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Ami et tranquillité retrouvés

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Message Ven 2 Sep 2011 - 22:21

Deirdre se sentait tellement plus détendu et mieux depuis quelques temps. Regal passait par Port-Réal et était directement venu la voir, profitant de la même maison de noble qu’elle habitait. Elle put discuter avec lui, se retrouver entre compatriote, apprendre encore plus de lui et découvrir avec le temps, qu’il était un ami. Elle hésitait toujours, mais même si c’était pour le propre intérêt de l’homme, il était attentionné envers elle, du moins à sa façon. Alors, n’y avait-il pas meilleure nouvelle que la dernière missive de Ser Redwyne qu’il tarda à envoyé après un petit temps d’absence. Il passait à son tour sur Port-Réal et Deirdre comptait encore y rester un moment. On n’avait pas encore parlé du départ de la jeune femme aux Terres de l’orage. Recevant son corbeau, s’adonnant à la lecture de la lettre bien à deux fois avant de sautiller sur place, le papier sur le cœur. Elle était tout simplement contente. Elle aimait beaucoup Jace qu’elle avait connu par le biais d’une grande amie, l’ancienne femme de cet homme.

Après sa mort, ils s’étaient soutenus souvent par de longues lettres. Elle apprit à mieux le connaitre et une amitié plus forte qu’une simple réunion de liens qui les obligeaient à se connaitre ne serai-ce que de vue. Elle pouvait être elle-même avec lui, un peu revêche sur le monde ingrat et hypocrite qui les entourait. Oui, cet univers où plus on était entouré de personne, plus on était seule. Elle était en plein dedans et voilà ce qui l’engagea à s’exaltée d’une telle visite. Sans Regal juste avant, elle risquait d’effrayer le pauvre Jace, elle d’habitude si enjouée, si animée, ne serai-ce que dans les lettres où les souvenirs de leurs anciennes rencontres. Elle avait ce besoin de retrouver quelques marques, d’être dans une atmosphère familière où elle pouvait avoir confiance en la personne d’en face, qu’elle connaissait plus que de simples regards ou d’échanges de politesse. Jace connaissait l’adresse où elle logeait dans la grande capitale. Elle n’avait plus qu’à l’attendre.

Cela ne se fit pas sans impatience. Dès qu’elle entendait le nom de quelqu’un qu’on annonçait dans la demeure, elle tendait l’oreille, manquant presque de tomber de ses pieds ou d’une chaise. Elle avait même perdu en concentration avec Regal ce qui eut l’humeur d’agacer ce dernier. Elle avait tellement besoin de faire une pause, de sortir de ces intrigues et de ces plans. Jace était cet homme là. Il ne savait rien de tout ça, il la voyait telle qu’elle était, il ne faisait partie d’aucune facette du chemin qu’elle s’était tracée. Il était ses instants de détente, autant que Regal serait la future clé de ses chaînes.

Enfin, arriva la jour où une domestique arriva dans la chambre de la jeune femme qui brodait, assise près de la fenêtre. Elle avait arrêté d’espérer le voir, se rendant compte qu’elle ne faisait qu’étirer les journées déjà longues.

_Lady Lonbec, un certain Ser Redwyne vous demande. Il vous attends dans la cour.

Deirdre jeta son tambour à brodée derrière elle. Il se ficha contre le mur avant de rebondir sur le sol, roulant sous le lit. Les pas qui l’entrainaient, elle s’aventura hors de sa chambre, poursuivit par sa domestique qui souhaitait arranger ses cheveux. Elle la chassa avec agacement, lui disant que cela n’avait aucunement besoin d’arrangement. Ce n’était pas bon parti à prendre dans ses filets, elle n’avait nécessité que d’une simple toilette. Qu’on ne lui enleve pas le plaisir du naturelle face à Jace. Elle dévala les escaliers, serrant si fort les pans de sa robes que sa main en devenait moite. Parcourant à grande vitesse les couloirs, slalomant entre les subalternes. Elle sentit enfin l’odeur des arbres et de l’air extérieur, ainsi que les fleurs qui parfumaient la cour. Elle vit une silhouette qui se tenait à l’ombre, observant l’endroit qui l’entourait.

Elle arriva tout près de lui et il se retourna. Deirdre recula de quelques pas frappé par la beauté dont les mots manquaient pour la décrire. Il était si charmant et ravissant qu’elle en resta bouche bée. Cela faisait tant de temps qu’ils ne s’étaient pas vu. Elle s’était embellie aussi, mais elle s’en moquait bien. Il finit par secouer la tête pour reprendre ses esprits et lui fit un salut en pliant légèrement les genoux. Elle lui sourit tendrement.

_Je suis si heureuse de vous revoir. Sincèrement. Je crois que la dernière fois date des funérailles de… Enfin. Le temps vous sied à merveille. Je ne pensais pas qu’un homme comme vous pouvait s’embellir. Il y a un marché animé au village, on pourrait s’y rendre ? Je crois que c’est des artistes nomades qui sont venus partager leurs musiques et leur comédie. A moins que vous ne souhaitiez-vous reposez un petit peu ? Vous êtes en ville depuis longtemps ?

Elle attendit la réponse de Jace quand soudain, on appela ce dernier derrière elle. Elle se retourna et aperçut son frère, le cadet des Lonbecs. Il arriva et fit une accolade au jeune homme. Il lui confia qu’il était surpris de le voir ici et qu’il était loin le temps où tout deux parlaient et s’amusaient. Il arrivait souvent que quand Deirdre restait avec l’ancienne fiancée de Jace, Bryan fasse la conversation à Jace. Mais alors, la discussion coupée par son frère, celle qu’elle adorait certes, mais qui lui volait son ami, elle releva un pan de sa robe et s’en alla, bousculant les deux mâles qui se retrouvaient joyeusement.

_Qu’est-ce que tu fais Deirdre ? s’arrêta Bryan.
_J’en ai assez ! Je m’en vais voir les troubadours ! Je n’ai jamais un peu d’attention. Ser Wylde, père le monopolisait et Ser Redwyne maintenant ! Non, mais j’ai compris ! Restez tous entre vous ! éclata t-elle, les poings serrés.

Bryan regarda Jace et lui donna un petit coup de coude pour l’inviter à suivre la harpie qui habitait sa sœur. Deirdre arriva dans un quartier assez éloigné des grandes artères, près des monuments où du magnifique château. Il y avait pas mal de monde et de stand autour d’une immense charrette. On chantait à tue tête, violon et suth. Il y avait à boire, à manger, des jongleurs. Deirdre était comme une petite fille, les yeux qui se perdaient sur tout ce qui bougeait, pétillants. On la bousculait un peu tant le monde grouillait et festoyait.

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Message Dim 4 Sep 2011 - 17:33

C'était son dernier jour à Port-Réal. Son séjour avait été plus que satisfaisant, tant d'un point de vue personnel d'ailleurs que d'un point de vue global. En tant que seigneur de la Treille, il avait rencontré la Main du Roi, conjointement avec le seigneur de Corcolline, et il avait appris beaucoup au cours de cette entrevue. Il avait notamment appris qu'il n'y avait rien de grandiose à attendre du Trône de Fer et bien qu'il fût sensible aux arguments exposés par Freuxsanglant, il ne pouvait aujourd'hui que regretter la faiblesse croulante de la dynastie des dragons. Le compte-rendu qu'il ferait à Leo Tyrell serait une déception pour son suzerain, bien que très certainement celui-ci n'attendît rien de la part des Targaryens. De plus, Jace avait pu fréquenter et connaître d'un peu plus près la cour du donjon rouge, et maintenant que son retour dans le Bief était proche, il se félicitait de ne pas être à l'image de tous ces bureaucrates aux ventres aussi démesurément débordants que leurs ambitions. Il y avait là plus de pantins enfarinés que d'honnêtes fonctionnaires, plus de nez crochus que d'habiles hommes d'état. La puanteur des bas-quartiers de la capitale était plus respirable encore que la corruption dont souffrait la cour du Trône de Fer, et bien qu'il ne partageât aucune inclination particulière pour le bâtard du Conflans qui tenait les rênes du pouvoir, Jace éprouvait au fond de lui une estime respectueuse pour la Main.

Pour ce dernier jour, la courtoisie avait incliné Jace à consacrer un peu de son temps à une de ses connaissances qui résidaient à Port-Réal depuis quelques temps. Il n'avait pas revu Deirdre Lonbec depuis les funérailles de son épouse. Depuis, il entretenait avec elle une correspondance animée par la courtoisie et l'affection, en souvenir de l'amitié profonde qui l'avait unie à sa défunte femme. Le souvenir qu'il avait de la demoiselle des Terres de l'Orage était vague, mais assez distinct pour qu'il se figura les traits d'une créature de taille moyenne, peu épaisse mais très bien dessinée, comme ces jeunes filles qu'on sait n'avoir aucune peine à briser le cœur des soupirants plaintifs. Le jour des obsèques, il avait gravé le visage de Deirdre dans sa mémoire, bien que celui-ci fût marqué de la douleur du deuil. Pourtant, il lui revenait à travers la brume tourbillonnante des souvenirs, doux et crevé de deux yeux alertes et perçants, mystérieux aussi, encadré par d'épais cheveux bouclés qui n'altéraient rien de la beauté virginale de ses traits.


« Lady Lonbec va vous recevoir, messire Redwyne. Veuillez l'attendre ici... »

En regardant s'éloigner le domestique, Jace s'étonna de ce que les protocoles fussent si différents entre les régions de Sept couronnes. Il patienta tranquillement dans la cour, il était inutile de se précipiter aux pieds de Deirdre qui viendrait à lui. Leur relation était telle qu'ils se passaient tous deux du voile absurde de l'hypocrisie et des paravents ampoulés d'un surcroît de courtoisie. Tournant sur lui-même en observant le jardin, qu'il ne put s'empêcher de comparer aux merveilles florales qui courent les plaines verdoyantes du Bief, il finit par entendre arriver quelqu'un et se retourna pour découvrir une demoiselle qui n'avait rien perdu de sa jouvence, ni de sa fraicheur. Il la salua avec franchise.

 « Vous seriez surprise de savoir tout ce que peut faire un homme comme moi...[i] dit-il avec humour, avant de reprendre plus sérieusement.
Je suis à Port-Réal depuis assez longtemps pour vous annoncer mon départ proche. Mes navires quitteront le port en direction de la Treille demain dans la soirée. »

À cette pensée, une vague de nostalgie le submergea, allant se fracasser sur les falaises impérissables de son désir. Il éprouvait le besoin de retrouver son île natale, et ses devoirs de suzerain l'empêchait de se tenir trop longtemps éloigner des siens. Mais il regrettait d'avoir eu si peu de temps pour lui durant son séjour. Nul doute qu'il en aurait profiter davantage auprès de Deirdre Lonbec, dont la compagnie suffisait à lui rappeler les courtes mais douces années de son mariage avec Melessa Florent. Alors qu'il s'apprêtait à lui répondre, quelqu'un l'appela derrière lui. Il se retourna et son visage se fendit d'un sourire à la vue du cadet des Lonbec qu'il salua avec plaisir. Manifestement, l'intervention de Bryan entraîna l'agacement de Deirdre Lonbec qui prit les devants et partit à pied en direction de la foire.

 « En effet, il est plus sage de la rattraper... dit-il avec un sourire, en observant les suivants de lady Lonbec s'empresser après elle. Il y aura sans doute de quoi la dérider parmi les acrobates, les trouvères et les cracheurs de feu. »

Il fut assez difficile de retrouver Deirdre parmi la foule, tant celle-ci était dense, mais il suffisait de suivre de parfum de son mécontentement. Il se tenait parmi ses suivantes près d'une estrade où chanteurs et danseurs donnaient à voir un spectacle de saison. La canicule était telle que le danseur et les deux femmes qui l'accompagnaient étaient à moitié nus, ce qui facilitait sans doute leurs mouvements et leurs acrobaties. De temps en temps, on entendait parmi le public des applaudissements, parfois mérités, parfois non. La musique était belle, et Jace regretta presque de ne pas avoir emporté sa flûte avec lui. Il posa une main amicale sur l'épaule de Deirdre qui se tourna vers lui. Souriant, il s'adressa à elle tout en faisant signe à l'un des gardes qui l'accompagnaient qui s'avança près d'eux, tenant entre ses mains un présent enrobé dans de la toile brodée.

 « Vous ne m'avez même pas laissé le temps de vous donner ceci, jeune lady. »

Tout en éclatant de rire, Jace ordonna d'un signe de la tête à son garde d'entrouvrir la toile afin d'offrir aux yeux de lady Deirdre Lonbec le cadeau qu'il lui destinait. Il s'agissait d'un peigne en bois, corne et ivoire, modestement gravé d'une couronne de vigne aux grappes généreuses..

 « Il appartenait à Melessa. Je veux qu'il vous maintienne toujours aussi belle, et toujours aussi jeune. Chaque fois que vous le glisserez sur vos cheveux, vous saurez qu'il y a là-bas, loin au sud, un ami qui sera toujours là. »

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Message Mer 7 Sep 2011 - 16:00

Deirdre se retrouvait prise au dépourvu face à quelques acrobates qui étaient venus l’embêter. Il jonglait autour d’elle, s’envoyait les outils, l’empêchant donc de bouger. Elle souriait autant timidement que par politesse. Perdu dans l’angoisse de voir tant d’expressions mutines sur leur visage, elle n’osait rien faire. Ses suivantes ne faisaient rien, déjà perdu dans les beaux yeux des itinérants et fantasmant sur leur corps de rêve. Ce qui les arrêta c’est un groupe d’homme qui s’approcha d’elle. Il y avait son frère, et Jace, suivit de ses hommes de main. Ils se dispersèrent pour aller chamailler une autre victime. La jeune femme lui offrit un regard rassuré comme elle en aurait offert un à son sauveur, ce qu’il était un peu à cet instant. C’est alors qu’il vint la surprendre.

Oui, elle regretta sa réaction un peu honteuse et dénuée de politesse. Elle était partie comme une pauvre jeune fille capricieuse. Il fallait dire qu’elle voulait sortir, profiter un peu de la présence de Jace surtout qu’il lui disait qu’il repartait bientôt. Elle lui fit don d’un sourire emplis d’excuse et écarquilla les yeux devant le présent qu’il lui donna enveloppé dans un magnifique tissu. Il l’ouvrit lentement devant elle et quand elle vit le peigne, elle comprit pourquoi il fit si méticuleux. La pièce était simplement majestueuse. C’était un travail très fin sur quelques matériaux si précieux et chers. Elle resta éblouie et releva des yeux légèrement humides face à Jace quand il lui informa qu’il appartenait à sa tendre amie. Elle voulait refuser, mais vu l’attention du jeune homme, ce serait l’insulter. Elle l’attrapa les mains tremblantes et le posa contre son cœur. Si sa situation lui permettait, elle lui sauterait au cou. Elle espérait au fond d’elle qu’il comprenait à quel point elle était touchée. Elle le rangea avec un peu de discrétion, profitant de l’intimité que lui offraient les deux jeunes hommes chers à son cœur, pour ranger le présent dans son décolleté.

_Vos compliments me flattent énormément, mais ce cadeau, il n’y a pas de mot pour vous traduire ce que mon cœur ressent à cet instant. J’en ai presque du mal à retenir mes pauvre larmes honteuses.

Elle ne lui accorda à cet instant qu’un sourire, avant de lui prendre le bras et l’entrainer vers une petite scène. Un homme s’était mis à parler fort, racontant quelques petites blagues. Ceci eu l’honneur d’arracher quelques sourires à la jeune noble qui sentait son cœur dont une plaie s’était ouverte à nouveau. Elle écoutait que d’une oreille, ne cessant de jeter quelques regards à Jace et son frère, voir s’ils partageaient son amusement. Ca avait l’air pour le noble du Bief, mais Bryan avait l’air d’être bien plus occupé par une jeune paysanne qui lui faisait les yeux doux. Elle assena Jace d’un petit coup de coude et lui fit partager l’adorable petite scène. Elle retint un petit rire.

Soudain, on fit une annonce. Les nomades offraient aux personnes présentes la chance de participer à un jeu de piste. Il y avait une liste d’objets divers à trouver et le premier binôme à tout ramener gagnerait une chèvre. Tout ça pour une très modique somme. L’argent demandé était tellement symbolique, mais il était vrai que si beaucoup de monde y participait, ils y gagneraient. Deirdre supplia presque son ami d’autre contrée d’un regard. Elle poussa ensuite Bryan vers la jeune inconnue, l’invitant à faire équipe avec elle. Elle le poussait souvent à voir d’autre femme pour qu’il tente de l’oublier. Bryan oubliait inconsciemment de trouver une femme, encore trop attachée à sa sœur de cœur.

Deirdre donna des coudes pour atteindre la scène et donner de l’argent contre la liste.

-un gland d’un chêne
-Coquillage
-Galet
-une plume d’oiseau
-un œuf
-une choppe de bière remplie
-une grenouille

Deirdre lisait le papier tout en se rapprochant de Jace. Il n’y avait donc pas de temps à perdre. Elle la lui donna pour qu’il en prenne connaissance, mais déjà ses pieds accéléraient en direction des endroits où il serait simple de trouver certain objet. Elle commença aussi par l’espace le plus loin, soit le Port. Elle en souffla l’idée à Jace qui la suivait gentiment. Après une petite marche, les pieds dans le sable, elle attrapa un coquillage qui trainait à moitié enfoncé dans la sable. Il y avait d’autre personne qui scrutaient la plage. Jace arriva vite auprès de Deirdre avec un petit galet joliment poli et noir. Elle lui fit un hochement de tête et continua sa quête. Elle était totalement excitée et prise par le jeu. Elle était tout aussi amusée de voir d’autres gens chercher comme eux, animant un peu la ville. Puis soudain, elle s’arrêta devant un étalage où il y avait des œufs. Il était précisé qu’on ne devait rien dépenser lors de ce jeu. Elle voulait respecter les règles pour que l’amusement soit plus difficile et donc plus attrayant. Elle tira doucement sur la manche de son ami qui devait la dépasser d’une tête. Elle lui chuchota :

_Laisser moi faire et regarder comme j’ai grandi !

Elle rajusta sa chevelure et vérifia sa tenue. Elle arriva lentement vers le marchand avec un petit air penaud. Elle se tourna brièvement vers Jace pour lui montrer son jeu de rôle. Elle discuta un petit peu avec l’homme. Les leçons de Regal lui auraient servi. Quelques petits compliments, une certaine compassion, une touche de séduction, un air de femme en détresse. L’homme finit par craquer devant la jeune Deirdre et lui donna un œuf. Elle revint toute heureuse, le fragile objet dans les mains. Elle fit un clin d’œil fier à l’habitant du Bief, exposant le petit œuf devant ses yeux.

_Maintenant, il nous faut une… oh !

Elle se pencha devant les cages des poules qui caquetaient à tue tête et ramassa une plume. Elle sourit, innocente et joyeuse. Elle lui confia le nouvel objet.

_Je disais donc, une taverne et je vous laisse tout l’art de récupérer la choppe remplie, ne l’oubliez pas.

Elle laissa à son partenaire de jeu, tout le loisir de choisir le bâtiment et de se débrouiller pour la récupérer. Ils s’arrêtèrent après avoir lorgner plusieurs tavernes. Ser Redwyne finit par faire son choix et laissa Deirdre à l’extérieur. C’était cette dernière qui lui dit qu’il serait mieux qu’elle reste devant la porte. Elle patienta sans rechigner ni rien, gardant l’œuf bien au chaud dans ses mains. Elle passait de temps en temps la tête en travers de l’ouverture. Quelques minutes après, voilà qu’il arrivait avec la pinte. Elle avait un regard réjoui et déposa l’œuf à l’intérieur. Il flottait gaiement dans la boisson fermentée. Elle s’empara ensuite délicatement de la bière sans en faire trop tomber.
_Je pense qu’il serait mieux que je la garde. Vous êtes le apte à courir pour le reste non ? Allons dépêchons nous. Il nous reste le gland et la grenouille. La forêt ça me connait !

Elle s’y rendit, tout écoutant Jace et ses dernières aventures dans Port-Réal. Il lui expliqua brièvement ce qu’il était venu faire et elle en fit de même. Du moins, elle ne faisait que répéter ce qu’elle lui avait écrit dans les lettres. Elle était là pour un noble qui saurait s’occuper d’elle et lui faire honneur. Elle lui confia qu’elle avait beaucoup de mal à s’intégrer dans ce monde où la tension et les suspicions étaient les maîtres mots des esprits. Elle se sentait si seule et elle était donc heureuse de retrouver de vrais amis dans ce monde infâme.

Arrivée devant l’orée de la forêt. Elle s’arrêta un instant. Elle lui expliquait qu’il fallait chercher les petites marres. C’était là qu’on trouvait les petits batraciens. Elle lui confia la pinte un court instant pour relever un peu sa jupe et faire un nœud sur le côté. Elle avait ainsi plus de facilité à se déplacer dans un univers qui n’était pas fait pour les jeunes femmes trop bien habillées. Sur le chemin, à la recherche d’un endroit humide, Deirdre lui montra d’un signe de tête qu’ils étaient face à un chêne. Elle laissa tout le plaisir à Jace de trouver un gland. Puis soudain, à force de marcher et s’enfoncer dans le sous-bois, on pouvait entendre des croassements. Elle fit un grand sourire à son ami et lui montrait la pinte qu’elle avait toujours en main. Cela voulait dire qu’elle ne pouvait rien à faire et c’était à lui de se débrouiller pour aller en chasser une. Elle avait un petit rire cristallin.

_Evitez de lui sauter dessus quand vous êtes face à elle. C’est comme les mouches, elles voient mal à l’arrière. Anticiper aussi son saut et où elle pourrait atterrir. Bonne chance. Je vous attends là !

Après un moment qui parut être une éternité, Jace arriva en héro, la grenouille bien prises entres ses imposantes mains. Deirdre souriait, mais alors qu’il s’approchait dangereusement d’elle, voilà qu’elle prenait la fuite face à cette créature visqueuse.

_C’est bon, je l’ai vu. On peut y aller maintenant ! Je vous assure, je n’ai pas besoin d’en voir plus.

Elle s’éloignait toujours plus de lui, et quand ils marchaient à la même hauteur, Deirdre sursautait à chaque croassement du batracien. Elle finit par s’arrêter, le visage inquiet. Elle fit la girouette un court instant, regardant tout les arbres qui les entouraient, l’inclinaison des rayons du soleil, la mousse. Il y avait des tulipiers, mais elle ne se rappelait pas en avoir vu. Elle voyait le flanc d’un saule pleureur, ce qui indiquait qu’il devait s’étendre vers une clairière ou un ruisseau. Il fallait dire qu’elle avait les yeux plus concentré sur la pinte et l’œuf qui s’y baignait. De gros buissons à quelques mètres d’eux cachaient le sentier naturel qui les ramènerait vers le campement des nomades.

_J’ai l’impression d’être perdue. Je suis vraiment désolée… J’espère que vous avez une meilleure orientation que moi…
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Message Ven 9 Sep 2011 - 21:14

Les plaisanteries, parfois grasses, du gros bonhomme qui amusait la galerie, entraînait parfois l'hilarité du public auquel Jace se joignait volontiers. Il n'était pas difficile, et même le plus grossier des calembours suffisaient à le faire rire. Un coup de coude de la jeune Deirdre Lonbec attira son attention sur le manège amoureux du jeune Bryan qui s'intéressait davantage à une jouvencelle qui tournait autour de lui ses yeux et ses attraits. La paysanne avait cependant l'air d'être plus volage qu'amoureuse, et plus intéressée par la fortune supposée de Bryan qu'autre chose. Si jeunesse savait ! Bryan allait peut-être connaître sa première déception sentimentale, et Jace n'y voulait rien changer. Ces choses-là étaient bien naturelles, et l'homme ne grandit jamais qu'à force de déceptions et d'épreuves. Celles-ci le creusent, le rongent, plantent en son cœur les germes du renouveau qui annoncent les fleurs du réconfort dans l'expérience. Le cycle interminable est tel qu'il ne souffre aucun retard, et quand les larmes juvéniles s'assèchent, c'est pour laisser place au sourire du vieillard. Dans sa tête résonnait les conseils si souvent répétés de sa sœur, qui avait instruite bien plus tôt que lui aux choses de l'amour et ce, très paradoxalement, étant donné que Jayne Redwyne grandit et devint femme parmi les prostituées de Dorne et du Conflans. Il faut croire qu'on rêve aussi à l'amour, dans ces trous humides où la noirceur des nuits n'est rien face à la noirceur des esprits.

Les saltimbanques donnèrent alors de la voix, si bien qu'ils retinrent à eux toute l'attention du public pendant qu'ils annonçaient l'ouverture d'une grande chasse au trésor avec, pour les heureux vainqueurs, le gain d'une chèvre. Jace ne put s'empêcher d'éclater de rire... Se donner du mal à trouver mille aiguilles dans mille bottes de foin, pour une chèvre, étaient-ils sérieux ? Était-ce de l'humour « nomade », une sorte de plaisanterie ? La chèvre n'était même pas digne de figurer dans la ménagerie du plus médiocre des fermiers, tant elle était maigre et faible. L'animal, apeuré dans sa cage, bêlait avec douleur. Jace n'était guère emballé mais il rendit les armes face à Deirdre qui l'assaillait d'un regard suppliant. Il pouvait bien se laisser aller à un peu de légèreté, d'autant qu'il n'était pas en mauvaise compagnie. Il demeura cependant immobile et en retrait le temps pour l'orageuse demoiselle d'aller jusqu'au maître de cérémonie pour payer leur participation et obtenir la fameuse liste des sept trésors à trouver et ramener. Un gland, un coquillage, un galet, une plume d'oiseau, un œuf, une choppe de bière emplie et une grenouille. La farce continuait, plus grotesque que jamais.

Jace suivit Deirdre jusqu'au port de la capitale, qu'il retrouva avec plaisir, car non loin d'eux se dressait, fier et majestueux, son navire qui n'attendait que lui pour quitter les eaux trop douces de la baie de la Néra. Ils gagnèrent la place la plus proche et la demoiselle trouva rapidement un coquillage alors que Jace se saisissait d'un galet noir et poli à la perfection qui reçut l'approbation de Deirdre dont la main droite cachait un curieux coquillage encore mouillé de sable. Mais à peine avait-elle approuvé le galet qu'elle repartait de plus belle vers d'autres aventures, s'amusant de voir autour d'eux d'autres groupes qui se donnaient volontiers au plaisir de la chasse. Jace devait bien reconnaître qu'il émanait de la demoiselle une fraîcheur et un goût de vivre tel qu'il n'en avait pas connu depuis quelques années. Ils quittèrent les sables brûlants de la plage et revinrent en ville, près des marchés où l'on trouverait avec facilité certains des éléments de la liste. Deirdre ne manqua pas de surprendre Jace par l'étonnant manège qu'elle déploya pour obtenir d'un marchand ambulant qu'il lui céda un œuf sans qu'elle n'eût à débourser aucune pièce de cuivre. Elle revint très vite avec son trophée et, immédiatement après, trouva une plume qu'elle vola à une poule infortunée. Jace conserva les précieux objets dans une besace suspendue à son ceinturon de sorte à les maintenir à l'abri et à disposition. Deirdre se reposa sur lui pour trouver la choppe emplie de bière et, après avoir marché quelques temps dans les rues, il jeta son dévolu sur l'auberge du Chat qui pète et pénétra l'établissement avec la ferme intention de n'en sortir qu'avec la pinte. Il lui fallut moins d'une dizaine de minutes pour revenir victorieux de son séjour dans la taverne et c'est avec fierté qu'il présenta sa prise à la jeune demoiselle qui plongea l’œuf dans la bière qui moussait. Elle prit soin ensuite de conserver la pinte, laissant à Jace l'initiative pour trouver un gland et une grenouille.

Sur le chemin qui les mena à la forêt, Jace et Deirdre partagèrent leurs dernières aventures, le marin lui révélant qu'il était à Port-Réal pour affaire, mais qu'il était également venu à la demande de son suzerain Leo Tyrell pour une entrevue exceptionnelle avec la Main du Roi Brynden Rivers. Il se garda toutefois de lui révéler la teneur et le déroulement de l'entrevue conjointe avec Leslyn Tarly, également vassal des Tyrell de Hautjardin. Jace écouta avec attention les confidences de Deirdre et fut heureux de lui apporter le réconfort et la présence qui manquait parfois à son quotidien, tant il est vrai que les temps étaient bien sombres à travers les Sept couronnes. Quand ils arrivèrent à l'orée de la forêt au sud de Port-Réal, Jace découvrit avec une certaine surprise combien Deirdre était experte ès batraciens. De fait, il leur fallut peu de temps pour trouver un gland, et bientôt, une grenouille, bien qu'il fallût l'attraper car la gueuse sautillante les fuyait. Jace suivait Deirdre, commençant à comprendre qu'elle perdait trace de leur chemin. Heureusement pour eux, les gardes de Jace étaient là, car s'ils se perdaient, la présence d'hommes en armes dissuaderaient certainement les bandits hésitants. Quand Deirdre confessa qu'elle ne savait guère où ils étaient, Jace éclata de rire.


 « N'ayez crainte, je sais exactement où nous sommes. Le sentier est par là, suivez-moi, nous allons nous mettre en retard pour la chèvre! »

Il conduisit leur pas jusqu'au sentier qui n'était pas si loin. Ils marchaient en direction de Port-Réal.

 « Mais dîtes moi, ce noble dont vous m'avez parlé, vous semble-t-il bien honorable ? Melessa se souciait beaucoup de ce que vous trouviez la place qui vous est due en ce monde, vous savez... »
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Message Sam 10 Sep 2011 - 23:12

Deirdre marchait doucement, le cœur léger. La peur angoissante d’être coincée dans cette forêt s’était évaporer grâce aux paroles du jeune homme. Elle s’était déjà perdue dans celle-ci, avant de rencontrer Torben. Elle ne voulait pas recommencer, surtout si elle rencontrait encore cette laie en furie.

Elle sentait les brindilles et les feuilles encore humides, bien gardées sous l’ombre d’un feuillage épais, s’écraser sous ses chaussures en tissu. Elle posait ses mains sur les troncs pour mieux passer les endroits encombrés, mais veillait à la bière. Elle adorait plus que tout cet élément qui l’entourait. Elle s’y sentait aussi libre que vulnérable. C’est dans la forêt où au milieu de l’eau qu’elle se rendait compte de toute son humilité. Elle n’était qu’une créature parmi tant d’autre, si petite face à la nature si vaste qui était omnisciente. Où qu’elle allait, elle était au-dessus, autour, en dessous d’elle.

Puis, comme par magie, elle sentit la terre sèche et l’herbe si rare sous ses pieds. Elle en sautillait presque. Elle continua de marcher autour de lui, le soleil tapant sur le sommet de sa tête. Elle louchait bien trop longtemps sur la peinte qu’elle serrait contre sa poitrine. Elle n’aurait pas dit non, contre l’alcool à ce moment, même si de l’eau fraîche aurait été plus appréciée. C’est alors qu’il lui posa une question, manquant presque de trébucher. Elle eut un léger sourire, pensant à Regal qui allait sûrement la libérer de toute cette pression et sûrement lui offrir une vie bien meilleure que ce qu’elle pouvait s’imaginer. Elle ne lui avait pas dis lors de cette requête, mais elle se voyait fort bien être épanouie avec lui et avec le temps, elle l’apprécierait facilement. Elle avait déjà une grande affection pour lui, une amitié, mais qui pouvait évoluer. Quoi qu’il faille que Torben sorte de son esprit. Cela risquait fortement d’arriver si elle ne le revoyait pas rapidement, voire pas du tout.

_Le noble ? Non, je n’en ai pas encore trouvé un qui daigne ne serai-ce que poser les yeux sur moi. A croire qu’il ferait des infidélités à une future femme qu’ils n’ont toujours pas choisie. Je dois être trop… Rustre à leurs yeux, je ne sais. J’espère trouver un bon parti qui fera plaisir à mon père. Je pensais avoir plus de choix en arrivant ici, mais il est vrai qu’avec les tensions qui arrivent et les Fer-né qui ont attaqué les côtes du Conflant, ils ont bien d’autre préoccupation. Quoi qu’il en soit, je suis coincée ici, à avoir bien moins de loisir qu’aux Terres de l’Orages et qui plus es, mes terres qui me manquent cruellement. Je vous envie presque de repartir chez vous… Enfin, à votre place, j’y serai allé à pied. Je me sens mal en bateau, sourit-elle en miment le fait d’avoir le mal de mer.

Puis alors, qu’elle voyait le bout de ville s’approcher face à leur pas, la grenouille échappa des mains de Jace. Elle poussa un cri, sautant sur le côté. La grenouille était sortie hors de la besace de Jace pour atterrir sur le sous jupon de Deirdre. Elle se mit à paniquer, essayant de se débarrasser de la créature infecte. La bière vit quelques gouttes la quitter. Par un reflexe étrange, elle lui donna la pinte avant de s’écrouler dans un petit faussé. Le batracien gambada sur elle, sautant une dernière fois sur son visage avant de vouloir s’enfuir dans les fourrés. Elle se releva avec le peu d’élégance qui lui restait. Elle épousseta son jupon blanc, désormais parsemé de tâche marron. Elle balança quelques mèches en arrière et son expression renfrognée montrait sa mauvaise humeur passagère. Elle arracha la pinte des mains de son ami, attrapa l’œuf avant de le balancer par-dessus son épaule et descendit l’énorme gobelet d’une traitre. La pauvre jeune femme. Quelle bêtise ne faisait-elle pas. La première et dernière fois qu’elle en avait bu, c’est comme ça qu’elle s’était laissée aller trop loin avec Bryan. Elle en buvait tellement peu et s’arrêtait qu’au cidre. Le gout était toujours aussi âpre et cette légère amertume lui arracha une grimace. Elle fixa Jace et rétorqua à une éventuelle réplique :

_Qu’allais-je faire d’une chèvre sincèrement et vous ? Peut-être un bucher sur votre bateau pour le diner et encore, qui sait si elle a assez de chair pour nourrir un seul homme, dit-elle, le ton un peu haut et sec, comme si on lui avait fait un reproche. Puis, ajouta t-elle plus doucement. Cette bière me faisait vraiment de l’œil…

Enfin, l’alcool lui fit tourner la tête avec le soleil qui tapait si fort. Elle eut un léger vertige, ce n’était que les préliminaires. Elle se rattrapa de peu à l’épaule musclé du jeune homme. Elle lui informa qu’il serait grand temps de retrouver Bryan vers le campement des nomades. Elle suivait au début, puis plus le temps passait, plus elle tendait la main vers le noble pour attraper son bras. Sa tête dodelinait, ses jambes s’échappait sous elle, si bien qui lui était difficile de ne pas se faire traîner par le jeune home sur les derniers mètres vers l’orée du bois.

C’est alors qu’elle s’arrêta brusquement. Alors qu’elle se grattait son ample chevelure, elle remarqua qu’il lui manquait une des deux épingles qu’avait fait sur mesure Bryan. Non, elle ne pouvait pas. Elle fit des yeux, encore miroitant de supplice au bel homme pour retourner sur leur pas. Du moins, pour lui quémander de l’accompagner, car déjà, Deirdre naviguait sur le sentier. Elle zigzaguait de gauche à droite, puis s’arrêta devant un faussée où l’herbe était encore écrasée. C’était là qu’elle était tombée. Elle implora toute les religions pour la retrouver et c’est alors que la petite perle de culture brillait là, telle une goutte de rosée dans l’herbe. Elle l’attrapa dans ses deux mains, la serrant fort contre son cœur et la replanta dans ses cheveux.

A cet instant, alors qu’elle revenait sur terre, le cœur léger, Jace du se mettre à marcher très vite. Une pauvre femme comme Deirdre, idolâtrant la forêt, l’esprit complètement embrumée par l’alcool, on devinait bien sa réaction face à un petit levreau qui sautait entre deux ronces, coincé, couinant à l’aide. Deirdre remontait presque les manches bouffantes de sa robe, et resserra le nœud de son jupon supérieur. D’un pas loin d’être fort et confiant, elle passa le faussée, d’un petit saut gracieux et léger. Elle s’en sortait bien. Après cela descendait en pente. S’accrochant à chaque branche, elle essayait d’atteindre le pauvre animal qui paniquait, l’œil vif et effrayé à son approche. Concentrée et manquant d’équilibre, elle ne cessait de s’enfoncer dans les sous-bois. Elle se complimentait d’être encore debout, alors qu’à plusieurs reprise, elle voyait sa chute arriver. Elle n’aurait pas du le faire si vite. Elle ne sentit pas la racine se lover sur sa cheville et l’empêcher d’avancer. Telle une femme des Terres de l’Orage, et son caractère bien trempé, elle força. On entendit un léger bruit de craquement, et elle s’écroula sur le sol, roulant jusqu’au lièvre. Quelques coups de pattes sur le bras, elle se précipita pour le libérer, avant de ramener son genou contre sa poitrine et masser sa cheville qui enflait presque à vue d’œil.
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Ami et tranquillité retrouvés

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