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Une femme qui devient Reine

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Message Ven 18 Nov 2011 - 20:18

Dagon était sur son trône, le regard perdu dans le vide. Des gens faisait la queue pour une malheureuse petite audience. Le coude flegmatiquement appuyé sur l’accoudoir et sa joue qui coulait sur son poing, il n’en pouvait plus d’entendre les gens se plaindre. Mais bien heureusement, ce jours là, il avait laissé totalement la parole à Aaricia. Oui, voilà une nouvelle chose dont les habitants des îles de fer devaient s’habituer désormais : le visage d’une femme et entendre sa voix. Elle n’était plus qu’une simple jolie plante qui trainait à ses côtés et qui ne remplissait que son rôle de femme : être respectueuse, ouvrir les jambes quand il lui demandait une faveur et lui faire un enfant. Elle était enceinte, mais jusqu’à maintenant, personne ne le savait sauf le couple, Harlon le Rouge et le chirurgien qui la surveillait de près. Elle voulait que ce soit un secret, mais il ne pouvait le garder égoïstement pour eux deux. C’était un petit miracle, un événement qu’il attendait avec impatience et dont il n’avait plus d’espoir. Quand il lui avait dit qu’elle attendait un enfant de lui, il reprenait un peu plus gout à la vie, et était malheureusement, bien plus nerveux. Il ne voulait aucune perte et quand même cela aurait été une fille. Un enfant, quel qu’il soit était une vie comme une autre, dans lequel son sang coulait : celui d’un guerrier et d’un seigneur qui gouvernait. Dans le pire des cas, il en ferait d’autre jusqu’à avoir un garçon, sinon une fille au pouvoir, cela se voyait bien dans quelques contrées lointaine, en dehors de Westeros. Les fer-nés étaient si différent et atypique comparé au reste du royaume, qu’ils pouvaient bien accepté une femme au trône, vraie régente par héritage et sang. Il suffirait de lui apprendre à avoir un cœur de pierre, un caractère sans remords et une force digne d’un homme. Un corps ne faisait pas tout, on était seul maître de son esprit et une femme pouvait prendre sa place, celle d’un homme. Il lui apprendrait à trouver un mari assez idiot et timide pour qu’il ne tente pas de venir la ronger jusqu’à sa couronne qui lui reviendrait de droit.

Il y repensait encore, voyant tout les plans possible à l’arrivée de cet enfant. Un petit gars, tout était prévu et écrit, mais une fille, il fallait réfléchir longuement à quelle éducation lui donner pour obtenir d’elle ce que l’on souhaitait, comme il le faisait avec Aaricia. Une femme au cœur imprenable et qui saurait être indépendante d’un homme qui pourrait n’être que trop influent ou l’écraser, la dévorer touet crue sans qu’elle ne s’en rende compte. Voilà la travail qu’il entamait avec sa reine.

Elle avait acceptée d’être sa femme avec el temps, il fallait qu’elle devienne une dame aux épaules larges de responsabilité. Il l’avait tant embêté et agacé. Il y eut souvent des moments où elle explosait, hurlait et brisait du matériel, puis l’insultait. Le château finissait par être habitué et ne tendait l’oreille que pour avoir des histoires croustillantes à raconter. Il la traitait souvent à défaut de parfois, comme une simple enfant. Les cours de combat, les soins pour son état, … Il réussit à faire courir la rumeur qu’elle était d’une santé faible. A côté de cela, il avait quémandé Harlon le Rouge pour qu’il l’éduque à l’Antique voie et à sa façon de se tenir en tant que première femme, face à son mari et au reste des Fer-nés. Ils se voyaient peu, mais quand Dagon lui accordait du temps, ce qui était rare, c’était pour prendre du plaisir avec elle, mais surtout pour la sermonner sans cesse. Il ne lui offrait pas une réelle attention ou écoute. A part de cela, pour finir de l’agacer, il la transformait aussi en statue de cristal. Elle devait faire attention sans arrêt, pas s’éclipser sans le prévenir, sans ses suivantes ou des gardes, ne pas se fatiguer, pas se mettre en danger, dormir tôt.

Or ces moments mouvementés, éreintant et surtout irritant, avaient fini par payer. Il l’avait éduqué surtout à se maintenir et savoir faire de son fort caractère une force. Elle devait s’assagir, se contrôler et savoir tempérer sa hargne, sinon les autres verrait en elle une trop grande faiblesse.

Il avait commencé à la mettre en avant lors de repas avec quelques amis, contact ou personnes importantes sur les îles. Il lui laissait prendre la parole ou lui demandait son avis. On commençait à réellement la connaitre, se faisant petit à petit une place dans les chuchotements de la cour. On le l’appelait plus « la femme de Dagon, sa nouvelle putain » ou encore « le simple coquillage du futur héritier ». Elle était « Dame Arricia », ou encore « Greyjoy ». Elle avait son propre titre, sa propre présence. Puis un autre jour, alors qu’elle n’avait qu’une place de femme ou de compagne, un peu moins effacé de Dagon, elle assistait à des audiences dans la grande salle. Elle était à ses côtés, sur son propre énormes fauteuils, de pierre et un peu d’ossement de quelques coquillage, formant des pointes, des traits offensives et agressive, des spirales lugubre, le tout couvert en hiver d’une fourrure imposante, pour plus de confort et de chaleur. Elle se tenait droite. Toutes les premières fois, elle restait silencieuse, s’ennuyait, écoutait, il ne le savait. Ce jour là, donc, on lui demanda son avis, voire une solution pour arranger le problème qui demeurait dans la tête du villageois. Il n’avait rien dit, laissant trainer un long silence, alors que ses doigts frottait l’accoudoir, pensif. Il finit par laisser échapper un « Aaricia, aurais-tu une ide précise à exposer à ce pleutre ? » Oui, il lui avait laissé la parole et la liberté de donner son avis, voire ses ordres. Ce n’était qu’un nouveau pas dans son rôle. Il lui avait ensuite expliqué qu’elle devait être prête à remplir cette responsabilité au cas où il s’absenterait trop longtemps. Les fois d’après, ils leur arrivaient d’en discuter tout deux, or quand ils n’étaient point d’accord, elle lui laissait le dernier mot par respect et étiquette. Des fois, elle était seule à prendre la décision et discuter de la demande avec le protagoniste. Ensuite, la confiance fleurissant en Aaricia, il la laissait assister à ses réunions privée, sur ses plans, ses stratèges, le développement du royaume des Fer-nés. Elle n’avait point le droit de parler, juste d’écouter. En dehors de ce petit salon, par contre, discrètement, il lui autorisait de venir lui prendre le bras pour lui confesser ses craintes, ou lui souffler quelques conseils.

Le voilà donc, sur son trône, attendant que le temps passe. Il partirait bientôt à Salvemer. C’était le dernier Fer-né qui eu l’honneur de voir la famille la plus importante des îles, pour exposer son problème. Une affaire de partages des biens, après un mariage, une dote non retenue. Il voulait que pour cet affront, la famille qui ne voulait pas payer la dote, donne une de leur fille comme domestique ou encore jouvencelle pour un de leur fils. Dagon fixait le grand bol où des flammes dansait à deux mètres de lui, réchauffant un peu la froideur des meubles et de la salle. Il n’en donnait pas l’air, mais il l’avait écouté. Aaricia était la seule à parler ce jour là. C’était devenue une habitude, à moins que le sujet soit trop délicat ou important. Elle allait répondre, mais l’homme rouspéta, bien avant d’entendre sa sentence :

_Je ne veux pas l’avis d’une femme seigneur, avec tout le respect que je vous dois … J’aimerai entendre votre propre avis, savoir ce que vous en pensez vous ! Elle prendra la défense de la famille qui a refusé de payer la dote de ma fille ! Les femmes n’aiment pas trop qu’on les troques pour un affront.

Dagon leva un sourcil et regarda longuement sa femme pour lui dire que c’était à elle de se débrouiller. Elle devait savoir se faire une place, s’imposer face à ce genre de caractère machisme et rustre qui animait la plus part des cœurs masculins natifs de ces îles. Quand il ne serait pas là, elle serait seule pour s’en sortir et montrer son autorité.

Un domestique arriva discrètement pour chuchoter à Dagon que le chirurgien attendait la jeune femme. Il lui fit un simple signe de tête d’attendre. Il l’amènerait dans la chambre, une fois l’entrevue fini. Le domestique hocha la tête et disparut sans un bruit.
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Aaricia Greyjoy
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Message Sam 19 Nov 2011 - 5:15

Aaricia jouissait de nouveaux privilèges qu’elle ne détestait pas le moindre du monde. Elle avait changé ses habitudes pour le bien. Elle trouvait les bras de son mari quelques fois, mais elle entendait plus souvent ses sermons. Comme si après avoir été faible, il redevenait la brute qu’elle avait rencontré dans ses premiers jours. Elle n’avait plus besoin de savoir ce qu’il ressentait pour elle. Elle l’Avait su. Elle ne lui redemanderait jamais, au risque de créer une autre tension dont elle n’avait pas envie d’avoir dans le moment présent. Elle avait bien d’autres soucis présentement, un peu plus gros.

Un matin, tout bonnement, il lui avait fait annuler ses cours avec le maitre d’Armes. Elle avait bronché comme à son habitude, mais elle l’Avait écouté. Elle se tenait davantage avec lui. Elle prenait place dans la grande salle qui jusqu’à maintenant lui avait été interdit. Elle appréciait, elle changeait au fil des jours. Après les repas, elle le laissait continuer ses plans et quand, elle savait qu’il avait finit, elle se glissait sans rien dire dans ses appartements et elle pouvait redevenir la femme qui avait besoin de sentir une âme protectrice. Tenait-il plus à l’enfant qu’à elle, elle ne saurait le dire, mais elle ne lui en voudrait jamais. Elle se savait plus forte, mais n’avait jamais osé émettre un mot si cet enfant ne naissait pas garçon. Elle préférait se dire que garçon naitra.

Il lui avait imposé des règles et elle lui obéissait comme une femme devait le faire. Elle ne sortait plus du château, une fois la nuit passée et n’avait surtout pas dis son secret. Un secret trop cher si elle devait parler. Peu de gens le savait et elle se sentait mieux ainsi. Elle n’avait pas à rendre de compte à qui que ce soit. Encore moins à ses frères ou son oncle. Les premiers temps, il était le seul à parler. Elle écoutait attentivement et apprenait. Elle était comme ca. Quand il lui demandait de répondre ou un quelconque avis, elle le regardait et hésitait dans les premiers temps. Mais elle prenait de l’assurance au fil de conversation. Parfois, elle se choquait quand, il laissait entendre qu’elle serait peut être un jour seule. Elle devenait un peu agressive, mais il l’obligeait à revenir plus calme

Un train quotidien qu’il avait prit et qu’elle ne détestait pas. Du moins, en temps normal elle savait se contenir, mais depuis qu’elle avait repris sa vie dans le château de Pyk, elle se résonnait à ne pas faire une folle d’elle. À Cormartel, on avait toujours évité les femmes des seigneurs. Déjà qu’elles avaient toutes un caractère assez particulier, elle était pire enceinte. Sa mère, elle-même, avait toujours été dure et insupportable. Encore plus quand elle était enceinte des jumeaux. Aaricia, dans son cas, avait simplement un mari qui connaissait les limites de son caractère et qui prenait toujours plaisir à la faire déborder. Ses limites étaient encore plus basses depuis quelques jours. La fatigue la gagnant beaucoup plus souvent et rapidement.

Quand enfin, elle sentit venir la fin, elle soupira intérieurement, plus qu’un, et elle en aurait fini de ces problèmes idiots qu’ils pouvaient trouver une solution par eux meme. N’avaient-ils parfois rien d’autre à faire d’important ? À croire que non … Dagon n’avait presque pas ouvert la bouche de la journée. Elle se doutait que Salvermer lui occupait le deux tiers des pensées l’autre tiers étant occupé à ce qu’elle ne fasse pas de bêtises. Ce que certains n’avaient peut être pas compris, était qu’elle avait vécu dans un monde d’homme. Cependant, sa patience avait beaucoup moins de limite que celle de Dagon. Lui il avait appris à l’être, Aaricia n’avait pas le temps pour cela. Elle était trop vive pour patienter que ce soit une seconde.

La jeune épouse de la Seiche tapait du pied avec impatience et ses doigts s’étaient resserrer contre le bras de son trône. Ils avaient choisi le mauvais moment pour la contrarier. Elle n’était pas d’humeur et n’avait qu’une seule envie pour le moment ; se reposer tranquillement dans ses appartements et respirer. Alors qu’elle ouvrait la bouche pour émettre son dernier verdict, on la coupa nettement. Le pauvre tentait de s’accorder la faveur de Dagon à son profit. Le pauvre, son seigneur n’en avait rien à faire.

J’ai l’heureux regret de vous annoncer que votre seigneur n’a pas du tout envie d’émettre une quelconque suggestion en votre faveur ou non. Mise à part que l’on déteste être prise pour de la marchandise que l’on troque, nous ne supportons encore moins de passer pour des idiotes sans cervelle et incapable d’émettre un jugement convenable.

Elle avait pincé ses mots avec violence et s’était avancée dans son siège prêt à bondir sur le premier qui allait ouvrir la bouche. Ce fut Dagon qui lui rendit un regard noir à son attention. Un regard qui en disait très long et surtout de prendre le dessus et de ne pas se laisser tenter à exploser comme une idiote. Devant lui c’était déjà idiot, elle imaginait l’image que l’on aurait D’elle. Une femme incapable de se comporter et de se tenir droite, laissant une petite insulte lui piquer l’orgueil. Elle reprit place avec force dans le fond de son siège et respira profondément.

Vous voilà bien chanceux que je sois encore de bonne humeur. Je ne prendrais pas personnelle que vous croyez qu’en tant que femme, je ne puis manquer de jugement ou encore d’impartialité.

L’homme qui se tenait devant elle allait émettre un quelconque excuse, mais elle lui fit signe de se taire. Elle n’en avait rien à faire des repentirs. Ce qui avait été dit avait été dit. Elle ne reviendrait pas sur le sujet. Il était clos et elle allait faire ce qui lui plaisait. Elle n’avait pas envie de condamner une pauvre enfant à la servitude d’un autre, pour la simple raison qu’il y avait eu un engagement non respecté. Et puis condamnée une femme pour des affaires idiotes des hommes, autant faire le bonheur du bon partie et faire une cure de silence pour le reste de la journée. Son rocher lui manquait déjà. Au moins, personne ne l’atteignait une fois là bas.

Je ne tiens pas à condamner une pauvre enfant de vos problèmes. Il y a eu un engagement non respecté. Votre première fille en âge de se marier ne finira pas comme domestique. Elle épousera un de ses fils. Par contre, vous, vous traiterez la fille comme il se doit. Elle n’est pas votre domestique et s’acquittera des tâches qu’il lui sied en tant que femme.

L’un avait ouvert la bouche, mais la jeune dame des Iles n’avaient plus la patience et elle le fit clairement comprendre en regardant l’homme de ses yeux noirs assassins. Un regard complètement explicatif qu’elle avait parlé et qu’elle voulait les vouloir quitter la pièce à l’instant même. Elle n’aurait pas la force d’argumenter davantage. On l’avait piqué un peu à l’Orgueil. Euron Pyke disait qu’à petite dose, elle encaissait, mais il avait du être le quatrième à émettre un commentaire sur la capacité de son jugement. Celui d’une femme. Elle attendit que la salle soit complètement vide pour souffler un peu. Elle avait finit par croire qu’elle n’y arriverait pas. La porte de sortie était déjà présente, pas trop tôt.

Elle se leva sans que Dagon bronche ou bouge quelconque. Salvermer était un épisode qu’il appréhendait trop. Elle pourrait ne pas exister et il n’y aurait que ca. Cependant, elle doutait qu’il pensait à son héritier. Il partait et ne savait pas combien de temps, il allait y rester. Serait-elle en sécurité? Son héritier s’accrocherait-il encore jusqu’à naitre? Trop de question et peu de réponse. Elle préféra ne pas le sonder et le laisser tranquille. Elle avait besoin de prendre un peu l’air. Elle resterait ici, elle n’avait pas la force de s’éloigner. Alors qu’elle atteignait la porte, elle entendit son nom. Elle détestait quand il faisait ca. Il restait songeur à rien faire, rien dire, et au moment, où elle allait mettre le pied dehors, il l’appelait. Cela l’énervait, elle le montrait et il l’utilisait contre elle. Elle se retourna et approcha de lui.
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Message Dim 20 Nov 2011 - 14:38

Dagon était sur son siège, presque avachi. De minutes en minutes son corps coulait le long de l'énorme fauteuil en pierre. Le visage dégoulinait de plus en plus sur sa main. L'homme qui lui avait demandé son avis, se voyait de nouveau humilier face au refus du seigneur. Après avoir laissé sa femme se débrouiller comme une grande dame, il avait détourner le regard pour de nouveau apprécier les flammes. Elles dansèrent plus vivement, lorsque l'on provoqua un courant d'air. La voix d'Aaricia était forte, mais ne claquait pas comme un fouet dans la salle. Le timbre était stricte et froid, mais elle ne s'était pas laissé dépassé, ou presque. Toujours dans son état de torpeur, alors qu'il commençait à comprendre ce que pouvait éprouver la jeune femme, se murant dans le silence quand il faisait le plus ingrat de ses travaux, il finit par s'éveiller. Il tourna lentement la tête, comme si un petit bruit venait à troubler son repos. C'était sa femme, comme souvent. Elle était sur le bord de son trône, prête à sauter à la gorge de ce pauvre fils de manant qui n'avait aucun respect pour elle. Il fronça les sourcils, et elle s'enfonça à nouveau dans son fauteuil. Elle allait s'emporter et il ne valait mieux pas si elle voulait toujours être persuasive. Elle avait compris le message et plus autoritaire, détaché, elle réussit à le faire taire. Il voulut répliquer après ses réprimandes, mais elle réussit à s'imposer et il dut accepter son sort. Dagon avait fixé le villageois avec un grand sourire fier sur les lèvres. La scène l'amusait tellement. Un affront vis à vis de sa fille, mais le voilà remis à sa place par une femme, sous les yeux du Seigneur qui n'a pas daigné prendre la parole.

Ils finirent par quitter les lieux, même si l'accord n'était pas mauvais. Il avait obtenu ce qu'il voulait d'un certain point de vu. Bien sûr, dans ce pacte, l'homme non payé ne devra aucune dette de dot pour la fille qu'on donnera à l'un de ses fils. Les silhouettes n'avaient laissé qu'une lourde présence dans la Grande Salle. Dagon s'était légèrement étiré, laissant un bâillement lui échapper. C'est alors, que tournant la tête, il voyait Aaricia qui elle aussi se vidait de tant de responsabilités et d'ennui, tout simplement. C'était juste agaçant de les écouter de plaindre de bêtise minimes et en plus, osant lui demander un avis. Il était bien content ce jour là de l'avoir laissé tout gérer toute seule. Le temps ne fut pas si long, vu qu'il avait tant la tête à d'innombrables questions.

La jeune femme se leva pour aller, il ne savait où. Il n'avait rien dit, lui jetait à peine un regard, mais dans le coin de son oeil, il la suivait. Elle lui tournait rapidement le dos. Déjà de profil, son attention se portait sur sa tenue, surtout sur son ventre, essayant de voir l'enfant qui tentait de grandir dans son jeune et petit corps. ensuite, son oeil vif et d'homme se laissait contemplatif à ses hanches qui dansaient, gauche, droite, les pans de sa robes venant onduler de son bassin à ses pieds, les voiles qui cachait bien trop son corps. Et là voilà, qui atteignait une porte. Toujours appuyé sur son accoudoir, le poing sous le menton, il esquissa un énorme sourire avant de l'appeler. Oui, il adorait faire ça, et en jouissait encore plus quand elle soufflait fortement, agacée. Elle refit les pas dans le sens inverse, mais peut-être pas avant autant de loyauté qu'elle devait à son Seigneur. Dagon finit par tendre le bras vers elle, laissant lentement ses mains glisser le long de son bras, profitant de la douceur de l'intérieur de son poignet. Il ferma doucement ses doigts en une poigne de fer et la tira vers lui. Elle bascula par dessus l'accoudoir et désormais, assise sur Dagon, en plein milieu de la Grande Salle. Quelques domestiques aux yeux bien trop curieux les observaient, ainsi que quelques invités. Mais les Fer-nés n'étaient pas la maître de la bonne tenue. Il lui attrapa les cheveux pour reculer doucement son visage et c'est un baiser langoureux qu'il lui arracha, une main qui commençait à chatouiller ses chevilles. Il finit par lui chuchoter.

_Ne vous évadez pas, le saigneur vous attend dans votre chambre pour vérifier que tout va bien ... Ensuite, je serai sûrement d'humeur à obtenir de vous un peu d'affection... Il faut que j'en profite avant de partir et avant que vous ne deveniez aussi énorme qu'une baleine, avait-il susurré, l'oeil qui cherchait de mauvaise oreilles, feignant de lui donner un baiser dans le cou.

Il la fit descendre du trône, d'une simple main qui l'attrapait sous l'épaule, alors qu'elle glissait de ses genoux lorsqu'il se leva. Elle se débattit un peu, car il ne la lâchait pas dans la marche. Elle marcha ensuite à sa chambre après s'être libéré. Dagon était derrière et il se pencha sur la jeune femme, pour continuer de murmurer :

_ Je me moque que vous n'en n'ayez pas envie... Je ferai ce que bon me semble, car vous n'avez aucun droit sur ce sujet ...

On monta donc dans les appartements de la lady Greyjoy. Le chirurgien attendait patiemment, assit dans un coin de la chambre. Dagon poussa un peu la blonde vénitienne pour qu'elle se presse un petit peu. Pour éviter que le bruit de son état ne court les couloirs, il n'y avait aucune domestique. C'est Dagon qui s'occupa de la débarrasser de ses nombreuses couches de tissus pour ne laisser que la plus légère, cette espèce de robe informe et blanche. Le seigneur des îles de fer, laissa ensuite la jeune femme avec le médecin, alors qu'il vagabondait sur le balcon, le temps qu'il ausculte la jeune femme.

Quelques minutes après, on lui dit que tout allait pour le mieux du monde. La dame se portait très bien. C'est alors qu'on toqua à la porte. Dagon, d'un simple geste recouvrit Aaricia de la couverture et sortit de la chambre. La porte n'était pas complètement close.

_Monsieur, on a un problème avec votre équipage... Une est fortement malade et n'est donc pas sûr de pouvoir vous suivre pour Salvemer... Vous savez, le temps se rafraîchis...

On n'entendit pas la voix de Dagon, juste la porte qui se claquait et ses pas qui s’éloignaient fortement dans le long et étroit couloir. Le seigneur qui se préparait pour une bataille depuis déjà un moment, le départ étant prévu pour bientôt, disparu rendre visite à ces corps brisés par la maladie. Il fallait trouver des remplaçant d'autre homme. Il allait peut-être permuter avec les deux autres navires qui l'accompagnaient. Ou alors, il fallait remuer les îles. Pourquoi si tardivement, cela s'abattait sur lui ? Encore un teste de loyauté pour l'Antique Voie ? Aaricia ne vit pas son mari de la soirée, ni même au diner, car il n'était toujours pas au château. Ce ne fut que tard dans la soirée, qu'épuisé, il se rendit dans sa propre chambre, seul. Il se laissa tomber dans le lit, les yeux rivé sur le plafond un long moment. Les bougies s'affaissaient sur elles même, mais il n'était pas décidé à venir les éteindre. Non, il avait sortit quelques rouleaux, des cartes et quelques plans de bataille. Tout était étalé sur le lit, ces papiers, seuls compagnon de son sommeil qui le rattrapait doucement.
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Message Lun 21 Nov 2011 - 3:33

Elle avait oublié ce détail et pourtant, elle lui en voulait de moins en moins. Elle était comme une sorte d’attraction pour lui. Elle ne se rappelait jamais de ne pas fuir la salle comme ca. Chaque fois, il trouvait le moyen de la retenir contre son gré ? Jamais. Il avait été capable de la laissé trois semaines dans son château de Grand Wyk. Elle n’allait pas croire autrement qu’elle restait là par obligation. Depuis quelques jours, voir depuis son retour, elle avait un autre homme et elle ne bronchait pas. Elle savait que Dagon était un homme froid, mais bien des choses s’étaient dites en secret et bien des choses avaient changé. Même si elle n’était pas d’humeur, elle n’arrivait pas à lui en vouloir. Elle l’aimait un peu trop, mais à son rythme Dagon commençait à l’apprécier et elle avait de moins en moins de regret. Peut être était-ce aussi la raison qui la poussait à ne pas être exécrable avec lui. Il ne la traitait plus comme un vulgaire objet. Il avait fallu qu’elle lui dise, pour qu’il devienne un autre homme avec elle. Peu lui importait désormais. Elle laissait le cours des choses et patientait.

Elle n’Avait pas envie de jouer ou encore sourire. Elle était fatiguée et ses traits étaient tirés. Elle savait qu’autrement, elle ne pouvait faire plus. Elle se laissa emporter dans ses bras et se surpris à sourire et rire. Elle collectionnait les hommes bizarres. Elle vint pour l’embrasser, mais il lui tint un discours différent. Comment arrivait-elle à supporter cela, alors qu’avant, elle aurait simplement claqué une porte à son nez. Dagon lui avait montré à se défendre autant avec une arme qu’avec ses mots. Il ne tenait pas à en faire son portrait craché et Aaricia n’arriverait jamais à sa hauteur simplement parce qu’elle avait des sentiments que seules les femmes avaient et pas les hommes.

Qui vous a dit que j’allais m’évadez, cessez de lire en moi, je vais finir par avoir peur. Vous manquez toujours cruellement d’affection, votre Majesté., sourit-elle avant de chercher à lui attraper la main qui lui chatouillait les chevilles et d’éclater de rire. J’avais oublié à quel point vous étiez poète.

Continuant de rire intérieurement, elle se leva et le suivit en se débattant doucement. Elle était trop fatiguée de cette journée, pour se battre ou faire n’importe quoi d’autre. Elle remettait ses leçons avec le maitre d’armes toujours plus tard. Elle avait réduit le temps de son exercice cela, pour la simple raison de ne rien perdre cette fois. L’enfant avait beaucoup trop d’intérêt pour Dagon qui avouait ne jamais penser à saisir de nouveau cette chance. Était-ce de cela que découlait son comportement envers elle? Elle en était sure, mais elle ne dirait rien. Elle appréciait les moments peu importe qu’il soit. Elle se laissa faire et lorsque Dagon sortit de la chambre sans un mot de plus. D’accord, elle allait passer la journée seule. Elle était habituée à ce genre d’attitude chez lui. Lorsqu’il fut partie, elle se leva et sortit de la chambre, une fois habillée. Elle n’avait pas envie de faire le piquet à l’attendre.

Aaricia passa donc la journée seule et mangea seule. La table était déserte. Même Zachery avait trouvé le moyen de la laisser seule pour le repas. Lorsque sa servante vint l’informer que la Seiche était rentrée dans le château, elle ne bougea pas d’un doigt. Elle lui répéta de nouveau, mais Aaricia ne broncha pas et ne dérogea pas de sa missive à son frère. Elle entretenait une courte correspondance avec son frère, mais rien de plus. La nuit s’était installée peu à peu et Aaricia tenta une petite excursion dans la chambre de son mari. Les couloirs étaient plus froids qu’à l’habitude. Pourquoi, elle ne savait pas.

Au fond d’elle, même si il avait voulu de ce mariage, elle savait que si quelques choses devaient lui arriver, elle serait en danger. Il était autant conscient qu’elle, qu’un enfant à naitre était une bonne chose, mais qu’il y avait un lot de conséquence. En autant qu’on le lui ramenait en une seule pièce, elle ferait le reste. Inutile de demander plus dans ses prières. Elle n’avait rien à demander de plus. C’était ses seules prières au Dieu Noyé.

Elle entra dans les appartements de Dagon et le trouva endormit. Elle n’allait pas le réveiller. Demain, il ferait, elle ne savait quoi. Elle déposa une couverture sur lui et lui offrit un sourire triste. Elle prit les parchemins qui trainaient sur le lit et les déposa sur sa table de travail. Elle le regarda une seconde fois et caressa l’inscription des Iles de fer, avant de regarder l’endroit maudit qui lui causerait peut-être tous les soucis du monde. Elle attrapa une petite dague qui se trouvait sur le bureau et le planta sans bruit mais avec force sur Salvermer. Elle souffla les bougies et sortit discrètement avant d’errer dans les couloirs. Elle ne savait pas qu’elle force pouvait l’habiter, mais sa colère était si énorme, qu’elle n’arriverait pas à s’endormir ce soir. Elle était dans un autre monde que celui dont elle rêvait. Et s’il pouvait confier cette tâche à un autre. Il ne pouvait pas le faire et Aaricia s’en mordait les doigts.

Elle profita donc du calme de la maison pour prendre un bain chaud. Elle avait demandé cela, en signe de consolation de ne point profiter des derniers jours de son mari à Pyke. Elle s’y installa et resta plonger quelques minutes. En entendant la porte, elle héla sa servante de lui donné une serviette. Bientôt elle sentit qu’elle n’était pas sa servante.

Alors, vous avez décidé de vous réveiller.

Elle n’avait pas ouvert les yeux. Elle était trop en paix, pour le faire. Elle n’eut même pas le temps de tourner la tête qu’on la plongea dans l’eau. Se débattant du mieux qu’elle pouvait, le malandrin fut surpris par une servante. La jeune femme resta figer quelques secondes avant qu’il décide de se débarrasser d’elle. Il s’approcha d’elle et Aaricia eut juste le temps de sortir, pour essayer de respirer. Occupé par la servante qui venait de hurler à tue-tête, il ferma et verrouilla la porte. Aaricia avait eu le temps de se cacher et de prendre sa dague. Alors qu’elle se croyait sortit de ce pétrin, il la surprit et posa main sur sa gorge. Quand la seiche ou n’importe quels gardes seraient à leur porte, elle serait déjà morte et le Greyjoy aurait besoin de mourir dans son expédition. Perdu entre deux pensées, elle en profita pour assener le premier coup. Elle l’attaqua d’abord à l’épaule et il la gifla. Elle tomba au sol et il envoya la dague plus loin. Elle recula, tentant de l’Atteindre, mais il posa son pied sur sa main. Il la releva et elle le frappa au visage, avant de courir tenant dans sa main sa serviette qui lui donnait le peu de dignité qu’elle pouvait avoir en ce moment même. Elle la rattrapa et enfonça la dague dans la gorge de l’homme avant de se laisser choir contre mur, le sang avait giclé sur elle et ses mains étaient rouges. Comme un mauvais cauchemar qui recommençait encore et encore. Presqu’au même moment, la porte était enfoncée par un Dagon furieux. Elle n’avait jamais vu cet homme dans son élément, épée à la main.

Un plancher immaculé de sang que l’homme perdait en fixant Aaricia. La jeune servante avait enveloppé sa maitresse dans une couverture pour ne pas la priver de décence envers des hommes qui devaient obéissance à son mari. Elle n’arrivait même pas à regarder la seiche. Ses mains tremblaient comme les feuilles d’automnes. Elle ne parlait pas et laissait la suivante laver ses mains avec un chiffon. Elle venait de se rappeler ce qui lui avait valu cette marque dans le dos.
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Message Mar 22 Nov 2011 - 1:14

Il n'avait qu'un pied dans le monde des limbes, alors, il sentit la présence d'Aaricia sans vraiment pouvoir y mettre une image ou un nom. Il avait simplement une personne là, dont l'odeur rappelait le parfum de sa reine dans son inconscient. Ses petites mains qui s'activaient autour de lui pour le débarrasser et le border un petit peu. Oui, encore une fois, il l'avait laissé, seule, mise de côté, car il avait bien d'autre priorité que d'être un mari et que depuis le début, il n'avait jamais réellement remplis ce rôle. Là, un pillage se préparait et il serait encore moins assidu dans son statut de mari, aimant ou non. Il n'eut même pas le temps de penser à elle et son attitude qui parfois l'exaspérait, à son corps qu'il aurait aimé touché, ou l'enfant qu'elle portait. Il n'était plus jeune, répétons le et il avait besoin de se reposer plus souvent, se fatiguant tellement plus rapidement. De plus, son esprit était mis à l'épreuve comme son corps et il ne tenait plus. La porte grinça et elle était déjà partie. Il ne devait vraiment pas se plaindre du caractère de la jeune femme. Quelle chance avait-il pour tomber sur une femme si forte, qui apprenait vite et qui était aussi attentionnée. Elle n'était pas intéressée, ni méchant,e ou vulgaire, frivole, non plus à ce qu'il en savait. Il devait voir le cadeau qu'on lui avait offert comme nouvelle compagne officielle. Il la remerciait à sa façon, en étant plus patient, essayant de passer juste un peu plus de temps avec elle, même si c'était qu'une minute, ou alors en l'impliquant dans ses affaires.

Il s'enfonçait dans ses rêves, imaginant Aaricia si peu vêtu, dansant tout contre lui. Oui, quel doux songe qui l'enveloppait, la voyant se tordre sous ses mains, ses bras l'enlaçant avec force, ses mouvements brusques, mais alors que sa bouche s’entrouvrait sans un son, elle hurlait subitement, enfonçant ses ongles autour de son cou pour l'étrangler. Il se réveilla en sursaut, se tâtonnant le cou. Le hurlement s'était évanoui alors que ses yeux venait à peine de s'ouvrir. Etait-ce son rêve dont quelques essences restait. La porte s'ouvrit subitement, un garde qui passa la tête, préssé et blanc.

_La chambre de Dame Aaricia...

Il lui fit signe d'y aller. Il jeta la couverture hors du lit, et attrapant son arme dans le fourreau qui pendait accrochée à un coin de l'armoire. Sa lame brilla brièvement sous le clair de lune qui passait au travers de l'ouverture du balcon. Torse nu, juste un pantalon miséreux sur le dos, il s'enfonça dans le couloir, d'un pas rapide et claquant sur la pierre. Il y avait du monde devant la porte. Elle était verrouiller. On se précipitait pour la défoncer. On entendait d'horrible bruit de lute de l'autre côté. Saleté de porte épaisse. Le torse de Dagon gonflait amplement et énergiquement. Il soufflait comme buffle, presque hors de lui. Il finit par frapper violemment un de ses gardes avec le pommeau de son arme. Il se jetait sur la porte, tout son corps qui frappait de tout son poids contre la paroi en bois lourd. Il aurait quelques bleus le lendemain sur sa pauvre épaule, mais il n'en avait cure. Il continuait, encore et encore. On essayait de l'arrêter pour prendre la relève, mais il hurla après ses hommes incapables. Il entendit un craquement dans le bois, mais plus un son de l'autre côté de la porte. Il paniqua et alors l'adrénaline ne faisait plus qu'un avec son sang. Un coup de pied dans la serrure et enfin la plaque céda. Ce fut comme un bruit de tonnerre qui éclata dans le château lorsque le cadavre de la porte se projeta sur le mur de pierre. Il y avait encore des morceaux de bois accroché au mur, de par la serrure close.

Il s'avança un peu trop rapidement dans la salle, mais gardait les yeux partout, le bout de sa lame qui chantait contre le sol. C'est alors qu'il arriva derrière des paravents où Aaricia était encore tremblant, sous le choc, à peine couverte d'un draps. Il se précipita sur elle, glissant sur le sol humide, mais se rattrapant avant de finir les dents sur la pierre. Elle était dans un coin, le corps recroquevillé sur lui même. Il passa un bras en travers d'elle, comme pour former un barrage. Il balaya l'endroit de son seul oeil valide. Il y avait de l'eau et du sang partout. Il finit par s'avancer vers le corps inerte au sol. Il posa la pointe de sa lame sur l'agresseur qui se vidait de son sang. Il le jaugea rapidement. Une tête qu'il ne connaissait pas, des vêtements d'aucune noblesse, rien. Un agent envoyé forcément. Il finit par pencher la tête vers Aaricia, ayant du mal à quitter le cadavre des yeux, toujours son arme pointée sur lui. Il ordonna à un de ses gardes de lui trouver quelques chose à mettre, qu'elle fusse plus décente.

Il finit par s'accroupir devant l'homme, la main à la gorge, éructant, les yeux exorbités de souffrance. Il sourit tout simplement, le regardant mourir. Il aurait pu abréger ses souffrances. Une main ensanglantée le suppliait de le faire, mais non, il ne bougea pas et l'observait jusqu'à ce que son âme ne quitte ses yeux. Cela dura un petit moment. Il finit par s'approcher d'Aaricia qui était assise au bord du lit, une robe de chambre sur les épaules. Il passa un bras dans son dos qu'il caressa doucement. Il arracha le torchon mouillé de la domestique qui lui nettoyait le sang. La jeune femme sursauta tant il fut sec et violent. Il demanda même à un homme de s'occuper de sa femme et s'approcha de la domestique, qui reculait, le coeur battant. Il l'attrapa violemment par les cheveux, la jetant par terre.

_C'est toi n'est-ce pas ! PEtite idiote jalouse !!! Tu es venue à temps dis moi pour accourir et jouer les fausses compatissantes ! C'est toi ! Tu le savais ! Tu l'as deviné et ça t'as rendu folle !

La pauvre fille pleurait. Oui, elle était attirée par Dagon, mais elle n'était pas allée jusque là. Elle ne comprenait pas de quoi parler son seigneur. Elle sentit une main s'abattre sur son visage, un autre, et encore. Les pieds arrivèrent vite, son crane qu'il balançait sur le sol. Il ne s'arrêterait pas avant qu'elle ne crache. Finalement, dévisagée, incapable de bouger, elle continuait de nier. Essoufflé, il se stoppa enfin. Il y avait désormais deux femmes tremblante et couverte de sang dans la chambre, dont une qui pleurait de souffrance. Elle n'allait pouvoir travailler pendant plusieurs jours. Il demanda à ce qu'on la sorte.

_Pour le cadavre monsieur ?
_Attacher le sur un piquet dehors, non loin du château. Faite dire au crieur que c'est Aaricia qui l'a tué. Qu'on sache ce qu'il arrive quand on s'attaque à nous...

Le garde hocha la tête. On transporta la domestique et on lui donna quelques soins, alors que le cadavre était emporté dehors. Le monde affluait devant la chambre d'Aaricia. On arrivait par curiosité ou alors pour venir nettoyer le désastre. Dagon avait violemment claqué la porte, demandant à tout le monde de partir, un coup de torchon sur le garde qui n'osait toucher sa femme pour la laver. Enfin tout les deux seuls, il s'approcha d'elle et un peu hésitant sur le moment, les membres encore bandant de colère, il finit par la serrer contre lui, jusqu'à ce qu'elle se calme. L'eau du bain et le sang glissaient sous le paravent, s'offrant à leurs yeux. Ils ne pouvaient pas rester là. Elle ne sortirait jamais de sa torpeur.

Passant un bras sous ses jambes, une autre sous son dos, il la porta contre lui et l'amena dans sa chambre. Les domestiques s'engouffrèrent dans la chambre de la dame pour faire disparaitre le cauchemar. Ils avaient attendu d'avoir la voie libre.

Délicatement, il la posa dans son lit et lui arracha la serviette. Le torchon encore humide et se teintant déjà d'un rouge pâle, il continua de frotter son corps jusqu'à que la moindre petite tâche d'hémoglobine ne soit qu'un lointain souvenir. Il la couvrit de sa robe de chambre et la garda contre lui à nouveau, son menton sur le haut de sa tête blond vénitien. Le torchon et la serviette gâtée, patientaient dans un coin de la chambre. Il siffla longuement des "chut" pour qu'elle se calme. Il sentait son pauvre corps gelé contre le sien, son coeur qui allait exploser sa pauvre poitrine. Il avait eu tellement peur, pour son enfant, mais il devait bien l'avouer, pour Aaricia. Il n'en trouverait pas d'autre comme elle et l'affection qu'il lui portait ne cessait de grandir jusqu'à présent. Il ne lui dirait pas, mais elle devait le traduire par l'attention qu'il lui portait à ce moment.

_Vous dormirez dans ma chambre désormais, jusqu'à nouvel ordre, lui murmura t-il, avant d'embrasser doucement son cou.
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Aaricia Greyjoy
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Message Mar 22 Nov 2011 - 13:04

La vitesse à la quelle les événements se produisirent, n’affecta en somme qu’une partie de la Dame des Iles. Ce regard nébuleux plein de traitrise. Les yeux la fixant comme si elle avait quelques choses à se reprocher. Qu’il cesse de la regarder, elle n’en pouvait plus ce regard, elle l’avait vu trop souvent. L’assassin de son père lui avait donné ce même regard alors que son oncle l’avait égorgé. Ce même regard agonisant, mais triomphant. Il avait réussi à la percer et jamais plus, elle n’arriverait à subir ce regard. Elle était faible. Son cœur ne supportait pas. Certains diraient qu’elle avait bien fait, mais le garder vivant? Qui voulait sa mort? Pourquoi? Les vieilles querelles d’amourettes étaient finies et peu de gens, pour ne pas dire presque personne ne savait, pour leur secret. Elle avait menti à Zachery qui n’attendait qu’un petit frère. Elle ne voulait pas se permettre qu’il ébruite le tout et que des attentats s’imposent

Voir son mari la soulagea. Elle avait ouvert la bouche, mais aucun son n’arrivait à sortir. Elle sentit sa main contre sa joue et versa quelques larmes. Elle se sentait immonde et idiote accoutrée ainsi, dans un coin tremblant. Elle la reine des Iles de fer. On disait qu’elle n’avait peur de rien sauf peut-être de sa propre mort. Quelqu’un savait quelques choses. Elle prit la main qu’un garde tendit et une autre lui passa sa robe de chambre sur ses épaules. Incapable de regarder ailleurs, elle fixait le corps étendu souriant. Il venait de casser la Dame du puissant seigneur Greyjoy. Elle était toute fragile. Un agent mieux entrainé l’aurait probablement tué. Elle en était totalement consciente. Voilà que plusieurs jours avant, il la sermonnait de ses escapades et que c’était dans son propre château qu’on n’osait s’en prendre à elle. C’était définitivement vraie, elle était de trop dans le château pour que l’on puisse la laisser continuer.

Quand il s’en prit à la domestique, elle se releva et tenta de parler, mais elle n’arrivait pas à lui d’arrêter. Pourtant s’il savait qu’elle avait hurlé pour avertir les gardes. Aaricia trouverait un moyen pour se racheter. Elle connaissait l’histoire. Elle avait été effrayée autant que elle. Elle avait fui en hurlant. Elle avait au moins demandé de l’aide et Aaricia avait eu de la chance que Dagon l’ait de nouveau initié aux arts martiaux. En voyant le cadavre trainé sur le sol, elle se recroquevilla sur elle-même. Quand elle sentit enfin ses bras l’entourée, elle pleura silencieusement. Elle était fatiguée et avait eu si peur. Elle ne parlait pas alors qu’il la serrait dans ses bras. Le silence valait plus que tout présentement. Elle avait peur et maintenant, elle savait imaginer combien coutait sa vie. Combien elle coutait à Dagon? Son enfant, le seul qui pouvait le changer. Elle savait combien elle valait, elle valait beaucoup plus qu’elle ne le croyait. Elle avait fini par croire que seul son fils comptait, mais elle avait encore faux. Il lui parlait, mais elle n’entendait rien, les yeux fixés sur l’eau rouge. Sa dague avec le sang de sa victime. Il l’avait prise dans ses bras et l’avait amené dans un endroit, où elle était en sécurité. Où personne ne pouvait l’atteindre.

Elle l’avait laissé faire sans dire un mot. Elle n’avait pas protesté à ce qu’il la touche comme ca. Elle était dans un état frigide. Pyke lui faisait peur sans Dagon. Elle restait seule maitre de la maison et personne d’autre. Alors qu’il la recouvrait de sa robe de chambre, elle éclata en sanglot, mais il l’entoura de ses bras puissant et elle s’y cala comme un enfant venant chercher l’affection de son parent. Elle se laissa bercer et sentit la main de Dagon frôler son ventre comme il avait l’habitude. Cet épisode, elle l’avait bien vécu à Cormartel. À cette époque Dagon n’était que pour elle le seigneur des Iles de fer. Rien de plus rien de moi. Il l’avait épousé, elle l’avait détesté et surtout elle l’avait accablé d’insulte alors qu’il ne l’avait jamais frappé. Sa main avait rejoint celle de Dagon. Elle se laissait bercer et ses yeux se fermèrent peu à peu. Elle sentit l’emprise de son mari se défaire et se laissa aller sous les couvertures, elle le laissait faire. Les yeux à demi-clos, elle attendit qu’il soit installé près d’elle pour se blottir et s’endormir. Elle n’avait plus peur présentement, car elle savait que personne n’entrait dans cette chambre sans être demandé.

Elle n’eut pas de cauchemar, ni de rêve. Son esprit était resté occupé par cette attaque, mais elle tentait de se reposer. Faire la part des choses lui demandait beaucoup plus qu’elle ne le croyait. Lorsqu’elle se réveilla le lendemain, faute de trouver le sommeil encore plus longtemps, elle observa le visage de Dagon. Il était toujours grave. Il ne lui restait qu’une seule journée à ses cotés. Aaricia ne voulait pas rien gâcher. Bientôt, il partirait et elle espérait être le cadet de ses soucis. En se levant, elle se frotta les yeux, les cheveux en bataille. Elle observa une chaise près de la porte. On y avait déposé une robe, qu’elle ne tarda pas d’enfiler et un peigne. Elle laissait la seiche dormir. Il devait être exténué lui-même d’avoir passé à un cheveu de perdre ce qu’il avait toujours voulu.

Aaricia était sortit sur le balcon adjacent à ses appartements. L’air était frais et le soleil surplombait la cour. Il la réchauffait de ses rayons et elle profita du paysage jusqu’à ce que ses yeux se posent sur la cour et le piquet. La dame de fer sentit le mal de cœur et se retourna vivement pours tomber nez à nez avec la Seiche. Elle n’avait pas entendu son réveil. Choses dont elle portait toujours attention.

Désolée je ne voulais pas vous réveiller, s’excusa-t-elle en sentant les bras de la seiche l’attirer contre elle.

Elle ne se débattit pas et se laissa tendrement embrasser sur le front comme une gamine. Elle avait réussi à enlever quelques pierres dans son cœur. Il en restait toujours, mais elle savait qu’elle l’atteindrait un jour. Elle le voulait et elle se souvenait de cette question que lui avait posée le prêtre plusieurs fois, avant qu’elle daigne lui répondre. « Qu’avait-elle fait à la seiche pour qu’il soit ainsi avec elle. Elle lui avait offert une réponse digne de sens qui n’impliquait ses actions et son obéissance, alors qu’elle savait qu’elle n’avait pas voulu recréer un clone de son ancienne femme.

J’ai demandé à mon frère de venir à Pyke. Il arrivera en même temps que les boutres de Cormartel. Je lui ai demandé de rester. Il ne vous remplacera pas, mais je n’ai pas la force de rester seule. Je vais avoir besoin de repos et la seule façon d’avoir la conscience à demi-tranquille c’est de savoir une bonne âme près de moi, pendant votre départ.

Elle se sentirait en sécurité et il y avait de forte chance qu’elle s’installe à même la chambre de la seiche. Combien de temps serait-il parti, elle n’en avait aucune idée. Aujourd’hui, elle espérait avoir plus de temps avec lui. Elle ne revenait pas sur leur passé. Celui où énerver la seiche était un passe-temps hors du commun. Elle avait plutôt changé, pour le bien de tout le monde et surtout pour l’enfant. Il ne connaissait pas le type de mère à qui il venait de s’accrocher.

Les servantes déposèrent deux plateaux sur une table. Le petit déjeuner qu’Aaricia n’Avait pas envie de prendre dans la grande salle ce matin. Elle voulait rester en tête à tête avec lui.

Vous comptiez faire quoi aujourd’hui ?

Elle voulait plutôt dériver sur le sujet des audiences, elle n’avait pas envie de faire cela alors que le dieu Noyé l’envoyait faire sa mission. Elle avait bien envie de faire autres choses que cette tâche ingrate et vu son humeur, elle ne pourrait pas supporter qu’on l’insulte aujourd’hui. Au risque de finir comme le cadavre de la nuit passée.
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Message Mer 23 Nov 2011 - 19:25

Elle était si vulnérable et fragile. Il avait déjà vu des larmes, quelques sanglots faire tressauter sa douce poitrine, mais jamais ainsi. Il ne put s'empêcher de la couver et la consoler. son cœur était de pierre, mais petit à petit, à ses côté, il se remettait à battre, toujours plus fort pour venir à se débarrasser de cette muraille imposante qui l'emprisonnait. Des fissure se formait un peu dans son bastion imprenable. alors, il ne pouait rester de marbre. d'habitude, elle pleurait de rage ou de fatigue, mais avec cette détresse là, c'était nouveau, presque inimaginable même s'il la savait faillible. C'était bien trop étrange comme attitude de la part de Dagon, que peut-être, les deux protagonistes mettait sur l'inquiétude de perdre l'enfant. C'était vrai en parti, mais ne nous leurrons pas : il appréciait Aaricia plus qu'il ne voulait se l'avouer. La berçant avec tendresse, il attendit avec une grande patience qu'elle se vide de ses larmes, qu'elle s'allège de l'événement choquant et éprouvant avant de la coucher. Dans le lit, sous les nombreuses couvertures pour se protéger de la fraicheur de la saison et de la pierre qui épongeait le froid, il resta un mari attentionné. Elle s'était blottie contre lui, alors que lorsqu'il dormait, il adorait avoir de l'espace. Souvent, même après leur ébats, il finissait par s'éloigner de son côté, ou la faire rouler plus loin, voire quitter la chambre. Là, presque jusqu'au bout de leur nuit de sommeil, elle put écouter le son rassurant de son cœur, l'oreille contre sa poitrine. Ou alors, juste la chaleur de son corps, son torse contre son dos, ses jambes qui se lovaient aux siennes, un bras qui la protégeait et se montrait possessif.

La journée arriva peut-être trop rapidement. Le soleil, bien timide ce jour là, se glissait derrière les nuages, sautant de l'un à l'autre, pour rester derrière les yeux indiscrets de nous, humbles mortels. Aaricia avait quitté sa couche. Lorsqu'elle s'était extirpée, même le plus doucement possible, elle avait laisser le froid le mordre, glissant sous les couvertures comme un serpent. Cela l'avait à moitié sorti de sa torpeur. Il finit par rouler sur le côté, puis de l'autre, tendant une main sur une place vide qui n'avait presque plus assez de chaleur. Il finit par ouvrir son seul œil valide. Oui, plus personne. Il se leva lentement, mais sûrement. Il ne fallait pas le brusquer. Ses nuits étaient difficile et souvent courte. Il ne cessait de réfléchir à ses stratèges militaires, à revoir si tout était fait, si rien ne manquait. Gérer le royaume qu'il allait abandonné il ne savait combien de temps, juste entre les mains de la jeune femme et ses conseiller. C'était suicidaire. Puis ne parlons pas de l'état de la dame Greyjoy qui attendait secrètement un héritier. Hier, ce fut la dernière excuse pour que le sommeil ne lui retour tout le bon côté du repos. Elle allait être presque sans défense et en danger lorsqu'il partirait. Il n'avait aucunement besoin de cela avant de s'évader attaquer Salvemer. Alors, cette nuit là, celle qu'il quittait déjà fut horriblement difficile et d'aucune ressource.

Durement, craquant ses os, il finit par délaissé son lit, où plus aucune chaleur de vie n'allait stagner longtemps. Il n'avait qu'à suivre, inconsciemment, le parfum d'Aaricia qu'il trouvait par cœur pour le guider jusqu'au balcon. Elle se retourna doucement, inquiète de l'avoir troublé. Si elle savait. Il avait envie de lui dire que quoi qu'il arrive, il ne dormirait pas bien, car elle faisait tout, de sa faute ou non, pour qu'il ne puisse réellement se laisser porter profondément dans les limbes. Son visage était tout aussi fermé. Il l'écoutait, mais ne répondait pas, comme souvent. C'était très subtil, tout passait par cette moitié de regard, ou un très faible signe de tête. Euron Pyke n'était pas une mauvaise chose, et vu ce qu'il s'était passé, c'était peut-être mieux, rien que pour rassurée la jeune femme et ne pas la pousser à une trop forte paranoïa ou à de simples attitudes idiotes et condamnables. Elle continua avec ses questions et il n'en avait que faire. Il avait envie de lui dire de se taire. Il était encore dans ce brouillard nébuleux du réveil et il prenait du temps à en sortir, surtout après une nuit comme ils l'avaient vécu.

Il posa doucement un doigt sur sa bouche. Pas un son n'était sorti de la sienne, à croire qu'elle parlait pour deux. Pauvre jeune fille qui n'avait pourtant pas tant parler. Il lui attrapa les mains ensuite, et la fit lentement tourner. Collant son dos sensuel contre son ventre, il passa ses bras autour d'elle, ses doigts qui venait caresser le ventre de la jeune femme. La tête dans son cou, il ferma son oeil, pensif et cherchant un peu de réconfort. Derrière eux, la domestique souriait de voir le Seigneur si tendre, mais partit discrètement, laissant leur repas du matin sur la table. Après un long silence, tout les deux seuls, enlacé, à la vue du ciel grisonnant, dans la fraîcheur de l'hiver qui arrivait au galop, il finit par se redresser et gagna les victuailles.

_J'ai des choses à finaliser avant de partir, deux fois plus depuis ce qui est arrivé hier ... Venez manger, pensez à votre santé...

Il ne perdait pas appétits, malgré les événements de la veille ou encore le cadavre qui trônait devant le château, tel un trophée et qu'il avait encore lorgné alors qu'il câlinait la jeune régente. Manquant toujours de raffinement ou de grâce, il enfonçait les aliments dans sa bouche, se servant de ses couverts que pour une seule chose : couper. Cette même lame qui avait tranché quelques gorges, ou alors planté quelques muscles. Il fit un signe sec à Aaricia de venir s'asseoir et de manger. Il lui conseilla de se reposer. Il ajouta qu'il ferait amené quelques unes de ses affaires dans cette chambre et qu'elle y dormirait donc jusqu'à nouvel ordre, comme il lui avait dit hier.

Ingurgitant une grand verre d'eau, il finit par pousser la voix un peu plus fort, mais ses phrases se faisaient toujours aussi courtes, presque monosyllabiques. Un garde entra dans la chambre.

_ Faite amené Zachery où il se doit d'aller, dit-il simplement. Sa nourrice, sera jusqu'à mon retour, la seule domestique qui s'occupera de Dame Aaricia. Je veux deux gardes qui la suivent jours et nuits au plus près. Je veux limite qu'on l'étouffe de cette présence. Et ces gardes seront vous, ceux qui vous vous occupez de moi quand je suis ici, sommes nous d'accord ?
_ Oui, Seigneur, dit un homme immense de largeur, mais pas aussi grand que Dagon. Autre chose ?

Il lui fit un simple signe de la main que ce fut assez. Juste alors, la porte se ferma, mais les pas s'éloignèrent rapidement dans les longs et étroits couloirs. Dagon n'ajouta rien, ni même à Aaricia et enfila une chemise, avec une cape épaisse, quittant la chambre. Il était pressé. La première chose qu'il fit, ce fut de se rendre dans la chambre de la jeune femme. Tout était parfaitement nettoyé. La baignoire fut vidé, on devinait à peine qu'il y avait eu une bataille, peut-être à part la disparition d'objets brisé. Il sentait le sang, mais en tant que guerrier, c'était à se demander si un jour on cessait de reconnaitre cette odeur ferrique et de la sentir comme imprégné à vous. On avait malgré tout ouvert les fenêtres pour laisser l'air entrer. Les vêtements étaient pliés sur le lit, la dague lavée et posée par-dessus. Dagon la prit et la coinça dans la ceinture de son pantalon.

La journée passa relativement lentement comparé à toutes les choses qu'il avait à faire. Ce ne fut que mieux. On avait arrangé l'histoire de guerrier malade, les audiences, il n'en fit pas, Zachery eut droit à une dernière étreinte avant d'être balloté sur les îles, jusqu'à qu'on en perdre sa trace pour être parfaitement caché. Il aurait bien fait de même pour Aaricia, mais on avait besoin d'elle ici lors de son absence. Ses plans étaient encore inlassablement répété avec ses hommes et bien rangé dans un coin de sa tête, puis son boutre était en état pour balayer les tempêtes et ravager les cotes.

Il demanda à ce que la jeune Aaricia la retrouve dans sa chambre, celle où elle allait loger pendant quelques temps. Il avait fait récupérer la lame de la mère de la Bonfrère pour la faire affûté. On le lui avait ramené rapidement. Ils étaient en milieu d'après-midi. Il gravit les marches quatre à quatre. Il posa l'épée légère comparée à la sienne sur le lit, bien enveloppée dans son fourreau. La petite dague d'Arricia la rejoignit rapidement.

La porte grinça. Il se retourna. Il avait les traits tirés. On sentait qu'il était bien loin d'être serein et que la fatigue le rongeait petit à petit avec les inquiétudes. Il lui demanda d'approcher, lui montra sa dague, puis sortit la sienne. Il lui tendit et rangea celle de sa femme, dans la petite pochette de son ceinturon. Il faisait un échange. Puis alors, il lui tourna le dos.

_ Au cas où je dois encore vous sauvez, ce ne sera malheureusement pas de mon bras, mais de ma lame... Pareil pour moi.
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Aaricia Greyjoy
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Message Jeu 24 Nov 2011 - 4:03

Il y avait eu les moments où elle lui criait les pires idioties qu’elle arrivait à trouver sur son mari. Il y avait eu cette phase où elle s’était éloignée très loin de Pyke pour oublier Dagon Greyjoy de sa vie. Elle avait fait des choses qu’elle ne pourrait peut-être jamais se pardonner. Dagon ne savait pas et Aaricia préférait garder ce secret pour elle. Jusqu'à maintenant, elle y arrivait. Elle tenait le coup, espérant qu’un jour elle ne finisse pas en mauvais état. Elle finirait de toute manière par être un livre grand ouvert. Elle était trop transparente pour savoir ce qu’elle ressentait. Elle était comme ca et cela lui coutait cher.

En réalité, elle n’était plus vraiment la même. Dagon avait fait d’elle, elle ne savait pas quoi. Non pas un monstre, mais une autre femme. Plus dangereuse, elle avait encore certains doutes. Elle avait mis fait à ses exercices, parce qu’elle ne tenait plus. Ses pauvres jambes lui faisaient mal, ainsi que le reste de son corps. Tout près de lui, elle n’était rien. Elle n’était même pas une Bonfrère ou une Greyjoy. Elle était une perle dans une huitre. Elle était protégée et quand il n’était pas là, elle était saisissable. Elle aimait la seiche avec une tendresse qui n’avait jamais vécu en elle. S’il était inconfortable avec ses sentiments, alors elle avait davantage peur d’elle-même.

Elle se laissa faire et défit l’emprise de sa main sur la sienne. Pourquoi n’arrivait-il pas à la détester comme avant? Il était toujours là et il la regardait autrement. Elle ne savait plus quoi faire. Elle allait lui donner un fils et quoi après? Il allait la laisser tomber? Elle ne supporterait pas. En public, ils s’envoyaient des regards, des répliques. Aaricia était capable de lui renvoyer des paroles, il aimait ca. Cependant, il avait changé et Aaricia se demandait quand tout cela allait finir. Elle ne voulait pas revoir leur ancien jour.

Elle vint manger et ne trouva pas l’appétit. Elle s’efforçait d’avaler. Tout était amer et n’avait pas bon gout. Elle regarda sévèrement Dagon alors qu’il parlait d’éloigner Zachery. Son départ allait être une partie de plaisir. Elle ne pourrait même pas avoir un semblant de compagnie. Elle resterait avec quelques épouses de seigneurs, pour la plupart qui lui écorchait ses oreilles à se plaindre. Elle n’était pas non plus la gamine qui pouvait aller avec son père lors des expéditions. Dieu qu’elle s’ennuyait de ses moments de liberté. Elle resterait la plupart du temps dans ses appartements ou en quelques parts flanqués de deux grosses brutes pour la protégée. Ce n’était pas le premier des soucis. Son principal était plus inquiétant pour le moment. Il ne suffisait pas de se protéger, qu’arriverait-il lorsque cet enfant aurait qu’elle et Dagon comme protection?

Aaricia laissa Dagon fuir comme toujours. Il ne voulait pas laisser son fils entre la main de ses ennemis. Ennemis qui seraient probablement tout près de lui et non dans le château de Pyke. Il l’embrassa vite fait sur le front et elle sortit avec les deux gorilles imposés à sa charge. Elle n’Avait pas cette habitude. Même à Cormartel, elle était libre comme l’air. Maintenant qu’elle pouvait respirer, elle alla sur cette fameuse plaine. Elle lui avait donné sa vie ici et pourtant, elle y revenait toujours. Elle prit place en tailleur, et détacha le pendentif qu’il lui avait donné quelques jours après son retour. Il savait qu’elle détestait les pendentifs. Elle ne les portait que lorsque qu’elle était avec lui dans la grande salle. Sinon, elle s’en tenait qu’à de petits pendentifs. Certains représentaient la seiche Greyjoy, il lui en avait donné avec l’emblème qu’elle avait vu en grandissant soit la corne de Cormartel. D’autres étaient des symboles représentatifs pour Aaricia. Elle avait détaché son pendentif et fixait la corne et la plage dans le même temps.

Avant Dagon, il n’y avait que son père qui était l’homme de sa vie. Elle avait une relation que peut-être aucune femme n’avait eue avec un père. Il l’avait élevé à l’image de sa mère, mais en omettant de la rendre agressive autant. Elle se souvenait de la veille de son meurtre, ils étaient allés à la fameuse grotte qui débouchait sur la mer. Il lui parlait qu’il ne savait pas comme il allait faire. Quel seigneur voudrait d’une femme qui ne peut pas se tenir. Aaricia avait eu nombre de prétendant et elle était mariée à l’homme qu’elle n’avait jamais visé. Il avait vu en elle, elle ne savait quoi, mais elle avait atteint la seiche Greyjoy. Elle s’était acharnée à détruite la roche autour de son cœur. Elle avait réussi. Les deux gardes trouvant la réflexion de la dame un peu longue décidèrent de la déranger.

Il serait plus prudent de rentrer maintenant.

Elle ne broncha pas. Elle ne voulait pas tenter le diable. Personne ne parlait sur son chemin. Avaient-ils peur d’elle? Pourtant, elle n’allait pas les mordre. Elle n’en avait pas la force. Elle passa devant ses appartements et fixa le sol. Il n’y avait rien et pourtant, elle avait encore envie de vomir à l’idée d’être sortie vivante. Pourquoi avait-il rie en mourant. Pourquoi avait-il eu ce sourire? Un tueur mieux entrainé aurait réussi à lui faire la peau. Elle avait écouté Dagon et le maitre d’arme. Elle passa son chemin et soupira en ouvrant la porte. Il l’attendait. Elle lui causait tant de soucis. Comment faisait-il pour passer l’éponge. Du moins, elle pourrait dormir près de lui quelques temps encore. Peut-être aurait-elle ce privilège à long terme.

Vous ne serez pas toujours là pour me sauver.

Elle avait glissé ses yeux sur le feu qui dansait dans l’âtre. Elle subissait la pire confrontation depuis jamais. Ne pas avouer ses sentiments pour ne pas paraitre lâche. Elle n’était pas capable de tout dire, parce qu’elle était en colère. Sa frustration mélangée avec son amour et sa haine. Avouée à Dagon ce qu’elle ressentait ou pas.

Combien ? Combien de personne sont prêt à prendre ma vie pendant ce départ? Combien sont prêt à vous voir mourir? Vous faites disparaitre Zachery, pour le garder en sécurité, mais faites vous autant confiance à ces hommes ? Personne ne le savait ou devait le savoir, personne ne connait mon état.

Elle avait cet air affreux qu’il détestait. Elle ne l'accusait pas. Elle était simplement prête à mettre une deuxième tête sur une pique. Il lui avait pris les poings pour les défaire. Il avait plus de force qu’elle. Il savait qu’elle ne tenait plus très longtemps. Il arrivait à la surpasser encore plus. Elle n’arrivait qu’à soutenir son regard. Elle ne voulait pas évoquer une mort, Dagon avait un fils à voir naitre et ce serait la seule raison qui la poussait à croire qu’il reviendrait.


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Message Jeu 24 Nov 2011 - 20:14

_ Je sais, mais je peux toujours essayer de le faire pendant que c’est encore en mon pouvoir … Pensez vraiment que je m’amuse à collectionner les femmes mortes. J’aimerai tenté de garder une jusqu’à la naissance d’un héritier et jusqu’à une mort naturelle… Ca changerait et m’empêcherait de repartir, dans mon vieil âge, en quête d’une nouvelle.

Il la fixait, comme elle faisait. Elle avait ajouter d’autre pensée qui lui traversait l’esprit. Il endurcit son regard. Il n’était plus aussi doux qu’hier et encore moins patient. Cette dernière journée avant de prendre, certes un risque de perdre la vie, mais surtout pour lui, de grand effort, de navigation, de sang et il ne s’attaquait pas à n’importe quelle terre. Cela risquait d’être éprouvant et long, difficile. Il n’y allait pas, comme tout le monde pensait le croire, en hurlant, se jetant sans raison sur une terre convoitée. Il le faisait, quand il se vantait que les fer-nés était bien supérieur à leurs victimes, mais sinon, il fallait réfléchir, établir un stratagème, surtout pour une cotte comme Salvemer qu’on pense presque imprenable : une grande tour comme alarme, des yeux partout et un effectif de guerrier

Il s’était fallut qu’on lui pose d’autre trouble en tête. L’agacement se faisait sentir. Il allait partir sans connaitre le coupable et qui sait s’il recommençait. Il grogna, rangeant les armes d’Aaricia à sa portée de main quand elle dormait. La dague sous l’oreiller et l’épée dans son fourreau, accroché à une barre du lit à baldaquin. Il était dos à elle et il grommelait plus qu’il ne parlait.

_Je ne sais si mille personne veulent votre vie, mais il y a bien mille raison pour vou la prendre. Qu’est-ce que vous voulez ? Arrêtez de croire que la vie peut-être bonne et bienveillante, surtout ici. On n’est peut-être pas aussi sournois et ambitieux que les autres régions, mais on n’est plus barbare. On ne sera pas subtil et vil, là encore, c’était bien gentil. Rien ne me dis qu’un jour un homme, devant tout le monde, sorte son glaive pour vous abattre ! C’est une part des choses irréfutable à assumer quand on a la place que j’ai. Oui, on peut tuer Zachery, même si je prends des années à laisser une infirme confiance aux gens. Vous aussi, peut-être qu’un de mes gardes vous assassinera lors de mon absence…

Il se leva la tête, mais encore une fois, il ne la regardait pas, trouvant le mur face à lui, couvert d’énorme chute de tissus, plus intéressant.

_ Je pourrais vous amenez avec moi, vous et Zachery, bien sûr, mais je vous condamne à mort, puis une simple petite femme et un enfant sur un boutre, quelle idée ! Là, je peux garder un espoir de vous voir vivant, bien plus que si vous me suiviez pour que je puisse garder un œil sur vous. Je ne vous fais pas assez confiance, même pas à Zachery qui grandira plus tard, frustré de ne pouvoir prendre une place qui pourrait lui revenir de droit, et vous … Par fureur. Mais ce que je sais, c’est que je me fais confiance pour savoir que je ferai mon possible.

La lanière en cuir s’était sèchement serré sur la barre et il balança la couverture pour ouvrir le lit qui accueillerait leur corps. Il était à deux doigts de la laisser seule ici, bien trop énervé. Il avait besoin de repos et de calme. Non, il resterai là. Il lui fit enfin face.

_ Arrêtez avec vos sottes réflexion ! Je n’en ai cure ! On ne vous avait pas demander d’être irréprochable surtout quand on se prépare à une razzia de cette importance ? Finit-il par s’égosiller dans la chambre, faisant presque tout trembler. Et ne pensez même pas à quitter la chambre ! Vous resterez là, sinon, je vous assure, que je vous frappe … Maintenant, plus un mot, allongez vous !

Sa voix claquait comme le tonnerre. Il était sec et froid. Son œil lui indiquait qu’il ne bluffait sûrement pas et qu’elle ferait mieux de gagner leur douce couche nuptiale. Il s’était senti attaqué, ne pouvant deviner les attentions d’Aaricia qui lui étaient bien trop subtiles à cet instant. Il n’avait pas l’esprit assez vif pour la déchiffrer et n’étant pas non plus dans sa tête. Il ne la connaitrait jamais sur le bout des doigts, ne pouvant tout savoir de ce qui se cachait en elle. Il était éreinté et se sentait persécuté. Puis cette expression sur son visage lui rappelait que le temps où elle venait d’arriver pour l’assener de reproche et d’insultes. Ils allaient peut-être se quitter avec cette tension. Il n’avait pas vu les inquiétudes de la dame. Il s’était emporté, ses angoisse qui le faisait exploser. Il espérait revenir vivant, mais pourquoi ? Cela le touchait-il tant qu’elle garde ce dernier souvenir de lui ? En partie oui, même s’il avait bien d’autre raison de ne pas voir son heure arriver trop tôt.

Il lui attrapa le bras pour presque la jeter sur le lit et rabattit la couverture. Il s’y glissa, et alors, il passa un bras autour de ses hanches, d’un simple geste, la tirant jusqu’à lui. Ils étaient tout les deux tendu dans leur étreinte, en tout cas, la Seiche l’était, avant le départ du lendemain. Il avait besoin de son odeur, sa chaleur, au cas où le temps serait long. Quoi que Salvemer n’était pas loin et il avait bien tenu un mois sans la compagnie d’une femme.

Ses mains étaient raides et fermes sur son corps. Il fallait qu’il dégage toute cette énergie mauvaise qui l’habite. Elle eut le plaisir encore une fois à un homme sec et égoïste sous els draps. Elle l’avait souvent passionné ou tendre, mais parfois, comme là, il la traitait comme une simple catin. Ce fut rapide et simple, un peu brutal et dénudé de sensualité. Juste physique et râpeux comme la pierre.

Debout, en dehors du lit, il couvrit Aaricia avant de quitter la chambre, une fois décent. Elle put le voir au diner si elle avait daigné descendre prendre des forces, sinon ce ne serait que la soir, tôt. Il avait besoin d’un maximum de repos. Il ne lui avait pas adressé la parole une seule fois. Puis avant l’aube, le lit était vide et froid, Dagon déjà en route pour le Conflans. Sur la proue de son boutre, il avait sortit la dague d’Aaricia qu’il lui avait un peu pris sans son bon vouloir. Il admira la poignée un moment, avant de la ranger à nouveau. Il rentrerait en vie.
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Une femme qui devient Reine

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