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Intrigue n°1 : la Seiche et l’Aigle

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Corneille à Trois Yeux
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Message Sam 19 Nov 2011 - 13:49

HP : Après un premier ratage, voici enfin le relancement de la première intrigue du forum ! Même si cela peut sembler évident, je préciserais que seuls les inscrits peuvent participer. Il s’agit donc de : Pryam Templeton, Rivanon Mallister, Dagon Greyjoy, Edarra Ferboys, Deana Lideuil, Dezial Tully et Oberyn Dayne. En cas de question, merci d’envoyer un MP à Brynden Rivers.


Salvemer est l’une des rares villes portuaires du Conflans et de par sa position face aux îles de Fer, elle a toujours été une cible de choix pour les pillards et les pirates Fer-nés. Mais Salvemer est aussi le nom de la forteresse de la maison Mallister qui surplombe la ville. Cette dernière a été bâtie de nombreux siècles avant l’invasion d’Aegon le Conquérant dans le but de protéger le petit port et plus largement, le Conflans. Si la forteresse est jugée imprenable, c’est en raison de la Tour Retentissante, un beffroi orné d’une impressionnante cloche de bronze qui sonne à chaque nouvelle attaque, prévenant les seigneurs voisins de la situation. A chaque fois que le tocsin de Salvemer retentit, les Fer-nés savent qu’il ne leur reste plus que peu de temps pour fuir avant l’arrivée des renforts des fiefs alentours.

La ville de Salvemer s’étend donc le long de la côte et bien que la ville ne soit pas particulièrement grande, on y trouve tout ce que l’on trouve en général dans une ville digne de ce nom, qu’il s’agisse des nombreuses tavernes qui accueillent les pêcheurs et les marins, du septuaire local ou des échoppes s’alignant le long des quais. Face à elles, on peut trouver toutes sortes de navires, des petites barques de pêcheurs aux navires commerciaux des fiefs lointains en passant par les quelques galères de combat de la maison Mallister. Quant à la forteresse du même nom, elle se situe au nord de la ville (c'est-à-dire à gauche, en arrivant par la mer), légèrement en surplomb et sans aucune limite entre ses murailles et les derniers bâtiments citadins. Le beffroi se trouve à l’intérieur des fortifications de même que de nombreuses autres structures qui accueillent les forces armées de la maison. Ces dernières comprennent environ une centaine de soldats, une quinzaine de chevaliers et pas loin d’une dizaine de gardes spécialement entrainés à combattre en mer, à bord de navires ou sur le rivage. Cela ne comprend évidemment pas les marins des cinq galéasses et des deux caraques Mallister.

Installée à la fenêtre de sa chambre, lady Rivanon Mallister observait les étoiles naissantes, l’esprit en éveil. Les rumeurs d’attaques fer-nées dans le sud s’amenuisaient et pourtant, personne n’avait parlé de paix. Cela ne pouvait dire que deux choses… Soit les habitants des îles arrêtaient d’eux-mêmes leurs exactions pour des raisons inconnues, soit ils changeaient de cible. Et là, ils pouvaient décider de s’éloigner vers de lointaines contrées ou pire, de remonter vers le Nord… Et par conséquent, le Conflans. Elle savait que ça ne serait que folie de s’attaquer à Salvemer, mais les Fer-nés n’étaient pas toujours réputés pour leur esprit stratégique. De plus, personne ne savait ce qu’ils manigançaient sur leurs îles et c’était sans doute le plus inquiétant… Encore que. Après tout, il y avait aussi ces étranges rêves... Par chance, Salvemer pouvait espérer compter sur le concours de nombreux hommes valeureux que lady Rivanon avait rencontrés au cours de ses voyages.

Ser Oberyn Dayne était l’un d’entre eux. L’Epée du Matin était un valeureux guerrier dornien qui parcourait les terres de Westeros pour des raisons qui lui étaient propres. Au cours de l’un de ces voyages, il avait fait la rencontre de lady Rivanon qui l’avait alors engagé et invité à la suivre à Salvemer. Le noble chevalier ne s’était pas fait prier et il se trouvait maintenant logé dans l’une des chambres d’invités de la forteresse et cela, même s’il passait le plus clair de son temps à s’entrainer avec les hommes et les chevaliers présents. Ce soir-là, il se trouvait dans la grande salle de Salvemer, devisant stratégie à l’épée avec Alkeryne, le maitre d’armes de la maison.

Plus loin, dans la cour du château, ser Pryam Templeton, un chevalier errant originaire du Val d’Arryn s’occupait de son cheval. Il était en train de flatter l’encolure de sa bête pendant que son jeune écuyer, Ewald Frey, la bouchonnait tout en récitant ce que son chevalier lui avait demandé, à savoir la liste des nobles maisons du Val ainsi que leurs blasons. Ser Pryam avait lui aussi été engagé par lady Rivanon, mais ce n’est pas parce qu’ils dormaient dans un château plutôt que sur le bord de la route que le jeune Ewald avait droit à du répit. Il était important de poursuivre sa formation, encore et toujours, jusqu’à son adoubement.

Du haut des remparts, une noble dame de terres lointaines se détourna de la scène pour porter son regard sur la ville et la mer. Il s’agissait de lady Edarra Ferboys, noble dornienne, qui avait rejoint Salvemer pour y retrouver son promis, ser Oberyn. Il était amusant de voir ce que les sentiments pouvaient faire faire, conduisant parfois plus loin que l’on n’aurait jamais imaginé aller. Il fallait bien avouer qu’aux yeux de lady Edarra, cette ville côtière du Conflans la changeait énormément de ses habitudes dans les Montagnes Rouges de Dorne. Mais comme on dit, le voyage forge le caractère ! Et de toute façon, la jeune noble n’était pas seule. A quelques mètres à peine, Gerold, son garde personnel, veillait sur elle.

Dans sa chambre, ser Dezial Tully réfléchissait. La situation devenait de plus en plus préoccupante et en tant que commandant des forces armées du Conflans, c’était à lui que revenait la tâche de gérer les crises de ce genre. Ainsi, Dezial avait décidé de quitter Vivesaigues afin de rejoindre les côtes et il s’était installé à Salvemer parce que c’en était le point central. De là, il souhaitait deviser avec les seigneurs côtiers afin de prendre les mesures nécessaires pour renforcer la protection du Conflans. Ce n’était pas évident, mais il savait qu’il pouvait y arriver. Il le devait. Décidant que cela ne servait à rien de ruminer de sombres pensées, ser Dezial quitta finalement sa chambre en direction de la grande salle.


*** *** ***

Les rues de la ville de Salvemer étaient bondées dès la nuit tombée, les navires de pêcheurs ne pouvant plus quitter le port pour leurs activités journalières. Dès lors, les tavernes et autres auberges devenaient des lieux de rendez-vous privilégiés et il était souvent difficile d’y trouver une place. Pourtant, à force de jouer des coudes, Deana Lideuil et les autres soldats Nordiens avaient réussi à se frayer un passage jusqu’à une table libre. Goûtant la bière du Conflans – pouvait-on vraiment appeler ça de la bière ? – ils revoyaient ensemble ce qu’ils avaient appris. Lord Beron Stark les avait envoyés vers le sud pour enquêter sur les mouvements des Fer-nés et les Nordiens avaient logiquement fait halte à Salvemer. Ils s’étaient présentés au seigneur des lieux avant de poursuivre leurs recherches sur le port, auprès des marins, première source d’informations sur la mer. Mais jusqu’à présent, ça ne donnait pas grand-chose.

*** *** ***

En mer, à une certaine distance des côtes, hors de vue des guetteurs de Salvemer ou des défenses côtières, des boutres Fer-nés faisaient voiles. Ils étaient menés par la Sirène Noire, le navire personnel du lord suzerain des îles, Dagon Greyjoy. Ce dernier avait décidé de mener lui-même l’attaque, rassemblant sous ses voiles les navires de Pyk. Il était conscient qu’une trop grande force risquait aussi de les handicaper et il avait donc décidé de rassembler trois boutres. La Sirène Noire était le plus impressionnant de tous, avec pas moins de 60 rames et donc le double d’hommes. L’Amazone d’Helya Botley suivait avec ses 30 rames. Le dernier navire était un petit boutre de 10 rames mené par un marin récemment promu capitaine.

Sur le pont de son navire, lord Greyjoy scrutait l’horizon, humant le vent marin. Il avait mis au point un plan qu’il jugeait sans faille et il devait maintenant attendre que le signal ne survienne pour enfin lancer l’attaque. Il n’espérait pas prendre Salvemer, juste montrer leur force. Ils avaient razzié le Bief et l’Ouest. C’était maintenant au Conflans de craindre leurs frappes.



HP : Voilà x)
Il s’agit d’un message d’introduction qui vous positionne tous. Je vous laisse donc le temps de réagir et de faire ce que vous souhaitez, vous êtes encore relativement libre. Si j’ai dit quelque chose d’erroné, surtout n’hésitez pas à me prévenir, je corrigerais ! Pour ceux qui auraient déjà répondu à la première version, vous pouvez réutiliser le même message ! L’intrigue se situe ici.

Le prochain message viendra lundi et il lancera réellement l’action ! D’ici là, prenez vos marques et posez vos questions. Je signale simplement que nous sommes en fin de journée et que la nuit est donc en train de tomber sur Salvemer. N’hésitez pas à multiplier les messages si vous le voulez. Vous pouvez discuter entre vous, vous déplacer, etc. Faites-vous plaisir !

Pour finir, quelques petits rappels :

- Les RP ne devront pas faire plus de 800 mots en moyenne. Il est possible d'écrire plus, mais le mieux est de s'en tenir à ce maximum. Ainsi les réponses du MdJ seront beaucoup plus rapides et efficaces.

- Si la participation est importante et rapide, le MdJ répondra tous les trois jours environ. En cas de faible participation, il s'adaptera en fonction afin de ne pas laisser l'intrigue traîner en longueur.

- N'hésitez pas à relancer l'intrigue selon vos envies et vos idées. Les initiatives pourront être récompensées !

- Les aptitudes ne sont que des guides pour le MdJ. Tentez de les respecter au mieux, mais ne vous privez pas pour autant du jeu ! Le plus important reste malgré tout le RP !

- N’oubliez pas que vous n’êtes pas seuls ! Ainsi, vous pouvez aussi jouer des PNJ. Si vous le souhaitez, vous pouvez ainsi diviser vos messages en plusieurs paragraphes, chaque paragraphe étant lié à une personne (comme je l’ai fait pour ce message). Pour vous aider, voilà quelques informations sur ces PNJ.
- Rivanon : tu peux faire jouer ton garde personnel et ton chien, mais tu peux aussi faire jouer les gardes de ta maison ou le personnel (chef des gardes, chevalier, etc.).
- Pryam : tu peux faire jouer Ewald.
- Oberyn : tu peux faire jouer tes écuyers, si tu en as.
- Edarra : tu peux faire jouer ton garde personnel et les gardes dorniens qui peuvent t’accompagner (je ne sais pas avec qui tu voyages).
- Dezial : tu peux faire jouer les soldats Tully qui t’accompagnent sûrement dans ton voyage (dans ce cas, pas plus d’une dizaine).
- Deana : tu peux faire jouer les soldats Stark qui t’accompagnent.
- Dagon : tu peux faire jouer les Fer-nés de ton navire, comme Qalen ou d’autres.

Bonne chance !
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Pryam Templeton
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Message Sam 19 Nov 2011 - 14:22

     Les jours se succédaient sans réellement de changement, Pryam avait du mal à croire qu'une attaque des Fer-Nés puisse être crainte, comment est-ce que l'on pourrait s'imaginer le pire dans de telles conditions ? La chaleur étouffante semblait bien plus menaçante que les haches des Fer-Nés, mais si lady Rivanon lui avait demandé de venir à Salvemer – tout comme à d'autres chevaliers visiblement – c'est qu'elle devait savoir ce qu'elle faisait. Par conséquent, les doutes ne lui venaient même pas à l'esprit, en réalité, l'errant était même plutôt satisfait qu'ils aient patienté si longuement sans quoi il n'aurait pas eu autant de temps pour se préparer, autant physiquement que psychologiquement. Combattre ne l'effrayait point, mais ignorer le moment de l'attaquer était bien plus épuisant que de savoir le jour et l'heure précise. Les Fer-Nés tenaient là un avantage certain, celui de posséder le choix du moment où ils attaqueraient.

     Ewald savait bien que son chevalier et lui-même étaient venus ici pour combattre, même si le jeune écuyer allait certainement passer le plus clair de son temps à l'intérieur du château, comme les dames et les serviteurs des Mallister. Mais ce n'était pas pour autant que Pryam lui laissait du répit, ils n'étaient « alliés » que depuis peu et le natif du Val était bien décidé à ne pas laisser croire à son écuyer que le chemin jusqu'à l'adoubement était d'une facilité déconcertante. Le jeune Frey avait déjà choisi la difficulté en décidant de devenir l'écuyer d'un errant, il serait à la hauteur, Pryam n'en doutait pas une seule seconde.

     La nuit commençait à tomber alors que la voix du jeune garçon retentissait encore et toujours, récitant les différents noms des maisons du Val, décrivant par la même occasion leur blason, pour l'instant il ne s'était pas trompé une seule fois et le chevalier était satisfait de la performance de son jeune écuyer. S'il continuait à s'entraîner autant mentalement que physiquement, il finirait par devenir quelqu'un. Passant sa main dans la crinière de son cheval qui semblait plutôt satisfait de se retrouver dans un écurie digne de ce nom, l'errant leva les yeux vers le ciel qui s'assombrissait. Après une brève contemplation, Pryam repensa à l’Épée du Matin qu'il avait rencontré quelques temps auparavant, il était bon de savoir que de tels chevaliers combattaient pour Salvemer. Restait à espérer que ce serait suffisant pour qu'ils parviennent à repousser les Fer-Nés le jour où ils attaqueraient.

     La voix d'Ewald continuait, imperturbable, Pryam reporta rapidement son attention sur lui en hochant la tête d'un air satisfait, encourageant le jeune garçon à poursuivre. Lorsqu'il termina en donnant la dernière maison du Val, le chevalier lui demanda alors de réitérer l'exploit en parlant des maisons du Conflans. Cela ne serait pas une chose très difficile pour lui, après tout il était né Frey et en tant que tel, devait connaître par cœur les noms des voisins des Jumeaux.

     Alors qu'il enchaînait d'un ton patient, le chevalier l'écouta d'une oreille distraite, s'interrogeant sur les raisons qui poussaient les Fer-Nés à patienter si longuement. Avaient-ils peur ? Certainement pas, l'on disait d'eux qu'ils étaient de très bons combattants et qu'ils ne connaissaient pas la peur. Une déclaration que l'errant avait toujours trouvée stupide, qui ne connaissait pas la peur ne connaissait pas le courage non plus puisque l'un découlait de l'autre, il fallait en avoir juste assez pour ne pas être dénué de courage, mais pas trop pour ne pas se retrouver tétanisé par elle. Peut-être bien que la sècheresse avait fait fuir le peu de Fer-Nés qui se trouvaient dans les eaux bordant le Conflans ? Pryam n'y croyait pas trop, les habitants des Îles de Fer n'étaient pas idiots, même s'ils étaient considérés comme des pirates, ils connaissaient aussi les stratégies adaptées à une attaque sur Salvemer. Peut-être qu'ils finiraient par montrer le bout de leur nez sous peu, l'errant l'espérait vraiment, même s'il ne souhaitait pas tuer rapidement, une fois que l'attaque serait passée, ils pourraient aller de l'avant et ne pas rester bloqués dans cette attente interminable.

     Il restait simplement à espérer qu'ils seraient toujours aussi nombreux qu'au début de l'attaque. Malheureusement, ce point était plus qu'improbable, une guerre, une bataille sans perte des deux côtés, c'était impossible. Qui serait cesserait d'attendre définitivement après cette bataille ? De tout cœur, Pryam espérait ne pas en être du nombre. Qui vivra verra.

HP : Bon j'ai repris mon ancien message en supprimant les anciens membres qui ne participent plus ^^


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Sam 19 Nov 2011 - 18:27

Dagon n’avait pas préparé son expédition vers Salvemer à la légère. Bien sûr que quand ses troupes étaient prêtes à s’y rendre, il en avait fait ramener une grande partie. D’autre restaient non loin du Bief ou dans l'ouest pour surveiller les faits et gestes des côtes meurtries. Il fallait assurer ses arrières. Déjà, il ne resterai que le nord à surveiller et ils avaient moins de risque de se retrouver entourés par quelques petites flottes hautaines du reste du royaume dont il ne faisait déjà plus réellement parti. Il avait rapatrié ses meilleurs boutres avec ses meilleurs hommes pour qu’ils trouvent un peu de repos, avant de repartir à ses côtés et déclarer la guerre que le Conflant devait attendre depuis déjà un bon moment. Pensaient-ils vraiment qu’après avoir rongé sans relâche les côtes voisines, il ne viendrait pas les énerver un petit peu, mieux encore, anéantir leur fierté ?

Les îles de fer n’ont jamais été aussi actives. On préparait les boutres, on remplissait la cargaison, les hommes s’entrainaient presque nuit et jour et profitait pleinement du confort de leurs îles avant de partir. Il avait fait dessiner des plans par plusieurs personnes qui connaissaient les côtes de Salvemer et bûcha longuement pour trouver une stratégie qui se devait d’être plus subtile que la sauvagerie et la cruauté qui faisait la réputation des Fer-nés. Il étudia toutes les possibilités qu’ils avaient utilisées à ce jour, mais peu étaient efficace face aux contrées vertes. Il dut faire en choix entre deux et l’une d’elle se montrait réalisable. Il écrivit lui-même le plan sur papier en plusieurs exemplaires, les cachant avec précaution. Ce n’est que la veille avant de partir avec les autres bâtiments qu’il donna les instructions aux capitaines qui le suivaient dans sa folie. Certes, ils avaient l’avantage sur la mer, mais les côtes convoitées avaient une très bonne armée sur terre et les rumeurs laissaient entendre qu’ils n’étaient pas seuls. Il voulait donc mettre toutes les chances de son côté et faisait en sorte qu’il n’y ait aucune fuite qui pourrait lui mettre des bâtons dans les roues.

En milieu de matinée, Dagon était encore dans son fort pour s’occuper des derniers préparatifs. Il avait passé la journée à se préparer et vérifier son matériel, sans oublier quelques sommaires prières au Dieu Noyé. Il lui avait déjà fait tant d’éloge depuis plusieurs jours. Il eut un petit entretient avec son fils, lui demandant d’être sage et d’être son espion personnel pour garder un œil sur Aaricia. En parlant de cette dernière, il n’eut malheureusement pas le temps de profiter de sa présence ni même d’essayer sincèrement de procréer. Ce ne fut pas une priorité à l’heure actuelle. Elle devait être ravie.

Il embarqua enfin et prit la tête de la course. Le voyage dura un bon moment, mais pas plus que pour atteindre les Terres du sud. Tout dépendait du point de vue, mais les îles de fer étaient bien placé pour les attaquant et Salvemer était trop proche pour les attaqués.

La nuit commençait donc à tomber et leur énorme boutre étaient comme des ombres menaçantes qui fonçaient sur eux. Dagon demanda à ce qu’on ralentisse à une certaine distance, loin des flèches et du fond qui s’évanouissait sous leur boutre. Ils avaient fait un très léger détour, partant du nord des îles pour arriver par dessus le cap d’aigle, la place à attaquer, juste au tournant, plus au sud. Ils se cachaient pour ne pas alerter les valeureux guerriers de Salvemer. Les deux autres bâtiments s’arrêtèrent non loin. Entre chien et loup, à l’avant de son véhicule, Dagon jeta un regard à chaque capitaine, les apercevant à peine.

Il scruta à nouveau l’horizon, posant sa main imposante sur le pommeau de son épée, lui faisant faire quelques petites gestes circulaire, toujours dans son fourreau fixé à sa ceinture. La tension commençait à monter. Il s’étira les cervicales. Il en profita pour admirer le ciel dont les étoiles venaient broder le ciel noir petit à petit. Il appela un des marins non loin de lui et leur demanda de se préparer à descendre les barques, mais bien sûr dans le plus grand calme. Ils avaient bien attendu des années, ils pouvaient encore attendre. Il s’éclipsa sur le bord de la Sirène Noire pour s’appuyer sur le bord, gardant les yeux sur sa prochaine conquête.
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Message Sam 19 Nov 2011 - 18:52

Les retrouvailles avec Oberyn avaient été bien moins houleuse que ce qu’elle n’aurait imaginé. Entre engueulades et ordres de repartir, elle avait tout envisagé mais finalement, ça ne s’était pas passé comme elle l’avait imaginé (ça ne se passe jamais comme ça de toute façon) et elle était à présent dans le château des Mallister, logée comme devait l’être une noble en visite. Il avait été légèrement embarrassant d’expliquer la venue d’une dame dans un coin réputé aussi dangereux ces derniers temps. Un endroit où elle n’aurait normalement jamais du aller mais comme d’habitude, têtue comme pas possible, elle n’avait fait qu’écouter ce que lui disait sa conscience lunatique et était arrivée jusqu’ici, sans encombres. Et d’ailleurs, elle ne put s’empêcher de se demander si cette route facile jusqu’à Salvemer n’était pas un signe négatif indiquant que bientôt, ce ne serait plus aussi calme. Elle ne se remettait pas beaucoup sur tout ce qui était du domaine de croyances superstitieuses à ce sujet. Mais elle avait l’impression que ça se passait vraiment trop bien pour que ça continue à être ainsi. Elle se sentait par contre en sûreté entre ces murs et rassurée de savoir Oberyn derrière ces remparts. Si les fer-nés devaient venir, elle savait qu’il devrait y aller et qu’elle ne pourrait rien faire pour l’en empêcher à part peut être prier que tout se passe bien… Mais ce serait terriblement angoissant. Elle n’était pas habituée à laisser faire les choses ainsi… Elle était quand même une femme d’action même si elle n’était pas guerrière. Elle savait sommairement se battre mais elle préferait entendre, écouter et sentir qu’elle pouvait influencer les choses : ce qui n’était évidement pas possible en ce moment. Ainsi elle bouillonnait, les yeux posés sur cette ville qu’elle trouvait trop calme comparé à ce qu’elle ressentait en son for intérieur.

Malgré tout, elle ne montrait pas du tout son anxiété et se contentait de revêtir ce masque de glace qu’elle avait souvent lorsqu’elle était en déplacement. Gerold par contre était entraîné à discerner les signes d’impatience et d’angoisse de sa dame mais tout comme elle, il ne montrait rien. La jeune femme était suffisamment adulte pour lui dire directement si quelque chose clochait et si il pouvait y faire quelque chose mais en ce moment, elle n’avait pas envie de parler de son cœur gonflé. Elle devait bouger. Elle avait eu du mal, comme à chaque fois qu’elle arrivait dans un château qu’elle ne connaissait pas, à se retrouver mais elle avait fait des rêves plus que dérangeants sur les Fer-nés attaquant le château et ainsi, elle s’était convaincue que pour sa survie il serait préférable de connaître les couloirs. Elle y était relativement bien arrivée concernant les lieux principaux. Aussi, elle descendit dans le bâtiment principal et se rendit dans la salle où tous le monde mangeait, jour après jour, attendant avec une tension palpable, que quelque chose se passe. Les serviteurs s’affairaient à préparer ce qui serait servit dans la soirée. Edarra aimait bien cette pièce car elle était un peu plus chaude que le reste du bâtiment. Venant du sud, elle trouvait qu’il faisait de toute manière froid ici, mais la proximité d’un feu lui était toujours réconfortant. Elle portait d’ailleurs plusieurs couches de vêtements pour protéger sa peau tannée de l’air glacé que portait la mer. Gerold attendait à la porte de la pièce, toujours aussi immobile qu’à son habitude, mais loin d’être pacif. Il observait, surveillait et calculait tout le temps. Pendant ce temps là, assise à la table, Edarra observait le bal des domestiques aux bras remplis de bols… A travers la fenêtre passait les senteurs portuaires du village. Poisson, sel, elle se sentait un peu à Ferboys si elle fermait les yeux, mais la froideur des pierres la ramenait sans cesse à l’étreinte froide de la raison pour laquelle elle était là. Ce froid qu’elle avait l’impression de voir augmenter d’heure en heure serait-il le signe avant-coureur de la fin d’Oberyn ? D’elle-même ? Elle chassa ces idées là de sa tête. Jetant un coup d’œil dans la cours du château, elle distinguait à peine les silhouettes de Pryam et de son écuyer près d’un cheval. L’obscurité commençait à baigner sérieusement tout le château et ses environs.
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Message Lun 21 Nov 2011 - 1:15

Dix hommes assis sur des bancs en bois autour d’une table, en fait non, neuf hommes et une femme, tous en arme, épées, haches, masses, arcs, la plupart portant des armures de cuir souple ou durci à la cire, mais aussi simple jaque ou armure de maille. La petite troupe envoyée par Lord Beron ressemblait plus à une bande de reitres qu’à un détachement en mission aussi n’avaient-ils pas été vus d’un bon œil en entrant dans la taverne, ni dans les rues de la ville.

- Encore une lubie de M’ssire Stark… dit Dred d’un ton las
- Comme s’ils allaient attaquer ici, ‘vec tous les gardes et les foutus murs des Mallister. On aurait dû aller dans l’Ouest ou dans le Bief, là où ils ont déjà attaqué, au moins les gens auraient pu nous dire de quel bois ils se chauffent ces foutus pirates. Répliqua Tyron avant de prendre une lampée.
- Je m’en fous de leur bois ! Qu’ils viennent ! Ils verront qu'le bois sa brûle. S'écria Dred presque enthousiaste.
- On ne trouvera rien ici, pas plus de Fer-Né que d’informations ! Reprit Tyron
- Ni de bière potable ! Cria Dred en se tournant d’un air dédaigneux vers le taulier derrière le bar.
- S’t’es pas content, paye c’que tu dois et fous moi le camp p’tit con !


Réplique cinglante de ce dernier, d’autant qu’il était vrai que l’homme d’arme du Nord n’était pas très grand, et pas très intelligent non plus d’ailleurs, c’était de notoriété publique à Winterfell, par contre il ne manquait pas de courage, si à ce niveau on peu appeler ça du courage, plus ça allait plus ça se rapprochait de la folie, et il ne manquait pas non plus une occasion d’ouvrir sa grande gueule. Cela dit le tavernier n’était pas censé savoir tout ça, mais Deana commençait à ruminer. Pourquoi avait-il fallut que Beron le lui attribue ? Deana se serait bien passé de ces deux là, mais les ordres sont les ordres et elle ne pouvait pas se défiler.

- C’moi que tu traites de con !
- Comment t’as d’viné ! L’es p’t-être pas tant qu’ça finalement !


Le jeune homme, une vingtaine d’année à peine, se leva et commença à enjamber la table pour se précipiter sur le bar et sur l’homme planté derrière, mais avant qu’il n’ait pu poser un deuxième pied sur le bois épais et massif du plateau, Deana elle aussi s’était levée, l’avait attrapé par la ceinture et jeté en arrière. Elle regarda ses hommes froidement, s’attardant sur Dred, sans voix, sur le cul, derrière le banc et sur Tyron qui avait fait mine de se lever aussi avant de se rassoir aussitôt lorsque la Nordienne s’était levée.

« Veuillez excuser mon ami, il ne sait plus ce qu’il dit. »

Elle balança sur la table un cerf d’argent, largement de quoi payer les bières de tout le monde et posa sa main gauche sur la garde avant de faire signe à ses hommes de sortir. Elle-même fit demi-tour alors que Tyron et Raf relevaient Dred qui regardait maintenant Deana d’un œil noir auquel elle ne prêta aucune attention.

« Merci M’dame ! »

Avec ce qu’elle lui avait donné le gérant des lieux ne trouva rien d’autre à dire, mais ce ne fut pas le cas de tous. Malgré la violence et la rapidité de l’action qui avaient plongé la salle dans un profond silence, quelques rires se firent entendre, et finalement la phrase fut lâchée alors que les badauds s’écartaient pour laisser sortir les soldats, un homme qui se pensait caché dans la foule mais qui ne le fut soudain plus, dit en ricanant :

« Idiot et pas plus fort qu’une femme ! »

Cette phrase provoqua l’hilarité générale, mais, si les autres continuaient à se tordre de rire, celui qui venait de parler se tut aussi vite qu’il avait ouvert la bouche. Deana se dirigea vers lui en deux pas vifs et se retrouva le visage à quelques centimètres de lui, grande et encore plus pour une femme, elle le dominait d’une demi tête et planta sur lui un regard glaciale comme elle savait le faire depuis qu’elle avait à s’opposer aux hommes, puis avec un sourire en coin elle souffla avec dédain.

« Tu s’rais bien content que l’idiot et la femme te sauvent les miches si les Fers-Nés viennent pour te foutre une rame dans l’cul. »

Elle tourna les talons et sortit enfin, la plupart des gardes du Loup étaient déjà dehors et ceux qui ne l’étaient pas la suivaient de près, mais Dred était furieux et il se serait jeté sur elle si Tyron et Raf ne l’avaient pas retenu.

« Tu es sûr que tu veux te battre ! Je devrais te tuer pour oser te battre avec un homme désarmé sous la bannière Stark ! Et ne t’avise plus de défier mon autorité ! »

Deana n’était pas moins furieuse à l’entendre parler. Les brumes nocturnes envahissaient la grève et les rues de la ville et ils retournèrent à la forteresse d’un pas rapide.

Spoiler:
 
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Message Mar 22 Nov 2011 - 9:55

Dezial, accompagné d'une poignée d'hommes, tous de confiance était arrivé la veille à Salvemer. A chacune de ses sorties, les mêmes hommes le suivaient, même si, le chevalier leur disait qu'une escorte ne servait à rien, tous venaient quand même. C'était d'ailleurs bien là, la seule phrase que ces hommes n'écoutaient pas. Tous avaient jurés fidélité aux Tully, certains d'entre eux, avaient même principalement juré fidélité à Dezial en fin de compte. Il y a une chose qu'il fallait savoir sur cette garde répprochée, c'est que, aucun d'entre eux n'était de sang noble, certains même, ne connaissaient pas leur parents. Si le maître d'armes de Vivesaigues prennait de tels hommes, ce n'était pas pour se sentir supérieur ou quelque chose dans ce genre-là, juste que, le Tully était quelqu'un de bon, et qu'il voulait donner sa chance à chaque hommes. Et ces hommes se sont trouvés être ceux-ci, tous avec un passé différent, et une raison bien différente sur leur entrée aux services de la maison à la truite.

Il y avait par exemple Garth, le fils du forgeron de Vivesaigues, qui, s'amusait presque tout les jours dans le dos de son père, à se battre contre des ennemis immaginaires. Un beau jour, après un différent avec un chevalier, l'enfant couvrit celui-ci de honte en le mettant au sol, tout en laissant la pointe de sa lame caresser son cou. Ayant vu ça, Dezial lui proposa un poste dans la garde rapproché du seigneur de Vivesaigues, après lui avoir bien sûr corrigé son style non académique. Bien qu'il soit officielement rataché à la garde d'Edwyn, il insiste à chaque fois pour suivre son formateur.

Il y avait aussi Criston, qui avait grandit sans parents à Port-Réal, il s'est avéré, à force de pratique, être un voleur redoutable. Dans sa grande bonté, avait prit une fille plus jeune que lui sous son aile, pour la protéger et la nourir. Etant donné qu'il devait voler deux fois plus, ils furent obligés de voyager pour ne pas se faire prendre, et finirent par arriver à Vivesaigues, où, pour la première fois de sa vie, il se fit attraper, sous les pleurs et cris de sa protégée, mais aussi sous le regard attentioné de Dezial, qui, comprenant très vite la scène, s'interposa entre le boulanger et l'enfant, payant ce qu'il devait. Là, un repas fut offert par l'oncle du seigneur, et, une discution eut lieu. L'histoire toucha le maître d'armes, et, pensant que ses compétences de roublard pourraient être utiles, et surtout que, cela lui permettrait de vivre, il lui proposa de rentrer dans la garde. La jeune fille devint femme, ainsi que l'épouse de Criston, à ce moment-là, elle était en cloque.

Enfin, il y avait Garett, le premier de tous, et le plus âgé. Lui, avait grandit dans une troupe de saltimbanque, et, bien que sa spécialité était le lancer de couteau, il avait apprit de nombreuses choses, comme par exemple grimper aux murs comme personne. La rencontre eut lieu moins d'un an après l'adoubement de sire Dezial, la troupe venait d'arriver à Vivesaigues, et, tout amusé de voir ça, le maître d'armes se rendit sur le lieu. Comme le hasard fait bien les choses, ce fut lui qui fut pris comme "cible" par le lanceur de couteau. Son rôle était très simple, adossé à un pan de bois il avait, posé sur lui à divers endroits, des pommes, que l'homme devait enfoncer dans le bois, à l'aide de ses lames. Comme à son habitude, tout les coups partirent droit au but. Tous, sauf un, la pomme posée sur l'épaule gauche, le couteau enleva un bout de chair assez conséquent du jeune homme. Qui, malgré les hurlement de surprise de la foule, garda son habituel sourire. Garett tenta si bien de s'excuser et de vouloir se faire pardonner, que le frère de Dezial proposa avec humour de le faire rentrer sous ses ordres, l'idée plut, et fut concrétisée. Depuis ce jour, le lanceur de couteau surnomme son maître, la lame souriante.

---

Le responsable des forces armées du Conflans, ne pouvait rien faire en ce jour, il avait une audience avec le Lord de Salvemer, le lendemain. Cela ne le gênnait pas plus que ça d'attendre, mais, à vrai dire, cela le stressait de ne pas savoir faire. L'idée que les fer-nés puissent attaquer n'importe quand lui faisait peur. Comment se défendre contre une attaque dont on ne sait rien? Il fallait aussi savoir que cela serait sa première réele bataille, et que, si le destin le voulait, il pourrait aider à diriger. Même s'il avait lu de nombreux livres d'histoires et de stratégies militaires, de ne jamais les avoir appliquées en combat réel lui rappelait la même peur que son premier combat aux côtés de sire Sandor Cox, sauf que cette fois, s'il se plantait, ce n'était pas seulement sa vie qui était en jeu.

Pensant qu'il était grand temps de se changer les idées, et que surtout, cela ne servait à rien de penser à tout cela, le jeune homme enfila une tunique, s'attacha ses épées jumelles autour de la taille et descendit dans la salle commune, où il y retrouva ses hommes en train de jouer aux dès. Doucement il s'approcha d'eux avant de prendre la parole.

"Mes braves, je vais faire un tour en ville, pour un peu visiter, prendre l'air, et me changer les idées. L'un deux veut-il venir?"

Quelle question! Les trois se relevèrent d'un bond rangèrent leur dès, et, après avoir ramassé leur équipement, montrèrent qu'ils le suivraient, ce qui fit sourire le chevalier. C'est donc ainsi que tout trois se retrouvèrent dans les rues, descendant, sans le savoir, petit à petit sur les quais de Salvemer. Comme à leur habitude, les quatre personnes rigolaient de bon coeur, Dezial s'interessait au fils de Garett qui avait dit ses premiers mots quelques jours auparavant, et traita sans ménagement Criston d'idiot de ne pas être resté avec sa femme qui pouvait accoucher d'un moment à un autre. Du point de vue du chevalier, il ne méritait pas que ses hommes le faisaient passer lui, avant leur propre famille, surtout que, remplacer un homme n'aurait pas été très compliqué. Certes, ce n'aurait pas été le même que Criston, mais, au moins, il aurait put être avec sa femme.

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Message Mar 22 Nov 2011 - 14:45

Le ciel s’assombrissait doucement mais sûrement, la nuit tombant peu à peu. A Salvemer, les navires rentraient au port et chacun retournait à ses pénates pour prendre le repas du soir. Les auberges et les tavernes se remplissaient tandis qu’aux postes de garde, les relèves prenaient leurs fonctions. Plus haut, entre les murs du château, les cuisines s’activaient afin de servir rapidement un copieux diner à tous les invités de la noble maison des Mallister. Les jours passaient mais ils se ressemblaient tous. Personne n’était dupe. Les Fer-nés avaient razzié le Bief et les Terres de l’Ouest et même s’il y avait encore bien des richesses en ces lieux, ils n’allaient plus s’y attarder très longtemps. Il leur faudrait alors remonter vers le Nord et cela les ferait immanquablement passer par Salvemer. La ville était bien défendue et elle serait ainsi peut-être épargnée. Mais on ne pouvait être sûr de rien. Jamais…

Lady Rivanon Mallister était toujours dans sa chambre, mais elle n’allait pas tarder à la quitter. Elle entendait déjà les servantes s’afférer dans le couloir. Après tout, elle se devait de siéger aux côtés de sa famille et c’était d’autant plus vrai qu’elle avait grandement contribué à améliorer les défenses de la forteresse. Ceux qu’elle avait recrutés continuait leurs occupations mais ils n’allaient pas tarder non plus à les interrompre pour rejoindre la Grande Salle de Salvemer afin d’y prendre le repas du soir. C’était ce qu’avait déjà fait lady Edarra, jeune dame originaire de la lointaine principauté de Dorne. C’était une invitée surprenante en ces lieux, rares étant ceux qui pouvaient se vanter d’avoir croisé des Dorniens. Pourtant, elle était là et elle n’était pas seule. Mais quoi qu’il en soit et malgré la raison de sa présence aussi loin vers le nord, lady Edarra se contenta d’attendre, préférant ne pas déranger son jeune chevalier servant.


*** *** ***

Ser Dezial Tully, maître d’armes de Vivesaigues et commandant de l’ost Tully, avait vu sa demande d’audience avec le seigneur de Salvemer acceptée, mais il n’y aurait droit que le lendemain. En attendant, il devait prendre son mal en patience. Le repas n’ayant pas encore été servi, il avait un peu de temps devant lui. Passant chercher ses hommes dans une salle de garde, ils se retrouvèrent bientôt tous les quatre à déambuler dans les rues de la ville. Ces dernières étaient peu à peu désertées, comme c’était fréquent dans les villes à la nuit tombée. Bientôt, seuls les gardes de la milice et quelques va-nu-pieds passeraient entre les ombres, laissant ainsi toute latitude aux hommes de la maison Tully pour se rendre où ils en avaient envie.

La situation était clairement différente dans les tavernes qui se remplissaient petit à petit. Dans l’une d’elles, Deana Lideuil et les soldats de la maison Stark prenaient un peu de repos. Mais les choses ne se déroulèrent pas tout à fait comme prévu et ils se retrouvèrent rapidement dans les rues de Salvemer. Les altercations étaient monnaie courante en ce moment et ils avaient beau essayer, c’était difficile de les éviter. Remontant en direction de la forteresse, la petite troupe au service des Stark croisa un autre groupe au détour d’une ruelle. S’il y avait une chose à dire, ces six hommes n’inspiraient pas vraiment confiance. Vêtus de longues capes sombres, ils portaient le doux parfum de la mer, mélange d’iode et de poisson. Peut-être des pêcheurs qui venaient juste de rentrer au port ? Difficile à dire, mais si c’était le cas, il s’agissait de pêcheurs vraiment imposants ! Au passage de la troupe Stark, les hommes aux manteaux s’écartèrent, avant de s’enfoncer dans une ruelle parallèle non sans bousculer au passage le dénommé Dred…


*** *** ***

Debout à l’avant de son boutre, lord Dagon Greyjoy scrutait l’horizon, pensif. Il avait préparé un plan qu’il espérait infaillible. En effet, il comptait bien montrer à tous qu’il était le plus grand Roi des Iles de Fer que l’on avait vu depuis longtemps et quoi de mieux pour cela que d’affronter les forces tant redoutées des seigneurs Mallister ? N’était-il pas le lord Ravage de Pyk ? Le Fils du Vent de Mer ? Le Dieu Noyé veillait sur eux et il allait leur donner la victoire. En échange, ils sacrifieraient les plus vaillants de leurs prisonniers en son nom. Soudain, un rire tonitruant le tira de ses pensées. C’était celui de Qalen le Pouce, debout à ses côtés. Lord Dagon se concentra une fois de plus sur l’horizon et un sourire s’afficha sur son visage. Le signal, enfin ! En effet, une lueur orangée teintait le ciel nocturne. Quelque part à Salvemer, un feu brûlait. Ce qui est mort ne saurait mourir mais se lève à nouveau, plus dur à la peine et plus vigoureux.

*** *** ***

L’odeur de bois brûlé parvint rapidement aux narines de ser Dezial et de ses hommes. Il ne leur fallut pas longtemps pour comprendre qu’un feu venait de se déclarer en ville ! C’était là un sérieux problème parce que les maisons étant construites très proches les unes des autres, le feu risquait de s’étendre rapidement et toute la ville était dès lors menacée. Lorsqu’ils se rapprochèrent du lieu du désastre, ils virent quatre hommes vêtus de longs manteaux fuir dans la direction opposée, s’engouffrant dans une ruelle qui courait en direction du nord. Plus haut dans cette même rue, des cris retentissaient et l’on pouvait apercevoir six ombres supplémentaires. Elles semblaient similaires aux quatre fuyards, mais avec cette fumée, c’était difficile de l’affirmer.

*** *** ***

Les soldats qui patrouillaient sur les murs de la forteresse le virent rapidement. Un feu ! Sans tarder, ils crièrent à tous ceux du château ce qui se passait en ville. Une chose était sûre, le repas allait être reporté… Déjà la milice s’afférait pour lutter contre l’incendie, mais le seigneur Robert Mallister allait devoir prendre les devants. Qu’allait-il décider ?


Citation :
HP : voilà, les événements sont lancés ! Vous êtes actuellement en trois groupes :

- les gens du château, vous êtes alertés par les gardes sur les murs. Je vous laisse décider ce que vous faites. Rivanon, tu as le droit de jouer ton père en PNJ (ou alors tu donnes toi-même les ordres ^^). Je te laisse diriger toi-même tes hommes sauf si tu préfères que le MdJ le fasse. Dans ce cas, tu peux très bien me donner tes indications par MP (tu peux aussi me les envoyer même si tu décides toi-même en fait, comme tu le sens ^^). Pour les autres, je vous laisse réagir à votre guise ! Il y a pleins de possibilités donc prenez des initiatives :p

- les gens en ville, vous avez plusieurs possibilités aussi. Soit vous voyez ces histoires de feu, soit vous vous intéressez à ces types que vous croisez, soit vous improvisez autre chose. Libre à vous ! Si vous hésitez à aller trop loin, envoyez moi un MP (à Brynden) ou laissez l’action en suspend. Le MdJ se chargera de vous indiquer le résultat.

- Dagon, tu es libre d’accoster et de lancer ton attaque. Je te laisse te faire plaisir ;p

Dans tous les cas, n’oubliez pas vos PNJ ^^

Prochaine réponse, jeudi ou vendredi en fonction des participations !

Bon jeu Very Happy
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Message Mar 22 Nov 2011 - 20:20

Dagon était toujours aussi immobile sur le bord de son boutre. Ses yeux quittait à peine le rivage qui le menait à Salvemer. Il ne voyait pas clairement la belle plage qui s'offrirait bientôt à eux, pour être bientôt un berceau sanglant et violent pour les pauvres âmes du Conflant. Il souriait rien qu'à l'idée. Il levait souvent les yeux au ciel pour admirer les étoiles, juste un instant. C'était comme l'angoisse persistance de ne jamais savoir où il était, ou alors qu'ils dérivaient. Il ne leur faisaient confiance qu'à elles et non pas à ses marins. Le bâtiment était là, longeant le capte des Aigles, mais toujours bien caché des hommes de Salvemer.

La froid commençait à s'emparer d'eux. Inertes et aux aguets, le vent frais commençait à venir se planter dans leur peau comme des milliards de petits poignards. Dagon savait ce que c'était, pour s'être échoué en pleine saison hivernale dans le Nord. Enfin, au loin, dans la nuit d'encre, une lumière orangée, dansant et créant de forte volute de fumée, déchira les ténèbres. Il sentit une grosse main lui tapoter l'épaule et un petit rire de gorge. Il tourna la tête, la levant, chose rare alors qu'il était déjà relativement grand. Qalen le pouce était prêt et presque impatient. Il lui rendit son sourire, jetant un regard à l'arme imposante qu'il commençait à battre dans l'air. Cet homme était on ne peut plus impressionnant. Un monstre.

Dagon resta sur l'avant de sa boutre alors que Qalen hurlait qu'on passait à l'attaque. Les guerriers, un peu ankylosé par le froid, se mirent malgré tout rapidement à ramer. La cadence fut effréné. On s'approchait avec vivacité de Salvemer. Dagon était toujours aussi droit sur son bateau, mais avait l'oeil partout. Qalen tapait la cadence avec le mat de sa hache sur le bois, un homme balança une corde dans l'eau et fit signe à Dagon. Il finit par se retourner, traversant le pont où les guerriers tiraient et poussaient en râlant, les muscles de leur bras bandés. Il se montra patient, plus que quelques minutes. Les véhicules gagnait en vitesse et enfin, ses ongles griffant le bois, on sentit le boutre s’arrêter violemment. La proue s’était avancée, dévorant une partie la plage, le tout qui s’enfonçait dans le sable. Il fut tout juste suivit par l’Amazone et l’autre bâtiment, de chaque côté de la Sirène Noire qui les dominait par la taille. On n’attendit pas son signal pour sauter hors des boutres et s’élancer dans le sable moue et instable, hurlant et brandissant leurs armes. Dagon prit son temps, sautant à même la Sirène Noire, s’écrasant au sol avec dextérité, fléchissant les genoux. Quelques mètres quand même, que son âge devait bientôt lui faire regretter de sauter. Qalen arriva juste derrière lui.

Des cris encore des cris. Le feu léchait de plus en plus d’habitation. C’était la panique totale. Ils étaient arrivés comme des fleurs et Dagon appréciait le spectacle, un rictus sur les lèvres. S’ils s’égosillaient là, pour un simple feu, il finirait par s’égorger à ne plus trouver le souffler d’hurler plus fort quand ils verraient enfin les Fer-nés leur foncer dessus. Qalen donna une tape dans le dos de Dagon et de ses immenses jambes, il foula la plage en quelques enjambée, moulinant de façon colossale sa hache.

_ On vous ouvre la voie seigneur ! s’écria le géant.

A son tour d’être au pas de course. Il avait bien avant, prit le temps de vérifier son plastron en cuir de quelques plaques de métal et sortit son arme pour la faire doucement briller à la lueur de ce petit feu festif. Il suivit déjà tout ses guerriers qui avaient passé le port et pénétraient dans la ville.

Ce fut qu’un magnifique, ou triste spectacle qui s’ouvrait à lui. Les habitants hurlaient, mais ses hommes aussi, d’une certaine joie et d’excitation du combat. Femme, enfant, personne en fin de vie, peu importe. On égorge, on tue, on viole. Tout était permis. On pleurait, on avait peur et l’angoisse était le maître mot de la ville de Salvemer. C’était jouissif et on avait l’air d’aussi bien s’amuser que lui. Il était plus calme, plus réservé. Un pas après l’autre, il s’avançait en étudiant tout ce qui se passait autour de lui, dans cette ville prise de panique. A en voir leur pauvre visage, c’était à se demander ce qu’ils craignaient le plus : le feu ou les fer-nés. Sûrement les deux, car l’un n’était pas arrivé sans l’autre.

Au loin, Qalen le Pouce se battait divinement bien. Il balayait l’espace qui l’entourait en un battement de hache. Il était certes lent et il fallait réfléchir avant de se lancer sur lui pour l’attendre. Il était bien plus grands et musclés que tous, alors sa peau était aussi plus dur. Il fallait l’avoir à l’usure. Dagon était plus atteignable, mais déjà plus rapide et beaucoup moins loyale. On se jeta sur lui. D’un simple roulement, son dos se frottant à l’autre, il roula jusqu’au bout, son bras qui continuait sa rotation, pour venir décrocher une tête de ce qui paraissait être un jeune homme, à peine adulte, bien trop courageux. Pauvre villageois insouciant. La tête roula dans le sol sableux et il continuait son avancé. Il arriva au milieu de ses hommes, se battant vivement, avec force et endurance. Il pouvait être heureux d’avoir des personnes fidèles qui n’hésitaient pas à se débarrasser de quiconque chercherait à l’avoir dans le dos, quitte à donner leur vie.
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Message Mar 22 Nov 2011 - 21:32

Assise sur le rebord de ma fenêtre, j'observai les étoiles naissantes. Le soleil couchant nimbait de feu les flots de la Baie, un spectacle qui aurait pu être magnifique si la menace fer-née ne venait pas assombrir le tableau. Le calme avant la tempête. Je portai mon regard sur la cour, sur les remparts visibles depuis ma chambre. J'aperçus les gardes patrouiller sur les remparts. Les voir fit ressurgir le rêve que j'avais fait cette nuit, je m'en souvenais parfaitement. Il me suffisait de fermer les yeux.

Je me réveille dans mon lit. Tout est silencieux, étrangement. Je regarde par la fenêtre et je vois qu’il fait nuit. Je décide de sortir et traverse une forteresse totalement vide. Il n’y a personne, nulle part. Arrivée dans la cour, je vois les portes grandes ouvertes et au loin, la ville brûlée. La cloche du beffroi bouge dans le vent mais elle ne produit pas le moindre son. Je finis par passer la muraille et je descend jusqu’à la plage. Tout est désert, partout. Je finis par discerner une forme, au loin, en train d’être emportée par les vagues. Prise d’une peur sourde, je m’approche malgré tout, elle semble avoir perdu la vie. La retournant, je constate que quelque chose est enfoncé dans sa gorge. Prenant mon courage à deux mains, je décide de fouiller et j'en retire l’arme du crime que je finis par lâcher dans un cri de peur. C’était une main… Une main d’os.

Tel fut le rêve... Sans m'y attendre je m'étais réveillée soudainement, un peu perdue avant de retrouver mes repères. J'étais restée quelques minutes dans mon lit à me demander ce que signifiait ce songe. J'étais sûre d'une chose, ce n'était pas un rêve banal suscité par une angoisse sous-jacente. Non, il avait toute la consistance des rêves verts. Alors je m'habillai, le matin venait à peine de se lever et décidai de faire part de ce rêve à mon père. Je ne savais s'il était déjà réveillé ou non, mais une fois trouvé je lui racontai tout. Il était au courant pour mon don et savait que ce type de songes pouvait survenir maintenant ou bien plus tard. Mais un élément pouvait donner une indication temporelle, la présence du loup blanc qui coïncidait étrangement avec la présence du loup sanglant dans notre forteresse. Fort de ce renseignement, je savais que mon père en ferait bonne usage, il préviendrait certainement ses principaux commandants pour leur faire part de ce fait, sachant qu'il n'était pas nécessaire d'ameuter toute la ville étant donné que cette vision pouvait survenir aujourd'hui, demain, dans une semaine voire jamais... Mais s'il jugeait au contraire qu'il valait mieux prévenir que guérir, peut-être aura-t-il décidé d'informer la populace, néanmoins mieux valait éviter toute panique prématurée. Nos concitoyens, si nous faisions sonner la Tour, sauraient que le danger était à nos portes et pourraient se prémunir. Mais je laissai cette décision au seigneur des lieux.

L'attente était le plus dur. Nous étions en alerte et prêt à sonner le tocsin à la moindre voile pirate et même ceux qui n'étaient pas au courant de mon rêve pouvaient sentir cette atmosphère, un peu comme celle précédant les batailles. La journée s'écoula lentement et sans incident. Et me voilà dans ma chambre en train de me demander ce qu'il adviendra dans les heures à venir. Je pensais à chaque personne se trouvant à Salvemer, lady Ferboys était arrivée depuis peu et ser Dezial Tully s'était déplacé pour inspecter voire améliorer les défenses du Conflans. Je finis par me lever et sortir de mes appartements, me dirigeant vers la grande salle. Les serviteurs s'affairaient pour dresser la table du repas, les habitudes quotidiennes persistaient en dépit de l'atmosphère relativement tendue.

Voyant lady Edarra, je vins converser quelques minutes avec elle m'enquérant de son séjour parmi nous, si elle avait des remarques ou autres desideratas. En fait je fis le tour des personnes présentes mon père n'était pas encore paru mais il ne devrait pas tarder. Cette scène fut perturbée par l'arrivée précipitée de gardes, ils me firent part de la nouvelle, un feu s'était déclaré en ville. Sur ces entrefaits, le seigneur des lieux fit son entrée et prit connaissance du fait. Sachant la milice déjà sur place, il savait qu'elle prendrait les choses en main, néanmoins pour éviter toute perte de contrôle sur le feu, il décida de détacher une partie de ses soldats, ceux qui n'étaient pas indispensable à la défense, pour seconder en ville à circonscrire le feu. Le repas attendrait et je restais près de mon père pour garder un œil sur la suite des évènements.



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Message Mer 23 Nov 2011 - 1:49

« T’aurais dû entendre c’qu’elle lui a dit à l’aut’ ! Elle te l’a remis à sa place, il était tout blanc ! »

Dred grogna en signe d’approbation - ça devait être une tradition de grogner pour s’exprimer dans le Nord – il était toujours énervé, mais peut-être moins contre Deana, en tout cas, ses copains l’avaient lâché et il ne lui sauta pas dessus, elle marchait en tête ne pensant qu’à la mission qui lui avait été confié alors que les autres pensaient surtout au gueuleton qui s’annonçait le sourire aux lèvres. Si Bloody Lady les avaient privés d’une seconde tournée, elle ne pourrait au moins pas les priver de ça, et puis même s’ils auraient aimé rester malgré le gout de la bière, elle avait raison, ils n’étaient pas là pour se battre avec la population de la ville.

Soudain, six hommes passèrent le coin d’une rue et se retrouvèrent face aux Nordiens. Les habitants de la ville avaient pour la plupart déserté les rues, à part quelque pêcheur qui se rendaient à la taverne, il y avait peut de chance de croiser qui que se soit, et les pécheurs criaient fort, riaient. Ceux là étaient bien silencieux, et costauds, et pas vraiment vêtus comme des pêcheurs avec leurs chaudes capes grises. La grande blonde trouva la troupe très étrange et les suivit des yeux alors qu’ils les croisaient et bifurquaient dans une rue non loin de là. Lorsque Dred fut bousculé, il allait ouvrir la bouche mais n’en eut pas le temps, elle s’était rapprochée de ses hommes en faisant demi tour et le prit par l’arrière, une main sur la bouche et lui murmurant à l’oreille de se taire. Les manteaux gris marchaient vite et ne remarquèrent rien, ils avaient déjà disparut quand elle avait empêché Dred de faire son Dred, heureusement. Elle avait pourtant cru voir la lune se refléter sur de l’acier à la hanche d’un des hommes, lorsque le vent avait soulevé la cape un instant, que se soit vrai ou non, ces mecs là n’avaient rien de simple badauds et il n’était plus temps d’aller manger comme si de rien n’était.

Elle lâcha le jeune soldat et continua à marcher vers la forteresse pendant quelques mètres elle fit signe à Tyron et Raf de continuer à marcher après leur chuchoté donné l’ordre d’aller prévenir le château de ce qu’ils avaient vus, à savoir des hommes en manteau gris qui marchaient dans la rue, armés, et qui pourraient être des Fer-Nés, ou des espions à leur solde, bref, de se méfier et de se préparer à une attaque imminente. Elle écouta un instant les pas étaient maintenant assez loin pour s’arrêter.

« On va les suivre. Silence, Jarod, passez par les toits, les autres suivez moi sans bruit, on ne parle plus à moins que ce soit nécessaire, regardez mes gestes. »

Deana se mit en marche en trottinant vers la ruelle pendant que Gros Bill et Omeric dit La Trique en raison de son gout pour les prostituées aidaient Alistair, le fameux silence, et son jeune acolyte à grimper sur le toit d’une maison. De là, ils resteraient au dessus des autres, mais il pourrait leur donner la position des cibles sans qu’ils les repèrent et ils seraient en bonne position pour les abattre avec leurs arcs en cas d’attaque. Les autres suivirent la Lideuil dans la ruelle, il n’y avait plus personne évidement, mais on entendait encore le bruit des bottes, ils ne devaient pas être si loin que ça, la blonde n’avait pas tergiversé très longtemps il faut dire. Les deux archers furent rapidement à leur hauteur et les dépassèrent prudemment pour aller voir où étaient les fameux hommes en manteaux gris. Arrivée au bout de la ruelle, elle passa la tête, personne ici non plus, elle fit signe aux autres de venir et de passer, puis elle regarda ses chats perchés. Jarod lui montra la deuxième rue à gauche vers la citadelle.

La blonde avança en trottinant essayant de faire le moins de bruit possible, la main posée sur sa garde pour que sa lame ne bouge pas, arrivée de l’autre côté de la rue, elle fit signe à Lionel et Wallen de faire le tour par l’allée parallèle à celle empruntée par les hommes. Au moment où ils partirent, elle aperçut non loin une lueur orange… Un Feu ! Elle serra les doigts sur sa garde, hors d’elle. C’était probablement un moyen de vider la forteresse de ses gardes pour mieux la prendre. La milice se précipiterait dehors pour éteindre l’incendie qui menaçait de ravager toute la ville et pendant ce temps, les soldats des Mallister seraient en effectif réduits, elle espéra que le message de ses deux compères envoyés au château suffirait à leur faire prendre les mesures nécessaires, mais les murs protégeraient bien la citadelle, la ville elle, était sans défense et elle se devait d’intervenir. Elle attendit qu’Alistair lui fasse signe de passer le coin et d’avancer dans la rue pour s’y engouffrer. Le feu était juste en face, dans la perpendiculaire, on en voyait les lueurs se détacher au bout de la ruelle sombre. Elle fit signe aux archers de tirer et à ses hommes qu’ils allaient passer à l’attaque. Les trois hommes, la femme, et les premières flèches fondirent sur les ombres grises par derrière, et une seconde plus tard, les deux guerriers envoyés par l’autre passage leur faisaient face arme à la main. A moins d’être d’excellents combattants, ils n’avaient aucune chance, les gardes Stark n’avaient peut-être pas de titre, mais ils n’en étaient pas moins valeureux et plutôt content de retrouver le frisson du combat, le gout du sang…

« Gardez m’en un en vie ! »

Bon certes, il y avait quatre ombres grises supplémentaire non loin de là vit elle en déboulant, mais aussi quatre hommes d’armes sans cape, elle ne les avait pas vus au château, mais ils semblaient plutôt du côté Salvemer à en croire leurs activités et leurs couleurs moins… grises. Il fallait espérer si non le rapport de force allait brutalement changer en leur défaveur.

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Dernière édition par Deana Lideuil le Dim 19 Fév 2012 - 23:50, édité 1 fois
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Message Mer 23 Nov 2011 - 12:32

     La litanie du jeune Ewald fut tout à coup coupée par un cri où filtrait l'inquiétude, Pryam leva aussitôt la main pour intimer le silence à son écuyer et tourna la tête en direction de l'homme qui s'agitait. Fronçant les sourcils, tendant l'oreille, il perçut enfin la raison de tout cela : un feu ! Maintenant ? Comment était-ce possible, encore pendant la journée le chevalier aurait pu trouver cela normal avec la chaleur pesante et le soleil qui tapait fort sur les toits des maisons, mais là c'était tout bonnement incompréhensible ! L'errant calma ses pensées en se disant qu'il ne s'agissait peut-être que d'une bougie accidentellement renversée qui n'avait pas été éteinte à temps, il se tourna vers Ewald avant de lui faire un signe de la main vers le château.

     ▬ File te mettre à l'abri, nous nous reverrons une fois que ce problème sera réglé. »

     Une manière comme une autre de rassurer le jeune garçon qui après tout n'avait jamais réellement vécu de vie d'écuyer. Ni une, ni deux, le gamin disparut en direction du château alors que Pryam lâcha la paille qu'il tenait en main et avec laquelle il frictionnait son cheval, puis le chevalier ramassa son épée d'acier château et son écu avant de se diriger vers l'homme qui agitait toujours les bras pour attirer l'attention. Peut-être n'était-ce réellement qu'un feu et que son arme resterait inefficace, mais lorsque l'on avait été engagé pour défendre une ville contre les Fer-nés il était vivement conseillé de ne pas se promener sans armes. Arrivé à côté de l'inconnu, le chevalier se renseigna rapidement.

     ▬ Où est ce feu ? La milice est déjà sur place ? »

     L'homme qui devait certainement être un soldat de Salvemer lui indiqua la direction exacte avant de lui déclarer que la milice avait été dépêchée sur place et que les habitants des environs aidaient aussi à éteindre le feu. Pryam remercia le soldat d'un geste de la tête avant de se diriger vers la direction indiquée, au pas de course et en regardant autour de lui. Le jeune homme n'avait certes pas été engagé pour éteindre des feux et jouer les bons samaritains, mais il n'en restait pas moins chevalier avant tout et son devoir lui dictait d'aller voir s'il pouvait apporter son aide. Les ruelles se succédèrent rapidement, heureusement la bicoque en feu était visible d'assez loin et après avoir traversé quelques rues il déboucha au bon endroit. Le bruit familier du feu qui grondait parvenait déjà à ses oreilles alors qu'il ne voyait pas encore les flammes, mais après avoir tourné au coin d'une maison, le chevalier se trouva juste devant la maison en proie au feu. Les yeux clairs du natif du Val se promenèrent rapidement sur la foule jusqu'à ce qu'il repère un homme en armes qui semblait être de la milice, puis s'approcha de lui.

     ▬ Que s'est-il passé ? Est-ce que c'est un accident ?! »

     Peut-être que l'homme n'en savait rien, mais Pryam voulait être sûr que ce n'était pas quelque chose de malveillant, il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il finissait par devenir trop méfiant, mais à force de voir ce que l'homme pouvait faire pour obtenir ce qu'il voulait, rien n'était plus normal. Attendant la réponse du milicien, le chevalier tourna la tête en direction des rues qui partaient dans différentes directions, essayant en vain de repérer une silhouette louche qui ne s'inquiéterait pas du feu comme tous les habitants de Salvemer. Même s'il y avait très peu de chances pour que les responsables de ce désastre – en partant de l'idée qu'il y avait bel et bien un feu d'origine criminelle évidemment – ils ne devaient plus être dans le coin depuis belle lurette. Mais l'espoir fait vivre comme le disait l'adage, Pryam cherchait le moindre mauvais signe qui lui ferait comprendre qu'il avait bien fait de prendre son arme.

     Dès que la réponse de l'homme fut donnée (Maître du Jeu ?), le chevalier s'éloigna du milicien pour essayer de ne pas se laisser éblouir par les flammes qui dévoraient avidement le bâtiment, tentant de percer la nuit qui s'épaississait toujours davantage. Il aurait été bien plus rassuré s'il avait été muni de son armure et non d'une simple tunique de chevalier et si c'était bel et bien une quelconque attaque, Pryam devait admettre qu'ils avaient choisis le moment idéal, personne n'était armé comme en plein jour. Se concentrant sur ce qu'il voyait, le natif du Val raffermit sa prise sur la garde de son épée et sur la poignée de son bouclier, espérant qu'il n'aurait pas à s'en servir ce soir.

Spoiler:
 


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Mer 23 Nov 2011 - 14:32

Bien que la conversation portait sur un thème qu'il affectionnait particulièrement à savoir le maniement de l'épée, Oberyn commençait à sérieusement s'ennuyer ferme. Et Edarra qui ne semblait pas vouloir se montrer dans la grande salle, il n'y était venu à la base simplement dans l'espoir de l'y retrouver et c'était laissé "piéger" par ce maitre d'arme, fort sympathique au demeurant mais au combien ignorant des véritables possibilités offertes par une lame lorsque le bras la tenant était celui d'un chevalier. Il regardait sans le voir son interlocuteur lorsque les premiers sons d'alerte leur parvinrent des gardes en poste sur les murs. Trop heureux de pouvoir s'extirper de son entretien avec l'ignorant, l’Épée du Matin réagit peut être un peu plus qu'il ne l'aurait dû en temps normal et coupa court à la conversation avant de se lever et de se diriger vers l'origine des sons qu'il avait perçut. Les hommes qui le surplombaient depuis le chemin de ronde semblaient tendus et agités. Il y monta donc en quelques enjambés et put découvrir de ses propres yeux le rougeoiement caractéristique d'un feu. Rien de bien étonnant au demeurant, un citadin aura certainement fait chuter une lampe à huile entrainant l'incident. C'était bien dommage du reste, car cela faisait désormais bien longtemps que le jeune chevalier était présent à Salvemer et rien n'était venu rompre la monotonie du quotidien. Le dornien commençait à penser que le choix de cette cité comme première étape de son périple pour aider les gens du commun contre les Fer-Nés avait été une bien pauvre idée...

Son attention fut néanmoins attiré par la chevelure blonde d'un homme quittant la forteresse en direction de la ville. Ayant croisé la plupart des résidents du château Oberyn ne pouvait guère se tromper, il avait une chance sur deux que ce blond soit son partenaire d'entrainement, ser Pryam, hors la seconde tête blonde résidait à l'heure actuelle sur ces épaules... Esquissant un sourire, il informa le garde à ses cotés qu'il allait rejoindre la ville afin de s'assurer que rien de grave ne se produisait et accessoirement prendre l'air en cette nuit d'été bien plus chaude ici même que dans ses montagnes dorniennes. Il dévala donc les marches menant du corps de garde à la cour en contrebas puis franchit les portes à la poursuite de ser Pryam. Chemin faisant il caressa avec plaisir le pommeau d'Aube à son coté et s'assura de la présence de sa dague à sa hanche. Il n'y avait certes aucune raison qu'il en ait besoin mais il aimait à savoir ses armes prêtes à l'emploi si la situation devenait précaire et qu'il dusse se frayer un chemin du tranchant de sa lame. La nuit était belle néanmoins et Aube brillerait d'un éclat particulier s'il venait à devoir la tirer de son fourreau. En atteignant le lieu de l’incendie, il ralentit l'allure et se rendit compte que certains hommes de la milice étaient d'ores et déjà présent mais son regard ne cessa pour autant de scruter l'obscurité rougeoyante pour trouver son partenaire d'entrainement.

Lorsqu'il l'eut enfin trouvé, occupé à s'entretenir avec un milicien, Oberyn marcha tranquillement vers lui. Le feu était certes en train de dévorer le bâtiment non loin d'eux mais il n'y avait aucune raison de s'inquiéter outre mesure. Des hommes se chargeaient d'en venir à bout et il ne semblait pas y avoir de risque immédiat pour la sécurité de quiconque. Voyant ser Pryam aux aguets, il jugea bon de s'annoncer pour ne pas risquer de prendre un mauvais coup.
Oh là, l'ami... vous m'avez l'air particulièrement tendu. Il ne s'agit que d'un feu. Cela n'arrive-t-il jamais dans vos montagnes du Val ? Le jeune dornien affichait un large sourire et avançait les mains levées montrant qu'il ne tenait aucune arme.
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Message Ven 25 Nov 2011 - 20:54

La forteresse de Salvemer siégeait, immobile et inébranlable, sur les falaises grises des côtes du Conflans, surplombant de peu la ville elle-même. Peu à peu, tout le monde se rassemblait dans la Grande Salle afin de prendre le repas du soir, comme cela se faisait chaque jour. Sauf que ce soir là, les choses étaient différentes. Le ciel prenait en effet une teinte orangée alors que les gardes qui veillaient du haut des remparts annonçaient une catastrophe aussi terrible que les Fer-nés. Un feu s’était déclaré en ville et même si la milice était déjà sur le pied de guerre, il fallait réagir. Perdre le contrôle de cet incendie pourrait avoir de terribles conséquences. Lord Robert alerta donc l’un de ses officiers afin de l’envoyer seconder la milice avec ses propres hommes. Il ne pouvait toutefois se permettre d’en envoyer plus sous peine de dégarnir la forteresse…

*** *** ***

Deana Lideuil n’avait pas perdu de temps à prendre les décisions qu’il fallait. Ce n’était d’ailleurs pas pour rien que lord Beron Stark l’avait choisi elle pour commander cette petite troupe. Si chacun de ses hommes était un excellent combattant, seule une femme pouvait avoir la réflexion nécessaire pour y mêler un peu de finesse et cela, même s’il s’agissait de Deana Lideuil. Elle avait donc envoyé deux de ses hommes jusqu’à la forteresse pendant que le reste du groupe suivait de loin les six individus louches qu’ils venaient de croiser. Ils finirent par les prendre de vitesse alors qu’au loin, à l’autre bout de la rue, se dévoilait la lueur du feu. Ils étaient six contre six, mais les Nordiens avaient aussi deux archers en support. Avant de se lancer à l’attaque, Deana eut toutefois le temps de repérer huit autres hommes. Quatre semblaient liés à ceux qu’elle attaquait, mais les autres pouvaient très bien être de leur côté… Du moins, elle l’espérait.

L’homme qui commandait les six individus que suivaient les Nordiens finit par faire volte-face et posa son regard sur la jeune femme qui lui faisait maintenant face. Il éclata de rire avant de retirer son manteau et de prendre en main la hache qui pendait à son flanc. Il beugla alors une sorte d’ordre – c’est du moins ce que l’on pouvait penser – et les choses changèrent très vite. Le groupe se divisa et trois hommes se jetèrent sur les Nordiens tandis que les trois autres fonçaient sur les hommes de Vivesaigues. Les flèches réussirent à abattre un des hommes, ce qui n’opposait plus que deux hommes face aux Stark. Pendant ce temps, le groupe de quatre qui se trouvait plus loin dans la rue se scinda lui aussi. L’un de ses hommes se lança à son tour sur les Nordiens tandis que les trois autres prirent une ruelle parallèle pour quitter la zone de combat.


*** *** ***

L’impatience gagnait les Fer-nés et cela pouvait se sentir sur les boutres. La cadence s’accélérait toujours plus et bientôt, ils heurtèrent la plage qui s’étendait aux portes de la ville. Chaque homme quitta son poste, sautant dans le sable et c’est ensemble qu’ils s’élancèrent vers Salvemer, la soif de richesse et de sang guidant leurs pas. Face à eux, les flammes de l’incendie éclairaient la ville et les avaient en même temps dissimulés aux yeux des sentinelles. Mais les choses allaient très vite changer. Très vite. Les premiers bâtiments rencontrés étaient vides, entre ateliers, entrepôts divers et autres échoppes d’artisans. Mais plus loin, c’était les premières maisons et avec elles, les premiers habitants. Premières victimes, aussi. Les Fer-nés tuaient tous ceux qu’ils croisaient, sans distinction, avant d’entrer dans les maisons pour chercher les objets de valeur, les jeunes femmes, les enfants, bref, tout ce qu’ils trouvaient. Mais lord Dagon Greyjoy le savait, il fallait faire vite.

*** *** ***

Lorsque l’alerte du feu avait été donné, ser Pryam, chevalier errant de son état, n’avait pas attendu pour réagir. Envoyant son écuyer se mettre à l’abri, il avait traversé la ville jusqu’à rejoindre le lieu du sinistre. Arrivant sur les lieux, il put voir qu’il s’agissait en fait d’une grande maison à deux étages combinée à ce qui devait être une grange. Le corps d’habitation était déjà ravagé par les flammes et ces dernières commençaient à grignoter doucement le reste de la structure. Le jeune chevalier s’approcha rapidement de l’un des hommes de la milice afin d’obtenir des informations.

« Un accident ? S’bien possible ça, m’ser. Mais j’y jurerais pas. S’quand même dur de dire qu’on a oublié une torche allumée contre le mur, nan ? »

Haussant les épaules, l’homme alla ensuite rejoindre ses compagnons afin de tenter de maitriser l’incendie, mais ce n’était pas une chose aisée quand on avait principalement des seaux… Ser Pryam s’éloigna un peu, ne pouvant guère aider pour le moment, mais il n’avait pas la conscience tranquille pour autant. Quelque chose le travaillait, mais quoi ? Il ne put guère y penser plus qu’un homme le rejoignit, ser Oberyn Dayne, chevalier Dornien connu dans tout Westeros. Les hommes échangèrent quelques mots jusqu’à ce qu’un cri ne les paralyse sur place.

*** *** ***

Les soldats aux portes de la forteresse levèrent leurs armes lorsque deux ombres approchèrent. Il ne s’agissait toutefois que de Tyron et Raf, les Nordiens envoyés par Deana Lideuil pour prévenir la garde des types louches qui se baladaient en ville. Les sentinelles éclatèrent de rire avant de tenter d’expliquer à ces fermiers ce que pouvait être une ville, avec son lot de types étranges. Ils précisèrent aussi que les Nordiens avaient tout de ces types… Cela ne plut pas forcément aux intéressés, mais ils ne purent rien dire. Une clameur attira en effet leur attention et leurs regards plongèrent vers la ville. Ils repérèrent le feu qui leur dissimulait un peu le reste, mais ils virent aussi quelque chose d’étrange… Des lueurs s’agitaient à l’horizon, comme s’il y avait du mouvement. Beaucoup de mouvement. Ce n’était pas bon ça. Plissant les yeux, Raf lâcha un juron particulièrement coloré. Il venait de voir les voiles de boutres fer-nés… Sur la plage ! Il ne fallut pas longtemps pour que l’alerte soit donné et que les cloches de la Tour Retentissante ne se mettent à sonner.

*** *** ***

En ville, lord Dagon continuait d’avancer, doucement mais sûrement. Il perçut toutefois un son nouveau à travers les cris. Des cloches ! Les choses se mettaient donc en branle. Depuis des siècles que les Fer-nés attaquaient Salvemer, ils avaient appris à connaitre la place. Les premières cloches n’avaient pour but que de signaler leur arrivée. Cela ne rendrait les pillages que plus lents, les habitants et les miliciens étant prévenus. Les maisons seraient certainement barricadées, mais ce n’était pas un problème. Si les miliciens quittaient le feu, la ville serait ravagée. Et s’ils ne bougeaient pas, il en serait de même. Ils avaient encore du temps. Jusqu’à ce que le son des cloches ne changent.

*** *** ***

Près du feu, ser Pryam et ser Oberyn étaient toujours figés. Ils avaient entendu un cri… Et ce cri venait de la grange en feu ! Etait-il possible que quelqu’un soit pris au piège là-dedans ? Ils ne purent interroger les miliciens sur la question parce que quelque chose changeait dans l’atmosphère. Des sons nouveaux, ceux des cloches de la Tour Retentissante. Cela ne pouvait dire qu’une chose ! Des Fer-nés attaquaient la ville. Maintenant ? Cela pouvait expliquer le feu, mais cela paralyserait aussi beaucoup les miliciens. D’ailleurs, l’homme qui avait parlé avec le chevalier du Val s’approcha à nouveau d’eux, l’air paniqué.

« Que fait-on, messers ? »

Citation :
HP :

- Edarra et Rivanon : vous êtes alertées de l’attaque fer-née par les cloches et les deux hommes du Nord. Vous devez donc vous préparer à défendre le château et/ou à repousser l’attaque. Vous pouvez soit rester sur place, soit vous cacher quelque part, soit descendre en ville. A vous de décider x)

- Deana et Dezial : chacun de vos groupes fait face à trois hommes armés et en colère. Ces derniers n’ont pas peur de la mort et ils se battront jusqu’au bout. Je vous laisse régler ça comme vous voulez. Faites vous plaisir ^^ Tu peux éventuellement en garder un en vie, mais il ne t’apprendra rien, du moins pas assez rapidement pour que ça vous serve. Vous êtes tous les deux à une extrémité de la même rue et vous avez pu voir un groupe de trois hommes quitter les lieux par une rue parallèle. Une fois le combat terminé, vous pouvez tenter de les suivre. Si vous faites ainsi, vous remarquez qu’ils se dirigent vers la forteresse mais vous n’arrivez pourtant pas à les rattraper (ils ont trop d’avance). Vous pouvez toutefois deviner leur cible et vous y rendre. Ou prendre une autre décision…

- Pryam et Oberyn : vous êtes toujours devant un feu et quelqu’un semble être prisonnier de la grange. Les miliciens sont bloqués ici et les Fer-nés attaquent la ville. Ils ne vont donc pas tarder à arriver sur vous. Je vous laisse décider ce que vous faites ^^ N’hésitez pas à improviser !

- Dagon : tu peux encore te faire plaisir Very Happy Tu avances dans la ville et rien ne t’empêche de rencontrer un des autres PJ. A toi de voir x)

Prochaine réponse, lundi ou mardi en fonction des participations !

Bon jeu Very Happy
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Message Ven 25 Nov 2011 - 23:36

C'était encore plus attrayant que les rares soirées sympathiques qu'on faisait dans les îles, sur la plage. Il y avait du feu, comme souvent, pour cuir le poisson fraîchement pêché, mais là le bûcher était immense, à et la place de chansons paillardes ou qui relataient les légende du Dieu Noyé, les cris de détresse des gens. C'était tout bonnement bien plus excitant et intéressant pour la Seiche d'Or qui ne cessait de battre le fer malheureusement que contre de la chair. Ils remontaient lentement jusqu'aux habitations. Il y avait déjà plus d'âme sans défense à dérober du bout de son arme. Les portes étaient brisée violemment à coup de jambe musclée des guerriers barbares, ou alors de leur imposante arme. A peine engouffrés dans les petites maisons, des gens sortaient en courant, accueillis par un cimeterre qui les transperçait, ou alors, touchant à peine le palier, ils s'écroulaient, une hache lancée de l'autre bout de la pièce, plantée dans leur dos. Les femmes et les enfants hurlaient le plus fort, manquant de courage, tétanisés par la peur. Avec cela, des fracas, des grognements, ou des rugissements primaires des fer-nés. Dès qu'on s'attardait trop, Dagon envoyait un homme aller les chercher. Ils devaient bien voler, mais avant tout, continuer d'avancer. Les poches et les sacs de toiles se remplissaient peu à peu. Dagon et Qalen étaient devant, vite suivis de Botley et ses propres hommes. Ils s'approchaient doucement du feu.

On lui sauta dessus. Un écuyer à en voir la maigre richesse de ses vêtements et les maladresses de ses gestes. Il se défendait fort bien. Il le para une fois, avant de tomber sur les fesses. Il reculait, crapahutant sur son derrière alors que Dagon avançait d'un air effrayant, moulinant son épée vers lui. Il attendait. Du fairplay ? Aucunement, il savourait la peur du jeune homme qui agitait ses yeux. Oui, c'était signer son arrêt de mort lorsque l'on tombait devant un fer-né. Qalen balayait les villageois paniqués qui fuyaient partout, essayant d'échapper à d'autres pirates, mais tombaient sur le monstre qui d'un simple geste en blessait deux gravement. Dagon revint près de lui, couvert de sang. La gorge était si irriguée qu'elle crachait l'hémoglobine comme un geyser. Le jeune écuyer n'était pas parti dans les limbes, il suppliait surement la mort de venir, se vidant de son sang, prit de violent spasme. Il tuait rarement, il attendait de toucher ce qu'il fallait pour que l'homme sente la douleur la plus horrible, juste avant que votre âme vous quitte.

Ils ne cessèrent de gagner en mètre, s’approchant bien plus de la source de l’incendie. Les flammes léchaient les bâtiments, avec cette chaleur jouissive de destruction, l’odeur enivrante du matériel qui ne devenaient que cendre. Il manquait juste un peu de cri et l’effluve de leur peau qui bouillait. Une femme sortait de son habitat, précipitamment, les larmes qui ravageaient son si beau visage. Elle tenait un petit garçon dans ses bras, à peine trois ans. Dagon la barra d’un coup de lame vertical, lui coupant les bras d’un coup sec. Elle s’écroula devant lui, alors que ses mains et l’enfant partirent un peu plus loin. Le marteau de quelqu’un s’y abattit presque juste après. Dagon s’accroupit devant la femme qui suffoquait, les bras qui n’étaient plus que la bouche des enfers qui déversait sa vie sur le sol. Les bras croisés sur le pommeau de sa lame, il fixait les yeux de la dame qui étaient emplis de tristesse, de peur et de rage envers lui. Il lui fit un sourire, la laissant là, alors que ses jambes tressautaient, les deniers prémices de sa vie qui tentait de s’accrocher à elle. Elle n’avait même plus la force de crier. Dernière vision, son fils la tête explosée au sol par une arme barbare.

Les cloches sonnaient, sans que cela ne le perturbe. On continuait d’avancer et là, on ne pouvait lui mentir. Deux hommes, bien armés. Des personnes avec de l’expérience, du moins assez sûrement pour tenir plus de deux minutes contre eux. Il fit signe à Qalen le pouce et un simple geste de la main, son guerrier le comprit. Il restait là, ne bougeant plus, continuant de se débarrasser des autres. La Seiche partit au pas de course sur le chevalier blond, qui lui tournait légèrement le dos. Il fit un léger bond, levant son épée pour l’abattre sur lui. Pryam se tourna juste attend pour le parer. Un violent coup de sa lame longue sur le côté pour se dégager de leur position et il tourna sur lui-même, sa cape soulevant l’air.

_ Maintenant !

A ce moment, le jeune du Val pouvait apercevoir un géant lui foncer dessus. Ses pas étaient lent, mais lourd, sa voix tonitruante faisait presque vibrer tout ce qui était autour de lui, et il levait sa hache, proportionnel à sa taille monstrueuse. Dagon se retourna et fit face à Oberyn. Il tourna autour de lui, lui faisant signe d’approcher de la main avec une désinvolture non feinte. Ils devaient annihiler, mais aussi attirer l’attention sur eux assez longtemps.
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Pryam Templeton
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Message Sam 26 Nov 2011 - 0:21

     Pryam avait obtenu sa réponse et regardait autour de lui au moment où Oberyn lui adressa la parole. Lorsque les yeux du jeune homme se posèrent sur son adversaire d'entraînement, il constata que celui-ci ne portait pas son arme à la main et marchait avec une attitude relativement détendue. Le natif du Val se sentit un peu stupide, mais son inquiétude perpétuellement présente l'empêchait de sourire franchement. Il haussa les épaules en répondant.

     ▬ Disons que ce serait le moment idéal pour une attaque alors je me demandais si cela n'était pas criminel. »

     Il avait presque l'impression de s'excuser, mais c'était plus fort que lui ce chevalier et son air relativement calme soulignait encore plus le sentiment qu'il s'inquiétait pour rien. Pryam s'apprêtait à ajouter quelque chose lorsqu'un cri s'éleva soudain de la grange en flammes. Le chevalier porta son regard en direction du bruit au moment où les cloches résonnèrent alors que le milicien à qui il avait adressé la parole s'approcha des deux chevaliers. L'errant aurait aimé se tromper et que son malaise ne soit que le fruit de son imagination, mais le son de la cloche qui se répercutait à travers les ruelles de la ville ne laissait aucun doute possible. Aussitôt, le chevalier répondit au milicien.

     ▬ Il faut que vos hommes essayent de faire sortir le prisonnier de la grange, nous devons aller nous occuper des Fer-nés et.... »

     Il n'eut jamais le temps de terminer sa phrase car l'homme qu'il regardait ouvrit de grands yeux en fixant un point derrière Pryam. Celui-ci se retourna aussitôt, juste à temps pour voir un Fer-né arriver en courant droit sur lui, l'épée levée pour le frapper. Le natif du Val leva son arme pour parer le coup et sentit son bras vibrer sous l'impact, il avait une force impressionnante et la surprise lui donnait un avantage certain. Des cris s'élevèrent derrière Pryam, certainement les civils qui aidaient la milice à éteindre le feu, ils allaient s'enfuir et la grange continuerait de flamber, pourvu que les miliciens délivrent le prisonnier de son piège de feu !

     Le Fer-né donna un coup sur le côté, brisant la prise et libérant son épée pour s'écarter sur le côté en criant, mais criant à qui ? Pryam le vit rapidement lorsqu'un géant qui devait faire une bonne tête et demi de plus que le chevalier, s'approcha de l'errant qui ne pu empêcher son cœur d'accélérer. Il avait bien entendu parler de la taille de certains Fer-nés, mais de là à les voir en vrai, c'était autre chose ! Oberyn était aux prises avec le premier assaillant de Pryam et par conséquent ce-dernier devait se débrouiller seul.

     Faisant un pas-chassé sur le côté, le chevalier raffermit sa prise sur son bouclier avant de s'éloigner un peu du feu qui l'éblouissait, il se débrouilla pour l'avoir derrière lui de manière à ce que le Fer-né soit dérangé par la lueur des flammes lorsqu'il le regarderait. Visiblement le géant à la hache avait envie d'action car il s'approcha rapidement de sa cible avant de faire un moulinet avec sa hache à deux main. Le jeune homme du reculer et se baisser pour esquiver le coup et éviter de se faire couper un bras ou une jambe – voir même pire – puis il riposta aussitôt en tentant un coup d'estoc vers le géant qui sauta sur le côté pour ne pas se faire toucher. Il était loin d'être aussi leste que les autres adversaires du chevalier, sans compter que lui-même n'était pas alourdit par son habituelle armure, est-ce que cela lui serait utile ?

     Le blond tendait l'oreille pour essayer de vérifier qu'il n'y avait pas d'autre danger immédiat, sans quitter sa cible du regard et heureusement ! Le colosse se jeta une nouvelle fois en avant et Pryam dû lever son bouclier pour parer le coup tant il s'était rapproché, l'empêchant d'esquiver. Le bras droit du chevalier vibra douloureusement et il le sentit l'élancer un moment, mais peu lui chalait, il fallait réagir rapidement ! Profitant de la proximité du géant, il se concentra avant de lancer son épée en avant de manière à viser le flanc exposé de l'homme. Restait à espérer que son bras douloureux serait récompensé par une attaque finement menée.


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Dernière édition par Pryam Templeton le Mer 12 Juin 2013 - 22:04, édité 1 fois
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Message Sam 26 Nov 2011 - 11:16

Depuis les quelques jours qu’elle était là, il n’y avait rien eu d’anormal. On aurait aisément pu parler du calme avant la tempête comme elle en avait elle-même constaté à plusieurs reprises et comme pouvait en attester l’histoire. Mais malgré cette devise en tête, elle n’aurait jamais cru que aujourd’hui était le jour de la fameuse tempête tant redouter. A vrai dire, tout se passait normalement, enfin, normalement, comme depuis qu’elle était là. Bien sur il y avait de la tension, bien sur il y avait des gens un peu stressés de l’arrivée des fer-nés, mais rien jusque là ne sortait de la routine qui avait envahis tout le château Mallister. Edarra se plaisait à déambuler de-ci de-là à consulter les livres et les personnes du lieu sur les contes, les légendes et les coutumes du Conflans. Jusque là, son manège n’avait pas cesser et quand elle n’avait plus rien à faire elle observait les hommes s’entraîner dans la cours du château. Le soir venu, le repas fut servit lorsque tout le monde fut arrivé dans la grande salle. Edarra discuta quelques minutes avec Lady Rivanon. Une femme blonde, aux yeux bleus comme elle en avait peu l’habitude de voir. Le nord offrait de nouvelles têtes à découvrir et la douceur de la jeune femme n’avait d’égale que son sérieux. En effet, elle semblait prendre en main avec son père tout se qui se passer dans le château, luxe qu’Edarra ne pouvait pas vraiment avoir pour le moment avec sa propre mère dans les parages. Mais le repas fut interrompu par une alerte : un feu venait de se déclarer en ville. La jeune dornienne porta un regard sur son garde par réflexe et malgré l’air impassible qu’il voulait se donner, les veines de son cou ressortaient légèrement indiquant qu’il était tendu. On pouvait penser qu’avec la nouvelle circulant sur les attaques des fer-nés les gens feraient attention à ce qu’ils faisaient mais apparemment non…

Lord Mallister prit les dispositions habituelles pour gérer ce genre de problèmes et envoya quelques hommes gérer la situation. Edarra savait Oberyn certainement déjà alerté et forcément déjà dehors pour essayer d’aider. Normal. Elle espérait juste qu’il n’aurait pas l’idée de sauter dans les flammes pour sauver tout le monde. L’idée qu’il revienne atrophié et entièrement brûlé ne lui plaisait guère. Mais elle n’eut même pas le temps d’y penser plus en avant que les cloches se mirent à sonner après quelques temps. Cette fois, Gerold avait la main à l’épée et un visage fermé et sérieux. Ca ne rigolait plus. Edarra se leva. Une attaque fer-né c’était évident, il fallait agir vite à présent. Dans sa tête, l’évidence fit peu à peu son chemin. Un feu juste avant une attaque était rarement une malheureuse coïncidence, le but avait certainement été de dispersé les forces à travers la ville pour rendre vulnérable le château. Et les hommes d’armes qui lui avaient assurés que les pirates des îles de Fer n’essayeraient jamais de prendre le château tellement il était fort et impénétrable : les voilà bien avancés. Gerold, en quelques enjambés se retrouva derrière sa Lady et, lui attrapant le bras, la tira doucement en arrière. Il fallait regagner sa chambre histoire qu’elle se prépare à une éventuelle attaque. Elle savait se débrouiller à l’épée alors autant ne pas prendre le risque de se retrouver à main nue devant quelques assaillants. Gerold partit devant, sans même faire attention aux autres et tressaillait à chaque fois que quelqu’un apparaissait du fond d’un couloir, prêt à leur trancher la tête au premier signe hostile. Arrivé dans la petite chambre d’Edarra, elle délaissa rapidement sa tenue d’apparat pour revêtir sa tenue de cuir qui était plus agréable pour se mouvoir, prit son épée et enfonça sa dague dans une de ses bottes. Elle avait tout d’une dornienne à présent et pas grand-chose d’une noble. Dehors, Gerold n’était pas tranquille. Peu familier avec ce château, il ne savait pas bien où emmenait sa dame histoire de la protéger un maximum. Edarra le devança en lui demandant de trouver un endroit d’où surveiller la porte principale du château. En bas, dans une mêlée, aucun des deux ne serait vraiment à son avantage et ils deviendraient possiblement des boulets pour tout le monde. Gerold, spécialiste en attaques fourbes et lâches ne tenait pas longtemps contre à un assaillant de face, préférant la discrétion et l’élimination rapide. Edarra, elle, n’était à l’aise ni pour l’un ni pour l’autre même si elle connaissait quelques « trucs » à l’épée. Surveiller la situation de loin était pour l’instant préférable.
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Message Sam 26 Nov 2011 - 14:45

La petite ballade en ville était agréable, il pouvait parler librement avec ses hommes, sans que personne ne vienne les déranger, il n'y avait aucune porte à surveiller, ni aucune personne à surveiller de près, si ce n'était le Tully, mais après tout, si quelque chose lui arrivait, les trois gardes pourraient devancer le danger, et survenir à temps pour anihiler celui-ci. Du moins en théorie.

Au fur et à mesure que les quatre hommes avancaient dans la ville, alors que la nuit se faisait de plus en plus noire, se rendit compte que les rues devenaient désertes. Ils croisèrent cependant une petite troupe de la milice locale qui les interpella, tentant de savoir ce que des hommes tant armés faisaient en pleine nuit dans les rues de Salvemer. En prononçant ses mots, le soldat regardait d'un air accusateur Garth, le fils du forgeron, qui se trimballait avec, dans son dos, une épée à deux mains, rangée dans un foureau de cuir, solidement attaché, l'homme en lui-même était assez grand, et possédait une masses musculaire suprenante, la forge lui avait formé un corps massif, pour lequel se servir d'une telle arme ne posait pas grand problèmes, et pouvait, pour beaucoup, être un moyen de dissuasion efficace. Avant que ses hommes prennent la parole, et surtout que ceux-ci prennent mal les accusations, en bon diplomate, s'avança en disant être un Tully, et expliquer les raisons de leur présence. Voyant que l'homme avait du mal à le croire, le maître d'armes avança sa main proche de celui qui tennait la torche, afin de montrer sa bague aux couleurs de sa Maison, tout en se présentant entièrement. Après un nom si pompeux que "Maître d'armes de Vivesaigues, et responsable des forces armées du Conflans", les milliciens finirent par les laisser en paix.

C'est après une bonne dizaine de minutes, que l'incendie se déclara non loin du lieu où ils étaient. Etait-ce les fer-nés qui avaient déclenchés cela? Le chevalier le redoutait, d'autant plus, que lui, ne portait pas d'armures, et que ses trois gardes ne possédaient eux, que du cuir pour se protéger, si les ennemis étaient nombreux, cela risquait d'être une des tâches des plus difficiles. Sans réelement prendre le temps de la réflexion, Dezial se tourna vers le fils du forgeron pour lui adresser la parole.

"Garth, dégaine, tu n'en auras peut être pas le temps après."

Il est vrai que sortir l'arme prennait du temps, avec son mètre trente de longueur, impossible de la dégainer dans l'état, il fallait d'abbord ôter le fourreau du dos, pour y retirer la masse de metal, pour enfin remettre le cuir dans le dos.

Une fois la lame sortie, les quatres hommes de Vivesaigues se ruèrent vers le lieu de l'incendie, où un petit groupe d'hommes avec de chaudes capes grises étaient présents. Une poignée de secondes plus tard, un autre groupe arriva, mais bien différent des hommes face à eux, tellement qu'une partie du groupe sûrement responsable de l'incendie se rua vers eux. Trois de ceux-ci arrivèrent aussi en direction des Tully. C'est à ce moment là que le sourire de Dezial se dessina sur ses lèvres, sourire qui lui vallut le surnom de "Lame souriante" par certains de ses hommes. Garth qui avait son espadon dans les mains se trouvait être le second combattant. Quant au troisième ... Criston regarda Garett pour lui demander une faveur.

"Mon vieux, occupes toi du dernier, je n'ai jamais eu l'occasion de voir Ser Dezial se battre réelement, je voudrais pas manquer ça.
-Dis plutôt que t'as la frousse.
-Ah ouais? Le prochain il est pour moi t'en fais pas, mais bon, essaie de pas mourir le vieux."


Le non combattant se recula pour regarder la scène, tandis que Garett dégaina deux dagues, il était expert dans le lancer de couteau, mais ça, son adversaire ne le savait malheureusement pas pour lui. Ce fut d'ailleurs lui le premier à entamer le combat, il fit le premier pas vers son adversaire en envoyant un coup mou, que son adversaire esquiva sans le moindre mal, son adversaire lui, enchaîna les coups de hache, dont l'ancien saltimbanque évita avec souplesse, et finit par reculer, feintant une mine appeurée, qui fit sourire son ennemi, qui, de son côté eut le malheur de relâcher son attention un court moment. Moment qui suffit largement au plus vieil homme de la garde de Dezial, pour envoyer deux lames se loger dans la gorge de celui-ci.

Au même moment, à quelques mètres de là, un horrible cri de douleur se fit entendre, Garth vennait d'enfoncer violement de nombreux centimètres le tranchant de sa lame dans son adversaire qui hurlait à la mort. Le forgeron aggripa ferocement la poignée de son espadon tout en repoussant son ennemi d'un violent coup de pied. Il en profita, en dégaeant la lame, pour assener un violent coup horizontal qui eut pour effet de couper la tête du malheureux.

De son côté, Dezial vennait de dégainer ses deux lames jumelles, et observait tout sourire aux lèvres son agresseur. En tant que maître d'armes, celui-ci avait prit l'habitude de jauger ses adversaires avant de faire quoi que se soit, c'est d'ailleurs ce qu'il fit avec l'homme en face de lui, qui tentait désespérément de le toucher d'un coup de hache, après avoir bien observé, le chevalier passa à l'attaque, déviant un coup de hache aisément, pour venir planter les deux lames dans la gorge de son ennemi naturel.

Les quatre hommes se dirigèrent ensuite de vers l'autre groupe, qui se battait, afin de leur proposer son aide, sachant très bien la réponse qu'il obtiendrait.

"Je suppose que si je vous propose mon aide, vous la refuseriez, n'est-ce pas ?"
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Rivanon Mallister
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Message Dim 27 Nov 2011 - 15:50

Les renforts furent envoyés secondés la milice. Je m'approchai de la fenêtre et tournai mon regard vers la ville. Je pus voir la lueur orangé du feu se détacher sur la noirceur de la nuit. Je me demandai quelle en était l'origine quand j'entendis les cloches sonner. Connaissant parfaitement les sons associés, je portai mon attention sur la plage et perçus la présence de voiles. Les fer-nés étaient là. La tension monta d'un cran et je trouvais que la coïncidence avec l'incendie était bien trop hasardeuse pour être innocente. Je vis entrer Gareth et Joseth dans la salle et s'entretenir avec mon père, je me doutais qu'ils venaient prendre leurs consignes suite à l'alerte bien qu'ils sachent déjà quelles seraient leur zone d'action, mais sait-on jamais si mon père décidait de changer leurs consignes. Je vis également le garde du corps de lady Edarra emmener celle-ci hors de la salle. Oberyn et Pryam devaient déjà se trouver dehors. D'ailleurs les serviteurs conviaient toutes personnes non combattantes à rejoindre leurs chambres dans un calme tout relatif. Je m'approchais de mon père tout comme Alkeryne.

- Gareth, la milice et les hommes envoyés pour éteindre l'incendie sont pour ainsi dire exclus du système de défense, ce feu reste leur priorité nous ne pouvons nous permettre de le laisser s'étendre plus avant sur la ville. De plus je ne peux envoyer trop d'hommes à la rencontre der fer-nés, diviser nos forces seraient une erreur. Ainsi tu vas t'occuper de la défense des remparts et abords immédiats. Alkeryne, prend quelques hommes et porte toi à la rencontre des fer-nés, je veux une évaluation, essayons de les ralentir voire les contenir à la ville, ils sont sur notre terrain autant jouer à notre avantage. Quant à toi Joseth, prépare tes hommes pour une sortie direction la plage, tu sais ce qu'il te reste à faire.

Sur ce, les trois hommes acquiescèrent et sortirent précipitamment de la pièce. Je les suivis de près, me rendant dans ma chambre pour me préparer aux éventuels combats. Une fois revêtue d'une tenue plus adéquate, je pris mon arc et mon épée et me rendis sur les remparts. Je vis la silhouette de mon père quelques mètres plus loin, jaugeant la situation et prenant les dernières dispositions.

**************

Robert Mallister observait sa ville, l'air légèrement soucieux. Il ne savait combien ils y avaient de pirates ayant posé le pied à l'intérieur de la cité et donc ne pouvait juger correctement des forces à déployer. Néanmoins il savait qu'avec l'alerte les citadins se seraient barricadés et munis d'armes pour se défendre. Ce feu était une aubaine pour les fer-nés et une plaie pour les riverains. Apparemment messer Tully avait décidé de sortir dans la soirée et devait se trouver avec ses hommes quelques part en ville, certainement dans la zone incendiée logiquement... Cela faisait déjà des combattants sur place. Deux hommes furent mener à lui, deux nordiens qui lui firent en résumé des évènements. Le seigneur les remercia pour leurs informations, les conviant à rester pour défendre la forteresse, à moins qu'ils ne veuillent rejoindre leurs compagnons en ville. Le nombre de combattants s'élevait de minutes en minutes, mais cela ne diminua pas la tension envahissant l'atmosphère. Le seigneur de Salvemer se tenait prêt à coordonner les actions de ses hommes.

************
Maïwenn, la benjamine des Mallister, était dans les couloirs, là où on s'attendait pas à la trouver, quand elle croisa lady Ferboys et son garde du corps. La petite fille avait entendu les dernières paroles de la dame qui souhaitait trouver un lieu pour observer la porte principale. Alors elle s'adressa au couple avec un sourire enfantin.

- Vous cherchez un lieu propice? Suivez-moi...

L'enfant savait qu'elle ne devrait pas déambuler dans les couloirs, mais elle ne voulait pas rester cloitrée dans sa chambre, ni en compagnie de ses frères et sœurs ce qui pourtant était le plus prudent. Alors si la dame et son garde du corps souhaitaient une position de choix qu'ils la suivent. Maï n'attendit pas avant de filer vers un poste qu'elle savait parfait pour observer la porte sans être repérer. Une fois son rôle de guide effectué, elle tâcherait de rejoindre Walda pour éviter qu'elle ne s'inquiète.

- Faites attention à vous en tout cas...

***************
Reurik se tenait à mes côtés, j'observais la ville la main crispée sur le corps de mon arc. Je n'aimais pas rester inactive devant les combats qui se déroulaient dans ma ville. Alors je tournais brusquement les talons et descendis rejoindre la sortie dérobée emprunter par Joseth et ses hommes. Bien entendu Reurik me déconseilla de sortir en ville, mais bien que sachant ses arguments pertinents je suivis ma décision. D'un pas de course léger, je me faufilai dans les rues familières. Je les connaissais comme ma poche ayant eu l'occasion de les parcourir à loisir. Je prenais des raccourcis qui me feraient certainement arriver avant ou en même temps qu'Alkeryne sur les lieux et qui m'évitaient par la même occasion de rencontrer le gros des troupes. Plus je m'approchais plus j'entendais les clameurs de secours et les bruits de combats. Alors je choisis de passer par les toits. Mon garde personnel me suivit, il ne voulait surtout pas qu'il m'arrive malheur ou bien mon père lui ferait passer un sale quart d'heure.

Depuis mon position surélevée, j'avais une vue imprenable sur la situation. Les fer-nés avaient commencé à attaquer les personnes présentes et je supposais que leur route devait être semée de cadavres. Oberyn et Pryam étaient aux prises avec des pirates et il me sembla reconnaître le chef des attaquants. Je sortis une flèche de mon carquois et bandai mon arc. Les deux chevaliers étaient trop près de leurs adversaires pour que je puisse assurer mon objectif alors je me tournai vers les fer-nés qui se trouvaient juste derrière. J'essayais de ne pas me retrouver à découvert utilisant les caches offertes par les cheminées. Je faisais en sorte que mes flèches atteignent leur but et ralentissent ou mettent hors d'état de nuire mes cibles. Il était rare que je me retrouve au sein d'un combat néanmoins je sus garder mon calme et mis à profit mes compétences pour soutenir nos soldats.

Reurik se fondait dans les ombres et je le sentais prêt à en découdre. Je reportai mon attention sur mes chevaliers et voyant sa montagne de muscle d'adversaire, je décidai de lui prêter main forte. Je me tenais prête à décocher une flèche dès que j'aurai une ouverture pour l'homme à la hache. Après comme ils bougeaient ma flèche n'était pas assurée d'atteindre le dit-homme... Et surtout je ne pourrais pas rester bander indéfiniment. J'espérai simplement que ma position d'archer embusqué serait découverte le plus tard possible, je n'avais pas l'intention d'affronter directement les fer-nés et préférais m'enfuir à travers les ruelles familières, quitte à les mener vers d'autres soldats plus à même de se dresser face contre eux.
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Message Lun 28 Nov 2011 - 3:43

Oberyn voulait bien croire que ser Pryam connaissait mieux les attitudes des Fer-Nés et leur manière d'opérer bien qu'il douta très sérieusement de ce fait. Il allait simplement taquiner son partenaire d'entrainement lorsqu'un cri leur parvint depuis l'intérieur de la bâtisse, et quand bien même son arrogance et sa vanité naturelle était en passe de le rattraper il dû reconnaitre au natif du Val une certaine prestance ainsi qu'un façon très efficace de prendre les choses en main. Il allait en être quitte pour retourner à la forteresse, avec un peu de chance Lady Edarra, sa princesse du désert, serait descendue dans la grande salle attirée par le remue ménage que l'incendie avait provoqué. Il pensait encore à la conversation qu'il aurait avec sa dulcinée lorsque le garde de la milice changea soudainement d'attitude, comme pétrifié par quelque chose venu de la ruelle derrière eux. Il eut à peine le temps de se tourner pour voir ser Pryam parer avec dextérité et une certaine classe, il fallait bien l'admettre, l'attaque d'un Fer-Né. L’Épée du Matin devait reconnaitre son manque de jugement et sa méconnaissance de la manière de faire de ces insulaires. Il n'aurait jamais parié sur une attaque de la sorte d'une ville fortifiée et défendue par nombre d'hommes de rang et des chevaliers. C'est avec une certaine délectation qu'il tira enfin, Aube de son fourreau, la nuit était belle et la lame laiteuse rayonnait d'une lueur toute particulière, avide de mordre l'acier, comme la chaire.

Le jeune dornien vit alors un homme d'une stature incroyable se jeter dans la bataille. Il n'avait de fait jamais vu d'homme aussi grand et colossale. Il cru à une sorcellerie de premier abord mais la masse de guerre que le colosse maniait semblait elle bien réelle. Il ne put s'empêcher de se faire la réflexion que les Fer-Nés devaient nourrir ces monstres de la nature avec autre chose que de la nourriture classique pour obtenir un tel résultat. Pour dire vrai, son sang bouillait dans ses veines, de l'envie de combattre un tel géant. Mais ce dernier avait jeté sa fureur sur ser Pryam et Oberyn ne put que l'envier d'avoir un tel adversaire. Pour sa part il semblait qu'il doive se contenter du premier assaillant, celui-là même qui avait tenté de fendre son partenaire d'entrainement en deux, à la manière des fourbes, par derrière et sans prévenir. L'individu commença à entamer avec l’Épée du Matin un ballet à deux, tournant l'un autour de l'autre sans s'attaquer. Les yeux du dornien observaient avec avidité les mouvements du Fer-Né. Il tira sa dague de son fourreau, il était désormais prêt, Aube en sa main droite et la dague dans la gauche, il pouvait parer et attaquer à loisir. Un large sourire aux lèvres, il s'adressa à ser Pryam.
Je retire mes mots ser Pryam, vous aviez raison de venir, cette nuit risque d'être mémorable ! Il n'avait pas quitté son adversaire du regard et lorsque celui-ci lui fit signe d'approcher, le jeune dornien n'en sourit que plus sincèrement, Aube lui brulait les mains, elle n'avait pas vue la nuit depuis bien longtemps et désormais elle devait s'abreuver. Respectant son vœux, ser Oberyn ne l'avait encore jamais tirée au claire autrement que pour aiguiser sa lame. Mais cette nuit verrait l'arme légendaire des Dayne pourfendre la lie de Westeros. L'excitation gagnait tout son être à mesure que son adversaire et lui même se déplaçaient de coté pour s'observer. Il perçut l'impact de l'arme du géant sur le bouclier de ser Pryam et se dit que cela avait dû faire mal. C'était là l'inconvénient de porter un bouclier on s'en remettait bien trop souvent à lui pour parer les attaques plutôt que de simplement les esquiver, face à un adversaire aussi colossale, Oberyn était persuadé que la meilleure stratégie aurait été de le laisser frapper tout son soûl avant de lui trancher la carotide d'une frappe d'estoc. Mais son opposant à lui n'était pas du même gabarie, il était plus imposant que le dornien certes mais guère différent des autres chevaliers qu'il affrontait en tournoi ou au cours d'entrainement. Je vous envie ser Pryam, votre combat restera comme l'évènement de cette nuit. Plus que la gloire dont il n'avait cure, c'était du défi proposé par le colosse dont Oberyn était envieux. Cependant et bien qu'il eut préféré combattre le géant, son sourire ne le quittait pas, son propre combat serait tout aussi mémorable, la première vie prise par Aube durant cette génération.

Il revint à son opposant et décidant qu'il était désormais temps de mettre fin à leur danse, le chevalier des Météores fit un moulinet avant de faire s'abattre Aube dans un mouvements de taille allant de haut en bas. Une simple prise de contact pour ainsi dire, il voulait voir de quelle manière son opposant réagirait, quelle était sa manière de prendre ses appuis ainsi que son aisance à parer les coups.
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Message Lun 28 Nov 2011 - 21:11

Tyron la Bière et Raf la Gaffe s’étaient fait recevoir aux portes de la forteresse. Le premier vêtu de chausses de cuir marron sur un pantalon qui avait dut être beige avant d’être sale, une armure de cuir souple par-dessus sa tunique assortie au pantalon, une masse à la ceinture. Le second armé de même, mais recouvert de lainages noirs et d’une chemise de maille. Effectivement, ils auraient pu passer pour les hommes à l’air patibulaire croisés un peu plus tôt, moins les manteaux, et ils n’eurent pas le temps de se justifier d’avantage, sur la plage se distinguaient les boutres ennemis et les cloches sonnant l’alarme retentirent. Raf resta bras ballant sur place jusqu’à ce que son acolyte le prenne par le bras pour l’emmener un peu plus loin. Une fois à l’écart, l’amoureux du houblon qui devait être un peu plus vif que son ami lui dit que si ceux là ne voulaient pas les écouter, il faudrait trouver quelqu’un qui le fasse. Les feux, les bateaux, ça ne pouvait pas être un hasard et de toute façon, il était hors de question de rejoindre les autres alors que des hordes de Fer-Nés envahiraient bientôt les rues de la ville.

« J’ai pas l’intention de crever tout de suite ! »

Les deux hommes parcoururent la cour à la recherche d’un éventuel capitaine, ou n’importe quel décisionnaire susceptible de les écouter et de tirer les conclusions qu’ils ne pouvaient pas encore imaginer. Au bout de plusieurs minutes, ils purent faire le rapport au Sir de Salvemer lui-même et furent écoutés, ils ajoutèrent que les huit autres hommes de Lord Stark avaient prit en chasses les manteaux noirs et qu’ils resteraient pour défendre la forteresse ne sachant pas où les rejoindre.

***

Pendant ce temps du côté de Deana et des autres hommes de Stark, on entrait dans le vif du sujet. La poursuite prit fin au confluent de trois rues et le combat s’engagea pendant que trois hommes prenaient la fuite vers la forteresse, mais la blonde n’eut pas le temps de se dire que cela confirmait ses soupçons sur la stratégie des Fer-Nés, il n’était plus temps de réfléchir mais de dénuder l’acier et pendant qu’elle tirait son épée, lame d’une bonne longueur mais assez étroite pour qu’elle la manie avec aisance d’une seule main, elle cria en même temps que l’homme qui venait d’enlever son manteau :

« Archers ! Fuyards ! »

Les deux hommes perchés sur le toit pivotèrent de manière à tirer sur les trois hommes qui tournaient déjà la rue, ils eurent à peine le temps de tirer deux traits chacun que les manteaux noirs avaient disparut, peut-être par chance en avaient-ils touchés un ou deux, il sembla à Jarod avoir entendu un cri étouffé, mais comment savoir. Il demanda à Alistair s’il fallait les suivre, mais le doyen fit non de la tête et lui fit signe de s’accroupir tout en faisant de même. Il lui indiqua la direction de la ruelle adjacente par laquelle ils étaient arrivés puis prit une flèche dans son carquois et l’encocha, arc non bandé dirigé vers le bas, mais prêt à tirer sur toute personne qui tenterait de s’approcher par le bas bout de la rue pendant que le plus jeune faisait de même pour la ruelle.

En bas, Lionel et Wallen s’étaient jetés ensemble sur le pirate détaché du groupe de fuyards, mais celui-ci resta à bonne distance, les deux combattants s’éloignèrent l’un de l’autre, forçant leur adversaire à attaquer avant que l’un ne sorte de son champ de vision, une lance face à un trident et une hache, les passes d’arme se multipliaient, mais fut touché plusieurs fois malgré son allonge, alors que ses deux assaillants se jouaient de lui. Dans le même temps P’tit Dred et Gros Bill se disputaient pour savoir qui tuerait celui qui leur fonçait dessus avec un fléau et un bouclier, puis lorsqu’il fut assez proche, le plus petit des deux se baissa pour éviter le coup et se releva pendant que le Fer-Né essayant de sauter par-dessus le faisant basculer, puis le géant de la troupe qui s’était légèrement reculé lui coupa le bras tenant l’arme, il tomba face contre terre aux pieds de Bill et se retourna pour se protéger de son bouclier, mais Dred lui fourra une de ses épées courtes dans l’épaule et l’autre dans le bras du bouclier pendant qu’Omeric, qui jusque là s’était contenté de regarder s’approchait.

« Combien vous êtes ? »

Alors que les uns conversaient et les autres s’amusaient avec leur proie, Deana se vit seule pour affronter le dernier incendiaire, elle esquissa un mouvement vers lui et lui s’approcha d’elle d’un pas lent et circonspect en faisant tournoyer sa hache. Lorsqu’ils furent à portée, il abattit sa hache sur elle et elle leva son épée comme si elle allait parer, mais elle esquiva le coup au dernier moment en se glissant sur le côté, pivotant sur son pied d’appui, elle le frappa sur le flanc d’un geste ample et puissant usant des deux mains de haut en bas, mais malgré le poids de son arme, il eut le temps de la relever, tête en bas, pour se protéger et la lame ne frappa que le bois. La blonde se mit à sourire d’un air mauvais en se disant qu’elle avait peut-être affaire à un adversaire digne de ce nom.

C’est quoi le plan ? Demanda Bill, Omeric n’ayant pas reçut de réponse.
Répond ! Cria Dred en tournant son épée plantée dans l’épaule faisant douloureusement jouer l’articulation et arrachant à l’otage des cris stridents.
Vous allez crever ! Répondit seulement ce dernier avec le masque de la douleur et les dents serrées
Toi d’abord.
La question est plus, mourra-tu vite ou très, très, très lentement… Dit Omeric avec un sourire en coin en s’approchant de son bras estropié sur lequel il appuya un pied, de plus en plus, pendant que l’autre gueulait, de plus en plus, mais ne répondait pas d’avantage aux questions qu’on lui posait.


Deana enchainait les passes d’arme, évitant de parer, elle n’avait aucune envie de vérifier la force de son adversaire, préférant esquiver encore et encore, ce qui eut le don d’énerver le Fer-Né. Mais la blonde craignait que les cris du prisonnier n’ameutent pas que des alliés et, sans lâcher son adversaire des yeux, elle dit d’une voix forte :

« Faites taire ce chien ! »

L’instant d’inattention suffit au géant qui devait peser deux fois le poids de la blonde et la dépasser de près de deux bonnes tête, et pourtant elle était grande pour une femme pour lever sa hache et la frapper horizontalement au niveau des épaules, cette fois elle n’eut pas le temps d’esquiver et dut parer avec le plat de sa lame, l’acier tinta contre l’acier puis glissa dans un cri strident, heureusement, le choc lui fit perdre l’équilibre et elle dut rouler sur le côté pour éviter de se retrouver le cul par terre, ainsi elle évita la lame de la hache qui fusa malgré la parade juste au dessus d’elle. Puissant, mais elle n’aurait jamais du chercher à arrêter le coup… Accroupie à quelques pas de lui, elle retira son Dirk de sa botte gauche et se releva alors qu’il fonçait sur elle en abattant sa hache vers le bas, elle dévia le coup de hache avec son épée tout en accompagnant le mouvement, elle tourna sur elle-même se retrouvant dos au pirate presque contre lui, mais déjà, la lame courte venait s’enfoncer dans la gorge de l’ennemi. Elle continua sa rotation jusqu’à être sur le côté assez loin de la hache puis retira le Dick de la carotide de celui qui pissait le sang par la bouche et le gosier s’étouffant en essayant de respirer, ou de parler, qui sait ?

Pendant ce temps, Bill venait de couper la tête de l’otage qui ne voulait pas répondre et le dernier Fer-Né s’était prit depuis longtemps un coup de hache en travers du crane. La blonde, tresses éparpillées sur les épaules les bras écartés avec ses deux lames se retrouva face au Tully qui lui proposait son aide. Elle prit le temps de rassembler ses bras et ses armes avant de répondre d’un ton calme, à peine essoufflée, pendant que ses hommes se regroupaient derrière elle et regardait les quatre autres d’un air satisfait et que le Fer-Né tombait à genoux en se vidant de son sang sur le sol et avant quelques jets avaient aspergés la blonde...

« Vous constatez que je peux m’en passer. »

Elle les désigna de la pointe de la lame courte. Dred regardait Dezial avec la bouche ouverte, rares étaient ceux qui se battaient avec deux épées et Bill observait Garth en lui souriant et en faisant tinter le fer encerclant son énorme pavois ovale qu’il portait lui, comme un bouclier. Gros Bill avait une bedaine, certes, mais elle ne se remarquait même pas au milieu de ses larges épaules, de sa taille et de ses membres puissamment musclés, ses deux là étaient faits pour s’entendre, mais il n’était pas temps de discutailler.

- Il n’est pas question d’accepter votre aide ou non, il est question de défendre cette ville. Les trois qui se sont enfuis et les six qui sont morts ne sont probablement qu’une infime partie de ce qui nous attend.
- Les autres sont partis vers la forteresse ! Lui rappela Jarod
- Deana grimaça avant de répondre : Les feux n’ont été allumés que pour mettre la population aux abois et vider la forteresse pour en faire une cible facile, cependant les habitants sont à la merci de ses pirates, sans même un mur de pierre pour la protéger.


Elle mit un genoux en terre à côté du cadavre exsangue et y essuya son poignard ensanglantée avant de le ranger dans sa botte, puis se relevant elle dit :

« Au fait… Deana Lideuil du Clan Lideuil, sous les ordres de Lord Stark, tout comme ses hommes. A qui ai-je l’honneur ? »

Peu de gens pouvaient se targuer que Deana s’adresse aussi poliment à quelqu’un, d’ailleurs Omeric jeta sur elle un regard des plus étonnés, mais les combattants avaient fait leur preuve, nul ne pouvait nier qu’ils étaient doués avec leurs armes et la blonde appréciait qu’ils semblent être du même bord qu’eux.

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Dernière édition par Deana Lideuil le Jeu 1 Déc 2011 - 21:50, édité 1 fois
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Message Lun 28 Nov 2011 - 23:56

Oberyn était face à lui et avait l’air aussi excité et amusé par la situation que l’était Dagon. Il jouait autant avec lui, comme deux animaux dominants qui voulait établir son territoire. Ils se tournaient autour. Il était si débordant d’arrogance. Il ne répondit pas de suite à son appel, comme si ce n‘était qu‘un combat de provocation, presque aussi sûr et confiant que lui. Il était pressé oui. Il en avait marre de s’attaquer à de pauvre habitants sans défense qui ne cherchaient qu’à se protéger en se barricadant ou en fuyant. Il savait, dans ses yeux que le jeune chevalier n’avait pas peur, au contraire. Il était impatient. Lui aussi.

Il le faisait languir, prenant le risque de ne point poser toute son attention sur le Seigneur Fer-né. Il avait encore le temps de parler à Pryam. Il avait cette fierté de lui laissé des ouvertures, comme s’il était si expérimenté, qu’il arrêterait Dagon quoi qu’il arrive. Il n’avait donc aucune faiblesse. Intéressant. Il se demandait si sa fierté valait son niveau de combat. Pendant ce temps, il ne jeta qu’un seul regard à Qalen pour voir s’il avait le dessus. Forcément, rien que sa carrure faisait perdre un peu de souffle à son ennemi. Rien que le vent de sa hache, pourtant pas si près lui annonçait que son collègue était toujours debout. Or, contrairement à Oberyn, il se concentrait bien plus sur ce dernier que son guerrier. Il avait une toute grande confiance en Qalen le Pouce et tout comme lui, s’il sentait que ça allait mal finir, on battait en retraite. Le but n’était pas de gagné au combat ou sur la conquête, mais de piller et voir le sang couler. Rien de plus, rien de moins. Le jeune chevalier devait s’y attendre, tout comme Pryam. Tout deux n’aurais que le plaisir de les voir fuir, ou alors de se voir tuer, mais pas de les abattre. Dagon était le champion des coups bas, et Qalen connaissait sa force pour savoir quand il fallait qu’il tourne les talons.

Il se trouva face au feu, ensuite de dos, et vis versa, tenant toujours le regard faussement concentré d’Oberyn. On entendit un violent choc juste au moment ou le jeune homme avait tourné la tête en direction de son compère. Dagon grimaça légèrement, le chevalier dut avoir mal.

Enfin, Aube, fonça sur Dagon, après s’être donné une dernière danse de provocation. Puis enfin, la pointe s’éleva haut pour s’abattre sur lui. Il économisait ses gestes. Le seigneur était très économe dans ses gestes. Il tentait de bouger le moins possible et n'en ressentait pas forcément le besoin. Il para, les deux mains sur le manche, pliant à peine les bras, juste de quelques centimètres. Oberyn avait bien plus de force qu'il ne l'imaginait. Le bruit fut fort et sec et au début, et le fer continuait de vibrer dans l'air, avec un sifflement digne. Ce qui l'étonnait le plus, fut la qualité de l'épée de son assaillant. Il crut presque entendre sa longue et épaisse lame gémir de douleur au contact de Aube. Rien qu'en un seul contact, des hommes de combat pouvait ressentir les finitions des atouts de son adversaire. Cela ne lui annonçait rien de bon. Il ne prit pas le temps de vérifier si le jeune homme avait gâtée son arme d'un petit cran, sur la ligne de la lame. Il fléchit les genoux, prenant bien appui sur le sol. Il fit glisser sa Seiche d'Or tout le long de l'épée d'Oberyn, jusqu'à sa garde. Il pivota à plat la partie tranchante, posa une main à la pointe et le repoussa vivement et avec force. De quoi le faire reculer un peu. Bon, il devait constater qu'il avait pas affaire à un petit damoiseau qui jouait les héros.

Il fonça rapidement sur lui, la lame qui pointait vers son bassin, dans l'idée de remonter en diagonal. Son adversaire avait l'air vif. Un autre coup latéral. Il se défendait bien. Le fer chantait l'un contre l'autre, Dagon ne cessant d'avancer sur lui, jouant de ses jambes pour atteindre l'une des siennes, dans le but de le faire tomber. Ne jamais se retrouver les fesses sur le sol avec un fer-né. Dagon essayait d'avoir des touches précises, mais jusqu'à maintenant, il ne fit pas mouche une seule fois. Il parait tant bien que mal les attaques du dornien. Un adversaire à sa taille. Dagon se retrouva dos au flamme, sentant la chaleur peser sur lui, épuisante et dévorante. Il jeta rapidement un œil derrière lui et sauta sur le côté pour éviter d'écurie de fortune qui s'écroula et roula jusqu'à eux. Il l’attendait, mais la chaleur commençait à le fatiguer. Il serait facile à, certes un jeune homme, mais au niveau remarquable, de trouver une faille ou enfoncer sa lame. Au prochain coup, l’épée du fer-né sonnerait creux, ayant elle aussi une faille, prête à céder. La suite allait être délicat.

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Message Mar 29 Nov 2011 - 16:26

Le silence régnait dans la forteresse. Cela faisait longtemps que l’on s’attendait à une attaque des Fer-nés, même si les gens espéraient vainement que la présence de la Tour les en sauverait. Finalement, les choses avaient fini par arriver malgré tout et elles l’avaient fait avec une brutalité et une sauvagerie que l’on n’avait pas vues depuis longtemps en ces terres. Lord Mallister prit les décisions qui s’imposaient, envoyant ses troupes en ville pour repousser l’attaque. Puis il monta sur les remparts pour observer comme il le pouvait la situation. Deux Nordiens furent bientôt amenés à lui et ils purent lui faire un rapport de la situation, lui parlant des étranges silhouettes aux manteaux et de leurs compagnons.

Pendant ce temps, lady Edarra Ferboys, invitée Dornienne de la forteresse, suivit les conseils logiques de son garde du corps. Elle était consciente que la situation était en train de tourner et elle devait donc prendre les devants. Se dirigeant vers les appartements qu’on lui avait prêtés pour son séjour dans le Conflans, elle se changeant pour revêtir une tenue plus adaptée au combat tout en se saisissant de ses armes. Elle entraina ensuite son fidèle Gerold à sa suite dans le but de trouver un endroit plus adapté à leurs techniques de combat et ils retournèrent donc en direction de la porte principale. Là, ils tombèrent sur une jeune sœur de lady Rivanon qui les conduisit en un lieu approprié pour observer. Lady Edarra la suivit et fut satisfaite du résultat. Souriante, la petite fille repartit alors sur ses pas.


*** *** ***

La ville brûlait. La ville criait. La ville souffrait. Telle une maladie qui rongeait peu à peu le corps d’un vivant, les Fer-nés avançaient, pillant, blessant et tuant tout ce qu’il pouvait. La milice faisait ce qu’elle pouvait, mais ce n’était pas assez. S’imposer devant des pêcheurs un peu éméchés était une chose, affronter des pillards venus des îles en était une autre. Quand on savait que même des chevaliers avaient trouvé la mort sous leurs coups dans les régions du sud, cela avait de quoi impressionné, faire peur et surtout, diminuer les chances de survie. Par chance pour eux, ils n’étaient plus seuls. En effet, lorsque le feu s’était déclaré, lord Robert Mallister avait envoyé quelques uns de ses hommes afin de soutenir la milice. Les hommes du peuple étant trop occupés à maitriser le feu, les soldats de Salvemer s’étaient donc attelés à la tâche de repousser l’assaillant. Le sergent Wyll était un homme d’action et il avait déjà affronté cette racaille. Il savait donc ce qu’il fallait faire pour les vaincre et sous ses autres, les soldats de la maison Mallister ne tardèrent pas à vaincre les pirates, les tuant l’un après l’autre.

Pendant ce temps, sans se douter qu’un nouvel ennemi venait contrecarrer ses plans, lord Dagon Greyjoy faisait honneur à son titre de lord Ravage de Pyk. Il se délectait de la souffrance des pauvres innocents qu’il rencontrait, honorant par la même occasion son terrifiant dieu païen. Il savait bien sûr que les choses ne dureraient pas et c’est pour cela qu’il y prenait le maximum de plaisir. C’était la moindre des choses après tout ! Il n’avait pas fait le déplacement pour rien. S’avançant en direction du feu, le lord Fer-né repéra deux nouvelles cibles qui sortaient de l’ordinaire et annonçaient un bon combat en perspective. S’adjoignant l’aide de son fidèle Qalen, il lança l’assaut sur les deux chevaliers, les forçant ainsi à prendre les armes.

La manœuvre enclenchée par Dagon opposa Qalen à un jeune chevalier, le genre de ceux que l’on mangeait au petit déjeuner. Après avoir fait preuve de sa sauvagerie, le Fer-né eut le plaisir de voir son adversaire tenter une attaque. Il était peut-être petit, mais il n’avait pas peur. Pas encore, du moins. L’épée du jeune homme fut alors lancée en avant et elle érafla le flanc du Fer-né, laissant une marque sanguinolente tout en lui arrachant une sorte de grognement rauque. En retour, le manche de la hache vint violement heurter le bouclier du chevalier, l’envoyant bouler en arrière. Qalen souleva alors son arme pour l’abattre vers le sol, mais sa cible eut le temps de l’esquiver et de se remettre sur pied. Ils étaient maintenant de nouveau face à face. Qui prendrait l’avantage ? La question prit un tour différent lorsqu’une flèche venue de nulle part érafla la joue du Fer-né. Il grogna de mécontentement et se mit à surveiller les environs. Les choses allaient être difficile pour lui, s’il devait se battre contre un chevalier et un fantôme !

De son côté, lord Dagon Greyjoy affrontait un jeune chevalier Dornien qui n’en demeurait pas moins une légende de Westeros. Mais le savait-il seulement ? Avait-il entendu parler de l’Epée du Matin ? C’était peu probable, mais on ne savait jamais. Les deux hommes passèrent un temps à se jauger, cherchant à connaître l’autre tout en décelant une faille. Puis les choses sérieuses commencèrent et le combat s’enclencha.


*** *** ***

Les Fer-nés déjà présents en ville bien avant l’attaque s’étaient retrouvés face à deux groupes très différents. D’un côté, des envoyés de lord Beron Stark, des Nordiens, combattants aussi sauvages et féroces que les habitants des îles de Fer. De l’autre, des chevaliers et des soldats voyageant sous la bannière de la Truite de Vivesaigues. Des origines aussi variées que possible, mais un but identique. Il ne fallut pas longtemps pour que l’expérience des hommes du Conflans ne se fasse sentir et déjà les Fer-nés qui s’étaient jetés sur eux tombaient. La situation fut un peu plus lente du côté Nordien, mais ce n’était pas par manque de compétences. Quand on est à huit contre trois, il est difficile de faire plaisir à tout le monde et chacun devait alors faire le nécessaire pour éviter les ennuis. De plus, ils avaient tenté d’interroger un des Fer-nés, mais sans succès.

Une fois le calme revenu, il devenait évident que les trois fuyards étaient déjà loin. Ils semblaient se rendre à la forteresse, mais il était difficile de dire ce qu’ils comptaient y faire, à trois… De plus, les cloches sonnaient et l’attaque avait été lancée. Les Fer-nés devaient envahir la ville et il fallait faire quelque chose pour les stopper. Les habitants étaient de piètres combattants, mais ce n’était pas le cas des hommes du Conflans ou de ceux du Nord. C’était à eux que revenait cette décision. Les soldats se préparèrent à un nouveau combat lorsqu’ils entendirent des bruits de pas et d’armes clinquantes, mais ce ne furent pas des Fer-nés qui passèrent dans la rue face à eux. Au contraire, la dizaine d’hommes qui arrivait portait la livrée Mallister à l’aigle d’argent. Des alliés de poids pour affronter l’assaillant. Ils pouvaient d’ailleurs reconnaître Alkeryne, le maître d’armes de la forteresse à leur tête.


*** *** ***

Les boutres se trouvaient sur la plage et ser Joseth avait pour mission de les neutraliser pour bloquer tout retour des Fer-nés. Ces derniers n’étaient toutefois pas des idiots et ils avaient donc laissé quelques hommes sur place pour défendre leurs navires. C’était toujours une tâche ingrate que de ne pas participer au combat, comme une sorte de punition. Mais voilà que le Mallister pensait à eux et leur offrait des victimes ! Présent sur l’un des navires, Harlon le Rouge sourit. S’ils parvenaient à vaincre ces hommes, ils pourraient les offrir en sacrifice au Dieu Noyé pour offrir la victoire à Greyjoy !

*** *** ***

Les portes de la forteresse de Salvemer furent à nouveau le théâtre d’une visite et elle n’était pas forcément moins pouilleuse que celle des Nordiens. Les gardes en faction, sur le pied de guerre, virent en effet approcher des hommes. Trois, dont un blessé, visiblement. Ils semblaient porter des tenues de la milice, mais c’était difficile à dire. Il y avait quelque chose d’étrange chez eux, mais impossible de dire quoi…

« Vite ! vite ! Laissez-nous passer ! On est suivi par des Fer-nés ! Faut s’activer si vous voulez pas crever ! »

Les gardes furent surpris et ne surent pas trop quoi faire sur le moment. Plus bas, les premières maisons cachaient la vue et ils ne voyaient donc pas quoi décider. Ca pouvait être vrai comme ça pouvait être un piège… C’est alors qu’ils virent un archer prendre le virage, courant comme pour échapper à quelque chose. Une hache vola et lui arracha une partie du crâne. Il avait à peine touché le sol qu’un Fer-né déboula à son tour, récupérant son arme avant d’être criblé de flèches.

« Z’avez vu ! Bouger vot’cul merde ! »

Les gardes se préparèrent alors mais ils ne pouvaient rien faire sans avoir reçu d’ordre du seigneur des lieux. Ils envoyèrent donc l’un des gardes qui passait par là afin qu’il accompagne les trois miliciens chez lord Robert et qu’il revienne ensuite transmettre les ordres reçus. Tout aurait pu être parfait. Mais ni le garde, ni les miliciens ne grimpèrent les remparts…

*** *** ***

Du haut des remparts, lord Mallister avait vu les trois miliciens approcher de la forteresse mais il savait que les gardes de la porte feraient le nécessaire à ce niveau. Il y avait pire comme souci pour le moment. Des cris montaient, toujours plus fort… Quelqu’un approchait… Une horde d’ennemis. Ils les voyaient déjà, dans les ruelles, bien plus bas. Ces Fer-nés avaient du profiter du chaos autour de l’incendie pour contourner par des rues secondaires et déboucher non loin de là. Tenteraient-ils de prendre le château ? Difficile à dire…


Citation :
HP :

- Pryam et Rivanon : vous affrontez Qalen ensemble pour le moment. Vu la menace de l’arc, le Fer-né est assez coincé donc Pryam gagne en liberté. Je vous laisse continuer à le combattre. Vous ne pouvez pas le tuer, mais vous pouvez éventuellement le blesser. Comme des troupes arrivent, Qalen va forcément finir par fuir.

- Oberyn et Dagon : je vous laisse continuer votre combat ^^ Pareil qu’au dessus, des soldats arrivent donc je suppose qu’à un moment, Dagon va fuir. Je vous laisse voir ça x) N’hésitez pas à poster plus de 1 message ^^ Et si vous n’avez pas de matière pour faire 500/600 mots, c’est pas grave. Dans un combat, je vous autorise à faire moins, si vous voulez poster plus souvent.

- Deana et Dezial : libre à vous de faire ce que vous voulez ! Vous pouvez suivre Alkeryne et vous déboucherez alors chez Pryam et Oberyn pour affronter du Fer-né. Sinon, vous pouvez remonter vers la forteresse et prendre les assaillants à revers.

- Edarra et Rivanon (PNJ) : vous êtes dans la forteresse et des Fer-nés approchent, menés par Helya Botley (PV). De son point de vue, Edarra a pu voir les trois miliciens. Si oui, ces derniers ont tué le garde et cherche quelque chose de précis dans la forteresse. Je suppose que vous avez compris qui ils sont ^^ Les archers de Deana ont bien entendu réussi à en blesser un ! Pour ce qu’ils cherchent, c’est simple ! Ils veulent neutraliser la Tour Retentissante ! Je vous laisse donc gérer comme vous voulez.

Prochaine réponse, vendredi ou samedi en fonction des participations !

Bon jeu Very Happy
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Pryam Templeton
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Message Mar 29 Nov 2011 - 18:50

     Ser Oberyn avait l'air de prendre l'attaque du bon côté, du moins en imaginant qu'il y en ait un. Silencieux et concentré, le natif du Val ne répondit pas à son collègue qui semblait occupé à « danser » avec le premier assaillant du blond, il ne pouvait pas s'offrir le luxe de relâcher la pression un seul instant face à un colosse aussi imposant que le Fer-né. Mais lorsque la seconde parole de ser Oberyn arriva à ses oreilles, Pryam lâcha un bref rire aussi étonné qu'amusé, si son combat se révélait bien être l'évènement de la nuit, il espérait simplement que le bonus ne serait pas le décès du combattant attaqué.

     Quoi qu'il en soit, le jeune homme n'eut guère l'occasion de se soucier plus en avant des tracas qu'il pouvait avoir à ce sujet, les Fer-né avait été touché par son coup d'estoc et comme une légère victoire, le blond eut la satisfaction de voir un trait rouge apparaître sur la peau du géant. Il était grand et imposant, mais pas immortel, bien que certaines légendes puissent prétendre le contraire. La suite se passa rapidement, le coup envoyé par le Fer-né fit tomber Pryam qui n'avait guère l'habitude de se battre contre des personnes avec une telle force, mais heureusement, il parvint à se retourner et se remettre d'aplomb avant que la hache à deux mains ne frappe le sol.

     Heureusement pour lui, le chevalier n'avait pas son armure, s'il avait chuté avec cette-dernière il aurait été compliqué pour lui de se redresser aussi lestement, peut-être que les Sept voulaient qu'il soit dans cette tenue lorsque les Fer-nés débarquaient ? Il ne put y penser plus longtemps, car alors que Pryam reculait légèrement pour esquiver un nouveau coup de hache, une flèche sortie de nulle part et frôla la joue du géant, l'entaillant par la même occasion. Qui était-ce ? Peu lui chalait, l'essentiel était que la flèche ne lui était pas destinée ! Profitant de l'attention détournée du colosse, le jeune homme se lança en avant en mimant une attaque de face, cherchant à ce que son adversaire l'esquive. Lorsque ce fut le cas, le chevalier errant sauta sur le côté en plaçant son bouclier de manière à le protéger si jamais le Fer-né était plus rapide qu'il ne le songeait, puis son épée prit le chemin de la jambe de géant.

     La lame entailla à peine le mollet du combattant qui recula. C'était ce que Pryam voulait, visiblement il avait un ange gardien et un adversaire invisible, il fallait pousser le géant à s'exposer plus facilement pour offrir une meilleure cible. L'oreille tendue, le blond écoutait les bruits environnants, sachant par ce biais que Oberyn et son adversaire se situaient légèrement derrière lui, il devait éloigner le Fer-né de là en espérant que l'archer embusqué soit doué dans son art.

     Son bras l'élançait encore rudement, le coup de hache qui l'avait touché était tellement fort que cette douleur sourde allait certainement durer encore un peu. Le géant riposta alors, sa hache à deux mains lui demandait des gestes larges et il devait utiliser la lourdeur de l'arme pour se laisser entraîner de sorte à se servir de sa propre force pour augmenter la sienne. Attendant que le coup soit lancé, l'errant esquiva une fois de plus et lorsque le Fer-né était emporté par la vitesse de la hache, sauta en avant pour frapper d'un nouveau coup d'épée. Pryam se doutait qu'il n'aurait pas le géant à la force, il fallait le laisser s'épuiser, mais le temps était compté et les cloches persistaient à sonner pour prévenir les villageois. Il ne pouvait pas s'autoriser le luxe d'attendre alors que d'autres étaient en danger.

     Une rapide réflexion se fit dans son esprit, alors que l'acier château entamait une fois de plus la peau exposée du géant, Pryam constata qu'il s'était trop exposé et un rapide retour permit à son adversaire de lui entailler à son tour le bras. Bien heureusement, la riposta avait été assez tardive sans quoi il lui manquerait certainement un morceau à l'heure qu'il était. Le regard céruléen de l'errant ne se détournait pas de sa cible comme s'il avait oublié l'archer embusqué, mais il y songeait sans cesse. A peine le Fer-né se remettait-il d'aplomb que le natif du Val inspira rapidement avant de lâcher la lanière de son bouclier pour l'attraper sur le côté, puis il le lança d'un geste sûr vers le visage de son adversaire. Celui-ci recula rapidement pour éviter le projectile qui retomba sur le sol après avoir été repoussé, puis un rire sortit de la bouche du géant qui s'imaginait certainement avoir floué le blond. Pryam avait pris un risque en se débarrassant de sa protection la plus efficace, mais au moins il avait réussi à faire bouger le colosse et il espérait qu'il était dans la ligne de mire du tireur embusqué....

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Message Mer 30 Nov 2011 - 18:35

Bien entendu, la proposition avait été faite principalement par politesse. Le groupe qui semblait être allié, était en surnombre, d'autant plus que chaque membre du dit-groupe semblait se débrouiller plus que besoin. La jeune femme, qui était redoutable soit dit en passant, répondit à ser Dezial, en le désignant de la pointe de sa lame. Elle dit tout simplement que comme il pouvait le remarquer, ils n'en avaient nul besoin. Dans le groupe de guerrier, il y en avait un qui mettait mal à l'aise le maîte d'armes de Vivesaigues, ce dernier le regardait étrangement la bouche grande ouverte. A côté, il y avait un autre guerrier, imposant et même plus, le genre de guerrier dans le même gabarit que Garth. L'inconnu le regardait d'ailleurs avec un grand sourire, tout en frappant le metal.

Ce fut de nouveau la jeune femme qui prit la parole, disant que la question n'était nullement d'accepter une aide ou non, mais de défendre la ville, et que ceux étalés au sol ne devaient être qu'une infime partie de l'armée. Un des hommes rappela que des hommes étaient partis vers le château, chose à laquelle la belle blonde répondit que le feu avait été allumé pour faire sortir les habitants de chez eux, et vider la forteresse, afin de les rendre plus facile à attendre. Suite à ces paroles, le chevalier répondit, tout en essuyant le sang de son ennemi encore présent sur ses lames jumelles.

"Je sais bien que la priorité est de sauver la ville, je ne suis pas fou, cependant, éviter de perdre des bras armés alliés nous permettra de sauver plus de vie à terme. Pour ce qui est du feu, je suis d'accord avec vous."

Très peu de temps après, la jeune femme se présenta sous le nom de Deana Lideuil, du clan du même nom. Aux ordres de Stark, tout comme les hommes qui la suivaient. Stark? Mais qu'est-ce que des hommes de Stark faisaient ici? En tout cas, leur présence étaient des plus appreciés. Ser Dezial allait se présenter lorsqu'une troupe de soldats arrivèrent, avec à leur tête le maître d'armes des Rivanon, sous un grand sourire du Tully.

"Ser Dezial Tully, maître d'armes de Vivesaigues, et, responsable des forces armées du Conflans. Ces hommes sont gardes des Tully, tous formés par mes soins. Heureux de pouvoir compter sur l'aide des Stark."

Il se retourna alors pour regarder en direction des soldats de Salvemer qui se perdirent bientôt dans la fumée, avant de reprendre la parole.

"Mon devoir est de protéger cette ville du mieux que je le peux. Il me faut remonter vers le château, les assaillants doivent être en train de combattre le peu de soldats restés au fort, il nous faut les prendre de revers. Puis-je soliciter votre aide?"

Criston, qui, de part son passé dans les rues de Port-Real avait su garder un instinct de survie des plus haut, et ne faisait confiance à pas grand monde, s'interposa.

"Mais! L'on ne sait rien d'eux ser!"

Le maître d'armes se retourna vers son élève et lui placa une main sur l'épaule, tout en affichant un grand sourire.

"Ecoutes-moi bien Criston, si c'est Stark qui les envoie, tu peux leur faire confiance comme s'ils étaient tes frères."
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Message Jeu 1 Déc 2011 - 4:41

Oberyn et son opposant combattaient à une allure effrénée, chacun parant les attaques de l'autre. L’Épée du Matin voltait sans cesse parant parfois de sa dague, d'autres avec Aube et lorsque l'acier Fer-Né venait tenter de mordre la lame des Météores cette dernière fragilisait un peu plus l'épée du vieil homme. Oberyn estimait à une attaque seulement, une véritable attaque la résistance de l'épée du pirate. S'il cessait de parer un instant, s'il trouvait une seule faille il pourrait porter l'attaque qui mettrait fin à la lame de son opposant ainsi qu'à sa vie. Le jeune dornien voltait toujours, à l'aise sur ses appuis et confiant dans son avantage. Il était plus rapide, plus agile et surtout mieux armé, sans compter son talent propre qui, bien que le Fer-Né se défendait avec beaucoup de ferveur, surpassait grandement celui de son adversaire. L'effondrement de la grange le surprit néanmoins accaparé qu'il était par leur danse de mort. Cependant ni lui ni le Fer-Né ne se laissa surprendre plus que quelques instants et cette pause fut comme une trêve entre les deux combattants. Oberyn indiqua l'épée de son adversaire d'un geste de la sienne. Vous auriez mieux fait d'apprendre à forger des lames plutôt que de vous soucier de violer et piller de pauvres gens... Le jeune dornien souriait toujours autant même si son souffle était désormais plus court, pour dire vrai le Fer-Né était bien meilleur qu'il ne l'aurait cru et si son arme n'avait pas rendu l'âme si vite Oberyn était persuadé que le combat aurait pu durer bien plus longtemps. Il expira longuement tourna un instant la tête vers son ami ser Pryam, celui-ci tenait toujours bon face au colosse des îles de Fer et son regard se porta de nouveau vers son adversaire. Il était désormais temps d'en finir, nul n'était besoin d'humilier plus longtemps le vieil homme qui s'était bien battu.

Le dornien commença de nouveau à tourner autour de son adversaire cette fois simplement il n'était plus question d'échanger leur place, le Fer-Né resterait dos aux flammes. Oberyn voulait être certain que sa prochaine attaque serait parée et non esquivée. Il s'agissait plus désormais d'un félin jouant avec sa proie désormais coincée dos au mur. Encore qu'une proie n'est jamais plus dangereuse que lorsqu'elle n'a plus de retraite possible, c'est en ces moments que tout devient possible... Vînt enfin le moment qu'il attendait, il ne s'agissait guère de la position de son adversaire plus que de son tempo propre, il avait senti le moment se présenter et Oberyn porta son attaque. Aube fendit l'air brûlant pour venir frapper la lame d'acier, celle-ci vola en éclats. L'un d'entre eux déchira la chaire du dornien, l'entaillant sur toute la pommette gauche assez profondément pour que cela lui fasse mettre genoux à terre l'espace d'un instant. Il sentit très vite le sang lui couler le long de la gorge pour venir imbiber son pourpoint matelassé. Lorsqu'il releva les yeux vers le lieux où aurait dû se tenir le Fer-Né, celui-ci n'y était déjà plus. Oberyn était désormais celui qui était dos aux flammes. Il se redressa simplement, son adversaire n'ayant plus d'épée, le combat était d'ores et déjà terminé. Le dornien jaugea le regard de son opposant pour savoir si ce dernier irait jusqu'à le combattre sans armes mais il compris vite en entendant la rumeur d'hommes parvenant d'une allée que cela ne serait pas le cas. Il sourit donc au Fer-Né montrant la blessure sanguinolente qui marquait désormais son visage.
A l'avenir reste donc sur ton île vieil homme... Oberyn fanfaronnait mais il devait reconnaitre à l'ancien une certaine valeur à défaut d'une valeur certaine. Il avait tiré pour la première fois Aube de son fourreau en combat, avait participé à sa première escarmouche et reçut sa première véritable blessure, c'était en effet une belle nuit.
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Intrigue n°1 : la Seiche et l’Aigle

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