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Il y a des surprises que l'on ne voudrait jamais connaitre [Dagon]

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Aaricia Greyjoy
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Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
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Message Lun 22 Aoû 2011 - 3:33

Elle vivait de promesses qui n’existait jamais car les hommes qui avaient tenté de faire d’elle une femme roc, avait lamentablement échoué. Tellement qu’on venait à se demander si elle tuait elle-même ses prétendants, ou ils allaient à la folie du désespoir accomplir ce qu’elle voulait.

Rare était ceux qui étaient encore vivant. Deux trois seigneurs rien de plus. Pour cause, il avait abandonné l’idée de la courtiser de peur de perdre un membre ou encore pire leur vie. Damnation pour les jumeaux qui essayaient de se débarrasser de la réputation qu’amenait leur unique sœur. Une chance ne fut-elle pas en double, elle aussi. Willem l’avait déjà menacé que le prochain serait celui qu’elle épouser. Il espérait qu’elle serait douce. Elle ne craignait pas les deux jumeaux, elle était plus rusée que les deux. Comme pour commencer une agréable journée, ils l’avaient convoqué. Autant la prévenir avaient-il penser.

Elle avait compris le regard des deux frères. Ce regard, elle le connaissait. Elle prit place devant ses frères un sourire malicieux aux lèvres.

Qu’allons-nous faire de vous ma sœur?

Commencez par priez que les boutres que vous avez fourni à notre Lord suzerain reviennent et après pensez à me marier, Veloran. répliqua-t-elle sèchement.

Willem qui avait pris la place de son jumeau se leva d’un bon et l’attrapa par le poignet, la tira vers lui et posa sa main sur sa gorge. Les jumeaux n’étaient pas de frêles petits êtres, ils étaient bien bâtis et malgré leur jeune âge, ils dépassaient aisément Aaricia.

Je vois clair dans votre jeu Willem.

Ne parlez pas ainsi, vous n’êtes qu’une femme. Il suffit de jouer les dames manipulatrices, Aaricia, comporte toi comme elles et obéit.

Elle s’arrêta nette et lui mit une gifle comme une femme ne lui avait jamais administré. Il avait sorti son épée et elle avait tiré celle d’un garde.

Suffit! Tonna la voix du Batard, leur oncle.

Aaricia, le premier homme qui demandera ta main l’obtiendra.

J’ai bien hâte de voir cela Veloran.

Elle jeta l’arme au sol et tourna les talons et pris la direction de l’extérieur. La mer revenait agitée comme toujours. Les vagues se brisaient contre la falaise et Aaricia juché en haut regardait le spectacle avec une fascination épeurant. Le soleil serait encore de la partie aujourd’hui et une autre journée chaude s’imposait. Soit …

Aaricia avait rejoins le quai, Tom, un homme de sa maison, venait d’amarrer son propre bateau. Il était pêcheur, outre sa vie à Cormartel, il la passait sur la mer en pensant à sa lady. Tout le monde savait qu’il rougissait lorsqu’il voyait la jeune femme.

Toujours aussi matinale.

Lady Aaricia toujours un plaisir de vous voir.

Elle était jolie, les hommes la trouvaient de bon physique. Du moins tous ce qu’il y avait de bon pour une femme-roc. Le seul problème c’est qu’elle ne supportait pas l’autorité. Elle savait user de ses charmes et malheureusement, pas toujours de la bonne manière. Les seuls hommes qu’elle respectait, étaient ceux qui ne la prenaient pas pour un futur jouet potentiel. C’était en quelques sortes, la personnalité de Tom. Elle n’avait jamais vraiment su s’il était fer-né ou batard issu des contrée verte. Jamais cela ne lui effleura l’esprit de savoir la véritable identité de cet homme. Elle lui offrit un sourire charmeur. Elle allait encore faire une victime. Elle l’avait vu dégluttir et le pauvre homme se demandait s’il avait la chance réelle de pouvoir l’obtenir, du moins, il faut être fou pour le vouloir, un homme de sa condition. Terriblement fou d'amour ...





Dernière édition par Aaricia Bonfrère le Sam 3 Sep 2011 - 1:50, édité 1 fois
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Message Lun 22 Aoû 2011 - 16:38

Dagon était dans les cuisines de son fort et grignotait ce qui restait de la veille. Il n’avait pas le temps de faire de grand festin, mais la plus part des hommes influents et des capitaines de la marine passaient leur temps chez lui pour être prêt à partir ou à réagir le moment voulu. A même, la table des cuisines, près de l’âtre du four et entouré de nutriment, il buvait un verre de vin sucré, un peu de pain rassit et du lard fumée. Son fils n’était pas loin et avait droit à un peu de miel sur son pain. Il aimait les choses sucrées, mais les fruits n’étaient pas juteux et appétissant sur ces îles. Le poisson séché le matin, il le refusait catégoriquement. Il le voyait embêter sa nourrice en tirant le ruban de son tablier lorsqu’elle passait près de lui. Dagon mâchait en souriant avant de lui ébouriffer les cheveux. Il finit par se lever en finissant son verre qu’il claqua sur la table. Il attrapa ses cheveux longs, les attachant sommairement d’un lacet de cuir qui restait sur son poignet si ce n’était pas sur sa tête. Son fils le regardait. Les traces de miel séchées brillaient avec les rayons du soleil qui passait par la porte grande ouverte, donnant à un petit potager. L’enfant lui demandait où il se rendait encore.

_Te chercher une nouvelle mère en quelques sortes, lui répondit-il.
_Tu sais, j’en ai pas besoin. Je ne les aimes pas et j’ai déjà une nourrice empotée, rouspéta t-il.

Le visage de la nourrice se figea de colère et attendait que Dagon parle à son fils avec remontrance. Mais non, il rassura Zachery qu’il n’avait pas à s’inquiéter, car c’était sûrement lui qu’elle allait embêter. L’enfant leva la main d’un geste las, comme si cela n’était que les pauvres problèmes de son père et qu’il devait les assumer.

Dagon allait réellement chercher une femme. Le lendemain même après avoir embêter avec vice la jeune Eibhlin, on lui avait parlé d’une jeune noble de la maison des Bonfrères. Elle était très belle, elle savait se défendre comme une guerrière, donc elle avait un fort caractère. Très bon point pour la reine des îles de fer, même s’il n’attendait d’elle qu’elle lui donne un héritier. Peut-être sera-t-il plus vaillant et fort, froid et cruel avec deux parents de la même trempe. On ajouta aussi, qu’elle se pensait intouchable et qu’elle aimait qu’on se batte pour elle, très fière. La réputation qui précédait la jeune Aaricia était, comme lui avait dit un de ses camarades tout ce qu’il cherchait et tout ce qu’il aimait chez une femme. Bien sûr. Cela était la meilleure occasion qui s’offrait à lui. Autant, il aimait les femmes plus douces et obéissante, docile avec un peu de fierté comme Malora, mais celles qu’il se devait de maîtriser et de mater étaient les meilleurs. Soyons clair, il ne cherchait pas du tout le grand amour. L’affection qu’il porta à son bâtard n’était pas du tout prévu et il le subit sans désagrément, mais ce n’était pas du tout dans ses plans. Il préférait encore avoir un défi plus qu’une femme. Il était bien plus plaisant de se battre avec une femme qu’un homme, car il ne suffisait pas d’un duel où le plus fort et le plus talentueux gagnait grâce à ses bottes. C’était bien plus subtil. Puis inconsciemment, cela ne ferait qu’affirmer l’idée qu’il s’était fait du sexe féminin : c’était une épine dans le pied. Là, disons que la jeune noble, il voulait simplement la contredire et lui montrer qu’elle n’avait pas le pouvoir de surpasser les hommes. Elles poussaient les hommes à s’entretuer pour elle, à se battre ou à abandonné ? Qu’allait-elle faire devant le seigneur qui la demandait. Elle ne pouvait jouer les courtisanes et lui donner un leviatan à abattre pour ses beaux yeux. Elle allait devoir obéir, ou alors fléchir le genoux même si c’était en le lui brisant. Il jubilait rien qu’à l’idée. Il n’y avait rien de mieux que de voir un caractère se briser. Elle avait l’air bien plus teigneuse que Eibhlin.

Il sortit de son fort alors qu’un écuyer l’attendait déjà avec un cheval monté. Il grimpa sur sa croupe et d’un seul coup de jambe, la bête cabra avant de partir au galop dans la lande défraichi et épurée de fleur. Juste des cailloux, de l’herbe et quelques plante coriace comme les habitants de ces îles. Il trancha l’île de Pyk à vive allure, les muscles de ses cuisses bandées sur son cheval pour éviter d’avoir le fessier en compote. Il tira sur les rennes pour ralentir au niveau de l’eau où une navette l’attendait. Il grimpa sans même descendre de son cheval et dans la grande chaloupe, on le mena sur l’île voisine : Grand Wyk. Il ne jeta même pas un regard aux hommes qui l’avaient servis et partit tout aussi vite qu’il avait quitté son château. Les sabots du cheval claquait sur la roche et le sable, ne pouvant résonner dans un paysages presque inexistant, le bruit se perdant au loin là où la mer ne s’arrêtait plus. Il sauta du cheval presque à la course, trottinant devant le petit fort des Bonfrères de Comartel. Il adorait arriver chez le « petit peuple » car on se précipitait dans la cour pour l’accueillir, lançant presque les domestiques à son service. Ils devaient être occupé, car on vit simplement, un frère sortir, celui qui était officiellement l’homme de la maison, suivi de son jumeau. Ils lui firent un signe de tête, tout deux inquiets et curieux de sa venue. Avait-il une mauvaise nouvelle à apporter ? Qu’est-ce que cela pouvait-être pour qu’il vienne enpersonne. On lui demanda donc, ne supportant pas d’attendre que la langue du Seigneur se délie.

_Oh, un rien ne m’amène, si ce n’est le nom de votre sœur qui est venu à mon oreille… J’aimerai beaucoup la voir. Avant de jouer les hommes, je vous rassure, elle n’a encore rien fait. Je souhaite, une entrevue pour voir si elle peut faire quelque chose pour moi, comme un héritier… dit-il, tout simplement.

Un petit silence s’installa avant qu’un des deux frères lui disent seulement qu’elle était partie se balader. Ah, vraiment, ne pouvaient-ils pas tenir leurs sœurs ou leurs filles enchaînées à la maison. Il n’en pouvait plus d’aller les chercher comme une course au trésor. Il les remercia. Elle était partit il n’y avait pas longtemps, alors elle ne devait pas être loin. Dagon leur confia sa monture et leur informa qu’il leur ramènerait leur chère Aaricia. Il parcourut l’île par le bord, se sentant toujours bien plus calme et serein près de l’eau. Les vagues étaient quelques peu caractérielle ce jour là, vu le vent qui soufflait. Au loin, vers ce qui semblait être un petit port de fortune, deux personnes dont une jeune femme ravissante à la crinière dorée. Elle avait une belle silhouette et était la parfaite description qu’on avait fait d’elle.

Il s’approcha lentement. Elle parlait avec un jeune pêcheur à l’iris bien trop pétillante. Cela aurait du en être insultant pour la lady, mais elle avait l’air d’apprécier. Il n’était pas si repoussant, elle pouvait s’en satisfaire. Tiendrais t-elle le même visage devant un homme bedonnant à qui il ne restait qu’une dent et des mains baladeuses ? Il fut sûr qu’il était question de la jeune femme, une fois qu’il pouvait dessiner chaque trait de son visage. Ah, c’était une Bonfrère, cela allait de soi. Il avait une ressemblance familiale qui ne trompait pas. Dagon s’introduisit dans la discussion. S’insinuant entre les deux protagonistes, le jeune homme se tût si subitement. Il avait du le reconnaitre. Aaricia, il ne lui posa pas un seul regard jusqu’à maintenant. Il tournait autour du jeune homme, la main discrètement posé sur le pommeau.

_Vous devriez avoir honte de faire la sérénade à une telle femme. Savez vous que vous n’êtes qu’un hareng qui sers de repas à un requin. Vous ne devriez même pas la regarder avec tant de passion. C’est presque un crime. Vous êtes minable et vous devriez avoir honte de courtiser la future femme du seigneur…
_Je, je ne savais pas, je suis sincèrement désolé, balbutia le pêcheur.
_Enfin, non, pardon. J’oubliais que Lady Bonfrère avait instauré une coutume à sa propre personne. Je me dois de l’honorer.

Habilement, alors que ses doigts tapotait le pommeau, ils s’emparèrent du manche, il dégaina son épée imposante, posa une main sur l’épaule du jeune homme et le transperça, la pointe de l’épée ressortant de son dos, éclaboussant la robe raffinée de la jeune femme. Dagon daigna enfin poser son œil sur la jeune femme, un grand sourire aux lèvres. Le corps tressauta encore un peu avant qu’il ne crache un peu de sang sur le plastron en cuir du Seigneur de Pyk. Il retira son âme, attirant à lui quelques viscères qui vinrent gouter l’air du large. Le corps s’écroula sur le sable, les vagues venant balayer son âme pour la donner au Dieu Noyé.

_Alors, ravie ? siffla t-il, s’approchant doucement d’elle. C’est ce que vous vouliez. J’espère que vous êtes touché. Voilà mon cadeau de mariage. J’ai tenté de respecter au mieux vos règles de séduction. Vous vous êtes amusée j’espère, car je ne suis pas ces pauvres gueux avec qui vous pouvez jouer à votre guise. Vous ramasser ce que vous avez semé et voilà votre offrande. Vous avez gagné l’homme des hommes. Oh, j’attends vos autres prétendants, cela fait longtemps que ma lame n’a pas vu de sang couler. Moi aussi, j’ai des coutumes : on ne refuse pas, sinon rien que pour vous, je vous torturerais, on n’essaie pas de me rendre fou, car je n’ai aucune patience. On ne me dit pas de n’avoir aucune peur de la mort, car je suis assez cruel pour m’y prendre autrement et vous pourrir la vie.

Il lui fit signe d’avancer, lui expliquant qu’il avait promis à ses frères de la ramener. Il insista en lui demandant de ne pas le pousser à l’y obliger, car elle risquerai de regretter.
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Aaricia Greyjoy
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Message Mar 23 Aoû 2011 - 3:33

Il était rare d’avoir des invités aussi prestigieux et il était aussi rare qu’un seigneur exige ainsi. Sans dire plus un mot et indiquant la place où Aaricia avait surement pris sa fuite, les jumeaux s’étaient regardés. Savait-elle les conséquences de ses actes désormais. Eux comprenaient aisément que le Lord Greyjoy n’aurait pas le même temps à perdre que ses autres prétendants. Cela se voyait dans le ton de sa voix.

Les deux jumeaux avaient déglutis lorsque le Seigneur de Pyk avait pris la direction d’Aaricia. Cette fois, elle n’aurait pas de chance et valait mieux sauver les apparences. Aaricia voudrait les tuer et rien, sauf leur oncle pourrait l’empêcher. Les deux jumeaux avaient rejoins la grande salle et s’étaient assis l’un devant l’autre, Euron Pyke entre les deux. Un dilemme s’imposait.

Elle souhaitera notre mort vu notre menace que nous lui avons fais. Il aurait pu prévenir de ses intentions. , pesta Willem

Il n’a pas à prévenir de ce qu’il prend ou pas, rétorqua l’oncle.

En autant qu’elle ne fasse rien de stupide, le reste est le cadet de mes soucis.

Veloran aurait préféré que la moitié de ses boutres aient été engloutis que de faire ce qu’il fallait véritablement. Aaricia était une femme compliqué, il n’y avait aucun doute, mais elle n’était pas la plus obéissante des femmes. Elle avait de l’arrogance et du front. Dagon Greyjoy savait-il vraiment dans quoi il s’embarquait? Veloran était le premier à croire qu’il y avait mieux que femme roc que sa propre sœur.

Dans les derniers mois, il n’avait pas à chercher à s’allier à d’autres familles. À croire que son jeu innocent ne se poursuivrait plus comme elle l’aimait vraiment. Une bonne chose pour eux, mais pour elle …

De son coté, Aaricia souriait jusqu’à l’arrivée … de Dagon Greyjoy. Que lui voulait-il celui-là? S’il n’avait pas été suzerain, elle l’aurait traité différemment. Elle fulminait de rage. Il n’y avait pas deux hommes pareils sur les Iles de fer. Évidemment, elle aurait du voir l’attrape. Future femme? Elle, mariée au Suzerain des Iles de Fer? Il fallait bien rire. Voila qu’après avoir éliminé un prétendant de la famille Harloi, elle devait entendre cela? Elle n’était femme de personne. Dès qu’elle le pourrait, elle mettrait une dague dans le cœur de ses frères pour ce qu’ils venaient de faire. Le Seigneur des Iles de fer …

N’écoutez pas son charabia, je ne suis promise à personne. Je …

Trop tard, son corps s’étalait déjà au sol et Aaricia remercia le Dieu Noyé de ne pas lui avoir offert une épée dans les mains à cet instant. Elle aurait mis son seigneur en pièce. La colère grondait en elle telles les tempêtes qui engloutissaient les bateaux. Il y avait tué plus qu’un simple « hareng », mais un ami. Elle lui aurait volontiers arrachée quelques choses, même s’il croyait qu’elle allait se mettre à crier, pleurer ou rire, il se trompait.

La mort lui faisait peur pour les autres. Pour elle, elle avait appris jeune à comprendre qu’un jour ou l’autre, elle arriverait à grand pas. Alors, elle ne se formalisait pas des pertes humaines, bien que sous ce cœur froid, la tempête risquait d’exploser un jour.

Un mort de plus ou de moins, mon tableau reste toujours édifiant. On finirait par croire à une malédiction. Quant à votre cadeau, je vous remercie sincèrement mais je n’en ai nullement besoin. Si émue que je n’ai pas du tout envie de verser une larme.

Il voulait lui faire peur? Elle n’avait pas peur des hommes dangereux. Elle en avait côtoyé un qui l’avait presque tué. Il parlait de lui pourrir de la vie? Il avait bien commencé, en tout cas. Il n’y avait pas de doute, ses frères étaient coupable dans cette histoire. Elle n’avait pas envie de broncher davantage et encore moins d’endurer cet homme. Avant de passer devant lui, elle s’avança tout près et murmura :

Dommage, pour vous, je crains la mort, mais je n’ai pas peur de vous.

Elle s’exécuta, elle avait envie d’entendre l’excuse des jumeaux. Elle n’offrit pas un second regard à Dagon Greyjoy et elle passa devant lui. Bizarrement, le chemin lui parut moins long qu’à l’habitude. Elle entra en trombe dans la demeure et héla le premier domestique qui passa. L’ordre était simple. Récupérer le corps de Tom le pêcheur et lui offrir un dernier repos décent pour avoir servi la famille. Elle fut arrêtée, par Veloran.

Aaricia, ma sœur, je , ce sang?

Un malheureux accident. Très malheureux.

Son regard froid se posa sur le seigneur, à lui de s’expliquer qu’il prenait malin plaisir à vouloir tuer tous les hommes qui osaient lui courir après. Elle n’oubliait pas le corps de Tom sur la plage. Il l’avait tué dans l’espoir de conquérir un territoire qu’il n’allait pas obtenir sans qu’elle décide de se battre.


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Message Mar 23 Aoû 2011 - 17:34

Dagon regarda la jeune femme passer devant lui, la tête haute alors qu’il prit un certain recul face aux événements précédents. Il était, surpris. Il n’y avait pas d’autre mot et cela se traduisit sur son visage par un petit sourire. Non, Dagon n’était pas comme tous les hommes, autant qu’elle n’était pas comme toutes les femmes et elle devait vite l’apprendre. Elle n’arriverait pas à le persuader de prendre sa main ainsi, au contraire. Elle n’avait donc pas peur de lui, très bon point. Il n’aimait pas forcément qu’on ait peur de lui où qu’on le craigne. Certes, cela pouvait amener certain privilège, mais avec une femme c’était différent. Bon, il aimait les crisper ou les mettre à bout de nerfs, mais là, elle avait juste l’air en colère. Malheureusement pour lui, il n’avait pas trouvé son point faible ce qui le ravit. Il allait prendre un certain plaisir à le chercher. Eibhlin, il y avait la famille, mais la jeune Aaricia avait l’air bien plus forte, bien plus coriace. Il marchait derrière, essayant sommairement de deviner ce que cela pourrait être. Elle avait dit craindre la mort, il ne le pensait pas du tout, sinon elle n’oserait pas lui tenir tête de la sorte. Ah, elle allait du fil à retordre dans son fort.

Ils arrivèrent rapidement à la maison des Bonfrères. Dagon laissa toujours la jeune femme prendre les devants. Il esquissa un nouveau sourire lorsqu’elle s’en prit à un domestique et quand la porte s’ouvrit comme si ses bras n’était que les violente brise d’une tempête qui arrivaient à transpercer la demeure juste avant de l’imploser en un souffle. Il passa un pas en travers de la porte, restant toujours aussi silencieux et droit. Il ne quitta de l’œil la chevelure de blé d’Aaricia. Elle n’avait même pas portée une seule fois son attention sur lui, alors qu’il lui avait presque joué la sérénade à sa façon. C’est alors qu’elle le glaça de ses yeux de fer-né. Il s’approcha doucement d’elle et commença à répliquer, ne pouvant se retenir.

_Ne me regarder pas ainsi ma Dame, je sens que mon cœur de glace risque de fondre pour battre d’émoi pour vous, dit-il en la contournant, le cynisme étant maître de sa langue et de ses mots. Je vous remercie aussi de me laisser la place pour parler. Vous avez raison, continuer, car cela ne sera plus d’actualité dans mes appartements ma douce.

Il se tourna face à l’assemblée qui attendait peut-être qu’il dise clairement ce qui venait de se passer en quelques minutes. Il trouva un fauteuil relativement accueillant et prit place sans aucune invitation.

_Bon, je me suis déplacé pour être moi-même juge de la réputation de votre sœur dont on m’a fait part. Vous pouvez être fiers qu’un des membres de votre famille face bien plus parler des Bonfrères que vous-même. Je vous annonce malheureusement, non ! Pardon, heureusement, que je prends votre sœur comme légitime épouse. Elle sera bientôt, ma femme officielle et donc la femme la plus importante des îles de fer. Vous serez tranquille que je vous retire un félin pareil de voter maison et que je me sacrifie pour la supporter et en faire une gentille fille, sourit-il. Vous pouvez être contre l’idée, donc vous opposé à moi, peu m’importe, il y a autant de gens qui ma haïssent et qui me respectent… ou me craignent, mais ceux là ne servent à rien. Je m’en moque très franchement, car je la prendrais quoi qu’il arrive. Votre voix, ne me fera pas changer d’avis. Voyez juste le bon côté des choses. Il ne sera pas facile de lui trouver un mari et sincèrement, elle va vous déshonorer. Elle ne peut pas trouver meilleure place qu’à mes côtés. Votre maison est la plus importante après la mienne lorsqu’elle mettra un héritier au monde, vous y pensez ? Consolez-vous avec cela. Soit, je vois qu’aucun domestique n’aide Lady Aaricia à récupérer ses affaires. J’attends. Je l’amène dès maintenant.

Il fit un signe de main las pour qu’on s’active. Il vit le personnel attendre le signal des propriétaires, mais leurs pieds commençaient à se diriger vers les chambres. Il caressa l’accoudoir en bois sculpté du bout des doigts avant de reposer son attention sur les jumeaux. Ce qu’il ne leur disait pas, c’était qu’Aaricia était parfaite. Bientôt, il quitterait le château, mais bien sûr, il espère que cela se fera avec un petit homme en route. Elle allait être une cible ou alors envié de tous car elle sera pour Dagon, même d’un point de vue stratégique, la personne la plus importante et précieuse. Il allait falloir qu’elle soit courageuse, forte et vile. Elle ne s’en sortirait pas seul sinon. Elle avait tout à fait l’étoffe pour se retrouver à cette place. Après, il n’était pas dis que la vie serait facile à ses côtés. Ce n’était qu’un détail… Qui sait, avec le temps, elle se montrerait docile ou alors elle risquait de lui rendre la vie impossible. C’était un choix à double tranchant, mais Dagon voulait essayer.

_Je ne pensais pas qu’elle serait l’heureuse élue, sincèrement. J’imaginais même déjà la déception. Elle s’est montré malheureusement, être la candidate parfaite pour le rôle qu’elle va bientôt prendre. Je me voyais déjà vous dire qu’elle n’était qu’une petite prétentieuse et vous la laisser. Il faut dire qu’elle a su me convaincre par ses insultes déguisée, tel le poisson lion, magnifique créature, mais au poison mortel. J’aimerai écraser sa fierté, lui faire comprendre que ses petites bêtises peuvent lui retomber dessus de façon colossale. Qu’elle voit qu’il est bien joli de jouer les grandes, mais d’en assumer les conséquences. Je saurais la maté. C’est un jeu pour moi et j’y arriverai. Vous ne la reconnaitrez pas. Bien sûr, elle est aussi très charmante de corps et je ne doute pas qu’elle mettra un enfant au monde sans y laisser sa vie. J’ai grandement remarqué que les familles dont les parents sont partis, leur filles sont si mal éduqué et je me porte garant de finir ce que vous n’avez pas réussis à faire.

Il avait presque l’air de dire qu’il allait anéantir cette pauvre Aaricia, non, il essaierait juste de la canaliser et de faire ressortir sa force de caractère comme une arme et une qualité. Après, allait-il vraiment réussir ? Il pouvait deviner que Aaricia essaierait de s’en prendre à lui où de le manipuler ; elle respirait l’intelligence, mais verrait-il clair dans son petit jeu où se ferait-il avoir ? Pour cela, il se fallait qu’Aaricia se presse pour prendre ce dont elle aurait besoin dans l’immédiat, le reste arriverait plus tard au château. Il la regarda avec désinvolture, lui faisant bien comprendre qu’il ne fallait pas le faire attendre.
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Aaricia Greyjoy
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Message Mar 23 Aoû 2011 - 20:33

Elle se mordait les lèvres au sang. Maintenant que l’on la regardait avec un air de « qu’est-ce que tu as encore fait », elle fixait la Seiche. Lui pourrir la vie. Il commençait fort bien. Très bien aussi. Elle ne comprenait pas ce petit jeu auquel il prenait plaisir, mais si elle avait été un fauve elle lui aurait ouvert la gorge devant public pour qu’il se taise. Elle l’avait fixé sauvagement et la réplique qui s’en suivit fut aussi impertinente que les dernières. Elle n’allait pas se laisser faire comme une gamine. Il devait savoir qu’il avait affaire à elle : Aaricia Bonfrère. Elle n’était pas une de ses femmes que l’on mettait dans son lit pour uniquement se faire plaisir.

J’espérais plutôt qu’il crève plutôt qu’il batte pour moi. Et je ne suis pas votre douce, votre femme et encore moins votre épouse, alors retenez ses mots dans votre bouche ou je pourrais être encore plus exécrable.

Une fois dans la salle, elle ne chercha pas à s’exposer. Elle était près du batard, Euron Pyke. Elle cherchait à s’effacer question de trouver quelques idées pour le désenchanté. Elle le craignait, tout le monde craignait que la seiche fasse de vous une femme sel. C’était le point que toutes fers nés s’accordaient. Les femmes-sels étaient détestées par les femmes roc. Elle n’avait pas envie de jouer les concubines et encore moins les femmes roc.

Ce que Dagon ne savait pas était que Willem avait pris la place pour prendre les décisions aux sujets de sa sœur. Celui-ci devait sourire intérieurement. Elle devenait la femme la plus importante des Iles. Misère s’il savait comment il pouvait faire plaisir aux jumeaux à l’instant même. Eux qui rêvaient de la voir partir depuis deux ans. Il avait enfin de la chance. Veloran savait que le seul égal à Aaricia était le seigneur de Pyk. Par contre, Aaricia était un cadeau empoisonné

Pourquoi oserions-nous nous opposer à son départ? Je crois que même Aaricia ne saurait s’opposer à l’honneur que vous lui faites. N’est-ce pas ma sœur?

Aaricia fixait son frère avec un regard démoniaque .Si elle avait pu, elle aurait abattu son épée sur son crane de pauvre frimeur qui venait de la vendre comme une esclave à un homme qui se fichait totalement de ce qu’elle était vraiment et qui voulait seulement s’amuser. Pour conclure le tout, il lui demandait d’approuver. Euron Pyke la surveillait et venait même de la ramener à l’ordre, par un regard. Elle ne répondit pas. Ne trouvant même pas pertinent de dire « oui » ou « non ».

Je ne déshonorais jamais ma famille.

La suite semblait encore plus complexe. C’était assez. Elle n’avait pas à supporter le reste. S’avançant devant lui, elle le regarda et lui lança, sans mensonge, mais avec espoir qu’il comprendrait.

Je ne vous aimais déjà pas désormais je vous hais autant que les gens des contrées vertes.

Willem l’attrapa et la gifla avec force. Elle le regarda dans les yeux et des flammes brillaient de mille feux. Elle tourna les talons et quitta la pièce Veloran sur les talons.

À défaut de vouloir abimer votre jouet, faites attention à sa langue de vipère. Elle est plus vénéneuse qu’elle en a l’air.

À l’étage, elle avait eu l’impression qu’une armée avait envahi ses appartements. Elle avait ramassé ses deux lames, ses dagues, rien de pertinent à une dame, jusqu’à ce que Veloran lui retire ce sac.

Or de question, que tu essaie de le tuer. Il t’offre ce que tu as toujours voulu, du pouvoir. Il n’y a pas plus haut placé pour le pouvoir. Tu en a rêvé et voilà ton homme ma sœur. Celui que tu voulais absolument pour satisfaire tes petits jeux. Oses une fois, le mettre contre toi et ne nous demandes jamais plus rien.

J’écraserai son égo quand je le voudrais. Il ne me parlera jamais sur ce ton. Je ne suis pas son foutu ventre. Autant mieux qu’il me balance en haut d’une falaise, mais jamais je ne le supporterais.

Veloran lui attrapa le poignet et la força à prendre place sur le lit.

Il ne peut pas être aussi pire que le Harloi qui a voulu ta main et n’est jamais revenu. Tu n’ouvriras pas la bouche. Ne prononcera pas de tel mot. Il fera de toi ce qu’il veut. Saches que tu n’as pas à être consulté. Tu lui appartiens désormais

Aaricia fixait son frère et les dagues qui étaient posés sur son lit. Autant refermer son cœur immédiatement, cela donnerait un coup, pour éviter de souffrir davantage. Elle était vendue au Lord Greyjoy, parce que son tempérament lui plaisait et qu’il offrait une sortie possible aux deux frères. Les servantes emballèrent quelques robes et tenues, les bijoux dont elle tenait de sa mère. Résignée, elle lança sèchement.

Fait ramener mon boutre sur l’île de Pyk. Il m’appartient.

Aaricia descendit et passa devant la grande salle, ou Dagon était resté avec son frère. On avait fait sceller Élias et elle monta sans dire adieu à ses frères. Elle avait un dernier regard à son oncle. Pouvait-il comprendre? Non, il était un homme qu’on avait rejeté enfant, et il était un chevalier de la maison. Il n’avait eu que de la compassion pour elle. Rien de plus, rien de moins.

Monseigneur, ma sœur en vous souhaitant bon retour.

Avant même un dernier mot des jumeaux, elle avait mis sa monture au galop, il n’avait qu’à la rattraper. Elle n’avait pas envie de les voir sourire. Dagon l’avait rattrapé mais elle ne lui adressait pas plus la parole. Elle était contre l’idée. Pour alimenter le tout, il avait eu la même idée. Elle ne lui adressa pas aucune réplique salée ou encore quelconque regard. Elle perdait son temps. Il ne lâcherait pas le morceau, elle était prise comme un poisson dans un filet. En réalité, elle l’amusait lorsqu’il la mettait en colère. Elle avait connu ce jeu, et ne s’y faisait jamais prendre deux fois. Chaque fois qu’il osait la fixer, elle détournait le regard et cela fut tout le long du trajet. Il fallait changer sa version du jeu, ou elle trouverait le temps très long sous le joug de la Seiche.


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Message Mer 24 Aoû 2011 - 20:56

Une gifle fusa au milieu de la réunion. Le suzerain leva un sourcil. Il aimait beaucoup Willem, c’était un fait. Il fallait asseoir son autorité et Dagon ne connut cela que par la violence physique ou les leçons rudes. Il s’accouda sur le fauteuil, appuyant sa tête sur son poing et de son seul œil, regarda Willem avec dédain.

_Abîmé ou non, elle n’est pas mon jouet. Je suis pour qu’on matte les jeunes filles. Mais faudra quand même s’y faire. Dans quelques jours, elle sera votre souveraine et donc aussi intouchable qu’une sirène. On lui manquera de respect que quand je l’autoriserais. Ce n’est donc pas mon jouet…

Dagon vit la silhouette de sa future femme s’éclipser dans ses appartements. Enfin, il était temps. Il n’allait pas rester là plusieurs journées à attendre que la lady daigne rejoindre son fort. Alors qu’elle grimpait aux niveaux supérieurs, l’un des jumeau la suivit : celui qui avait l’air le plus doux et le plus complice avec Aaricia. Cela se lisait dans son attitude envers elle et surtout aux regards qu’ils échangeaient. Dagon comprenait mieux pourquoi Willem était celui qui avait pris la tête de la maison Bonfrère.

Il se retrouva donc seul avec le plus détaché et le plus fort de caractère des deux jumeau, celui dont les épaules valaient bien toutes celles de cette maison aligné, quoique… A en bien observer le batard qui se tenait à l’arrière, il aurait fait un bon chef de famille. Il savait écouter, être juste et savoir quand on devait ou non prendre parti ouvertement de sa famille. Rien que sa façon de se faire discret mais de ne rien raté de ce qui l’entourait faisait de lui un grand homme. Dagon aimait ce genre de personne, il lui rappelait son cousin qui s’était occupé de lui toute sa jeunesse. On lui proposa quand même quelque chose à boire. (Désolé, je vais pnjiser un petit peu ton frère.) Il accepta volontiers et avec une certaine maladresse que tout les gens avaient face à Dagon, il lui demandait ses projets. Ce n’était pas réellement par le fait qu’il soit intimidant, il ne l’était pas forcément pour tout le monde, mais on ne savait jamais vraiment comment on devait s’adresser à lui. On lui devait respect, mais ne pas aller dans l’excès. Il commença par se renseigner sur la situation du conflit. Dagon resta évasif, rien ne changeait. Il attendait simplement le bon moment pour attaquer. Ensuite, il dévia sur Aaricia. Dagon eut un petit rire.

_Arrêter de penser que je prends des femmes que dans le plaisir de les tuer. Si elle se tient à carreau, je l’espère pour vous, aucun messager ne viendra annoncé sa mort. Et oui, bien sûr, elle sera ma femme-roc, l’unique et la seule. Je ne suis pas aussi irrespectueux pour mettre une noble fer-né comme femme-sel. Inquiétez-vous plus de vos boutres que de votre sœur, ce n’est qu’une femme.

Dagon se pencha légèrement pour voir en travers de la fenêtre. La nuit commençait à courir sur le ciel, le peignant d’un bleu pâle avec quelques touches rosée. Le soleil essayait de s’échapper pour ne pas croiser le regard de la lune. Aaricia allait vite se dépêcher avant que la Seiche d’Or ne commence à l’attraper par le cuir chevelu et la trainer derrière lui.

Aaricia passa la salle toujours comme le vent ou alors une vague, insaisissable. Il leva une main pour prendre congé malgré lui de la maison. Il informa Willem et Veloran qu’on enverrait des domestiques rapatrier le reste de ses affaires. Il se dépêcha, sans courir de gagner son cheval. La jeune femme était déjà sur le siens, la monture bien chargée. Son frère les salua et Aaricia démarra comme une flèche. Dagon eut un petit soupir et fit un simple signe de tête avant de faire charger sa bête. Elle était imposante et peinait à garder son allure sur la distance, malgré tout, elle avait une bonne accélération. Son cheval rongea facilement la distance qui séparait les jeunes tourtereaux. Il eut tout juste le temps d’attraper les rennes du cheval d’Aaricia pour le faire ralentir. Les deux montures tapaient du sabot et bientôt le trot fut le rythme de croisière. Bien sûr, tout cela sans échanger un seul mot et la lady qui ne cessait de fuir l’œil de son futur mari.

Après un moment sûrement interminable pour Aaricia, mais d’une tension qui devenait habituelle pour Dagon. Il descendit de son cheval et fit un signe de main à ses domestiques de s’occuper de la nouvelle venue. Il arriva par la grande salle où son fils attendait au pied de ce qui pourrait être son trône. Il avait l’air à la fois distrait et concentré. Dagon n’eut le temps de rien faire ni dire qu’on l’attira dans la salle du conseil. On lui demandait quelques requêtes sans importance, mais il devait régler ça au plus vite. Il en profita pour quémander un entretient avec un prêtre de l’Antique Voie.

A peine son pied se posa sur le sol en pierre de la salle de conseil qu’une voix s’éleva parmi toutes celles qui chuchotaient.

_On n’a percé ! Il ne nous restent que le courage pour le Conflan… Première réelle ligne droite mon seigneur.
_Hm, dit-il en penchant la tête. Qu’on ramène les boutres et qu’on se prépare activement à la vraie bataille.

Pendant ce temps, Aaricia avait été mené dans l’ancienne chambre de Cerrena. Dagon ne partageait pas sa couche avec sa femme-roc. Il y avait encore quelques vestiges de son ancienne femme, comme quelques bijoux, des robes pliées dans un coffre, une tapisserie non achevée, encore sur son métier à tisser. Les domestiques s’activaient pour apporter le peu d’affaire qu’elle avait apportée. Tout serait arrivé dès le lendemain en fin de matinée sûrement. Zachery les avait suivis discrètement. Il slaloma entre les subalternes qui trottinaient dans le couloir. Il arriva devant la chambre et s’arrêta net. Il était assez grand pour son âge, il avait un peu plus qu’une dizaine d’année. Il pencha sa petite frimousse aux yeux claires en travers de l’ouverture de la porte. La jeune femme se tenait dans la chambre, comme dépassé par toutes ces fourmis ouvrièrent qui lui installaient sa chambre. Il passa un pied dans la chambre et se glissa tel un espion. Il suivit l’ombre d’une domestique, et sauta derrière un coffre, puis ensuite trouva refuge derrière les lourds rideaux du lit à baldaquin. Ses petites mains maintenaient le tissu sur son corps et il continuait de jauger la jeune femme.

Il grimpa soudainement dans le lit, sans un bruit ni rien, si bien que quand il croisa le regard de la lady, elle eut un mouvement très léger de surprise. Il lui fit un rictus digne de son père avec les yeux sauvages de sa mère.

_Ce qui est étrange, c’est que ne je comprends pas pourquoi mon père a tant besoin d’une femme. Son nom sera une légende, pas besoin de le faire perdurer… Mais bon, il sait les choisir. Vous êtes jolie, mais j’espère pour vous que ce n’est pas tout. Ici, si on n’a que la beauté, on ne survit pas…

Soudain, une ombre dans le chambranle de la porte fit perdre son sourire au jeune bâtard. La lumière de quelques bougies qu’on avait allumé peu de temps avant que la lady Bonfrère ne pénètre dans la chambre illumina le visage balafré de Dagon. L’homme claqua simplement des doigts et Zachery s’en alla les jambes à son cou.

_Je ne sais si cette salle arrivera à contenir toute votre fierté, mais on fera avec. Je ne vous demanderai pas si vous êtes bien installée, je m’en moque et je ne peux faire plus d’effort que cette chambre pour vous. Soyez heureuse, je ne dormirai pas ici, que quand l’envie me le donnera, lui dit-il en faisant les cents pas dans la salle. Vous avez le droit de vous promener où vous le souhaitez, sauf dans la salle du conseil jusqu’à nouvelle ordre. Dès demain, vous serez ma femme. Je n’organise pas de fête digne de ce nom pour un aussi petit détail, je n’en ai pas le temps.

Il finit par s’asseoir sur le petit fauteuil sans dossier devant un coffre qui servait de table et un miroir fixé au mur. Il laissa ses doigts se perdre dans un collier en or, une sèche d’or en pendentif, les tentacules qui remontaient et qui devaient entrelacé le cou.

_Je vous laisse tout le loisir de garder ce qui reste où de demander à ce qu’on les déplace, où même si vous voulez les jeter. Cela ne m’appartient pas et la propriétaire ne pourra rien y faire vu l’endroit où elle se trouve. J’ai oublié de vous dire aussi, que je pars bientôt en bataille. Je ne vous demande pas de m’aimer, loin de là, je pourrai facilement m’en passer, mais j’aimerai que vous remplissiez vos devoirs de femme-roc. Vous serez seule et vulnérable. J’espère que la plante vénéneuse, comme disait votre frère, saura rebuter les mauvais esprits qui m’entourent et qui n’attendent que mon départ.

Il se leva, prenant appui sur le coffre et regardait la jeune femme, les bras croisé. Il lui demanda si elle avait d’autre question. Il se voyait déjà partir et le temps lui manquait pour assurer sa descendance. Il se moquait un peu des questions ou des demandes de la jeune femme dans le fond. Elle risquait d’être libre bientôt. Ce n’était pas une guerre comme les autres. Salvemer. Presque imprenable, allait-il revenir vivant de cette razzia.

Il quitta enfin son coffre et lui annonça que l’heure du repas était pour bientôt, on viendrait la chercher. Il se dirigea vers la porte, attendant un petit éclat de voix, ou alors un simple regard.
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Aaricia Greyjoy
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Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
Journal d'Aaricia
Intrigue et Aptitudes
Succès
Résumé

1/2 rp

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Message Jeu 25 Aoû 2011 - 3:46

En entrant avec la seiche, Aaricia n’avait même pas réagi à quoique ce soit. Elle était aussi morte qu’une feuille une fois l’automne à la porte des contrées vertes. Elle n’était pas impressionné, mais là aucunement. Pour le rester, elle n’avait pas eu de remord à ce qu’il la quitte. Elle avait remarqué la petite frimousse, mais à peine pour se soucier qu’il était son fils. Elle se sentit poussé dans le dos, vers ses nouveaux appartements. Voilà sa nouvelle demeure. Ou plutôt sa nouvelle prison de pierre.

À grand Wyk ou à Pyk, les deux forteresses restaient égales pour Aaricia. Une prison de plus, dont elle ne pouvait plus s’échapper. Elle avait souvent pris la fuite de la maisonnée pour deux autres forteresses appartenant à une lignée de Bonfrère. Elle passait souvent du temps chez les Sparr, sa famille maternelle. Elle se disait qu’elle aurait du ne pas revenir aussi vite là-bas. Dagon ne l’aurait pas cherché en vain, il aurait abandonné ou encore, elle aurait du mentir. Certes jeter la honte sur son propre honneur. Mais le mensonge aurait été plus facile qu’autre chose. Il n’aurait pas cru une femme comme elle. Il savait qu’elle était manipulatrice et Willem semblait avoir dévoilé une partie de sa personnalité. Elle se mordait les doigts. Habituellement, elle était plus vive d’esprit, mais Dagon venait de l’enfermer et l’issu se trouvait bien loin. Très très loin. Le seule moyen d’atteindre restait la mort et cela, il y avait des millions de raisons pour la recevoir. Dagon serait sans pitié et elle avait envie de le trahir simplement pour qu’il mette fin à sa souffrance.

Elle s’était assise pensant vainement qu’elle était cruellement condamnée à souffrir par ses idioties. Le dieu Noyé avait décidé de jeter son malheur sur elle, parce qu’elle avait joué un jeu qui était interdit : celui de briser les cœurs. Car le sien venait de tomber en miette à l’instant même ou il l’avait fixé de son œil unique. Elle n’avait pas remarqué le petit homme qui était près d’elle. Seule sa remarque la sortie de sa rêverie. Elle était silencieuse, car elle approuvait le gamin. Il n’avait pas besoin d’elle et elle non plus d’ailleurs. À bien croire que la vérité sort de la bouche des enfants. C’était presque même impressionnant tant il lui ressemblait. Il était son portrait, mais avec deux yeux. Et pourtant, une version de Dagon lui suffisait. En supporter deux était un fardeau.

Alors j’espère que le Dieu Noyé ne prendra pas tout son temps pour venir me chercher. Je déteste attendre après les gens. Un semblant commun que nous avons, il faut le croire.

*S’il pensait vraiment ne pas en avoir besoin, tu lui aurais suffit pour que je ne l’épouse pas. Décidément, tu lui ressemble. *

Elle allait répliquer au gamin, lorsque la Seiche entra dans sa chambre. Bien qu’il lui rappelle trop son père, elle finit par croire qu’il ne la laisserait jamais l’approcher. Du moins, les enfants évoquaient bien des choses à Aaricia qui la transformait davantage. Cependant, elle n’avait pas à lui montrer quoique ce soit, d’elle, surtout son point faible. Si elle voulait être gentille avec le gamin, elle le ferait. Pas devant lui, car elle pensait vaguement qu’il ne voudrait pas qu’elle l’approche. Elle lui tourna le dos, incapable de faire quoique ce soit, puisqu’elle n’était pas capable d’affronter quiconque sur son territoire. Elle n’était pas chez elle. Elle ne vivait pas ici. Aaricia fixait le mur, elle n’était qu’un bibelot de plus dans cette chambre. Une femme comme décoration. Elle ne servirait jamais à grand-chose, même pour mettre un enfant au monde. Pourquoi! Elle était tranquille sur son île, elle ne dérangeait personne, sauf peut-être quelques têtes. Et même se dire qu’un jour, elle pourrait avoir un peu d’affection pour lui, était impossible. Il était froid, dure et tortionnaire. Habituellement c’était elle qui était la méchante de ses histoires.

C’est pire qu’une prison. Autant se pendre et se jeter par la falaise. Savait-il quel effet il y avait lorsque l’on retenait un fauve dans sa cage? Elle avait des doutes qu’il le sache. Il manquait trop de tact avec les femmes. Elle n’était pas la première dans son genre.

C’est une prison comme toute les autres. Alors je prierais fortement le Dieu Noyé pour qu’il m’emporte, avant que vous posiez vos mains sur moi. Ainsi j’aurais la conscience tranquille de vous avoir connu que pour quelques heures et non pour les nuits dont vous daignerez de partager avec votre épouse légitime, mais plutôt avec n’importe quelles femmes sels.

Elle lui tourna encore dos. Elle n’aimait pas comment il la traitait, mais elle était mieux de se taire, sur ses manières. Elle pourrait perdre sa langue bien avant autre chose. Elle en était pleinement consciente. Son premier avertissement, elle le prenait au sérieux, même si elle cherchait encore à vouloir l’expulser de sa vie.

Je ne veux rien. Reprenez tout, je me fiche à qui cela appartient. J’ai accepté de vous suivre, sans savoir. Offrez tous ceci à vos putains de femmes-sels et de mon coté il me fera plaisir de vous torturer en donnant le dernier souffle a mon fils ainsi qu’à moi-même. Et si le Conflans décide de vous faire perdre la tête, alors, votre fils aura réellement raison. Ce nom n’a pas à perdurer, car il sera de légende.

Elle fit mine de ne pas écouter la suite. Elle ? Une plante vénéneuse? Du Willem tout cracher. Heureusement que Veloran était né le premier. Même s’ils jouaient interminablement à s’échanger la place. Elle espérait qu’ils regretteraient. Veloran ne voyait qu’en bout de ligne qu’un peu de considération, qu’elle serait une femme puissant ce qu’elle avait toujours voulu. Du coté de Willem, il n’avait plus à endurer les sarcasmes de son ainée. Ils étaient plus libres, bien qu’Euron Pyk sous-estime Aaricia dans le rôle d’une femme tel que celle du Seigneur des Iles de fer. Il ne la voyait pas du tout ainsi. Elle n’avait pas le charisme d’une reine et ne comprenait pas comment son nom était parvenu à l’oreille du seigneur Greyjoy.

Sous le coup de l’ironie, elle ne put s’empêcher de le regarder. Elle éclata de rire, il avait vraiment cru son jumeau? Pauvre fou. Il ne fallait pas prendre tout ce qu’elle laissait croire. Elle était parfois énervante et arrogante, mais elle n’avait pas l’étoffe d’une plante à venin. Du moins, si elle le crachait, elle avait manqué une cible de choix. Un sourire en coin, elle l’approcha et répliqua :

Si j’avais été vénéneuse, vous ne seriez plus vivant, pour mon simple plaisir, de vous voir agoniser devant moi... Qu’ils fassent ce qu’ils veulent bien. Je n’ai cure de ceux qui voudraient prendre votre place, car celle que vous me faites ne me sied pas. Et puis, lorsqu’on aura votre tête, ils m’auront tué dans la minute, évitant tout héritier, et pendu votre fils, pour que jamais le nom de Greyjoy règne sur les Iles de fer. Je n’ai pas besoin davantage ennemi que vous. Un me suffit amplement.

Elle le dévisagea et s’éloigna de lui. Si elle continuait, elle lui donnerait toutes les armes pour qu’il la prenne et la tape contre mur, pour lui défoncer son crâne d’impertinente. Elle passa au balcon l’ignorant complètement. Elle n’irait pas diner, elle avait l’estomac à l’envers. On commençait déjà à vider la chambre des effets personnels de l’ancienne épouse de Dagon. Il avait quitté la chambre sans bien d’autres piètres excuses et elle s’était retrouvée seule. Elle aurait pu finir vieille et ne jamais aimé. Elle ne voulait pas d’enfants. Elle ne voulait pas s’accrocher à de petites choses qui mourraient si vite.

Elle se laissa choir au sol et pleura. Elle ne méritait pas ce manque d’égard. Elle était bien née et pourtant, elle finirait aussi cocue que toutes les femmes-rocs. La femme de la Seiche était trompée avant même d’être épouse légitime. Une vieille servante tendit un mouchoir à la jeune femme qu’elle prit les mains tremblantes. Pauvre enfant, se disait-elle. Une autre qui ne serait pas épargner, autant la prévenir.

Évitez de lui montrer cette faiblesse, il pourrait prendre plaisir à vous torturer jusqu’à ce que vous pleuriez les larmes de votre corps. En plus, la Seiche déteste qu’une femme pleure. Il trouve cela insupportable. Ne chercher pas à obtenir de l’amour. Son cœur est dur comme de la pierre, il n’a aimé qu’une femme et sinon vous ne prendrez jamais la place de son batard.

La vieille femme lui confisqua même la dague qu’elle tenait dans les mains. Aaricia cacha les revers de ses mains, ne voulant pas faire remarquer à la vieille qu’elle s’était entaillée dans la main. Elle avait déjà mal à l’intérieur.

Inutile d’essayer ou de tenter quelques choses envers vous, ou contre lui. Cela serait-inutile. Cachez ses larmes au fond de vous-même enfoncez votre haine au tréfonds de votre être car c’Est des armes qu’il utilisera contre vous et il se fera plaisir de se servir. Si vous voulez survivre obéissez et il sera clément. Dans le contraire, ma pauvre enfant que le dieu Noyé vous protège des tempêtes qui viendront plus vite que vous ne le pensez.

La vieille femme ne revint pas. Aaricia avait observé ses mains tous le temps qui s’écoulaient. Elle ne voulait pas fuir le devoir qu’on donnait à une femme. Elle voulait fuir Dagon Greyjoy. Elle s’était changée dans la moindre mesure qu’elle pouvait au moins bien paraitre. Elle attendit vainement qu’on vienne la chercher dans le cas contraire elle se retenait de ne pas quitter immédiatement.
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Message Ven 26 Aoû 2011 - 17:04

Dagon avait écouté tout le venin de la jeune femme sans rien dire. Il resta silencieux. Il savait qu’il fallait parfois ne pas animer le feu, il l’avait déjà assez fait quelques temps plus tôt. Il la laissa donc parlé même si l’envie de la reprendre le démangeait et l’obligeait à fermer les poings pour se contrôler. Ou alors, simplement de trouver un bâillon pour la faire taire n’était pas trop mal non plus. La patience lui manquait cruellement. Il ne préféra pas rester et quand le souffle manqua pour s’égosiller sur lui, en parfait gentleman il quitta la pièce. Il bouscula une domestique qui entrait à ce moment pour lui ramener une cruche d’eau. Il descendit les escaliers étroits et en colimaçon jusqu’à la grand salle. Non, il n’avait pas entendu la jeune femme pleurer, ni ne le saurait. Malheureusement, les domestiques féminine étaient trop solidaires entre femme. Mais comme lui avait glissé la jeune femme, cela l’aurait agacé. Oui, il détestait les pleurnichardes. Pour qu’il soit ému face à une larme, il faut déjà que ses sentiments soient forts pour la personne. De plus nous parlons d’une larme, celle qu’on retenait malgré soit, plus il y en avait, plus cela l’énervait.

Il croisa Qalen qui était assis à une petite table dans la salle du trône, parlant avec une des nombreuses personnes qui restaient là, à errer et dont le seigneur ne connaissait que son nom et encore, il en doutait souvent. Le guerrier imposant se leva avec un grand sourire et vint lui tapoter dans le dos. Il était vraiment effrayant comme homme, plus larges et légèrement plus grand que Dagon, déjà que ce dernier était d’une taille impressionnante. Il fit signe à un domestique de ramener un peu d’alcool. Un homme s’éclipsa pour s’enfoncer dans les cuisines. Dagon prit place face à Qalen, faisant sèchement comprendre à l’autre homme qu’il était temps de rentrer et d’arrêter de pourrir l’air de sa présence. Le seigneur regardait la partie de jeu abandonnée. Il ne l’aimait pas réellement ce jeu, malheureusement, il perdait beaucoup. Cela lui demandait trop de réflexion et surtout face à Qalen, il se faisait dépouiller. Oui, ce jeu de pion n’avait d’intérêt que quand on misait. Il observa l’homme sourire, se demandant si il souhaitait une partie avec lui, mais non. Sa bouche quitta son arc de cercle pour s’esclaffer :

_Lady Bonfrère de Comartel ! Cerrena te manquait mon pauvre vieux !
_Ne rigole avec ça et ne prononce pas son nom. Tu sais très bien que même après des années, je l’ai en travers, lui confia t-il, son sourcil s’arquant sur son œil valide. Elle a du potentielle…
_Pour cela, il faudrait que tu arrives à la toucher sans qu’elle t’éviscère, rit l’homme.
_Pas pour cela idiot, le reprit-il avec la bonne humeur. Puis, les femmes qui ne se laissent pas faire ont bien plus d’intérêt… C’est tellement plus distractif. Non, sérieusement, elle a le caractère que je cherche, c’est une battante et même si elle est un peu trop agressive et fière ce qui la pousse à être irresponsable de part son mauvais caractère, elle tiendra sa place. Je saurais l’assagir et lui montrer comment utiliser cette énergie. On va bientôt partir et je ne peux me permettre de laisser une donzelle oisive et infantile ici.
_Tu pourrais n’en laisser aucune… Tu aurais moins de problème. Je ne comprends pas. Même Zachery, tu lui as donné un de tes meilleurs hommes, ce n’est pas elle qui va veiller sur lui.
_J’ai besoin d’un héritier, je me fais vieux. Je vais engager les vraies guerres. Il faut qu’on me remplace.
_Pour ça, il est bien trop tard. Tu as peu de risque d’avoir une barque pour t’échapper de cette situation.

Dagon regarda les petits verres en bois qu’on posa devant eux, bousculant les pions sur la table en pierre. Qalen avait amplement raison. Il but une gorgée avant de tout recracher sur le sol. Il observa son guerrier sceptique, le voyant descendre son verre avec gourmandise. Il était éventé, une infection. Il avait tellement bu mieux comme bière. Il balança son verre en direction du domestique qui prenait subtilement la fuite. Dagon finit par changer de sujet. Il demanda à son compagnon d’arme s’il voulait rester manger, mais il refusa poliment l’invitation, quoi qu’il aurait été curieux de voir la jeune Aaricia en action. Le seigneur le rassura en lui disant qu’il aurait toutes les occasions du monde pour le voir.

Le repas était en pleine préparation. L’odeur appétissante du ragoût de fruit de mer commençait à enfumer le château. Dagon marchait de-ci, de-là, sans aucun but à part donner un peu d’ordre à ses pensées. C’est alors qu’il passa par la cour pour profiter de l’air frais. Il y voyait Zachery avec un maître d’arme. Il ne se fit pas remarquer et l’observer se battre avec vigueur, mais surtout une prétention insultante. L’homme bougeait à peine, bloquant ses bottes sans le moindre effort. Le jeune garçon muni de son épée en bois lui fonçait dessus et était confiant de ses fourberies. A un moment, il croisa le regard du précepteur et lui fit simplement un signe de tête. Zachery se retrouva désarmé et allongé au sol, la lame sous la gorge en moins d’une seconde. Et oui, il fallait qu’il apprenne avant tout à savoir la force de son ennemi avant de se jeter bêtement dans une danse qui ruinait votre énergie. Dagon remercia l’homme et informa son fils qu’il était temps d’aller manger. Zachery restait encore un petit moment allongé dans l’herbe fraîche, son petit poitrail qui montait et descendait vivement. Le seigneur se retourna face à la bâtisse, jetant un œil au fenêtre. La chambre d’Aaricia était allumée, mais il n’aurait su dire s’il voyait son ombre, bien trop au pied de la façade. Zachery arriva derrière lui, tapant son genou avec son bâton de bois. Son père le lui arracha vivement des mains lorsqu’il se plia d’une douleur inattendue et se retint de lui rendre la pareille avec une force inégale.

_Je peux aller la chercher ?
_Pourquoi faire ? pesta Dagon, étonné. Je ne veux pas que tu traines dans ses pattes. Ce n’est pas ta nourrice et je pense qu’elle a déjà assez de me supporter moi. Laisse là tranquille où elle tentera de me tuer dans mon sommeil à cause de tes actes de démons ! Va te débarbouiller et viens à table.

Le jeune garçon ricana avant de s’en aller en vitesse. Dagon respira un peu l’air frais avant de pénétrer dans le château et trouver la salle de repas. Il s’installa en bout de table. Il y avait peu de monde ce soir. Le maître d’arme, le garde du corps de Zachery, puis, il n’attendait plus que Aaricia et Zachery qui se trouvaient être aux deux chaises les plus proches de lui.

Pendant ce temps, on était allé chercher la jeune Aaricia dans sa chambre et on l’invitait donc à manger ou alors de se rendre dans la salle du repas. On la guida bien sûr dans le dédale de couloir, vu qu’elle ne connaissait pas le fort. Dans l’ombre derrière, alors que Dagon lui avait presque prié de laisser la jeune femme tranquille, il jouait les petits espions. Sautant de zones sombres en zones sombres dans le couloir, il marchait derrière la domestique et la future reine des îles de fer. Il n’était animé que de curiosité de connaitre cette nouvelle arrivante qui allait occuper les lieux. Elle resterait sûrement coincée dans cette prison de pierre tout comme lui, pourquoi ne pas tenter de la connaitre, de l’étudier et d’en faire une amie. Ils arrivèrent dans l’escalier. Zachery sautillait pour ne pas arriver trop vite et penchait des fois la tête contre le pilier lové par les marches pour la jauger. Il sursauta quand une fois, il avait croisé son regard. Il fit mine de rien et marchait derrière elle la tête haute.

Arrivé à la salle de banquet, Zachery fit moins le fier en voyant l’œil de son père qui lui faisait tant de reproche. Il se précipita pour grimper sur sa chaise et la tête presque enfoncé dans son écuelle. Dagon fit signe à ce qu’on les serve. Tout le monde vit son assiette bien garnie, sauf celle d’Aaricia qui était encore trop propre. Dagon la fixa un long moment.

_Vous n’aviez pas faim, n’est-ce pas ? On ne va donc pas gâcher de la nourriture. Après, je vous laisse tout le loisir de me supplier pour manger…

Dagon attaqua le repas et tout le monde put enfin piocher dans son assiette. Le ragoût sentait réellement bon, on pouvait deviner les épices qui parfumaient le plat et les noix de Saint-Jacques étaient bien grosses et juteuses. Zachery connaissait mieux que quiconque son père et quand il mangeait rien ne pouvait le perturber et surtout rien ne devait le perturber. C’est alors qu’il attrapa le pain boule pour en déchirer un morceau avec toutes ses forces. Il posa un gros bout dans son assiette creuse et un autre près de son verre. Observant son père, en plein plan stratégique, il donna une pichenette dans la boulette de pain qui roula contre les couverts de la jeune femme. Zachery se raidit subitement quand il n’entendit plus son père mâcher. Dagon n’avait pas levé la tête de son plat, mais une tension l’entourait et commençait à étreindre tout le monde. Après un moment qui parut être une éternité, Dagon continua de manger. Le seigneur savait qu’il ne servirait à rien de faire des remontrances à son fils, elle n’avait pas besoin de ça pour bientôt montrer son caractère bien trempée. Or, il donnait une petite leçon à son fils, lui prenant son morceau de pain qui trempait dans la sauce du ragoût et le mangea. Il voulait lui donner du pain, d’accord, alors qu’il soit responsable de ses actes, ce serait sa part.
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Aaricia Greyjoy
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♦ Missives : 702
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♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
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♦ Mariage : Dagon Greyjoy
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Message Ven 26 Aoû 2011 - 18:30

Aaricia avait demandé à ce qu’on la laisse seule. Elle n’avait pas envie d’avoir quelconques compagnies et encore moins de femme. Si elle devait vivre avec lui, autant vivre avec ses lois, les siennes et ne pas se préoccuper de lui. Il ne voulait pas partager le lit conjugal ? Alors soit. Elle serait encore plus exécrable qu’elle pouvait bien l’être. On n’insultait pas sa réputation. Elle y tenait plus que tout. Si Greyjoy croyait qu’il pouvait faire à sa tête, même s’il était roi des Iles de fer, elle… Elle ne pourrait rien faire. Elle ne savait plus quoi faire. Elle était perdue dans sa nouvelle demeure.

Elle regardait au loin le fils de Dagon. Elle n’avait pas de doute, un jour il lui ressemblerait. Elle devait uniquement faire attention à ce qu’il n’ait pas un cœur de pierre comme son père. Malheureusement, elle n’était pas sa mère, car elle aurait fait autrement, même en voulant l’élever comme il le faisait. Elle n’était pas personne pour dire à Dagon comment faire. Elle-même doutait un jour, avoir un semblant de pitié pour la chair de sa chair. Elle était déjà pitoyable à voir. Enfermée par un homme qui la trouvait amusante. Elle aurait du comprendre la subtilité du message de son frère. Malheureusement, elle avait joué les idiotes et voilà, elle se retrouverait femme roc demain. Elle rentra même si elle aurait préféré de se pendre avant même d’accepter son sort. Idiote ! Combien de fois, elle se le rappellerait.

Elle attendit quelques minutes et profita du temps pour remarquer que l’endroit était vide. Elle avait tout fait disparaitre. Elle ne voulait rien de lui ou ce qu’il avait offert à la femme avant elle. Elle le détestait et rien ne changerait à ses habitudes. Lorsque l’on vint la chercher, elle soupira et suivi docilement. Elle avait remarqué ou elle pouvait prendre les couloirs menant à la porte, pour mieux s’échapper. C’était sa règle numéro un. Toujours connaitre, l’endroit où elle était pour mieux s’en échapper. Elle croisa le regard du gamin, une fois et lui avait offert un sourire. Pouvait-elle vraiment lui en vouloir? Un enfant ne choisissait pas de naitre roi ou mendiant. Malgré son air butée, elle arrivait à lui sourire, mais rien de trop concluant. Zachery était par contre, une personne dont elle devait se méfier davantage que Dagon. Dagon était un homme avec le libre d’arbitre de comprendre les gestes. Euron Pyke lui avait toujours dit que les enfants gagnaient à recevoir le respect, car il était parfois le lien gagnant. Mais elle avait des doutes, Dagon Greyjoy ne l’aimerait jamais. Et ce même si elle faisait tous les efforts du monde, tous les bon coups possibles.

Une fois assise, elle ne baissa pas le regard, elle défia celui de Dagon. Il avait beau avoir un œil, il ferait peur à gamin de cinq ans. Elle ne tarissait pas d’éloge sur son mari. Elle avait toujours tenu en estime la maison de son suzerain, jusqu’a ce qu’il vienne la chercher. Maintenant, elle le haïssait et elle ne ferait pas de pas pour aider la cause, elle préférait voir ce qu’il ferait. Elle le regarda et sentit son cœur exploser. Il cherchait à la faire sortir de ses gonfles. Elle avait fait mine de ne pas regarder le gamin, ne lui offrant qu’un sourire en coin et laissa Dagon faire sa leçon. Elle le fixa longuement et lorsqu’il reprit son attention sur son repas, elle recula la chaise et se leva sans un mot. La tension était plus que palpable dans son corps, mais son cerveau lui dictait le tout.

*Ne le regarde, pas, marche encore. Ne te tourne pas. *

Lorsqu’elle eut contourné l’obstacle, elle franchit la porte sans que l’on ose la retenir. Elle pressa le pas et retrouva facilement le chemin, habituée à se repérés dans ce style de château sobre et mortel. Même sa monture, elle savait où la trouver. Elle ne la scella pas. Elle monta et prit la fuite et s’arrêta près des falaises.

Il ne pouvait pas être plus exécrable qu’elle l’était. Elle voulait déjà le tuer et il ne l’avait pas encore touché. Le galop que prit sa monture était presque sur la même cadence de son cœur. Elle n’était même pas suivie, mais quelques choses lui diraient qu’il la retrouverait. Regardant le ciel, les nuages le recouvraient au diable, elle continuait dans la direction. Elle s’arrêta net et se laissa glisser de son cheval. Ce n’était pas l’endroit ou il y avait la barque. Non, mais ce n’était pas grave. Elle ne voulait pas retourner à Grand Wyk. Elle voulait son boutre, fuir et c’est tout.

Elle marcha sur le bord, laissant deux trois cailloux fracasser la paroi rocheuse. Elle avait ce qu’elle voulait, mais elle refusait de se laisse faire. Les vagues vinrent frapper la falaise et Aaricia fixa l’eau. On disait qu’elle avait fini ainsi. L’autre. La femme de la Seiche. Elle n’était pas suicidaire. La pluie commença à tomber et elle lança un crie de rage.

Elle était trempée et elle se fichait bien de voir quelqu’un arrivée. Elle était facilement irritable, mais Dagon était l’extrême de ce qu’elle avait toujours désiré. En échange, elle avait quoi, elle? En échange de sa vie, de lui donner un héritier et de continuer la lignée, elle n’avait rien. Elle ne voulait pas bouger et continuait de fixer la mer d’un œil mauvais. Elle la défiait par pure innocence, mais elle ne voulait pas être la prisonnière de Dagon Greyjoy.

Pourquoi moi ! Je ne l’ai jamais demandé!,Il y en a plein! Pourquoi moi!cria-t-elle.

Personne n’y répondrait. C’était une réponse qu’elle n’aurait jamais et elle avait trop d’orgueil, pour se jeter en bas et encore plus pour ne pas s’amuser. Elle était trempée et ne faisait plus la différence entre ses larmes et la pluie sur son corps. Elle voulait sa mort. Elle n’avait rien a lui offrir de plus.


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Message Ven 26 Aoû 2011 - 21:07

Dagon mâchait le pain. Le silence qui s’était légèrement installé s’en alla alors que les autres personnes à table, surtout les deux armes discutaient de leur dernières aventures sur les îles et des derniers événements. Zachery gigotait, toujours aussi tendu sur sa chaise, essayant de comprendre de quoi parler le maître d’arme et sa nourrice au féminin. Il donnait quelque regard à son bout de pain que Dagon lui avait prit sans ménagement. Puis soudain, le bois grinça telle le cri d’une sirène en colère pour la pierre. Le lord Greyjoy tourna de suite la tête et vit la petite frimousse blonde d’Aaricia le fusiller du regard avant de partir. Elle s’en alla, sans un mot ou presque, ne prenant même pas la peine de le transpercer une dernière fois de ses yeux clairs. Dagon ne se précipita pas, mais fit signe à son homme de main de se lever pour la surveiller. Malheureusement, même si elle ne s’était pas pressée, elle avait vite filé. L’homme marchait tout aussi vite et finit par courir quand il entendit les sabots du cheval. Il arriva en trombe à l’extérieur et la vie s’échapper vers le sud. Il se précipita dans la salle de réception et fit parvenir l’information à Dagon. Le seigneur soupira longuement, jetant le crouton de pain dans son écuelle avant de quitter la table. Il s’essuya la bouche du revers de sa manche.

Quelques minutes plus tard, le voilà, montant son cheval, simplement scellé, mais les rennes inexistante. Il attrapa fermement le crinière de sa monture et quelques coups de pieds le firent partir comme une flèche. Dans les premiers mètres, il s’envola presque au dessus des petites dunes de sable et de la lande rocheuse, puis après, perdit rapidement de sa vitesse. Une torche allumée en main, il gardait un œil sur tout chose qui bougeait : l’herbe qui se pliait sous le vent, un oiseau qui s’échappe, quelques papillons de nuit ou sauterelles. Puis alors, à son grand étonnement, il vit une silhouette sur la falaise. Il omis d’attendre l’arrêt complet de sa monture pour descendre et c’est dans une petite danse qu’il tenta de retrouver l’équilibre, l’œil rivé sur l’ombre.

Il arrivait à tout les hommes, même les plus froids ou les plus serein, les plus forts et courageux d'avoir quelques faiblesse sous la tension qui les accablait. Il sentit son cœur tenter de briser la roche qui l'entourait de peur. Ces cheveux légèrement ondulé, ternes sous la lueur de la lune, près de la falaise. Il ferma l'œil et se reprit. Qu'il ne soit pas bête. L'oppression de son esprit lui jouait des tours. Il fit un recul et réfléchis. Ce n'était que Aaricia, du moins il l'espérait. D'un pas qu'il ne voulait pas hésitant, il s'approcha de la femme qui s'y tenait et plus il arrivait à sa hauteur, plus ses traits se dessinait et la peur d'un quelconque fantôme s'estompa aussitôt. De tout les endroits sur cette île, ne pouvait-elle pas en choisir une autre ?

Sa main colossale et brute se posa sur la frêle épaule de la jeune fille. Il sentit doucement l'os qui devait dessiner une ligne parfaite sous sa peau, s'évanouissant dans le creux de son cou. Il la recula sèchement.

_Pour information, c'est moi qui jette les femmes d'ici et pas les femmes qui s'y jettent... Je vous l'interdis. Puis, reprit-il après une pause, laissant sa main glisser jusqu'à son visage, serrant son menton fermement. Ce n'est pas votre genre n'est-ce pas ?

Il fronça les sourcils en apercevant, certes le visage humides de la jeune femme, mais surtout ses yeux rougies. Il serra un peu plus fort en continuant de la faire reculer. Un rocher s’immisça dans leur danse et se cala sous le talon de la jeune femme. Elle tomba à la renverse. Rapide et vif, Dagon pensa à poser une main derrière la tête de la jeune femme avant qu’ils ne gagnent tout les deux le sol, se perdant dans les hautes herbes et les fleurs sauvages.

_Je ne veux surtout pas voir de larme sur votre visage, siffla-t-il tel un serpent, son visage près du sien. Arrêter de vous morfondre ou de vous laisser abattre pour n’importe quoi. Je vous ai choisi pour votre esprit et votre caractère. Vous allez être reine et je ne vous permets pas d’être aussi faible. Ne parlons même pas du fait que cela me donne simplement envie de mettre des gifles. J’apprécie les femmes qui pleurent quand je les prends contre leur gré… Vous êtes assez forte pour monter les hommes entre eux, cela n’est pas donné à tout le monde. J’ai pourtant vu des femmes bien plus jolies que vous, mais qui étaient incapable d’animé autant chez un homme. J’ai besoin de cela chez vous, du moins vous en aurez besoin. Arrêter de vous lamenter, vous avez la place que toutes femmes sur cette île, même celles qui me haïssent plus que vous, désirent… Vous êtes la plus grande femme de ces terres. Encore une fois, voyez le bon côté des choses… Vous êtes fer-née ? Alors apprenez à tirer la force de votre malheur.

Puis, c'est alors qu'il prit enfin le temps de la regarder en détail. Il avait prit l'habitude de ne voir que si le corps de la dame est assez costaud et bien formé pour porter un enfant et le mettre au monde. Elle devait sûrement avoir un regard si pétillant à en voir avec quelle force elle pouvait les noircir et ses lèvres si fines et si bien dessinées devait être parfait à embrasser, mais elle ne les utilisaient que pour l'irriter. Dommage qu'elle avait encore la marque de quelques larmes, elle aurait été tout bonnement magnifique. Soudain, la jeune femme ne devait pas être à l'aise et tenta de trouver position plus confortable. Dagon ferma l'œil avec un sourire amer avant de baisser la tête plus bas. Il se releva rapidement, aidé par la jeune femme qui le repoussa, déterminée.

Dagon l'attrapa par la manche et la mit debout en la décollant du sol avec une certaine facilité. La jeune femme devait comprendre que s'il se mettait à la gifler, elle risquait de finir par terre. Il la poussa sèchement vers les cheveux qui broutait la pelouse.

_Depêchez vous de rentrer. Je vais devoir mettre un garde à votre porte. Il serait bien que vous vous reposiez, car dès les premières lueurs du jour, le saigneur viendra confirmer votre innocence.

Il lui montra son cheval et monta sur le sien. Il attendit patiemment qu'elle ouvre la marche. Qu'elle tente encore de partir, il ne la lâcherait pas ne serai-ce que par fierté. On ne fuyait pas si facilement le souverain des îles de fer.
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Aaricia Greyjoy
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Message Sam 27 Aoû 2011 - 3:31

Aaricia regardait les nuages et se retourna lorsqu’elle sentit une main glace dans son cou. Ne pouvait-il pas la laisser tranquille. Quelques petites heures où il ne pourrait pas la regarder dans le blanc des yeux. Lui dire qu’elle lui appartenait ou quelconque phrase qui ressemblait à cela.

Elle pleurait de rage à l’intérieur et il ne savait pas le calvaire qu’elle avait enduré, pour avoir une place en tant que femme fer-né. Elle avait du affronter pire que les deux jumeaux. Ensuite elle s’était permis de jouer avec la vie des gens. Et pourtant, elle ne pouvait rien faire. Elle ne pouvait rien contre lui, car il était elle en pire. Il était plus cruel et il avait un cœur de pierre. Elle était plus tendre et plus souple que lui et il le savait.

Je ferais ce qui me sied!, répliqua-t-elle sèchement. Quant à ce que vous savez de moi, c’est peu. Vous ne me connaissez pas et ne saurez jamais rien. Mais vous vous en fichez. Tout ce que vous voulez c’est me pourrir l’existence jusqu’à ce que je vous offre cet enfant que vous n’avez pas. Si je meurs, je n’obtiendrais pas votre pitié et cela me fait ni chaud, ni froid.


A deux mains elle tenta de défaire l’emprise qu’il avait sur son menton. Elle n’avait pas envie de sortir des jérémiades. Elle était fatiguée et exténuée, elle voulait retrouver refuge à Cormartel. Elle n’était pas une femme odieuse sous sa couverture, elle était quelqu’un de bien, qui ne demandait pas à être enfermé comme un oiseau. Une femme qui demandait presque tous ce qu’une femme voulait, fer-né ou pas. Elle ne pouvait pas lui demander cela. Il éclaterait de rire devant elle. Elle ne pourrait pas supporter d’autres sarcasmes de sa part pour le reste de la journée. Il était de très mauvaise humeur et cela se voyait.

Lorsqu’il tomba sur elle, elle fit le sursaut de sa vie. Il était plus terrible de près, mais aussi attirant, car elle se l’avouait, que malgré son âge, il avait un certain charisme. Elle aimait qu’il lui tienne tête, dans la commodité ou qu’il ne parle pas d’elle comme un objet ou même une nécessité urgente. Elle avait réfléchi et le fixait yeux dans les yeux. Qu’il soit borgne, elle s’en fichait. Elle avait assez joué la comédie, car elle aussi, elle avait ce qu’elle voulait. Un homme qui pouvait endurer ses caprices qui ne cédait pas au premier regard et qui était fort. Dagon avait tout et même encore plus. Elle n’allait pas lui dire, mais elle avait décidé de changer de jeu et Dagon la trouverait encore plus vénéneuse. Il aimait ca, autant lui donner ce qu’il lui plaisait réellement.

Vous me prenez pour une petite idiote prétentieuse. Si je dois devenir reine, alors montrez moi plus d’égard et je sortirais mes répliques amers aux autres et aurez davantage de respects pour vous que j’en ai maintenant. Nous pourrions s'entendre à merveille, mais pas sans quelques sacrifices

Elle le regarda dans les yeux tentant de chasser tous les vilains esprits qui la torturaient, mais la position qu’il avait en devenait inconfortable. Le reste ce fut rapidement. Elle revint sur ses pieds par je ne sais quel moyen, mais il la traitait encore sans égard. Il la monta sur sa monture et elle la chevaucha sans broncher.

On ne m’appelait pas la Vierge de Grand Wyk pour rien … Aucun homme ne m’a touché depuis que je suis en âge d’avoir un mari et de donner des héritiers.

Aucun homme ne l’avait touché depuis qu’elle était en âge de se trouver un époux. Elle laisserait le plaisir au seigneur que les rumeurs étaient bien fondé pour une fois. Une fois de retour, elle avait attendu qu’il se propose pour descendre et rentra. Lorsqu’il la fit entrer de force dans le château, elle pesta. Encore une fois, elle se donnait en spectacle. Elle était trempée jusqu’au os et une vieille servante enveloppa la douce enfant. Elle n’avait pas remarqué un instant s’il avait louché sur ses formes qu’avait dessinées la pluie en la trempant. Elle suivit la vieille, mais à mi chemin, elle se retourna et le fixa de ses yeux bleus comme l’océan. Qu’était-il pour elle?


Tout au fond, je ne vous déteste pas réellement, du moins, pas entièrement. Sachez le.

Elle se retourna et monta dans ses appartements. Elle avait fini par laisser un issu. Que devait comprendre le Seigneurs des Iles, elle n’en savait rien elle-même. Mais c’était peut-être la seule vérité qui existait entre eux. Elle lui trouvait un bon coté, car il ne se défilait pas comme la moitié des hommes, mais elle détestait qu’il la contrôle à sa guise. Elle n’était pas une femme qui obéissait sans objection, elle était bornée et tenait le coup jusqu’à ce qu’elle ait ce qu’elle veut réellement. Elle se débarrassa de ses vêtements et enfila une robe de nuit. La vieille femme la laissa seule et elle se glissa sous les couvertures. Elle s’endormit, sans caprice. Elle était exténuée et elle revoyait Tom se faire éviscérer. Elle sentit une douleur dans son dos lui marteler les os. À chacun ses cicatrices, la sienne se trouvait dans son dos. Alors qu’elle tenait de fuir les coups de celui qui avait voulu prendre Cormartel par la force, on lui avait glissé sa lame dans le dos, laissant une longue ligne partant de la nuque, jusqu’aux creux de ses reins. Elle avait regardé les cicatrices du passé se demandant si son père l’aurait vendu au Greyjoy, lui aussi. Elle se retourna plusieurs fois, tenta de sortir de sa chambre, mais le garde fit venir la vieille. Elle n’était pas fol, la pauvre enfant n’arrivait pas dormir, car la Seiche la hantait. Elle tendit une coupe avec un liquide vermeil et Aaricia hésita plusieurs minutes.

J’ai cru que cela pourrait vous apaiser. Vous ne penserez même plus à cet homme. Faites vous à l’idée qu’il ne vous laissera jamais partir d’ici.

La jeune femme eut un sourire et bu se rendant compte, qu’elle avait eu plus d’un tour dans son sac. Aaricia tomba comme une plume sur son oreiller et ne se réveilla que le lendemain matin. Les nuages avaient été chassés par le soleil et très tôt, on avait ouvert les rideaux pour le laisser entrer. On secoua doucement la petite perle et elle ouvrit les yeux. Dagon l’avait prévenu, elle ne pourra dormir davantage. Définitivement personne ne perdait son temps dans ce château. Une fois habillée décemment, elle le laissa entrer et ne s’opposa pas au jugement, du moins, elle s’en fichait. Elle se connaissait assez bien pour savoir qu’elle était toujours vierge et intacte. Il ressortit et Aaricia s’effondra sur son lit et regarda le ciel. Pauvre elle, elle était condamnée. En sortant, il regarda le roi des Iles et lança tout bonnement.

Elle est aussi intacte que les rumeurs sur son cas et de bonne forme pour donner ample héritier.

Elle venait de sceller son destin, par les mots de cet homme. Pour ne pas se soucier du reste, elle avait pris place sur le lit et faisait dos à la porte. Elle était parfaite pour lui, autant essayer de lui plaire. Peut-être qu’un jour, elle réussirait à quelques choses avec lui. Pour l’instant elle ne cherchait pas à rien faire. Il avait prévu de l’épouser mais quand. Elle avait peur, mais elle n’avait pas le droit de craindre ou de pleurer. Elle était ou plutôt deviendrait Aaricia Greyjoy, reine des Iles de fer et elle aurait le pouvoir de faire plier ceux qui lui cherchait les problèmes. Elle serait la personne la plus influente, après son mari évidemment. Elle ne pouvait pas passer au dessus de lui. Il ne restait qu’un petit détail, mais elle le règlerait comme une grande.
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Message Sam 27 Aoû 2011 - 23:04

Dagon entendit enfin les sabot taper le sol avant d’avancer lentement. Pas besoin de se presser pour rentrer. La torche fut lancée par-dessus la falaise, alors qu’elle avait brulée un peu d’herbe humide quand ils étaient tombés. Il suivait la jeune femme, marchant à ses côtés, leur deux montures qui piétinaient docilement jusqu’au fort. Puis alors, à mi-chemin, le seigneur délia sa langue. Il parlait un peu trop ces temps ci, à son goût.

_Je vous fais confiance pour votre réputation, mais c’est le protocole. Ca ira donc vite et vous n’aurez à vous reprocher. Et pour les concessions, je suis d’accord. Je sais qu’on est fait pour marcher ensemble Dame Bonfrère. Mais, malheureusement, je n’en fais que quand on le mérite et je pense savoir que vous aussi. On risque d’être dans une impasse. Je vous donne simplement un conseil. Vous n’êtes pas facile à vivre et je suis facilement irritable. Calmez vos ardeurs et je serai déjà plus à l’écoute et plus conciliant. C’est tout. Arrêtez de m’humilier avec vos crises devant les autres. C’est horripilant et j’ai simplement envie de vous enfoncer une lame au fond de la gorge. Tenez vous bien, soyez obéissante, voire muette. Souriez, montrez-moi du respect. Ensuite, en dehors, je vous laisse tout le loisir de me cracher dessus, de me disputer, d’élever le voix et même si vous avez assez courage de venir me masser avec vos toutes petites mains emplies de rage. Je m’engage même à ne pas élever la main sur vous dans ce genre de situation, à moins que ce soit par survie. J’ai choisi une femme avec du caractère et je l’assume. Je ne vous demande pas grand-chose…

On arriva devant le fort ou le pauvre jeune homme commis à l’écurie attendait que le moment où il retrouverait son petit coin, sur sa botte de paille pour trouver le repos. Il avait commencé à s’assoupir, sursauta au moindre bruit de sabot qu’il entendait. C’était souvent de fausse alerte, la frayeur n’étant que les autres animaux dans l’écurie. Mais enfin, les voilà qui arrivaientt. Le jeune adolescent traîna des pieds, tapant le museau des deux chevaux avant de s’apprêter à aider Aaricia à descendre. Dagon l’arrêta en lui attrapant violemment le bras avant même qu’il ne puisse toucher les rennes de la monture de la jeune femme. Il le fit reculer et s’empara de sa future femme. Il lui déposa les pieds sur le sol et siffla deux doigts dans sa bouche. Une femme arriva, plissa les plis de sa robe et vu ses cheveux en bataille, elle devait avoir mieux à faire avec son égal. Il souffla et lui fit signe d’amener sa perle précieuse à sa chambre. Pendant que la fainéante se forçait à atteindre Aaricia, Dagon attrapa l’écuyer qui fuyait avec les montures.

_Pour information, on ne touche pas ma reine sans son autorisation et si on n’a pas la sienne, ce n’est pas sans la mienne non plus…

Il se retourna et Aaricia avait déjà disparue. Il espérait qu’elle ne s’était pas encore échappée. Il monta à sa chambre. Il ne prit même pas la peine d’aller border un petit peu Zachery. Ils étaient rares ces moments. Dagon poussait jusqu’à sa dernière once d’énergie avant de gagner son lit. Il n’avait plus la force de parcourir tout le château pour rassurer le cœur d’un enfant. Son père ne l’avait jamais fait ou presque. Il s’allongea et passa un bras derrière sa tête, pensif. Il n’avait même pas la moindre envie d’aller rendre visite à la jeune Aaricia alors que la première fois qu’il l’avait vu, il n’avait eu qu’un souhait, la voir nue et profiter de son innocence, de ses petits soupirs qui découvrent les plaisirs de la chair, de voir sa silhouette aux formes généreuses se cambrer et se raidir sous ses mains. Non, elle l’avait épuisé mentalement. Il ferma les yeux et trouva vite le sommeil.

Le lendemain très tôt dans la matinée, il accueillit le saigneur au château. Il fut ponctuel et poli. Il ne perdit pas de temps pour monter étudier la jeune femme. Dagon le suivi, mais attendit dehors. Il vit Zachery débarquer en trombe dans le couloir et essayait de passer un œil sur la très fine interstice de la porte mal fermée. Il reçut une violente tape derrière la tête, si bien que son front cogna sur l’imposante porte en bois massif. Il se frotta la partie meurtrie avec une moue. Son père l’envoya faire ses exercices et l’ordonna de se tenir à distance d’Aaricia pour la journée. Quel petit curieux ! Cette bride de caractère, il la tenait de sa mère. Espiègle, elle s’amusait les premiers jours à venir se glisser dans la chambre de Dagon pour le voir lorsqu’il prenait son bain. Elle avait toujours la tête penchée par-dessus son épaule quand il lisait des missives où écrivait son journal de bord. Après un court moment, le médecin sortit et confirma la réputation de la future reine. Il ajouta qu’elle pouvait parfaitement mettre au monde un enfant. Après se fallait-il qu’elle puisse enfanter tout simplement. Le noble fit un simple signe de tête pour le remercier. Il attendit de voir sa présence disparaitre au tournant d’un couloir avant de pénétrer dans la chambre de la jeune femme. Il ne lui demanda pas d’avance si elle était décente. Il s’en moquait bien, puisqu’elle lui appartenait.

Elle était toujours en position larmoyante. Même quand elle se tenait droite, on sentait qu’elle boudait. Elle ne lui offrait que son dos. Il contourna le lit, laissant ses mains sentir le bois des barres qui décorait le lit. Il la trouvait enfin ravissante et charmante alors que sa voix ne passait pas la barrière de sa bouche et qu’elle était tranquillement allongée. Il se racla un peu la gorge.

_Vous avez tout le temps d’aller manger un petit peu. Ensuite, les domestiques vont venir ajuster la robe. Portez la, pas pour moi mais pour les couturière de l’enceinte qui y ont passé la nuit. Ensuite, on ira nous lier officiellement devant un prêtre. J’ai convié votre famille. Je ne ferai pas de grande fête, ni de banquet je n’ai pas le temps à perdre à de telle futilité. Hâtez vous.

Il ne resta pas une seconde de plus. Il n’était pas du genre à la consoler ou la rassurer, surtout qu’il ne la portait pas dans son cœur. C’était sa future femme, point. Il s’arrêta à la porte et ajouta qu’il lui avait fait couler un bain en espérant qu’il réussirait à laver sa mauvaise humeur naturelle. Il fallait traduire qu’il espérait que cela la détendrait un petit peu.

Il devait être midi. Dagon s’était vêtu aussi pour l’occasion. Non, il ne fit pas le grand noble coquet. Il ne prit que des vêtements dans les tons gris foncé en soie et en lin. Il y avait quelques broderies sur le plastron, représentant les tentacule d’une seiche, dont la tête était des petites épaulettes en acier. L’habit était serré au niveau de la taille par une imposante ceinture en cuir noirci, le bas de sa tunique ne descendait pas trop bas. Les deux bandes de soie qui passait sur son torse, ne faisait qu’allonger déjà sa grande silhouette et la forme triangulaire de la tenue, ne fit que lui donner l’impression d’être plus musclé. Ses cheveux qu’il attachait souvent vulgairement, plus par confort que par présentation, étaient lâchés et coiffés. Il avait à ce moment, plus l’allure d’un roi que d’un guerrier.

Il était assis sur le perron qui menait à son trône, alors que Harlon le Rouge, le prêtre de l’Antique Voie. Ce dernier était debout, faisant les cent pas, s’entretenant avec une connaissance de longue date, plutôt qu’à un prêtre face à un fidèle.

_Je ne pensais jamais voir ce jour arriver Dagon… Mais, je suis quelque peu agacé par ce que j’ai entendu. Vous l’avez traité comme une pauvre femme-sel…
_Sa famille était d’accord. Et je… Je n’ai vraiment pas le temps de faire la cour à une belle en ce moment, vous le savez. Elle doit m’appartenir, alors il y a fer-prix, répliqua le noble.
_Aaah, votre âme de guerrier de l’Antique Voie prend le dessus. Vous n’arrivez plus à dissocier les deux, avec tout le respect que je vous dois. Votre femme-roc, n’est pas une acquisition. Du moins, pas réellement. Ce doit être, dans la coutume, une noble, pure, reconnue par le Dieu Noyé et non une vulgaire putain que vous ramassez lors d’un pillage. C’est subtil, et ce n’est qu’un détail, mais j’aimerai que vous le compreniez. Et de plus, si la famille est d’accord, cela ne pose pas de problème. Mais légitimement, il y a un accord. Pour vous et Cerrena, il y a eut un pacte passé avec son père et le votre.
_Je vois parfaitement où vous voulez en venir. Mais, elle est parfaite. Je ne pouvais pas la laisser me glisser entre les doigts. Je manque de temps.

Le prêtre leva les mains en l’air pour dire que le sujet était indiscutable à ce propos. Il reconnaissait lui-même que son seigneur se faisait vieux et la tension qui habitait les îles.

_Voulez vous que j’aille échanger quelques mots avec elle ?
_Non, je ne pense pas que ce soit utile.
_Je suis presque sûr du contraire. Celal’aidera à plonger dans son statut officielle de femme-roc et lui donner un peu plus d’importance, une chose que vous ne savait décemment pas faire.

Dagon haussa les épaules, restant assis sur le perron. L’homme s’en alla, guidé par un domestique pour atteindre la chambre de la jeune femme. On finalisait à peine sa coiffure quand on l’invita à entrer dans le jardin secret d’Aaricia. Il connaissait Dagon depuis un bon moment et avait navigué à ses côtés. Il venait aussi surtout donner quelques conseils à la jeune femme pour éviter le courroux du seigneur. Il s’autorisa un siège et regarda la future Greyjoy avec un air mystérieux. Elle était très belle et avait ce charisme qui ne pouvait que marcher auprès de Dagon.

_Je me présente Lady Bonfrère, je suis Harlon le Rouge, le prêtre qui va vous marier au seigneur Dagon. Je suis venu pour discuter un peu avec vous, savoir si vous aviez des questions. Je viens aussi vous expliquer comment la rituel va se passer et ce que vous allez devoir faire. Cela se passera sur la plage, plutôt en fin d’après-midi. Je préfère. Vous avez donc encore le temps de profiter de votre liberté. On sera face à la mer. Je ferai les prières au Dieu Noyé pour qu’il vous protège contre les malheurs du Dieu des Tornades. Je lui quémanderai aussi de faire en sorte que vos deux personnalité vous donne la force d’être de bon fer-né, et vous offrir la chance de procréer un enfant digne de ce nom. Ensuite, ce sera à vous deux de prononcer les simples prières. La votre sera différente. Vous allez promettre votre dévouement et votre fidélité à Dagon, ainsi que de faire de votre mieux pour lui donner un enfant et toute la patience du monde. C’est triste à dire pour vous, mais vous serez la seule à faire des sacrifices dans cette histoire. Car ce qui suit ensuite, c’est la sacrifice de votre innocence au Dieu Noyé. Dagon tient à le faire avec les coutumes anciennes. C’est dans la mer, juste après le mariage qu’il viendra vous déflorer, laissant le sang de votre pureté s’offrir à la mer.

Il se replaça plus confortablement sur son siège et laissa de côtés ses convictions, mais parla toujours avec un calme si serein et rassurant, presque déstabilisant.

_Parlons maintenant de l’homme. Je suis heureux pour mon seigneur qu’il ait enfin trouvé la femme qu’il souhaitait. Je vais vous expliquez une chose, pour votre vie et votre santé. Dagon est un homme froid, dépourvu d’émotion et se montre très cruelle parfois. Du moins, c’est ce qu’on dit. Il y a beaucoup de chose de vraie, mais il reste un être humain. Vous savez c’est un guerrier qui a vécu avec des hommes avant tout. Il ne connut pas réellement sa mère et ses nourrices ne le supportaient pas. Il a un cœur, il suffit de le voir avec son fils. Je ne vous demande pas de le refaire battre à nouveau, car il a aimé, mais si déjà il a de l’estime pour vous, vous aurez tout gagné. Déjà, c’est un homme avec des envies, il sera facile de le calmer en faisant des prouesses quand vous serez tout les deux. Dernier conseil, il n’est pas inflexible. Il est juste fier et hautain. S’il vous demande quelque chose que vous ne voulez pas, ne dite pas non, sinon il vous y obligera avec la force s’il le faut. Aller dans son sens, en posant des conditions. Vous verrez, il sera déjà plus coopératif. C’est à vous de faire le premier pas. Cerrena, son ancienne femme officielle n’a jamais cessé de se battre avec lui et est allé trop loin. Jamais, mais vraiment jamais il ne l’a ménagé. Il lui est arrivé de la battre alors que pendant des années, elle ne cessait de lui faire des saletés et il ne disait rien. Puis la suite, tout le monde le sait. Elle a dépassé les bornes et elle nous a quittée. Entre vous et moi, je ne pense pas qu’il déteste les femmes, mais qu’elle l’effraie car il n’arrive pas à les cerner. J’ai terminé, si vous avez des questions, sinon, je vous laisse tranquille ma Dame…

Il se leva et lui fit un ample geste de la tête. Il ajouta qu’elle faisait ce qu’elle souhaitait de son discours, mais qu’il ne lui avait dit que dans le but de lui faciliter la vie. Elle était une femme et il ne lui appartenait qu’à elle de se battre chaque seconde ou de savoir profiter de ce qu’on lui offre par quelques sacrifices.
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Aaricia Greyjoy
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Message Dim 28 Aoû 2011 - 3:45

Aaricia fixait les rideaux qui volaient dans ses appartements sous le vent. Elle fixait son destin, mais elle était aussi morte que jamais. Il y avait des moments où il fallait prendre du recul et espéré que l’on soit dans un mauvais rêve et que quelqu’un allait la réveiller. Elle pensait au Seigneur Greyjoy. Lui, lui faire des concessions. Elle aimerait bien voir comment il ferait devant elle. Peu importe. Elle l’avait quasiment oublié lorsqu’il vint lui rappeler qu’il faisait parti de sa vie désormais. Elle ne broncha pas et commença à changer. Elle ne lui offrit pas de réplique salace ou encore de quoi qu’il pourrait user contre elle. Inutile de lui répéter deux fois. Elle se tenait toujours à carreaux, mais au moins elle aurait de la famille après. Elle pourrait au moins lui dire qu’il n’avait pas osé lever sa main sur elle. Tout le monde savait que derrière une femme odieuse se cachait une femme trahi.

Un jour offrez moi l’opportunité de faire quelques choses pour vous et ce en dehors d’un hériter.

Il était sortit comme il était entré et elle soupira. Comment pourrait-elle briser cet homme. Elle n’arriverait jamais à créer de dépendance en lui. Elle se laissa guider pour un bain et barbota plusieurs minutes. Pourrait-elle les torturer quand elles la dérangeraient? Du moins, la première servante qu’elle retrouvait dans le lit de son mari finirait pendue. S’il voulait une femme, il n’en aurait qu’une seule. Elle et personne d’autre réchaufferait les draps de Dagon Greyjoy. Sortant de ses immondes rêves, elle se laissa sortir en bronchant. Après elle avait eu l’impression d’une fourmilière s’attroupait à ses alentours. Les ajustements furent minimes et elle trouva pour une première fois qu’elle ressemblait à quelques choses. Les manches étaient retenues par deux gros médaillons représentant la Seiche des Greyjoy. La robe lissait ses formes et elle doutait que c’était une demande de Dagon, mais elle s’en fichait. Elle aurait aimé que le tissu continue dans son dos au lieu de tomber contre ses reins, pour cacher cette vilaine cicatrice qui lui rappelait qu’elle n’avait encore rien compris. La servante vint lui mettre un collier qu’elle avait vu lorsqu’elle avait crié qu’elle ne voulait rien de son ancienne épouse. Aucun bijou n’allait être porté sans que Dagon le lui offre. Elle avait oublié son propre médaillon, mais inutile s’il serait ici, puisqu’elle changeait d’allégeance.

Il ne m’appartient pas. Remettez-le avec les autres objets. Il ne m’appartient pas de porter des bijoux appartenant aux autres. Morte ou vivante. J’ai cru avoir été assez clair, hier… Il fera ce qu’il veut des cadeaux qu’il donna à son épouse.

La servante regarda la vieille qui lui fit signe de s’exécutez. Aucun artifice rien. Elle s’était assise devant le miroir et le regardait la tête haute. Les deux femmes se regardaient droit dans les yeux. Était-elle folle? Elle le détestait et ne cherchait même pas à refuser que le seigneur l’épouse. Elles avaient remonté ses cheveux sur sa tête de fait que quelques boucles pendaient derrière. Elle se releva en vitesse lorsqu’on ouvrit la porte de sa chambre. Les deux femmes quittèrent et Aaricia regarda le prêtre. Ses paroles ne l’apaisèrent pas. Elle marchait de droite à gauche sans arrêt. Elle se donnait mal au cœur à tourner ainsi. Elle soupirait dans son fort intérieur. Pourquoi les femmes devaient toujours être fidèles et les hommes pouvaient découcher comme il le voulait? C’était écœurant à la fin. Elle tenait toujours le mauvais coté de la médaille. Elles étaient toutes mauvaises, elle aurait bien tiré quelques épingles de sa tignasse, mais elle aurait subi le courroux de la servante.

Il ne veut pas que je fasse de mon mieux. Il veut que je le fasse et lui donne cet hériter. Il n’en voudra pas juste un. S’il venait à mourir, il me tiendrait responsable. Je ne puis faire de plus. Car lui en retour, ne m’offrira jamais sa fidélité. Que peut-on attendre de plus du Seigneur de l’Ile de Pyke? Rien vous me direz et je préfère cela ainsi que les louanges de mon mari.

Il fallait qu’elle lave sa langue pour avoir dit le mot fatal! Mari oui, mais elle le considérerait comme le pire et le plus infâme, même si … non … elle ne pouvait pas. Que non! Il voulait lui pourrir la vie et elle avait un ressentiment pour sa personne? Elle devait vite prendre l’air et cesser de respirer immédiatement. C’était trop, à écouter, il était une victime! Et elle dans cette histoire? Qu’une pauvre folle? Non, mais elle aussi souffrait, mais il n’y avait que lui!

Mais personne n’est heureux pour la femme que je suis. Il a un cœur, seulement parce qu’il aimait la mère de son fils. Il me situe au même niveau que sa précédente épouse. Il la détestait et pourtant, si j’arrivais seulement à lui faire comprendre que je déteste que ses manières et non la personne, il ne chercherait pas à me fuir. J’ai toujours éprouvé du respect le plus sincère, pour mon suzerain, mais depuis qu’il m’a ravi je le hais. Vos paroles ne sont pas tombées dans les oreilles d’une sourde. Sachez que j’y prêterai attention.

Elle congédia le prêtre et la porte se rouvrit presque simultanément. Elle se retourna et vit Euron Pyke. Bon sang, il était le seul qui puisse vraiment la comprendre en ce moment. Voyant qu’elle ne sautait pas au cou, en dégainant une arme, Veloran suivit de peu. Elle ne put s’empêcher de prendre sa grande sœur dans ses bras. Il l’embrassa sur le front et l’inspecta. Il sortir le médaillon des Cormartel. Aaricia le prit dans ses mains tremblantes et le redonna à son frère.

Il était dans le sable. Il s’est détaché quand tu es parti pour le semer. Willem l’a récupéré dans l’intention de te le remettre. Il n’a pas osé se présenter au cas que tu le renverrais avec une vase à la tête. On ne sait jamais tes réactions.

Garde-le. Il ne m’appartient pas de montrer mes autres couleurs que celle des Greyjoy désormais. Non que je n’ose vous oublier, mais je ne saurais le porter sans le défier. Il siéra davantage à la future Dame de Cormartel qu’à la femme de Dagon Greyjoy. Il a bien fait… S’il avait pu se taire, je ne ferais pas un éternel combat de mot avec le roi.

Son regard était désolé, mais elle profitait de ce moment de pouvoir pour lui rappeler ce qu’ils avaient fait. Veloran ouvrit la bouche, mais Aaricia fut plus vite à répondre. Elle les connaissait encore mieux que tout le monde.

Il ne m’a pas touché, ni lever la main sur moi. Je n’ai pas été violenté de quelconques manières, du moins pas encore.

Aaricia …

Tu croyais qu’il allait apprécier une langue de vipère, au point tel que nous ne sommes pas marié et nous nous détestons comme un couple qui n’a guère de futur. Sauf celui de chercher la mort à l’autre.

La seule mort qui ravira Dagon Greyjoy à vos mains est la guerre. Offrez-lui ce qu’il veut et ne discutons pas davantage. Il est l’heure, ma sœur.

Elle prit son bras et descendit les escaliers menant à l’extérieur. Sur la plage avait dit le prêtre. Elle grimpa sur sa jument comme une vrai Lady l’aurait fait et elle se demandait si tant de surveillance était du à sa précédente fuite. Une fois tout près, elle se laissa tomber dans les bras de son frère et celui-ci l’accompagna jusqu’à Dagon. Malgré les sandales, ses pieds s’enfonçaient dans le sable chaud et même si elle allait sceller son destin ici même, elle avait des impressions douteuses, dont elle faisait mieux de faire taire. Elle se plaça devant Dagon et lui offrit ce qui semblait être un sourire. Il était sans malice, sans artifice et hypocrisie.


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Message Lun 29 Aoû 2011 - 18:57

Dagon avait attendu patiemment. Il n’était pas du genre pressé, même à la guerre. Il prenait le temps de réfléchir avant d’attaquer. Il ne servait à rien de se presser. Tout arrivait en temps et en heure. Il avait cherché cette femme, il l’avait temporisé depuis longtemps. Il n’était pas à quelques heures près. Et même, si là, elle s’enfuyait qu’elle court, loin. Il avait médité. Tant pis, elle n’aurait qu’à partir, il n’irait plus lui courir après. Il était las. Il faisait les cents pas dans la grande salle. Personne n’osait le déranger. Il n’était pas du tout angoissé, ce genre de rituel, il l’avait déjà fait et le connaissait par cœur.

Le prêtre arriva et fit signe au seigneur qu’il était l’heure de se rendre sur la plage. Dagon lui offrit simplement un geste de la tête avant de le suivre. Il arriva dehors où on commençait à préparer la monture de la jeune femme. Il y avait quelques gardes. Dagon leur fit communiquer d’assurer simplement la sécurité de Aaricia et sa famille, mais que, si elle souhaitait partir lâchement ou fièrement qu’ils la laissent s’effacer loin de sa vie et de ce monde. Ils acquiescèrent et Dagon monta sur son cheval pour partir avec Harlon le Rouge sur la plage. Il n’était escorté que par un homme. Son fils n’était pas convié au mariage, il n’y voyait pas l’intérêt.

Ils longèrent la côte un court instant. Dagon avait déjà en tête l’endroit. Il y avait le sable sur tout l’horizon, les vagues qui venaient s’y évanouir, et comme des petits chemins rocheux, des chaînes de roche qui s’enfonçait dans la mer. Il en prit une qui était la plus aventureuse, et la plus haute. Il regarda Harlon qui lui fit un grand sourire. Il avait l’œil et connaissait mieux son île que quiconque. Le prêtre avait apprécié que Dagon se marie ici, cela changeait de la cérémonie dans le château. La veille, le lord lui avait confié qu’il voulait mettre les chances de son côté et être au plus près du Dieu Noyé. Il voulait au mieux un héritier et ne pas perdre plus d’énergie et veiller sur une harpie plus qu’à la guerre.

Au loin, on entendait les sabots soulever le sable et résonner dans la lande. Dagon se tourna et vit les montures arrivées et avec une certaine surprise, Aaricia à l’avant de la cavalerie. Ils s’arrêtèrent et la douce silhouette qui serait sienne dans quelques instant tomba dans les bras d’un de ses frères. Elle marcha jusqu’à lui, la tête haute. A croire que depuis ce matin elle avait changée. Elle ne lui lança pas son venin en plein visage quand il la visita et là, elle se faisait toujours aussi calme et docile, de bonne éducation. Il avait peur qu’elle était comme l’eau et qui fallait bien se méfier quand elle dormait, elle ne tarderait à s’emporter dans une rageuse tempête. Puis alors, le voilà décontenancé. Elle lui sourit en toute sincérité. Oh, ce fut discret, mais Dagon ne pouvait que le voir. Avec la même mesure, il lui rendit cet arc presque invisible. Il venait d’avoir de l’estime pour elle. Il lui tendit une main, bien ouverte, presque généreuse. Elle y posa la sienne qui était allégrement plus petite. Il la serra fort et l’aida à grimper les quelques roches pour atteindre le petit chemin de pierre. Il fut patient et ne la traina pas. Il avait quand même un petit peu d’éducation et savait traiter une femme comme il se devait. Ils furent suivis par la famille proche d’Aaricia et le prêtre. Les soldats restèrent sur le sable, l’œil vif. Il s’arrêta au bord, alors que les rochers commençaient à descendre pour mieux sentir les vagues les fouetter.

Dagon se mit en face de la jeune femme, la tête bien basse, l’œil clos. Harlon leur tourna le dos pour avoir l’océan comme seul publique. Aaricia pouvait sentir les mains chaudes du roi des îles serrer les siennes légèrement. C’était simplement le protocole. Il fit ainsi l’éloge du Dieu Noyé comme il l’avait expliqué à la jeune femme. Il demanda sa bienveillance et de les éloigner du courroux du Dieu des Tornades. Il ajouta les quelques paroles comme quoi, tous ici présents étaient témoins de leur liaisons officielle fait dans les règles. La seiche fit sa propre prières et ses propres promesses, mais surtout tourné vers le Dieu de l’Antique Voie. Il disait suivre les commandements de cette dernière, de l’honorer à n’importe quel instant et que s’il lui offrait un fils, en ferait un fidèle. Son discours n’avait aucune attention ni promesse envers la jeune Aaricia comme l’avait expliqué Harlon le Rouge. Celui-ci se tourna vers la jeune femme et lui fit répéter sa prière qu’elle ne connaissait pas. Elle jura fidélité et respect à Dagon, avec une éloge à l’Antique Voie.

La nuit commençait à tomber. Il faisait sombre dans le ciel, mais on voyait encore parfaitement le paysage comme s’il était teinté de gris. Le prêtre invita la famille Bonfrère à s’éclipser et s’il le souhaitait, à la demande de Dagon, de venir manger quelque chose au fort. Rapidement, Aaricia, désormais femme-roc de Ser Greyjoy et ce dernier se retrouvèrent rapidement seul. Il y avait encore un garde qui restait à l’écart, toujours pour leur sécurité.

L’homme contourna sa femme, lentement, passant d’un rocher à l’autre. Aaricia savait parfaitement ce qui suivait, encore une fois, le prêtre avait pris le soin de la tenir au courant. Ses mains n’avait pas refroidis malgré le vent qui soufflait et ne cessait de faire danser la robe de la dame. Elles réchauffèrent les épaules glacées de la jeune blonde. Il les laissa glisser le long de ses bras et la tourna lentement face à lui. Il dégagea quelques mèches qui s’étaient échappé, épuisée à se battre contre le vent. Ses doigts dessinèrent lentement l’arrête de son visage pour venir se poser sous son menton avant de lui voler un baiser.

Il s'avança un peu plus d'elle, et alors que son souffle se perdait sur un cou dégagée de ses tendres boucles blondes, elle sentit le laçage arrière de sa robe se deserrer. Son coeur devait être moins compressé et comme toute femme qui ne connaissait pas cet instant, c'était l'orage qui grondait en elle. Son index passa par l'ouverture et remonta le long de son dos. Il sentit sous sa peau la cicatrice qui formait comme un dur souvenir gravé à jamais sur son petit corps. Il passa un petit moment à l'effleurer, la découvrant, essayant de la connaitre, la curiosité de sa caresse cherchant des explications. La robe tomba soudainement le long d'Aaricia, comme l'eau qui pouvait couler le long du flanc d'une boutre récemment ciré à la graisse de baleine. Dagon l'observa, mais en restant près d'elle. Son épaule montrait sa sensibilité au froid à en voir la chair de poule courant sur sa peau blanche.

_L'eau n'est pas plus chaude, lui chuchota t-il au creux de l'oreille. Je vous remercie de votre patience et de l'attitude que vous m'offrez aujourd'hui.

Complètement nu, il s'attarda pour la rejoindre. Il retira lentement ses affaires. Il était vrai qu'il faisait frais, mais il avait l'habitude. Il y avait bien plus de vent sur les boutres et l'eau, il la sentait transpercer ses vêtements et se transformer en prison de glace autour de lui. Il descendit en premier dans l'eau. Il fit un magnifique plongeon, brisant les remouds de la mer qui venait s’annihiler sur la roche. Il nagea jusqu'au bord et aida la jeune femme à le rejoindre plus calmement, escaladant les énormes pierres coupantes. Elle glissa entre ses bras, raide par la fraîcheur de l'eau. elle devait avoir à peine dix degré. Une énorme vague arriva alors qu'Aaricia trouvait un peu d'équilibre. Le fond partait en une pente raide. Dagon eut juste le temps de poser les mains sur la roche, de bander les muscles de ses bras, empêchant ainsi à la mer jalouse d'abattre la blonde contre les rochers. Dagon remit ses cheveux en arrière, passant la tête sous l'eau. Il était temps de passer aux choses sérieuses.

Il ne sera pas tendre, elle le savait. Il ne l'aimait pas, il faisait ça par coutume et par pur plaisir. Malgré tout, elle se laisserait faire, alors il ne sera pas violent, ni même brutal. Un simple mélange des deux. Il passa des mains fermes sous ses cuisses pour les poser sur sa taille. Il lui fit prendre appui sur la petite crête. Collé à elle, dans l'envie de ne sentir que sa peau contre la sienne et rien d'autre, pas même un milimètre d'eau pour les séparer. Ses muscles s'écrasaient sur elle et ses lèvres venait enfin découvrir le gout de sa peau, la sensation au touché. Ses mains vinrent s'occuper et apprécier le reste de ses formes qu'il ne pouvait, à cet instant, encore saluer de sa bouche gourmande. Il ne perdit pas réellement de temps, dès que l'excitation montait plus haut que les vagues qui les tassaient, il fit son affaire. Ce n'était pas un doux moment à partager, mais une coutume à finaliser. Il se montrerait sûrement plus imaginatif et passionné quand il aurait quelques chimères à réaliser dans les années à venir. Avec les caresses fougueuse de la mer et les mouvements de Dagon sec et absent d'émoi, le pauvre dos de la jeune femme était lacéré par la roche tranchante.

Elle était exténuée. Dagon la poussa en haut du petit chemin de pierre et la rejoignit vite. Il lui enfila le simple dessous de robe et pour lui son pantalon. Elle tenait à peine sur ses jambes. Le seigneur s'empara d'elle, la portant telle la reine qu'elle était. Il fit signe à un des gardes d'aller chercher le reste de leur affaire et de s'occuper de la jument de la Dame. Il aida Aaricia à grimper sur sa propre monture avant de s'installer derrière elle. Les bras forts comme le roc, l'entouraient jusqu'aux rennes. Elle pouvait prendre appui sur lui. Doucement, il fit démarrer le cheval qui galopa doucement en direction du fort, pour seul témoins, ces étoiles qu'il adorait tant.

[HRP : Désolée pour le temps de réponse miss, j'espère que ça te va. Je suis désolé pour le début un peu horriblement haché de phrases administratives XD Ensuite, pour le côté PNJiser, j'espère avoir soit respecté ton personnage ou son attitude, ou alors de ne pas avoir prit trop de liberté. J'ai essayé d'être vague. Si ca ne colle pas du tout, tu n'auras qu'à posté ta version et je modifierai mon poste en conséquent. ]
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Aaricia Greyjoy
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Message Mar 30 Aoû 2011 - 1:02

Le prêtre avait fini par faire céder la femme. Elle était comme lui dans un certain sens. Elle ne supportait pas les crises, et elle détestait encore plus de voir quelqu’un pleurnicher. Elle n’était pas une femme dure, elle avait seulement cru pendant des années que de mettre à l’épreuve des hommes l’amuseraient. Elle était une femme forte, mais à un seul point qu’elle tirait la force de sa haine habituelle. Tant pis, en autant qu’il faisait d’elle la femme la plus puissante, le reste lui importait peu. Qu’il l’aime ou qu’il la déteste. Peu importait vraiment à ce stade. Elle n’avait pas vraiment le choix et devait faire avec. Le prêtre l’avait dit. Elle était la seule qui pouvait faire des sacrifices. Dagon n’était pas tenu d’en faire, elle oui. Sa liberté, ses choix, sa vie ne lui appartenaient presque plus. Elle était prisonnière de ses serments.

En lui tendant la main, elle ne le voyait plus comme l’homme cruel qui avait ravit sa personne. Elle était sans défense comparée à lui. Son cœur battit à tout rompre dans sa poitrine. Elle n’avait plus envie de fuir, parce que la vraie Aaricia aurait eu la mauvaise idée de se jeter contre lui avec la ferme idée de le pousser en bas pour que son crane se fracasse contre la paroi rocheuse. La nouvelle mariée n’avait pas cette idée. Elle était prête à encaisser les coups, mais alors il devrait se montrer plus malin qu’elle. Fermant les yeux, elle laissa la Seiche prononcer ses veut sachant que son fils serait un quasi sacrifice. Lorsque vint le temps de prononcer ses propres vœux, sa vois se brisa, mais elle finit par parler. Elle finit par permettre à sa voix de prononcer sa fidélité et son respect, ainsi que la promesse de lui fournir un héritier qui pourrait monter sur son trône un jour. Elle était venue à ce stade accepter de devenir sa femme. Un jour, elle aurait assez de pouvoir pour poser des conditions.

Aaricia se mordait la lèvre. Tout le monde avait quitté sauf lui. Il avait osé l’embrasser sur ses lèvres, intérieurement elle souriait. Son cœur battait comme un fou et elle se demandait si elle allait voir la lumière au bout. Quand il osa caresser sa cicatrice, elle s’était raidit. Dans son fort intérieur, elle se voyait intervenir entre son père et son amant. Il avait été touché et elle s’était retournée pour lui éviter la chute et avait senti la douleur la bruler dans le dos. Sa haine des hommes lui fit le plus terrible effet. Le fait que sa robe descendait la ramena à la réalité. La froid avait franchi les entrailles de la jeune fers-né. Elle était habituée au froid de soir, les vents de la mer. La peur qui n’arrivait pas à franchir ses lèvres.

Disons que votre ami a su me convaincre de bien des choses et que la femme que vous avez connu n’est jamais très loin, mais peut-être pas pour vous.

La jeune femme soupira et le laissa plonger souriant en coin. Elle était en quelconque partie heureuse. Elle le rejoignit et se raidit sous la froideur de l’eau. Même si Dagon la retenait dans ses bras, elle sentait l’eau froide lui ouvrir les entrailles. Elle le laissa la guider. Elle n’avait jamais réussi à faire flancher un homme jusqu’à ce qu’il fasse d’elle sa femme. Dagon avait prit, sans hésiter. Elle ne chercha pas à éviter le coup de grâce, mais voilà que la réputation de la Vierge de Grand Wyk n’existait plus. Elle était reine des Iles de fer et comptait bien rendre ce titre aussi violent que pouvait être l’ancien.

Elle ne chercha pas à comprendre comment elle avait pu finir sur le petit chemin, mais ses pieds gelée demandait que la chaleur de ses draps. Elle ne résistait pas davantage. Les pieds dans le sable, elle se laissa porter sans broncher. Dire que les dernières heures, elle avait tout fait, pour qu’au moins, il la déteste réellement. Elle le sentait sincère et elle ne se priva pas de se coller contre lui. Elle avait l’impression qu’il allait lentement, uniquement pour qu’elle profite en même temps que lui. Il essayait peut-être d’être gentil ou simplement il essayait de ne pas apparaitre comme le pire des maris. Elle apprécia son geste et regarda les étoiles, puis scruta son regard. Il descendit avant elle et elle se laissa glisser dans ses bras. Elle avait offert un autre sourire et rentra avec lui dans le fort. Il la conduisit dans près de ses appartements et elle sentit les lèvres de Dagon contre son front.

Bon … bonne nuit … mon seigneur.

Elle le laissa partir et vint pour ouvrir sa porte quand elle se retourna vivement.

Dagon!

Elle hésita quelques peu et pris son courage à deux mains. Elle ne pouvait pas pester jusqu’à la fin de sa vie. Autant qu’ils accordent leurs violons dans l’immédiat.

Au fond, je ne vous déteste pas réellement.

Elle avait été ferme en le disant, elle n’était pas une petite idiote écervelée. Elle avait des preuves à fournir. Harlon l’avait dissuadé de lui pourrir la vie. Il était chanceux d’avoir un ami tel que le prêtre. Elle ne doutait pas de sa fidélité. Soupirant, elle regarda sa chambre et particulièrement la servante.

Venez madame, je vais nettoyer vos plaies, pour qu’elles ne s’infectent pas.

Elle avait recousu une plaie trop béante, pour la laisser ouverte. Aaricia ne s’était pas plaint et retenait sa bouche de prononcer quelconques mots. Plutôt difficile à faire qu’à dire.

Il ne viendra pas n’est-ce pas?

Pas pour cette nuit. Il part à la guerre et il vous a déjà oublié. Vous êtes le cadet de ses soucis maintenant. Il a d’autre chat à fouetter.

Aaricia soupira et un gémissement de douleur. La plaie avait été refermée c’était l’important. Pour Aaricia, elle venait rejoindre la cicatrice de son ancien amant.

Même pour …

Même pour concevoir un héritier.

La jeune femme soupira. Elle s’en fichait bien qu’il réchauffe ses draps dans l’unique but qu’elle lui donne un fils. Au moins, pendant ce temps, il ne découchait pas avec une femme sel. Aaricia prit congé de la servante et enfila une robe de nuit blanche. Elle regarda la porte et souffla les bougies. Elle regardait le paysage au loin, tandis que dans son fort intérieur, elle se battait pour rester fière et haute. Elle venait de perdre une partie de sa liberté. Elle craignait désormais l’emprise qu’il aurait sur elle. Malheureusement, elle s’en voulait d’avoir craché son venin précipitamment. C’était la cause de son absence. Comme elle avait pu être idiote. Jamais il ne l’aimerait, elle le voyait. La lune était pleine et c’était rare de la voir ainsi.

Aussi innocent qu’il le fut, elle passa la porte et s’avança d’un pas décidé. S’il fallait faire les choses à moitié autant le faire au complet. Elle continua et prit une grande respiration, avant de se heurter à la porte qu’elle crut d’abord verrouiller. Elle était prête à prendre le risque. Elle tourna la poignée et se mordit la lèvre. Non, il la renverrait, elle marcha de reculons afin d’atteindre de nouveau ses appartements maudits. Elle pouvait lui donner cet enfant, mais elle ne pouvait pas le créer sans lui et comme il cherchait à éviter son lit, la tâche serait ardue. Elle finit par se glisser dans ses draps et se recroqueviller espérant qu’il ne la laisse pas seule, pour sa première nuit de femme roc. Quel honte de plus, il lui infligerait s’il n’osait pas la toucher. Surtout, si elle ne terminait pas enceinte avant son retour. Il n’avait qu’une nuit pour satisfaire son envie et la seule chose qu’Aaricia savait, était que les minutes étaient très longues à fixer la porte.
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Message Mar 30 Aoû 2011 - 18:52

Dagon laissa le cheval les bercer jusqu’à son antre. Il descendit de la monture, attrapa Aaricia. Il l’accompagna jusqu’à sa chambre pour dissuader quiconque, surtout les hommes, de poser ne serai-ce que l’œil qui pouvait lui manquer, sur elle. Les domestiques arrivèrent pour les couvrir de couverture. Dagon utilisa la sienne pour s’essuyer un peu alors que l’image de sa femme devint bien plus décente. Il fallait dire qu’avec sa peau humide, sa robe en coton fin, blanc, devenait presque transparent à certain endroit, épousant la parfaite forme de ses fesses. On monta l’escalier en colimaçon, la pierre qui avait l’air de vouloir vous abattre. Quelques bougies éclairaient le rude chemin jusqu’aux chambres. Elle était là, la flamme vacillante, protéger par le petit renfoncement dans le mur.

On arriva devant la chambre de la jeune femme. L’air y était moins frais, toute l’agitation et la chaleur des étages du dessous qui remontaient entre la pierre et la terre. Il s’avança doucement pour embrasser le front d’Aaricia, geste un peu trop tendre de la part de Dagon, ce qui eut le dont d’étonné la domestique. Il avait réussit à arracher à cette jeune subalterne, des yeux de merlan. Il était préoccupé par la guerre à préparer, et bientôt le départ. Il allait passer de rudes journées, il n’aurait plus le temps de la voir, ni même de lui parler ou de penser à elle. Il fallait se rendre voir ses capitaines, discuter, préparer les plans, s’enfermer dans la salle de conseil, préparer sa boutre, chercher les victuailles. Elle avait été tellement docile jusqu’à maintenant alors que la veille, elle lui avait promis de ne jamais cesser de te se battre contre lui. Cela l’avait quelques peu apaisé. Il ne s’était pas réellement contrôlé, mais il n’avait pas honte. Il préférait cela que des mots. Les remerciements de tantôt avaient encore un gout d’amertume au fond de sa gorge.

Il recula d’un pas, avant de se laisser aspirer par le couloir qui le menait à sa chambre. Il entendit son nom. Il s’arrêta un moment, hésitant fortement à lui donner une oreille attentive, ou continuer de marcher. Il fit le chemin entre les deux décisions : soit, il s’arrêta, mais ne prit pas la peine de se retourner. Elle lui confia qu’elle ne le haïssait pas. Il ne dit rien, restant encore juste un moment, puis bientôt la porte de sa chambre claqua doucement, résonnant dans tout le couloir. La jeune servante, entraîna Aaricia pour soigner ses blessures. Cette dernière, connaissait bien son seigneur, elle était bien placée, comme toutes de prédire les gestes de leur seigneur. Comme Aaricia, elles avaient aussi compris que d’être obéissante et ne pas faire de crise les aideraient à mieux vivre à ses côtés. Quoique la jeune reine avait de la chance, Dagon ne pourrait la tuer aussi facilement que ces pauvres femme-sel, dont quelques putains dans le tas. Elles n’étaient rien, ni d’un point de vu légitime, ni dans son cœur.

Le fils du Vent de Mer était dans sa chambre. Il était face à la fenêtre et appréciait le calme de la nuit qui s’était imposé. La famille Bonfrère, même si elle était venue était déjà partie. Il pensa subitement au repas. Tout ces efforts lui avait donné faim. Il descendrait plus tard. Il avait encore l’esprit préoccupé par Salvemer. Il quitta son tableau naturel, vue sur la mer et retira ses vêtements humides avant de les jeter au sol. Il se pencha vers une cruche en argent où de l’eau fraîche, tamisée de tout son sable reposait. Il se débarbouilla le visage et soudain, la porte s’ouvrit timidement. Il tourna la tête, s’essuyant avec un torchon, une simple chute de tissus. Il leva un sourcil. C’était la domestique qui était avec Aaricia. Elle eut un petit sourire mutin, retirant lentement le chiffon des mains de son seigneur. Elle en trempa une partie dans l’eau, lui frottant doucement le dos. Puis alors, ses petites mains glissèrent sur les hanches du roi, avant de caresser son torse musclé et bardé de cicatrices. Dagon attrapa sèchement ces petites intruses. Elle lui proposa un massage pour le détendre, le sentant si crispé. Il refusa, toujours aussi sèchement.

_La Dame aurait espéré vous voir, vous savez ? Pour être encore un peu à ses côtés.
_Que voulez que cela me fasse ? Répliqua-t-il en se tournant face à elle.
_Oh rien mon seigneur. Disons juste que, elle me rappelle plus Malora que Cerrena. Je sais de quoi je parle, c’était ma seule et unique amie. Je vous connais aussi, elle est faîte pour attirer votre attention. Elle est aussi sauvage, colérique et douce qu’elle. Elle sait se taire quand il faut et …
_Il n’y a aucune comparaison, la coupa-t-il. Malora n’avait rien. Aaricia est noble et elle est femme-roc. Qui sait si elle ne manipule pas tout le monde ?
_Elle n’a même pas 20 printemps ! Je… Je ne faisais qu’être solidaire après tout. Elle me faisait simplement pitié. Puis vous, vous avez enfin un corps chaud pour compagnie le soir. Vous partez bientôt et si jamais… Vous ne reveniez pas.
_Ca suffit ! Cracha-t-il en lui attrapant fermement les poignets et la collant à lui. Tu sais très bien que si j’avais juste besoin d’attention pour dormir, tu ferais très bien l’affaire. Du vent. J’ai besoin de repos et d’aucune aura féminine et malsaine autour de moi.

Elle n'ajouta rien, attrapant les vêtements de son seigneur avant de s'échapper en vitesse. Dagon tira son coffre et sortit un robe de chambre en coton qu'il passa sur son corps entièrement nu. Il s'allongea dans son lit, les mains derrière la tête. Il commençait à établir des plans, fermant les yeux pour imaginer les côtes de Salvemer et déjà l'itinéraire à suivre, quel constellation suivre et laquelle fuir. Il se leva un instant et commençait à griffonner des tactiques sur du parchemin avec un stylet qu'il plongeait dans un petit pot d'encre de seiche.

Soudain, il entendit la poignée grincer et la porte s'ouvrir légèrement. Il était vif et l'oreille fine. Il attendit, mais on s'éloigna. Il sourit en coin. Il savait qui cela pouvait être. Elle avait donc tant envie de le voir qu'elle en aurait jouer toute sa dignité à venir le voir jusque là. Il se leva et jeta le papier dans la cruche d'eau. Les esquisses s'estompèrent quittant le papier qui voulait garder l'encre prisonnière. Il quitta sa chambre. Il ne se rendit pas de suite voir Aaricia. Il commença par aller dans les cuisine. Il vérifia les couloirs, voir s'il ne prenait pas la jeune femme sur le fait. Non, elle devait déjà être retournée dans sa chambre, ou pire encore, partit loin prendre le large. Il attrapa une bouteille de vin, un peu de poisson séchée et un gros crouton de pain. Il remonta doucement, prenant tout son temps.

Il toqua légèrement, mais ne laissa pas le temps à quiconque de l'inviter à entrer. Il la poussa et pénétra dans tout ce qui restait d'intimité à sa femme. Elle était dans son lit, en boule sous la couverture. Il posa tout ce qui encombrait ses mains sur l'énorme coffre qui servait de coiffeuse. Il n'y avait qu'une petite bougie dont la flamme brûlait encore. On n'y voyait pas grand chose, mais Dagon connaissait bien cette chambre. Il y avait passé du temps pour calmer la folie colérique de Cerrena et entendre tout ses caprices. Il attrapa une petite branche d'herbe haute sauvage et sèche. Elle lui servit de petit d'allumette. Il y en avait un peu partout autour des bougies. Il vola une partie de l'âme de la flamme et à l'aide de celle-ci, ajouta un peu plus de lumière sur les luminaires qui dormaient.

Il laissa encore un peu l'obscurité prendre place dans la chambre. Il s'assit sur le bord du lit et d'une main ferme, la secoua pour la réveiller.

_Je sais tout ce qui se passe dans mon château et je sais que vous ne dormez pas... J'ai souvent faim après ce genre de moment et je me suis dis que peut-être vous aussi. Vous n'êtes pas ma captive, mais ma femme, ce serait déshonorant de vous laisser mourir. J'ai ramené du vin, un peu de pain et du poisson séché.

Il quitta le lit et apporta les victuailles sur celui-ci. Aaricia se redressa légèrement. Il retira le bouchon en liège de la bouteille et but à même le goulot. Il n'avait pas assez de bras pour prendre des verres. Il le tendit à la jeune blonde et grignota un morceau de poisson. Il la fixait.

_J'espère que vous me haïssait toujours un peu quand même...

Déchirant le pain, quelques miettes se déposèrent sur les draps. Il reprit un peu de vin et finit par s'installer plus confortablement sur le lit. Appuyé sur un coude, il continuait de calmer son estomac qui criait famine. Il ne cessait d'observer la jeune femme. Il se demandait si la jeune domestique voyait juste. Est-ce qu'il finirait par s'attacher à Aaricia. En tout cas, il commençait à avoir du respect pour elle, ensuite l'attirance, c'était déjà un sentiment qui l'habitait depuis un moment. Il finit par s'étirer et lui dit de finir de manger ce qu'il reste. Il l'informa aussi, qu'il ne partirait pas dès le lendemain, mais qu'il serait sûrement très pris, alors qu'elle serait aussi libre et tranquille qu'elle le souhaitait. Elle allait donc être ravie.

Il laissa son coude l'oublier et resta sur le dos. Bientôt, il sentit le frêle et petit corps de la jeune femme se glisser sous les draps, à une distance acceptable. Dagon roula vers elle. Il ne vit que son dos. Il tira doucement sur la couverture et releva très lentement la nuisette de la dame. Il apprécia parfaitement ce qu'il voyait. Des jambes fuselées, des fesses parfaites, ronde, gracieuse, un dos si sensuel que ses fantasmes n'en finissait plus. C'est alors qu'il repassa ses doigts sur l'immense cicatrice.

_Je peux encore comprendre la présence des miennes, je suis un guerrier. Mais vous...

Il attendit des explications, si elle daignait lui en donner. Ce n'était que de la pur curiosité, car juste après, il se laisserait aller dans le monde des rêves. Il devait se lever tôt demain pour tout préparer. Il sentait déjà ses yeux se fermer alors que sa main glissait le long de son dos pour atteindre le matelas.
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Aaricia Greyjoy
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♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
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Message Mar 30 Aoû 2011 - 23:49

En entendant le toquement, elle s’était refermée dans son esprit, espérant qu’il outrepasse son chemin, même si elle ne le voulait pas vraiment. Elle avait besoin de sa présence. La pièce était froide comme tout, depuis qu’elle était arrivée. Il ne restait plus grand-chose des affaires personnels de l’ancienne Dame Greyjoy. Elle préféra ne pas parler davantage. Se plaindre aurait été plus qu’inconscient. Elle aurait cherché à vouloir plus, quand elle ne pouvait pas. Elle le laissa la secouer et elle sourit intérieurement. Il savait donc que c’était elle qui avait essayé d’entrer dans ses appartements.

Elle lui fit une place sans broncher, elle s’était assise et avait pris la bouteille avant de la regarder. Elle ne s’attendait plus a rien désormais. Elle était trop amusée, par son propre manque de civisme. Avant qu’elle lui laisse croire qu’il avait pu mettre un quelconque poison, elle prit une gorgée. La dernière fois, qu’elle avait fait cela, elle avait terminé ivre comme jamais. Cette fois, elle s’abstiendrait. Un peu de civisme devant son mari et époux.

Elle attrapa un morceau de poisson alors qu’il espérait qu’elle le détestait toujours. Elle était encore fâchée contre lui et le serait peut-être toujours aussi. Il avait tué un homme qui ne lui avait jamais fait de mal dans son égo. Tom était un ami qu’elle avait depuis sa tendre enfance. Il avait posé ses yeux sur elle une fois et ce fut clair, qu’elle ne perdrait rien pour lui, mais elle le laissait faire, parce qu’elle était seule et voulait que l’on la regarde. Elle était une femme après tout et elle avait assez de charme pour attirer les regards.

Je vous hais encore, oui, un peu. Mais pas pour les raisons que vous croyez. Je vous tiendrai responsable de sa mort jusqu’à mon lit de mort. Il était le seul ami que j’avais réellement et sur qui je comptais pour garder mes secrets les plus enfouis de ce monde. Je ne suis pas odieuse, ou méchante. J’attends seulement à ce qu’on me respecte, même si je suis que pour vos yeux, une femme.

Aaricia baissa la tête sur ses pieds et crispa ses doigts. Un jour, elle lui ferait ravaler cette réplique. Et si elle ne voulait pas être libre et tranquille? Et si elle voulait au contraire être embêté toute une journée Elle ne pouvait pas y penser, parce qu’il s’amuserait à la faire tourner en rond. Elle finit par abandonner et se glissa complètement sous les draps. Elle avait en partie ce qu’elle voulait. Elle avait fermé les yeux en sentant les mains de Dagon dans son dos. Sa question la tracassait. Voulait-il vraiment savoir, elle le regarda et lui fit dos de nouveau. Un douloureux souvenir, elle avait causé la mort de son père par ce jeu.

Il y a une guerrière derrière la femme. Elle n’est pas souvent là, mais elle existe. Elle n'aime pas que l'on écrase sa personne et c'est elle qui fait ce que je suis. Le soir de mon vingtième anniversaire, mon père avait organisé une grande fête à Cormartel. Je les avais quitté la première prétextant la fatigue, mais j’étais ivre et la tension avait monté entre deux hommes de mon père. L’un des deux avait bien décidé de faire de moi sa femme. Il m’attendit donc dans mes appartements, il allait me violer quand je le frappai violemment. J’eu le temps de m’échapper rejoindre mon père. Il voulait prendre Cormartel. Il avait tout prévu. Je tentais de sauver mon père lorsque son épée me trancha la chair.

Elle se retourna vers lui et posa son regard détaché dans ses yeux. On le disait cruel, et pourtant, elle aurait avoué autrement. Pour elle, il était un homme comme tous les autres. Sauf qu’il était roi des Iles de Fer.

Euron Pyke, mon oncle, prit sa dague et la planta ici. Et je lui enfonçai mon épée ici.

Elle posa son doigt sur la pomme d’Adam et vint poser sa main sur son cœur.

Mon père mourut pendant la nuit et je me mis à détester tous les hommes et pour me venger de leur ignoble pouvoir sur les femmes, je m’amusais à les entretuer. Il avait pris mon père, parce que je ne voulais pas de lui, il a donc scellé le sort des mes amants. Aucun homme ne prit ma virginité, le dernier est mort et un Lord de la maison Harloi a fini par abandonner.

Elle baissa les yeux et évita de raconter, comment il avait tué son ami et comment elle lui en voulait de l’avoir arracher à ses terres. Veloran et Willem étaient heureux par contre. Elle n’était plus dans leurs jambes, mais plutôt dans celle de son nouveau mari. Aaricia avait fini par comprendre que malgré qu’elle fût bien plus jeune, elle n’avait pas l’expérience cruelle de Dagon Greyjoy. Il avait quand même dans la quarantaine, tandis qu’elle n’avait qu’une vingtaine d’années. Elle était une petite fleur encore, et son égo serait que nouvellement écrasé.

Elle était si proche de son visage. Elle le regarda pendant de longues minutes, il ne parlait pas et elle se retenait, mais dans un élan de folie, alors qu’elle sentait encore la main de la Seiche dans son dos, elle avança ses lèvres et embrassa son unique époux. Elle ne l’aimait pas encore, mais il provoquait des choses qu’elle apprendrait peut être un jour à faire taire. Elle sépara ses lèvres et le regarda longuement, avant de poser sa main sur cette cicatrice qui officiait à la place de son œil. Il avait tout le loisir de lui faire mal, elle ne chercherait jamais à lui demander qui lui avait fait ca. Ils pourraient s’entendre à merveille ne manquait à Aaricia son point faible, qu’elle pourrait exploiter

Je ne vous demanderais pas comment vous avez perdu votre œil, parce que vous ne voulez certainement pas me raconter votre vie, mais vous pourriez au moins, avoir la gentillesse de me raconter qui vous a donné mon nom. De toutes les femmes des Iles de fer, il y en a des biens plus jolies, bien plus charmante et encore plus docile que moi. Je vous avertie, la réponse que je suis apte a vous donner un héritier est peu intéressante. Depuis que je suis ici, tout le monde me fait regretter mon caractère envers vous.

Il pouvait au moins répondre au deux questions. Elle s'attendait à Veloran ou Willem. Elle n’irait pas à faire pendre celui qui avait ouvert sa bouche sur sa personne, mais d’un autre coté, elle voulait savoir ce qui le fascinait, chez elle.
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Message Jeu 1 Sep 2011 - 0:48

Dagon tourna un peu la tête, l'écoutant attentivement. Il s'était appuyé la tête sur la main pour mieux la voir. Il inscrivait chaque mot, comme souvent quand on lui confiait quelque chose. Cela ne voulait pas forcément dire que ce qu'elle disait l’intéressait mais c'était une information comme une autre. Il ne la coupa pas une seule fois. Il la fixait, perdant des fois son œil sur ses cheveux vénitiens. Ou alors ses yeux si malicieux, froid mais habité d'une flamme glaciale, obscure. Mais alors qu'elle parlait et se confiait, il se mirait d'une douceur qu'il trouva presque touchante. Oui, elle lui rappellerait Malora, mais pas tellement. Elle était bien différente, comme si elle était tout l'opposé de cette femme, son complément. On ne pouvait avoir deux femmes identiques, mais deux femmes qui s'accordaient à vous et qui pouvait faire légèrement vaciller toute la roche qui enfermait votre cœur. C'est pour dire que quand elle posa la main sur lui, sans crainte, confiante, il ne réagit pas. Il ne l'avait pas quitté des yeux. Pourquoi suivre ses mains puisqu'il les sentait sur sa peau légèrement collante du sel de la mer. Elle finit son discours, réussissant à lui arracher un léger sourire. Il y avait le mot "guerrière", puis "Harloi" qui amena sa distraction. Malgré tout, il répliqua avec cynisme, ne montrant aucune compassion pour la jeune femme. Ce n'était pas dans ses habitudes et il fallait du temps pour qu'il plaigne Aaricia.

_Et vous êtes tombé sur moi à votre grand malheur, ne pouvant rien faire. On ne joue pas avec le seigneur. C’est dommage. J’espère que vous avez aussi appris de vos erreurs. On finit par récolter ce que l’on sème comme je vous l’ai dis et pour votre ami, c’est un des sacrifices à assumer à vouloir être si grande dans son dessein. Et encore, heureusement que je suis arrivée, car ce n’était que le début.

Il se rapprocha doucement d’elle, laissant sa main effleurer son dos, d’un air absent.

_Cela ne m’étonne pas non plus pour un Harloi qu’il ait si vite abandonné. Je pense, sincèrement et non pas parce que vous m’avez volé mon cœur, loin de là. Cela ne risque pas d’arriver je pense, mais comme une petite partie de vous, soit la fierté, je vous aurez eu à l’usure. Sans vous blesser aussi profondément physiquement, après mentalement, je ne dis pas… Je n’aurais jamais abandonné, jusqu’à ce que vous cédiez et vous dire que finalement non. Je n’en avais pas envie… Mais d’un côté, c’Est-ce que je cherche chez une femme pour tenir ce rôle. Vous avez réussi à vous faire une petite réputation et avez tenté de vous y tenir fortement. J’admire. A votre âge… Qu’allez vous être à mon âge ? La première reine des îles de Pyk ?

Un long silence s'installa. Elle comprenait vite qu'il ne fallait pas toujours répondre aux attaque de la Seiche, cela lui faisait que plus plaisir qu'on entre dans son jeu. Il cherchait à la sortir de ses gongs pour la punir. C'était malsain, mais il lui apprenait à se calmer et se contenir, savoir se tempérer. C'était un peu primaire comme façon de aire, voire violent, mais il avait appris et l'apprenait qu'ainsi. C'était bien d'avoir du tempérament et de l'autorité, une voix pour crier son mécontentement, mais il fallait savoir quand le faire et à quelle dose. Sinon, on perdait de sa crédibilité. C'était son père qui le lui avait appris. "Tu sais mon fils, on craind plus la mer trop calme sans nuage avec un soleil plombant, qu'un temps nuageux, car on ne sait jamais quand la tempête nous surprendra". C'était aussi à prendre d'un autre point de vue comme avec Aaricia qui était si calme subitement, trop même. La preuve, il avait sentit sa boutre se briser sous la vague qu'elle venait d'abattre sur lui. Elle s'était approchée de lui, tel un serpent des mers pour venir lui voler un baiser. Rien ne traversa son visage quand elle se recula lentement. Il avait à peine bouger les lèvres, mais si elle était observatrice, elle dut sentir sa main se renfermer sur son dos à ce moment. Elle était pleine de surprise, mais il ne fallait pas qu'il se laisse abuser.

Elle brisa le silence cette fois-ci tendu, mais avec un arrière gout sucrée. Vraiment, elle était très doué. Encore que la jeune domestique d'il y a quelques minutes lui fasse ce genre d'attention, il s'y attendait ou même une autre. Mais Aaricia, jamais. Il ne s'attendait pas du tout à cela de sa part. Il avait subtilement repoussé la jeune femme de peur qu'elle entende son coeur se laisser aller à un palpitant. Surtout après les reproches passé sous silence à propos de son ami qu'il avait tué sans remord. Elle vint lentement caressé le premier sujet de sa question plus ou moins rethorique et comme par peur qu'il la reprenne, elle chercha d'autre réponse. Quelle petite curieuse. Elle s'entendrait bien avec Zachery.

_Il est vrai que je n'affectionne pas l'idée de parler de moi. Les rumeurs sont là pour éviter que j'en parle. Vous devriez le savoir, mon oeil, c'est un sirène, sourit-il avec ironie. C'est juste une blessure de guerre. Vous devriez savoir que beaucoup d'homme, enfin de guerrier leur arrive souvent de perdre quelque chose et je préfère de loin un oeil qu'un bras ou une jambe. C'est courant. On n'est pas des dieux. Une faute d'inattention et voilà à quoi j'en suis réduit. Vous auriez du me demander d'où me venait celle-ci, dit-il en montrant une trace nette sous ses cottes, l'ayant dévoilé en tirant un peu sur sa robe de chambre. C'est mon ancienne femme qui m'a poignardé. Et ce n'est pas pour cela que je l'ai tuée, l'informa t-il, sachant que peu de personne ne savait les vraies raisons de son acte cruel. Mais c'est à ce moment que j'ai commencé à lever ma main sur elle. Croyez moi quand je vous dis que vous pouvez tenter de me frapper avec votre force de crevette, je n'oscillerai pas.

Il s'allongea sur le dos, une main derrière la tête, regardant les décors peint à la main, représentant une sirène extirpant un marin de son bateau, sur la toiture du lit.

_Pour votre information, ils ont tords, ils ont juste peur que je m'amuse à collectionner les cadavre de femme-roc. C'est de la solidarité qu'ils vous offrent. Je vous ai choisi, d'un pour vous remettre à votre place, de deux car c'est ce genre de caractère vile et fort pour être à mes côtés et régner. Après, vous n'êtes pas plus jolie qu'une autre, mais l'autre ne l'est pas plus qu'encore une autre. On se perdrait à chercher la perfection, non ? Je n'ai plus le courage ni le temps de m'amuser à cela. J'ai besoin d'un héritier, voilà tout et renforcer mon image avec une femme. Cela fait bien plus responsable. Pour votre nom, je vous vois venir. Je ne connais point votre famille, et surtout moins vos frères. J'ai peut-être croisé votre père, mais je ne m'en rappelle point. C'est un Harloi qui me la souffler. Je vous rappelle que j'ai du sang de cette maison. Ma mère est une Harloi, ce qui me fait savoir que ce ne sont pas des personnes téméraires. Il n'a pas fallut longtemps pour qu'elle cède à mon père. Je m'éloigne. J'ai donc encore quelques contacts. C'est ce qu'on appelle communément un cousin qui m'a parlé de vous après le désespoir que vous avez donné en gage d'amour à cet Harloi qui vous courtisait. C'est tout. Il m’a simplement dit « j’ai la femme qu’il te faut. » Ajoutant à la suite, toute la réputation qui vous précédait et je suis venu vous voir et vous tester. Ensuite, si vous avez d’autres questions aussi agaçantes qu’à celle auxquelles j’ai répondu en guise de cadeau de mariage, envoyez-moi une missive. J’ai une guerre à préparer, j’aimerai dormir.

Il se leva pour retirer son peignoir et la déposa au bout du lit avant de se glisser dans ce dernier. Ils étaient à une certaine distance l’un de l’autre, quoi que le lit fut étroit, mais ils pouvaient sentir respectivement la chaleur d’autrui, non loin, comme un appel à coller leur corps. Malheureusement, Dagon s’endormit bien trop vite. Il se laissa bercer dans les profondeurs de son âme.

Le lendemain, il quitta le lit en prenant soin de ne pas la réveiller. Il s’éclipsa, laissant sa place vide et froide, sans même la trace d’une nuit comme s’il n’était jamais venu. Il ne s’attarda pas, mais avant de commencer réellement à travailler et se concentrer sur ses projets, il passa par le forgeron de la cité. Il lui demanda une commande particulière. Puis ensuite, les jours qui suivirent se passèrent comme il l’avait prédit à Aaricia. Il n’avait vraiment pas une minute à lui. Il veillait tard. Il passa une nuit dans la semaine pour toujours tenter de procréer. Puis le dernier soir, il dormit simplement à ses côtés. Quand il était arrivé, elle dormait à poing fermé. Il avait contourné le lit, un paquet sous le bras. Il passa une main dans ses cheveux de feu, osant à peine toucher du bout du doigt sa joue. Sa respiration était profonde et sereine. Il posa le paquet sur une table. Il se glissa sous les draps, et dans un étrange sentiment qui l’habitait avant le départ. Il passa un bras autour de sa hanche pour dormir réellement à ses côtés.

Alors que Dagon était en pleine préparation de son équipage et de sa boutre, du moins en pleine vérification, la jeune femme pu avoir une surprise sur sa couche. Sur le deuxième oreiller absent d’une présence. C’était une épée simple, d’un fer ordinaire, légère. Le pommeau avait la tête d’une sèche et au milieu de la garde, une corne de guerre. Un travail quelque peu simple. Elle ne valait pas grand chose et risquait de ne pas tenir longtemps, mais c'était une arme comme une autre. Il verrait plus tard si elle méritait mieux. A ce présent, il y laissa un petit bout de parchemin : « Il faut une arme pour guerrière. A mon retour, on fera chanter le fer. De quoi vous remettre encore une fois à votre place. »

Il était soit sur le port prêt au départ ou alors déjà partie quand elle put prendre connaissance de ce présent.
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Aaricia Greyjoy
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Message Ven 2 Sep 2011 - 2:47

Aaricia ne disait pas un mot. Elle regardait les lèvres de son mari et cherchait dans son regard quelques choses qu’elle ne trouverait jamais. Elle n’aimait pas son ton, mais elle n’était rien pour lui. Elle était qu’un ventre pour un enfant qui verrais peut-être un jour, mais certainement pas maintenant. Il était trop vieux pour chercher à la séduire et pourtant, il n’était pas dénué de charme. Il était comme elle les aimait. Ferme, dur, exigeant, mais avec une pensée qui ne différait pas de la sienne. Elle aurait du temps à s’y faire. Elle se mordait l’intérieur des joues, pour ne pas sourire. Il l’amusait quand même avec ses airs de grand Monsieur. Il était plus fort qu’elle et tant pis.

Ce qui ne m’étonne point puisque vous avez presque dit à mes frères que vous me briseriez en mille morceaux s’il le fallait. Avec une réputation qui tiendra à respect vos vassaux, car maintenant que vous m’avez choisi que me reste-t-il vraiment? Prendre un coin et m’apitoyer sur mon sort et pleurer toute les nuits de chaudes larmes? C’est mal me connaitre. Maintenant je n’aspire qu’à devenir cela.

Croyait-il qu’elle ne prendrait jamais le siège qu’il lui offrirait? Il lui montrerait comment rester froid et cela ne pouvait être que le début de quelques choses. Elle avait senti un peu d’agacement, mais il n’avait pas totalement refusé qu’elle l’embrasse. Sa main dans son dos lui donnait des frissons et pourtant, elle avait peur de lui et cherchait comment à soudoyer ses sentiments. Elle ne voulait pas rester détestable. Tout ce qu’elle voulait étant d’avoir un peu de considération de sa part. Elle ne croyait pas à tout.

Elle avait tenté de caché sa peur et ses sentiments, mais intérieurement elle pestait. Il la contrecarrait toujours. Il la connaissait trop bien et si peu. Elle ne souhaitait pas sa mort, car elle aimait une partie de cet homme. Un jour, elle atteindrait le but et elle n’attendrait pas d’avoir l’âge de Dagon pour lui offrir une reine des Iles de fer.

J’ai mauvais caractère, oui je le sais, mais vous pourriez me pourrir l’existence sans que je sois capable de poser ma main sur une arme, pour vous tuer. Je connais le moyen de faire mal, avec les paroles, inutiles d’utiliser des armes pour vous tuer. Car quand bien même le désirais-je, vous auriez le temps de me tuer trois fois. Je ne suis pas votre ancienne femme, on m’a confisqué mon épée, mais je l’ai aisément retrouvé.

De son père, elle savait une chose. Les femmes c’est comme la mer, disait-il. Elles sont calmes et douces, violentes et manipulatrices. Aaricia n’avait jamais trouvé rien de très romantique dans cette idée qu’elle comprenait de moitié. Mais elle n’avait aucun doute que cela voulait dire qu’elles étaient dangereuses. Elle ne chercha pas à l’ennuyer davantage. Elle avait donc courtisé un des cousins de Dagon et à défaut de lui ravir son cœur, il connaissait un homme pour lui enlever cette joie. Très bien. Elle avait été eue à son propre jeu. Que pouvait-elle de plus. Elle se retourna alors qu’il fermait les yeux.

J’espère qu’elle ne se perdrait pas en mer, cela serait trop dommage.

Aaricia se leva plus tard le lendemain, son dos la faisait souffrir. Cette douleur, elle la connaissait trop bien. Son dos lui chauffait et elle se demandait si Dagon avait bien passé la nuit avec elle. Lorsque la jeune servante était entrée, elle avait retournée la dame Greyjoy pour appliquer un baume sur ses blessures. Elle avait rêvé d’avoir eu sa présence, car il ne revint pas les autres soirs. Elle les trouvait froide, plus que d’habitude, elle ne sentait pas son souffle dans son cou.

Il n’y eu qu’un soir, qu’il vint de glisser près d’elle et porta attention à son corps. Elle sentit la ferveur d’un héritier. Il la voulait comme femme uniquement et pas pour lui satisfaire ses envies d’hommes. Il voulait qu’elle lui donne un fils, qu’elle enfante un héritier, mais elle ne devait pas faire comme sa mère. Mourir en couche parce que son père l’avait menacé de la répudier si elle n’arrivait pas à mettre un enfant au monde, du moins un fils. Elle en eut deux et mourut, par contre, elle était certaine ne pas avoir le droit, à une seconde chance avec Dagon. Le dieu entendait ses prières de désespoir.

Le dernier soir, il fut simple. Il se glissa près d’elle alors qu’elle dormait profondément. Elle était fatiguée. Elle s’était rendu compte de sa présence au milieu de la nuit alors qu’elle s’était retournée. Elle avait souri et pris la direction des rêves. Elle se fichait un peu qu’il ne la touche pas. Elle était certaine alors qu’elle n’était pas une épouse bafouée par son homme. Elle lui accordait une certaine affection que personne ne pouvait comprendre. Quand elle se leva le lendemain, elle eut la mauvaise surprise de sa disparition. Elle avait espéré le voir, mais elle s’attachait trop à cet homme. Elle ne pouvait pas continuer ainsi. Il pouvait être facilement son père. Maintenant qu’elle ne pouvait plus reculer elle regarda son épée. Elle caressa le Kraken puis la lame et son blason. Il l’invitait par cette offre de ne pas renier sa famille. Elle soupira et pris le mot dans ses mains. Il était donc parti.

Je n’avais pas tort, je vous hais moins que je le pense. Je ne crois pas que j’utiliserais celle-ci.

Vous avez demandé Madame?

Non, oui. Dites moi, il est parti?

Ce matin, très tôt.

Aaricia soupira et se leva d’un bond. Elle marcha jusqu’au balcon passant les rideaux qui révoltaient dans les airs. Elle respira l’air du large et fixa la mer.

Ramenez le moi, nous n’avons pas encore fini, lui et moi.

Bon, elle avait du travail. Elle pourrait commencer par s’activer et attraper ce petit garnement pour causer davantage. Elle s’en fichait si Dagon lui avait dit de ne pas l’embêter. Il était un peu comme elle dans son jeune âge et puis, elle était l’autorité?



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Il y a des surprises que l'on ne voudrait jamais connaitre [Dagon]

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