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Clarence Hightower

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Noble
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Clarence Hightower
Noble

Général
Grand Argentier
~ We light the way ~

♦ Missives : 2168
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 20/09/2011
♦ Célébrité : François Arnaud
♦ Copyright : Valencia
♦ Doublons : Edwyn Tully
♦ Age du Personnage : 27
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Port-Réal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
3996/4000  (3996/4000)


Message Jeu 22 Sep 2011 - 19:16


● Nom : Hightower, de la maison Hightower de Villevieille
● Prénoms : Clarence - ses parents ont nommé leur trois fils par des prénoms commençant par la lettre C, la même fantaisie s'appliquant aux filles, mais avec la lettre V
● Sexe : Masculin
● Âge : 26 ans
● Origine : Clarence est né dans les contrées fleuries du Bief, plus précisément dans l'antique cité de Villevieille
● Métier : Noble - bien qu'il se destinait à la très intéressante carrière de mestre, la fatalité l'a appelé à succéder au lord Abelar Hightower, dont la santé déclinante laisse présager une mort prochaine



● Physique : Si les Sept se penchent sur le berceau de tous les heureux nouveaux-nés des Sept couronnes, ils ont oublié celui de Clarence Hightower. Du moins il le pense, et il se croit très laid. Enfant, il était laid comme un pou. L'âge adulte a quelque peu adouci la mochardise, terme qu'il a inventé spécialement pour lui, de ses traits, mais il est très loin des canons esthétiques de l'époque. Oublions un instant le chevalier en armure nourri au grain et élevé dans les vastes champs du Bief, car Clarence n'est rien de tout cela. Malingre et peu musclé, il est plutôt nerveux, osseux et teigneux comme un chien rachitique et hargneux. Bien qu'il ne manque de rien et surtout pas de nourriture, Clarence est maigre et toute épaisseur visible doit être nécessairement imputée à ses vêtements. Il n'a jamais été ni formé à ni attiré par la chevalerie et ne peut donc rivaliser à l'épée ou à mains nues avec aucun de ses contemporains. En revanche, sa démarche agile et son goût pour le secret et la dissimulation font de lui un excellent manieur de poignards, de dagues et autres lames faciles à cacher dans les plis d'une tunique trop ample pour un corps trop maigrichon. Il n'est dépourvu ni de charisme, ni de magnétisme, mais il ne les doit certainement pas à son apparence physique.

Plutôt grand et élancé, il n'a rien d'athlétique, n'a pas de larges épaules, n'a pas de bras puissants, n'a pas de grands pieds ni de grandes mains et s'il revêtait une armure complète, nul doute qu'il ne comblerait pas les « coutures ». Taillé dans l'ardoise fine plutôt que dans le marbre dur, il n'a pas la carrure ou le cuir coriace des chevaliers ses contemporains. Tout au contraire sa peau est blanche, froide et si fine qu'elle marque très vite les coups mais atténuent rapidement la trace des cicatrices. Pour faire simple, un mot suffirait à décrire l'allure de ce penseur dévoyé par la manigance obsessionnelle : la sournoiserie. De taille haute et plutôt efflanqué, il n'a pas la peau sur les os mais il semble moins bien nourri que la plupart des hommes de la bonne société du Bief, quoique les apparences soient éminemment trompeuses pour les raisons précisées plus haut et rappelées ici : il ne manque de rien mais s'impose une ascèse alimentaire qui confine parfois au ridicule et tranche franchement avec tous les autres excès, notamment libertins, qu'il s'autorise volontiers. Il n'a pas l'air en mauvaise santé. Plutôt dynamique et énergique, il est de ces drôles d'oiseaux toujours en mouvement, et c'est là qu'on a l'occasion de reconnaître qu'il s'en sort plutôt bien malgré l'ingratitude de ses prédispositions génétiques : il se tient bien, toujours droit, se déplace avec grâce et toujours d'un pas très aérien. Il n'a rien d'un lourdaud ou d'un rustre et ceux qui le fréquentent vous le confirmeront.

Parmi ceux qui l'ont vu ou aperçu nu, certains vous diront qu'ils ont vu une cigogne sans plumes, à peine assez bien formé pour n'être point repoussant dans l'ensemble. Nerveux et cérébral, Clarence n'use pas de sa plastique corporelle pour séduire, mais plutôt de son visage si singulier. Encadrés par des cheveux bruns aux reflets d'obscurité, les stigmates de sa personnalité fiévreuse s'y disputent une place de choix : ses yeux verts et lascifs, ses lèvres doucereuses et roses, son nez aquilin et fier, ses sourcils délicats et clairsemés sont autant de ressources qu'il exploite pour plaire et séduire, quand c'est utile ou nécessaire. Par ailleurs, sa voix est basse et mélodieuse, parfumée d'une subtilité rare et agréable. C'est un plaisir à écouter et Clarence lui-même ne s'en prive guère.

Avec beaucoup d'attention et de soin, il entretient ses vêtements, ses toilettes et ses parures. Précieux et raffiné, il préfère qu'on dise de lui qu'il est un homme plutôt apprêté que négligé.


● Personnalité : Brossons un portrait rapide. Clarence est un homme cultivé et sophistiqué qui se veut doté d'un charme irrésistible. C'est un cérébral de nature sceptique et méfiante, peu bavard mais sachant manier le verbe avec toute la finesse des érudits de Villevieille. Il aime et même adore être admiré voire idolâtré, et plus encore il jouit d'intriguer les autres et d'être l'objet des discussions, des débats et des confidences. Il déteste en revanche les babillards, les importuns, les imbéciles et ceux qui ont l'audace de lui opposer quelconque résistance. Personnage réfléchi et calme, aux tendances mystiques dénuées de fanatisme, Clarence est un penseur très profond doué d'une étonnante capacité d'intuition. Il aurait pu faire un intellectuel de grande valeur s'il n'avait été appelé à la direction des affaires de Villevieille. Homme d'esprit, il n'en demeure pas moins qu'il cherche à vivre intensément et qu'il est toujours à la recherche de savoirs nouveaux et d'occasions nouvelles d'enrichir son érudition et d'exprimer sa grande intelligence.

Doué d'un grand magnétisme, il se veut responsable et capable de faire preuve du plus grand sang-froid en période de crise. Ceux qui l'entourent vous diront que sa force émerge dans les moments les plus difficiles, car il sait alors rester lucide et imperturbable même devant les situations les plus délicates. Sans être paresseux, il aime atteindre ses buts et ses objectifs sans trop se fatiguer. Volontaire, sagace et réalise, il se repose sur le bon sens dont il croit savoir faire preuve pour trouver des solutions ingénieuses aux problèmes parfois ardus qui se posent à lui. Indépendant, raffiné et autodidacte, il aime cheminer à son rythme et ne supporte ni qu'on le presse, ni qu'on le ralentisse. Bien qu'il aime se nourrir de l'admiration que peuvent avoir les autres pour ses succès et ses réussites, il aime agir en silence et avec discrétion.

Élégant, voire précieux, il est matérialiste et très attaché au sentiment de possession. Clarence ne peut se passer d'un minimum de confort. Mondain, Clarence aime paraître et parader, notamment aux côtés des personnalités de son temps. En société, son charme incarné le distingue, tout comme sa façon de s'exprimer qui, prudente et volontairement quelque peu lente, sait être suggestive et dense, riche d'un humour particulier aux membres de la maison Hightower. Plutôt agréable quand il y met du sien, il ne laisse pas indifférent. Il est tout à la fois le gentilhomme courtois et l'aristocrate méprisant, et un instant suffit pour qu'il devienne l'un ou l'autre. Avec ses amis qu'il écoute toujours avec plaisir, il peut se montrer généreux et sincère, voire même serviable. Mais il est avec eux également possessif et exigeant et il est presque sûr qu'il n'aura jamais avec eux de rapports durablement et réellement sereins, tant il lui est difficile de ne pas être méfiant. Les liens qu'ils nouent avec les autres se teintent toujours de ce scepticisme pessimiste qui est en quelque sorte un trait marqué de sa personnalité. Conscient de sa facilité de compréhension et de jugement, il écoute mais s'en remet difficilement aux suggestions des autres et préfère prendre ses décisions en toute autonomie sans tenir compte des conseils, mêmes avisés, qu'on lui donne. Il est souvent difficile de prévoir ses actions parce qu'il a tendance à ne pas manifester ouvertement ses émotions. Sous une façade qu'il modèle à loisir, il peut dissimuler de grandes tensions et de grands tourments. Très prudent dans ses discours, il ne révèle que bien rarement ses secrets. Sa méfiance est telle que, véritable suspicion généralisée, cela confine à l'obsession névrotique.

Malgré tout, il a un certain sens de la parole donnée et se montre implacable pour quiconque se déclare son ennemi. Cela se traduit plus par une sourde hostilité que par une colère ouverte, car il réserve les éclats de sa fureur à l'intimité de la solitude. Sa mémoire est excellente et il n'oublie jamais les torts subis, surtout s'il en est la victime. Rancunier comme personne, il ne sait rien du pardon et le temps lui-même ne vient pas éroder son désir de vengeance, vengeance qui peut survenir longtemps après l'offense. Capable de fomenter des intrigues comme personne, rien ne l'arrête quand il est motivé par la revanche, sauf la menace de sa propre destruction.

Amoureux passionné, parfois léger, il est sensuel et séducteur, exclusif et jaloux. Galant et attentif, il comprend difficilement que l'on puisse être heureux loin de lui et que l'on ne le trouve plus indispensable. Il n'admet aucun écart en dehors des siens qu'il s'autorise secrètement pour le plaisir de charmer encore, même et surtout s'il est sécurisé dans la réciprocité des sentiments qu'il éprouve. S'il n'est pas encore marié, on dit de lui qu'il sera demain un infidèle impénitent, mais c'est un procès injuste et une réputation qu'il ne mérite pas encore puis qu'il n'est pas marié. Toutefois Clarence est un homme voluptueux qui a grandi dans le raffinement et le confort de la Grand-Tour de Villevieille, et sa réputation de libertin ne semblant pas volée, il faut plaindre sa future épouse. On lui prête de nombreuses aventures féminines, voire certaines aventures masculines selon les plus médisants, et c'est sans doute ce qui explique que tous les projets de mariage le concernant aient échoué jusqu'alors.

Analytique et astucieux, en politique et plus généralement dans ses affaires, Clarence recueille les données et les informations avec habileté et sait se trouver au bon endroit au bon moment. Il parle peu mais sait beaucoup, apprécie le confort matériel et la fortune financière sans lésiner pour obtenir ce que la vie peut offrir de meilleur. Calculateur, chacune de ses manœuvres est étudiée précisément. Redoutable adversaire et négociateur, inlassable intriguant, il semble avoir toujours été chanceux et de fait, sa nature prévoyante et observatrice fait qu'il supporte très mal l'échec.


● Famille : La famille revêt une importance majeure aux yeux de Clarence Hightower, et pas seulement parce qu'il porte sur ses épaules l'avenir de son clan depuis la mort de son frère aîné. La maison Hightower, bien qu'elle ne soit aujourd'hui suzeraine d'aucune des Sept couronnes, n'en demeure pas moins l'une des plus puissantes et prestigieuses familles du continent. De nos jours vassaux des Tyrell, ils étaient rois avant l'arrivée des Andals, avant leur annexion pacifique au royaume du Bief par la dynastie Jardinier. Famille très impliquée dans la gourvernance de ses terres et notamment de Villevieille, deuxième ville du royaume après Port-Réal, ils sont protecteurs des arts et des lettres et de la Citadelle des Mestres. Conscient de cet héritage très particulier, Clarence est désormais à la tête d'une fratrie qu'il lui incombe de conduire sur le chemin de la prospérité.

Arbre généalogique (Conçu d'après celui présent sur le forum)

Lord Abelar Hightower est la tête officielle de la maison. Vieillard considérablement diminué depuis une décennie et plus encore depuis le tournoi de Sorbier de 209où il fut vaincu par le prince Valarr Targaryen – ses enfants et ses petits-enfants firent tout pour le dissuader de participer à ce tournoi mais le grabataire, quelque peu sénile quoique toujours en santé, n'en fit qu'à sa tête. Il reçut lors de ce tournoi une blessure qui le tient immobilisé dans son lit en permanence, et les mestres de Villevieille n'ayant rien trouvé pour guérir sa blessure, il semble que ses jours soient désormais comptés. Clarence a d'abord entretenu avec lui des rapports distants, son grand-père lui préférant ses frères plus intéressés que lui par la chevalerie. Puis, à la mort simultanée de son père et de son frère aîné, les deux parents se sont étroitement rapprochés, le jeune homme accompagnant doucement le vieillard vers sa mort.

Preston Hightower, son père, ne sera jamais à la tête de Villevieille puisqu'il trouva la mort peu après le tournoi de Port-Réal de 205. Homme bon, mari aimant, amant insatiable, il assura la descendance de sa famille en honorant sa femme sans relâche pendant près de cinq ans. Chaque année voyant la naissance d'un enfant, on suspecta même les heureux mariés d'avoir eu recours à quelque sortilège de fertilité mais ces rumeurs se dissipèrent aussi rapidement qu'elles apparurent. L'homme était bon vivant, aimant la bonne nourriture et les plaisirs « simples » de la vie. On lui prêtait une relation avec l'épouse de son frère, mais la doute demeure vu que rien n'a jamais pu être prouvé du vivant des deux prétendus amants. Ser Preston aimait son fils Clarence avec tendresse bien qu'il regrettât ouvertement de n'avoir pu en faire un chevalier méritant. Il en est de même pour Cleyton, son frère aîné, qui mourut dans les mêmes circonstances que son père : les deux frères ne partageaient jamais rien qu'un lien de sang et pourtant ils s'aimaient et s'admiraient mutuellement.

Lady Myrcella, née du Rouvre, sa mère, occupe dans le cœur de Clarence une place privilégiée et surtout paradoxale. Il la vénère tout à la fois qu'il la hait parce qu'elle ne l'a ouvertement pas aimé comme elle aima chacun de ses autres enfants. Le peu d'affinités de Clarence pour la chevalerie et son goût très prononcé pour l'érudition était insupportable pour sa mère issue d'une famille comptant de très hautes figures chevaleresque, dont quelques héros des guerres contre Dorne. C'est une femme d'une grande noblesse et souvent de bons conseils et c'est pourquoi Clarence la déteste autant qu'il l'adore : elle représente la femme parfaite qui le méprise et qu'il n'aura jamais.

Septa Selyse et lady Eleana Hightower, filles de lord Abelar Hightower, ont l'une et l'autre eu une destinée bien différente, la première ayant épousé la foi des Sept, la seconde ayant épousé ser Russel Merryweather. Toutefois, elles ont toujours été d'un grand secours pour Clarence, lui donnant avec générosité tout l'amour qu'il ne recevait pas de sa mère. Bien qu'elles ne soient plus concernés par les affaires de Villevieille, Clarence garde pour elle une affection particulière, et s'enquiert souvent d'avoir de leurs nouvelles.

Une décennie à peine distance Clarence de son oncle Petyr Hightower. Ce dernier a toujours regretté que des suspicions de libertinage planent autour de son neveu, car il le tient en haute estime pour avoir repris d'une main ferme les affaires de Villevieille quand la maison Hightower fut terriblement affaiblie suite à la mort conjointe de son frère Preston, qui dirigeait au nom et à la place de leur père, et de son fils et héritier Cleyton. La mort de sa femme l'a détruit presque tout à fait et aujourd'hui, il ne s'occupe plus guère que de l'éducation de ses deux fils.

Avec ses frères et sœurs Charles, Calvin, Virginia, Victoria et Valencia, Clarence entretient des relations d'une nature spéciale et sans doute est-ce grandement dû à la mort foudroyante de leur père et de leur frère aîné comme à la situation tragique de leur grand-père qui mourra très certainement dans un futur très proche. La fratrie est unie et soudée autour d'un même objectif, la prospérité des intérêts de la maison Hightower. Tous reconnaissent en Clarence le seul maître à bord, bien qu'il ne soit pas encore titulaire du qualificatif de lord.

Avec ses cousins Ruppert, Ralf et Ryam, Clarence entretient de bonnes relations bien qu'un peu distantes depuis quelques années. Il est bien trop occupé à s'occuper des affaires de Villevieille désormais.



● Histoire :

[Je ne suis pas trop adepte des longues biographies très classiques avec enfance et compagnie, j'ai opté pour un format plus original avec tout de même toutes les infos importantes. S'il faut quelque chose de plus académique je peux changer ça sans souci ^^]

Il y avait bien une quinzaine ou deux que Clarence n'avait pas eu l'occasion de goûter un bon repas en compagnie de la fratrie au complet. Ses sœurs quittaient rarement Villevieille, mais ses deux frères avaient le goût du mouvement et du voyage et ils étaient depuis quelques jours revenus d'un séjour de plusieurs lunes à Noircouronne, demeure de la maison Bulwer. Ainsi étaient-ils tous réunis à manger et à boire à l'envi, même si la canicule et son impact regrettable et direct sur les récoltes assombrissait quelque peu le faste de leur repas, sans pour autant les culpabiliser de ripailler sans honte alors que tant d'autres crevaient de faim dans le lointain comme à leurs portes.

– Je me demande toujours pourquoi nous ne convoquons pas le ban pour aller payer une visite à ces vermines de fer-nés.

– Poses-tu toujours des questions stupides ? Quelle chance pour nous que tu ne sois pas mestre, mais chevalier...

Clarence observait ses collatéraux avec beaucoup d'attention, comme toujours. Ils partageaient la table comme ils le faisaient souvent et comme à chaque fois, les conversations légères s'effaçaient loin derrière les discussions sérieuses. Il n'avait pas pris la parole depuis près d'une dizaine de minutes, préférant boire avec lenteur et jouer avec sa coupe, quand Virginia l'interpella, posant sa main sur son coude.

– Pourquoi n'expliquerais-tu pas à notre cher Calvin qu'un contingent d'hommes en armes massé sur une plage n'est d'aucune utilité contre les seiches de Greyjoy ?


Calvin tapa du poing sur la table, incendiant sa sœur d'un regard indigné. L'emportement était un trait partagé dans la famille, et c'était d'autant plus visible dans l'intimité de la fratrie. Ils avaient tous pourtant étaient élevés par deux parents très calmes et patients, mais sans doute l'exemple de leur grand-père, très sanguin à l'époque de leur enfance, fut-il d'un grand impact sur le comportement. Clarence avait toujours été le plus calme d'entre eux. C'est qu'il réservait ses colères pour le secret de l'intimité et seuls les murs et les meubles de ses quartiers d'enfant puis de jeune adulte furent les témoins

– Je ne suis pas stupide à ce point !

– Allons, je ne fais que te taquiner. Reconnais quand même qu'il est préférable que tu aies choisi l'épée plutôt que la chaîne...

– C'est que je ne suis pas Clarence, moi.

– En attendant, tu es bien content qu'il soit là pour s'occuper des affaires de la famille pendant que tu te pavanes parmi les jouvencelles...

– Est-ce ma faute si je ne préfère pas la compagnie des novices de la Citadelle ?

– C'est à ton frère aîné que tu t'adresses, Calvin, un peu de respect !

– Il suffit.


Clarence n'eut guère besoin de hausser le ton pour obtenir le silence. Ces enfantillages duraient depuis l'enfance. La fratrie n'avait guère échappé à ces petites escarmouches de la minute, ces petites batailles bon enfant et sans grandes conséquences qui fatiguaient plus qu'elles ne peinaient. Clarence avait toujours été à l'écart, cependant, puisque ses frères avaient en commun la chevalerie et ses sœurs un joyau intouchable entre leurs cuisses.

– Je te remercie Virginia, mais t'énerver est inutile. Notre frère est certainement victime de son goût pour les liqueurs que nous recevons de nos voisins de la Treille. Je me trompe ?

Calvin rougit jusqu'aux oreilles avant de confesser son excès.

– Nul ne t'en veut ici, et les excès qu'on m'a prêtés par le passé ne doivent pas te faire oublier que nous sommes frères. Nous formons une famille et il est important d'être toujours uni. Mère n'approuverait pas que nous nous disputions comme des chiffonniers.

– Nous avons été absents longtemps, comment va-t-elle ?

– Elle a connu des jours meilleurs. La cruelle détérioration de la santé de notre grand-père l'affecte beaucoup...

– Elle ne supporte pas de savoir que tu es le prochain lord à Villevieille, c'est pourquoi elle ne quitte pas le chevet du vieillard...

– J'apprécie ton soutien, Victoria, mais tu parleras avec respect de la femme à qui nous devons tous la vie.

– Je ne vois pas pourquoi je devrais avoir la plus petite once de considération pour une mère qui n'aima jamais que deux de ses sept enfants.

– Ne dis pas ça ! Mère est la plus généreuse des femmes...

– Charles, je ne suis pas aussi emportée que notre jeune sœur, mais je partage son opinion. Mère vous a toujours préférés, Cleyton, Calvin et toi. Elle n'aimait pas Clarence qui serait peut-être devenu mestre s'il n'y avait eu cet accident après le tournoi de Port-Réal, il y a plus de cinq ans... Quant à nous ses filles, elle regrettait ouvertement notre naissance, alors...

– Ne dis pas ça ! Mère est la plus généreuse des femmes...


En écoutant ses frères et sœurs qui discutaient ainsi d'un passé qui lui semblait bien loin, Clarence songea au temps d'autrefois et les souvenir jaillirent de sa mémoire pour danser sur la table, parmi les chandeliers et les plats, les coupes et les victuailles. Leur mère n'avait pas été tout à fait juste dans l'amour qu'elle distribua à ses enfants. Sans doute ne pardonnerait-elle jamais à Clarence d'avoir très tôt manifesté plus de goût pour l'étude et le savoir que pour les armes et la chevalerie. Sans doute également ne lui pardonnerait-elle jamais ces rumeurs qui donnèrent à la réputation de son fils un parfum de libertinage et d'immoralité. Les choses étaient alors telles qu'elles étaient et rien n'y changerait jamais. Clarence avait plus souvent fréquenté les couloirs et les bibliothèques de la Citadelle que les écuries ou les quartiers des maîtres d'armes de Villevieille. Si l'année 205 n'avait pas emporté la vie de son frère aîné et de son père, il aurait très probablement fini mestre. Malheureusement, en tant qu’acolyte doté seulement de quelques anneaux dont un de fer, il avait été contraint de quitter les sentiers du savoir pour revenir en sa demeure et se préparer à diriger la maison Hightower.

– Si notre tante n'avait pas séduit notre père, nous n'en serions pas là aujourd'hui.

– Ressasser les souvenirs ne sert à rien, Calvin. Père me manque terriblement à moi aussi, mais nous devons vivre avec le présent. Peut-être cet incendie était-il la juste punition des Sept, après tout.

– Toujours ta grande piété, Valencia...

– Nul n'est assez pieux, Charles !

– Inutile de t'emporter, ma chère sœur, nous savons tous que tu imputes la responsabilité de cet incendie à l'attitude ambiguë de notre grand-père lors de la rébellion qui a conduit à la bataille du champ d'Herberouge...

– Je persiste à le croire. Les Sept ont bien puni Daemon Feunoyr, maudit soit-il, non ?


Dans un sourire narquois, Clarence dissimulait son envie de rire. Déjà à l'époque, leur grand-père avait donné des signes d'une sénilité qui allait aller en s'aggravant avec le temps. Heureusement, jusqu'à la terrible blessure infligée par le prince Valarr, il avait gardé la santé physique. Quant à la santé mentale... Toutefois Clarence avait le vague souvenir de cette période assez confuse de la fin du siècle précédent. Il n'était encore qu'un enfant qui hantait déjà les couloirs de la citadelle à l'époque, et n'était que très peu intéressé par ces questions de politiques générales. Aujourd'hui, il devait diriger Villevieille et composer avec tous les facteurs de la situation qui se présentait à lui. Les ambitions guerrières des fer-nés, les alliances et mésalliances qui se profilaient. Depuis près d'une décennie et en dépit des efforts de sa mère pour le tenir éloigné de ses frères chevaliers qu'elle voulait voir régner sur Villevieille, Clarence avait été associé aux affaires par son grand-père et par son père qui avaient reconnu l'utilité d'avoir à leur disposition un jeune homme débrouillard et vif qui ne rechignait pas à l'effort. Dès qu'une question délicate se posait, Clarence n'était jamais bien loin, la facilité qu'il avait à s'introduire dans la Citadelle et à en consulter les très nombreux volumes s'avéra utile à de nombreuses occasions. Certes, à mesure qu'il grandit Clarence peaufina ses méthodes et ce malgré les réticences de son père à voir l'un de ses fils verser dans de sournoises manigances et de ténébreuses disciplines. Il ne s'agit bien sûr que de rumeurs, mais on lui attribuait encore à ce jour la paternité de certains assassinats. Dans l'ombre il se murmurait même que, comme beaucoup de ses ancêtres, il s'adonna et s'adonnait encore à l'étude de l'alchimie, de la sorcellerie et de la nécromancie. Il faut y voir sans doute la réaction populaire à une série de scandales qui éclatèrent l'année même qui le promit à la succession de son grand-père à la tête de Villevieille. Ces scandales le suivaient encore de nos jours, et étaient un obstacle difficile à tous ses projets de mariage. Sans écouter la discussion de ses collatéraux qui débattaient de l'attitude à tenir vis-à-vis de Port-Réal, Clarence porta haut la voix pour reprendre la main de la conversation.

– Ses héritiers sont peut-être toujours en vie, mais les affaires du Trône sont les affaires du Trône, alors n'en parlons plus. J'ai une nouvelle à vous annoncer.

En un instant l'attention de ses frères et sœurs lui fut acquise. En dépit de toutes leurs différences, manifestes depuis bien des années, Clarence avait acquis cette capacité à se faire écouter que peu d'hommes de son âge possèdent. C'était malgré tout un trait de sa personnalité apparu tardivement car durant les deux premières décennies de sa vie, et notamment à l'époque de son entrée dans l'âge adulte, le jeune homme était souvent de bon conseil mais il n'avait jamais l'initiative et la maîtrise des discussions. Cette situation s'était inversée à mesure qu'il avait donné des preuves de ses capacités à soutenir son père et son frère aîné dans un premier temps, puis des preuves de son aptitude à tenir les rênes dans un second temps. L'épidémie de Fléau du Printemps avait été une épreuve terrible pour tous les Royaumes, et il avait dû suppléer son grand-père qui ne s'intéressait plus vraiment aux affaires publiques pour gérer le foisonnement des cadavres qui s'entassaient dans les rues pavées de Villevieille. S'inspirant de la manœuvre de la Main du Roi Brynden Rivers qui fit entasser les cadavres dans Fossedragon pour les brûler ensuite à l'aide de feu grégeois, il organisa lui-même et suivit de très près les opérations de destruction des dépouilles infectés peut-être encore par les souches de l'épidémie. Bien des bâtiments avaient été incendié pour assurer que la maladie ne revint jamais. Mais le fléau avait passé, et l'heure était à la reconstruction désormais.


● Inventaire : Parmi les possessions de Clarence Highower, les plus remarquables sont :

* Une chaîne d'acolyte, constituée d'un lacet de cuir, d'un anneau de fer, et d'un anneau de fer noir, dont il ne se sépare jamais ;

* Un poignard tranchant et très long, dont la garde représente la Grand-Tour de Villevieille - une arme silencieuse et mortellement efficace ;





● Pseudo : Zehirmann
● Âge : J'suis allergique à cette question...
● Divers : J'préfère qu'on parle de moi... ok je sors c'est par où la sortie ?
● Avatar : François Arnaud
● Connaissez-vous le Roman ? Non enfin oui et la série aussi mais non, je sais qu'elle existe, j'ai commencé les romans début septembre et j'attends d'avoir fini au moins AGOT pour voir la série
● Comment avez-vous connu le forum ? Je connais des gens qui connaissent des gens qui connaissent des gens etc
● Comment trouvez-vous le forum ? GRAND ! Mais super détaillé ça aide beaucoup notamment les ignares comme moi
● De quelconques suggestions ? /



Dernière édition par Clarence Hightower le Jeu 22 Mar 2012 - 20:39, édité 2 fois
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Message Jeu 13 Oct 2011 - 13:34

Tout d'abord bonjour à toi et bienvenue parmi nous en Westeros. Je tiens bien entendu à te présenter nos plus plates excuses pour l'attente que tu as dû subir avant de voir ta fiche étudiée.

Après lecture de ta fiche je dois dire que j'ai beaucoup apprécié sa lecture. Ton personnage semble particulièrement intéressant et versé dans l'art de l'intrigue et des plans à plusieurs niveaux d'exécutions. Je suis tout bonnement séduit. L'histoire est présentée de manière originale au travers ce repas réunissant toute la famille mais permettant néanmoins de découvrir les tenants et aboutissants de la maison Hightower.

En tant que seigneur de la maison Hightower, si ce n'est dans les statut au moins dans les faits, tu disposes des ressources de ta maison et de Villevieille. Toutefois, d'un point de vue RP, tu disposes surtout de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 35 dragons d'or. Tu pourras te servir de cette somme pour acheter des biens aux marchands ou tout autre chose. Même si ça n'en a pas l'air, il s'agit quand même d'une grande fortune ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit.

Puisses-tu parvenir à faire oublier les scandales qui te suivent et assurer à ta famille comme à tes gens un avenir dégagé sous ta future régence.
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