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Il existe plusieurs manières de dire au revoir [Alrik & Yevana]

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Yevana Mallery
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Message Jeu 5 Sep 2013 - 17:57

Petite, elle avait toujours réussi à croire tout ce qu'on lui disait quand la situation devenait difficile. En temps agités, quand Alrik partait très loin, sa tante et Shaïra lui promettaient généralement que tout irait bien et qu'en un rien de temps, son père serait revenu, bien au chaud au Donjon Rouge pour faire de nouveau rire sa garde avec ses blagues et ses phrases bien trouvées. Le fait qu'il finissait toujours par revenir la réconfortait dans la pensée que Aaliyah et la Seastar avaient raison. Dans sa tête il n'en était pas autrement. Il devait bien y avoir un des Sept à veiller sur lui et à dévier les lames convergeant vers lui au milieu de la mêlée. La Mère lui tenait chaud dans l'inconfort de sa tente, qu'il fasse trop chaud ou trop froid, il aurait toujours la faveur divine de cette être tendre et chaleureux pour l'aider à s'endormir et à ne pas se laisser submerger par la tristesse des pertes martiales. Le Père ne pouvait simplement pas asséner un jugement définitif et mortel à une personne aussi juste et sympathique. Si sa justice était bien divine et toute puissante, faucher un tel guerrier dans la vigueur de sa force alors même qu'il n'avait pas encore achevé sa destiné de légende serait une erreur. Et les Dieux ne se trompent pas, n'est ce pas ? Éclairé par la lanterne de l'Aïeule, il ne pouvait de toute manière pas tomber dans les pièges sombres de ses ennemis et des détracteurs du royaume. Cette lumière, il devait l'avoir dans son cœur et dans son esprit : vif comme il était, la surprise ne devait pas souvent lui faucher les jambes. Faucher l'épée ? Jamais, le Ferrant n'aurait jamais accepter qu'un tel porteur de son étendard se retrouve dépourvu de sa relique. Certains guerriers parlaient de l'art de la guerre comme d'une religion et d'un culte en lui même, comme si des pouvoirs divins auraient été créés simplement pour cette discipline : Son père symboliserait certainement le grand Septon de cette religion-là. La Jouvencelle, de toute manière, devait guider son père sur les chemins boueux de la guerre à fin qu'il libère et protège les plus faibles. Un combattant comme lui, d'une droiture indéfectible mais d'une existence cependant mortelle, devait souvent côtoyer aussi l'Etranger mais Yevana priait pour qu'il ne l'accompagne pas longtemps, vers une destination incertaine et finale. Alrik devait certainement beaucoup le voir, l’apercevoir quelques fois en bataille, pour lui ou ses compagnons, mais à choisir, la jeune fille blonde préférait un père vivant qu'un père mort dans la légende. La mort lui semblait distante étant petite, surtout concernant son père. La disparition de sa mère ne l'avait affecté que bien plus tard étant donné que d'autres femmes influençaient sa vie. Mais dans sa tête, c'était clair et net : il y en avait bien un dans les Septs Couronnes qui ne pouvait pas mourir, c'était son père.

Et puis l'adolescence était arrivée et avec elle des vagues et des vagues de doutes et de remises en question. Son père n'était pas infaillible et elle voyait jour après jour le résultat de batailles et d'affrontements. Que ce soit en rencontrant des membres de familles guerrières qui comptaient des morts en bataille comme on compte les piécettes de sa bourse, les remplacements de gardes et de soldats, les entraînements rigoureux et difficiles qui laissaient présager le pire. Ça lui avait sauté à la figure comme une claque qu'elle aurait reçu par surprise : son père faisait un métier dangereux et il pourrait mourir d'un jour à l'autre dans un affrontement. Que ce soit dans les bas-fonds de Port-Réal ou loin, très loin, dans d'autres contrées et régions qu'elle ne connaissait pas et où elle n'avait jamais mis les pieds. Cette distance lui faisait incroyablement peur. Comme si le fait qu'elle puisse être près de lui rapidement aurait changé quoi que ce soit à l'issue d'une quelconque bataille. Mais la sensation n'était pas la même et les inquiétudes n'étaient pas les mêmes. Plusieurs fois elle avait rêvé que son père était mort loin, très loin, à Dorne ou dans le Nord, et on lui annonçait qu'elle ne pourrait ni voir sa dépouille ni la faire revenir à Empyrée, qu'il était enterré pour toujours et qu'il ne lui restait que des souvenirs. Cette peur de ne pas pouvoir lui dire au revoir quand et comme elle le voulait la glaçait littéralement. Sa grande gueule et ses caprices n'étaient là que pour cacher sa peur instinctive de ne pas avoir le contrôle sur sa famille et sur elle même. Alrik avait beau avoir apparemment développé un don pour la survie et la bataille, Yevana ne pouvait s'empêcher de penser des « et si ? » quand il était un peu trop loin et un peu trop près du danger.

Pendant des semaines à présent la rumeur avait grondé. Elle s'était infiltrée dans les couloirs du château, à la cours, pendant les repas, dans les rues de Port-Réal... Les Fer-nés avaient frappé fort et la jeune fille n'arrivait pas à imaginer les tourments qu'ils avaient pu causer sur leur passage. Si elle raffolait des récits historiques et des chansons de légendes, elle préférait que les souffrance et les morts restent loin d'elle, géographiquement et chronologiquement. Entendre des descriptions d'attaques à coup de haches et de sang ne lui plaisait pas quand elle imaginait qu'à ce moment précis, la même chose pouvait être entrain de se passer. Surtout, elle n'avait pas envie d'imaginer son père en arrière plan de tout ça. Elle enviait tant sa candeur d’antan... Et le soir où il avait annoncé qu'il devrait partir dans quelques jours pour les Îles de Fer, elle n'avait pas réussi à sourire ou à se dire que ça irait bien. Malgré la présence de toutes les personnes qui lui tenait à cœur ce soir là, le cœur, lui faisait mal. Et alors qu'elle avait vu son père s'éloigner au loin, loin d'Empyrée, le souffle avait semblé lui manquer comme si des centaines de mots se précipitaient à ses lèvres sans qu'elle n'arrive à les contrôler, mais elle était silencieuse. Dans sa chambre, dans son lit, elle ne réussit pas à trouver le sommeil, se tournant dans un sens et dans l'autre, son cerveau lui faisait part de centaines de scénarios tous plus horribles les uns que les autres. Impossible de les ignorer ou de les envoyer loin. Très tôt le matin, fatiguée de n'avoir dormi que quelques heures, ce qu'elle devait faire dans la journée lui paraissait une évidence : aller au Donjon Rouge. Elle n'avait pas fini de donner ses au revoir à son père. Yevana précipita son départ et en à peine quelques heures elle avait tout préparé. Cahin-caha, ils arrivèrent dans la soirée à Port-Réal. L'effort du voyage s'était ajouté à la fatigue de sa nuit volée et elle ne devait pas avoir un visage particulièrement radieux à son arrivée. On lui conseilla presque d'aller voir le mestre au cas ou elle couvait quelque chose. La seule peine qu'elle avait était celle du cœur et la douleur d'être de la famille d'une personne dont la solidité de l'existence était si souvent mise à rude épreuve. Sans même se débarrasser de sa cape, elle alla directement vers les appartements de son père, laissant le soin à ses gardes de mettre les cheveux à l'écurie. Les escaliers semblaient beaucoup plus grands, beaucoup plus longs. Ses jambes semblaient beaucoup plus massives aussi. Et elle se rendit surtout compte qu'à part « au revoir », elle n'avait rien à dire, ou alors justement, elle ne voulait parler de rien, de rien de sérieux, histoire d'oublier où allait Alrik. Alors qu'elle cherchait un semblant d'explication à sa présence, quelque chose de plausible qui pourrait camoufler un énième caprice de sa part, sa main toqua instinctivement à la porte. « Père, tu es là ? », d'habitude cette interrogation tenait plus du réflexe que d'une réelle question. Mais à cet instant, la seule réponse qu'elle aurait voulu entendre c'était : je serais toujours là.
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Commandant des Dents de Freux
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Alrik Mallery
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Message Ven 6 Sep 2013 - 9:20

Cette lune avait décidément des airs patibulaires... Tant d'évènements importuns et importants s'étaient succédés, il en avait presque la sensation que la pesanteur de ses coercitions n'avait jamais été aussi conséquente. Ses épaules en étaient courbaturées et il sentait ses trapèzes vociférer à l'agonie, sa nuque tirait et ses paupières étaient lourdes. Ses marottes de noctambule rossaient l'harmonie de son sommeil depuis maintenant trop d'années pour que les séquelles ne soient pas rudement niellées en son être, ses sorgues n'étaient généralement point l'antre de ses chimères... Mais depuis quelques temps, sa pauvre carcasse réclamait opiniâtrement son dû de repos dès lors que l'opportunité se présentait. Une sieste impromptue et succincte à même le siège de son bureau, les bras croisés et l'allure trépassée, jusqu'à ce que l'un de ses subordonnés ne vienne troubler cette accalmie salutaire et nécessaire, chose qui ne se produisait que trop souvent. Parfois, il avait même l'audace de regagner sa chambre pour s'allonger, même un furtif instant, dans la moelle de sa couche et se remémorer qu'il n'était pas un surhomme. Une véracité dont sa chère sœur et quelques-uns de ses plus proches gens le lapidaient sans cesse, mais n'était-ce pas son zèle qui lui avait permis d'atteindre l'avènement auquel il avait toujours aspiré ? Outre leur affection l'un pour l'autre, c'était bel et bien pour sa ferveur et son inaltérable loyauté que l'actuelle Main du Roi l'avait pris à son service et lui faisait aujourd'hui confiance comme à un frère, depuis plus de vingt ans. Ses éperons, il les avait dûment gagnés à la sueur de son front et à l'incisif de son estoc, pour ne pas dire à la souffrance de son corps et de son esprit. Les preuves de son extrême résolution s'étaient notamment illustrées lors de la Bataille du Champ d'Herberouge, fait historique notoire que les archivistes avaient soigneusement consigné dans les mémoires et hécatombe durant laquelle le simple soldat était devenu commandant. Avec ce grade, une meurtrissure qui l'avait longtemps immobilisé et qui, aujourd'hui, dessinait une grande couture dans toute la diagonale de son rachis. Un profond stigmate qu'il ne pouvait apercevoir sans contorsions mais qui, il lui semblait, s'était subitement réveillé lorsque les spectres du passé avaient décidé de renaître des ténèbres : tout le monde se souvenait de la rébellion Feunoyr, et personne n'ometterait le retour de l'antagonisme à Murs-Blancs. L'intrigue était toute récente, les festivités matrimoniales des Beurpuits et leur fameux tournoi avaient attiré bien des hôtes, pour mieux entamer leur sédition en compagnie de nul autre que le jeune Dragon Noir. Sa présomption de conquète par le sang avait fort heureusement été aussitôt jugulée par les forces royales, l'appréhension de Brynden Rivers n'était guère légendaire pour rien.

Aux évènements de la Laiterie, Alrik y avait activement participé, ayant lui-même chaperonné la désagrégation de la demeure d'opale pierre par pierre jusqu'à ce qu'elle disparaisse totalement du paysage du Conflans. Après quoi, il avait secrètement et avec le consentement de son lord fait un détour par le fief d'Atranta, pour y visiter les Vance et celle dont il avait demandé la main. Puis, il était tout juste revenu pour assurer le bon déroulement du Conseil Restreint avec sa convergence de hauts dignitaires, et à présent, il s'attelait aux préparatifs pour la croisade dans les Iles-de-Fer où il serait en première ligne. La guerre, toujours la guerre, intrinsèque à l'être humain, et la propension de l'homme à toujours désirer nuire à son prochain. Avec l'amertume de cette vérité en guise d'arrière-goût, le chevalier quant à sa présence plus que jamais sporadique à Empyrée, il remerciait souvent fièvreusement les Sept que sa famille ne lui tienne point autant rigueur qu'elle serait en légitimité de le faire. Plus affligeant encore, la dernière fois en date qu'il avait été enclin à rallier son logis, cela n'avait été que pour faire ses adieux aux deux sylphides de sa vie. Il avait été vertement navré de cette incongruité, surtout alors que Shaïra avait fait le déplacement dans le dessein de s'entretenir avec lui et que leur conciliabule n'avait été qu'une kyrielle d'objurgations, d'ire et de peine. Il espérait sincèrement que leurs dissidences qui duraient depuis quelques temps maintenant ne croîtraient pas davantage, quand bien même s'étaient-ils quittés sur une note plus cordiale. Nul doute qu'il aurait à remettre de l'ordre dans le fatras de sa vie privée dès son retour de bataille, et cela commencerait avec sa petite merveille, avec sa Yevana. Jamais n'aurait-il songé qu'en cette soirée somme toute usuelle, cette dernière se trouvait bien plus proche de lui qu'il ne le croyait. De ses phalanges graciles, elle avait joué la symphonie traditionnelle à l'huis de l'office de son paternel, et l'avait appelé... Sans qu'aucune réponse ne lui parvienne. La porte n'était pas verrouillée, mais si elle se risquait à l'intérieur, elle ne trouverait qu'une pièce vide, sans propriétaire. Le sigibsée devait assurément être dans une encoignure du bastion à vérifier que tout se passait sans encombre, à moins qu'il s'acquittait d'une quelconque mission pour le compte du régent de Westeros ? Les conjectures pouvaient être nombreuses à ce sujet, et rien ne promettait à la damoiselle que celui pour lequel elle avait chevauché toute la journée durant se montrerait ce soir.

« Lady Yevana ? » Un timbre juvénile et obligeant venait d'interrompre la belle, qui se retrouva en compagnie d'un jouvenceau à peine plus âgé qu'elle, nippé aux teintes d'ivoire et d'ébène des Dents de Freux. Elle ne manquerait point de reconnaître Leyan, jeune soldat de l'Ordre que dirigeait son géniteur et tout droit extirpé des tréfonds de Culpucier par celui-ci. Un quidam qui exhalait la candeur et une débonnaireté sans pareille, souvent raillé par ses pairs pour cela. Arrivé à hauteur de la jouvencelle, il lui adressa sa plus belle risette, sans l'ombre d'une mauvaise intention. « Mes aïeux, ça me fait plaisir de vous voir, pour sûr ! Le commandant ne nous a pas dit que vous seriez là. Vous le cherchez ? Je l'ai vu partir dans les corridors il y a un moment déjà, « jamais la paix ! », qu'il disait en se faisant talonner par une nouvelle recrue qui était venue battre sa coulpe pour je ne sais quelle raison. Je crois qu'il a fait une petite bévue durant sa ronde, pour une fois que ce n'est pas moi ! » Il ricana, comme toujours inconscient de s'étaler en logorrhées qui n'en finissaient jamais, mais sa faconde faisait partie de son charme tout en innocence. « Je suis sûr que vous pouvez l'attendre ici, et je lui ferai la commission si je le croise ! Je sais que c'est un peu une cotte mal taillée, mais n'ayez pas cette petite mine, vous êtes bien trop joliette pour afficher cette mimique désappointée. Si vous étiez née à Culpucier comme votre père, je puis vous assurer que tous les coquins vous auraient courtisée, quitte à ensuite devoir jouer d'estoc et de taille avec le commandant – qui ne serait alors pas commandant !... Je me demande ce qu'il aurait été... Potier, comme feu votre grand-père ? » Il se gratta la pommette d'un air sceptique, puis haussa les épaules avec frivolité. « Comment vous portez-vous depuis notre dernière rencontre à Empyrée ? »

Leyan avait été de ceux qui avaient accompagné Alrik tant dans le Conflans qu'en son fief ensuite, il était un personnage récurent dans l'entourage de son supérieur hérarchique qui l'avait, malgré ses défauts, pris sous son aile avec quelques autres qui avaient cependant plus de bouteille. Le jeune homme avait notamment pu converser avec la donzelle le jour même de ces fameux adieux, et il ne perdait jamais une occasion de profiter de sa compagnie lorsqu'elle se trouvait au Donjon Rouge. Son attitude parfois gauche à n'en plus pouvoir le rendait étonnament attachant, c'était ainsi, on l'appréciait ou non mais on ne l'oubliait jamais. Fort heureusement qu'il se trouvait être un archer émérite pour pallier à son inhabileté sociale, dans le cas contraire, il aurait potentiellement été exclu de l'Ordre qu'il servait pourtant avec dévouement. Dans tous les cas et de façon vraisemblable, cette rencontre casuelle avec la fille de son commandant l'ébaudissait, à tel point qu'il en omit promptement qu'il était censé être en faction pour une partie de la nuit. Et tandis qu'il se faisait plus prolixe que jamais sur quelques trivialités, ses calots mirèrent soudainement dans l'échine de la nymphette l'arrivée d'une tierce personne.

« Ah ! Commandant ! Leyan ! Je m'en vais pacifier un litige et tu en profites pour marivauder avec une fil...m...ma... ma fille ?! » Honte à lui, le Mallery n'avait de prime abord point même reconnu la flavescente crinière de son enfant, ce qui ne l'empêcha pas de tomber des nues dès lors que celle-ci fit volte-face. Pour une surprise, c'en était une ! Et sa venue tout à fait imprévue l'inquiéta au plus haut point. Il hâta son pas jusqu'à rejoindre le binôme et s'apprêta à interroger la chair de sa chair, mais fut coupé dans son élan. « Oh non non, loin de moi l'idée de conter fleurette, les Sept m'en soient témoins ! Nous ne faisions que palabrer messer, et justement, j'étais sur le point d'aborder le sujet des Vance. Là, vous voyez, quand je vous disais que dame Velanna avait un petit quelque chose de votre fille, ce soupçon d'espièglerie finement caché et c... » Le sang du sieur ne fit qu'un tour, tant par le choix d'un sujet éperduement inopportun que par la comparaison qui n'avait selon lui pas lieu d'être, aussi s'empressa t-il d'intervenir avant que les choses ne lui échappent davantage. « Retourne immédiatement à ta ronde, tire-au-flanc !! Et que je ne t'y reprenne plus ou je t'embarque avec moi pour les Iles-de-Fer ! »

Le jeune homme soubresauta face au phonème péremptoire du chevalier et ne se fit guère prier pour disparaître à l'angle du premier couloir qui se présenta, saluant Yevana d'une courbette maladroite avant de ce faire. Alrik émit un grognement mécontent, s'il aimait à être proche de ses soldats avec lesquels il entretenait parfois des liens plus amicaux qu'il ne le devrait, il s'avérait être rigoriste en terme de besogne – nul n'exécuterait mal son travail sous son autorité, il s'y refusait farouchement ! Toutefois, cet épisode fut aussitôt balayé de son esprit lorsque ses prunelles azurées se posèrent derechef sur le galbe de sa fille, de laquelle il s'approcha plus encore pour chasser quelques mèches rebelles de son beau visage. Il prit ensuite ses joues encore généreuses dans ses paumes et la contempla attentivement, s'assurant qu'elle ne souffrait d'aucun mal physique avant de la questionner sur un trouble plus tacite.

« Yevana, tu sembles exténuée... » Il ne brillait pas de plus de santé mais qu'importait, ses mains glissèrent jusqu'à ses frêles épaules qu'il enveloppa délicatement de ses phalanges. « Est-ce que tout va bien ? S'est-il passé quelque chose au fief ? »


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


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Yevana Mallery
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Message Sam 7 Sep 2013 - 16:22

L'absence de réponse la rassura autant qu'elle l'inquiéta. Le commandant des Dents de Freux arpentait souvent tout le Donjon Rouge pour surveiller ses hommes ou exécuter des ordres. A la limite, il n'y avait rien de bien étonnant et Yevana ne se souvenait plus de la dernière fois où elle avait trouvé Alrik dans sa chambrée et non sur des remparts ou auprès de ses hommes pour les sermonner quant au fait de se détourner de sa ronde ou de sa mission. La jeune lady aurait presque eu plus de chance de le trouver si elle s'était rapproché de la caserne des gardes plutôt que de venir ici. Elle se rendit compte que trop tard de son erreur et alors qu'elle allait s'en retourner pour chercher ailleurs la présence de son père, une voix familière l'interpella. Leyan était un jeune garde qui venait des Culpucier et qui était fort sympathique même si, un peu bavard. Il pouvait discuter des heures tout seul sans prendre vraiment la peine d'interroger son interlocuteur ou alors d'écouter concrètement ses réponses. Il était aussi facilement déconcentré et quelques fois Yevana s'était bien demandé ce qu'un gai luron comme celui-là faisait en tant que garde, avant de penser au capitaine qui avait possiblement été comme ça dans sa prime jeunesse avant de travailler corps et âme pour obtenir ses titres prestigieux. Leyan avait une fraîcheur rassurante qui dissipa légèrement les inquiétudes de Yevana quant au départ de son père pour les Îles de Fer. Il l'assura alors que son commandant était bien parti auprès d'une nouvelle recrue histoire de régler quelques affaires. Ensuite il essaya de lui redonner un peu le sourire. Elle devait vraiment afficher un minois affligé depuis son départ d'Empyrée. « Je me porte très bien Leyan, merci ! Et je constate que vous aussi à en voir votre bonne humeur ! » Elle ne savait pas trop quoi dire surtout parce qu'elle n'avait absolument rien à lui dire. Le programme des rondes ne l'intéressait pas et elle voulait surtout voir son père et personne d'autre. Heureusement, le quidam reprit la conversation en main et sortit une quantité impressionnante de mots en quelques minutes.

La jeune femme finit par réfléchir à une stratégie pour se sous-traire à sa présence un peu envahissante lorsqu'une lueur d'inquiétude s'alluma dans ses reliquaires. Tournant alors promptement la tête face à une silhouette qui se profilait dans le couloir. Très vite, Yevana reconnut le délinéament de son père, déjà entrain d'ergoter quant à la présence d'une de ses hommes dans une discussion de couloir avec une dame. Il était évident que ce genre de missions n'étaient absolument pas dans la charte de ce que devait faire un bon soldat. Mais quand on était une personne sociale, il devait être indéfiniment compliqué de rester toute une journée les yeux rivés sur un point fixe sans articuler la moindre saillie avec ses compagnons ou les habitants du Donjon Rouge. Vu la langue bien pendue qu'elle possédait elle même, il était impensable qu'elle put ne serait-ce garder le silence une seule journée. Ainsi, Leyan se défendit de vouloir racoler Yevanna et mentionna un nom qui n'était pas très familier à l'oreille de la jeune fille, aussi elle ne releva même pas cette information. Après l'avertissement d'Alrik, il s'éclipsa rapidement au détour d'un couloir, comme si il n'était en fait jamais venu. A présent, la jeune lady s'en voulait un peu de contrarier le programme de son géniteur qui devait avoir beaucoup de travail à terminer avant son départ. Mais une fois de plus, son égoïsme passait avant tout, et surtout avant le Donjon Rouge, ce qui devait certainement être plus compliqué du côté de son père. Souvent, la jeune femme s'était demandé qui, de Brynden ou d'elle même, son père choisirait en cas de dilemme aux conséquences mortelles. Il serait tellement plus confortable de penser que sa famille représentait tout mais qu'était-elle, petite lady harpiste, face aux responsabilités tellement plus grandes de la main et du royaume ? Pas grand chose malgré ce qu'elle aimerait penser et accomplir.

L'incident déjà oublié et les échos de la conversation animée de Leyan terminant de résonner dans les couloirs de pierre, le commandant s'avança vers sa fille, comme apaisé. Ses mains sur ses joues, elle pouvait sentir une douce chaleur se répandre. Elle se rendit compte qu'elle était encore un peu chaude d'avoir monté tout ces escaliers au pas de course, comme si elle était poursuivie par l’Étranger. Elle lui sourit, oubliant quelques secondes la raison de sa visite. Il entoura ses épaules de ses grandes mains et s'enquit de sa présence, inquiet qu'un malheur ai suivit sa venue à Empyrée. « Oh oui oui, tout va très bien à Empyrée, ne t'inquiètes pas. » Sa  tête marchait à cent à l’heure, essayant de trouver quelque chose à dire qui ne montrerait pas trop sa faiblesse. Après tout, elle n'avait pas envie d'être renvoyée en Empyrée et qu'elle parte avec un mauvais souvenir de son père entrain de la disputer en tête, si jamais il ne revenait pas, ce serait sa dernière image... « En fait je voulais te dire au revoir. » C'était léger comme raison mais en même temps, c'était quelque chose d'important pour elle. La peur de le voir partir à tout jamais rendait les adieux et les salutations d'autant plus impérieuses qu'elles pouvaient quelques fois signifier la fin d'une existence. Alrik ne mourrait certainement pas dans un lit chaud après avoir passé des années à chasser paisiblement et tenir séance dans son fief, tranquillement. Il irait en guerre jusqu'à son dernier souffle et tant que sa main arriverait à lever une épée. Il fallait que les au revoir comptent. « J'avais envie de te le dire en tête à tête. » Yevana faisait facilement son numéro dès qu'il y avait un publique pour l'apprécier. Mais en privé, même si elle faisait toute sorte de bêtises pour ne jamais perdre la face, la jeune lady pouvait faire preuve de sérieux et même de fragilité quelques fois. Fragilité dont elle avait souvent honte. Son père lui, ne se permettait jamais d'être faible et même si en tant que femme, on le lui permettait bien plus que n'importe quel guerrier, c'était un impératif qu'elle tâchait de s'appliquer. « Je ne sais pas si tu as le temps de passer la soirée avec moi. Je sais que le Donjon Rouge demande beaucoup de travail mais on ne s'est pas beaucoup vu ces derniers jours, alors j'ai pensé que... Ça te ferait plaisir... » Elle haussa les épaules peu sûre d'elle. Qu'avait-elle en tête ? Bien sur que le commandant était occupé. On ne nommait pas les commandants pour qu'ils se fassent porter du vin de Treille à la table et découper un fromage pendant des heures alors que dehors, leurs recrues s'entraînaient. Mais ce soir elle n'en avait cure qu'elle était le titre de son père, il était avant tout son père, à elle.
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Alrik Mallery
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Message Lun 9 Sep 2013 - 8:25

L'ironie était telle que celui qui n'était autre que le plus haut gradé d'une vaste compagnie de soldats - pas toujours des plus bienséants. - était à même de se faire obéir sans grande difficulté de ses hommes, mais point toujours de sa propre fille... Une véracité de laquelle il avait ri jaune lors de son dernier conciliabule en date avec l'actuelle Main du Roi, l'on pouvait difficilement parvenir à croire qu'un quidam de son acabit n'était pas apte à tenir les propos et lubies d'une damoiselle qui s'échinait à lui tenir tête – ou si elle se confondait en mutisme de respect, elle n'hésitait pas à agir au gré de ses envies dès lors qu'il avait le dos tourné. La confiance était ainsi une notion toute relative, d'un côté, il savait que Yevana était débrouillarde et il nourrissait le désir de lâcher un peu de leste, de l'autre, elle avait un don congénital à s'attire toutes sortes d'ennuis sans toujours en avoir conscience. Pourquoi eut-il fallu que les Sept la gratifient d'une attitude aussi baroudeuse que celle d'Aslak ? A croire qu'elle était davantage l'enfant de celui-ci que la sienne, c'était à s'y méprendre lorsqu'on les voyait faire leurs messes basses. Toutefois, s'il n'avait jadis rien pu faire pour son aîné qui les avait sciemment abandonné à leur sort, il refusait que la chair de sa chair ne fasse même qu'entrevoir cette perspective – c'était une négation péremptoire à tout projet de pérégrinations et vie de bohème. Elle rêvait d'odyssées sur les routes de Westeros, d'une liberté qui la priverait d'une pléthore de privilèges desquels elle ne se rendait pas toujours compte, et lui, il ne pourrait passer une journée sans se ronger les sangs jusqu'à en être moribond d'inquiétude. Qu'importait que la Providence l'honore ensuite d'autres descendants conçus avec sa nouvelle muse qu'était Velanna, jamais son amour pour celle qu'il aimait et chérissait depuis dix huit années n'en pâtirait, une certitude qu'il allait devoir lui faire comprendre à l'instant où il lui avouerait ses projets d'avenir. Mais en attendant que le futur érige toute sa bonne fortune pour les Mallery, il demeurerait ce père guère aussi présent qu'il aimerait l'être, farouchement aimant et protecteur cependant, car rien au monde ne remplaçait la ferveur des sentiments familiaux.

Il avait frémi jusqu'à en sentir son soûl trembler aussi en la voyant ici, non pas incommodé par la compagnie de Leyan qu'il savait totalement inoffensif, mais tout simplement car il n'avait pas été mis au fait de sa venue. Homme de rigueur comme il l'était, il abhorrait les imprévus qui avaient une fâcheuse tendance à le troubler et à lui faire concevoir le pire. Le premier constat de voir qu'elle se portait bien était déjà un baume à son cœur vieillissant, mais ses pensées ne tardèrent pas à converger vers sa petite sœur pour laquelle il tuerait s'il lui arrivait malheur. L'on viendrait clamer qu'il était sujet à la paranoïa, le Commandant des Dents de Freux, ce fut même ce qu'il se dit secrètement lorsque la donzelle lui affirma qu'aucun mal n'avait jamais frappé ni ses proches ni son patrimoine. Son eurythmie put enfin revenir à la normale, ses traits physionomiques se détendirent et ses phalanges massèrent intuitivement les frêles épaules qu'elles tenaient encore. Il s'apprêta à quémander une explication mais fut devancé, et alors, il en aurait presque rougi d'opprobre.

« Me voir... ? » Pantois et pris aux tripes, il la contempla en se faisant coi le temps d'un instant, avant de soupirer d'un air navré et ourlé d'embarras. « Oh ma merveille... »

Elle n'avait fait le déplacement que pour lui, pour profiter un peu de ce géniteur qu'elle côtoyait de façon bien trop furtive et itérative pour que leur lien ne s'en porte au mieux. Fichtre, qu'il se sentait idiot de s'être fait une myriade de conjectures toutes plus ubuesques les unes que les autres sans penser à la plus évidente de toute, à la plus légitime... Que la belle réclame son attention le ramenait à la délicate réalité qu'était celle de son absence, à son plus grand regret, ses coercitions l'empêchaient d'avoir la pleine relation filiale qu'il désirait pourtant ardemment. Etait-il un père indigne ? Parfois, il s'interrogeait, lui qui avait toujours eu l'amour de ses parents jusqu'à ce qu'ils ne se soumettent à l'ultime jugement du Père – eut-il pu les avoir jugés équitablement. Les choses étaient tant différentes, et l'une de ses plus grandes craintes résidait dans le fait que la jeune femme puisse en venir à le haïr. Même si cela ne semblait point en être le cas en cette sorgue relativement paisible, il était prêt à prier toutes les déités existantes pour qu'une telle horreur n'arrive jamais. Patient et excorié par une certaine forme de culpabilité, il ne l'interrompit pas jusqu'à la formulation de sa requête, sincèrement désolé que sa fille ait presque à le supplier pour un peu d'intimité en sa compagnie, pour un peu de temps ensemble. Touché en pleine fierté paternelle, il se frotta les paupières ainsi que l'arrête du nez pour tenter de chasser son malaise, puis sans crier gare, il s'avança vers la jouvencelle pour l'étreindre dans ses bras, tout contre son armure d'ébène et d'ivoire estampillée de l'héraldique familial. Alrik était un homme sensible qui ne se cachait pas au revers d'allures pugnaces, il savait être autoritaire lorsqu'il le fallait, tout comme l'inverse était également vrai. Sa main se mit à caresser cette flavescente crinière qu'elle tenait de lui, et dans un très léger balancement, il la berça tout en déclarant.

« Cela me fait extrêmement plaisir Yevana, je suis profondément navré de... de ne pas être là... Entre Murs-Blancs, le Conseil Restreint et maintenant les Iles-de-Fer, je sais que j'ai rarement été auprès de toi depuis quelques temps. J'espère que tu sauras me pardonner... » Il mira le mur d'en face d'un air préoccupé sans que la sylphide ne soit encline à le voir, puis il ferma succinctement les yeux le temps de humer sa fragrance et d'en faire son inspiration pour la soirée. A la suite de quoi, il se décala et lui offrit un sourire quelque peu chagrin suite à ses dires, mais néanmoins enchanté de l'avoir à ses côtés. « Il va de soi que je peux délaisser mes obligations pour un moment... Mais il est hors de question que tu veilles toute la nuit durant, si tu as chevauché toute la journée tu dois être épuisée, et je te connais suffisamment pour savoir que c'est effectivement le cas. » Elle ne pourrait guère le mystifier sur sa santé, il savait parfaitement discerner ses états de fatigue avancés ou non, et cela l'amena à un autre sujet. « Je gage que tu n'as pas voyagé seule bien sûr ? Non, non... Ta tante ne t'aurait jamais laissée partir sans escorte, question absurde... Tant que tu n'as pas fait le trajet avec ton oncle pour unique compagnie, cela me sied à dire vrai. » Mauvaise langue ? Peut-être un peu, il n'avait malheureusement que peu confiance en son cher frère qui n'aurait pas manqué de faire un long détour par une quelconque taverne de fortune avant de rallier le Donjon Rouge, bastion dans lequel il était interdit d'accès depuis sa seule et dernière visite. L'on récoltait toujours ce que l'on semait, et le reître n'avait vertement pas volé les reproches et la méfiance de son cadet, lui qui n'était qu'un parangon d'espièglerie depuis leur plus jeune âge. Puis, le chevalier biaisa son regard azuré en direction de son office dont l'huis était encore ouvert, il se fit hésitant, et partagea son irrésolution avec la principale intéressée. « Nous pouvons nous installer paisiblement dans mon bureau, bien que je ne te garantisse pas que nous ne soyons pas interrompus par l'un de mes hommes... Ou nous pouvons musarder un peu, bien que là encore... Enfin, qu'as-tu envie de faire ? Je me plierai à ta volonté, après tout, tu connais le Donjon Rouge peut-être aussi bien que moi. »


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Yevana Mallery
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Message Mar 10 Sep 2013 - 16:29

Alors que Yevana se serait éventuellement attendue à un soupira lassé, son père sembla attendrit par son intention. En effet, la jeune fille ressentait toujours un peu d'inconfort dans le fait de demander à son paternel de se dérober à ses obligations pour son simple plaisir personnel. Le royaume et la famille royale devaient en principe passer largement avant, avant tout le reste... Mais l'application était beaucoup plus dure que la théorie et la jeune noble aurait possiblement préféré un père avec un métier moins intense. Si d'habitude elle n'était pas particulièrement sensible à ses absences, réussissant à le croiser aux détours de couloirs pendant ses visites au Donjon Rouge, un départ pour la guerre signifiait toujours plus qu'un simple déplacement de routine. Chez les Dents de Freux, aucun déplacement hors des Terres de la Couronne n'était un déplacement de routine. Les symboles étaient souvent les premières cibles des brigands. Alrik était un symbole vivant et si quelqu'un était tenté de s'en prendre à la royauté, il était le premier rempart face à la folie guerrière. Et les Fer-nés, eux, avaient de tout temps été contre la royauté et les autres royaumes de Westeros. Impossible dès lors de ne pas imaginer la haine de ces pirates décupler en voyant son père arborer son héraldique et les couleurs de la garde du Donjon Rouge. Yevana ne l'avait jamais vu combattre dans de réelles occasions. Des entraînements, des accrochages un peu rudes avec des reîtres mais rien qui l'aurait inquiétée quant à sa sécurité. Ne lui restait alors que son imagination qui, en plus de lui donner toutes sortes d'idées augrenues qui avaient l'air très bien aux premeirs abords et qui se révélaient finalement dangereuses et aventureuses, n'était pas très tendre en terme de bataille. Elle ne savait pas bien si c'était le fait de s'être très tôt intéressée aux batailles sanglantes, sans jamais imaginer que son père pourrait y succomber, ou si c'était les récits qu'elle entendait de plus en plus ces jours-ci, mais elle venait juste de se rendre compte que Alrik serait au milieu de l'action. Malgré les centaines d'escarmouches qu'on lui avait dépeint en détail, imaginer la chevelure blonde de son père en plein milieu lui était difficile et sa longue silhouette n'était qu'un reflet flou. Mais à cet instant, il était bien là, devant elle. Ce dernier s'avança et l'entoura de ses bras, la serrant doucement alors qu'elle posait sa tête contre son épaule de son père.

Si leurs discussions fugaces étaient quelques fois fréquentes, dépendant de la propension de Yevana à s'attirer des ennuis, les contacts physiques étaient discrets. On lui avait apprit qu'en tant que Lady à un certain age, on arrêtait de se comporter comme une petite fille avide de reconnaissance dans les yeux de ses parents et on devait se conformer aux règles rigides de la cours avec moins de marge d'erreur. Mais la lady Mallery n'en avait simplement pas envie. L'enfance, les jeux et l’insouciance étaient des amis qui l'avaient aidé à traverser les années et les difficultés avec force. S'en départir voudrait dire qu'elle se départirait aussi d'une partie qu'elle était. Et puis, malgré la présence de sa tante et de Shaïra, Alrik avait été son principal allié et son seul parent direct. Compenser pour la mort de sa femme avait certainement été difficile mais Yevana n'avait jamais blâmé la maladresse de son père face à certaines situations difficiles qu'ils avaient eu à affronter ensemble. D'une manière générale, elle n'en voulait jamais au Commandant des Dents de Freux. Elle en voulait au protocole qui ne lui permettait pas de faire ce qu'elle voulait et son père n'en était que le porte étendard. Elle en voulait à la vie toute tracée qui lui était réservée par le simple fait d'être née femme et non homme aventureux, son père essayait seulement de la protéger, comme n'importe quel parent. Mais trop souvent ces idées claires et limpides se brouillaient dans la colère et la frustration qui polluaient l'esprit de Yevana quand elle se sentait piégée et qu'elle se sentait étouffée. Une main rassurante caressa ses cheveux et Alrik la berça, presque comme quand elle était toute petite fille. Avouant être touché de sa présence, il sembla un peu attristé de ses absences répétitives mais malheureusement nécessaires. Se décalant et observant sa fille, il accepta la proposition de passer la soirée avec cette dernière tout en moyennant qu'elle ne reste pas debout toute la nuit durant. Il sembla se rassurer tout seul en lui confiant que tant qu'elle ne rentrait pas seule avec Aslak, elle pouvait chevaucher jusqu'ici tranquille. Cette réflexion tira un grand sourire que le visage de la jeune lady. « Mon oncle n'est pas si irresponsable que tu le crois. Il est plus... Distrait que beaucoup de personnes mais je ne peux imaginer qu'il soit sortit indemne de toutes ses aventures si il n'avait pas eut un léger bon sens. » Du moins, il avait survécu jusque là et si il lui avait donné une impression volatile, il avait l'air assez conscient des risques de son style de vie.

Alrik esquissa son regard vers son cabinet avant de proposer d'y passer la soirée confortablement avant de proposer à Yevana de choisir leur activité de la soirée. La jeune harpiste avait bien une idée en tête qui avait finalement fait son chemin depuis le fond de son estomac. Avec le stress et l'angoisse, elle oubliait généralement vite les principales activités nécessaires à sa survie et tout lui revenaient en pleine poire une fois l’évènement anxiogène passé. « Hum... Rester dans ton bureau susceptible d'être prit d'assaut par des recrues indisciplinées me semble être une soirée délicieuse mais j'avoue que je n'ai pas eu le temps depuis mon départ d'Empyrée de me sustenter... Peut être qu'un détour dans les cuisines pourrait s'imposer. Je ne sais pas si tu as déjà mangé ? » Avec autant de responsabilités, il ne serait pas étonnant que son père oublie lui aussi de croquer quelque chose de temps en temps pour ne pas faiblir. De plus, les soldats mangeaient toujours énormément plus que les nobles fragiles et à quelques jours de partir pour les Îles de Fer, Yevana espérait que l'angoisse ne lui nouait pas le ventre à lui aussi.


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Alrik Mallery
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Message Ven 13 Sep 2013 - 15:08

Son oncle point aussi irresponsable qu'il le pensait... Un rictus quelque peu mélancolique naquit à la commissure de ses lèvres et ses prunelles d'azur scrutèrent évasivement le sol, comme si une kyrielle de réminiscences venait de s'y étendre. De tout temps, Aslak avait été ainsi, désinvolte et totalement immature, combien de fois leur défunt père l'avait-il vitupéré voire châtié pour ses incartades ? Même logés dans l'indigence de Culpucier, leur famille se voulait pieuse de bonnes moeurs : l'on n'escamotait pas, l'on ne mystifiait pas, et surtout, l'on n'attirait pas sciemment l'attention des Manteaux d'Or ! Leur géniteur avait toujours été un roturier droit dans ses chausses, qui se contentait de son commerce émacié pour faire survivre les siens. Des principes qui avaient inspiré Alrik depuis sa genèse, la seule et unique fois où il s'était laissé entraîner à s'introduire dans une demeure pour en voler les propriétaires, ils avaient bien manqué de se faire dévorer par le chien qui montait la garde. De ce qu'il s'en souvenait, jamais n'avait-il couru aussi vite de toute son existence, et il avait eu le loisir de maudire son aîné pour cette odyssée dont il n'avait sauvé que quelques fruits frais. Un bien maigre butin pour la pléthore de risques qu'ils avaient encourus ce jour-ci, et lorsqu'ils avaient retrouvé leur logis de fortune, c'était le cadet qui avait goûté la rossée tandis que le plus âgé avait pris ses jambes à son cou. Le gredin avait la bénédiction d'une bonne étoile, encore parfaitement campé sur ses jambes alors qu'il ne faisait que défier le destin. Le freux s'étonnait de ne point encore l'avoir retrouvé dans les geôles d'un petit seigneur – voire dans celles du Donjon Rouge ! Les retrouvailles n'en seraient que plus dérisoire, et il avouait sans mal qu'il serait tenter de l'abandonner parmi les faquins et les rats le temps de quelques jours, pour qu'il puisse songer à ses actes. Toutefois, il était aujourd'hui bien trop tard pour espérer le changer, il était déjà vertement déconcertant qu'il ait choisi de revenir arpenter les terres de son enfance, celles qu'il avait quittées sans se retourner plus de deux décennies auparavant. A présent, qu'il enjôle les problèmes à l'instar d'un charmeur de serpents ne le concernait que lui, et seulement lui... Mais s'il osait encourager sa seule nièce dans ses facéties, il aurait affaire au courroux paternel qui pouvait s'avérer ravageur selon les circonstances. Celui qui aurait la hardiesse de nuire à son trésor regretterait amèrement son choix, parole d'un chevalier susurrée aux Sept figures déifiées.

Mais il n'était point sans savoir que Yevana appréciait grandement cet oncle ressurgi des limbes du passé, honnir ce dernier ne ferait que les diviser davantage sur le sujet et l'occasion ne se prêtait absolument pas à une algarade. C'était certainement la dernière fois qu'ils se voyaient avant le départ tant redouté, avant que les navires ne quittent les Terres de la Couronne pour bourlinguer jusqu'en mer occidentale et prendre ces vils forbans à revers. Voilà qui se promettait d'être une croisade homérique, et tel était leur dessein premier : que nul n'omette plus que les séditions contre le pouvoir en place étaient dûment punies, comme l'avaient été les Beurpuits et le seraient les fer-nés. Des lois à remémorer, un devoir qui ne trouvait peut-être que peu d'écho en une damoiselle qui ignorait tout des ignominies de la guerre – et c'était bien mieux ainsi. Il n'irait jamais lui narrer de quelles horreurs il avait été témoin et même instigateur lors de l'illustre bataille du Champ d'Herberouge, tant d'abjection humaine ne lui léguait que l'envie de l'étreindre encore et ce jusqu'aux premières nitescences de l'aurore. Mais il s'abstint, opinant positivement du chef face au compromis de la donzelle qui lui parut opportun.

« Fort bien, faisons cela. Toutefois, il n'est vraiment pas sage de ta part de t'être sciemment privée de pitance depuis ce matin, je me disais aussi que ton teint était trop blême... Quitte à chevaucher toute la journée, tu aurais pu faire halte dans un hameau pour ne serait-ce que manger un fruit. Toujours dans la hâte, n'est-ce pas... Ton impatience finira par te jouer de vilains tours. » Malgré le soupir qui s'ensuivit, le sigisbée se plut à faire risette non sans le suave désespoir que lui inspirait son enfant. « Pour ma part, j'ai mangeotté un peu plus tôt dans la soirée, j'aviserai sur place si quelque chose m'ouvre l'appétit ou non. Allons-y, relate-moi donc ta journée en chemin, fut-elle bonne jusqu'à Port-Réal ? »

Si Yevana était présentement auprès de lui, c'était que son escorte et elle n'avaient rencontré aucune embûche en route, mais cela n'excluait pas l'éventualité qu'elle ait pu croiser le sentier de bonnes ou mauvaises gens. Le commandant la convia à entamer la marche en glissant sa main dans son échine et en l'entraînant avec lui après avoir fermé l'huis de son office. En grands accoutumés du bastion royal, ils eurent tout loisir à se concentrer sur leur dialogue sans crainte de s'égarer dans le dédale de corridors, et à la suite d'une poignée de minutes, ils atteignirent leur destination. Les cuistancières et autres domestiques continuaient de s'affairer à leur besogne en dépit de l'heure avancée – après tout, les seigneurs aimaient à se bâfrer à n'importe quel moment diurne et nocturne, en plus d'être oisifs, beaucoup étaient gourmands. Alrik s'attabla dans une encoignure à l'écart de l'effervescence tandis que la sylphide se faisait composer son souper, puis une fois qu'elle fut revenue à lui, il reprit d'un phonème placide et ravi de l'instant.

« Serais-tu assez aimable pour apporter un verre de vin à ton père ? Cela aura le mérite de me remettre d'aplomb pour le reste de la nuit. » Il émit un ricanement de circonstance puis patienta qu'elle daigne accéder à sa requête, de succincts secondes durant lesquelles il le contempla comme s'il ne l'avait point vue depuis un millénaire. Sans en avoir conscience, il eut cette expression inhérente au paternel subitement fier de sa progéniture, car il l'était vraiment, nonobstant les espiègleries de la jouvencelle. « Je sais que je me répète, mais... Je suis sincèrement navré d'avoir été si peu présent. Les évènements se sont tous suivis de près et Brynden compte sur moi, cela a toujours un prix d'être le factotum de la Main du Roi. » Et cela faisait plus de vingt ans qu'il en mesurait les exigences, mais sa loyauté ne souffrait pas le fardeau de ses responsabilités, et il en serait toujours ainsi jusqu'à ce que freuxsanglant n'ait plus les brides du royaume. « Le voyage pour atteindre les Iles-de-Fer sera long, mais avec le souvenir des deux femmes de ma vie dans mon esprit, je ne faiblirai point. Je sais que vos prières m'accompagneront, et au-delà de tout, me protégeront. Je te fais évidemment confiance pour faire preuve de tempérance durant mon absence, au Donjon Rouge, je ne serai pas là pour rattraper tes impairs auprès des dames et seigneurs, et quant à Empyrée, il serait de bon ton que tu y aides Aaliyah. Pas de folies Yevana, nous sommes d'accord ? » Il plissa sensiblement les prunelles tout en mirant celles qui lui faisaient face. « A mon retour, je demanderai une permission pour pouvoir passer plusieurs jours au fief. Cela nous permettra de nous retrouver en famille, entre autre chose. »


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Message Mer 18 Sep 2013 - 19:07

Alrik sembla légèrement sourire, comme amusé par le fait que sa fille défendait son oncle. Quelques fois, Yevana avait eu l'impression que son père et Aslak étaient encore des enfants à se chamailler. Ils avaient certainement eu une vie difficile et semées de centaines d'aventures dangereuses qu'elle n'avait jamais vécu et n'aurait jamais à le faire car elle avait eu la chance de naître dans un foyer déjà largement plus chanceux que celui de son père. Malgré la pauvre destinée de sa mère, elle n'avait jamais manqué de rien et n'avait jamais eu à demander à manger tant son ventre était déjà rempli dès que l'heure du repas avait sonné. Jamais elle n'avait eu à frissonner en hiver sans savoir qu'un manteau confortable l'attendait quelque part. Souvent, elle se sentait honteuse d'avoir un départ si favorable dans sa vie alors que son pauvre père avait dû construire chaque marche de l'escalier qui le conduisit jusqu'à ses fonctions. Cette construction avait dû être infiniment dure et escarpée et si Yevana aurait été curieuse d'en connaître chaque étape, elle ne savait pas si elle était prête à assumer les vérités qui pouvaient être dites. C'était ça aussi, la limite de son espièglerie : ses bêtises n'étaient jamais particulièrement graves notamment car la jeune blonde n'aurait voulu pour rien au monde blesser quelqu'un qu'elle aimait. Bien entendu, blesser la fierté de nobles gonflés aux éloges n'était pas la même chose et de son point de vue, c'était les remettre à leurs places, mais aux vues des remontrances de son cher père, il ne partageait pas du tout son point de vue.

S'agaçant gentiment du manque d'esprit momentané de sa fille d'être partie d'Empyrée sans prendre de disposition pour son repas tant elle voulait arriver vite, il lui avoua avoir déjà un peu mangé juste avant mais qu'il acceptait bien évidemment de la suivre. Il se laissait d'ailleurs la liberté de manger un peu plus tard, si un des mets lui faisait envie. « Tu devrais prendre quelque chose. Connaissant ton habilité à mesurer ton appétit, tu auras tôt fait de picorer dans mon assiette ! » un sourire amusé sur son visage, elle embêtait son pauvre père par affection et non pas par malice. Après tout, ils s'étaient toujours un peu parlé comme ça et si les éclats de sentiments étaient rares, ils étaient pourtant sincères. Mais ce qu'elle préférait le plus chez son Freux de père était son humour et sa bonne humeur généralement toujours présentes, quoi qu'il arrive. Et même si il était un combattant hors pairs et un commandant doué, c'était ça qui la rassurait : qu'il aurait toujours quelque chose pour faire rire tout le monde et illuminer les journées. Et ça, plus qu'aucun talent de bretteur, c'était vraiment être quelqu'un. Combien de nobles avait elle rencontré et avait été déçue car on lui avait dépeint un portrait spectaculaire et des faits d'armes grandioses, pour se rendre compte que ces individus étaient au moins aussi cultivés qu'elle, c'est à dire, pas tant que ça ? Des tonnes. Les faits et les titres n'étaient que des mots sur des feuilles et des paroles dans les cours. Yevana préférait sentir la vraie personnalité des gens et son contact facile avec les domestiques devait aussi possiblement l'aider à passer au delà des richesses et des « on dit que ». S'avançant dans les couloirs qu'ils connaissaient tous les deux par cœur, la jeune noble haussa les épaules. « Tu sais, quand on chevauche sans vraiment s'arrêter, il n'y a pas grand chose à raconter. Ha si tient ! Je suis partie tellement précipitamment que Gerold s'est rendu compte au bout d'une heure et demi qu'il n'avait même pas mit le blason des Mallery. Il a insisté pour retourner le chercher et quand il nous a rejoint alors que nous faisions reposer les chevaux, il était tout essoufflé et son cheval était d'une humeur revancharde. Il n'arrêtait pas de se détourner de la route après ça ! » Gerold était un bon gars qui venait de Culpucier, que son père avait recruté lorsqu'il avait hérité de son fief. Le jeune homme était un bon combattant mais le protocole était un cauchemar pour lui et il lui arrivait tellement souvent d'oublier tabard et épée que sortir du premier coup et en un seul morceau d'Empyrée ou du Donjon Rouge relevait du défit. Certains gardes lui disaient souvent « on t'attend Gerold » quand un départ approchaient et le jeune garde ne manquait jamais de se renfrogner. Mais jamais il ne jurait et sa politesse sans faille était une chose que Yevana appréciait beaucoup. Ses manières un peu gauches avaient finit par être attendrissantes et une habitude qui manquaient à la jeune lady quand il n'était pas là.

Bientôt des odeurs appétissantes flattèrent ses narines, indiquant que les cuisines n'étaient plus très loin. Une fois entrée, Yevana salua la cuisinière en chef qui était aux cuisines depuis qu'elle était toute petite. A l'époque elle était simplement préposée aux fourneaux et il lui arrivait de glisser des petites pains chauds aux enfants en douce quand ils passaient dans le coin. Malgré son air sévère, elle était toujours très douce et conciliante et jamais elle n'avait répondu à la négative à quelqu'un. De toute manière, à un tel poste, on ne disait pas souvent « non » aux nobles gourmands qui venaient de rassasier en dehors des repas. L'accueillant chaleureusement elle lui demanda ce qui lui ferait plaisir et Yevana ne sembla pas pouvoir se décider alors elle demanda n'importe quoi qu'ils avaient en trop et était déjà sortit pour les préparations. Bien entendu, il était hors de question que la cuisinière serve des restes à la petite tête blonde mais elle acquiesça quand même alors que la jeune fille se dirigea vers son père. Elle n'eut pas le temps de s'asseoir qu'il lui envoya déjà chercher du vin. Elle savait qu'à l'occasion il lui laissait boire quelques gorgées mais elle n'osa pas demander de peur qu'il ne lise à travers elle qu'elle s'était déjà saoulée comme un balais avec son oncle... Cela mettrait fin, au moins, à leur soirée. Elle repartit vers les cuisiniers et servit elle même une coupe de vin avant de la rapporter. « Normalement, les gardes en service ne sont pas censés boire non ? » dit-elle avec un sourire amusé. Son père saoul ? Elle ne l'avait jamais vu. Ou alors il le cachait très bien.

Encore une fois il s'excusa de son absence et à présent, Yevana se sentait presque coupable de lui avoir monopolisé cette soirée alors qu'il aurait certainement eu des choses à faire au niveau de la garde ou des préparatifs pour son départ prochain. Il lui demanda de bien s'occuper de ses affaires à Empyrée et d'essayer de limiter la casse si elle se rendait au Donjon Rouge. Alrik lui avoua vouloir demander quelques jours de permission pour se reposer et passer quelques jours à Empyrée. « Tu veux aussi quelques jours pour réparer tous les pots cassés que j'aurais laissé dans mon sillage ? En tout cas j'essayerais d'aider Aaliyah du mieux que je peux et je ne faillirais pas à ta réputation en ton absence. Mais en échange, promet moi de ne pas trop te mettre en danger. Je ne saurais plus qui faire enrager après ! » Une note d'humour qui dissimulait mine de rien une réelle inquiétude quand à la destiné de son paternel. Une manière de parler de sentiments sans vraiment les évoquer. Yevana était plus douée pour écrire des morceaux déchirants que pour vraiment parler de ce qui la tracassait. Même si son père avait toujours été un confident de choix, avec l'âge, il y avait des misères qu'on préférait garder pour soi ou pour des amis plus proches. A présent femme, elle avait des soucis qu'un homme, chevalier qui plus est, avait du mal à comprendre. Et pourtant, des fois, c'était l'inverse. Alrik avait la volonté de marier Yevana alors que celle-ci admirait la Seastar de son indépendance, comme quoi, les traditions n'avaient pas une si belle vie que ça.


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Alrik Mallery
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Message Sam 21 Sep 2013 - 13:49

Gerold, ce fieffé étourneau n'avait décidément pas sa tête sur les épaules, si elle n'était pas corporellement reliée à son tronc, nul doute qu'il aurait tôt fait de l'oublier quelque part ! Chaque gaucherie de sa part était une opportunité de rire de bon coeur, sans pour autant railler le jeune homme qui lui faisait étrangement pensé à Leyan. Fort heureusement que tous deux étaient de bonnes âmes, débonnaires et courtois, en plus de doués avec une arme, cela apportait l'harmonie nécessaire à leur personnage. Ainsi, en imaginant le pauvre bougre ayant omis de se draper de l'héraldique Mallery, le lord de cette maisonnée ne put retenir un ricanement. L'extrémité de ses phalanges effleurèrent presque inconsciemment l'emblème aux six étoiles niellée sur son armure, l'unique de toute la compagnie des Dents de Freux à ne pas porter le dragon symbolique à Brynden Rivers, quand bien même en arborait-il malgré tout les teintes d'ébène et d'ivoire. Dire qu'il était fier de ce qu'il avait érigé au coût de ses efforts, au coût de nombreux morts et d'une allégeance qui ne trouverait fin qu'avec sa vie, n'était qu'un euphémisme. Quel indicible sentiment que de voir d'autres quidams vêtus des armoiries qu'il avait lui-même conçues dans ses moindres détails, et que ce simple fait pouvait apporter une once de dignité à quelques-uns. Sa chère enfant n'était pu une simple vénus, anonyme parmi la roture, sa joie était incommensurable à ce que le titre de dame de maison puisse lui être attribué. Trois années déjà, une sacro-sainte trinité fort différente de tout ce qu'il avait connu jusqu'alors, et l'avenir leur réservait encore bien des surprises. Preuve en avait été avec le retour tout bonnement inopiné d'un certain reître que l'on ne présentait plus, puis viendrait le temps des fiançailles et du remariage pour Alrik, avant que sa fille ne suive la même voie. Ce dernier point serait assurément le plus ardu à accomplir, dix huit ans déjà et toujours pas l'intention d'aspirer à une union matrimoniale, mais les faits étaient là, et la damoiselle ne pourrait point demeurer auprès de son paternel pour le restant de ses jours. Elle aussi avait le droit au bonheur familial autrement plus personnel, l'amour était une ambroisie de laquelle l'on devenait vite tributaire et qui était apte à donner des ailes. La parentalité n'était pas en reste, et tout ceci, il désirait ardemment qu'elle puisse y goûter, et qu'elle y puise sa prospérité.

Au moins, le freux se rassurait en entendant qu'il ne lui était rien arrivé de fâcheux – toutefois, si l'inverse avait été véridique, le lui aurait-il vraiment dit ? Yevana était imprévisible, et c'était bien pour cette raison qu'il était rarement quiet la concernant. Il passa cependant outre, il aurait été vain de se faire plus paranoïaque qu'il ne l'était déjà. Sa seule réponse concernant la boisson avinée qu'il avait quémandée fut un haussement d'épaules frivole, il était difficile de dire quand est-ce qu'il se trouvait en service et quand est-ce qu'il ne l'était pas, lui qui mêlait son temps libre à celui de besogne tant il peinait à faire la dissociation. Quiconque le prenait sur le fait ce soir témoignerait de mansuétude, après tout, ne s'apprêtait-il pas à quitter le confort d'un foyer pour le péril de la guerre, et ce durant plusieurs semaines ? Même lui, se faisait moins rigoriste envers les soldats qui bourlingueraient à ses côtés, leur octroyant un peu de répit avant le grand départ. Le sujet fut naturellement abordé même à travers un humour qui n'en était pas moins expressif dans son idée, et qui fit rire le chevalier malgré la funeste perspective qui s'en dégageait. Périr sur le front comme être meurtri étaient des probabilités qu'il ne fallait pas ignorer, mais il se refusait à ergoter sur pareils détails en présence des personnes qui lui étaient chères. Ainsi donc, il eut tôt fait d'opiner négativement du chef, galvanisé par une insouciance qui était destinée à rassurer son interlocutrice sur le devenir de son père vieillissant.

« N'aie crainte ma fille, les fer-nés aussi féroces soient-ils partent avec un désavantage conséquent dans l'affrontement qui se profile. Ils ne s'attendent pas à ce que le continent contre-attaque enfin, l'effet de surprise sera tel qu'ils seront désorganisés et n'auront d'autres choix que s'incliner devant notre supériorité numérique et notre stratégie. Je guerroierai en tandem avec le prince Maekar Targaryen, et nombre de combattants notoires seront également présents, comptes-y les suzerains Baratheon, Arryn, Stark et Lannister, ainsi que ser Lothar Celtigar ou encore ser Oberyn Dayne, même lady Danelle Lothston d'Harrenhal et la fille des Paludiers du Neck, dame Lyessa Reed, ont répondu à notre appel. » Tant de patronymes célèbres réunis autour de la même cause laissait souvent coi, cette croisade contre la Seiche d'Or se promettait de devenir un événement historique que nul n'oublierait si ce n'était au gré des âges. Alrik était honoré de faire partie intégrante d'une telle élite, en particulier alors qu'il avait un rôle décisif puisque représentant direct de la Main du Roi, un rôle avec ses profits et ses dangers. Il se rendit alors compte qu'il parlait à la nymphe comme si elle avait été l'un de ces dignitaires intrigué par la bataille à venir, ce qui n'était pas forcément le cas, elle qui ne faisait que se faire du mauvais sang pour son géniteur. « Enfin, tu auras compris que nous ne partons pas avec notre témérité en guise d'unique étendard, Brynden ne laisse rien au hasard, tu le connais, et c'est bien pour cela qu'il siège aujourd'hui sur le trône de fer. Que les Sept le gardent. » Sa main passa sur son faciès pour en détendre les muscles et frotter sa barbe dans un geste évasif. « Quant aux pots cassés, j'espère que je n'en aurai pas trop à déplorer à mon retour... Je compte sur toi Yevana, alors ne me désappointe pas veux-tu ? Pas de flânerie à Culpucier ni autre part ailleurs avec Aslak, pas de chevauchée intrépide ou baignade dans un lac, pas de nuit à la belle étoile et encore moins de taverne, pas de grimpette à la cime des arbres et ne t'aventures pas dans les marchés de Port-Réal sans escorte... Et si un prétendant vient marivauder, ne l'éconduit pas de façon incongrue ! Ton attitude parfois trop peu conventionnelle effarouche les plus puritains, tu sais que ce n'est pas bon pour notre image. »

Une kyrielle de proscriptions qui n'en finissait pas, et pour cause ! Les facéties de la belle étaient multiples et variées, sa propension aux incartades volontaires ou non était à peine croyable, alors qu'elle savait parfaitement comment se comporter en société lorsqu'elle y mettait du sien. Il l'avait toujours dit : elle lui donnerait des cheveux d'opale avant l'heure, et les années ne l'avaient pas lénifiée en la matière. D'aucuns diraient qu'elle tentait seulement d'attirer l'attention de son père à travers son anthologie de bêtises, lui, prônait qu'elle était ainsi, esprit libre dans un univers qui tolérait laborieusement la fantaisie. Son espièglerie atteignait bien souvent son paroxysme lorsqu'il était question de damoiseaux en quête d'oiselles à marier, combien s'étaient presque sauvés comme si leur vie en dépendait face à la hardiesse de la jeune fille ? Diantre, il en était parfois arrivé à s'interroger sur le futur et sa faculté à lui trouver un parti digne de ce nom. Pourtant, ce n'était pas faute d'opportunités, la vénusté de la donzelle en enjôlait plus d'un, raison pour laquelle il était persuadé que certains en profiteraient pour l'approcher dès qu'il serait loin des Terres de la Couronne. Et puisqu'il ne serait point là pour veiller à ce que les choses se déroulent relativement bien, il n'était pas à exclure de son enfant en profite également. Entre toutes ces spéculations, il porta son verre à ses lippes qu'il trempa dans le nectar à l'épaisse robe sombre, ses papilles en récupérèrent la sapidité avant qu'il ne se souvienne d'un fait.

« En parlant de cela... Je gage que tu te rappelles du jouvenceau de l'autre fois, celui qui s'est présenté à nous lorsque nous étions dans la salle du trône ? » Un jeune seigneur plus qu'intéressé par la lady Mallery et qui n'avait pas manqué de le faire comprendre, une fois où Yevana s'en était venue visiter ses proches au Donjon Rouge. « Je l'ai providentiellement croisé avant-hier au détour d'un corridor, et il a demandé après toi... Je le trouve fort charmant, non ? J'ai pensé que cela pouvait être une bonne idée de le convier à Empyrée, pour que vous puissiez peut-être faire... plus ample connaissance ? » Sous-entendu envisager une relation éventuellement plus poussée, toutes les occasions étaient bonnes pour lui remémorer qu'elle devrait un jour se résigner, et que lui, n'était pas prêt à abandonner les recherches.


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


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Message Dim 29 Sep 2013 - 20:40

Son père haussa simplement les épaules à sa remarques sur l'alcool. De toute manière, il pouvait bien boire autant qu'il le voulait, tant que ses hommes exécutaient ce pour quoi ils étaient là, on ne pouvait pas vraiment le critiquer. Et d'ailleurs qui osait vraiment critiquer le Commandant des Dents de Freux en public ? Vu son service irréprochable et les récompenses qu'il avait reçu de la main du roi lui même, Yevana doutait que quiconque ne erait assez fou pour contester son efficacité si il ne voulait pas qu'on le questionne sur sa fidélité à la couronne. Car finalement, c'était bien ça le résultat : tant que le Donjon Rouge tenait et tant que les régions de Westeros étaient soumises aux allégeances qu'elles avaient récités au roi, tout allait bien et tout se déroulait selon les plans prévus. Mais Yevana avait déjà entendu assez d'histoire et assez de chansons pour savoir que le plan se déroulait bien que pendant un très cours instant. A peine avait-on eu le temps de souffler, une tâche difficile accomplie, qu'une autre nous tombait sur le coin de la tête, et tout était à recommencer, encore une fois. Les fer-nés recommençaient les mêmes erreurs et se retrouveraient encore une fois soumis, enfin... La jeune noble blonde l'espérait tout du moins. Pour elle, il était important de se dire que dans quelques mois elle fêterait le retour triomphant de son père et qu'ils boiraient une coupelle de vin tous ensemble, festoyant face à la défaite des Îles de Fer. Malgré les ombres dévorantes qui voulaient sans cesse grignoter des parties du tableau idyllique qu'elle dressait, ses yeux étaient tournés vers un futur radieux, un futur qu'elle tenterait d'ériger le plus solide possible et le plus sûr possible. Son père la rassura alors sur le résultat presque assuré de l'attaque. La surprise avait toujours été la principale alliée de n'importe quelle armée. Mais à ça s'ajoutait de grands seigneurs aussi doués en politique qu'à l'épée qui devaient aussi certainement ramener leurs plus fines lames avec eux pour soumettre l'arrogance des adeptes du Dieu Noyé. Des noms tous plus brillants les uns que les autres porteraient leurs bannières au côté de son père et Yevana n'arrivait pas vraiment à voir à quel point ce moment serait historique. L'histoire lui paraissait être bien peu de choses quand elle pensait à son père et à la possibilité qu'il se prenne dans la mêlée un coup d'épée fatal. L'histoire ne pesait pas vraiment très lourd si c'était pour la continuer sans lui, seule et abandonnée. Ces noms célèbres, dignes des plus grands héros de balades ne signifiaient rien pour elle tant qu'ils ne rapporteraient pas son père sain et sauf. Ils auraient bien pu être des Snow, des Stone, des Pyke qu'elle n'en aurait rien eu à faire, tant que la finalité de cette bataille se résultait en une victoire et en un retour d'Alrik à Donjon Rouge. Peut être que sa naissance relativement modeste l'avait rendue moins sensible au pouvoir des noms. La Seastar était, après tout, une bâtarde et pourtant elle représentait tout ce que Yevana voulait être, elle était le symbole même que vivre ses aventures étaient possibles. Alors les noms, finalement, ils n'étaient pas bien importants. Les noms, finalement, ils ne portaient pas d'épées et ne savaient pas les manier. Ce qui lui importait c'était les mains qui empoigneraient la victoire et celles qui tireraient son père vers le bas vers l'Etranger ou vers le haut, vers le Guerrier.

« Je ne doute pas une seule seconde que tu seras grandement accompagné. Mais la grandeur des noms n'a jamais triomphé de batailles. Cependant, j'ai confiance en la Main du Roi alors je ne me fais pas de soucis... » Elle hocha la tête alors que son père lui répétait qu'il ne voulait aucune mauvaise aventure en son absence ce à quoi Yevana sourit. Elle ne pu s'en empêcher. Bien évidemment que son oncle viendrait la voir et le retenir de l'embarquer dans quelques pérégrinations aventureuses était quelque chose qui semblait immensément impossible tant le roturier semblait doué pour s'attirer des ennuis. Même en une centaine de vies, Yevana ne s'attirerait pas autant d'ennemis. A moins qu'elle possède la même fibre que son oncle. Et vu les affres dans lesquels elle se fourrait, il était fort possible que la blondinette possède aussi une aura à bêtises. Au moins pouvait-on espérer qu'elle possède aussi un peu de son père en ce qui concernait les problèmes : un talent particulier pour les régler et les éviter. Yevana ne pu s'empêcher une seconde de réfléchir à ce que sa mère aurait pu dire concernant Aslak. Vu ce qu'on lui avait dit, elle aurait possiblement était inquiète et amusée de le voir. Enfin, c'est ce qu'elle imaginait, et du coup, sa défunte mère pouvait correspondre à tout ce qu'elle pouvait fantasmer. L'interminable liste des interdictions de son père se mua en un agglomérat auditif indéterminé. Elle finit par agiter la main alors qu'un cuisinier lui apporter une gamelle de pigeon et de sauce. « Père père, j'ai compris ! Je dois rester enfermée dans ma chambre et ne sortir que pour manger et faire risette aux nobliaux ! Les puritains, je n'en ai cure qu'ils soient effarouchés, ils s'effarouchent de tout de toute façon ! » Elle prit une bouchée de viande et elle la mastiqua, légèrement énervée que sa dernière soirée avec son père se solde par un remontage de bretelle digne d'un enfant. Alors même qu'elle tenta d'orienter la conversation dans une autre direction, son père, butté comme elle, s'enquit de ce qu'elle pensait par rapport à un noble qu'elle avait vaguement vu un jour. Fronçant les sourcils elle sembla réfléchir. « Non je ne me souviens pas... Je me souviens rarement des gens qui ne m’intéressent pas. Mais invite le si tu veux, il se trouve que ce jour là, je ne suis pas là. Tu le salueras de ma part avec mes plus plates excuses. » Bien évidemment, Alrik n'avait aucunement parlé d'une date précise et ça, la jeune fille le savait bien. Mais les pressantes demandes de son père à cet égard en était presque venu à lui donner de moins en moins envie de s'y intéresser. Yevana était tellement têtue qu'elle serait presque prête à refuser audience à un jouvenceau qui lui plaisait. Plus on la poussait, et plus elle reculait qu'importe le prix au bout du couloir. « Et pourquoi tu ne te trouves pas une femme à marier au lieu d'essayer de me coller un noble tout poudreux et mielleux sur mon dos ? » Elle reprit une bouchée une fois sa phrase de répartie lancée, loin de se douter que sa ligne de rhétorique trempait dans une part de vérité inconfortable. Le coup du « fais le toi même » elle le pratiquait depuis qu'elle était toute jeune enfant et qu'elle savait parler : depuis, cette forme de réplique n'avait cessé d'évoluer mais on en retournait toujours aux jeux puériles avec elle. Elle n'était pas faite pour être mariée, tout autant que son père n'était pas fait pour être marié. Pour elle, cette affirmation était évidente.


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Il existe plusieurs manières de dire au revoir [Alrik & Yevana]

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