Deana alors qu'il avait réussi à éloigner les attaquants qui se concentraient sur d'autres cibles, espérant qu'elle ne serait pas en mauvaise position, mais la jeune femme s'en tirait haut la main. Elle avait eu raison en lui disant se débrouiller plus qu'honorablement avec une épée dans la main. Le jeune homme se glissa à ses côtés en prenant garde qu'elle ne le plante pas en le confondant avec un Fer-né, puis il lui désigna des combattants qui se dirigeait vers les archers de Salvemer, à une bonne dizaine de mètres d'eux.

     ▬ Ils vont avoir besoin d'aide là-bas. »

     Il ne lui donnait pas d'ordres, mais si elle restait seule ici la jeune femme ne serait certainement plus des leurs dans quelques minutes, la meilleure chose à faire restait donc de s'éloigner de cette zone trop dangereuse pour deux combattants et essayer de se rapprocher d'alliés. Pryam n'aimait pas exposer ses flancs à des adversaires trop nombreux et là il ne savait même plus où donner de la tête. Sans compter qu'il devait veiller à ne pas tomber sur d'autres combattants de Salvemer, bien souvent le pire était de se faire ouvrir le ventre par un allié. Il n'avait aucune envie de le faire subir à quelqu'un comme il ne désirait pas qu'on le lui fasse. Le natif du Val fit tout son possible pour chasser ces pensées de son esprit et se concentrer plus sérieusement sur la bataille, nul besoin de s'encombrer l'esprit avec des craintes inutiles.

     Le jeune homme attendit juste quelques secondes le temps de s'assurer que la Nordienne suivait bien ce qu'il disait, puis avança sur le sable qui rendait le maintien plus difficile. Des tâches sombres étaient visibles un peu partout, visiblement le sang mettrait des jours si ce n'est des semaines à disparaître des plages de Salvemer. Alors qu'il se taillait un passage en essayant de défaire le plus rapidement et le plus précisément possible ses adversaires, Pryam jetait fréquemment des regards autour de lui afin de s'assurer qu'il ne voyait pas de soldats de son côté dans le besoin, puis aussi de vérifier que Deana était toujours debout. Elle n'apprécierait certainement pas de se savoir surveillée par un chevalier, mais peu lui chalait, il ne tenait pas à voir le peu de personnes qu'ils connaissait allongées sur le sol à la fin de la bataille.

     Plusieurs minutes furent nécessaires le temps que Pryam parvienne enfin à distinguer les silhouettes d'hommes qui semblaient combattre de leur côté, ils essayaient de repousser le plus de Fer-nés possible afin de libérer le chemin pour les archers, restait à espérer que ce serait suffisant. Au loin, le bruit du cor résonnait et donnait l'impression de faire vibrer jusqu'aux tripes, les boutres commençaient à s'éloigner doucement et la bataille semblait sur le point de se clôturer, pourtant Pryam ne ressentait aucun soulagement. Le sentiment que tout cela ne faisait que s'éterniser était plus présent que jamais, malgré les boutres qui s'en-allaient tout doucement, le natif du val n'avait pas l'impression que le nombre de combattants Fer-nés diminuait. Combien étaient-ils ? Il avait entendu dire que dans la bataille les adversaires avaient toujours l'air beaucoup plus nombreux qu'ils ne l'étaient réellement et force est de le reconnaître. Nouveaux échanges avant que l'assaillant ne recule comme s'il préférait s'en-aller que de continuer à combattre alors que la bataille était déjà terminée, les flèches continuaient de voler et le jeune homme faisait tout son possible pour ne pas être pris par surprise. Il n'était pas nouveau que c'était souvent dans les derniers moments d'une bataille que l'on relâchait son attention et que le pire arrivait. Le blond n'avait aucune envie d'en terminer ici, son épée glissait entre ses doigts maculés de sang alors qu'il se demandait bêtement s'il y en avait beaucoup du sien sur ses habits, puis il raffermit sa prise sur la garde. Encore quelques minutes et tout serait terminé. Inconsciemment, il jeta un regard à Deana avant de se concentrer à nouveau pour la dernière ligne droite et rendit les coups qu'on lui envoyait.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Mar 13 Déc 2011 - 4:25

Les autres avaient continué leur avancée, et ils ne se rendirent compte de l’absence de Deana que lorsqu’ils eurent rejoint les hommes de Joseth, mais c’était trop tard pour s’en soucier et il y avait encore plus de monde à défendre ici, bien plus qu’une vie à sauver, et puis il y aurait du monde à pleurer à l’aube, si tant est qu’on la voit arriver un jour, car ils étaient trop peu nombreux, et de moins en moins encore, et les Fer-Nés, bien que beaucoup soient en train de remettre les bateaux à l’eau, commençait petit à petit à prendre le dessus. Les Nordiens étaient pour beaucoup légèrement blessés, d’autres plus gravement, pas assez pour mourir mais assez pour se fatiguer d’autant plus vite, tous commençaient à sentir la fatigue de la bataille les gagner et pourtant rien ne semblait indiquer que c’était sur le point de se terminer.

***

Effectivement, le moment n’était pas aux retrouvailles et aux embrassades, les Fer-Nés toujours plus nombreux leurs fondaient dessus, et ils étaient certes plus nombreux que Deana un instant plus tôt mais toujours que deux face à une marrée grise, la blonde se mit dos à Pryam et commença à se défendre, elle essayait de na pas grimacer de douleur pour éviter de montrer sa faiblesse, mais avant tout elle essayait d’éviter les coups et de vaincre sans découvrir son ami, une hache contre son épée, elle bloqua la tête avec son épée et la fit glisser sur le côté et vers le bas pour dévier le coup sans se prendre toute la force de l’homme qu’elle avait en face, pendant ce temps, elle enfonçait sa dague, dans la gorge d’un autre assaillant, c’était un foutu miracle qu’elle ait encore ses deux lames, les Dieux devaient être avec elle, faut dire qu’elle s’y agrippait comme si son salut en dépendait… heu, ah oui, son salut en dépendait effectivement. Elle acheva l’homme à la hache et à peine le temps de dire ouf que d’autres surgirent, contre à la dague sur l’un, coup de pied sur l’autre et taille puissante sur le troisième qui s’écroula les tripes à l’air et essaya de les remettre dans son ventre d’un air calme avant de succomber. Elle esquiva le premier revenu à la charge et le coinça un peu décalé, dos à Pryam, se retournant vers lui elle fonça dessus et l’empala ainsi que l’un de ceux qui cherchait des noises au blondinet, retirant son épée des deux futurs cadavres, elle se baissa presque jusqu'au sol et appuyant une main sur le sable, elle envoya son talon dans le menton de l’imbécile qui s’imaginait qu’elle ne l’avait pas entendu venir derrière elle, puis se retournant alors qu’il tombait en arrière elle lui coupa la tête dans un mouvement rapide et net.

Dans un moment de répit, les pirates devaient être concentrés sur autre chose, Pryam se retourna vers elle et lui suggéra de rejoindre un groupe de soldats, non loin de là, comment pourrait elle le prendre pour un ennemi, il ne sentait pas du tout pareil, il sentait la transpiration, n’allons pas délirer, mais elle connaissait son odeur, et elle l’aimait bien, même après plusieurs heures de combat. Enfin non, loin, dans une marée humaine hérissée de lames, c’était très loin, mais ils n’avaient pas le choix, le jeune homme ouvrit la marche pendant que Deana couvrait leurs arrières, le plus possible collée au chevalier pour être sûre de le suivre et sa main d’épée prête à faire face, elle dut contrer quelques coups, mais ils avançaient prestement finalement et les Fer-Nés semblaient se désintéresser d’eux. Elle n’avait plus du tout mal, même plus mal à ses nombreuses contusions et aux muscles qui commençaient à ressentir les effets des heures de combat acharné, elle était juste terriblement fatiguée, son endurance, pourtant bonne, commençait à l’abandonner petit à petit, ou peut-être…

L’entaille dans son flanc était peut-être plus profonde que ce qu’elle avait pensé, en tout cas elle perdait beaucoup de sang, et à force sa vue se brouilla. Elle s’agrippa à la ceinture du natif du Val avec la main qui tenait sa dague et fit des moulinets avec sa lame. La scène devenait floue, de plus en plus et finalement elle finit par ne plus rien voir, et ce juste avant de sentir ses jambes se dérober sous elle et de s’écrouler par terre, inanimée. Encore quelques mètres et elle aurait été dans le bon camp, au milieu des archers…
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Message Mar 13 Déc 2011 - 17:27

Oberyn continuait d'avancer d'un pas rapide vers les appartements de Lady Edarra. Il ne courrait certes plus mais on ne pouvait pas non plus appeler cela de la marche. Aube dans son fourreau battait sa cuisse avec force suivant la cadence de son porteur. L'urgence qui habitait son esprit dépassait l’entendement et le raisonnable pour un chevalier qui se voulait irréprochable et exemplaire. L’Épée du Matin avait simplement quitté le combat pour s'assurer de la sécurité de sa bien aimée, les chanteurs parleraient certainement du manque de ce dornien, des rumeurs aller courir sur la manière dont la sorcière Ferboys avait apprit à sa fille la manière d’ensorceler même les hommes les plus fidèles à leurs vœux et les moins corruptibles. Cependant l'héritier des Météores n'en avait cure, Salvemer pouvait bien brûler et les Fer-nés ravager la forteresse que cela ne changerait pas ce qui occupait son esprit. Une fois Edarra en sécurité alors il pourrait tuer autant que les bien pensant le voudraient, il rejetterait la racaille Fer-Née à la mer s'il le fallait à lui seul. En arrivant dans le couloir donnant sur la chambre de Lady Edarra, son cœur manqua un battement lorsqu'il perçut un son venant à son encontre. Sa main se porta instinctivement sur la garde d'Aube mais ce ne fut pas des ennemis qui apparurent, simplement la petite fille qu'il avait vu aux cotés de Lady Rivanon le jour de son arrivée, elle était accompagnée par deux soldats qu'il ne connaissait pas? Cependant il n'avait rien de Fer-Nés et la jeune fille ne lui sembla pas en danger. Plus encore elle lui indiqua la direction à suivre s'il boulait retrouver l'objet de son obsession. Il remercia la sœur de Lady Rivanon d'un signe de tête et après s'être incliné il reprit son chemin. N'écoutant plus la fatigue de ses jambes, Oberyn accéléra de nouveau le pas, se remettant à courir dans la direction indiquée par la petite fille.

De nouveau au moment de quitter le bâtiment principal, les sens du jeune dornien s’éveillèrent. Quelqu'un approchait sans s'annoncer, plus encore l'inconnu tentait de dissimuler sa présence. Une fois encore la main droite d'Oberyn trouva sans mal Aube et c'est d'un pas plus calme et attentif qu'il parcourut les derniers mètres jusqu'au moment où il put reconnaitre celui venant en face de lui, il s'agissait de Gerold le garde du corps d'Edarra. Le dornien se redressa alors un profond sentiment de soulagement le submergea lorsque derrière le garde, en haut des marches il vit la chevelure brune tant aimée. Il ne fit même pas attention au salut exprimé par l'homme, son regard, ses yeux, son ouï, tous ses sens n'étaient dirigé que dans un seul et même endroit plus haut sur les marches. Il leva alors les yeux, un sourire certainement stupide figé sur les lèvres lorsqu'il entendit son nom prononcé. Il aurait pu tomber assis simplement du fait de cette vision, d'avoir entendu son nom prononcé par Lady Edarra. Toute la lassitude qu'il avait jusqu'alors repoussé semblait revenir accompagnée par la douleur et la fatigue musculaire. Sa joue se rappela à son bon souvenir et il sentit de nouveau la profonde entaille sur son visage. Mais au final tout cela en avait valu la peine, s'il lui avait fallu une seule raison pour se battre et vaincre elle se trouvait là descendant les marches à son encontre. Il esquissa un mouvement lorsqu'il cru un court instant qu'elle aller tomber. Mais il n'en fut rien. Au lieu de ça la jeune femme était désormais debout face à lui. Il vit dans les yeux de sa belle la crainte pour lui et la blessure qui lui défigurait la face désormais. Le jeune garçon qui était arrivé à Salvemer plusieurs semaines auparavant et plus encore le gamin qui avait quitté Dorne n'était plus, Oberyn avait gagné ses titres et statuts par la naissance jusqu'alors, c'était désormais dans le sang et la sueur qu'il avait renforcé sa position.

Lorsque Lady Edarra le prit dans ses bras il ne put que se laisser aller et l'enserrer dans le siens avec une certaine force. Il se gorgea de son parfum et de cette sensation. Il ne pourrait plus jamais combattre si la jeune femme était dans les environs, cela était désormais clair dans son esprit. Il souriait toujours lorsqu'elle sortit de son étreinte pour l'observer de nouveau et lui demander comment il allait. Effleurant sa propre joue le jeune dornien fit un geste de dénie.
Je suis Oberyn pour vous ma Dame, ser Oberyn se battait dans les rues mais c'est simplement Oberyn qui est revenu pour vous trouver. Cette blessure n'est pas bien grave ne vous inquiétez pas, la lame de mon adversaire a simplement éclaté sous les coups de Aube et un éclat aura su trouver le chemin de mon visage, cela saigne plus que ce n'est grave. Il accompagna ses dires d'un mouvement de la main pour toucher la blessure montrant ainsi qu'il n'avait pas mal, même si de fait ce simple geste était une souffrance qu'il ne pouvait ignorer.
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Message Mar 13 Déc 2011 - 23:45

Le sourire d’Oberyn arrivait à lui faire oublier sa situation. Aussi inconfortable avait été cette journée et allait peut être encore l’être, elle n’avait pas d’importance tant qu’à la fin de celle-ci se tenait Oberyn avec son sourire, en bonne santé, et surtout, vivant. Elle n’avait cessé de penser à lui mais elle n’avait pas été assez folle pour arpenter les rues pleines de fer-nés pour le retrouver. Déjà, se mettre en danger de mort n’était pas quelque chose qui lui tenait particulièrement à cœur surtout si ce n’était pas nécessaire et d’aucun aide. Une noble hurlant dans les rues de Salvemer serait un fardeau en plus pour des gardes déjà bien débordés par la présente situation. Elle savait se battre mais de là à essayer d’aller en face du danger, elle n’était pas dingue. Les Dorniennes étaient connues pour leur tempérament quelque peu tumultueux mais Edarra ne se connaissait pas d’élans suicidaires. Elle avait d’ailleurs calculé qu’être dans l’environnement immédiat d’Oberyn le déconcentrerait largement et le ferait certainement, à terme, tuer. Mais à en croire sa présence à ce moment précis, même si elle n’était pas à moins de dix mètres de lui, il se déconcentrait de sa tâche. Elle ne voulait pas que par sa faute il manque à son devoir et regrettait amèrement sa présence pour le coup. Mais toutes ces réflexions se turent bientôt alors qu’elle sentait la chaleur dégagée par l’homme. Il avait couru et donc, sa peau était chaude et mouillée de sueur mais la sensation de son contact n’en était pas moins bon. Elle pourrait y rester des heures, dans ces bras là. Mais l’heure n’était pas aux câlins malheureusement et la situation était quand même urgente. D’ailleurs, le sang sur le visage du jeune homme l’inquiétait quand même beaucoup. Une blessure, même petite, faite en bataille était dangereuse. Avec la cendre et les autres détritus qui devaient se balader par terre et sur les armes des assaillants, il y avait assez pour faire un mortel cocktail qui irait infecter une plaie même minuscule. Ce n’était pas un problème à traiter d’un revers de main. Seulement, ce n’était pas le moment de s’occuper de ça, aussi importante la santé d’Oberyn revêtait à ses yeux. Ce dernier minimisa alors sa blessure comme le ferait un enfant vantard. Il n’était pourtant pas le moment de faire son brave. Edarra ne pouvait s’empêcher de s’attendrir pourtant face à ce visage d’ange ainsi buriné par la première vraie bataille qu’il avait vécue. Elle prit la main qui accompagnait ses paroles et l’éloigna de la source de tout ce sang.

« Cet Oberyn qui est revenu devrait faire plus attention, sinon il va rester longtemps alité. » elle sourit, attendrie avant de prendre un air un peu plus sérieux sur le visage. « Oberyn… Je crois savoir que la bataille n’est pas finie. Ne devrions-nous pas essayer d’aider les survivants, Lord Mallister a peut être encore besoin d’épées… »

Cette inaction l’embêtait au plus haut point et rester en haut d’une tour à attendre que tout se passe tranquillement alors qu’elle sentait que ça n’allait pas, ça ne lui ressemblait et il fallait qu’elle se rende utile sinon elle finirait par aller elle-même chercher les fer-nés pour les matraquer avec ce qu’elle trouverait sous la main. Elle doutait sérieusement d’une telle entreprise mais ses doigts commençaient à la démanger et malgré son mal de tête, elle ne pouvait se résoudre à attendre dans un coin. Non, trop d’adrénaline se dissipait dans son organisme pour qu’elle ai envie de même s’asseoir quelques secondes. En plus, retrouver Oberyn et le voir blesser avait encore plus augmenté son inquiétude quant à la situation. Si elle était rassurée et moins stressée de voir son chevalier debout et en un seul morceau, elle n’était pas pour autant insensible au devenir de ses hôtes et de leur ville qu’on attaquait sans droit. Elle se souvenait avoir acheter des cataplasmes et des plantes médicinales à un herboriste à Port-Real mais bien évidemment, chaque idée qui germait dans sa tête se retrouvait avorté. A quoi pensait-elle ? Le mestre de la forteresse avait certainement tout ce qu’il fallait pour soigner les hommes de Mallister. Elle était ainsi, dans ce couloir, désemparée à attendre l’action de l’épée du matin qui était un peu trop hébétée à son goût à cet instant précis. Elle avait besoin du chevalier sans peur ni remord et elle s’en voulait terriblement de savoir qu’il était revenu pour elle autant qu’elle était heureuse qu’il ai quitté le combat pour la retrouver… Tant de contradictions ne firent qu’augmenter encore plus ses douleurs qui la lançaient comme si son cœur faisait battre son sang à en faire palpiter les vaisseaux de son cerveau. Elle se passa sur le visage une main mal assurée, oui, ce fer-né ne l’avait pas raté en lui en collant une.
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Message Jeu 15 Déc 2011 - 15:28

Petit à petit, les Fer-nés avaient été repoussés vers la plage qui se situait à l’extérieur de Salvemer mais ce n’était alors que pour former un nouvel ennemi bien plus dangereux. Les soldats présents aux abords de la ville s’en rendaient maintenant compte. Ils n’avaient pas réellement pris le temps de réfléchir et avaient donc tenté de vider les rues. Mais ce faisant, ils avaient réuni tous les Fer-nés en un seul et unique point ce qui faisait qu’ils devaient maintenant affronter toute une horde de pirates des îles. Par chance pour eux, les cloches sonnaient et ils auraient bientôt les renforts qu’ils attendaient tous.

Suivant certains des soldats d’Alkeryne, ser Pryam Templeton se lança dans la bataille, se protégeant de son bouclier tout en tailladant de sa lame. Il récolta une blessure sanguinolente mais poursuivit malgré tout le combat. Il avait été recruté pour cela et son honneur de chevalier du Val ne lui permettait pas autre chose, même si cela devait le conduire aux Portes de la Mort. Les hommes du Conflans le suivirent, tout comme les Nordiens et bien que certains d’entre eux périrent, ser Pryam se retrouva à combattre côte à côte avec la Lideuil. Pendant que de nombreux soldats se portaient au secours de ser Joseth et de ses archers, les autres défendaient chèrement leur vie.

Pendant ce temps, les Fer-nés tenaient comme ils pouvaient, attaquant même, par moment. Cela n’avait qu’un seul but, tenir les chevaliers de Salvemer le plus loin possible des boutres. Des guerriers s’activaient contre ces derniers, les poussant de toutes leurs forces pour qu’ils rejoignent la mer en même temps qu’Harlon le Rouge, prêtre du Dieu Noyé pratiquait ses sacrifices. Déjà, la Lame de Fond prenait la mer…


*** *** ***

A l’intérieur de la forteresse, lady Edarra avait laissé la Tour Retentissante entre les mains de lady Rivanon avant de la quitter, soucieuse d’autres questions en cet instant. Croyant devenir folle, elle finit par comprendre ce qui se passait lorsqu’au pied d’un escalier, elle tomba nez-à-nez avec son prétendant, ser Oberyn Dayne, l’Epée du Matin. Leur discussion les rassura autant l’un que l’autre, mais malgré le bien-être qu’ils ressentaient en cet instant, ils savaient tous deux qu’il y avait autre chose qui les attendait. Dehors, tout n’était pas encore fini et il pouvait rester des ennemis dans la place…

*** *** ***

Le combat devenait toujours plus rude et violent, mais l’ennemi tenait le coup. Les défenseurs livraient une bataille acharnée, tuant, blessant et mettant tout à leur contribution pour repousser les Fer-nés. Ils avaient rejoint les groupes les plus menacés et ensemble, ils luttaient côte à côte, qu’ils soient originaires du Conflans, du Nord, du Val d’Arryn ou même d’ailleurs.

L’Amazone prit à son tour la mer et tous les guerriers se dirigèrent sur la Sirène Noire, le plus grand et le plus impressionnant des navires des îles de Fer. Durant un temps, le navire refusa de bouger. Puis, dans un ultime effort, les Fer-nés parvinrent à leur but. La Sirène prit la mer. Tous se jetèrent à l’eau, blessés comme valides, et nagèrent direction des boutres. Certains d’entre eux furent abattus dans leurs fuites, les défenseurs de Salvemer n’abandonnant rien. Puis ce fut la fin. Les trois navires disparurent dans l’encre de la nuit et on n’entendit plus que le bruit des tambours qui s’estompa à son tour. L’assaut était terminé. Pour cette fois-ci.


Citation :
HP :

Voilà ! Tout est fini ! Vous vous êtes bien battus Very Happy Bravo à vous \o/
Quelques petites indications quant à la suite.

- Un épilogue à cette intrigue sera ajouté à l’intrigue générale des Fer-nés. De même, les PV ayant participés à la bataille seront modifiés pour ajouter cette mention.

- Deux sujets vont être ouverts dans la section dévolue aux intrigues. Vous êtes très largement invités à y répondre !!!!

- Si vous souhaitez jouer des sujets post-attaque, n’hésitez pas ! Vous pourrez ainsi jouer les événements suivant directement la bataille ou des rencontres plus éloignées. L’intrigue se termine au plein milieu de la nuit, donc vous avez le temps de voir ^^ De la même manière, si Rivanon veut organiser une cérémonie de remerciement ou autre, elle en a tout à fait le droit. Elle peut aussi choisir de récompenser elle-même les combattants (tu devrais d’ailleurs contacter Pryam à ce sujet). Si tu as besoin de l’aide du MdJ à ce niveau, contacte Brynden.

- En cas d’autres questions, n’hésitez pas à contacter Brynden !

En tous les cas, merci de votre participation !
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Intrigue n°1 : la Seiche et l’Aigle

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