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Intrigue n°1 : la Seiche et l’Aigle

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Corneille à Trois Yeux
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Message Mer 24 Aoû 2011 - 18:37

HP : Voici enfin la première intrigue dont on parle depuis un sacré bon moment ! Je préciserais simplement qu’il s’agit de la première du genre et que par conséquent, nous limitons le nombre de participants afin de ne pas en rater la gestion. Merci de votre compréhension Very Happy

Les participants autorisés à y jouer sont donc : Edwyn Tully, Ulrik Stark, Oberyn Dayne, Pryam Templeton, Rivanon Mallister et Dagon Greyjoy. Si d’autres personnes souhaitent s’y joindre, merci d’envoyer un MP à Brynden Rivers afin de discuter de la question.



Salvemer est l’une des rares villes portuaires du Conflans et de par sa position face aux îles de Fer, elle a toujours été une cible de choix pour les pillards et les pirates Fer-nés. Mais Salvemer est aussi le nom de la forteresse de la maison Mallister qui surplombe la ville. Cette dernière a été bâtie de nombreux siècles avant l’invasion d’Aegon le Conquérant dans le but de protéger le petit port et plus largement, le Conflans. Si la forteresse est jugée imprenable, c’est en raison de la Tour Retentissante, un beffroi orné d’une impressionnante cloche de bronze qui sonne à chaque nouvelle attaque, prévenant les seigneurs voisins de la situation. A chaque fois que le tocsin de Salvemer retentit, les Fer-nés savent qu’il ne leur reste plus que peu de temps pour fuir avant l’arrivée des renforts des fiefs alentours.

La ville de Salvemer s’étend donc le long de la côte et bien que la ville ne soit pas particulièrement grande, on y trouve tout ce que l’on trouve en général dans une ville digne de ce nom, qu’il s’agisse des nombreuses tavernes qui accueillent les pêcheurs et les marins, du septuaire local ou des échoppes s’alignant le long des quais. Face à elles, on peut trouver toutes sortes de navires, des petites barques de pêcheurs aux navires commerciaux des fiefs lointains en passant par les quelques galères de combat de la maison Mallister. Quant à la forteresse du même nom, elle se situe au nord de la ville (c'est-à-dire à gauche, en arrivant par la mer), légèrement en surplomb et sans aucune limite entre ses murailles et les derniers bâtiments citadins. Le beffroi se trouve à l’intérieur des fortifications de même que de nombreuses autres structures qui accueillent les forces armées de la maison. Ces dernières comprennent environ une centaine de soldats, une quinzaine de chevaliers et pas loin d’une dizaine de gardes spécialement entrainés à combattre en mer, à bord de navires ou sur le rivage. Cela ne comprend évidemment pas les marins des cinq galéasses et des deux caraques Mallister.

Installée à la fenêtre de sa chambre, lady Rivanon Mallister observait les étoiles naissantes, l’esprit en éveil. Les rumeurs d’attaques fer-nées dans le sud s’amenuisaient et pourtant, personne n’avait parlé de paix. Cela ne pouvait dire que deux choses… Soit les habitants des îles arrêtaient d’eux-mêmes leurs exactions pour des raisons inconnues, soit ils changeaient de cible. Et là, ils pouvaient décider de s’éloigner vers de lointaines contrées ou pire, de remonter vers le Nord… Et par conséquent, le Conflans. Elle savait que ça ne serait que folie de s’attaquer à Salvemer, mais les Fer-nés n’étaient pas toujours réputés pour leur esprit stratégique. De plus, personne ne savait ce qu’ils manigançaient sur leurs îles et c’était sans doute le plus inquiétant… Encore que. Après tout, il y avait aussi ces étranges rêves... Par chance, Salvemer pouvait espérer compter sur le concours de nombreux hommes valeureux que lady Rivanon avait rencontrés au cours de ses voyages.

Ser Oberyn Dayne était l’un d’entre eux. L’Epée du Matin était un valeureux guerrier dornien qui parcourait les terres de Westeros pour des raisons qui lui étaient propres. Au cours de l’un de ces voyages, il avait fait la rencontre de lady Rivanon qui l’avait alors engagé et invité à la suivre à Salvemer. Le noble chevalier ne s’était pas fait prier et il se trouvait maintenant logé dans l’une des chambres d’invités de la forteresse et cela, même s’il passait le plus clair de son temps à s’entrainer avec les hommes et les chevaliers présents. Ce soir-là, il se trouvait dans la grande salle de Salvemer, devisant stratégie à l’épée avec Alkeryne, le maitre d’armes de la maison.

Plus loin, dans la cour du château, ser Pryam Templeton, un chevalier errant originaire du Val d’Arryn s’occupait de son cheval. Il était en train de flatter l’encolure de sa bête pendant que son jeune écuyer, Ewald Frey, la bouchonnait tout en récitant ce que son chevalier lui avait demandé, à savoir la liste des nobles maisons du Val ainsi que leurs blasons. Ser Pryam avait lui aussi été engagé par lady Rivanon, mais ce n’est pas parce qu’ils dormaient dans un château plutôt que sur le bord de la route que le jeune Ewald avait droit à du répit. Il était important de poursuivre sa formation, encore et toujours, jusqu’à son adoubement.

Du haut des remparts, un chevalier de blanc vêtu se détourna de la scène pour porter son regard sur la ville et la mer. Il s’agissait de ser Ulrik Stark, membre de la Garde Royale, qui avait rejoint Salvemer sur ordre du roi. Il avait profité du voyage d’un jeune lord pour se déplacer en grande compagnie, mais il était maintenant seul, ou presque. Il n’en demeurait pas moins qu’il portait la parole du roi et qu’il était venu la transmettre aux seigneurs des côtes. Non, la couronne ne les abandonnait pas, mais elle était actuellement incapable de leur apporter l’aide requise par les régions du sud. En attendant, il leur fallait tenir afin d’éviter que le fléau des îles ne se répande toujours plus loin vers le Nord.

Dans sa chambre, le jeune lord Edwyn Tully réfléchissait. La situation n’était pas simple pour lui parce qu’il était souvent difficile de s’imposer quand on a que huit ans. D’accord, les gens l’écoutaient et acquiesçaient, mais il était difficile de savoir ce qu’ils pensaient une fois que le petit lord avait quitté les lieux… Ainsi, Edwyn avait décidé de quitter Vivesaigues afin de rejoindre les côtes et il s’était installé à Salvemer parce que c’était le point central. De là, il souhaitait deviser avec les seigneurs côtiers afin de prendre les mesures nécessaires pour renforcer la protection du Conflans. Ce n’était pas évident, mais il savait qu’il pouvait y arriver. Il le devait. Décidant que cela ne servait à rien de ruminer de sombres pensées, lord Edwyn quitta finalement sa chambre en direction de la grande salle.


*** *** ***

En mer, à une certaine distance des côtes, hors de vue des guetteurs de Salvemer ou des défenses côtières, des boutres Fer-nés faisaient voiles. Ils étaient menés par la Sirène Noire, le navire personnel du lord suzerain des îles, Dagon Greyjoy. Ce dernier avait décidé de mener lui-même l’attaque, rassemblant sous ses voiles les navires de Pyk. Il était conscient qu’une trop grande force risquait aussi de les handicaper et il avait donc décidé de rassembler quatre boutres. La Sirène Noire était le plus impressionnant de tous, avec pas moins de 60 rames et donc le double d’hommes. Le Cruel de Harald Timbal suivait avec ses 30 rames, de même que l’Amazone d’Helya Botley toute aussi grande. Le dernier navire était un petit boutre de 10 rames mené par un marin récemment promu capitaine.

Sur le pont de son navire, lord Greyjoy scrutait l’horizon, humant le vent marin. Il avait mis au point un plan qu’il jugeait sans faille et il devait maintenant attendre que le signal ne survienne pour enfin lancer l’attaque. Il n’espérait pas prendre Salvemer, juste montrer leur force. Ils avaient razzié le Bief et l’Ouest. C’était maintenant au Conflans de craindre leurs frappes.



HP : Voilà x)
Il s’agit d’un message d’introduction qui vous positionne tous. Je vous laisse donc le temps de réagir et de faire ce que vous souhaitez, vous êtes encore relativement libre. Si j’ai dit quelque chose d’erroné, surtout n’hésitez pas à me prévenir, je corrigerais !

Le prochain message viendra sans doute ce week-end et il lancera réellement l’action ! D’ici là, prenez vos marques et posez vos questions. Je signale simplement que nous sommes en fin de journée et que la nuit est donc en train de tomber sur Salvemer.

Bonne chance !
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Message Jeu 25 Aoû 2011 - 16:46

Le Loup Sanglant était face à l’océan, son regard se perdant dans les vagues qui allaient et revenaient. Sa cape blanche volait au vent, contrastant avec ses cheveux aussi noirs que des plumes de corbeau. Il se rappela de la première fois qu’il était venu à cet endroit, seulement quelques jours plus tôt. Il était arrivé en tant que messager, accueilli par la fille du seigneur des lieux… Tout avait semblé si calme, si paisible.
Et pourtant, alors que les jours avaient passé, que le soleil s’était levé et couché, une main froide semblait s’être refermée autour de la gorge du Loup, comme un cadavre qui tenterait de l’étrangler. Elle avait dansé autour de lui, d’abord une présence insidieuse, presque impossible à ressentir, grandissant chaque jour en taille. Elle avait fini par être une ombre qui le suivait partout, un être qui apparaissait au coin de son champ de vision, pour disparaître dès qu’il tournait la tête. Jusqu’à aujourd’hui.
La veille, il avait cru que l’ennemi allait arriver. Que l’attaque allait venir le soir même. Mais rien n’avait eu lieu.
C’était avant d’avoir ressenti ce qu’il avait ressenti aujourd’hui. Sa crainte d’hier n’était rien à côté de ça. Rien de d’y penser, il sentit ses poils se dresser sur sa nuque et ses bras. Il sentait la mort cerner le château comme si elle l’assiégeait avec une armée forte de dix mille hommes.
Ce qui lui fit penser à ses hommes. Ceux qu’il avait amenés avec lui de Port-Réal. Au vu de l’inaction des lieux, ils étaient repartis dans leurs propres domaines. Ulrik ne pouvait leur en vouloir. Il aurait sans doute fait le même choix, aurait-il été à leur place. Le Conflans menaçait d'éclater à feu et à sang, entre les Nerbosc et les Bracken... Alors mieux valait combattre une menace visible qu'attendre désespérément qu'une menace inexistante ne nous tombe dessus.
Car c'était ça le pire, dans leur situation actuelle. L'attente. L'inaction travaillait Ulrik comme un rivière travaille son lit. Lentement, mais sûrement. Il se sentait déjà aux limites du calme, montrant les crocs dès qu'il entendait le moindre mouvement, prêt à dégainer Givre dès qu'il voyait le moindre mouvement sur la mer pourtant calme. Il était un chien de guerre, que l'on envoyait mordre, griffer, tuer. Pas un homme fait pour l'inaction et l'expectative.
Et qui plus est il La sentait s'agiter en lui. Elle lui donnait raison. Pour une fois, Ulrik et Elle étaient d'accord sur un point.
Penser à Elle le ramena à la nuit précédente. Il avait failli perdre le contrôle, cette fois là. Il savait que le combat présentait ce risque, mais ce qu'il était en train de faire lorsqu'Elle avait voulu sortir... Un frisson parcourut son échine lorsqu'il pensa à ce que cela aurait pu signifier.
Et penser à cette nuit le ramena forcément à Maureen. Il avait prévu bien des choses dans ce voyage, mais surtout pas qu'elle arriverait. Leur discussion n'avait été plaisante pour aucun des deux, et il savait que de toutes façons, cela ne servait à rien. Elle n'était pas le genre de femme à obéir à quelqu'un d'autre. Et encore moins à celui qu'elle aimait. Si le combat venait, il était sûr qu'elle se jetterait en première ligne, si cela lui permettait de garder un oeil sur lui.
Il lui faudrait s'arranger pour qu'elle le croit en arrière. Quitte à donner sa tenue blanche à quelqu'un d'autre.
Il fut interrompu dans ses pensées par des pas qui venaient derrière lui. Quelqu'un qui portait une armure de maille. Il vérifia que sa lame glissait bien dans son fourreau avant de se retourner, et de faire face au Ser Alrin Velaryon. Une seule journée s'était écoulée depuis son adoubement, mais il semblait déjà être davantage un homme. Davantage un chevalier. Il avait attaché partiellement ses cheveux, formant une demi-queue. Leur blond montrait distinctement ses origines valyriennes, et Ulrik ne se demanda pas pourquoi, parfois, certains croyaient qu'il s'agissait de l'héritier du trône. Seules ses pupilles n'étaient pas violettes, mais d'une couleur qui oscillait du brun au vert par moment. A sa ceinture il portait Croc, qu'il n'avait pas renommé. Ulrik lui avait aussi offert son fourreau de barral, et il l'arborait avec autant dignité que son précédent porteur. Le Loup était sûr d'avoir fait le bon choix en nommant ce jeune homme chevalier.

« J'étais sûr que je vous trouverais ici, ser Ulrik. »

Ulrik hocha la tête.

« Qu'est-ce qui t'amène, ser Alrin? »

Alrin avança, se mettant aux côtés de son ancien maitre. Son regard se perdit aussi dans la mer, avant qu'il ne réponde :

« Je sais ce que vous ressentez. Je le ressens moi aussi. »

Le Loup ne répondit pas. Son ancien écuyer continua :

« Je l'ai vue moi aussi. La pluie pourpre. »

Ulrik se tourna vers lui, surpris pour la première fois depuis des années :

« Je ne t'en ai pas parlé. »

Ce n'était pas une question, c'était un simple fait. Un fait qu'il ne pouvait nier, pas plus que le fait que l'eau mouillait et le feu brulait.

« Non. Mais vous rêvez. »

Ulrik ne pouvait le nier. Il avait dormi une heure ou deux, dans l'après-midi, avant de reprendre sa garde solitaire sur ce mur. Alrin avait été avec lui, à ce moment là.

« Et qu'en dis-tu? »

Alrin sourit, son regard croisant pour la première fois celui du Loup depuis le début de leur conversation. Il ne trahissait aucune émotion, à part un certain amusement.

« Que c'est pour bientôt. »

Ulrik hocha la tête. L'autre chevalier ne semblait pas ressentir la moindre crainte à ce sujet. Bravoure ou folie? Seul l'avenir le dirait.

« Te rappelles-tu de ta promesse? »

L'ancien écuyer hocha la tête.

« Il me serait impossible de l'oublier. Vous me la rappelez à chaque fois que l'on se croise. »

Ulrik sourit à la plaisanterie.
Mais lorsqu'il regarda l'eau, le soleil couchant donnait à la mer la teinte du sang.
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Message Jeu 25 Aoû 2011 - 19:37

Dagon n’avait pas préparé son expédition vers Salvemer à la légère. Bien sûr que quand ses troupes étaient prêtes à s’y rendre, il en avait fait ramener une grande partie. D’autre restaient non loin du Bief ou dans l'ouest pour surveiller les faits et gestes des côtes meurtries. Il fallait assurer ses arrières. Déjà, il ne resterai que le nord à surveiller et ils avaient moins de risque de se retrouver entourés par quelques petites flottes hautaines du reste du royaume dont il ne faisait déjà plus réellement parti. Il avait rapatrié ses meilleurs boutres avec ses meilleurs hommes pour qu’ils trouvent un peu de repos, avant de repartir à ses côtés et déclarer la guerre que le Conflant devait attendre depuis déjà un bon moment. Pensaient-ils vraiment qu’après avoir rongé sans relâche les côtes voisines, il ne viendrait pas les énerver un petit peu, mieux encore, anéantir leur fierté ?

Les îles de fer n’ont jamais été aussi actives. On préparait les boutres, on remplissait la cargaison, les hommes s’entrainaient presque nuit et jour et profitait pleinement du confort de leurs îles avant de partir. Il avait fait dessiner des plans par plusieurs personnes qui connaissaient les côtes de Salvemer et bûcha longuement pour trouver une stratégie qui se devait d’être plus subtile que la sauvagerie et la cruauté qui faisait la réputation des Fer-nés. Il étudia toutes les possibilités qu’ils avaient utilisées à ce jour, mais peu étaient efficace face aux contrées vertes. Il dut faire en choix entre deux et l’une d’elle se montrait réalisable. Il écrivit lui-même le plan sur papier en plusieurs exemplaires, les cachant avec précaution. Ce n’est que la veille avant de partir avec les autres bâtiments qu’il donna les instructions aux capitaines qui le suivaient dans sa folie. Certes, ils avaient l’avantage sur la mer, mais les côtes convoitées avaient une très bonne armée sur terre et les rumeurs laissaient entendre qu’ils n’étaient pas seuls. Il voulait donc mettre toutes les chances de son côté et faisait en sorte qu’il n’y ait aucune fuite qui pourrait lui mettre des bâtons dans les roues.

En milieu de matinée, Dagon était encore dans son fort pour s’occuper des derniers préparatifs. Il avait passé la journée à se préparer et vérifier son matériel, sans oublier quelques sommaires prières au Dieu Noyé. Il lui avait déjà fait tant d’éloge depuis plusieurs jours. Il eut un petit entretient avec son fils, lui demandant d’être sage et d’être son espion personnel pour garder un œil sur Aaricia. En parlant de cette dernière, il n’eut malheureusement pas le temps de profiter de sa présence ni même d’essayer sincèrement de procréer. Ce ne fut pas une priorité à l’heure actuelle. Elle devait être ravie.

Il embarqua enfin et prit la tête de la course. Le voyage dura un bon moment, mais pas plus que pour atteindre les Terres du sud. Tout dépendait du point de vue, mais les îles de fer étaient bien placé pour les attaquant et Salvemer était trop proche pour les attaqués.

La nuit commençait donc à tomber et leur énorme boutre étaient comme des ombres menaçantes qui fonçaient sur eux. Dagon demanda à ce qu’on ralentisse à une certaine distance, loin des flèches et du fond qui s’évanouissait sous leur boutre. Ils avaient fait un très léger détour, partant du nord des îles pour arriver par dessus le cap d’aigle, la place à attaquer, juste au tournant, plus au sud. Ils se cachaient pour ne pas alerter les valeureux guerriers de Salvemer. Les deux autres bâtiments s’arrêtèrent non loin. Entre chien et loup, à l’avant de son véhicule, Dagon jeta un regard à chaque capitaine, les apercevant à peine.

Il scruta à nouveau l’horizon, posant sa main imposante sur le pommeau de son épée, lui faisant faire quelques petites gestes circulaire, toujours dans son fourreau fixé à sa ceinture. La tension commençait à monter. Il s’étira les cervicales. Il en profita pour admirer le ciel dont les étoiles venaient broder le ciel noir petit à petit. Il appela un des marins non loin de lui et leur demanda de se préparer à descendre les barques, mais bien sûr dans le plus grand calme. Ils avaient bien attendu des années, ils pouvaient encore attendre. Il s’éclipsa sur le bord de la Sirène Noire pour s’appuyer sur le bord, gardant les yeux sur sa prochaine conquête.

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Rivanon Mallister
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Message Ven 26 Aoû 2011 - 8:45

Assise sur le rebord de ma fenêtre, j'observai les étoiles naissantes. Le soleil couchant nimbait de feu les flots de la Baie, un spectacle qui aurait pu être magnifique si la menace fer-née ne venait pas assombrir le tableau. Le calme avant la tempête. Je portai mon regard sur la cour, sur les remparts visibles depuis ma chambre. J'aperçus le manteau blanc de ser Ulrik et le vis discuter avec son écuyer fraîchement nommé chevalier. Voir le Garde Royal fit ressurgir le rêve que j'avais fait cette nuit, je m'en souvenais parfaitement. Il me suffisait de fermer les yeux.

Je me réveille dans mon lit. Tout est silencieux, étrangement. Je regarde par la fenêtre et je vois qu’il fait nuit. Je décide de sortir et traverse une forteresse totalement vide. Il n’y a personne, nulle part. Arrivée dans la cour, je vois les portes grandes ouvertes et au loin, la ville brûlée. La cloche du beffroi bouge dans le vent mais elle ne produit pas le moindre son. Je finis par passer la muraille et je descend jusqu’à la plage. Tout est désert, partout. Je finis par discerner une forme, au loin, en train d’être emportée par les vagues. Prise d’une peur sourde, je m’approche malgré tout et je me rends compte qu’il s’agit d’un loup de couleur blanche. Il semble avoir perdu la vie. Le retournant, je constate que quelque chose est enfoncé dans sa gorge. Prenant mon courage à deux mains, je décide de fouiller et j'en retire l’arme du crime que je finis par lâcher dans un cri de peur. C’était une main… Une main d’os.

Tel fut le rêve... Sans m'y attendre je m'étais réveillée soudainement, un peu perdue avant de retrouver mes repères. J'étais restée quelques minutes dans mon lit à me demander ce que signifiait ce songe. J'étais sûre d'une chose, ce n'était pas un rêve banal suscité par une angoisse sous-jacente. Non, il avait toute la consistance des rêves verts. Alors je m'habillai, le matin venait à peine de se lever et décidai de faire part de ce rêve à mon père. Je ne savais s'il était déjà réveillé ou non, mais une fois trouvé je lui racontai tout. Il était au courant pour mon don et savait que ce type de songes pouvait survenir maintenant ou bine plus tard. Mais un élément pouvait donner une indication temporelle, la présence du loup blanc qui coïncidait étrangement avec la présence du loup sanglant dans notre forteresse. Fort de ce renseignement, je savais que mon père en ferait bonne usage, il préviendrait certainement ses principaux commandants pour leur faire part de ce fait, sachant qu'il n'était pas nécessaire d'ameuter toute la ville étant donné que cette vision pouvait survenir aujourd'hui, demain, dans une semaine voire jamais... Mais s'il jugeait au contraire qu'il valait mieux prévenir que guérir, peut-être aura-t-il décidé d'informer la populace, néanmoins mieux valait éviter toute panique prématurée. Nos concitoyens, si nous faisions sonner la Tour, sauraient que le danger était à nos portes et pourraient se prémunir. Mais je laissai cette décision au seigneur des lieux.

L'attente était le plus dur. Nous étions en alerte et prêt à sonner le tocsin à la moindre voile pirate et même ceux qui n'étaient pas au courant de mon rêve pouvaient sentir cette atmosphère, un peu comme celle précédant les batailles. La journée s'écoula lentement et sans incident. Je décidai de parler à Ulrik de ce dont j'avais rêvé. Venant du nord, le garde comprendrait certainement ma démarche. Je m'entretins avec lui en privé. Et me voilà dans ma chambre en train de me demander ce qu'il adviendra dans les heures à venir. Je pensais à chaque personne se trouvant à Salvemer et mes pensées dérivèrent vers lord Estren ce qui amena un sourire fugace. Je tournai la tête vers la porte quand j'entendis frapper et vis Maï passer la tête. Elle vint me rejoindre et nous discutâmes ensemble pendant un temps, ce qui me changea les idées et m'évita de penser à cette angoisse que je sentais grandir en moi. Je ne voulais pas que mon rêve devienne réalité...



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Pryam Templeton
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Message Ven 26 Aoû 2011 - 12:38

     Les jours se succédaient sans réellement de changement, Pryam avait du mal à croire qu'une attaque des Fer-Nés puisse être crainte, comment est-ce que l'on pourrait s'imaginer le pire dans de telles conditions ? La chaleur étouffante semblait bien plus menaçante que les haches des Fer-Nés, mais si lady Rivanon lui avait demandé de venir à Salvemer – tout comme à d'autres chevaliers visiblement – c'est qu'elle devait savoir ce qu'elle faisait. Par conséquent, les doutes ne lui venaient même pas à l'esprit, en réalité, l'errant était même plutôt satisfait qu'ils aient patienté si longuement sans quoi il n'aurait pas eu autant de temps pour se préparer, autant physiquement que psychologiquement. Combattre ne l'effrayait point, mais ignorer le moment de l'attaquer était bien plus épuisant que de savoir le jour et l'heure précise. Les Fer-Nés tenaient là un avantage certain, celui de posséder le choix du moment où ils attaqueraient.

     Ewald savait bien que son chevalier et lui-même étaient venus ici pour combattre, même si le jeune écuyer allait certainement passer le plus clair de son temps à l'intérieur du château, comme les dames et les serviteurs des Mallister. Mais ce n'était pas pour autant que Pryam lui laissait du répit, ils n'étaient « alliés » que depuis peu et le natif du Val était bien décidé à ne pas laisser croire à son écuyer que le chemin jusqu'à l'adoubement était d'une facilité déconcertante. Le jeune Frey avait déjà choisi la difficulté en décidant de devenir l'écuyer d'un errant, il serait à la hauteur, Pryam n'en doutait pas une seule seconde.

     La nuit commençait à tomber alors que la voix du jeune garçon retentissait encore et toujours, récitant les différents noms des maisons du Val, décrivant par la même occasion leur blason, pour l'instant il ne s'était pas trompé une seule fois et le chevalier était satisfait de la performance de son jeune écuyer. S'il continuait à s'entraîner autant mentalement que physiquement, il finirait par devenir quelqu'un. Passant sa main dans la crinière de son cheval qui semblait plutôt satisfait de se retrouver dans un écurie digne de ce nom, l'errant leva les yeux vers le ciel qui s'assombrissait, puis son regard clair fut attiré par une silhouette plus claire que les autres. Après une brève contemplation, Pryam en conclut que ce devait être un garde royal, quelques chevaliers avaient expliqué au natif du Val qu'une épée blanche avait été envoyée. Ce n'était pas rien, ils étaient réputés pour être d'excellents combattants, autant dire que sa présence ici promettait quelque chose de bon pour eux. Restait à espérer que ce serait suffisant pour qu'ils parviennent à repousser les Fer-Nés le jour où ils attaqueraient.

     La voix d'Ewald continuait, imperturbable, Pryam reporta rapidement son attention sur lui en hochant la tête d'un air satisfait, encourageant le jeune garçon à poursuivre. Lorsqu'il termina en donnant la dernière maison du Val, le chevalier lui demanda alors de réitérer l'exploit en parlant des maisons du Conflans. Cela ne serait pas une chose très difficile pour lui, après tout il était né Frey et en tant que tel, devait connaître par cœur les noms des voisins des Jumeaux.

     Alors qu'il enchaînait d'un ton patient, le chevalier l'écouta d'une oreille distraite, s'interrogeant sur les raisons qui poussaient les Fer-Nés à patienter si longuement. Avaient-ils peur ? Certainement pas, l'on disait d'eux qu'ils étaient de très bons combattants et qu'ils ne connaissaient pas la peur. Une déclaration que l'errant avait toujours trouvée stupide, qui ne connaissait pas la peur ne connaissait pas le courage non plus puisque l'un découlait de l'autre, il fallait en avoir juste assez pour ne pas être dénué de courage, mais pas trop pour ne pas se retrouver tétanisé par elle. Peut-être bien que la sècheresse avait fait fuir le peu de Fer-Nés qui se trouvaient dans les eaux bordant le Conflans ? Pryam n'y croyait pas trop, les habitants des Îles de Fer n'étaient pas idiots, même s'ils étaient considérés comme des pirates, ils connaissaient aussi les stratégies adaptées à une attaque sur Salvemer. Peut-être qu'ils finiraient par montrer le bout de leur nez sous peu, l'errant l'espérait vraiment, même s'il ne souhaitait pas tuer rapidement, une fois que l'attaque serait passée, ils pourraient aller de l'avant et ne pas rester bloqués dans cette attente interminable.

     Il restait simplement à espérer qu'ils seraient toujours aussi nombreux qu'au début de l'attaque. Malheureusement, ce point était plus qu'improbable, une guerre, une bataille sans perte des deux côtés, c'était impossible. Qui serait cesserait d'attendre définitivement après cette bataille ? De tout cœur, Pryam espérait ne pas en être du nombre. Qui vivra verra.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Ven 26 Aoû 2011 - 13:13

Si tu veux la paix, prépare la guerre. Au fil des années et des combats avec les Fer-Nés, voilà ce que j'avais fini par établir comme ligne de conduite en temps de trouble. La situation était des plus préoccupantes...Les Fer-Nés avaient frappé les Terres de l'Ouest. Puis plus rien. S'étaient-ils résignés ? Avaient-ils décidé de partir en exploration plus loin du coté de la Mer ? Oh non. Pour avoir affronté maintes et maintes fois les Fer-Nés, commandés par Dagon et avant lui son père, je savais que ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils recommencent leurs attaques... Si l'on regardait une carte, il paraissait évident que leur prochaine cible serait le Conflans. Oh bien sur, c'était dangereux pour eux : dès qu'ils seraient repérés, la tour Retentissante sonnerait l'alerte, et ils faudrait qu'ils battent en retraite. Mais il fallait bien avouer que la logique n'était pas ce qui caractérisait le plus les Fer-Nés...

A mon sens, il était évident qu'une attaque était éminente. Premièrement parce qu'ils voulaient sans doute frapper l'ensemble de la baie. Deuxièmement, parce que les troubles générés par la querelle entre les Nerbosc et les Bracken faisait détourner les yeux des habitants du Conflans de la cote et de la menace des pirates, pourtant bien plus dangereuse parce qu'omniprésente et aléatoire.

C'était le soir, et je devisais posément avec mestre Edwyn, dans la grande salle, écoutant d'une oreille distraite Alkeryne parler escrime avec Ser Oberyn Dayne.

Bien sur, nous n'étions pas dépourvu de soutien. Le roi nous avait envoyé des chevaliers de la Garde Royale, lord Tully avait amené des troupes pour nous aider, mais je m'inquiétais surtout pour la population de Salvemer, au final.

Rivanon m'avait prévenu du rêve qu'elle avait fait. Certes, il n'y avait pas moyen de vérifier quand il se réaliserait, mais il était inquiétant. Le loup tué par une main d'os. Cela coïncidait étrangement avec la présence de ser Ulrik Stark... Faudrait-il y voir un sinistre présage, si Greyjoy attaquait et que les Timbal étaient là ?En tout cas, il fallait se méfier. A tout prix. Et il fallait toujours et encore être en alerte, même s'il ne se passait rien.

C'est pour cela que j'avais prévenu tous mes commandants et tous les chevaliers. Ils devaient se tenir prêt à une attaque, prêts à riposter et à stopper Greyjoy. En cas d'assaut, je prendrais le commandement des chevaliers de Salvemer, laissant à Joseth le soin de commander les soldats spécialisés dans le combats sur les plages et en mer. Les capitaines des navires étaient prêt à partir. En cas de danger grave, si une attaque se produisait, j'avais donné l'ordre d'évacuer la population de la ville vers l'intérieur des terres. Pour l'instant, elle n'était pas prévenue. Inutile pour l'instant de paniquer les gens. Surtout s'il ne se passait rien.

On ne pouvait pas savoir. On ne pouvait au final qu'attendre, attendre, et attendre encore. C'était l'attente qui faisait le plus peur. Je savais quoi faire en cas de combat. Mais attendre, en n'ayant pas de certitude, c'était terrible. Allaient-ils attaquer ? Si oui, quand ? Et comment le feraient-ils ? Saurions nous déjouer leur stratégie et nous défendre en limitant les pertes ? Y aurait il des morts ? Et si oui, combien ?

Je regardais les jumeaux passer en courant. Ils avaient l'air si heureux. Si innocents. Mes enfants étaient sans doute ce que j'avais de plus précieux. Je ne voulais pas les perdre. Globalement, personne ne méritait de mourir dans cette attaque...s'il y en avait une.

Carressant d'un doigt la lame d'Answerer, je souris quand même. Prière pour que les dieux nous épargnent. Mais nous étions prêts. Ils pouvaient venir, les Fer-Nés. Il pouvait venir, Greyjoy. Ca faisait des années que je voulais lui régler son compte, alors pourquoi pas, si le moment venait ?
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Intrigue n°1 : la Seiche et l’Aigle

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