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Bayard [Fiche terminée]

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Artisan
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Bayard
Artisan

Général Maître maçon de Harrenhal
♦ Missives : 18
♦ Missives Aventure : 13
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 20/08/2013
♦ Célébrité : Hans Jacob Sand
♦ Copyright : Bryn
♦ Doublons : Dagon Greyjoy, Neassa Baratheon
♦ Age du Personnage : 51 ans, né en 161
♦ Mariage : Pas encore choisis laquelle épouser...
♦ Lieu : Conflans, Harrenhal
♦ Liens Utiles :

Le caillou
Ses mandats

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
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Message Mar 20 Aoû 2013 - 8:03

● Nom :  Etant roturier, il ne porte pas de nom de famille. Certaines langues – mauvaises ou non – s’accordent pourtant pour le désigner membre d’une ancienne famille noble du Conflans, la maison Fort, à l’origine chargée de Harrenhal. 
● Prénom : Bayard 
● Sexe : Masculin 
● Âge : 51 ans, l’an 161, semble-t-il mais là encore, c’est histoire de ragots et de on-dit.  
● Origine : Conflans, Ville-Harren 
● Métier : Artisan il fut tour à tour tailleur de pierres, avant de devenir maçon, et enfin, maître maçon de Harrenhal . S’il lui a été donné de travailler sur des petits chantiers comme des baraques, écuries, maisonnettes, fortins, il travailla aussi sur des ouvrages plus conséquent comme des ponts et châteaux.

● Pseudo :  Le Poulpe, Mamie Borne et autres palisanteries 
● Âge :  24 printemps 
● Vous concernant :  Toujours aussi chiant et boulet dans l'âme. 
● Avatar :  Hans Jacob Sand, dans Flukt (Dagmar) 
● Connaissez-vous le Roman ?  Toujours pas plus que le premier tome.  

● Lady Coeurdepierre ? Oui 
● Comment avez-vous connu le forum ? TC, autorisé par Brynden. La fiche a déjà été soumisse à l’approbation de Lady Danelle Wink
● Comment le trouvez-vous ? Toujours aussi possessif x) 
● De quelconques suggestions ? ... être encore plus radical et sévère avec les nouveaux inscrits x)

Informations Descriptives

Si jeune, son corps musclé par de rudes travaux et sa peau brunie par le soleil le rendaient attirant à plus d’un titre, il n’a plus rien de tel. A l’aube de la cinquantaine, sa peau brunâtre commence à tirer sur le gris, tout comme ses cheveux châtains clairs. Son visage franc et carré comporte de nombreuses rides. Les plus impressionnantes sont celles qui barrent en permanence son front. Une barbe toujours bien taillée recouvre tout le bas de son visage, lui donnant un aspect moins agressif. Ses cheveux mi- longs, sont déstructurés. Il se les coupe lui-même, et quand son allure est trop négligée, c’est son fils qui s’en charge. Ses yeux clairs sont très expressifs et en transmettent souvent plus sur son humeur que son visage dont l’expression de concentration semble toujours s’y profiler. Son nez légèrement en trompette bien que très large à sa base lui confère un air d’éternel fouteur de troubles.

Autrefois grand et robuste, il tend de plus en plus à se voûter à force de porter de trop lourdes charges à mains nues. Ses épaules tombent de plus en plus en avant, faisant balancer ses bras sans retenue. Ses mains sont très abîmées et ornées de cales de toutes sortes. Son ventre se détend de plus en plus en un pneu informe qu’il peine à cacher sous ses vêtements amples. C’est à croire que tout le muscle qu’il possédait autrefois se transforme irrévocablement en graisse. A sa jambe gauche le muscle de son mollet reste un vague souvenir, trop longtemps écrasé par la roche. Pour faire illusion, même s’il boîte désormais dangereusement, il entoure son mollet d’une simple attelle en bois et en métal. Vu son âge, on ne s’étonne désormais plus de le voir boiter. Ce qui ne l’empêche néanmoins pas de flanquer des coups de pieds aux plus jeunes. En dehors du chantier, il a l’habitude de se soulager avec une béquille qu’il glisse sous son aisselle. Sa démarche en tonneau est assez drôle à observer, lorsqu’il se trimbale dans les ruelles. Mais une fois sur le chantier, il semble tellement absorbé par sa besogne qu’il en oublie les nombreuses douleurs et la tension dans ses muscles. L’espace de quelques heures, on croirait revoir le jeune homme aguicheur. 

Bien que passablement détruit par son métier qu’il exerce toujours avec une passion sans borne, il ne rechigne jamais devant la besogne. Sa carrure néanmoins imposante par son poids important, il sait en imposer par sa présence, même en restant muet. Très habile de ses mains, il sait se montrer incroyablement précis. Du moins, dans le possible de sa vision. Il ne supporte plus aussi longtemps qu’avant les travaux précis à la bougie et quand la fatigue le gagne, il est aussi efficace qu’une brodeuse tentant un ouvrage à l’épée. Manuel avant tout, il préfère souvent tester des nouveaux procédés lui-même que de se fier à de belles théories. Si l’odeur de la chaux et de cuir n’imprégnait pas jusqu’à ses cheveux, son fumet serait des plus irrespirables. A force de transpirer à grosses goûtes sans avoir de quoi se changer ni même se rincer les mains, il est en permanence très crasseux. Il fait cependant un effort lorsqu’il se doit de tenir compte de l’avancement des travaux à la Lady Lothston


Informations Mentales

« Remets à demain ton repas, mais non ton travail. »

Il aime avant tout les pierres sombres, leur rudesse et leur froideur permanente ainsi que les anciennes citadelles. 
C’est un homme très égoïste. En dehors de lui-même, il ne pense qu’à une seule chose ; son œuvre. Si, au départ, il se devait de travailler pour qui voulait bien le payer, avec Harrenhal, il peut enfin se faire pleinement plaisir. Ce monument sans limite est gigantesque, rêve de gosse enfin à portée de bras et de cœur. S’il partit à la mort de son oncle pour perfectionner son art c’était avant tout, pour mieux revenir un jour et pouvoir se montrer à la hauteur de la forteresse. S’il se montre parfois négligé dans ses relations et dans sa tenue, jamais il ne négligera le travail. Très perfectionniste, il lui arrive de refaire lui-même certaines pièces (uniquement métal et minéral) sous le coup de la fureur et ne supportant pas devoir reprendre trois fois un ouvrier. Si son air est parfois bourru, il aime apprendre et aime transmettre.  Pour le moment, il n’a pas encore d’apprenti, mais ses ouvriers le sollicitent bien assez pour qu’il ne s’ennuie pas. 
Il n’est pas l’homme d’une seule femme, mais bel et bien l’homme de toutes les femmes. S’il n’est de loin pas un pervers incapable de contenir son besoin de culbuter, il sait néanmoins apprécier la moiteur et la chaleur d’une femme après d’harassantes journées de travail. Même s’il connut plus d’une femme dans son lit, il est très respectueux de la gente féminine et jamais ne leva la main sur l’une d’elles, à part bien sûr, si elles l’avaient demandé gentiment. 
Il n’est pas rancunier, mais ne supporte absolument pas que son travail soit mis en pièce pour une quelconque vengeance. Ne sachant nullement se battre, il préfère de loin des techniques sournoises, qui passent facilement comme un accident. Une lourde charge mal fixée, une planche trop glissante, un pan de mur qui s’écroule… et bon nombre d’exemples qui tirent parfois plus de la légende que de la réalité. 
Très terre à terre, il ne croit que ce qu’il voit, ne supportant pas les ragots et autres messes basses. Pourtant, il aime à croire aux fantômes qui progressent à l’intérieur même de l’enceinte de Harrenhal. Parlant lui-même tout seul lorsqu’il est d’humeur bougon, il prend plaisir à ficher la frousse aux plus jeunes du chantier qui sont persuadé de devoir travailler pour une folle alliée.


Famille

Celle dont on ne choisit pas les membres (parents)

Si Bayard est fils unique, il a toujours vécu entouré d’une grande famille. En effet, si ses parents n’ont eu qu’un seul enfant, les nombreux frères et la sœur de son père ont été bien plus efficaces. 
Son père, Tomer (142-207) était un modeste tailleur de pierre. Sa mère, Lizelle (150-208) travaillait entant que tanneuse. 
De ses nombreux oncles, il n’y en a que deux dont la mémoire est encore ancrée en Bayard :  Donnel (121-186) maréchal jusqu’à ce que la mort le frappe en plein fouet d’un coup de sabot en pleine tête, et Cotter (137-202) massif gaillard qui exerçait comme charpentier. Le premier est en réalité le demi-frère de Tomer. Sarmelle (125-183), l’unique tante de la fratrie, s’occupa du jeune garçon lorsque sa mère s’épuisait au travail. 
Au vu de son goût prononcé pour la bonne chair, il est fort à parier que Bayard soit le père de plus d’un môme. Cependant, à part le jeune Cester qui voyage avec la petite troupe de compagnons, aucun ne lui fut confié. 

Celle dont on a choisi les membres (amis)
 
Danelle Lothston : Il s’en méfie comme de la braise ; tantôt attiré par les flammes, tantôt fuyant leur brûlure. Il ne ressent pas de désir particulier pour cette femme des plus énigmatiques mais ne peut nier que cette roche pas encore totalement taillée le rende de glace. 
Olivir : Il apprécie le maître dresseur pour sa constance et son mutisme apparent. Travaillant tous deux au sein de la forteresse, il arrive souvent au maçon de croiser le cavalier. Si les discussions sont brèves et souvent écourtées par une intervention externe, elles ne manquent pas de diversité et de caractère. 
Tybalt Rivers : Le côté trop brut de décoffrage de ce dernier n’est pas pour plaire au maçon qui préfère rester éloigné du demi-frère de Danelle. Cette distance est accentuée par le fait que Bayard n’y connait rien en l’art des armes et se sent comme dangereusement épié par son cadet qui, pourtant, ne fait rien de tel. Cependant, Bayard respect Tybalt autant que la Lady et honore toujours ses souhaits.
Selyse: Suivante de Lady Lothston... ce serait mentir que de prétendre que cette créature venue d'ailleurs laisse de marbre le corps de Bayard. Cependant, si ce dernier a à son encontre des rêves plus indécents les uns que les autres, jamais il n'impose à la jeune femme son obsession.  


Histoire


Citation :
Récapitulatif
161 : Naissance à Ville-Harren, dans une famille nombreuse de roturiers. 
186 : Mort de son oncle Donnel, ce qui le décide à quitter la famille pour parfaire sa formation. Il voyage alors dans le Conflans, le Nord et les Terres de l’Orage. 
194 : Accident sur un chantier qui lui vaut un fort handicap à la jambe gauche. 
202 : Après une histoire banale, le chantier sur lequel travaille Bayard est mis en pièce. Vengeance sournoise, le maçon assassine le responsable des ruines.
204 : Un soir, un paysan dépose un jeune garçon à la porte de Bayard. Sans chercher à comprendre le pourquoi du comment, l’ouvrier l’accueille comme son fils. Le petit alors âgé de sept ans, se nomme Cester. 
206 : Retourt à Ville-Harren après 20 ans d’absence. Son père, commence à montrer des signes de fatigue intense. 
207 : Mort de son père Tomer des suites d’une mauvaise chute sur un échafaudage. 
208 : Mort de sa mère Lizelle. Mort incriminée aux teintures trop nocives et au chagrin provoqué par la mort de son époux une année auparavant. 
209 : Avec le Fléau du Printemps et la mort de plusieurs membres de la famille Lothston, Bayard voit là une occasion de prendre part à la reconstruction de l’antique demeure. 
212 : Départ de la Lady Lothston pour les îles de Fer. Loin de profiter de son absence, Bayard s’amuse cependant à passer ses nuits au sein même du gigantesque chantier.
 

Episodes détaillés

Fierté intacte, corps meurtri (Conflans, 194)
Il pleuvait des trombes d’eau, depuis près de trois jours. Si la plus part du chantier était momentanément suspendue, une troupe d’ouvriers s’acharnaient à le pousser  à bien. 
Le petit pont de bois permettant de rejoindre les deux rives de … prenait sérieusement de l’âge. Par trois fois déjà, il avait été réparé, mais la mort d’un bœuf suit à la chute de planches avait finalement accéléré les choses. Les paysans des environs fournissaient eux-mêmes de quoi nourrir les quelques volontaires qui avaient choisi de tout mettre en œuvre pour leurs offrir un pont massif en pierre. Il ne serait que de petite taille et ne comporterait qu’une seule arche, au centre, en plus des deux pilles sur les rives. Mais c’était bien cette unique arche qui posait problème ; avec les crues de la rivière, les maçons devaient se démener pour en ancrer les fondations. Les échafaudages devaient sans arrêt être surélevés et le coffrage prenait dangereusement l’eau. Une barque, sorte de navette, faisait les allers retours entre la berge et le pied de l’arche. 
Le mortier était trop humide pour se lier aux lourdes pierres verdâtres. L’un des blocs massifs s’écrase sur le ciment avec un bruit de suçon. Les deux hommes suaient à grosses goûtes mais s’était bien l’eau de pluie qui les rendait méconnaissables et détrempés. A force de leurs bras fatigués, ils firent pivoter le bloc d’un quart de tour pour le mettre en bonne position. La barque arrive en tanguant. A son bord, un jeune homme d’une quinzaine d’années, le fils d’un des ouvriers, et deux blocs de pierres massifs qu’il faudrait positionner avant d’en ajuster la taille. 
« P’a ! Les hommes, z’ont tous foutu l’camp ! Y disent que c’est trop risqué avec la pluie, qu’la rivière va nous emporter ! » Il devait crier pour que sa voix porte par-dessus le vacarme environnant.  « Pas question ! Si on fixe pas les trois dernières, la pille ne tiendra pas ! » Répliqua le père, avant de renchérir « Aide-nous fils. Dès les trois posées, on s’tire ! Bayard, aide le gamin pour amener les deux qui restent. » 
Bayard, en face, secoue nerveusement la tête pour tenter d’y voir plus clair dans ce temps cauchemardesque. Le bac, fixé à deux cordes imbibées d’eau était à un mètre. Il dut le ramener plus près à force des bras, grâce au système de poulies mis en place. Il sauta à bord.  «  On prend celle-là ! »  Il indiquait logiquement, celle la plus proche. «  Passe devant, t’auras pas assez de force pour l’extirper du bac. » Le gosse prit donc les devants. Il avait beau être déjà costaud pour son âge, il ne faisait que soutenir Bayard. Dans un râle, le maçon souleva le bloc du fond du bateau, le montant au niveau de sa taille pour le coller sur ses hanches. « Avance lentement. » Le petit ouvrit la marche, d’un pas mal assuré et tremblant sous l’effort physique. Après seulement trois pas, l’inévitable se produit. Le jeune était en contre haut, tenant la roche à bout de bas, alors que Bayard s’extirpait à peine de l’embarcation. Les mains du jeune glissèrent, lâchant prise. Sentant tout le poids lui arriver dessus, Bayard lança un juron. Il se pencha en avant dans l’espoir de faire dévier la pire qui lui tombait résolument dessus, mais l’appui précaire du navire ne lui permit pas d’user de la force nécessaire. Il disparut sous le bloc. 
« BAYARD ! » Le père beugla de peur et rejoignit son fils aux pieds de l’échafaudage. « Bayard ?!  Ta gueule ! Aide-moi plutôt ! » Le père écarta son fils qu’il envoya sécuriser la poulie qui menaçait de lâcher. Il atterrit avec lourdeur sur le fond plat du bac. D’où il était, il ne pouvait voir son confrère. « ça va ? rien d’cassé ? »  Bayard ne répondit rien. Inquiet, le père contourna l’obstacle pour retrouver Bayard, assis aux côtés du bloc. «  Merde, tu m’as fait peur ! J’ai cru que… oh putain ! » Il s’était approché et baissé vers son ami qui l’avait subitement attrapé par le col. «  Tu vas me dégager ce bloc, et prends pas ton temps. » De la jambe gauche de Bayard, seule la cuisse était visible. «  Tu pourras bouger tout seul ? J’en sais rien, mais si je la laisse là-dessous plus longtemps, je pourrai plus marcher ! Dépêche ! Je sens absolument plus rien… » Le père, aussi fort soit-il, n’arriverait pas à porter tout seule le bloc de roche mais il pouvait le soulever assez pour permettre à Bayard de dégager sa jambe. «  A trois, j’lève. » Bayard empoigna sa jambe au niveau du genou, à deux mains. Il était prêt. Dès lorsque l’autre soulèverait, il la retirerait. Simple à dire, mais si douloureux à faire. A peine le père souleva la roche que Bayard hurla sans retenue. En ramenant sa jambe sous lui, il sentit la tête lui tourner et l’envie de s’assommer pour que la douleur cesse. Il s’était déjà coincé le doigt dans une porte ou encore envoyé le marteau sur le pouce mais cette douleur là n’était en rien comparable au supplice du moment. Le père redéposa le bloc et se déplaça en vitesse pour soutenir son confrère qui se tenait toujours la jambe. « Faut qu’on te ramène à la rive ! 
- Non. Non. Faut. faut qu’on finisse… ici lâcha-t-il en haletant. 
- Fais pas l’con ! Tu pourras pas… 
-ANTON !! »
Anton aida son ami à se relever. Le visage tendu et plus blanc qu’à l’ordinaire, il faisait peur à voir. « Fils, revient nous aider ! » 
Il fallut un temps considérablement long aux trois hommes pour placer leur chargement. Bayard était largement soutenu par le plus jeune, se contentant de serrer les dents en se concentrant sur le travail à achever. Il se laissa finalement tomber sur les planches de bois, transit et vidé. La douleur était permanente et si soutenue qu’il se demandait si le sang dans sa jambe se calmerait enfin. Anton et son fils venaient de finir de fixer les ancrages qui maintiendraient les roches ensemble. 
Ils mirent encore plus d’une demi-heure pour faire monter Bayard à bord du bac et le ramener à la rive. On le conduisit jusqu’à la petit baraque de chantier érigée là, pas bien grande mais qui permettait de discuter au sec. Il n’y avait personne. Le village le plus proche était trop loin pour y emmener Bayard ou pour y chercher de l’aide. En riant, ce dernier affirma que de toute manière, rien ne pouvait être fait. Il n’y avait plus de bière dans la baraque ni tout autre alcool. Sans crier gare, le fils lui asséna alors un violent coup de point au milieu du pif. Bayard Somnola une journée entière, agité dans son sommeil par son muscle désormais atrophié. 


Frustration arbitraire, gaieté funèbre (Nord, 202)
Crac, crac
Le son si particulier de la neige qui crisse sous vos pas. Une belle daube oui ! Bayard était d’humeur massacrante. Il venait de se faire royalement insulter par son supérieur qui ne supportait pas le train ralenti du chantier. Une simple remise en forme d’une vieille auberge, cela dit en passant. Le maçon avait gardé son clame en tentant vainement d’expliquer au maître maçon qu’avec le climat qui régnait ici-bas – rien à voir avec celui de Port-Réal d’où provenait ce dernier – il était tout bonnement impossible d’aller plus vite. Bayard avait le mauvais rôle. Volontairement. Il ne voulait pas diriger le chantier et s’était fait engager comme simple ouvrier pour qu’on lui foute la paix. Mais rapidement, il était devenu le confident de ses confrères qui ne supportaient guère l’ambiance infernale que faisait régner le maître. Avec son caractère bourru, et vite assommé par les pleurnicheries de ses confrères, il était monté au pas de charge s’expliquer avec le patron qui ne levait pas son cul de sa chaise, enfouit dans une peau de bête. Il faisait une chaleur insoutenable à l’intérieur, une fournaise putride. En trois minutes, l’affaire était close. Bayard avait expliqué gentiment la situation avant de claquer la porte, dans une colère noire. Il faut avouer que lors de cette séance de remise en place, le ferronnier Victor – cul et chemise avec le patron – n’avait pas manqué de rabaisser tous les autres ouvriers. Bayard n’avait pu retenir sa langue et son confrère avait avalé le venin d’un air sournois. Bayard ne manquait pas de vocabulaire pour qualifier son adorable patron. Il ne dénombra pas moins de dix jurons différents lorsqu’une délicieuse créature se présenta à lui. Il avait dévié vers la petite maison close, comme chaque soir. Refusant poliment sa compagnie en premier lieu, prétextant son humeur massacrante en excuse, il abdiqua cependant bien vite devant les avances plus que convaincantes de la jeune femme, et la suivit à l’intérieur, un sourire taquin aux lèvres. 


Bam bam bam 
Etendu dans un lit incroyablement confortable et chaud, Bayard ouvrit des yeux fatigués. Tournant la tête vers la petite fenêtre qui donnait sur l’extérieur, il remarqua en grognant qu’il faisait encore nuit noir. 
«  C’est quoi c’bordel ? (s’adressant à la tendre rouquine qui dormait entre ses jambes) t’as rameuté des filles ? (elle se contenta de couiner contre son torse) QUOI ?! » beugla-t-il lorsqu’on frappa à nouveau. La porte s’ouvrit à la volée pour laisser apparaître un petit homme trapu, le carreleur. 
« Yard ! Y a comuncon quafoutu un sacrébodel surlchantier. » L’accent de malheur du petit homme fit se relever Bayard. Enervé comme pas deux, il savait cependant que le petit homme ne serait jamais venu tenter le diable en venant le réveiller après une nuit de coucherie. « C’est bon. Fou moi l’camp ! J’arrive. » Il attendit que l’autre sorte pour s’attarder encore un instant sur la donzelle qui ronronnait encore de plaisir. D’une pulsion délicate, il l’écarta de lui, balançant ses deux jambes par-dessus le lit. Relevant le nez il se pencha en avant pour attraper l’attelle qui fixa solidement à son mollet gauche. D’un pas claudiquant, il récupéra ses affaires éparpillées partout sur le sol. Habillé, il remonta le drap sur sa compagne d’un soir et déposa un baiser au creux de son coup. Il l’avait payée la veille, trouvant le geste particulièrement déplacé lorsqu’il était exécuté après avoir tiré son coup. Et s’éclipsa. 


Bayard allait lui faire la peau. Avec le froid, le chantier était éprouvant. Mais un salopard de mes deux avait trouvé son pied en réduisant des semaines de travail en cendres. La charpente de l’auberge avait été taillée en pièces à grands coups de haches, les tuiles en pierres sombres s’étaient effondrées sur le sol et l’humidité due au froid avait fait son œuvre : les sols étaient craquelés, troués, explosés, imbibés et bien d’avantage. 
«  Faut qu’on prévienne le boss… ?! » lança l’un des ouvriers présents sur le sinistre.
« Non. (Bayard était catégorique) Con comme il est, fera que retenir vos charges. (se tournant vers la troupe) Quelqu’un qu’a vu qui a fracassé l’arbalétrier et la faîtière ? » Il parlait des éléments de la charpente. Personne n’avait rien vu, sauf une voisine qui, étonnée du vacarme, était sortie voir. Elle avait vu passer en courant, un homme de forte carrure, de silhouette carrée, les cheveux longs et sombres comme la nuit relevés en une queue de cheval. Victor, le ferronnier. Sur ordre de Bayard, on ne prévint pas le patron qui aurait tôt fait de découvrir l’état du chantier s’il daignait y mettre les pieds. Et aucune sanction, ni même remarque, ne fusa contre le ferronnier qui continuait de siffloter sur le chantier comme si rien ne s’était produit. Rien, jusqu’à la fin du chantier. Rien jusqu’à ce que Bayard décide de prendre véritablement les choses en mains. 


Tout était fini. Les meubles en état de marche avaient été remis à leur place et le menuisier donnait les dernières retouches sur le grand meuble d’entrée qu’il avait dû complètement refaire après l’incident précédemment décrit. Deux trois volontaires traînaient encore par là pour donner un sobre coup de balais. Le ferronnier sifflait gaiement près de la cheminée. Il donnait un dernier coup à la lourde grille de métal qui protégerait le brasier. Le chantier se vidait peu à peu, la nuit étant sur le point d’étendre son manteau opaque. Quelques bougies furent allumées pour permettre aux derniers de finir leurs travaux, mais là encore, certains abandonnèrent, n’y voyant pas suffisamment clair. Bayard n’était pas très loin, contrôlant à la bougie l’état général des lieux. 
« Tout qu’est bon, pour moi, Yard. (informa le menuisier depuis les escaliers) Les gars sont tous rentrés. » En réalité, il ne restait plus que Victor, Bayard et Meyke, le charpentier. Ce dernier était celui dont le retard était le plus conséquent, et le plus incriminable à Victor. S’il avait fini de restaurer toute la charpente et les planchers, il devait encore complètement les huiler. Grâce à une intervention maladroite de Victor, l’huile s’était en partie répandue dans les escaliers. Il en manquait désormais près de deux litres. Et il devrait s’en accommoder. Le chantier devait être fini demain, avec aucun jour de retard possible, sous peine de perdre encore plus que le maigre salaire qu’on avait déjà enlevé aux ouvriers. Le bois, traité, deviendrait plus souple et surtout, plus foncé. Le charpentier ne pourrait prétendre avoir huilé tous les bois. Si Meyke s’était fait à l’idée de devoir payer ce dégât d’un doigt, Bayard n’y voyait pas de cet œil. 
Claudicant, il se déplaça jusqu’à l’escalier pour héler Victor, à l’étage en dessous. Bayard prétexta qu’un gond de la fenêtre battait dangereusement de l’aile. Victor arriva, son sourire penaud sur le visage, une bougie dans la main gauche. Il la tendit à Bayard qui la glissa entre ses doigts et fit mine d’éclairer son confrère pendant que celui-ci se penchait en avant pour examiner la charnière. A peine s’approcha-t-il du bord que la tête de Victor heurta violemment l’embrasure de pierre. Chancelant, il s’éloigna de la fenêtre, sans comprendre ce qui lui était arrivé. Bayard lui tendit alors un croche-patte et le ferronnier s’affala sur le sol. La tête déjà meurtrie, Victor voyait les étoiles. La suite… 
Indescriptible. Un tissu humide s’enfonça dans sa bouche. Victor voulut le retirer mais ses mains furent clouées au sol. Pour autant qu’il puisse en juger. Le froid puis la douleur lui avaient transpercés les paumes et ses mains refusaient désormais de quitter ses côtés. Une pointe de fer s’enfonça dans sa jambe gauche, au plein milieu de la cuisse. Il hurlait à la mort, ses sons étouffés par le morceau de coton. Agonisant, il ne voyait qu’ombres mais savait pertinemment que Bayard était à l’œuvre. Il sentit plusieurs fois une masse souple butter contre ses flans avant de comprendre. Bayard huilait les sols, avec le sang de sa victime. Au sommet de sa joie, le maçon chantonnait l’air si souvent sifflé par Victor en s’appliquant à répandre la masse noire dans tous les recoins. Uniquement éclairé par les deux petites bougies tremblotantes, la scène était plus que macabre. Pieds nus (il avait laissé ses chaussures sur la première marche de l’escalier) Bayard savait parfaitement quelles parties de la pièce n’étaient pas encore imbibées du liquide sombre. 


Personne ne sut jamais ce qu’il était arrivé ce soir-là. On ne s’étonna pas de ne pas voir Victor la journée suivante, il ne manquait à personne. Son solde, resta dans la poche du patron. Même si une odeur étrange flottait toujours à l’étage supérieur de la bâtisse de pierres, on ne pouvait se douter de l’ignominie de la chose. Bayard s’était débarrassé du corps dans un procédé pire encore et avait nettoyé le fond de ses chaussures ainsi que ses pieds sans que personne n’y sache rien. Le lendemain main, lui-même n’aurait pu témoigner. Ses excès de folie vengeresse étaient toujours suivit d’un formidable trou noir. L’horreur l’obligeait à enfouir ses souvenirs au plus profond de sa carcasse.


Inventaire

Bayard dispose de peu de choses, préférant ne pas emporter quantité avec lui lors de son voyage initiatique. De plus, s’il aime les belles pierres et l’architecture, il n’est en rien matériel. Comme il le dit souvent, sa carcasse est déjà bien assez lourde à porter pour qu’il ne s’encombre pas d’inutile. 

- une attelle de bois et de métal
- une béquille de bois renforcée d’une pointe de métal à sa base
- un vieux morceau de tissus sur lequel il a griffonné quantité incroyable de croquis lors de son pèlerinage (pièce très fragile, étant donné que les dessins sont exécutés avec du charbon)
- un maillet de bois et des ciseaux métalliques, fixés à sa ceinture
- quelques vêtements, tous plus miteux les uns que les autres
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Main du Roi
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Brynden Rivers
Main du Roi

Général
Freuxsanglant

- Combien c'est-y que lord Freuxsanglant il en a, de zyeux ?
- Mille, et rien qu'un.

♦ Missives : 3432
♦ Missives Aventure : 33
♦ Age : 32
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
♦ Arrivée à Westeros : 22/06/2009
♦ Célébrité : Kevin Costner
♦ Copyright : Alysanne
♦ Doublons : Edric Estremont
♦ Age du Personnage : 36 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Donjon Rouge, Port-Réal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
155/500  (155/500)


Message Mer 21 Aoû 2013 - 19:28

Soit à nouveau le bienvenu sur le forum, Bayard !

Tu nous présentes là un personnage digne d'Harrenhal et de ses légendes... Après lecture de ta fiche, je n'ai absolument rien à redire, si ce n'est que je me demande ce qu'il va donner avec ses particularités aussi sombres que morbides x)

En tant que serviteur d'Harrenhal, tu ne pourras évidemment que compter sur les ressources que ta maîtresse voudra bien te donner. Toutefois, d'un point de vue RP, tu ne disposes que de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 10 cerfs d'argent. Tu pourras te servir de cette somme pour acheter des biens aux marchands ou tout autre chose. Même si ça n'en a pas l'air, il s'agit quand même d'une grande fortune ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. N'oublie pas de consulter les autres sujets du bureau du Grand Mestre pour t'intégrer dans le contexte ! Tu pourras ensuite débuter le jeu en consultant les demandes, en postant la tienne ou en demandant directement à un joueur. En cas de questions, n'hésite pas à poster dans la Tour de la Main ou à m'envoyer un MP. Enfin, n'hésite pas à passer par le flood et la CB pour te faire connaitre et t'intégrer plus facilement sur le forum !

Puisses-tu continuer à remplir tes fonctions avec talent aussi longtemps que tu le pourras !


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Bayard [Fiche terminée]

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