AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Girls wanna have fun ! But…

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 3 Aoû 2011 - 1:27



Girls wanna have fun ! But…


Aliénor Lannister & Jeanne Tyrell

Aliénor était arrivée quelques jours auparavant, et Jeanne avait eut une conversation avec son fils, discussion peu conventionnelle vous en conviendrez, mais Leo étant trop occupé entre la négociation pour l’union des Maisons Lannister et Tyrell et les attaques des Fers-Nés, il fallait bien que quelqu’un le fasse, ainsi Lady Tyrell s’était elle résolue à parler de la chose à son fils, extrêmement gênant, mais néanmoins indispensable. En effet, toute cette effervescence, la joie de marier son ainé, avait laissé place petit à petit à une crainte, celle qu’ils fassent la même erreur que leurs parents en leur temps et qui lui avait couté si cher, même si elle remerciait chaque jours les Sept d’avoir été si clément avec elle et priait pour que sa Septa repose en paix et la pardonne. Car oui, elle savait qu’elle avait eut de la chance dans son malheur et que son épreuve n’était rien comparé à sa faute. Après tout, elle était restée en vie, et avait finalement épousé l’homme qu’elle aimait et qui l’avait déflorée, le contraire eut été un déshonneur qu’elle n’aurait pu supporter si ce n’est pour le bien de sa famille. Elle avait donc manqué à son devoir, et même si ça avait été plaisant elle s’en voulait encore aujourd’hui, bien que Léo affirme que c’était entièrement de sa faute.

Pour que la jolie blonde n’ait pas l’occasion de se retrouver seule avec Tristan et qu’elle ne s’ennuie pas pour autant, Jeanne se démenait pour organiser chaque jour des activités diverses pour occuper les deux jeunes gens. Ce jour là, elle avait prévu un pique-nique entre femmes, sa propre fille, sa future belle fille et elle-même devaient donc se retrouver dans la cour a midi et faire une petite balade à cheval le temps d’aller jusqu’à un beau jardin pour y déjeuner. Les serviteurs étaient partis un peu avant avec un lourd chariot pour tout préparer sur place et y apporter les victuailles sans gêner la promenade que l’actuelle Rose de Hautjardin se réjouissait de partager avec les deux plus belles demoiselles en fleur du Bief. L’allégresse que ressentait Jeanne en ses temps de fête et d’amour, était perceptible, elle avait du mal à rester calme, le bonheur était une denrée précieuse en ses temps de guerre, et elle s’en délectait discrètement, retenant son enthousiasme et ses gestes de tendresse envers sa future belle fille, malvenus pour le moment. Elle était tiraillée entre le respect qu’elle devait obtenir de la jeune femme et l’amour qu’elle avait envie de lui montrer, d’autant plus qu’elle lui faisait un peu penser à sa fille, un visage radieux entouré de cheveux dorés et rehaussés d’yeux aussi bleu que le ciel. De plus, elle se devait de tenir son rang, et de ne pas être trop familière avec elle, quel déshonneur pour Léo que d’avoir une femme hystérique incapable de se tenir face à sa future belle fille, une Lannister qui plus est ! Elle ne pouvait lui faire subir un tel affront, l’étiquette vous comprenez, mais Dieu de la Mère, que c’était dure de retenir ses instincts de maman poule !

Elle avait hâte de partager une conversation avec Aliénor un peu plus intime que les grands étalages du protocole qui avaient eut lieu jusque là, pour voir de quel bois elle était faite, évidement, mais surtout parce qu’elle espérait secrètement entretenir une relation aussi délicieuse que celle qu’elle avait avec sa propre fille. Il faudrait un jour qu’elle se résolve à la laisser partir elle aussi pour une autre famille, tout comme elle devait dès maintenant se résoudre à partager l’amour de son fils. Elle craignait que cet amour ne soit étouffant pour lui comme pour sa promise et ferait en sorte qu’elle ne le ressente jamais, et qui sait, Aliénor pourrait devenir la fille qu’elle n’aurait bientôt plus à ses côtés, et si tel était le cas, elle ne pourrait qu’être comblée, encore une fois, par cette vie qui était si douce grâce aux Sept. Quoi qu’il en soit, elle était déterminée à lui faire l’accueil qu’elle aimerait qu’on fasse à sa chère Emilia. Non seulement car il était hors de question qu’elle rentre chez elle avec de mauvais souvenirs, mais surtout parce qu’elle se souvenait des premières années avec Lady Tyrell qui ne lui avait pas rendu la nouveauté des plus agréable et qu’elle ne voulait pour rien au monde faire subir le même sort à la jolie blonde.

Il s’agissait donc de tisser des liens avec la nouvelle venue qui était désormais destinée à faire partie de la famille et à combler Tristan de bonheur et de nombreux enfants, Jeanne l’espérait tout du moins, elle qui n’avait pas pu donner autant d’enfants à son époux qu’elle l’aurait voulut et qui voyait ses enfants grandir avec un pincement au cœur. Elle avait en tête de faire en sorte que la jolie petite lionne devienne une fleur et qu’elle soit aussi à l’aise que possible parmi eux. Elle savait à quel point il était difficile pour une jeune fille de se séparer de sa famille et de devoir en embrasser une autre dont on ne connaissait rien, ça devait d’ailleurs être encore plus compliqué pour une Lannister qui n’avait pas eut la chance de partager beaucoup de fête avec les Tyrell dans le Bief comme elle-même l’avait fait. Elle estimait que son rôle, bien que limité, était au moins de faire en sorte d’accueillir cette nouvelle venue avec autant de sollicitude que possible et de lui faire sentir qu’elle était la bienvenue à Hautjardin, ayant pu apprécier sa beauté, Jeanne était certaine qu’elle ferait une magnifique première dame lorsque le temps serait venu, même si elle espérait qu’il ne viendrait pas trop vite tant l’idée de perdre son Bien Aimé la rendait triste.


Ainsi, Jeanne Tyrell, coiffée d’un chignon bas sur lequel était fixé un voile et vêtue d’une robe de velours vert richement ourlée d’or arriva dans la cour du château à l’heure pile, ponctuelle et apprêtée comme à son habitude et comme son rang l’exigeait. Les trois chevaux était là, sellés et prêts à partir tenus par de jeunes palefreniers. Elle descendit le grand escalier avec grâce et une lenteur maitrisée avant de s’approcher d’une belle jument blanche dont les extrémités grises foncées tranchaient admirablement avec la pureté immaculée de la robe. Elle remercia les trois jeunes garçons d’écurie qui s’inclinèrent en les appelant par leurs prénoms respectifs et en les félicitant sur la propreté des chevaux qui, effectivement brillaient de mille feux sous le soleil éclatant de l’été. Elle avait l’habitude de traiter ses domestiques avec une grande mansuétude, elle ne se privait pas pour dire quand quelque chose lui déplaisait, mais pas non plus pour les complimenter sur leur travail quand il était particulièrement bien fait. Ils étaient les seules personnes sur qui elle osait hausser le ton, bien qu’elle ne se soit jamais abaissée à leur crier dessus comme une matrone de bas étage.

« Ma belle Justesse »

Dit elle d’un ton doux à sa jument dont elle appréciait la beauté et les allures presque autant que le simple fait qu’elle soit un présent de son époux. Elle estimait que Léo la couvrait de cadeaux qu’elle ne méritait pas, mais elle les acceptait avec humilité et tendresse car elle savait qu’ils venaient du cœur et elle appréciait autant le geste que l’objet, essayant de faire honneur à leur beauté, bien qu’elle aurait été tout aussi heureuse s’il lui avait offert une tunique de lin trouée. Mais elle n’aurait osé lui lancer des « il ne fallait pas » malvenus, s’il lui faisait des cadeaux, c’est qu’il le voulait, et nulle femme ne pourrait s’opposer à son mari ou lui faire remarquer de manière désobligeante à quel point elle était déjà gâtée et comblée alors qu’il faisait l’effort de lui prouver son amour, d’autant qu’il le savait, Jeanne lui disait souvent qu’elle serait heureuse même dans la misère tant qu’il restait à ses côtés…


Dernière édition par Jeanne Tyrell le Ven 18 Nov 2011 - 16:19, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Mer 3 Aoû 2011 - 4:27

En arrivant dans la soirée, elle avait rempli les plus simples formalités. Rencontrer les membres les plus influents de la famille. Les héritiers du Bief, le mestre de la maison, la Septa à qui elle aurait affaire dans quelques jours, même si l’on parlait que de quelques heures. Edwyn l’avait délaissé au profit du couple Tyrell ce qu’elle comprenait parfaitement. On l’avait placé dans une chambre, une visite rapide au bras de Tristan et il l’avait laissé devant les appartements qui était sien pendant son séjour. Leur rencontre avait terminé par un baise main galant et elle avait rougi la première depuis des années devant un homme. Il l’avait gratifié d’un sourire et lui avait souhaité la bonne nuit.

Aliénor avait dormi peu dans la semaine de son voyage. Crakehall avait été témoins de son arrivée et le voyage n’était pas de tout repos. Elle n’était pas habituée de chevaucher longtemps, mais elle avait fait un effort pour ne retarder personne. Elle avait été accueillie par le couple Tyrell comme si elle était une amie de la famille. Jamais elle ne s’était sentie ainsi. Ses bêtises s’étaient multipliées et elle n’en était pas fière. Elle avait manqué de civisme parfois, Edwyn et Richard s’étaient fait le plaisir de lui dire. Elle avait été un peu féroce, mais il fallait flatter la lionne dans le bon sens du poil. Elle avait pris ses appartements et avait fixé l’extérieur. Rien ne se ressemblait, le plus loin qu’elle avait vu était la dent d’or et rien n’égalait le Bief par ses paysages splendide. La mer n’était plus là. Tout comme les rochers et les vagues qui allaient mourir. Il n’y avait plus les vents qui apportaient cette fraicheur. Il y avait des champs à perte de vue. Des fleurs, des roses de toutes sortes. Des couleurs qui illuminaient le jour. Elle n’était pas à Castral Roc, elle était dans le Bief, à Hautjardin charmante maison du seigneur Léo Tyrell. En se couchant la nuit, elle avait regardé par la fenêtre. Comme si elle croyait une fois la chandelle éteinte que tout ceci était un rêve. Elle avait congédié les servantes que Lady Tyrell avait mises à sa disposition. Elle avait aussi congédié sa propre servante. Elle voulait être seule. Elle avait pris le coffret que Tybolt lui avait donné pour ranger le camet qu’il lui avait offert. Comme elle avait besoin d’elle en ce moment. La jeune femme s’était levée avec la conviction que son premier jour dans le domaine de Hautjardin n’allait pas être aussi dramatique qu’elle le crut. Il lui manquait une chose et personne ne pouvait lui donner. Sa mère. Il n’y avait rien de plus précieux que les conseils d’une mère. Elle se saurait entourer. Malheureusement, Lady Lannister surveillait et veillait sur sa fille. Et son père? Elle avait besoin de lui pour qu’il lui dise comment répondre. Elle était grande, mais ils étaient le plus grand vide dans son fort intérieur. Même son frère encore vivait n’arrivait pas à combler ce trou béant. Elle avait regardé par la fenêtre et ne vit rien.. Elle devait se reposer un peu. Sa venue n’était pas tout repos er elle en était consciente. Cette alliance semblait tenir à un cheveu entre les Tyrell et les Lannister.

En se réveillant le lendemain matin, elle avait été tirée du lit par les oiseaux. Très différent du Roc. Cependant, elle avouait le réveil agréable. Elle était étrangement familière à ceci. Elle fixait le plafond lorsqu’une servante entra avec une bassine pour la lionne. Cela lui ferait un bien fou, elle sentait la chaleur de l’eau à des kilomètres. Cela ferait office de massage à ses membres endoloris. Elle avait besoin de repos, mais aussi de connaitre tout les alentours.

J’espère que vous avez bien dormi Lady Aliénor? Ma maitresse, Ma dame Lady Tyrell vous convie à un repas dans les jardins du Bief. Elle vous attendra en bas. Avez-vous besoin d’aide?

Car en effet, il était un peu tard. La dame de la maison n’avait pas éprouvé de réveiller la Lionne si tôt puisqu’elle dormait à poing fermée. Aliénor rougit un moment, mais se reprit.

Oui merci, je vous ferai signe lorsque j’aurai besoin de votre aide. Remerciez Lady Tyrell

Elle remercia gentiment la servante et se laissa recouvrir par l’eau chaude. Elle retint son souffle et plongea dans la bassine. La tête comprise. Quelques bulles surgirent et elle sortit la tête. Cela faisait un immense bien. Un calme divin, un bain chaud que sa peau appréciait avec pureté.

Lorsqu’elle en ressortit quelques minutes plus tard, elle tordit ses blonds cheveux et sourit. Elle les essuya et les tordit se tressant elle-même une longue tresse qu’elle ramena en arrière de sa tête. La blondeur de ses cheveux reviendrait lorsqu’il serait sec. Elle avait fait marche jusqu’à la penderie. Elle ne mettrait pas les robes qu’elle mettait au Roc. Elle était trop officielle et ne voulait pas vexer sa future belle-mère. D’un autre coté, elle ne pouvait renier ses couleurs. Même mariée, elle resterait Aliénor Lannister. On l’appellerait Tyrell, mais jamais elle ne refuserait qu’on lui redonne son nom de jeune fille. Avec le mariage, elle deviendrait une Tyrell, mais les plus belles roses étaient rouges? Elle n’avait pas eu besoin de sa servante, elle avait voulu être seule. Parfois Grunildha prenait trop de place et elle détestait cela. Même si elle ne voulait pas la vexer, elle préféra demander l’aide d’une des servantes des Tyrell, pour l’aider. Elle avait choisi une robe rougeâtre, mais qui montrait à peine qu’elle appartenait à la maison Lannister. Elle n’avait ni les écussons ni les armoirie. Elle avait envie d’être simple, mais élégante. Elle ouvrit la boite renfermant le camet et le mis. Voilà, elle était loin de l’image du petit canard de l’Ouest, perdu dans les terres de la Rose de Lord Léo Tyrell. Elle avait peur, mais elle voulait bien que les négociations entre Lord Estren et Lord Tyrell durent quelques jours. Elle pourrait apprendre beaucoup de Lady Jeanne. Elle n’avait pas envie de se disputer Tristan. Elle connaissait assez les mères pour ne pas empiéter dans l’immédiat sur le territoire. Aliénor était prête à mettre beaucoup d’effort pour plaire à tout le monde.

Lorsqu’elle sortit elle remarqua que La Dames des Roses était près de sa monture. Elle était belle femme. Tout comme Jessica Lannister, elle restait jeune malgré les années et la seule différence près que sa belle mère était encore en vie, sa mère reposait dans les caveaux de Castral Roc depuis quinze longue années. Cependant, elle avait ce même sourire accueillant qui avait terrifié la petite lionne du seigneur du Roc. Elle s’inclina légèrement, avant de se rendre compte que l’on avait scellé Tornade au lieu de sa jument Blanche. Celui-ci reconnut sa maitresse et piaffa au sol. Il était assez reposé pour une balade.

Merci de votre invitation madame. Il me fait chaud au cœur d’avoir pensé à m’inviter, à prendre le repas dans vos si somptueux jardins dont la réputation n’a pas d’égale dans tout Westeros

Elle prit les rennes de son cheval et caressa sa robe noire de son étalon. Tristan avait été gentil jusqu’à maintenant. Il avait pris soin de sa jument qui avait eu quelques inconvénients pendant le voyage. Elle espérait que leur relation reste ainsi. Caressant l’encolure de son cheval, elle eut un sourire gênée. Il attendait une autre personne? Elle se demandait qui allait bien les accompagner. Un autre membre de la famille? Ou peut-être Tristan lui-même? Elle ne savait pas et n’osait pas demander le nom de l’invitée de Dame Jeanne Tyrell.

Le soleil leur offrirait une magnifique journée, une fois de plus. Même si la chaleur étouffante ne partait définitivement pas. Aliénor préférait cela ainsi. Elle n’aimait pas le charme de la neige. Elle ne ressemblait en rien aux étés.







 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 14 Sep 2011 - 16:01

Depuis son incartade, Tristan était surveillé de près, mais la pauvre Jeanne ne savait toujours pas de quoi il s’agissait exactement, la seule chose qu’elle avait remarqué étant son presque retard et quiconque s’étant bien gardé de lui faire une seule remarque là-dessus, combien de temps Léo lui cacherait-il le fin mot de l’histoire ? La soirée c’était pour autant très bien passée, le repas avait été grandiose et les fiancés, présidant le repas et le bal qui s’en suivit étaient tout deux magnifiques. Une petite balade avec son permis lorsque la jeune femme prit congé, croyez moi, il n’aurait rien pu se passer, la septa y veillait chargée par la première Dame du Bief de suivre les tourtereaux à la trace pour s’assurer que l’examen que la jouvencelle devrait subir au grand damne de Jeanne dans quelques jours ne soit pas faussé. La brune détestait ça, elle avait détestée qu’on lui fasse subir et se serait bien passé de faire subir cet examen à Aliénor si elle avait eut un quelconque pouvoir de l’empêcher, hélas ça n’était en rien le cas et elle n’en avait même pas soufflé mot à son époux, sachant d’avance que rien ne pouvait éviter cette épreuve à la jolie blonde, il s’agissait là d’une alliance autant que d’un mariage, et bien trop importante pour laisser place au hasard et se reposer seul sur la parole des Lannister, et puis l’épouse du puissant Lord Tyrell ne saurait contredire ces ordres et encore moins des siècles de tradition ! Mais elle trouvait ça dégoutant, et très humiliant, et au fond elle aurait aimé que seul Léo la touche jamais, rien que d’y penser ça lui donnait la nausée, elle ferma les yeux pour se chasser ses pensées de l’esprit et lorsqu’elle le rouvrit, elle vit la promise de son fils, radieuse vêtue d’une robe belle rouge qui ne vexa pas le moins du monde la Dame en vert. Elle-même avait rallié les couleurs de son époux, mais jamais oublié qu’elle était une Hightower ! Et elle ne maquait pas une occasion de mettre une robe grise, mais de là à ce qu’on l’appelle Jeanne Hightower, elle ne saurait apprécier l’allusion, mais n’avait elle pas au petit doigt de sa main gauche une chevalière réunissant les armes des deux maisons ? et offerte par Léo lui-même qui plus est…

« Et il me fait un chaud au cœur que vous aillez accepté Lady Aliénor, je suis heureuse que vous soyez parmi nous, et s’il est vrai que nos jardins sont les plus beaux du royaume, vous n’avez rien à leur envier. »

En effet, Jeanne avait trouvé Aliénor très jolie dès qu’elle l’avait aperçut, et plus encore maintenant après une bonne nuit de repos, la jouvencelle resplendissait de ses traits fins et de sa blondeur, aussi gracieuse qu’une hirondelle, aussi fine qu’une biche et très bien éduquée, Jeanne ne voulait pas discuter de ça pour le moment, mais elle était très heureuse que Tristan épouse une si jolie jeune femme, et elle espérait qu’il se montre à la hauteur autant de son nom que de son charme. Mais la maitresse des lieux et son invitée n’eurent pas le temps de s’étendre d’avantage. Emilia arriva à son tour et après avoir salué Aliénor avec chaleur et respect, Jeanne et elle se mirent en selle.

« Nous sommes au complet, allons y, laissons les hommes discuter et allons nous amuser et vous faire découvrir, Lady Aliénor les beautés des jardins du Bief que, j’espère vous apprécierez autant que je les ai aimées dès la première fois que j’ai posé le regard dessus. »

Elle sourit et se mit en route au pas. Emilia était bien silencieuse, pas son habitude, peut être jouait-elle la timide devant la future femme de son frère, ou peut-être avait elle peur d’être elle aussi promise à un homme qu’elle ne connaissait pas, le temps s’écoulait et elle était désormais en âge de se marier, mais Jeanne ne voulait pas y penser et entreprit d’entretenir la conversation.

« Ma Lady, j’espère que vous êtes remise du voyage, nous n’allons pas loin, mais si vous êtes trop fatiguée pour monter, n’hésitez pas à me le dire, nous mangerons au château, je sais combien la route est longue depuis Castral-Roc. »

En réalité elle n’en savait pas grand-chose puisqu’elle n’y était jamais allée, mais elle se l’imaginait bien, elle qui avait voyagé depuis Hightower, bien moins loin, et avait suivit son époux dans quelques uns de ses Tournois…

« J’ai appris que votre jument avait eut des problèmes, que c’est il passé ? Les palefreniers m’ont dit qu’elle allait mieux, mais qu’elle avait encore besoin de repos… »

Elles sortirent de la citadelle pour se balader un peu dans la campagne, accompagnées de cinq soldats, bien évidement en ses temps tumultueux nul ne pouvait se passer d’une bonne escorte surtout la première Lady de Hautjardin et deux des vierges les plus riches du royaume. Les champs, qui commençaient à roussir avec la brûlure du soleil de cet été caniculaire, s’étendaient à perte de vue, le blé mûrissait, mais les fleurs qui bordaient les routes étaient toujours aussi belles et sentaient bon, leur douce odeur se déployant dans l’air ambiant, la chaleur était toujours aussi harassante cependant, et on supportait à peine le velours des lourdes robes que portait habituellement des Dames du Bief, Jeanne se vêtait plus légèrement qu’à son habitude, préférant la finesse le la soie mêlée de lin ou de coton pour plus de légèreté, mais si elle pouvait se permettre ces tenues à l’intérieur de sa demeure et en l’absence d’invités d’honneur, elle ne pouvait décemment pas recevoir Aliénor et les autres seigneurs de l’Ouest de du Bief dans des tenues qui laissaient transparaitre ses formes plus que de raison et qui découvrait un peu trop de peau pour rester décente, montrer ses bras, quelle idée ! Après avoir monté descendu longuement une pente douce qui descendait jusqu’à un cours d’eau traversant le petit vallon et un bois où elle retrouvèrent un peu de fraicheur qui leur fit le plus grand bien, elle remontèrent le chemin de terre et sortirent de la forêt bien entretenue avant de déboucher sur des prés emplis de chevaux et de vaches. De là, on voyait une grande partie des jardins du château, et Jeanne s’arrêta face à la vue magnifique et dit en souriant :

« La spécialité du Bief, les roses dorées. »

Sur le sommet de la colline d’en face, le château, et les jardins avec leurs haies taillées, leurs plates bandes herbeuses, leurs fontaines, leurs sculptures, et les nombreux massifs de fleurs, pour la plupart, des roses jaunes, longues tiges fleuries se courbant sur d’autres ornements botaniques tout aussi délicats, boules taillées vertes et jaunes ou encore grimpantes le long des murs et des palissades. Quelques grands arbres centenaires ponctuaient de leur somptuosité le tableau fleuri et coloré, l’ordre y régnait autant que les perspectives travaillées par les jardiniers géniaux du Bief, d’ici on en voyait l’ensemble qui formait une œuvre d’art proche de la perfection, l’eau se mêlant au végétal et au minéral avec grâce et virtuosité, laissant quelques renfoncements à l’abri des regards qu’on découvrait avec émerveillement lorsqu’on parcourait ses chemins de traverse, une statue de marbre blanc par-ci, un bosquet de roses par là, un banc de pierre sculpté, tout y était fait pour la contemplation des lieux, et on pouvait y marcher des heures en découvrant chaque fois une nouvelle peintures vivant, une nouvelle scène, un nouveau panorama. Et au centre de ses secrets du Bief, l’allée centrale, majestueuse et rangée, descendant en pente douce vers le vallon, avec des terrasses, des escaliers ouvragés, des sources d’eau jaillissantes et des filets qui couraient le long des pentes, des bassins remplis de carpes et de cygnes blancs, et toujours les roses jaunes, partout, rappelant les couleurs de la maison maitresse de lieux.

« D’ici on a la plus belle vue sur Hautjardin. »

Jeanne retenait à peine son enthousiasme, elle avait aimé cet endroit dès qu’elle y avait posé les yeux, il y a de nombreuses années, environs vingt cinq ans maintenant, et y vivre avec l’homme de sa vie, y voir grandit ses enfants, n’avait rien enlevé au charme des lieux, au contraire, elle les trouvait de plus en plus extraordinaires, et les jardins vus ici presque de face offraient une représentation de la perfection, tout le travail qu’il avait fallut pour arriver à ce résultat ne transparaissait pas et seul l’éclat des végétaux et la grâce de l’ensemble en ressortait.


Dernière édition par Jeanne Tyrell le Jeu 10 Nov 2011 - 23:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Jeu 15 Sep 2011 - 3:36

A première vue, Jeanne était très différente de la première dame du Roc que fut sa propre mère. Lady Lannister avait essuyé des blessures de ses grossesses et surtout plus mentales que physiques. Elle avait été bafouée plus d’une fois comme toute femme, mais la mort d’un cinquième héritier avait scellé son bref Destin. Après Aliénor n’avait pas trouvé un moyen de pouvoir trouver l’esprit d’une mère et Jeanne était si affectueuse et sans doute, la seule à qui elle pourrait se confier de femme à femme. La jeune lionne rougit lorsque la Dame des fleurs, lui relança le compliment. Aliénor salua Emilia adroitement et sourit.

Le Bief n’avait pas les mêmes couleurs que le Roc et la petite lionne qui en avait assez de créer des incidents avaient plutôt optés pour garder ses couleurs. Questions que les petits yeux indiscrets de Tybolt ne voient pas qu’elle avait renié ses couleurs une fois au Bief. Un jour, elle porterait le vert du Bief avec honneur, mais pour l’instant elle restait une Lannister. Les négociations étant vainement en cours. Plus rien ne pouvait arrêter l’horloge. Elle était sortie avec un garde sur les talons. On faisait confiance aux Tyrell, mais elle l’avait amené pour lui rappeler qu’avant d’être de l’Ouest, il était d’ici. Ser Richard avait eu droit à son congé car il aurait amplement le boulot de la surveiller une fois seule.

Ser Johan, son garde personnel, l’aida à monter sur sa monture et elle caressa l’encolure de sa bête. L’étalon noir secoua sa tête et suivit les deux dames. Comme sa maitresse, il restait calme. Elle appréciait ce paysage comme ses yeux s’émerveillaient toujours de Port Lannis. Comment pouvait-il garder un paysage si somptueux de fleurs en éclosions alors que les pluies étaient inexistantes? Un secret des jardiniers du Bief.

Tout est différend de chez moi. Là-bas à Castral Roc, tout est rocheux et montagneux. La mer brise se brise sur la roche et l’écume se forme par le courant. Le bruit des vagues la nuit qui vous emportent. Ici c’est … magnifique. Les couleurs, les fleurs, les champs verts à perte de vue. Il n’y a rien de plus sublime, du moins de ce que j’ai connu. Et que dire de vos gens qui sont très charmants avec moi.

Elle eut un sourire envers Jeanne. Elle était une femme comme peu d’autre. Attentionnée, délicate et gentille. Ali n’aurait jamais échangé sa mère qui veillait sur elle, mais elle savait qu’elle pourrait faire de Lady Tyrell, une alliée et une amie, même si celle-ci officiait de belle-mère pour elle. Elle ne reprochait en rien ce que la Dame de Lord Tyrell faisait, car elle rendait grâce à la beauté du pays. Elle ne demandait qu’à s’entendre avec sa belle famille. Rien de plus, rien de moins.

Je me porte bien. Votre Mestre a pris le temps de me concocter un petit remède pour mieux m’endormir et je ne puis rien dire de mon voyage qui se passa bien. Certes éreintant, mais je n’ai aucun regret.

La petite lionne du Roc avait connu des voyages plus court et fatiguant. Elle avait souvent rendu visite à son oncle à la dent d’Or. Mais de Port Lannis, à Hautjardin les kilomètres étaient très nombreux. Et Aliénor n’était pas habituée à tant de chevauche. Son petit doigt lui disait que son retour allait être moins joyeux que prévu.

Oui … D … un de vos hommes a trouvé le problème, mais ma jument avait déjà eu le temps de m’envoyer au sol. Heureusement, je collectionne ce genre de chute et je ne doute pas qu’ils ont pu en prendre soin. Habituellement, elle ne se laisse approcher que par notre vieux palefrenier et ne prends que moi comme cavalière.

Elle n’avait pas osé dire que c’était Tristan qui avait trouvé le problème, parce que certains ne semblaient pas savoir ce que l’héritier du Bief, avait réellement fait. Et pourtant. Elle avait ri par bonté de ne pas envenimer les choses. Lord Estren avait mal pris son petit jeu, alors pourquoi, en parler davantage. Elle préférait aussi ne pas chercher noise à Jeanne. Elle ne savait même pas, si la gente dame le savait. Et puis, Aliénor était assez grande pour se rendre elle-même à Tristan et lui parler. Elle ne pouvait pas se cacher éternellement de lui. Elle n’avait pas peur, mais elle devrait parler avec Edwyn avant de se lancer en entreprise. Un femme avisée en vaut deux.

Elle laissa Jeanne les guider et elle fixa les roses dorées. Peu importe ou elle fixait. Il y en avait. Des jaunes, des blanches, des roses, des rouges. Sortant de ses rêveries florales, Aliénor demanda tout doucement :

Qu’évoque la rose jaune chez les Tyrell?

Le lion des Lannister, elle l’avait su de sa petite enfance, tout comme le symbole des Stark, le loup, la truite des Tully, le cerf des Baratheon, l’aigle des Arryn, lui restait que l’éternel mystère de l’emblème des Martell et celle des Tyrell. À la limite le Mestre de Castral Roc avait toujours trouvé bizarre cette question. Et elle en avait assommé plus d’un. Son père le premier passa sous interrogatoire lorsqu’elle lui demanda. Elle se souvenait du sourire exaspéré de sa mère. Elle avait remué les méninges du Roc et elle quittait cet endroit où elle avait niché son nid tranquille. Elle trouverait assez de ressource pour se rebâtir dans le Bief, sans oublier qu’elle serait toujours la bienvenue dans sa région natale. Du moins, elle n’espérait pas effriter les relations minces qu’elle avait avec son frère.

En s’arrêtant, elle ne sut ce que ses yeux virent. Du moins, il fut plus extraordinaire que tous les jardins de Westeros. Aucun n’égalait en superficie, mais en beauté, le Bief gagnait haut la main.

Si je puis me permettre. Lorsque vous avez découvert cette place, où nous sommes présentement, qu’avez-vous ressenti réellement?.

Rien n’était comparable. Et elle était fière de ses nouvelles terres. Elle amènerait ses enfants ici, preuve que la beauté s’acquiert avec le temps et le travail. Maintenant, elle comprenait bien la fierté que les jardins insufflaient à leur propriétaire.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 2 Oct 2011 - 15:32

Même si elle n’entretenait pas de correspondance avec qui que se soit à Castral Roc, même si jusqu’à ce jour les relations entre Tyrell et Lannister se résumaient à se saluer lorsque les uns et les autres en se croisant lors des tournois, n’allez pas imaginer que Jeanne ignorait les épreuves qu’avaient traversées Lady Lannister et ses enfants. Tout se savait à Westeros, les rumeurs couraient bon train et après avoir démêlé le vrai du faux, chaque grande famille connaissait les faits importants des autres maisons suzeraines, avec un délai plus ou moins long selon les affaires. Le fait est que les tragédies se propageaient souvent plus vite que les heureux événements, la nature humaine étant plus encline à ébruiter le chagrin que la joie qui n’a d’intérêt que pour ceux qui la vivent alors qu’on se délecte des malheurs des autres. Pour Jeanne, c’était toujours l’occasion d’une prière, d’un mot gentil, elle-même avait faillit laisser la vie dans des circonstances similaires, et ne s’occupant pas de politique, elle avait peine à voir les avantages stratégiques dans le deuil d’une maisonnée, elle préférait souhaiter le salut de l’âme des défunts et la longue et douce vie des vivants auprès des Dieux. Mais ces faits là étaient bien trop anciens pour que la première Dame du Bief les rappellent à l’esprit d’Aliénor, ce qui ne l’empêchait pas d’être consciente que la jeune fille n’avait personne avec qui partager les petites choses féminines, c’était peut-être en partie pour ça, qu’elle s’employait à se faire apprécier de la jolie blonde, mais le compliment était néanmoins mérité et les joues rosies de la jouvencelle firent sourire la belle mère qui se souvint qu’au même âge tous les compliments la transformaient en tomate.

Tomates mûries sous ce soleil de plomb, ailleurs la campagne se desséchait, mais ici, c’était hors de question que les fleures fanes et que l’herbe jaunisse, les jardiniers s’y employaient, peu importe le prix et la folie de la chose, puiser des las cours d’eaux plus d’eau que de raison, si cette canicule s’éternisait, il faudrait abandonner les plantes au profit des hommes et des animaux mais tant que c’était possible, tant que son époux n’y mettait pas le holà, les jardins resteraient verts et jaunes, blancs et rouges, et Jeanne y veillait autant qu’elle veillait à ce que personne dans les alentours ne souffre trop du manque d’eau. Oh bien sûr quelques vieillards avaient succombé, quelques nouveaux nés aussi, mais c’était la nature, elle éliminait les faibles, et si, comme il se chuchotait partout, l’hiver le plus rude succédait à l’été le plus chaud, valait il mieux mourir de soif ou de froid ? Elle ne pouvait pas sauver tout le monde…

Aliénor parlait de la mer, cela rappela à Lady Tyrell sa jeunesse à Villevieille :

« La mer, l’écume et les rochers sont beaux aussi, dans un tout autre style, mais j’aimais regarder du haut des tours les vagues s’écraser sur les rochers en un tourbillon d’écume avant que je sois mariée, et maintenant, je m’en souviens avec bonheur et j’aime y retourner autant pour sentir le vent marin que pour voir ma famille. Mais je dois m’avouer chanceuse d’avoir quitté un bel endroit pour un autre tout aussi beau, ainsi je n’ai rien à regretter. »

Jeanne regardait au loin et pourtant elle ne voyait pas les jardins, elle voyait le bleu gris de l’océan, elle sentait les embruns sur son visage, la mer, dans tout ce qu’elle a de mystérieux et de magique. Mais al suite de la conversation la fit revenir à la réalité.

« Ah très bien, mais je me demande si pour votre retour nous ne pourrions pas vous prêter une voiture, c’est plus confortable et moins fatiguant. Lorsque j’accompagne Lord Tyrell à ses tournois j’ai toujours ma jument, mais lorsque je suis fatiguée, je prends place dans le carrosse. Enchainer les kilomètres à cheval est trop éreintant pour une femme. »

Elle se rendit compte en terminant sa phrase qu’elle venait probablement de remettre en cause une décision de Tybolt Lannister, elle ignorait comment Aliénor allait prendre cela, et elle dit, comme une excuse et sur un ton qui se voulait détacher, amenuisant l’importance de ce qu’elle venait de dire :

« Enfin ce n’est que mon avis. »

Elle sourit en hochant la tête, espérant faire oublier son manque de tact.

« Comment ?! Oh ma pauvre… Lady Aliénor, je l’ignorais ! Je veux dire, je ne savais pas que vous étiez tombé. Comment se fait-il ? J’espère que vous ne vous êtes pas fait mal, votre jument sembla avoir son petit caractère… »

Elle avait faillit dire ma pauvre petite, comme si ‘elle s’était adressé à Emilia, mais ça n'était pas le cas et elle s’était reprise à temps heureusement. Elle regarda un instant le paysage pour se reprendre, elle avait déjà fait une erreur, il vaudrait mieux qu’elle évite d’en faire ne serait-ce qu’une autre, il était temps de se concentrer un peu plus. Après se recadrage intérieur elle reposa le regard sur sa future belle fille. Quand à la pouliche farouche, Jeanne ne savait pas qu’elle était si sauvage, et elle se disait qu’elle avait de la chance d’avoir une jument si douce, mais il serait malséant de le faire remarquer à la jouvencelle, c’était probablement un présent de son frère, cela pourrait la vexer, et il n’était pas temps de remettre à nouveau en cause un des choix de Lord Lannister.

« On dit que la rose jaune représente le soleil et que le champ vert représente la fertilité de nos terres, richesse du Bief puisque les deux ensemble nous nourrissent. »


Répondit-elle en souriant avant de reprendre :

« Rien de comparable avec la férocité des lions, n’est-il pas Ma Lady ? »

Un lion d’or sur un champ écarlate présageait de bien des batailles sanglantes, amis aussi de la richesse de la maison et si c’étaient des armes impressionnantes pour tous les chevaliers Jeanne n’était pas triste de porter un blason plus doux, plus féminin, et rien de honteux à cela pour elle, d’autant que les hommes du Bief prouvaient largement leur valeur au combat, Léo gagnant tournoi sur tournoi, et Trisan étant très certainement appelé aux mêmes victoires glorieuses.

Jeanne sourit à la question de son hôte en se trouant vers elle, puis elle détourna la tête et reposa son regard sur le jardin avant d’inspirer profondément et de répondre :

« J’en suis tombée amoureuse… D’abord émue d’une telle beauté, de tant de souci du détail et de l‘harmonie de l’ensemble, puis fière, dès avant mon mariage, de pouvoir, ma vie durant, jouir de cette vue, et découvrir chaque jour de nouveaux lieux, de nouveaux recoins. »


Dernière édition par Jeanne Tyrell le Jeu 10 Nov 2011 - 23:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Ven 7 Oct 2011 - 3:42

Aliénor n’avait pas peur de parler. Elle était en parfaite harmonie, elle ne se sentait pas juger ou contrarier. Jeanne était une femme, comme avait été sa défunte mère. Fidèle à l’image de sa bannière et elle n’oubliait pas le sang de sa famille. Aliénor pouvait prendre exemple sur sa belle-mère et sur la sienne. Elle avait le droit de vivre une vie normale après tout. Jeanne la mettait à l’aise et elle avait l’impression qu’une fois mariée elle aurait tout le loisir d’apprendre à connaitre davantage d’Elle. Elle était heureuse de voir qu’elle aurait cette chance. Malheureusement, il y aurait toujours des mauvais souvenirs qui la terrorisaient ou reviendraient la hanter.

Quand j’étais jeune, j’échappais à la surveillance de mes gardes pour aller me percher sur la falaise. Je regardais les vagues déferler sur la falaise. Je devais avoir quatre ou cinq ans. Cela ne faisait pas longtemps que ma mère était décédée. Mon père était encore en deuil et ma sœur me suivait pour ne pas que je fasse de bêtises et dans toutes l’innocence de l’enfance j’ai cru que j’avais encore échappé

La petite tête blonde faisait revoler tout dans le Roc. Une petite tempête selon Damon Lannister. Elle avait grandi avec le temps et elle était devenue une jeune et jolie jeune adolescente et puis une femme. Elle se souvenait de Lady Tyrell mais vaguement. Une Hightower de naissance et comment oublier Villevielle; là où était érigée la citadelle des Mestres de Westeros.

Lorsque le Bief sera ma nouvelle maison, vous voudriez me faire visiter Villevielle. Si vous le voulez. Je comprendrais le contraire. Le seul moyen que mes deux gardes avaient trouvé pour me tenir tranquille était de satisfaire ma curiosité. Un de mes gardes Ser Johan est originaire de Lac Rouge. Il est entré au service de mon père, puis au mien.

Elle avait eu l’impression de gaffer en parlant et elle ne voulait pas être une ennemie de Lady Tyrell. Elle ne connaissait pas les relations qu’elle pouvait avoir avec sa famille. Même les Lefford n’avaient pas autant de considération.

Je me souviens il y a deux ans, lors du tournoi, mon père à affronter votre époux. Quand nous sommes rentrés au Roc, nous avons parlé beaucoup du Bief. Il me trouvait bizarrement curieuse. Ensuite tout le monde sait ce qu'il s'est passé à travers Westeros.

La jeune lionne commençait à croire que tout le monde s’était passé le mot. Aliénor accepta sachant que Tybolt avait déjà cela de prévu dans ses plans. Elle le connaissait le grand frère. Il pouvait toujours se cacher, elle ne serait jamais très loin pour connaitre ses autres méfaits. Elle n’était pas contrainte, mais bon autant lui faire plaisir. Par contre, elle ne voulait plus retrouver le Roc. Elle était bien ici. On l’appréciait, elle n’avait pas l’impression d’être de trop dans la discussion ce qui arrive trop souvent au Roc. Elle revenait souvent dans la discussion avec sa famille et pourtant la prochaine elle était ici. Elle n’oublierait pas sa vraie famille, mais elle devra s’occuper davantage des gens du Bief que des gens du Roc.

Le vieux palefrenier de ma maison disait toujours que mes montures avaient mon caractère. Il est issu du cheval de combat que mon père utilisait. Deux amis inséparables. Je l’ai dressé moi-même avec le palefrenier. Mon père se disait que tant que j’étais occupée à le dresser je ne faisais pas de bêtises. Pour ce qui est de ma jument, elle m’a été donnée par Tybolt avant mon départ. Nous avons du mal à nous entendre pour le moment. J’ai toujours monté des étalons et peu de jument. Mais bon selon Gérold, les ladies ne se promènent pas avec des étalons. Moi je ne l’échangerais pour rien.

Elle caressa l’encolure de sa monture qui renâclait. Ses yeux étaient subjugués par les paysages de sa future maison. L’approche que Jeanne fit du lion la fit sourire. Le lion n’était pas un emblème que l’on prenait comme on voulait.

Symbole du courage, de la force, de la bravoure, la sagesse et le rouge écarlate signifiant les champs de batailles. Signe de passion et colère.

Elle aurait rajouté toutes qualités qu’elle n’avait pas. Dès qu’elle était née, elle avait porté le nom de petite lionne. Elle avait toujours été fragile et malade. Même en grandissant, les trois Lannister avaient continué à l’appeler ainsi. Son oncle la surnommait ainsi, souriant parfois en la voyant grandir. Elle ressemblait plus à sa mère que Tya. Sa longue chevelure blonde. Toute jeune ses cheveux étaient presque dorés.

Je n'ai pas été appelé à servir les même intérêts. Les Lannister reste ma maison, mais j'ai peu d'eux, malgré mes surnoms. Au Roc, on m’avait surnommée la petite lionne et encore aujourd’hui, ma famille proche me surnomme ainsi. La petite lionne parmi les roses. Voila que j'ai entendu souvent avant mon départ.

Aliénor regarda doucement Jeanne et comprit qu’il y avait tout de majestueux dans cette place. Elle ne doutait pas qu’elle trouverait sa place, parmi les roses. Elle avait peur et c’était peut-être normal. Elle arrivait comme une étrangère. Elle était la bienvenue, elle n’en doutait pas, mais elle craignait de prendre sa place trop facilement. Déjà qu’elle avait une relation très tendue pour le moment avec Tristan. Elle espérait que cela se placerait. Ils ne pourraient pas être en guerre à tout jamais. Elle ne savait pas comment gérer pour le moment, mais elle apprendrait bien. Elle aurait tout son temps. Et il est certain, qu’une fois mariée, elle pourrait s’adresser avec moins de maladresse.

Et si nous prenions le repas dans ces jardins. Je dois avouer, que le court séjour au Roc ne me fera pas oublier toute la nature dans sa splendeur. Je n’ai jamais vu rien d’aussi impressionnant.

Bizarrement, elle avait envie de rester. Les paysages étaient plus gaies, plus décoré. Elle amènerait ses enfants ici, au moins une fois. Elle avait envie de grandir ici. D’être dame du Bief. Jeanne l’aiderait, elle n’avait pas de doute.




 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 12 Oct 2011 - 19:38

Finalement ce n’est pas Lady Jeanne qui mit la mort de La Dame du Roc sur le tapis, et Jeanne fut bien obligée de présenter ses condoléances à retardement à la jeune femme, évidement elle l’avait fait pour le père de celle-ci bien des années avant, mais elle n’avait jamais eut l’occasion d’en discuter avec Aliénor, et si elle devait être la belle fille parfaite qu’il semblait qu’elle soit, la brune devait être à la fois belle mère et Rose du Bief.

« Je suis désolé de ce que vous avez vécu, nous l’avons tous été et le Bief a accompagné le deuil de votre père par ses prières, pour vous tous, et pour le repos de votre mère. J’ai moi-même perdu ma mère, aussi j’imagine aisément ce que vous avez pu traverser, mais hélas, vous étiez bien plus jeune, heureusement que vous aviez une sœur avec laquelle partager vos passion de petite filles et vos soucis de jouvencelle. Sans jamais prétendre remplacer votre propre famille, j’espère que vous trouverez en ma fille et en moi des oreilles aussi attentives et un peu réconfort. »

Pendant qu’Emilia acquiesçait de la tête, Jeanne tourna la tête vers Aliénor et sourit légèrement en hochant la tête avec humilité et bienveillance. Quand aux aventures de la blondinette, elle savait que les enfants ne sont pas conscient du danger, mais elle serait morte de peur si elle avait été présente, et elle était heureuse que les Dieux l’aient épargnée, aussi ne fit elle aucun commentaire espérant seulement qu’avec l’âge la petite se soit assagit, ce dont elle ne doutait pas.

« Je suis certaine que Tristan sera ravi de vous y emmener, et avec un peu de chance je pourrais venir avec vous. »

Jeanne repensa aux fers-nés qui pillaient les côtes, impossible pour le moment pour des dames de prendre ce risque, en tout cas, Leo n’accepterait jamais que sa femme le prenne, ni sa belle fille dès l’instant où il sera entièrement responsable d’elle.

« Peut-être pas tout de suite, il serait plus prudent d’attendre que la paix règne, mais vous visiterez le Bief tout comme je l’ai fait avec mon époux. »

Jeanne se demanda un instant si sa remarque sur le moyen de la calmer était une manière de lui forcer la main, mais non, Aliénor était bien trop gentille, et c’était probablement une petite maladresse sans mauvaise intention, tout comme le fait de parler d’un chevalier originaire de Bief et travaillant pour le Roc. Même si cela n’était pas pour plaire à la brune, la blonde n’y était prou rien, et puis la richesse des Lannister attirait beaucoup de monde, la Lady ne le savait que trop bien, il fallait se faire une raison, bien que Leo paye probablement tout aussi bien ses gardes, après tout la maison Tyrell n’avait pas à se plaindre d’un manque de richesse. Quoi qu’il en soit, la Rose ne se mêlait pas de politique, et ignorait tout de ce qui avait amené ce Ser Johan à rejoindre les rangs du Lion Gris, aussi ne pouvait-elle juger ni le chevalier ni sa maitresse. Elle se contenta de hocher la tête avec un pâle sourire. Le sujet suivant la mis mal à l’aise, elle aussi était présente et soutenait son époux, or celui-ci gagna tous ses combats et Jeanne en fut très fière, mais le Lord Damon mourut très peu de temps après du fléau de printemps, et si elle avait envie de crier les victoires de son époux, elle ne pouvait décemment pas en parler alors que la suite n’avait rien d’amusant ou de réjouissant.

« Votre maison a connu de nombreux drames, j’ai été très peinée d’apprendre la mort du Lion Gris, il s’était battu courageusement contre mon époux, je suis sûre que c’était un homme extraordinaire, en tout cas son courage et sa valeur ne fait aucun doute. Vous avez dû souffrir de le perdre ainsi dans la fleur de l’âge, ce fléau de printemps porte bien son nom, il n’a épargné personne et nous a enlevé les meilleurs, l’unique consolation étant qu’il vous ait épargné vous et votre frère pour perpétuer l’héritage de votre noble maison. »

Jeanne se rapprocha d’Aliénor à côté de laquelle elle marchait déjà au botte à botte et se pencha pour lui poser la main sur la sienne, heureusement que Justesse n’était pas en chaleur, si non ça n’aurait pas été si aisé de se balader ainsi avec l’étalon de la jeune fille. Jeanne n’avait pas prévu que la conversation dériverait sur des choses aussi lourdes et tristes, mais avec la perte de ses deux parents, et son père il y a encore peu de temps à quoi pouvait-on s’attendre hélas, elle aurait préféré rire et s’amuser, faire oublier tout ça à Lady Aliénor, mais peut-être la petite avait-elle besoin d’en parler, en tout cas ça n’était pas simple pour la Rose du Bief de faire avec les joies que certains aspects de la conversation évoquait en elle, car la jouvencelle avait tendance à passer d’un sujet heureux à un malheur et le côté passionné de la brune était mis à rude épreuve, elle ne devait ni rire ni pleurer juste se montrer forte et respectueuse, une épaule sur laquelle se reposer pour la jolie blonde. Quand à Emilia, l’autre jolie blonde, elle acquiesçait tout de sa mère et de sa future belle sœur, ajoutant de si de là combien elle avait prié pour l’un ou l’autre, combien elle avait eut peur de perdre ses parents au printemps 209...
Heureusement la suite fut plus joyeuse.

« Ah oui ? Vous ne semblez pourtant pas avoir le caractère d’un destrier… Je vous félicite, dresser un cheval est très difficile, cela demande patience et fermeté d’après le maitre écuyer de Hautjardin, si vous savez faire ça, je suis sûre que vous ferez une mère exceptionnelle. Je suis d’accord avec votre frère, une jument sied mieux à une Lady, en tout cas la mienne est une perle dont je ne souhaiterais me séparer pour rien au monde, mais rien ne vous empêche d’avoir deux chevaux… »

En tout cas Jeanne l’espérait, elle ne voulait pas qu’Aliénor soit malheureuse et doive se séparer d’un cheval qu’elle aimait, elle aurait déjà tellement de choses à laisser derrière elle…

« La sagesse ? Le courage et la force oui je le savais, mais… C’est bien la sagesse est au moins aussi importante que la bravoure pour un homme comme pour une femme. Par contre la passion et la colère sont des dangers auxquels il faut s’efforcer de résister, utiles sur un champ de bataille, mais pas dans une maison comme Hautjardin, mais l’écarlate a bien d’autres places que les guerres. »

La vie d’une femme était semée d’écarlate, le sang des menstrues, celui du pucelage, celui des accouchements, rien de comparable au courage qu’il fallait pour se battre acier contre acier jusqu’à la mort, mais il fallait pourtant de la bravoure pour être une Dame, et encore plus pour être la Première Dame du Bief, pour rester forte alors que son époux était à guerroyer à des lieux, risquant sa vie pour le roi ou pour son peuple, chacun son rôle, et c’était bien normal, mais la défaillance n’était pas de mise, impossible de se laisser aller à la peur, à la douleur de l’enfantement, et si les conflits faisaient des milliers de mort, il en était de même pour les couches. Jeanne était humble devant la hardiesse et la bonté de son époux, un respect sans faille s’était ajouté à l’amour passionné qu’elle éprouvait pour lui depuis avant même sa première floraison.

« Vous n’avez aucun intérêt à servir si ce n’est ceux qu’on vous dicte, pour le moment votre frère et dès votre mariage votre époux et pourtant vous connaissez les enjeux, vous savez l’importance que cela a pour ceux que vous aimez et aussi pour votre peuple, c’est la seule chose qui compte. Notre destin est de servir les hommes, de garantir la continuité des maisons, rien de plus, mais rien de moins non plus, nous leur devons la perfection de nous toilettes et de nos paroles, la tenue de nos gestes et de nos demeures, et bien sûr des héritiers, ils ont de nombreuses responsabilités, beaucoup de choses à faire, à gérer, et nous, nous devons leur rendre la tâche plus aisée, les soulager de toute contrainte de toute inquiétude supplémentaire, ça n’est pas rien, ça demande aussi du courage et de la volonté… »

Elle sourit.

« Permettez-moi de parler franchement… Quand j’étais jeune, tout le monde me traitait comme une petite chose fragile, oh bien sûr aucune de nous ne pourrait prétendre à la vigueur physique d’un homme, mais dans la souffrance, dans l’adversité vous découvrez combien vous êtes forte. Avec tout ce que vous avez traversé, vous êtes devenue une jeune Dame agréable et belle, vous pourriez vous contenter de ça, mais vous êtes là, à côté de moi, nous conversons alors que je ne suis ni votre mère ni une amie. Croyez moi, je ne connais que trop bien l’épreuve que vous traversez, seule, car vos gardes sont des hommes, ils ne savent pas ce que c’est que d’être arrachée à sa famille et donnée à une autre, et même si j’aimais mon époux de tout mon cœur, ça n’a pas été facile pour moi. Or vous, vous ne le connaissez même pas, j’espère qu’il saura vous combler comme Leo m’a comblée, je l’espère vraiment et j’en suis sûre car il est le fils de son père. Mais quoi qu’il en soit, vous êtes une lionne comme chaque femme, vous assumez votre rôle avec élégance, sans rechigner, c’est ça la bravoure dont une Dame du Roc ou du Bief doit faire preuve, obéir, servir, et ce sans en avoir l’air. Malgré ce que vous dites je suis certaine que vous avez en vous la force et le courage du lion, si ça n’étais pas le cas, vous ne seriez pas venu piqueniquer avec nous, quand à moi je devrais vous enseigner la grâce de la rose, mais vous l’avez déjà, cependant, si vous avez un jour besoin de mon aide ou juste d’un conseil, je serais là. En tant que Première Dame du Bief, je puis vous enseigner tout ce que je sais, pour qu’à votre tour vous soyez la Rose de Tristan. »

Jeanne ne souriait plus, elle avait reprit tout son sérieux, elle aurait aimé que cette balade soit plus heureuse, plus légère, elle avait bien imaginé que cette conversation aurait lieu, mais ici, devant les gardes, devant sa fille, oh et puis comme ça Emilia saurait, quand au garde, elle jeta un regard à celui qui la flaquait, un regard froid, comme elle en avait rarement, il baissa les yeux, il ne dirait rien, Jeanne espérait ne pas avoir été trop crue, mais au moins maintenant Lady Aliénor n’ignorait rien du rôle qu’elle aurait à jouer et de l’aide qu’elle pourrait trouver en elle.

« C’est prévu ma chère… La faim commence à venir pour moi, allons y ! »


Un chevalier ouvrait la route, Ser Colin, tout de vert vêtu comme les trois autres, deux sur les flancs et un à l’arrière. Mais lalgré les gardes, il était évidement hors de question de pique-niquer en plein milieu de la campagne, seuls les jardins offraient la beauté et la sécurité nécessaire à ce genre de réunion, pas que le Bief soit un endroit dangereux, les gens aimaient leur Suzerain et leur Première Dame, mais en ces temps de sécheresse et de guerre mieux valait ne pas tenter le diable, et puis pourquoi essayer d’apprivoiser un endroit sauvage alors qu’on serait-si bien installé dans les jardins. Aussi, sur cette suggestion, Jeanne prit le pas sur le chemin sinueux qui descendait doucement de la colline.


Dernière édition par Jeanne Tyrell le Jeu 10 Nov 2011 - 23:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Lun 17 Oct 2011 - 0:52

Aliénor n’avait plus peur comme elle l’avait ressenti à Crakehall. Elle espérait que cela ne vienne jamais aux oreilles de Tristan, Lady Tyrell ou encore pire à celle de Léo Tyrell. Elle espérait vivement que jamais personne ne sache comment elle avait eu peur de ne jamais revenir alors que partir allait être aussi cruel que quitter ses Terres natales. Elle était sceptique, il fallait l’avouer, mais Jeanne la rendait à l’aise. Elle pouvait enfin s’exprimer sans être jugée. Et pourtant, elle avait envie de rester au Bief. Castral Roc ne serait jamais trop loin, pour se rafraichir les idées et les origines. Elle aurait eu plus honte à traverser l’Ouest pour finir avec un Stark. Alors que les paysages du Bief étaient des plus magnifiques. Que pouvait-elle dire de plus?

La petite Lannister savait qu’il y avait des similitudes entre la défunte Lionne du Roc et la Rose du Bief. Une avait eu plus de chance que l’autre et Aliénor préférait en son fort intérieur que sa mère repose près de son père en toute quiétude.

J’ai eu cette chance d’être la petite princesse du Roc et de pouvoir compter sur mon frère Tybolt tout autant que sur mes deux autres ainés. Aujourd’hui j’ai autant de chance de tomber sur une femme telle que vous. Vous serez aussi ma famille

Tristan, son mystère de l’heure. Ils s’étaient parlé vaguement. Elle ne savait pas quoi dire en réalité. Il l’avait attendu presque toute la matinée qu’elle se pointe le nez et quand elle l’avait fait, elle avait eu envie de s’emporter contre lui. Heureusement, elle s’était retenue, mais ils avaient fini par rire à la suite d’une poursuite dans les jardins qu’elle ne connaissait que si peu encore. Elle espérait que rien n’était parvenu aux oreilles des deux suzerains. Mais elle avait l’impression que les temps avaient toujours obligé les mariages politiques comme malheureux. Et pourtant, certaine des plus belles alliances avaient données des amours en vieillissant. Bien sur que les maitresses sous la couette étaient fréquent, mais à force de vivre ensemble on ne cherchait pas autre qu’un peu de tendresse. Elle était prête à tout, pour que jamais une maitresse se pointe entre lui et elle. Aliénor était trop orgueilleuse pour ce genre de chose.

Il me fera plaisir de découvrir les champs verdoyants du Bief. La Rose mérite d’être admirée dans toutes ses splendeurs.

Jeanne revint sur le Fléau et la mort de Damon Lannister. Avec le temps, elle avait fini par mettre une barrière entre ses émotions et ses réflexions. Car elle avait fait une promesse qu’elle avait tenu à ce jour.

C’était un homme très bien. Que le meilleur gagne, il disait toujours cela, partant en souriant. J’ai souffert de sa perte beaucoup plus que je le pense, mais avant de partir, il m’avait fait promettre de ne jamais le pleurer, car il allait retrouver celle qu’il aimait. Après les épreuves qu’il avait subies, il ne méritait pas mieux, selon lui.

Dur était léger, Aliénor était une enfant qui aimait obtenir, et disons que Damon Lannister avait changé la petite princesse. Il avait essayé et disons que le résultat n’était pas si pire.

Plus maintenant, mais le vieux Rick disait toujours qu’on avait le même caractère et cela faisait bien rire mon père. Dur de trouver des activités intéressantes, lorsque vous avez quatre ans de moins que le plus jeune de vos frères et sœurs. Oui disons que ma servante et ma Septa ne trouvaient pas cette activité très constructive pour une fille de seigneur, mais mon père y voyait dedans une leçon. J’avais beaucoup plus de caractère quand j’étais haute comme trois pommes.

Les domestiques du Roc avaient fini par la surnommé la petite terreur Blonde. Heureusement, le Lion Gris était un homme de sagesse et avait su prendre sa fille en main. Mais elle avait toujours été la petite princesse De l’Ouest. Elle avait souvent obtenue ce qu’Elle désirait par des petits yeux et il n’y avait que le cuisinier pour le prouver. Combien de fois pouvait-elle quémander un verre de lait parce qu’elle n’arrivait pas à dormir. Damon Lannister aurait préféré parfois que les gens de sa maisonnée ne s’abaissent pas à son charme qui opérait bien. Elle n’avait qu’à se remémorer la dernière réception avant la mort de sa mère. Elle avait sur obtenir une danse du Lion Gris et ensuite, elle avait filé manger une pointe de tarte dans les cuisines avant d’aller dormir. Aliénor ne savait même pas comment elle avait fait et comment, elle ferait avec ses propres enfants. Elle voulait tourner la page de son enfance et la perte de ses parents. Elle n’avait plus envie de sentir cette sensation de tristesse.

Des batailles perdues et gagnées, mais jamais il n’aura la signification de la vie, comme le vert le porte. L’écarlate coule trop souvent inutilement. Après le rouge, le vert est la naissance, couleurs des feuilles naissantes au printemps, mais aussi à la maison que je ferai honneur, car je porte en mon cœur son suzerain et sa Dame

Le discours que lui tint ensuite Jeanne Tyrell, elle ne trouva pas la force de le contredire ou même d’ajouter quelques choses. Une toute petite qu’elle s’autorisa à prendre, parce qu’elle était vive, elle réagissait comme un lion. Elle aurait tout à apprendre de Jeanne ou même Léo Tyrell. Tout comme elle avait appris de ses parents et son frère. Et pourtant, il y avait une chose , elle s’ennuyait de son frère et pourtant ce sentiment, elle aurait préféré l’enterrer à jamais. On était toujours bien chez soi.

J’ai beaucoup à apprendre des gens qui m’entourent et surtout de vous et du Bief. Et j’en suis certaine que j’aurais besoin des conseils de la suzeraine et autant de la mère. Vos conseils ainsi que ceux de votre mari seront toujours bien accueilli avec vaillance et intérêts. Je crois que les débuts seront un peu long, apprendre à nous connaitre, nous faire quelques peu confiance, mais nous y arriverons. Je crois que malgré tout, lui et moi sommes sur un bon départ.

Ne mettons pas la main de la lionne au feu. Cela pouvait bien être un pressentiment et Aliénor n’aimait pas dire que tout allait bien quand rien n’allait vraiment. Donc évitant par se fait de se mettre dans les pieds dans les plats, elle essayait d’aller au jour le jour avec les gens du Bief. Aliénor suivit les deux dames et souriait toujours malgré le retour dans le passé. Elles s’installèrent et la jeune lionne remercia la Dame des Roses de cette journée. Le soleil plombait comme il le faisait depuis longtemps. Trop selon la petite lionne du Roc.

Votre mariage entre Lord Tyrell et vous était-ce un mariage purement politique ou pas? Vous n’êtes pas obligé de répondre, je ne voudrais pas paraitre indiscrète.

Une mauvaise curiosité, elle n’était pas spontanée et détestait s’aventurer sur les terrains dangereux. Elle avait assez parlé d’elle et voulait réorienter la conversation.




 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 26 Oct 2011 - 14:24

Jeanne accueillit ce compliment et la promesse qui s’en suivit avec un grand sourire, elle gardait la stature et le port dus à son rang, mais elle était enchantée de cette conversation et de la gentillesse de sa future belle fille. Elle retenait son enthousiasme, il n’était pas question de sauter de joie ou d’exprimer de manière un peu trop démonstrative ce qu’elle ressentait, mais elle ne pouvait que se féliciter d’avoir eut cette idée de pique nique. La discutions en presque tête à tête avec Aliénor, cette balade, cette découverte pour la jeune fille, et ce entre fille, sans homme pour juger son comportement, la rose était vraiment heureuse que la lionne soit aussi ouverte à ce lien qui commençait à se créer entre elles. Que pouvait-elle rêver de mieux pour son fils qu’une douce et belle jeune fille ? Heureusement que Lord Estren avait accepté de confier la promise à Lady Tyrell, il aurait été en droit de refuser, mais à priori il lui faisait assez confiance pour autoriser une balade et un déjeuner champêtre dans les jardins du Bief.

« Je l’espère ma chère, vraiment. »

Satisfaite, Jeanne poussa un léger soupire et poursuivit.

« Lord Tyrell n’est pas toujours très bavard, mais au fond c’est un homme bon et juste, sachez le. Quand à moi mon seul désir est que vous vous sentiez ici chez vous. »

Elle espérait que Tristan serait à la hauteur de son père, qu’il ferait de Lady Aliénor une femme comblée tout comme Léo avait fait d’elle la plus heureuse des femmes et des mères. La plupart du temps elle se disait que c’était évidement, qu’il y arriverait sans problème, qu’il avait ça dans le sang, après tout il tait son fils, mais parfois, elle doutait, une mère doute, une mère craint pour son fils, et elle savait que de l’amour naissait le plus grand respect et que la jolie blonde ne serait qu’une meilleure rose si elle tombait amoureuse de Tristan, mais ça, c’était à lui de faire en sorte que cela arrive, elle-même et son mari n’y pouvaient pas grand-chose, et ce malgré les quelques explications qu’elle lui avait donné quelques jours auparavant.

« Il avait raison, si Léo disparaissait, mon seul désir serait de le rejoindre… »

Et puis, pleurer, pleurer… Jeanne pleurait parfois, certes, mais jamais oh grand jamais en public, c’était indigne d’une véritable Dame de pleurer !

« Ah je suis rassurée… C’est certainement dangereux, mais cela demande de la patience et de la fermeté. »

Fermeté dont j’ai peut-être manqué envers mes enfants, espérons que ce débourrage servira Aliénor pour élever ses enfants et qu’ils seront plus sages que les miens, enfin suis-je vraiment responsable, après tout, les deux ainés m’ont été enlevés si jeunes…

« Et vous en têtes sortie indemne, alors… »

Le caractère, qu’est-ce ? A-t-on plus de caractère quand on se rebelle contre tout ou lorsqu’on accepte son destin avec dignité et altesse ?

« Comme beaucoup d’enfant, il faut passer par là pour devenir adulte. Le caractère n’est pas une mauvaise chose, il faut savoir l’utiliser à bon escient et dans le respect de l’autre… en tant que fille unique, j’ai moi-même eut peu d’amusement dans mon enfance, mais je m’entendais très bien avec mon frère, et puis j’adorais les chansons et les contes de ma nourrice, et tout ce que ma septa m’apprenait, je découvrais le monde que je ne pouvais pas voir à travers tous ces récits. »

La conversation bifurqua, Jeanne avait sentit que l’évocation de son enfance attristait un peu Aliénor, elle n’avait plus ce sourire innocent ni ce ton enjoué, elle ne lui en demanderait donc pas d’avantage.

« Parfois il est nécessaire cependant. Mais je suis très heureuse que vous soyez prête à honorer le Bief, et que vous me portiez dans votre cœur, ainsi que Léo. Il en est de même pour moi, jusqu’ici je n’ai vu en vous que douceur et gentillesse, je ne saurais louer assez les sept pour l’union à venir, j’apprécie votre sollicitude autant que votre beauté et votre prestance naturelle, c’est au moins aussi important, comme le courage pour un homme. J’ai hâte que nous nous connaissions d’avantage et de vous montrer ce que c’est que d’être une véritable Rose. »

Cette fois-ci Jeanne avait à peine retenu son enthousiasme, évidement elle n’avait pas dépassé les bornes de la bienséance, mais le ton employé était moins retenu qu’auparavant, moins conventionnel.

« J’en suis enchantée, ça n’est jamais simple au début, mais je ferais tout pour vous aider et vous conseiller au mieux, et puis les corbeaux sont à votre disposition pour discuter avec votre famille. Je suis certaine aussi que nous y arriverons, vous êtes aimable et polie, il n’y a donc aucune raison que le courant ne passe pas entre nous… »

C’était pourtant vrai, la politesse rendait l’amitié plus simple, et pourtant elle bloquait quelque peu la confiance, aussi tant que leurs relations se cantonneraient à ce qu’on se doit de dire et de taire, c’est sûr, elle resterait en surface, mais Jeanne se donnerait le temps de connaître mieux sa future belle fille, et quoi de mieux pour se faire que de lui répondre le plus franchement possible.

« Vous ne l’êtes pas, après tout nous sommes amies, je n’ai pas de raison d’avoir de secret pour vous. »

Ça n’était pas tout à fait vrai, sa faute resterait un secret, mais c’était un détail dans cette histoire.

« Je l’ignore. A vrai dire, j’aimais Léo bien avant que nos fiançailles soient prononcées, mais je ne sais pas ce qu’il c’est dit dans les bureaux des Hightower et des Tyrell, ni les missives que se sont échangés nos pères. Nous nous connaissions, nous nous étions vus lors de banquets à Hautjardin ou à Villevieille et Léo avait commencé de me courtiser avec succès. Tout ce que je sais, c’est que ni la politique ni l’amour ne se sont opposés à cette union. J’aime à croire que c’est un mélange des deux, que de notre amour est né l’union de nos deux familles, mais je n’en suis pas certaine, il faudrait interroger mon père ou peut-être Léo, c’est amusant, je ne lui aie jamais posé la question... »

Lorsqu’elles furent en terrain plat dans la vallée, Jeanne proposa de prendre le trot. Quelques minutes plus tard elles étaient remontées avec leur escorte dans les jardins et arrivées à l’endroit prévu du repas où les serviteurs avaient étalé un grand drap blanc et disposé des coussins de la même couleur. L’arrière de la charrette rempli de plats qui exhalaient était ouvert. Jeanne descendit de sa monture aidée par un garde et les autres gardes se dirigèrent vers les jouvencelles pour les aider à leur tour. La première Dame du Bief prit place sur quelques coussins et on leur servit un verre de vin et quelques fruits secs et légumes crus découpés en fines lamelles comme entrée.

« J’ai eut beaucoup de chance… Mais je suis certaine que votre union avec mon fils sera heureuse même si elle nait d’un arrangement politique. Je ferais tout pour en tout cas… »

Elle posa une main bienveillante sur celle d’Aliénor et lui sourit avec douceur. Elle était consciente que les futurs époux ne se connaissaient pas comme elle avait connu Leo, que se serait probablement plus long avant que naisse l’amour, mais elle ne doutait pas que la gentillesse et la beauté de l’une toucherait l’autre et que le charme et le courage de cet autre toucherait la Lionne. Et un jour ou l’autre, il y aurait des enfants, et ses fruits renforceraient l’arbre, elle se souvint de ce que lui avait dit sa mère lorsqu’elle était toute jeune, avant même qu’elle ne soit promise à Leo. Jeanne lui avait parlé de son amour, et la Lady lui avait répondu qu’elle ignorait si elle aurait la chance d’épouser l’homme qu’elle aimait mais que quoi qu’il arrive, elle finirait par aimer celui dont elle partagerait la vie, et que même si ça n’était pas le cas, elle aimerait profondément les enfants qu’il lui donnerait et serait heureuse ainsi. Mais Jeanne espérait que l’amour entre Tristan et Aliénor serait véritable et elle n’avait pas envie de lui dire cette vérité pour le moment.


Dernière édition par Jeanne Tyrell le Jeu 10 Nov 2011 - 23:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Jeu 3 Nov 2011 - 3:17

Aliénor prit le temps de sourire intérieurement. Elle ne sentait pas que Jeanne l’obligeait à être une autre personne. Elle la laissait parler et l’écoutait. Elle pouvait être calme, car elle ne se sentait pas menacé. Il lui était arrivé très souvent de rencontrer des premières Dames, mais Jeanne se distinguait d’entre elle. Elle était souriante et ne cherchait pas à rendre Aliénor inconfortable. Ainsi, la petite lionne ne se sentait pas comprimé. Elle avait droit de répondre et de partager avec la Dame du Bief. Elle enviait presque Tristan d’avoir Jeanne.

Ne craignez pas. J’ai vécu avec trois hommes qui ne parlaient pas beaucoup en ma présence. Je suis donc un peu plus habituer à leur silence. Ne vous inquiétez pas. Je ne crois pas qu’il y ait un endroit plus accueillant qu’ici.

Il fallait le dire. L’ouest était rocheux quasi monochrome, sauf quand la mer s’en mêlait. Autant que dire que le Nord donnait presque la même image. Une place froide ou l’on préférait partir que rester. Tandis que le Bief était une harmonie pour les yeux. Du moins, Aliénor se sentait davantage dans son élément. Elle avait presque honte de se l’avouer. Elle ne le dirait jamais tout haut dans le cas, où l’on voudrait interpréter ses paroles. Surtout ne pas choquer son frère qui avait tout fait pour elle. Il avait été présent quand elle en avait eu de besoin, il l’avait aidé à surmonter bien des obstacles et pour le reste, elle lui devait beaucoup. On naissait lionne et grandissait ainsi. Personne ne dérogeait de la règle. Elle n’osait pas beaucoup parler du Bief et elle ferait très attention à ses mots, lors de son retour.

Cela porte à réflexion. D’essayer d’échouer et de recommencer. Ne pas abandonner au premier échec. Mon père affichait un sourire vainqueur quand j’arrivais pour le repas de mauvaise humeur. Ces méthodes sont peu conventionnelles, mais elles ont eu des biens selon moi.

Les souvenirs de Jeanne évoquèrent une situation presque pareille à la lionne, mais elle sut qu’elle le cacha mal et terra ceci au fond de son cœur. Inutile. Être mélancolique, elle n’avait plus envie de l’être. Elle allait devoir se frotter souvent à Tristan. Les deux jeunes gens ne pensaient pas du tout pareil. Elle avait eu l’impression de faire la discussion elle-même. Lorsqu’elle lui parla d’elle et Léo, elle se fit attentive. En fait elle revivrait une partie de son enfance à la seule différence que sa mère était d’une autorité lassante. La petite lionne n’avait jamais eu le droit à ce qu’on pouvait réellement nommée l’autorité parental, puisqu’elle achetait ses parents, pour éviter les remontrances. Les enfants étaient intelligents, parce qu’il pensait que leur parent ne voyait pas leur jeu, Aliénor au contraire, elle les achetait seulement pour éviter les sentences et les punitions.

J’espère être toujours à la hauteur de vos attentes. Il me fera plaisir de m’épanouir comme une rose au printemps.

Elle aurait amplement de l’aide pour garder ses enfants dans le bon chemin, mais elle était encore jeune. Elle aurait droit à quelques mois plus ou moins, dans les montagnes du Roc, avant de retourner dans les chaleurs et la splendeur des roses.

Cette union est encore jeune. Autant la laisser murir davantage.

Elle n’avait pas envie de décevoir la seule personne qui croyait en ce mariage. Aliénor n’y croyait même pas pour le Moment. Lui et elle s’adonnaient à une certaine froideur par moment. Elle réagissait un peu avec indifférence, mais elle avait des doutes sur l’état de relation qu’elle pourrait avoir avec le fils de la rose. Elle ne voulait pas paraitre impolie ou défaitiste devant Jeanne. Elle ne s’attendait pas que Tristan l’aime. Qu’il l’apprécie peut-être, mais ce serait la, sans aucune doute, la dernière étape entre eux. Aliénor aurait ses enfants et rien de plus. Pas d’amourette. Elle ne le disait pas, car elle n’avait pas envie de détruire les espoirs de Jeanne qui croyait en elle. Elle aurait aimé avoir l’optimisme de sa future belle-mère.

La jeune femme tendit sa main à un des hommes de Lady jeanne et elle descendit de son destrier. Elle lui caressa l’encolure comme elle avait l’habitude de le faire. La jeune bête avait hennit et avait cherché une caresse supplémentaire de sa maitresse. Elle sourit et rejoint la Dame des Roses. Aliénor avait un sourire aux lèvres. Elle ne pouvait pas sortir du Roc à sa guise. Le Bief était plus au sud et surement une proie éloignée pour les redoutables fer-né

Assise près de la Dame des Roses, elle échangea quelques paroles avec Emilia qui était plus au moins bavardes. On avait beaucoup parlé de la lionne et peut des membres du Bief. En fait, elle les avait tous rencontré sauf Mathias et Léo. Elle n’avait pas encore échangé de paroles avec le maitre des lieux, mais ce moment ne serait tardé. Elle verrait bien avec le temps. Léo Tyrell avait assez de son protecteur à s’occuper et surtout de l’éventuelle alliance qui s’apprêtait peu à peu.

Vous avez décidé où vous ferez la cérémonie ?

Elle n’avait pas de doute, que la tête pensante pour tout ce qui état cérémonie et autres c’était Jeanne. Uniquement parce que les hommes ne savaient jamais comment s’en occuper et laissait la logistique de la maison à leur femme. Tya et elles avaient longtemps rient lorsque sa mère dirigeait la maison et les domestiques. Surtout lorsqu’Aliénor se trouvait à ramasser deux trois pâtisseries avant le repas. Quand elle n’était pas invitée, au contraire de ses frères et sa sœur, elle allait faire les petits yeux aux cuisiniers qui lui faisaient toujours quelques surprises.

Et puis elle avait envie d’avoir une discussion qui ne portait ni sur elle, ni sur son enfance. Elle préférait parler du futur et elle doutait que Jeanne préférait ce sujet que nul autre. Au moins, il y aurait une part d’enthousiasme dans cette histoire. Elle préférait laisser Jeanne organiser le tout. Elle était certaine que tout serait parfait.




 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 8 Nov 2011 - 16:11

Jeanne se mit à rire doucement amusée par la réflexion de la Lionne, ainsi c’était pareil partout, elle aurait pu le savoir, mais il devait pourtant y avoir des exceptions non ? Tout comme les hommes n’étaient pas tous aussi gentils que Leo, certains étaient peut-être aussi plus bavards. Quoi qu’il en soit, elle n’avait pas de raison de se plaindre, elle aimait son seigneur et maitre comme il était, elle n’y voyait même pas vraiment un défaut, elle n’avait pas besoin d’entendre quoi que se soit sortir de sa bouche pour savoir dans quel état d’esprit il était, elle n’avait pas besoin qu’il le lui dise pour savoir qu’il l’aimait. Père ne lui avait-il pas dit à quel point les jacasseries sans intérêt des femmes sont d’un ennui mortel pour les hommes, combien leurs taches importent plus que d’écouter leur femme et de discuter avec elle. Et pourtant, Leo lui, il l’écoutait, il prenait le temps de parler avec elle dès qu’il le pouvait, peut être que père avait tort finalement, peut-être que lui ça l’ennuyait, mais Leo était si merveilleux, si doux, si gentil, si avenant. Il avait toujours donné à sa femme une place importante, il aimait savoir ce qu’elle pensait des gens, il disait qu’elle n’avait pas son pareil pour percer l’âme de ses hôtes, peut-être ne méritait-elle pas autant d’égard, mais elle était heureuse d’être considérée comme importante malgré son sexe, Leo lui faisait entièrement confiance pour tout ce qui est de tenir le château, d’organiser les réceptions, et il ne lui avait jamais rétorqué que ça n’était que des broutilles, il était bien plus gentil que père au fond, et Jeanne espérait simplement qu’Aliénor aurait l’occasion de constater qu’il était un beau-père que beaucoup de jeunes filles envieraient. Saurait-elle le voir ? Saurait-elle écouter ce qu’il ne dirait pas ? La petite n’était pas dénuée de jugeote loin de là, mais il faut avoir de l’instinct pour voir ses choses là, pour voir au delà des apparences et des attitudes protocolaires, car il savait être très poli, très avenant, très souriant lorsque la situation le demandait, mais c’était différent, et toujours un peu froid, étiquette oblige.

« Ah les hommes, des ours qu’il faut apprivoiser parfois. Tristan est comme son père, en tout cas pour ce que j’en sais. Je ne me fais pas d’illusion, les fils ont des secrets pour leur mère, et même si je lui aie toujours dit qu’il pouvait tout me dire, je suis sûre qu’il s’en abstient. Mais je suis en mauvaise posture pour lui parler, je suis sa mère, il n’ose pas me parler de ses inquiétudes, de ses doutes, mais vous Aliénor, vous serez sa confidente avec un peu de chance et de patience, j’espère vraiment que vous pourrez parler ensemble de tout. »

Il y avait encore trop de monde autour d’eux pour parler de ce tout, et puis al conversation avait bifurquée sur la relation entre la blondinette et l’héritier de Hautjardin. Aussi répondit-elle avec un sourire.

« Je vois que vous êtes aussi sage que belle ma chère, il va néanmoins falloir régler certains détails rapidement, l’union aura lieu sous peu, mais évidement, la relation elle, se construit dans le temps. »

Effectivement, cette jouvencelle ne manquait de rien, ni d’intelligence, ni de beauté, ni d’éducation, Jeanne était ravie !
Dès leur arrivée elle congédia les gardes, maintenant qu’elles étaient dans le jardin elles ne risquaient plus rien et elle se passerait volontiers de leur présence pour la suite des événements. Elle s’éclaircit la voix, un peu gênée et se mit à regarder loin devant elle. Cette conversation, elle avait un peu honte de devoir l’avoir avec Aliénor, mais le fait est que si elle voulait que la jeune fille se sente vraiment bien ici, il fallait passer par des sujets moins frivoles que les jardins et les roses.

« Je… Hum Je lui aie parlé de la nuit de noces. Hum, je ne veux pas vous choquer, mais j’estime que votre bien être est trop précieux pour que se mette en travers les conventions, or j’ignore si nous aurons l’occasion de nous reparler en privé avant longtemps. Je… J’espère qu’il ne sera pas - hum - brutal, je l’ai mis en garde… Mais je pense que mon fils n’est pas – hum - violent ni méchant, aussi, n’hésitez pas à lui dire ce que vous ressentez – hum - si ça ne va pas. Et – hum - si quelque chose n’allait pas et qu’il ne fasse pas en sorte de régler le problème, - hum – n’hésitez pas à venir m’en parler, je ferais tout pour vous aider. J’aurais aimé vous épargner l’examen, mais hélas, l’alliance est trop importante pour qu’on se fie à votre seule parole, vous savez comment sont les hommes, enfin, c’est plus une question de tradition que de confiance, mais peu importe, c’est désagréable au possible, mais ça ne fait pas mal, en tout cas pas beaucoup, ne craignez rien, plus vous serez détendu, mieux cela se passera, je sais, c’est facile à dire, mais je ne pense pas que se soit en me taisant que ça ira mieux, j’ai assez souffert du silence de mon père à ce propos pour ne pas vous faire subir la même chose. Pour tout donc, si je peux vous être d’aucun conseil, je serais ravie de vous aider. »

Quand elles furent installées la conversation redevint plus légère. Il s’agissait désormais de se nourrir, et pour se faire, après les fruits et les légumes à grignoter vint une salade mêlée de pommes, noix et raisins secs, les trois femmes furent servies et pour accompagner on leur proposa du vin, mais Jeanne n’avait pas terminé sa première coupe.

« Dans la grande salle du château évidement, enfin en ce qui concerne tous les invités de haute naissance, évidement, les chevaliers de moindre extraction et les hommes d’armes seront de la fête aussi, mais dehors. Oh en parlant de ça, vous devez me dire quels sont vos plats préférés ! Et puis ce que vous voulez comme robe, et aussi comme cadeau, et… pardonnez mon excitation, ce n’est pas tous les jours qu’on mari son fils ainé, vous verrez quand viendra votre tour, vous vous souviendrez de votre propre mariage, et j’espère que se sera avec une grande joie dans votre cœur. »


Dernière édition par Jeanne Tyrell le Jeu 10 Nov 2011 - 23:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Jeu 10 Nov 2011 - 1:50

La petite lionne suivait du regard Jeanne et écoutait attentivement la Dame des Roses. Les hommes étaient d’étranges créatures au même titre que les femmes. Le premier à le dire était bien son père qui avait toujours refusé la main de gentes dames après la mort de sa mère. Il avait assez de ses quatre enfants qui l’entouraient et la petite dernière étant parfois dotée d’un comportement étrange.

Mon père disait que les femmes savaient lire à travers les regards des hommes. Je n’avais jamais compris ce qu’il avait voulu me dire avant qu’il m’initie à la politique de l’Ouest. Je me suis donc mise à l’observer et comprendre qu’il avait raison. Je voyais ses craintes, ses joies et ses peines et il n’ouvrait pas la bouche pour me les dire.

Aliénor aimait davantage ce genre de discussion. Mais elle ne pouvait pas passé à travers elle, sans le passé de la famille. Elle avait eu une belle enfance, marquée, mais elle avait toujours été aimé et chérie beaucoup. Elle ne doutait pas qu’elle le serait autant dans le Bief. Jeanne était sincère et une femme exemplaire. Elle s’était tenue droite aux cotés de Léo pendant plusieurs années et Aliénor ferait comme sa mère avait fait et Lady Jeanne. Elle avait peut-être changé son arme d’épaule, mais elle l’avait fait pour de bon et sans broncher, car il était tant de terminer un chapitre pour en recommencer un autre.

Avec le temps nous arrivons à bien des choses. Il suffit de bien vouloir et patienter. Mais je ne doute pas que nous puissions nous entendre un jour ou l’autre. Nous avons quelques avis qui se ressemblent, mais pour l’instant, nous apprenons pour le temps qui nous reste, à nous connaitre davantage. C’est le plus important selon moi.

Bien installée, Aliénor remarqua le malaise de Jeanne. Elle avait parlé avec Tristan de leur nuit noce. Pourtant, elle n’en avait pas peur. Adviendra ce qui arrivera. Elle ne voyait pas le fils de Jeanne comme un rustre. Au contraire, elle s’amusait bien avec. Du moins, tout allait bien tant que personne à Hautjardin ne savait que l’héritière de l’Ouest et l’héritier du Bief avait couru comme deux enfants avant de rouler au sol. Aliénor posa ses mains sur celles de Jeanne et répondit doucement :

Ne vous inquiétez point pour moi. Ma sœur a eu le mauvais destin de jouer ma mère pendant plusieurs années et elle m’a parfaitement fait comprendre ces moments de la vie. Tout ira bien, il ne faut pas vous inquiétez. Tya avait eu une partie de l’éducation fais par ma mère et le reste par notre Septa. Quand elle s’est mariée au Baratheon, on lui a fait la même chose. Et entre sœurs ont se dit toujours plus qu’entre frère et sœur. Bien des choses sont inconnues de mon frère, mais pas de ma sœur. Je sais que je pourrais toujours compter sur vous. Je l’ai su le premier jour que vous étiez une grande dame qui m’apporterait beaucoup.

La petite lionne mangea tranquillement en savourant les saveurs, respirant les odeurs que dégageaient les fleurs des jardins. Elle aimait particulièrement cette odeur. Tout comme, elle avait adoré la fraîcheur de ses terres. La froideur de l’eau qui touchait à ses pieds qu’elle ne reverrait jamais vraiment. Les bons souvenirs étaient passée et elle savait que bientôt plusieurs autres viendraient et ne demandait que du temps. Elle se marierait, elle aurait ses premiers enfants et surtout, elle serait bien ou elle devait être. Elle ne connaissait peut-être pas si bien Hautjardin, comme elle pouvait connaitre Castral Roc et Port Lannis, mais elle aimait cet endroit. Elle se sentait comme chez elle. Elle n’avait pas besoin d’être ce qu’elle n’était pas réellement. Elle était soi-même. La petite lionne que Castral Roc avait vu naitre il y a de cela dix huit années.

Son mariage, il fallait bien en parler, puisque la Lionne n’avait pas à se reprocher de ne pas être vierge, il aurait lieu, un jour ou l’autre. Elle avait envie d’une belle cérémonie, peut-être était-ce son coté enfantin qui rêvait de cela, mais elle n’avait jamais cru aux contes de fées, alors elle se permettait de rêver à son propre mariage.

Elle aimait les fleurs et les couleurs, elle avait envie de mêler les siens à celle des Tyrell, mais elle se disait que Tybolt y verrait peut-être un inconvénient. Elle restait une Lannister en part entière, Castral Roc l’avait vu naitre, Hautjardin, la verrait grandir.

J’aurais envie de dire simplement : surprenez-moi ! Je ne suis pas très difficile et on finit toujours pas me plaire. C’est une chose qui n’arrive qu’une seule fois dans notre vie et j’ai envie de savoir à la minute d’être impressionné par vos talents. Je suis certaine que vous saurez m’éblouir. C'est un peu hors du commun vus me pardonnerez.

Aliénor n’était pas quelqu’un de très extravagant. Elle était simple, mais aimait qu’on la surprenne et savait que Jeanne était capable. Elle espérait ne pas insulter la Dame du Bief.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 13 Nov 2011 - 17:37

Le Lion Gris avait assez de ses quatre enfants et de quoi s’amuser par ailleurs bien plus qu’avec une femme, et peut-être même pour moins cher, c’était connu comme le loup blanc, et rien à voir avec les Stark cependant, mais même si Jeanne avait eu vent de la catin qui avait partagé la couche du père d’Aliénor, elle ne se serait jamais permise d’en dire mot à la jeune femme, indécent et hors de propos, et puis ça n’était que des racontars, des bruits de couloirs, une Dame ne s’abaisse pas à y prêter l’oreille. Elle l’avait appris au hasard d’une conversation qu’elle n’aurait pas dû écouter et l’avait oublié presque aussi vite d’ailleurs.

« Cela confirme mon sentiment, Messire votre Père était un homme des plus intelligent et m’est avis que vous aussi. Et si vous savez ce que l’homme le plus proche de vous ressent au premier regard, dans ce cas vous serez excellente en tant qu’épouse comme en tant que mère. Les femmes ont se don, c’est vrai, je le crois, et il semblerait que vous sachiez tout ce qu’il faut savoir sur les hommes, on y lit comme dans un livre ouvert, mais vous devez aussi apprendre que parfois, il vaut mieux se taire et simplement être à leurs côtés. »

Elle lança un sourire à la blondinette, doux et bienveillant comme toujours mais avec une pointe de ruse complice. Toutes ces années aux côtés de Leo lui avaient appris beaucoup de chose, mais sa naïveté qui pouvait passer pour de la bêtise n’était qu’une façade, pas au début non, elle était vraiment une jouvencelle ignorante et idiote, mais elle ne l’était plus, elle avait grandit, vieillit même et désormais, le monde n’avait que peu de secret pour elle, mais elle savait que le montrer serait déplacer, une femme reste un femme, et à vrai dire, sa position lui allait parfaitement, elle n’avait aucune envie de s’immiscer dans les affaires de son mari, sin cela pouvait faire plaisir à l’autre épine acérée qui lui servait de belle, même grand bien lui fasse et elle le lui laisser pour éviter tout conflit supplémentaire, il y en avait bien assez, et à quoi bon, alors qu’elle aimait tellement préparer les fêtes, regarder son jardin embellir jours après jours, pourquoi irait-elle se jeter dans la gueule du loup, de toute cette meute vorace qui la croqueraient toute crue, elle et son cœur si sensible, sa nature tendre et gentille, elle n’avait pas les épaules et elle le savait parfaitement.

« Oui, vous avez raison ma chère, prenez le temps de vous découvrir tout deux, après tout, c’est votre première rencontre, et si le temps est compté avant votre union, vous aurez tout le temps après d’apprendre à vous apprécier si ce n’est à vous aimer, ne vous inquiétez pas pour ça, je suis moi aussi convaincue que Tristan saura vous honorer et vous aimer, et si moi, je vois dès à présent toutes vos qualités, il les verra aussi le moment venu. Et plus vous le connaitrez, plus vous saurez quoi faire en cas de problème et vous adapter à son humeur, n’est-ce pas notre rôle de femme après tout ? Soutenir notre époux dans les moments difficiles ? »

Elle avait sourit à la remarque de la jeune femme, elle n’était pas étonnée mais chaque minute passée avec elle réaffirmait ce qu’elle pensait, elle n’avait pas affaire à une gamine idiote, loin de là. Ca n’était en rien des compliments en l’air, Jeanne pensait vraiment ce qu’elle disait, elle trouvait Aliénor sage, posée, intelligente et douce, une femme parfaite en somme, avec ce qu’il faut de caractère pour mener à bien les desseins d’une grande maison comme les Tyrell, et toute l’expérience en la matière des Lannister.

« Je suis soulagée, au moins vous ne serez pas prise au dépourvu comme je l’ai été. »

Jeanne était touchée par le geste d’Aliénor, elle serra ses doigts sur les mains de sa belle fille et lui sourit avant de reprendre :

« Je suis contente que vous le sachiez, et soyez assurée de trouver en moi une alliée et non une ennemie. »

Allait-elle lui dire de se méfier de Lady Tyrell Senior ? Peut-être, mais c’était encore trop tôt, et puis la vieille ne serait pas aussi méchante avec la blonde qu’avec elle avec un peu de chance. Quoi qu’il en soit, le contact était établi et semblait prendre la tournure que la Rose du Bief souhaitait. Il était encore trop tôt pour parler de confiance, mais la Lannister venait de prouver qu’elle appréciait sa belle mère et était prête à se confier à elle, et quel soulagement de savoir qu’elle savait plus ou moins ce qui l’attendait, Jeanne n’aurait pas ç lui faire un dessin, cela l’arrangeait plutôt à vrai dire, ce sujet la gênait beaucoup, ça n’était pas franchement le chose de choses dont elle aimait discuter, et puis ça n’était pas tout à fait ce à quoi on s’attend lors d’un pique nique pour faire connaissance, si ça se savait, se serait probablement mal vu, mais bon, au moins la blondinette n’arriverait pas dans son lit totalement niaise, c’était une bonne chose, restait à savoir ce qu’elle savait exactement…

« Très bien, je ferais les choses à mon idée en espérant que cela vous plaira. Mais si vous avez un désir quelconque, n’hésitez pas à m’en faire part. »

Jeanne souriait à l’idée des roses blanches, jaunes et rouges sur un tapis de verdure luxuriante, l’alliance de deux des plus importantes maisons de Westeros, ça n’était pas rien, et vu les invités il faudrait que cela soit grandiose. Une pression monstre s’exerçait sur ses épaules, elle aurait aimé qu’Aliénor lui donne quelques clés pour la satisfaire, au moins elle, mais elle comprenait aussi l’attrait de la surprise, et puis, elle avait déjà quelques petites idées. Des fleurs, des tas de fleurs, et aussi des poneys blancs, des colombes, de somptueux présents. Mais il y avait tant de choses à faire, tant de choses à préparer, à penser, et pas le droit à l’erreur, ça non…

Une harpiste était arrivée à l’endroit un peu caché où elles mangeaient, il y avait de nombreux musiciens qui se promenaient dans les jardins et jouaient de-ci de-là, la jeune artiste s’était excusée, mais Jeanne lui avait dit de rester et elle jouait désormais un air sans paroles pendant qu’on servait du poulet au miel accompagné de légumes au beurre.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Mar 15 Nov 2011 - 1:27

Aliénor était confiante sur cela. Elle avait l’habitude de se mesurer à des hommes, mais malheureusement elle ne les défiait peu. Elle avait appris en cette matière qu’il était inconcevable d’entrer dans la bulle d’un homme. Elle l’avait fait souvent avec son père, peu avec ses frères, mais si elle avait compris une chose : c’était d’apprendre à leur faire confiance et de ne pas trop parler. Elle avait compris cela à force de tourner en rond autour du lion gris. Elle avait appris et enregistrée tout cela pour ne jamais se faire prendre deux fois. Elle faisait toujours une erreur une fois et la seconde, elle tentait d’éviter de recréer toujours les mêmes choses. Elle ne trouva rien à rajouter à Jeanne. Elle avait raison et même si la rose du Bief, gardait sa fraicheur de belle dame, elle n’en avait pas moins une sagesse à écouter.

D’une Façon, ils apprécient tous que l’ont les soutiennent dans le silence. Je crois en Tristan pour que tout se passe bien. Même si après les enfants ne savent tarder, j’aurais toujours votre présence pour m’acquitter de mes tâches et m’apprendre davantage chaque jours. Le temps fera bien les choses comme il l’a toujours fait pour tous.

Elle avait compris que Tristan ne serait pas toujours facile. Il était un peu comme elle. Elle était un peu gamine et ne cherchait pas du tout à être sérieuse parfois. Elle avait l’habitude de ce genre de réaction. Elle avait trouvé amusant de voir Tristan lui jouer un tour pendant son arrivée. Peut-être était-ce parce que dans son fort intérieur, elle ne s’était jamais offusquée de ce qu’il avait Fait. Il n’était pas le premier à lui jouer des tours. D’autres étaient morts sous le regne de son père, mais elle n’avait jamais eu de réel sentiments à leur égard. Sauf peut-être une fois. Elle était encore jeune et on ne parlait même pas de Fléau du printemps ou encore de la mort de son père pour le Lion gris.

Quand elle avait eu ses seize ans, un jeune garde s’était joint à sa garde. La petite lionne à ces temps-ci offrait encore plus de charisme qu’aujourd’hui. Ser Richard et Ser Johan avaient toujours eu de l’affection pour la petite lionne du Roc. Ils l’avaient connu très jeune alors que les quatre cent coups étaient permis ou presque. Après quelques semaines, Aliénor avait fait trop d’effet sur la jeune âme qui fut torturé comme punition. Aliénor s’attacha à ce jeune homme et ce fut l’arrêt de mort de ce garde. Damon Lannister l’Avait fait arrêté, torturé et tué. Il avait été pendu la veille de son anniversaire. Ce fut peut-être la seule chose qu’elle ne lui pardonna jamais. Mais Damon Lannister se devait de préserver sa fille pour un mariage plus important.

Un mariage qui se présentait maintenant. Le lion gris avait –il vu le même mariage? Entre le Bief et l’Ouest. Peu lui importait le résultat. Elle restait son petit bébé, celle que l’on avait toujours traité avec fragilité. Il y avait des regrets, mais moins de peine que la petite lionne avait cru avoir. Elle voyait le Bief sous un bon angle.

Ma sœur l’a été, même si Lady Baratheon l’avait pris sous son aile, à cette époque et elle a toujours été une mère pour moi. À croire qu’elle écoutait aussi trop mon père. Prenez soin d’Aliénor. Informez Aliénor. Toujours ses phrases. Ma pauvre sœur.

D’une certaine manière, elle n’avait pas eu beaucoup d’enfance cette Tya. Elle avait vite joué les mères pour sa petite sœur. Par chance, le Lion gris avait mis du sien. Elle avait compris que tout deux se démêlaient du mieux qu’ils avaient pu et Aliénor les remerciait chaque jour.

Je vous ai toujours considéré comme une alliée. Toujours je vous considérez ainsi. Ma sœur étant éloignée vous serez toujours mon seul recours et vous êtes une femme accomplies. Vous avez eu trois enfants magnifiques et j’espère pouvoir partager le bonheur d’avoir des enfants pour que nous en prenions soin tout deux.

Elle connaissait un peu l’histoire de la Hightower. Les servantes étaient des grandes langues et Aliénor avait eu de la peine pour Jeanne. Dans son cas, elle était encore et très jeune. Elle voulait d’abord plaire à Tristan et voulait le faire seule. Dans l’autre cas, ses enfants seraient les petits enfants de la dame dirigeante et elle avait envie de partager leur existence avec Jeanne qui saurait en prendre soin autant qu’elle. La jeune dame du Roc ne put s’empêcher de sourire. Elle était bien ici et serait toujours aussi bien. Elle était heureuse de faire parti de cette famille pour toujours.

Mettez vos jardins en beauté comme je les vois présentement. Les roses sont sublimes et sauront charmer les gens de la beauté de ce royaume. J’aimerais que vos couturières confectionnent la robe.

Autrement, elle aurait demandé à ce qu’elle soit faite au Roc, mais quelques choses lui disaient qu’elle voulait que sa robe vienne de cette terre magnifique. Elle voulait voir ces jardins chaque minutes qu’elle serait aux coté de Tristan pendant cette journée. Gare aux gens qui voudraient lui gâcher cette journée. Elle serait de mauvaise humeur. Et ce peu lui importait qui était le profiteur et chercheur de trouble.

La jeune femme ferma les yeux et soupira intérieurement. Une journée radieuse, une mélodie harmonieuse et un met totalement délicieux. Que demander de plus? Elle ne saurait le dire. Elle était tout simplement et parfaitement heureuse.

Je dois vous l’avouer, ce met est totalement délicieux. Je savais que la réputation de vos jardins était splendide et votre cuisine savoureuse est tout autant à la hauteur de cette réputation.

Aliénor était heureuse et tout le monde savait qu’il n’était pas difficile de lui plaire. Tout autant pour le contraire. Elle était rancunière et personne n’allaient changer. Elle avait même presque hâte comme une enfant de passer au prochain service. Autant profiter, elle savait qu’elle allait vivre plusieurs journées comme celle la et elle en était heureuse.

Spoiler:
 



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Girls wanna have fun ! But…

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» 01. Girls just wanna have fun !
» Une baignade entre 'girls'. - SAMIA
» 07. Girls running wild
» Who run the World (girls)
» [UPTOBOX] Fire Girls [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-