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Flux et reflux [PV Oberyn]

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Message Lun 22 Aoû 2011 - 14:51

La froideur s’approchait au fur et à mesure qu’ils partaient vers le nord. Port-Real, la grande cité, semblait infiniment plus agitée que dans le sud où les habitants étaient pourtant réputés pour avoir le sang chaud et les réflexes brusques. Une petite rencontre avec une Nordienne n’avait fait que rehaussé ce parfum de voyage qu’Edarra sentait encore plus. Tout ça était bien différent de Dorne. Dans le désert, on a que très rarement des surprises aussi grandes. La jeune femme le parcourait depuis sa plus tendre enfance et de ce fait elle en connaissait tous les détours et tous les pièges. Elle ne s’attendait pas à tout, mais elle savait ce qu’il y avait. En partant plus au Nord, au-delà de ses montagnes préférées elle n’avait cessé de voir des choses nouvelles. Que ce soit au niveau de la faune, de la flore et des gens, tout semblait être tiré d’un autre monde, comme un livre de contes ouvert. Après tout, tout ce qu’elle croisait n’était que des « on dit » jusqu’à présent. Jusqu’à ce qui se présentent d’eux même devant elle finalement. La route était plus escarpée et dangereuse que dans le terrain qu’elle connaissait le mieux. Des arbres, des fougères, il était difficile de prédire ce qui se cachait derrière et des attaques étaient forcément à prévoir. Toute fois, le voyage jusqu’à la côte fut relativement tranquille. La population semblait s’être dispersée dans les terres et saufs quelques villages, ils ne virent pas de grandes agglomérations depuis Port-Real. Finalement, les terres intérieures semblaient presque aussi dispersées que celles du désert.

Pourtant, ces terres-là semblaient encore plus intrigantes que Dorne. Derrière chaque colline, forêt, montagne ou rivière il devait y avoir quelque chose et Edarra en crevait presque d’envie d’aller voir. Ce sentiment n’était renforcé que par sa faible imagination qui arrivait à lui construire des palais somptueux caché derrière tout ce paysage ou des plaines anciennes, parsemées de ruines et de vestiges d’anciennes batailles. Elle aurait pu se reconstruire un autre monde seulement avec tout ce que lui inspiré le continent finalement. Medger et ses bouquins, ils étaient bien loin et bien moins intéressant que vraiment voir et ressentir ce qui se passait. Après tout, des simples pages d’écriture ne vous donne pas la senteur des feuilles sèches ou de l’eau d’une rivière qui s’écoule, comme elle ne peut pas vous faire entendre le bruit des nombreux animaux qui se faufilent à votre regard ou le brouhaha lointain d’un quelconque village. Passant à côté de grandes montagnes, ils s’arrêtèrent un soir au pied de celles-ci. Les bruits faisaient écho sur les grandes parois de pierre de l’édifice, donnant l’impression à Edarra qu’elle était chez elle. Dans le désert, le bruit se répandait vite, sans pudeur, laissant à tout le monde le loisir de prévoir des attaques ou le passages d’animaux. Là par contre, c’était une sorte de bouillon de bruits informe, mais c’était quand même envoûtant.

Finalement, ils durent encore franchir une rivière avant de voir pointer au bout de l’horizon, la fameuse ville qu’ils cherchaient à atteindre depuis presque un mois. Les haltes, sauf à Port-Real, avaient été de courte durée et ils s’étaient tout de suite élancés vers le but de son départ. Au fur et à mesure que la ville approchait, la jeune femme ressentait des picotements dans le bout de ses doigts. Loin d’être aussi brave et courageuse que les chevaliers qui s’étaient rendus à Salvemer pour affronter les Fer-nés, elle appréhendait néanmoins la suite des évènements même si ce n’était que des rumeurs. Après tout, toute seule avec son garde, même en ayant une grande confiance envers Olyvar, elle ne savait pas si ils tiendraient longtemps face à un boutre des îles de fer. Mais cette pensée obscure était surtout atténuée par la pensée de retrouver Oberyn le plus rapidement possible. La ville n’avait pas grand-chose à voir avec Port-Real. Le parfum de mer, le poisson et d’algue embrumait l’air d’une senteur désagréable aux premiers abords. Finalement, après quelques dizaines de minutes, la nuance s’estompa, comme ça se passait à Lancehélion quand elle y mettait les pieds. Ils s’établirent dans une auberge relativement confortable et bien tenue. Une fois installée dans sa chambre (ce qui consistait plus ou moins à mettre ses sacs dans une armoire et à terre) elle se fit un brin de toilette pour avoir l’air un peu plus fraîche et propre que la dernière fois qu’elle avait croisée l’épée du matin. Ce jour là, revenant de voyage, encore pleine de sable et de poussière, elle n’avait pas été la plus glamour de toute les nobles qu’il devait avoir vu, sans aucun doute. Cette fois-ci elle toiletta soigneusement en se lavant par la même occasion, les cheveux histoire d’être quand même plus présentable. Enfin, elle demanda à Olyvar d’aller chercher Oberyn qui devait certainement être dans le château des seigneurs de la ville étant donné son titre.

Edarra se sécha les cheveux et enfila un linge qui avait été préservé du voyage dans un sac en toile résistant. Il ne sentait pas aussi frais que si il avait été nettoyé de la veille mais il valait largement mieux que les habits qu’elle avait porté durant le voyage : fripés, terreux, poussiéreux… Elle n’était, une fois de plus, pas dans une robe à faire tourner la tête des hommes mais elle savait que ce n’était pas ce genre d’artifices qui ferait tourner celle de son homme. Elle s’assit à la fenêtre de l’auberge pour observer les rues agitées en bas. Elle entendait au lointain les vagues et la côte. C’était un endroit calme et sympathique, dommage qu’il soit le lieu de terribles rumeurs. Au bout d’un temps qu’elle trouva atrocement long, on frappa à la porte d’une manière particulière, un code qu’avait établit Olyvar pour que sa dame n’ouvre pas à n’importe qui. A cet instant finalement, l’attente n’avait pas semblé être assez étendue. Elle ne savait pas quoi dire, comment expliquer sa présence ni la manière dont elle devait le dire. Elle se leva et articula un léger « entrez », aussi inconfortable que si elle savait qu’elle allait se prendre un savon terrible.
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Message Lun 22 Aoû 2011 - 17:10

Cela faisait désormais plusieurs jours, voir semaines que Oberyn était au service de la famille Mallister, il avait apprit à connaitre les hommes qui servaient dans la petite armée du Seigneur de ces terres. Il ne les connaissait pas comme ceux des Météores cela ne faisait aucun doute, peut être pour la simple et bonne raison qu'ils n'étaient pas "ses" gens mais il ne cessait néanmoins de toujours chercher à en apprendre d'avantage sur chacun d'eux. Il faisait ainsi non pas uniquement pour être mieux à même de les reconnaitre mais pour lui donner une raison de se battre. Oberyn faisait partit de ses hommes pour qui le combat ne revêtait pas de sens par lui même, il lui fallait une raison, une motivation, quelque chose qui guiderait son bras et Aube par la même occasion. Hors si loin de ses terres et de ses gens, le seul moyen qu'il avait trouvé fut de se mêler à ses hommes, apprendre qui ils étaient, pour quelles raisons ils se battaient et ce qu'ils voulaient préserver. Beaucoup de chevaliers pouvaient trouver dans le simple fait de servir leur Seigneur une motivation suffisante pour les mener jusqu'au cœur de la bataille et voir même pour en sortir victorieux, pour peu que le Guerrier leur en prête la force. Et parmi les hommes avec qui il passait ses journées certains étaient de cette étoffe, ainsi lorsque le retour de Lord Mallister fut annoncé Oberyn put voir certains hommes devenir plus hardis à l'entrainement, plus enclins à en découdre avec le moindre opposant. Seulement et malgré tout le respect qu'il avait pour le Seigneur de Salvemer, il n'était pas son Seigneur et ne le serait certainement jamais, se battre en son nom n'apportait que peu au cœur du jeune chevalier.

Le temps avait passé à la fois lentement depuis son arrivée dans la cité fortifiée et pourtant lorsqu'il se levait chaque matin aux premières lueurs il lui semblait que son entretien avec Lady Rivanon avait eu lieu seulement quelques jours plus tôt alors qu'il était déjà là depuis près d'un mois. Pour ne rien arranger chaque jours un homme d'arme venait le défier à l'entrainement, chacun voulant se mesurer à un chevalier Dornien, si exotique que cela puisse paraitre. Oberyn utilisait une épée de bois pour ne blesser personne mais surtout car Aube ne devait pas être tirée au claire pour de simples passes entre partenaires d'entrainement. Chaque soir lorsqu'il rejoignait ses appartements, le jeune guerrier Dornien se disait qu'il lui faudrait bientôt partir car les Fer-Nés n'attaqueraient jamais une telle place forte. Qu'il ne s'agissait là que de la première étape de son voyage, mais chaque jour il retrouvait ces hommes qu'il avait apprit à connaitre à avoir envie de défendre, pour lesquels il savait qu'il pourrait se battre sans une once de doute et il restait une journée de plus. Quoi qu'il arrive de toute manière il ne pouvait partir et quitter Salvemer sans avoir rencontré Lord Mallister et lui avoir présenté les respect qui lui étaient dû ainsi que les amitiés de son père Lord Dayne. Que ce fut le but premier de son voyage ou non, qu'il l'ait conçut de la sorte ou pas, il était et ce même contre son gré si besoin était, un envoyé diplomatique de la maison Dayne.

C'est ainsi que se déroulait le quotidien du jeune Dornien, il s'agissait là de sa première expérience de la guerre et pour le moment tout ce qui en ressortait était ce sentiment d'attente ainsi que l'ennui. Oberyn n'aurait jamais cru que la guerre pouvait être ainsi, depuis qu'il avait été en âge de porter l'épée il avait toujours imaginé la guerre comme quelque chose de tout sauf ennuyeux, il voyait dans son esprit les grandes batailles et les combats glorieux d'hommes de légende, mais jamais il n'aurait pu imaginer qu'il y avait tant d'attente et d'ennui avant que le tocsin ne sonne et donne le signal de la bataille. Cependant et comme le lui avait enseigné Ser Intregar, le jeune homme s’entrainait chaque jour avec l'application qui lui avait valu le titre d’Épée du Matin. Ce matin là il affrontait cinq adversaires munis d'épées et de boucliers de bois, afin de parfaire sa technique et son agilité au milieu de plusieurs ennemis. L'exercice avait commencé à un contre trois mais devant le spectacle d'autres hommes tout aussi gagné par l'ennui que le chevalier si loin de ses terres avaient formé un cercle autour des quatre participants. Comme à chaque fois que Oberyn maniait l'épée, fusse t-elle de bois, un grand sourire se lisait sur son visage, il virevoltait entre les attaques de ses partenaires et bien qu'il puisse donner l'impression de ne pas prendre la chose au sérieux, il n'en était rien, il s'agissait simplement de sa façon de combattre, avec bonheur et application, son sourire ne cachant que les mécaniques que son esprit déployait pour prévoir et parer chaque attaque. Ce fut donc un quatrième adversaire qui prit part à l'exercice. Oberyn faillit se laisser surprendre par son attaque de coté et dû réagir dans l'instant et frapper à son tour pour la première fois de l'entrainement. Une fois le quatrième intégré à ses calculs la valse reprit sans qu'il n'est à porter le moindre coup jusqu'à ce qu'un cinquième ne prenne lui aussi sa place dans le cercle de ses assaillants et qu'il ne soit dès lors plus possible à l’Épée du Matin de "jouer", il lui fallut alors parer et frapper pour pouvoir s'en sortir. L'exercice dura encore quelques minutes avant que tous ne cessent à bout de souffle, le Dornien ne faisant pas exception. Ils allèrent boire à un tonneau déposé là pour permettre au praticiens de se désaltérer. Même si cela l'amusait plus qu'autre chose et lui permettait de tromper son ennui, Oberyn avait surtout conscience que de tels démonstrations avaient un effet bénéfiques sur les hommes, beaucoup ne savaient pas ce qu'être l’Épée du Matin voulait dire mais ces petits exercices les rassuraient et leur faisaient accroire, au moins pour un moment, qu'ils avaient dans leur rang un soldat d'exception. Le moral ne pouvait être laissé de coté dans une période si sombre pour Salvemer et toutes les forteresses côtières de Westeros.

C'est en levant les yeux après avoir bu, que le regard du jeune chevalier se posa sur un homme de dos, qu'il aurait certainement reconnu entre mille. Il ne connaissait pas deux hommes de la même stature et dont la chevelure soit si abondante, Olyvar Sand, serviteur et protecteur de sa Princesse du Désert... de fait en s'approchant du colosse il pu se rendre compte qu'il ne s 'était pas trompé. Les deux hommes entamèrent une discussion animée. Oberyn ne pouvant croire qu'après lui avoir fait serment de protéger et servir Lady Edarra, le guerrier ait pu la laisser venir jusqu'à Salvemer alors même qu'il s'agissait là d'une région on ne peut plus soumise à la menace Fer-Né. Oberyn avait laissé sa belle en sécurité dans les montagnes de Dorne et voilà qu'elle venait d'elle même se mettre en danger. Le chevalier aurait pu laisser libre court à sa colère face à ce géant s'il n'avait simplement annoncé que Lady Edarra Ferboys attendait de pouvoir le rencontrer dans l'auberge à laquelle il avait donné leur préférence pour loger durant leur séjour, qu'Oberyn, encore retourné par la nouvelle, espérait le plus court possible... seulement il n'avait aucun doute, il savait que lorsqu'il poserait les yeux sur sa belle, il souhaiterait plus la voir partir où alors le faire avec elle et laisser derrière lui toutes ces histoires de défense de ceux qui ne comptent pas pour les puissants. Il suivit donc le garde de la maison Ferboys jusqu'à la petite ville à l'extérieur des murs d'enceinte de la forteresse. Olyvar le mena jusqu'à une auberge sans prétention donnant sur la mer et lorsqu'ils furent enfin à l'intérieur, utilisa un code pour frapper à la porte de sa maitresse.

Durant le court voyage jusqu'à l'auberge, le jeune chevalier entretînt sa mauvaise humeur du mieux qu'il pouvait, il ne devait pas se laisser distraire par la beauté de sa Princesse du Désert, il lui fallait être dur et ferme, inflexible quant à son départ sur l'instant. Si seulement elle avait pu ne jamais venir ainsi se mettre en danger... Mais quelles que furent ses convictions et ses décisions Lady Edarra réussit là où cinq hommes armés n'avaient réussit, Oberyn Dayne, l’Épée du Matin fut vaincu en un seul coup, un simple "Entrez" murmuré au travers une porte. Lorsque Olyvar ouvrit cette dernière, le jeune chevalier entra dans la pièce où une vision l'attendait, qu'importe la toilette qu'elle portait, la manière dont ses cheveux étaient brossés et peignés, le Dornien n'avait d'intérêt que pour ce regard sombre et aimé. Il inclina la tête
Ma Dame... toute véhémence avait quittée son esprit où seuls demeuraient son amour pour sa belle et le bonheur de sa présence. C'est avec un sourire doux qu'il releva les yeux sur sa Princesse du Désert. Encore vêtu de sa tenu d'entrainement et marqué par les différents exercices qu'il avait pratiqué toute la matinée, le jeune chevalier avait conscience de ne pas être digne de se présenter de la sorte devant celle que son cœur avait choisit mais il se promit de faire mieux... Il ferait venir Lady Edarra à Salvemer, dans la forteresse afin qu'elle loge comme son rang le voulait et non comme une voyageuse de basse extraction. Alors il se présenterait à elle sous des atours plus adéquat, ou au moins en étant propre et soigné. Il lui faudrait demander la permission à la famille Mallister, mais il ne voyait pas en quoi ces derniers refuseraient à l'héritière de Ferboys l'hospitalité qu'il lui avait offerte à lui simple chevalier...
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Message Ven 2 Sep 2011 - 14:13

A peine la silhouette d’Oberyn avait passée la porte que toute son inquiétude avait disparue. Elle avait imaginée bien des scènes, allant de la plus fougueuse à la plus violente. Ca allait du chevalier se jetant sur elle pour faire des tas de choses dont il ne faudrait pas parler sous peine de paraître bien trivial à la violente dispute qui se termine par le renvoi de la dame purement et simplement en Dorne sans détour. Bien sur, Edarra aurait été assez (bien assez même) têtue pour tenir tête à son prétendant. Elle était une dame, une noble, élevée dans la pure tradition des femmes de Dorne (donc pas tout à fait dame non plus) mais elle avait aussi des caprices de petite fille et en ce moment, c’était celui là : elle voulait rester là pour le moment. Et quand elle en avait décidé ainsi, elle était capable de tout : même de s’accrocher au pied du lit avec des chaînes immenses, manger et dormir sur le sol si ça lui plaisir. Bien sur, elle ne voulait pas en arriver à cet extrême et si elle aurait fait la fière, elle ne l’aurait pas fait longtemps, mais elle savait qu’elle voulait pour l’instant être ici pour… Pour être rassurée tout bêtement. Caprice d’enfant, ou plutôt de femme-enfant, elle avait juste envie, voir besoin, de voir Oberyn en vie, marchant sur ses deux jambes avec ses deux bras encore en place et sa tête accrochée à son corps. Mais on pouvait le dire : c’était réussi (pour le moment) et il n’y avait besoin de rien de plus pour combler la jeune femme… Enfin, il y aurait certainement eu autre chose mais comme nous le disions plus haut : ne soyons pas trivial.

Ainsi rentré et à peine deux mots dit que la jeune femme était comblée et sentait se dissiper toute l’inquiétude qu’elle avait accumulé depuis Dorne, c’était dire tout ce mal qui lui rongeait les entrailles depuis un sacré bout de temps ! Et pourtant, elle ne voyait pas Oberyn si souvent que ça. En fait elle le voyait très rarement pendant des périodes des fois très courtes. Mais c’était plus l’idée qu’il soit loin, possiblement en danger qui rendait cette séparation plus dure et compliquée que les autres fois. Elle n’était pas le genre de femme à rester attendre sagement à la maison que l’homme revienne ou qu’un messager vienne lui apporter de sinistres nouvelles. Non, elle avait des jambes alors elle allait chercher elle-même ses nouvelles un point c’est tout. Voilà pourquoi elle était dans cette chambre d’auberge à Salvemer, à peine reposée du long voyage qui avait précédé. Elle s’avança doucement vers Oberyn, esquissant un sourire gêné.

∼ Ser Dayne… Désolée de ne pas vous accueillir dans un lieu qui sied plus à votre rang. Je n’ai pas eu le temps de changer la décoration. »

Elle essayait légèrement de détourner l’attention de son hôte de la raison de sa visite, étant aussi inexistante que les raisons rationnelles de son départ. Et Olyvar, le pauvre qui allait certainement se prendre une ou eux remarques si ce n’était pas déjà fait alors qu’il avait simplement suivit les ordres. Et de toute manière, aussi musclé était l’homme, il n’aurait pas pu empêcher longtemps la jeune femme de partir. Elle avait beau avoir la force d’une mouche, elle savait ruser (héritage familial), se faufiler et feinter avec beaucoup de facilité. Un peu à la manière d’un poisson dans une rivière, elle avait beau être une toute petite créature à côté d’autres bestioles vachement plus grandes, sa peau lisse et gluante lui permettait d’esquiver les dents acérées et pointues des prédateurs qui sans cesse essayait de la bouffer. Bien sur, elle ne voyait pas Olyvar comme un gros poisson essayant de l’avaler toute crûe mais avec son tempérament et sa volonté de la protéger à tout prix il pourrait presque l’enfermer derrière des barreaux pour s’assurer que son tempérament aventureux ne l’emmène pas dans des coins trop sombres. Mais là voilà qui était encore fourrée dans des affaires compliquées mais qu’importe après tout vu le prix…

~ Je sais que vous vouliez que je reste loin de la guerre et des endroits dangereux de Westeros, mais je n’ai pas réussi à rester longtemps en place… Veuillez m’en excuser. »

Elle s’excusait en partit pour l’ulcère qu’elle lui avait et allait certainement lui provoquer, pour toutes les pensées qui lui étaient passés par la tête en apprenant qu’elle était là, dans une auberge, à s’imaginer tous les dangers qu’elle avait du affronter (ils n’avaient pas été si nombreux en fait) et à s’imaginer aussi (et surtout) le retour qui serait tout autant périlleux que l’aller. Le pauvre, il allait finir malade avant la bataille et l’épée du matin aurait fière allure c’était sur, tout ça à cause d’elle… Mais cette fois-ci elle ne voulait penser qu’à elle et à son inquiétude égoïste.
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Message Dim 4 Sep 2011 - 13:16

Oberyn observa la jeune femme se rapprocher de lui et lui parler elle s'excusait de ne pas le recevoir dans de meilleures conditions et cependant tout ce à quoi le jeune chevalier pensait était le simple fait qu'il aurait pu tendre la main pour la toucher. Il pensait avoir laissé sa belle bien loin de la guerre en sécurité derrière les chaines montagneuses de Dorne. Il avait même imaginé ne plus la revoir si les Sept voulaient qu'il meurt durant son périple et pourtant le sort en avait voulu autrement, l'héritière Ferboys était ici même face à lui, en bonne santé et aussi belle qu'au jour de son départ. Cependant il lui fallait garder à l'esprit qu'ils n'étaient pas ici dans les meilleures dispositions pour échanger de simples mots ou même se courtiser. Il lui fallait mettre au plus vite sa belle en sécurité. Certes les Fer-Nés n'avaient pas attaqué depuis son arrivée, et pour être très honnête il finissait par croire qu'ils ne le feraient jamais. Salvemer était une forteresse toute entière bâtie pour les affronter les les défaire. Cependant la ville en elle même n'était pas sécurisée et les Sept, dans leur malice toute propre aux Dieux, pouvaient très bien décider d'inspirer les pirates Greyjoy pour qu'ils lancent leur attaque, désormais que Lady Edarra était présente dans cette auberge. Il n'est rien dont vous ayez à vous faire pardonner ma Lady. Sa main venait machinalement se poser sur le pommeau de Aube alors qu'il faisait le tour de la jeune femme pour se diriger vers la fenêtre donnant sur la rue. Celle-ci était encore calme et nul doute qu'elle le serait encore quelques temps. Seul un vendeur de crustacés tentait encore découler ce qu'il lui restait de son stock en interpellant les passants. Le visage de L’Épée du Matin était on ne peut plus sérieux désormais lorsqu'il se tourna de nouveau vers sa belle. Seulement ma Lady, je ne serai rassuré de vous savoir présente en ces lieux. Salvemer n'est pas une ville pour vous, le risque d'une attaque est toujours présent. Un rapide tour visuel de la pièce l'informa sur le peu de matériel appartenant à la jeune femme. Il serait dès lors plus facile de se déplacer rapidement. Je ne saurai que vous demander de bien vouloir venir avec moi à la forteresse Mallister. Là bas vous serez en sécurité, si jamais vous vouliez prendre le temps de vous reposer avant de repartir pour Dorne ou si ce n'est là bas au moins Vivesaigue. Je suis certain que Lord Mallister vous accueillera avec déférence comme il convient à votre rang, il vous logera certainement et si jamais la place manque vous prendrez mes appartements. il me suffira d'aller camper avec le reste de la garnison à l'extérieur de l'enceinte fortifié. Oberyn pensait du reste depuis déjà quelques jours à quitter ses appartements de la forteresse pour s'installer avec l'armée campée en dehors de l'enceinte de la citadelle. Il avait craint que cela ne passe pour de la suffisance par rapport à ses hôtes et notamment Lady Rivanon qui l'avait invité à rester parmi eux, mais avec la présence de Lady Edarra, son départ ne passerait que pour plus normal et nécessaire. Il se morigénait bien souvent sur son peu de connaissance quant aux codes si particuliers et tortueux des convenances et de la bienséance entre grandes maisons.

Le jeune homme se rendit compte soudain que son empressement à mettre sa belle en sécurité l'avait d'ailleurs détourné de ses plus basiques devoirs de galant homme. Il n'avait pas remercié la jeune femme pour sa présence ni même ne s'était informé du déroulement de son voyage comme du but poursuivit en entreprenant celui-ci. Il avait certes la vanité de croire que Lady Edarra était présente en ces lieux pour se rapprocher de lui et cette pensée réchauffait son cœur mais il devait néanmoins se rendre à l'évidence, aucune fille noble ne commettrait un tel acte pour simplement voir l'un de ses prétendants, eut-elle même accepté son présent avant son départ cela n'en faisait pas pour autant sa promise. Il lui fallait d'abord survivre à la guerre contre les Fer-Nés puis demander sa main auprès de Dame sa mère et voir cette dernière accepter. Le jeune chevalier esquissa donc un sourire doux à l'intention de la dornienne.
Je suis infiniment désolé si je vous parais empressé et peu attentif aux efforts qui vous ont permis d'arriver jusqu'ici ma Lady. Loin de moi l'idée de vous faire accroire que votre présence ne me touche pas comme elle le fait. Cependant je pense que nous devrions attendre d'être plus en sécurité pour pouvoir nous entretenir plus à notre aise. Au moins dès lors son esprit à lui serait libéré de l'angoisse que quelque chose pourrait arriver à la jeune femme, car pour l'heure seules les histoires sur la manière dont les Fer-Nés emmenaient les femmes nobles pour en faire leur esclave personnel occupaient son esprit. Cependant une fois derrière les murs de la forteresse il n'y aurait plus rien à craindre pour la Lady, car même si les pirates de Dagon Greyjoy venaient à franchir les murs, ce qui était très peu probable, Oberyn les tuerait tous avant qu'ils n'atteignent Lady Edarra, dusse-t-il pour ce faire ternir à jamais la lame d'Aube de leur sang. Seulement pour le moment la seule chose qui aurait pu les empêcher de la prendre était le simple fait que Dagon n'ait pas encore décidé de son attaque, et peut être sa présence ainsi que celle du colosse de l'autre coté de la porte. Mais dans un lieu si ouvert avec tant d'accès il ne pourrait tenir bien longtemps. Oberyn était conscient de son talent mais il savait aussi qu'un seul homme aussi bon fusse-t-il ne peut empêcher une armée d'arriver à ses fins. Le jeune homme s'inclina vers sa Lady Je sais que ce n'est certainement pas ce que vous aviez prévu ma Lady mais nous ne devrions pas tarder. Nul ne sait ce qu'il peut advenir lorsque le Kraken guète comme il le fait.
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Message Lun 31 Oct 2011 - 10:22

A présent qu’il était là, dans la pièce, Edarra avait sentit toute son inquiétude s’envolait très vite. Peut être trop vite car finalement, elle se rendait de plus en plus compte de tout le bazar qu’elle transportait avec elle pour le coup. Une noble de Dorne qui se déplace jusqu’ici dans le simple but de voir un prétendant alors que le coin est dangereux, il n’y avait pas à dire elle regorgeait d’originalité quand il s’agissait de se mettre en danger. En même temps, elle tenait certainement ça de sa mère et sa tendance à se déplacer là où le danger était le plus fort. Elle lui avait d’ailleurs toujours répété que le meilleur endroit pour agir face à l’ennemi c’était directement à côté histoire de pouvoir aisément y planter une dague. Image élégante pour dire qu’il fallait garder les ennemis à l’œil. Mais cette règle ne s’appliquait pas vraiment à Edarra étant donné que pour l’instant Dorne n’avait pas grand-chose à craindre des Fer-nés. En fait, elle s’était mise dans une situation dangereuse par choix et maintenant, il fallait qu’elle l’assume. Elle n’irait pas hurler et pester contre les Dieux, quels qu’ils soient, d’avoir été ici si ça venait à mal tourner. Elle était une dame, elle mourrait dignement si il le fallait. Oberyn avait une mine grave et sérieuse ce qui ne manqua pas d’inquiéter un peu plus Edarra. Après tout, elle ne savait pas vraiment comment se comporter face à cette menace qui planait sur la ville. Elle n’en avait constaté aucun dégâts et n’avait pas vu le nez d’un seul d’entre eux. Mais à présent l’allure du Dornien avait finit de la convaincre : c’était très sérieux. Il lui dit qu’elle n’avait pas à s’excuser et se dirigea vers la fenêtre pour y jeter un coup d’œil. Un chevalier comme ça devait trouver bien imprudent pour une noble de loger ici, même avec un garde comme elle avait. Après tout, les murs d’étaient que du bois ou de la pierre de mauvaise qualité, il y avait pas mal de monde dans els rues, peut être trop pour éviter un accident, et puis elle était près de la côte. Autant d’indices qui firent qu’Edarra ne s’étonna nullement de ce que l’épée du matin lui dit juste après.

Il lui proposa dans une logique tout à fait acceptable de se déplacer jusqu’à la forteresse Mallister où elle serait dix fois plus en sécurité qu’une auberge aussi luxueuse et rassurante soit-elle. Là bas, elle pourrait s’y reposer avant de repartir pour Dorne ou rester à Vivesaigue. En effet, rien que le fait de sa présence démontrait qu’elle avait dors et déjà prit sa décision de venir et rester ici alors il semblait qu’Obern ai déjà pensé au fait que sa dame n’allait pas repartir si facilement en Dorne avant d’avoir eu le cœur net que tout allait bien pour son prétendant. En bref, elle resterait jusqu’à ce que l’épée du matin reparte avec elle dans le Sud et puis voilà. Ce dernier proposa même de lui donner ses quartiers si la place venait à manquer à la forteresse, l’intention, même si elle semblait presque protocolaire dans ce milieu, ne manqua pas de toucher Edarra. Finalement, après qu’il l’eut gratifié d’un fin sourire, il s’excusa pour la manière un peu pressée qu’il avait à cet instant mais il préferait les savoir en sécurité pour échanger plus de courtoisies. En effet, si Oberyn était moins tendu à la forteresse qu’il ne l’était à présent dans cette auberge, il était possiblement préférable de se déplacer ce qui ne serait pas du tout un problème étant donné qu’Edarra voyageait tout le temps léger. D’autant plus léger qu’elle avait privilégiée les habits passe-partout pour se fondre dans la population pour quand elle avait traversée les sept couronnes. Bien entendu, elle avait gardé une ou deux tenues protocolaires dans le cas où elle devrait aller dans une forteresse comme c’était le cas à présent. Elle n’oserait jamais se présenter en totale guenille sous la simple excuse que ça passait plus inaperçue au milieu du peuple. Elle hocha la tête.

« Je comprend tout à fait, laissez moi emballez mes affaires, j’arrive tout de suite. »

Sur ce, elle appela Olyvar pour lui dire de vite remballer tout ce qu’ils avaient déposé. Heureusement, étant donné qu’ils avaient fait venir Oberyn dès leur arrivée, ils n’avaient rien eu le temps d’installer, les sac étaient simplement posés sur leurs lits ou sur des tables de chevets ce qui rendit l’opération d’empaquetage plus rapide. De plus, le bâtard Dornien était habitué des nombreux voyages de sa dame et savait y faire avec ses affaires alors tout fut plié en deux temps trois mouvements. En un rien de temps ils étaient déjà sur les chevaux en direction de la forteresse. L’air du large était étrangement différent à celui qu’on pouvait respirer à Ferboys. Il faisait un peu plus froid aussi mais la présence d’Oberyn rendait le tout obsolète. Elle l’avait vu en vie et pour quelques jours, ça lui suffirait. Ensuite, elle s’inquièterait des batailles à venir et se préparerait à panser ses blessures si c’était nécessaire tout en priant qu’il ne lui revienne pas totalement déchiqueté par des haches de fer-nés. Le chemin n’était pas très long mais Edarra se rendait compte qu’en plus de s’être mis en danger et d’avoir presque rendu malade Oberyn à débarquer comme ça, elle n’avait pas beaucoup fait attention à ses manières. A côté de l’épée du matin, elle demanda, histoire de ne pas arriver à la forteresse comme une fleur, nullement au courant de ce qui se trame :

« Comment se porte Lord Mallister ? Et sa famille ? Recevra-t-il l’aide d’autres régions contre les Fer-nés ? »

Après tout, elle allait être dedans même si ce n’était pas son intention première, il fallait bien qu’elle se tienne au courant histoire de ne pas tomber des nues à la première discussion avec un noble de la maison Mallister. Elle était une dame et ça faisait mauvais genre.
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