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Meet Me In The Bathroom [Beron]

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Message Jeu 28 Juil 2011 - 23:52

En hiver, c’était très compliqué, les hommes se lavaient tous ensemble dans un bassin mis à disposition dans les écuries, pas spécialement souvent, mais tout de même assez pour ne pas rendre malade toutes les femmes desquelles ils s’approchaient, mais pour elle vivre dans un château présentait pas mal de désavantage niveau intimité, elle dormait avec eux, et elle ne pouvait décemment pas se baigner avec eux, et encore moins après eux, ni même avant, elle avait essayé, on lui avait laissé la place, garantie que personne n’entrerait, tu parles, elle avait entendu très clairement les chuchotements derrière le fin mur de bois. Et pourtant dans l’écurie, il faisait nettement plus chaud que dehors, dans la rivière où elle avait prit l’habitude de se rendre pour faire trempette, et croyez moi, la trempette était bien courte lorsque le froid s’abattait sur le nord, elle avait néanmoins la chance d’être d’une conformation résistante, elle venait des montagnes après tout ! Ainsi si elle rentrait rapidement et se réchauffait bien devant le bon feu de l’âtre qui trônait au milieu de la pièce commune des gardes, elle ne tombait pas malade, mais il fallait faire vite.

On lui avait octroyé de tendre des draps entre sa couche et celle des autres, pour pouvoir se changer et dormir sans crainte, des draps, franchement ! Heureusement que les autres gardes avaient trop peur pour leur tête, et qu’elle ne leur laissait pas une seule occasion de se rincer l’œil, préférait se changer au cuisines que dans cet ersatz de chambre. Seul traitement de faveur auquel elle pouvait prétendre, et elle n’avait jamais osé demander d’avantage, elle avait bien trop peur que cela ne finisse par peser sur Lord Stark, sur son humeur surtout, et qu’il la mette dehors sans autre forme de procès ! Alors elle se taisait et se débrouillait comme elle pouvait, grâce à l’aide des servantes et autres cuisinières, desquelles contre toute attente elle était appréciée, gourmande comme elle était, elle avait lié les premiers contactes en les complimentant sur de nombreux plats. Mais elle rejoignaient leur famille dès le diner servi, et elles avaient autre chose à faire que de lui faire couler un bain chaud, d’autant plus que n’importe qui avait accès au cuisine, elles pouvaient monter la garde pendant les quelques minutes qu’il fallait à la jeune femme pour s’habiller, mais pendant tout un bain, elles l’avaient déjà fait pourtant certains hiver, c’était suicidaire de sortir, elles l’aidaient, mais elles non plus elle ne pouvaient pas leur demander de se sacrifier pour un choix qu’elle avait fait elle-même et en toute connaissance de cause. Quoi qu’il en soit, la vie n’était pas facile, et ça n’était pas les entrainements harassants et la peur de mourir qui pesaient le plus à la jolie blonde, mais bien ça, être entouré d’homme dont elle avait plus peur en dehors du combat que portant une épée. Car oui, elle craignait qu’un jour, on lui rappelle amèrement qu’elle était bel et bien une femme et non un homme comme elle avait tendance à vouloir que les autres le pensent.

Sa mère lui avait toujours dit de fuir la proximité des hommes, de se méfier de leurs ardeurs et de se tenir à l’écart, sagement confinée auprès des gardes ou de ses frères. Elle n’écoutait jamais à l’époque, mais maintenant elle vivait cette crainte au jour le jour et elle comprenait enfin ce que ça mère voulait dire à l’époque, cette atmosphère était pesante, surtout au début, maintenant, elle s’était probablement habituée, ou peut-être était-ce les hommes qui s’étaient habitués à sa présence, qui sait, en tout cas, elle dormait paisiblement malgré les ronflements, et elle était plus tranquille dans tous les actes de la vie quotidienne, de plus elle s’était fait quelques amis précieux et fidèles, qui ne semblaient pas avoir d’autre idée en tête que ce qu’ils voulaient bien dire, l’appréciaient-ils pour sa conversation, son humour ? Rien de moins sûr, pas qu’elle n’en ait pas, mais ça n’était certainement pas sa principale qualité, son courage peut-être, sa détermination. En tout cas elle avait apprit, aussi, à faire confiance à certaines personnes, assez peu tout de même, elle se méfiait de la plupart d’entre eux, mais elle travaillait avec, alors elle faisait bonne figure, elle souriait, même parfois riait de leurs blagues, mêmes si elle n’en comprenait pas la moitié, particulièrement celles concernant les catins du Nord et autres femmes.

D’ailleurs lorsque la conversation glissait un peu trop sur la moiteur des lupanars, elle ne se faisait pas prier pour la quitter et aller se promener dehors, ou chercher une compagnie un peu moins rustre, non seulement elle était ignorante de ses choses, mais en plus elle n’aimait pas ça, elle sentait qu’elle n’était pas la bienvenue au sein de ce genre de discussion, et à vrai dire qu’y aurait-elle fait ? Plaisanter sur les femmes d’ici ou d’ailleurs ? Elle, une Lady qui n’avait rien d’une dame et pas plus d’une prostituée. Ecouter ses mots graveleux avec ses oreilles chastes ? Elle avait déjà ressentit une certaines attirance pour quelques hommes, mais de là à passer à l’acte, et avec qui ? Avec un de ses amis dont elle appréciait l’absence du moindre désir envers elle, ou en tout cas le talent à le cacher, avec un autre en qui elle n’avait aucune confiance et que peu de respect ? Non, elle n’en avait aucune envie finalement, malgré son âge avancé, malgré sa relative liberté, elle n’était pas libre de faire ça avec n’importe qui, la moindre allusion à la chose risquait autant de lui couter sa place que le respect de ses pairs et la fragile tranquillité qu’elle avait enfin acquis. Elle gardait toujours une certaine distance, sans vraiment y prêter attention d’ailleurs, elle était solitaire, elle préférait observer et écouter plutôt que de participer, et malgré tout, elle était Lady Lideuil bien que la plupart l’appelait Bloody Lady, elle était une noble, Dame d’un clan des montagnes, on pouvait se moquer d’elle tant qu’on voulait pour ses choix et son manque de féminité, mais personne n’osait la malmener et quand elle élevait la voix, la plupart des quolibets cessaient. Etait-ce finalement elle ou son rang qui creusait se fossé entre elle et les autres ? Ou son caractère ? Mis à part ses quelques amis, nobles eux aussi pour certains, tous valeureux et respectueux pour la plupart, tous comprenant qu’une femme prenne les armes contrairement à la majorité qui ne se privait pas pour lui faire remarqué qu’elle ferait mieux de faire des enfants et de tenir une maison, qu’elle n’était en rien une femme digne de ce nom si elle s’entêtait à être un homme d’arme, et que par conséquent elle ne méritait pas plus d’égard qu’un autre combattant de la garde, pas plus, certainement, plutôt moins finalement. Mais elle n’écoutait plus les ricanements et les raillerie et à force, ils s’étaient lassé, et elle, elle n’avait pas changé d’avis ni d’objectif, alors évidement on la testait cent fois plus, que se soit ses nerfs ou sa lame, elle devait tout maitriser mieux que quiconque sous peine de perdre la face et d’être la risée de tous à vie, mais ça aussi elle en était capable.

Bizarrement, depuis huit ans qu’elle faisait ça, personne ne s’étonnait de ne pas perdre connaissance à son passage alors qu’elle ne se baignait jamais dans l’écurie. Qu’imaginaient ils donc ? Qu’elle ne transpirait pas comme eux durant les entrainements, que la boue dans laquelle ils évoluaient le plus souvent ne s’accrochait pas à sa peau et à ses cheveux, qu’elle était immunisée contre la crasse ? Si seulement cela avait été vrai ! Elle n’aurait pas eut besoin de courir dans cette satanée forêt, trempée jusqu’aux os et à peine rhabillée dans le froid, la neige, le vent et la boue pour vite rentrer se réchauffer et sécher, enfin, près du foyer si précieux. Ces cheveux s’égouttant dans son dos lui glaçait alors le sang, parfois même ils gelaient avant qu’elle n’ait rejoint le château, personne ne posait plus de question, au début oui, elle n’avait jamais répondu de plus de mot qu’un grognement. Ils devaient le savoir, ils devaient s’en douter, ou peut-être pas, elle s’en fichait, tant qu’on ne le lui reprochait pas, tant qu’on ne lui enlevait pas ce droit. Mais cessons de nous plaindre, heureusement pour elle, les derniers hivers n’avaient pas été très rudes ni très longs, à vrai dire, depuis 209 et le Fléau de Printemps, il n’y avait plus vraiment d’hiver, excepté de légers refroidissements et des pluies bénéfiques mais plus rien de tel depuis de longs mois et cela commençait à être inquiétant, bien qu’au Nord on soit encore loin de la sécheresse, mais pas de la canicule. Mais l’hiver qui avait duré quelques années avant 209 avait été rude, et elle avait du faire avec, c’est à ce moment là qu’elle avait le plus apprécié l’aide précieuse des servantes, car sans elle, elle n’y aurait pas survécu, ou en tout cas pas aussi propre…


Ainsi si elle détestait cet été trop chaud et trop sec, elle l’appréciait néanmoins pour le plaisir de se laver longuement, de nager un peu. Elle ne fut pas d’une grande grâce dans l’eau à ses débuts, elle qui connaissait bien mieux le roc que toute autre chose et qui comme toute bonne native des montagnes se méfiait de l’eau comme de la peste, les torrents fougueux qui déferlaient des montagnes étant extrêmement dangereux, minuscules filets d’eau en été, ils devenaient des fleuves cruels à la fonte des neiges, de véritables malédictions qui emportaient régulièrement des vies dans leur folle course vers l’océan. Elle était restée un peu pantoise devant ce ruban bleu vert, si calme, dont le cours s’écoulait avec douceur et sans la moindre vague, rien à voir avec les cours d’eau bouillonnants et furieux, qu’elle connaissait, blancs de rage et bleu clair comme la glace dont ils étaient faits. Elle avait trempé un pied, délicatement dans l’eau fraiche et agréable pendant ses chaleurs, le contact de l’eau était aussi doux qu’il lui avait semblé, et malgré la légère crainte viscérale de l’inconnu, il avait bien fallut se lancer, elle ne pouvait pas faire autrement et elle détestait sentir plus mauvais que ses compagnons d’arme et finalement elle avait prit goût à ces baignades au crépuscule. Petit à petit, elle avait prit un peu d’aisance dans ce nouvel élément, maintenant, elle plongeait, elle barbotait sans peur et sans peine. Ainsi à la faveur de la chaleur de ce fameux été, elle pouvait vraiment profiter de ses moments de solitude et de volupté, en hiver, elle ne s’immergeait pas, elle cassait la glace pour s’asperger et c’était bien assez. Mais avec la canicule, elle avait apprit à aimer ce contacte de l’eau sur sa peau, ainsi que la sensation de fraicheur quand elle en sortait par ses chaudes nuits d’été. Elle disparaissait donc du château presque chaque soir, juste après le diner, alors que les hommes jouaient aux cartes, elle s’éclipsait discrètement, n’ayant pas vraiment le droit de s’absenter, et ne voulant pas être suivie, et se rendait à sa rivière, non loin de là, un tout petit affluant de la Blanche Dague. Et après une longue journée d’entrainement, ce soit là encore, elle se retrouva sur le petit chemin qui menait à son bain, vêtue d’une chemise de coton blanc et de son pantalon d’entrainement, et avec dans les bras, une chemise identique mais propre et son unique jupe de couleur noire. Lorsqu’elle sortait, elle ne prenait pas son armure de cuir, par contre elle ne se séparait jamais de son épée.

Environs dix minutes plus tard, elle y était et elle s’écarta un peu du chemin pour éviter les mauvaises rencontres. C’était un bel endroit entouré d’arbres et où depuis les premières chaleurs les papillons virevoltaient avec légèreté, où les oiseaux chantaient les louanges du soleil bienfaiteur et si rare dans cette contrée. Elle aimait cet endroit, c’était son petit nid, son petit secret, et elle ne le partageait qu’avec les animaux, les arbres et les Anciens Dieux. Le soleil perçait entre les feuillages faisant scintiller l’eau de mille feux. Elle défit patiemment ses tresses et se brossa les cheveux avant d’enlever ses vêtements et de déposer tout ça près d’un arbre non loin de l’eau. Elle entra alors d’ans l’eau avec sa chemise sale et entreprit de la laver mouillant le tissu, frottant les taches avec ardeur, et lorsqu’elle estima que c’était assez propre, elle sortit de l’eau et l’étendit sur une branche puis elle replongea dans le liquide bienfaiteur, protégé de la sécheresse par la relative fraicheur des sous bois. Le niveau de l’eau avait bien baissé pourtant depuis le début de l’été, mais la petite rivière suivait son cours, et elle avait trouvé l’endroit idéal, loin de tout passage, mais pas trop difficile à atteindre. Ainsi, elle profitait de la fraicheur de l’air et de l’eau avec un plaisir sans partage à la fin de ses longues journées dans la poussière de la lice et la chaleur étouffante des entrainements, enfin libérée de son armure qu’elle aimait quand elle se battait, mais dont elle appréciait de se séparer car elle lui tenait chaud.

Elle avait prit l’habitude d’arracher quelques fleurs blanches dont elle avait remarqué qu’elles moussaient si on les frottait sur le corps avec un peu d’eau, elle se lavait avec ça, et elles lui donnaient un parfum frais, mélange d’herbe fraichement coupé et de chèvrefeuille, évidement c’était loin d’être aussi fort que les parfums dont les dames semblaient s’asperger, mais elle, elle le sentait, et c’était largement suffisant, tout comme le fait de savoir qu’elle était propre, mais elle comptait bien profiter de ces instants d’abandon un peu plus longtemps. Il y avait quelques poissons, mais ils avaient fuient dès qu’elle avait mit un pied dans l’eau, elle nageait donc avec des poissons imaginaires, elle plongeait et restait sous l’eau sans rien faire, jouant seule à qui retiendrait sa respiration le plus longtemps, puis elle remontait à la surface pour reprendre son souffle, elle flottait de longues minutes sur le dos, elle fouillait le fond dans l’espoir de trouver un trésor ou quelque chose de plus précieux encore comme une arme légendaire, ou un objet magique, comme dans les contes de son enfance, comme dans les légendes qu’elle avait entendu du Nord à Port-Réal.

Une biche passa non loin sans se méfier des clapotis de la jeune femme et s’enfuit en bondissant dès qu’elle sentit à qui elle avait affaire. En voyant l’animal fuir ainsi alors qu’elle était désarmée, elle éclata de rire, un rire sonore et clair comme peu de monde l’avait entendu émettre à Winterfell, le rire de son enfance, celui dont le retentissement n’avait d’égale que la franchise, ce rire résonna dans tout le sous bois et Deana ne s’en inquiéta pas car ici, elle avait l’impression d’être seule au monde. Elle était trop bien pour penser à autre chose qu’à l’eau caressant doucement sa peau, glissant le long de ses membres, elle replongea sous l’eau dans un léger plouf et se remit à nager tout en observant ce petit coin de paradis personnel avec un léger sourire.
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Message Dim 31 Juil 2011 - 16:47

Il fallait bien s'occuper... Aussi, ce matin, Beron avait décidé d'initier peu à peu Artys, son nouveau qui lui servait de page, aux arts de la guerre. L'enfant suivait jusqu'ici la plupart du temps ses cours avec mestre Tybald, lui enseignant les us et coutumes des grandes nations de Westeros, ainsi que les couleurs des grandes maisons, et plus particulièrement des terres du Nord et du Val. C'était un Royce après tout, mais qui ne devrait jamais ignorer son sang de Stark. Cet enseignement était nécessaire, certes, mais ne faisait pas tout... Et désormais, à cela s'ajouterait l'apprentissage d'arts plus virils aux côtés de son oncle. Le Sombreloup désirait s'en charger personnellement pour le moment, avant que l'enfant ne rejoigne les entraînements de Barth Snow, le maître d'armes de Winterfell mais également bâtard Stark, bien qu'à l'heure actuelle seul Cerden était au courant en dehors du principal intéressé et du suzerain du Nord.

Beron et l'enfant, tous deux munis d'une épée de bois débutaient donc la rencontre, où les bruits de coups légers se mêlaient aux conseils de l'oncle bienveillant. L'instruction allait commencer doucement, cette première séance n'étant pas prévue pour durer plus d'une trentaine de minutes, voir une petite heure à tout casser. Juste une petite mise en jambe pour tester les capacités d'Artys sans pour chercher à dépasser ses limites encore chétives. Les travaux portant sur la force et l'endurance viendraient plus tard, et finiraient par permettre au jeune garçon de remplir son rôle en tant qu'écuyer, quand il serait capable de soulever les pièces d'armure pour aider Beron à les enfiler.

Finalement, trois quarts d'heure plus tard, la fin de l'exercice fut proclamé. Non pas car le Sombreloup estimait que c'était suffisant, ou parce qu'Artys était épuisé, non. Wyman Longbras, le Maître Piqueux de Winterfell, passa non loin, une petite pomme verte à la main. Encore d'autres étaient dans ses poches pleines à craquer, ça se voyait à la forme. Intrigué sur cette "prise", Beron voyait là une autre occupation à se mettre sous la dent. Aussi, après avoir recommandé à son jeune page d'aller prendre son bain et se changer, le maître des lieux alla s'enquérir auprès de Wyman.
    Holà Wyman ! C'est qu'elle a l'air bonne ta pomme !
Le simplet, mâchant bouche ouverte, fit un semblant de sourire avant d'en saisir un fruit dans une de ses poches et de lui tendre gentiment. Le remerciant, le Stark la saisit et y croqua une bonne bouchée amputant la pomme d'un tiers de sa chair, découvrant un goût suret mais pas désagréable.
    Hum... Bonne, en effet ! Où tu les as trouvées ?
Wyman soudainement parut un peu gêné, et Beron dû insister et l'assurer qu'il n'allait pas être grondé pour que le secret fut divulgué. Encore une légère insistance de plus et quelques minutes plus tard, il quittait tous deux les murs de granit de Winterfell à dos de leur monture...

* * *

Le maître piqueux était parti en promenade afin de prendre l'air, et était par hasard tombé sur des pommiers sauvages. Et bien entendu, le curieux Beron avait voulu voir ça de lui-même, les arbres fruitiers étant plutôt rares dans les environs. Plutôt étonnante comme découverte, en vérité. Il fallait pour les trouver s'écarter des sentiers battus au coeur de la forêt, pas très loin de là où coulait la rivière. Et comme de fait, après quelques minutes à errer un peu - le sens de l'orientation de Wyman, sans être défectueux, n'était pas parfait - la trouvaille fut découverte à nouveau. La plupart des fruits sur les branches basses étaient déjà arrachés, pris par le simple d'esprit lors de sa cargaison dénichée plus tôt. S'appuyant sur le tronc d'un pied et se tirant d'une main sur une branche solide, Beron utilisa sa taille avantageuse pour aller en décrocher une un peu plus haut, et qu'il se cala entre les dents avant d'en prendre deux autres qu'il garderait pour plus tard. L'une d'elle allait rapidement trouver sa place dans l'estomac de Réanne, sa monture qu'il avait préféré à Hurleur - son destrier - pour cette sortie. C'était pour lui qu'il garderait la seconde d'ailleurs, pas de jaloux. Et la cueillette s'arrêta là, déjà, maintenant que le Sombreloup avait vu ce qu'il désirait voir. Il saurait se souvenir de l'endroit et y revenir ultérieurement sans problème. Il demanda à Wyman de garder avec lui ce secret et d'éviter de venir piller encore ces arbres afin que lui aussi puisse en profiter lorsqu'il le désirerait. Le maître piqueux acquiesça, ne craignant de toute façon pas pour ses réserves vu ce qu'il avait déjà emporté.

Les deux hommes repartirent alors, mais durent bientôt s'arrêter à nouveau... Un rire féminin qui se fait entendre, provoquant la curiosité du Sombreloup. Les sourcils froncés, il démonta en demandant à Wyman de garder les chevaux, pendant qu'il allait enquêter seul sur l'origine de ce bruit. De sa ceinture il tira sa longue dague et s'en aida pour tailler un morceau de sa pomme à peine entamée, qu'il vint se déposer dans la bouche et mâcher lentement alors qu'il s'éloignait. Beron ne mit que peu de temps à rejoindre la rivière, source d'après lui du rire entendu, et en avoir confirmation après avoir inspecté l'endroit en le balayant du regard. Une nageuse, une vingtaine de mètres en amont, proche de l'autre rive. S'écartant alors, replongeant brièvement dans la forêt pour resurgir plus haut en tâchant de ne pas se faire entendre jusqu'à ce qu'il eut décidé de faire connaître sa présence...
    Et bien et bien... Voilà un bien étrange poisson ma foi ! J'ignorais qu'il se trouvait des sirènes en mon territoire, me voilà donc parfaitement étonné !
Une voix grave et rocailleuse, un ton légèrement amusé. La Lideuil, en train de barboter. L'apparition de son lord ne pourrait sans doute que la mettre mal à l'aise, ce qui renforçait encore le plaisir que prenait Beron à l'avertir de la sorte qu'elle n'était plus seule.
    Alors ? Les bains de Winterfell ne sont pas à votre goût, lady Lideuil ? Prenez garde tout de même à ne pas attraper mauvaise fluxion, j'espère que vous avez prévu de quoi vous sécher...
Son sourire se trace plus sensiblement, alors qu'il se découpe un nouveau morceau de pomme, de suite happé entre ses dents, un sourcil haussé comme si la situation était tout à fait banale et n'avait donc rien de gênant.
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Message Lun 1 Aoû 2011 - 0:05

Deana n‘entendit pas l’arrivée du nouveau venu, trop occupée à profiter de son bain et trop habituée à entendre des bruits tout autour, des oiseaux qui prenaient leur envole, des bêtes sauvages allant s’abreuver et partant bien vite à la vue de l’humaine. Pourtant la combattante était d’habitude un peu plus sur ses gardes, mais ici, elle se sentait tellement bien et en sécurité, et pourtant elle était désarmée ! Une telle situation de faiblesse aurait dû la mettre sur le qui-vive, elle qui détestait autant être impuissante qu’être battue, elle aurait dû se douter qu’un jour où l’autre elle serait surprise par quelqu’un, un chasseur, un fermier, n’importe qui pouvait passer par là, elle n’était pas dans sa salle de bain, se rendait-elle seulement compte du danger ? Pas vraiment, insouciante dans son unique moment de plaisir pur, elle y avait pensé, et elle s’était dit qu’elle pourrait tuer le malotru si nécessaire, mais ce problème lui semblait tellement lointain qu’elle ne l’avait envisagé qu’en dilettante, comme on pense à la mort dans ses jeunes années d’innocence. Ainsi, sans se soucier du passage, sans se soucier de rien, elle restait là à nager dans sa rivière, entièrement nue, son arme et ses vêtements près d’un arbre sur la berge, à croire qu’elle ne se rendait pas compte que les arbres ne constituaient pas une palissade plus opaque que les murs de l’écurie. Les contradictions des femmes n’ont d’égale que leur propension à se retrouver dans de délicates dispositions.

Et pourtant, un sombre prédateur rôdait dans le coin, un loup, et elle petit chaperon rouge, sans chaperon, pas à l’affut pour un sous se baignait comme si de rien n’était, se donnant encore quelques minutes avant de rentrer...
Elle venait de plonger vers le fond tel un cygne gracieux, dévoilant la courbe de ses fesses hors de l’eau verte dont la lumière du soleil passant à travers les arbres et se reflétant sur la surface empêchait de percer les mystères, et dont la surface ondulante déformait les contours de la silhouette de la nageuse et des autres habitants de la rivière. Et alors qu’elle sortait la tête de l’eau elle l’entendit, le Grand Méchant Loup. Elle reconnu immédiatement cette voix, et ce ton amusé, ça ne pouvait être que lui, son seigneur et maitre, Beron Stark. Moins d’une seconde après elle était sous l’eau, espérant que ce refuge l’empêcherait d’être reconnue. Mais elle avait juste eut le temps d’entendre sa seconde réplique avant et elle sut qu’il savait, et même si cela semblait amuser follement son Lord, elle n’était pas du tout réjouie par ce mauvais tour, mais elle ne savait pas si elle devait s’en vouloir plus à elle de n’avoir pas été plus prudente ou plus à lui de se réjouir de l’avoir surprise et de le lui faire remarquer. Elle resta malgré tout sous l’eau, essayant de faire passer l’embarras pour recouvrer un peu de raison et trouver une solution. Mais la gêne n’avait d’égale que la colère qui s’éveillait en elle, et elle fut bientôt à court de souffle. Ainsi dut-elle sortir la tête de l’eau, et ainsi définitivement révéler ses traits et son identité, prenant garde de laisser ses atouts dans l’eau et de rester dans l’un des rayons qui descendait jusqu’à l’eau.

Des sirènes, je vous en mettrais moi des sirènes et d’étranges poissons, avez-vous déjà vu un poisson aux longs cheveux blonds et à la peau rose ? Elle savait Lord Stark un brin moqueur, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle l’évitait habilement, mais il avait fallut qu’il passa par là, pourquoi lui ! Le pire de tous, ça aurait pu être un bouseux, un chasseur, ou même Barth ou Cerden ! Elle aurait demandé un peu de pudeur, à tous, et elle aurait pu tuer le fermier ou le trappeur qui ne lui aurait pas cédé, elle aurait pu les torturer pour qu’ils lui avouent ce qu’ils avaient vu et les auraient menacés de mort s’ils avaient révélé quoi que se soit. Cerden était trop galant pour lui refuser le respect et le secret, quand à Barth, elle ne savait pas ce qu’il en aurait été, il aurait pu se jouer d’elle, mais il savait que c’était important que les hommes la respectent, il n’aurait rien dit, et au pire elle aurait pu lui proposer un duel ici même dans les bois pour le forcer à se taire, et puis elle n’avait pas les mêmes rapports avec lui, elle le connaissait mieux et avait vécu bien plus de choses avec son maitre d’arme, c’était différent.
Mais Grands Dieux, Beron Stark ! Elle avait dû tomber sur le pire de tous, le seul homme dont elle avait peur et qu’elle devait servir en plus, elle devait lui montrer plus de respect qu’à nul autre quelque soit la situation et celle-là était la dernière dans laquelle elle aurait voulut se trouver face à lui. Lord Stark était pour Deana le symbole de la puissance et de la virilité, elle aimait bien ça, elle adorait ça même, de toute façon elle ne respectait que les hommes qu’elle craignait un minimum, pour une raison ou pour une autre. Mais il était son seigneur, et elle devait se montrer courtoise et forte devant lui, elle était un homme d’arme de la garde de Winterfell, il était hors de question que Sombreloup la voit autrement que comme son homme dévoué et une épée acéré et féroce à son service, ainsi donc devait-elle garder cette image, et ben on n’était pas sortis de l’auberge ! Avec cette découverte de Lord Stark, ça n’allait pas être simple de continuer à se faire passer pour quelqu’un d’insensible de froid, sans peur et sans reproche et surtout sans faiblesse, car il était désormais face à son unique talon d’Achille : la chasteté.

Nan mais je rêve ! Il était toujours là, face à elle, il n’avait même pas eut l’obligeance de se retourner ou même de partir pour lui laisser le loisir de sortir de l’eau et de s’habiller. Cette fois-ci elle était sûre d’être énervée, contre lui. Très gênée, certes, mortifiée, aussi, honteuse de sa bêtise et se son manque de prudence, sans compter qu’elle s’attendait à se voir passer un savon pour son absence du coup, mais elle était avant tout indignée par l’attitude don son Lord. Oh et puis merde ! Savon pour savon, autant y aller franchement.

« Retournez vous ! »

Hurla-t-elle avant d’ajouter :

« Lord Stark… »

Sur un ton un peu moins assuré. Elle venait de se rendre compte que malgré la désinvolture et le manque totale de respecte de Beron, ça n’était pas des façons de s’adresser à son suzerain. C’était peut-être la seule situation dans laquelle elle perdait quelque peu es moyens et donc la retenue, déjà réduite, dont elle pouvait faire preuve. S’il avait vu ne serait-ce qu’une toute petite parcelle de sa peau en dessous du cou, elle ne pourrait jamais s’en remettre, déjà que d’avoir été ainsi prise en flagrant délit que ravissement aquatique dans son bain qui n’avait rien d’officiel était une insupportable infamie à ses yeux, là c’était plus qu’elle ne pouvait en souffrir, le déshonneur serait trop grand. Elle se demanda si elle devait l’en prier, se serait certainement plus poli, mais elle voulait garder quelques cartes en mains, et elle n’avait aucune envie d’avoir à le supplier, mais peut-être devrait elle s’y résoudre.
Le Petit Chaperon Rouge était dans de beaux draps et la seule chose qui était rouge actuellement c’était ses joues. Le loup semblait avoir jeté son dévolu sur sa chaire fraiche et se délecter de son désarroi, et elle n’avait aucune envie qu’un chasseur vienne se mêler à l’affaire. Elle risquait fort de perdre sa galette, à moins qu’il ne s’agisse finalement d’une tarte aux pommes dans cette histoire…
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Message Mar 2 Aoû 2011 - 21:20

Beron manque de laisser échapper un éclat de rire lorsqu'il constata de la réaction de la jeune femme. Sa plongée immédiate dans les eaux de la rivière, comme si cela pouvait effacer sa présence, avait pour lui quelque chose de particulièrement cocasse. Mais ce ne fut qu'un sourire et un léger ricanement qu'il offrit au final, tout en mâchant son morceau de pomme. Le lord Stark patienta alors sagement qu'elle daigne remonter à la surface, sans bouger d'une pouce de sa position, toujours accroupi qu'il était. Particulièrement gênée sans le moindre doute, viendrait-elle respirer d'elle-même ou faudrait-il que le Sombreloup aille la sauver de la noyade tant elle hésiterait à se montrer à nouveau ? Une question importante à se poser, et si c'était à choisir, il préférait pour le moment ne pas se mouiller, c'est qu'il n'avait pas prévu de vêtements de rechange pour cela... Ce serait gênant de devoir retourner à Winterfell trempé et surtout d'expliquer pourquoi il l'était. Plus pour elle que pour lui, certainement...

Mais il n'eut pas à en arriver là. Ressortant la tête de l'eau pour montrer ses joues rosies par la honte ou le manque d'oxygène, la jeune femme ne manqua pas de marquer son désappointement face à la situation dans laquelle elle se retrouvait malgré elle. Serait-ce même de l'énervement qu'il voyait là, dans ces sourcils froncés ? Ah ça pour sûr, l'arrivée de Beron ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout, clairement aucun doute à se faire sur la question ! Lui par contre était plutôt heureux d'avoir cédé à sa curiosité en venir voir quelle était la source de ce rire qu'il avait entendu, pour des raisons assez évidentes... Plus que se rincer l'oeil, cette scène lui faisait surtout une parfaite distraction ! S'il s'était attendu à ça en suivant Wyman pour une cueillette aux pommes improvisée... Puis, surprenant, cet ordre qu'elle lui donnait soudainement. Surpris mais il ne s'en sentait pas pour autant offensé, après tout il l'avait cherché. Compte tenu des circonstances, il n'allait pas lui en tenir rigueur, d'autant qu'à la manière dont elle cita son titre ensuite, il était évident qu'elle ne voulait pas mal faire mais juste protéger sa pudeur déjà quelque peu piétinée.
    Que je me retourne ? J'avoue que j'ai du mal à voir pourquoi... Qu'est-ce que vous pourriez me cacher que je n'aie déjà pu voir, lady Lideuil ? Aaah... Allons bon...
Comme on pouvait s'y attendre de lui, le seigneur de Winterfell n'avait pas hésité à en rajouter une petite couche supplémentaire. Pourtant son regard ne s'était pas fait vicieux, et il était la plupart du temps resté à fixer le seul visage de la jeune blonde provenant des clans de montagne. Mais entre le moment où il l'avait aperçu plus tôt et où elle se trouvait en train de plonger et celui où il s'était signalé, il n'était pas faux de dire qu'elle n'avait plus grand chose à lui cacher... Pauvre d'elle !

Enfin, il allait tout de même lui accorder le répit qu'elle demandait, encore que pas tout à fait selon les termes réclamés. Après un petit soupir manière de dire "à quoi bon ?", il porte son poids sur son pied droit et pivote pour s'adosser à l'arbre au côté duquel il se trouve, se montrant alors de profil alors que sa jambe gauche s'étend. Le Sombreloup n'avait visiblement pas décidé de lui accorder le fait de se retourner complètement, estimant que cela suffirait amplement ! Regardant droit devant lui - pour le moment - Beron se découpa un nouveau morceau de pomme, d'un air tout à fait imperturbable. L'homme lui offrait donc le loisir de sortir de la rivière sans être épiée, par contre il n'allait pas se priver de faire la conversation.
    C'est marrant tout de même de se rendre compte à quel point parfois on ne connaît pas assez les gens ! Ça fait combien de temps que vous êtes dans ma garde dites moi ? Un bon moment déjà, non ? Ça doit faire quoi... cinq, six ans ? Quelque chose comme ça, je pense. Et malgré tout ce temps passé ensemble, nous avons tellement peu eu l'occasion de discuter que je venais jusqu'à en ignorer vos coutumes sanitaires vous dictant de venir vous rincer dans la rivière... Moi qui pensait qu'une femme, même de votre acabit, apprécierait plutôt un bon bain chaud, il faut croire qu'il vaut parfois mieux ne pas tirer de conclusion hâtive et en faire des généralités, n'est-ce pas ?
Et hop, un nouveau morceau de pomme qui est enfourné, tandis que le fruit est lui-même désormais planté sur sa lame afin de lui libérer une main, qui vient alors passer dans sa chevelure pour la rabattre vers l'arrière avant de venir lisser son bouc. En vérité, il se posait de réelles questions quant à la présence de la femme d'armes ici. Juste un caprice que de venir barboter dans la rivière alors que la température ambiante le permettait pour une fois, en ces temps de canicule ? Ou bien cela cachait-il quelque chose de plus profond, comme le fait de ne pas oser réclamer de prendre son bain dans l'intimité ? En fait, il aurait dû se poser la question bien plus tôt, c'est vrai, la pauvre ne devait clairement pas désirer se montrer nue devant l'ensemble de la garde de Winterfell... D'autant plus lorsque la seule présence de Beron la gênait.
    Que j'y pense, vous... oh, baste, je vais te tutoyer désormais, après ce qui vient de se passer nous sommes intimes non ? Donc, je disais... Si d'aventure tu désirais passer à de plus saines habitudes... n'as-tu jamais pensé à te baigner aux étuves avec les servantes ? C'est peut-être ce que tu fais déjà, j'avoue ne pas m'être renseigné sur la question... Enfin, au cas où, c'est comme tu le souhaites...
Le Sombreloup en terminant sa phrase tourna la tête en direction de Deana afin de voir ce qu'elle en pensait, sans se soucier qu'elle ait terminé de se rhabiller ou non. D'une certaine goujaterie, certes. Mais bon, cet homme, comme à son habitude, n'en faisait jamais qu'à sa tête de toute façon...
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Message Ven 12 Aoû 2011 - 23:16

Deana n’étant pas encore un poisson malgré tous ses efforts pour le devenir et le fait qu’elle pensa très fort qu’elle aurait alors préféré l’être quitte à finir dans l’assiette de Beron Stark, donc oui, elle dut remonter à la surface pour éviter la noyade. Et franchement avouons le, si Lord Stark était venu à son secours, certes ça aurait été très chevaleresque de sa part, mais la blonde se serait débattue comme un beau Diable, hors de question qu’on la sorte de l’eau tout nue ! Et encore pire de revenir au château avec un Lord trempé criant sur les toits qu’il venait de sauver Lady Lideuil d’une mort certaine, car là, c’est sûr elle serait morte de honte, sur le champ. Quand à sa réaction, elle était idiote, c’était un fait, et infantile en plus de ça, mais c’était une situation tellement délicate qu’elle ne savait pas comment réagir, ainsi pouvait-elle bien faire l’autruche pendant quelques dizaines de secondes. Si elle avait su ce qu’il avait déjà vu, elle aurait surement eut envie de le tuer, bien que ça soit totalement impossible, trop risqué, et puis… trop risqué, il pouvait la battre cet idiot, se serait ballot de se jeter dessus en tenue d’Eve avec son épée et de mourir ainsi par sa main… très mauvaise idée !

Ainsi, l’innocente petite tueuse qui pensait en tout bien tout honneur qu’il venait d’arriver et qu’il ne se serait pas permis de se rincer l’œil, bien qu’elle commençait à en douter vue son attitude, prit sa réponse pour une plaisanterie douteuse concernant ses conquêtes, peu importait qu’il ait vu des tas de femmes avant, elle avait sa fierté ! Cela dit elle était contente qu’il ne semble pas lui en vouloir pour le ton qu’elle venait d’employer ce qui avait été l’espace d’un instant sa plus grande crainte, plus grande encore qu’il l’ait vu nue, mais seulement un instant, car maintenant qu’il s’était retournée et qu’elle sortait de la rivière, le doute commençait à s’immiscer en elle. Et s’il était là depuis plus de temps que prévu ? Si elle ne l’avait pas entendu arriver, comme tel semblait être le cas d’ailleurs puisque seule sa voix l’avait fait remarqué sa présence. Avait-il donc vu quelque chose ? Qu’avait-il vu ? De quoi parlait-il ? Elle était paniquée, toujours dans l’eau et incapable d’en sortir malgré le fait qu’il n’était plus face à elle, elle ne le quittait pas des yeux, regardant son dos avec un désarroi non dissimulé. Troublée et désemparée, elle oublia de nager et but la tasse puis se remit à la surface à grand renfort de ploufs sonores avant de tousser un bon coup. Voila maintenant qu’elle était énervée, plus à cause de sa propre bêtise que de Lord Stark d’ailleurs.

Elle avait faillit demander plus de détails sur ce qu’il avait voulut dire, mais elle se rendit compte avant d’ouvrir la bouche que s’il lui donnait tout autre réponse que ce qu’elle voulait entendre elle serait mortifiée et se noierait pour de bon, ainsi préféra-t-elle ne rien demande pour ne pas obtenir une réponse qui pourrait l’obliger à quitter Winterfell. Machinalement elle corrigea :
« Bientôt hui ans… » Oh elle aurait pu se vexer qu’il ne se souvienne pas du jour de son arrivée, mais elle avait bien d’autres choses en tête à ce moment là, après tout elle s’habillait à moins de deux mètres de son Lord et il était susceptible d’avoir vu plus qu’elle ne voudrait en montrer à quiconque.

Elle nagea jusqu’à la rive où le seigneur était posé contre l’arbre non loin de celui au pied duquel elle avait posé ses affaires. Dès qu’il bougeait elle s’arrêtait prête à se cacher à nouveau sous l’eau – toujours pas bien consciente que c’était ridicule et que ça ne servait à rien car, malgré toutes ses prières, elle n’était toujours pas un poisson – Elle lui jetait des coups d’œil inquiets, mais finit, enfin, par sortir de l’eau alors que son suzerain lui faisait la conversation. Très bien, elle saurait sur le champ s’il osait la regarder grâce au son de sa voix, par contre, répondre, c’était compliqué, elle était tellement mal à l’aise qu’elle sentait les larmes lui monter au nez, et pourtant les Dieux m’en sont témoins, pleurer n’était pas dans ses habitudes, en tout cas elle ne versait jamais une larme sous le coup de la douleur, la morsure de l’acier ne la faisait même pas crier, mais ça, c’était différent, se dire qu’il avait peut-être vu plus que son visage était comme un viole dont elle était la seule responsable et duquel elle ne pourrait jamais se venger. Sauf peut-être si… Hum… Non, Deana, on a dit pas tuer le suzerain du Nord, d’autant que tu as toutes les chances d’y rester pendant le combat et autant après. Idiote ! Idiote ! Idiote ! Se répétait-elle alors qu’elle enfilait une chemise propre de coton fin blanc un peu bouffante qui sans qu’elle le veuille mettait sa jeune poitrine en valeur. Evidement avec l’armure cela changeait d’effet, mais là, on aurait presque dit une femme, même si pour le moment, il lui manquait toujours le bas…

« Vous dites vrai Lord Stark, il ne faut pas se fier à certaines apparences. » Si elle avait été dans son état normal, elle aurait pu ajouter « surtout venant d’une femme d’un clan des montagnes. » En effet c’était de notoriété publique qu’elle n’était pas des Lady des plus à cheval sur l’étiquette et sur le confort, la rudesse de leur régions y obligeait d’ailleurs quelque peut et apprenait l’humilité aux plus riches des seigneurs, même si en l’occurrence les fiefs en question étaient loin d’être les plus aisés du Nord ou même des Sept Couronnes.


Intimes ? Comment ça intime ! Absolument tout sauf intime ! Ne voyez-vous donc pas l’affront dont je suis victime ?! De toute façon ce qui était fait été fait, et elle se fichait pas mal qu’on la tutoie, surtout qu’elle voyait mal comment elle pourrait le refuser à son seigneur après ça et même avant d’ailleurs. Elle était de dos et ramassait sa robe lorsqu’il se retourna, ainsi ne remarqua-t-elle rien. Elle se redressa finalement avant d’enfiler la robe noire qu’elle détestait porter mais qui lui servait de chemise de nuit, de sortie de bain, bref tout ce qu’un pantalon destiné au combat ne peut pas faire.

« Les étuves ? »

Comment avait-elle pu passer à côté de ça ? Ah oui ! Tout simplement parce que les servantes ne lui avait jamais suggéré et qu’elle ignorait qu’elles avaient des bains rien que pour elles, comme qui si son Lord ne pensait pas à son confort, elle ne pensait pas plus à celui des autres femmes et les pauvres ne lui en avait jamais parlé car elles ignoraient si le maitre des lieux serait d’accord pour qu’un homme en arme se baigne avec les servantes et si elle-même le voudrait, une Lady Lideuil n’avait-elle pas droit à plus d’égards ? Mais elle devait bien se rendre à l’évidence, Beron Stark n’était pas si méchant qu’elle l’aurait cru, taquin certes, c’est le moins qu’on puisse dire, mais ne venait-il pas de dire qu’elle était libre de prendre son bain où bon lui semblait ?

« J’aime bien la rivière avec cette chaleur… »

Son épée était là, par terre, et elle était presque habillée, et il était de dos, elle avait peut-être une chance… Mais pouvait-elle seulement attaquer cet homme qu’elle respectait et dont elle avait appris à apprécier la compagnie toute lointaine soit elle, jetant le déshonneur sur sa maison et le deuil sur la maison Stark ? Elle sut à l’instant où elle s’accroupit et tendit la main pour se saisir de l’arme qu’elle ne pourrait rien faire contre lui et elle serra les dents pour retenir ses larmes avant de prendre la lame et de la serrer entre ses doigts entaillant sa chaire. La douleur de sa main entaillée, aidant, elle reprit son regard froid et dur et s’approcha de son seigneur, l’épée de nouveau fourrée dans sa garde. Elle regardait à présent sa rivière avec une pointe de nostalgie, peut-être était-ce la dernière fois qu’elle venait ici, maintenant que son paradis avait été découvert, elle ne se sentirait jamais plus en sécurité. Quand à ses cheveux qui s’égouttaient le long de son dos rendant son chemiser totalement transparent, elle n’en avait que faire, de toute façon il fallait croire qu’elle n’était pas à ça près.

« Vous pensiez que je me lavais où ? Il est évident pourtant que je ne pas partager mon bain avec les hommes, déjà que je n’aime pas trop dormir dans le même dortoir qu’eux… »

Elle se tourna se tourna vers lui avec un léger sourire mal assuré, elle n’était pas encore certaine de ce qu’elle ressentait, mis à part ce frisson de honte, autant celle d’avoir été vue dans l’eau que celle d’avoir voulut le tuer et celle de n’avoir pas pu lever la main sur lui. Elle ne savait pas où elle en était et cela se ressentait très certainement dans sa voix, elle n’avait pas l’habitude de douter à ce point, mais elle essayait de faire bonne figure malgré tout.

« Mais en hiver effectivement les bains me paraissent plus appropriés, je vous remercie de m’y autoriser, à vrai dire je n’y avais jamais pensé ! Huit ans à Winterfell et je n’apprends que maintenant que les servantes ont des étuves rien que pour elles. Comme quoi on croit connaître un endroit, quelqu’un... »

Sa voix se cassa lorsqu’elle dit ce dernier mot, puis elle baissa la tête avant de marmonner.

« J’ai choisi cette vie, je ne peux pas me plaindre de ses inconvénients… »

Elle soupira et demanda en le regardant dans les yeux, avec de grands yeux, implorants et mouillants :

« Vous ne direz rien à personne hein… ? »
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Message Mer 24 Aoû 2011 - 9:05

Le ton ne fut pas des plus engageant lorsqu'elle le reprit sur la durée de son attachement au service de la garde de Winterfell. Huit ans déjà... Certes, Beron se souvenait que lady Lideuil avait fait partie déjà de la garde qui l'avait accompagné à Port Real lors du tournoi qui avait été l'occasion d'un deuil pour eux, en la personne du précédent maître d'armes au service des Stark. Huit années... Si elle le disait, le Sombreloup la croyait sur parole. Ce n'était pas comme s'il était réputé pour avoir une remarquable mémoire concernant les dates et les durées, ce n'était pas d'une importance capitale pour lui. De même, il n'accordait que peu d'importance à l'enrôlement précis de tous ses gardes ou serviteurs à son service. Beron savait déjà qui était là avant le décès de son père et qui l'avait rejoint ensuite, et c'était déjà pas mal du tout à son goût. Enfin, il ne vit en tout cas pas là de raison de commenter. Une légère brise se lève, faisant se frotter les feuilles des arbres au dessus de leur tête alors que Deana rejoint la rive pour se rhabiller.

Finalement, Beron trouva la jeune femme un peu lente alors qu'elle s'était montrée plutôt gênée de se faire trouver en pareille tenue. En effet, il aurait pensé qu'elle s'évertuerait plutôt à se presser, à s'habiller en toute hâte. Pas assez rapide que pour ne pas excéder la patience du lord Stark en tout cas, ce dernier se retournant avant que la blonde des montagnes n'ait eu le temps de se couvrir totalement. La voyant de dos, à ramasser sa robe qu'elle était, il se permit de jeter un dernier coup d'oeil furtif sur la mignonne silhouette de la femme d'armes. Un corps ferme, ça se voyait sans même avoir à toucher. Ce n'est pas tant l'observation d'un pervers, non... Juste d'un âme, et qui répond donc à des instincts d'homme, tout simplement. Surtout pour celui qui comme lui ne prête pas grande attention à la pudeur d'autrui. Et puis, la robe sombre retombe sur cette peau humide qu'il n'aura sans doute plus l'occasion de voir avant longtemps si non jamais.

Pendant qu'elle l'informait aimer se baigner dans la rivière par ces températures caniculaires, lui était plutôt porté sur sa pomme qu'il se remit à déguster. Son attention ainsi dirigée ailleurs, il ne la vit pas se blesser en saisissant sa lame de son épée à main nue. Ce dont il put donc s'interroger ensuite d'un haussement de sourcils surpris lorsqu'il remarque le sang quelques instants plus tard, quand il tourne la tête vers elle derechef. Une maladresse, un rocher coupant dans la rivière ? Difficile à dire, ne pouvait juger à l'apparence de la plaie, n'ayant que l’égouttement du sang sur la main de la jeune femme pour témoin. Mais il ne pose pas de question pour le moment... Il ne manque par contre pas de riposter à sa question lorsqu'elle s'approche, chemise collée à sa peau par l'humidité. Dans son interrogation, il perçoit un certain agacement...
    Et bien... Penses-tu vraiment que je m'en faisais une idée, de l'endroit où tu peux bien te baigner ? Le seigneur de Winterfell a d'autres choses à penser, d'autres questions à se poser que la manière dont lady Lideuil pouvait bien s'acquitter de sa toilette ! Maintenant que j'en suis informé, je confirme ma proposition : baigne toi où il te plaira ! Tu devrais en demander plus à ce sujet au mestre Tybald qui te renseignera, j'avoue ne pas connaître l'heure du bain des servantes du château...
Et c'était vrai ! Comme quoi, pas si pervers que ça pour ne s'être jamais renseigné sur le sujet histoire d'aller y taper un oeil... Quoi qu'un jour, durant l'adolescence, Snow et lui avaient bien tenté de rôder autour des études du personnel féminin, mais ça n'avait rien donné de concluant autre qu'une bosse sur le crâne lorsque feu lord Cregan avait appris les manigances des deux garçons. Soit, vieille histoire...

La blonde blessée se fait ensuite implorante. Le ton et l'attitude dans sa demande. C'était certain, elle ne désirait vraiment pas que sa mésaventure s'apprenne. Sinon, elle n'aurait pas été jusqu'à faire ce regard, celui que seuls les femmes et les enfants pouvaient si bien réaliser. Certains animaux aussi, mais là, ça dépassait les sentiments de Beron qui n'avait jamais réussi à s'apitoyer sur un animal de compagnie, bien qu'il ne soit pas non plus du genre à les maltraiter ou quoi que ce soit. Juste qu'entre un humain et une bestiole, y avait une différence et lui savait garder cela en tête. Mais c'est là s'éloigner du sujet...
S'il acceptait de garder cette histoire pour lui, de ne le dire à personne... Rha, ça aurait tout de même fait une bonne histoire à raconter à ses frères, une anecdote à exposer à Tybald... Bon... À son tour le lord Stark soupire, un peu déçu de ne pas pouvoir conter cette histoire mais admettant que ce serait plutôt conflictuel si cela s'ébruitait par trop.
    Rien... à personne. Juré !
L'homme essuie sa dague sur le pantalon, au niveau de la cuisse, puis range sa lame dans son fourreau. Il ne va plus s'embêter à couper des morceaux de pomme mais carrément y croquer pour ce qui sera sa dernière bouchée. Après quoi le trognon est jeté négligemment par dessus son épaule, atterrissant dans l'eau d'un "plouf" sonore.
    Quand même... je me demande... Pourquoi ce choix de vie, lady Lideuil ? Je veux dire... en qualité de fille de noblesse, tu n'aurais même pas à te tracasser de cela... Chambre et bain personnel auraient été possible pour une invitée de marque... Mais toi, non. Tu portes l'épée et t'engages parmi les hommes d'armes de Winterfell... Je ne dis pas qu'une femme n'a pas droit de se choisir comme vocation de se battre, mais... Je vois cela plutôt réservé aux "aurochs sur pattes", tu vois ? Pas à une jeune femme bien faite comme tu l'es... Ta vie aurait pu être sous bien des aspects bien plus simple si tu avais préféré la robe à l'armure...
Plus une constatation qu'un jugement, n'ayant pas un avis si tranché que celui de Barth sur les femmes combattantes. Deana n'était pas la première femme qu'il rencontrait à correspondre à cette description de la femme agréable à regarder mais qui préfère la poussière des cours d'entraînement plutôt que le luxe de la cour d'un château. Il repense à l'une d'elles en particulier, lui ayant tapé dans l'oeil il y a de cela quelques temps déjà... Peut-être que s'il parvenait à comprendre les choix de la blonde des montagnes aurait-il alors ensuite plus de facilité à "pénétrer" l'esprit de cette autre demoiselle à qui il pensait ? Ça valait le coup d'être tenté et que la question soit posée...

Spoiler:
 
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Message Ven 16 Sep 2011 - 14:14

Sur la remarque de son maitre concernant ses occupations autrement plus importantes que de savoir à Lady Lideuil se baignait, la jeune femme répondit d’un hochement de tête, sans pour autant vouloir s’excuser du ton employé, elle savait parfaitement qu’il avait raison et qu’elle n’avait pas à se plaindre, d’autant plus, encore une fois, que c’était son choix et pas celui de Béron que de prendre les armes. Elle espérait qu’il ne prendrait pas ça mal et le mettrait sur le compte de la mauvaise humeur apparue en même temps que la honte d’avoir été découverte. Lorsqu’elle repensait à ce qu’il avait pu voir, elle avait des hauts le cœur, mais elle essayait tant bien que mal de tourner cette page. Mais cela ne l’empêcha pas de pousser un ouf de soulagement lorsque Lord Stark lui promis de ne rien dire, elle pensait pouvoir croire en sa parole comme on pouvait se fier à la sienne, et elle n’imaginait pas une seconde que se soit une histoire amusante à raconter autour du feu avec ces frères et ses amis, lorsqu’elle avait demandé ça, elle s’imaginait plutôt qu’il puisse faire une remarque détachée sur ce qui s’était produit, mais raconter une telle honte en riant, quelle idée saugrenue, à mille lieux de ce que Deana comprenait des hommes, à savoir pas grand-chose, car si elle en avait un peu l’allure avec son armure et son épée, elle n’en avait en rien la mentalité, si ce n’est une certaine hostilité à tout ceux qui pouvaient lui manquer de respect ou encore à l’égard des ennemis, l’absence de peur, mais quand à comprendre les relations que pouvaient avoir les hommes avec les femmes, leurs corps ou les regards qu’ils posaient dessus, ça, elle était vraiment loin de se douter ce que ça pouvait leur faire. Elle aurait pourtant pu, le léger malaise qu’elle avait ressentit en se saisissant de sa lame, le fait que quand elle pose les yeux sur Béron elle ne soit plus du tout la Bloody Lady qu’il avait engagé, elle aurait pu faire le parallèle, mais elle-même ne comprenait rien à ce sentiment naissant, alors à quoi bon, ça aussi, ça devait disparaitre de son esprit au plus vite…

La conversation finit par se diriger vers le fin mot du problème, le choix de Deana, et elle hocha la tête en acquiesçant, elle savait parfaitement qu’elle n’aurait pas à se soucier de ses petites problèmes du quotidien si elle était mariée ou en passe de l’être, mais tous les souvenirs douloureux des disputes avec son père et de sa fuit revenait et elle eut du mal à faire le tri, à se reprendre pour répondre, ainsi mit-elle quelques instants avant de dire sur un ton doux emprunt de timidité.

« Certainement bien plus simple, mais cela ne me serait pas allé. Je voulais me battre. Depuis que je suis toute petite je ne pense qu’à une seule chose, tenir une épée et me tenir aux côtés de mon père sur le champ de bataille, défendre le Nord contre les dangers par delà le Mur et les sudistes, si un jour la paix du roi venait à être ébranlée. »

Pour le coup, elle aurait bien tué du sudiste même sans que le royaume soit en danger, mais elle ne pouvait pas se permettre de le dire. Pour elle, le Nord était toujours un royaume indépendant et libre, et elle état bien trop fière pour se rendre compte de la réalité. Le Nord était bel et bien une partie du royaume des sept couronnes, conquis par les Dragons, elle les aurait bien tranché en deux ceux là aussi. Si elle acceptait très bien la suzeraineté des Stark, le fait d’être rattaché au sud ne lui plaisait pas beaucoup. Mais si elle devait fidélité aux Stark, elle devait aussi fidélité au roi, ainsi gardait-elle tout ça pour elle, au plus profond de son cœur, mais n’en disait rien à personne. NORD INDEPENDANT ! Mouais, ça sonnait bien, mais elle risquait de se faire couper la tête pour moins que ça, et puis se soulever seule contre tous, impossible, et à quoi bon ?

« Et… je… Je ne voulais pas que mon père me choisisse un époux que je n’étais pas certaine d’arriver à aimer, et qui peut-être ne m’aurait pas aimée non plus. Je… »

Non la suite était bien trop bizarre pour le lui dire, elle avait peur, peur des hommes et peur de se retrouver parmi les femmes qui devaient leur obéir, bien plus peur de ça que de mourir et de tuer, bien trop peur de la nuit de noce.

C’est alors qu’elle comprit enfin la fin de la phrase de Béron… Il avait dit « bien faite » ?! Elle sentit son cœur s’accélérer au point presque de défaillir, et devint rouge comme une tomate du Bief. Contente que Lord Stark ne se range pas aux côtés de l’avis de Barth Snow, cet idiot misogyne qui pensait que les femmes n’avaient ni la force ni l’âme d’un combattant, il apprendrait un de ses jours à ses dépends que ça n’était pas le cas de toutes. Mais La Lideuil était troublée par l’avis de son seigneur sur elle, elle ignorait si elle avait envie d’en savoir plus là-dessus, elle était bien trop gênée à vrai dire. Elle n’avait jamais pensé être jolie, elle ne s’en souciait pas vraiment, mais surtout, elle faisait tout pour que personne ne le voit, mais lui il l’avait vu… preuve qu’il n’était pas un homme comme les autres ? Peut-être plutôt au contraire preuve qu’il était un homme avant tout, mais elle ne le voyait pas comme ça, elle trouvait ça gênant, certes, mais le compliment lui allait droit au cœur, et elle se disait qu’elle avait eut raison de ne pas lever son arme sur lui, et que… et que peut-être… non impossible, il ne voudrait jamais d’une fille des montagnes, et encore moins d’un homme d’arme, et puis, ça n’était pas parce qu’il la trouvait bien faite qu’il la trouvait à son goût si ? C’était juste une remarque, un avis détaché, il… A moins que… Elle ne savait plus où se mettre, plus à quoi s’en tenir vis-à-vis de lui, et alors qu’ils marchaient, elle ne savait même plus où ils se dirigeaient. Elle regardait ses pieds avancer, dépasser de la longue robe et y disparaître à chaque pas, tant et si bien que, ses yeux se brouillant, elle finit par ne plus voir où elle les posait, et perdit l’équilibre, Lady Lideuil, si douée avec une arme et si gauche avec une robe… Elle tomba et sa tête frappa contre une racine, la blessant légèrement au front et la faisant perdre connaissance quelques secondes…
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