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Grand-Tour toujours voit au-delà de l'horizon [Clarence]

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Noble
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Valencia Hightower
Noble

Général
Dame de la Maison Hightower

Dite "La Pieuse"

♦ Missives : 174
♦ Missives Aventure : 8
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2013
♦ Célébrité : Natalie Dormer
♦ Copyright : BBTB
♦ Doublons : Aucun.
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Aucun pour le moment.
♦ Lieu : Villevieille
♦ Liens Utiles : .
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Message Jeu 5 Sep 2013 - 0:40


Des cheveux blonds sur sa joue. Elle tressaillit et n'osa d'abord pas bouger. Elle était pourtant bien dans son lit. Une inspiration. Quelque chose était lourd sur son corps paisiblement étendu. La masse qui l'entravait se mit soudain à remuer et elle put se rendre compte avec horreur de sa nature. Un homme. Et il était nu.  

Une ombre glissait sur les murs de Grand-Tour, discrète et silencieuse comme le vent, alors qu'un nouveau jour naissait sur l'horizon de la mer. Ses petits pieds sans chaussures étaient camouflés par les pans d'une lourde cape sans fin de velours brun. On n'apercevait un orteil blanc que furtivement au départ de chaque pas mais il disparaissait bien vite sous le tissu, comme s'il était trop timide pour se laisser voir plus longtemps. L'ombre était tourmentée par le rêve qui l'avait extirpée de son sommeil très tôt ce matin. Même les rats dans les geôles dormaient encore. Mais comment aurait-elle pu garder le lit et se rendormir, elle, après avoir réalisé quel songe honteux elle avait du commettre pendant que sa conscience avait laissé place au brouillard de la nuit ? Elle s'était lavée abondamment le visage mais les souvenirs ne s'étaient pas enfuis avec l'eau épongée par le linge. Ils avaient perduré, peut-être encore plus marquants et brûlants qu'au moment de leur révélation à son esprit. Ces cheveux blonds. C'était comme si elle les avait réellement touchés tant elle avait en mémoire leur exacte douceur. Et leur parfum. De légères effluves salées, comme l'eau fracassée sur les falaises. Ils avaient semblé - et semblaient encore - si réels que les nier pouvait même être fou.
Au détour d'un couloir, l'ombre s'évanouit, happée par la lumière d'un chandelier resté allumé. « Lady Valencia ? » Toutes âmes ne dormaient donc pas encore dans la tour. En tous cas, pas celle d'un garde qui faisait sa ronde habituelle en solitaire. La dame désignée interrompit son errance pour se tourner lentement vers lui. Elle ne craignit pas d'être surprise en vêtements de nuit puisque sa cape immense cachait très bien ce manquement à la pudeur la plus élémentaire. D'ailleurs, aucune autre circonstance que ce rêve perturbant n'aurait pu pousser la demoiselle à commettre cet impair. Peut-être même pas si la tour toute entière avait été en flammes. « C'est bien moi, Merwin. » Ce don incroyable de pouvoir même retenir le nom de la plus insignifiante des créatures lui avait toujours valu l'affection du petit peuple. Sa voix plus douce qu'une berceuse reprit : « Ne me laissez pas distraire votre travail. Allez dans votre direction. J'irai dans la mienne. » Le garde se gratta la tempe, ennuyé, n'osant rien dire pour s'opposer à la sœur de son maître. Peut-être devait-il prévenir Lord Clarence que Valencia errait dans la tour à une heure trop avancée du jour. Enfin, si elle restait dans l'édifice, elle ne risquerait rien. Sans doute avait-elle le goût pour les promenades paisibles quand le bâtiment était encore muet. « Bien, ma dame. Faîtes attention à vous. » Elle lui adressa son habituel sourire dépourvu de chaleur et se détourna de lui pour reprendre son errance.
Dans quel but ? Elle ne pouvait pas aller au septuaire dans cette tenue et elle ne voulait pas retourner dans sa chambre pour aller chercher une paire de chaussures. Elle avait bien trop peur de se faire happer par son lit et de retomber dans le rêve qui l'avait poussée à fuir quelques minutes plus tôt. Mais alors où aller ? Il lui fallait un lieu où elle pourrait être tranquille, un lieu où elle se sentirait bien. Trouverait-elle cette aisance ailleurs que dans un lieu sacré ? Valencia se rendit bientôt compte que son corps, par l'intermédiaire de ses petits nus, avaient choisi pour elle quand elle arriva finalement devant une porte de bois qu'elle connaissait bien. Il s'agissait de l'étude de son frère Clarence, l'endroit où il passait le plus clair de son temps et où nul n'avait le droit de le déranger. Hélas, la pièce, en l'absence de son utilisateur, demeurait verrouillée. C'est en le sachant que la demoiselle posa néanmoins la main sur la poignée et essaya de l'actionner. Quelle ne fut pas sa surprise en sentant la serrure céder à la pression de ses doigts fins et le battant tourner sur ses gonds gémissants. Valencia plaqua la main coupable sur sa bouche et resta muette et droite comme une statue, s'attendant à entendre la voix de Clarence demander qui venait à lui sans se faire annoncer. Elle patienta et patienta encore. En vain. Alors, elle franchit le seuil pour jeter un coup d'oeil dans la salle. A part les armoires croulantes de livres et le bureau de son frère, elle était vide. Pas âme qui vive. Quelle étrangeté alors qu'elle ait été ouverte. La meilleure explication sembla être que son aîné avait oublié de la verrouiller en la quittant la veille. Valencia comptait repartir sur le champ mais elle en fut empêchée par la sensation de bien-être et de familiarité qui se dégageait de cet endroit et qui la poussait à rester. Après une brève hésitation, elle décida de faire ici une pause dans son errance sans but. Elle allait rester juste un petit peu. Clarence ne saurait même pas qu'elle était venue. La demoiselle referma prudemment le battant de la porte dans son dos et avança jusqu'au bureau de son frère. A mesure que ses yeux se posaient les divers objets entreposés ça et là, les cheveux blonds de son rêve s'estompaient dans son esprit. Elle caressa du bout des doigts la plume dont le maître de Grand-Tour se servait pour sa correspondance. Un sourire doux et sincère se glissa sur ses lèvres. Son frère lui manquait. Il n'était pas parti mais, ces derniers mois, il avait eu fort à faire avec le mariage de Virginia et son ami de La Treille. Valencia et lui n'avaient guère eu de temps à s'accorder ensemble. Son rêve terrible avait-il un rapport avec cela ? Sa sœur se mariant enfin et elle demeurant à ce jour la seule Hightower en âge de faire de même mais pour qui aucun projet n'avait été échafaudé. Un homme dans son lit. Son inconscience voulait-elle lui révéler son envie de mariage au moment où sa conscience avait déjà décidé de demander à Clarence sa permission de se faire septa ?
Les yeux trop bleus de la jeune femme se posèrent sur une pile de parchemins qu'elle discernait mieux à présent grâce aux premiers rayons du soleil levant qui teintaient le ciel de rose, plus flamboyant de minute en minute. Ils lui firent penser à une missive qu'elle avait écrite et envoyée dans l'Ouest il y a quelques temps déjà. Le seigneur du Roc en personne lui avait écrit pour lui demander conseil. Tybolt Lannister. Elle n'avait jamais eu le plaisir de rencontrer un tel homme mais elle savait, comme tous les habitants de Westeros, que les Lannister avaient des cheveux de la couleur de l'or qu'ils extrayaient de leurs innombrables mines. Des cheveux blonds. Sans doute avait-elle mêlé sans le vouloir deux préoccupations importantes dans son esprit : le mariage et la lettre de ce grand seigneur. Il était veuf et il avait voulu savoir pourquoi les Sept infligeraient la douleur d'un deuil à un homme. Comme beaucoup de personnes dans le royaume, Tybolt avait semblé croire que les Sept parlaient à Valencia pour lui révéler leurs desseins. Ou tout du moins aurait-il voulu qu'ils le fassent. Cependant, la blanche demoiselle de Grand-Tour n'avait pas de réponses. Elle ne savait pas pourquoi les dieux faisaient ce qu'ils faisaient. Ce dont elle était persuadée, c'est qu'ils faisaient pour le mieux, en visant un but noble et juste, même s'il était encore trop loin et trop abscons pour que d'humbles esprits humains puissent les discerner encore. Il suffisait d'avoir foi en eux. Et, un jour, tout finirait par s'éclairer. Valencia s'installa sans y penser dans le fauteuil de Clarence, devant son bureau. Elle reposa sa tête sur le dossier et ferma les yeux en soupirant d'aise. Elle commençait à comprendre pourquoi son frère aimait cet endroit. On pouvait y réfléchir en toute tranquillité, sans se laisser submerger par ses pensées. C'était très agréable. Le Lannister allait venir à Villevieille. Il l'avait dit dans son premier courrier. La blanche demoiselle se réjouissait d'avoir l'opportunité future de converser avec  une personne de sa qualité mais, en même temps, elle appréhendait ce moment comme à chaque fois qu'elle devait parler à quelqu'un que le destin n'avait pas épargné. Nul doute que Tybolt avait bien moins de raisons qu'elle de croire à la bonté et à la justice des Sept. Après toutes les choses cruelles qui lui étaient arrivées, la perte de son père pendant le Fléau de Printemps, les raids fer-nés sur ses cotés puis le décès de son épouse et de son enfant à naître... Beaucoup d'hommes seraient devenus fous ou, pire, impies. La foi du seigneur de Castral-Roc résistait toujours. C'était tout bonnement admirable.

Les yeux fermés, parfaitement détendue dans ce fauteuil qui était comme l'embrasse de son frère, Valencia s'assoupit quelques minutes. C'est l'impression de ne plus être tout à fait seule qui la tira d'un sommeil sans rêve. Elle papillonna des cils pour ne pas brusquer sa vision pendant qu'elle s'adaptait à la nouvelle luminosité de la pièce. Ils repérèrent bientôt la forme haute et étroite qui se tenait du coté de la porte. Une silhouette d'homme. Son cœur fit un bond dans sa poitrine et son corps fit le même dans le siège qu'elle avait emprunté. Clarence était immobile de l'autre coté du bureau et la regardait sans dureté aucune, presque avec bienveillance en fait. Les pommettes de Valencia rosir. C'était un fait extrêmement rare que de la voir embarrassée. D'ordinaire, elle arborait seulement son air détaché et indifférent. « Bonjour, Clarence. Tu m'as fait peur » souffla-t-elle de sa voix la plus douce. Elle se leva avec une grâce que l'entraînement seul ne pouvait apprendre si on ne l'avait pas déjà dans sa nature même et commença à contourner le bureau. « Pardonne-moi. Je ne voulais pas envahir ton espace. Je me promenai et je me suis retrouvée là. Sois sans crainte, je m'en vais maintenant. Sans doute veux-tu te remettre à tes mystérieuses affaires... » Il n'y avait nul reproche dans le ton de sa voix. Au contraire, on sentait une certaine déférence. Elle savait tout ce que l'aîné de la fratrie faisait pour le nom et l'image rutilante des Hightower. Elle lui en était reconnaissante, même si elle aurait évidemment préféré qu'il soit plus un frère pour elle qu'un intendant. La cape interminable de velours brun lui donnait l'air encore plus petite qu'elle ne l'était. Arrivant à la hauteur de Clarence, elle s'arrêta et posa délicatement une main blanche sur sa joue. En plongeant ses yeux au fond des siens, elle donna une légère caresse du pouce sur sa peau et lui glissa : « Ne travaille pas encore toute la journée. Ce n'est pas bon pour ta santé, mon frère. » Puis elle lui sourit, d'une jolie manière qu'elle ne pouvait montrer qu'aux membres de sa famille proche, avec honnêteté et douceur. Comme la plus pure création des Sept.



La blanche demoiselle de Grand-Tour
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