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[PV Maura Arryn et Rey] La demeure des Dragons

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Message Jeu 15 Sep 2011 - 11:48

A la mention d’un certain Tommen Royce, Trystan devina qu’il devait s’agir du solide et brun chevalier qui se tenait à ses côtés. L’air canaille avec sa barbe naissante et ses yeux rieurs il semblait néanmoins tout à fait apte à garantir la sécurité de sa dame…et à subir sans un mot ses humeurs. Ainsi il y avait passé sa jeunesse ? Sans aucun doute un ancien écuyer, ce qui n’était pas rare. Cependant le jeune homme semblait connaître davantage les bordels de la capitale que ses monuments, mais Trystan n’évoqua pas la possibilité à haute voix. Un aussi bel homme et d’aussi noble famille, peut être que lady Maura le gardait auprès d’elle pour une autre raison que sa sécurité. En tout cas celle-ci était assurée. Avec leurs deux escortes réunies, ils devaient aligner une trentaine d’hommes d’armes montés, ce qui était plus que suffisant pour n’importe quel cortège aristocratique. Le jeune héritier de Lancehélion nota au passage la différence vestimentaire entre les chevaliers du Val et les Dorniens. Alors que les soldats de la Maison Martell privilégiaient tenue légère et souple, au détriment presque d’une protection efficace, les chevaliers de l’Est semblaient presque aussi lourds que leur monture. Toutefois leur aspect massif et redoutable engoncés dans leurs mailles et plaques d’acier impressionna le jeune garçon. Ce genre d’équipement était synonyme de mort dans son pays, aussi se demanda-t-il comment ils devaient se sentir ainsi à la proie du soleil.

-Oui c’est bien là ma première fois, et même si je me suis déjà aventuré dans ses rues ma tante ne me laisse pas une grande latitude dans mes explorations. Je serai très honoré que votre chevalier servant soit notre guide. Etait-il écuyer à Port-Réal pour y avoir passé sa jeunesse ? A-t-il côtoyé les Frères de la Blanche Garde ?

Une excitation et une curiosité malvenue avaient pris le pas dans ses paroles, mais les membres de la Garde Royale exerçaient une sorte de fascination pour le jeune enfant qui n’avait pas encore osé jusque là se rendre à leur tour. C’était tout juste s’il osait lever le regard lorsque, par le plus grand des hasards, il lui arrivait d’en croiser un membre qui venait prendre la relève de son camarade. Il savait qu’il perdait là l’occasion de nouer des liens avec des parangons de chevalerie mais sa timidité naturelle prenait toujours le pas. Et sans compter que ces chevaliers tout de blanc vêtus l’intimidaient un peu. Moins cependant que ces Dents de Freux mercenaires qui gardaient le palais. Trystan connaissait les histoires qui circulaient sur leur compte. Ils s’étaient battus avec vaillance contre le Feunoyr avec la Main, et d’aucun disait qu’ils étaient des Ombres Démoniaques invoquées par la Main du Roi pour le servir. Pour les avoir vu rire entre eux et manger attablé avec les autres gardes, le jeune Martell savait qu’ils étaient fait de sang et de chair et pourtant il avait du mal à leur faire confiance. Aussi rassura-t-il la jeune dame du Val dont la répugnance à se voir accompagner par de tels individus était visible.

-Je ne pense pas ma dame, nous sommes suffisamment nombreux pour nous aventurer sans risque dans la capitale. Et pour tout dire je ne les aime pas. Père dit toujours que les mercenaires sont aussi dignes de confiance que des chiens enragés : il faut les tenir solidement en laisse. Y allons-nous ?

Peu avertit des protocoles ou de l’étiquette à suivre lorsque l’on chevauchait avec une dame Trystan se retrouva, sans qu’il ne sut vraiment comment, à la droit de la dame du val alors que le cortège s’ébranlait en direction des herses déjà relevées. Son protecteur veillant à ses cotés, le jeune garçon nota que ses yeux lançaient des éclairs en direction de ser Tommen sans qu’il en connut la raison. Peut être était-ce son air un peu trop fringant. Quoiqu’il en soit il se révéla un guide assuré comme il allait se rendre compte par la suite. Comme à chacune de ces sorties la misère crasse de la ville lui jaillit à la figure, ainsi que son fumet…particulier. Aussi acerbe que pouvait être lady Maura elle restait réaliste. Le jeune héritier de Lancehélion savait qu’il ne s’agissait là que de menues odeurs en comparaison de la puanteur suffocante qui régnait dans certains quartiers. Il se força donc à relever les yeux pour distinguer les silhouettes du Grand Septuaire surplombant la colline de Visenya. Le dôme de Fossedragon était également visible sur la colline de Rhaenys, et le jeune prince savait qu’il leur faudrait passer par Culpucier. Un quartier réputé pour sa dangerosité et sa misère insondable. Resserrant sa prise sur les rênes de sa monture, Trystan se contenta de laisser son regard vagabonder sur les passants et les échoppes, alors qu’ils remontaient la rue des Sœurs après avoir dépassé la guilde des alchimistes.

-Vous avez due beaucoup voyager lady Maura, les grandes villes sont-elles donc toutes semblables à la capitale ? Il me semble parfois n’avoir jamais autant vu de miséreux de ma vie. Parlez-moi du Val et de ces contrées que vous avez visitées je vous prie, cela nous passera le temps.

Il n’avait jamais vu tant de foule ou d’agitation à Lancehélion, et la pauvreté n’était pas aussi flagrante. La ville ombreuse ne lui avait jamais paru aussi menaçante que pouvait l’être certains quartiers de la cité royale, quand bien même son agglomérats d’habitations chaotiques et de bazars prêtaient facilement au travail des coupes-bourses. La guilde dans leur dos, Fossedragon s’offrait à présent à leur vue et les lieux semblaient étrangement désertés. On n’avait pas trompé Trystan quant au sinistre des environs. Il pouvait encore voir les vestiges noircies de ce qui avait dû être une maison ou une boutique. Le feu avait été le meilleur moyen de combattre le Fléau. Culpucier s’offrit bientôt à leur vue et l’escorte se resserra imperceptiblement, tandis que des mendiants venaient à leur rencontre attirés par les couleurs et l’importance du cortège. Quelques uns portaient les stigmates de noirs-jambes ou encore de léprose, d’autres avaient des membres amputés.

-Par les Sept, je pense que notre roi devrait faire quelque chose pour ces malheureux. Personne ne mérite de vivre ainsi.

Son commentaire prêterait sans doute à rire pour la jeune femme, d’autant plus que la noblesse n’était pas censé s’abaisser à de tels sensibleries à l’égard du bas peuple, mais tout enfant qu’il était il ne pouvait s’empêcher de compatir pour eux. Une compassion que les Dorniens ne semblaient pas partager, certains prêt à dégainer pour châtier les impudents. Trystan retint leur geste. Fossedragon se dressait droit devant eux et il espéra que le décor changerait pour une fois.
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Message Dim 18 Sep 2011 - 13:50

Sans doute le petit Martell n'osait-il pas poser ses questions directement au chevalier de la maison Royce de Roche-aux-runes. Cela aurait pu passer pour de l'impolitesse, mais passé la surprise première, Maura, que la question n'intéressait guère, fit un signe pour que Tommen réponde lui-même aux interrogations du jeune garçon. Les affaires de la garde blanche ne l'intéressaient pas vraiment même si elle savait que son chevalier d'honneur avait sans doute comme objectif de finir par y être nommé un jour ou l'autre. Le chevalier se tourna vers l'héritier de Dorne avec un bon sourire jovial. Il ne faisait pas grand cas des regards du garde du corps du petit Trystan, il n'était d'ailleurs même pas intéressé par les états d'âme des autres membres de cette escorte.

"Vous pouvez me poser directement des questions, mon garçon. J'ai passé mes années à Port-Réal en tant qu'écuyer de Ser Gwayne Corbray jusqu'à ce qu'il m'arme chevalier. Si vous voulez, je pourrais vous emmener à la Tour histoire de vous le présenter un de ces jours. Si cela agrée à Lady Maura ?"

Cette dernière, visiblement peu au fait de faits d'armes et de chevaliers, se contenta de hausser les épaules sans vraiment voir en quoi il était intéressant de rencontrer un de ces chevaliers que l'on voyait pourtant à chaque audience ou chaque déplacement du Roi. Il fallait tout de même avouer qu'ils étaient toujours très aimables et brillaient de toutes les qualités que l'on recherchait chez des chevaliers. Mais les joutes et autres tournois n'ayant qu'un intérêt très limité pour la jeune femme, elle devait bien avouer qu'elle n'était jamais allée jusqu'à s'intéresser à l'existence des fameux gardes immaculés. Elle profiterait peut-être de la visite après tout, il s'agissait de l'ordre de chevalerie le plus prestigieux.

Elle fut soulagée en entendant que le demi-Targaryen ne se faisait pas accompagner par les affreux monstres de son Oncle. Quitte à faire une scène, Maura n'aurait, de toutes façons, jamais accepté de sentir la présence de ces rustres sans foi ni loi à ses côtés. Malgré leur utilité certaine, elle ne pouvait concevoir que l'on accepte de s'entourer de ce genre d'hommes. Bien sûr, même Targaryen, Rivers n'était qu'un bâtard et portait haut l'infamie de sa naissance...Peut-être n'avait-il d'autres moyens de s'assurer de la fidélité des hommes. De l'or contre la fidélité. Cela lui semblait bien aléatoire. Il existait toujours quelqu'un qui payait mieux, un plus riche.

D'un signe de tête, elle indiqua qu'elle était prête à avancer et, sans attendre, donna le signal d'une légère pression du genou pour faire avancer sa monture accompagnée parle reste de la petite compagnie. Elle laissa ser Tommen les guider au travers du dédale de rues dont elle oubliait les noms après chaque passage par manque d'intérêt. Toutefois, les échoppes bien garnies en tissus ou en orfèvrerie obligeaient parfois le cortège à ralentir du fait de l'intérêt de la jeune femme pour ses parures. Pour le reste, elle connaissait le paysage glauque de la capitale. Enfin d'un autre côté, le petit Martell semblait vouloir tout retenir de ce qu'il voyait et elle comprenait son attitude sans se soucier de la partager. Il se décida à lui demander jusqu'où elle avait voyagé, ce à quoi elle répondit avec un sourire poli :


"En fait, Port-Lannis est une cité exceptionnellement grande, elle aussi...Goëville est grande également. Mais rien à voir avec Port-Réal. La misère est toujours plus visible dans ces villes où les mendiants semblent se réunir. Ceux qui ont été désemployés dans les campagnes viennent dans les villes en espérant y trouver de quoi subsister mais, à la vérité, la nourriture y est toujours beaucoup plus chère que dans nos campagnes, l'approvisionnement étant toujours plus difficile. Pour le Val, je sais ce qu'il en est...Parlez-moi plutôt de Dorne, cela me distraira."

Il lui faisait penser à sa nouvelle suivante, la petite Belmore, avec toutes ces questions sans fin sur "et comment c'est ...?" et toutes les autres questions habituelles sur cette jeunesse qui n'avait jamais eu assez de courage pour sortir de chez elle. Enfin cela ne s'appliquait pas au petit garçon qu'elle trouvait bien trop jeune pour affronter seul la cour d'Aerys et Port-Réal. Ils longeaient maintenant Culpucier et, en voyant la misère qui y régnait, Maura avait du mal à comprendre les Targaryen qui laissaient cette espèce de gangrène se propager. A leur place, elle aurait brûler le tout pour y construire des jardins. Pour sa part, elle n'arrêta pas du tout les gardes Arryn qui repoussèrent les miséreux qui s'approchaient de trop près d'un coup ou deux du manche de leurs piques. Elle jeta un coup d'œil à Trystan alors qu'ils plaignaient les pauvres gens et haussa les épaules.

"Ils devraient être chassés de l'enceinte de la Ville. Ce serait plus agréable et ils cesseraient leurs rapines pour travailler honnêtement aux champs."

Pour le reste, elle était surtout pressée d'arriver à Fossedragon. Elle faisait suffisamment la charité en donnant aux septons qui se chargeaient de redistribuer les aumônes auprès des plus nécessiteux et des plus méritants.

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Message Dim 18 Sep 2011 - 21:38

Comme toujours pour Rey Port-Réal est son petit terrain de jeux. Tout ce qui se passe dans cette ville lui est intéressant, les murs sont comme des montagnes qu’il faut escalader, les maisons comme des forteresses qu’il faut pénétrer. Tout cela ne l’ennuie jamais, tant qu’il aura des bourses à voler il vivra comme bon lui semble, sans la moindre petite responsabilité envers qui que ce soit, même sa propre personne.

En ce moment notre petit garçon, est devant l’échoppe d’un fromager, en train d’essayer de dérober un de ses produits. Les clients lui font détourner, le regarde pour que Rey s’approche, mais à chaque fois que le voleur essaie de sortir sa main de sa manche pour prendre un fromage, il détourne son regard pour regarder derrière lui. C’est tellement frustrant qu’il commence à penser qu’il devrait peut-être lui planter son couteau dans le pied pour que quelque chose retienne son regard dans la bonne direction assez longtemps, mais il est loin d’avoir la cruauté nécessaire pour faire ce genre de tactique.

En même temps, il doit expliquer pourquoi, il reste si près de l’échoppe, ne demande rien à l’artisan et semble de plus en plus impatient. La meilleure solution qu’il a trouvée est de se jeter dans la foule, attendre quelques minutes et recommencer à chaque fois qu’il pense qu’il essaie de prévoir le coup, mais il sait qu’il devient de plus en plus suspect. Cette fois c’est tout ou rien. S’il ne réussit pas son coup, les autres marchands risquent de le pister pour le reste de la journée et cela en fera un de plus qu’il le poursuivra à coup de poêle s’il le voit.

Rey commence à devenir trop grand pour se cacher sous les tables malheureusement. S’il voulait se mettre sous les fromages, il faudrait qu’il plie les genoux ce qui serait probablement remarqué par les passants qui diraient un mot à ce sujet, il perdrait sa vitesse en cas de fuite et en plus. Donc l’option n’était pas viable.

Il avance lentement, essayant de balancer la discrétion avec un pas qui paraît naturelle. Il peut voir un fromage tout rond et orange, il le veut plus que toute autre chose au monde. Il sera dans ses mains dans quelques instants, oui, rien ne l’empêchera d’avoir son objectif. Il le dégustera avec joie et plaisir. Le marchand ne se rendra même pas compte que Rey est passé. Ses mains sont tellement proches qu’il peut sentir la texture du fromage à travers l’espace qui les sépare.

Ah tient, les nobles riches passe à travers Culpucier aujourd’hui…. C’est rare.

Quoique son attention est maintenant sur ses visiteurs. Le fromage tant convoité et maintenant pratiquement oublié est maintenant sous son aisselle et caché par sa cape. Il sait qu’habituellement il essaie d’éviter de voler les gens si importants pour éviter l’attention, mais là c’est eux qui sont venus à Culpucier et donc il faut leur donner la bienvenue comme il se doit. C’est-à-dire leur dérober autant de richesse que possible. Même un cuivre lui suffirait. Il faut qu’il soit capable de déjouer ses gens qui semblent au-dessus de lui.

Il les suit discrètement, essayant de cogiter un plan et possiblement de trouver quelques choses à voler. Il se blottit contre chaque mur, essayant de se faire oublier, mais il serait bien étonné que ses gens remarquent un enfant de la rue. Pendant un instant il pense que de jeter son fromage au visage de quelqu’un pourrait probablement faire une bonne diversion qui jette beaucoup de monde dans la confusion, mais il sent qu’il risque de se faire prendre. Il a quand même du monde dans ce cortège.

En utilisant son plan mental de la ville, il peut remarquer que ses gens ont l’air de se diriger à Fossedragon, vraiment ça c’est bizarre…. Rey veut peut-être prendre leur argent, mais en même temps, il commence à avoir bien plus soif de réponse. Il commença à essayer de se placer avant le cortège.

Son fromage commence à lui faire un peu mal placé là sous son bras, alors il l’enlève et commence à utiliser son couteau pour le trancher en petit morceau donc il se nourrit aussitôt. Il s’approche du côté du cortège, un peu trop proche regardant ceux qu’ils semblent protéger. Il est assez surpris de voir un jeune garçon, il a l’air plus jeune que lui, mais il pourrait presque se l’imaginer en petit frère qu’il pourrait battre avec aisance. Un petit sourire fendant apparaît sur ses lèvres. Il se doute qu’il risque toutefois que les protecteurs de ses deux personnages aillent le battre s’il reste rapprocher trop longtemps. Il peut entendre quelques commentaires plutôt déplaisants que la femme fait au pauvre de Culpucier. Il lui fait de gros yeux, même si elle ne s’adresse pas à lui (ou elle ne le voit probablement pas) et s’éloigne un peu pour sa sécurité. De toute façon tous ses mendiants proches de soi ça ne peut pas être bon pour sa santé autant parce qu’il craint que le cortège se mette à battre les pauvres autour d’eux qu’il croit risquer de prendre une maladie à rester proche de tous ses nécessiteux. Il n’est pas en bonne position pour quêter avec son fromage et bon il est un voleur pas un gueux.

Il s’en va un moment, mais sa curiosité le ramène toujours le cortège. Utilisant sa vitesse, il passa devant eux. Se démarquant un peu plus clairement. Il s’assurait toujours de garder un minimum distance. Si ça trouvait, il avait quelques protecteurs qu’ils avaient dérobés par le passé.

Il parle sur un ton plus fort que le reste des mendiants.

- Vous allez Fossedragon? Je connais cet endroit mieux que qui que ce soit dans cette ville, en fait je peux y rentrer sans même ouvrir les portes.

Rey semblait se vanter, mais disons qu’il avait fait de Fossedragon, sa cachette de dernière, dernière, dernière minute. Il allait là parce qu’il savait qu’à peu près personne n’y irait de peur d’y avoir le fléau. S'il fait cette offre c'est parce qu'il croit être capable d'avoir quelque chose en retour.

Il n’était même pas sûr qu’il soit entendu, mais il continuait de suivre le cortège. Le petit garçon peut se satisfaire d'être ignoré.
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Message Mar 20 Sep 2011 - 15:30

Trystan manqua de sursauter lorsque le chevalier du Val s’adressa à lui sans crier gare. Un des gardes de l’escorte dornienne sembla grimacer lorsqu’il l’appela « mon garçon », mais le jeune héritier de Lancehélion ne releva pas ce manquement au protocole tout absorbé par ses paroles. Ainsi il avait côtoyé ser Corbray ! Un des plus estimables membres de cette fratrie sacrée. Il connaissait par cœur les histoires et chansons qui contaient son affrontement contre Daemon Feunoyr, Dame Affliction à la main. On racontait que l’écho du choc de l’acier valyrien avait déchiré les cieux et dissipé les nuages. Un instant le jeune prince s’imagina cet affrontement titanesque symbole parfait du combat entre le Bien et le Mal. Il se souvint que sa mère n’aimait guère cette chanson, elle ne manquait jamais de quitter la pièce, au mépris de toute politesse parfois, lorsqu’un ménestrel s’aventurait à la chanter. Peut être allait-il pouvoir demander sa version à ser Corbray, une requête qu’il devait sans aucun doute s’entendre souvent adresser. Qui sait peut être en viendrait-il également à rencontrer le lord commandant en personne. Il esquissa un remerciement de la tête, et en vint à se demander ce que son père dirait si un des blancs chevaliers de la garde acceptait de le prendre comme écuyer. Rien de bon sans doute, le Prince de Dorne tenait à s’assurer personnellement de l’entraînement aux armes de son fils. Sans compter que côtoyer de trop près ceux qui avaient été encore il y a peu ses ennemis n’étaient pas la meilleure idée qui soit.

-J’en serai ravi et honoré ser !

S’exclama le garçon ne tenant pas compte de la mine réprobatrice de son protecteur, un sourire éclairant sa mine réjouie. Sourire qui s’évanouit bientôt à la vue du flot grossissant de miséreux qui se pressaient autour d’eux. Il pouvait sentir la nervosité de sa monture peu habitué à être ainsi entouré. Trystan pouvait sentir que la bête était prête à partir au triple galop à la moindre pression de sa part. Le jeune garçon essaya d’imaginer les corps démantibulés et écrasés sous les sabots d’acier du coursier dornien en frissonnant. Il espéra qu’il ne serait pas forcé d’en arriver là. A entendre la dame du Val ce genre de pauvreté était caractéristique des grandes villes, et visiblement peu digne d’attention à écouter son ton méprisant. Après tout la jeune femme avait eu largement l’occasion de se couper de ce genre d’émotions secondaire après avoir séjourné dans bon nombre de cités. Ce qui n’était pas encore le cas de Trystan. Comment aurait-il pu lui parler de Lancehélion ? Il ne quittait le Palais Vieux que sous une escorte fournie, et les dessous de la ville lui étaient cachés. Une fois encore il se rendit compte de sa naïveté.

-Comme il vous plaira ma dame. Dit-il un sourire d’enfant aux lèvres. Je ne saurai dire si je peux trouver les mots justes pour décrire Dorne. Le vaste des terres de sable et de roc se mêle à l’infinie du ciel. Il m’a parfois semblé alors que je chevauchais en compagnie de mon père que le royaume n’avait pas de fin. Une étendue de terres planes, de vallées à l’aspect inhospitalier et parfois de montagnes rouges menaçantes. Mais le soleil toujours est présent. Notre peuple se masse près des cours d’eaux, rivières et affluents. Mon père à l’habitude de dire qu’ils sont « les veines » du Royaume des Sables. En de nombreux lieux l’eau est plus précieuse que l’or.

A mesure qu’il évoquait sa région natale il fut pris d’une nostalgie et d’un mal de pays avec une force qu’il n’avait pas encore éprouvé jusqu’ici. Comment aurait-il pu raconter les merveilles qui se cachaient dans ces déserts rudes à quelqu’un qui n’avait jamais entrevu le Royaume des Sables. Le soleil couchant qui ensanglantait l’horizon. Le calme serein du désert une fois la nuit tombé, et bien sûr le terrible des tempêtes de sables. Et au milieu de tout cela les dorniens résistaient. Les villes et citadelles dressées étaient comme des défis à l’intention des dieux. Que dire de la magnificence du palais des Jardins Aquatiques, anomalie singulière et sublime au milieu des terres arides.

-Je suis certain que mon père ne verrait aucun inconvénient à ce que vous veniez nous rendre visite à Lancehélion pour contemplez vous-même Dorne. Vous pourriez même rencontrer dame ma mère et ma sœur !

En réalité le jeune garçon n’en savait rien. Le prince Maron Martell pouvait se révéler quelque peu butor en matière de diplomatie. L’interpellation brusque et bruyante d’un jeune mendiant coupa court aux pensées de Trystan qui chercha du regard l’origine de cette voix. Il semblait être un peu plus vieux que le jeune prince qui le détailla d’un regard curieux. Il ne manquait pas de cran visiblement, mais son apparence crasseuse ne le sortait pas beaucoup du lot. Un des soldats de l’escorte portant la livrée Martell sortit des rangs et lui ordonna d’un geste sec de faire place pour laisser le passage.

-Sais-tu à qui tu t’adresses gamin ? File avant que je me décide à t’enseigner la politesse.

L’allure menaçante du dornien indiquait que ses menaces n’étaient pas des paroles en l’air mais Trystan visiblement choqué lui pria, par l’intermédiaire de son garde du corps, de revenir dans le rang. Il pouvait s’identifier à ce jeune garçon d’une manière assez désagréable. Qui sait si un hasard du destin n’aurait pas pu le faire naître orphelin et mendiant dans un quartier similaire. Néanmoins les paroles d’avertissement que l’on lui avait prodigué à l’égard des voleurs et autre racaille lui revinrent en mémoire. Il ne fallait pas se fier aux apparences…ou quelque chose comme ça. Mais malgré lui le jeune héritier était intrigué. Pouvoir entrer sans même ouvrir les portes ? Le garçon se promettait-il de les mener à un quelconque passage secret ? Après tout Fossedragon recelait sans doute de mystères inexplorés. D’une voix timide il s’adressa au jeune garçon en tâchant de paraître le plus sûr de lui.

-Sans même ouvrir les portes ? Tu connais donc un passage secret ou une cache ? Qu’en dites-vous ma dame ? Je suis certain que cela pourrait s’avérer passionnant !

Passionnant s’ils ne rencontraient aucuns cadavres bouffis en décomposition ou de squelettes blanchis au soleil. Son enthousiasme n’était guère communicatif et il y avait fort à parier que la dame du Val préférât s’octroyer la langue de ce jeune garçon qui s’adressait à elle d’une manière si désinvolte.
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Message Mer 28 Sep 2011 - 12:39

Le chevalier quêta quelques secondes un regard d'approbation de sa dame qui se contenta de hausser les épaules se fichant apparemment bien de qui pouvait rencontrer le jeune Martell au sein de la garde. Certes, la garde blanche était le parangon de l'honneur et du dévouement des Sept Couronnes mais son sexe lui avait toujours évité une trop grande fascination pour le fracas des armes et le tranchant des épées. Ce n'était pas une voie pour elle. Aussi passés les premiers instants d'admiration pour les Manteaux Blancs, elle s'était occupée de ce qui convenait plus à une jeune fille de son âge. Plus tard, la régence du Val et les affaires avaient laissé dans un coin des émois de jeune fille qui n'avaient plus leur place dans ses occupations. Enfin, il était normal que le petit Trystan s'occupe ainsi de chevaliers et de faits d'armes, c'était, après tout, de son âge et elle n'avait strictement rien à y redire. Mieux valait des hommes prêts à se battre plutôt que pâlis par l'ombre des bibliothèques. Si cela avait été inculqué à l'actuel Targaryen, cela leur aurait évité bien des soucis et des problèmes.

Elle commençait à se lasser de ses manants qui s'agglutinaient à leurs basques. Bien entendu, elle compatissait autant que faire se pouvait mais elle n'allait pas se laisser gâcher sa sortie par une horde en haillons. Pendant quelques secondes, elle fut tentée d'envoyer un garde prévenir les manteaux d'or de venir faire leur travail. Elle abandonna presque aussitôt cette idée, ils étaient suffisamment armés et passeraient vite après tout. En attendant, elle pouvait se distraire en écoutant le jeune garçon lui parler de son pays. L'eau plus précieuse que l'or disait-il, voilà qui aurait sans doute déplu à son fiancé qui ne voyait que l'or comme ressource suprême. Elle constata également qu'il usait volontiers de lieux communs pour décrire Dorne. Certes, elle n'allait pas lui dire qu'elle avait elle aussi une bibliothèque, cela aurait été un peu rude pour un enfant qui voulait tant se hausser au niveau des adultes.


"Les veines du royaume...L'image est éloquente en tous cas, votre père a le sens de la formule. Cela me paraît bien étrange. Des étendues de sable sans eau...Je n'aimerai guère vivre dans votre pays, j'aurai trop peur de mourir de soif. Déjà que les chaleurs sont vives jusque dans mes montagnes, je n'imagine même pas ce que cela doit être dans le sud."

Déjà qu'elle n'était pas particulièrement emballée par l'idée de son installation future à Castral Roc, elle s'imaginait encore moins vivant en princesse du désert dans les lourdes chaleurs de Dorne. De plus, en représentante classique de la race Andale, avec sa peau pâle, ses yeux clairs, l'on voyait tout de suite qu'elle n'était pas faite pour l'éclat violent et ravageur du lourd soleil des Martell. Le jeune homme fit ensuite une proposition qui la combla. Elle aimait découvrir et rencontrer sans aucun doute. L'idée d'une visite avait ceci de séduisant que cela serait beaucoup plus dépaysant qu'un bref passage à Hautjardin.

"Nous verrons cela avec votre père à l'occasion et, de toutes les façons, une simple visite n'engage à rien. Malheureusement, la conduite de nos armées dans l'Ouest m'empêchera sans doute de réaliser ce projet avant longtemps."

Un petit mendiant se glissa à l'avant du cortège pour les interpeller avec aplomb s'attirant un regard plutôt ironique de la part de la jeune femme qui ne s'attendait pas vraiment à se faire interpeler pour que l'on s'informe de ses faits et geste. Un des gardes Martell réagit si vite et si hargneusement qu'elle ne put que lever les yeux au ciel tandis que son compagnon de visite posait quelques questions d'une voix timide comme craintif de s'informer. Il requérait son aval pour continuer la route avec le petit pouilleux.
C'était amusant de constater que bien souvent l'on s'inquiétait des réactions des Arryn, et surtout de leur dame suzeraine, alors qu'il était question de respect, de rang et d'autres choses...Des fois qu'elle défaille si on ne lui accordait pas une révérence assez profonde. Bien qu'elle tienne au respect dû à son rang, elle ne s'en faisait guère de l'irrespect des manants. Ils n'étaient rien et leur petitesse les rendait quasiment invisibles à ses yeux aussi pouvaient-ils se permettre un peu plus que bien des petits vavasseurs. Amusée malgré elle, elle fit avancer son cheval à la rencontre de Rey qu'elle dévisagea avec un sourire. Elle claqua des doigts à l'attention de ser Tommen rendue impatiente par l'impertinence de l'adolescent.


"Royce, passe-moi ma bourse, c'est un pari !" s'exclama-t-elle avec la même rude bonhomie qu'elle n'utilisait généralement que dans le Val. Mais pour tout dire, elle se fichait bien d'avoir un public. "Je te prends au mot, gamin ! On va voir si tu en es capable. Un cerf si tu viens avec nous jusque là-bas et on verra pour la récompense après !"

Elle claque à nouveau des doigts, fort emballée de s'amuser un peu pour une fois, pour donner l'ordre à un de ses gardes de prendre le manant en croupe. Ils iraient plus vite que si ils étaient obligés de le suivre lui allant à pied. A priori, leur guide, Ser Tommen Royce ne semblait pas très heureux du choix de sa dame et ouvrit la bouche pour parler sans en avoir le temps avant de se faire vivement remballer par la voix sèche de la jeune femme.

"Paix-là ! Qui commande ici, Royce ?!" s'exclama-t-elle vivement tout en jetant la piécette au gamin et ne s'occupant plus désormais que de lui. Si certains ne l'avaient pas compris, les bonnes manières de Maura disparaissaient rapidement lorsque quelqu'un avait le front de trouver à redire à ses décisions. "Alors petit, comment t'appelle-t-on ? Je vais rapidement me fatiguer de t'appeler gamin !"

Le convoi se remit en branle pour reprendre la route vers la colline aux Dragons où les attendait le défi de Rey. Voilà enfin quelque chose qui enthousiasmait l'ennuie de Maura dans la cité royale. La jeune femme, formée aux manières du Val, ne se voulait jamais si haute qu'avec ceux qui oubliaient sa grandeur. Mais pour ceux qui connaissaient leur place, elle était tour à tour enjouée, sympathique et bienveillante.

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Message Mer 28 Sep 2011 - 21:16

La surprise de voir que son approche a été effective le surprend plus que si la foudre lui serrait tomber dessus. En fait non seulement a-t-il attiré l’attention, mais pas uniquement celle de leurs brutes de services, mais bel et bien celle des nobles. L’effet de surprise se dissipa après quelques instants, pour laisser place aux propres machinations de Rey. Elle n’était pas bien méchante, mais il sait qu’il ne peut agir de façon honnête avec eux. C’est tout simplement contre la nature des choses.

Ses suspicions se confirmaient, il allait bien à Fossedragon, malgré sa question répondue, celui-ci ne peut s’empêcher d’être encore plus curieux sur leur motivation. En fait il pouvait envisager que la seule raison qu’il avait réussi à se faire entendre fût que ses habilités pouvaient rentrer dans leurs si obscurs plans.

Rey s’inclina en posant la main sur son torse maladroitement à cause d’une certaine exagération des mouvements de sa part. Pour lui les gens de cour font ce genre de truc, c’est comme ça qu’il se les imagine. Rey ignore leur rang et leur nom où du pays donc il vienne, mais il sait que ce sont des gens intéressants seulement par leur escorte. Il s’imagine qu’il s’agit d’une mère et son enfant. Il n’est pas vraiment si différent du mendiant qui accoure pour quémander un sou, mais Rey se voit capable d’au moins se présenter avec style. Le voleur doit quand même se retenir de tirer sa langue au dornien juste pour célébrer sa petite victoire sociale. Il s’exclama d’une façon particulièrement enthousiaste. Oui il faisait un peut trop lèche-cul, mais autant leur dorer la pilule, ils ne s’attendent rien moins de lui.

- Je vous remercie de m’avoir écouté Sir et Dame. Je ne vous décevrais guère.

Rey fut amené à suivre la cadence du groupe, il s’exécuta autant que possible, mais en même temps, il semble surexcité. Ses pas sont pratiquement aussi nombreux que s’il essayait une fuite. Il tourne un peu de droite à gauche, exploitant le peu d’espace qu’il a autour de lui. Il veut déjà son cerf et il veut déjà arriver à Fossedragon et savoir ce que ces deux personnes ont en tête. Il a aussi le fait, qu’il a identifié une source de revenue possible qui est toute proche. Bien sûr, il a la tentation du vol immédiat. Soit qu’il prendrait la bourse et s’enfuirais, soit il essayera de la prendre discrètement. Les deux semblaient possibles, mais il y voyait de gros problèmes. S’il prenait la première option, il aurait à passer à travers tellement de gardes. Il y avait peut-être beaucoup de prestige à gagner s’il réussissait, probablement plus que d’argent, mais il décida contre. Il pouvait probablement essayer de la voler maintenant et de faire comme si de rien n’était, mais la dame allait probablement examiner celle-ci une fois rendu sur place et donc il finit exactement comme dans le premier scénario. Il déteste quand c’est le cas, mais il devra user de patience.

Rey se rendit compte que toutefois, ça tâche ne se limiterais pas à sa promesse et à suivre ses gens. Malgré le défi additionnel qu’il veuille lui dresser, il s’attend à être capable de le relever. S’il l’engage, c’est qu’il est utile et qu’ils ne connaissent pas Fossedragon. Cela faisait peut-être un moment qu’il n’était pas allé dans ce lieu, mais il doutait qu’il eut de grands changements depuis la dernière fois.

- Un pari, dame? Puis-je vous dire qu’on ne fait pas de paris avec moi, je suis une valeur plus sûre que de parier que le soleil se lève chaque matin.

Il se sent un peu comme le fou de la cour avec ses grandes déclarations. Il les invite presque à se moquer de lui. Il sent qu’il assume probablement qu’il est probablement un fauteur de trouble d’une façon ou d’une autre, le voleur se doit donc de se faire le moins menaçant possible. Il essaie donc de se faire ridicule et de se faire sous-estimer. De montrer qu’il est tellement confiant en ses capacités qu’il ne peut être qu’arrogant. S’il la dame veut parier sur lui, c’est qu’elle croit au moins qu’il peut-être divertissant même s’il échoue. Quoiqu’il serait peut-être un peu difficile à voir s’il reste de son côté du mur. En même temps, il n’a qu’une sortie pour passer d’un lieu à l’autre. Pendant un moment, il craint un peu qu’il soit devenu trop grand pour son trou, mais ses poussés de croissance, n’était pas si considérable.

- Je m’appelle Rey, tout simplement Rey. Je ne suis qu’un survivant de ses rues. Je ne les possède guère, mais j’y navigue mieux qu’un poisson dans les mers.

Il gagnerait au moins un cerf de tout ça, mais il se disait qu’il pouvait probablement faire fructifier ses gains pour la journée. Qui sait pourrait-il travailler partiellement pour ces deux personnes, il semblait nécessité avoir une paire d’yeux dans ses rues. Il est peut-être toutefois pour le mieux qu’il n’essaie pas d’avoir davantage avant de s’être prouvé.
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Message Sam 1 Oct 2011 - 16:24

Venant de la part de la dame du Val c’était étonnant. En y songeant honnêtement jamais le petit prince n’aurait songé que la jeune femme allait se prêter au « jeu ». Avec un aplomb qui termina de le rendre penaud, la dame Arryn s’embarquait dans un « pari ». Regardant le garçon répondant au nom de Rey faire preuve autant de diligence que d’obséquiosité à leur égard, Trystan songea que tout ceci était loin de faire partie d’un quelconque amusement pour leur nouveau compagnon. Il faisait cela pour vivre. Pendant un bref moment il s’imagina à sa place, s’aplatissant devant les puissants de son espèce et survivant au jour le jour. Une fois en croupe derrière un des membres de l’escorte de la dame du Val, qui ne cachait pas son déplaisir de cette présence pouilleuse derrière lui, il pu le détailler plus à loisir. Les yeux bleus, le cheveu sombre, ses jours creusés lui donnait un air presque famélique. De ce qu’il avait pu entrapercevoir de Culpucier, il ne pouvait imaginer ce qu’il fallait pour qu’un jeune garçon de son âge puisse y survivre. Il éprouva un élan de pitié et de sympathie pour leur guide. Alors que le cortège reprend son chemin le jeune héritier de Lancehélion prends le risque de se placer au niveau du jeune mendiant. Il se demanda brièvement s’il était convenable d’engager la conversation avec un individu pareil, puis la curiosité l’emporta.

-Comment est-ce ? Vivre à Culpucier et Port-Réal je veux dire. Tu ne semble pas avoir de parents, comment fais-tu pour vivre parmi tout ces gens ? Tu ne voudrais pas partir parfois ?

Trystan avait vaguement conscience du naïf de ses questions, mais il avait d’entendre les réponses de la bouche de leur compagnon. Sans être complètement crédule, il se doutait quelque part que le vol devait être la manière la plus évident que quelqu’un d’aussi jeune de subvenir à ses besoins. On pouvait croire que Rey n’allait pas le confesser bien évidemment, pas devant eux en tout cas. Une fois encore le jeune Dornien s’interrogea sur la justice de tout cela. Les choses ne pouvaient pas être comme cela par nature, comme semblait le penser la dame du Val. Où étaient l’équité et la justice des Sept dans tout cela ? Comment se faisait-il qu’un garçon de presque son âge devait survivre dans les caniveaux de la capitale alors que lui-même était promit à l’avenir d’un Royaume ? Décidément il devait lui rester beaucoup à apprendre pour accepter tout ceci comme un état de fait acceptable. Il regarda d’un œil la dame du Val qui menait le cortège. Elle était bien forte pour une femme pensa une nouvelle fois Trystan.

Il repensa à ce qu’elle lui avait dit, notamment à propos de la conduite d’armées. Il ignorait tout de ces projets belliqueux mais voir la dame des Eyriés à la tête d’une armée ne lui paraissait plus si invraisemblable à présent. Mais qu’irait-elle faire dans l’Ouest ? A la tête de troupes de surcroit. Du lord Lannister Trystan n’avait eu que des échos, mais il en savait suffisamment pour savoir que jamais le Gouverneur de l’Ouest ne laisserait passer sur ses terres des hommes d’armes étrangers. Le jeune garçon cru bon de ne pas relancer la dame à ce sujet. A la place il lui répondit.

-Si jamais vous craignez la chaleur alors soyez sûr que les Jardins Aquatiques sauront vous mettre à l'abri. Ma mère elle-même s'y rend avec plaisir pour fuir les chaleurs de Lancehélion.

Voilà à présent qu’ils arrivaient au lieu dit. Les hauts murs de Fossedragon se dressaient devant eux. Il pouvait presque distinguer les croisées d’ogives et les contreforts des voûtes. Le monument était titanesque, de même que le dôme dont il n’arrivait pas même à voir la fin. L’architecture des lieux était à la hauteur des anciens résidents. On racontait que les dragons pouvaient voler dans l’enceinte de Fossedragon, aussi le jeune garçon essaya de s’imaginer l’envergure des créatures. Il se tourna vers le jeune garçon et plein d’enthousiasme s’adressa à lui vivement.

-Magnifique. J’ai peine à croire que cet édifice a été fait par la main de l’homme. Par où pouvons-nous entrer à présent ? Je ne vois guère d’issus possibles.

De fait la plupart des portes avaient été condamnées et même si par endroit la maçonnerie des murs était creusé ou écroulé il ne se sentait pas d’emprunter des passages aussi étroits ou risquées. Le tout pouvait aisément leur tomber sur la tête.
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Message Ven 7 Oct 2011 - 0:52

Rendue joyeuse par l'improbable animation qu'importait le jeune homme à cette ennuyeuse sortie, elle ne put s'empêcher de sourire à nouveau quand le saltimbanque fit à nouveau ce qu'il semblait vouloir qualifier de révérence de cour. C'était tellement maladroit que cela en devenait presque touchant en cet instant. Contrairement à Trystan, elle n'était pas particulièrement inquiète de la maigreur du jeune garçon. Ainsi allait Westeros, les riches étaient riches et les pauvres mourraient de faim. Ainsi le voulaient les Sept. Elle continuait d'avancer écoutant d'une oreille distraite la conversation ou plutôt les questions du petit Martell à l'attention de leur futur guide. Elle n'intervînt pas mais secoua légèrement la tête devant la teneur des interrogations du jeune garçon. Elle ne pouvait vraiment lui reprocher de vouloir savoir, d'écouter un témoignage vivant de ce qu'était la misère mais tout cela sonnait à ses oreilles comme un "Alors tu es vraiment pauvre ?" et lui semblait être d'une curiosité légèrement malsaine. Mais le garçon, malgré les airs qu'il se donnait, n'en était pas moins lui aussi un enfant et mieux valait-il qu'il continue à être ainsi naïf pour son propre bien.

Toutefois, l'autre escogriffe ne semblait pas vouloir s'en arrêter là et la relança au sujet du fameux pari avec un aplomb qui la fit sourire. Elle aimait bien ce petit côté effronté et tête brûlé. Chose étrange, elle qui n'aimait pas particulièrement qu'on s'oublie devant elle appréciait les caractères qui ne s'écrasaient pas devant le sien. D'autant plus que l'âge encore tendre du petit manant lui épargnerait les rudesses habituelles qu'elle réservait à ceux qui s'oubliaient devant elle.


"Plus sûr que le lever du soleil ? Voilà qui me semble une sacrée assurance de gagner mon pari si l'un de ces chevaliers veut bien le relever." lança-t-elle joyeusement à la ronde.

Ils continuèrent tranquillement jusqu'à Fossedragon proprement dite où se dressait l'ancienne coupole où les Targaryen avaient enfermé leurs dragons. Tout comme son accompagnateur Martell, elle regarda avec une certaine émotion l'immense bâtisse témoignage de la puissance passée des rois de Westeros. Qui maintenant serait empêché de les renverser sans le soutien de leurs puissants dragons ? Qui serait empêché de se rendre indépendant ? Le Val, après tout, l'était déjà de facto, le Nord également, Dorne de même, leurs frontières naturelles les isolant des décisions et des haines qui entouraient le trône de Fer. Elle sourit à la proposition de se rendre aux Jardins Aquatiques et acquiesça aimablement sans réellement savoir si elle en aurait un jour l'occasion.

Trystan posa une question pour savoir comment entrer dans le bâtiment condamné après les immenses feux de joie qui avaient marqué l'épidémie et elle se tourna vers le mendiant.


"Alors ? Il y a une entrée secrète ?"

Voilà qui était enthousiasmant. Un petit défi, un petit pari.

"Vu la mine de mes hommes, je n'ai pas intérêt à entrer la dedans sinon vous entendrez mon frère hurler depuis les Eyrié...Tu rentres et tu nous ramènes une preuve. Qu'en dis-tu Rey ?"
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Message Sam 8 Oct 2011 - 19:08

- Partir, pourquoi partir? J’habite dans ces rues depuis ma naissance, le monde extérieur m’est bien obscur, je préfère connaître mon trou que de risquer la disette à l’extérieur. Je suis un citadin, puisque c’est à la ville qu’on peut devenir un grand homme peu importe notre sang. Je ne sais guère fait poussé un pois, alors je préfère rester à Port-Réal. Et si vous vous demandez comment je fais pour survivre laisser moi vous retourner la question, n’a-t-il pas plus d’habitants à Culpucier que de noble dans ce monde? Il me semble bien plus facile de survivre en tant que pauvre citadin qu’en temps que noble.

Il semblait éviter de répondre aux questions du jeune garçon, une partie de lui se dit qu’il préfère ne pas répondre, une autre lui dit que c’est bien plus amusant d’essayer de la narguer un peu. Des fois il lui est arrivé de penser qu’une famille de la paysannerie pourrait l’adopter, mais il ne connaît guère dans quelle direction il devrait aller pour en trouver une. Avec sa chance habituelle, il finirait frigorifié dans le nord dans sa grande recherche de parent adoptif, il perdrait du temps qu’il pourrait passer à voler des bourses.

Rey était un peu plus intéressé par la dame, bien plus intéressante à regarder que le petit jeunot. En fait pour lui, elle était plus intéressante à regarder que Fossedragon, qu’il trouvait plutôt ennuyant. Il l’avait vu beaucoup de fois, était rentré à l’intérieur. C’est un endroit tout simplement glauque, sans la moindre richesse. L’architecture est peut-être impressionnante, mais quand même on la voit une fois et on a besoin de rien savoir d’autre.

Le pari semblait plutôt simple. Il se demandait comment il allait trouver quoique ce soit qui allait prouver sa présence dans les murs morts.

- Si je réussis je peux savoir ce qui a de si intéressant pour vous à Fossedragon?

Il ria un peu, mais ensuite alla s’exécuter à sa tâche se séparant du reste groupe. Il commença à donner des petits coûts sur les murs. Ça serait probablement plus facile s’il serrait compter, ça serait probablement plus facile de trouver son objectif s’il était capable de compter, mais au moins il a son petit système. Rey continuait de pousser sa main contre les pierres, mais soudainement celle-ci, se tourna un tout petit peu. Le voleur s’excita et ensuite commença à se baisser, retirant quelques briques du mur avec une aisance très facile. Il avait lui-même gratté le mortier, il y a un ou deux ans… ou était-ce il y a trois ans? L’important c’était qu’il avait un passage secret qui passait sous le mur. Après avoir passé dans le petit trou, il s’assura de remettre les briques en position presque parfaite. Il avait presque senti qu’il avait été étouffé par les extrémités du trou. Il commençait à devenir un trop gros pour ça.

Il était là à Fossedragon, il lui fallait une preuve qu’il pouvait bien rentrer. Qu'est-ce qui distingue ce lieu de tous les autres endroits de Port-Réal? Il avait beaucoup de cendre moins qu’avant à cause que le vent avait emporté les restes carbonisés au fil du temps. De toute façon, les cendres allaient probablement ne jamais convaincre la dame de la véracité de son passage secret.

Une idée lui passa par la tête.

Rey fit quelque pas. Il s’en alla pour essayer de trouver un lieu qu’il avait découvert. C’était un type qui était mort non pas des flammes, mais il était mort de la fumée. Quand il avait découvert son corps, il était encore en train de pourrir. Les vers de terre occupée à bouffer son corps. C’était vraiment horrifiant à voir. Il n’avait pas osé s’approcher à moins de deux mètres de celui-ci à l’époque. Il avait eu trop peur qu’il soit encore pestiféré.

Bien sûr maintenant, c’était devenu un squelette sur le point devenir un tas de poussière. Son crâne devrait bien faire l’affaire de ses preuves, qu’il peut aller à Fossedragon quand bon lui semble. Habituellement les cadavres à Port-Réal sont nettoyés bien plus rapidement que tous autres déchets. Rey fit très attention avec le crâne, sentant qu’il pouvait se fracasser s’il y mettait un peu trop de pression au mauvais endroit. Le voleur sait que l’épidémie est partie depuis des années, mais en même temps il sait toujours qu’il a un truc dans cette partie de Port-Réal qui doit bien contenir le fléau du printemps. Il détesterait être celui qui ramènerait la maladie et encore moins être sa première victime. Il doit bien s’amener une malédiction ou une autre en sortant ce crâne, mais il n’a qu’une sortie et il préférait être maudit quelques années que d’être envoyé au donjon par les nobles. Quoique l’idée de faire une invasion semblait bien plaisante.

Maintenant qu’il avait sa preuve, il lui fallait partir de Fossedragon. Il commença à dévaler du lieu à toute vitesse et alla se rediriger sur le mur. Rey donnait des petits coups avec ses pieds trouvant avec un peu de chance le fameux trou. Ses mains étaient un peu trop occupées. Il finit par traverser le mur en poussant tout simplement les briques.

Une fois revenu de l’autre côté, il se rendu compte que le crâne s’était fracassé en trois morceaux parce qu’il avait dû le serrer pendant la traversé. La forme était encore assez facile à reconnaître, mais quand même il aurait bien préféré qu’il soit demeuré en un seul morceau. Rey rejoignit le groupe, montrant son crâne fendu à la dame et au jeunot.

- Voilà ma preuve ou plutôt mes preuves
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Message Mer 12 Oct 2011 - 20:47

Particulier. C’était sans doute le mot le plus approprié pour décrire le jeune garçon, parodie dévoyée du jeune héritier de Lancehélion. Celui-ci était devenu une composante à part entière de la capitale, sans doute jamais il ne quitterait Culpucier et pas plus Port-Réal. Il était même tout à fait possible qu’il y vienne à mourir prématurément songea amèrement le jeune prince en conduisant sa monture à un rythme plus doux. Rey était un survivant pas un habitant. Peut être tirait-il une sorte de gloire à continuer à vivre envers et contre tout dans un milieu aussi « hostile » à un enfant de son âge. Dans un certain sens il y avait effectivement de quoi se vanter. Il n’osait pas penser à ce qu’il avait dû endurer pour en arriver jusqu’ici. Trystan se réjouissait en partie de n’avoir jamais à le savoir. A voir leur petit compagnon jeter des regards intéressés et pressants à la jeune dame du Val, visiblement il ne connaissait pas les plus élémentaires règles de politesse. Mais il faisait preuve d’une souplesse et d’une ingéniosité plus que surprenante, put-il constater en le voyant presque ramper en se faufilant dans une fissure de la maçonnerie.

Lady Maura Arryn lui avait demandé une « preuve » mais à dire vrai il imaginait mal avec quoi il allait pouvoir ressortir. Il n’y avait guère de joyaux ou de trésor dans Fossedragon. De plus la vision de ce petit mendiant des rues les bras chargés d’or était plus ridicule que probable. Bruine montra sa nervosité en soufflant bruyamment. Une atmosphère pesant entourait les lieux et la monture y était aussi sensible que le reste de l’escorte. Le gigantisme des lieux les écrasait. Trystan pensa à ce qu’avait dû ressentir tous les misérables atteints par la maladie que l’on avait isolés en ces lieux. Quel avait été leur dernière vision ? Pour qui avaient été leurs dernières pensées ? Soudain il eut une intense envie de partir. Il n’y avait rien en ces lieux que des cadavres pourrissants et des fantômes. Le jeune héritier de Lancehélion n’était pas du genre superstitieux mais les frissons qui lui parcouraient l’échine le mettaient mal à l’aise. Il n’allait cependant pas se mettre à gémir comme un enfant, et surtout pas devant la dame du Val.

Le retour du jeune Rey lui permit de se détourner de ces pensées sinistres. Les pieds poussiéreux, trottinant d’un pas pressé, ses mains enserraient ce qui semblait être, ou plutôt ce qui avait dû être, un crâne humain. Trystan masqua son dégoût et sa surprise du mieux qu’il pu. Comment pouvait-il s’emparer aussi cavalièrement de restes humains ? N’avait-il donc aucun respect pour les morts ? Et aucun sens de la précaution ! Il était fort à douté que ce crâne avait dû appartenir à une des victimes du Fléau, venait-il donc de les contaminer à nouveau en apportant son macabre trophée ? Le garde du corps tira sèchement sur les rênes de sa monture pour le faire reculer devant ce risque potentiel. L’air réjouit le petit voleur leur montrait à pleine main sa « découverte ». Le jeune dornien avait déjà assisté à des exécutions, son père l’y avait contrait, mais voir que l’on pouvait outrager de la sorte une dépouille mortelle le suffoquait, ainsi que le cran du gamin.

-C’est parfaitement répugnant…et effrayant ! Les morts ne devraient pas se voir importuner de la sorte, qui plus est ce n’est pas sans risque ! Aurais-tu oublié que tous ces malheureux à l’intérieur étaient victimes du Fléau ?

Une vague panique avait pris le pas dans le ton du garçon qui se contenait tant bien que mal. Au moins c’était assuré, il avait là leur preuve. En effet le mendiant avait dû entrer profondément dans l’enceinte des lieux pour trouver un témoignage aussi…concret. Trystan se tourna vers la jeune dame des Eyriés et se demanda ce qu’elle devait penser de cette situation peu commune.
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Message Jeu 27 Oct 2011 - 2:19

Le respect des morts en une notion assez relative pour Rey. Pour lui tout ce qui ne se rapporte à la mémoire directe d’un individu peut-être prit et réutilisé. De toute façon, prendre un mort est probablement bien moins perturbant que de voler un vivant. Il n’a jamais vu un seul mort se lever pour essayer de retrouver son bien. En même temps il ne peut pas dire qu’il ne pouvait pas vraiment dire qu’il était totalement sans le moindre petit problème pour la conscience peut-être devrait-il voir une personne religieuse pour savoir s’il a une façon de protéger des morts.

Pourtant devant les deux nobles, il est d’une confiance. Implacable Rey se retient de faire les deux gros yeux devant Trystan quand il commence à faire son petit numéro de gentil garçon révolté. Rey se convint que l’autre garçon est un peu peureux. Le crâne est bien plus proche de la poussière que de l’os surtout qu’il pourrait probablement le fragmenter bien plus. Rey s’amuse un peu à s’imaginer qu’il pourrait probablement commencer à le fragmenter et peut-être lui envoyer des petits morceaux aux visages, mais bon avec tous les types armées qui l’accompagne, même lui pourrait croire que c’est une mauvaise idée. Il doit garder son amusement pour lui.

- Vous allez difficilement trouver des squelettes aussi poussiéreux en dehors d’un cercueil, seulement à Fossedragon vous allez en trouver… Je doute fort que j’aie pu trouver une meilleure preuve de ma capacité de rentrer à Fossedragon sans le moindre petit ennui pour vous… c’est peut-être morbide, mais cela me suffit comme évidence.

Rey fait un petit soupire quand on lui dit que c’est dégoûtant et qu’il ramènera le fléau du printemps. Notre petit garçon décide de montrer toute la connaissance de la biologie que lui a montré que put lui à montrer Port-Réal.

- Les fléaux ça bouffe la chaire, les tripes et tout ce qui est mou dans le corps, mais quand il ne reste que les os, il meurt quand ils n’ont plus rien à manger.

Son esprit mélange un peu ver de terre et maladie, mais pour lui une maladie, c’est un truc qui vous ronge de l’intérieur et c’est pour ça que votre peau devient souvent si bizarre durant ses maladies. C’est parce que c’est petites créatures essai vous dévorer de l’intérieur. Pour lui une maladie pourrait être retirée avec une pince et beaucoup de patience. Heureusement pour lui il est très peu malade, sinon il serait probablement suicidé accidentellement quelquefois.

- Je suis déjà venu dans ses lieux avant, le fléau n’est plus sous ses portes. Sinon il se serait probablement passé à travers les trous de mon mur.

Rey sent qu’il pourrait jongler avec les morceaux de crâne, mais encore une fois ceux-ci allaient probablement se fracasser. Peut-être qu’il pourrait les demander comme souvenir. Rey toutefois se rappelle que tout son engagement est quand même quelque chose qui est censé lui bénéficier bien plus qu’un simple petit jeu. Quoiqu’il a réussi à montrer qu’il est bien plus brave que tous ces gens avec leur richesse, leur rang et leur arme. Il faudra qu’il dise quelque chose à propos de son aventure avec les nobles. Sa légende n’en pouvait être que grandie.

- Sinon, dois-je vous rappeler que je suis allé où même vos plus braves hommes n’osaient aller, et ce, à mes propres risques, que je vous ai amené l’exclusivité sur une information que plusieurs ne pourraient croire? Bien que je ne veux pas avoir l’air cupide, je crois que l’acte mérite une certaine reconnaissance, au moins sous la forme d’une récompense.

Rey croisa ses bras, essayant autant que possible de garder les restes de crâne intact. Il aurait demandé de garder les os avant, mais maintenant qu’il avait demandé une récompense, il se doutait que s’il faisait sa requête, il ne finirait qu’avec ce tas de poussière potentiel et rien d’autre.

Une petite analyse rapide de sa capacité de négociation lui dirait qu’il serait peut-être capable de remonter leur offre initiale au moins une fois. Ces nobles n’ont heureusement pas l’air d’être du genre à décapiter leur serviteur une fois le travail terminé. Il sentait peut-être qu’il pourrait intéresser l’aînée avec des services additionnels.

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Message Lun 31 Oct 2011 - 21:42

Lorsqu'elle entendit le pauvre garçon comparer sa vie avec la leur pour en vanter la qualité, elle ne put empêcher un reniflement dédaigneux. Par les Sept, existait-il seulement matière à comparer ? Il était la lie de Westeros quand ils en étaient l'ornement. Alors il posa une question étonnante pour un petit mendiant comme lui. S'enquérir de leurs actes ? Questionnait-on vraiment la Dame Régente du Val d'Arryn et l'héritier de Dorne dans les Sept Royaumes ? Elle lui fit simplement signe de la tête pour qu'il se sauve leur chercher ces fameuses preuves et attendit patiemment en discutant avec un de ses gardes tandis que Trystan Martell se complaisait dans l'observation de l'imposante bâtisse. Pour dire la vérité, la jeune femme commençait à se demander ce qu'elle faisait ici ? Tout cela était bien au-dessous de sa condition...Jouer les guides pour un Martell et les mécènes pour un mendiant qu'on envoyait jouer avec des squelettes puant la charogne et le brûlé. Son frère aurait peut-être ri à la voir perdre son temps de cette façon.

Alors qu'elle allait troubler la méditation du garçonnet au Bouclier, leur petit amuseur public réapparut portant entre ses mains un trophée qui avait de quoi retourner l'estomac de plus d'une dame bien élevée. Était-elle bien élevée ? Pendant quelques secondes, elle se posa la question avant de faire semblant de prendre une mine dégoûtée pour l'édification de son escorte. Elle agita sa main devant son nez se retenant tout de même de rire au ton outré du petit lord. Il allait falloir que son père le fortifie un peu si il ne voulait pas finir avec un amoureux des poneys comme héritier. Elle aurait bien coupé la petite prise de bec entre les deux enfants mais le petit Rey fit preuve d'une insufférable hauteur en leur rappelant ce qu'il appelait ses "exploits". Elle haussa légèrement les sourcils et avança sa monture presque nez à nez avec le petit mendiant qu'elle dévisagea de toute sa hauteur.


"Dis donc, "Celui qui est entré dans Fossedragon", oublie-tu ce que tu es pour nous réclamer ainsi je ne sais quelle récompense ? L'exclusivité d'une information...Sûr que cela va changer la face de Westeros, manant."

Elle se tourna vers Royce qui attendait à quelques mètres de sa Dame.

"Jetez-lui quelques cerfs, ser Tommen. Jeune Martell, nous partons."

Sans ajouter un mot de plus mais bien conciente qu'elle s'encolèrerait à écouter plus loin ce petit orgueilleux qui prétendait exiger quelque chose de la Dame du Val, elle fit volter sa monture en évitant le garçon et, suivie de son escorte, prit le chemin du retour.

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Message Jeu 3 Nov 2011 - 22:08

A écouter le garçon discourir d’une façon aussi détaché sur sa « trouvaille » les mains encore pleines des restes humains, Trystan se sentit presque défaillir. Encore celui-ci avait l’audace de soutenir son «exploit » comme il le nommait. N’avait-il donc réellement aucune considération pour les morts ? De plus tout son beau discours semblait des plus douteux pour l’héritier de Dorne. Ce mendiant n’était pas médecin pour parler avec autant de suffisance des dangers du Fléau. Il songea qu’il ne serait guère étonné si l’on retrouvait le jeune garçon tordu de douleur sur sa couche un beau jour. Les soldats Dorniens faisaient montre d’une nervosité fort compréhensible, Trystan pouvait même voir la moustache du garde le plus proche frémir de colère. Le jeune héritier de Lancehélion se força à détourner le regard de la carcasse poussiéreuse et se tourna vers la dame du Val qui masquait son hilarité. Il n’était presque plus surpris de la désinvolture et du cran de la jeune femme. Elle devait le prendre pour un petit être fragile à présent pensa-t-il, en espérant qu’aucune rougeur ne viendrait poindre sur son visage. Un besoin impérieux de partir semblait poindre chez le jeune garçon qui tourna peu à peu le dos au jeune mendiant.

Cet épisode avait refroidi définitivement ses ardeurs pour pénétrer dans Fossedragon. Il ne tenait pas à visité un ossuaire. Quel gâchis que c’était pour un lieu aussi merveilleux pensa-t-il amèrement tandis que sa garde se refermait comme un manteau protecteur autour de lui. Rey pourtant ne s’avouait pas vaincu et avec un aplomb renouveler vint quémander une récompense. Ser Devram était visiblement tenté pour lui offrir deux ou trois taloches bien placées pour le récompenser. Trystan admira une nouvelle fois ce que l’on pouvait qualifier comme de l’impertinence. Sous-entendre face à des hommes armées qu’ils manquaient de bravoure n’était peut être pas la meilleure chose à dire. Le jeune Dornien ne répliqua pas, pressé de mettre autant de distance que possible entre lui et ce lieu. Lady Maura prit les devants en acceptant de récompenser le jeune mendiant. Une poignée de cerfs n’étaient pas cher payé pour se débarrasser de cette présence devenu soudain encombrant.

Le chevalier servant de la dame des Eyriés lança une maigre bourse au jeune garçon et s’en vint à la suite de sa dame. Trystan adressa un vague au revoir au petit voleur, évitant de croiser du regard les orbites vides du crâne décomposé. L’escorte se remit en route vers le Donjon Rouge et il ne se fit pas prier pour suivre la jeune femme. Cette sortie avait-elle été un fiasco total ? Il ne pouvait le dire avec certitude. En la regardant chevaucher le port fier et altier, le jeune fils Martell se demanda si elle le laisserait l’accompagner. Il y avait tellement à découvrir encore et quelque chose lui disait qu’en accompagnant la dame du Val son voyage pourrait obtenir un intérêt certain.
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Message Dim 6 Nov 2011 - 3:48

Rey n’était pas le seul à être déçu par comment cela c’était conclu. Il se doutait qu’il avait peut-être agi avec trop d’arrogance envers les nobles. Apparemment peu importe le résultat qu’on lui donne, son attitude avait été tellement désagréable qu’on ne voulait pas le revoir. En même temps peut-être que c’était eux qui était incapable d’apprécier le travail bien fait? Il avait bel et bien eu sa récompense tant désirée, mais ce n’était que de l’argent. Des pièces de monnaie, il peut en avoir quand il veut. Peut-être devrait-il aller voir un autre noble ou un truc du genre lui offrir ses services et trouver un moyen d’aller les dérober chez eux.

- Au plaisir de vous revoir et de faire affaire avec vous.

Un truc clochait quand même, à moins qu’il soit devin et qu’ils ont réussir à prédire sa venue. Pourquoi était-il venu ici? Rey pensait que peut-être il devrait garder un œil l’entré, peut-être devrait-il mettre des piquants dans son trou, afin de leur laisser une petite surprise s’il essaie de passer dans son trou sans payer un droit de passage. Vraiment, Rey ne pouvait pas se sortir ça de la tête. Il est assez clair qu’ils ne sont pas allés à Fossedragon et voir comment ils ont la frousse d’un crâne pétrifiée, il risque de ne pas revenir. Donc ses options futures sont soit de surveiller son entrée ou d’essayer de les voir chez eux. La première option est moins risquée, mais elle a des bénéfices moins clairs. L’autre est plus risqué, mais pourrait probablement lui profiter davantage. Peut-être qu’il pourrait essayer de kidnapper le petit pour avoir sa réponse. Il pourrait probablement le faire crier comme une petite souris qui panique. Un sourire se dressa sur son visage. En même temps, il ne veut pas à avoir à s’occuper du marmot. Cela semblait être plus amusant de le laisser à sa survie dans les rues malfamées de la ville. En même temps si c’est bien agréable à s’imaginer, il n’arrive pas tout à fait à avoir la cruauté pour ça. Rey tape un peu son pied sur le sol. Le voleur aura bien des problèmes à trouver qui que ce soit.

Rey se dit qu’il est mieux pour lui de partir et aller loin de ses ingrats. Il trouvera sa fortune et sa gloire ailleurs. Il doit se rappeler de garder un œil sur ces deux là. Rey a quelque chose qui lui trottes dans la tête, du moins il le croit. Le voleur commence à se retirer, se retournant à quelques moments pour regarder les autres en train de partir. Il va se cacher derrière un mur et leur tire la langue. L’opportunité de le faire vaut bel et bien plus que 6 cerfs. Une autre idée lui revient assez rapidement. Si personne ne veut rien savoir de son crâne. Autant s’assurer qu’il lui soit un peu utile.

Rey marche à toute vitesse, une fois qu’il semble s’être assez éloigné. Il passe aussi rapidement que possible devant le cortège. Le voleur espère qu’il a été presque invisible. Sur la trajectoire, des nobles devraient se retrouver les restes du crâne. Il continue sa trajectoire afin de s’assurer qu’il soit impossible de le poursuivre. Il voudrait bien observer leur réaction, mais en même temps, il risquait de se faire attraper. Rey se doutait qu’il pouvait partir une nouvelle légende à lui tout seul ou probablement devenir un dangereux criminel recherché pour son affront à la noblesse de ce monde. En même temps, il peut voir qu’il a une très bonne chance que leur convoi pourrait uniquement rien remarquer
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[PV Maura Arryn et Rey] La demeure des Dragons

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