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Un premier client - pv Gwayne

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Message Ven 12 Aoû 2011 - 14:16

Port-Lannis. La ville de son enfance. Aisling en connaissait les bas-quartiers comme sa poche. Elle n’y retournait pas souvent, mais à chaque fois, c’était un véritable plaisir de retrouver ses souvenirs en parcourant les ruelles. Mais après y avoir rendu visite à sa mère, avoir été ravie de revoir cette dernière et s’être disputée avec pour des broutilles, la jeune femme décida que reprendre la route vers des contrées moins hostiles serait une bonne chose. (hostile à cause des Fers-Nés, évidemment, pas à cause de sa mère, quoique cette dernière se défende dans le genre hargneuse) De toute façon, Aisling ne restait jamais au même endroit bien longtemps si elle n’y était pas contrainte et depuis qu’elle avait rompu avec sa vie d’enfant, elle n’avait fait que voyager.

Néanmoins, malgré la menace des Fers-Nés, les affaires marchaient bien, les gens se faisant nombreux à chercher de bonnes raisons de ne pas s’inquiéter davantage. Jusqu’à présent, la jeune femme n’avait rien eu à révéler d’exceptionnel. Rien que les gens ne sachent déjà sur les Fers-Nés : elle préférait préciser des avenirs en particulier que se hasarder à prédire le futur de la région. Comme elle venait de l’expliquer à sa mère, les prédictions étaient trop vagues sur un long terme pour s’y fier pleinement. C’était toujours trop tard que l’on s’apercevait que l’on avait compris le contraire de ce qui se produisait réellement. Trop anticiper sur des visions floues se révélait plus désastreux encore que ne rien savoir.

Aisling avait pourtant finit par faire le tirage à propos de l’avenir de l’Ouest vis-à-vis des Fer-Nés. Elle avait vu la prise de contact en force des pirates qui ravageaient les côtes, des changements, mais positifs, et enfin un renversement de situation pouvant conduire à la mort. Elle avait gardé cela pour elle, refusant même de révéler la signification du tirage à Karl. Il était trop tôt pour déterminer ce que deviendraient les terres de l’Ouest. Il aurait fallu être fou pour s’alarmer ou au contraire se réjouir de symboles aussi flous.

Elle avait donc reprit le chemin avec Karl, allant de village en village et s’éloignant progressivement des côtes. Inutile de chercher les ennuis en passant plus de temps que nécessaire dans l’Ouest, elle n’avait aucune envie d’avoir affaire aux Fers-Nés sur lesquels couraient des rumeurs plus extravagantes les unes que les autres.

Ils s’arrêtèrent un peu avant la nuit pour se débarbouiller dans un ruisseau et Aisling en profita pour se changer, revêtant sa robe à la ceinture de laquelle elle accrocha sa petite bourse de cuir contenant ses galets. Elle aurait le temps de prendre contact avec d’éventuels clients avant que le jour ne s’achève. Ce fut ainsi qu’ils débarquèrent sur la place du village, village possédant une petite auberge où ils allèrent de suite vérifier qu’il restait de la place. Le propriétaire les connaissait, ce n’était pas la première fois que les voyageurs s’arrêtaient chez lui et il leur fit bon accueil, ravi. Dès que les gens sauraient qu’Aisling était là au moins pour la soirée, elle attirerait la clientèle et il savait qu’il en bénéficierait également. Une table dans un coin reculé lui fut immédiatement libérée et elle s’installa de suite, attentant les intéressés, tandis que Karl allait s’asseoir au comptoir. L’ambiance était sereine, les habitués buvant leur verre, un voyageur restant attablé devant un repas chaud. Il n’y avait pas de musicien, ce soir là, mais cela n’empêchait pas les gens de se préparer à une veillée tranquille.

Deux premiers clients se succédèrent, pour deux questions très différentes. La première, posée par une femme apeurée, concernait sa grossesse ; la seconde, venant d’un vieil homme, portait sur les récoltes à venir. Étant un peu plus dans les terres, les gens se souciaient manifestement moins des Fers-Nés et se préoccupaient davantage de ce qu’ils vivaient au jour le jour. La jeune femme rassura la première et mit en garde le second. A nouveau dans l’attente de nouveaux clients, Aisling en profita pour partager son repas avec Karl, avant de lui faire signe de s’éloigner en voyant un homme approcher.

Elle l’observa rapidement, prompte à juger à qui elle pouvait avoir affaire, ce qui était un atout pour son métier. Cet homme n’était pas du genre à faire partie du village, ne serait-ce parce qu’il était armé, ce qui tranchait avec les paysans du coin. Homme d’arme, chevalier peut-être, mais alors, pas de grande envergure. Peut-être errant ? Il devait avoir environ son âge, une attitude neutre, du moins elle ne discernait pas le désespoir de ceux qui la consultaient comme si elle était leur dernière chance. Pour le moment, elle ne repéra rien de plus et se contenta d’un petit signe de tête en plongeant ses yeux dans les siens.

« Je vous souhaite le bonsoir, messire. »

Certains disait qu’elle avait un regard hypnotisant, mais c’était davantage une sorte d’aura qu’un effet voulu et son léger sourire, même si elle gardait une certaine distance, laissait entendre qu’elle ne cherchait pas à effrayer quiconque. De toute façon, il valait mieux éviter de jouer au plus fin avec des personnes comme cet inconnu. Qui savait ? Peut-être même était-il noble et apte à lui causer toute sorte d’ennuis !


« Seriez-vous intéressé à lever le voile de votre avenir ? »

D’un geste souple, elle lui désigna la chaise en face d’elle en annonçant le prix des tirages, simple ou complexe. La somme demandée était déjà adaptée aux villageois qui possédaient peu, la jeune femme estima donc ne pas risquer de le faire fuir en demandant une telle somme au demeurant particulièrement faible. Après tout, elle avait déjà de quoi payer sa chambre et son repas, les temps n’étaient pas très durs pour elle.


« Le principe est simple, vous posez votre question, mes galets y répondent et je m’en fais la traductrice. »


Elle prenait toujours le temps de bien s’expliquer face à un nouveau client et, surtout, de se montrer sûre d’elle. Plus les règles étaient définies, plus elle avait remarqué que les gens n’osaient se plaindre des réponses qu’elle leur donnait. Le tout était de bien leur faire comprendre, par son attitude, qu’elle disait uniquement la vérité, mais que cette dernière pouvait rester vague bien malgré elle.
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Message Sam 13 Aoû 2011 - 14:23

"Mais ceci, est une autre histoire ...."

Vous souvenez vous de cette phrase que j'avais laissé en suspens, lorsque je racontais le retour de Gwayne à la Maison Kenning ? Oui ! Souvenez vous ! J'avais sous-entendu une rencontre entre cet homme et une voyante étrange.
Ça y est ? Tout le monde se rappelle ? Non ? Tant pis, les absents ont toujours tort, mais, ayant tout de même bon coeur, je vais vous remettre dans le contexte.

Ser Gwayne était un chevalier érrant, et n'était pas de ceux que l'on qualifie habituellement de "bien-né". Et, contrairement à bon nombre de chevaliers au service d'un seigneur local, celui-ci préfère respecter les plus hauts voeux de la chevalerie, comme par exemple défendre la veuve et l'orphelin. Malheureusement, les érrants ont souvent mauvaises réputations, et ne sont bien souvent récompensés que par un lit et de quoi se nourrir. La seule -maigre- consolation que ceux-ci peuvent avoir, c'est qu'en général ils sont mieux lottis que les gardes. Mais, ce chevalier-là, n'avait que faire de cela, tout ce qui l'importait était de se rendre utile, en allant là où, une épée pourrait sauver le peuple, ou du moins une partie.

C'est donc pour cela, qu'après avoir servi de longs mois la Maison Dunn dans le Bief, Gwayne se rendit dans les Terres de l'Ouest après avoir entendu d'inquiétantes rumeurs au sujet de celles-ci. Ces rumeurs disaient que ces terres se faisaient de plus en plus attaquer par des fer-nés, en quête des richeses que ces terres pouvaient offrir. Le jeune homme entendit aussi que, les Lannister avaient fait un appel à tout les chevaliers volontaires, sans doutes pour préparer une contre-attaque. Le seul problème dans ce plan, c'est que, là où les chevaliers partent, les défenses s'affaiblissent, et, en cas d'attaque, le peuple pourrait subir de lourds dégâts. C'est donc dans l'optique d'aider ce peuple que le jeune homme s'était mis en route. Cependant, il y avait un petit quelque chose que le chevalier n'avait pas prévu : le refus catégorique de bon nombre des seigneurs locaux, qu'ils disaient ne pouvoir faire entrer à leur service un inconnu.

"Le chien du forgeron" erra donc de Maison en Maison, dans le but de pouvoir aider son prochain.

Désormais, tout le monde est au même point, je vais donc vous conter la rencontre entre cet homme, et la diseuse de bonne aventure.

Après de nombreux échecs auprès des seigneurs, Ser Gwayne était, il faut bien l'avouer, un tant soit peu péssimiste quant à la suite des événements. Il y avait aussi, un autre petit quelque chose que l'homme solitaire ruminait depuis quelques temps. La solitude finissait par le peser, même si ses actions étaient bonnes, cela finissait par être difficile. D'autant plus que, ayant toujours été rêveur, celui-ci voyait son futur avec celle qui serait l'amour de sa vie, et non pas un de ses stupides mariages politiques. Mariage politiques qui, étant rôturier, ne risquait sûrement pas de lui arriver.
Pour résumer, il avait quelques peu peur, au vu de sa situation de ne jamais pouvoir trouver l'amour, et celà, il y pensait de plus en plus.

Après avoir été rejetté par quelques seigneurs, le chemin du jeune chevalier, finit par le mener dans un petit village, un soir où, une pluie violente s'était abbatue sans crier gare. Pensant que son destrier avait bien droit à une nuit de repos à l'abris de l'eau, c'est donc ainsi qu'il se mit en quête d'une Auberge, auberge qu'il trouva bien vite vu la taille du village. C'est donc après avoir emmené son cheval à l'écurie, que le jeune homme s'empressa d'aller trouver l'aubergiste, son équipement dans un grand baggage, dans l'espoir d'y trouver une chambre. Par chance, celui-ci en avait encore quelques unes de non utilisées, et l'emmena à l'une d'elles, où il put déposer son lourd baggage ainsi que sa cape trempée. Gwayne garda cependant son épée au tour de la taille, au ca où quelque chose tournerait mal.

Après s'être changé rapidement avec des habits secs, qui consistaient en une simple tunique et des bottes de cuir, le chevalier descendit dans la grande salle de l'établissement. Là, il chercha en vain une table de libre afin de s'y installer et de pouvoir commander de la nouriture, mais en vain. Jusqu'à ce que, sa vision se posa sur une table à moitié remplie, seule une jeune femme occupait la table. Le chevalier s'approcha d'elle, sans se rendre compte de qui était réelement cette demoiselle, qui semblait avoir le même âge que lui. A peine fut il à quelques pas de la dite table que la jeune inconnue lui souhaita le bonsoir, avec un petit quelque chose dans le regard de .... Captivant. Tout en avançant vers elle, un léger sourire chaleureux sur ses lèvres, le jeune chevalier lui rendit la politesse.


"Vous de même, madame"

Il s'approcha encore, puis, juste devant la chaise, il pointa celle-ci du doigt, et, alors qu'il allait demander s'il pouvait s'installer, l'inconnue prit les devants en lui demandant s'il voulait connaître son avenir, tout en lui désignant la chaise, elle lui expliqua alors le fonctionnement, puis le prix -dérisoire- sûrement adapté au lieu. Le principe était simple, lui il posait des questions, elle, jettait ses galets, et, elle interprêtait la réponse. Gwayne s'installa alors sur la chaise, et répondit à celle-ci.

"Je ... A vrai dire, j'étais plus vennu vers vous dans le but de prendre une partie de la table afin de me nourir, mais, la proposition n'est peut être pas si idiote. Sans vouloir vous manquer de respect, je ne suis pas sûr que quiconque puisse lire l'avenir. Mais, en ce moment, beaucoup de questions me trottent, et, je ne perds rien de m'essayer à votre ... Art ? Enfin, je ne sais pas comment appeler ceci."

Il joignit ses deux mains tout en s'approchant d'elle pour finir ce qu'il avait à dire.

"En fait ... Il y a deux choses que j'aimerai savoir. Enfin, je suppose que les réponses de vos galets ne pourront être qu'évasives, mais cela me suffira je pense. Voyez-vous, je suis un chevalier errant, et, j'aimerai beaucoup venir en aide à ses terres, ravagées par les fer-nés, mais, aucun seigneur ne fait confiance à un inconnu, vos galets pensent-ils que j'aurais un quelconque rôle dans cette "guerre" ? Puis heu ... La seconde chose .."

Gwayne s'avança au maximum, afin de parler à voix basse.

"Je me sens un peu idiot de parler de ça, d'autant plus que, je n'en ai jamais parlé à quiconque. Voyez-vous, depuis tout gamin, j'ai toujours rêvé au grand amour, mais, au vu de ma position, que je trouve formidable, je n'ai pas l'occasion de faire beaucoup de rencontres, si ce n'est des nobles. Je ... Qu'en disent vos galets ?"

Sur le coup, le jeune homme était gêné, et son visage reflettait bien son état, à chaque mots, celui-ci se grattait nerveusement la barbe, ne trouvant rien d'autre de mieux à faire.
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Message Sam 13 Aoû 2011 - 19:34

Bon, il fallait reconnaitre qu'Aisling avait peut-être légèrement forcé la main au jeune homme, mais s'il avait fallu qu'elle se contente des clients qui avaient prévu et mûrement réfléchi de lui demander un tirage, elle ne serait pas allée bien loin. L'essentiel, c'était qu'une fois face à elle il ait envie de tenter sa chance. Et puis, après tout, le temps où elle escroquait les gens était loin et, à présent, il en aurait au moins pour son argent.

Aisling ne s'offusqua pas lorsqu'il prétendit ne pas croire en la lecture de l'avenir. Elle-même avait été sceptique pendant bien longtemps et à présent elle savait qu'il y avait assez de charlatans pour faire douter n'importe qui.


" Dans ce cas, messire, je vous laisserai seul juge, " conclut-elle simplement en prenant sa bourse de cuir en main et en déliant le lacet.

" Un art, oui, en un sens. Je vous écoute. "


De fait, elle paraissait déjà beaucoup plus concentrée, ne perdant pas un seul de ses mots alors qu'elle laissait courir ses doigts au milieu des galets. Pour ce qui était des réponses évasives, elle ferait comme toujours en sorte de l'être le moins possible à partir des symboles tirés et de leur combinaison. La jeune femme eut un léger sourire en entendant la seconde question : pas moqueuse, loin de là, mais c'était une interrogation classique que les gens avaient pourtant toujours du mal à avouer.

Prenant un bref instant pour réfléchir, elle finit par hocher la tête.


" Très bien, nous allons commencer par la première question. Aurez-vous un rôle dans la guerre contre les Fers-Nés ? "

Elle pesait ses mots, précisant la question, et continuait à jouer avec les galets. Puis elle en sortit trois et les posa à l'envers sur la table avant de les retourner doucement un à un. Au dernier, elle esquissa un sourire, sans cesser de garder les yeux sur les pierres, concentrée. Lorsqu'elle se mit à parler, c'était avec une assurance teintée de réflexion :

" Vous êtes effectivement dans une période de remise en question, il y a beaucoup de changements autour de vous, je ne vous apprends rien en vous parlant des fers-nés. Du moins est-ce ainsi que j’interprète le début du tirage, qui en un sens vous a mené à moi et peut-être même jusque dans l'Ouest. "


Jusqu'à présent, rien de bien extraordinaire, elle ne faisait que reprendre des éléments qu'elle connaissait déjà, d'autant qu'il avait parlé de "ces terres" et qu'il n'était donc logiquement pas natif de l'Ouest. Si le symbole confirmait cela, le jeune homme pouvait aussi bien en déduire qu'elle ne faisait que broder sur sa méconnaissance de l'avenir.


" Vous êtes actuellement, ou alors vous le serez sous peu, face à un dilemme. Un choix qui devrait peser lourd mais qui peut se révéler risqué. Il se peut que ce soit directement lié à votre choix de vous engager contre les fer-nés, à moins que cela ne vous évoque un autre élément de votre vie qui m'échappe. "


Aisling se tut un instant, lui permettant de réfléchir à ce qu'elle venait de dire. Il était toujours plus facile d'interpréter un tirage pour quelqu'un dont on connaissait la vie ne détail que pour un inconnu. Lui seul avait toutes les clefs en main pour pousser l'analyse.


" Quoi qu'il en soit, le symbole est fort, il évoque votre puissance, mais aussi la douleur qui peut résulter de ce choix. Réponse logique pour qui veut s'impliquer dans ce qui ressemble de plus en plus à une guerre. Ce que vous pouvez retenir c'est que ce choix n'est pas foncièrement mauvais mais qu'il est risqué si vous ne pensez pas à vous protéger en conséquence. "

Elle fit une pause, le temps qu'il assimile ce qu'elle venait de dire et en vint au dernier symbole, avec un petit sourire :

" Ce qui est amusant, c'est que le tirage semble anticiper votre deuxième question. Il s'agit ni plus ni moins d'une prédiction allant dans le sens d'une relation amoureuse. Ce symbole évoque également la prise de responsabilité ou la rencontre avec un protecteur, peut-être les deux. Il est possible que vous trouviez enfin un employeur et l'amour au passage, je ne peux vous en dire plus sans extrapoler. Mais ce tirage est assez précis, d'autant que le laps de temps évoqué est assez court. "


Prenant un instant pour réfléchir à tout ce qu'elle venait de dire, la jeune femme rangea enfin les galets, estimant que l'ensemble avait été traduit. Puis, ne voulant pas qu'il décide d'éviter le second tirage - et donc d'économiser quelques sous - elle enchaina en reformulant la seconde question. Après tout, elle était prête à exercer son métier honnêtement, mais elle avait aussi besoin d'argent pour vivre et il ne serait pas dit qu'elle laisse échapper un client par sa maladresse.

" A présent, voyons si le grand amour vous attend prochainement. "


Un aussi charmant jeune homme, ce serait bien le diable s'il ne trouvait personne pour l'aimer ! Mais cela, elle le garda pour elle, peu adepte des remarques déplacées, surtout à ses clients. Aisling tira à nouveau trois galets, cette fois un peu moins optimistes à la vue de son expression, et marqua un temps d'arrêt. Les symboles étaient moins clairs, en un sens. Elle prit bien plus de temps que pour le premier tirage avant de commencer à traduire lentement :


" En ce qui concerne votre passé, je ne pense pas me tromper en disant que jusqu'à présent vous n'avez rien trouvé qui ressemble à l'amour, mais je dirais que ce passage était nécessaire, afin de mûrir, en un sens. "

Rien de bien transcendant. Elle poursuivit donc en effleurant le second galet :

" Ce symbole vous met en garde, vous intimant l'ordre de réfléchir avant d'agir. Vous allez vous retrouver en confrontation et il se peut que ce qui sera face à vous vous dépasse. Prudence. "

Elle était très sérieuse en parlant et tout sourire avait disparu. En aucun cas elle n'essayait de l'effrayer, mais plutôt de lui faire comprendre qu'elle ne plaisantait pas. Après... elle ne lui demandait pas non plus de sursauter au moindre bruit, mais les gens avaient la fâcheuse tendance, face à ce genre de prédiction, à partir terrifié ou, au contraire, à nier complètement les ennuis qui les attendaient de peur de les voir survenir. Dans un cas comme dans l'autre, c'était pour Aisling un comportement stupide et elle espérait que ce chevalier ferait un peu plus preuve de bon sens.

" Ce qui est intéressant c'est que ce symbole est apparu dans les deux tirages, mais cette fois à l'envers, ce qui est clairement négatif. Ce qui est aussi à ne pas négliger, c'est que le premier tirage semblait prendre en compte votre seconde question alors que celui-ci est assez violent pour pouvoir aussi évoquer une éventuelle confrontation avec les fers-nés. "

Elle soupira légèrement, contrariée comme toujours lorsqu'elle devait jouer les oiseaux de mauvais augure :

" En ce qui concerne votre futur, ce galet vous enjoint de rester à l'écart des situations qui ne vous seraient pas profitables. "

La jeune femme se montrait plus brève, ennuyée par ce qu'elle avait lu. Elle rangea les runes, continuant visiblement à réfléchir, puis sembla prendre une décision :

" Il y a deux façons d'interpréter les tirages, ser, et je ne vous cache pas que je ne suis pas en mesure de trancher pour le moment. La première consiste à les voir de façon indépendante. Le premier vous apprend que vous trouverez effectivement place dans la bataille, la relation amoureuse pouvant évoquer simplement que sur le plan militaire vous serez proche de ce qui pourrait être votre supérieur, ou votre employeur, ce qui se recoupe avec la rencontre d'un protecteur. "

Elle avait retrouvé une certaine assurance, prenant tout de même le temps de bien poser chaque mot afin de ne pas perdre son interlocuteur en cours de route.

" Dans ce cas, je regrette, mais la réponse à votre seconde question est négative, le grand amour ne sera pas pour tout de suite. Ou bien, s'il l'est, atteindre la femme en question sera difficile et fortement risqué pour peu de bénéfice, je le crains. "

Jusque là, c'était logique. Elle aurait peut-être dû se contenter de cette traduction pour garder une pleine crédibilité. Après tout, la plupart des gens se contentaient d'écouter ses prédictions, puis les réadaptaient à ce qu'ils vivaient sans se rappeler des mots exacts et enfin oubliaient tout simplement. Mais étant donné la façon dont le second tirage tranchait avec le premier, elle estimait devoir se montrer pleinement honnête.

" La seconde possibilité repose sur le fait que les galets peuvent forcer l'interprétation, notamment en insistant sur un sujet autre que celui évoqué par le demandeur. Auquel cas, il se peut que les deux tirages soient liés, indiquant que vous aurez votre place dans l'aventure contre les fers-nés, que vous y rencontrerez une femme, mais probablement pas le grand amour, mais, surtout, que vous devez vous méfiez des décisions que vous prendrez. "


Pensive, la jeune femme joua un instant avec sa bourse de cuir dans laquelle elle avait rangé les galets et finit par ajouter :

" En conclusion, prenez garde à vous. "


Oh oui, vu ce qu'elle venait de lire, aussi embrouillé cela puisse-t-il être, il avait intérêt à faire attention à lui dans un avenir propre et bien peser ses décisions. L'entretien était terminé, en théorie, mais elle se mordilla la lèvre avant de proposer :

" Je m'en veux, de rester aussi vague. Je vous offre un dernier tirage si vous le souhaitez. "
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Message Dim 14 Aoû 2011 - 16:01

Ce qu'il y a de bien dans la prédiction, c'est que, en étant novice dans la matière, on n'y comprends absolument rien. Et pour ne pas être novice, et espérer plus ou moins comprendre à ce qu'il se dit, il faut être vaillant, et, ne surtout pas avoir peur de faire une dépression nerveuse en plein milieux du tirage, ou encore, pour les plus faibles, ne pas avoir des tendances suicidaires.

Bien sûr, cela est quelques peu exagéré, mais, ceci est pour vous montrer l'état d'esprit de notre cher ami Gwayne.


Au début, tout allait bien, la jeune femme parlait simplement, expliquant, qu'en toute logique, ils allaient commencer par la première question, d'où l'appelation de "première" en fait. La demoiselle rappela ensuite quelle était la dite question, tout en jouant avec ce qui était à l'interieur d'une bourse, la jeune femme finit par sortir trois énigmatiques galets de celle-ci, avant de les poser délicatement sur la table à l'envers, elle les retourna alors un à un doucement, jusqu'à ce qu'au dernier, celle-ci esquisse un léger sourire, qui rendit, en un sens plus ou moins heureux le jeune homme. Pour lui, un sourire, était sans doutes bon signe. Elle commença alors à traduire ce que les galets disaient : il était en période de doute, qu'il y avait beaucoup de changement autour de lui, et que les fer-nés l'avaient conduit jusqu'ici, peut-être même jusque dans les terres de l'ouest. Gwayne la regarda d'un air perspicace, tentan de comprendre pourquoi racontait-elle tout cela. Selon lui, tout ceci n'était qu'une légère déduction, accompagné de ce qu'il avait raconté plus tôt. Elle enchaîna alors par quelque chose de complètement incompréhensible pour le chevalier. Cela parlait d'un dilemme qui était, ou qui serait sous peu, dilemme qui pouvait être dangereux, et peut lié à son choix de s'engager contre les fer-nés.
Tentant de comprendre tout ceci, l'étranger fixa le plafond d'un regard vide, accompagné d'une bouche bée, tentant de comprendre. Mais, sans qu'il n'eut le temps de de vraiment comprendre, la jeune voyante enchaîna lui disant que le symbôle était fort, qu'il pouvait représenter sa puissance, mais que cela pouvait aussi symboliser la douleur liée à ce choix, et que cela était logique pour quiconque voulait se jetter dans une guerre. Elle ajouta que ce choix n'était pas froncièrement mauvais, mais qu'il était risqué s'il ne se protégeait pas. Il fallut quelques instants au jeune homme pour remettre ses idées en place, en tentant d'aligner ce qu'ils comprennait de ce qui lui avait dit. Pour faire simple, cela donnait le schéma suivant :

Choix à faire > Dangereux > Peut être pas > Pas mauvais > Potentiellement dangereux.

Ce qui, en gros, pour le moment ne le menait à rien. Chaque choix avait ses répercussions, bonnes ou mauvaises. Il préféra alors la laisser continuer, et tenter de comprendre plus tard. Là, la diseuse de bonne aventure, sourit, en revoyant le symbôle, qui, quelques instants auparavant l'avait fait aussi sourrire. De nouveau, elle prit la parole, expliquant que, ce galet était quelques peu amusant, car, il semblait anticiper la seconde question, disant qu'il s'agissait d'une prédiction amoureuse, mais que ce symbôle évoquait aussi la prise de responsabilité, ou encore la rencontre avec un protecteur, voire les deux. Elle rajouta qu'il était probable que Gwayne rencontre un employeur, et l'amour en même temps. Enfin, elle se refusa à en dire plus sur ceci, de peur d'extrapôler la chose, mais une chose était sûre, le laps de temps décrit par le tirage était plutôt court.

Le tirage enfin finit, Gwayne, qui rappelons-le, était bien loin d'être le plus brillant des chevaliers des septs couronnes, tenta de réfléchir à tout ceci. Selon le tirrage, il aurait donc un choix à faire, potentiellement dangereux, mais que, dans tout les cas, il ne serait pas froncièrement mauvais. Celui-ci lui apprenait aussi qu'il trouverait aussi un employeur pour cette guerre, et peut être même l'amour au passage, qu'il interprêta par le fait que cela soit la même personne. Mais, c'était tout bonnement impossible qu'un tel amour existe, les seules personnes capables de réelement l'employer devraient être nobles, et, une telle liaison est interdite.

Pendant que le chevalier était perdu dans ses pensées, la jeune femme rangeait ses galets, avant de proposer de passer à la suite. Là, elle tirra de nouveau trois galets, puis les retourna un à un avec lenteur. Cette-fois-ci, elle prit bien plus de temps que la première fois pour traduire ceux-ci. Sans doutes les symbôles étaient plus complexe, ou encore le fait qu'ils soient dans tel ordre, ou associés avec les deux autres. Gwayne la regardait avec attention, tout en essayant de comprendre comment de petit cailloux pouvaient dire autant de choses. Il rennonça bien vite, plus ou moins au même moment où la jeune femme commença l'interprétation en fait.
Elle supposa qu'il n'avait jamais rien trouvé à l'amour, chose à laquelle il répondit, afin qu'elle ne s'engage pas sur une fausse route.


"Je ... Hmm, je confirme."


Elle lui expliqua aussi, que, c'était un mal pour un bien afin de mûrir, dans un sens. La jeune femme poursuivit en effleurant le second gallet, disant que celui-ci le mettait en garde, lui donnant "l'ordre" de réflechir avant d'agir, qu'il allait se retrouver en confrontation, et que ce qu'il allait affronter le dépasserait peut être. Gwayne sourit avec tendresse avant de répondre à cette mise en garde.

"Ne vous en faites pas pour ça, la prudence m'est obligatoire chaque jours d'errance, je suis toujours sur mes gardes."

Il la pria alors, gestuellement, de continuer sa prédiction. Celle si arriva donc au dernier galet, rappelant qu'il était déjà arrivé dans le premier tirrage, mais cette fois-ci à l'envers, et que c'était clairement négatif, s'en suivit un certain charabia, dont, Gwayne retint juste que cela pouvait évoquer une confrontation avec les fer-nés. La demoiselle soupira alors pour lui expliquer que ce galet lui demandait de rester à l'écart des situations qui ne lui seraient pas favorable. Elle rangea alors ses runes, l'air pensive, avant de reprendre de plus belle, lui expliquant qu'il y avait deux façons de prendre en compte ses tirages, mais qu'elle ne pouvait elle-même trancher. La première serait qu'il trouverait effectivement l'amour sur le champs de bataille avec son employeur ou supérieur, ce qui se regrouperait avec la notion de protecteur. Elle lui expliqua que dans ses cas, le réel amour ne serait pas pour tout de suite, ou alors, difficilement accessible. La seconde est, que les galets forceraient l'interprétation en insistant sur un sujet qui n'était pas le bon, auquel cas, il trouverait sa place sur le champs de bataille, sans pour autant trouver le grand amour, et qu'il fallait faire attention à lui.

La demoiselle, sans doutes gênée par le fait que ses prédictions soient si vagues, lui en proposa une troisième, gratuite cette fois-ci.
Gwayne se gratta la barbe quelques instants, semblant réfléchir à tout ce qui a été dit, avant de se lancer.


"Alors, si j'ai bien compris, il y a de grandes chances que je participe à cette guerre à ma façons, et que, il reste probable que je vienne à trouver l'amour avec mon employeur ou mon supérieur, et, que cela se pourrait que cela ne soit pas le grand amour."

Il se tut un instant avant de se remettre à gratter sa barbe, geste signifiant tout simplement qu'il reflechissait, avant de reprendre d'un air un peu plus sérieux.

"Mes employeurs, sont tout le temps nobles, les gens du peuple ont cette fâcheuse manie de penser qu'un chevalier errant coûte une fortune. Pour ce qui est des supérieurs, s'en est de même, il est bien rare de voir un homme issu du peuple se isser dans les hauts-rangs millitaires d'une Maison. Du moins, je n'en ai jamais vu.
De ce fait, se pourrait-il que, j'accomplisse un haut fait d'arme, dont le bruit serait porté jusqu'à port-réal, et qu'ainsi je puisse être annobli ? Auquel cas, une telle relation avec une noble serait mal vue, et cela nous apporterait bien des soucis. "


Il sourit avec tendresse à son interlocutrice, attendant ce que ses galets auraient à lui dire. Puis soudain, un petit quelque chose lui vint à l'esprit, et s'empressa d'en faire part à son interlocutrice.

"Cependant, sans vouloir vous contrarier ou encor emoins insinuer que vous faites mal votre travail, s'il était possible que vous passiez directement à l'interpretation globale, je vous en serrai reconnaissant. J'avoue ne pas être l'un des plus brillant des chevaliers que Westeros ait donné naissance, de ce fait, dans vos prédictions intermédiaires, je ne comprends que peu de choses."

Il sourit gêné, lui donnant un air un peu idiot, tout en se grattant le sommet du crâne.
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Message Mar 16 Aoû 2011 - 19:14

Les interprétations du jeune homme restaient logiques mais pas forcément très réalistes. Disons qu'il avait tendance à extrapoler, ce que, il fallait bien l'avouer, la plupart des gens faisaient devant un tirage. Sauf que ce n'était pas la solution, loin de là, à moins de vouloir finir complètement fou en essayant d’interpréter ce qui devenait de plus en plus confus. Aussi, Aisling se hâta de tempérer :

" Le mieux, lorsqu'une prédiction est vague, est de ne pas chercher à l'expliquer sur l'instant, mais de la garder à l'esprit par la suite. Ainsi, vous évitez de vous persuader d'une vérité qui risquerait d'être erronée, mais vous pouvez en tirer parti si une situation en rapport se présente. "

Quand on essayait de tout comprendre de suite, on finissait par s'éloigner du message initial. A force de se convaincre qu'on avait raison, on arrivait à ne plus reconnaitre la situation évoquée lors du tirage lorsqu'elle arrivait. Ou alors on mélangeait les doubles sens et se précipitait dans une direction que les symboles s'étaient bien gardés d'indiquer ! Bref, la façon de faire du jeune homme était risquée et la plupart du temps inefficace.

Elle lui rendit son sourire lorsqu'il demanda une explication plus globale et elle hocha la tête :


" Bien sûr, pardonnez-moi si j'ai semblé confuse... à force d'analyser pour des habitués, je perds de vue les difficultés que mon art peut avoir au premier abord. "


Il était vrai que dans ce village, ceux qui venaient la voir n'en étaient pas à leur première visite : elle retrouvait souvent les mêmes questions et ses clients savaient comment prendre les réponses qu'elle leur donnait. Mais il était vrai qu'elle avait auparavant pris le temps de leur expliquer comment s'y prendre, sauf que l'environnement familier lui avait fait oublier ce point pour le jeune homme. Enfin, il semblait avoir à peu près compris l'essentiel, c'était la plus important.

Puis elle reprit sa concentration, se remit à jouer avec ses galets et reformula à nouveau la question à vois haute :


" Accomplirez-vous un haut fait d'arme ? "


Demander s'il serait anobli était à son sens moins intelligent, car trop précis, ce qui amènerait une analyse extrêmement détaillée et difficile et augmentait les risques d'erreur. Mieux allait se limiter à plus vague, ce qui, paradoxalement, permettrait une analyse plus simple et donc plus précise. Du moins était-ce ainsi qu'elle voyait les choses, mais elle n'allait pas expliquer cela au jeune homme qui paraissait déjà complètement perdu. Autant faire à sa manière, il verrait bien ensuite ce qu'il en serait.

Comme avant, elle tira trois galets, les posa devant elle et les retourna un à un en prenant son temps, restant bien concentrée sur la question. Comme promis, elle ne chercha pas à entrer dans le détail pour lui répondre, mais prit donc plus de temps pour analyser elle-même chaque pierre. Le tirage était beaucoup plus simple, mais à voir son expression, pas particulièrement encourageant.

La première pierre laissait entendre qu'il avait de bon contact avec son prochain, ce qui semblait être le cas, même s'il disait n'avoir pas trouvé l'amour. Rien de bien intéressant de ce côté, si l'on considérait qu'il était chevalier errant. La deuxième lui annonçait une bonne opportunité et une certaine reconnaissance, ce qui se recoupait avec les tirages précédents. Mais la troisième la fit à nouveau soupirer : cela ne présageait rien de bon, assurément. Après un petit moment de silence pendant lequel elle réfléchit pour réorganiser les informations, la jeune femme rangea ses runes et expliqua aussi simplement qu'elle le pouvait :


" Vous trouverez l'opportunité d'accomplir de hauts faits d'arme, c'est un fait presque certain. Mais je vais à nouveau jouer les oiseaux de mauvaise augure. Les risques sont grands et mènent à la mort. "


Elle leva une main au cas ou il lui viendrait l'idée de protester afin qu'il la laisse terminer. Personne n'avait envie d'entendre un tel présage, évidemment, mais elle n'avait pas terminé.


" Je ne dis pas que vous mourrez sous peu nécessairement, mais le tirage est assez clair pour que je vous mette en garde. Vous vivrez un changement qui sera éprouvant et inattendu. Si ce n'est pas la mort, alors c'est un danger certain qui vous attend. "


Et voilà, encore une fois, elle en revenait aux mêmes conclusions. Si elle ignorait ce qu'il ferait précisément en sortant de cette auberge, nul doute qu'il allait se jeter dans les ennuis sans trop y réfléchir. Car la façon dont il avait accueillie la première mise en garde paraissait assez désinvolte. Elle resserra les liens de sa bourse et conclut :


" Je comprends bien que vous êtes habitué à vivre des aventures risquées en tant que chevalier, mais vos tirages en tiennent déjà compte. Il vous faudra être encore plus prudent qu'à l'habitude et ne pas vous laisser emporter parce que la possibilité de briller se présente. Les risques sont bien réels. "


Bien, elle ne pouvait en dire plus, à moins de se répéter inutilement. Soit il comprenait ce qu'elle voulait dire, soit ce n'était pas le cas et elle ne pouvait plus rien pour lui. Ne voulant tout de même pas l'effrayer au point qu'il se cloitre chez lui, elle reprit sur un ton plus léger :


" J'espère ne pas vous avoir gâché votre soirée, ser... comment vous appelle-t-on, à propos ? "

Elle ne se souvenait pas qu'il se soit présenté et, à la réflexion, elle ne l'avait pas fait on plus. Une erreur si elle voulait qu'il puisse éventuellement parler d'elle et la faire connaitre comme diseuse de bonne aventure. On ne savait jamais... et elle ne perdait rien à lui faire savoir qui l'aurait prévenu s'il s'apercevait un jour se trouver exactement dans les situations prédites.

" Je m'appelle Aisling, " ajouta-t-elle dans la foulée.

Juste un prénom, elle s'était depuis longtemps résignée à ne pas avoir de nom et au demeurant cela n'avait plus grande importance si tant est que cela ait pu en avoir un jour.
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Message Sam 20 Aoû 2011 - 16:37

A peine Gwayne eût-il finit de remettre ses idées en place, tentant de comprendre ce que la voyante lui avait prédit, et tentant de tirer des conclusions sur tout ça, et, après avoir posé son ultime question quant à la probabilité d'accomplir un fait d'arme, que la demoiselle le mit en garde. Elle lui dit que le mieux, lorsqu'une prédiction était vague était de ne pas chercher à l'expliquer, tout en gardant à l'esprit à la suite, évitant de se persuader de quelques chose qu'il pourrait très bien, ne pas se passer. Il tenta alors d'évoquer son point de vue.

"Ah, si ce n'est que ça, ne vous en faites pas. J'essayais juste de remettre en place dans mon esprit tout ce que vous m'avez dit, afin de voir ce que l'avenir pourrait me réserver. Sans vouloir offenser votre métier, je ne vis qu'au jour le jour, sans penser à l'avenir, après tout, en arpentant sans cesses les routes, je peux mourrir du jour au lendemain. Enfin, l'avenir, même si vous le voyez réelement ..."

Il comprit bien vite qu'il vennait de dire quelque chose qui pourrait très bien froisser son interlocutrice, il tenta de se ratrapper très vite à sa façon.

"... Je heu... Je ne remets pas en cause votre ... "Pouvoir" si on peut l'appeler comme ça. Juste que ... Il m'est arrivé de méditer sur l'avenir, et, j'ai toujours été intrigué par ceux qui avaient ce don de le voir. Mais, à mon avis, l'avenir n'est qu'une succession de carrefours, permettant une infinité de lendemain différents, enfin ... Je suppose. Tout ça pour dire, que, même si vous me prédisez un avenir possible, celui-ci ne reste en aucun cas universel."

Le jeune homme lança un tendre sourire à la demoiselle, espérant que, sa petite bourde ne l'ai point mise en rogne.
Quant à la demande du chevalier sur le fait d'être un peu plus directe sur la prédiction, et passer directement à la conclusion, la jeune femme lui sourit en s'excusant argumentant sur le fait qu'étant habituée à prédire à des habitués, elle ne se souciait plus des nouveaux venus. Chose à quoi, le chevalier répondit souriant.


"Voyons, voyons, vous n'avez point à vous excuser de bien faire votre travail."

Suite à cela, la diseuse de bonne aventure se reconcentra tout en jouant de ses galets présents dans sa petite bourse, avant de demander tout haut s'il accomplirait un haut fait d'arme. Puis, comme pour les deux fois précédentes, la jeune femme tirra trois galets, qu'elle retourna un à un avec douceur. Et, comme l'avait demandé le chevalier, elle ne prit pas la peine de commenter chacune des pierres, restant un long moment silencieuse.
Mais, au vu de son expression, le tirrage ne devait pas être bon. Elle regardait les trois runes, une à une, avant de soupirer en arrivant sur la dernière. Là, elle s'arrêta de nouveau, semblant pensive, avant de remettre les trois pierres dans sa bourse avant de donner les résultats à son client.
Celle-ci commença en lui disant qu'il aurait bel et bien l'opportunité d'accomplir un tel acte, mais que les risques étaient grands, et que tout ceci pouvait bien le menner à la mort. Alors qu'il s'apprêtait à répondre à cela, la voyante leva une main pour le couper net et continuer ses explications, lui disant qu'il ne mourrait pas necessairement sous peu, mais que le tirage était suffisament clair pour ne pas lui cacher, rajoutant qu'il vivrait un changement éprouvant et innatendu, enfin, elle rajouta que, si la mort ne l'attendait finalement pas, de grands dangers, eux, seront bien présents. Là, Gwayne tenta de réfléchir à tout ça, jusqu'à ce que le son très distinct d'une bourse se refermant le remmena à la réalité, la jeune femme conclut enfin. Elle lui dit qu'elle était bien consciente que le danger était son quotidien, et que les tirrages en prennaient compte. Elle rajouta qu'il fallait être bien plus prudent, et que la possibilité de briller ne devait pas se laisser emporter, car les dangers étaient bien réels. Gwayne lui sourit avec tendresse.

"Et bien, merci de vous inquiéter pour moi. Seulement, je suis proche de me lancer dans quelque chose qui se rapproche de plus en plus d'une guerre, je suis bien obligé de me montrer des plus prudents. Enfin, briller ne m'interesse pas vraiment. Si je vennais à accomplir un haut fait d'armes, cela voudrait juste dire que j'ai reussi à sauver bon nombre de gens, et cela me suffirait. La question sur le fait d'être annobli, était juste histoire d'avoir un dernier tirage."


C'est alors que la jeune femme parla d'un ton bien plus léger, espérant à voix haute qu'elle n'avait pas gâché sa soirée, se rendant compte qu'elle ne connaissait pas son nom, le lui demandant par la suite, puis, par politesse, la jeune femme se présenta sous le prénom d'Aisling. Le chevalier fit alors une sorte de révérence tout en restant sur son tabouret.

"Je me nomme Gwayne, pour vous servir. Enchanté, Dame Aisling."

Il lui sourit alors de nouveau, comme à son habitude avec une grande tendresse, puis, le chevalier sortit de sa bourse quelques petites pièces pour payer le travail de la voyante et les lui glissa sur la table, avant de regarder à droite et à gauche, s'assurant que personne n'attendait derrière lui. Une fois cela fait, il reporta son attention envers son interlocutrice.

"Dites voir, ma Dame, que diriez-vous de manger en ma compagnie ?"

Il tendit un petit sourire à sa proposition, avant de se rendre compte du double sens de cette question, s'expliquant bien vite pour cette proposition.

"Attention hein, n'y voyez point une proposition emplie d'arrières-pensées. Je me disais juste que, recevoir un service sans contreparties, ne me plaisait pas des masses, et puis, au prix que vous me prennez, je peux bien vous offrir quelque chose. D'autant plus que, cela me permettrait d'éviter tout les poireaux, et vous, cela vous permettrait une petite pause, qu'en dites vous ?"

Le jeune chevalier espérait sincèrement que la jeune femme ne refuserait pas cette proposition de peur qu'il n'ait des idées derrière la tête, contrairement à ce qu'il dit. Après tout, pourquoi parler de ceci ? Ou encore, peut être pouvait-elle mal prendre qu'il ait précisé cela, peut être pouvait elle penser qu'il ne la trouve pas à son goût, ce qui peut tout autant être vexant pour les femmes, enfin, supposait-il. En tout cas, Gwayne n'était en rien doué pour discuter avec les dames.
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Message Dim 21 Aoû 2011 - 12:50

Eh bien en voilà un qui n'avait pas froid aux yeux, lui lançant presque directement qu'il ne croyait en rien à ses prédictions ! Aisling fit la moue. La plupart des gens se classaient dans deux catégories : ceux qui la regardaient de haut en considérant qu'elle ne disait que des sornettes et dont elle ne se préoccupait pas ; et ceux qui croyaient dur comme fer à tout ce qu'elle disait, ce qui n'était pas forcément très intelligent non plus s'ils n'avaient pas le recul nécessaire. Lui semblait se contenter d'accepter ses mots et d'en faire ce qu'il en voulait... Quant à se façon de s'excuser, elle était encore plus vexante, en un sens, car elle enfonçait le clou. Fort heureusement, Aisling n'était pas du genre à prendre la mouche, estimant qu'il s'apercevrait tôt ou tard qu'elle lui avait dit la vérité et qu'alors, il reverrait peut-être son jugement. Il n'eut donc pour toute réponse qu'un sourire amusé qui cachait plus ou moins ce qu'elle pensait de son attitude.

Ce fut dans cet état d'esprit que la jeune femme effectua le dernier tirage, révélant un avenir quelque peu sombre. Après tout, peut-être avait-il raison, le fait de s'engager dans une guerre était un risque en soi... Il était de toute façon probable qu'elle ne sache jamais ce qu'il serait devenu et s'il avait survécu à son avenir. Elle ne pouvait que le lui souhaiter. Il valait mieux changer de sujet et ce fut ce qu'elle fit sans tarder, amorçant les présentations.


" Enchantée également, ser. "


Elle pensait qu'il allait prendre congé, mais Gwayne, puisque c'était son nom, la surprit en lui proposant de manger en sa compagnie. Habituellement, on appréciait de la consulter, mais elle inspirait suffisamment de crainte pour qu'on ne cherche pas à la fréquenter plus que nécessaire. Avant qu'elle n'ait pu répondre, le jeune homme se sentit obligé de s'expliquer, ce à quoi elle répondit par un sourire indécis avant de laisser son regard courir sur la salle : pas de client potentiel attendant son tour, elle pouvait effectivement s'offrir une petite pause. Et puis, ce pouvait être agréable de discuter un peu avec quelqu'un de nouveau.

" Il se trouve que j'ai déjà mangé, ser... mais je prendrai volontiers une boisson chaude. "

De quoi se tenir éveillée pour le restant de la soirée. En tous cas, elle ne semblait pas se poser autant de questions qu'il s'en était posé, acceptant simplement la proposition sans arrière pensée. Aisling n'était pas du genre à anticiper sans cesse, mais plutôt à agir sur le moment... un paradoxe si l'on considérait son métier. Mais elle avait pour habitude de prendre la vie du bon côté, se contentant de sa liberté de vagabonde.

La jeune femme attendit que tous deux soient servis, un repas et une boisson, pour se remettre à parler.


" Vous savez, je comprends vos réticences à croire en la divination. Outre le côté magique qui peut être discutable et la précision souvent faible des prédictions, il y a cette volonté de rester libre de ses choix. "


Qui aurait eu envie de savoir qu'il n'était que la marionnette d'un destin souvent cruel ? Elle but une gorgée, puis reprit tranquillement :

" Mais je pense que l'un n'empêche pas l'autre. Je crois que réfléchir ainsi est inverser le problème. Il ne faut pas se dire que la prédiction limitera les choix, mais au contraire que vos futurs choix limitent la prédiction. Comprenez-vous ? C'est vous qui créez votre prédiction, en un sens. "


L'affirmation était accompagnée d'un petit sourire amusé, comme si elle trouvait comique de le voir se creuser la tête. Réfléchir à l'influence du temps sur sa vie et au lien entre passé, présent et futur avait de quoi rendre fou si l'on n'y prenait pas garde. Pour sa part, elle avait eu tout le loisir de retourner ces questions en tout sens de de s'arrêter sur certaines réponses. Oh, elle ne se moquait pas de lui, loin de là, mais elle aimait bien la façon dont il appréhendait la divination, quoique cela lui paraisse faussé.

" On rencontre souvent sa destinée par les chemins que l'on prend pour l'éviter, ai-je coutume de dire. "

C'était la raison pour laquelle elle trouvait intéressant d'avoir des retours de ses clients, lui expliquant de quelle manière ses prédictions s'étaient révélées exactes. Elle ne se souvenait pas s'être jamais trompée. Il y avait eu des erreurs d'interprétation de sa part, surtout à ses débuts et des personnes mécontentes de la vérité, même encore à présent, mais pas de prédiction complètement fausse. Elle haussa les épaules et ajouta :

" Croyez-moi ou non, mais j'évite le plus possible d'avoir recours pour moi-même à mes prédictions, parce que je sais justement qu'elles se réaliseront. J'espère vous revoir un jour, savoir si finalement vous avez changé d'opinion. "

Le dévisageant avec ce même air d'amusement, elle semblait le mettre au défi de nier... il finirait par rencontrer les situations évoquées dans les tirages, elle en était certaine, même si elle ne le forçait pas à le reconnaitre de suite. Il n'y avait plus qu'à espérer, pour sa propre sécurité, qu'il saurait les reconnaitre !

Aisling finit néanmoins par baisser les yeux sur son gobelet, craignant de n'être allée en peu trop loin. Elle ne voulait en aucun cas le vexer et respectait ceux qui refusaient de croire à son art.


" Pourquoi rechercher la guerre ? " finit-elle par demander en relevant son regard vers lui.

Elle préférait changer de sujet afin de ne pas créer de discorde. Ce n'était pas tous les jours qu'elle avait l'occasion de discuter avec un chevalier et ce mode de vie l'intriguait. D'autant qu'il avait dit ne pas chercher à briller... alors pourquoi ?


" Disons que je trouve étrange qu'un homme qui ne ressemble par ailleurs pas à un barbare sanguinaire et avoue rêver trouver l'amour, fasse un tel choix de vie... "

S'apercevant qu'il risquait de croire qu'elle sous-entendait qu'il n'avait rien d'un guerrier, elle fut soudain gênée, essayant de se rattraper comme elle pouvait :

" Je ne veux pas dire que... enfin... vous avez tout à fait l'air d'un vaillant chevalier, la question n'est pas là... "


Elle s'arrêta, se rendant compte que ses joues avaient dû prendre une jolie couleur rosée. Allons donc.

" Je me demande juste ce qui peut justifier un tel choix de vie... si ce n'est pas indiscret, bien sûr, "
s'empressa-t-elle de rajouter.

Certains s'amusaient à lui rétorquer méchamment qu'elle n'avait qu'à tirer ses pierres pour le savoir, dès qu'elle osait poser une question, mais elle doutait qu'il soit de ceux-là.
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Message Lun 22 Aoû 2011 - 15:58

La jeune femme accepta assez rapidement la proposition du chevalier, précisant cependant qu'elle avait déjà mangé, et que de ce fait, une boisson chaude lui suffirait amplement, chose à quoi le jeune voyageur se mit à crier en direction de l'aubergiste, espérant que sa voix ne se fasse pas angloutir dans le brouhaha des lieux.

"Aubergiste ! Du saucisson, un peu de viande, mettez ce que vous avez, et ...."

Il s'arrêta un petit moment pour réfléchir. Dame Aisling avait bien parlé de boisson chaude, mais, celle-ci n'avait pas precisé quoi. Sans vouloir se prendre la tête, Gwayne reprit la parole, optant pour le plus logique à son sens.

"... Et une bonne tasse de thé bien chaude s'il vous plaît !"

C'est alors qu'il se retourna vers la diseuse de bonne aventure, souriant d'un air gêné.

"Je ... J'espère que le thé vous ira, sinon, vous n'avez qu'à commander quelque chose qui vous sied mieux, lorsque le bonhomme arrivera."

L'attente se fit étrangement dans le silence, mais, à peine tout ceci fut servit, que, d'un côté nous avions le chevalier affamé qui se jetta sur le saucisson que son ventre réclamait depuis qu'il était arrivé en vue, et de l'autre côté, il y avait la demoiselle bien plus calme, qui se mit à parler, expliquant qu'elle comprennait la réticense des gens quant à la divination, le côté magique, et les prédictions y étaient pour quelque chose, mais, le fait de vouloir être libre y était pour beaucoup. Aisling s'arrêta pour boire une gorgée, et reprit son discours sous le regad attentioné du chevalier qui s'empiffrait. Là, elle dit que l'un n'empêchait pas l'autre, réfléchir selon elle était inverser le problème, rajoutant, en gros que c'était bien ses actions futures qui limitteraient la prédiction, et non l'inverse. Il acquiessa d'un signe de tête et s'essuyant le gras présent sur ses lèvres, l'écoutant de nouveau, disant un de ses proverbes, comme quoi, bien souvent, c'était en prennant les chemins pour éviter la prédiction qu'on allait jusqu'à elle. Puis, sans vraiment lui laisser le temps de répondre, elle enchaîna sur le fait qu'elle ne se servait pas de ses dons pour elle-même, disant espérer un jour le revoir pour savoir s'il avait finalement changé d'opinion face à cela. Le chevalier sourit, puis, ayant la bouche vide, celui-ci prit la parole.

"Et bien, nous verrons à ce moment-là. Vous savez, ce n'est pas vraiment que je n'y crois pas, disons plutôt que je suis en doutte face à cette pratique. Je ne pense pas que l'on puisse croire à ce genre de choses si on ne l'a jamais essayé soi-même. En tout cas, je prendrai en compte vos conseils, ne sait on jamais."

Il but une longue gorgée d'eau, apportée par le gérant, quand, eu même moment, la demoiselle commença à lui poser des questions sur lui, demandant pourquoi chercher la guerre. Elle rajouta bien vite se questionner sur le fait qu'une personne qui ne ressemble en rien en un combattant sanguinaire, cherche l'amour, ainsi que la guerre. Puis, comme si elle croyait avoir fait une erreur, la jeune femme tenta de se ratrapper, disant qu'il ressemblait bel et bien à un vaillant chevalier, rajoutant qu'elle était juste curieuse sur son choix de vie. Le Chien Du Forgeron se mit à sourire afin de la rassurer, et mit à lui parler.

"Ne vous en faites pas pour ça, je n'ai rien de chevaleresque, j'en suis bien conscient, sans armure ni bouclier, je ressemble à n'importe quelle personne du peuple, même si, sans me vanter, je pense plutôt être doué avec une arme dans chacune de mes mains.
Et concernant votre question, cela n'a rien d'indiscret, je suis plutôt étonné que quelqu'un pose ce genre de question en fait. La plupart des chevaliers errants sont victime de préjugés idiots. Par contre, cela risque d'être long madame."


De nouveau, Gwayne sourit, et, après avoir de nouveau remplit son gobelet d'eau, le vida d'une traîte afin de se préparer à son futur monologue.

"Voyez-vous, je suis né dans une famille modeste dans le Val, sous la protection des Tallett, ma famille était la forge officielle de la famille, créant diverses armes sur commande. J'aimais bien travailler avec toute ma famille, nous étions heureux, mais, j'avais toujours rêvé d'aventures. Un évènement marquant dans ma jeunesse me donna un nom, alors que je devais apporter des armes à un forgeron qui nous aidait en cas de grosses commades, son chien, enfin, j'ignore si l'on pouvait réelement appeler ça un chien tellement était il énorme, se jetta sur moi, par réflexe, ou par instinct de survie, je sorti une des lames que je mis devant moi, tout en fermant les yeux. La bête vint s'empaller sur l'arme, me faisait tomber à la renverse, me laissant par la même occasion une hideuse cicatrice. Suite à cela, l'on me nomma "Le chien du Forgeron". Je fis quelques années plus tard, la rencontre de Ser Zendel Hightower, qui, alors que, courageux comme pas deux, je tenta de défendre un groupe de septon, armé d'outils qui leur étaient destinés, me sauva la vie. Surpris par mon courage, il me proposa de devenir son écuyer, m'apprenant sa vision de la chevalerie, ainsi que son mode de vie, je me sentais enfin vivant. Voyez-vous, alors que bon nombre de chevaliers bien-nés se terrent dans le chateau de leur maître, là où l'or et la nourriture viennent abondement, pillant sur leur passage en cas de guerre, d'autres, comme moi, préférons aller là où l'on a besoin de nous ne demandant qu'un toît et un peu de nourriture. Mes armes ne servent pas à attaquer, mais à protéger le peuple. Et, je ne cherche, pas à proprement parler, la guerre, je veux aider les gens dans le besoin, les Lannister ont fait appel à bon nombre de chevaliers pour lancer une contre-attaque sur les fer-nés, laissant bon nombre d'endroit sans protection. Même si, mon action ne sauvera qu'une vie, cela m'empliera de joie, et, c'est grâce à ces gens que j'aide que ma vie à un sens."


Là, il prit une pause, le temps de souffler un coup, et de reboire à nouveau.

"Enfin, concernant l'amour, disons que, la solitude finit par peser, et voir des gens heureux au bras de leur femme, me rend ... Jaloux, je dois bien l'avouer. J'aimerai avoir un petit chez moi, avec une douce femme, et un ou deux enfants qui m'accueuilleraient avec joie lors de mon retour ..."

Là, une petite larme coula le long de sa joue, larme que le chevalier essuya bien vite, avant de finir.

"Mais bon, il faut savoir faire des sacrifices, je ne pense pas vraiment que trouver l'amour soit la meilleure des choses à faire. Imposer mon style de vie, ne causerait que du tort à mon aimée."

Un léger sourire vint s'afficher sur le visage de Gwayne, avant de conclure.

"J'espère avoir répondu à vos questions Dame Aisling."
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Message Mer 24 Aoû 2011 - 20:17

Aisling eut un petit sourire en hochant la tête lorsque le jeune homme lui commanda du thé. Il fallait dire qu'elle ne s'était pas attendue à ce qu'il hurle son choix à travers la salle et avait pensé pouvoir parler directement à l'aubergiste... Enfin, du thé serait parfait, ce fut d'ailleurs ce qu'elle s'empressa de confirmer. Quand on menait sa vie, on ne jouait pas les difficiles, de toute manière et c'était déjà gentil de sa part de le lui offrir.

" Non, non, c'est très bien, je vous remercie. "


Le petit instant de silence qui suivit fut surtout occupé pour Aisling à chercher ce qu'elle allait bien pouvoir raconter. Mis à part lorsqu'il s'agissait de répondre à ses clients, elle n'était pas une habitée des grandes conversations au pied levé. Habituellement, elle ne se préoccupait pas vraiment des étrangers ou de qui que ce soit. Mais un grand silence serait sans doute rapidement gênant, alors elle allait faire l'effort de trouver quelque chose à dire de plus constructif que des remarques sur la pluie et le beau temps. Surtout qu'avec la canicule qui sévissait, tout Westeros avait sans doute déjà fait le tour de ce genre de conversation.

Finalement, elle se replia sur un sujet qui lui était coutumier et donc avec lequel elle était plus à l'aise : la divination. Elle haussa les sourcils, surprise, lorsque Gwayne parla d'essayer lui-même.

" Vous voulez dire vérifier par vous-même que les prédictions se réalisent ou bien aller jusqu'à analyser vous même vos propres tirages ? "

Au moins il acceptait de prendre en compte ses prédictions, voilà qui était rassurant. Il n'y avait rien de plus frustrant que de prévenir quelqu'un d'un danger et de voir cette personne lever les yeux au ciel en prétendant que ce n'était que des sornettes.

Et puis, pour une fois que la jeune femme faisait l'effort de changer de sujet, il fallut qu'elle s'emmêle dans ses questions en se demandant si elle ne risquait pas de le vexer. Il fallait avouer qu'il y avait peut-être un peu de quoi. Elle se hâta de secouer la tête, essayant de se rattraper avec quelques mots, au demeurant bien sincères :


" J'ai dit que vous n'aviez rien d'une grosse brute, pas que vous ne ressembliez pas à un chevalier ! "


D'ailleurs, elle l'imaginait très bien portant l'armure. Il avait beau dire, mais les paysans usés par le travail aux champs ou les petits voleurs des villes n'avaient pas grand chose à voir avec lui.

" Quant aux préjugés, ajouta-t-elle en haussant les épaules, je crois que je ne suis pas trop mal placée pour savoir qu'il ne faut pas se fier aux apparences. "

Les gens la regardaient souvent avec de grands yeux, alors qu'au fond, elle se trouvait parfaitement normale. Bon, elle devait avouer qu'elle jouait volontiers le mystère pour être certaine d'avoir la paix. Apparemment, cela n'avait pas vraiment fonctionné avec Gwayne, mais sans doute un chevalier était-il moins impressionnable que le pauvre ère lambda.

" Oh, et j'ai tout mon temps, semble-t-il... " murmura-t-elle lorsqu'il lui annonça que ce serait long.

Aucun client ne se pressait et de toute manière elle avait encore assez d'économies pour se permettre d'en rater un si la présence du jeune homme dissuadait d'approcher. Elle prit le temps de boire son thé tranquillement à mesure qu'il racontait, sans perdre un mot du récit. Le chien du forgeron... anecdote originale.


" Impressionnant, "
se contenta-t-elle de commenter en haussant les sourcils, lorsqu'il résuma la façon dont il était devenu écuyer.

Sans doute avait-il fallut que ce le soit, pour qu'un chevalier en vienne à le prendre sous sa protection. Après, elle discernait une pointe de fierté qui signifiait que peut-être il se vantait... mais elle ne le connaissait pas assez pour juger. Si c'était vrai, alors oui, c'était impressionnant. A la mention du foyer avec femme et enfants, Aisling fit une légère grimace, lâchant avec plus d'amertume qu'elle ne l'aurait souhaité :


" Beaucoup de gens aspirent à une telle vie... "

Ce n'était manifestement pas le genre de sujet avec lequel elle était à l'aise et elle baissa les yeux sur sa tasse un bref instant. Cependant, la dernière remarque la fit secouer la tête :

" Mais qui a l'opportunité de fonder une famille et de vivre heureux aux côtés de sa femme et de ses enfants, de nos jours ? La vie est trop dure pour cela, malheureusement. Les seuls qui auraient cette possibilité, ce sont les nobles qui pourtant s'obstinent à marier leurs filles aux plus beaux partis sans évoquer le moindre amour... "

L'amertume avait laissé place à un certain mépris dans sa tirade. Elle se remit finalement à sourire quittant sa tasse des yeux et eut un petit rire, ajoutant comme une boutade, pour éviter d'en venir à pleurnicher sur les réalités de la vie :

" Autrement, vous n'aurez qu'à prendre place chez le seigneur dont dépendra votre demoiselle et, si cela n'est possible, l'emmener avec vous ! "


Bon, d'accord, ce n'était qu'une plaisanterie, elle savait que la plupart des femmes tenaient à une vie sédentaire, mais l'image du chevalier avec sa dame lui courant après par monts et par vaux pour qu'il rentre à l'heure pour un diner dressé en plein champ l'amusait.

" Et puis ainsi, vous pourrez former vos fils sur le tas dès leur plus jeune âge, s'ils sont constamment dans vos pattes quand vous pourfendez les méchants ! "

Enfin, il venait d'essuyer une larme, ce n'était peut-être pas le moment de plaisanter. Se disant qu'elle allait peut-être un peu loin et ne voulant pas qu'il se dise qu'elle se moquait méchamment alors qu'il paraissait aussi contrarié, elle conclut plus doucement et cette fois avec sérieux :


" Vous savez, si elle vous aime vraiment, votre style de vie n'aura pas importance. "


Elle le pensait sincèrement, même si elle pensait aussi, de façon assez désabusée, que le grand amour dont il parlait n'existait probablement pas. Enfin, chacun ses rêves. Pour sa part, la vie ne lui avait jamais laissé entendre que les contes de fées pouvaient devenir réels. Elle avait depuis longtemps renoncé à ses beaux espoirs de petite fille et se contentait de sa liberté durement gagnée.

" Seriez-vous prêt à abandonner votre liberté pour fonder une famille ? " demanda-t-elle finalement.
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