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Mission vers l'ouest [Noreen Ruthermont]

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Message Mer 9 Nov 2011 - 8:25

Cela faisait maintenant plusieurs semaines que Podrick voyageait en direction de l'ouest. Un sauf-conduit en poche, la noire Opale sous sa selle et Galant, un bai nerveux, en longe, il ne pensait qu'à une chose: arriver le plus rapidement possible à destination, descendre de cheval pour soulager son séant endolori. Il avait quitté Grand-Arc en compagnie d'Arnor, un des hommes d'armes de lady Tyana. Celui-ci, pourvu d'une moustache mémorable et son aîné d'au moins une trentaine d'année, n'était pas très causant, c'est le moins qu'on puisse dire. Les seuls mots qu'il prononçait concernaient le montage du campement le soir et son démontage au petit matin. Il ne l'avait jamais vraiment apprécié, Arnor, c'était un ami à Draven et la rancune que ce dernier éprouvait contre Podrick ne l'avait pas amené à ressentir une grande sympathie envers le bâtard. L'homme montait Mordeur, un alezan, et aucun cheval n'avait jamais mieux mérité ce nom que lui. Il fallait être plus que prudent quand on s'en approchait et même en selle aucun mollet n'était à l'abri de ses dents.

Les paysages s'étaient peu à peu modifiés au fil des jours, les collines s'élevant de plus en plus, jusqu'à en devenir montagnes, seule chose venant rompre la monotonie d'un voyage sans encombre. Si ces routes étaient supposées regorger de brigands, ils avaient dû prendre un repos bien mérité après leur pillage, car nos deux compères n'en virent aucune trace. Les journées se déroulaient invariablement de la même manière: lever à l'aube, petit-déjeuner rapide, la plupart du temps sans prendre la peine de raviver les braises du feu, empaquetage des couvertures et des ustensiles de cuisine pendant que Podrick s'occupait des montures, puis mise en selle et voyage jusqu'au coucher du soleil, avec une courte pause pour abreuver les chevaux et se dégourdir les jambes quelques instants. Le seul incident notoire avait été quand un lynx avait sauté d'un arbre sur le dos de Galant et avait essayer de l'étouffer. Heureusement, ils étaient arrivés à temps et avaient fait fuir le fauve. Le bai s'en sortirait avec plus de peur que de mal, les quelques plaies causées par le lynx ne s'étaient pas infectées et étaient déjà presque complètement cicatrisées. Il ne garderait probablement aucune trace de l'incident. A partir de cette nuit-là, ils se mirent à monter la garde à tour de rôle, pour éviter que cela ne se reproduise. Et le voyage continua, sans changement.

Le silence était particulièrement opprimant aujourd'hui, Arnor ayant décrété que, dans ces gorges, le son portait loin, aucun mot ne devait être échangé tant qu'on ne serait pas certain que personne ne rôdait alentours. Et comme on ne pouvait en être complètement sûr, mieux valait se taire. N'ayant jamais voyagé si loin vers l'ouest, Podrick préférait obéir, même si le conseil lui semblait un peu idiot, étant donné qu'ils restaient de toute façon pratiquement muets depuis le début du voyage. Il aurait aimé pouvoir discuter, même si c'était avec Arnor, les murs de pierre qui se dressaient de chaque côté de la route n'ayant rien de vraiment rassurant. Les parois étaient si hautes que le soleil n'éclairait la route que quelques heures par jour à peine. Le seul avantage de l'endroit était que ce défilé annonçait la proximité de la Porte Sanglante, bien qu'elle soit encore éloignée de plusieurs ligues.

Le soleil approchait du zénith quand Podrick entendit un bruit de sabots étrange. Ce n'étaient pas là les pas de leurs montures qui se réverbéraient en échos comme ils l'avaient fait toute la matinée, car, même lorsqu'ils arrêtèrent leurs chevaux, le bruit continua. Inquiet, Podrick attacha Galant à la selle de sa monture afin de libérer une de ses mains et sorti son arc auquel il encocha une flèche, sans toutefois le bander. Pendant ce temps, Arnor avait déjà dégainé son arme, une épée courte d'un âge certain mais toujours affutée. Ils s'approchèrent prudemment de l'origine du bruit, et Podrick ne se rassura qu'en apercevant, au détour d'un tournant, une caravane composée d'hommes du Val et non de brigands. Enfin, si ses souvenirs étaient exacts, les brigands qui habitaient la région n'étaient pas supposés porter d'armure, et, il s'en souvint maintenant, étaient généralement trop pauvres pour posséder des chevaux dignes de ce nom, leur préférant des poneys ou des mules au pied sûr. *Bien sûr, j'aurais dû m'en rendre compte immédiatement, les brigands ne ferrent pas leurs montures!*

Il abaissa l'arc et remit aussitôt la flèche dans son carquois, un peu honteux de sa peur et surtout heureux de voir enfin du monde. Les rencontres avaient été rares, à part pour quelques bergers et bûcherons et un marchand ambulant qui avait essayé de leur vendre une potion de virilité, sans succès. Arnor, lui, garda son arme au poing, mais il était toujours trop méfiant envers les étrangers. Peut-être était-ce pour cela qu'il n'avait pas beaucoup d'amis?

Ils s'approchèrent de la caravane, Arnor héla l'homme qui semblait la diriger. Podrick, quant à lui, se contenta d'observer les chevaux et les gens qui la composaient. Ses yeux s'arrêtèrent sur un magnifique alezan brûlé. *C'est un cheval comme ça qu'il faudrait pour lady Tyana! Quel coffre! Il doit pouvoir courir des heures sans se fatiguer!* C'est seulement quelques instants plus tard qu'il se rendit compte que sa cavalière valait elle aussi le coup d’œil. Une crinière de flamme pareille à celle de sa monture, la jeune fille semblait parfaitement à l'aise sur son coursier. Ses vêtements n'étaient peut-être pas de soie, mais le fait qu'elle soit la seule femme du convoi en plus de la septa, et son cheval prouvait son appartenance à la noblesse, de même que l'importance de son escorte. *Quelqu'un doit tenir à ce qu'elle arrive en sécurité! Quand je pense que nous avons fait la route à deux, elle ne risquait certainement rien avec tout ce monde pour la protéger!* Il lui fit un signe de tête, pour la saluer, mais sans toutefois tenter de l'approcher. Les dames sont parfois délicates et certaines ne supportent pas plus l'odeur de crottin que celle de bâtard.

Bien accompagnée, elle l'était en effet. A peine eut-il esquissé son geste de salut, que la septa vint se placer entre lui et sa charge. Il la salua en souriant et dirigea son regard vers Arnor qui revenait dans sa direction. Il lui annonça qu'ils pourraient voyager ensemble, à condition de rester à l'arrière et de ne pas causer de problème.

Il insista: "Pas de problème, compris?! Je dois rentrer à Grand-Arc avec un nouveau canasson, je n'ai aucune envie d'y ramener un cadavre à la place."

"Je sais me tenir, ne t'inquiète pas." Il se dirigea vers l'arrière de la colonne sans un mot de plus.
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Message Mer 9 Nov 2011 - 19:16

Noreen avait l’habitude, petite, de passer des heures à cheval et parfois même à cru, aussi avait-elle l’habitude et la fesse durcie par des années de pratique et sûre en selle. Cependant, elle n’avait jamais fait d’aussi long voyage, montée du matin au soir et surtout sur des routes qu’elle ne connaissait nullement et puis il s’agissait d’un nouveau cheval et d’une nouvelle selle, le tout était d’un confort absolu, mais elle était en robe, heureusement une robe prévue pour pouvoir monter à califourchon et non en amazone, mais malgré ça, elle ne se sentait pas à l’aise, et à force de se tortiller pour se dépêtrer des immenses pans de la jupe de lourd coton noir, elle était éreintée et endolorie. La jupe était assez longue pour couvrir la croupe de son cheval et descendre plus bas que ses pieds pour remonter ensuite en bouchon sur le garrot. En haut, elle portait une chemise blanche sous un surcot sans manche noir brodé d’hermines de fil d’or sur les ourlets et lacé devant et une longue cape de coton noir orné d’hermines dorées à capuchon. Mais malgré tout ce fatras inutile avec cette chaleur, il n’était pas question de flancher, pas question de s’arrêter, surtout ici !

Elle essayait de penser à autre chose que ses douleurs et sa fatigue, elle essayait de rester courageuse et digne en selle, de toute façon plus elle s’affalait plus elle avait mal, et puis Septa Keriane ne tardait jamais à lui dire que ce n’était pas comme ça que se tenait les Dames. Elle devait avoir fière allure sur ce cheval, c’est sûr, elle faisait en sorte de marcher dignement, tête et menton relevé, dos droit, le regard loin devant pour ne surtout pas croiser les yeux de la religieuse qui ne cessait de lui rabâcher les mêmes choses, bien se tenir aux Eyrié, à la Porte Sanglante, toujours bien se tenir, ne pas faire de vague, ne rien dire de déplacer mais tout de même parler, pourquoi ne pouvait-elle pas simplement se taire ? Mais tout ça, elle le savait déjà, et c’était bien plus encourageant de l’entendre de la voix de père, comme il avait fait avant son départ, la longue conversation qu’ils avaient eut, elle s’en souvenait mot pour mot et se la remémorerait chaque fois qu’elle faisait semblant d’écouter la vieille femme ennuyeuse qui serait là haut sa seule compagnie, vie cruelle qui lui avait enlevée tous ses êtres aimés, Ronan, ses frères, Duncan, tous sauf Dorian et Gorian le plus fidèle des hommes de Ronan Ruthermont et son fils tout juste entré comme homme d’arme, qui la flanquaient l’un derrière l’autre sur la gauche .

Une agitation soudaine gagna les rangs de la colonne, deux cavaliers de l’avant garde, prirent le galop et tirèrent leurs épées pendant que sur la droite, deux archers enfilaient une flèche sur leur arc et le bandaient, elle se tourna en direction de ce qu’ils visaient, et de ce que les cavaliers venaient d’atteindre. C’étaient des hommes, deux, et trois chevaux, ils n’allaient tout de même pas les tuer !

« Noreen ne craignez rien, si la bataille éclate, fuyez au grand galop, je vous suivrais de près pour vous protéger. »

Noreen avait déjà peur, mais ce que venait de lui dire Dorian en bandant son arc ne la rassura pas du tout. Le plus jeune des deux voyageurs avait lui aussi encoché une flèche, et l’autre, un effrayant barbu tenait une lame, la nervosité monta exponentiellement durant les quelques secondes que cela dura, et elle la transmit à son cheval qui se mit à renâcler bruyamment et à piaffer, une bonne chose, car cela la força à se concentrer sur autre chose, le temps de le rassurer, et lorsqu’elle releva la tête, le jeune archer avait baissé son arc et rangé son trait, par contre, du côté de son ainé, les choses ne semblaient pas se passer si bien, il avait toujours son épée à la main et la conversation ne semblaient pas être des plus amicale. Les hommes d’arme arrivèrent devant les intrus dont l’ainé venait de le héler Ser Malcolm comme un charretier et pointèrent son épée sur celui qui n’avait pas rangé son arme. L’unique chevalier de l’escorte dit de loin, d’une voix forte :

« Qui êtes vous pour dénuder le fer devant un chevalier du Val ! »

* Oh Mère de miséricorde, épargnez nous un combat * Ils n’avaient aucune chance, les archers les tuerons tous les deux avant que l’un ou l’autre n’ait pu faire une touche, mais Noreen mourrait de peur malgré tout, peut-être que d’autres étaient cachés dans les fourrés, peut-être que c’étaient des bandits de grand chemin, et pourtant leur dégaine et ce beau bai, ils n’étaient probablement que des gens du commun sans autre dessein que de rentrer chez eux, elle regarda autour d’elle à la recherche d’un archer caché dans les arbres, mais rien, elle fut rassurée, et put se concentrer de nouveau sur ce qui ce passait à sa droite. Celui qui devait être un homme d’arme au vue de son épée avait rengainé et se dirigeait vers le chef de la caravane. Le jeune homme, quand à lui, la regardait, elle ou son cheval, elle n’aurait su dire, Incandescent avait recommencé à Piaffer sur place comme si son seul désir fut de partir au triple galop mais que le contacte moelleux que les mains de la petite entretenait avec sa bouche suffisait à le laisser sur place, elle commençait à connaître ce cheval et savait qu’il ne bougerait pas tant qu’elle ne le lui demanderait pas. Quoi qu’il en soit, elle soutint son regard avec un sourire en prime, sa nature naïve et amicale, mais elle détourna le regard sans répondre à son signe de tête quand sa Septa lui dit, sur un ton sans appel, que son attitude n’était pas digne d’une Ruthermont. Fut-ce cette remarque ou l’intérêt que lui portait le brun cavalier qui la fit rougir ? Elle revint à la conversation entre le chevalier et le voyageur craignant qu’il ne coopère pas et se fasse trucider avec son ami, heureusement, ce ne fut pas le cas, le moustachu rengaina en s’excusant.

- Veuillez m’excuser Ser, je ne voulais pas vous offenser, par les temps qui court je ne m’imaginais pas tomber sur des hommes respectables dans ses gorges.
- Je suis Ser Malcolm Moore, chevalier au service de la maison Hardyng, où allez vous !


Le cavalier raconta quelque chose à propos du cheval à ramener à Grand Arc, Noreen n’avais jamais mis les pieds aussi loin, elle connaissait cependant la maison Veneur de nom et de réputation, leurs vins et surtout leurs richesses et leur importance, heureusement qu’il ne s’agissait pas de chevaliers appartenant à ce château, si non Malcolm aurait du ravaler ses paroles, mais c’était un simple homme d’arme et un… un quoi ? Un palefrenier, un écuyer ? Comment savoir, il semblait d’après sa tenue qu’il soit plus palefrenier qu’écuyer pourtant. Quoi qu’il en soit la rouquine fut soulagée de voir que finalement les deux hommes tombaient d’accord.

« L’excès de prudence nous fait tous commettre des impolitesses, mais je connais bien la maison Veneur, ma propre grand-tante a été mariée à un cadet de la famille aussi, si vous voulez nous accompagner. Nous nous rendons aux Eyrié pour y amener la jeune fille que vous voyez là. Il s’agit de Noreen Ruthermont, une nouvelle pupille de Lord Arryn. »

Le ton était nettement plus cordial et même le moustachu semblait sourire, mais elle n’était pas sûre, les poils cachaient presque entièrement la bouche et seuls un frémissement des extrémités permettait de percevoir un mouvement des zygomatiques. Mais peu importait, la jouvencelle était soulagée que tout ce finisse bien, et curieuse de savoir qui était le jeune homme et ce que lui et son acolyte faisaient ici. Mais vue l’attitude de la Septa, il n’était pas question qu’elle lui parle, elle venait en effet de faire avancer son cheval juste assez pour couper la vue qu’ils avaient l’un sur l’autre.

Celui qui se nommait Arnor revint vers son benjamin et ils échangèrent quelques mots pendant que l’escorte se remettait en marche. Dorian avait été le dernier à baisser son arc, et il lui sourit. C’était le plus fidèle et le plus brave des hommes de père il était à ses côtés lors de la bataille d’Herberouge qui avait valut au chevalier un fief. La gamine l’adorait, comme un deuxième père qui ne lui disait rien lorsqu’elle voulait apprendre à tirer à l’arc ou qu’elle revenait toute crottée de la plage, et elle avait joué avec Gorian son fils ainé à peine plus âgé qu’elle, presque autant qu’avec Duncan. Il était vieux néanmoins, au moins quarante ans, et ça la démangeait de le laisser planté là pour parler avec celui qui paressait, tout à l’arrière de la caravane, à côté des deux chevaux de bat qui portaient ces affaires et celle de la Septa, elle toujours flanquée à sa droite. Elle soupira, mais quelques minutes plus tard, Keriane rejoint Ser Malcolm en tête du convoi et ce dernier finit par envoyer son second chercher Arnor qui remonta bientôt la file pour les rejoindre passant devant Noreen sans même la regarder. Au moins n’avait-elle plus la religieuse pour lui dire comment se tenir, maintenant, c’était Gorian qui lui parlait, des choses bien plus intéressantes que le protocole, chasses et bagarres, mais, une fois n’est pas coutume, la rouquine l’écoutait d’une oreille distraite et s’agitait sur sa selle sans oser se retourner jusqu’au moment ou l’adolescent se tut. Il venait de se recevoir une claque de son père derrière la tête pour lui signifier que ça n’était pas des histoires à raconter à la fille de son seigneur. La jouvencelle rentra la tête entre les épaules par peur de s’en recevoir une aussi, mais elle ne vint pas, à vrai dire Dorian ne l’avait jamais frappé, mais il n’avait même pas besoin de ça ni de parler pour se faire obéir. Quoi qu’il en soit cela suffit à la calmer et elle n’eut plus en tête que de regarder bien devant elle et surtout, surtout ne rien dire, alors que Gorian fit demi tour pour rejoindre la queue de la fille sur ordre de son père.


Dernière édition par Noreen Ruthermont le Mar 22 Nov 2011 - 17:54, édité 1 fois
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Message Lun 14 Nov 2011 - 9:00

Podrick avait rejoint l’arrière de la colonne, Arnor sur ses talons. A l’arrière, la poussière soulevée par les sabots des montures les précédant venait lui piquer les yeux, mais il pouvait toujours voir la dame et méditait sur ce sourire qu’elle lui avait accordé. Sourire aussitôt interrompu par l’arrivée de la septa, mais c’était toujours mieux que de la voir détourner les yeux. Elle ne semblait pas faire partie des grandes dames qui se pinçaient le nez à son approche. Visiblement elle savait monter à cheval, ce n’était pas le genre de demoiselle à faire un trajet en litière. Et elle était ravissante sur ce cheval, celui qui l’épouserait aurait bien de la chance.

Peu de temps après repris la route, la septa se dirigea vers l’avant de la colonne, et un des hommes du chevalier vint chercher Arnor peu après. La demoiselle conversait avec un des plus jeunes hommes de l’escorte. Podrick n’entendait pas la conversation, mais elle devait être déplacée, car peu après un homme plus âgé les rattrapa et vint coller une claque sur la tête du jeune. La jeune femme semblait avoir peur de lui car elle rentra elle aussi la tête entre les épaules. Se pourrait-il que ce chevalier l’emmène aux Eyrié contre son gré? Peut-être pouvait-il l’aider ou la protéger des soldats… Lentement, il remonta la colonne, jusqu’à arriver à hauteur de la dame.

« Ma Dame. » Il la salua bien bas. « Podrick, palefrenier de lady Veneur, à votre service. J’ai été envoyé conduire ce cheval, il tira sur la longe de Galant, à la Porte Sanglante et ensuite je dois me rendre aux Portes de la Lune pour y chercher un nouvel étalon pour l’écurie de ma Dame. C’est une bien jolie monture que vous avez là. Pourriez-vous me dire d’où elle provient? Je suis certain que la lignée de votre étalon l’intéresserait fortement. Il est splendide. J’ai rarement vu de si beaux aplombs.»

Ce disant, il observait aussi discrètement que possible la réaction de l’homme qui avait frappé le jeune compagnon de Noreen. Il comptait bien ne pas s’en prendre une, lui aussi. Et s’il parvenait à installer une conversation, peut-être lui dirait-elle si ces gens lui voulaient du mal. Ce qu’il ferait si c’était le cas, il n’en avait pas la moindre idée, mais ce serait un début. Et puis, entendre d’autres voix que celle d’Arnor ferait du bien à ses oreilles. Il espérait simplement que ce dernier ne qualifierait pas cette conversation de « problème ». Il avait un sens de l’éthique et de l’étiquette un peu trop développé pour le bien de Podrick. Surtout si cela pouvait lui rendre la vie plus difficile… Il regarda à l’avant de la colonne, pour être sûr que l’homme d’armes ne l’observait pas, mais il semblait être en pleine conversation avec le chevalier.

Après quelques instants, il ajouta : « J’espère ne pas vous importuner avec mes questions… On m’a déjà dit que parfois je parlais trop. » Nerveusement, il repoussa ses cheveux avec sa main gauche, mais aussitôt qu’il eut fini son geste, ils reprirent leur place habituelle devant ses yeux. Il se concentra sur ses montures, évitant de la regarder dans les yeux.
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Message Mer 16 Nov 2011 - 18:53

Septa Keriane à l’avant de la file, Noreen ne pouvait –être que soulagée, pas de réprimande ni de conseils, ni de leçon pendant quelques minutes, elle espérait quelques heures, mais un instant suffirait à lui faire oublier le cours que prenait sa vie, cours qu’elle aurait tout fait pour remonter quitte à se noyer, mais si elle n’avait pas de limite pour elle, elle ne pouvait pas déshonorer son père et sa famille, aussi était elle sagement en train de suivre les autres comme s’ils l’emmenaient vers des jours heureux, ben voyons. Et ce faisant, elle regardait le paysage, préférant éviter toute conversation avec Dorian étant donné que lorsqu’elle se tourbait vers lui, la seule chose qui lui venait en tête était qu’elle aurait bien aimé que son fils continue à lui raconter ses histoires, mais là c’est sûr, si elle disait ça, elle s’en prenait une, ou juste un regard noir et encore une réprimande, et peut-être même Gorian une seconde, elle n’avait pas envie de ça, par contre son visage s’éclaircit soudainement lorsqu’elle découvrit à son flanc le jeune homme aux chevaux qui était venu pour discuter avec elle…


« Monsieur... »

De près il avait l’air beaucoup plus vieux, au moins vingt ans, un homme fait et depuis belle lurette alors qu’elle-même n’en était qu’à quelques années de floraison et se sentait bien plus une enfant qu’une Dame, elle n’avait d’ailleurs pas l’habitude qu’on l’appelle ainsi. Elle se demanda si elle faisait bien de lui parler, mais il parla d’Incandescent, alors ses doutes s’envolèrent bien vite et elle répondit avec un sourire. Par contre Dorian fixait l’intrus d’un œil soupçonneux au possible, mais pour le moment il ne disait rien, était-ce pour laisser la petite s’amuser un peu avec quelqu’un de son âge, conscient qu’il venait de lui enlever le seul moment agréable de sa journée en congédiant Gorian ?

« Podrick, si vous me permettez de vous appeler comme ça. Je m’appelle Noreen Ruthermont fille ainée de Lord Ronan Ruthermont. »

Elle inclina la tête en signe de salut après ces présentations avant de reprendre sur un ton poli, comme elle devait, mais avec un sourire qu’elle n’aurait jamais dut afficher en pareille compagnie, peu importait, elle n’était pas encore aux Eyrié, ici, au milieu de nulle part, elle pouvait se permettre de ne pas respecter les convenances et de redevenir elle-même quelques temps, être elle-même encore quelques jours, après en haut, se serait terminé, elle devrait absolument faire tout comme Keriane disait, par respect pour son père et pour ses hôtes.

« Je vous remercie, c’est un présent de choix j’en suis consciente. »

Elle flatta l’encolure du cheval dont le soleil déclinant faisait flamboyer la robe de rouges et de cuivres brillants. Pas vraiment un palefroi, pas vraiment un destrier, il avait à la fois la taille et la puissance de l’un et la beauté du premier, quand à la vitesse Noreen n’avait pas encore eut l’occasion de l’éprouver, mais elle le sentait vibrer sous sa selle et elle ne doutait pas de ses capacité, de plus il était confortable et docile, en tout cas avec elle.

« C’est un coursier acheté à Goëville. D’après père, il est issu de la lignée de Feu Dragon le cheval du roi Daeron I pendant la conquête de Dorne. Fougueux mais toujours prêt pour la bataille, il était féroce avec l’ennemi mais obéissait toujours à son maitre, c’est Père qui me l’a dit. »

Ce pouvait être une fable, après tout ce cadeau lui avait été fait pour que la gamine embrasse sa vie de femme, et quoi de mieux pour cela qu’un conte de fée ? Mais cela avait fonctionné à merveille, sa naïveté n’était pas à prouver et elle avait une confiance aveugle en son père, alors pourquoi ne pas croire à cette belle histoire. La séparation était triste, le voyage long et morne, mais beaucoup moins le cul posé sur le descendant du cheval du beau Daeron le Jeune Dragon, ses yeux pétillaient à cette simple idée et cela lui remontait le morale, et avait contribué à faire sécher ses larmes et accepter son sort, et la présence du bel étalon alezan fut l’unique chose qui lui permit d’accepter de laisser son poney gris. Mais en dehors de ça, elle était aussi gênée que lui et gardait les yeux fixés droit devant pour ne pas croiser son regard, elle n’avait jamais parlé à un inconnu qui ne lui ait pas été présenté par son père avant ce jour, en plus un roturier ! Elle oscillait entre la joie de parler de son cheval et le mal que dirait sa Septa de cette conversation, mais Dieux que c’était agréable de parler d’autre chose que du voyage, des Eyrié, des Arryn, de ses devoirs, de l’étiquette…

« Pas du tout ! Vous ne me dérangez pas du tout ! »

Oulah trop d’enthousiasme là non ? Derrière son dos, Dorian fronçait les sourcils, mais elle n’en sut rien et alors qu’il essayait vainement de remettre sa mèche en place, elle s’aperçut qu’il avait de beaux yeux et était plutôt agréable à regarder malgré la crasse, il sentait le cheval, une odeur qu’elle aimait bien, elle rougit, détourna le regard et se mit à parler pour se redonner une contenance, mais trop vite, trop saccadé, sans queue ni tête, elle s’embrouillait.

« Il parait que moi aussi… je parle toujours trop… ou pas assez… Veuillez me pardonner… Je… Heu… Vos cheveux… Chevaux ! sont très beaux aussi ! »

Un fiasco ! Elle venait faire d’une conversation qui aurait pu être la plus agréable avant longtemps un fiasco totale, son cheval soupira bruyamment en s’ébrouant légèrement, à croire que même lui se moquait d’elle. Mais cela ne faisait pas du tout rire Dorian qui ne voulait pas embêter Noreen mais n’avait aucune confiance en ce jeune palefrenier. En même temps, Ronan lui avait ordonné de protéger sa fille quoi qu’il en coute et contre tous les dangers, c’était son rôle de se défier de tout le monde, d’autant plus que la rouquine ne se méfiait de rien ni de personne…
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Message Ven 18 Nov 2011 - 21:36

Elle semblait très timide, et plus jeune qu’il ne l’avait pensé au premier abord. En tous cas ce devait être une de ses premières sorties hors du domaine paternel, elle n’était visiblement pas maîtresse de sa langue. Elle aurait tout intérêt à apprendre rapidement à se contrôler si elle ne voulait pas devenir la risée des Eyrié. Sa dernière réplique faillit le faire éclater de rire, mais il ne pouvait certainement pas se le permettre, il parvint à se retenir, mais ne put réprimer un sourire. Il reprit son sérieux aussi rapidement qu’il le put et jeta un œil au garde du corps de la demoiselle. *Pourvu qu’il n’ait rien remarqué.* L’homme le fixait avec un regard noir, et Podrick comprenait parfaitement pourquoi. A sa place, il aurait fait tout de même.

« Merci. Mais ils sont loin d’égaler les vôtres. Je n’ai pas beaucoup voyagé, mais aucun des visiteurs venu à Grand-Arc ne possédait pareilles beautés. L’écurie de votre père doit faire bien des envieux. »

Il espérait que le garde ne lirait pas le double sens de ses mots, si c’était le cas, « brèche d’étiquette » ne couvrait même pas le quart du tiers des problèmes qui allaient lui tomber sur la tête. Il s’affaira à réajuster la longe de Galant, en priant les Sept pour que l’homme possède le sens de l’humour ou pas assez d’esprit pour entendre le double-sens. Qu’est-ce qui lui avait pris d’aller parler à la demoiselle ? Il aurait mieux fait de rester à l’arrière, à sa place avec les autres roturiers et le train de bagages. Mais il émanait d’elle une tristesse et une solitude certaines, et il ne les connaissait que trop bien. S’il pouvait éloigner ne serait-ce que temporairement ces sentiments, il n’en demandait pas plus. Il espérait qu’ils disparaitraient une fois arrivée à destination, mais il en doutait. Et elle faisait des efforts pour se comporter comme devrait le faire une dame, mais semblait ne pas avoir la moindre idée de par où commencer. C’était probablement la raison de la présence de la chaperonne et des gardes. Elle idolâtrait son père, cela au moins était certain et elle avait quitté tout ce qu’elle connaissait et ceux à qui elle tenait. Il la comprenait. Il avait eu à peu près le même âge qu’elle quand il avait quitté son père adoptif pour se mettre au service de lady Tyana.

Il se pencha pour flatter l’encolure du bai. « Ne t’inquiète pas, Galant, bientôt on sera arrivés, et tout ira bien. Pas de lynx pour t’attaquer et une belle ration d’avoine. Tu oublieras vite la maison tellement ton nouveau chez toi sera confortable. Les gens seront gentils et s’occuperont bien de toi. Et il y aura plein de nouveaux copains avec lesquels faire la course. Tu seras bien mieux dans ta nouvelle écurie. Tu verras. Tout ira bien, mon beau. »

C’était peut-être un peu trop clair, mais si le garde le prenait à parti, il pourrait toujours nier qu’il y avait plus derrière les mots que ce qu’il avait dit. Et puis, il parlait au cheval, pas à la demoiselle. C’était bien connu, parler aux chevaux les calmait, et l’étalon en avait assez vu ces dernières semaines pour avoir besoin d’un peu de réconfort. Il n’osait pas regarder la réaction de l’homme et se contenta de se redresser et de fixer les oreilles de sa monture. Et de repousser ses cheveux, une fois de plus. Peut-être devrait-il les couper? Mais ils offraient une certaine protection contre le froid et le vent. Et puis, il n'était pas un homme d'armes, ses cheveux à lui ne pouvaient mal de se retrouver coincés dans un camail, il n'avait aucune raison de les raser.

Le soleil était presque couché et il leur faudrait bientôt s’arrêter pour la nuit. Il ne savait pas à quelle distance la Porte Sanglante se trouvait, mais il espérait qu’elle n’était plus trop éloignée ou bien ils devraient camper dans cette gorge, perspective qui était loin de le réjouir, même s’ils étaient à présent accompagnés de chevaliers et d’hommes d’armes. L'endroit n'avait rien de rassurant ni de confortable.
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Message Mar 22 Nov 2011 - 18:23

Elle avait remarqué le sourire de Podrick et ses joues passèrent du rose bonbon au rouge tomate, déjà gênée par sa bourde, le fait qu’il l’ait remarqué et ne puisse s’empêcher de le montrer la décontenançait encore d’avantage. Elle eut envie de se tourner vers Dorian pour trouver un soutient, mais elle se demanda ce qu’elle trouverait dans son regard et elle n’avait pas la force d’y voir une once d’amusement ou de réprobation, elle avorta donc le mouvement de pivot à peine entamé. L’homme d’arme avait tout vu, et il n’y avait pas d’amusement dans son regard, un peu de réprobation certes, mais surtout dirigée vers le palefrenier qu’il continuait à fixer d’un œil noir en ajustant l’étui contenant sa dague à sa ceinture.

« Ah ? »

Elle le regarda toute étonnée, son père n’avait pas beaucoup d’argent, il n’avait pas non plus de chevaux extraordinaires, elle le savait, Maelle avait un palefroi qui lui venait de son père, probablement l’un des plus beau de l’écurie, mais les autres, un destrier qui n’était plus de toute première jeunesse, un percheron, un poney hirsute et quelques coursiers dont la plupart ressemblaient plus à des rosses, non pour sûr, personne n’avait à envier la cavalerie de Lord Ronan, et certainement pas les Veneurs. La rouquine venait de se rendre compte à quel point son père avait du se saigner pour acheter ce cheval et qu’il aurait mieux fallut qu’il le garde pour lui, mais il l’avait donné à sa fille. Elle eut envie de pleurer soudainement, pour la beauté du présent autant que parce qu’elle savait ce que cela signifiait au fond, qu’elle ne reviendrait jamais chez elle, et qu’il tenait à elle bien plus encore qu’elle ne l’aurait cru. Elle retint ses larmes, mais dut baisser les yeux pour reprendre contenance, elle déglutit et flatta l’encolure de l’étalon rouge. Mais de son côté Dorian était fou de rage, il avait parfaitement compris le double sens, seulement sachant parfaitement que la petite n’y entendait rien, il ne voulait pas faire un scandale.

« Ce malandrin vous importune Ma Dame ? » Demanda-t-il finalement d’un ton sec, toujours les yeux fixés sur le nouveau venu, et de plus en plus noirs. Mais la petite se tourna vers lui en secouant la tête en signe de dénégation. Il voulut lui dire qu’il se moquait d’elle indirectement, qu’il lui manquait de respect, mais pourquoi lui envoyer la vérité en pleine face alors que son innocence ne serait bientôt plus qu’un lointain souvenir ? Il décida de lui donner quelque répit dans le dur apprentissage de la vie et de se taire pour la laisser converser avec le jeune homme.

Noreen écouta ce qui disait le garçon à la mèche folle à son cheval, elle se demanda si elle ne préférerait pas être un cheval. Tant qu’ils avaient une écurie confortable et manger tous les jours, ils étaient content, elle il lui avait toujours fallut plus, et elle savait que là où elle allait, elle devrait profondément modifier ses habitudes. Elle avait envie de répliquer que rien n’irait bien, que la cage dorée haut perché dans laquelle on s’apprêtait à le jeter n’avait rien d’attrayant et qu’elle donnerait mille fois tout l’or du monde pour garder la liberté dont elle avait jouis jusqu’ici. Elle se contenta de planter ses yeux sur l’horizon qui s’assombrissait de plus en plus vite. Des sanglots lui serraient la gorge, mais elle n’avait pas craqué jusqu’ici, elle ne pleurerait pas, elle était décidée à être forte et à oublier ce qui l’attendait jusqu’à son arrivée. Pendant ce temps, le garde appela son fils qui était à l’arrière de la file depuis qu’il l’y avait envoyé. Gorian remonta la file et se plaça juste à côté du bâtard, mais même si les regards de Dorian en disaient long sur ce qu’il pensait de la situation et ce que le jeune archer devait faire, ce dernier restait toujours souriant et avait le don de détendre l’atmosphère.

- L’est beau ce ch’val dit-donc ! Z’allez où ‘vec ça ?! Demanda Gorian d’un ton jovial
- Ils vont à la Porte sanglante, et ensuite aux Portes de la Lune… Répondit Noreen, enjouée, autant par le fait de connaître la réponse que par ce qu’elle impliquait, et puis l’éternel sourire et l’enthousiasme de son ami était un véritable antidépresseur.
- Ah bah comme Noreen !

« Halte ! » Annonce venant de la tête de la colonne et suivie d’une sonnerie de cor. Ser Malcolm fit demi-tour et se porta à leur hauteur au petit galop puis chuchota quelque chose à l’oreille de Dorian. Les deux hommes se redressèrent sur leurs montures, mais l’homme d’arme adressait un regard dur et déterminé au chevalier et Noreen en le voyant se tourna vers Gorian avec un air interrogateur et un peu effrayé.

- Ma Dame, nous allons essayer de rejoindre la Porte avant le nuit, mais nous sommes encore loin et il faudra aller vite, peut-être que tout le monde ne pourra pas suivre, mais ne vous en souciez pas, vous galoperez quoi qu’il arrive, si vous me perdez de vue, ne vous inquiétez pas, je ne serais pas loin.
- En formation !
- Gorian, tu vas avec elle. Podrick, j’ai vu que vous aviez un arc, vous irez avec eux et vous obéirez à Ser Malcolm, attachez votre cheval à la selle, vous aurez besoin de vos deux mains mais gardez le, il pourrait servir qui sait.

Pendant que Dorian expliquait la marche à suivre aux trois jeunes, cinq hommes armés de lames dont le vieux chevalier s’étaient placés autour d’eux et l’escorte semblait se réorganiser à la hâte. L’information que Dorian n’avait pas délivré était que des sauvages avaient été repérés par des éclaireurs non loin. Il était prévu de bivouaquer, mais cet imprévu rendait la chose trop dangereuse, il s’agissait maintenant de préserver la plus précieuse denrée du convoi, à savoir la jouvencelle et si possible le reste, les charriots, les bagages, mais c’était secondaire. Noreen était un peu affolée, elle ne comprenait rien, mais le ton des hommes reflétait la tension du moment. Elle jeta un regard en arrière alors que les huit de l’avant-garde se détachaient au petit galop avant d’accélérer l’allure sur le chemin pierreux.
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Mission vers l'ouest [Noreen Ruthermont]

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