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« Avant que la lionne ne couche sur son lit de roses... » [Aliénor Lannister/Edwyn Estren]

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Message Jeu 1 Sep 2011 - 17:03

Edwyn était heureux. À Hautjardin, il ne craignait plus rien qui vînt le détourner de sa mission et nuire à la réussite de ses plans. Le jeune homme n'était pas en terre inconnue, il connaissait le Bief et avait déjà été reçu à Hautjardin par le passé, y compris quand il était enfant. Edwyn aimait ces jardins mirifiques. Il s'y voyait des chélidoines, des barbarées, des ficaires, des marguerites ou des centaurées. Plus loin encore, les allées se bordaient de géraniums, de campanules, de rosiers indociles et de lauriers. La citadelle florale portait bien son nom et où qu'on se promène dans les jardins, on pouvait voir des roses et notammment la rose jaune du blason des Tyrell. Remarquable par sa beauté, sa force et son parfum, la rose est une figure riche de significations. La rose est une perfection florale achevée, un accomplissement sans défaut. Figure de l'orgueil des Tyrell, elle ornait les murs, les chemins, les fontaines, les toitures et les balcons de Hautjardin. La couleur de la rose tenait aussi son importance. Intense, violent, aigu jusqu'à la stridence, mais aussi ample et aveuglant comme une coulée de métal en fusion, le jaune est la plus chaude, la plus expansive et la plus ardente des couleurs. Difficile à éteindre, elle déborde toujours des cadres où l'on voudrait l'enserrer. Couleur mâle, de lumière et de vie, le jaune ne peut tendre à l'obscurcissement. Il n'existe pas de jaune très foncé. Véhicule de la jeunesse, de la force et de l'éternité, le jaune est revêt un caractère divin. Le jaune d'or est la couleur de la peau neuve de la terre, avant les pluies qui viendront reverdir la terre. Ce jaune doré est l'attribut de la puissance des seigneurs Tyrell, mais pourrait tout aussi bien couvrir le blason des princes, des rois et des empereurs, en témoignage de l'origine presque divine de leurs pouvoirs. Couleur de l'éternité, le jaune est la couleur de l'astre du jour, mais aussi la couleur de la terre fertile et la coutume, dans le Bief, conseillait aux épouses de choisir pour le lit de leur noces des vêtements, des couvertures, des draps et des oreilles de gaze, de toile ou de soie jaune.

Mais le jaune qui jaillit de la terre pour n'atteindre point le ciel s'associe au soufre, image de l'orgueil et de la présomption, de l'intelligence qui ne veut s'alimenter qu'à elle-même. Le jaune s'associe à l'adultère quand se rompent les liens sacrés du mariage, avec cette nuance que le langage commun a fini par renverser le symbole, attribuant la couleur jaune au trompé, alors qu'elle revient originellement au trompeur, comme l'attestent bien d'autres coutumes, mais également l'Histoire, car les Tyrell n'étaient à l'origine de leur ascension que les intendants des rois du Bief. Autant de notions contextuelles qu'un dignitaire se devait d'avoir à l'esprit dans ses affaires avec les suzerains des verdoyantes contrées du Bief. Edwyn était de ceux-là qui avait une grande connaissance de la nature des hommes et de l'influence des symboles. Les blasons sont plus qu'une liste classifiée des grandes familles.

Edwyn marchait dans les jardins en contrebas du château, non loin d'un bassin dont le centre était garni d'une grande statue représentant quelque princesse allant au bain. La soirée s'avançait et, dans les jardins, quelques domestiques allumaient les candélabres qui servaient à l'éclairage des chemins. Ils saluaient Edwyn avec dignité et tout le respect dû à son rang, ce qui lui fit bonne impression. Visiblement, les domestiques du château était mieux éduqué à la courtoisie que le propre fils de Leo Tyrell. Non loin du bassin, sur un banc qui concluait une impasse parmi les massifs floraux, siégeait une demoiselle qu'Edwyn reconnut tout de suite en dépit de la visibilité déclinante de cette fin de soirée. Comment ne pas reconnaître les cheveux d'or d'Aliénor sans oublier qu'elle était une Lannister ? Il était difficile d'oublier que les Lions du Roc ont tous la crinière de cette couleur dorée, toute autre teinte aurait trahi la bâtardise. D'un pas décidé mais avec quelques appréhensions, Edwyn se dirigea vers elle. Ils n'avaient pas eu l'occasion de parler tous les deux depuis leur arrivée à Hautjardin, quelques jours auparavant. Edwyn avait soigneusement évité Aliénor en prétextant toujours que les préparatifs de sa rencontre avec Leo Tyrell le tenait loin d'elle. Un peu plus loin, probablement dans un kiosque dissimulée à la vue par quelque troène sculpté, des musiciens égayaient l'air d'une pièce à danser et peut-être que dans cette proche clairière, quelque lady de la maison Tyrell dansait effectivement avec ses dames de compagnie. La guerre avec les fer-nées, la canicule et le Fléau du Printemps n'avait rien terni du faste enchanteur de la cour des Tyrell, et si d'aucun disaient qu'il y avait toujours, à Hautjardin, un prétexte pour la distraction, rien de ce que voyait Edwyn ne venait contredire cette réputation.

Aliénor, voyant Edwyn venir à elle, s'était levée et se tenait désormais face à lui dans toute sa dignité et sa splendeur. Sans doute était-elle la plus belle des fleurs de ce jardin. Il s'inclina profondément devant elle.


 « Ma lady, je suis heureux d'enfin trouver du temps pour discuter avec vous. Mes obligations envers votre frère m'ont tenu ces quelques jours éloignés et je craignais de vous laisser seule en territoire inconnue, mais j'ai ouïe dire que les Tyrell vous ont traité comme l'une des leur et je ne doute pas qu'ils ont su rendre votre séjour agréable. »

C'était un fait avéré que les seigneurs de Hautjardin savaient traiter les femmes comme il se devait pour qu'elles gardassent de leur passage dans leur citadelle un souvenir charmant et impérissable.

 « Permettez-vous qu'à vous je me joigne pour discuter un peu, avant de me retirer pour la nuit ? »

Edwyn avait conscience de ce qu'il avait la main haute dans l'affaire, d'autant plus que la réponse de Tybolt à ses missives l'avait confirmé dans son rôle quant à la surveillance de la conduite d'Aliénor. Jamais il ne ferait défaut à son suzerain, fût-ce pour complaire à sa propre sœur. Mais la tendresse et l'affection qu'il commençait d'éprouver pour Aliénor lui dictait de chercher à la comprendre, plutôt qu'à la réprimander. Il y avait sans doute bien des leçons à tirer de leur voyage.
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Aliénor Tyrell
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Message Ven 2 Sep 2011 - 11:54

Elle avait été bien accueillie, mais son Cœur ne prêtait pas à la fête. Si certain croyait que son mariage allait arranger quelques choses, elle n’allait certainement pas changer la mauvaise nouvelle. Elle était désormais bien seul dans son petit monde. Elle ne pouvait faire confiance ni au Tyrell, ni au Lannister. Elle était entre ses deux camps, tandis que son cœur se déchirait comme une voile sous le fort vent. Ce fut la présence d’Edwyn qui lui fit retrouver ses esprits. Ser Johan s’était écarté, question de ne pas troubler l’intimité de la jeune enfant. Aliénor plia la missive et la cacha entre ses mains, pour ne pas être remarqué. Elle se leva et marcha en direction de la seule personne à qui elle pouvait se confier. Bien que sous la tristesse elle avait complètement oublié. Il était un homme adorable avec elle. Jamais ô combien jamais, il avait essayé de la tromper, il avait été fidèle ami et ne faisait que son devoir.

Il me fait autant plaisir de vous voir ici, Lord Edwyn. À croire que les dieux ont entendu mes prières silencieuses de pouvoir enfin vous parler. Ils le sont tous. Charmants. Bien que je n’ai croisé peu Lord Tyrell. J’aurais toujours le loisir de parler davantage lorsque je serais une femme du Bief.

Ne reculons pas, car il fallait garder les deux yeux sur la route Aliénor prit son courage a deux mains et soupira. Elle avait besoin de se confier et Edwyn lui en donnait la chance.

Permission accordée, lança-t-elle dans un sourire amusé. J’espère que Lord Tyrell ne vous retiendra pas trop.

Elle lui montra le sentier et ils l’empruntèrent. Elle ne savait par quoi commencer. Elle n’avait même pas parler du fait qu’on avait vérifié si elle était vierge, car d’un coté, lui demander le contraire était plus insultant que le geste de Tristan. Comme par surprise, elle l’était toujours. Non parce qu’elle faisait tourner les têtes quelques peu, dans l’ouest que cela signifiait sa disgrâce totale.

Tout d’abord, je voudrais vous présenter mes excuses, pour mon attitude à Crakehall. Je n’ai jamais voulu faire ce que j’ai fait. La peur m’a pris subitement et je ne voulais que fuir et ne plus exister jamais. J’espère que vous saurez me pardonner de mes inconduites injustifiables. Je sais que je n’aurais pas du. Comprenez que les seules fois ou je suis sortie du Roc étaient pour me rendre chez les Fléaufort ou chez mon oncle. Je n’ai jamais accepté la mort de mon père, car dans mon fond intérieur, il ne m’aurait pas dépêché chez les Tyrell comme ca. Il connaissait trop mon tempérament ingérable.

Elle avait un secret sous la langue, qu’elle ne voulait pas dire, du moins tant qu’elle ne serait pas en totale confiance. Elle était sceptique, elle croyait toujours aux pires cotés de la personne.

Vous êtes un homme bien, Lord Estren. Il y en a si peu comme vous. Et pourtant il en faudrait plus. J’ai des regrets de vous avoir quelques peu trahi sur la route, mais jamais je ne le referais. Et j’aimerais bien vous offrir mon amitié, car j’ai besoin de la votre et les sept me confirment dans mon fort intérieur que je peux vous faire confiance.

Elle accordait une confiance défaillante à son frère parce que Tya avait toujours su jouer les mères, ou même Grunildha. Une petite lionne qui se confiait au lion, elle était certaine qu’il n’avait cure de ses états d’âme.

Continuant, dans le sentier, Aliénor se mit nerveusement à jouer avec la missive que le Mestre des Tyrell lui avait confiée pour elle.



 
 
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Message Sam 3 Sep 2011 - 12:29

Le visage d'Edwyn se fendit d'un sourire à la remarque d'Aliénor sur le suzerain du Bief.

 « Ma lady, je vous assure qu'il y a pire qu'être retenu par Leo Tyrell, qui compte assurément parmi les hommes les plus dignes d'être écoutés de notre temps. S'il n'a pas encore l'âge d'être un ancien, il faut croire que les Sept se sont favorablement penchés sur son berceau en lui accordant l'intelligence rare de ceux qui « savent ». »

Ce qui n'était guère le cas de son fils, bien qu'Edwyn se gardât d'exprimer haut et fort le fond de sa pensée car une telle prise de position de sa part n'était ni de bon ton, ni de bon augure étant donné l'impulsivité d'Aliénor qui n'avait point besoin de recevoir des avis réprobateurs sur son futur époux. Au fond de lui, Edwyn n'avait rien contre ser Tristan Tyrell. Il le jugeait simplement bien peu digne de son héritage et de sa destinée. Écoutant les paroles avec toute l'attention qu'il était capable d'entretenir pour les sujets d'importance, Edwyn reçut les excuses d'Aliénor sans mot dire, s'attardant sur chacune de ses paroles. Ainsi elle reconnaissait l'indignité de son attitude sur les terres de la maison Crakehall, mais s'entêtait dans son audance en cherchant à prétexter la peur que lui inspirait le voyage, en s'appuyant maladroitement sur le traumatisme de la mort de son père pour finir par justifier le tout en accusant son « tempérament ingérable ». Que devait-il comprendre ? Aliénor n'avait-elle reçu aucune éducation de la part de sa septa ? Sa famille n'avait-elle pas pris soin de faire d'elle une dame éduquée dans la valeur et le rang qui pèse sur toutes les femmes des plus grandes maisons de Westeros ? N'était-elle pas l'héritière d'une dynastie parmi les plus prestigieuses du monde ? Le sang des Andals ne couraient-ils pas dans ses veines ? Edwyn soupirait de dépit, silencieusement, au récit des excuses d'Aliénor qui n'avait rien de valable, et qui n'était d'après lui qu'un chapelet de paravents dont Aliénor s'entourait pour fuir une réalité bien trop lourde à supporter et comprendre pour ses maigres épaules. Il ne répondit pas tout de suite, surpris par les compliments qu'elle lui distribuait si généreusement ce soir.

Aliénor reconnaissait avoir besoin de son amitié et d'un certain côté, il y avait du vrai dans ces paroles. Plus que jamais, Edwyn était le seul soutien d'Aliénor, car son avenir en tant qu'épouse de ser Tristan allait se jouer bientôt entre lui et Leo, dans le secret d'un salon où les deux hommes converseraient longuement et négocieraient avec brio pour enfin parvenir à un accord qui serait profitable à la fois pour le Lion et pour la Rose. De sa prestation allait dépendre la valeur attachée à ce mariage, et bien qu'il n'eût aucune prise sur le bonheur conjugal dont le sort était entre les mains des deux futurs époux, il savait son influence assez grande pour convaincre Leo de la nécessité pour la rose de museler la lionne dont les mœurs et les humeurs, trop légères et trop instables, était une menace tant pour les Tyrell que pour les Lannister, car des bêtises d'Aliénor jaillirait l'opprobre sur les deux maisons. D'une voix douce et empreinte de compréhension, Edwyn prit le temps de répondre, appuyant ses mots de gestes de ses mains à mesure qu'ils avançaient dans les jardins. Non loin d'eux, les protecteurs d'Aliénor se tenaient, prêt à défendre leur protégée, et bien qu'Edwyn eût préféré pouvoir parler sans éveiller l'intérêt d'oreilles indiscrètes, il tâcha de le faire le plus honnêtement du monde.


 « Ma lady, je me garde bien de vous juger. Je ne puis vous cacher mes regrets, cependant, d'avoir constaté, au péril de ma vie, combien l'éducation qu'on dispense aux filles de bonne famille des environs de Port-Lannis semble ne plus être ce qu'elle fut autrefois. J'ai le souvenir ému de ces femmes du Roc à la vertu irréprochable et dont le nom seul suffisait à faire passer les reines pour des souillons de Viergétang. J'ai peur, ma lady, que le récit de votre écart de conduite ne fasse le tour des Sept couronnes et cependant vous présente comme une demoiselle difficile et moi, comme un imbécile. »

Il reprit d'un ton plus doux encore, les mains jointes dans le bas de son dos.

 « Vous savez pouvoir toujours compter sur moi, je suis votre humble serviteur et je veux toujours m'efforcer de garder à l'esprit vos intérêts. Croyez-vous, ma lady, que la diplomatie soit un art facile, qu'il est aisé d'acquérir l'adhésion d'une puissance, qu'il suffit d'avoir poli son verbe quelques années pour rencontrer le succès dans une négociation ? La diplomatie n'est rien de tout cela, la rhétorique ne suffit jamais, sinon la paix depuis longtemps régnerait sur les Sept couronnes. C'est un vaste ensemble qui gouverne à cet art délicat et tout diplomate se doit d'avoir à l'esprit que son talent ne lui vient pas de sa langue, mais de son habileté à saisir cet ensemble pour l'utiliser à dessein. Sachez alors qu'il est important pour vous de bien vous comporter. Certes, le mariage et l'alliance seront décidés quand bien même vous opteriez pour une attitude indigne de la sœur du Lion, mais il vous faut comprendre que votre réputation sera votre meilleure alliée quand vous vous retrouverez seule à Hautjardin, qui sera votre nouvelle maison. Votre époux aura beau vous combler d'amour et de présents et sa famille vous assurer de son soutien, vous aurez le devoir et la nécessité d'emporter l'adhésion de la cour de Hautjardin et vous pouvez me croire sur parole, ils sont aussi sévères que les fleurs de ces jardins sont enivrantes. »

Edwyn connaissait bien cette cour de censeurs infatigables, toujours zélés et prompts à jeter l'opprobre et l'anathème sur quiconque n'agissait point comme il devrait selon son rang, son sexe et sa dignité. Ces hyènes plus venimeuses que les vipères des déserts dorniens avaient plus d'indulgence pour les défaites militaires que pour les fautes de goûts et les manquements à la bienséance domaniale. Continuant son discours, il remarquait le manège d'Aliénor.

 « J'entends votre trouble, ma Lady, et j'imagine qu'il vous tarde notre retour à Castral Roc, votre foyer. Peut-être vous réconfortera-t-il de savoir que cette expérience vous grandira ? Vos souffrances ne seront pas vaines. Mais vous semblez préoccupée. Quelque chose ne va pas, ma lady ? »

Par ses paroles, Edwyn désignaient très évidemment le vélin qu'Aliénor manipulait nerveusement entre ses mains.
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Aliénor Tyrell
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Message Dim 4 Sep 2011 - 20:21

La jeune Aliénor avait un petit problème entre les oreilles. Eh oui! Sa langue de vipère était coincée. Elle n’arrivait pas à dire un mot de travers, sauf si quelqu’un lui chauffait bien les oreilles.Quand elle était née on avait seulement oublié d’insérer un peu de méchanceté dans cette enfant qui voulait toujours tout pardonner et que si elle devait dire quelques choses qu’elle ne devait pas elle se sentait mal pour le reste de la journée


Par contre, elle n’était pas sure de la référence de son protecteur sur les Tyrell. Elle savait qu'il prenait mal le coup non discutable de l'héritier de Léo et se demandait tout simplement, s'il n'avait pas cherché à lui faire comprendre plus.


La petite lionne s’avança vers les roses délaissant Edwyn. Son cœur grinçait et elle avait envie de pleurer. Elle voulait s’enfermer comme elle le faisait au Roc, quand elle ne supportait plus Tybolt ou Gérold. Ses incartades qui les raconteraient? Aucun de ses gardes ne risquerait sa vie pour cela et la garde des Tyrell. Pour le reste, elle se fichait bien du reste. Elle aurait trouvé la mort, enfant et personne ne l’aurait vraiment pleuré alors pourquoi le ferait-on maintenant. Elle n’était qu’une fille, une enfant capricieuse que Lord Damon Lannister avait laissé en héritage au roc. Et si elle était un fardeau autant lui dire maintenant. Elle ferait tout pour se faire pardonner, mais elle n’était pas celle qu’on voulait qu’elle soit. Elle essayait et faisait tous les efforts du monde, mais rien.

Elle voulait être sa mère. La tendre, la douce, la généreuse, mais la dame de fer, l’implacable Dame du Roc. Elle avait toujours été son modèle. Elle lui ressemblait, mais en rien, si on la comparait à elle. La grande Dame. Elle voulait du temps, mais personne ne voulait lui en donner. Ni Tybolt, ni sur son protecteur, qui trouvait malgré le ton et ses paroles, le temps de rabaisser encore plus la petite lionne qui évidemment, n’avait plus envie de rien.

Doucement, elle lança sans venin :

Je n’ai pas besoin d’être épargnée, au contraire, allez-y faites vous plaisir Lord Estren. De toute manière au point ou j’en suis. Celui du non retour. Ce n’Est pas parce que je suis la sœur de votre Suzerain que je dois être épargnée. Ils ont déjà tout entendu à mon sujet et de tout mon respect que je leur dois de me supporter depuis ma tendre enfance, ils sont les seuls qui aient compris de ce que j’ai réellement besoin. Malgré l’affection que je porte pour l’Ouest, ma terre, ma maison, elle n’est pas faite pour moi. Vous ne pouvez pas vous mettre à ma place. Vous ne pouvez pas comprendre ce que je deviens réellement. Je ne suis pas l’Aliénor de Crakehall et si vous êtes du même avis que je finisse avalé tout rond par ses fleurs ne vous gênez pas de le dire. Vous n’êtes pas le premier à le penser.

Elle essayait d’être sincère, mais on trouvait qu’à la réprimander. On ne lui demandait rien et peu lui importait. Elle ne finirait pas malheureuse, elle le savait. Elle n’était pas idiote, tout de même. Elle ne voyait pas cela comme une punition.

Je n’ai pas envie de rentrer à Castral Roc, où Tybolt doit attendre de ce faire plaisir de me faire souffrir encore plus. Grandir et pourquoi? Chaque fois que j’essaie de grandir je me fais disputer comme une gamine. Si personne ne cherchait à me changer, peut-être que j’aurais grandis plutôt.

Elle baissa les yeux sur son parchemin, et ne fixa plus le protecteur. Personne ne s’était rendu sur les iles de fer, et Alyce ne reviendrait jamais.

Le fils de Lord Quellon Fléaufort est décédé de la main d’un fer-né et ils ont enlevé Alyce… La seule amie que j’avais véritablement. On était presque inséparable, quand nous étions gamine. Si j’accepte de me marier au Tyrell ce n’Est pas pour plaire à Tybolt, ou me plier à un homme. Et non plus, parce que je suis en âge de fonder une famille et offrir une descendance. Je le fais parce qu’un lion du Roc n’appartient pas à sa famille, mais a son peuple. Et les miens souffrent comme Lord Fléaufort. Les hommes perdent leur femme, leur terre et plusieurs leur vie. Si je peux au moins leur offrir de l’aide, personne ne m’en voudra. On ne parlera plus de mes incartades. Riches ou pauvres, personne n’a à subir les raids des boutres de Dagon Greyjoy. Et je suis bien placé pour comprendre que vous aimeriez davantage protéger vos terres qu’une enfant idiote qui ne veut rien accepter. Chaque jour, je me réveillerais en sachant que j’aurais pu être à sa place. Je suis plus consciente du problème que je le laisse paraitre.


Elle retenait ses larmes, car elle devait rester forte,mais son coeur souffrait énormément.



 
 
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Message Dim 4 Sep 2011 - 22:35

Edwyn apprit avec beaucoup de tristesse le sort que les seiches de Dagon Greyjoy avaient réservé à son voisin et ami de Fléaufort, et à leurs enfants. L'idée même de savoir lady Alyce Fleaufort entre les mains des fer-nés lui inspira bien du dégoût, mais il ne pouvait laisser aller ses émotions devant Aliénor. Il reçut l'information avec patience et attention et bien que la nouvelle le touchât plus qu'il n'y parut, il réagit vivement aux paroles d'Aliénor, dont l'étalage minaudier le dégoûtait. N'avait-elle aucune pudeur ? Il était heureux qu'elle ne maquilla ses paroles d'aucune larme, car alors la coupe eût été pleine.

 « Je partage votre chagrin, ma lady, mais de grâce, pleurez les vivants plutôt que les morts, car ils ont davantage besoin de vous. Et laissez-moi vous dire que vos paroles me peinent. Je pensais vous trouver ce soir dans de meilleure disposition que durant notre voyage pour discuter mais, manifestement, je me trompais. Je veux bien croire que les nouvelles concernant le destin tragique qui s'acharne sur la maison Fléaufort vous attriste, mais j'espère que le chagrin ne vous sert pas de prétexte à ces écarts de conduite inqualifiables. »

Par les Sept, l'humeur des rois est certainement plus facile à discerner que celle d'aucune femme, Aliénor venait d'en convaincre définitivement le jeune homme qui s'efforçait de ne pas perdre patience. Le jeu n'en valait guère la chandelle. Il ne lui devait rien, après tout, et regrettait presque d'avoir promis son amitié et sa confiance à la petite ingrate.

 « Vous pensez qu'il me faudrait être à votre place pour comprendre la position délicate qui est la vôtre. Vous pensez également que jamais je ne saisirais toute la pénibilité de votre situation. Vous avez un tel a priori, vous vous faites une idée préconçue tellement exécrable de moi que je me demande parfois ce qui m'a poussé à accepter la mission confier par votre frère au sujet de votre mariage, alors qu'il eût été plus simple et plus reposant pour moi de moisir aux Roches grises, là où ni l'orgueil de Tybolt, ni les folies d'Aliénor ne font peser de couperet tranchant sur ma nuque innocente. Mes mots vous choquent peut-être, mais laissez-moi vous dire que je ne tire nul plaisir à vous dire les choses comme je les entends parmi les gens qui nous ont accompagné depuis le Roc. »

Les jérémiades d'Aliénor n'avaient aucune prise sur la sensibilité d'Edwyn, car la sœur de son suzerain ignorait tous des difficultés de cette vie. Elle était née dans une famille de suzerain et, comme si le sort ne l'avait pas déjà assez comblée, elle était née parmi les Lannister, première famille de Westeros, au patrimoine réduit mais à la fortune incommensurable. Que savait-elle des contrariétés de la vie ? Il se gardait bien de juger ses petites misères de jouvencelles, mais qu'elle ne vînt surtout pas lui dire qu'il ne savait rien de la rudesse de la vie. Du reste comment lui, un vassal du Lion, pouvait-il ne pas connaître la difficulté ? Il n'y avait pas position plus délicate à travers les Sept couronnes que celle-ci. Comment un vassal de Tybolt Lannister pouvait-il ne pas connaître la difficulté ? Il n'y avait pas homme plus impatient et impétueux que lui à travers le continent et de ce fait, contenter le Lion semblait plus ardu encore que de creuser le Mur. Edwyn n'était un vassal ni déloyal, ni capricieux, et prenant les Sept à témoin, il ne le trahirait jamais. Toutefois, il n'était guère simple pour lui d'être vassal des Lannister, pas tant du fait de la nature de l'hommage vassalique qu'à cause de la nature des lords Lannister. L'expérience était assurément enrichissante, mais elle n'en demeurait pas moins pénible et là, dans ces jardins, Edwyn se surprenait à penser qu'il serait bien mieux aux Roches sombres, à respecter le célèbre proverbe des paysans de la Treille : « Prier les Sept, boire le vin de la vie, et laisser les choses suivre leur cours. » Ses gens lui manquaient.

 « Songez, ma lady, que je m'efforce de tirer votre épingle du jeu dans ces négociations, et que je le fais alors même qu'il me suffirait d'expédier les discussions concernant votre mariage pour me concentrer sur l'alliance entre l'Ouest et le Bief pour plaire à votre frère, mon suzerain. Je ne puis vous en dire davantage, et s'il vous prend l'envie de vous méfier de moi, sachez que je le déplore, mais que je ne ferai plus d'effort pour vous convaincre de ma loyauté. On a souvent dit de moi que j'avance masqué, mais alors que j'exprime la plus sincère des vérités, j'ai l'impression que c'est vous qui voilez vos yeux du masque de l'ignorance. »

En dépit de toute l'affection que lui inspirait Aliénor, et des efforts qu'il déployait pour moduler le ton de sa voix de telle sorte qu'il n'y transpirait aucune colère, mais aussi aucune compassion. Au contraire, la voix d'Edwyn était amorphe, sans saveur, sans parfum. Il parlait comme l'enfant sage qui récite ses leçons sans les entendre, mais au fond de lui, il comprenait toute la profondeur de ses propres paroles. Peu importe ce que pensait Aliénor, son « protecteur » n'était ni un imbécile, ni le dindon de la farce grotesque qui se jouait ces jours-ci à Hautjardin. Fort heureusement pour lui, l'accueil qu'il avait reçu à Hautjardin avait été la sucrerie venue adoucir le plus mauvais repas qu'on lui servit jamais. Jamais il n'oublierait l'insulte de l'héritier du Bief.

 « J'espère en tout cas que ce voyage hors du Roc vous aura enseigné quelques leçons utiles pour l'avenir, ma lady. La réalité de ce monde est autrement plus dure que les coussins moelleux de votre chambre de Castral Roc, et je vous suggère d'oublier toutes les petites mésaventures que vous avez connues là-bas quand vous étiez plus jeune. Ici, vous apprendrez ce qu'est l'adversité, l'injure et la méchanceté. Vous souhaiter d'y échapper serait hypocrite de ma part, car le fait est que nul n'y échappe jamais. Je souhaite en revanche et du plus profond de mon cœur que vous trouviez en vous la force d'affronter les maux de ce monde avec toute la force et toute la dignité qui feront de vous la grande Dame que vous méritez d'être. »

Il était vrai qu'à voir Aliénor dans un tel état d'énervement pouvait faire passer la bonne volonté d'Edwyn pour une pure sottise, mais le fait est qu'il avait des scrupules à abandonner la sœur de son suzerain aux affres tourbillonnants du malaise. Et pourtant, les dieux savaient combien les raisons de balayer ces scrupules étaient nombreuses.
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Aliénor Tyrell
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Message Lun 5 Sep 2011 - 1:14

Et voila, elle avait tout les envies du monde crier, mais elle devait se retenir. Elle ne cherchait pas la pitié et encore moins de ses vassaux. Elle était encore plus reculée que jamais. Elle était pourrie de l’intérieur. Cette sale gamine qui lui pourrissait la vie, elle devait la tuer. Commettre ce meurtre que seule elle, connaitrait. Elle ne devait plus exister car, elle pourrissait sa vie et celle des autres. Un éternel combat et il se jouait devant Edwyn. Elle n’aurait jamais aimé ne connaitre cela. Elle retenait les larmes de forces.

Il était là pour elle et elle le repoussait? Quelle effrontée, elle était. Elle ne pouvait pas le laisser lui parler ainsi. Si, parce qu’un jour ou l’autre, on le lui aurait fait et valait mieux un vassal que votre propre frère qui vous connaissait davantage, même trop. Tybolt l’aurait tué en moins de deux. Il connaissait ses points faibles et la torturer comme il le voulait.

Sa mère aurait approuvé le comportement de Lord Edwyn et aurait tenu presque le même discours, mais peut-être avec plus de délicatesse, car, elle était en fait qu’une femme et seule une femme aurait bien montré le chemin à Aliénor. Un jour, elle devrait se faire respecter et ce n’était pas des caprices qui allaient gagnée. Une bonne baffe aurait suffit, mais elle n’avait pas vécu la sévérité de ses servantes et encore moins de sa Septa.

Rien, mais rien ne justifie mes erreurs d’enfants gâtées. Rien ne les justifiera, mais comprenez une chose, je souffre parce que de mes erreurs les autres subissent les conséquences. Vous me trouvez repoussante quand je parle ainsi, je le sais, je le lis dans vos yeux.

Elle se tut, elle ne pouvait rien dire, car elle était en faute. Elle n’était plus l’innocente petite Aliénor qui avait tout, quand elle le voulait. Fixant honteusement le sol, elle releva les yeux et ne fixa pas Edwyn, tellement la honte était dans son cœur. Elle avait trahi non pas un vassaux mais un ami et c’était encore pire.

Quand nous sommes parties de Castral Roc, j’avais si peur qu’un homme me confia qu’il allait tout faire ce qu’il pouvait pour préserver mon honneur. J’ai souris apprécier son présent qu’il me fit si un jour j’avais besoin de son aide. Malgré tout je l’ai trahi, je ne lui ai jamais confié mes peurs et pourtant il m’avait tendu sa main, et ce soir, il se tient devant moi et mon cœur souffre, parce que je le mets dans une position douloureuse et je trouve uniquement à parler de moi, alors qu’il a raison. Que je connais rien de ce qui m’attends parce qu’on m’a protégé et j’ai toujours eu ce que je voulais. Il a raison encore une fois. , car il le sait ce qui m’attend alors que je pleure mon sort comme une petite sotte.

Elle essuya cette larme qui coulait le long de sa joue et regarda Edwyn. Il n’avait pas pitié et ne le demandait surtout pas ceci. Elle était ingrate et savait pertinemment qu’elle venait de causer à elle seule, la pire des sottises. Edwyn ne méritait pas ses excès de colères. Elle était très jeune à coté de cet homme si grand par son cœur.

Je n’arrive pas à aligner les mots, par la simple cause, que je vous mets dans le tort, alors que je le suis. Vous savez comme Tybolt ce qui m’attend. Vous êtes le seul qui puisse vraiment m’ouvrir les yeux Lord Estren. Je sais que je me crois plus forte que tout, mais d’un coté je cache ma peur je suis terrorisée et je doute, alors que je ne devrais pas.

Elle était fatiguée mais elle ne voulait pas partir, car elle voulait reprendre à zéro. Du moins, retrouver l'homme qu'elle avait connu à Castral Roc.

Me pardonner est une erreur. Je ne le mérite pas. Je n’ai pas évalué les conséquences de mes actes. J’ai besoin de vos conseils et je le sais. Je voudrais tout reprendre à zéro, sans que l’on oublie mon incartade, car cela serait une erreur de l’oublier.




 
 
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Message Lun 5 Sep 2011 - 21:33

 « Vous n'êtes pas repoussante, ma lady. Ôtez de l'esprit cette vilaine pensée, et séchez donc vos larmes. »

Il tira de sa manche un mouchoir immaculé qu'il offrit à la demoiselle dont les yeux brillaient comme ces fruits qu'embrassent la rosée. Aliénor commençait à prendre conscience de la chance qu'elle avait d'être ce qu'elle était, et sans doute était-ce ce qui motiva le geste d'affection d'Edwyn qui posa sur l'épaule affaiblie d'Aliénor une main amicale et protectrice.

 « L'homme que vous avez rencontré à Castral Roc est toujours là, fidèle et loyal, prêt à vous offrir généreusement son amitié. Cet homme est toujours là et ce soir, il n'aspire qu'à vous venir en aide. Il sait combien vous êtes fatiguée, mais il vous demande d'être patiente et de ne pas perdre pied. Vous n'êtes déjà plus une enfant, ma lady, et pourtant j'ai l'étrange impression que vous eussiez aimé être à tout jamais la petite sœur qui demeure cachée à l'ombre de ses frères. Je me trompe peut-être, mais je crois deviner sous vos larmes la crainte de l'inconnu que représente le futur de la lionne parmi les roses. »

Ce qui était compréhensible. Peut-être le Roc avait-il été trop protecteur, et peut-être qu'Aliénor avait été trop longtemps tenue à l'écart des réalités de ce monde. Comme il est étrange de voir que les Sept s'amusent avec les cœurs et les corps, qu'ils animent et manipulent comme le forain tirant les ficelles du pantin qu'il agite pour la foule qui applaudit. L'ironie hasardeuse voulait qu'il incombât au jeune Edwyn d'instruire Aliénor de sa future dignité de première dame de Hautjardin. Comment expliquer, cependant, en peu de mots ce qu'est la vie d'une dame d'un tel rang ? Comment expliquer ce qu'implique être l'épouse de l'héritier du Bief, alors même que celui-ci n'avait pas tenu son rang pour les premiers rapprochements ? Il n'avait aucun plaisir à être ainsi désagréable avec Aliénor, mais était-ce sa faute si la vérité-même se faisait plus tranchante que la dague d'un Sans-visage ?

 « Je serai toujours votre ami et votre allié. J'ai pour votre famille une affection qui dépasse de loin la résonance de mon serment, et tant que les Sept auront l'indulgence de me donner bonne santé, je n'ignorerai nul appel de détresse que je recevrai de vous. »

Joignant à nouveau ses mains dans son dos, il invita la demoiselle à marcher encore dans les jardins, dirigeant leur pas vers les intérieurs du château car bientôt viendrait l'heure pour Aliénor d'aller trouver le repos et la tendresse du sommeil. Edwyn ne doutait pas que les rêves de la lionne seraient agités cette nuit et les suivantes, mais il n'y avait à cela rien d'étonnant. La pauvre enfant était accablée par le chagrin et le doute, et sans le secours réconfortant d'une présence familière auprès d'elle, nul doute que la citadelle florale de Hautjardin était semblable à une jungle à ses yeux. La décence l'empêchait de partager cette tendresse avec les membres de sa suite et de sa garde, aussi devait-elle être forte et endurer l'amertume du calvaire jusqu'à leur retour dans les chaleureuses terres de l'Ouest. Les yeux d'Edwyn s'égaraient sur le chemin qu'ils arpentaient lentement, dissimulant dans le creux de leur obscurité l'inquiétude qu'il éprouvait au fond de lui pour Aliénor. Aurait-elle la force de survivre à ce mariage, ou celui-ci allait-il la détruire de l'intérieur, ronger son cœur comme une terrible nécrose ? Il se félicitait de lui avoir offert un faucon durant le voyage, et il espérait avec force que la future femme de Tristan Tyrell n'hésiterait pas à l'utiliser pour communiquer avec lui.

 « Je ne vais pas vour mentir, ma lady. Les prochains mois seront difficiles, mais le cours des événements est désormais inexorable. Vous allez vous trouver au cœur de toutes les attentions et de toutes les discussions. On questionnera votre bonté, votre loyauté, votre pureté, mais aussi votre dignité. Serez-vous assez belle, assez fertile, assez honnête, assez éduquée pour être lady Tyrell ? Personne ne viendra à vous ouvertement pour vous interroger, ma lady, mais soyez sûrs qu'au Roc comme ici, des vipères du pire acabit guetteront vos moindres faux pas pour vous couvrir de leur venin nauséabond. Leur perfidie ne connaîtra aucune limite et pour en sortir indemne, ma lady, il faut les convaincre que vous êtes armés pour cette guerre des icônes. »

Edwyn s'immobilisa et posa un regard empreint d'une gravité pâle sur le visage d'Aliénor. Il reprit d'un ton qui ne laissait planer aucun doute sur le sérieux de ce qu'il allait dire.

 « Il m'appartient de négocier au nom de votre frère les clauses du contrat de mariage qui vous unira devant les Sept à Tristan Tyrell. Laissez-moi m'en occuper et concentrez-vous sur l'image que vous donnez de vous au monde, car c'est un combat que vous êtes seule à pouvoir mener. L'opinion de ces imbéciles n'empêchera pas le mariage, mais si vous leur donnez raison par votre comportement et votre attitude, alors votre vie à Hautjardin sera aussi pénible qu'un séjour dans les prisons du Donjon rouge, car ils saisiront toutes les occasions pour vous humilier. Mais il y a au fond de vous une grande Dame qui ne demande qu'à s'éveiller. Et ces mêmes imbéciles qui hier raillaient les folies d'Aliénor, demain ramperont à vos pieds.  »

Bien que d'aucun pussent en douter, Edwyn croyait à ce qu'il disait, bien qu'il sût également qu'un peu de bonne volonté serait insuffisant pour éveiller Aliénor à de meilleures dispositions pour affronter l'avenir. Toutefois, du changement s'annonçait et peut-être qu'elle tirerait les bonnes leçons de son voyage à Hautjardin quand, de retour au Roc, elle retrouverait la chaleur de ses foyers. Peut-être Edwyn devrait-il écrire à Tybolt, son suzerain, pour lui suggérer la clémence à l'égard de sa sœur ? Mais ce faisant, n'outrepassait-il pas ses prérogatives ? Il y réfléchirait en temps voulu et peut-être même songerait-il à user d'un stratagème pour éveiller aux idées du Lion qu'il serait, en l'occasion, plus utile de caresser que de mordre.
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Aliénor Tyrell
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Message Mar 6 Sep 2011 - 1:15

La main tremblante, elle prit le mouchoir que lui tendit Edwyn et sécha ses larmes, comme il lui demanda. Mais son cœur était lourd et elle ne pouvait pas le partager avec plusieurs personnes. Sinon, on gardait l’image de la petite fille qu’elle voulait endormir pour toujours. Car il n’y aurait que ses enfants qui pourraient être son image désormais et encore seulement si elle pouvait enfanter. Au roc, elle aurait toujours eu Tybolt pour l’écouter, ou les corbeaux pour écrire à Tya. Elle lui manquait. Surtout qu’elle aurait besoin de sa sagesse de femme mariée, mais elle craignait que Tybolt finisse par savoir qu’elle avait parlé avec sa sœur, alors que son mariage aurait du être secret. Il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, mais elle lui dirait à son retour. Tybolt aimait la discrétion, Aliénor non.

Tya avait été une mère plus qu’une sœur. Il y avait des sujets que Damon Lannister n’arrivait pas à entretenir avec sa petite lionne, alors il laissait son ainée faire ce qu’elle pouvait avec la petite. Elle n’aurait certainement pas la chance de la revoir, du moins pas si elle était encore enceinte et même après, elle ne s’obligerait pas à se déplacer pour elle. Aliénor était encore jeune. Elle était une adolescente à ce moment la, mais en quatre années elle n’avait pas plus grandi.


J’ai toujours voulu marcher dans leur trace, car c’était plus facile de les suivre que d’essayer de mener la marche. Tant que je vivais dans leurs ombres, personne ne cherchait à me connaitre et je crois que c’était bien pour moi. Tybolt a toujours voulu que je grandisse et Tya, elle est partie bien avant que je comprenne ce qui m’arriverait un jour. Je ne les blâme pas. Ils m’ont protégé pour que je décide un jour de survive seule, pour que je grandisse. Par contre, Tya a bien fait sa place à Accalmie. Tous semblent la respecter, mais elle n’Est pas comme moi. Elle n’est pas impulsive et doté de la patience de ma mère. Je dois changer et je le sais parfaitement.

Elle avait le teint pale et ne savait pas pourquoi, elle avait envie de se cacher, tellement ses yeux avaient rougis. Son teint était loin de celui de la petite lionne de Castral Roc. Edwyn n’avait pas voulu l’épargner, par intérêt de lui montrer qu’elle n’aurait jamais rien par la sympathie des pleurs. Il avait eu raison et si elle avait pu, elle aurait manqué au protocole, mais pas devant ses propres gardes. Il s avaient toujours eu ordre d’intervenir que lorsque l’on lui manquait de respect, mais ils laissaient toujours passer celui qui pouvait bien remettre leur suzeraine à sa place.

L’un deux avait vécu les misères du monde, car il avait connu Aliénor alors qu’elle avait trois ans et elle était tout sauf agréable, quand elle s’y mettait. Le Lion Gris n’avait jamais perdu patience, mais à dix-huit ans, il approuvait que son cœur souffre le moment de lui faire comprendre qu’elle ne pouvait plus jouer au jeu qu’elle adorait. Elle devait se tenir en femme et qui plus est, la future Lady Tyrell. La rose des roses. Autant réveiller le lion et faire sortir les épines de la rose.

Si j’avais pu, je vous prendrais dans mes bras. Par contre, les protocoles me l’interdisent et cela serait mal placé, je crois. Mais sachez que tout au fond de moi j’aurai une dette envers vous. Pour ce que vous faites présentement. Nous avons toujours besoin d’allié et encore plus d’ami, qu’ils soient loin ou proche, il faut savoir compter sur eux, le moment venu. J’accorde tout ma confiance en vous et je sais qu’au profond de moi, Tybolt vous accorde sa confiance, pour l’unique raison, qu’il a demandé vous, pour cette lourde tâche.

La petite lionne avait toujours demandé à avoir de l’attention, mais si elle se fiait au mot de son protecteur, elle allait pour une fois espérer que les yeux des autres vassaux ne la regardent pas pour qu’elle ferme son cœur sur ses sentiments et qu’elle soit seule. Elle comprenait qu’elle devrait affronter un jour ou l’autre, toutes grandes maisons du Bief. Et que les Tyrell la supporteraient, mais qu’ils ne pouvaient rien pour elle. Elle était la seule qui faisait son image.

Cette guerre n’est pas la même qui m’accable au roc. Là-bas j’ai toujours eu Tybolt qui défendait mon honneur. Même Gérold n’aurait permis que l’on insulte les Lannister. Je leur ai souvent manqué de respect parce que j’avais peur de changer. Mais vous avez raison. Les gens changent et ma cour ne sera pas celle que j’avais au Roc. Elle sera plus cruelle, car quelle cour ne l’est pas?

La petite lionne regarda son protecteur et soupira. Elle se souvenait d’une allusion que son père lui avait déjà faite, mais qu’elle comprenait aujourd’hui. À force d’user leur venin sur les anciens, ils utilisaient les nouveaux, pour s’amuser et en faire leur pantin. Aliénor adhérait facilement à la théorie de son vassal. Elle deviendrait du pâté, si elle ne sortait pas la vraie dame. Après cela, il n’y avait que ses choix. Edwyn et Tybolt ne pouvaient pas toquer à la porte de la Dame et lui dire de se dépêcher. Elle devait ouvrir les yeux maintenant et ne pas attendre que l’on marche sur elle, une Lannister.

Je ferais de mon mieux et même plus pour être digne de ma famille. Le lion s’est terré si longtemps, qu’il devra retrouver son chemin, mais il y arrivera. Si les sept ont décidé que j’allais naitre Lannister ce n’était pas pour me reprendre sitôt.


Elle rangea la lettre dans une poche et décida, qu’elle pouvait se battre. Tybolt lui avait promis son aide, Edwyn avait mis à sa disposition un faucon qu’elle garderait près d’elle.

Aliénor ne me quittera jamais, Lord Estren. Je prendrais soin de votre présent. Et chaque matin, j’aurai une pensée pour vous. Une pensée pour l’homme qui m’a fait grandir ce soir.

Elle lui offrit un mince sourire enclins de sympathie, mais surtout d’espoir. La porte approchait et elle doutait qu'elle allait devoir le quitter.

Si vous permettez et vous êtes en droit de refuser toute réponse, je comprendrais que je n'ai pas à fouiller dans votre vie,Comment connaissez vous Lady Rivanon Mallister?

Aliénor la connaissait pour l,avoir croisé à Cendreguée, mais Edwyn ? Un mystère qu'il avait le droit de garder pour lui, elle ne lui en voudrait pas
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Message Mer 7 Sep 2011 - 16:03

Edwyn écoutait Aliénor avec toute l'attention dont il était capable, et bien qu'il lui accordât volontiers le bénéfice du doute et cette seconde chance qu'elle réclamait sans la nommer, il demeurait sceptique, car l'expérience lui avait appris que bien souvent femme varie, et bien fol qui s'y fie. Le fait est qu'elle semblait enfin entendre raison et se résoudre à, au moins, réfléchir à l'importance de son attitude et de son comportement pour les mois à venir. De plus, il saurait quant à lui prévenir habilement Leo Tyrell de l'indélicatesse de la situation d'Aliénor, et sans doute le suzerain du Bief serait-il sensible au confort de la future épouse de son indigne fils.

 « Il n'est guère facile de comprendre les humeurs des puissants de ce monde, ma lady. Votre frère est certainement de ceux-là et puisque mon devoir est de le servir, je me garde bien de juger la confiance dont il me gratifie. Je n'ai aucune considération pour les honneurs, ni pour les récompenses, car je ne veux que le servir jusqu'à ma mort. »

Aliénor aurait tout le loisir de voir par elle-même comme les faveurs qu'accordent les hommes de pouvoir sont des fruits dont le sucre et la douceur ne dure qu'un temps. À peine y avez-vous plongé vos dents avides que déjà la saveur devient âcre, et l'amertume de la défaveur couvre vos nuits des sanglots du désespoir. Par chance, Edwyn y était insensible. Longtemps, il avait cherché des moyens d'impressionner les plus grands et plus puissants que lui, espérant gagner ainsi la protection et les bienfaits de personnes plus influentes que lui. Toutefois, à mesure qu'il progressait sur ce chemin, il lui était finalement apparu qu'il existait des procédés plus fiables pour se lier aux autres et ce, indépendamment de leur place dans le jeu des trônes. Il laissait aux imbéciles les procédés immémoriaux de la flagornerie et de l'obséquiosité. S'attacher la faveur d'un homme n'est pas nécessaire pour qui n'espère rien de lui. Cette relation qui ne sied qu'aux courtisans n'est rien de plus qu'une association unilatérale de complaisance mutuelle, pour parler de soi avec un autre, qui se trouve dépositaire de grâces à louer pour le bon prix. Et pour le suzerain qui connaît la prospérité de ses affaires, il connaîtra des courtisans sans nombre, mais ils s'en iront loin si le temps devient sombre.

Plus grande est l'amitié qui peut lier deux hommes, plus sûre aussi, car les amis ne trahissent pas. La félonie corrompt tout, et rétrospectivement, qui cesse d'être ami ne l'a jamais été. Heureusement pour lui et pour ses affaires, Edwyn avait avait quelques amis dans le Bief, et ceux-là lui seraient naturellement utiles, car par principe les amis discutent sans jamais rien se refuser.


 « Usez de mon présent comme il vous semblera. »

Le sourire d'Aliénor glissa sur lui comme l'eau sur le métal poli d'une armure. Il avait trop de patience pour se laisser si aisément convaincre de ce que tout s'arrangeait, d'autant que son expérience des folies d'Aliénor lui dictait la plus grande prudence à l'égard de la demoiselle dont il tenait les intérêts entre ses mains. Il lui tardait de négocier avec Leo pour qu'enfin soit lavé l'affront dont il avait été la victime à la fois première et collatérale. Il serait l'artisan d'une alliance formidable, n'en déplût à tous ceux qui espéraient se jouer de lui. Ceux-là avaient si peu d'ouverture d'esprit, si peu de bon sens, et si peu de vision... Ils n'avaient pas eu la chance d'être comme lui visités par les rêves les plus prometteurs. Tant pour ceux qui n'avaient pas pressenti le virage opéré par les vents de l'Ouest. Mais en tant que seigneur des monts Venteux, n'était-il pas le mieux placer pour en prévoir le mouvement ? Il ne put s'empêcher de sourire, mais celui-ci se figea en une moue interrogative quand Aliénor posa la question la plus hors de propos qu'elle pût poser alors qu'à peine quelques minutes auparavant, elle manquait de s’effondrer en larmes sur le sol dallé du sentier.

Connaissait-il lady Rivanon Mallister ? Cette question était d'une simplicité presque comique. Pourtant, elle éveilla en lui des sentiments terribles et contradictoires, tourbillons d'émotions coincés dans les gorges étroites de sa poitrine. Il songeait à elle, celle qui hantait ses rêves et peuplait ses pensées, celle qu'il aimait d'une passion dévorante et nue de tout intérêt. Lady Rivanon était si loin de lui désormais qu'il l'imaginait avec peine, étoile descendue des cieux nocturnes en la forteresse de Salvemer, sa maison d'origine. La belle était au-dessus du reste, et si différente des autres femmes. Elle était la douceur incarnée, et sa bonté comme sa sagesse la plaçait au-dessus du reste.


 « Voilà une question des plus inattendues, ma lady. Je n'ai pas le plaisir de connaître lady Rivanon Mallister. »

Le sentier poursuivait en ronde dans les jardins, mais s'ouvrait sur la gauche d'un escalier conduisant à une terrasse qui menait à l'un des corps principaux du château de Hautjardin.

 « Ma lady, je vais me retirer dans mes appartements pour me préparer à l'entretien officiel avec notre hôte. Ne tardez pas trop à gagner votre chambre, car vous avez besoin de repos et de confort. Soyez assurée de ma très haute amitié. »

Poliment, il s'inclina en une révérence avant de prendre les escaliers qui le séparait d'Aliénor qu'il laissait aux bons soins de ses gardes qui, par respect pour leur maîtresse, la suivait de loin dans ces jardins pour ne pas gêner leur conversation, une attention qu'Edwyn avait apprécié, car ce qu'il avait eu à dire à la demoiselle n'intéressait guère son petit personnel. La nuit était là, tout autour d'eux, mais claire et tempérée, comme tant d'autres nuits de cet été qui n'en finissait pas de s'acharner. Il dirigea rapidement ses pas vers le corps du château où il interpella un domestique qui s'empressa de le conduire jusqu'à ses appartements où, comme il l'avait fait demander, un bain chaud ainsi qu'un repas simple l'attendait.
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Message Jeu 8 Sep 2011 - 2:19

Quel gens étrange. Elle n’avait pas la même confiance que Tybolt, mais elle savait qu’il fallait être fou pour laisser sa sœur avec un homme dont on ne faisait pas confiance. Malheureusement, les positions de Tybolt ne la concernaient pas. Elle était que la petite lionne a qui on confiait le moins possible pour que cela reste dans l’impossibilité de se savoir. Elle n’était pas joyeuse, mais elle faisait avec, car elle ne pouvait rien à sa condition.

Elle ne siégerait pas avec ses frères et ne participait jamais au Roc. Peu lui importait quand dans son fort intérieur elle était une boule d’émotion instable et impertinente. Elle n’avait pas su comment répondre à son protecteur. Évidemment, se lassait-il lui aussi de ses paroles. Elle aurait préféré lui dire non, mais de quoi pouvait-elle lui parler. Elle n’avait rien à dire, mais tous à se plaindre.

Pardonnez-moi de vous importuner de cette question. Si un jour, il allait de la rencontrer, cette femme est la sagesse que l’on me voudrait mais qui ne m’est accordé.

Elle avait cru, mais parfois, elle devrait se taire. Garder ses problèmes pour elle. Ne pas parler, mais écouter ceux qui avaient des choses à dire. La petite Aliénor était blessé dans son état profond, mais ne pouvait en vouloir à tout le monde du mal qu’elle s’affligeait par elle-même. À défaut de grandir comme il le fallait, elle écopait.

Je ne saurais vous retenir davantage Lord Estren. Ne vous inquiétez pas pour moi, mon lord. Malgré ma fatigue, j’ai un combat à mener contre moi-même ce soir. J’ai besoin de marcher encore. Ne vous inquiétez pas pour moi. Ils seront tous proches.

La petite lionne du Roc regarda Lord Estren la quitter à regret. Avait-elle passé la limite du possible? Elle avait fait déborder le vase, elle en était certaine. Car sinon, on ne chercherait pas à la faire souffrir. Regardant tristement, la silhouette du Maitre de Wyndhall s’effacer, elle se retourna et pris le bras de son officier et ami. Petit mot, car les nobles n’avaient comme ami que d’autres nobles et rien de plus.

Dans un silence quasi-religieux, elle marcha encore quelques minutes avant que le Ser décide de mener la dame aux appartements que les Tyrell avait offert à Aliénor pendant son voyage. Ce fut sa servante qui prit le relais et après un bon bain, question de chasser les idées les plus noires et cruelles, Aliénor assise devant une coiffeuse et soupira.

On me trouve jolie et pourtant, je me trouve laide à l’intérieur, comme si mon cœur était pourrie d’avoir toujours eu ce que je voulais.

Vos mots sont durs mon enfant. Damon Lannister n’aurait jamais accepté de telle parole de sa fille. Il vous aurait repris pour que vous changiez vos paroles, car le cœur n’est pourri que si la méchanceté y règne. Vous êtes jeune Aliénor. Si vous décidez de vous montrer faible, alors la cour du Lion ne vous aura jamais rien appris.

La servante brossait la longue chevelure dorée de la lionne. Une enfant dans un monde d’adulte, mais il était temps qu’elle change.

Grandissez et ouvrez vos yeux sur le monde qui pourrait être plus simple que vous le voyez. La petite lionne a grandi, cessez de l’enfermer et de tout condamner. On vous a protégé pour ne pas vous faire mordre au premier obstacle. On vous a montré l’exemple, il ne faut que le suivre et laisser place à la vraie Lannister, future Dame du Bief. Vous avez sa beauté, sa générosité et son charme, montrez nous que votre mère est encore vivante parmi vous et vous serez gagnante.

Il n’eut pas plus de discussion pour décider de montrer qu’elle était la fille du Lion Gris et de la Grande Dame sa mère.



 
 
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« Avant que la lionne ne couche sur son lit de roses... » [Aliénor Lannister/Edwyn Estren]

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