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Un vent du nord qui réchauffe le coeur

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Message Dim 25 Sep 2011 - 1:38

Deirdre était dans la maison des nobles qui habitaient en frontière de Port-Réal. Elle n’en pouvait plus d’être là. Elle aurait bien aimé retourné dans les Terres de l’Orages. Elle était tellement habituée à leur mentalité, aux terres, à l’environnement. Oh, elle commençait à connaitre Port-Réal dans les grandes lignes. Elle savait quels chemins emprunter pour aller ici ou là, de rares raccourcis et lieux à éviter. Bizarrement, c’étaient ces lieux en particulier qu’elle connaissait en premier. A l’ombre d’un arbre imposant dans le coin de la cour, ses immenses branches qui débordaient en dehors du grand mur en terre, elle était isolée. Comme souvent et c’était ce qui l’attristait encore plus. Elle se sentait déjà énormément seule là-bas, mais ici c’était bien pire. Elle n’avait personne autour d’elle. Oh, il y avait toujours Regal, mais il avait pas mal de chose à régler et était rarement auprès d’elle. Puis de plus que ferait-il à ses côtés, à longueur de journée. Il s’occupait déjà assez bien de Deirdre comme ça. Jace était déjà reparti. Le chien venait l’embêter, lui rendant le bâton qu’elle lui lançait sans cesse. Assise à même l’herbe, elle était coincée. Sa cheville presque brisée, elle devait attendre qu’elle se remette, sans bouger pendant un long moment. Elle vivait le destin si oisif des femmes de sa situation. Quelle calamité. Elle n’avait plus grand-chose à demander pour calmer sa patience. Ce n’était que l’affaire de quelques jours et encore elle pouvait se déplacer elle-même à ce jour. Le chien fonçait sur elle et tentait d’embrasser son doux visage. Elle souriait, sincèrement, donnant un éclat différent sur son visage morose. Elle avait trouvé un ami. Ses yeux pétillaient, ses lèvres s’étiraient, et sa peau rayonnait de ses fossettes.

Jon était à un petit endroit qui amenait à la détente. Une tente était montée sur un joli cadre en bois sculpté, des chaises à ras le sol qui lui donnait une position mettant en valeur sa grande taille, et une table tout aussi basse. Il y avait un grand bol de fruit et quelques ailes de poulet, fraîchement grillées qui venaient d’arriver. Il jaugeait Deirdre, discrètement, caché dans l’ombre de la tente qui coupait les rayons du soleil par la toile épaisse et marron. Il n’avait pas ce regard méprisant sur la jeune fille, celui qu’il arborait en temps normal. Il était plus doux, plus nostalgique. Dans le fond, il aurait aimé qu’elle soit ainsi avec lui, avec cette expression qui vivaient et non cette haine depuis toujours qui animait leurs échanges. Il arracha la chair du poulet, se tâchant le tour de la bouche. Il était encore perturbé par le jour où elle revint avec Jace Redwyne, sa cheville en compote. Il avait eu une blessure similaire, presque dans le même genre de situation. Il voulait récupérer son gibier et les racines, traitres, le réduire à l’immobilité de sa cheville plusieurs jours durant. Il l’avait soigné. Sans aucune tendresse, ni même compassion, qu’on soit clair. Mais c’était la première fois qu’il lui donnait de son temps pour l’aider. Elle lui avait simplement dit « merci », mais avec ces yeux qui montraient que cela venait du cœur. Une amertume commençait à remonter, laissant quelques relents acides au fond de sa gorge. Bryan arriva, s’installant près de lui et parlait. L’aîné ne l’écoutait pas. Il finit par le jauger à son tour et suivait son regard. Cela tombait sur leur sœur. Il leva un sourcil.

_Nom de nom ! Tu… Tu ! Ce n’est pas possible !
_Quoi ? cracha Jon avec quelques morceaux de poulet sur son frère.
_Tu as des transports pour elle ? Quel malédiction s'abat sur toi ?! Pourquoi ? Depuis quand ?!
_Je te reprends pauvre gueux. Je préfère mourir que d’avoir l’esprit dans les fleurs en la voyant. Ne me compare à toi, tu m’insulterais ! Juste que… Elle est… En grandissant… J’aimerai l’avoir dans mon lit quoi. Mais comment aimer un nuisible comme elle ? Soit pas fou.
_Ce n’est pas ça. Tu n’avais pas ce regard là, me prend pas non plus pour un sot ! Je ne suis pas l’idiot du village. T’as de l’estime pour elle… J’aurais jamais deviné.
_Arrête ça, car je crois que je vais t’en coller une. Sincèrement ! Juste, j’aimerai la traité comme elle est, lui faire crier mon nom, sentir ses ongles me-
_Là, c’est toi qui arrête ! Respecte la, même si ce n’est déjà pas ton fort. Je ne te crois pas. Quoi que, cela ne m’explique pas pourquoi tu la frappes autant.
_C’est simple. J’ai envie de la bourré. Mais, je ne peux pas car c’est notre sœur. D’un autre côté, elle ne l’est pas et a trop l’attention de la famille, comme père, ou toi. Et ça m’énerves ! Qui ne nous dis pas qu’elle était qu’une paysanne ? Son bijou sur elle ? Quelle preuve. Elle est un parasite et ça m’énerve, traité comme l’une des nôtres. Et faut pas toucher, ni la traité comme elle est, soit une vulgaire putain dont tu t’es déjà servi…

Il avait bien résumé son sentiment face à la jeune femme. Oui, il la frappait par ce tiraillement qui le rendait lui provoquait pas mal d'humeur et surtout une certaine frustration. Or, il était sincère lorsqu'il disait qu'il ne l'aimait pas plus que son frère. Deirdre n’aurait jamais pu deviner cette idée, tout comme Bryan qui avait du mal à encaisser.

_Mais tu sais qu’elle devait me revenir ? Père voulait qu’on se marie tous les deux. Mais, gros détail, on ne se marie pas avec sa sœur, donc cela voudrait dire qu’on dit au monde entier qui elle est, enfin ce qu’elle n’est pas… T’imagine même pas ce que je lui aurais mis à la pauvre jouvencelle, ne serai-ce que pour lui faire regretter d’être entrée dans la famille.

Bryan se retenait de se lever pour lui donner un poing, quoi qu’il était à deux doigts, lorsqu’on annonça la venue de Maureen Bolton. Le cadet, déjà debout, les mains et les dents serrés. Jon leva les yeux et aperçut la brune arriver dans l’enceinte. Il prit une cuisse de poulet et s’éclipsa en grognant :

_En voilà une autre qui ne sait pas où est sa place. Je sens que je vais vite retrouver la maison…

Bryan quant à lui, resta un moment perdu, encore en position d’attaque sur ce qui restait de présence de son frère aîné, et les yeux qui voyageaient dans l’admiration qu’il portait à Maureen. Il l’avait toujours trouvée ravissante et adorait sa façon d’être. Sûrement une des femmes qu’il portait secrètement dans son cœur, autant que Deirdre. Il courut à sa présence et la salua en lui souhaitant la bienvenue. Il lui demandait si elle se rappelait de lui, s’étant rarement croisés, mais l’image de Maureen gravé à jamais dans son esprit.

Le bruit d’une petite canne en bois qui foulait la terre sèche et poussiéreuse, s’approcha des deux protagonistes. C’était Deirdre qui s’était levée pour venir accueillir une amie de longue date. Son cœur était emplis d'une joie indiscutable. Maureen revenait de loin, surement après les lamentations et la morosité qui émanaient des lettres qu'elle lui envoyait. Elle tapa derrière la tête de son frère.

_Arrête de faire ça avec tout le monde. Fais toi des amis ! rouspéta t-elle avant de venir faire une forte et chaleureuse accolade à Maureen. Je suis contente que tu aies pu venir. Bon, je t’aurais vraiment bien proposé un peu de chasse, mais vu mon état… Je n’ai d’aspiration pour toi qu’un peu d’échange verbale entre nous, d’échange d’épée avec Bryan qui se fera un plaisir, j’en suis sûr, souffla t-elle avec un regard accusateur à son grand frère. Où aller s’ennuyer en ville avec ces prudes et maniérées jeunes femmes de notre situation.

Elle lui fit signe d’approcher et lui offrit une place sous la tente où il faisait bon, pas trop chaud ni trop frais. On arriva pour déposer une cruche d’eau et un peu de jus de raisin. Elle lui demanda comment elle se portait et des nouvelles de son triste quotidien de noble comme elle. Cela voulait surtout parler d’un sujet qu’on ne criait jamais haut et fort mais pour lesquels on se soutenait : les maris. Puis bien sûr, arriva les rumeurs sur les faits et gestes des Fer-nés. Elle lui confia qu’elle avait peur qu’il s’arrête en route pour les Terres de l’Orages, mais que la logique voudrait qu’ils montent au nord. Bryan qui ne cessait d’apprécier tout les traits gracieux de Maureen, finit par lever un sourcil. Depuis quand sa sœur était aussi instruite à ce sujet et qu’elle s’en inquiétait. Cela venait de Regal qui savait tout sur tout, même si tout le monde connaissaient la révolte des îles de Fer. Disons que quand elle oubliait de tendre une oreille, il était toujours là pour souffler dedans.

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Maureen Bolton
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Message Dim 25 Sep 2011 - 12:54

Comme à son habitude et cela devenait presque des occasions, car s’il n’y avait pas sa guerre contre son aieule et la présence de son cousin, elle aurait presque vécu la totalité de sa vie dans les terres de l’Orage. Elle avait neuf ans la première fois, qu’elle rencontra le vieux Lord Swann. Sa mère, fille de sa deuxième épouse, avait toujours été en quelques sortes sa préférée et lorsqu’elle mourut, Bolton et Swann décidèrent de faire la guerre de qui élèverait la petite fille. D’un coté le Lord de Pierheaume n’avait pas envie d’une demi-sauvage comme petite fille et Réginald Bolton voulait faire la fille comme le père.

En quelques parts, Lord Swann avait été le seul à conserver la femme qu’elle était. Mais toute famille à ses secrets. Bien avant que la jeune Maureen naisse, sa mère, Isabel avait été le dernier petit joyau de Lord Swann. Celui se trouva subjugué par la vivacité de l’enfant qu’il oubliait presque les autres devenu grand. Combien de fois, Malek Swann n’avait-il pas rêvé de voir le vieux mourir. Même le prince Valarr n’avait pas réussi à l’amocher. Et Gawen était trop vieux pour participer à désarconner de fort Lord, plus jeune que lui. Il était donc resté près de sa douce petite enfant, qu’il avait fini par apprivoiser au fil des années. Elle n’était pas une bête. La bête sortait lorsqu’elle devait combattre, lorsque la nordienne était présente.

En échange de représailles entre les deux familles, Maureen passait la moitié de l’année dans l’Orage et le restant dans le Nord. Ainsi, tout le monde était content. Avec le fléau et tous ce qui s’en suivit, elle était toujours sur les routes et plus souvent à Pierheaume qu'à Fort-Terreur

Elle s’apprêtait à retrouver le Nord, mais elle admirait les jardins une dernière fois. Gawen Swann avait sourit en la voyant si calme assise près de la fontaine. Elle lui rappelait sa petite Isabel, même si elle tenait beaucoup de son défunt gendre. Il l’avait aimé comme un père et elle le remerciait chaque jour. Au contraire de Réginald Bolton, qui était toujours dur et ferme, Lord Swann était un homme doux et attentif.

-Te voilà encore ici, sourit-il à son adresse. Tu as reçu cela. Cela vient de Deirdre. Vous faites toujours de la correspondance.

Même si je suis loin du nord, il reste les jardins de mon enfance. Les Dondarrion, les Trant, les Staedmon et les Lonbecs, je m’ennuie, des longues heures ou nous inventions des jeux qui aujourd’hui sont anodins. Oui, notre communication est plus brève quand je suis dans le Nord.

-Nous l’avons reçu plutôt dans la journée. Je crois que renouée avec des gens que tu as connu peux t’apporter beaucoup. Tu ne resteras pas indéfiniment seule …

Elles ne m’apporteront jamais ce que je veux réellement. Vous connaissez mon secret et mon désir le plus cher, un souhait que les anciens et les sept n’autoriseront jamais.

-Patience, ma belle enfant. Ne parles pas trop vite et saisi le moment.

Il l’avait accompagné jusqu’à sa monture et elle avait sourit. Il l’embrassa sur le front et la regarda avec cet air nostalgique. Que pouvait-elle faire vraiment. Il voyait sa fille et Réginald Bolton, son fils. Prise comme une poupée qui la réclamait. Maureen ne pouvait pas rester loin de Fort Terreur très longtemps. Surtout quand on ne savait pas qu’elle plan diabolique Lord Bolton avait crée dans sa tête.

-Attention, pendant le retour, quoique j’aie vaguement envie de souhaiter bonne chance à celui qui oserait s’en prendre à ma petite fille, déclara-t-il, en riant et en la prenant dans ses bras. Prends soin de toi et mes salutations au gens du Nord

Prenez soin de vous grand-père.

Elle fit une courte route, avant de reprendre du repos et prendre aussi le temps de lire ce que son grand-père lui avait donné. Elle se souvenait de Deirdre. Elle avait un vague souvenir des dernières années, mais plusieurs remontant à leur jeunesse. Elle se disait que renouer d’ancien lien lui ferait du Bien. Elle avait peu de gens qui l’entourait ces temps derniers. Et puis que ferait-elle une fois au Nord? Deviser, crier et sortir les armes? Une habitude, qu’elle devrait changer. Elle changea de direction. Oui, et puis, elle avait bien le droit à un repos fort mérité. Elle reprit la route et ne tarda pas à trouver son chemin. Si tôt, si fait, elle retrouva un visage qui lui était familier. D’accord, Maureen et le complexe d’être une vraie Lady ne lui tenait pas du tout. Alors jouer les fanfreluches et mettre quarante épaisseurs ne lui tenait encore moins, mais quand elle revenait de l’Orage, elle essayait de rester moyennement descente. Elle se souvenait d’avoir griffé la Septa de son oncle, un jour, quand elle était gamine. La pauvre avait essayé partout les moyens de lui enfiler une robe.

Elle croisa Jon Lonbecs, mais n’y accorda pas la moindre seconde du monde. Il ne pouvait pas se sentir, elle ne voyait qu’une seule comparaison, son grand-père et les Stark. En fait, elle avait fini par croire, qu’il la haïssait, parce qu’elle pourrait le battre plus facilement que n’importe qui. En voyant le deuxième Lonbec, elle tarda à trouver le nom, mais on se souvenait toujours du nom de ceux qu’on détestait.

Comment pourrais-je vous oublier Bryan.

Bon, Deirdre n’aurait pas approuvé, mais elle n’allait pas faire de la peine au jeune Lonbec qui avait toujours eu un œil sur elle. Et quand elle pensait à elle, la voilà qui arrivait. Elle la prit dans ses bras. Elle avait été comme une sœur, pour Maureen. Elle n’avait jamais autant sourit depuis longtemps. Il avait eu en quelques sortes raison. Elle l’étreignit davantage, soupirant d’aise de retrouver une amie.

Il me fait très bon de te revoir, ma très chère. Pardonnes moi d’avoir répondu dans des délais irraisonnables, mais il est plus facile de faire la correspondance dans les terres de l’Orage que dans le Nord, avec tout ce qui s’y passe.

Elle prit place, jetant un dernier regard à Bryan, lui souriant. La vilaine diablesse. Elle n’était pas gentille. Elle regarda son amie de longue date et débuta son récit. Elle lui raconta la déchéance de son grand-père paternel, suite au Fléau du printemps. Les fiançailles sanglantes. Comme celui qui aurait été son époux a fini piétiner sous sa propre monture.

J’étais à Pierheaume, quand Lord Swann m’a intimé de rejoindre. Il m’a dit que retrouver des gens que j’aimais me ferait du bien. Une fois de plus, il a raison.

Elle avala une gorgé et regarda son amie, la seule qu’elle avait vraiment eu. Dans le Nord, elle en avait peu. Elle avait eu le dernier des Stark, Ulrik, mais celui-ci avait disparu de la carte, à tout jamais, après le départ du roi, et ce fut deux ans plus tard qu’elle le retrouva à Cendreguée. Et puis après cette séparation encore plus douloureuse, elle n’avait jamais revu le Loup, ni entendu son nom, au nord comme au sud.

On dit de Castral Roc que les côtes ont été pillées, mais que ce n’est que le début. Le Nord est une cible potentiel, car je ne crois pas que les fer-nés osent se plier dans le Bief, qui est le meilleur moyen de se rendre dans les terre de l’Orage. Ils devraient affronter l’Ile des Boucliers et tous les seigneurs du Bief situés près de la Mander. Dans le nord, nous sommes beaucoup, mais presque tous à une semaine et plus des côtes. À être un fer-né je me pointerais là avant.

Les Bolton pouvaient facilement ramasser quelques milles hommes et encore plus, mais Maureen avait des doutes. Combien de temps, les seigneurs tiendraient-il? Certes, ils se battaient sur leur territoire, mais en nombre peut équilibrer vu les distances. Elle avala une gorgée et la regarda.

Et toi. Comment vas-tu? À qui dois-tu cette blessure?

Maureen regarda en coin, le fils de Lord Lonbec espérant y trouver une réponse, mais rien, malgré qu’il la regarde, il n’avait pas eu de mouvement de recul. Elle avait un nom qui pourrait lui effleurer l’esprit, mais elle n’osait pas. Les réponses viendraient en temps et lieu
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Message Dim 25 Sep 2011 - 17:53

Deirdre avait portée une oreille attentive à la jeune femme. Elle souriait avec compassion lors de son discours quelque peu triste et morose. Elle se demandait comment elles s'étaient tant distancée l'une et l'autre. Encore à ce jour, oui. Elle était à Port-Réal et elle n'avait pas réellement le loisir de retourner au Terre de l'Orage, alors qu'elle donnerait n'importe quoi pour y retourner. Mais avant ? Sûrement parce qu'elle avait laissé entendre, elle ne cessait d'aller et venir du Nord et au Terre de l'Orage. Elle aurait pu trouver le temps d'aller la voir de temps en temps, surtout si elle savait qu'elle avait l'esprit si lourd. Elle s'en voulait pas mal. Elle était tout ce qu'elle cherchait dans sa jeunesse. C'était avec une hâte qu'elle attendait qu'elle vienne sur ses terres. Elle tannait son père pour aller la voir dans le nord. Elle se remémorait encore quand elle frappait chez les Swann et demandait quand son amie allait revenir. Elle revoyait l'homme sourire et lui quémander de patienter encore un peu. Or, malheureusement, elles ont finies par grandir et avait d'autre priorité que l'insouciance. Deirdre commençait à passer beaucoup de temps avec Regal pour être une femme savante, une magicienne pour l'esprit, une reine de la parole, une grande comédienne. Elle ne pouvait plus passer son temps à aller embêter Maureen, qui aussi dans l'âge des responsabilités, devait avoir bien d'autre priorité.

Elle avait prit sa main, les yeux tendres et toujours aussi attentive. Elle finit par sourire. Elle lui montrait l'affection qu'elle avait pour elle. Ensuite pour les rumeurs sur la revolte des fer-nés et leur prochain coup, était triste. Elle ne trouva qu'à dire.

_Quoi qu'il en soit, quelques soit la région, vivement qu'on les émancipe de leur folie et de leur dessein. Que ce soit le Nord ou nos Terres, tu es bien mal lottie.

Elle soupira. Elle finit par boire un verre aussi, donnant un léger coup de pied à son frère qui avait presque la bouche entrouverte devant Maureen. Elle n'en pouvait plus. C'était limite s'il n'était pas idem face à Jace. Il fallait réellement faire quelque chose, lui trouver sa cour. Maureen changea de sujet en parlant de la cheville de la jeune femme. Elle se mit à avoir un petit rire.

_Oh, si tu savais ! C'est un accident idiot, mais tellement idiot. J'en ai presque honte de t'en parler, moi qui me vante que la forêt ne me fera jamais défaut tant je l'aime, je la comprends et je la connais. Disons qu'on était parti dans l'idée folle de participer à un jeu de piste organisés par des troubadours itinérants. Après une longue journée, on est allé en forêt. J'ai trouvé un lapin coincé dans des ronces, un lapereau ! Bonne âme, j'ai voulu l'aidé, mais les racines sont traites dans les faussés. Je suis descendue, prenant garde mais pas sur les derniers mètres. Mon pieds s'est prit dans une, le terrain à plusieurs niveau, j'ai tiré, j'ai trébuché et voilà. Un violent craquement et je suis damnée à rester là, mourir à petit feu dans l'ennuie. Rien de bien grave. Cela me laisse le temps de penser à moi et surtout de m'éviter de faire des bêtises.

Elle s'étira et demanda de l'eau à nouveau. Elle attrapa une grappe de raisin. Elle détachait les fruits un à un avant de les faire doucement glisser dans sa bouche. A qu'elle brulait à l'envie de bouger, de courir, de s'évader un peu. Elle était bien restée là bien trop longtemps pour connaitre chaque fissure du mur qui entourait la grande maison. Ne parlons pas de la décoration de sa maison. Les petites broderie en bois au sur le plafond de son lit à baldaquin, égayant la tapisserie couleur vert canard. Bryan la sortit de ses pensée qui la trainait encore dans le fond, celui de sa chambre, de son lit, entre les gros oreiller en plume et les draps, presque enterrée, sans aucune envie de sortir, ni la force. Elle n'aimait pas être dans ce genre d'état, même quand Jon passait ses journées à la battre, elle trouvait toujours l'énergie pour ne pas s'enliser dans le néant. Elle le fixa un moment, mâchant un des fruit de sa grappe qu'elle avait durement choisi.

_Vous comptiez faire quoi ? demanda le frère.
_Je ne sais pas, peut-être qu'elle préférait se reposer un peu. Le chemin a du être long. Puis tu n'as jamais rien à faire de ta journée toi ?
_Disons que j'annule quand je vois des amis de date qui viennent de loin.
_Oui, disons que t'annule dès qu'une belle femme avec une robe arrive.

Bryan rougit légèrement, mais rapidement. Sa soeur soupira et elle aurait bien aimé se lever, faire quelques pas pour fouler le sol sableux, mais mieux valait économiser son énergie. Ou alors, cette forêt dont elle ne connaissait vraiment aucun recoin. On lui avait parlé d'un endroit fort sympathique, avec un petit étang et quelques arbres qui donnaient presque de la magie à l'endroit, comme une force venu des fées, mage et autres sorcière. Elle eut subitement une idée.

_Bryan, tu veux bien aller me chercher mon arc s'il te plait, avec une flèche. Oh, tu va voir les exploits que je fais maintenant, je cible de mieux en mieux, dit-elle à Maureen, fixant son frère qui s'éclipsa. Ecoute, j'ai une idée. On va te montrer une chambre, car je pense que tu passeras au moins une nuit ici, non ? On va attendre le soir. J'ai rencontré quelques nobles, mais je me suis surtout lié d'une futile amitié avec leurs subalternes. L'homme d'arme d'un des Mallery m'a parlé d'un endroit magnifique dans la forêt qui avoisine Port-Réal. Il est gentil et serviable, poli. On pourrait y aller, cela fait des jours qu'il me quémande un peu de temps. Qu'en dis-tu ?

Elle lui laissa le temps de répondre. Bryan arriva avec l’arme de Deirdre qui lui avait tant donné de fil à retordre, alors que le corps à corps était une vraie arme pour elle. Elle était si légère, si agile qu’elle s’en sortait bien. Même Jon avait du mal à la battre sans lui faire mal, ni même faire des coups bas. Elle l’attrapa, banda son arc, posa sa flèche et la décocha. La pauvre Perrine, sa petite sœur, qui ne cessait de jouer ses capricieuses, même avec le chien qui ne comprenait rien. Elle effleura à peine sa sœur. Elle poussa un petit cri de surprise, lui jeta un regard meurtrier et s’en alla, tapant si fort du pied qu’elle crut que la terre tremblait. Ah, Deirdre allait sûrement se faire réprimander, elle espérait encore qu’elle allait cracher son venin de fausse victime à son père, plutôt qu’à Jon. Deirdre avait un grand sourire, face à Maureen. Son amie devait se rappeler, si elle avait encore quelques souvenirs de leurs aventures de chasses en forêt, le nombre de flèches perdue éventuelle qu’elle lâchait. Elle faillit en blesser plus d’un. Elle s’était amplement améliorer, il fallait dire qu’elle y passait ses journées. Elle arrivait même à broder sans se piquer le doigt. Vraiment, il fallait qu’elle sorte de cette maison.

Une domestique arriva, discrète, et annonça que le diner allait être servi. Deidre demanda qui serait présent : juste eux, Jon et Perrine, son père était à une autre maison avec les propriétaires de celle-ci et Regal qui s’était trouvé un autre logement.

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Maureen Bolton
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Message Lun 26 Sep 2011 - 11:41

Maureen avait la simple impression de retomber complètement en enfance. Elle était en plein reconstruction de ses souvenirs. Elle était heureuse de savoir qu’au delà de ses souvenirs, elle n’avait jamais oublié la jeune femme. Mais elle s’en voulait, car elle avait été sa seule amie et quand elle eut seize ans, une personne était entrée discrètement dans la sienne, pour se sauver du jour au lendemain et ne réapparaitre que deux ans plus tard. Elle s’en voulait, mais elle se ferait pardonner. Elle la retrouvait et ce n’était pas pour la quitter si de suite. Elle pouvait se sentir comme elle le voulait. Elle n’était pas imposée à ce tenir comme les petites ladies. Elle avait le droit de donner ses opinions et de parler librement. Elle n’était pas contrainte par cela. Et puis, elle se sentait bien avec Deirdre. Elle avait le droit à être elle-même, ce qu’elle ne pouvait pas faire avec les Bolton ou les Swann. Du moins, elle était en bonne compagnie et ne se souvenait pas de s’être fait admirer ainsi pendant plusieurs minutes. Maureen avait toujours eu l’idée de s’effacer pour ne pas être retrouvée ou éviter que l’on parle d’elle. Elle aimait être transparente.

Heureusement que j’ai décidé de faire demi-tour, j’ai laissé mon amie de toujours trop longtemps seule. Tu as toujours été la sœur que j’ai voulu et que je n’ai jamais eu. Mes cousines et cousins avaient dépassé l’âge de jouer avec moi, quand je fis l’objet d’une garde partagée entre les deux Lords. Je n’avais que toi et les sept savent que nous nous entendions si bien. Nous avions fait les cent coups, et j’avoue avoir été réprimandée pour qu’une seule d'entre elle.

La jeune Maureen se servit à son tour, laissant un dialogue entre frère et sœur. Elle ne changeait pas et elle les adorait toujours autant. Il avait formé un bon trio pendant plusieurs années. Bryan avait toujours était un peu distant, mais Deirdre et elle? Deux inséparables. Elles pouvaient faire les quatre cent coups, le bon temps qu’elle ne voulait pas oublier. Elle aurait pu vivre dans les Terres de l’Orage, mais elle n’aurait pas été pareille. Elle avait été acceptée comme elle était. Le nord et le sud faisaient d’elle ce qu’elle était. Elle avait envie de parler d’un sujet, mais ne s’en risquait pas car, les oreilles mal avisées avaient toujours une plus grande bouche pour parler. Bryan les quitta allant chercher l’Arc de sa sœur et elle l’écouta avec une attention particulière.

Une petite sortie de minuit? Pourquoi pas. Je n’ai jamais réellement vu Port-Réal.

L’idée était intéressante. Personne ne les suivrait et elle aurait tout son temps pour discuter avec Deirdre. Pas que Bryan l’importunait, mais il y avait des sujets qu’elle préférait parler avec des amies, et en tant que femme, elle comprendrait mieux que quiconque. Elle n’était pas une personne qui adorait étaler sa vie personnel à plusieurs gens, mais si quelqu’un pouvait bien la comprendre, c’était bien elle. Elle ne regrettait pas d’avoir fait demi-tour. Au contraire, elle était même heureuse de l’avoir fait. Revoir Deirdre, lui avait complètement fait oublié le Nord, ou encore son grand-père. Elle avait bien le droit de faire ce qu’elle voulait, elle n’était plus une gamine et elle était allée chercher conseil chez Lord Swann. Un peu loin, mais les corbeaux n’étaient pas sure, à Fort-Terreur. Surtout en ce qui la concernait.

Tu ne l’épargne toujours pas. Oui, je vais rester, je repartirai quand bon te semblera, car tu sais que rien ne m’attend vraiment. Il y a trop longtemps que je ne me suis pas senti ainsi. Et nous avons quelques années à rattraper. Il me ferait un plaisir de t’accompagner ce soir. Cela nous rappellera les bonnes années. Celle où on ne nous demandait que de savoir nos leçons.

Elle sourit à Bryan et regarda Deirdre décocher sa flèche en direction de l’autre jeune Lonbec. Riant de bon cœur, car cela lui manquait. Elle avait eu la réaction escomptée. Nostalgie, quand tu nous tiens. Voila le genre de caractère qu’elle adorait. Deirdre aurait été la sœur parfaite.

La pauvre, tu n’as pas changé, mais je vois que tu vises de mieux en mieux. Moi je n’affectionne toujours pas cette arme. Mon cousin à Fort-Terreur n’a qu’une quinzaine d’année et bat facilement les meilleurs archers. Pour ma part, j’ai toujours utilisé mes mains ou une épée. Des méthodes qui sied à un homme, mais tellement peu à une Lady.

Comme si elle en était une. Elle mettait encore des robes par la force de ne pas faire d’inconduite. Elle sortit de ses souvenirs, lorsque la domestique leur annonça le repas servi. Elle aurait bien diné uniquement avec Bryan et Deirdre, mais il fallait croire que les deux autres seraient outrés. Perrine avait encore son air de « tu vas passer un sale quart d’heure, quand ton amie ne sera pas là » et Jon arborait toujours ce regard qu’elle trouvait hautain. Elle était assise devant Bryan et au coté de Deirdre. Tous mangeaient silencieuses, Jon rompit le silence et lança une réplique à Maureen.

-Le Nord ne vous manque pas?

Il avait un de ses regards qui disait qu’il la préférait hors de son chemin et qu’il ne l’aimait pas beaucoup. Bryan avait regardé son frère d’un regard semi meurtrier.

Rarement quand cela me donne l’avantage de revoir des amis de longue date.

Elle continua son repas malgré les questions incessantes de Jon dont elle aurait voulu bien taire. Elle continuait de sourire à Bryan qui mangeait distraitement. L’autre lui cherchait les problèmes allant lui dire que son mari devait s’inquiéter. Toujours aussi sereine, elle répondit qu’il avait été piétiné sauvagement par sa propre monture, ce qui haussa le cœur des deux autres. Le repas terminé tous se regardait, mais si elle voulait aller faire leur petite escapade, valait mieux qu’elle aille sommeiller.

Veuillez me pardonner, mais le voyage a été très long, je vais me retirer.

Je vous raccompagne jusqu'à votre chambre.

Elle allait refuser, la proposition de Bryan, mais le laissa faire. Elle salua les trois Lonbec et offrit un sourire complice à Deirdre. Laissant un Bryan silencieux la raccompagner jusqu’à sa chambre, elle lui offrit un dernier sourire et le remercia. Elle s’était changée et dormait un œil ouvert. Elle finit par entendre une présence derrière tout près et lança sans crier, m ais assez fort :

C’est ouvert …




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Message Mar 27 Sep 2011 - 22:19

Deirdre était heureuse d’avoir étonné un tant soit peu la jeune Maureen par sa précision à l’arc. Il était vrai qu’elle avait rarement vu son amie avec une telle arme, voire presque jamais. Elle était plus à l’épée ou au corps à corps, comme elle. Une épée, Deirdre n’eut jamais l’occasion de pouvoir s’en servir ni d’être entrainé pour. On ne lui laissa que l’arc et les flèches et les corps à corps, c’était car Bryan avait bien voulut lui donner un peu de temps pour cet art martial. Cela était sûrement du à la fierté de Jon qui ne voulait pas qu’une femme, surtout n’ayant pas le même sang que lui, puisse venir se traiter d’égale à égale avec une telle arme. On ne le lui avait pas interdit officiellement, mais tout convergeait dans ce sentiment. Elle aurait tellement aimé essayer, quoi qu’elle le put, mais secrètement et si rarement. Elle s’imaginait bien que Jon la voyait faire, il aurait pu utiliser cela en nouvelle excuse pour la battre. Son corps était bien moins marbré de bleu ces temps-ci, maintenant qu’elle y pensait. Il fallait dire qu’elle avait décidé de jouer les femmes modèles pour éviter ça, avant de ne plus en voir la force et ce sentiment tenait grâce peut-être, même sûrement, au projet officieux de se marier plus tard avec Regal.

Le repas arriva. La pauvre Deirdre boita jusqu’à la salle du diner. Pendant ce temps, les domestiques avait préparé une chambre pour Maureen et y avait amené le peu d’affaire qu’elle apportât. Deirdre s’était installée et avait gardé une place de choix près d’elle et en face de Bryan. Il y avait Jon en bout de table et Perrine auprès du cadet. Elle était déçue que son père ne fût pas là, il aurait été aussi ravi de revoir la jeune femme et surtout voir comme elle avait grandi. Les propriétaires auraient été aussi la bienvenu, déjà pour éviter les répliques assassines de Jon et surtout pour voir qu’ils pouvaient avoir une totale confiance en Deirdre et sur ses connaissances. Ils avaient dit oui à moitié, un peu réticent. Or, on voyait bien qu’elle savait se tenir et elle était mignonne, cela aurait calmer leur esprit hésitant. Puis quand bien même, il aurait parlé avec elle, nature et intelligente, cela n’aurait fait qu’avoir de l’estime pour elle. Quoi qu’il en soit, non ils étaient entre jeune, de même génération. Il y avait bien l’homme d’arme de Jon et la suivante de Perrine, mais ils n’avaient pas à troubler le silence pesant du repas.
Cela se passa quand même, sans mal. Jon qui bien sûr ne tenait pas son venin, mais Maureen s’en sortit tellement bien. Elle était forte et avait de la répartie. Deirdre était si heureuse. Oh, elle pouvait bien remettre l’aîné à sa place tant de fois, mais il risquait de le lui faire amèrement regretter. Son amie n’était pas de la famille mais elle était invitée. La fin du repas, arrivant, la jeune du Nord feignit d’être fatiguée et s’éclipsa dans sa chambre. Deirdre resta un peu plus longtemps et il fallait dire que quand elle voulut quitter la table, la bouche encore pleine, Jon l’intima, non lui ordonna de rester à sa place. Elle se rassit, penaude, serrant ses mains sur les pans de sa robe. Il la menaça que si elle recommençait à lancer des flèches près de Perrine, il jouerait au même jeu avec elle, mais il ne la raterait pas. Il ajouta, pour contrer son attention pour sa cheville, qu’il prendrait même un malin plaisir à la soigner juste après, détaillant ses gestes. Il briserait la flèche sans la tenir et si elle avait de la chance, il tirerait sur la tige. Mais si la bout ne dépassait pas, il allait devoir forcer pour qu’elle passe de l’autre côté ou alors ouvrir la plaie plus grande avec un canif. Elle eut un haut le cœur, tant elle lisait dans ses yeux la réalité des faits, le plaisir de s’imaginer à lui faire endurer cela. Il lui donna ensuite la permission de quitter la table. Vivement qu’il vienne la sortir de cette famille, du moins la libérer du mal de Jon.

Elle gagna sa chambre et attendit qu’enfin, tout le monde gagnât sa chambre. Elle surveillait les allées et venues par la fine et étroite ouverture de la porte qu’elle n’avait pas fermée. Bryan passa dans le long et interminable couloir des chambres. Une main sortit de nulle part et l’attrapa par le bras. Pris par la surprise, il se laissa happer par la porte de la chambre de Deirdre. Il resta là, sans voix, se demandant ce qu’elle lui voulait. Il était encore sous le choc, le cœur battant, collé contre le mur.

Elle lui fit des petits yeux et lui demandait un pantalon, ainsi s’il pouvait lui faire un bandage plus costaud à la cheville. Il dit bêtement oui, avant de jauger ses yeux.

_Tu comptes faire quoi ?
_Sortir, avec Maureen. Ne t’inquiète pas.
_Si bien sûr que si. Deux filles, dont une estropiée ! Tu es folle ma pauvre enfant.
_Mais, il y a aura des jeunes hommes avec nous, des gens qui travaillent pour les Mallery.
_Je viens !
_Pas question… S’il te plait… On sera dans la forêt et on rentrera au matin au plus tard.

Elle posa ses mains sur son torse et avait l’air d’un petit chiot qui demandait une friandise. Elle lui donna un baiser sur la joue pour tenter de le faire céder. Il soupira et la repoussa un peu séchement. Il n’aimait pas son attitude. Il sortit de la chambre, laissant Deirdre, interdite. Il revint qu’un moment plus tard et lui jeta un pantalon et une paire de bottes en cuir mou.

_Je te laisse y aller… Mais, vous prenez un de mes hommes avec vous, d’accord ? On le les connait pas et s’il vous arrive quelque chose, qui m’assure qu’on prendra soin de votre santé ? Personne. Et surtout, ne recommence jamais ce que tu viens de faire.
_De quoi tu parles ?
_Ta petite scène de fille mijorée et aguicheuse… Ne me prends pas pour un de tes hommes avec lequel tu joues. Ce Ser Wylde te pourri jusqu’à la profondeur de tes tripes. Regarde ce que t’es devenue. Une petite manipulatrice, bas de gamme, certes, mais le fait est là ! Je hais ce qu’il a fait de toi. Je veux la Deirdre innocente d’avant, dit-il la voix tiraillé entre la nostalgie et la colère. Donne moi ton pied…

Il sortit son canif et déchira une partie du draps qu’il entoura sur la cheville de sa sœur. Il apprécia ensuite toute la décoration de la chambre, se dirigeant vers la fenêtre pour regarder la cour, triste et solitaire. Elle se changeait. Il l’aida ensuite à enfiler les chaussures, les laçant. Elle le remercia du fond du cœur. Elle attrapa son visage et lui donna un baiser qu’il avait tant rêvé depuis bien trop longtemps. Il restant un peu ébaubi. Il ouvrit la bouche et elle posa un doigt sur ses lèvres.

_Ca vient de l’ancienne Deirdre, celle que tu aimes. Envoie ton homme dehors dans cinq minutes…

Elle quitta sa chambre comme une douce brise. Bryan était encore accroupi devant le lit, s’enivrant encore du reste de son parfum qu’elle laissait derrière elle. Sa sœur l’avait déjà oublié, frappant à la porte de Maureen. Elle lui dit d’entrer. Elle était tout excitée et cela se voyait à ses yeux pétillants et son grand sourire. Elle sauta encore dans ses bras.

_Allons rattraper nos années perdues ma belle.

Elle glissa lentement sa main dans la sienne. Elle essayait de retenir son enthousiasme, mais elle avait ces petits rires pleins de joie. Elle l’arrêta, lui demandant de se taire.

_J’espère que tu as tout prévu, lui demanda t-elle, soulevant sa propre robe pour laisser voir la supercherie : le pantalon de son frère.

Elle sortit, discrètement et une fois dans la cour, elle longea les murs pour rester dans l’ombre. Il y avait ce petit couloir, avec des piliers, au-dessus, comme un petit abri, les chambres qui dépassaient. Elles firent bien moins de bruit que le peu qu’elles en faisaient, arrivant sous celle de Jon. Une fois en dehors de la maison, elle retrouva l’homme d’arme de Bryan. Elle le salua et elle se rendit à la maison de Mallery, à cheval. Elle leur avait envoyé un messager juste avant de monter dans sa chambre. Elle espérait qu’ils aient eu le temps de lire la missive. Elle ne voulait pas aller directement les demander. Que penseraient les gens de voir deux belles lady partirent avec deux subalternes en pleine nuit. Même là, elles étaient à distance. Perdu entre quelques fourrés, derrière la grande bâtisse. On les percevait à peine. Les chevaux tapait un peu leur sabot, et faisait quelques pas vers des herbes fraîches et grasses pour s’en nourrir goulument. Ils renâclaient de temps à autre.

Des bruits d’autres montures arrivèrent. Deirdre se redressa et plissa les yeux pour tenter de se transformer en petit chat et voir dans le noir totale. Deux silhouettes se dessinèrent sur leur monture. On pouvait apercevoir un bras qui les saluèrent. Deirdre sortit de son petit mur de nature et alla à leur rencontre.

_Dame Lonbec, je suis honoré. Je n’y croyais pas en voyant votre message. Je vous promets de vous étonner et de raviver tout vos sens avec cet endroit.
_J’espère que ce ne sera juste avec l’endroit.
_Je ne peux vous promettre par contre, d’être de glace face à vous.
_Oui, vous en faîte déjà trop, rougis la jeune Deirdre. Je vous présente une amie. Maureen Bolton, du Nord.
_Encore une lady ? Qui au clair de lune et au faible lumière de la maison que je sers, m’a l’air aussi douce et gracieuse que vous. Quel dommage de nous torturer ainsi. Je me présente ma Dame. Je suis Anthelme, maître d’arme du cousin par alliance de Ser Mallery. Et mon cher compagnon que voilà, est l’homme de main du même homme. Julien.

Le deuxième homme hocha la tête. Ils étaient assez ravissant, mais bien différent l’un de l’autre. Le maitre d’arme était plus propre sur lui. Des cheveux mi-longs, légèrement ondulé et tiré en arrière, une tenue droite. On croirait presque à un noble. L’homme d’arme, était châtain clair, les cheveux raides qu’il attachait en queue de cheval, une barbe de trois jours, plus costaud et plus grand, plus mystérieux et sauvage.

Ils s’aventurèrent donc dans la forêt. Les deux hommes, en toutes innocences, du moins juste dans le plaisir d’être en présence de femmes aussi belles et surtout dans ce genre de situation, ils s’étaient arrangées pour les séparer lors de la balade. Julien avait ralenti pour atteindre les jeunes femmes. Il était auprès de Deirdre, Maureen étant trop proche du bord des sentiers et des faussées. Il parla des chevaux qui piétinaient un sentier qui s’était fait avec le temps, laissant entrevoir la terre sèche et l’herbe qui n’osait plus y repousser. Les arbres tout autour, les entouraient d’obscurités, comme des bras effrayants qui voulaient les dévorer. Deirdre n’était pas très rassurée et elle ne cessait de jeter quelques regards bien à l’arrière pour voir si le garde de Bryan était toujours là. Oui. Il était très discret et veillait, l’œil partout.

_J’aimerai savoir si vous avez de vraies montures, où juste un caprice pour vous deplacer. J’aurais aimé vous le proposer Deirdre, vous me l’aviez promis, mais vu votre jambe…
_Je suis désolée… Elle a un cheval du nord, ceux qui ne rien n’arrête, ni la roche de la montagne, ni le sol instable de la forêt et ni même la neige… dit-elle avec provocation.
_Réellement ? Offrez moi une petite course Lady Bolton. Ce serait un honneur… Je n’ai pas le meilleur cheval, mais il gagne en vitesse sur la distance… Venez…

Julien siffla et Deirdre ralenti avant d’être rejointe par Anthelme qui lui faisait déjà les yeux doux. Julien continuait de supplier la jeune Maureen.
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Maureen Bolton
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Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
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Message Mer 28 Sep 2011 - 2:33

Maureen regarda distraitement les étoiles. Le ciel était dégagé et les étoiles brillaient comme avant. Elle n’avait jamais pris le temps de regarder les étoiles lorsque son père mourut. Elle avait laissé son cœur se détruire. Elle avait oublié qu’elle avait des amis. C’était son père qui se couchait dans l’herbe du château. Dès qu’elle le voyait, elle le rejoignait. Elle s’allongeait près de lui et les regardait ensemble. Cela lui manquait de ne pas pouvoir le faire. De ne plus avoir aucune complicité avec personne. Elle l’avait fait une fois, alors que Lord Lonbec avait autorisé que Deirdre reste chez les Swann quelques jours. Elles étaient sorties tard dans la nuit s’allonger sur la pelouse, Lord et Lady Swann, ses grands-parents, étaient sortis à leur tour, se demandant ce qu’elle pouvait trafiquer. Elle avait eu droit à une histoire abracadabrante de Gawen. Elle ne regrettait pas le vieux temps. Elle n’avait pas à regretter. Elle était bien désormais, elle pourrait rattraper son temps perdu soit cinq à six années en quelques jours. Retrouver des gens qu’elle aimait et qu’ils l’appréciaient. Deirdre la traitait comme une sœur et elle l’appréciait toujours. Elle était mieux que dans le Nord, mais malheureusement, elle ne pouvait pas délaisser le fief familial trop longtemps sans surveillance. Réginald Bolton pouvait causer assez de soucis et il n’avait pas toujours toute sa tête. Maureen déplorait la mort de son père et son oncle, mais surtout la déchéance de son grand-père qui en avait fait sa princesse. Elle était sa petite Maureen et aurait aimé le rester à jamais, mais elle ne pouvait pas changer l’homme. Sa bonne étoile n’était pas encore arrivée et elle espérait qu’elle ne tarderait pas.

Lorsqu’elle entra, elle bondit sur ses pieds. Et voila, fini les rêveries. Elle se laissa guider par Deirdre et se retint de rire. Il ne fallait pas réveiller le Lonbec. Elle n’avait pas envie de le faire taire, elle était trop heureuse de sortir comme elle le faisait gamine. La supercherie, elle en aurait rit, mais Deirdre lui imposa le silence jusqu’à la sortie. Maureen était habituée à ce vêtement si inconfort, qu’elle avait fait trembler les murs de Fort-Terreur pour que la couturière du domaine, lui en fasse un et plusieurs. La pauvre. Elle avait remué ciel et terre. À Fort Terreur, elle avait délaissé les robes, pour des pantalons et oui parce qu’il sied à une dame de se montrer bien habillé mais en tenue de garçon, elle avait une chemise avec d’interminable corset, tous d’une rouge pourpre qui la différenciait des hommes de Bolton. Et pour dire, elle avait déjà battue des hommes en robe, ce n’était pas l’habit qui lui causait soucis. Pas le moindre du monde.

Si cela ne serait que de moi, j’aurais opté pour autre chose qu’une robe.

Elle se connaissait trop bien. Elle n’était pas du genre, à se conduire comme on le voulait, mais elle aimait jouer les aventurières. Lorsqu’elles furent sorties de la maison, Maureen éclata de rire, mais silencieuse. Elle caressa Terreur, lui signifiant que c’était elle. Ce cheval était une bête trop nerveuse, pour se laisser chevaucher par un autre. Il lui avait fallu quatre ans, pour l’apprivoiser ainsi. Les chevaux étaient des êtres respectés. Plusieurs légendes se trouvaient dans sa famille et Maureen avait une partie de cette croyance. Il était une partie d’elle et elle aimait cet ami cher. Il l’écoutait sans broncher. Quoi qu’il ne put faire plus, mais elle en prenait si soin, que le palefrenier de Fort Terreur se demandait comment elle avait fait.

Elle monta en scelle et suivit Deirdre, elle connaissait peu les Terres de la Couronne, mais assez pour qu’il la trouble à un point, que son cœur chavirait. Car si peu loin se trouvait le palais et encore les … y penser la rendait totalement amer et triste. Il ne lui avait pas parlé depuis Sorbier. Elle était son passé. Après tout ce temps, il avait du l’oublier. Simplement, parce qu’elle était Bolton et lui Stark. Elle noble et lui garde royal. Un manteau blanc. Comment arriverait-elle à dire à Deirdre ce qui la tracassait depuis toujours. Pourquoi, elle avait fui quelques temps les Terre de l’Orage ou encore Pierheaume, car elle vivait dans une illusion. Un homme l’avait troublé au tournoi et elle n’aurait jamais main mise sur son cœur. Car les lois étaient un code d’honneur et ce code d’honneur les empêchait de vivre comme ils le voulaient tous les deux

Elle remontait dans le Nord et gelait sa peine, dans le plus profond des Abysse. Elle n’aurait jamais sans chance, car elle ne voulait pas aimer un autre homme. Elle ne voulait pas qu’on la remette sans cesse à sa place. Sa place était auprès d’un homme qui accepterait ce qu’elle était et il y avait peu. Comme il l’aimait, mais c’était pour elle un peu éphémère, ne connaissant pas les sentiments du jeune Stark. Il avait le dessus, elle lui obéissait, mais il n’attendait pas d’elle qu’elle joue les grandes Ladies.

Du moins, elle devait éviter tous ce qui ressemblait au frère de Deirdre. Jon, celui qu’elle détestait le plus. Elle aimait bien les Lonbec, sauf lui et la plus jeune sœur. Ils n’étaient pas comme Deirdre ou encore comme Bryan, si gentil et chaleureux. Il n’avait jamais insulté la nordienne, sur ce qu’elle faisait. Elle s’était amusée petite et ne regrettait que d’avoir grandi.

Elle laissa la jeune femme la conduire. Voilà que les derniers arrivants pour cette escapade nocturne semblaient se présenter enfin. Elle regarda le rouge prendre aux joues de Deirdre et elle se demandait, si elle jouait un jeu ou elle était sérieuse? Un mystère comme toujours. Par contre, pour une rare fois qu’elle aurait avoué les deux hommes d’armes des Mallery n’étaient pas si mal non plus. Une lune ronde et blanche, de la bonne compagnie, un atout, pour passer une agréable soirée.

Je suis heureuse de vous rencontrer. Je suis des Bolton de Fort-Terreur et malgré la réputation que me portent mes aïeuls, je suis aussi douce que vous le croyez.

Anthelme la suivait plus près que Julien. Elle ne regrettait pas, il était bel homme et se sentait bien en sa présence. Elle lui parla du Nord. Comme on lui demandait toujours et remarquait que Deirdre semblait un tantinet nerveuse. Elle lui sourit et en son fort intérieur, elle savait qu’elle n’avait rien à craindre. Avec les longs voyages qui séparaient ses deux maisons, elle tenait toujours écorcheuse dans un étui entre la scelle et le cheval. Elles n’avaient donc rien à craindre. Maureen ne trouva pas moyen de refuser la course. Terreur avait besoin de se délier les pattes. Anthelme vint rejoindre Deirdre et Maureen s’approcha de l’oreille de celle-ci et se retint de rire.

Je crois que tu lui plais vraiment. Il n’arrête pas de te fixer depuis notre départ. Je te laisse en sa bonne présence.

Elle eut un sourire complice et amena sa monture près de celle de son opposant. Terreur piaffait de joie. Elle caressa la crinière et soupira. La dernière fois, qu’elle avait eu droit à une course était cette fois à Fort-Terreur. Entre son père, son oncle et son cousin.

Alors? On va jusqu’au croisement de La Néra? Ou plus loin?, sourit-elle en parlant discrètement à sa monture. Montres leur de quel trempe tu es fait mon joli.

Elle maitrisa sa monture et regardait Deirdre et Anthelme. Elle noua ses cheveux et sourit à son adversaire.

- Jusqu’au croisement de La Néra. Anthelme, tu donnes le départ.

Le soi-disant homme d’arme, tout près de Deirdre donna le signal et les deux cavaliers s’aventurèrent sur le chemin longeant La Néra. La jeune Bolton regarda son adversaire et poussa sa monture au triple galop. Il allait si vite qu’elle maintenait la cadence. Presque arrivée, elle sentit sa monture prendre le devant et éclata de rire, mais il la rattrapa avec justesse et ils franchirent la ligne d’arrivée ensemble. Elle le regarda amusée. Voilà bien longtemps qu’elle ne s’était pas amusée. Ils continuèrent au trot, attendant les deux autres cavaliers.

Vous avez bien tenu la cadence. Et je vous remercie encore plus de ne pas m’avoir laissé de chance. Deirdre vous dirait que je déteste qu’on me laisse gagner et vous avez repris facilement le dessus de Terreur, de quoi lui piquer son orgueil. N’est ce pas mon beau?

Le cheval renâcla et elle éclata de rire. Elle avait lâché les rênes pour caresser sa monture. Au loin, les deux cavaliers venaient les rejoindre et Terreur se mit à piaffer nerveusement dans le sol. Il était descendu de son cheval, pour retenir le sien, tandis qu’elle calmait les nerfs du nordien. Les bosquets grouillaient et elle y lisait que de la peur, mais lorsque l’animal sortit comme un voleur fuyant le destrier cent fois plus gros que lui, Terreur s’éleva dans les airs et Maureen tomba sur le dos. Julien calma la bête avec plus de succès et la rejoignit, lui retirant les feuilles de ses cheveux.

- Tout va bien Lady Bolton?, demanda-t-il en la relevant et faisant un signe à Deirdre et Anthelme que tout était correct.

Plus de peur que de mal, mais appelé moi seulement Maureen. S’il vous plait. Rien ne l’arrête, sauf les animaux plus petits que lui.

Ils éclatèrent de rire et elle remonta avec son aide. Elle avait de légère égratignure, mais elle les collectionnait. Elle était une femme de tête, pas une petite jouvencelle capricieuse et qui pleurs au premier ongle cassé. Elle n’était pas de ce genre, mais elle ramollissait avec les hommes qui lui faisaient de l’effet. Encore une chance que les yeux Bolton n’étaient pas là.



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Message Mer 28 Sep 2011 - 16:11

Deirdre se figea à la petite réplique de son amie. Oui, tout le monde le savait qu'Anthelme n'avait d'yeux que pour elle, du moins ce soir. C'était aussi pour cela qu'il s'était osé à venir lui parler. Son affection pour elle, lui avait poussé à passer quelques barrières qui séparaient leur situation, et il ne fut que plus séduit quand elle lui parlait d'égal à égal. Deirdre n'aimait pas jouer les femmes autoritaire et nobles, hautaine lorsqu'elle était seule avec un homme qui valait sûrement plus la peine qu'un lord. Ne parlons pas d'amour fou, il en était loin, mais elle l'attirait grandement. Il était heureux que la jeune Maureen participe à cette course. Ils s'étaient glisser le mot, alors qu'ils ouvraient le chemin.

La voix basse, ils s'échangeait alors quelques mots.

_Eh, Julien, toi qui aime tellement la course, pourquoi tu n'en proposerais pas une à Maureen...
_Tu ne cherches qu'à assouvir des rêves que tu n'obtiendras jamais, le sais-tu ?
_Oui, alors laisse moi juste rêvé.
_C'est une jouvencelle, arrête cela. Tu ne peux que lui voler un baiser au mieux.
_C'est un joli gage comme un autre. Ah, tu ensorcelle mon esprit.
_Comment m'y prendre ? Je ne veux pas que Lady Bolton pense que je l'insulte par mon invitation trop familière et inconvenante.
_Dis que t'aurais aimé jouer avec Deirdre, mais elle s'est brisée la cheville. Et ce soir, je vais prendre un malin plaisir de la couver comme une enfant...

Julien retint un soupir avant de ralentir et demander cette course, qui à son grand bonheur, fut acceptée avec entrain. Anthelme put ainsi rejoindre la jeune Deirdre. Elle était encore crispée par la réplique de son amie. Enfaite, elle savait bien que les attentions du jeune homme n'était pas innocentes. Or, elle ne préférait pas se l'avouer. Il était si gentil, intelligent un caractère qui lui était propre. Elle n'avait aucune envie de le repousser sèchement. Alors, pour ne pas s'imaginer cette scène qui risquait de l'obséder et briser cette nouvelle relation émanant de cette fraîche rencontre.

Anthelme avait toujours cet air faussement suffisant, plutôt une grande confiance en lui qui était si naturelle et le rendait si attrayant. Il fit un signe de main et fit un décompte avant de leur donner le top départ. Les deux montures s'en allèrent tel des flèches. Deirdre resserra ses rennes, surprise. Ils n'avaient peur de rien. Maureen fonçait, ne faisant qu'un avec son cheval. Elle était allongée dessus, les muscles de ses cuisses bandés sur les étriers. Julien se retrouva rapidement à l'arrière, Maureen gagnant en distance. Or, sur la fin, sa monture avait l'air de se réveillé enfin et rongea la séparation à toute allure. On les perdit vite de vu, de tout petits points noirs sur l'horizon. Deirdre souriait. Son amie s'amusait et cela lui faisait tellement plaisir.

Pendant qu'il courrait, Anthelme discutait gentiment avec elle. Il lui demandait comment elle se portait et si sa cheville allait mieux. Elle répondait avec une certaine distance, mais une innocence qui faisait craquer le jeune homme. C'est alors qu'il lui posa la question de son état. Elle resta silencieuse un long moment et lui fit remarquer qu'il était vraiment indiscret pour le coup. Elle répondit malgré tout, laissant sa voix s'évanouir dans la douce chanson de la forêt de nuit : les rongeurs, quelques oiseau nocturne qui hululaient, les feuilles d'arbres qui se caressaient. Il sourit et s'excusa. Il lui souhaitait aussi de trouver un homme qui saurait apprécier tout ce qu'elle était. Deirdre regarda ailleurs, se mordant la lèvre. Bizarrement, elle lui rappelait Torben. Elle n'avait pas de nouvelle et se demandait chaque jour s'il était toujours en vie. C'est alors, pour lui éviter de répondre quelque chose qui risquait de la mettre dans l'embarras, Maureen chuta. Elle était inquiète, mais elle la sauva.

Tapant des talons, elle rejoignit les deux autres. Julien était penché sur son amie, réellement anxieux. Puis qu’allaient-ils advenir d’eux s’il arrivait quelque chose aux deux femmes, en leur présence, eux, que de simples domestiques enjolivé. L’homme d’arme de Bryan arriva avec une rapidité affolante. Il était passé entre Anthelme et Deirdre, bondit de son cheval et dégaina son épée, pointé en direction de l’homme. Maureen l’informa qu’elle était simplement tombée. Julien l’aida à se remettre sur son cheval et grognait dans sa barbe.

_Cher monsieur, avec tout le respect que je vous dois, d’homme, de même situation. Ne vous offusquez pas de si peu. Que gagneront nous à vouloir du mal de femme si importantes alors que nous ne sommes rien ?
_Je conçois. Mais la sécurité de ces femmes valent bien plus de ma vie, votre ami, devrait plus me comprendre, plutôt que de venir cracher son venin, en sourdine.

Anthelme calma les humeurs en levant la main. L’homme de main de Bryan retrouva sa monture et laissa le troupeau avancer. Julien était aussi à cheval et avait le visage tendu. Anthelme lui tapota la cuisse.

_Mon ami, alors as-tu perdu ?
_Non, mon dieu ! Quel honte ! Mais je n’ai pas gagné non plus. Je vais devoir recevoir une revanche, si Maureen l’accepte. Répliqua Julien à son compagnon.
_Maureen ? s’exclama Deirdre. Déjà si familier et ensuite on vient me taquiner sur certain sujet comparable. Je vois ma chère. Je vous ai à l’œil vous aussi, dit-elle avec un petit clin d’œil.
_J’envie tant de familiarité, soupira Anthelme. Ah, nous y voilà, je pense. Tu as tellement meilleur orientation que moi, mon ami.

Julien hocha simplement la tête. On arrêta les cheveux et on attacha avec leste, leur renne à des branches. Les deux hommes s’enfoncèrent dans les fourrés, d’abord seul, demandant aux jeunes femmes d’être patientes. Ils poussaient la nature qui leur barrait le chemin et trouvèrent ce petit bassin, qui se perdait dans un ruisseau, qui lui se jetait jusqu’à la mer.

_Si tu arrives à faire fondre le mystérieux Julien, je pense que… Je vais te demander comment tu fais cela. Il parle si peu souvent, ou alors sous les ordres de son ami. Peut-être que Anthelme à l’air très attiré par ma personne, ce qui doit bien expliquer que l’on se connaisse. Toi, tu délies la langues de la brute.

Elle lui donna un petit coup de coude et laissa un rire éclater. Ils revinrent vite, sortant des buissons, tel des brigands ce qui eut le malheur de faire sursauter Deirdre. Vu sa dernière mauvaise aventures aux forêt des Terres de l’Orage, elle n’était pas rassurée. Julien s’approcha le premier.

_On va pouvoir y aller, mais avec vos robes… Ce ne sera pas facile.
_Vous avez pensé à prendre des changes mes dames, ajouta Anthelme.

Deirdre hocha la tête. Elle tira ses bras à l’arrière pour retirer ses laçages, mais elle n’eut aucunement le temps de demander à son ami, que le maitre d’arme arrivait derrière elle et venait l’aider. Elle fixait Maureen, si mal à l’aise. Il glissa ses doigts sur les bretelles de son gilet qui cintrait l’immense chemise qu’elle portait en dessous. Il tira sur le dernier lacet, celui de sa jupe, tout en jetant le haut sur le cheval. La jupe glissa tout le long de ses jambes et laissait découvrir un pantalon un peu trop grand et des bottes. Julien restait sans voix, choqué par l’attitude de son compagnon. Il lui manquait ce qu’on appelait : un peu de pudeur. Il regardait Maureen.

_Et vous lady ? N’avez-vous que votre encombrante robe ?

Bien sûr, il n’oserait jamais la toucher. Il avait même fait un pas en arrière. Anthelme, lui déjà s’éclipsait sous les arbres et les fourrés. Il fit un grand sourire à Julien, alors que les mains sur les épaules de Deirdre, devant lui, il lui dit.

_Je te laisse Lady Bolton. Prends en soin, soit plus homme que bête… C’est une femme, une vraie.

Le sol était en pente et instable. Il y avait plusieurs pallier, non homogène. Ca montait, redescendait en flèches. Des roches et des racines partout. Une main dans celle du maitre d’arme et l’autre sur tout ce qu’elle trouvait, elle gémissait à chaque pas. A la fin, le jeune homme lui demanda s’il pouvait s’oser à être trop familier et l’invita à grimper sur son dos. Elle hésita un long moment, mais se laissa faire. Entourant ses hanches musclés de ses cuisses, il la porta jusqu’en bas. Une fois arrivée, elle resta abasourdie. Elle attendait vivement Maureen. Lorsqu’elle apparut enfin dans ce petit coin de paradis, elle lui sauta presque dessus. Elle lui prit la main et l’entraina près de l’eau. Il y avait un immense sol pleureur qui reliait la terre à l’eau. Ils étaient bien entourée par des arbres touffus et épais. On se croirait réellement dans un compte et quand on levait les yeux, juste les étoiles comme témoins de leur admiration. Julien déposa un gros sac en tissus sur le sol. Il y avait autant à manger qu’à boire, mais de la bière et du vin. Pas d’eau. Il y en avait assez autour.

_C’est un autre monde ! C’est majestueux, ne trouves-tu pas Maureen. On n’a malheureusement pas ça aux Terres de l’Orage. Quoi que, quelques cascades au fond de la forêt, en cherchant à rejoindre ton deuxième royaume… Ah, je suis comme une petite fille cherchant le monde des fées, je t’assure…
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Message Jeu 29 Sep 2011 - 2:51

Elle ne regrettait pas ce qu’elle avait fait. Faire demi-tour, revoir Deirdre, se frotter un peu à Jon. Elle n’était pas venue pour lui, mais pour Deirdre. Elle était venue pour retrouver une partie de sa vie et oublier tout ses tracas. Et même la présence des deux hommes des Mallery n’était pas une perturbation de son retour, auprès de sa meilleure et toujours amie. Elle n’avait personne dans le Nord, et Deirdre et elles avaient toujours été des enfants différentes. Différentes, parce qu’elles aimaient l’aventure et aucunement se comporter comme on l’exigeait d’elle et elles aimaient cela, plus que tout. Même si Lady et Lord Swann avaient réussi à préserver la lady, elle était bien prise entre les deux mondes. Elle ne se comportait pas comme une des femmes, homme d’arme de Fort-Terreur. Elle gardait une certaine autorité et puisqu’elle était la seule personne qui représentait la famille, elle essayait de garder sa place.

Lady Bolton ... elle préférait parfois qu’il fut Lady Swann ou autre. Même à Fort-Terreur on l’appelait par son prénom. Sauf qui préférait l’insulter, pour qu’elle leur saute au cou et ait envie de suivre la réputation de son père qu’on appelait l’Écorcheur, tellement sa main était rapide à dégainer son épée et causer des dommages. Elle s’était entrainée une fois avec lui et elle en gardait quelques marques. Tout ce la pour dire qu’elle préférait qu’on l’appelle ainsi que bien des surnoms dont les noms « crapaud » et « princesse ». Dans le nom on la surnommait aussi le plus souvent comme la Fille de l’Écorcheur, une réputation à laquelle, elle tenait qu’à demi. Deirdre le savait, il avait fallu plusieurs jours avant qu’elle sache qu’elle n’était pas Swann mais Bolton. Mais bon que pouvait-elle faire. La remarque de Deirdre fit sourire la jeune nordienne, qui lui rendit son clin d’œil.

Qui mieux que toi, pour savoir que je déteste me faire appeler Lady Bolton ou encore même les surnoms que l’on a pu me nommé pendant notre enfance. Et dont je t’interdis formellement d’en nommer un quelconque que tu aurais entendu de mon grand-père.

Elle lui sourit, prouvant une nouvelle fois leur complicité qui n’avait pas changé. La jeune Nordienne descendit de son cheval et lui caressa l’encolure. Quelle nervosité résidait en cet animal. Elle écouta Deirdre et émit un sourire.

Je te jure que je ne sais pas ce que je fais, mais que bizarrement, j’ai toujours un succès avec les brutes, répondit-elle avant d’éclater de rire.

Et cela confirmait bien des choses. Si ce n’était l’homme qu’elle devait épouser qui ne cessait de la regarder, faire la discussion, alors que le Lord lui-même qui lui avait dit que son fils n’était que très peu bavard. À se demander s’il avait une voix et pourtant ils s’étaient bien entendu, pendant son court séjour. Puis encore plus jeune, elle avait conquis le cœur du meilleur et plus jeune homme d’arme des Swann. Un colosse imperturbable, qui après avoir combattu la jeune femme avait perfectionné ses techniques et que dire de sa conquête : Ulrik Stark. Un garde Royale. Le Loup Sanglant, tout le monde le connaissait dans le Nord. Un homme d’arme, de glace, ferme et pourtant. Avec elle, il était un autre homme. Décidée en quelques sortes, elle regarda Deirdre s’assurant que personne d’autre les écoutaient.

Demain je te dirais pourquoi je n’ai jamais remis les pieds dans le Sud. Je

Elle fut surprise à son tour au retour des deux hommes et décida de ne pas reparler de son départ définitif pour le Nord. Elle laissa Anthelme aider Deirdre alors qu’elle regardait elle-même Julien qui ne semblait pas vouloir l’approcher. Malgré le regarda mal à l’aise de Deirdre, les deux hommes ne pouvaient pas tenter grand-chose, car Maureen était très bonne épéiste et Bryan avait imposé un homme d’arme aux deux jeunes femmes.

Je connais peu de femme, dans le Nord, qui ne garde longtemps une robe sur le dos, pour changer de tenue.

Elle se tourna dos au compagnon d’Anthelme et lui demanda gentiment, avec un sourire trop que charmant s’il pouvait lui défaire le lacet rouge dans son dos. Voilà une simple torture. Elle avait eu le temps de voir le sourire d’Anthelme à Julien. Elle avait envie de rire. Le pauvre défit les lacets de la robe, avec une difficulté que la jeune Nordienne nota. Sur ce coup, elle avait joué un peu bas. Le pauvre souffrait déjà de voir son compagnon si vite. Elle passa le corset au dessus de sa tête et laissa le reste descendre contre ses jambes. Lui restait qu’un pantalon moins ample que celui de Deirdre et une chemise munie d’un corset. Il s’était retourné et elle entreprit de lui prendre la main.

Il existe des fausses femmes, Ser Anthelme?

Elle avait bien comprit le sens de la phrase. Elle trouvait cela drôle aussi. Elle descendit avec Julien aussi rapidement, mais elle était d’une extrême maladresse qu’une pierre roula sous son pied et elle allait tomber tête première lorsque l’homme d’arme la rattrapa par le bras.

Quel piètre invité je fais, avec ma maladresse.

Je … ce n’Est rien. Les pentes sont abruptes, Anthelme et moi sommes habitués.

Elle lui offrit un sourire sincère et il se cacha toute suite d’elle. Une fois en bas, elle regarda les alentours et réceptionna Deirdre. Elles éclatèrent de rire et elle fit le tour, marchant sur les racines du saule pleureur. Elle marcha le long de l’eau et regarda Deirdre.

Je crois que tu as même trouvé ton monde des fées. Quelques, mais pas comme celle-ci. C’est presque inimaginable de savoir que nous y sommes présentement. La dernière fois que j’ai vu cette taille de racine je devais avoir pas plus de huit ans. Je crois ne même pas avoir eu le même étonnement, lorsque Lord Swann m’a montré la région de La Garde Rouge. Ne les laissons pas seuls.

Elle attrapa Deirdre par la main et s’assura que son amie ne fasse pas de vilaine chute, avec sa vilaine blessure. Elle offrit un sourire complice et regarda les deux hommes.

La Garde rouge était au sud-est des marches de Dornes et elle avait été et était sous la suzeraineté des Swann. Mais avant d’être Lord, Gawen Swann était un conteur d’histoire et un homme remplis de sagesse. Il lui avait montré après quelques années ou elle avait appris à lui faire confiance.

Que demander de plus un paysage à couper le souffle, pas de troubles fêtes, et de la compagnie plus qu’agréable?
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Message Lun 3 Oct 2011 - 1:21

Deirdre s'émerveillait et repensait aux nombreux endroits qu'elles avaient découvertes, telles de grandes exploratrices. D'un certain point de vu, cet endroit n'était pas plus beau, plus spectaculaire, plus magiques, car ils étaient tous différents et surtout ce n'était pas la même région. Disons que son monde de fée était plus ses amusements de jeunesse, pas si lointaine, mais bien trop à son goût. Elle avait l'impression d'être femme en devenir, depuis trop longtemps et que l'innocence des belles choses n'avaient plus sa place. Elle s'y perdait un petit peu, les yeux qui se promenaient sur chaque plante, chaque détail, la façon dont tout s'accordait, s'articulait avec perfection et le tout naturellement. C'était sûrement ça la perfection : la nature. La main serrée dans celle de Maureen, elle donnerait n'importe quoi pour revivre ces années. Elle se tourna vers son amie, un grand sourire aux lèvres et des yeux qui nageait dans les souvenirs.

_Oui, ne les laissons pas, mais avant, dit-elle, se penchant vers elle. Je suis heureuse de te voir, je ne pense pas que t'imagine. Elle lui fit un léger câlin et se dirigea vers les deux hommes, appuyant à peine sur son pied blessée.

Anthelme observait Julien déballé le festin nocturne. Il sourit pleinement quand il le vit s'arrêter une seconde lorsqu'elle parla d'agréable compagnie. Il rit de bon cœur en regardant la jeune Maureen.

_J'ai beaucoup d'estime pour vous. Vous n'hésitez pas à dire ce que vous pensez. Pas comme votre amie, plus réservée... Enfin, pour ce qui est de ces plus douces pensées. Vous avez l'air de bien la connaitre, savez vous ce qui préoccupe ses pensées à cet instant ?

Deirdre leva un sourcil. Elle commençait à être trop agacée par ses remarques, autant parce qu'il était un peu trop familier, mais aussi frustrée de ne pouvoir jouer à ce jeu avec lui. Ou alors, cela ne resterait que verbal. Elle prit place entre les deux hommes et y tira presque Maureen. Elle les voyait surtout en journée. Oh, Julien ne changeait pas, toujours aussi calme et discret, mais Anthelme s'emportait la nuit. Elle attrapa la bouteille de vin et servit quelques verres qu'elle distribua à tout le monde.

_Avouez que vous aimeriez que ce soit vous qui soit présent dans mes douces pensées ? Vous ne le saurez jamais, car si c'est le cas, elle ne le dirait pas. Cela ne l'occupe pas je pense...
_Seriez vous transporter d'une certaine jalousie ?
_Jalousie ? Qu'est-ce que ce mot vienne attaquer ce repas ? Je n'ai aucune jalousie à éprouver ? Le devrais-je ? Maureen, le devrais-je ? M'offusquerais-je si subitement, il venait chercher chez vous, ce qu'il ne peut obtenir de moi et bien sûr, essuyer un nouvel affront...

Anthelme serra sa mâchoire, creusant un peu plus ses joues coupé à la serpe. Deirdre lui offrit un sourire satisfait avec un regard hautain. Elle finit par trinquer avec Maureen, remerciant les jeunes hommes pour cet endroit magnifique. S'en suivit quelques discussions, plus banales. Elles parlaient brièvement d'elle et Anthelme s'étalait plus sur sa propre vie et celle de Julien, vu qu'il était difficile d'entendre la voix de l'homme d'arme. Il ne répondait que par des phrases simples, si ce n'était pas de façon monosyllabique. La nourriture disparaissait peu à peu et l'alcool aussi. Deirdre avait la tête qui tournait. Elle s'était légèrement appuyé sur Maureen et n'écoutait plus ce qui éveillait les rires des personnes présentes, et les simples sourires de Julien. Le garde de Bryan était dans son coin, à l'écart. On lui avait proposé à manger qu'il accepta volontiers, mais son rôle n'était pas de venir empiéter sur l'espace vitale des dames ni même de leurs loisirs. C'était un homme juste et qui faisait bien son travail. La jeune femme n'oublierait pas de le récompenser et de le remercier quand il rentrerait.

Elle observait le paysage tout autour d'elle, encore dans le corps d'une jeune fille que tout émerveillait. Elle finit par avoir un petit rire et chuchota à son amie.

_L'eau est si belle et je suis sûr qu'elle est bonne. J'aimerai bien y plonger mes pieds. Veux-tu bien m'aider à retirer mes chaussures ? Doucement avec celle de gauche.

Elle défit ses laçages et laissa son amie retirer la botte qui maintenait sa cheville. Elle s'occupa de l'autre qui vola quelques mètres plus loin, derrière elle. L'autre jambe libérée, elle les quitta, sous leur regard curieux et s'approcha du bord de la petite source. Elle s'y assit avec difficulté et y trempa juste le bout de ses pieds. Elle n'avait qu'une envie, plonger dedans, le corps tout entier. Ses envies se virent réalisée. Anthelme qui l'observait, n'écoutant la discussion que d'une oreille, finit par se lever. A pas de loup, il s'approcha de la jeune femme. Julien le regardait, la bouche entrouverte. Il avait peur de trop bien connaitre son compagnon de toujours, se connaissant presque depuis leur tendre enfance, comme les deux jeunes femmes. Il n'oserait pas faire ça. Déjà que les avances qu'il ne cessait de faire à Deirdre étaient inconvenantes, alors là, les mots lui manquait dans sa tête. Il le fixait, espérant qu'il entendrait ses pensées, lui hurlant de ne pas le faire.

Ses mains se posèrent sur les épaules de la jeune femme pour la faire glisser dans l'eau. Malheureusement, Deirdre, trop rapide, lui attrapa fermement le poignet d'une bonne attache et l'entraina dans sa chute. Se voyant aspirer par l'eau et la noble, il préféra faire un petit bond en avant. Les deux plongeants dans la petite source, on les vit disparaitre derrière les roseaux. Julien restait immobile, la mâchoire qui touchait le sol. Le bruit de l'eau ressemblait à un fracas. Deirdre sortit la tête de l'eau, cherchant l'air qui lui manquait tant. Quelques secondes après, c'est le visage du maitre d'arme qui apparut. Elle se jeta sur lui pour le rouer de coup, le traitant de tout les noms d'oiseaux qui lui venaient à l'esprit.

_Mais, Ma Dame, je ne fais que prendre vengeance de votre attaque.
_Laquelle ?
_Celle où vous me jetiez dans la paille.
_Vous avez été trop sale envers ma personne. Vos propos étaient déplacés, donc l'acte mérité !
_Vous allez m'en vouloir si longtemps
_Bien sûr ! rouspéta t-elle, perdant pied.

Il la rattrapa doucement et vint lui voler un baiser. Au premier coup, la jeune femme avait reculer la tête, mais la deuxième fois, elle se laissa faire. Il resta chaste, du moins elle fit en sorte qu'il le reste. Alors que ses lèvres s'entrouvraient pour la dévorer avec gourmandise, elle lui plongea la tête sous l'eau. Pendant ce temps, Julien s'était levé, apeuré par les phrases assassines de la jeune proie de son maître d'arme. Il ferma les yeux un instant, imaginant déjà le pire, leur tête exposé sur des piloris, les tomates et les oeufs s'écrasant sur leur visage. C'est alors, que part de nombreuses prières, les remontrances se turent. Une voix éclata subitement.

_Maureen, viens donc me sortir de là avant qu'il ne me prenne pour une sirène...

Elle attendit que la jeune femme arrive, un regard taquin à Anthelme qui lui, levait un sourcil amusé. La pauvre amie s'approcha du bord, face à une amie aux yeux humides et qui tendaient les mains vers elle. Elle sentit l'emprise de la femme du Nord et sans aucun regret, elle lui fit un rictus et la tira dans l'eau. Voilà une nouvelle femme qui se retrouvait trempée. L'eau était un peu fraîche, mais c'était supportable. Elle riait et se cacha derrière l'homme qui se tenait au bord. Elle avait peur du retour de son amie qui avait bien plus de force qu'elle, c'était même sûr.

Julien arriva à une vive allure, mais restait loin du bord. Anthelme l'intimait de se rapprocher pour sortir ces dames de là, mais il croisa les bras et le regardait de haut. Non, il les regardait tout les trois de haut. Il répliqua qu'il ne tomberait pas dans le piège et qu'Anthelme était assez fort pour sortir et réparer leur bêtise. C'est alors que son ami insista pour qu'il se joigne à eux. Il refusa. Il feignit, presque, d'aller faire un feu pour aller les réchauffer après. Il s'éclipsa, dans l'ombres des arbres. Deirdre attendait que Maureen, reprenne ses esprits et pouvoir barboter dans l'eau. Elle se mordait la lèvre inférieure, penaude et amusée.
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Message Lun 3 Oct 2011 - 12:32

La jeune nordienne ne savait pas quoi dire sauf qu’elle était heureuse. Elle avait retrouvé son ancienne vie dans le sens que Maureen n’avait jamais vu combien Deirdre avait compté à son enfance. Les histoires rocambolesques qu’elles avaient pu inventer. La retrouver aujourd’hui lui faisait bien. Elle aurait aimé ravoir ses douze ans et continuer ses visites habituelles. Passer la moitié de l’année dans l’Orage cela lui manquait. Aujourd’hui elle était presque la seule qui tenait Fort-Terreur sur pied et éviter que son grand-père se fasse foudroyer par les Stark. Il avait un don pour cela. Mais, elle avait une idée. Un peu risqué, quoique non. Tans qu’elle était là, Réginald Bolton ne faisait rien contre elle. Il avait trop peur de la réaction de son petit-fils, qu’il tenait à avoir dans ses camps encore un certain temps. Autant lui en faire part maintenant.

Maureen passa sa main dans l’eau. Elle était si claire qu’elle avait l’impression que c’était impossible. Elle essuya sa main et se rendit près de sa très chère Deirdre. Elle n’était plus la même. Elles n’étaient plus les mêmes. Elle ne savait pas.

Peut-être que jour, pourras-tu venir à Fort Terreur. Il n’y a rien de très féérique l’été, mais la neige qui recouvre les montagnes et la glace de la Pleureuse donnent un paysage majestueux que l’on ne saurait prêter à ses contrées mortes.

Maureen sourit intérieurement quand Ser Anthelme parla. Elle allait lui causer de la peine. Elle était certaine. Si Deirdre était sur la même longueur d’onde qu’elle, elle ne pensait pas à Anthelme ou Julien. Elle pensait au passé. Ce qu’elles n’avaient pas eu après une histoire familiale qui avait causé plusieurs émois en Maureen. Des émois et des regrets. Bizarrement, elle ne reverrait plus Pierheaume comme elle le voyait désormais.

Dans le Nord et surtout avec le genre de famille dont j’ai hérité, on est mieux de dire ce qui nous passe par la tête, sinon on finit en dernier rang. Certains hommes aimeraient bien me remettre à ma place. J’ai même lu ce désir dans les yeux de ton frère Deirdre. Franchement, depuis mon arrivée il n’y a que notre passé qui nous rattrape. Je ne voudrais pas vous causez de faux espoirs, mais …

Elle s’arrêta net, puisque Deirdre avait pris la parole. Le pauvre elle ne le ménageait pas. Mais elle ne savait pas ce qui animait les deux gens. Deirdre avait-elle des sentiments envers Anthelme ou était-ce seulement un jeu? Elle et Julien échangeait des regards et des sourires pendant que les deux discutaient. Chaque fois qu’elle lui souriait, il évitait de la regarder. La jeune femme buvait toujours en regardant Deirdre et Anthelme se renvoyer la balle instinctivement. Elle avait envie d’éclater de rire.

Je ne sais pas. Pourquoi le serais-tu?

Maureen se disait que Julien sous cette carrure était un homme trop timide. Il devait lui falloir plus de boisson pour qu’il ait la langue aussi délié. Elle le regardait de son regard perçant, cherchant à trouver quelques choses sur lui. Elle délassa la botte de Deirdre et resta près de Julien. Sa présence était agréable. Elle laissa Anthelme suivre Deirdre et ce même si elle n’avait pas l’attention de Julien. Elle avala d’une traite et éclata de rire.

Je vais finir par croire qu’elle l’aime bien et qu’il l’aime bien aussi.

Il l’aime bien. Par contre, je ne sais pas si elle oui.

Il y a trop longtemps que je ne l’ai pas vu. Je ne saurais vous donner une réponse.

-Peut-être mais vous êtes des femmes de bon lignage et...

Son regard l’intima de cesser sa phrase. Contrairement à certaines femmes qui ne lui ressemblaient pas, elle faisait ce qu’elle voulait. On ne lui demandait pas son avis et on ne lui imposait rien. Elle décrocha un sourire à l’homme de main des Mallery et elle lui tendit la main. Il l’aida à la remettre sur ses pieds et ses lèvres glissèrent sur les siennes. Elle rompit ce baiser, s’excusant et bafouant des mots qui n’arrivait pas à s’aligner. Il était mystérieux. Il parlait peu, mais son regard en disait encore plus long. Elle baissa le regard, cherchant à ne pas le croiser, mais il lui releva le menton et l’embrassa tendrement. La voix de Deirdre se mit alors à lancer des noms très doux, ce qui fit avancer Maureen près du rivage. Elle soupira et s’avança alors qu’elle avait eu l’impression qu’il s’objecterait.

-Si j’étais vous je ferais attention à ce qu’il …

Trop tard, en voulait prendre Deirdre et la sortir, elle se ramassa à l’eau et vont reprendre de l’air avant d’éclater de rire. Elle retira la dague de sa botte et tenta ensuite des les retirer. Elle était plus chaude que la Pleureuse. L’autre vous glaçait le sang, même en pleine canicule, pour Maureen la température de l’eau était presque celle d’un bain. Elle plongea de nouveau et alla surprendre Deirdre par l’arrière. Elle reçut une vague au visage, mais elle n’éclata que de rire encore plus. Elle avait pour habitude de toujours s’offusquer, mais avec elle n’était tout simplement pas capable de le faire. Après de longue minute dans l’eau, Anthelme finit par mettre fin à ce petit jeu. Il attrapa Maureen à la taille et la souleva pour l’y asseoir sur la terre ferme. Pour Deirdre, il se retira complètement de l’eau et lui tendit les bras, pour la soulever.

Elle le regarda amener Deirdre près d’où ils avaient pris le repas. Julien avait fait un feu et avait prévu des couvertures. Elle était restée près de l’eau la fixant. Comment pouvait-elle être si claire. Elle touchait l’écume qui se trouvait sur les bords et écoutait distraitement l’eau. Julien qui plus que prévoyant avait anticipé, offrit des couvertures à Anthelme et Deirdre et rejoignit Maureen avec l’une d’elle. Il avait laissé Anthelme discuter plus amicalement avec la Dame Lonbec. Si Julien allait aligner plus que deux phrases de suites s’était bien parce que le cousin de Lord Mallery avait bien vu les regards qu’ils s’échangeaient. Il déposa la couverture sur ses épaules et elle commença par lui poser des questions. Sur comment ils avaient rencontré Deirdre. Avaient-ils eu d’autres escapades du genre. Elle connaissait son amie comme une aventurière. Il lui demanda par la suite, comment était le Nord et elle lui répondit avec franchise. Il l’invita auprès du feu et Anthelme l’interrogea dans l’immédiat sur la fameuse réputation des Bolton.

Les Bolton furent probablement les derniers seigneurs du Nord à se soumettre aux rois Stark, leur soumission ne remontant qu'à environ sept cents ans avant la Conquête. D'après la légende de Baël le Barde, ils auraient vaincu, tué et écorché l'un des Stark. Ils ont depuis été toujours des vassaux difficiles pour leurs suzerains Stark. Les légendes les plus noires prêtent aux anciens Bolton l'habitude de se couvrir de manteaux faits du cuir de leurs ennemis. Je vous rassure que je ne le fais pas. Il est même dit qu’il existe une chambre à Fort-Terreur où les peaux des ennemis des Bolton sont exposées. Je l’ai vu et elle est effrayante, mais jamais mon grand-père ou mon père m’a laissé voir. Je crois que j’ai même la chair de poule à savoir ce qui pourrait se trouver à l’intérieur. Et vous Ser Anthelme, je suis sure que vous connaissez des histoires encore plus frissonnante que des ouïes dire de vieillard.

Elle le mettait un peu au défi de leur faire peur. Elle qui aimait presque tout sauf la mort qui emportait ses proches et amis. Pour ce qui était de sa famille, elle détestait le raconter. Même si cela était vrai, personne ne pouvait rien y faire réellement. Cette porte existait vraiment et Maureen avait toujours su qu’elle trouverait le mystère avec la mort de son grand-père.
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Message Mar 4 Oct 2011 - 1:35

Maureen vint la chamailler gentiment dans l’eau. Elle la laissa faire, un peu dans ses droits, voire complètement. C’est alors qu’enfin, après s’être bataillée dans l’eau, on aida les deux femmes à sortir de l’eau qui commençait à être froide. Elle ne l’était sûrement pas pour une femme du Nord qui s’en sortirait sans mal, mais la pauvre Deirdre avait presque sentit comme des petites lames qui transperçaient ses muscles. On s’occupa d’abord de la jeune femme. D’un geste simple, Anthelme donnait presque l’impression de la jeter hors de l’eau. Julien était encore accroupis devant le feu qu’il faisait grandir, toujours un peu plus. Ensuite, le maître d’arme suivit Maureen et sans tirer une seule fois sur toutes la capacité de ses muscles, il la tira hors de l’eau. Elle se souleva facilement, et telle une sirène qui bondissait hors de la mer pour le dévorer, elle se retrouva tout contre lui. Il la portait fermement et c’est avec une grande délicatesse qu’il lui laissa tout le loisir de sentir l’herbe fraîche entre ses deux doigts de pieds. Elle tremblait de tout son être, transie de froid. Elle ne sentait même plus sa cheville. Anthelme lui demanda la permission de passer une main sous ses genoux. Elle secouait la tête plus qu’elle ne la hochait, vu la glace qui était son nouvel habit.

Anthelme la porta avec tendresse et sans la lâcher, un genoux retrouva le sol, et l’autre, avant de s’asseoir complètement. Julien leur balança des couvertures, alors qu’il en déposait une avec plus d’intérêt sur Maureen. Tout les quatre près du feu, trois cherchaient un peu de chaleur. Deirdre était emmitouflé dans les bras d’Anthelme, la couverture sur les deux personnes, les entourant d’un petit cocon. Elle avait si froid. Elle tremblait encore et toujours, malgré les bras imposant du subalterne qui la frictionnait avec ferveur. Ses cheveux bouclés et humides se collaient sur la tunique tout aussi trempée de l’homme. Elle sentait le bout de son menton s’appuyer sur le sommet de son crâne. Il se balançait légèrement, comme s’il la berçait. Elle finit par rire en disant que si elle était malade, on saurait tous de qui serait la faute. Deirdre était très fragile, et attrapait facilement froid, ou quelques microbes trainants.

Les yeux mi-clos, elle se laissait doucement couvée par le jeune homme. Elle sentait ses mains, qui bien cachée des yeux indiscrets sous la couvertures, glissaient sur ses genoux, ses cuisses. Elle sentait l’excitation montée en elle, comme des petits crépitement chaud et chatouillant dans son bas ventre. Elle aurait aimé le repousser, mais c’était si agréable et il ne faisait rien de mal, du moins, pas réellement. Certes, il y avait toujours pire, mais elle s’en moquait, sinon on n’accepterait jamais rien, ni ne ferait jamais rien si tout pouvait être pire ou tout pouvait être mieux.

Deirdre ouvrit un peu plus les yeux, au début pour tenter d'assassiner de ses prunelles vertes, Anthelme qui allait trop loin. Julien le fixait aussi, avec tellement de reproche. Son ami avait la réputation d'être un homme de petite vertu et s'amusait que trop innocemment à séduire plus important que lui. Maureen se lança dans l'histoire et les contes de sa maison, à la demande d'Anthelme.. Deirdre les adoraient. Elle les racontait souvent quand ils allaient dormir à la belle étoile, ou les rares fois où elle allait chez elle, chez les Swans. Elle souriait. Elle trouvait cette idée horribles. Puis, pour finir, elle demanda à Anthelme de conter quelques histoires. Elle avait eu le mérite de l'arrêter dans son dessein. Oh, Deirdre aurait pu aller plus loin, mais elle avait tellement froid. Il se recoiffa brièvement et eut un grands sourire.

_Je n'ai de contes aussi attrayants que les vôtres sur la maison pour laquelle je travaille... Mais j'en connais de celles qu'on ne cessent de chuchoter, vu les maux qu'il délaissent sur les côtes. Les fer-nés ont les histoires les plus terribles. Autant que ce que vous racontez... Mais tout le monde les connais. J'apprécie beaucoup celle que vous venez de nous confier. J'aime beaucoup celle de la sirène concernant le dernier Seigneur Fer-né, mais rien de frissonnant...
_Oui et tout le monde la connait réellement en plus, lâcha Deirdre qu'on pensait déjà endormie, mais encore transi de peur par l'histoire de son amie.
_Pardon de ne pas réussir à calmer votre famine d'histoire. J'ai une dérivée de sa naissance. Il ne serait pas né avant tant de vigueur et d'énergie qu'il en aspira l'âme de sa mère, mais qu'il serait sortit lui même de son ventre en lui arrachant la peau, les mains assoiffées de sang et de chair. Tel un monstre qui la dévoré de l'intérieur, sa propre mère...

Deirdre fit une grimace, sentant son repas remonter. Rien que d'imaginer la scène, cela lui donna un haut le cœur. Il allait se lancer dans une autre histoire, mais le jeune homme se vit couper par une main qui lui barrait le chemin de sa voix. Elle ne voulait pas en entendre plus. Anthelme finit par tenter de lui voler un baiser, sans se cacher, ni aucune pudeur, ainsi elle se calma. Julien souffla simplement.

_Il y en a tellement à raconter sur cette forêt... On dit que les âmes l'aident à vivre et font même fuir les brigands qui traineraient trop dans les parages, le saviez vous ? Surtout celles qu'on a brûlé, lors du Fléau. Mais ce ne sont pas les plus à craindre. Elles errent, de-ci, de-là. Les pires, sont les malveillants, les femmes violées et tuées, les marchands volés, abattu sans aucune once d'humanité. Ils vous tendent des pièges, comme laisser votre cheville s'accrocher à votre cheville ma Dame... Pour qu'à votre tour, on vous ôte votre vie et votre innocence ...

C'est alors qu'au grand damne de tous, Deirdre lui donna une gifle, timide et douce, mais qui avait pour but de le faire taire. Elle avait les larmes aux yeux, apeurée. Elle essayait ou pouvait paraître forte, mais elle restait une jeune femme sensible et ce genre d'histoire ne lui plaisait guère, perdue au milieu de la forêt.

_Vous auriez pu trouver tellement d'autre excuse pour que, dans un espoir miraculeux, je me blottisse un peu plus contre vous. Mais non, je veux rentrer et dès maintenant ! rouspéta t-elle.
_Allez, ce n'est qu'une histoire comme une autre ...
_Non ! Je veux rentrer ! Hâtez vous voyons, avant que je commence à être réellement en colère ! Vous avez abusé de ma patience !

Anthelme qui essayait de la rattraper alors qu'elle se levait, se voyait complètement recouvert d'une couverture sèchement jetée. Il souffla et se leva, pour l'aider à partir, mais elle le poussa violemment, les larmes qui coulaient. Elle avait tellement peur. Elle y croyait que trop fortement. Jon s'était toujours amusée à l'effrayer de ce genre d'histoire et expliquait que si on l'avait laissé en vie et qu'on avait tué ses parents, c'étaient parce qu'ils attendaient le bon moment. Aller savoir, pourquoi à chaque fois qu'elle se baladait en forêt, ces derniers temps, elle risquait un peu trop sa vie. Il y avait ces hommes aux mauvaises attentions, la laie, et sa cheville... Or, elle s'en sortait toujours, comme si, un ange veillait sur elle. Du moins, elle se rassurait avec ces idées là. Anthelme tentait au mieux de la calmer. Il finit par la serrer contre lui, chuchotant entre deux baisers dans son cou qu'il s'excusait et que ce n'était pas son attention. Il voulait juste partager l'ambiance avec son amie.

Le garde de Bryan s'était rapproché, inquiet. Le maître lui fit un simple signe de la main que ça allait, alors que Deirdre pleurait contre son torse. Elle avait le cœur qui battait la chamade et le ventre noué. Il la fit rapidement passer sur son dos pour gagner leur monture. Il était un peu déçu que cela se finisse aussi vite. Julien marchait toujours prêt de Maureen et l'homme d'arme de Bryan ouvrait la route, au cas où quelques mésaventures les attendaient.

Deirdre grimpa sur son cheval, et rapidement, elle essayait de regagner le chemin qui lui était familier. Elle avait les yeux partout, comme une petite fille dans ses cauchemars. Maureen arriva enfin prêt d'elle et sa main sur la sienne, qui étouffaient ses rennes. Elle avait sursauté. Elle finit par lui sourire, un peu forcée.

_Je me ferai un plaisir de venir à Fort Terreur... Je ne t'ai pas répondu tout à l'heure. Je suis désolée d'avoir gâchée la soirée, mais, je n'aime pas ce genre d'histoire. Mon coeur s'y emporte sûrement un peu trop que je ne le souhaite ...

Les deux hommes les raccompagnèrent à la petite maison où logeait la jeune femme. Elle ralentit. Au loin, cette silhouette, trop grande, trop imposante, trop effrayante. Elle partit au galop devant la maison où une torche était allumée. Elle n'eut pas le temps de descendre de son cheval. Jon l'avait violemment attrapée par le bras et le balança au sol. Le corps frêle et gelée de la jeune femme s'écrasa sur le sol dur et parsemée partiellement de paille. On entendit un bruit sourd, ensuite un gémissement. Bryan était à côté. Il n'avait qu'une envie, se pencher pour venir la consoler. Jon lui barra l'idée d'un bras sur son torse.

_Tu l'as soutenus dans sa bêtise, assume. Toi, cracha t-il, tellement il hurlait à l'attention de Deirdre.

Il fit un geste sec du pied dans la terre sèche et fit voler un nuage de poussière sur le visage de la jeune femme. Les deux employés de la maison Mallery restaient interdits, dans l'incapacité de faire quelque chose. C'est alors, que trop agacé par la situation, Anthelme échangea un regard avec Julien et ils s'avancèrent, pensant que cela calmerait le Lonbec. Au contraire, ils ne firent que l'énerver un peu plus.

_vous feriez mieux de déguerpir. Je suis déjà trop bon de ne pas me plaindre de votre attitude ! Allez-vous en ! sinon, j'empire le cas de tout le monde, grogna Jon.

Tout les regards les intimaient de partir, trop conscient de leur position dans l'affaire et du caractère de Jon. Deirdre leur ordonna même la requête ce qui les persuada finalement. Elle s'essuyait le visage honteusement avant de pousser un cri. Il l'avait soigné, alors il savait. Sa poigne de fer serrait et tordait sa cheville alors qu'il la trainait sur le sol. Il l'entraina à l'intérieur de la cour. Maureen arriva en trombe sur son cheval. Bryan arrêta la monture et la supplia de ne rien faire.

_Je t'en prie, quand il est dans cet état... Non, arrête...

Impossible de maintenir le caractère de la jeune Bolton, c'était une Bolton pourtant, il devait le savoir. Deirdre vit son corps récupérer toutes les particules du sol avant de s'arrêter. Elle sentit son souffle lui manquer alors que le pied de géant de l'aîné s'enfonça dans sa poitrine. Elle se tortillait de douleur.

_Tu n'en as pas eu assez de te donner à un gueux, maintenant, c'est les domestiques ? Mais continue et ruine tout notre honneur, pauvre putain ! Voilà où tu aurais du finir, dans une de ces magnifiques maisons de passe ! Tu aurais eu tout le loisir de ne faire de toi qu'une fille humiliante, comme tu l'es !

Ses yeux étaient si colériques qu'ils étaient injectés de sang. A une fenêtre qui donnait sur la cour, l'ombre du père des Lonbecs, observait la scène, sans intervenir, sans rien dire. Silencieux, seul spectateur. Jon allait lui donner un autre coup, mais il fut arrêtée par Maureen. Il fit volte face et soufflait comme un dragon sortit de son hibernation.

_Ne m'approche même pas. Crois-tu réellement avoir du pouvoir ici ? Pour qui te prends-tu ? Ah oui, une Bolton, une guerrière, une femme de caractère et d'importance ? Vraiment ? Alors viens, viens donc sauvée une réputation inexistante, celle de ton amie de toujours !

Il sortit son épée et commençait à faire quelques gestes circulaires. Il la provoqua, avec un signe de la main pour lui dire d'approcher. Deirdre reprenait son souffle, les larmes aux yeux. Elle demanda aux d'arrêter, accompagné de Bryan, mais les deux protagonistes, deux animaux qui combattaient leur territoire n'avaient que faire de leurs paroles.
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Maureen Bolton
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Message Mar 4 Oct 2011 - 12:01

L’Eau était de glace. Elle entendait encore la voix de son père et celle de Lord de Piéleger. Elle était contente d’elle. Son premier opposant. Son père était heureux et fier, sa mère le serait moins, mais elle devait la Fille qu’il avait voulue. Et pourtant, elle ressentait ce froid dans ses entrailles. La glace avait fendu en deux et ils étaient tombés tous les deux. Les deux Lors n’avaient pas bougé. Ils avaient regagné la rive et le combat s’était terminée. Le lendemain, elle souffrait d’une forte fièvre. Elle se souvint d’avoir entendu sa mère crier des bêtises à son grand-père. Elle était là, alitée, une impression que le cerveau exploserait. Le soir, elle avait quitté le lit et elle avait espionné ses parents. La porte était entrouverte.

-Tu veux en faire quoi? En faire une sauvage. C’est ma fille, autant que la tienne. Je suis venue ici, j’endure chaque jour qu’il m’ait pris ma seule fille et toi, l’Écorcheur, tu la rends malade!

-Isabel …

Elle s’était glissée dans les appartements et Isabel Bolton s’était précipitée dans les bras de son père. Elle s’excusait, elle disait que ce n’était pas lui, pas de sa faute.

-Maureen, je n’ai que toi.

Aaron Bolton s’était fait petit et avait pris sa fille dans ses bras avant de la ramener dans ses appartements. Ils l’avaient embrassé sur le front et le lendemain, elle mourrait en couche. Instinctivement, elle posa ses mains sur ses oreilles et Julien la regardera. Il lui demanda comme elle allait, elle lui offrit un sourire mal rassuré et écouta de nouveau Anthelme. Des histoires de gardes ou de chevalier, se disait-elle. Elle connaissait toutes ses histoires rocambolesques. Jamais elle n’avait pu les croire uniquement qu’elle les trouvait idiote.

Vous auriez du succès avec les hommes de mon grand-père. Ils adorent ce genre d’histoire.

Elle vint pour placer d’autres mots, mais se tue. Ils ne resteraient pas dormir à la belle étoile. Maureen vint près de Deirdre et lui caressa sa chevelure. Depuis qu’elle était toute petite, elle avait toujours voulu la protéger. Elle l’avait toujours senti comme plus fragile. Elle était comme Adrian, qu’elle tentait de protéger au mieux de sa vie. Mais elle avait délaissé trop longtemps cette petite sœur. Elle avait brisé cet enchantement, elle se souvenait ce soir de pleine lune, ou elles avaient promis de toujours veillé sur l’autre.

Tout va bien Deirdre. Nous allons rentrer. Ne pleure pas.

Ils reprirent le chemin du retour et la monture de Maureen tourna autour d’elle. Elle déposa son front contre celui de sa monture et soupira. Ressentait-il les mêmes sentiments qu’elle. Elle fourra la robe dans la sacoche et monta avant de rejoindre les cavaliers, mais surtout rejoindre Deirdre.

Deirdre, tout va bien. Ce n’Est pas grave, il me fera plaisir de te voir à Fort-Terreur. Tu es toujours la bienvenue chez moi. Que ce soit chez les Swann ou les Bolton. Rentrons.

Elle avait repris un rythme moins imposant, mais se tenait au coté des deux hommes des Mallery. Elle n’était pas intervenue, mais n’allait pas laissé Jon faire du mal à Deirdre. Elle renvoya les deux hommes et sauta au pied. Bryan tenta de la dissuader, mais elle se mordit la lèvre.

Il rêve depuis des années de me faire du mal. Pour une fois il va trouver un adversaire à sa taille. Prends soin un peu d’elle. Elle n’a rien fait de mal ce soir. Elle n’a voulu que lui échapper.

Il la suppliait, mais elle avait un compte à régler. Elle avait regardé plus haut. Il était là et ne prenait pas la peine de descendre. Elle avait toujours eu du respect de cet homme. Même Bolton on lui avait inculqué la valeur du respect. Elle respectait cet homme, car il avait été d’une gentillesse dans son enfance. Mais qu’en était-il d’aujourd’hui. Elle le saurait certes plus tard. Maureen arrêta le bras de Jon avant qu’il emporte la tête de Deirdre. Elle lui tordit le poignet sans forcer et il se retira la regardant.

Je te trouvais déjà idiot quand j’étais jeune, ma perception ne change pas. Arrête de t’attaquer à plus faible que toi, tu passes pour un réel idiot. Je me fiche de ce que je suis à tes yeux. Tu as toujours voulu me remettre des baffes et me remettre à ma place ou encore que je vienne réchauffer tes draps et n’y pense même pas. Je ne m’abaisse pas à ton niveau.

Elle tourna les talons alors qu’il soufflait comme un bœuf. Bryan l’avait appelé par son nom et elle faisait signe discrètement à sa monture de la rejoindre. Elle dégaine son épée au moment même où il se ruait sur elle. Elle se retourna para le coup et le poussa. Il se rua de nouveau et elle para encore la lame en lui faisant un croque jambe.

J’ai peine à croire que tu remplaceras ton père.

Les lames s’entrechoquèrent de nouveau et Maureen tint la cadence en jouant offensive et défensive. Ces gestes étaient lent et au hasard. Les siens étaient coordonnés comme si elle répétait ou s’entrainait. Il envoya son frère au sol lui prenant son épée. Elle n’avait jamais joué à ce petit jeu. Fallait qu’elle essai un jour ou l’autre. Il attrapa la lame et la lui prit des mains à l’aide des deux épées et l’envoya au sol. Il lui cracha au visage et il posa sa lame sur sa gorge. Un cavalier vêtu de noir, aux écussons d’écorché se présenta dans la cour. Il ne manquait plus que la compagnie. L’homme rabattit son capuchon et Maureen souffla de justesse. Il donna un coup de pied sur Écorcheuse qui se trouva à quelques centimètres d’elle. Jon était trop occupé à crier sur l’homme sans voix. Elle le chargea et se débarrassa de lui. Maureen reprit alors le combat et prit son temps à retirer les épées des deux mains de Jon. Il était main nue et elle avait encore la sienne. Elle s’en débarrassa et vint aux coups avec lui. Elle était plus agile que lui. Son corps était souple. Coups de pied, coup de poing s’alignaient. Maureen les évitait mieux que Jon. Elle était comme un serpent. Il finit par la mettre au sol et s’allonge sur elle lui imposant la lourdeur de son corps. Maureen se débattit et la main imposante de Jon se posa sur sa gorge avant de se refermer. Elle suffoqua un peu et regarda Deirdre qui était retenue par Bryan. Lord Lonbec était descendu regarder de plus près qui gagnerait. Maureen s’était laissé faire. Donnant l’impression à Jon qu’il l’avait eu. Au dernier moment, elle l’attaqua au visage et réussi à inverser leur position. Elle avait retirer sa dague de sa botte et l’avait mis a la hauteur de sa gorge.

J’ai tué mon premier homme à quinze ans. J’ai découpé des doigts, des langues et je n’ai pas peur de toi.

Lord Lonbec finit par regarder les deux gens et leur imposa la fin du combat. Il avait eu sa leçon.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Jeu 6 Oct 2011 - 14:51

Deirdre pouvait presque deviner au moindre muscle de son corps, tant elle avait mal. C'était comme une vague de souffrance qui parfait de sa poitrine et se rependait jusqu'au ventre. Elle pensait que son souffle coupé était intenable, mais maintenant qu'elle pouvait gonfler ses poumons autant qu'elle le souhaitait, elle souffrait le martyr. Sa cheville l'irradiait jusqu'au genoux. Elle gigotait à peine la jambe, espérant que la sensation désagréable partirait, mais rien n'y fait, à part l'accentuer. Jon l'avait abandonné pour s'en prendre à Maureen, aussi officiellement qu'on pouvait le faire, mais quand même. Elle leur demandait d'arrêter dans de long gémissement. Jon ne l'écoutait pas et pire encore, son amie n'avait que faire de ses paroles.

Le combat fut serré, Jon n'était pas au meilleur de sa forme et Maureen se défendait avec prouesse. Elle n'avait jamais vu son amie se débattre ainsi. Bien sûr elle savait qu'elle maniait l'épée, mais pas à ce niveau là. Elle avait bien révisée et rien ne lui faisait peur, ni même la grandeur de son frère qu'on comparait souvent au seigneur des Fer-nés. Son grand frère ne fut que plus maladroit et colérique lorsqu'elle l'eut une première fois. Le désarmant, ne cessant de sauter de-ci, de-là, tel un félin, l'épuisant plus qu'autre chose. Il levait le bras pour abattre en coup, elle profitait de l'ouverture pour en donner un petit et lui casser et son élan, et sa botte. Elle était douée, il devait le reconnaitre, mais l'objectivité n'était pas présente à cet instant. Il en avait simplement assez de ces femmes. Elle n'en fit qu'une bouchée. Il lui avait laissé ce plaisir et se couvrait de honte. Une fois par terre, pour de bon, le père Lonbec arrêta le duel d'un simple signe de la main. Il restait silencieux et marchait à côté de Deirdre qu'il releva avec délicatesse. Il serrait ses poignets si forts qu'elle en baissait les yeux.

_Tu me fais honte, chuchota t-il à sa fille. Bryan ! Emmène la dans sa chambre et veille à ce qu'on s'occupe d'elle.. Jon, cela suffit. Tu me déçois, devant une telle jeune femme...
_Certes, la victoire est humiliante. Or, ce n'est pas cela qui me pousse à dire qu'elle doit rentrer...
_Plait-il ? questionna Ser Lonbec, avant de se diriger vers Maureen. Mon enfant, que de prouesse dans vos gestes, que de grandeur et que de style où je reconnais la force de votre famille... Je suis admiratif. Je suis heureux de vous revoir, malheureusement, dans de triste conditions.
_Regardez ce qu'elle fait avec votre fille père ! Elle en fait déjà trop et à ses côtés, elle nous ruinera ! Vous connaissez son caractère, il serait vilain que cela déteigne sur votre adorable et gentille fille, dit-il, comme si sa salive se transformait en venin, toujours quand il parlait de Deirdre.
_Certes. Mais mon cher Jon, tu devrais voir que son caractère est sa plus grande force. Mais, il n'a pas tord. Je suis désolé mon enfant. Vous n'êtes plus toutes les deux dans l'âge de l'insouciance et j'aimerai sincèrement que vous repartiez dès demain... Elle a des priorités au jour d'aujourd'hui et malheureusement pas le temps pour faire des idioties comme elle vient d'en faire ce soir. Vous serez bien mieux accueillie quand elle trouvera mari, maison et qu'un enfant sera sûrement en route. Autrement, je vous demanderai humblement de ne pas venir lui faire perdre du temps. On vous donnera une escorte pour être sûr que vous arriviez entière chez vous. Lady Bolton, je vous souhaite une excellente soirée. Veillez à vous reposer...

Sur ces mots, il s'en alla, sans même laisser le temps à la jeune femme de riposter, de le remercier, pas de pouvoir placer un seul mot. Il remonta dans ses appartements. Jon était toujours près d'elle. Le corps de Deirdre avait été transporté dans sa chambre et Bryan s'occupait d'elle, du moins donnait des ordres pour qu'on la lave et la soigne. Jon lui cracha une nouvelle fois dessus, mais ce fut avec son sang. Elle avait réussit à le blesser. Dans leur ébats, sa mâchoire s'était violemment refermer sur sa langue. Il avait un sourire carnassier et fit signe à la jeune femme de regagner sa chambre. Elle passa devant lui, toujours la tête haute. Il lui attrapa sèchement le bras et vint souffler dans son oreille.

_Bien heureux soit le jour où mon père mourra, moi à la tête de la maison, je te ferai payer cet affront... Même si cela veut dire déclarer la guerre entre nos maisons. Je n'aurais aucune honte de tuer une femme qui se vante et qui ma foi, il est vrai, se défend si bien.

Il la poussa doucement en avant, mais avec fermeté, espérant qu'elle disparaitrait plus vite de son champs de vision. Tournant les talons, il prit un autre chemin pour gagner sa chambre.

Quelques heures plus tard, alors que le petit matin arrivait doucement étendre son voile dorée sur le ciel noir. Deirdre trainait la jambe, son bâton qui tapait de façon irrégulière la pierre. Elle n'avait pas fait un seul bruit, ou presque. Elle se glissa dans la lit de Maureen et se recouvrit de la couverture. Elle attrapa doucement sa main, les yeux autant mouillés que fatigués. Sa voix, aussi douce et chantante qu'un oiseau, vint à murmurer dans la grande chambre.

_J'ai entendu dire qu'on t'a demandé de partir dès que tu te réveillerais. Alors dort encore longtemps avec moi... Je suis désolée que cela se finisse ainsi, mais je dois t'avouer que je m'y attendais. Tu comprends maintenant, dans mes missives, cette forte envie de te voir. Je n'aime pas ce temps qui maintenant nous appartient. On n'a plus la place à rien. L'innocence, l'affection, la compassion et la tristesse n'a plus sa place. Dès que je serai loin de Jon et que ma mission en tant que femme d'une famille de noble sera fini, je viendrais te voir. Si tu le souhaite encore. Tout ça est un peu de ma faute...

Elle posa son front contre le sien et ferma doucement les yeux. Sa main était toujours bien agrippée à la sienne et les larmes coulaient à travers ses paupières, que pourtant elle serrait aussi fort qu'elle le pouvait. Elle resterai à ses côtés, si elle l'acceptait et ce, jusqu'à ce qu'elle parte
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Message Ven 7 Oct 2011 - 16:31

Maureen était de très mauvaise humeur. Du caractère elle en avait, mais elle savait le gérer. Une escorte ? Elle n’avait jamais d’escorte, sauf son homme de confiance qui avait fini par atterrir dans les terres de la couronne. Ser Mortimer la regarda avec un air de « qu’as-tu fait encore ». Elle n’était pas sous le commandement de personne. Elle avait commandé des Hommes. Dans le nord, les femmes étaient traités comme elle le voulait. Il y avait deux types. Celle qui laissait le mari commander et pleurnichait le reste du temps et l’autre qui se faisait traiter d’égale à son mari. Maureen voulait se faire traiter d’égale. Bolton gérait à lui seul 5000 hommes. Maureen s’était distinguée parce qu’elle voulait faire survivre le nom de son père. Dans le cas contraire, elle ne demandait pas la soumission et encore moins à un homme comme Jon. Elle voulait simplement fuir la réalité de la vie. Elle retournerait plus souvent dans les terres de l’Orage. Seulement pour s’assurer qu’il ne la maltraitait pas.

Je n’ai pas besoin d’escorte. Encore moins la votre, siffla-t-elle entre ses dents, sans que personne ne comprenne mot.

Puis son rustre frère vint la provoquer de nouveau. Il cherchait les ennuis c’est que les Lonbec s’éteindrait avant même qu’il la tue.

Si j’étais toi, je m’informerais sur les familles. Même des seigneurs comme Beron Stark ou Lyonel Baratheon ne savent le serment qui lie les Swann de Pierheaume et les Bolton de Fort-Terreur. Si j’étais toi je ne ferais pas ca. Et avant que tu deviennes Lord, on te détestera.

Elle monta aussi dans ses appartements et écrivit à son grand-père.

Spoiler:
 


Voilà qui était restée ainsi. Comment lui expliquer qu’elle n’était plus celle qu’il croyait. Elles avaient changé et Maureen avait failli à sa promesse. Elle avait toujours fait de Deirdre sa seule sœur. Comme si elle n’en avait pas besoin. Elle n’était pas comme les autres et savaient pertinemment qu’elle ne pouvait rien y changer, mais qu’elle était son amie et vraiment la seule. Elle se réveilla même le lendemain a cause de Deirdre.

Deirdre tu as la chance de pouvoir offrir ton cœur à un homme, le mien ne bat même pas à cause de blessure du passé. Je comprends, mais ne le laisse pas te faire du mal. Tu ne le mérites pas. Tu pourras toujours me trouver à Fort-Terreur ou à Pierheaume. Tu as été pour moi une petite sœur, celle que je n’ai jamais eue et je n’ai pas profité. J’aurai voulu éviter cet affrontement. Mais je n’accepte pas que l’on te fasse de mal. J’ai retrouvé mon amie et jamais je ne l’oublierais.

Elle la prit dans ses bras et la serra très fort. Le temps avait été suspendu le moment de s’amuser, de rire et de pleurer. Aujourd’hui non, il fallait se conformer, fonder des familles. Pourtant cela ne plaisait pas à Maureen. Elle n’avait personne et n’aurait certainement pas. Les Bolton étaient peu appréciés, sauf que Maureen était différente. Elle faisait partie de deux maisons très différentes, mais jamais un homme du sud supporterait une femme avec autant de caractère et de fougue. Il n’y avait que les Nordien et les Fer-nés quoique le choix numéro fût d’une impossibilité flagrante.

Tu aurais du marié un de mes cousins. Lord Swann aurait été heureux de pouvoir s’occuper de toi. Et puis tu n’aurais jamais été très loin de Bryan qui ne cesse de te protéger. Et je crois tant que tu es ici, tu peux compter sur Ser Anthelme. Moi je ne serais jamais bien loin. Un corbeau et je descendrais dans les terres de l’Orage au plus vite. Et je ne tuerais jamais un membre de ta famille. Et ce même si Jon décidait de mettre sa menace à exécution. Les dieux auraient du choisir Bryan comme ainé.

Maureen jouait distraitement dans les cheveux de son amie et tentait de la réconforter au mieux en lui rappelant comme était le bon temps. Qu’il n’était pas disparu. Elle lui rappelait des souvenirs qui avaient fait sourire Lord et Lady Swann. Comment elle avait été là quand sa grand-mère la quitta ainsi que sa mère. Elle avait eu de l’affection l’une pour l’autre et elle ne voulait pas que cela change.

Fort- Terreur n’est pas pour moi un lieu très sain, mais je dois y rester souvent. Je dois m’occuper de mon cousin. Nous partageons le même destin. Son père est mort du Fléau et sa mère est morte en couche. Je suis comme sa mère et je dois m’occuper de lui prendre la place de mon grand-père, mais promets moi que tu prendras soin et quittera cette maison bientôt. Bryan est la mais il ne pourra pas te protéger de Jon longtemps. Et que si quoique ce soit arrivait que tu m’écrives. Je dois t’abandonner de force, parce que l’on m’y oblige, mais je veux garder contact aussi longtemps que je pourrais encore respirer. Et Lord Swann se fera toujours un plaisir de t’accueillir à Pierheaume.

Maureen n’avait pas envie de partir mais il le faudrait. Elle ne pouvait pas commencer à faire des affronts, et puis Ser Mortimer savait comment négocier avec sa protégée. Elle était une femme se caractère, mais elle ne lui faisait pas peur. Avant de partir, elle remercierait aussi Bryan, quand Jon, il pourrait bien aller voir ailleurs. Mais elle avait besoin d’entendre de la bouche de Deirdre qu’elle ne se laisserait plus faire du mal par Jon.



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Message Lun 10 Oct 2011 - 1:29

Elle regardait les fines mains de la jeune femme venir entortiller ses cheveux bruns et bouclés. Elle souriait simplement, tendrement. La délicatesse de ses traits étaient comme une nouvelle lumière sur son visage depuis que Maureen était là. La jeune Lonbec avait tellement besoin de retrouver ses relations de longues dates, qui lui étaient familière et Maureen était la plus précieuse et la plus grande source de tranquillité de tous. Elle se rendait bien compte qu'elle avait besoin d'elle, bien plus maintenant qu'avant. Il était bien dommage qu'elles étaient maintenant si loin l'une de l'autre, et même si elle n'avait pas entendu son père, elle pensait comme lui : elles avaient d'autre priorité à cet instant. Elles n'étaient plus des enfants.

Elle gesticula dans le lit, faisant rebondir le matelas, entre la paille, des gros draps, et surtout des plumes de volaille. Elle s'était mise sur le dos et appréciait le plafond du lit à baldaquin. Elle avait des roses, dont les ronces formait des arabesque celtes. Ils avaient du gout dans cette maison, c'était raffiné. Deirdre avait le cœur léger face aux paroles de son amie et le temps qui déclinait, l'air frais et le soleil qui se ferait bientôt absent, ne lui faisait plus peur. Elle se pencha à nouveau face à elle, un sourire enfantin. Tirant un peu plus sur l'épaule pour se couvrir, elle baissa un instant les yeux pensifs, ses prunelles vertes se perdant sur les draps qui étaient comme des montagnes infinies.

_Alors, déjà je te reprends... Je ne sais vraiment ce qui est le plus triste ? Pensez de ne jamais avoir un homme, ou alors d'offrir son corps, et son âme, plus que son coeur, à un homme qu'on ne choisi pas réellement. Puis, sinon en dehors de ça, ma chère amie. Je ne... Je ne trouve pas les mots pour décrire réellement à quel point je te porte dans mon coeur. Je te regrette tellement, si tu savais. Tu es si généreuse, si attentionnée... Jamais je ne pourrais te remercier comme il se doit. Tu me manques affreusement et je suis tellement ravie de t'avoir revue. Je suis agacée que cela ne dure que si peu de temps. Pour Jon, laisse va. Juste... J'aimerai oublier de marcher droit, sinon il ne porte pas la main sur moi. C'est tendu pour nous tous tu sais. Il a simplement beaucoup moins de sang froid. Je fais toujours en sorte pour aller dans son sens ou éviter la casse. Je t'assure. Je ferai que mille fois plus attention. Il n'ira jamais trop loin, enfin j'espère... Puis Bryan veillera sur moi, je te le promet. J'ai d'autres amis autour de moi, qui me protège au mieux de Jon. Et en ce qui concerne Anthelme, mieux vaut qu'on ne se recroise pas avant un bon moment.

S'allongeant un peu plus près de la jeune femme, elle ferma doucement les yeux. Elle se mit à rire.

_Ah que j'aimerai avoir un Swann comme mari, s'ils ont tous tes bons côtés ... Et je serais aux Terres de l'Orage. Ah, le bonheur et on se verrait si souvent. Ce serait merveilleux. J'espère que mon père oubliera l'idée qu'ici, les hommes sont plus intéressants et que nos Terres sont bien meilleures. J'ai même quelques prétendants là-bas, ce serait chose aisée d'en trouver, rit-elle encore. En tout cas, dès que l’occasion s’offre à moi mon amie, je viendrais te voir chez toi. Avec Bryan, il sera si heureux. Je me demande, cela fait depuis toujours que ses yeux brillent en ta présence, sourit-elle. Bon, il faut que tu te reposes et moi aussi.

Elle ferma doucement les yeux, laissant le soleil réchauffer la pièce et les bercer, malheureusement d’un sommeil quelque peu léger. Les vitamines qui passaient dans leur peau via les rayons, ne les aidait pas à gagner en profondeur. Du moins, pour Deirdre. Elle repensait à l’idée qu’avait donné la jeune Maureen. Bryan héritier des Lonbec. Le pauvre homme n’aurait pas tenu longtemps avec sa forte compassion et sa trop grande générosité de l’âme. Oh, il était solide comme jeune homme, aussi bien physiquement que mentalement, mais il aurait finit par se faire ronger par les autres. Avec Jon, il était sûr qu’il n’y aurait aucun risque, ou alors plutôt de se faire éventrer pour son trop fort caractère et sa fierté débordante. Il aurait fallut un juste milieu. Elle espérait que quand leur père partirait, elle serait loin et que Jon aurait bien une oreille à tendre aux conseils de Bryan ainsi, il arriverait à compenser sa trop grande vitalité et cruauté. Que de pensées qui ne cessait de l’obséder. Mais les réponses n’arriveraient que les actes faits.

Elle se réveilla plus tard, doucement secoué par la jeune Maureen. Oui, il était temps. La jeune femme s’arracha du lit et partit dans sa chambre se préparer. Elle croisa Bryan qui comptait faire un petit bout de chemin avec son amie, pour la mener hors de la ville et par courtoisie. Deirdre insista pour venir, gémissant telle une petite enfant dans le couloir, encore en tenue de nuit. Bryan refusa catégoriquement. Elle avait beau dire qu’il la laissait avec Jon. Son frère rétorqua que père était là et que l’aîné était calmé. De plus, elle était blessée et elle ferait mieux de se reposer et reprendre un peu de force. Elle allait ouvrir la bouche, mais quand il lui souffla l’idée que Maureen pensait sûrement la même chose, elle s’avisa.

Une fois prête, elle descendit dans la cour où déjà la monture de la Bolton était attelé. D'un pas un peu précipité, elle dévora la distance qui la séparait de son amie pour lui offrir une forte et longue étreinte. Les larmes coulaient malgré elle. Maureen avait ramené avec elle tant de souvenir et elle en avait encore plein en tête, que le temps lui manquait de repenser ou partager auprès de son amie. Elle partait trop vite, mais elles n'étaient plus des enfants et les actes irresponsables de la plus jeune avaient tout gâché. Elle s'en voulait toujours et s'excusa encore une fois auprès de Maureen. Elle lui souhaita de prendre soin d'elle et de faire attention en route, même si elle devait plutôt s'inquiéter de celui qui lui voudrait du mal. Elle lui confia cette idée et elles se quittèrent sur un petit rire.

Bryan raccompagna Maureen, jusqu'en dehors des Terres des Sept Couronnes, et même un peu plus loin. Il rentrerait au soir, là où la famille logeait temporairement. Il lui fit moult politesse et ajouta :

_Ne t'inquiètes pas pour ma soeur, je veille sur elle. On est encore tous désolé de t'avoir laissé assister à cela. Jon, ne se montre jamais ainsi en public, mais il avait bu et ces derniers temps, Deirdre à pas mal abusé de sa patience. Même père commence à être agacé de son attitude. Même moi, je dois constaté qu'elle est allée trop loin dernièrement, mais... Je... Je suis là, pour essayer de l'arrêter de veiller à ce qu'elle ne supporte plus tout ça... Prend soin de toi aussi.

Il lui offrit un dernier sourire et la regarda s'éloigner avant de rentrer à son tour.
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