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Lorsqu'on parle ou que l'on croise le fer...

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Message Jeu 25 Aoû 2011 - 16:55

" Allons, Oncle Alan, un peu de nerf ! Sanza monte sur ce cheval, il ne te mangera pas. Ruber, fais quelque chose, sinon on ne partira jamais.
- Si tu cessais de parler et que tu nous aidais, Armander ?"

La demande ne venait pas, contrairement à ce que j'avais prévu, de Storm, mais bien d'Oncle Alan. Celui ci me dépassa. Comme moi, il était à cheval, et il revenait de la mission que je lui avais confié : faire le tour de Grande-Arche en vérifiant que nous pouvions partir tranquille. Dans la cour du château, on s'affairait à terminer les préparatifs de départ. Je donnais des ordres rapidement car nous aurions déjà du être partis, et je venais d'entendre Oncle Alan arriver par la grande porte, et je m'étais donc adressé à lui pour qu'il se dépêche un peu. Ruber, lui, aidait Sanza à monter à cheval : c'était assez malaisé du fait qu'elle ait une peur bleue des chevaux..

C'était le grand jour, la grande heure : nous partions rendre visite à Mère et à Oncle Fergus dans le Conflans. Avant cela, nous nous arrêterions à Port-Réal pour saluer le roi.

Il va sans dire que Sanza et moi étions très excités : c'était la première fois que nous quittions les Terres de l'Orage pour la capitale. Sanza était ravie, s'imaginant du haut de ses dix-huit ans rencontrer l'amour de sa vie parmi les beaux chevaliers de la capitale. Moi, je comptais rencontrer les grand seigneurs, voir un peu ce qu'il en était de la politique actuelle du royaume. En tout cas présenter mes hommages au roi. Il fallait, même si je n'avais guère l'intention de devenir un politicien hors pair, que je les rencontre, tous, au moins pour voir ce qu'était la cour...

Ruber, lui bien, sur, connaissait déjà la ville : c'est là ou père l'avait retrouvé, un an après sa naissance, et il était déjà allé plusieurs fois en tant qu'écuyer de père lorsque celui ci était encore en vie.

On chargea les affaires dans quelques chariots, pendant que je finissais de donner mes ordres à Brian Penny, l'intendant. Les regards assassins que me lancèrent Sanza, Ruber, et Oncle Alan me dissuadèrent de pousser plus avant la discussion. Après tout, Penny savait ce qu'il avait à faire, et pour cause, je lui avait déjà répété cent fois. Enfin, je donnais le signal du départ, et nous partîmes cahin-caha à travers Grande-Arche, sur la route blanche et caillouteuse d'où s'élevaient des nuages de poussières blanches. Il faisait chaud, sec, comme d'habitude. La terre était brulée, et aride, faute de pluie. La moisson n'avait pas été bonne cette année. Et pourtant, les terres étaient fertiles. Mais la canicule était le pire des fléaux...

Pour récapituler, nous allions donc dans le Conflans, en passant par Accalmie, le Bois-du-roi et Port-Réal. Les membres de l'expédition étaient moi, ma soeur Sanza, mon oncle Alan, le frère de mon père, Ruber Storm, mon demi frère (officiellement, le bâtard de lord Ander, mon père), septa Servilia, et mon écuyer ser Bayard Penny, le fils de l'intendant, Brian, qui restait à Grande-Arche avec mestre Albriecht et septon Ludwig. Suivaient bien sur Walder, Jon, Stefen, et Jason Stewart, qui composaient ce que l'on pouvait appeler notre escorte.

La route se faisait en cinq jours et demi à cheval, et seul. Avec trois chariots, ça en faisait six et demi. Port-Réal était loin...On passa par Accalmie, et le Bois du Roi, couchant dans des auberges malpropres, dormant peu, chevauchant beaucoup. Je préférais chevaucher de nuit, pour éviter la chaleur, et puis le crépuscule était toujours magnifique sur la route.

Ce n'était rien en comparaison du Donjon Rouge, ni de Port-Réal, ou nous finimes par arriver. Nous fumes reçu en la citadelle, et l'on nous présenta. Un peu intimidés au début (même Oncle Alan l'était, et pourtant, il était venu cent fois plus souvent que nous), nous finîmes cependant par nous habitué à cela. Quand on nous fit savoir que nous pourrions adresser nos salutations au roi ce jour même , trois jours après notre arrivé, nous étions à peu près habitués aux usages de la cour, et nous commencions à ne plus trop faire d'erreurs sur l'étiquette.

Ruber trainait un peu partout, mais il ne nous accompagna bien sur pas au rendez vous avec le roi, ça aurait été inconvenant. Lorsque nous sortimes, Oncle Alan dit qu'il comptait retrouver de vieux amis pour une promenade à cheval, Sanza préféra se retirer dans sa chambre, se disant fatiguée. Je restai donc seul, suivit de Bayard.

" Où voulez vous aller, lord Armander ?
- Pourquoi pas faire un tour dans la cour et voir les entrainements ? Viens, Penny."

Penetrant dans la cour, nous observames un peu les guerriers combattre. Ruber était là, et nous fit signe de le rejoindre...Bayard resta un peu en retrait, nous permettant de converser entre frères.

"Alors, comment ça a été avec le roi ?
- Pas mal. Tu as a fait quoi pendant ce temps ?
- J'ai envoyé un écuyer quelconque se faire soigner le bras en lui fichant deux pouces d'acier dedans..."

C'est qu'il avait l'air fier de lui en plus le bougre...

" Félicitations. J'espère juste que ce n'était pas quelqu'un d'important..."

C'est le propre de Ruber : se ficher de tout, profiter de la vie et se réjouir de toute les victoires. Pour mon plus grand malheur, il est si inconscient et imprudent, notamment dans les duels, que je dois faire très attention à ce qu'il ne lui arrive pas de gros ennuis...et aussi à ce que lesdits ennuis ne me retombent pas dessus...

Il eut un grand rire, montrant qu'il se fichait bien des conséquences que ça pouvait avoir :

"Je crois que ça se saura vite si le bâtard que je suis a vaincu un grand seigneur.
- Tu as raison.

Observant la passe d'arme en cours, j'examinai les spectateurs...une septa et un enfant, deux ou trois chevaliers, un banneret quelconque du roi. En revanche, je ne connaissais pas les deux opposants...qui gagnait le combat, voilà qui était intéressant à savoir, au fond.





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Message Mar 30 Aoû 2011 - 14:31

« Comporte-toi en Prince », tels avaient été les derniers mots de Daenerys Martell pour son fils. Depuis le jeune Trystan s’était efforcé de respecter son souhait. Aucune fanfare n’avait saluée le départ de l’héritier de Lancehélion, c’est adjoint d’une escorte de trente hommes de la garde personnelle de son père et flanqué de sa tante ainsi que de son inséparable protecteur qu’il avait franchis les portes de la cité pour se diriger vers le port. Même à présent, Trystan pouvait encore sentir le regard humide de sa mère dans sa nuque. Le départ avait été loin d’être facile mais il s’était fait en silence et cela avait été pour le mieux jugea-t-il. Le souvenir de la ville endormie et silencieuse resterait pour lui la dernière image de Dorne tandis que le navire affrété pour les besoins du voyage s’éloignait doucement. Jamais encore il n’avait navigué et il se félicita de ne s’être pas vidé entièrement, alors que la galéasse affrontait les flots inhabituellement déchaînés de la Mer de Dorne. Cela n’était pas le cas de tous les passagers à bord nota-t-il rapidement, ayant ou observer un des hommes d’armes de la maison Martell se pencher pardessus le bastingage pour se délester de son chargement immonde. La traversée n’avait rien eu de particulièrement excitant à son goût ni de notable. S’il se montrait sur le pont il avait la désagréable impression de déranger l’ensemble de l’équipage qui semblait accorder davantage de respect à son garde du corps, ombre gardienne dans son dos, qu’à lui-même. Aussi avait-il préféré s’enfermer timidement dans sa cabine en compagnie de sa tante qui le harcelait de conseils.

Le confort de cette cabine ne l'avait disputé qu’à la chaleur atroce qui y régnait. Trystan eu bientôt l’impression de n’être qu’un vulgaire chargement parmi tant d’autres, ballotté au gré des envies de la mer. Aegon le Conquérant et ses sœurs s’étaient au moins épargné cette épreuve, assurément un voyage à dos de dragon devait être des plus rafraichissants. Il s'était prit à penser à un bain d’eau fraîche, et à en juger par l’odeur rance de sueur et de senteurs salines qui embaumaient alors la pièce tout le monde en avait grand besoin. Sa tante avait offert un visage aussi digne que possible et n'avait pas semblé le moins du monde incommodée, l’espace d’un instant le jeune garçon lui avait envié son détachement et sa contenance. Et il eut de nouveau l’occasion d’admirer son cran et son caractère une fois arrivé à Port-Réal. Il se prit à songer une fois encore à ce qu’il avait éprouvé lorsque la cité c’était pour la première fois offerte à son regard. Trois semaines de voyage éreintant avait été un prix que la vision de la capitale avait cent fois payé.

Longtemps son imagination avait alimenté son esprit en visions grandioses et superbes, aussi avait-t-il ressenti une vague déception en percevant les effluves acides du port formant un mélange des plus improbables dont il n’ose pas même chercher l’origine. Mais son dépit, s’il n’en avait jamais eu, s’était évaporé à la vision majestueuse du Donjon Rouge. Leur embarcation avait longé Peyredragon de suffisamment près pour leur offrir le tableau redoutable de la forteresse avec ses épaisses murailles sombres, mais la citadelle de Port-Réal présentait une comparaison sans pareille. Avec ses hautes tours qui semblaient toucher jusqu’aux cieux, la couleur particulière du grès qui lui donnait une allure des plus étrange au couché du soleil, comme baigné de sang, et qui avait quelque chose de captivant. La suite du périple jusqu’aux portes de la forteresse d’Aegon c’était continué à travers les rues de Port-Réal, accompagné par rien moins que deux membres de la Garde Royale. Trystan gardait encore en mémoire leur blanche tenue et leur port altier. Voilà à quoi ressemble de vrais chevaliers avait-il pensé, ne pouvant s’empêcher de faire la comparaison avec le colosse barbu qui lui servait de protecteur.

La pauvreté, la misère et la crasse. De loin la ville pouvait paraître briller de milles feux mais au sein de ses rues régnait une forme particulière de corruption qui acheva d’emporter les illusions du jeune Dornien. Ce qu’il avait entendu dire sur le Fléau de Printemps s’avérait justifié visiblement et il félicita l’intelligence de son père qui avait réussit à épargner à leur peuple les affres de cette maladie. Le Donjon Rouge quant à lui offrait un spectacle des plus saisissants comme il pu s’en rendre compte par lui-même une fois que leurs quartiers leur furent adressés. L’accueil fut plus froid qu’il ne l’eut escompté, aucune présence de sa tante ou même du roi, la Main du roi eut au moins la politesse de lui faire savoir que des « affaires urgentes requéraient toute son attention ». Cela au moins il voulait bien le croire, aussi Trystan avec sa réserve habituelle se résigna à explorer le château et à s’absorber dans la monumentale bibliothèque. Le roi ne nourrissait-il pas le même goût que lui pour les livres ? En souriant il pensa que sans doute il le croiserait par le plus pur des hasards.

-Qu’est-ce-qui peut donc vous faire sourire petit sire ? Vous semblez encore plonger dans vos pensées.

La voix de Septa Ania l’obligea à lever les yeux de son livre. On lui avait adjoint les services de la jeune femme qui lui faisait penser d’une certaine façon à sa tante, avec sa manie de chercher à le couver par tous les moyens. Trystan n’avait pas bien compris la manœuvre avant qu’on lui apprenne qu’il était de rigueur que les prêtres des Sept s’occupent de l’éducation des jeunes nobles. Le jeune prince n’avait connu pour précepteurs que son père et la figure fatiguée de mestre Lucan, aussi s’étonna-t-il lorsque cette jeune femme coiffée de blanc s’offrit de lui tenir compagnie. De la compagnie il en avait pourtant. Ser Devram avait troqué ses vêtements dorniens pour une cuirasse en lattes métalliques et une épée courte qui avait l’air d’un jouet entre ses mains. L’héritier de Lancehélion n’était que trop conscient de l’espèce de malaise qu’il inspirait autour de lui. Combien de regards n’avait-il pas surprit à s’attarder sur la bague aux dragons tricéphales reposant sur sa poitrine. Habitué aux paroles rudes de son père et à la politesse épicée caractéristique des dorniens, il avait du mal à supporter l’étiquette pompeuse du palais. Ces gens courbaient un peu trop l’échine à son goût, mais il se garda bien de le faire remarquer. Il ferma son livre pour le poser à côté de lui, époussetant sa tunique alors qu’il se levait.

-Gagnons la cour, j’ai besoin d’air frais je crois, si cela ne vous dérange point.

Dit-il d’une voix polie un vague sourire calqué sur son visage. La jeune femme s’exécuta avec une discrète révérence, encore, et lui ouvrit le chemin tandis que son chevalier protecteur emboitait le pas, un regard appréciateur sur le postérieur de la Septa. Conformément aux vœux de son père il s’était appliqué consciencieusement aux exercices des armes en compagnie de son garde du corps, des membres de sa garde ou encore du maître d’arme du Donjon Rouge. Le maniement de l’épée avait simplement remplacé l’exercice de la lance, plus brutal et dépourvu de grâce il éprouvait encore un certain désagrément à son maniement. La routine n’avait pas tardé à s’installer et ses demandes pour explorer la cité s’étaient heurtées à un mur, sa tante s’étant assuré qu’il ne veille pas à sortir de l’enceinte. Ruminant ses pensées contrariantes il gagna enfin la cour où s’affrontait deux membres de sa garde sous les yeux des soldats du palais et de quelques curieux. Les soldats Dorniens se jetaient l’un sur l’autre dans de grands éclats de rires, croisant le fer à coup de lance moucheté.

-On dirait que le climat réussit à nos amis.

Déclara ser Devram dans un rire avant de croiser les bras et de s’absorber dans la scène. Il était vrai que la « canicule » tant décrié ressemblait à une journée fraîche du Royaume des Sables. La Septa fronça des sourcils devant cet étalage guerrier. Trystan parcouru les spectateurs. Il y avait un flot régulier de visiteur au palais, des nobles pour la plupart. Certain venaient plaider leur cause auprès de la Main du Roi ou faire entendre leurs doléances, ou encore solliciter la justice du Roi. Il avait eu l’occasion d’assister à un de ces cérémonials, gravant à jamais dans sa mémoire le tableau de la salle du trône décoré de crânes de dragons. Jamais encore cependant il ne leur avait adressé la parole et il lui brûlait de le faire. Sa curiosité le disputait à sa timidité et à sa gêne, ce qui avait le don d’amuser grandement son protecteur. Son regard lilas s’arrêta soudain sur des armoiries qui lui semblèrent reconnaître : un cœur percé d’une dague et liséré de rouge. Il se força à puiser dans les tréfonds de sa mémoire pour mettre un nom sur le blason. Une maison des Terres de l’Orage ça il le savait, vassal des Baratheon-l’histoire de leur maison avait eu le don de le captiver-mais le nom lui échappait encore…

Faisant signe à sa Septa il lui désigna discrètement le jeune homme aux cheveux roux et de lui demander de qui il s’agissait. La jeune femme acquiesça à sa requête et lui répondit dans un murmure.

-Il s’agit de lord Staedmon de Grande-Arche des Terres de l’Orage.

Cachant sa gêne Trystan se décida à aller à sa rencontre. Parfaitement conscient que l’étiquette voulait que ce soit la personne qui réponde à son invitation et vienne à lui, il passa outre accompagner de garde du corps et de la jeune Septa. Parvenu à sa hauteur il tâcha de se comporter en Prince.

-Veuillez m’excuser messire et pardonner mon indiscrétion mais c’est la première fois que je croise un noble des Terres de l’Orage. Je crois savoir que vous êtes de la maison Staedmon, qu’est-ce-qui vous amène si loin de chez vous ? Des doléances particulières à soumettre au roi ou bien le simple attrait de la capitale ?
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