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Sir Corbac ▩ Majesté des fous

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Sir Corbac
Agent

Général
Bouffon de la maison Vyrwel
YOUR SILENCE WILL NOT PROCTECT YOU

♦ Missives : 25
♦ Missives Aventure : 3
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 04/10/1987
♦ Arrivée à Westeros : 15/09/2013
♦ Célébrité : Johnny Depp
♦ Copyright : Me.
♦ Doublons : Tybolt Lannister
♦ Mariage : ~
♦ Liens Utiles : ~
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
22/500  (22/500)


Message Dim 15 Sep 2013 - 21:49

● Nom : Corbac, tel est le nom que lui a un jour offert le seigneur de Noirvallon.
● Prénom : Sir. Loin d'imaginer le titre fantasque, plutôt que le prénom, Corbac a appris à toujours le placer devant son nom.
● Sexe : Plutôt masculin. Enfin, certainement masculin.
● Âge : Entre 20 et 24 ans selon les estimations du seigneur son maître. Sir Corbac ne saurait le confirmer. Il lui semble que sa naissance remonte à des temps immémoriaux.
● Origine :  Inconnu. Lui-même ne le sait pas vraiment. Ses traits semblent indiquer à certains regards des racines plongeant au-delà du Détroit et du royaume quand d'autres lui trouvent des airs de nordiens voir de fer-nés.
● Métier :  Agent, même si avant toute chose, il est le bouffon attitré et inconditionnel de la maison Vyrwel.

● Pseudo :  Jazz, StevO
● Âge :  25 ans
● Vous concernant : Je confirme que l'auteur de cette fiche relève bien de ma propre personne.
● Avatar : Johnny Depp
● Connaissez-vous le Roman ?  Oui, quasi intégralement.

● Lady Coeurdepierre ? Oui, avec grand plaisir.
● Comment avez-vous connu le forum ? J'y ai déjà un compte, ma première moitié schyzo a présenté à ma seconde moitié cette possibilité de DC, validée par le plus grand des schyzo, Maron.
● Comment le trouvez-vous ? Il n'y a pas de qualificatifs assez forts pour décrire ce qui dépasse la perfection  
● De quelconques suggestions ? Aucune.

Informations Descriptives

Un véritable corbeau se moque de la noirceur ; fort heureusement pour notre affaire, Corbac n'était pas un corbeau à proprement parler. Il ne possédait ni ailes ni bec ni serres. Ce qui, vous en conviendrez, l'expulsait définitivement du règne animal. Quoi qu'à cela, certains auraient sans doute trouvé à redire. Reste qu'à l'instar d'une bonne partie des êtres humains, Corbac possédait de longues mèches de cheveux noirs comme l'aile d'un corbeau. De longs et beaux cheveux crasseux qui encadraient un visage ferme, pour certains même dur, tant les expressions s'y faisaient rares. Et que dire de cette poudre blanche étalée sur ce visage comme une seconde peau, et de cette autre poudre noire saupoudrée par dessus pour dessiner deux lignes vaguement parallèles sur chaque profil ? Rien si ce n'est qu'un bouffon a semble-t-il à coeur d'utiliser les masques de son choix. Quand bien même ceux-ci se confondraient avec son véritable visage. Un véritable visage que Corbac ne laisserait sans doute jamais paraître.

De ses yeux, on ne retient le plus souvent que leur couleur : un brun foncé des plus communs. Il n'est pourtant pas rare qu'ils s'animent d'une flamme pour le moins singulière, signe d'une profonde activité intellectuelle malgré les apparences et les a priori. Alors que leur froideur saurait aisément rivaliser avec l'air tranchant du Nord quand il est question d'observer.

Haut d'un peu moins d'un mètre quatre-vingts pour un poids avoisinant les soixante-cinq kilos, Corbac arbore une drôle d'allure, droite sans être fière, forte sans être robuste. Sa musculature est celle qui sied à tous les hommes de spectacle, taillée pour l'agilité et l'aisance des mouvements, clairement pas pour l'effort et la guerre. Agile et habile de son corps, Corbac l'est assurément. En témoigne ses innombrables acrobaties qui semblent, parfois, ne former qu'un seul et même mode de déplacement. S'il fallait d'ailleurs évoquer sa manière de marcher, il faudrait sans doute remettre en question le mot avant de détailler ces déplacements décousus, par moment félins, par d'autres bringuebalants, jamais mécaniques, toujours dépareillés.

Dépareillés, ses vêtements le sont eux aussi. Corbac ne s'est jamais soucié d'apprendre les alliances de couleurs ni même de les comprendre. Les vêtements ne servent qu'à une seule chose selon lui : cacher ce qui peut l'être. Dès lors, il n'est pas si surprenant de le découvrir décoré de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel un jour, pour n'être vêtu que de braies noires le lendemain. A cela, doit-on ajouter une ribambelle d'accessoires tous plus étranges les uns que les autres : des colliers de coquillages, des bandeaux cousus main de toutes les couleurs et parfois même de tous les tissus ou encore des chapeaux rapiécés couronnés d'animaux morts. La folie vestimentaire de Corbac ne paressait avoir aucune limite.


Informations Mentales

Il y aurait sans doute trop à dire sur la volonté qui habite l'esprit de Corbac. Trop à dire sur l'intelligence singulière qui anime l'esprit des fous. Reste que sous ses airs absents, parfois distraits, Corbac est doué d'intelligence, et non des moindres, car capable de raisonner de manière beaucoup plus complexe, sans doute trop, que la grande majorité du commun des mortels. Certes, aux yeux du monde, il ne sera jamais plus qu'un bouffon dénué d'intérêt, un Illuminé ; mais lord Vyrwel sait, lui, qu'il est beaucoup plus qu'une apparence. Corbac lui en sait gré, et chaque jour depuis leur première rencontre, il s'est efforcé de le servir sans se soucier des remontrances, encore moins des écarts. A la manière des chiens, quelle que soit la nature du mal infligé, l'univers n'avait donné à Corbac qu'un seul maître à qui tout devait retourner.

Corbac peut apprendre et il apprend. Nous ne parlons pas ici des connaissances des lettres ou des mathématiques élémentaires, qui aux yeux d'un fou symbolisaient la barbarie autant que les sauvageons l'inspiraient aux nordiens, mais d'une toute autre forme de savoir, oubliée des puissants et pourtant indispensables à la bonne marche du monde : les gestes simples du quotidien, le poids des mots, le parfum des fleurs, l'odeur de la terre exposée au soleil, de la pierre abandonnée au vent, le déplacement des oiseaux dans le ciel, l'endurance des chevaux sur la terre, bref tout ce qui est naturel aux yeux des sensés mais qui n'est jamais anodins aux yeux d'un fou. Corbac s'intéresse ainsi aux arts, non pas pour l'aboutissement, mais pour la multitude de gestes et d'attention qu'ils requièrent.

En cela peut-on reconnaître en lui l'intérêt des choses simples, même si rien ne surpasse en intérêt le lien qui l'unit à la famille Vyrwel. Car si ce fou là possède une seule valeur à sa misérable existence, c'est bien celle de veiller sur ses bienfaiteurs comme un avare garde ses trésors. Corbac n'a vraisemblablement jamais manqué à ce principe intemporel, reléguant tous les autres, ceux que les hommes normaux ont l'habitude de vénérer, aux rangs oubliés de sa conscience. Vivre, mourir, aimer, détester, espérer, rien de tout cela n'a de sens à ses yeux. Seule la reconnaissance dessine inlassablement le reste.

Le revers d'un tel comportement dévoué est l'inaccessibilité de cet esprit hermétique et sans but donné. Ce qui rend d'autant plus délicate la tâche de s'y lier d'une façon ou d'une autre. Sans attache notable, sans sensibilité pour l'atteindre, Corbac est sans équivoque un bien drôle d'oiseau qui inspire à peu près tout sauf ce qu'un homme dangereux devrait inspirer.


Famille

Il est amusant de constater que les origines des bouffons sont pratiquement toujours inconnues. Soit parce que cela n'intéresse tout compte fait personne, soit parce que les bouffons apparaissent toujours à la face du monde de la manière la plus étonnante qui soit, comme-ci les entrailles même de la terre ou de la mer leur donnaient la vie. De fait, Corbac ne sait rien de ses parents et ne cherchera jamais à le savoir, et cette histoire n'a aucune réponse à donner à l'inexplicable. Les petites gens ont toujours enfanté pour enfanter et si certains avortons n'auraient sans doute jamais du voir le jour, les voilà pourtant là ; à jouer une place dans la plus grande des histoires. Celle d'une famille qui cherchait à retrouver la lueur des étoiles.

Famille Vyrwel

Bryce Vyrwel est le dieu incontesté de son univers. Les Sept ne sont rien à côté de cet homme qui le tira de la misère pour lui donner un toit et de quoi se nourrir. Si une figure paternelle devait exister dans l'esprit de Corbac, elle aurait incontestablement les traits de cet homme. Leur relation n'en est pas à ce point confondante. Lord Vyrwel s'est toujours assuré qu'il ne manque de rien, en tout cas rien de vital, en échange de quoi Corbac lui apporte l'amusement et le divertissement qui manque tant à sa Maison. Toutes les formes de divertissements, des plus simples et plus tortueuses. Car Corbac n'a beau être qu'un bouffon d'apparât, ses compétences cachées ont toujours grandement profité à la famille Vyrwel. Faisant de lui sans doute l'un des agents les plus insoupçonnables du royaume. Corbac ne tire ses ordres secrets que de la bouche de cette divinité là, à qui il rend hommage nuit et jour dans ses folles prières.

Lancel Vyrwel, à l'instar de son père, l'a toujours bien traité. Si son cadet, Walter, n'avait eu de cesse que de le frapper et de l'humilier depuis l'enfance, Lancel avait, lui, choisi le chemin inverse, sans doute par pitié ou peut-être parce que la différence supposée d'age entre eux n'était guère flagrante. Aujourd'hui, Corbac est en quelque sorte le protecteur de l'ombre de l'héritier sur ordre de son lord de père, cela va sans dire. Partout, il le suit comme une ombre pour le tirer du moindre mauvais pas, même si celui-ci n'entrevoit que rarement les fils tirés en coulisse à son avantage. Reste que Corbac ne manque pas de rapporter les péripéties de Lancel à son père, aussi brutes qu'elles sont vécues par celui-ci.

Lyra Vyrwel est la seule femme de la Maison que Corbac a le droit d'approcher, même si cela ne s'est jamais vu en public. Alors qu'il n'était encore que l'enfant ramené par son époux d'un séjour dans les Marches, elle l'éleva à sa manière. Pas comme une mère élève son enfant, mais plutôt comme une femme se plait à apprendre quelques tours à son animal de compagnie quand elle en a le temps et la patience. A savoir rarement. Grâce à elle, Corbac apprit le sens des mots et leurs pouvoirs à force d'écouter cette dame lui narrer l'étendu des histoires qu'elle se plaisait à lire à haute voix, et sans doute un peu de l'art de la ruse à la façon qu'elle avait de se plaindre en cachette de sa condition d'épouse seulement bonne à enfanter.


Histoire

Recueilli alors qu'il n'était qu'un enfant par Bryce Vyrwel en personne, Corbac n'a depuis jamais quitté le service de la maison Vyrwel. Depuis quelques années déjà, il occupe très officiellement le prestigieux rang de bouffon, mais officieusement, il s'avère beaucoup plus que ça... un agent au dévouement sans borne pour la famille qui lui a offert de survivre. Ombre de ser Lancel, pion de lord Bryce, celui qui se fait appeler Sir Corbac a à coeur de voir les projets de son maître se réaliser, quitte à y ajouter son grain de sel personnel pour faciliter le cours des choses.

● Histoire (Partie 1) :

Toutes les histoires commencent par une naissance. Pour Corbac, cette naissance survint quelques années après sa venue au monde, par un jour de forte chaleur, comme il s'en écoulait de nombreux en ce temps là dans les Marches. C'est à cet endroit vide de monde, aux pieds des montagnes, que son destin s'arma d'une plume et d'un bout de parchemin. Là que pour la toute première fois, son regard de mourant vit les plus grands chevaux de son existence, montés par des hommes plus grands encore. Tout du moins est-ce ainsi qu'un enfant affamé et livré aux portes de la mort perçut le cortège de cavaliers Bieffois qui déferla devant lui sans le remarquer. Un homme le vit. Un seul. Et tel un dieu, s'armant du seul pouvoir de sa parole, fit s'arrêter tous les autres. Seul il descendit de sa monture et s'abaissa à sa hauteur pour le regarder droit dans les yeux. Et se fut alors comme s'il ne suffisait de rien d'autre qu'un regard pour qu'ils s'entendent. Bryce Vyrwel lui tendit une gourde pleine à craquer d'eau, le fit charger par l'un de ses cavaliers, et ainsi naquit Corbac, l'enfant sans nom et sans parole. A Noirvallon, Bryce lui trouva une place en cuisine et longtemps Corbac y travailla sans broncher, sans jamais prononcer le moindre mot à l'intention de qui que ce soit. En vérité, on ne l'entendit parler pour la première fois que le jour où lord Manfred Vyrwel rendit l'âme et que son fils aîné lui succéda. Les départs donnent souvent l'illusion d'une renaissance, tels furent les mots qu'il adressa au nouveau lord Bryce Vyrwel. L'oisillon que tout le monde croyait incapable de piailler révéla une bien étrange facette de sa personnalité à ce moment là. Si étrange à vrai dire, que lord Bryce l'éleva au rang de bouffon. Corbac excella dans cette tâche plus qu'en toute autre, car nul mieux que lui incarnait la dérision, la folie, et la légèreté. Et à mesure que son art grandissait, l'intérêt que lord Bryce lui portait se renforçait. Les propos que Corbac était parfois capable de tenir y contribuèrent pour beaucoup, ainsi que sa capacité pour le moins étonnante à toujours donner des conseils avisés malgré le handicape qui était celui de tous les fous: celui de n'être jamais pris au sérieux. Par sa bouche, pouvait jaillir bien des astuces dont on ne pouvait le soupçonner de maîtriser les travers au prime abord, comme par exemple le lieu et l'heure précise où déposer un corps pour que les charognards des montagnes n'en laissent que la poussière des os, ou encore comment faire taire un seigneur un peu trop virulent à l'égard de la maison Vyrwel en s'arrangeant pour abattre son héritier sans se salir les mains, seulement en affolant son fidèle destrier. A cet égard, Corbac grimpa si haut dans l'estime de son seigneur et maître que celui-ci le nomma " Sir de la Roukerie ". Ce qui ne signifiait pas grand chose en soit, si ce n'est que le plus grand des corbeaux de malheur pouvait bien s'adjuger le trône de tous les autres volatiles de Noirvallon. Ce titre signifia pourtant toute autre chose aux yeux de lord Bryce. L'idée folle qu'un bouffon rusé comme une pie, discret comme un hibou, et intelligent comme un corbeau, ferait une pièce de choix sur l'échiquier sensé ramener la famille Vyrwel sur les devants de la scène, même si cela impliquait d'y laisser quelques plumes.

● Histoire (Partie 2) :

Les coups pleuvaient, toujours plus forts, toujours plus rudes, à mesure que son corps se criblait d'ecchymoses. Corbac avait beau se recroqueviller, tendre vers l’œuf, les montagnes continuaient de déchaîner toute leur virulence contre lui. Le nez écrasé contre le sol, sa bouche n'avait d'autre choix que de se gaver de terre meuble et de poussière tandis que les poings lourds comme des pierres de ses assaillants lui plombaient les cotes et le dos, et que leurs bottes pointues comme des pieux lui crevassaient les jambes. Tout ça pour une question de différence. Tout ça parce qu'il n'était qu'une cible facile, et quelle cible. Bouffon de la noble lignée des Vyrwel. Voilà un titre qui revêtait une certaine forme de noblesse, tout du moins pour un fou. Fou, Corbac l'était jusqu'au bout des ongles, d'ailleurs noirs de terre à force de s'y cramponner comme un petit au mamelon de sa mère. Et quelle qualité que d'être fou, car seul un fou savait se jeter au coeur de la tempête en sachant que tôt ou tard elle s'en irait vers des contrées plus verdoyantes. Certes, la tempête qu'il traversait durait depuis une bonne quinzaine ; une quinzaine de quoi ? c'était peut-être là une question intéressante car ce fou là n'avait absolument aucune notion du temps. Le jour était lumineux. La nuit obscure. Quelle idée incongrue que de les tailler en plusieurs morceaux comme autant de parts d'un gâteau ? Heures, minutes, secondes, envolées toutes ces sottises. Corbac comptait tout par quinzaine. Or, cela faisait donc une quinzaine qu'il subissait les coups, les crachats, et autres joyeusetés du genre, de la part d'hommes grands et lourds comme des montagnes. Des hommes armés jusqu'aux dents dont le maître était un invité du sien. Corbac connaissait la bienséance, ou tout du moins son aspect le plus simple à comprendre : ne pas toucher aux invités du maître. Alors en bon serviteur, ce fou là ne les toucha pas. Il les laissa faire, sans chouiner, sans couiner, sans même verser une seule larme. L'insensibilité incarné, voilà ce qu'il était à cet instant précis.

« D'où-tu viens l'crétin ? lui demanda le plus bourru de la bande. T'es pas d'ce monde toi. Hein les gars ? »

Et les autres de rires aux éclats. Corbac leur servit un sourire triste après s'être vidé la bouche de toute la terre et le sang accumulé.

« Celui qui parle seul espère parler aux Dieux un jour. »

Sa réponse, énigmatique au demeurant, ne sembla pas ravir son destinataire. Les coups reprirent, toujours plus forts, toujours plus rudes, jusqu'à ce que lui soit de nouveau permis de se redresser sur ses genoux. Corbac tira une pierre encore chaude du brasier éteint sous son nez et entreprit de répondre à la question qui lui avait été posée une quinzaine plus tôt. Pour cela, il commença par tracer deux lignes vaguement parallèles puis ajouta deux points, l'un à la gauche de la ligne la plus à gauche, l'autre à la droite de la ligne la plus à droite. Après quoi il ramena ses mains sur ses genoux en levant le nez vers ses agresseurs. A lire l'expression de leur visage, Corbac conclut qu'aucun d'eux ne savaient ce qu'était une ligne ou un point. Sale affaire. Tapotant ses lèvres du bout des doigts, il entreprit d'expliquer la chose par de grands gestes avec ses bras. Un continent et un autre, de vagues cercles séparés, mais même ça ne semblait pas évoquer quelque chose à l'esprit de ses agresseurs. Corbac recommença à tapoter ses lèvres du bout des doigts sous les rires accrus de ses agresseurs. On le qualifia de singe, de chien, et d'autres qualificatifs forts chantant en bouche mais que Corbac n’associait à rien de bien particulier. L'absence de réaction aux insultes fit grimper d'un cran supplémentaire la hargne du troupeau de montagnes. Mais à peine eurent-il amorcé leur nouvelle vague de sévisses que l'apparition d'un spectateur les raidit comme des trolls soudain exposés à la lumière. Raideur qui se volatilisa dès lors que le spectateur les appela à se mettre en route. Fin observateur, Corbac attrapa la longue-vue cabossée et sans verre pendue à sa ceinture, y planta son oeil gauche sans que cela ne changeât quoi que ce soit à une observation normale, et observa ce bonhomme plein de suffisance, plutôt enrobé, dont l'habit immortalisait un symbole que Corbac connaissait bien. L'invité du maître.

« Ne jamais battre une femme, même avec une fleur, se murmura-t-il à lui-même, ça abîme la fleur. »

Quoi de plus logique. L'invité du maître et ses serviteurs se présentèrent devant l'écurie où les attendaient déjà leurs chevaux et les hommes-naseaux ( palefreniers ainsi nommés par Corbac parce qu'il lui semblait que tous ces hommes se trouvaient toujours à hauteur des naseaux des chevaux ). Un cortège s'organisa qui s'élança aussitôt au trot sur la route sinueuse qui partait de là, ou y entrait selon les points de vue. Satisfait, Corbac rangea sa longue-vue, retourna à son feu éteint et commença à compter à voix haute. « 1.... 2 .... » et voilà qu'il jonglait avec deux pierres ramassées dans le cercle noire. « 3.... 4 .... » et il en ajoutait deux supplémentaires. « 5.... 6 .... » et deux autres, portant à six le nombre de pierres qui virevoltaient entre ses mains habiles. « 7... » et soudain un cri tonnait dans le lointain. Rapidement suivi d'une multitude d'autres. Une étincelle s'illumina dans le coeur sans vie du fou qui non content de réussir son numéro savait que son maître serait fier de lui. Le sourire aux lèvres, il se redressa sur ses deux jambes et s'inclina en direction de la route comme un artiste au terme de sa représentation. Comble de l'amusement, il rentra au château, le menton exagérément relevé, la démarche féline, comme si aucun des coups qu'il avait reçu n'avait tout compte fait réussit à le blesser.

« Je jurerais qu'on t'a battu à mort, lui dit son maître, le lord Vyrwel, l'unique, lorsque Corbac entra en sautillant dans la grande salle. »

« Si ce qui bat en nous était vraiment notre coeur, il ne mourrait pas pour nous abattre du même coup, répondit Corbac en penchant la tête de côté tout en souriant avec la légèreté qui seyait tant aux fous. »

« Je suppose que cela veut dire que tout est rentré dans l'ordre ? »

Question rhétorique pour le commun des mortels, seul Corbac, le déluré, en saisissait le double sens. La bienséance, lui répétait souvent son maître, règle numéro 1, ne touche jamais à mes invités... règle numéro 2, seulement quand ils ne sont plus invités.

-------

Peu de temps après cela, tout le monde à Noirvallon colportait la rumeur de ce fils de lord tué par le poids de son propre cheval alors qu'il quittait les lieux avec son escorte. Du dire de ses gardes, la bête s'était soudain redressée comme prise de folie. Certains n'hésitant pas à parler de possession. Corbac seul savait qu'on pouvait exciter un étalon avec le parfum d'une fleur rare qu'on trouvait aux pieds des Marches et quelle plus mauvaise idée alors que de le faire devancer par une jument en chaleur.


Inventaire

Corbac possède tout un attirail, allant du mulet prénommé " Tordu " à cause de sa tendance à toujours se déplacer de côté, à la longue-vue privée de verre indispensable aux bonnes observations, en passant par la dague édentée pour couper la nourriture et la pipe en bois pour fumer l'air.



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Prince de Dorne
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Maron Martell
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Insoumis. Invaincus.
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♦ Missives : 9101
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 23/06/2009
♦ Célébrité : Antonio Banderas
♦ Copyright : © Moi
♦ Doublons : Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 44 Ans
♦ Mariage : Daenerys Martell (Targaryen)
♦ Lieu : Dorne, Lancehélion
♦ Liens Utiles :
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368/500  (368/500)


Message Lun 16 Sep 2013 - 10:30

À nouveau bienvenue sur le forum !

Bon et bien j'avais déjà validé cette fiche par le passé, je pense donc que tu sais ce que j'en pense ! J'ai hâte de pouvoir le voir en jeu Yeah

En tant que bouffon de la maison Vyrwel, tu disposes des ressources que ta famille voudra bien mettre à ta disposition. Toutefois, d'un point de vue RP, tu disposes surtout de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 10 cerfs d'argent. Tu pourras te servir de cette somme pour acheter des biens aux marchands ou tout autre chose. Même si ça n'en a pas l'air, il s'agit quand même d'une grande fortune ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. N'oublie pas de consulter les autres sujets du bureau du Grand Mestre pour t'intégrer dans le contexte ! Tu pourras ensuite débuter le jeu en consultant les demandes, en postant la tienne ou en demandant directement à un joueur. En cas de questions, n'hésite pas à poster dans la Tour de la Main ou à m'envoyer un MP. Enfin, n'hésite pas à passer par le flood et la CB pour te faire connaitre et t'intégrer plus facilement sur le forum !

Puisses-tu réussir à aider ta maison dans ses projets !



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
«
La vraie passion c'est une quête, pas une impulsion, un emportement, un instinct de chasseur. »
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