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[Rassemblement] Le Festin des Fous

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Danelle Lothston
Noble

Général

Dame régente d'Harrenhal

Dite "La Folle"


♦ Missives : 1003
♦ Missives Aventure : 25
♦ Age : 37
♦ Date de Naissance : 25/09/1980
♦ Arrivée à Westeros : 03/12/2012
♦ Célébrité : Michelle Pfeiffer dans 'Stardust' © Paramount Pictures
♦ Copyright : Avatar©Gritsou & Gif animé©Logan Grafton.
♦ Doublons : Alysanne Florent, Lantheïa, Vyrgil Vyrwel
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Qui aurait le courage de demander ma main ?
♦ Lieu : Harrenhal
♦ Liens Utiles : Les racines de la folie
Extravagances et confidences
Les mystères d'Harrenhal
Les dons de Danelle
Scandales notoires

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106/500  (106/500)


Message Lun 7 Oct 2013 - 14:03

Citation :
Participants : Bayard, Bennifer Nerbosc, Cylia Stark, Danelle Lothston, Rivanon Mallister, Ryman Frey, Sham

Ordre de réponse  : Libre

Longueur des posts  : 400 - 1600 mots

Instructions spéciales : Bayard, Sham, vous commencez où vous voulez en fonction des instructions que vous avez (MP si besoin !)  
Aide de jeu : Vous pouvez consulter le lien Les mystères d’Harrenhal pour en savoir plus sur le théâtre des événements et les PNJ du château.

Contactez Danelle Lothston en cas de questions.

Le Festin des Fous



C’était la tombée du jour. Un ciel pluvieux couvait les tours d’Harrenhal et mon âme d’un voile obscur. Du haut de la Tour de l’Horreur où les hurlements de mes parents résonnaient encore silencieusement, parmi ceux des gens d’Harren le Noir, mon regard vrillait le chemin longeant les rives de l’OeilDieu. Ils arrivaient. Cela avait déjà commencé. Mon visage se creusa d’un sourire éphémère, tranchant. Il était temps d’accueillir mes invités et d’ouvrir les festivités célébrant la fin de la guerre.

Ils n’étaient pas nombreux à avoir répondu présents, par rapport au nombre d’invitations envoyées, mais je n’avais pas essuyé un échec complet dans ma tentative, puisque des nobles de bon rang avaient daigné se déplacer jusqu’en mon antre. Ils n’étaient ni les plus influents, ni les plus modestes. Les grands de ce monde, trop occupés en ces temps troublés, avaient décliné l’offre ; les petits n’avaient osé l’accepter. Ce soir, je recevais parmi une douzaine d’invités plus ou moins intéressants dont je peinais à me rappeler les noms, Lord Ryman Frey mon cousin, Bennifer Nerbosc, Lady Rivanon Mallister et Lady Cylia Stark, envoyée par son frère avec lequel j’avais noué certaine amitié par le passé, et que j’avais jugé courtois d’inviter au même titre que Lord Tully, en vertu de nos bonnes relations et des efforts nordiens dans la guerre qui venait de s’achever.

Qu’ils vinssent par curiosité, ennui, opportunisme ou simple politesse, ils découvriraient ce soir une ou plusieurs facettes de la Folle et d’Harrenhal, pour leur plus grand plaisir, ou leur plus grande horreur. Ils venaient ici en voisins, en alliés potentiels ou en dépréciateurs amusés ; ce qu’ils verraient, ce qu’ils vaincraient de leurs préjugés, l’Aïeule seule pouvait le prédire. Je n’avais pas lanterné pendant ces brèves semaines de préparatifs, et j’espérais leur offrir une nuit qui resterait dans les mémoires. En cela, Bayard mon maître Maçon et Sham, la rebouteuse étrangère installée sur mes terres, m’avaient apporté leur concours, au moins aussi précieux que celui de mon intendant nain, Devan, qui connaissait ses généalogies nobles et ses règles de savoir-vivre sur le bout des doigts. Précisément, Devan se tenait à l’entrée du château où il accueillait mes invités et les escortait avec une urbanité irréprochable jusqu’à la Salle des Cent Cheminées. Il était presque ridicule d’accueillir si peu de monde dans une pièce assez vaste pour recevoir toute la noblesse du Conflans et des Terres de la Couronne, et assez haute pour abriter deux ou trois Duncan le Grand se faisant la courte échelle. Harren le Noir n’avait pas conçu sa demeure en fonction de critères pratiques et réalistes, mais à l’aune de sa vanité délirante, et du pouvoir écrasant dont il s’espérait doté, pouvoir peut-être réel mais qui n’avait pas prévalu face au feu de Balerion. A terreur, terreur et demi, si l’on peut dire. S’il n’avait tenu qu’à moi, mon château aurait eu la taille d’une auberge, et l’on y aurait trouvé que le strict minimum, à la soldate.

Je m’engouffrai dans les escaliers et n’y fis point la chute fatale que semblaient suggérer et attendre les ténèbres bruissant. Il me fallut un moment pour traverser le château jusqu’à la Salle des Cent Cheminées où s’installaient mes invités, pressés pour bon nombre dans le même coin comme si l’immensité des lieux les effrayait. Le banquet n’avait pas encore été mis en place et à la longue table de pierre massive, l’on servait du vin, un peu de pain et de sel aux arrivants. Les candélabres et la décoration de la table, pourtant de bon goût, peinait à effacer l’impression peu chaleureuse laissée par les dimensions insensées de la salle. Rassemblant mes jupes grises et noires, discrètement brodées de jaune printanier, je m’avançai à la rencontre de mes hôtes, ma suivante Selyse déjà sur mes talons, prête à me servir à sa manière discrète et gracieuse.

« Soyez les bienvenus à Harrenhal, mes dames et messires. Vous êtes ici chez vous pour une nuit, et mes serviteurs sont à votre disposition. J’espère que les festivités seront à votre goût. » dis-je en saluant l’assemblée avec un peu de raideur. Je n’avais jamais eu la délicatesse toute en miel et rondeurs des Bieffoises.

Près de l’entrée, mon vieil ami et ancien amant Arald Mains-d’Or jouait divinement de sa harpe en bois sculpté. Mieux que mes paroles, ses doigts labiles réchauffaient l’atmosphère et créaient un climat propice aux discussions et calmes réjouissances. Les notes s’envolaient et planaient autour de nous comme des graines en suspens… mais quelles fleurs insolites naîtrait-il en pareil lieu ?




PS : Mes PNJ sont ouverts à l'incarnation par des joueurs, MP-moi si vous êtes intéressé !


Spoiler:
 


Dernière édition par Danelle Lothston le Lun 7 Oct 2013 - 18:54, édité 2 fois
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Cylia Stark
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Général Dame du Nord
♦ Missives : 239
♦ Missives Aventure : 49
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♦ Célébrité : Sofia Pernas
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♦ Age du Personnage : 24 ans
♦ Mariage : Point encore.
♦ Lieu : Winterfell
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Message Lun 7 Oct 2013 - 15:47



    L'atmosphère était particulièrement étrange songeait la jeune Cylia Stark, en pénétrant dans la Grande Salle de Harrenhal. On fêtait ce soir-là, chez Danelle Lothston la fin de la guerre et la victoire du continent sur les Fer-Nés. Âgée de 24 ans, Cylia Stark n'était plus une jeune enfant ni même une toute jeune fille. Elle était une femme, digne de ce nom, chose qu'apparemment avait compris son frère, Lord Beron Stark, qui l'avait chargé de représenter le Nord et son suzerain, au grand rassemblement qu'avait organisé Lady Danelle. Tout jeune marié, son frère n'avait sans doute pas trouvé judicieux de quitter Winterfell.

    En ce qui concernait Cylia, c'était une autre histoire, car la jeune femme était pour le moment sans autres attaches que celles de sa famille de naissance et elle était donc pleinement libre de se rendre à Harrenhal, comme le proposait l'invitation reçue par son frère aîné. La jeune femme n'avait pas hésité une seconde et était venue fort complaisamment rejoindre le Conflans. Elle n'était encore jamais vraiment venue dans cette région ou alors l'avait tout simplement traversé. Mais cette fois-ci, l'occasion était rêvée.

    La jeune Stark avait pris la route, accompagnée de gardes et aussi d'une suivante, qui l'aiderait dans sa vie quotidienne pour les quelques moments qu'elle allait passer à Harrenhal. Cylia laissait derrière elle sa famille, sans regrets car elle savait que tout cela était temporaire. Ce n'était pas un grand départ, après lequel elle serait éloignée de sa famille pendant de longues années, c'était juste un voyage qui s'annonçait fort palpitant. Ce dernier avait aussi été dur et glacé, depuis qu'ils avaient quitté Winterfell. L'hiver n'était plus bien loin et la neige tombait déjà bien sur le Nord. Néanmoins, plus ils avançaient et plus le temps était à leur avantage. Le retour promettait d'être plus dur encore, la fatigue n'aidant pas.

    La Grande Salle du château était absolument énorme et Cylia trouva presque ridicule le nombre de personnes présentes en cet endroit, lorsqu'elle y pénétra. Elle était vêtue ce soir-là d'une robe bleu sombre, faite dans un tissu soyeux, mais qui était doublée pour garantir sa propriétaire du froid. La jeune femme avait accepté que sa servante remonte pour une fois ses cheveux sur sa nuque et elle se sentait donc bien nue, face aux autres invités. Néanmoins, avec le panache et le courage qui caractérisait la jeune sœur de Lord Stark, Cylia se tenait bien droite au milieu des invités, dont elle ne connaissait à vrai dire rien de plus que le nom, ainsi que parfois la réputation. Le Nord était une région bien isolée et c'était seulement la seconde fois pour Cylia, qu'elle voyageait en dehors des frontières de sa région natale, il était donc bien normal qu'elle ne connaisse que peu de choses et de gens, en dehors.

    La jeune femme était en train d'avaler discrètement un peu de sel et de pain pour étancher sa faim et répondre aux traditions quand la maîtresse des lieux -on le voyait immédiatement à sa manière de se tenir et de marcher -vint leur souhaiter à tous la bienvenue. On ne pouvait dire que la salle était emplie de bavardages, mais Cylia aurait sans doute apprécié que cela soit le cas, car elle devait bien avouer se trouver quelque peu esseulée, au milieu de cette assemblée. Néanmoins, la jeune femme avait repéré un joueur de harpes et appréciant le son qu'il tirait de son instrument, la jeune femme se décala légèrement, jusqu'à pouvoir être assez proche de l'entrée, observant avec intérêt la douce musique qui était ainsi jouée. La sœur de Beron n'avait pas ce genre de talent, et elle le regrettait sincèrement. Mais comme elle avait décidé de profiter de chaque moment qu'il lui serait donné de vivre, à Harrenhal, elle ne se priva pas pour observer le musicien, attendant sans doute de trouver une excuse ou une ouverture afin de discuter avec la noblesse présente.



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Bayard
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Général Maître maçon de Harrenhal
♦ Missives : 18
♦ Missives Aventure : 13
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♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 20/08/2013
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♦ Lieu : Conflans, Harrenhal
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Message Mar 8 Oct 2013 - 20:12

« Enfoiré de salopard de mes deux ! »  Le maçon venait de tout bonnement s’adresser au nuage qui avait décidé de passer sa journée à ruiner la sienne. De l’eau, encore et toujours cette foutue pluie incessante. Et quand il ne pleuvait pas, ce foutu machin blanc stagnait là, à le narguer. Le boiteux en ronchonnait de plus belle. Par trois fois, depuis le début de la semaine, il avait dû colmater des fissures qui laissaient entrer l’eau qui finissait par ruisseler dans les étages inférieurs en délicat coulis glissant. Il en avait juré comme un vandale, en se retrouvant le cul au sol, alors que sa maudite jambe lui avait fait défaut sur une pierre trop lisse. Jamais il ne maudissait la roche, trop pure pour avoir des pensées malsaines, mais le ciel en avait pris pour son grade. Tout comme Cester, le jeune adolescent qui continuait de suivre son père en haussant les épaules. Bayard était ainsi, et il fallait s’en accommoder, ou changer de chantier. Mais le temps n’était pas la seule contrariété que rencontrait le vieux ronchon. Non. L’espèce de folle alliée qui lui servait de patronne avait encore fait des siennes. S’il adorait sa personnalité, parfois, il avait cette femme en horreur. Surtout quand elle prenait des décisions aussi stupides que celle-ci : un festin. Merveilleux. Comme s’il n’y avait déjà pas assez à faire dans cette ruine fumante pour qu’on l’oblige à ne pas mettre les pieds dans des pièces en travaux. Foutre dieu ! Qu’est-ce qu’il en avait bien à faire d’une bande de petits nobles qui venaient profiter de la cheminée  - des cents – pour se réchauffer la pense hein ? La guerre, soit disant. Qu’elle foutue bonne excuse. En attendant, il ne pouvait pas bosser lui, qui se crevait toute la journée pour que Harrenhal ait de la gueule et ne ressemble plus à une carcasse vide. Mais non. Madame organisait un banquet. Il l’aurait étranglée.
 

Etrangement, il avait fini par se mettre du côté de la Lady, à coup de grognements, mais il avait abdiqué. Même s’il n’avait pas accès à la salle monumentale qui abritait les foyers, il pouvait continuer de restaurer le mur parallèle. Un sceau d’eau de pluie dans la main gauche, une truelle dans l’autre, il parcourrait la cour avec des airs de chien battu. Relevant son nez drôlement taillé, il aperçut fugacement l’une des choses qu’il admirait le plus après les pierres sombres de l’édifice : Selyse, la gracieuse suivante de la Lady. Malheureusement pour lui, la jeune demoiselle n’en avait que faire du vieux bouc râleur. C’était peut-être mieux ainsi. Roulant les épaules pour se motiver, il s’élança dans l’escalier attenant aux cuisines, respirant comme un bœuf et manquant plus d’une fois de crever par étouffement. Pourquoi donc était-il si vieux ! Il n’aurait su le dire. Pourtant, il ne céda pas à la tentation de se poser séant sur une marche et de se reposer. On ne le surveillait point, mais il ne pouvait faire attendre la demeure infiniment. Après un ultime effort, il pénétra dans le passage contigu à la gigantesque salle. L’odeur du buffet était salement attirante. Reniflant, il la chassa de son nez. Il déposa le sceau sans délicatesse sur le sol et passa une main calleuse sur le vieux mur. « Tu vois ma belle, y en a qui passent leur vie à chercher la perfection sans savoir qu’ils l’ont devant les yeux. Faut pas leur en vouloir… Ils ont du goût que pour la bouffe et les vêtements. Pas comme…. » Alors qu’il caressait la pierre sombre comme le corps d’une élégante femme, il empoigna sa truelle qu’il avait posée près du sceau. Si un brouhaha sonore faisait écho aux paroles des invités, il avait entendu et surtout aperçu un autre être vivant dans le tunnel. Ça n’était pas possible. Il était le seul à se vanter de pouvoir connaitre ce passage. Enfin, hormis la Lady à qui il devait des comptes. « J’fais pas de visite guidée ! La fête c’est de l’autre côté !... connard. » Lança-t-il avec autant de passion que s’il défendait une cause perdue. Il détestait être épié, et encore plus lorsqu’il bichonnait son œuvre. Il se mit à touiller un tas compact de sable avant d’en ajouter dans l’eau. D’un geste souple et très habille, il en balança le résultat sur le mur qu’il avait préalablement dégrossi la veille. Sauf que l’intrus persistait. Il ne percevait que des bruissements de tissus et des pas discrets bien qu’assurés. « Espèce de crétin sans nom. C’est quoi que tu comprends pas dans "fous-moi le camp" ?! T’es sourd ! Dégage ! Va te faire voire chez les….dorniens. » Le dernier mot était le seul qui lui était venu à l’esprit lorsqu’il reconnut la jeune femme qui arpentait les couloirs. Il grogna, a mis chemin entre une honte fugace et un mécontentement certain. « Merde Sham. Qu’est ce que tu fous là. Me dis pas que t’as quitté ta piaule pour te mêler à ça !? » D’un geste qui aspergea le mur de chaux, il désignait le spectacle ridicule qui se jouait derrière eux. « Si t’es venue me refiler une de tes testicules moisies tu peux aller te faire pendre ! » Lança-t-il ensuite. Il faisait référence à leur dernière rencontre. Il mima alors sa voisine : « Houst ! Houst !... par contre, si tu veux essayer ta technique d’agression sur le petit peuple qu’y a là, j’veux bien voir. » Il se foutait largement de sa tentative de repousse nigauds. Qui aime bien châtie bien. Sauf que Bayard était particulièrement pervers dans ce genre de rabaissements.


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Rivanon Mallister
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Un pion entre les mains des dieux...

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Message Dim 13 Oct 2013 - 14:50

Recevoir une invitation de lady Lothson n'était un fait banal, loin de là. Tout ce qui avait un lien avec Harrenhal ne pouvait être considéré comme tel. Il y avait tellement d'histoires, plus ou moins crédibles, que ces terres et la famille qui les gouvernait avaient acquis une dimension singulière. Néanmoins, ma famille répondit favorablement à l'invitation. Ainsi, je représenterai les Mallister à ce banquet en l'honneur de la fin de la guerre. Le voyage jusqu'à la demeure des Lothson fut relativement bref comparé à certains de mes précédents déplacements. Mais la pluie qui s'abattit sur nous me fit regretter le confort d'une pièce chauffée. A l'image de la météo, les hommes constituant ma suite échangèrent peu de paroles. Ce fut avec une joie toute relative que je vis se profiler les tours d'Harrenhal. La sombre bâtisse possédait une atmosphère bien à elle, que l'on ressentait rien qu'en l'observant. Outre le programme lié au festin, je ne pouvais m'empêcher de me questionner sur les intentions de la maîtresse des lieux. Je n'avais encore jamais eu l'occasion de la rencontrer dans sa propre demeure, cependant je conservais le sentiment qu'une rencontre avec un ou une Lothson en l’occurrence, marquait les esprits à jamais. Un autre élément de la région m'intéressait, l'Oeildieu par le lien qui existait entre les enfants de la Forêt et lui, et par mon héritage à moi. Mais cela n'était pas le but de ma visite, alors je lançai un dernier regard vers le lac avant de franchir la porte massive.

Nous fûmes accueillis par un petit homme qui indiqua à mes gens les lieux où ils pouvaient s'installer et à ma suivante la chambre qui m'avait été allouée. Je fus pour ma part conduite à la salle de réception. Une salle immense au vu de ses dimensions et des personnes actuellement présentes, et qui ne devait pas être facile de chauffer comme je pouvais le constater par moi-même. Les bâtisseurs, certainement suite à la volonté des premiers Lothson, n'avaient pas lésiné sur les volumes d'Harrenhal, ce qui contribuait à cette impression de poids quand on se trouvait dans les parages du chateau. Pendant un instant je me demandai combien de mes pairs avaient répondu à l'invitation et si je retrouverai des têtes connues. En tout cas, pour l'heure nous n'étions guère nombreux. Un musicien se trouvait dans un coin de la salle et nous gratifiait de sa musique. Il me sembla reconnaître lady Stark, que j'avais entraperçue lors de mon dernier séjour à Winterfell où j'avais rencontré son frère, Beron Stark, mais c'était avant le début de la guerre contre les fer-nés. Du tour d'horizon que j'entrepris à mon entrée, j'en conclus que les riverains étaient majoritairement présents à ce festin.

Pour l'occasion je m'étais vêtue d'une robe aux teintes vermeilles, ce qui faisait ressortir la couleur de mes yeux. J'avais laissé mes cheveux librement cascader sur mes épaules. Je m'avançai vers la table où vin, pain et sel avaient été servis pour faire patienter les invités jusqu'au repas. Alors que je prenais un verre de vin, la maîtresse des lieux fit son entrée. Elle nous souhaita la bienvenue en quelques mots, évitant toute tournure de style alambiquée ce qui correspondait à l'image de la dame et je répondis à son salut. Je pris une gorgée de vin me tournant vers les personnes se situant dans mon voisinage. Je décidai d'aborder la nordienne, qui possédait des traits de ressemblance avec son frère.

- Lady Stark ? Je laissai quelques instants de silence. Lady Mallister, me présentai-je dans les formes. Heureuse de vous rencontrer. Bien que m'étant rendu à Winterfell il y a de cela plusieurs semaines je n'ai guère eu l'occasion de vous rencontrer en personne.

Le but de ma visite était purement diplomatique et j'avais passé la plupart de mon temps avec le suzerain du Nord. Cela avait limité l'étendue de mes déplacements. Me remettrait-elle ? Quoiqu'il en soit, cela n'empêchera pas d'initier une conversation.



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Sham
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Message Dim 13 Oct 2013 - 20:09

On avait toqué à sa porte avec une extrême sévérité ce jour-là... Méfiante et craintive compte tenu du bruit du métal sur son entrée de bois, elle n'ouvrit la porte qu'après vérification ― alors que vu la carrure des deux hommes ils n'auraient eu aucun mal à soulever sa maison pour passer. Deux soldats en armure, du moins une armure aux yeux de Sham qui n'en avait jamais portée de sa vie et jugeait donc "armure" tout ce qui sortait de l'ordinaire, lui apportaient une lettre. L'un des deux colosse lui tendit le bout de papier roulé, elle le regarda sans y toucher avant de s'en saisir brusquement et de l'ouvrir de façon toute aussi brutale. Sham lut les mots sans les comprendre, ses yeux faisant des va-et-vient aléatoires entre chaque coin de la feuille : des lettres, des lettres dans le désordre... Elle leur rendit leur bout de papier plein de charabia et tenta de fermer sa porte tandis qu'une main gantée se dressait pour en empêcher la fermeture : "Lady Lothston demande votre présence, la porte coinça sa main, il ne broncha pas, votre absence serait très remarquée." ; A l'évidence il avait omis de dire que sa présence le serait tout autant. Presque tendrement elle ouvrit la porte. Lady Lothston ? La femme qui dirigeait ce côté-ci du monde ? Elle se rappela l'avoir envoyée paitre en prétextant qu'elles n'étaient pas sensé se rencontrer, elle n'avait plus trop le choix maintenant... Un détail lui échappa : ça faisait bel et bien six mois que leur dernière rencontre avait eu lieu.
Situé à une demi-journée de marche, la forteresse de Harrenhal n'était à première vue pas un endroit où une personne comme Sham aurait aimer se rendre. Et pourtant elle s'y rendrait puisqu'elle y était conviée. Curieuse, trop curieuse, elle voulait voir ce qu'elle avait voulu voir depuis qu'elle était arrivée dans le "Nord" : un château. La Dornienne n'avait jamais franchi ne serait-ce que les premiers gardes d'une pareille bâtisse et cette occasion serait sans aucun doute la seule de sa vie. Elle sauta donc à pied-joints dessus et ne s'était pas faite plus prier de peur que les deux chevaliers ne s'en aillent avec la précieuse lettre. Une fois chez elle Sham l'avait contemplée pendant longtemps à essayer de deviner les mots étalés dessus, rien n'y fit, elle n'en reconnu pas un seul et pour cause elle ne savait ni lire ni écrire. A la limite elle pensait l'écriture plus accessible que la lecture, mais qu'aurait-elle écrit ? Ecrire pour écrire ça n'avait pas de sens, déjà qu'elle ne voyait pas tellement l'avantage du support papier... Elle trouvait que parler avec les gens était plus "enrichissant" et ne comprenait pas l'importance des scribes, sans doute par manque d'éducation.

Les deux gardes lui avaient dit qu'il fallait qu'elle se présente à la forteresse après trois lunes, Sham avait retenu ces indications avec une extrême précision et alors que la quatrième aube se levait elle se préparait de la façon aussi coquette qu'une femme de son rang eût pu faire : elle alla dans la rivière. Peut-être que pour une princesse de n'importe quelle famille cela paraissait bien peu, mais prendre un bain même sans se laver, pour Sham, c'était changer de peau, d'autant que son dernier véritable bain remontait à l'époque où elle était montée à Port-Réal ― ce qui ne l'avait pas empêchée de se mouiller mais de ne pas considérer cela comme un bain à part entière... Ni une, ni deux, après cet élan de coquetterie elle se lança sur la route en direction de Harrenhal.

La Dornienne fut accueillie par un homme de petite taille, son sourire trahi sa surprise, le petit homme en fut offusqué mais rigola à son tour lorsqu'elle eût le dos tourné. Son rictus n'avait pourtant rien eu d'odieux, elle l'avait trouvé fort charmant, for étonnant et surtout fort brave pour oser se montrer malgré une telle différence. L'enviait-elle ? Non, en revanche elle admirait son courage, lui au moins ne se cachait pas dans une cabane de bûcheron. Le nez en l'air elle buvait l'architecture des yeux. Grandiose ! Songea-t-elle alors que sa bouche s'ouvrait d'un sourire ébahi. Lady Lothston la coupa dans son émerveillement, lui confia quelques uns de ses plans ― dont la raison de la présence d'une personne telle qu'elle dans ces lieux ― et la redirigea vers les couloirs les plus reculés du château.
Sham n'était pas déçue de son voyage, non seulement elle profiterait de la chaleur d'un véritable château, même si elle était loin de se douter que ce dernier était fichtrement mal chauffé, mais en plus elle allait pouvoir espionner le beau monde sans qu'il s'en doutât le moindre instant. Elle trépignait d'avance. D'ailleurs elle trépignait tellement qu'au bout d'un moment une grosse voix se fit entendre entre deux coups de truelle. Avec l'écho elle ne comprenait que la moitié de ce que le brave "homme" disait car cette grosse voix avait de quoi faire douter de l'humanité de son émetteur si bien qu'elle ne le reconnut pas immédiatement. Bayard ! Pensa-t-elle alors que le mot connard ricochait jusqu'à elle. Sham se glissa dans le couloir étroit, ses pas feutrés et ses habits déjà salis par la poussière et la pluie frottait les murs proches d'elle. "Chez les... Dorniens." ; un rire sincère et nasillard releva l'erreur du vieux maçon : "Va te faire voir chez les Dorniens" l'imita-t-elle parodiquement en prenant une grosse voix. S'en suivi la reconstitution de leur dernière rencontre, bon sang elle avait dû passer pour une folle, remarque c'était un peu sa marque de fabrique et sa présence ici n'avait rien d'innocente : "Figure-toi que j'ai été invitée. Mais toi t'as l'air plus à l'aise à remplir des trous, la blague cocasse était-elle faite exprès ? Assurément !, j'espère que tu nous en a laissé un pour regarder de haut ceux qui se moquent de ceux d'en bas... un temps. Oops" ; Elle mit le doigt dans l'enduit encore frais et en mit sur le nez de Bayard dans un rire enfantin avant de se glisser dans le couloir comme une petite fille jouant avec un petit garçon. A quoi bon travailler, il y avait tant à faire et à explorer dans ce château immense !


  
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Cylia Stark
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Voyages et aventures de Cylia

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Message Dim 20 Oct 2013 - 13:16



    Cylia pouvait être rassurée: elle n'allait pas passer la soirée seule. C'était là une crainte qu'elle ne pouvait nier avoir eu. En acceptant l'invitation de la Lady de Harrenhal, la petite sœur de Beron Stark s'était confrontée elle-même à la difficulté. Elle ne connaissait – à ce qu'elle en savait- aucun des invités conviés par Lady Lothston et elle craignait quelque peu de faire tapisserie. Cependant, visiblement, grâce à la jeune Rivanon Mallister, il semblait bien que Cylia soit sauvé de ce rôle de mise de côté. Bien qu'elle ne connut pas elle-même la jeune femme du Conflans, Cylia savait qu'elle avait séjourné, quelques temps, à Winterfell, mais elles n'avaient pas eu l'heur de se rencontrer. Il fallait dire que Rivanon était arrivé à une période délicate pour la jeune Lady Stark. Fort heureusement, étant donné la manière dont était construite la famille Stark, il n'avait pas manqué d'hôtesse pour l'accueillir, Cylia en était certaine.

    Pleine de pétulance comme bien souvent, la jeune brunette accueillit avec plaisir les salutations de la jeune femme. Blonde et brune, elles semblaient contraster pour quiconque les observerait. Souriante, Cylia répondit donc. « -Oui, Lady Cylia Stark … Mais je vous en prie, appelez-moi Cylia ! ». La jeune femme n'appréciait que très modérément l'idée de se faire appeler Lady toute la soirée … Même si c'était un titre auquel elle avait le droit, Cylia aurait préféré que ce soient des rapports amicaux qui découlent de la petite entrevue qu'elle allait avoir avec cette jeune femme. «-Je suis moi-même fort enchantée de vous rencontrer et je regrette de ne pas avoir pu apprécier votre compagnie dans le Nord … Comme ma sœur Yelina vous l'a peut-être laissé entendre, j'étais souffrante. » Préférant changer de sujet et ne pas s'y appesantir, Cylia décida d'orienter la conversation. «-Pour tout vous avouer, ceci est mon premier voyage dans le Conflans et il s'annonce tout à fait passionnant … Voyez-vous, je regardais cet homme, dans le coin... » Cylia le lui désigna d'un discret signe de tête. «- J'apprécie beaucoup ce qu'il joue … Je suis bien loin d'avoir ce talent ! Appréciez-vous la musique, vous-même ? ». Il était rare qu'une Lady dise qu'elle détestât absolument la musique, car c'était généralement une des choses universellement appréciées. Toutefois, si jamais il arrivait par un pur hasard que Rivanon Mallister n'apprécie pas cette douce musique, Cylia ne pourrait lui en vouloir : chacun avec ses occupations favorites et elle-même n'appréciait que peu certaines activités réservées au Lady, comme la broderie, qu'elle trouvait mortellement ennuyante, mais qu'elle s'efforçait d'exercer pour complaire à sa grand-mère et rester auprès de sa sœur. De fait, ainsi allait de la vie de Cylia. Chaque tâche qu'elle effectuait était faite dans le but bien précis de contenter son entourage et de leur apporter confort et plaisir de vivre. Cylia fonctionnait ainsi, sans pouvoir expliquer pourquoi, elle ressentait toujours le besoin de satisfaire ses proches. Et cela ne se démentit pas ce soir encore quand elle reprit la parole à l'adresse de Lady Mallister. «-Voudriez-vous aller voir asseoir afin d'être plus à votre aise, ma chère ? ». Après tout, il fallait bien s'occuper, en attendant que les festivités prennent réellement place. Cylia s'attendait à un repas et sans doute à quelques animations... Mais lesquelles ? La jeune Nordienne n'en avait aucune idée.



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Bayard
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Message Dim 20 Oct 2013 - 15:53

Le vieux ronchon balayait le mur de son outil, refusant de regarder sa voisine. Comme un gosse, il se plaisait à mimer de la bouche tout ce qu’elle lui disait, s’en fichant pas bien mal. Il en arriva même à lever les yeux au ciel jusqu’à ce que les paroles de la jeune femme le percutent. Invitée ? Il tourna vers elle un visage étonné, à la limite du perplexe. Complètement désarçonné, il la pointa de la truelle dont le mortier glissait jusqu’au sol. « Invitée ? Ils avaient besoin d’un drôle pour animer leur orgie ? Sans rire, dis pas de conneries. J’en ai rien à branler que tu sois là, c’est pas mon problème tant que tu. touches. à. rien ! » Il insista sur les derniers mots en les détachant les uns des autres. C’était la vérité. Bien que responsable de l’entretien de l’immense domaine bâti, il n’avait absolument aucun pouvoir en ce lieu, et c’était pour lui plaire. Il avait toujours détesté faire la vigie sur les chantiers et pourtant ce rôle était taillé tout exprès pour lui. Il était tout bonnement incapable de s’en rendre compte.

Il ne se montra nullement insulté à la première pique de sa voisine. En réalité, il s’en trouva même flatté. Bien loin de jouer au sage employé casé, il enfonça gaiement sa truelle dans le bac de mortier avant de se retourner pour dévisager sa compère d’un regard qui en disait long sur ses pensées présentes. S’il était vrai qu’il respectait les femmes et ne se montrait jamais déplacé, il enfonçait toujours le clou lorsque c’était ces dernières qui lui tendaient une perche. « Oh, parce que t’en aurait un à combler ? » Il n’éprouvait aucun désire particulier à l’encontre de Sham mais comme il aimait le dire, l’appétit vient en mangeant. Haussant les épaules et dodelinant de la tête il ne put s’empêcher de répondre à ce qu’il prit pour une critique. «  Bien évidemment que je laisse des trous, comme ça j’suis payé pour le faire deux fois. » Oui, il était peiné, à cause de sa mauvaise interprétation de la remarque de la jeune femme. Il ne supportait pas qu’on critique son travail, lui qui était l’un des seuls à véritablement le faire par plaisir. Plus d’une fois il avait travaillé en échange d’un logis et d’une soupe, sans demander d’espèces sonnantes. Il était ainsi, il vivait pour la pierre et uniquement à travers elle. Son nom ne parcourrait pas l’histoire comme les grands de ce monde, mais il espérait que ce qu’il avait préservé ou construit durerait éternellement, plus longtemps encore que les hommes. C’était ça, sa plus grande gloire, vivre au travers de ses pierres. Pas du tout intéressé à l’idée de passer son temps à regarder ce que pouvait bien faire les nobliaux entassés dans la salle chauffée, il en fit part à sa collègue.


« T’as qu’à te mettre là-bas, j’ai pas encore….SHAMMMM ! » Il beugla lorsqu’elle enfonça son doigt sombre dans le mortier frais. Elle avait la chance incroyable d’être une femme, toute étrangère soit-elle. Un homme se serait vu enfoncer la truelle entre les couilles. Il se retenait avec force de pas l’étrangler, lorsqu’au comble du supplice, elle lui teinta le nez de blanc. Son visage se fendit en un sourire meurtrier. Même si on lui avait demandé d’être discret, il n’allait pas laisser passer cet affront. Il la laissa passer à son côté avant de crier de plus belle. « Ramène tes courbes sorcière que je te retaille le portrait au marteau ! J’ai pas foutu le bordel chez toi alors t’avises pas de le foutre ici ! Ohé ! dornienne de mes deux cours pas… arrête ! SHAM ! »  Si son premier cri n’avait dû ressembler qu’à un grognement animal depuis l’intérieur de la salle, le deuxième fit raisonner la totalité du couloir. Balançant sa truelle au sol il se mit à courir à la suite de la sorcière, bien que traînant sa jambe gauche. Il allait lui arracher les cheveux. Encore fallait-il qu’il la rattrape. Cette infâme créature ne faisait que galoper joyeusement et pourtant elle le distançait à vue d’œil. Heureusement pour lui, elle s’arrêta au premier croisement, là où un énorme trou donnait sur la salle gigantesque. Glissant sur le sol irrégulier, Bayard la saisit au passage pour l’éloigner de la fente. Même si son emprise fut féroce, il la relâcha aussitôt. Même après affront, il ne lui ferait aucun mal. La foudroyant du regard, il lui murmura avec force. « Bordel, je sais pas quelle consigne l’autre folle t’as transmise mais on est pas censé se faire repérer. On doit… merde tu m’écoutes au moins quand je te parle… merde ! » Il manqua de projeter Sham sur le mur adverse quand il vit passer par le trou béant, deux silhouettes résolument féminines. D’ici, le son de l’instrument de musique était insupportable à Bayard. « Petite peste, tu tiens vraiment à me foutre en l’air ma journée hein ! Que ça soit clair, je ne veux pas me retrouver là-dedans alors reste discrète ! »  Il s’était lui-même appuyé contre le mur juste à côté de la guérisseuse pour ne pas se faire remarquer.


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Danelle Lothston
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Message Lun 21 Oct 2013 - 16:43

Les invités étaient arrivés pour la plupart et je devais désormais me plier à l'exercice le plus difficile qui fût pour moi : les mondanités. Prenant sur moi de supporter les conversations oiseuses des uns et des autres, je saluais poliment de la tête ceux qui me dévisageaient. Il fut bientôt temps de passer à table et je conviai mes hôtes à s'installer. Les serviteurs commencèrent à défiler avec les plats, civet de biche aux champignons, tourte aux trois poissons, carottes et oignons confits au miel, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il soit clair que ceci était un festin et non un banquet frugal. La disette sévissait ici comme partout, mais les récoltes reprenaient et la guerre était finie : si nous ne pouvions nous accorder espoir et plaisir à cet instant, quand le pourrions-nous ? Les choses n'iraient guère en s'arrangeant avec la proche fin de l'automne.

Alors que je donnai le signal du repas en levant ma coupe de vin, debout devant ma chaise à haut dossier, il me parut opportun de saluer d'un toast l'événement qui nous réunissait ce soir. "Messires et mes dames, nous sommes ici assemblés pour célébrer la victoire des dragons contre l'engeance fer-née. J'ai de mes yeux vu Lordsport et Pyk tomber, et la Seiche d'Or plier l'échine. Nos côtes ne connaitront plus le pillage, nos gens ne redouteront plus de voir leurs biens dilapidés et leurs filles violées. A l'Ouest comme dans le Conflans, du Bief jusqu'au Nord, l'on se réjouit de cette paix reconquise au prix du sang. Apprécions cette faveur des Sept tant que nous le pouvons. L'hiver vient, et il ne nous trouvera pas faibles et vagissants comme des nouveaux-nés, mais debouts et prêts à affronter ses attaques, pour peu que nous oeuvrions sans relâche à lui faire face, dans le temps qui nous est encore imparti."

Je hochai la tête pour ponctuer mon discours et levai plus haut ma coupe. "En l'honneur des braves qui ont donné leur vie pour cette paix." Braves, mes soldats l'étaient moins que les Fer-nés, mais telle était la formule consacrée, et je leur devais bien cela, à tout le moins. Ils n'avaient pas fléchi devant l'ennemi. Je bus une gorgée de vin en exemple et me rassis alors que les convives m'imitaient. Un nobliau tout proche de moi dont j'avais oublié le nom, mais pas le nez disgracieux en forme de poire ni le sourcil hautain, comme maintenu par des épingles, m'apostropha d'un ton incrédule : "Est-ce vrai, Lady Danelle, ce que la chanson raconte à votre sujet ?"

Ah, la fameuse geste. Quelque ménestrel en quête d'inspiration avait apparemment jeté son dévolu sur les récits de mes soldats et l'on commençait à entendre un peu partout l'histoire de la Folle d'Harrenhal défaisant le Harloi au pied du fortin de Lordsport. "Je l'ignore. Je ne sais pas ce que la chanson raconte." dis-je en haussant les épaules. Je n'avais pas encore eu l'occasion d'en découvrir la teneur. "L'on prétend que vous auriez stoppé de vos mains une épée d'acier valyrien ! " insista le gentilhomme avec un scepticisme outrancier, et il rit, prenant ses voisins à témoin de cette supposée blague. "C'est inexact." dis-je en saisissant mon couteau de table. "Il ne faut pas croire tout ce que disent les ménestrels."

Le nobliau sourit, bava un "Je le savais !" triomphant à sa dame, et sursauta quand mon couteau se planta dans la tête de sanglier qu'un serviteur présentait juste sous son nez. "Je l'ai arrêtée avec mon avant-bras, en réalité." Je découpai d'un geste vif une tranche de viande et la déposai dans mon assiette, avant de tendre mon bras gauche en avant. D'un mouvement lent et appliqué, je retroussai ma manche jusqu'au coude, puis présentai ma chair encore boursouflée d'une jeune et vilaine cicatrice à son évaluation experte. Pointant la plaie et la retraçant de près avec le couteau pour souligner mon effet, j'expliquai : "Voyez, l'acier valyrien s'est enfoncé dans le canon d'avant-bras et le gambison comme dans du beurre avant de mordre au sang. Les déchets d'acier ont déchiré les bords de la plaie, d'où la forme irrégulière. Voulez-vous un morceau de sanglier ? Je vous le conseille, cette sauce aux champignons est excellente. " Le nobliau regardait ma cicatrice sans répondre. Il était tout pâle et semblait avoir le coeur au bord des lèvres ; quant à son épouse, on aurait juré qu'elle était prête à tourner de l'oeil. Quelles petites natures ! Je recouvris mon bras et attaquai joyeusement mon assiettée, me sentant soudain une faim dévorante.

C'est à ce moment que commencèrent à résonner des bruits étranges comme provenant de derrière les murs eux-mêmes... un grognement de bête ? Un cri humain ? Je songeai aussitôt à Bayard et Sham que je savais proches et me retins de sourire. La soirée se présentait sous les meilleurs auspices. Et Arald continuait de jouer de la harpe, couvrant autant que faire se pouvait ces sons insolites...




PS : Mes PNJ sont ouverts à l'incarnation par des joueurs, MP-moi si vous êtes intéressé !


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