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« Une discussion n'est vraiment possible qu'entre gens qui sont du même avis. »

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Ashara Voi
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Message Mar 27 Aoû 2013 - 18:07

La fin d'une guerre apporte toujours son lot de difficultés. Celle contre les Fer-nés ne fait pas exception et Lucion, le seigneur de Voi, est parfaitement conscient du fait que son suzerain a dû prendre des décisions compliquées. Depuis toujours les Voi sont fidèles aux Martell et ils n'hésitent jamais à rappeler au Prince régnant qu'ils seront toujours derrière lui. Les fomentations des Ferboys sont malheureusement toujours aussi présentes et même si les Voi sont certainement trop mineurs pour intéresser ces individus ambitieux, Lucion se méfie particulièrement d'eux et sait parfaitement qu'ils sont capables de s'attirer les faveurs d'autres familles. La haine que les Dorniens éprouvaient – et éprouvent toujours – à l'égard du reste de Westeros n'a d'égal que la jalousie des Ferboys à l'égard des Martell. Combiner ces deux sentiments négatifs peut avoir de grosses répercussions, qu'arrivera-t-il si jamais les Rocheux parviennent à rallier des maisons importantes à leur cause ? Destituer les Martell n'est pas choses aisée et c'est ce qui rassure Lucion, cependant le seigneur de Voi ressent le besoin pressant de se présenter auprès de son suzerain pour lui réitérer ses vœux de fidélité.

C'est pour cette raison que lord Lucion, son héritier et sa fille Ashara – ainsi qu'une compagnie de gardes bien évidemment – cheminent vers Lancehélion. Oberyn a insisté auprès de son père pour pouvoir l'accompagner, histoire de rencontrer l'homme qu'il servira peut-être un jour. À moins que ce ne soit son fils. Ashara de son côté a pris l'habitude de se joindre à son père dès que celui-ci se rend à Lancehélion, elle est effectivement prise d'une véritable passion pour les rues de la capitale de Dorne et ne rate jamais une occasion de s'y rendre.
Le chemin se passe relativement bien, ils n'ont pas à essuyer la moindre attaque – ce qui n'est pas étonnant dans ce coin du désert – et le temps s'est passablement rafraîchi avec la venue de l'hiver. Bien entendu, Dorne reste la région la plus chaude de Westeros et même en automne, la température est presque caniculaire pour un natif du Nord.

Après deux jours de voyage, la délégation arrive à bon port et ils se rendent directement à l'auberge où ils ont leur habitude. Une mignonne petite pension familiale dirigée par un homme qui se trouve être une vieille connaissance de lord Lucion. Avec le temps, Ashara a fini par se lier d'amitié avec la fille du gérant et c'est d'ailleurs une raison supplémentaire de ses fréquentes venues à Lancehélion.
L'installation ne prend pas bien longtemps, le Dornien Sableux demande à ce qu'un bain lui soit apporté de manière à ce qu'il puisse se débarrasser de la crasse du voyage, puis il enfile de nouveaux habits assez austères avant d'être imité par son héritier. Dès que les deux hommes sont prêts, ils quittent l'auberge pour se rendre au palais des Martell, non sans avoir sommé Ashara de ne pas aller se perdre dans les rues de la ville. L'idée charme pourtant la jeune femme qui jure cependant de ne pas le faire. Histoire de laisser le temps passer plus rapidement jusqu'à leur retour, la Voi décide elle aussi de changer de tenue et de passer par un bon décrassage dans un bain frais.

Alors qu'elle frotte sa peau avec un savon rêche, la jeune femme a la surprise d'entendre quelqu'un frapper à la porte. Après son invitation à entrer – la demoiselle n'est pas très pudique – la fille du gérant de l'auberge pénètre dans la pièce pour l'informer qu'elle est attendue au palais. La surprise se dessine sur le visage anguleux d'Ashara alors qu'elle interroge son amie qui lui avoue que la Princesse Daenerys a demandé à ses gardes de l'inviter à la rejoindre dans sa demeure. L'idée même de voir cette femme dont la beauté a été rapportée par plusieurs voyageurs faisant des haltes à Voi, l'impressionne autant qu'elle l'enthousiasme. Sans plus de cérémonie, la Voi s'empresse de se rincer avant d'émerger de son bain pour se sécher aussi rapidement que possible. Elle enfile ensuite une tenue légèrement plus présentable que celle prévue initialement, puis elle se présente auprès des gardes censés la mener à bon port – s'excusant d'ailleurs pour le retard.

Le temps que dure le voyage jusqu'au palais, Ashara ne peut s'empêcher de se poser une multitude de questions : pourquoi est-elle mandée ? A-t-elle fait une sottise sans le vouloir ? Ses tripes se nouent soudain lorsqu'elle songe au fait que sa tante fut la maîtresse du père de la Princesse. Lui en veut-elle ? Ce serait assez étrange, Ashara n'est en rien responsable des déboires de sa tante, cependant la jalousie de certaines femmes peut être redoutable.
Les hypothèses se bousculent dans son esprit tandis qu'elle marche d'un pas enthousiaste aux côtés des gardes. Même si la Princesse l'a demandée pour une mauvaise raison, elle reste heureuse d'avoir la chance de rencontrer cette femme ! Aussi, lorsque la masse imposante – mais élégante – du palais des Martell se présente, Ashara retient son souffle jusqu'à ce qu'ils y pénètrent. Elle se laisse faire, continuant à emboîter le pas à ses accompagnateurs qui la mènent dans un dédale de couloirs aux décorations superbes, jusqu'à ce qu'ils débouchent tous devant une porte ouverte. Là, les gardes la laissent en s'éloignant sans plus de cérémonie et Ashara décide donc de prendre les choses en main, franchissant le pas de l'huis pour jeter un coup d’œil dans la pièce. Elle repère rapidement la silhouette très raffinée d'une femme à la superbe chevelure blonde très clair – pour ne pas dure blanche. Nul doute qu'il s'agit de la Princesse, aussi la Dornienne annonce-t-elle sa venue.

« Princesse... » Lorsque la femme se tourne vers elle, Ashara la salue avec le respect qui lui est dû. « Je suis navrée du retard occasionné, j'étais en train de me laver lorsque vos hommes sont arrivés. » Son regard d'ébène se lève à nouveau vers le visage de la femme qu'elle dévisage sans vergognes. Ashara a toujours observé avec insistance les personnes qu'elle trouve belles. « Je suis sincèrement touchée par votre invitation, est-ce qu'il y a quelque chose que je peux faire pour vous Princesse ? »

Elle a encore du mal à comprendre la raison de sa venue ici, mais est bien décidée à en profiter autant que possible : c'est certainement la seule et unique fois qu'elle aura cette chance !


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Daenerys Martell
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Message Mar 27 Aoû 2013 - 19:42



    Daenerys Martell n'était pas n'importe quelle femme. Elle était la Princesse de Dorne. Et cet état lui pemettait de se faire passer quelques caprices qu'une autre membre du sexe faible n'aurait jamais pu obtenir. Notamment, lorsqu'elle voulait voir quelqu'un, elle n'avait qu'à le faire appeler. Et bien généralement, que l'autre souhaite ou non la rencontrer, Daenerys avait le plaisir de rencontrer l'objet de son désir. Oh, ce n'était pas toujours une partie de plaisir. Parfois, elle avait simplement besoin de faire comprendre à l'intéressé qu'elle était la femme de Maron Martell et qu'à ce titre, on lui devait un respect sans faille … Mais d'autres fois, elle avait aussi réellement envie de faire plus ample connaissance avec des personnalités de la région -ou plutôt la Principauté- que gouvernait son époux, d'une main de maître.

    Cela était le cas, ce jour-là. Ashara Voi était une jeune Dornienne qui avait retenu toute l'attention de Daenerys. En effet, la tante de celle-ci avait été la maîtresse du propre père de Daenerys. Or, on la disait fort belle. La Princesse de Dorne avait donc l'impérieuse nécessité de décider si oui ou non, Ashara Voi pouvait égaler sa tante dans ce domaine. Et puis, Daenerys trouvait les femmes de Dorne suffisamment fascinantes, avec leur caractère souvent indépendant, pour avoir envie d'en rencontrer une de plus. Sans aucune gêne, donc, la jeune mère avait fait venir jusqu'à elle cette Ashara. Elle se doutait bien que même avec la meilleure volonté du monde, la jeune femme ne serait pas là avec plusieurs heures.

    La Princesse avait donc savouré sa matinée, avec plaisir, passant quelques moments avec ses enfants, qu'elle avait en grande affection. La tâche de mère et d'épouse était celle que Daenerys Martell trouvait la plus éprouvante, loin derrière celle de Princesse. En effet, c'était un réel engagement affectif pour elle, et elle craignait à chaque instant de se tromper, même si elle n'en montrait absolument jamais rien. Les moments qu'elle passait avec chacun de ses enfants était donc pour elle vitaux. Cela lui rappelait que c'était là son engagement premier envers Dorne et les Targaryen. En donnant des enfants à Maron, elle avait permis la perpétuation du règne de sa famille. C'était là également une lourde responsabilité et son fils ainé, Trystan, la ressentait déjà lourdement. Il était tellement désireux de plaire à son père, mais il ne parvenait guère à le convaincre … Situation bien pénible, pour le coeur d'une mère. Mais Daenerys avait tout de la lionne veillant sur ses petits et elle ne laisserait pas Maron détruire Trystan par sa constante réprobation. Certes, elle ménageait l'un comme l'autre, mais son coeur de mère, lui, veillait jalousement sur son premier-né.

    Finalement, vêtue d'une robe blanche, très fine et très ouvragée, la Princesse de Dorne alla dans la pièce qui lui était spécialement réservée pour recevoir. Ses longs cheveux blonds étaient lâchés sur ses épaules, dans une allure qui se voulait décontractée. Daenerys veillait à avoir la prestance d'une Princesse, mais elle ne s'encombrait toutefois pas toujours d'un protocole trop rigoureux. Ainsi, elle recevrait Ashara seule, dans cette pièce qui lui était dédiée. Seule sa servante, à l'occasion, viendrait servir à boire et à manger. Mais d'ici là, elles seraient seules.

    La jeune dornienne pénétra dans la pièce et Daenerys l'observa, de haut en bas, sans aucune gêne. Son regard n'était pas malsain, sur la jeune femme, simplement curieux. La nièce serait-elle à la hauteur de la tante ? Il semblait que oui. Ashara possédait cet élan sauvage qui manquait aux femmes de la Couronne. Une véritable dornienne. Mais les mots qu'elle prononça plurent à Daenerys, qui lui sourit.

    « -Vous pouvez vous asseoir, déjà ! ». Désignant d'un geste élégant une des banquettes, Daenerys attendit que son invitée s'y installe. « -Vous savez que nos familles ont été liées par le passé … N'est-ce-pas ? ». Autrefois, jamais la Princesse n'aurait fait usage de ce genre de référence, assez honteuse, mais depuis qu'elle vivait à Dorne, elle avait appris que parfois, bousculer les gens n'était pas une mauvaise chose. « -Comprendriez-vous que je puisse ressentir à ce sujet une certaine curiosité, Ashara Voi ? ». Le ton de Daenerys n'était ni complètement froid, ni réellement chaleureux. Il était simplement égal à celui qu'elle employait quotidiennement. Elle réservait à sa famille les marques réelles d'affection et à ses ennemis une grande froideur. Avec Rahéna, par exemple, Daenerys était vivante, et sa voix prenait des intonations chaudes. Rien de tout cela ici.
    Tranquillement, la Princesse observait sa proie, se demandant comment elle allait la découvrir mieux. Elles avaient tout le temps nécessaire devant elles pour faire connaissance. Ou du moins, Daenerys l'avait. Et si Ashara ne l'avait pas, elle le prendrait. Ce que décide une Princesse, ses sujets le font, n'est-ce-pas ? C'était l'un des modestes intérêts de la position … « -Avez-vous fait bon voyage jusqu'à Lancehélion, dites-moi ? Appréciez-vous la ville ? ». Des questions anodines pour commencer. La vraie discussion, elle, arriverait après. Car Daenerys comptait bien en apprendre beaucoup. Beaucoup plus, même, sur cette jeune personne.

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Ashara Voi
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Message Mer 28 Aoû 2013 - 22:28

Le regard d'Ashara reste posé sur le visage de la Princesse. C'est la première fois qu'elle la rencontre ou du moins, qu'elle la voit de si près. Par le passé la maison Voi était déjà venue à la capitale, lors du mariage de l'interlocutrice d'Ashara par exemple, mais la chance ne lui avait jamais été donnée de pouvoir lui parler directement. La Dornienne ne se gêne pas pour contempler les traits de la femme. Elle n'a jamais trop fréquenté de personnes au teint aussi pâle, trop habituée qu'elle était aux Dorniens Sableux ou Salés. Malgré son âge qui la classe plutôt dans la catégorie de Lucion que celle d'Ashara, la Targaryen possède un visage encore très jeune et avenant. Ce que l'on raconte sur les membres de cette famille n'est pas volé : ils possèdent un charme particulier. Un peu bêtement, la jeune femme se demande si le Roi qui fut le père de la Princesse et l'amant de sa tante, était lui aussi bel homme. Elle ne le saura certainement jamais.
Invitée à s'installer, Ashara s'exécute, lissant sa robe pour éviter d'y laisser trop de plis, puis son attention se porte une fois de plus sur la Princesse. Bien dressée, la mâchoire en avant, la Voi se doute qu'elle ne doit pas être à son avantage aux côtés d'une pareille femme, mais Mère Rivière lui ayant refusé cette beauté propre aux autres femmes Voi, Ashara doit bien faire avec ce qu'elle a. Son père lui a toujours enseigné à rester fière et digne, face à une personne d'un tel rang c'est d'autant plus vrai.

C'est à ce moment que la Martell lance le sujet qu'Ashara attendait : le lien qui unit leur famille. Ou unissait plutôt, ce n'est plus d'actualité depuis la mort de l'ancien Roi. La jeune femme reste silencieuse alors que son interlocutrice parle d'un ton plutôt neutre. Aux yeux d'Ashara, c'est assez bon signe, même si elle n'en mettrait pas sa main à brûler pour autant. Les lèvres closes, la Dornienne acquiesce finalement d'un hochement de tête lorsque la Princesse Daenerys l'interroge sur son voyage.

« Un excellent voyage, les conditions climatiques étaient très agréables et nous ne sommes pas bien loin de Lancehélion. » Un avantage de son point de vue, une corvée de celle d'autres personnes. « J'aime beaucoup venir ici, c'est très différent de chez moi. Ma maison est relativement mineure comparée à d'autres comme les Gargalen ou les Forrest, nous ne disposons malheureusement pas des mêmes avantages qu'eux. » Elle hausse les épaules comme si cela ne la dérange pas vraiment. « De plus, je ne vois pas beaucoup de monde à Voi, mis à part les habitués j'entends. Lorsque je viens à Lancehélion, je rencontre toujours de nouveaux visages. Ou j'apprends à connaître ceux que je voyais souvent. »

Cette remarque s'adresse bien évidemment à la Princesse. Il est improbable – voir impossible – qu'elle se souvienne que leurs chemins se soient déjà croisés, mais Ashara se rappelle encore de la première fois où elle avait posé les yeux sur elle.
Habituée à parler franchement, la Voi laisse son regard scruter l'expression de son interlocutrice avant de reprendre la parole d'un ton toujours aussi calme. Sa manière de parler n'est pas un excellent indicateur de ce qu'elle pense réellement, son père lui a toujours enseigné à dire ce qu'elle souhaite d'un ton aussi calme que possible. Dans ces conditions votre interlocuteur ne peut pas vous accuser de lui manquer de respect, de plus il est beaucoup plus difficile de garder son calme face à quelqu'un qui agit de la sorte.

« Je me doutais que vous m'aviez fait venir pour que nous parlions de ce sujet. Je suis effectivement renseignée sur le passé commun de nos familles. » Elle incline légèrement la tête sur le côté, mais sans que son regard ne quitte une seule fois celui de la Princesse. « Ma tante m'a beaucoup parlé de votre père et elle a fait les éloges de Port-Réal. C'est assez amusant à dire, mais je crois qu'elle a le mal du pays. Même si elle est née à Dorne, il semblerait que la capitale l'ait davantage touchée. » Combien de voir lui en a-t-elle parlé ? « Cependant, je ne vous mentirais pas en vous disant que je ne sais pas grand-chose de tout ce qui a pu vous lier à elle. Ma tante parle davantage des bonnes choses et garde pour elle tout le reste. J'ignore même si elle a une seule fois été amenée à vous rencontrer. J'imagine que sa position ne faisait pas d'elle quelqu'un de très apprécié au palais. »

Un silence s'installe, Ashara redresse la tête avant de lisser une nouvelle fois sa robe. Elle n'a pas l'habitude de la porter et celle-ci tranche étrangement avec l'habit de la Princesse. Colorée, elle rappelle davantage le coucher de soleil avec son orange très voyant, atténuant le teint foncé de la Sableuse. Deux extrêmes, une femme faite et une femme qui ne se sent pas femme, les différences ont de quoi surprendre. Après une légère pause, Ashara reprend d'un ton toujours aussi posé, ses yeux pétillants détaillant le profil de la Targaryen.

« Vous savez Princesse, dans nos traditions, les hommes prennent souvent des maîtresses. Elles ne possèdent pas ce nom par ailleurs, nous les appelons des « concubines ». Les Dorniennes prennent cette tradition avec philosophie, l'on dit que plus la concubine est belle, plus l'épouse de cet homme est séduisante. » Elle ignore si la Princesse est au courant des traditions de son peuple. « Nombreux sont ceux à vanter la beauté de ma tante, je pense que votre mère a dû être une très belle femme. Vous avez certainement hérité de ses traits d'ailleurs. » Ashara n'essaye pas de la complimenter pour l'amadouer, c'est juste ce qu'elle pense. « Mais je vous avoue que malgré ces traditions, si mon époux avait l'audace de prendre une autre femme, je m'arrangerai pour qu'il n'ait jamais plus l'occasion d'aller voir ailleurs. »

Un léger sourire se dessine sur ses lèvres : elle a été franche et a avoué que les traditions passent après sa jalousie. Preuve qu'elle ne lui en voudra pas si tel est le cas.


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Daenerys Martell
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Message Ven 30 Aoû 2013 - 10:49



    Le regard d'Ashara Voi passait et repassait sur Daenerys Martell mais celle-ci avait une suffisamment longue expérience de la vie de Princesse pour ne pas en être embarrassée outre mesure. La Princesse de Dorne avait été contemplée, admirée, détestée depuis sa naissance et peut-être même avant, lorsqu'elle n'était encore alors qu'un foetus. C'est pourquoi, sous la pression des yeux de la Voi, Daenerys ne ployait pas. Au contraire, peut-être même, elle accentuait sa prestance et son regard se faisait encore plus impérieux. Car si la Princesse de Dorne savait être une femme douce et aimante pour ceux envers qui elle ressentait une affection qui confinait à de l'amour, Daenerys savait également être une redoutable adversaire. Or, pour le moment, elle n'aurait su dire si Ashara serait de celles qu'elle apprécie ou de celles dont elle se méfie. Il fallait toujours du temps, pour savoir à qui on peut donner sa confiance. C'était un long apprentissage, mais avec le temps, la Targaryenne avait appris à repérer très vite certains signes. Il était devenu, les années passant, de duper Daenerys Martell. De fait, à Dorne, rares étaient ceux qui avaient essayé. Pour les Dorniens, bien souvent, une hostilité qu'on ne cherchait même pas à masquer était l'unique manière de s'adresser à l'épouse de Maron Martell. Jamais acceptée, toujours moquée, Daenerys Martell avait eu besoin de toute sa force de caractère, dans les premières années de son mariage. Fort heureusement, Maron avait été pour elle un soutien sans faille. Pour autant, la jeune mère savait qu'il était encore en difficulté avec les siens à cause de leur union, et ce près de 15 ans après. Les Dorniens avaient la mémoire vive et la haine tout aussi vivace.

    D'ailleurs, Daenerys aurait été fort stupide de se fâcher du regard d'Ashara, quand elle-même s'attardait sur l'apparence physique de la Dornienne. Ashara n'avait physiquement rien de commun avec Daenerys. L'une était si blonde et l'autre si brune. Ashara n'avait pas ce charme que Daenerys savait pouvoir activer d'un battement de cil ou d'un seul geste de la main … Et pourtant, il se dégageait de la Dornienne quelque chose que Daenerys enviait. C'était cette énergie, cette force, alors qu'elle-même se sentait plus indolente. La discussion démarra donc lentement, au rythme qui était celui de Daenerys. Le voyage, la ville. Toutes ces questions, Daenerys avait l'impression de les avoir posé cent fois auparavant, peut-être même mille fois. Mais cela ne la dérangeait pas. Cette discussion banale fixait les préliminaires de la discussion qui viendrait ensuite et à entendre la réponse de Ashara, la discussion serait cordiale. La jeune femme ne semblait pas sur la défensive, ce qu'apprécia très certainement Daenerys. C'était suffisamment rare pour le noter.

    « -Vous sentez-vous esseulée à Voi, Ashara ? ». La question était compréhensible. Daenerys se doutait que dans certaines familles de Dorne, le temps devait sembler aussi long aux jeunes filles que dans certaines filles du reste de Westeros. Elle-même n'avait jamais eu à souffrir de solitude, avant son arrivée dans la contrée de son époux. Sa nièce, Aelinor, et elle-même étaient si proches que jamais Daenerys n'aurait cru pouvoir dire qu'elle se sentait seule. Et pourtant, les premiers temps de son mariage, avant qu'elle n'accepte de céder à Maron du terrain et qu'ils ne trouvent la paix dans leur union, la solitude avait envahi Daenerys comme la neige envahit les montagnes durant les longs hivers. La fonte avait été lente et périlleuse … Un léger soupir échappa à la Princesse avant qu'elle ne se décide à parler d'un sujet bien plus palpitant. La maîtresse de son père et la tante de Ashara.
    Daenerys ne gardait pas un souvenir mauvais de cette femme. Elle n'avait évidemment pas passé de temps avec elle, mais elle était loin d'être une femme détestable. Que son père ait eu des maîtresses était un héritage que la jeune mère ne pouvait pas refuser. Il en était ainsi et de beaux fruits en étaient nés, fort heureusement. Elle ne tenait donc aucunement responsable les Voi de quoi que ce soit de négatif. Elle-même, Daenerys Martell, dans d'autres circonstances, aurait sans doute fait de même si cela lui avait donné une position et un pouvoir qu'elle n'avait pas chez elle.
    « -Je peux comprendre votre Tante, Ashara … La mélancolie de Port-Réal m'habite encore aujourd'hui et je crois qu'elle ne cessera jamais de vivre en mon cœur. Y êtes-vous déjà allée ?». Quoi qu'en dise ou en pense son époux, Daenerys restait attachée à son passé. Pour lui, elle avait fait l'effort de ne pas demander à y retourner et elle lui avait donné son entière loyauté. Maron le savait certainement et Daenerys espérait qu'il ne l'oublierait pas. Malgré tout, cette vie qu'elle avait connu ne pouvait être oubliée, même après 14 années, car il est des choses qui vous hantent toute une vie. « -Votre Tante et moi ne nous fréquentions pas, il est vrai, mais cela plus en raison de notre différence d'âge, j'imagine. Vous savez, Ashara, que mon père ait eu des maîtresses n'est un secret pour personne et je crois que la liste de ses bâtards est suffisamment connue, même à Dorne. Il n'y avait donc pas d'animosité. J'ai sincèrement aimé certains des enfants illégitimes de mon père. ». Elle avait réussi à en parler sans trembler, ce qui était une bonne chose. Là encore, son époux ne serait pas heureux qu'elle en parle, mais elle était avait été très liée avec un de ses frères et lui non plus, elle ne pouvait le chasser de sa vie et de ses pensées uniquement car son époux l'ordonnait.

    Parler des traditions de Dorne amusa Daenerys. « -Vous ne m'apprenez rien, aujourd'hui, mais à mon arrivée à Dorne, je dois avouer avoir été complètement choquée par ces traditions... » A la vérité, Daenerys avait même supplié Maron de ne pas les suivre. Si il ne pouvait les révoquer pour les autres, son époux avait cependant toujours refusé de prendre concubine. Daenerys en avait été terriblement soulagée. « -Il est certaines choses qui sont inconcevables, pour quelqu'un n'étant pas né à Dorne. Celle-ci en fait partie. Pour ma grande chance, j'ai un époux extrêmement respectueux et aimant. Je vous remercie de vos compliments, mais la beauté est finalement peu de chose, car elle nous est donnée à la naissance et nous ne faisons rien pour la mériter ...» Daenerys ne faisait pas grand cas de s beauté, qu'elle laissait la plupart du temps au naturel. Elle savait que son époux la trouvait encore belle et désirable et cela suffisait à sa satisfaction personnelle. « -Mais vous-même, Ashara, ne devriez-vous pas prendre époux ? Quel âge avez-vous d'ailleurs? ». Savoir tout des alliances matrimoniales était le travail principal de Daenerys, qui en discutait très régulièrement avec son époux. Tout ce qu'on faisait ou défaisait par le mariage était chez les nobles de Dorne et d'ailleurs, une politique primordiale.

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Message Ven 30 Aoû 2013 - 21:47

La discussion n'a jamais été le fort d'Ashara, elle a quelques difficultés à rester calme et à regarder son interlocuteur sans laisser filtrer ses pensées. La jeune femme se serine les paroles de son géniteur en espérant que cela suffira à la convaincre de tenir bon. Elle doit toutefois avouer que la Princesse ne lui complique pas vraiment la tâche : à aucun moment elle ne se montre agressive ou même hostile et la Dornienne imagine aisément que son interlocutrice n'a pas encore décidé à quelle sauce elle compte la manger. Amies ou ennemies ? Seul le destin le sait, mais Ashara n'est pas décidée à changer son discours pour caresser la dragonne dans le sens du poil – ou plutôt des écailles. Ce serait humiliant aussi bien pour elle que pour la Princesse.

Le regard d'ébène de la Sableuse scrute les traits du doux visage de la suzeraine de Dorne, à n'en pas douter cette impression de douceur qu'elle dégage n'est pas l'entière vérité. Ashara est assez grande pour savoir qu'une personne trop bonne ne tient pas longtemps face à la cruauté de la vie, la Princesse Daenerys plus qu'une autre. Sa venue à Dorne n'avait pas été très calme et encore aujourd'hui, nombreux sont ses détracteurs. La douceur dissimule mieux les véritables intentions et la force dont elle dispose. Il y a fort à parier que ceux qui s'en sont pris à elle l'ont amèrement regretté.
À la première question de la Princesse, la Dornienne fronce légèrement les sourcils dans un signe de réflexion. Se sent-elle parfois seule chez elle ? Assurément non, les siens sont toujours là pour lui tenir compagnie, que ce soit ses frères ou ses neveux. Puis dans les moments de calme, la fameuse tante de la Voi est toujours heureuse de discuter avec sa nièce. D'un geste de la tête, la jeune femme nie.

« Non. » La réponse est simple, pourtant la jeune femme décide de l'approfondir. « Non, jamais. Il y a toujours quelqu'un pour me tenir compagnie, que ce soit mes frères ou mes neveux. » Elle incline légèrement la tête sur le côté. « Ils savent tous m'écouter et me comprennent, nous sommes relativement proches et même s'ils sont occupés ailleurs, je ne me sens pas seule. »

La présence d'une personne n'est pas nécessaire pour se sentir proche d'elle. Du moins de l'avis d'Ashara. Par exemple le fait qu'Oberyn et son père soient eux aussi à Lancehélion suffit largement à la jeune femme, elle ne se sent pas inquiète ou mal à l'aise parce qu'elle sait qu'ils sont là, quelque part.
Mais apparemment, ce n'est pas le mode de fonctionnent de la princesse qui semble avoir gardé des souvenirs mélancoliques de sa ville natale. À l'heure actuelle, la jeune femme ne peut comprendre ce sentiment, elle n'a jamais vu Port-Réal, même si elle l'a souvent beaucoup imaginé après avoir entendu sa tante en parler. Elle a presque le sentiment d'avoir déjà vu de ses propres yeux le Donjon Rouge ou d'avoir foulé son sol, mais ce n'est pas le cas. C'est un regret qui l'habite, elle aimerait sincèrement avoir cette chance un jour. Mais l'occasion ne s'est pas encore présentée.

« Je n'ai jamais été à Port-Réal, en réalité je n'ai jamais quitté Dorne. Mais ma tante m'a tant parlé de la ville et du Donjon Rouge que j'ai presque l'impression d'y avoir passé une partie de ma vie. »

C'est un peu étrange, elle en est consciente, mais c'est quelque chose qu'elle a pris l'habitude de dire. La priorité d'Ashara n'est pas d'apparaître comme une femme parfaite et – ou – normale, elle préfère être sincère et se montrer sous son véritable jour.
Aux paroles de la Princesse concernant ses relations avec les maîtresses et les bâtards de son père, la Dornienne ne répond rien. Pas tout de suite du moins. Personne n'ignore l'amour qu'elle portait – et porte peut-être encore – à son frère Daemon. Si elle a pu aimer d'amour un homme qui partageait son sang, elle a aussi pu s'entendre avec certaines femmes qui prenaient la place de sa mère. Mais c'est là un sujet trop épineux et Ashara se contente de le frôler avec légèreté.

« Je ne pense pas que les liens familiaux soient réellement importants. Même si je suis heureuse de porter le même nom que mes frères, je ne les aimerais pas moins s'ils étaient nés Sand ou autre. J'estime que ce sont des barrières posées par les humains et qu'elles compliquent bien plus les choses qu'elles ne les facilitent. » C'est un discours risqué, elle en est consciente. « Pensez-vous que toutes ces guerres entre familles auraient lieu s'ils n'existaient pas ? Peut-être... il est aisé de trouvé des sujets de discorde en vérité. »

Certains trouvent des raisons futiles pour se haïr. C'est ce que son père lui disait lorsqu'elle était enfant et Ashara a appris à le comprendre et à le voir. Joignant ses mains, elle reste aussi calme et posée que possible, bien que son regard pétillant manifeste l'excitation qui l'habite à cet instant.
Comprendre des traditions n'est pas chose aisée et pour être franc, Ashara elle-même désapprouve certaines d'entre elles. Tout dépend de l'éducation que l'on a reçue, mais elle ne pourrait par exemple pas envisager de vivre dans une famille où les femmes sont juste là pour servir de potiches. Les Dorniennes sont des femmes de caractère et c'est une chose immuable. Est-ce à cette tradition qu'elle fait référence ?

« Certaines d'entre elles n'ont pas mon approbation, mais je suis heureuse d'être née femme à Dorne. Nos libertés sont égales à celles des hommes et je suis consciente que dans un autre région, cela n'aurait pas été la même chose. »

Arrive alors la question du mariage. Celle-là, Ashara l'a entendue de nombreuses fois. Pour la première fois depuis le début de la discussion, elle esquisse un léger sourire qui n'a rien de charmant, il est juste sincère. Sa mâchoire large ne fait que l'accentuer. Après une très brève réflexion, la jeune femme répond.

« Je fête mes vingt ans cette année. Et je ne suis pas encore mariée effectivement, les négociations ne sont même pas entamées. » Son ton est calme, aucunement contrarié. « Pour être franche, avec mes parents nous avons décidé d'un commun accord de marier d'abord ma sœur cadette. Elle rêve tant de prendre un époux que je me sentirais coupable de passer avant elle. » Un léger soupir. « Je ne suis pas fermée au mariage, mais je ne suis pas une épouse de choix. Je suis consciente de ne pas correspondre aux attentes de tous les hommes et je préfère donner toutes les chances à ma sœur. » Elle sourit doucement. « Si je ne m'abuse, vous étiez plus âgée que moi lors de votre mariage avec le Prince ? Est-ce que l'attente a été atténuée par le fait que vous étiez déjà fiancés depuis longtemps ? »

Son ton n'est pas hostile, simplement curieux.


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Message Sam 31 Aoû 2013 - 10:30



    Prendre son temps. C'était quelque chose que Daenerys avait appris de la vie en quarante-deux années d'existence. Ainsi, si la vengeance était un plat qui se mangeait froid, Daenerys savait qu'il y avait bien plus que cela, qui nécessitait du temps. La construction de liens solides demandait à la Princesse une incessante concentration et une inébranlable motivation, afin de toujours essayer d'avancer dans le sens qu'elle avait décidé. Heureusement, avant d'arriver à Dorne, la Princesse avait eu une vie suffisamment chargée pour ne pas sombrer à la première difficulté. Mais de fait, Daenerys Martell ne se précipitait pas avec Ashara. Elle avait tout le temps nécessaire pour connaître bien mieux la Voi. Bientôt, elle n'en doutait pas, Daenerys aurait compris son fonctionnement. En attendant, il fallait alimenter la conversation et obliger la jeune femme à se découvrir, peu à peu. « -Je ne vous entends parler que d'hommes, Ashara. Frères, neveux … Mais n'avez vous pas de compagnie féminine, à l'exception de votre Tante, j'entends ? Des cousines de votre âge ? ». Curieuse, Daenerys l'était de manière assez naturelle. Mais là, ce qui l'intriguait était réellement la masculinité de l'entourage de Ashara. Car elle savait que les femmes qui grandissaient entourés d'hommes pouvaient ensuite avoir quelques difficultés à assumer leur vie de femme. En quelque sorte, Daenerys voulait savoir si Ashara avait besoin d'une confidente et d'une conseillère. Dans le cas où la réponse serait oui … Ce serait une excellente chose pour la Princesse. Elle entrerait ainsi dans l'intimité d'une Voi, comme elle l'était avec les Qorgyle. Oh, bien entendu, elle appréciait Rahéna pour un millier d'autre chose, que pour sa noblesse et sa confiance. Mais elle devait avouer qu'il était rassurant de connaître ses amis. Et de s'assurer qu'elles le restent.
    Les souvenirs du Donjon Rouge affluaient dans l'esprit de la Princesse. Désormais, elle en était sure, cette rencontre avec Ashara allait lui donner l'envie de retourner chez elle. Chez elle … C'était désormais à Dorne, et elle le savait. Néanmoins, Daenerys avait toujours ce sentiment de mélancolie et de mal du pays. Même si désormais, avec la naissance de leurs enfants, Maron se l'était attaché à jamais. En effet, le sentiment maternel de Daenerys était suffisamment fort pour la convaincre de rester à jamais sur ces terres du Sud et ce alors même qu'elle se languissait de sa famille et en particulier d'Aelinor, avec qui elle avait grandi, mais dont elle ne connaissait pas le reste de la destinée. Il n'était pas aisé de communiquer, entre Dorne et Port-Réal, surtout si c'était pour des correspondances purement privées et non pas d'ordre politique. Récemment, toutefois, Maron était allé à Port-Réal, mais sans l'emmener. Il avait refusé, arguant des raisons qui laissaient encore à la Princesse un goût amer. Néanmoins, la Princesse avait obtenu de son époux la promesse qu'elle serait du prochain voyage. Elle ne savait pas vraiment quand il arriverait, mais une chose était certaine, elle n'oublierait pas cette promesse.

    « -Il est vrai qu'aucune raison ne pousserait une Dornienne à se rendre à Port-Réal... Après tout, les mariages entre les Terres de la Couronne et Dorne sont assez rares ! ». A dire vrai, hormis le sien, Daenerys n'en avait guère entendu parler. Elle-même avait eu suffisamment de mal à venir se terrer ici, elle imaginait bien que les familles nobles des Terres de la Couronne n'avaient aucun intérêt à venir à Dorne. Mais elle ne venait pas de n'importe quelle famille, mais elle était une Targaryen. A ce titre, elle était devenue Princesse de Dorne, épouse de Maron Martell. Haïe et détestée. Mais Princesse. Pouvait-elle seulement se plaindre quand on possédait un pareil titre ? Sans nul doute : non. Daenerys ne se plaignait donc pas. Mais au fond d'elle, son cœur était parfois torturé, entre différentes allégeances et envies.

    « -Que vous disait votre Tante, Ashara sur le Donjon Rouge ? ». Curieuse. Mais aussi nostalgique. Elle se souvenait de cet endroit avec bien des qualifications mélioratifs. Maron lui avait remis les idées en place, cependant, en lui expliquant que des complots s'y tramaient. A l'époque où elle y vivait, c'était déjà le cas. Mais alors, elle n'avait ni enfants ni époux et peut-être pouvait-elle alors plus facilement y échapper. Aujourd'hui, il était évident que sa place n'était plus là bas. Mais pourtant … Pourtant, son cœur refusait de se raisonner comme il l'aurait du.

    A entendre Ashara, Dorne était le lieu rêvé pour naître femme. Mais pour Daenerys, c'était aussi le lien idéal pour voir une fille tuée au combat ou à l'entraînement. Elle avait laissé sa petite Nyméria s'exercer à la lance, sur la demande de son époux, mais elle craignait pour sa vie et sa beauté, à chaque fois que l'enfant s'y exerçait. Néanmoins, par amour pour l'enfant, Daenerys avait compris que jamais sa fille ne lui ressemblerait. Elle était une vraie Dornienne et elle ne passerait pas son temps, -comme sa mère- aux palabres, discussions et organisations. Nyméria aimait l'action, détestait la broderie, la couture, les jolies toilettes. Mais c'était aussi une enfant vive, intelligente, qui adorait écouter les histoires de sa mère et qui n'était pas avare d'affection, dans l'intimité. En vérité, la Princesse avait été dotée de trois beaux enfants, qui étaient tous fantastiques à leur manière. Décidant de ne pas répondre concernant les liens familiaux, Daenerys préféra se concentrer sur le reste du discours de Ashara.

    « -Vous avez raison. Dorne vous offre une part de liberté, mais aussi des responsabilités qui n'échoient que rarement aux femmes dans d'autres régions. C'est une bénédiction pour vous, peut-être, mais ce fut pour moi un réel choc. Aujourd'hui encore, j'avoue ne pas comprendre le bien-fondé de certaines répartitions des tâches, ici. Mais je suppose que Maron ne me demande pas devenir une Dornienne de ce point de vue et c'est donc pour le mieux. ». En effet, son époux avait l'air d'apprécier la place qu'elle avait prise et jamais n'avait demandé à la Princesse de jouer un autre rôle que celui qu'elle connaissait depuis toujours. Elle soupçonnait de fait que cela satisfaisait pleinement son époux car il était un homme qui aimait diriger et il n'aurait supporté l'ingérence d'une épouse dans certaines décisions, elle en avait conscience. Il lui faisait une entière et pleine confiance dans certains domaines, mais dans d'autres, elle s'en remettait à lui.

    Le mariage … Ah, quel moment dans la vie d'une femme ou même d'un homme. Ashara n'avait guère l'être pressée de se marier et il en avait été de même pour Daenerys, plus jeune. La Princesse avait même volontairement refusé de penser à ses fiançailles et elle avait été une épouse exécrable, les premiers temps. Néanmoins, les arrangements de la famille Voi la firent sourire. On mariait donc la cadette avant l'aînée ? Étrange idée. « -Votre sœur a-t-elle déjà un prétendant en vue ? ». C'était une question anodine, mais toute aussi importante que celle qui concernait Ashara. Toutes les unions avaient leur importance. « -Vous êtes bien informée. J'avais vingt-sept ans. » Devait-elle avouer avoir voulu repousser encore ce mariage à plus tard ? Non. Personne ne devait savoir combien Daenerys avait refusé ce mariage. Désormais, elle devait passer pour la parfaite petite épouse. « -Pour tout dire, j'avais quelque peu oublié ces fiançailles avec Maron Martell, mais bien entendu, quand on m'a rappelé à mon devoir, j'ai fait ce que je devais et épousé le Prince de Dorne ». Les choses ne s'étaient pas exactement passées comme ça, mais Ashara n'avait pas besoin de le savoir. « -Il est parfois plus facile aux jeunes femmes d'un âge plus tendre de s'habituer au mariage. Lorsqu'on a déjà vécu, il faut accepter de se plier à de nouvelles exigences … Mais fort heureusement, tout cela est contrebalancé par la naissance de mes enfants et par la gentillesse de Maron. ».

    La Princesse choisit ce moment de la conversation pour appeler une servante, qui attendait très certainement ses ordres depuis quelques temps. La jeune mère avait quelques difficultés avec la chaleur et elle buvait donc fréquemment. « -Apportez nous de quoi nous désaltérer ! ». Se tournant à nouveau vers Ashara, Daenerys expliqua. « -Je ne me suis jamais habituée au climat chaud de Dorne et je crains de ne jamais le faire. J'espère que vous partagerez avec moi des boissons rafraîchissantes ... ». La servante devait avoir tout préparer depuis quelques temps car elle revenait déjà avec un pichet de jus de fruits fraîchement pressés et deux coupes. La remerciant d'un sourire, Daenerys servit son invitée. « -Tenez ma chère... Buvez avant que nous ne soyons toutes deux desséchées avant l'heure ! ». Un petit sourire accompagna ces paroles. « -Qu'êtes-vous venue faire à Lancehélion, au fait, ma chère enfant ? ». Une question un peu plus incisive. Il fallait bien se lancer ...

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Message Mar 3 Sep 2013 - 10:29

Les hommes. Ils occupent depuis toujours l'essentiel de la vie d'Ashara. Oh bien entendu, mis à part sa tante elle a de nombreuses femmes qui l'entourent, mais jusqu'à présent la jeune femme n'a jamais réellement réussi à se rapprocher de l'une d'elles avec autant de facilité qu'avec les hommes. Son père ne cesse de lui répéter que c'est en raison de sa propension aux taquineries : les femmes n'aiment pas être titillées de la sorte ! Ashara elle, pense simplement qu'il s'agit d'une divergence d'opinions. Sa petite sœur ne rêve que d'une chose : trouver un époux, quitte à ce qu'il la traite comme une simple potiche bonne à embellir la pièce où elle se tient. Sa mère quant à elle, est beaucoup plus réservée, elle possède aussi un caractère plutôt affable et à choisir entre elle et son géniteur, la Voi n'hésite pas un seul instant. Elle secoue la tête, faisant bouger les mèches sombres qui encadrent son visage.

« J'en ai bien, mais je ne me sens pas réellement proche d'elle. J'ai ma mère et j'ai aussi une sœur plus jeune que moi, mais disons qu'elle a plutôt tendance à parler mariage et tout ce qui s'en suit. » Elle marque une légère pause. « Je me sens plus en accord avec mes frères, surtout Oberyn, l'héritier de notre maison. Je préfère donc leur compagnie et je passe davantage de temps avec eux, c'est pour cette raison que je parle presque unique d'eux. »

La Voi n'aime pas se forcer, elle ne voit aucune raison qui pourrait la pousser à se priver de la présence de ses frères pour se rapprocher de sa cadette. Il faut avouer qu'elle pense aussi de manière pratique : sa sœur va se marier et quitter Voi, elles seront éloignées et ne se verront peut-être jamais plus. À quoi bon renforcer leurs liens ? Mieux vaut se pencher sur les relations durables. Elle aussi devra se marier un jour, mais dans l'esprit de la Dornienne ce jour n'est pas près d'arriver.
Elles badinent alors un instant sur la raison de la visite d'une Dornienne à Port-Réal et Ashara est forcée de constater que son interlocutrice a raison. Les mariages entre Dorniens et « étrangers » sont plus que rares, mais ceux qui ont eu lieu ne sont pas mineurs. Le Roi assit sur le trône a du sang Martell dans le veines, tout comme le futur dirigeant de Dorne qui possède des gènes Targaryen. Une rareté qui est aussi signe de qualité, du moins aux yeux des partisans des Martell et des Dragons.

La Princesse Daenerys s'interroge alors sur ce que la tante d'Ashara a pu lui dire concernant le Donjon Rouge. Oh, tant de choses ! La Dornienne tente de réunir ses pensées, elle a tellement imaginé de choses qu'elle ne se souvient plus de ce qui est vrai et de qui est rêvé. Après un léger froncement de sourcils, elle reprend.

« Elle me parlait de ses pierres rouges, je m'imaginais que c'était le sang des dragons qui avait ainsi coloré ce bâtiment. Elle me parlait aussi de la colline qui dominait tout Port-Réal, des tapis de Myr ou des tapisseries de Norvos qui décoraient les salles.... Ma tante me faisait vivre sa vie passée par procuration. Je crois qu'il a été difficile pour elle de revenir vivre à Voi après avoir connu le faste et l'opulence de la vie au Donjon Rouge. »

Il est vrai que la maison Voi ne possède pas grand-chose, du moins en comparaison de ce qu'une autre plus riche peut posséder. Mais il est inutile de s’appesantir sur le passé et Cassella l'a bien compris, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle a accepté sa vie présente avec autant de facilités.
La discussion glisse rapidement vers les traditions de Dorne alors que la dragonne lui fait savoir que c'est justement la liberté des femmes qui l'a beaucoup déstabilisée à son arrivée ici. Il est vrai que devenir l'épouse d'un homme aussi influant que le Prince de Dorne donne aussi de lourdes responsabilités. La Princesse avait certainement été éduquée pour jouer le rôle d'une épouse du nord, occupant davantage le rôle d'hôtesse passive que de femme politique. Mais il semble qu'elle a su tirer son épingle du jeu, sans quoi le Prince n'aurait jamais accepté sa présence. Chaque culture a quelque chose à apporter à une autre.

« Au vu du présent que votre époux vous fait construire Princesse, je pense que vous correspondez en tous points à l'épouse qu'il désirait avoir. »

Elle ne le connaît pas personnellement, mais un homme capable de faire bâtir des Jardins pour prouver son amour à une femme, doit être sincèrement épris d'elle.
Ne s'attardant guère sur le sujet, les deux femmes enchaînent alors, la Princesse se renseignant sur le devenir de la cadette des Voi avant de répondre aux interrogations de son interlocutrice. Celle-ci comprend aisément que la fillette que la dragonne était à l'époque, ne se soit pas souvenue de son fiancé. Ils ne s'étaient jamais rencontrés, elle avait juste entendu parler de lui par d'autres, comment aurait-elle pu lui donner une quelconque importance ? C'est une chose qu'Ashara comprend, peut-être qu'elle l'aurait éprouvée si son père l'avait fiancée dès sa naissance.

« Ma sœur n'a encore aucun prétendant, mais mon père y travaille actuellement. Il n'a que deux filles et ne désire pas nous marier sans avoir sérieusement cherché. » Une brève pause. « J'aime beaucoup les enfants. Mon frère Oberyn en a deux, ils ont à peu près l'âge du Prince Trystan et de la Princesse Nymeria si je ne m'abuse. J'apprécie de passer du temps ensemble et je crois que c'est ce qui pourrait me pousser à me marier rapidement. »

Parler avec une mère est bien différent que d'aborder ce sujet avec une femme qui n'a pas connu le plaisir d'avoir des enfants. Pourtant, lorsque la jeune femme en parle avec sa belle-sœur – la mère de ses neveux – cette dernière le présente comme une corvée et un devoir.
Soupirant doucement, elle délaisse ces pensées sombres alors qu'une servante s'approchent d'elles deux pour répondre à la demande de la maîtresse des lieux. Un léger sourire se dessine sur les lèvres de la jeune femme alors qu'elle entend son interlocutrice parler de la chaleur écrasante. La pauvre, avec une peau aussi pâle que la sienne elle doit en plus craindre le soleil ! Ashara ressent un élan de compassion pour la belle Targaryen au moment où celle-ci la sert puis l'invite à boire – chose qu'elle fait sans tarder. La question qui arrive alors la fait se redresser, les yeux pétillants.

« J'accompagne mon père et mon frère. Ils sont venus à Lancehélion pour réitérer leur vœux de fidélité à la maison Martell. Avec tout ce qui s'est passé récemment, ils estimaient que c'était nécessaire. » Et elle aussi. « Comme je vous l'ai dit plus tôt, j'aime beaucoup cette ville et j'y ai quelques amies. La fille de l'aubergiste où nous avons nos habitudes. Je rencontre aussi des personnes intéressantes chaque foi que j'y viens, alors j'ai sauté sur l'occasion. » Penchant légèrement la tête, elle reprend. « Et j'aime passer du temps avec mon père. Dès qu'il s'en-va, je demande à l'accompagner. » Inspirant profondément, elle joint ses mains devant elle. « J'ai entendu dire que la construction des Jardins Aquatiques allait reprendre incessamment ? Vous devez avoir hâte de pouvoir vous y rendre pour profiter de leur fraîcheur. J'imagine que même avec toute la bonne volonté du monde, il est difficile de s'habituer à un pareil climat. Vous avez beaucoup de chances d'avoir un époux aussi attentif à vos besoins. »

Le ton n'est pas jaloux ou envieux, juste intrigué. Elle a l'habitude de voir ses parents qui s'entendent bien, mais elle n'a encore jamais vu d'homme qui puisse aimer sincèrement son épouse. Pas dans un mariage arrangé du moins.


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Message Mer 4 Sep 2013 - 9:35


    Pour le moment, Daenerys était plutôt satisfaite de cet entretien. Ashara ne se montrait pas désagréable et revêche comme avait pu le faire avant elle beaucoup de dorniennes. Au contraire, la jeune femme semblait heureuse de discuter avec la Princesse de Dorne, ce qui changeait agréablement Daenerys. En effet, habituellement, la jeune femme avait plutôt l'habitude d'avoir l'impression non seulement de déranger, mais aussi, plus que cela, d'être un parasite, qui n'avait rien à faire dans cet endroit. Oh, évidemment, ce n'était pas souvent frontal. Mais c'était suffisamment marqué pour qu'elle s'en rende compte et que Maron s'en aperçoive aussi. D'ailleurs, son époux était tout à fait remarquable de ne pas avoir suivi cette voie de la détestation des origines de sa femme. Cependant, Daenerys savait qu'il ne fallait pas lui demander non plus d'apprécier sa famille. Il la tolérait, par amour pour elle, mais il ne pouvait trouver que fort peu de points positifs à la manière de vivre des Targaryen … Sans compter sa jalousie pour le souvenir doux et tendre que gardait Daenerys de son demi-frère, Daemon. Tout cela conduisait à une situation ambivalente, du côté de Maron.

    Ashara semblait une réelle dornienne par bien des côtés et notamment le plaisir qu'elle avait à passer du temps avec le côté masculin de sa famille. Daenerys, quant à elle, passait la majorité de son temps avec des femmes. Rares étaient les hommes qui avaient la faveur de sa présence régulière et ce depuis sa plus tendre enfance. La Princesse appréciait les compagnies féminines et les sujets purement féminins. Elle y trouvait un véritable raffinement et aussi une écoute que les hommes ne lui donnaient pas. Même à Dorne, elle avait choisi d'être entourée uniquement de femmes, à quelques rares exceptions près. Ashara, quant à elle, disait ne pas spécialement apprécier la compagnie du sexe féminin. Daenerys ne comprenait pas bien les raisons … Mais elle respectait la vision qu'avait Ashara Voi. « -Ne prenez pas ma réflexion comme une sanction … Mais vous savez, Ashara, les femmes ont bien plus à apporter qu'on ne le croit, à leur manière ! ». Et c'est effectivement ce que pensait Daenerys. On demandait finalement peu leur avis aux femmes. Mais elles avaient une vision et une façon de penser qui était suffisamment pertinente pour aider bien des hommes dans certains cas. Ashara ferait ce qu'elle voudrait de cette remarque, mais du moins, Daenerys l'avait-elle prévenu que perdre la proximité avec les femmes de sa famille pourrait se retourner contre elle, plus tard.

    La Princesse ferma les yeux un instant, tandis que Ashara racontait ce que contait sa tante. Donjon Rouge. La jeune mère s'y revoyait comme si c'était hier. Avec Daemon, Aelinor … Dire qu'elles ne s'étaient pas vue depuis tant de temps, c'en était complètement fou. Auparavant, elles ne pouvaient se quitter, étant toujours l'une près de l'autre. Et là … Il semblait que la séparation soit un peu plus effective chaque jour. Que pensait sa nièce ? Que vivait-elle ? Dae n'en savait rien, pas plus que Aelinor n'en savait sur la Martell.

    « -Combien de temps a passé votre Tante à Donjon Rouge ? ». Effectivement, revenir à Dorne après devait être particulièrement difficile … Mais Daenerys espérait qu'il y avait aussi une vraie beauté dans cette région et une vraie richesse qui faisait qu'un jour, elle s'y sentirait pleinement chez elle et non seulement chez son mari et ses enfants. Malheureusement, on ne peut se forcer à se sentir chez soi, Daenerys en avait pleinement conscience. « -Il est vrai que Dorne et Donjon Rouge n'ont rien à voir … Mais en revenant chez elle, votre Tante retrouvait sa famille ». Et cela n'a pas de prix, pensa tristement Daenerys. Même si elle était bien consciente que aujourd'hui, Maron et les enfants constituaient sa famille, la Princesse ne pouvait s'empêcher d'avoir ce pincement au cœur. Il vaudrait mieux qu'à l'avenir, elle ne fasse plus parler de Donjon Rouge. Ce serait plus sain et moins risqué. Car la Princesse le sentait, à chaque instant, elle avait l'impression qu'elle pourrait cesser d'être Daenerys Martell pour redevenir Daenerys Targaryen. Dangereux … Car elle risquait de tout perdre si Maron perdait confiance en elle. Car elle perdrait ses enfants. En un mot comme en cent, il était hors de question de revenir sur ses choix.

    Daenerys hocha simplement la tête, à propos des prétendants de la cadette. Elle en saurait plus en temps voulu. Sa curiosité pouvait patienter. Par contre, les propos de Ashara sur les enfants plurent à la Princesse. « C'est une grande joie que d'élever des enfants, une vraie période de bonheur. Je vous souhaite de tout cœur de connaître cette chance que de donner des enfants à un époux affectueux ». Car oui, elles pouvaient parler de Maron et de ce qu'il lui faisait construire. « Je suis une femme chanceuse, Ashara. Le cadeau de Maron est d'une ambition et d'une beauté sans pareille. Je n'ai qu'une hâte, en effet, le voir achevé. Il m'arrive bien régulièrement de rêver du moment où je verrais enfin l'agréable température des ces Jardins et où je pourrais, pendant quelques minutes, me sentir tout à fait ailleurs. Cependant, n'en doutez pas Ashara. Etre un époux attentif ne fait pas de Maron un Prince de moindre valeur. Au contraire. Il démontre ainsi le respect qu'il a pour ses origines. ». Toujours prompte à défendre son époux, Daenerys ne supportait pas qu'on moque les attentions qu'il avait pour elle. « Les Dorniens se trompent sur la faiblesse des hommes … Elle n'est pas là où ils le pensent ... ». Cette dernière phrase avait été prononcée à voix basse et s'adressait à Daenerys autant qu'à Ashara. Elle voyait en effet son époux se détacher de son fils aîné, qu'il trouvait trop mou et pas assez ... combattif pour être un bon Prince. Mais derrière ce caractère de Trystan, se cachait bien d'autres caractéristiques que Maron ne parvenait à voir. Et c'était bien dommage ...


HJ: Désolée du manque de relance ... n'hésite pas si tu as des idées :)
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Message Lun 9 Sep 2013 - 10:06

Ashara n'a jamais douté que les femmes avaient quelque chose à apporter. Après, elle-même en est une et bien que les hommes des autres régions semblent penser que la place du « sexe faible » se trouve être en retrait, les Dorniens ne partagent heureusement pas cette vision. La Dornienne a donc été élevée dans l'idée qu'elle avait autant d'importance – et de connaissances – que ses frères. La seule différence notable entre les deux sexes reste qu'une femme ne peut pas apporter les mêmes connaissances qu'un homme. À l'heure actuelle, Ashara est davantage intéressée par les rumeurs de guerre, bien que celle-ci vient juste de prendre fin, ainsi que les potentielles alliances qui lieront bientôt leurs voisins. Ce sujet n'étant populaire ni auprès de la sœur ou de la génitrice de la Voi, cette dernière n'a d'autre choix que d'en parler avec ses frères ou son père.

« Oh, je n'en doute pas une seule seconde. Disons simplement que pour le moment je suis plus attirée par ce que les hommes ont à m'apporter. » Elle parle uniquement de ses proches bien entendu, aucunement d'un quelconque prétendant. « Mais je ne doute pas que mon avis finisse par évoluer et que je me sente plus intriguée par les discussions entre femmes qu'avec d'autres hommes. »

La Sableuse n'est pas femme à se vexer d'une simple remarque. Même si elle possède un sang chaud, la jeune femme connaît tout de même sa place et sait parfaitement que la Princesse de Dorne mérite tout son respect. Comment évolueraient les choses si même les alliés des Martell commencent à s'en prendre à son épouse ?
Alors que la Princesse se renseigne sur la durée du séjour de Cassella à Port-Réal, Ashara tente de réunir ses pensées. Sa tante lui a bien souvent parlé de ses années passées là-bas, mais jamais vraiment de la durée. Elle était arrivée deux ans après l'accession du Roi au trône et y était restée jusqu'à sa mort. Le compte est donc rapidement fait.

« Ma tante est restée dix ans à Port-Réal. Elle est arrivée deux ans après que votre père ne soit nommé Roi et elle y a séjourné jusqu'à sa mort. À ce moment elle aurait pu y rester comme d'autres de ses maîtresses, mais même si elle était amoureuse de la ville, elle a préféré retrouver les siens comme vous le dites si bien. » Elle incline doucement la tête sur le côté. « Elle ne se sentait plus à l'aise dans le rôle de l'ancienne amante. Puis comme elle n'a jamais éprouvé le besoin de se marier, elle nous a élevés, moi et mes frères et sœurs, comme ses propres enfants. »

Pour quelle raison Cassella n'a-t-elle jamais voulu se marier ? Ashara n'en a aucune idée, il s'agit là de l'un de ses secrets. La Dornienne n'en a guère parlé et sa nièce ne l'a pas importunée à ce sujet. Certains murmurent qu'elle ne pouvait plus s'intéresser à un petit noble après avoir connu un Roi, d'autres qu'elle était encore amoureuse de son ancien amant. Pour Ashara, il ne s'agit d'aucune de ces réponses. Cassella avait de l'affection pour son amant, mais le beau jeune homme qu'il avait été s'était transformé en un gros vieillard au fil des années. De plus, la Sableuse avait encore eu quelques flirts avec des nobles de passage à Voi, preuve que son cœur ne s'était pas dé-séché.

Le sujet des enfants semble particulièrement plaire à la Princesse. Cela n'a rien d'étonnant, n'en a-t-elle pas trois ? La mère d'Ashara lui a souvent dit que les enfants représentent le ciment d'un couple et qu'ils amènent le respect et la tolérance, si ce n'est l'amour, entre deux époux. La jeune femme se contente de répondre par un hochement de tête aux paroles de son interlocutrice alors que celle-ci enchaîne sur les Jardins Aquatiques. Les dernières paroles de la Targaryen dessinent un sourire sur les lèvres de la Sableuse. Après un bref silence, elle fait état de ses pensées.

« Vous savez Princesse, je n'ai jamais considéré que l'amour était une preuve de faiblesse. Je sais bien que pour de nombreux Dorniens, ou même des nobles d'autres régions, le fait que votre époux montre aussi clairement son amour pour vous, peut passer pour une faiblesse. » À quoi bon mentir, c'est de notoriété publique. « Certains médisent en disant que c'est vous qui avez réussi à le manipuler pour lui faire faire ce que vous souhaitiez, mais je crois surtout qu'il s'agit là de jalousie. » Son regard d'ébène sonde le visage de la dragonne. « Le Prince Maron ne m'est jamais apparu comme un homme calculateur ou versé dans la politique, je le vois comme un homme franc et honnête. Il vous aime et il souhaite vous le prouver, peu lui importe ce que les autres pensent de tout cela. Dans une région où votre légitimité est discutée, je pense que c'est une grande preuve de courage. » Elle inspire profondément. « En vérité, je perçois surtout la construction de ces Jardins comme une marque de sa franchise et de son honnêteté. Ce n'est pas un homme qui mentira pour abuser le peuple et c'est une qualité importante pour un suzerain. » Un léger sourire de dessine sur ses lèvres. « Cependant, je ne le connais guère, je ne fais qu'exprimer ce que je ressens face à tout ceci. »

Tout ceci apparaît comme assez brouillon à Ashara, mais elle n'a jamais vraiment vu l'amour comme une faiblesse, même si elle ne le recherche guère cependant. Son attention se détourne alors de la Princesse pour se promener sur les environs. Le sujet des enfants l'a beaucoup intriguée, même si son mariage n'est même pas à l'état de projet, Ashara espère pouvoir choyer ses propres enfants sous peu. Ne résistant pas à l'envie d'aborder à nouveau ce sujet, elle glisse son regard jusqu'au minois de la Targaryen de naissance.

« Comment se passe l'éducation de vos enfants Princesse ? Est-ce que ce n'est pas trop dur de devoir les laisser entre les mains d'autres personnes ? » Après tout, les mestres éduquent les enfants et ceux de la Princesse sont amenés à devenir des personnes importantes. « Parfois je me dis que c'est une bonne chose de venir d'une maison aussi mineure que la mienne, mes enfants seront bien moins soumis à des pressions que ceux de maisons plus importantes. Je présume que pour la vôtre, chaque décision doit être lourde de conséquences. » Ashara ne cherche pas à s'insinuer dans la vie privée de la belle, simplement à comprendre et peut-être, trouver quelques conseils. « Comment faites-vous pour accepter tout ceci ? »


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Daenerys Martell
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Message Lun 9 Sep 2013 - 18:06



    L'épouse de Maron oubliait encore parfois que la place de la femme à Dorne et dans le reste de Westeros était bien différente. C'est pourquoi, sa réflexion à Ashara pouvait sembler étonnante aux yeux de la jeune femme, qui considérait, bien sur, que les femmes étaient les égales des hommes. Pour Daenerys, qui n'avait pas été élevée dans ces concepts, tout cela restait théorique. Elle n'oserait jamais agir en Dornienne et elle gardait une place assez classique et suffisamment discrète dans l'organisation de Dorne, pour qu'on ne puisse au moins pas lui reprocher d'essayer de diriger la Principauté. Au niveau politique, Daenerys n'agissait en rien, sa seule présence remarquée était en ce qui concernait la Diplomatie. Mais là encore, Maron lui demandait plutôt des conseils en privé, tandis qu'en public, la Princesse se faisait discrète et essayait de ne créer aucun souci à son tendre époux. La réponse de la Voi, cependant, amusa la Princesse. C'était le double sens des mots qui fit apparaître un léger sourire sur le visage serein de Daenerys Martell. Ainsi donc, Ashara était attirée par ce que les hommes avaient à lui offrir ? Le mariage ne serait donc pas un tel fardeau pour la demoiselle. Bien des jeunes filles avaient connu débuts plus difficile. Mais malgré son amusement intérieur, la Princesse ne fit aucune remarque à Ashara, se contentant de hocher tranquillement la tête. Oui, le temps faisait souvent son oeuvre et quand on devenait épouse et mère, on prenait alors conscience de la nécessité d'accompagnantes féminines. Mais tout cela, la jeune femme le verrait en temps et en heure.

    Tranquillement installée contre de doux coussins, l'épouse du Prince de Dorne acceptait d'entendre parler de l'amante de son père. Ce n'était plus pour elle un problème. Depuis longtemps, elle avait compris que les rapports amoureux n'étaient pas que dictés par le devoir. Et que son père, en tant que roi, avait eu plus que bien d'autres les responsabilités et les difficultés sur les épaules. Elle pouvait donc avec plaisir lui pardonner ces incartades. Et puis, une fille voyait les choses différemment d'une épouse, sans nul doute. Si Maron avait agi de même, Daenerys Martell serait sans doute devenue une femme malade de chagrin et dévorée par la jalousie, que de savoir que son époux lui préférait de manière aussi flagrante d'autres femmes. Et pourtant, Maron aurait pu : cela n'était en aucun cas mal vu à Dorne. Daenerys le savait pertinemment et remerciait bien souvent les Sept de lui avoir donné un tel époux.

    « -Je comprends la logique de votre Tante, Ashara … Vous avez l'air très proche d'elle. ». En effet, après avoir vécu comme l'amante d'un roi, comment devenir une insignifiante épouse, fut-ce à Dorne ? De plus, la vanité masculine était parfois suffisamment stupide pour qu'un homme refuse une femme qui ne soit pas pure. Sottise que tout cela, car combien d'hommes arrivaient vierge à leur mariage ? Sans doute fort peu. Ou en tout cas, bien moins que de femmes. L'injustice, encore une fois … Mais Daenerys avait appris depuis longtemps que la vie n'avait rien de juste ni de douce. Elle savait se faire cruelle et douloureuse. C'était ainsi.

    Mais Ashara venait à un sujet bien plus intéressant. Elle donnait à présent son avis sur Maron et sur le couple qu'ils formaient tous deux. Les propos de la jeune femme plurent tout de suite à la Princesse, qui y vit une réelle sincérité et beaucoup de franchise, deux qualités rares dès qu'on parlait avec quelqu'un comme Daenerys. La jeune mère laissa terminer son interlocutrice avant de répondre. « -Vous ne vous trompez pas, Ashara. Maron est un homme d'une droiture inestimable, qui sacrifierait tout pour le bien de Dorne. » Et il aurait pu aller jusqu'à sacrifier son propre bonheur. A son arrivée à Dorne, Daenerys était tellement furieuse de cette union qu'elle lui avait sincèrement mené une vie impossible. Et pourtant, il ne s'était pas démonté et peu à peu, avait séduit son épouse, jusqu'à la faire succomber … La Princesse était bien heureuse, toutefois, que cette époque soit révolue, car ce n'était pas une de celles les plus faciles de son existence. « -Ceux qui sont incapables de comprendre les excellentes décisions qu'il a prise depuis des années ne sont que des êtres bornés. Dorne ne s'est jamais aussi bien portée … ! ». Daenerys n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait de tous ces complots dorniens, qui lui donnaient le tournis.

    Le sujet des enfants fit revenir un sourire qui avait disparu sur les lèvres de la jeune mère. Elle adorait, purement et simplement, ses enfants, qui étaient une constante source d'émerveillement … et d'inquiétude. Car en effet, être mère du futur Prince de Dorne était une douloureuse responsabilité, qui s'ajoutait à celle d'être la génitrice de ces trois enfants. « -Fort heureusement, Maron m'accorde sa confiance au sujet de l'éducation de nos enfants et j'assiste à la majorité de leurs leçons, exceptées bien sûr, celles qui sont données par Doran Martell ou par mon époux lui-même. C'est certes une lourde charge, mais j'y ai été préparée et j'ai moi-même connu cette vie … Vous savez, Ashara, parfois, on ne peut penser et il faut agir. C'est ma maxime concernant mes enfants … Si je m'écoutais, je ne cesserais de me lamenter, craignant pour eux tout et rien. Mais Maron ne cesse de me dire qu'il faut au contraire les pousser et les amener à développer leurs talents. C'est ce que j'essaie de faire, en suivant son exemple.» Pas un mot sur les inquiétudes qu'elle avait quant à son fils aîné. Cette histoire était purement privée et elle n'en parlait jamais à quiconque, excepté Maron. Il en allait de l'avenir de Trystan. « -Vous devez me trouver bien moralisatrice, Ashara … Mais je crains que l'âge n'amène à le devenir. » Sur ces paroles sibyllines, Daenerys se redressa. Le temps passait vite en compagnie d'Ashara, mais elle avait désormais suffisamment d'éléments sur la jeune femme. « -Vous ne m'en voudrez pas de vous laisser, bien sur, mais il est justement l'heure que j'aille apprendre à mes enfants quelques blasons et fiefs de Westeros ! »Elle tenait à enseigner elle-même la connaissance des maisons et familles du Continent à ses enfants.  « Nous aurons l'occasion de nous revoir avant votre départ.». C'était plus un ordre qu'une demande. Mais après tout, elle était Princesse de Dorne.
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Message Mar 10 Sep 2013 - 18:24

Est-elle proche de sa tante ? D'une certaine manière oui, le même sang coule dans leurs veines et Lucion est très regardant sur le bonheur de sa sœur cadette. Ashara étant toujours désireuse d'aider son géniteur, elle fait son possible pour permettre à sa tante de se sentir bien. Au fil du temps, une proximité finit forcément pas se tisser et à ce jour, Ashara peut effectivement considérer Cassella comme une personne importante dans sa sphère de relations. « Pour savoir qui t'es proche, demande-toi qui te manquerait si tu étais éloignée de nous. » C'est une chose que Lucion avait dit à sa fille un beau jour, alors qu'elle lui avait demandé comment savoir lorsqu'on aimait quelqu'un. Oui, lorsque le jour de quitter les siens sera venu, Cassella fera partie des personnes qui lui manqueront. Elle parmi tant d'autres. La Dornienne hoche la tête.

« Elle m'est importante, c'est une personne très intéressante. »

Ashara a toujours aimé les gens capables de lui conter de nombreuses choses. Si cela ne tenait qu'à elle, la Dornienne épouserait un ménestrel ! Les histoires permettent de voyager même lorsque vous restez coincé dans votre château à regarder le temps défiler sans parvenir à l'arrêter. Un sourire se dessine sur ses lèvres à cette pensée avant qu'elle ne détourne brièvement son attention de la Princesse pour jeter un regard par la fenêtre d'où les bruits de la ville arrivent à peine. C'est un endroit très paisible, la vie ici doit être agréable.

La Princesse Daenerys reprend la parole afin de confirmer les pensées de son invitée. Visiblement le Prince Maron n'hésitera jamais face aux difficultés pour le bien de Dorne. L'espace d'un instant, Ashara se demande si un tel homme peut être prêt à sacrifier sa famille pour son devoir. Son regard scrute le beau visage de la dragonne alors qu'elle s'interroge : entre l'amour qu'il porte sans aucun doute aux siens et son rôle de suzerain, qu'est-ce qui domine donc ? C'est une pensée que la Sableuse espère bien ne jamais voir naître dans l'esprit de son suzerain, cependant elle n'est pas naïve au point de penser qu'une telle chose ne lui sera jamais demandée. Le monde dans lequel ils vivent est rude et peut se révéler cruel. Plus d'un homme a dû choisir entre deux choses importantes pour lui. C'est dans de telles occasions qu'Ashara se félicite de n'appartenir qu'à une famille mineure où le rôle de son père se borne à offrir une vie convenable aux siens et de beaux mariages à ses enfants. Troublée par cette interrogation qui lui est venue à l'esprit, la jeune femme esquisse un sourire aux dernières paroles de son interlocutrice.

« Les Dorniens sont ancrés dans leurs traditions, la seule chose qu'ils voient, c'est l'impossibilité de piller le Bief. Il ne voit pas les fils épargnés par cette guerre. La nature humaine est ainsi faite malheureusement. »

Ce n'est pas un ton résigné qu'elle choisit d'employer, mais simplement une constatation. Ashara inspire longuement, joignant une fois de plus ses mains entre elles alors que son regard ne quitte pas le visage de la Princesse. Elle n'arrive pas à lui donner d'âge et il y a fort à parier que si elle l'ignorait, la sableuse pourrait bien la prendre pour plus jeune qu'elle n'est. En réalité, le Prince Maron a beaucoup gagné dans cette alliance, il n'est pas étonnant qu'il soit tombé sous son charme. Les Dorniennes sont belles à leur manière, mais une chose est certaine : la targaryenne possède quelque chose qu'aucune noble de cette région ne peut avoir. C'est peut-être là ce que tout le monde lui reproche justement.

La dragonne semble partager la passion d'Ashara pour les enfants, mais quoi de plus normal pour une mère ? Celle-ci lui explique que son époux la laisse s'occuper de l'éducation de leurs enfants, mais que le frère de son époux se charge de certaines d'entre elles. Entendre la Princesse aborder le sujet de son beau-frère étonne assez la brune. Elle n'ignore pas que l'entente entre les deux est assez variable, c'est du moins ce qu'en dit la rumeur populaire. Le Prince Doran est un amateur de femmes et n'hésite pas à considérer son bâtard comme un enfant légitime et en raison du passé de la Princesse Daenerys, c'est certainement un sujet sensible. C'est la preuve qu'une femme – ou même un homme – est prêt à tout pour la personne qui partage sa vie. La dragonne ne doit certainement pas apprécier la présence de son beau-frère dans l'éducation de ses enfants, mais rien dans ses paroles ne le laisse entendre.
Lorsque son hôte se redresse, Ashara fait de même en lissant sa robe d'un geste machinal. Elle hoche la tête en entendant la dernière déclaration de la Princesse, allant jusqu'à adresser un sourire à cette dernière.

« J'en serais ravie, j'ai été heureuse de pouvoir faire votre connaissance. » C'est là des paroles franches. « Profitez bien de vos enfants Princesse, je vous remercie d'avoir pris le temps de me répondre et de me parler avec autant de franchise. » Elle s'incline pour saluer la dame de Lancehélion avant de la regarder une dernière fois. « Mes amitiés à vos enfants et à votre époux. »

Sur ces paroles, la jeune femme se détourne pour laisser la Princesse vaquer à ses occupations. Cette entrevue était terminée, mais elle avait surtout été le premier contact d'Ashara avec la véritable noblesse de Dorne. Inspirant profondément, la sableuse quitte la pièce sans se retourner, l'esprit tranquille et léger. Elle a hâte de regagner son auberge pour y attendre son père et son frère afin de leur parler de ce qui s'était passé. Et peut-être l'écrirait-elle aussi pour se souvenir de ses pensées prises sur le vif afin d'en parler à sa sœur. Il fallait accorder plus de crédit aux femmes de sa maison si elle espérait que les hommes ne feraient de même avec elle à l'avenir. Un conseil n'était jamais perdu avec Ashara. Surtout lorsqu'il émanait d'une Princesse.


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