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Le début d'une ère nouvelle

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Naerys Velaryon
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THE BLOOD OF OLD VALYRIA
Dame de la maison Velaryon. Future princesse de Peyredagron

♦ Missives : 1235
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♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 27/09/1990
♦ Arrivée à Westeros : 18/04/2013
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♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Future épouse du prince Daeron Targaryen
♦ Lieu : Port-Réal
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Message Sam 17 Aoû 2013 - 18:38

LE DÉBUT D'UNE ÈRE NOUVELLE
Depuis son arrivée à la capitale, la vie de Naerys Velaryon se voulait très redondante. Ces derniers jours, elle les avaient passé principalement à s'informer, à recueillir des informations sur l'homme qui, très bientôt, allait devenir son futur époux, afin de savoir comment se comporter avec lui, de savoir si les rumeurs qui circulaient à son sujet étaient fondées... La réponse ? Oui, elles l'étaient, du moins la plupart. Pourtant, lorsque la demoiselle avait eu l'occasion de rencontrer le prince, il s'était plutôt montré gentil envers elle, ayant fait l'effort de se présenter sobre et lui offrant une robe des plus somptueuses. Toutefois, il l'avait prévenu : il ne serait pas tous les jours ainsi, et il lui arriverait sans doute à l'avenir, peut être sans le vouloir, de la faire souffrir. La jeune fille aux cheveux de neige avait ressenti un profond mal être et un sentiment d'infériorité chez Daeron Targaryen lors de leur discussion. Lui-même se considérait comme un perdant, comme un moins que rien, alors comment le peuple pouvait-il le voir autrement ?
En plus de sa rencontre avec le Prince de Peyredragon, la rose blanche de Lamarck avait eu l'occasion de faire bien des connaissances. Elle tenait, le plus vite possible, à savoir qui étaient ses ennemis, et qui étaient ses "amis", même si un tel mot pouvait se révéler traître et difficile à concevoir à la cour. Il était hors de question pour elle de se faire doubler, ou d'être ignorante au sujet des pions qui se trouvaient sur l'échiquier. En apprendre le plus possible sur tous les personnages influents de la cour ne pourrait que lui être d'une grande utilité pour la suite. En apparence, Naerys semblait être une créature des plus délicates, des plus raffinées, des plus douces, des plus généreuses, et elle l'était assurément. Cependant, elle ne se résumait pas uniquement à cela. Elle était également intelligente, rusée, fine, cultivée, calculatrice et pleine de ressources. Parce qu'elle était une femme, et parce qu'elle était jeune, beaucoup faisaient l'erreur de la sous estimer, oubliant qu'elles étaient origines, qui était sa mère, et l'éducation qu'elle avait fait en sorte de lui transmettre. Contrairement à certaines jeunes femmes de son âge, ou de femmes de sang noble, elle n'était pas aveuglée par les belles histoires de chevaliers, et encore moins stupide et ignorante, même s'il lui arrivait parfois de le prétendre dans le but de flatter l'égo de ses comparses masculins. Mais aujourd'hui, les occupations de la demoiselle était d'un autre ordre. Aujourd'hui, Naerys laissait de côté son futur époux, son mariage, le jeu des trônes et les intrigues de la cour pour se concentrer sur quelque chose de tout aussi important, si ce n'est davantage : le peuple et son bien être.

La guerre était désormais terminée, certes, mais ses conséquences se faisaient toujours ressentir. La misère, elle était présente aux quatre coins des Sept Couronnes... Au cours des conflits, beaucoup avaient cherché sanctuaire à Port-Réal, pensant être en sécurité dans cette ville où les dragons séjournaient. Par conséquent, Culpucier, connu pour être déjà le quartier le plus pauvre de la cité en temps normal, se trouvait à ce jour dans un état encore plus critique. Bien sûr, d'autres quartiers demandaient qu'on leur apporte assistance, et Naerys comptait venir en aide à ces habitants, mais en temps voulu. Elle comptait faire de son mieux pour apporter du réconfort à tout le monde, en commençant par les plus démunis. Evidemment, elle était consciente qu'elle ne pourrait pas effacer leur souffrance, supprimer tous leurs soucis et leur rendre la vie facile, personne n'était en mesure de faire une telle chose. Seulement, elle était en mesure de les soulager, de rendre leurs existences un peu plus facile. C'est pourquoi en cette matinée d'automne, elle s'était rendue à Culpucier, en compagnie de plusieurs membres de sa suite ainsi que plusieurs gardes, sa mère avait tenu à ce qu'elle les emmènent avec elle, pour sa sécurité. Son frère, Viserys, se trouvait parmi eux. Même si la jeune femme rechignait à l'idée d'emmener avec elle des hommes armés, sa génitrice ne lui avait pas vraiment laissé le choix. Ainsi, c'est bien entourée qu'elle se tenait debout dans une des rues de Culpucier. La foule commençait déjà à se presser autour d'elle. Tous devaient se demander ce qu'une jeune fille de haute naissance pouvait faire en ces lieux, mais la future Princesse de Peyredragon pouvait lire une expression différente dans chacun de leurs regards. Quelques uns se montraient d'envieux, certaines apeurés, d'autres encore paraissaient plein de haine, une haine qui n'était pas nécessairement dirigée contre elle mais plutôt contre tout ce qu'elle représentait : la richesse, l'abondance, le pouvoir, la vie facile... Tout ce que ces pauvres gens n'étaient pas en mesure d'avoir.
Laissant apparaître un timide sourire sur ses lèvres, la Velaryon décida de prendre la parole afin de justifier sa présence en cet endroit dont tous les résidents la regardait comme une intruse. « Mon nom est Naerys, de la maison Velaryon. » alors qu'elle s'apprêtait à continuer, elle pût entendre des murmures et apercevoir des yeux s'écarquiller. S'ils ignoraient à quoi la rose blanche de Lamarck ressemblait, ils connaissaient ce surnom et le nom auquel il s'associait, et pouvaient à présent associer un visage à ce dernier. « Je me présente devant vous au nom de ma famille.  » elle marqua une courte pause avant de reprendre. « Nous vivons actuellement des temps difficiles. La sécheresse, le Fléau de Printemps et la guerre ont apporté la misère et la souffrance aux quatre coins de Westeros, et à l'intérieur même des murs de notre capitale. » A chaque mot prononcé, son regard passait d'une personne à une autre. Elle tenait à ce que son discours soit bu par tout individu venu l'écouter, et que chacun sente qu'il avait de l'importance à ses yeux. « Il est de notre devoir, à nous, nobles, de venir en aide aux plus démunis, à ceux qui n'ont pas les moyens et les ressources nécessaires pour rendre leurs vies, et celles de leurs enfants, plus faciles. Telle est la raison de ma présence ici. » elle termina avec un sourire, se tournant vers des hommes derrière elle, leur faisant un signe d'avancer dans sa direction.

Dans leurs mains se trouvaient vêtements et couvertures, des biens qui pourraient se révéler utiles mais malheureusement insuffisants. Ce dont ils avaient cruellement besoin, c'était de nourriture, et même si Naerys rêvait de pouvoir la leur offrir, elle n'était pas en mesure de le faire... La sécheresse ne permettait à aucune maison des Sept Couronnes de se séparer d'une part de leurs récoltes pour en faire don à d'autres, chaque portion étant trop importante pour leur propre survie et celle de leurs citoyens. Consciente de cette cruelle réalité, c'est le visage attristé qu'elle reprit la parole. « Je sais que cela peut sembler dérisoire, mais sachez le, ce n'est que le début. Je ne compte pas m'arrêter là. » Subitement, ses yeux brillaient de détermination. « Aujourd'hui, nous vous procurons vêtements et couvertures. Mais demain, nous vous offrirons beaucoup plus. Demain, des maçons, tout droit venus de Lamarck, débuteront les travaux de reconstruction de la boulangerie, fermée depuis bien trop longtemps. » Ces paroles sous-entendaient que des travaux auraient du être faits bien plus tôt par la couronne... Pour Naerys, reconstruire ce commerce était la moindre des choses : s'ils pouvaient avoir ne serait-ce qu'un peu de pain, les habitants de Culpucier se porteraient bien mieux, et la faim se montrerait beaucoup moins dévorante. Pourquoi le roi, ou ses conseillers, n'avaient ils pas pensé à cela avant elle ? N'était-ce pas leur mission de veiller au bien être de leurs sujets ?
Jusqu'à présent, Naerys s'était concentrée sur Culpucier, car à ses yeux, son travail devait commencer par là. Pour autant, elle ne tenait pas à ce que d'autres roturiers, ceux qui ne vivaient pas dans ce quartier et qui étaient toutefois présents pour l'écouter, se sentent négligés. « C'est ici, à Culpucier, que tout commence, mais faîtes moi confiance, bientôt, vous aurez tous l'opportunité de voir vos vies transformées, pour le meilleur. En mon nom et celui de la maison Velaryon, je vous en fait la promesse. » C'est ainsi qu'elle termina et fît signe à ses dames de compagnies pour qu'elles puissent commencer la distribution. Elle-même, suivie de près par son frère, prit l'initiative de participer. Les réactions que suscitaient ses "cadeaux" étaient très diverses : alors que certains semblaient perplexes, et préféraient rester silencieux, d'autres, une grande majorité, la remerciait ouvertement, avec de grands sourires et des formules telles "que les dieux vous bénissent". Il n'en fallait pas plus à la demoiselle pour sentir que ses actions pouvaient avoir de l'impact. Bien qu'elle n'en avait jamais douté, elle en était sûre maintenant, elle en avait la preuve : ce qu'elle cherchait à accomplir était juste. C'était la bonne chose à faire.


Dernière édition par Naerys Velaryon le Mar 3 Sep 2013 - 16:00, édité 1 fois
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Pryam Templeton
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Message Dim 18 Aoû 2013 - 19:08

     La colère des Sept semblait décidée à s'abattre sur Westeros depuis quelques années. Après le fléau de printemps, la sécheresse s'était imposée, puis enfin la rébellion des Fer-nés. Ces derniers n'avaient été que des pions entre les doigts de divinités qui souhaitaient visiblement faire subir mille tourments à leurs adorateurs. Pourquoi ? Pryam n'avait de cesse de se poser cette question, il ne parvenait pas à trouver de réponse convenable comme si lui-même avait du mal à croire que ce ne soit pas simplement un concours de circonstances malheureux qui provoquait tout cela. Chercher à comprendre des dieux ne servait à rien et tout ce que le chevalier savait, c'était que, comme bien souvent, les plus pauvres et les plus malheureux étaient les premiers touchés par cette situation. Les seigneurs et leurs familles bien à l'abri dans leurs châteaux n'avaient été que très peu touchés par ces malheurs, bien que les pillages des Fer-nés avaient été très lourds pour les fiefs côtiers, mais ce n'était rien comparé au sort des paysans de ces mêmes fiefs. Une fois de plus, c'était le petit peuple qui souffrait réellement de ces catastrophes successives et Pryam comprenait d'autant moins le comportement des dieux qu'il priait depuis son enfance. Peut-être qu'en fin de compte il n'y avait rien d'autre que des caprices de la nature derrière tout cela, mais le Valois se refusait à penser pareille chose : depuis toujours il considérait que les dieux influaient dans chaque événement majeur de son univers et penser le contraire remettrait en cause toutes ces croyances.

     Considérant qu'il n'était plus d'aucune utilité sur les routes du royaume des Sept Couronnes, le chevalier errant avait dirigé sans route vers la capitale où il pensait pouvoir offrir davantage son aide. Il tenait aussi à mettre sa sœur cadette en sécurité et Port-Réal lui semblait être le meilleur choix. Avec la fin de la guerre, les choses se remettraient enfin à fonctionner normalement ! Enfin, c'était ce que Pryam espérait, il l'avait déjà cru à la fin du fléau de printemps et finalement des choses bien pires s'étaient produites ensuite.

     Cependant, préférant éviter de penser à des choses aussi sombres, Pryam avait décidé d'aller faire un tour à Culpucier qui se trouvait non loin de l'auberge où il avait posé ses affaires avec sa sœur et son écuyer. Lui qui s'était imaginé que les habitants de la capitales avaient moins soufferts que le reste de Westeros, il avait rapidement perdu ses illusions : les individus qui vivaient dans les quartiers comme celui-ci avaient été aussi touchés – si pas plus – que ceux situés dans les zones « de crise ». Il y avait beaucoup de travail ici, malheureusement même si le Valois aurait aimé pouvoir offrir son aide, il ne pouvait pas travailler gratuitement pour tout le monde. Pryam avait une sœur, un écuyer et plusieurs montures à nourrir et loger. Ajoutez à cela qu'il devait entretenir son matériel et vous compreniez que même si l'envie ne lui manquait pas, bien au contraire, le jeune homme ne pouvait travailler uniquement par charité. Sans quoi ce serait lui qui finirait ses journées à Culpucier.

     Ce jour-là, lorsqu'il arriva sur place, Pryam fut étonné d'entendre des murmures qui parlaient de l'arrivée imminente d'une dame. C'était une nouvelle plutôt étrange : s'il y avait bien un quartier que les nobles évitaient comme la peste, c'était celui-ci ! Il songea d'abord à une simple plaisanterie, mais lorsqu'une garde escortant une jeune femme sensiblement plus jeune que lui arriva, le chevalier fut contraint d'avouer qu'il s'était fourvoyé. En retrait, Pryam tendit l'oreille afin d'entendre qu'elle disait et il ne fut pas vraiment très étonné de l'entendre se présenter comme une dame de la maison Velaryon. Elle possédait le physique propre aux membres de cette famille et ses cheveux parlaient d'eux-mêmes. Sa voix était empreinte d'une assurance qui ne manqua pas de surprendre le Valois, il avait côtoyé beaucoup de nobles dames, mais jusqu'à présent presque toutes lui étaient apparues comme trop superficielles pour comprendre la douleur de leur peuple. Peut-être que lady Naerys était l'exception qui confirmait la règle. Toujours est-il qu'elle n'était pas arrivée les mains vides et que les biens qui commencèrent à être distribués se révéleraient extrêmement utiles. Nombreux étaient ceux qui avaient du mal à croire ce qui se passaient, leurs regards vides et indifférents montraient la désillusion qui les habitait. Tout comme Pryam ils avaient entendu de nombreuses promesses de la part des nobles, mais rares avaient été celles tenues. Cependant, bien qu'il avait perdu ses illusions depuis longtemps, le blond avait envie de penser que ce serait différent cette fois-ci et qu'ils reverraient cette jeune femme dans quelques lunes.

     L'envie de lui parler se fit sentir, cependant elle était surveillée de près par plusieurs gardes et ce ne serait pas chose aisée. Le Valois laissa les gens devant lui s'approcher d'elle pour récupérer ce qu'ils avaient reçu comme présent – car s'en était un – puis lorsque l'agitation se fut un peu calmée, le blond se hissa à sa hauteur. Il n'avait pas l'air dangereux et n'était même pas armé si l'on occultait le poignard qu'il avait reçu en présent à Salvemer et qui n'était presque pas visible.

     ▬ Votre venue et vos présents n'ont rien de dérisoires en considérant le fait que c'est le premier geste amical qui vienne de la noblesse. Le ton n'était pas hostile ou moqueur, juste calme et posé comme toujours. Ce n'est pas tous les jours que les habitants de ce quartier ont droit à la visite d'une personne de votre rang, encore moins lorsque celle-ci vient ici pour leur apporter son aide. J'imagine que ça n'a pas dû être facile pour vous de faire pareille chose. Peut-être que certains autres nobles avaient cherché à l'en dissuader, qui sait ? La noblesse ne côtoyait pas la roture, c'était ainsi depuis longtemps. Beaucoup d'entre eux ne vous diront pas merci ma dame, mais ce n'est en aucun cas contre vous. Culpucier est oublié depuis tant d'années par les vôtres, rares sont ceux qui peuvent encore croire qu'ils ont quelque chose à attendre de vous. Il parlait de la noblesse et non de la famille de la jeune femme. Aider les autres est bien souvent ingrat, les remerciements et les récompenses sont rares, pour ne pas dire inexistants, mais la satisfaction que vous en tirerez vous comblera bien assez. Il devait avoir l'air un peu arrogant à parler de la sorte, mais ce n'était pas son but, loin de là. Pour que vous en ayez au moins un aujourd'hui, je vous remercie ma dame. »

     Disant cela, il inclina légèrement la tête pour appuyer son remerciement. Pryam n'attendait aucune réponse, mais il espérait simplement qu'elle avait écouté ce qu'il venait de dire.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦ © The Sound of Silence
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Naerys Velaryon
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Message Mar 20 Aoû 2013 - 18:53

Ce n'était pas la première fois que Naerys venait en aide aux plus démunis. A Lamarck, les citoyens pouvaient tous témoigner de sa bonté et de sa générosité. Sur l'île, toute personne dans le besoin savait qu'elle pouvait s'adresser à la fille de son seigneur. Aussi souvent que possible, la Velaryon faisait de son mieux pour que les souhaits de chacun puissent devenir réalité. Parfois, la tâche se révélait difficile... Néanmoins, la demoiselle mettait tout son cœur à l'ouvrage. Il n'était pas rare qu'elle passe plusieurs heures dehors, voire même des après midi entières, dans le seul but de rendre la vie de son peuple plus supportable, plus tranquille, plus agréable... En accomplissant de telles choses, elle estimait faire son devoir. Qui plus est, cela la rendait heureuse, et la faisait se sentir utile. Toutefois, ici, à Port-Réal, les choses étaient quelque peu différentes. Pour commencer, il y avait beaucoup, beaucoup, beaucoup plus d'individus en demande de soutien, et il était presque impossible de répondre à toutes les demandes. Concernant son action du jour, la jeune fille aux cheveux de neige espérait avoir assez de vêtements et de couvertures pour contenter tout le monde. Plusieurs caisses avaient été acheminées depuis Lamarck, mais la future princesse craignait que ce soit insuffisant. Quoi qu'il en soit, elle tâchait de garder le sourire tout en distribuant ses petits cadeaux. Plus elle en donnait, et plus elle avait l'impression que les gens se bousculaient autour d'elle, comme si le nombre ne diminuait jamais mais ne faisait qu'augmenter au fur et à mesure que le temps passait. Parmi la foule, certains se bousculaient les uns les autres, tâchant d'atteindre en premier les mains bienfaitrices des servantes ou de la lady Velaryon. C'est la peur qui les poussaient à agir ainsi, la crainte que d'un instant à l'autre, on fasse l'annonce que les stocks étaient épuisés, que plus aucun vêtement ou aucune couverture n'était disponible. Tous souhaitaient avoir droit à cette petite dose de confort qui rendrait certainement leur quotidien moins périlleux; et le doute, le simple fait d'imaginer qu'ils ne pourraient en profiter, poussaient quelques uns d'entre eux à se montrer presque agressif. C'était la loi de la jungle à Culpucier, la loi du plus fort... Les hommes étaient réduits au rang d'animaux, de bêtes sauvages s'affrontant pour un peu de nourriture, pour un peu de confort... C'était malheureusement une cruelle réalité, une réalité que Naerys espérait réduire à néant, qu'elle espérait changer. Mais seule, elle ignorait si elle serait en mesure de faire la différence, si elle serait capable de faire de ce quartier, et de tous les autres, un endroit où il ferait bon vivre. Peut être que quelques mots susurrés à l'oreille de son futur époux suffiraient à gagner l'appui de la famille royale ? A moins qu'elle n'aille directement voir la reine, lui présentant cela comme une opportunité pour elle de se faire remarquer, de gagner l'amour du peuple et donc de retrouver un semblant d'existence publique et même, de pouvoir.

Oui, pour la rose blanche de Lamarck, avoir le soutien du peuple signifiait avoir du pouvoir. Peu importe ce que rois, reines et nobles pouvaient dire, leur véritable force, la véritable source de leur pouvoir, c'est dans le cœur du peuple qu'elle résidait. Des sujets qui vous aiment, qui sentent que leur sort ont de l'importance pour vous, vous porteront aussi haut que possible, vous soutiendront. A l'inverse, s'ils sentent que vous n'avez aucune dévotion pour eux, aucun intérêt, ils deviendront vos plus féroces ennemis, et seront en mesure de vous détruire de milles et unes manières. Elle comptait bien partager ses pensées avec la reine Aelinor et la convaincre d'aller dans son sens. Naerys était une fine manipulatrice qui maîtrisait l'art du langage à la perfection... Toujours, ou presque, elle réussissait à obtenir ce qu'elle désirait grâce à sa ruse et son intelligence. Certes, tenter de manipuler la Reine des Sept Couronnes pouvait paraître audacieux, et même, dangereux. Cependant, la belle savait ce qu'elle faisait. Elle n'était même pas du tout anxieuse. Après tout, elle considérait la dragonne comme son amie. Par ailleurs, si elle essayait d'influencer ses actions ce n'était nullement pour lui nuire, ni pour nuire à qui que ce soit, au contraire, c'était pour tenter d'arranger les choses, pour les faire bouger. Alors pourquoi aurait-elle peur ?
Bien évidemment, si la reine était de la partie, c'est à elle qu'iraient tous les lauriers, mais ça aussi Naerys s'en moquait. Contrairement à ce que beaucoup de mauvaises langues insinuaient, elle ne cherchait pas les remerciements, ou à gagner quelque chose en échange. La reine, elle, avait de l'influence, ou tout du moins, elle était en mesure d'en avoir. Elle avait du pouvoir, contrairement à elle... Et c'est justement de pouvoir et d'influence dont Naerys avait besoin, si elle voulait que ses efforts paient, pour qu'ils soient appliqués à une plus grande échelle et puissent ainsi réellement avoir de l'impact. Tant que son mariage n'avait pas eu lieu, elle n'était que la fille du sire des marées, elle n'était pas une princesse et encore moins une reine, même s'il s'agissait de son souhait le plus cher. Si un jour, dans un futur proche ou lointain, elle arrivait à toucher ce rêve du bout des doigts, elle s'était fait la promesse que jamais, non jamais, elle n'oublierait ou négligerait son peuple. Telle Alysanne Targaryen, la Bonne Reine, il occuperait une place de premier ordre dans son cœur.

Au bout de quelques minutes, la populace se dispersa. Tous s'en retournaient dans leur demeure avec, sous leur bras, leurs précieux bouts de tissus. Alors qu'ils s'éloignaient, la jeune femme de haute naissance posa les yeux sur ces caisses qui, il y a encore peu de temps, débordaient de ressources. Désormais, elles étaient toutes vides... Il ne restait plus rien. Sa mission ici semblait-il était terminée, mais une autre l'attendait. Quelques rues plus loin, un orphelinat attendait sa visite. Elle s'apprêtait à se mettre en chemin, accompagnée par son frère et le reste de sa suite, lorsqu'un chevalier vint à sa rencontre. Viserys, tout comme ses autres gardes du corps, se montra méfiant. Il se rapprocha de sa cadette, sans pour autant montrer le moindre signe d'hostilité ou de mise en garde. Naerys prit le temps d'examiner son interlocuteur : son visage lui était inconnu. Elle l'écouta avec la plus grande intention, touchée par ses paroles. Sans mal, elle comprit ce qu'il cherchait à insinuer en disant que ça n'avait pas du être facile pour elle de venir ici offrir la charité aux habitants de Culpucier. Pour tout dire, personne n'avait réellement cherché à l'en dissuader. Sa mère n'appréciait pas vraiment l'idée, qualifiant sa petite escapade de dangereuse, c'est pourquoi elle avait tant insisté pour qu'elle emmène son chevalier de frère avec elle, ainsi que plusieurs soldats. A défaut de lui faire changer d'avis, ce qu'elle savait quasi-impossible, elle s'était assurée que sa fille unique serait bien protégée tout au long de son aventure. Un timide sourire dessiné sur les lèvres, elle prit la parole pour répondre au chevalier. « Vous me voyez touchée par des paroles si réconfortantes. J'estime qu'il est naturel d'aider ceux qui en ont besoin, peu importe les difficultés. Toutefois... » Elle marqua une courte pause, laissant son regard se perdre quelques instants sur les silhouettes qui s'éloignaient au loin. « J'aimerai pouvoir faire davantage. » le ton de sa voix laissait paraître sa sincérité. Il n'y avait aucun doute là-dessus, si elle avait été en mesure de faire plus, elle l'aurait fait.
Puis, la conversation continua, l'inconnu alla même jusqu'à remercier la lady à la place des roturiers, soulignant le fait qu'elle n'en obtiendrait certainement pas de leur part, principalement à cause du manque d'attention qu'ils avaient reçu de la part des nobles tout au long de leur vie. Naerys était bien forcée d'admettre qu'il avait raison... Depuis bien longtemps, les habitants de Culpucier étaient considérés comme de la vermine, comme des coupe-jarrets... Un jugement porté bien facilement, trop facilement même. Personne à la cour n'avait jamais cherché à connaître ces gens, à comprendre pourquoi certains pouvaient se montrer agressifs... La réponse était pourtant évidente, il suffisait d'observer. « Vous êtes bien aimable, mais ne vous inquiétez pas, je ne recherche nullement les remerciements. Être en mesure de rendre leur quotidien plus léger me suffit. » termina t'elle, de nouveau avec le sourire. Ce fût alors au tour de Viserys de prendre soudainement la parole. « Ma sœur a toujours été une âme des plus charitables, c'est un fait. Veuillez me pardonner ser, mais votre visage ne m'est pas inconnu... Nous-serions nous déjà croisé ? » Cette petite intervention, qu'on la juge subtile ou non, n'avait été prononcé par le Velaryon que pour obtenir l'identité du jeune homme. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il prenait son rôle de protecteur très au sérieux.


Dernière édition par Naerys Velaryon le Mer 21 Aoû 2013 - 18:34, édité 1 fois
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Pryam Templeton
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Message Mer 21 Aoû 2013 - 18:05

     Pryam n'avait pas manqué de remarquer le rapprochement discret de l'un des gardes. À le regarder rapidement, le chevalier pendait avoir affaire au frère ou à un cousin de lady Naerys : ils partageaient tous deux la même couleur de cheveux plutôt inhabituelle. Une chose était certaine, à la manière dont cet homme se comportait avec elle, la jeune dame lui était chère. Pryam avait suffisamment eu le même comportement avec Serena pour pouvoir le remarquer chez autrui. Mais l'homme – dont le Valois ignorait le nom – n'avait rien à craindre. Le chevalier errant ne comptait pas s'en prendre à lady Naerys et si celle folle idée avait un jour pu germer dans son esprit, il ne l'aurait jamais fait en pareille occasion. À moins de vouloir en faire une martyre évidemment.

     La voix de la jeune noble attira à nouveau l'attention du chevalier errant sur elle. Ses paroles étaient franches et étrangement, il avait du mal à se dire qu'elle mentait ou qu'elle ne disait pas tout ce qu'elle pensait. Il devait bien exister des nobles qui ne se complaisaient pas dans leur vie et qui éprouvaient le besoin d'aider les roturiers après tout, alors pourquoi pas elle ? Malgré le fait qu'il possédait un patronyme – et donc appartenait à une maison – Pryam se considérait davantage comme une personne du peuple que de la noblesse. Même s'il avait grandi à Neufétoiles, il n'aurait jamais eu d'autre titre que celui de « ser » de toute manière. Peut-être que les années passées sur les routes avaient contribué à sa désillusion, mais elles avaient surtout été utiles pour qu'il apprenne quelle était la vie des simples roturiers. Et ce n'était pas bien brillant. Ainsi donc, qu'une jeune demoiselle issue d'une famille très influente – peut-être la plus importante après les Targaryen même – s'intéresse à ce problème pouvait le réconforter. Il fut d'ailleurs quelque peu étonné d'apprendre qu'elle n'attendait aucun remerciement en échange de ses actions. Jadis lorsqu'il rêvait encore de faire le bien à travers tout Westeros, il aspirait à une forme de célébrité, être apprécié du petit peuple pour lui avoir tendu la main ! Bien entendu, avec le temps ses desseins avaient évolué et il ne souhaitait plus une chose aussi immature, mais cela signifiait clairement que la jeune dame face à lui était beaucoup plus mature que bien des individus de sa connaissance. Ou même que lui l'avait été à son âge.

     Pryam n'avait jamais été un grand bavard, aussi avait-il préféré la laisser parler avant de dire quoi que ce soit d'autre, mais avant qu'il ne puisse ajouter quelque chose, le protecteur de la demoiselle s'adressa à lui. Le regard clair du Valois se posa sur l'homme alors qu'il comprenait que celui-ci cherchait certainement à savoir qui il était. La faute lui incombait, il aurait été plus poli de se présenter avant d'aborder une dame de ce rang. Un peu troublé par cette grossière erreur, le chevalier errant s'empressa de répondre.

     ▬ Oh, non j'en doute. Je ne viens que très rarement à la capitale et je ne possède aucun autre titre que celui de chevalier. Vous devez me confondre avec quelqu'un d'autre messer. Il était évident qu'un simple chevalier errant n'allait pas être amené à pouvoir s'entretenir avec de telles personnes ailleurs que dans ne rue comme c'était le cas à ce moment. Et vu que ces occasions étaient rares, le calcul était vite fait. Je m'excuse, j'en oublie les bonnes manières, j'aurais dû me présenter avant de vous aborder de la sorte. Je m'appelle Pryam. »

     Juste Pryam, pas de nom de famille puisqu'il n'y avait plus droit pour le moment. Le simple fait qu'il n'appartienne pas à une maison noble suffirait à faire comprendre aux deux jeunes gens qu'ils n'avaient effectivement rien en commun et qu'ils n'appartenaient pas au même monde. Le regard du chevalier ne s'attarda pas plus que nécessaire sur le visage de ses interlocuteurs, avec le temps il avait appris qu'il était préférable de ne jamais dévisager quelqu'un de haut rang. Après un bref silence, il reprit d'une voix toujours aussi posée, désireux de ne pas laisser une mauvaise impression après ce maladroit début de conversation.

     ▬ C'est très surprenant que vous fassiez tout ceci par pure bonté d'âme, pour être franc je doutais encore que quiconque puisse agir de la sorte. Même les chevaliers ont tendance à faire des choses uniquement par intérêt. Lui y comprit. Il était payé pour ses services, comme un reître et c'était bien ce qui lui valait la mauvaise opinion de bien des gens. Port-Réal peut se réjouir de vous avoir en ses murs, j'imagine que la vie sur votre île doit être bien plus agréable qu'il n'y paraît. C'était un compliment, assez grossier il est vrai, mais Pryam n'était pas rodé à ce type de discussion. Mais vous savez, ce que vous faites est déjà bien assez. Certains d'entre eux refuseraient que vous fassiez plus, ils ont été bien trop habitués à ne compter que sur eux-mêmes, ils ne font déjà pas confiance à la garde de la ville, alors à des nobles....Ils ont tendance à voir des actions politiques partout et c'est difficile de leur en vouloir. Mais vous avez l'air de savoir ce que vous faites, je suis certain que vous avez déjà réfléchi à tout ceci. Même si elle devait être très occupée. C'est à ce moment qu'il remarqua qu'il la retenait et une brève expression de gêne passa sur son visage alors qu'il ajouta quelques mots d'un ton légèrement désolé. Je suis navré, je vous retiens ici alors que vous devez être attendue ailleurs, mais comme je doutais que nos routes se recroisent un jour, j'ai préféré en profiter. »

     Une bien piètre excuse c'est certain, mais au moins était-elle entraînée à faire preuve de patience avec la roture, Pryam était parfaitement conscient que ses perpétuelles excuses pouvaient devenir lassante ! Cela dit, comme il venait de l'en informer, cette occasion était certainement la seule qu'il aurait de côtoyer pareille personne. Même au tournoi de Murs-Blancs où il avait pu voir des suzerains et des nobles, le Valois n'avait pas eu l'occasion de parler à la moitié d'entre eux. C'était le dur revers de la médaille et la présence de la jeune dame en ces lieux apportai finalement bien plus que quelques couvertures.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Naerys Velaryon
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Message Dim 25 Aoû 2013 - 13:23

Naerys ne pût s'empêcher de sourire, tout en baissant légèrement la tête, portant l'une de ses mains à ses lèvres, en remarquant l'attitude de son frère aîné. Comme toujours, son sens du devoir et, surtout, son côté grand frère protecteur prenait le dessus sur sa personne et révélait son manque total de subtilité. Viserys n'était pas dénué d'intelligence, bien au contraire, mais en cet instant, croire que le chevalier errant ne comprendrait pas son petit jeu, ne déchiffrerait pas ses réelles intentions, atteignait le summum de la stupidité. Toutefois, la jeune demoiselle se voyait toujours touchée par ce genre d'attentions. Depuis toujours, ses frères, enfin... Surtout Rhaegar et Viserys, avaient prit d'eux-mêmes la responsabilité de veiller sur leur petite sœur, unique fille de la fratrie. En grandissant, une complicité plus profonde s'était établie entre la rose blanche de Lamarck et son chevalier de frère; un lien particulièrement fort les unissait. Ils entretenaient une relation des plus fusionnelles. Ils étaient, l'un pour l'autre, plus qu'un simple frère et une sœur, ils étaient des confidents, des amis, les meilleurs amis qui soient. Chacun savait qu'il pouvait comptait sur l'autre en toute circonstance, et, une fois de plus, Viserys en présentait la parfaite illustration. Quoi qu'il en soit, son petit jeu eut l'effet escompté puisqu'il obtint l'identité de l'inconnu, ou tout du moins son prénom, Pryam... Un patronyme qui n'était connu ni de la sœur, ni du frère.
Il disait ne venir que très rarement à la capitale, ce qui expliquait pourquoi son visage leur était inconnu. Seulement, Viserys avait l'habitude de participer à des tournois aux quatre coins de Westeros, tout d'abord en tant qu'écuyer et désormais en tant que chevalier. Au cours de ces évènements, il apercevait de nombreux visages et peut être aurait-il pu croiser celui de Pryam en de telles circonstances. Si cela avait été le cas, il ne l'aurait sans doute pas oublié... C'était une certitude. Viserys avait le goût des belles choses... Naerys ne l'ignorait pas, elle le connaissait par cœur, mieux que n'importe qui d'autre. Il n'avait aucun secret pour elle, comme elle n'avait aucun secret pour lui. Il était donc naturel qu'elle connaisse sa passion pour les "visages charismatiques". Elle se souvenait encore parfaitement de la discussion qu'ils avaient eu, de la fois où il s'était ouvert à elle, lui dévoilant une part de lui qu'il n'avait jamais osé montrer au grand jour. C'était au cours d'un après midi ensoleillé qu'ils avaient partagé tous les deux, à Lamarck. Elle était la seule à être au courant de ce petit penchant qu'il avait, la seule avec qui il avait souhaité partager ça. S'il avait pu paraître nerveux lors de leur conversation, pour la future princesse de Peyredragon, le simple fait qu'il lui accorde sa confiance n'avait fait que renforcer l'amour qu'elle avait à son égard.
La famille, c'était une des choses qui comptaient le plus aux yeux de la Velaryon. Elle était prête à tout pour en protéger les membres, et déterminée à faire de son mieux pour en assurer la fortune. Lorsqu'elle deviendrait princesse, et par la suite reine, elle n'oublierait pas les siens, même une fois devenue Targaryen. Ce ne serait pas chose aisée, d'avoir à cœur et de satisfaire les intérêts des Velaryon, des Targaryen, et également ceux du peuple qui serait le sien. Mais au fond d'elle, Naerys se sentait capable de tenir ses engagements auprès de tous.  

« C'est un plaisir de vous rencontrer, Pryam. J'imagine que vous savez déjà qui je suis, alors permettez moi de vous présenter mon frère, Viserys, de la maison Velaryon. » dit-elle avec le sourire. Son frère inclina légèrement la tête, saluant le chevalier avec un sourire en coin. Tout comme sa sœur, il présentait plutôt bien. Par le passé, lors d'une réception à la capitale, on leur avait même fait un compliment des plus flatteurs, leur déclarant que la grâce et l'élégance semblaient être innées chez eux, qu'elles coulaient dans leur sang. Naerys était incapable de se souvenir qui leur avait fait cet honneur, mais elle pouvait clairement se rappeler de la sensation qu'elle avait ressenti : une fierté et un bien être absolu s'était emparé d'elle, ainsi qu'un délicieux frisson. Dans les allées de Culpucier, où l'élégance et la grâce se voulaient quasi-absentes, la splendeur des Velaryon contrastait avec la pesante et sombre atmosphère qui régnait dans ce quartier, et ne faisait que renforcer leur singularité.
Une fois les présentations faîtes, la rose blanche de Lamarck remarqua qu'à la suite du prénom Pryam, aucun nom de famille n'avait été prononcé. Etaient-ils face à un roturier ? C'était une possibilité, puisqu'il disait ne posséder rien d'autre que le simple titre de chevalier. Mais peu importe. Après tout, qu'est-ce que ça changerait ? Certains individus de haute naissance refusaient de se mélanger à la population, ou tout simplement discuter avec eux. Naerys n'était pas de ceux-là. Quelles que soient ses origines, ils étaient égaux. Même si elle était fière du nom qu'elle portait et de son ascendance, elle ne l'utilisait jamais comme une arme, comme une raison de se montrer supérieure aux autres, ce n'était pas dans sa nature. Son interlocuteur reprit alors la parole, lui faisant part de sa surprise. Pour lui, très peu de gens sur cette terre accomplissaient de tels actes sans servir leurs propres intérêts, ou sans demander quelque chose en échange, ce qui était malheureusement trop vrai. Elle se devait de l'admettre, elle était l'une des seules en Westeros à venir en aide aux plus démunis sans attendre quoi que ce soit de leur part. D'ailleurs, pourquoi devraient-ils payer pour la charité ? Ils étaient dans le besoin, il était donc normal qu'on leur apporte un peu de réconfort, ce n'était pas eux de donner, de marchander pour l'obtenir. Le seul remerciement, la seule récompense qu'elle attendait, c'était leur sourire, leur joie, leur bien être. D'un point de vue extérieur, on aurait pu penser qu'elle se délectait de la réputation, de l'admiration que son travail auprès des pauvres pouvait susciter, beaucoup de mauvaises langues se plaisaient à alimenter de telles idées. Etait-ce vrai ? Etait-ce faux ? Seule Naerys détenait la réponse.

« Vous êtes bien trop aimable ser. » déclara t'elle, en réponse aux compliments que venait de lui faire Pryam. Elle ne pût s'empêcher de sourire à sa remarque plus que maladroite sur Lamarck. Ce qui aurait pu offenser un autre noble, ou une autre jeune fille de haute naissance, amusait la demoiselle. Elle était consciente qu'il n'avait pas cherché volontairement à critiquer la petite île, ce n'était que pure maladresse. « Elle l'est. Vous devriez vous rendre à Lamarck et juger par vous même. Vous adoreriez j'en suis certaine ! » Pour la fille du sire des marées, son île natale était un magnifique joyaux qu'elle appréciait de plus en plus avec les années, au fur et à mesure qu'elle le contemplait.
La conversation continua, le chevalier errant semblait incarner la voix du peuple au fur et à mesure que les paroles s'échangeaient. Il confia à Naerys que beaucoup de roturiers n'auraient pas appréciés qu'elle fasse plus pour eux, qu'ils auraient pu voir en cela une action motivée par des buts politiques... Ils se montraient méfiants avec les nobles, et qui pouvaient les blâmer ? Ils avaient toutes les raisons du monde de le faire. Comme le soupçonnait Pryam, son interlocutrice n'en était pas ignorante. Cependant, elle ne pouvait s'empêcher de toujours vouloir faire plus.
Le temps s'écoulait rapidement et la Velaryon avait encore à faire. Le jeune homme s'excusa de la retenir, il se doutait bien qu'elle devait être attendue ailleurs, ce que la jeune femme aux cheveux de neige lui confirma. « Je m'apprêtai à me rendre à un orphelinat dont le Grand Septon m'a parlé. Aimeriez-vous, vous joindre à moi ? » L'orphelinat en question se trouvait seulement quelques rues plus bas, ils n'avaient que peu de chemin à parcourir avant de l'atteindre. Une expression amicale et chaleureuse présente sur son visage, Naerys attendait la réponse du chevalier avant de poursuivre sa route.
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Message Lun 26 Aoû 2013 - 17:51

     Conformément à ce que Pryam avait imaginé, l'homme aux côtés de lady Naerys était bel et bien son frère. Maintenant qu'elle confirmait cette hypothèse, il était vrai que les points communs entre leurs visages respectifs se faisaient particulièrement marquants. C'était toujours quelque chose qui lui donnait un léger pincement au cœur : le fait de voir deux membres d'une même famille partager autant de ressemblances physiques. Lui-même avait toujours regretté de ne rien avoir en commun avec sa cadette alors qu'il se sentait pourtant particulièrement proche d'elle. Avec le temps, le Valois s'était consolé en se disant que les ressemblances ne faisaient pas l'entente, mais c'était une pensée qui revenait chaque fois qu'il croisait la route de membres d'une même fratrie qui se trouvaient dans ce cas. Une chose était certaine : les Velaryon méritaient leur réputation. Le Templeton avait toujours entendu dire que les Targaryen se mariaient avec des Velaryon en raison des racines qu'ils partageaient, mais aussi des caractéristiques physiques propres à leurs origines si particulières. Ces atouts physiques étaient impressionnants, mais aussi relativement lourds : il était particulièrement difficile de dissimuler son identité dans un tel cas. À moins de se raser les cheveux bien entendu, mais rien n'était mieux pour attirer l'attention dans le cas d'une noble dame.

     Toujours est-il que lady Naerys faisait preuve d'une patience et d'une gentillesse peu fréquente chez les nobles dames, Pryam en avait côtoyé assez pour le remarquer. Lorsque vous n'apparaissiez que comme un simple chevalier sans patronyme, les attitudes étaient bien différentes de celles empruntées lorsque vous vous présentiez en tant que chevalier fieffé. C'était une constatation qui ne faisait que conforter le blond dans son idée de base : la jeune dame était bel et bien ici pour apporter quelque chose au peuple et non pour s'attirer les bonnes grâces de ce dernier. Oh, elle l'avait juré bien entendu, mais depuis le temps le chevalier errant avait compris que certains êtres étaient particulièrement doués pour manipuler les autres. C'était d'ailleurs pour cette raison que le jeune homme était devenu aussi méfiant : à force de constater que beaucoup de ses interlocuteurs disaient quelque chose et pensaient secrètement le contraire.
     Le Templeton avait bien entendu parler de Lamarck, cependant il n'y avait jamais mis les pieds. Cela dit, cette île devait être bien différente de celles du Val. Neufétoiles se situait dans les Doigts, sur les falaises et offrait une magnifique vue sur la mer, mais Pryam se souvenait aussi des vents salins glacials qui avaient mangé la pierre de la forteresse. Même les plus belles choses pouvaient être dangereuses et cela concernait aussi bien la nature que les humains.

     Le chevalier était resté silencieux, sachant où était sa place et surtout, qu'il n'avait pas de chose intelligente à répondre. Lady Naerys le tira d'ailleurs de son embarras en confirmant qu'elle était bel et bien attendue quelque part, mais lui proposant très aimablement, de se joindre à lui. Que dire ? L'envie était bien entendu présente, non par intérêt – il était plus que probable qu'ils l'oublient d'ici quelques jours ou semaines – mais parce qu'il souhaitait voir avec quel talent elle parviendrait à se faire accepter par le peuple. Parce qu'elle y arriverait, c'était évident.
     Après une brève hésitation, il hocha finalement la tête. En fin de compte, ça ne serait pas tellement différent de ce qu'il avait l'habitude de faire : rester en retrait et regarder en se rendant aussi invisible que possible.

     ▬ Ce serait avec plaisir, ce n'est pas tous les jours que j'ai l'occasion de voir quelqu'un de votre rang dans une telle situation. »

     Il préférait être franc plutôt que de prétendre autre chose. En fin de compte c'était la vérité, lady Naerys était d'un rang bien supérieur à celui des autres nobles et Pryam s'étonnait quelque peu qu'elle ne soit pas encore mariée vu les qualités dont elle semblait disposer. Peut-être que son frère s'était montré trop protecteur à ce niveau, allez savoir ? Ces affaires ne le regardaient pas, aussi inclina-t-il légèrement la tête pour faire comprendre à la jeune demoiselle qu'il la suivrait ; c'était à elle de mener la barque.
     Plusieurs questions le taraudaient, Pryam avait beau être une personne relativement silencieuse de nature, ce n'était pas pour autant qu'il ne se questionnait jamais. C'était même le contraire, son esprit était en permanence envahit par ces interrogations aussi diverses que variées. Après quelques instants alors que personne ne pipait mot, le Valois s'autorisa à lâcher le sujet qui le taraudait le plus.

     ▬ Comptez-vous concentrer vos efforts sur les enfants ma dame ? Le ton essayait d'être désintéressé, mais il avait du mal à l'être réellement. Même si ce n'est pas aisé j'en conviens, je me suis toujours dit que c'était le plus logique : après tout ils représentent la future génération. En leur montrant qu'ils ne sont pas oubliés, ce sera le meilleur moyen pour qu'ils en soient conscients une fois adultes. Les enfants pouvaient être difficiles, Pryam le voyait quotidiennement avec son écuyer, mais ils étaient aussi très agréables dans leurs bons jours. J'aurais bien tendance à dire que leurs parents les persuaderont du contraire, mais malheureusement à Culpucier les orphelins ou les enfants abandonnés sont plus nombreux que ceux qui grandissent au sein d'une famille. »

     Et ce n'était pas parce que les parents disaient une chose que les enfants la croiraient forcément. Il en était la preuve vivante, sur quatre enfants qu'ils étaient dans sa fratrie, seuls deux avaient suivis l'éducation de leur géniteur tandis que les autres s'étaient émancipés. Au sein de la roture les choses devaient encore être plus compliquées et cette situation devait être d'autant plus fréquente. Nombreux étaient les nobles à prétendre que les roturiers étaient une cause perdue et c'était justement pour cette raison qu'ils ne s'y intéressaient pas réellement. Pryam était plutôt rassuré de voir que ce n'était pas le cas de toutes les familles importantes – après tout, la présence de ser Viserys laissait imaginer qu'il pensait la même chose. Si de surcroît la jeune dame partageait les pensées du Valois concernant les jeunes enfants, ce serait une raison supplémentaire de se réjouir.

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Message Mer 28 Aoû 2013 - 18:10

« Très bien, alors allons-y ! » dit-elle d'un ton presque enjoué. Les paroles du chevalier la firent sourire de plus bel. Il était vrai que peu d'individu de son rang rendaient visite aux orphelins... En cet instant, Naerys avait l'impression d'être une sorte d'attraction, un objet de curiosité pour le jeune homme qui semblait impatient de voir ce qu'elle ferait. Toutefois, elle ne prenait pas mal la chose, elle comprenait pourquoi il réagissait de la sorte. Pour lui, c'était tellement étrange de voir une jeune fille de haute naissance accomplir ce qu'elle cherchait à accomplir... Qui pouvait le blâmer pour sa curiosité. Ainsi, très vite, la jeune demoiselle, sa suite, et Pryam se mirent en route. Tandis que certains gardes prenaient les devant, Viserys parmi eux, d'autres restaient à l'arrière, portant plusieurs caisses dont le contenu n'était connu que de la Velaryon. Sur la route de l'orphelinat, Naerys prit soin d'offrir un sourire à toute personne qui pourrait croiser son regard. Certains se montraient timides, ou apeurés, et préféraient détourner le regard, d'autres choisissaient de rester stoïque, ne laissant apparaître aucune émotion particulière sur leur visage; et pour finir, il y avait ceux qui répondaient à ce sourire, ceux qui ne laissaient paraître aucune méfiance, ceux qui se montraient presque admiratif devant cette créature aux yeux d'un bleu troublant et aux cheveux d'une blancheur égalée uniquement par la neige des hivers les plus froids.  
Alors qu'ils marchaient, en route vers leur destination, le silence s'installa quelque peu... Un silence qui fût alors brisé par le Valois et une nouvelle interrogation. Il tenait à savoir si la future princesse de Peyredragon comptait concentrer ses efforts sur les enfants. Son raisonnement correspondait presque idée pour idée à celui de la jeune femme. Tout comme lui, elle pensait que les enfants étaient d'une importance capitale car ils étaient, en effet, la prochaine génération. Qui plus est, les orphelins méritaient une attention d'autant plus grande qu'ils n'avaient personne sur qui compter. Leurs parents étaient morts, peut être d'une maladie, peut être assassinés... Leurs pères tués à la guerre, leurs mères mortes en couche... Les possibilités ne manquaient pas. Qui pouvaient alors subvenir à leurs besoins ? Devaient-ils se débrouiller seuls ? Devaient-ils mendier ou bien travailler à un âge où ils ne devraient penser qu'à profiter de la vie ? Ou l'insouciance devrait être leur quotidien ? Non, c'était inconcevable. Aucun enfant ne devrait être livré à lui-même. « Je tiens à faire mon possible pour aider le plus grand nombre ser, hommes, femmes et enfants. Mais je partage votre avis, les enfants, et plus particulièrement les orphelins, ont d'autant plus besoin d'attention. » , elle marqua une courte pause avant de reprendre. « Ils sont si jeunes... Si seuls, livrés à eux-mêmes... Aucun enfant ne devrait avoir à supporter cela. » , la voix de la noble était à la fois emplie de colère et de tristesse... Une telle chose était révoltante, seulement, elle était lucide, elle savait qu'elle ne pouvait rien faire pour empêcher cela. Des orphelins, il y en avait toujours eu et il y en aurait toujours. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était soulager leur présent et tenter d'améliorer leur futur, en leur trouvant une nouvelle famille par exemple. Chaque enfant à besoin d'affection, l'amour d'une mère et la fierté d'un père, et elle comptait bien leur donner une chance d'en profiter.

Soudainement, une fois ce petit morceau de conversation terminé, Naerys réalisa qu'elle ne savait presque rien au sujet de Pryam. Ils n'avaient fait que parler d'elle, de la raison de sa venue à Culpucier, de l'attitude de la noblesse envers la roture, mais jamais de lui... Avait-il cherché à éviter le sujet de manière délibérée ? Souhaitait-il jouer la carte du chevalier mystérieux ? Si c'était le cas, elle le mettrait dans l'embarra en se montrant curieuse... Cependant, pour elle, il était encore plus grossier de ne rien demander, elle se laissa donc tenter. « Mais parlez moi un peu de vous ser, mis à part votre nom je ne sais absolument rien à votre sujet. Dîtes moi, qui est l'homme qui se cache derrière l'armure ? Etes vous mariés ? Avez vous des enfants ? » , tout homme avait une histoire, Pryam ne devait pas échapper à cette règle. Pour tout dire, Naerys était réellement curieuse d'en apprendre plus sur lui, de connaître son passé, ses origines, tout ce qu'il jugeait bon de lui raconter. Elle espérait juste qu'avec ses questions elle ne ferait pas remonter de mauvais souvenirs... Peut être que sa vie n'avait pas été des plus agréables, et peut être ne souhaitait-il pas remuer le passé. Portant son regards au loin, elle remarqua que l'orphelinat ne se trouvait désormais plus qu'à quelques mètres... Elle eut alors une idée et elle jugea bon d'ajouter quelques mots. « Bien sûr, si vous préférez remettre cela à plus tard, après notre visite, c'est comme il vous plaira. » de cette manière, elle lui offrait du temps, elle ne l'obligeait pas à répondre tout de suite à ses questions. Par ailleurs, si elle voyait qu'il n'avait nulle envie de partager son histoire, elle pourrait faire comme si de rien était après leur passage à l'orphelinat, ne pas remettre ses interrogations sur le tapis et jouer à l'idiote, ce qu'elle savait très bien faire, et prétendre qu'elle avait tout oublié... S'il ne souhaitait pas parler de tout ça, alors ne l'obligerait pas. Il lui restait encore quelques minutes pour parler s'il le souhaitait, sinon, son histoire resterait sienne.

Finalement, ils arrivèrent à hauteur de l'orphelinat. La rue se voulait bondée de monde, comme si les habitants de Culpucier s'étaient mis en tête de suivre la suite Velaryon tout au long de son séjour dans le quartier. A présent que ses membres s'étaient arrêtés, ils attendaient impatiemment de voir ce qui allait se passer maintenant.
Devant la porte de l'orphelinat, trônait une imposante flaque d'eau, si elle était réellement constituée d'eau... L'odeur qu'elle dégageait pouvait suggérer le contraire. Si les dames de compagnie de la rose blanche de Lamarck l'avait remarqué aussitôt, ce n'était pas le cas de la lady qui se moquait bien de ces choses là, surtout dans des moments tels que celui-ci. Ses yeux n'étaient pas pointés vers le sol, ils cherchaient à discerner quelques silhouettes à l'intérieur du bâtiment dont la porte était entrouverte. Elle ne voyait pas grand chose mais pouvait clairement entendre les cris des enfants qui séjournaient à l'intérieur. C'est à cet instant qu'elle fît un premier pas pour rejoindre l'entrée. Seulement, en un éclair, l'une de ses servantes fît entendre sa voix. « Ma lady arrêtez ! Vous allez ruiner votre robe ! Elle sera bonne à jeter. » Sur le moment, ne comprenait pas... Puis elle remarqua "l'obstacle" et ne parut pas plus embêtée que ça. Un sourire en coin sur les lèvres, presque malicieux, elle se contenta de répondre. « J'en ai d'autres. » et elle avança, sans la moindre hésitation, ne prenant pas la peine de lever ses jupons ou d'enjamber la flaque, contrairement à ses suivantes qui, elles, prirent leur temps afin d'épargner leurs chaussures et leurs tenues... Comme s'il s'agissait du plus précieux de tous les trésors.

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Message Jeu 29 Aoû 2013 - 23:02

     La réponse de la jeune femme fut celle que Pryam espérait entendre, mais dans un sens, ce n'était pas très étonnant : les femmes possédaient toutes un instinct maternel très développé. Il n'y avait qu'à voir Serena qui, dès qu'elle croisait un enfant, était obligée d'aller s'assurer que tout allait bien pour lui. En fin de compte, nées nobles ou roturières, il semblait qu'elles étaient toutes habitées par le même désir de s'occuper des jeunes. Peut-être pas toutes en réalité, certaines femmes n'accordaient pas le moindre regard aux petits voleurs des bas-fonds, mais c'était les mêmes qui prenaient tout le monde de haut et cela n'avait donc strictement rien de surprenant. Malheureusement, même avec toute la motivation de lady Naerys, les choses ne changeraient pas grandement. Cela faisait des années – pour ne pas dire des siècles – que les gamins étaient laissés seuls dans les rues. Une bonne partie mouraient avant même d'avoir atteint l'adolescence et les autres devenaient des voleurs qui finissaient sur la potence. Seule une infime partie parvenait à s'en tirer et encore, ce n'était pas une vie très enviable qu'ils avaient à portée de main.

     ▬ C'est malheureusement bien plus fréquent avec les temps qui courent, la sécheresse et les autres difficultés que Westeros vient d'essuyer ne vont rien améliorer. »

     Le ton n'était pas défaitiste, il avait compris depuis longtemps que les choses de ce genre ne valaient pas la peine de s'énerver. Il ne pourrait rien y changer, même le Roi en personne n'y parviendrait pas. Par conséquent, s'énerver et perdre son énergie à ce sujet n'apporterait rien de bon.
     Plongé dans ses pensées, il fut quelque peu désarçonné par les questions qui lui furent alors posées. Une femme ? Des enfants ? Pas pour le moment. Heureusement ou malheureusement ? Lui-même l'ignorait, il n'avait jamais été fermé à l'idée d'avoir une famille, mais à passer autant de temps sur les routes, ce n'était pas envisageable. À quoi bon avoir une femme et une descendance si c'était pour ne pas être à leurs côtés ? Non, avant de rentrer à Neufétoiles, le Valois n'avait pas de pareils projets. Puis il devait désormais veiller sur sa sœur, elle était la seule femme de sa vie – sa mère n'étant qu'une potiche aux mains de son époux – et c'était bien assez. Il y avait suffisamment d'enfants malheureux à Westeros pour ne pas donner naissance à d'autres. La réponse fut assez brève, non par désir d'entretenir le mystère, mais tout simplement parce que sa vie ne valait pas la peine que l'on s'attarde davantage dessus.

     ▬ Non, ni femme ni enfants ma dame. Pour être franc avec vous, je suis un chevalier errant et je n'ai ni la position ni les ressources nécessaires pour entretenir une famille. Les chevaliers errants n'étaient pas très appréciés à Westeros et il espérait simplement que cela ne gâterait pas l'instant présent. Et j'ai ma sœur dont je dois m'occuper. Il songea un instant qu'elle aurait certainement aimé rencontrer une femme comme la jeune lady. Il n'y a rien de plus intéressant à savoir, mis à part que je viens du Val, mais c'est le lot de bien des personnes. »

     Il ne s'agissait pas d'humilité, mais simplement de la réalité. Nombreux étaient ceux à partager la même vie que lui, il n'y avait aucune raison de s'attarder là-dessus. Qu'aurait-il pu ajouter ? Qu'il avait été à Salvemer ? Qu'il avait assisté à la rébellion Feunoyr de Murs-Blancs ? Pas franchement, il s'agissait de faits dont il n'était pas très fier et qu'il ne tenait pas à se remémorer pour le moment.
     Ils arrivèrent de toute manière devant l'orphelinat et l'attention de Pryam fut attirée par l'huis devant laquelle plusieurs personnes se tenaient debout. Alors qu'il se demandait combien de chanceux pouvaient être hébergés ici, le Valois entendit les appels des suivantes de lady Naerys, laquelle ne tint pas franchement rigueur de ce qui lui était dit. Il ne restait qu'à espérer qu'elle ne serait pas incommodée par les odeurs qui proviendraient du bas de sa robe. Pour quelqu'un né dans la basse-ville ce n'était pas gênant, mais pour des nobles c'était différent.

     L'entrée était grande ouverte et plusieurs adultes attendaient devant. Lorsque lady Naerys s'en approcha, ne femme d'approximativement quarante ans esquissa un pas dans sa direction pour se présenter comme étant la responsable de l'orphelinat. Elle avait une apparence assez rude, pourtant sa vie exhalait la douceur. Invitant la jeune dame à entrer dans le bâtiment, elle se recula pour la laisser passer avant de pénétrer à sa suite. Le chevalier commença par patienter à l'extérieur jusqu'à ce qu'une personne qui pensait certainement qu'il devait être l'un des gardes de la noble dame lui dit signe d'entrer lui aussi. Sans se faire prier, Pryam s'exécuta.
     L'intérieur était relativement austère. Des meubles tout en bois usé, certainement récupérés ça et là vu comme ils étaient dépareillés. Les orphelinats étaient très rares à Culpucier, aussi celui-ci avait plutôt l'air d'être d'une bonne qualité malgré la pauvreté des lieux. La responsable laissa d'abord la jeune Velaryon observer les lieux avant de prendre la parole.

     ▬ De nombreux artisans et aubergistes des environ nous ont donné de vieux meubles pour que nous puissions améliorer les lieux. Ce n'est pas très luxueux, mais c'est bien plus que ce qu'ils pourraient avoir dans la rue. Le ton était fier. Les chambres sont situées par là, mais nous avons aussi dû en faire de l'autre côté pour isoler certains enfants qui sont tombés malades. Avec la guerre et tout le reste, les ressources des apothicaires ont beaucoup diminuées et ils ne peuvent pas nous aider sans être dédommagés. »

     Ce qui était parfaitement compréhensible dans un sens, Pryam était dans le même cas. Vous ne pouviez pas travailler gratuitement afin d'aider les autres, sans quoi c'était vous qui alliez finir par ne plus pouvoir subvenir à vos propres besoins. Même si c'était malheureux à dire, seuls les plus aisés pouvaient venir en aide aux autres et c'était justement pour cette raison que la venue de personnes comme lady Naerys était aussi appréciée.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Naerys Velaryon
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Message Dim 1 Sep 2013 - 15:36

Pryam avait raison... Westeros venait de subir la sécheresse, le Fléau de Printemps, et la guerre... Le continent tout entier souffrait le martyre et il lui faudrait bien longtemps pour pouvoir s'en remettre. Il en était de même pour ses habitants, beaucoup avaient perdu leurs foyers, des êtres chers, tombés au combat, assassinés ou encore emportés par la maladie. Une grande majorité redoutait l'arrivée prochaine de l'hiver, car ce n'était un secret pour personne : la nourriture, rapidement, viendrait à manquer. Au milieu de tous ce chaos, des centaines, si ce n'est des milliers d'enfants s'étaient sans aucun doute retrouvés privés de leur famille, de leurs parents. En ces temps difficiles, Naerys sentait que son aide était d'autant plus nécessaire, même si elle ne pourrait pas tout arranger, pas soulager tous les maux des Sept Couronnes. Cependant, ne rien faire, rester là à se soucier seulement de sa propre existence serait encore pire, ce serait égoïste et presque inhumain. Comment la plupart des nobles faisaient-ils pour se regarder dans le miroir tous les matins ? Eux qui n'accordaient de l'attention qu'à leur petite personne. Certes, tous n'étaient pas comme ça, et heureusement ! Mais malheureusement, beaucoup trop l'étaient.

Loin des malheurs des orphelins, la discussion prit une toute autre tournure. Finalement, le chevalier errant choisit de répondre aux interrogations de la jeune Velaryon. Il lui avoua avoir ni femme, ni enfant... Il disait ne pas avoir les ressources nécessaires pour entretenir une famille, ce à quoi la jeune demoiselle resta silencieuse. Si certaines jeunes filles de son âge pouvaient encore croire aux chevaliers décrient dans les chansons et au fait qu'on pouvait facilement vivre d'amour et d'eau fraiche, Naerys n'était plus dupe et depuis bien longtemps. Elle était réaliste, lucide. Entretenir une famille demandait de l'argent et du temps. En tant que chevalier errant, Pryam ne correspondait pas vraiment au profil. Et puis, après tout, il semblait encore jeune ! Il avait tout le temps de fonder une famille plus tard, si un jour il souhaitait laisser derrière lui cette vie sur les routes. Quant à sa révélation sur sa situation, sur le fait qu'il soit un chevalier errant, la rose blanche de Lamarck ne trouva rien à redire à une telle annonce. En effet, ces hommes d'armes n'avaient bien souvent pas très bonne réputation, principalement à cause de leur loyauté, une loyauté qui allait toujours à celui qui pouvait leur offrir la plus grosse somme. Néanmoins, même si elle ne le connaissait encore que très peu, la Velaryon avait le sentiment que son interlocuteur ne correspondait pas au stéréotype du chevalier errant, qu'il était tout aussi honnête qu'un chevalier dit "ordinaire" pouvait l'être. Encore une fois, peu importait ses origines, elle bâtirait son opinion sur ce qu'elle verrait du personne aujourd'hui.
Quoi qu'il en soit, si le Valois n'avait ni femme, ni enfant, il lui révéla l'existence d'une sœur, une sœur dont il devait s'occuper, d'après ses propres mots. « Ainsi donc vous avez une sœur. Si vous devez vous en occuper j'en déduis qu'elle est avec vous, ici, à la capitale. J'aimerai beaucoup la rencontrer. » dit-elle avec un sourire des plus aimables. Elle imaginait parfaitement le chevalier dans le rôle du frère protecteur, celui que Viserys lui-même avait joué il y a peu de temps. Sans aucun doute, la relation qu'il entretenait avec sa sœur était aussi forte que celle que Naerys et son frère pouvaient eux-mêmes avoir. De ce fait, il devait ressentir le même besoin de la protéger contre tous les dangers dont ce monde regorgeait. « Oh, vous êtes originaire du Val ! Je n'ai jamais encore eu la chance de m'y rendre. On dit que c'est une région très surprenante. » répondit-elle, lorsque Pryam lui déclara être né au Val d'Arryn. Ce denrier était connu pour être constitué de terres très fertiles, mais aussi de montagnes abruptes au rude climat hivernal. Quoi qu'il en soit, les histoires que la jeune femme avait entendu à propos de ce fief, le peignait comme un endroit des plus magnifiques, particulièrement la résidence des Arryn, les Eyriés, qu'on disait très impressionnante.

Une fois face à l'orphelinat, une femme, probablement la gérante des lieux, se présenta à la Velaryon. Elle confirma bien être la responsable de cet orphelinat et l'invita à entrer. Naerys accepta volontiers, en lui souriant. Une fois à l'intérieur du bâtiment, la demoiselle prit le temps d'analyser l'endroit : quelques meubles en bois par-ci par là, pas vraiment de la première jeunesse, voilà de quoi le mobilier était constitué, rien qui rendait l'établissement très accueillant ou agréable pour ces enfants contraint de séjourner ici à l'année. Cependant, pouvait-on s'attendre à autre chose dans un quartier comme Culpucier où les moyens étaient plus que dérisoires ? Ils devaient malheureusement faire avec les moyens du bord, ils n'avaient pas le choix. Alors qu'elle se trouvait debout dans la salle principale, la gérante prit la parole. Elle lui expliqua alors d'où venaient ces meubles, dons d'artisans et d'aubergistes des environs disait-elle. Elle-même reconnaissait que ce n'était pas très luxueux, mais que c'était toujours mieux que ce qu'ils pourraient trouver dans la rue, et sur ce point elle avait totalement raison. Elle lui indiqua également où les chambres se situaient, lui précisant que d'autres avaient du être aménagées dans le but d'isoler les enfants malades. Lorsqu'elle ajouta qu'aucun d'eux, ou presque, ne pourrait être soigné à cause du dédommagement que réclamaient les apothicaires, Naerys ne pût que se sentir concernée. Elle comprenait bien entendu pourquoi ces derniers refusaient de donner gratuitement leur marchandise, après tout, ils devaient bien gagner leur vie s'ils espéraient pouvoir survivre. Ainsi, si les apothicaires réclamaient de l'argent, et si l'orphelinat avait besoin de cet argent pour se procurer des médicaments, c'était à Naerys de jouer le rôle de la pièce manquante. « Je vois... Ne vous inquiétez pas, à partir d'aujourd'hui, je prend les choses en mains. Je tâcherai de faire le nécessaire, faîtes moi confiance. » dit-elle, une main posée amicalement sur l'épaule de son interlocutrice, comme pour la rassurée et lui faire comprendre que désormais elle n'était plus seule, à présent elle avait une alliée.
Quelques minutes plus tard, tous les orphelins se retrouvaient réunis dans la salle principale, autour de la jeune fille de haute naissance. Près d'elle, se trouvait un jeune garçon qui devait être âgé d'environ cinq ou six ans. Ce dernier lui racontait son histoire et la raison de sa présence ici : son père était un soldat, tué sur le champ de bataille, et sa mère, décédée en le mettant au monde... « Il est allé se battre avec le prince Maekar. Il n'est jamais revenu à la maison. » c'est d'une voix emplie de tristesse qu'il articula ces quelques mots. Naerys l'écouta avec attention, le regardant avec des yeux plein de compassion. « De très méchants hommes ont attaqué le royaume et ils faisaient de terribles choses, mais grâce à ton père, ils ont pu être stoppés. » Elle essayait tant bien que mal de lui remonter le moral, de lui faire comprendre que si son père n'était aujourd'hui plus de ce monde, ce n'était pas pour rien. Elle voulait que ce petit garçon se souvienne de lui comme un homme bon, un homme courageux dont il pouvait être fier. Elle se tourna vers l'une de ses suivantes qui lui tendit alors un chevalier en bois. Le jouet en main, la lady croisa de nouveau le regard du bambin. « A chaque fois que tu poseras les yeux sur ce chevalier, je voudrais que tu penses à ton père. » elle lui tendit le soldat de bois, avec le plus sincère de tous les sourires. Elle vit son visage s'illuminer quelque peu. « Ton père était un homme admirable, un homme courageux. Sois fier de lui. » Un sourire finit par apparaître sur le visage du petit garçon.

Puis, posant les yeux sur tous les autres enfants assis autour d'elle, la jeune femme prit de nouveau la parole, s'adressant, cette fois-ci, à tous. « Sous le commandement du Prince Maekar, ce sont vos pères qui ont sauvé notre royaume. Ils nous ont tous sauvés. A partir de maintenant, nous allons prendre soin de vous. » elle termina avec un sourire, ses yeux croisant de nouveau ceux du petit garçon au chevalier qui, semblait-il, ne pouvait décoller son regard de sa bienfaitrice. « De vous tous. » ajouta-t-elle, portant une main sur sa joue qu'elle caressa tendrement pendant quelques secondes.
Par la suite, des chevaliers en bois similaires à celui qu'elle avait pu offrir à ce petit furent distribués à tous les garçons et des poupées en bois furent données à toutes les filles. La bonne humeur s'emparait doucement de l'orphelinat tandis que les enfants découvraient leurs présents. Naerys se mêla à ce derniers tandis que ses dames de compagnie continuaient la distribution et offraient également plusieurs couvertures au personnel de l'orphelinat, qu'il accueillait les bras ouverts. Très rapidement, la rose de Lamarck se trouva entourée de visages enjoués. Plusieurs enfants prirent la liberté de l'enlacer, de l'embrasser sur les joues... Et c'est avec un enfant dans chaque main qu'elle s'approcha de la directrice. « Faîtes appel à moi pour quoi que ce soit : vêtements, logis, médicaments... » Même si elle aurait aimé ajouter la nourriture, elle savait que ce serait impossible à l'heure actuelle... L'ajouter à la liste ne ferait que donner de faux espoirs, alors autant éviter de prononcer un tel mot. « Faîtes appel à moi directement. » prit-elle soin de préciser en fixant la dame du regard, lui faisant bien comprendre que c'était très important. Peu de nobles partageaient les convictions de Naerys, et si elle ne s'adressait pas directement à la future princesse de Peyredragon, elle avait de grandes chances de voir ses requêtes refusées.
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Pryam Templeton
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Message Lun 2 Sep 2013 - 18:50

     La discussion entre la jeune dame et la responsable de l'orphelinat semblait avoir attiré toute l'attention des personnes ici présentes. Pryam écoutait de loin, laissant son regard se promener sur les environs. Il était évident que grandir ici ne permettait pas de mener une vie idéale, mais en comparaison de ce qu'il avait vu dans les rues depuis son adolescence, c'était un véritable palace. C'était malheureusement dans un sens, de se dire que même avec l'aide d'autres personnes ces enfants n'auraient qu'une vie très basique en était presque désolant. Depuis quelques années, le Valois éprouvait de grosses difficultés à voir les choses du bon côté. Même à cet instant présent avec la jeune dame Velaryon qui se démenait, le chevalier ne pouvait s'empêcher de se dire que ce n'était qu'une goutte d'eau pour abreuver tout un troupeau : elle pourrait faire ce qu'elle voudrait, rien ne serait suffisant. Si lui était habité par une telle désillusion alors qu'il n'avait vécu que la moitié de sa vie sur les routes, comment des roturiers qui ne connaissaient que cette vie, pourraient percevoir différemment la situation. Tout ce que Pryam espérait, c'était qu'au moins ces enfants parviendraient à voir les choses sous un angle plus favorable, mais une petite voix lui murmurait sournoisement qu'ils perdraient leurs illusions avant l'adolescence.

     Le regard un peu troublé, le blond recula légèrement alors que lady Naerys s'intéressait à la situation d'un enfant installé non loin d'elle. Un orphelin de guerre, c'était malheureux à imaginer, mais ils devaient être nombreux dans ce cas-là. Combien étaient partis pour les Iles de Fer et combien étaient rentrés ? Il était probable que la majorité des morts n'avaient même pas atteint les îles, Pryam avait entendu dire que bon nombre de navires avaient coulé avant même d'atteindre les plages rocailleuses. Ils étaient morts sans même pouvoir aider leur royaume et le pire dans tout cela, c'était qu'ils n'étaient même pas directement concernés par cette guerre. Les natifs de Port-Réal pouvaient s'en désintéresser et laisser les régions de l'ouest se débrouiller seules, mais non, ils avaient apporté leur aide et désormais leurs enfants se retrouvaient sans parents. Tout ça à cause des Fer-nés, mais Pryam ne pouvait pas leur en vouloir. Qui étaient-ils dans le fond ? Des personnes qui vivaient sur des îles où rien ne poussait – si l'on occultait le fer – et qui avaient aussi besoin de se nourrir. Le commerce n'était pas dans leurs us et coutumes et ils préféraient voler qu'acheter, mais en réalité leur situation était presque comparable à celle des Dorniens il y a plusieurs décennies, sauf qu'eux avaient été matés par la force plutôt que par la diplomatie. Oui, les Fer-nés agissaient comme des barbares, mais le Valois pouvait presque les comprendre, bien qu'il était loin de les approuver évidemment. La force devait être utilisée en dernier recourt.

     Les pensées du chevalier furent stoppées par les mouvements des dames de compagnie de lady Naerys alors qu'elles distribuaient les cadeaux apportés avec elle. Se redressant légèrement, Pryam laissa un furtif sourire naître sur ses lèvres avant de tourner une fois de plus la tête vers la jeune dame qui semblait avoir un don certain pour se faire apprécier des enfants. Quelque chose disait à Pryam que ce n'était pas en raison des cadeaux qu'elle venait de leur offrir, mais bel et bien parce qu'elle savait les mettre en confiance. Peut-être que ce n'était pas qu'une goutte finalement ?
     Son regard se détourna au moment où la responsable des lieux remerciait chaleureusement lady Naerys, ne parvenant pas à exprimer le bien que cela apportait, non seulement aux enfants, mais aussi aux personnes qui vivaient aux environs. La présence d'une noble dame de ce rang ne passait pas inaperçue et peut-être que la noblesse retrouverait un peu de sympathie aux yeux des quelques personnes présentes ici ce jour-là ? Le Valois s'éloigna de la foule pour se glisser hors de l'orphelinat où la foule se ressemblait. À l'extérieur, la vie se poursuivait, quelques personnes continuaient leurs activités comme si ne rien n'était, peut-être étaient-ils aussi blasés que le chevalier ? Difficile à savoir. Quelques enfants vadrouillaient dans le coin, sûrement pas des orphelins sans quoi ils auraient profité de la visite de lady Naerys pour se glisser à l'intérieur du bâtiment et avoir leur cadeau.

     Des bruits se firent alors entendre derrière le chevalier qui se retourna et aperçut plusieurs personnes se glisser à leur tour hors du bâtiment. Visiblement la visite de la noble demoiselle touchait à sa fin. Avait-elle prévu de la poursuivre ailleurs ? Peut-être pas, même si Culpucier était relativement calme à cet instant, cette partie de la ville restait dangereuse pour une personne aussi importante – ou pour n'importe qui d'autre. Mieux valait ne pas tirer sur la corde. Après quelques instants, la jeune femme aux cheveux opalins se glissa à son tour dans la rue, ses protecteurs toujours non loin d'elle. Le chevalier errant l'observa quelques secondes avant de se détourner d'elle pour jeter un coup d’œil en direction des autres travailleurs qui n'accordaient pas le moindre regard à l'agitation qui se déroulait ici. Oui, c'était des personnes habitées par la désillusion. Pivotant une fois de plus, le Valois se rendit compte que lady Naerys était toujours là, aussi s'approcha-t-il d'elle.

     ▬ Vous semblez avoir un don certain pour vous faire apprécier des enfants et ce n'était pas pour les cadeaux que vous leur avez apportés. Le ton était convaincu, il ne doutait pas de ce qu'il disait. Vos dames de compagnie ont l'air beaucoup moins à l'aise que vous, j'imagine qu'elles n'ont pas souvent l'occasion de venir ici. Oh, cette situation l'amusait sincèrement et il peinait presque à dissimuler son sentiment. Vous faites beaucoup bouger les choses semble-t-il. Je suis certain que vous serez bientôt très appréciée ici et, qui sait, peut-être que vous pousserez d'autres nobles dames à vous imiter pour tenter d'être aussi appréciées ? Une sorte de rivalité comme les nobles aimaient ? C'était peu probable, ce type de situation était davantage de rigueur pour la beauté d'une dame que son score de popularité auprès du peuple. Vous devriez tout de même faire attention ma dame, même avec votre escorte qui a de quoi dissuader n'importe qui de s'en prendre à vous, certains sont très désespérés et peuvent faire des choses insensées. Il avait le sentiment de jouer le moralisateur, mais c'était uniquement par gentillesse qu'il tenait ce discours. Certaines ne méritent pas la gentillesse dont vous faites preuve, il y a autant d'orphelins dans ce bâtiment qui sont là par la faute des Fer-nés que d'autres habitants de Culpucier. »

     Un discours bien étrange et quelque peu défaitiste, mais parfaitement sincère.


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Message Mar 3 Sep 2013 - 15:59

Le temps des adieux était désormais arrivé. Se dirigeant vers l'entrée, suivie par la responsable de l'orphelinat et quelques enfants, la demoiselle présenta ses respects et réitéra son invitation à la contacter à tout moment si le besoin s'en faisait ressentir. Posant les yeux sur ces magnifiques bambins, elle sourit de nouveau, se baissant pour embrasser l'un d'eux sur la joue.   « A très bientôt. » leur dit-elle avant de s'éloigner doucement. C'est dans des moments comme celui-ci, lorsqu'elle se trouvait en compagnie d'enfants, que Naerys rêvait du jour où elle-même deviendrait mère. Elle espérait très bientôt connaître les joies de la maternité, donnant la vie à des petits princes et des petites princesses, perpétuant la lignée des Targaryens... Parmi ses enfants, se trouverait certainement le prochain roi des Sept Couronnes, sauf si les Sept voulaient qu'elle donne naissance à des filles uniquement... C'était peu probable qu'une telle chose arrive, surtout que sa mère, elle, avait mis au monde quatre garçons et une seule fille, mais la possibilité était toujours là. Quoi qu'il en soit, elle les aimeraient de la même façon, peu importe leur sexe. Chacun d'eux - ou chacune d'elles - auraient droit à son attention, à son amour, à sa protection... Et si par chance le futur héritier du trône de fer venait de son sein, il aurait également droit à ses conseils avisés, à son soutien et à son expérience. Si la Velaryon souhaitait plus que tout devenir reine et que son règne rime avec paix et prospérité, elle désirait également que cet âge ne s'arrête pas avec elle, ou avec son époux; elle voulait que son fils prenne le relais, qu'il se montre le digne successeur de ses parents, ou bien même les surpasser.
La rose blanche de Lamarck était une femme ambitieuse, très ambitieuse. Si pour elle il était clair que son futur époux, le prince de Peyredragon, pourrait difficilement atteindre des sommets, elle n'abandonnait pas l'idée de faire de son fils le prochain Aegon le Conquérant. Elle le transformerait en guerrier, en stratège, en homme intelligent et sage, bienveillant, mais aussi en conquérant. En lui coulerait le sang de l'antique Valyria, et s'il était en mesure d'atteindre les espérances de sa mère, alors le monde serait à lui ! Non seulement Westeros, mais aussi Essos... Toutes ces terres qui autrefois appartenaient à Valyria lui revenaient de droit. S'il se montrait assez déterminé, assez malin, il pourrait devenir le plus grand monarque que le monde ait jamais connu, diriger le plus grand empire qui ait jamais été crée... C'était un doux rêve, un rêve dangereux, risqué et osé, mais c'était un autre de ses rêves. Certes, si le prince refusait ce destin, elle ne l'obligerait pas à l'accomplir, elle respecterait son choix, même si pour elle ce serait une grande déception, une grande erreur... Elle voulait lui offrir le meilleur, elle voulait lui offrir la grandeur, une chance de voir son nom gravé à jamais dans l'histoire. Toutefois, s'il ne partageait pas ses ambitions, si elle ne parvenait pas à le convaincre... Tans pis, elle se résignerait. Après tout, il aurait déjà sept royaumes à gouverner, ce n'était pas rien... Mais pour une créature aussi ambitieuse et désireuse d'honorer et de restaurer la gloire que ses ancêtres avaient jadis connus, ce n'était pas suffisant.

Naerys et sa suite quittèrent alors l'orphelinat, retrouvant les rues de Culpucier. Le compagnon de la jeune femme, Pryam, le chevalier errant, était toujours présent dans les environs. Ce dernier lui fît remarquer qu'elle paraissait très à l'aise avec les enfants, qui semblaient avoir appréciés sa venue et sa présence. « Votre compliment me va droit au cœur. » lui répondit-elle avec un sourire, un sourire qui apparu de nouveau lorsqu'il parla de ses dames de compagnie qui, comme il le soulignait, se voulaient bien moins à l'aise que la lady Velaryon. Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'elles se allaient au contact des pauvres en compagnie de leur dame, de nombreuses fois elles l'avait accompagnée lors de ses œuvres de charités à Lamarck, même si elles n'appréciaient pas vraiment toujours la chose. Certaines partageaient les convictions de leur lady, très souvent ces dames là n'étaient pas d'origines nobles, ou alors de maisons très mineures. Mais parfois, d'autres, venant de maisons plus importantes, ou ayant tout simplement un égo démesuré et une peur de fréquenter le petit peuple de peur d'attraper une quelconque maladie, rechignaient à l'idée de devoir obéir aux ordres. Pour être honnête, Culpucier atteignait tout de même des niveaux extrêmes, que ce soit en matière de pauvreté ou d'hygiène, et, dans ce cas précis, la quasi-totalité les suivantes semblaient avoir atteint leurs limites. Pour éviter de les mettre dans l'embarra, Naerys préféra rester silencieuse et ne pas répondre aux propos du chevalier, se contentant d'un léger sourire comme réponse à sa remarque.  
« J'ose espérer ! Après tout, les plus démunis ne sont pas si différents des plus grands de ce monde, il suffit de leur donner leur chance et de les aborder l'esprit ouvert. » Pour Naerys, il n'y avait aucune différence entre la noblesse et la roture, si ce n'est que la première catégorie avait eu la chance de naître dans le luxe et l'opulence. Si les nobles faisaient preuve de moins d'étroitesse d'esprit, peut être s'en rendraient ils comptent. « Si en agissant ainsi, je pouvais faire bouger les choses, réussir à convaincre d'autres nobles d'agir de la sorte... Ce serait merveilleux. Je serai comblée. » Elle marqua alors une courte pause, imaginant à quel point le quotidien de ces gens pourrait être plus léger si elle n'était pas la seule à les aider, si tout le monde mettait la main à la pâte. « Tout ce dont ces gens ont besoin, c'est d'une main tendue. » La demoiselle en était convaincue. Néanmoins, malgré son jeune âge, elle n'était pas naïve pour autant. Même si depuis toujours elle cherchait à voir le bon côté dans chaque situation, dans chaque individu, elle n'était pas sans savoir que dans certains cas, il n'y avait pas de bon. Certaines personnes étaient justes pleines de rage, pleines de colère et de désillusion, à tel point qu'il n'existait plus rien d'autre en eux. Ces gens là étaient malheureusement perdus, et personne, jamais, ne pourraient les sauver. Non, jamais. D'ailleurs, Pryam prit soin de le lui préciser, lui disant ouvertement que Culpucier était un endroit dangereux et même avec son escorte à sa disposition, elle n'était pas totalement en sécurité. Sur le point de la sécurité, on aurait pu qualifier Naerys d'inconsciente... Si elle aurait été seule à décider, peut être serait-elle même venue seule... Pourquoi ? Parce qu'elle avait tendance à croire que les armes et les armures n'inspiraient guère la confiance, et que le simple fait de la voir en compagnie d'hommes armés délivrait un message négatif aux citoyens, leur faisant comprendre qu'elle n'avait pas confiance en eux, qu'ils devaient se tenir à distance parce qu'ils étaient dangereux etc. Elle refusait de faire "payer" une majorité, pour le danger que représentait une minorité. Pryam n'était pas le premier à la mettre en garde, sa mère avant lui l'avait déjà fait, et c'était elle qui avait insisté pour qu'une escorte l'accompagne. Naerys ne s'était pas opposé à la présence des gardes, probablement parce qu'au fond d'elle, elle savait que c'était plus sûr, même si elle n'appréciait pas vraiment l'idée.

« Votre sollicitude me touche, vraiment, mais ne craignez rien. Je sais ce que je fais. » dit-elle emplie de confiance en elle. Qui plus est, lorsque Viserys se trouvait auprès d'elle, il était toujours difficile pour elle de se sentir en danger. Elle considérait son frère comme l'une des meilleures lames de Westeros. Elle le tenait en très haute estime et savait qu'il serait en mesure de la protéger quoi qu'il advienne. Il venait d'ailleurs à sa rencontre, certainement pour savoir quel serait leur prochain arrêt ou s'ils rentraient désormais au Donjon Rouge. « Pas tout de suite, si je ne m'abuse il y a un dispensaire dans les environs, j'aimerai m'y rendre. » Le fait qu'elle ignorait totalement où le dispensaire en question ce situait exactement... Elle se tourna alors vers le chevalier, espérant que ce dernier pourrait la renseigner. « Sauriez-vous où il se trouve ? »

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Pryam Templeton
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Message Mer 4 Sep 2013 - 11:56

     L'inconvénient avec les conseils restait que certaines personnes avaient tendance à les assimiler à des critiques voilées. Heureusement lady Naerys ne faisait pas partie de ces individus. Tant mieux, Pryam aurait éprouvé quelques difficultés à lui prouver, par a verve, qu'il parlait simplement pour lui venir en aide. S'il avait dit à la jeune dame que les roturiers avaient tendance à ne pas accepter les mains tendues, le Valois avait aussi appris que les nobles ne toléraient que très difficilement les conseils d'autrui. C'était d'ailleurs pour cette raison que l'errant avait toujours été étonné de voir les seigneurs prendre des conseillers pour les aider : ils ne devaient pas écouter grand-chose, ou alors ne pas en tenir compte.

     Quoi qu'il en soit, la jeune femme n'avait visiblement pas l'intention de baisser les bras et encore moins de rentrer chez elle. Ou à son auberge. Où séjournait-elle d'ailleurs ? Il n'avait pas entendu parler d'une auberge qui accueillerait une dame de son rang – ainsi que sa famille – ce qui était plutôt difficile à rater. Au Donjon Rouge éventuellement ? De ce que le Valois savait, seuls les individus en affaires avec la Couronne ou ceux qui devaient directement s'entretenir avec la Main du Roi étaient amenés à y séjourner. Mais peut-être que la lignée des Velaryon possédait un passe-droit en raison de leurs liens passés avec la famille royale, allez savoir. Il fallait l'avouer, le jeune homme n'était pas franchement au courant de ce qui se passait dans l'enceinte du Donjon Rouge. À quoi bon s'y intéresser ? S'il avait eu l'idée de devenir un jour Garde Royal, peut-être que ce détail aurait revêtu son importance, mais malheureusement la banalité de ses talents martiaux lui fermait cette porte, il se contentait donc de regarder le Donjon Rouge de loin sans réellement s'y intéresser.

     Par contre, en ce qui concernait Culpucier, le Valois s'y connaissait déjà mieux. Bien qu'il n'y avait pas vu le jour, les années passées ici lorsqu'il servait son maître en tant qu'écuyer, avaient été suffisantes pour lui permettre d'en comprendre le fonctionnement. À chaque passage à Port-Réal, Pryam essayait de se tenir au courant des nouveautés, aussi avait-il entendu parler du dispensaire dont lady Naerys parlait. Un ancien mestre qui aurait été déchu de ce qu'en disait la rumeur populaire. La raison ? Aucune idée, il y avait tellement de on-dit qui circulaient à ce propos... Certains lui prêtaient des capacités de magie noire, d'autres prétendaient qu'il avait disséqué des personnes vivantes, puis certaines parlaient de lui comme d'un homme à femmes. Ce que le chevalier avait aussi appris au fil des années, c'était que les gens confondaient les rumeurs entre elles. Il existait certainement des mestres qui avaient été déchus pour ces raisons, mais rien ne prouvait que c'était celui qui tenait ce dispensaire. Cependant, contrairement à beaucoup d'individus Pryam se moquait de connaître le passif d'un homme pour lui accorder sa confiance. Lui-même n'en avait pas un immaculé et il aurait été bien hypocrite de se méfier d'un homme pour des actes qu'il pouvait regretter à ce jour.
     Il hocha donc la tête pour informer la jeune femme qu'il connaissait bien ce fameux dispensaire.

     ▬ Oui, ce n'est pas très loin d'ici d'ailleurs. »

     Enfin pas loin, tout était relatif. Il ne fallait pas traverser la moitié de la ville dirons-nous. Le chevalier se détourna finalement du frère et de la sœur après leur avoir indiqué la direction à emprunter. Il fallait passer par l'artère principale de Culpucier, un endroit où l'agitation était particulièrement présente et où la présence de deux Velaryon ne passait pas inaperçue. Que ce soit ceux qui s'arrêtaient pour contempler – et envier – la jeune femme où ceux qui se montraient étonnés de voir un chevalier de la classe de son frère, il était évident que leur passage ici laisserait des traces. Pryam n'eut pas ce problème fort heureusement, déjà parce qu'il était suffisamment connu pour ne pas mériter trop de regards suspicieux, mais aussi parce qu'il ressemblait bien plus à un roturier qu'à un noble avec la tenue qu'il portait.

     Pryam s'arrangea pour ne pas semer les deux nobles qui devaient certainement plus peiner que lui à progresser en raison de leur « popularité », mais ils avancèrent assez rapidement. Au terme d'une dizaine de minutes de marche, ce qu'il espérait ne pas avoir été trop pénible pour la jeune femme, le Valois aperçut la silhouette du bâtiment censé abriter le dispensaire que lady Naerys voulait visiter. Comptait-elle apporter son aide à ce fameux mestre ? Enfin ancien mestre. Cela ne le regardait pas au final, le jeune homme s'arrêta enfin avant de pivoter pour faire face aux deux Velaryon, puis il tendit le bras en direction du dispensaire.

     ▬ C'est celui-ci. Enfin, c'est le plus récent, il est tenu par un ancien mestre si je ne m'abuse. »

     Il ne fit pas de geste pour passer en premier, logiquement la politesse voulait que l'homme entre en premier afin de s'assurer qu'il n'y avait pas de danger à l'intérieur et que la dame pouvait entrer en toute sécurité. Cependant, c'était le frère de lady Naerys qui assurait sa sécurité et non Pryam, par conséquent c'était à lui d'agir de la sorte. Lui s'assurerait que tout se passait bien à l'extérieur pendant ce temps, jusqu'à ce que les deux Velaryon soient entrés du moins. D'un bref regard autour d'eux, le blond constata que la masse de curieux s'était sensiblement affaiblie, seuls quelques enfants suivaient entre le duo aux cheveux opalins, les adultes étant certainement retournés à leurs occupations.
     Ce ne fut que lorsque lady Naerys, accompagnée de son frère et protecteur, fut entrée que le chevalier errant daigna faire de même. Il fit toutefois le choix de rester sur le côté, à la fois parce que cela ne le concernait pas réellement, puis cela permettrait à la demoiselle de le congédier si elle considérait que sa présence n'était plus nécessaire. C'était bien là la chose la plus importante que son maître lui avait enseignée : savoir se rendre invisible et surtout, ne jamais importuner les nobles, aussi aimables soient-ils.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Mer 4 Sep 2013 - 15:10

Depuis l’affaire tragique de la Lanterne Rouge, les nuits de Vyrgil étaient agitées. Il s’était bien malgré lui retrouvé au cœur d’un complot Feunoyr mal orchestré et il n’avait dû qu’à sa coopération pleine et entière avec le Guet une absence de soupçons quant à son éventuelle complicité. Si jamais son frère Bryce apprenait une chose pareille… mieux valait ne pas y songer. Bryce était très doué pour la vengeance et toutes ces sortes de choses. Il faisait preuve en la matière d’une implacabilité et d’une habileté remarquables, que son cadet redoutait à défaut de lui envier.

A cette heure, toutefois, la vouivre en exil avait d’autres chats à fouetter. Ces événements avaient certes été fort dérangeants, mais au final le mestre déchu s’en était sorti avec une renommée confortée, et certaines personnes de qualité l’avaient vu à l’œuvre ; c’était là une aubaine sur laquelle il espérait s’appuyer pour gravir à nouveau les échelons de la réussite sociale. Des nobles aussi importants que le prince Daeron ou l’épouse du Grand Amiral reconnaîtraient désormais sans peine le visage de Vyrgil le guérisseur, ce héros des autopsies qui avait contribué à confondre un odieux assassin, rebelle de surcroît ! Une telle pensée le laissait rêveur. Ajoutez à cela le fait qu’il ait su se distinguer devant la belle Ororya des Dents de Freux, ainsi que l’incomparable Shaïra Seastar, et notre homme ne tenait quasiment plus en place. Des jours fastes l’attendaient, si son nom ou ceux qui le portaient ne le tuaient pas avant ! Bientôt, il laisserait derrière lui les boueux et les crottés pour soigner les petits problèmes de peau de ladies parfumées et dîner aux tables de la bonne société ! Une part de lui ressentait l’aiguillon de la culpabilité, sentiment nouveau pour lui, mais après tout il ne devait rien à tous ces gens… et quand bien même, rien ne l’obligeait à vivre dans la même fange pour leur venir en aide !

Egan, l’aumônier, avait bien remarqué son état et ne manquait pas de s’en plaindre. « On dirait une souris coincée dans une salle pleine de chats et de morceaux de fromage » commenta-t-il à l’occasion, voyant l’ancien mestre s’affairer entre des patients alités sur des paillasses et parlant tout haut à une vitesse effrénée, de diagnostic en préconisations et de digressions en complaintes. D’un bout à l’autre de la pièce, les mots volaient dans un désordre inconvenant, les vessies côtoyant les lanternes, les artères le prix du miel et les bubons les chiens de rue, quand il n’était pas question de faux faiseur de miracles voués aux gémonies des Sept, d’ivrognes habitués au tabassage intempestif de passant innocent, de jeunes filles peu regardantes sur la propreté de leurs fréquentations, ou d’orphelins trop affamés pour faire la différence entre un détritus et une nourriture comestible. Et au milieu de ce monologue bardé de réflexions et notes personnelles auxquelles Egan ne comprenait miette, surgissaient d’étranges allusions concernant des salons à conquérir et des beautés à investir, à moins que ce ne fût le contraire. « Cette histoire de meurtre nous l’a complètement détraqué » cracha-t-il à la petite Tally qui courait en tout sens pour porter à Vyrgil ses instruments. « A moins que ce ne soit l’inverse ? » répliqua la fine mouche. « Il a l’air mieux qu’avant non ? »

Et oui, Vyrgil était mieux qu’avant l’incident de l’auberge, stimulé par de nouvelles perspectives et la charge émotionnelle de cet épisode mémorable. Il avait de ce fait des phases d’intense activité qui seules pouvaient canaliser son énergie intellectuelle. Au bout d’un moment, il se rassiérait et respirerait un bon coup. Puis il dormirait comme une masse et se réveillerait avec une dizaine d’idées pour concocter de nouveaux remèdes. Cela lui passerait au bout d’un moment et il reviendrait à un rythme plus raisonnable, quand son corps commencerait à flancher et qu’il s’endormirait sur ses éprouvettes. Ou quand quelqu’un aurait la bonne idée de lui demander un cours sur un sujet obscur et complexe - il ne pouvait pas s’empêcher dans ces cas-là d’endosser le rôle du mestre docte exposant ses connaissances avec une minutie quasi obsessionnelle.

Il commentait tout haut l’état d’un jeune portefaix des quais au dos abîmé, pour le plus grand émerveillement de la gosse Tally qui buvait ses paroles en essayant de tout comprendre et tout apprendre, quand un groupe un peu plus huppé que ses habitués entra dans le dispensaire. Son regard se porta irrésistiblement sur une jeune lady d’une grâce et d’une beauté typiquement valyriennes, puis sur un homme blond dont les traits lui étaient familiers. Pryam, son sauveur ! Le voyageur de bon secours qui l'avait pris son aile lorsqu'il errait affamé sur la route de Port-Réal ! Vyrgil lui aurait volontiers donné l’accolade s’il n’avait été en tenue de travail, avec un tablier tâché de substances sur lesquelles il valait vieux ne pas mettre de nom. De toute façon, la lady avait préséance sur le chevalier errant. Il adressa un signe de tête amical à Ser Pryam afin de lui marquer sa reconnaissance, puis s’avança vers les nouveaux venus avec le port élégant d’un châtelain. Toujours soucieux de ne pas avoir l’air d’être né les pieds dans le fumier, il n’avait jamais perdu ses manières de Vyrwel.

« Bienvenue, ma dame, messers, au dispensaire de la Main Tendue. Mon nom est Vyrgil ; j’ai l’honneur d’être en charge de cet établissement placé sous la tutelle de Garlan l’Orfèvre. »
Une lady de cette allure connaîtrait sans doute le nom du fameux Maître Orfèvre et Bijoutier qui était l’héritier de feu le fondateur du dispensaire, et le principal donateur de la maison. Vyrgil aimait bien rappeler qu’il n’était pas l’associé d’un pouilleux. « Que nous vaut le privilège de votre présence en ces lieux ? »

Derrière lui, Egan s’était replié dans la réserve où il se tenait prêt à se barricader, un œil rivé à une fente de la porte. La dernière fois qu’un noble était entré au dispensaire, les choses avaient mal tourné. Vyrgil semblait doué pour s’attirer des ennuis et même si le noble des Terres de l'Orage l'avait protégé de son agresseur, Egan se méfiait désormais par principe de toute intrusion inhabituelle. De son côté, Tally ouvrait de grands yeux et trépignait littéralement d’excitation devant ce cortège de conte. Elle qui vivait à Culpucier n’avait pas tous les jours l’occasion de s’extasier devant la beauté d’une authentique dame de haut rang, ou l’armure étincelante d’un chevalier du Val.

Les patients quant à eux, au nombre de cinq, certains debout attendant une aide, d’autres alités, parfois veillés par un proche, ne manifestèrent pas immédiatement de réaction, mais des têtes se tournèrent pour découvrir ce qui se tramait…

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Thème musical : La Marche Turque ~ Mozart
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Naerys Velaryon
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Message Jeu 5 Sep 2013 - 17:08

C'est sans la moindre question que la Velaryon et sa suite suivirent le chevalier errant jusqu'à leur prochain arrêt. Ils marchèrent pendant environ une dizaine de minutes, parcourant les rues, croisant bon nombre d'individus qui devaient bien se demander ce qu'une dame du statut de Naerys faisait là. La demoiselle prenait le temps de saluer et d'offrir un sourire à chaque personne qui pénétrait dans son champ de vision. Certains répondaient timidement, d'autres préféraient l'ignorer et continuer leur chemin. Il était facile de sentir que les roturiers ne se sentaient pas vraiment à l'aise en présence de la jeune femme de haute naissance, de ses suivantes et de ses gardes... Un tableau qu'ils n'avaient sans doute pas l'occasion de voir tous les jours. Ainsi, il était normal qu'ils se sentent un peu mal à l'aise, qu'ils ne sachent pas réellement comment réagir.
Tâchant de ne pas perdre son guide des yeux, Naerys essayait de se frayer un chemin parmi la foule. Les rues qu'ils empruntaient pour se rendre au dispensaire se voulaient pleines de monde, et la rose blanche de Lamarck se refusait de demander à ses gardes d'hurler qu'on fasse place pour la fille du sire des marées... Ce n'était pas son genre. Après tout, elle n'était pas chez elle, elle n'était pas maîtresse des lieux, de quel droit se permettrait d'elle de demander à ce que les rues soient dégagées pour qu'on la laisse passer ? Pour qu'on rende sa circulation plus facile ? Si certains nobles pouvaient se le permettre, ou pire, l'exiger ! Elle, non. Ici, ce n'était pas aux habitants de s'adapter, mais bien à elle. De ce fait, elle s'excusait dés lors qu'elle venait à percuter quelqu'un lors de sa marche, ses excuses ayant l'effet de surprendre bien des gens, tout comme sa simple venue.

Finalement, c'est sans trop de mal, ou tout du moins sans aucune altercation, qu'ils arrivèrent devant le dispensaire. Pour être honnête, Naerys ignorait tout de cet endroit : qui était propriétaire des lieux ? Etait-ce un établissement réputé ? Répondrait-il à toutes ses attentes ? Elle n'en savait rien, mais elle aurait certainement très bientôt des réponses à ses interrogations.
Elle obtint de Pryam une information non négligeable : le dispensaire était tenu par un ancien mestre. Le mot "ancien" attira son attention et souleva une nouvelle question : pourquoi n'était-il plus mestre ? Généralement, quitter l'ordre, ce n'était pas une décision qu'un mestre prenait de lui-même, mais bien un choix qui lui était imposé. Qu'avait donc bien pu faire celui-là pour qu'on lui retire sa chaîne ? Pour qu'on le destitue ? Encore un autre mystère...
Laissant ses pensées derrière elle, la future princesse remercia le chevalier pour son aide précieuse: il était évident que sans lui ils n'auraient jamais pu trouver l'endroit aussi rapidement. Comme le veut la coutume, c'est le frère de la belle, Viserys, qui entra en premier, pour s'assurer qu'il n'y avait aucun danger. Pendant ce temps, Naerys demanda au reste de son escorte, ainsi qu'à ses servantes, d'attendre à l'extérieur. Elle n'avait nullement besoin d'eux pour conclure cette affaire. Puis, elle passa à son tour la porte de chêne, faisant son entrée dans le dispensaire de la Main Tendue, très vite suivie par Pryam.
Dés lors qu'elle mit un pied à l'intérieur, les conversations s'arrêtèrent brutalement. La demoiselle remarqua la présence d'une petite fille, et celle d'un jeune homme qui devait avoir environ une vingtaine d'années. Elle leur sourit poliment, hochant la tête pour les saluer. Toutefois, ce n'est pas eux qui se chargèrent de l'accueillir, mais un homme plus âgé qui, certainement, devait être l'ancien mestre en question.

Barbu, avec de longs cheveux bruns et un tablier tâché de substances plus ou moins étranges, il n'était pas des plus élégants, ni même des plus présentables... Qui aurait pu croire que cet homme faisait partie de la maison Vyrwel... Un détail, bien entendu, dont la jeune femme n'avait absolument pas connaissance. Ce qui était sans doute préférable. Voilà bien longtemps que l'animosité régnait entre les familles Vyrwel et Velaryon, surtout depuis la bataille d'Herberouge, où Aemon Velaryon, sire des marées, seigneur de Lamarck et père de Naerys, avait affronté Bryce Vyrwel, lui laissant un souvenir impérissable, remportant de main de maître le duel qui les avaient opposés. Depuis lors, la lady avait eu l'occasion de croiser le Lord Vyrwel à la capitale, et n'avait pas manqué de partager quelques paroles remplies de sarcasmes en sa compagnie, histoire de lui montrer que même si elle était une femme, et qu'elle était encore très jeune, sa maîtrise du langage égalait la sienne. Cependant, si Naerys aurait pu se montrer réticente à l'idée de discuter et de marchander avec un membre d'une maison fidèle aux Feunyor, elle n'aurait sans doute pas condamné Vyrgil pour les pêchés de son frère, à moins que lui aussi ne partage les même convictions que son aîné. Toujours est-il qu'elle lui donnerait au moins sa chance, une chance de prouver qu'il valait mieux que tous ces traîtres qui composaient la maison dont il était originaire.
Quoi qu'on puisse dire sur la tenue du mestre déchu, il ne manquait pas de manières et savait parfaitement comment se comporter face aux représentants de la noblesse, dont il avait du, lui aussi, être membre par le passé, avant de partir pour la Citadelle de Villevieille. Au son de ses paroles, on sentait qu'il avait du métier; et qui plus est, il paraissait plutôt à l'aise.

Le nom de Garlan L'Orfèvre n'était bel et bien pas inconnu de la jeune fille de haute naissance. Rares étaient les riches demoiselles qui ne connaissaient pas Garlan, l'un des plus grands, si ce n'est le plus grand, bijoutier de tout Port-Réal. Ce dernier était donc le véritable propriétaire des lieux, et Vyrgil, semblait-il, n'en était que le gérant, l'homme en charge de tenir la boutique. « Merci pour votre accueil des plus chaleureux cher Vyrgil, puis-je vous appeler Vyrgil ? » demanda-t-elle avec le sourire. Certes, s'il avait mentionné son prénom c'est qu'elle pouvait l'utiliser, mais la politesse et le savoir vivre voulait qu'elle demande tout de même la permission.
Son regard se perdit alors sur les patients présents dans la pièce. Ils étaient cinq ou six, quelques uns étaient dans un triste état. Parmi eux, seuls un ou deux avaient la chance d'avoir un proche à leur côté, pour les soutenir, pour les aider à aller mieux. Les Sept seuls savaient combien d'entre eux s'en sortiraient, combien d'entre eux se remettraient de la maladie qui les rongeaient... Naerys osait espérer que tous pourraient surmonter le mal dont ils étaient victimes, mais son instinct lui disait que, malheureusement, la réalité serait toute autre. Reprenant peu à peu ses esprits, la demoiselle ne pût s'empêcher de remarquer l'attitude assez étrange du jeune homme. Si sa jeune camarade semblait pleine d'admiration pour la Velaryon, lui, au contraire, semblait la craindre. Il s'était replié à l'arrière du dispensaire, dans la réserve, où il était presque invisible aux yeux de la noble. Elle choisit de ne pas porter un regard trop insistant sur lui, ni même sur les patients qui eux aussi, à leur tour, attendaient que la dame ouvre la bouge pour connaître la raison de sa venue à la Main Tendue. « Si je suis venue c'est dans l'optique de parler affaires avec vous, rien de plus. » Sa voix se voulait calme, douce et ses paroles rassurantes. Elle tenait à détendre l'atmosphère bien trop tendue avant de poursuivre. « Non loin d'ici, à Culpucier, se trouve un orphelinat dont les pensionnaires auraient cruellement besoin de vos remèdes. Hélas, ils n'ont pas les moyens nécessaires pour se les procurer. » Elle marqua une pause très courte, laissant le temps au gérant d'assimiler ces informations. « C'est pourquoi j'offre de payer pour eux. Chaque semaine, une somme d'argent vous sera transmise, comme dédommagement pour vos services, et en échange vous approvisionnerez cet orphelinat en médicaments. Est-ce un marché qui pourrait vous convenir ? » Elle n'accepterait aucun refus, pour sûr. Déterminée, elle ne partirait pas d'ici avant d'avoir une réponse positive.
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Pryam Templeton
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Message Ven 6 Sep 2013 - 18:27

     Lorsqu'ils pénétrèrent dans le bâtiment, Pryam promena son regard autour de lui. Il n'était encore jamais venu ici, même s'il en avait plusieurs fois entendu parler. Son attention passa sur quelques malades qui semblaient plus ou moins mal au point, avant de s'arrêter sur la silhouette qui s'approchait d'eux. Le Valois mit quelques instants avant de situer Vyrgil. Son visage et sa manière de se mouvoir et de parler lui disaient bien quelque chose, mais le chevalier avait rencontré suffisamment de monde sur les routes au cours des dernières lunes pour ne pas être capable de se remémorer avec exactitude quelle personne se situait à quelle période. Le Bieffois était donc un ancien mestre ? Lors de leur prise de connaissance, le chevalier errant s'était simplement douté qu'il n'avait pas été très en contact avec le monde extérieur vu la manière dont il se comportait, mais de là à soupçonner qu'il puisse avoir été un mestre.... L'homme était intelligent c'était un fait, mais il était aussi assez dépourvu d'instinct de survie et semblait capable de se mettre dans les ennuis rien qu'en regardant quelqu'un. S'en était à se demander comment est-ce qu'il avait réussi à vivre aussi vieux sans se faire tuer – et se tuer accidentellement.

     Habitué à ce que les gens ne se souviennent pas de lui – il n'était pas de ceux qui marquaient l'esprit – le Valois fut toutefois agréablement étonné de voir que l'ancien mestre semblait l'avoir reconnu. À son signe de tête, il répondit par la pareille, accompagnant le tout d'un léger sourire qui quittait rarement ses lèvres lorsqu'il rencontrait des « vieilles connaissances ».

     Le Bieffois s'occupa rapidement de lady Naerys afin de lui faire l'éloge de son bâtiment. Pryam les écouta, mais pour être franc il était bien incapable de dire qui était ce fameux orfèvre. Certainement quelqu'un de connu, sans quoi Vyrgil n'aurait pas jugé utile de préciser ce point. Peut-être un riche mécène ? L'attention du chevalier oscillait de la jeune femme au « directeur » des lieux avant de finalement se détourner une fois de plus pour contempler les environs. L'un des hommes ici présents semblait particulièrement nerveux, peut-être qu'il n'aimait pas voir des nobles débarquer ? S'il était agoraphobe, travailler dans un tel endroit n'était peut-être pas le plus adapté... Toujours est-il que la demoiselle roturière qui se trouvait non loin de Vyrgil semblait, quant à elle, parfaitement ravie par cette visite inopinée. C'était certainement la première et la dernière fois qu'elle avait l'occasion de voir une dame du rang de lady Naerys.

     Cette dernière semblait d'ailleurs bien décidée à prendre les choses en main, sans ambages elle fit savoir à Vyrgil qu'elle venait ici pour présenter une requête plutôt particulière. Les paroles de la directrice de l'orphelinat virent aussitôt à l'esprit du Valois qui se demanda si la jeune demoiselle comptait régler ce problème dès à présent. Comme pour répondre à l’interrogation muette du chevalier, lady Naerys expliqua à l'ancien mestre que l'orphelinat aurait bien besoin des remèdes confectionnés ici. Ce qu'elle proposa comme marché avait de quoi plaire à n'importe qui, Vyrgil gagnait la possibilité d'avoir une clientèle et une rentrée d'argent plus que régulière et en même temps, il s'attirait les bonnes faveurs d'une jeune femme originaire d'une maison importante. Il aurait fallu être totalement fou ou inconscient pour refuser, cependant le fait d'aider l'orphelinat pouvait aussi apporter d'autres demandeurs qui eux n'auraient pas forcément les moyens de payer. Parfois avoir des clients qui ne venaient qu'une fois, pouvait être moins contraignant. Mais la décision revenait au mestre et de son côté, le chevalier se contentait d'observer les environs sans se manifester.

Spoiler:
 


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Vyrgil Vyrwel
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Message Jeu 12 Sep 2013 - 8:46

Vyrgil n’avait jamais vraiment été au fait des réalités de la vie avant son éviction de la Citadelle, mais ses errances jusqu’à Port-Réal, après une rupture mémorable avec sa famille, l’avaient suffisamment édifié pour qu’il sorte la tête de l’eau et fasse son chemin parmi les gueux, pardon, parmi les humbles. Ce dispensaire était à la fois son fardeau et sa dignité. Supporter les jérémiades de la vieille Deirdre demandant à Corwin Rogers de toucher ses gencives, nettoyer les plaies puantes de mendiants aux marmonnements incompréhensibles, procéder à des actes chirurgicaux sommaires avec du matériel usé,  soigner verrues, escarres, pustules et infections en tout genre, tel semblait être la sanction des Sept pour la trahison de ses vœux, et le chemin de sa rédemption. Enfin, façon de parler. Il n’était pas assez pieux pour se sentir frappé d’une intense culpabilité à la pensée de ses supposées fautes, et avait plutôt tendance à se juger avec la plus grande indulgence, tandis que ses condamnateurs apparaissaient à ses yeux comme la lie des hommes de science. Toujours est-il qu’il acceptait l’idée de faire provisoirement pénitence en se dévouant aux plus grossiers, pardon, aux plus démunis habitants de Port-Réal. Il y avait là plus d’ambition que de repentance, et plus de frustration que de compassion, mais notre homme n’en était pas moins… humain, justement. Aussi, lorsque la lady lui parla du sort des orphelins, sa première pensée, immédiatement après « J’espère que le paiement couvrira les frais de livraison », fut « Il est vrai que ces pauvres enfants doivent être dans le besoin… ». Faut-il préciser que la troisième pensée, tout à fait inconsciente et informulée, concerna le bénéfice de réputation qu’il retirerait de cet accord ? Peut-être le surnommerait-on bientôt Vyrgil le Bon… ce n’était évidemment pas aussi prestigieux que Mestre Vyrgil, Vyrgil Vyrwel ou Vyrgil le Magnifique, mais c’était un début, et toujours mieux que « ce guérisseur de la Main Tendue qui a troussé Millie la Croquante ».

Donc, c’est avec une urbanité précieuse, voire compassée, qu’il inclina la tête en signe d’acquiescement aux propos de la lady dont il ignorait encore le nom. Ses connaissances en matière de blasons étant par ailleurs limitées, les couleurs de la tenue de la belle ne l’éclairaient guère. Seule sa physionomie valyrienne fournissait un indice valable, mais Vyrgil était bien incapable de déterminer s’il s’agissait d’une Targaryen. Elle avait de l’assurance et de la maturité malgré sa jeunesse, et l’on pouvait supposer qu’elle n’avait pas été éduquée dans l’idée qu’elle devrait obéir, mais plutôt commander. Prendre une telle initiative ! Venir ici sans même un mari ou un frère, aux portes de Culpucier – voire en plein Culpucier si elle avait été à l’orphelinat – et émettre cette proposition sans se réclamer des ordres d’un Lord ou d’un Prince… une demoiselle du Bief n’aurait jamais fait cela, se disait-il, à moitié choqué.

Chez les Vyrwel, on veillait à ce que les femmes restent à leur place : dans l’ombre, à s’occuper des affaires domestiques et à mettre au monde la progéniture de leur seigneur. Les femmes nobles de Port-Réal déconcertaient Vyrgil. Entre la fougueuse Dornienne qui dirigeait la garde de la Main, la délicieuse Seastar à la réputation subversive, et cette jouvencelle aux airs de princesse dragon, qui semblait porter une couronne invisible sur ses cheveux d’argent… il avait un peu de mal à s’acclimater. Bryce les détesterait toutes, songea-t-il. Ce qui en soi pouvait être une raison de les apprécier, mais il lui fallait pour cela se détacher encore plus complètement de son éducation conservatrice, et ces choses-là prennent du temps. Il se demanda un instant quel genre d’épouse Bryce lui aurait choisi s’il était resté à Noirvallon. Bryce n’était pas du genre à laisser des atouts en friche et un mariage pouvait être utile en ces temps difficiles. Une pucelle rougissante, docile, allaitée de contes à la gloire des Feunoyr. Il n’était pas sûre que cela lui aurait convenu. Et puis, Noirvallon n’était pas le meilleur endroit pour trouver des maîtresses aguichantes et des filles de joie expérimentées, et il se voyait mal rester fidèle à une gamine gauche et sans enthousiasme qui fermerait les yeux entre ses bras pour s’imaginer avec un jeune et beau chevalier.  

Son regard se porta sur Ser Pryam qui demeurait silencieux. Voilà le genre d’hommes après lequel les filles soupiraient, non ? Il manquait de verve et de style pour séduire à tour de bras, mais il avait les qualités physiques et morales propres à faire battre le cœur des vierges du Bief, à défaut de parader avec des roses à la pointe de sa lance. Ce n’était qu’un chevalier errant, toutefois. Il ne ferait jamais un beau mariage, sauf à être anobli. Ce qui restait de l’ordre du possible, car ses manières étaient fort courtoises. Il semblait plutôt bien dégrossi pour un simple chevalier des haies. Brave garçon ! C’était tout le mal que Vyrgil lui souhaitait, ignorant comme il l’était des origines réelles de son sauveur…

Après avoir pesé sa réponse, il tapota gentiment la tête de la petite Tally qui trépignait à côté de lui, et s’exprima d’un ton sentencieux : « Je vous en prie, appelez-moi Vyrgil, ma dame, j’en serais enchanté. Quant à votre proposition, je n’y vois nul obstacle. Quelle noble initiative est-ce là ! Il est bien rare de voir tant de générosité par ici et votre présence elle-même est un don fait au commun. Puis-je me permettre de vous demander au nom de quelle Maison est faite cette proposition ? Et quant au prix, à la nature et à la quantité des remèdes, avec qui devrais-je… étudier la question ? » Le mot « négocier » lui semblait un peu rustre, mais il fallait bien en arriver là, et sans doute la lady confierait-elle les marchandages de picaillons à un quelconque intendant, qui ne manquerait pas de batailler âprement pour décrocher les meilleures conditions. Or Vyrgil ne pouvait pas promettre de faire livrer n’importe quoi n’importe quand à n’importe qui, ni accepter des termes qui mettraient en péril la gestion du dispensaire. Ses propres clients avaient préséance et il se voyait mal expliquer à Garlan qu’il avait laissé décéder un vieux du quartier parce qu’une lady lui avait demandé de préparer des potions pour une centaine d’orphelins…  

D’ailleurs, ces orphelins, s’ils survivaient, il faudrait bien les habiller, les nourrir et leur trouver du travail. Est-ce que la demoiselle avait l’intention de gérer aussi les conséquences de leur survie ? Voilà qui risquait de se révéler coûteux. Et si jamais elle agissait sans l’aval de son père ou époux ? Cela ne risquait-il pas de lui retomber dessus, à lui, qui aurait simplement voulu lui complaire ? Il s’agissait d’avancer à pas prudents ! Hors de question que les excès de sensiblerie d’une jeune fille le mettent dans le collimateur de la noblesse locale. Dès qu’il saurait le nom de sa Maison, et aurait convenu théoriquement des règles du jeu, il veillerait à faire avaliser la requête par l’autorité mâle dont dépendait sa visiteuse.

Spoiler:
 


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Naerys Velaryon
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Message Ven 13 Sep 2013 - 15:43

L'ancien mestre et gérant de la Main Tendue inclina la tête en signe de réponse. Visiblement, il acceptait l'accord que la lady venait de lui proposer. Bien que la demoiselle s'en voyait ravie, elle ne pouvait s'empêcher de trouver sa réponse si rapide étrange... Il n'avait pas cherché à savoir combien il serait payé pour ses services, ni même à négocier le prix. Peut être essayait-il de faire bonne figure pour l'instant et attendait simplement le moment opportun pour faire part de ses réclamations. Quoi qu'il en soit, un léger sourire vint se dessiner sur les lèvres de la Velaryon. Elle avait obtenu ce qu'elle désirait sans se montrer trop insistante ou même sans avoir à forcer la main de Vyrgil, ce qui pour elle, était préférable. Bien sûr, elle n'aurait pas hésité à se montrer plus persuasive avec lui, puisqu'elle n'aurait pas considéré un "non" comme une réponse valable, mais elle se refusait à intimider ou menacer les gens. D'ordinaire, ce n'était pas vraiment son style, elle préférait les amadouer en utilisant la carotte plutôt que le bâton et jusqu'à ce jour, sa technique semblait avoir portée ses fruits.
Aux côtés du gérant, se trouvait la jeune fille qu'elle avait eu l'occasion d'apercevoir lors de son entrée dans l'établissement. La petite était radieuse, Vyrgil lui tapotant amicalement la tête. Naerys posa quelques instants les yeux sur elle et lui accorda un sourire des plus sympathiques. Puis, soudainement, une pensée vint envahir son esprit : était-ce possible que cet enfant soit la fille du mestre déchu ? Etait-ce la raison pour laquelle il avait été exclu de l'ordre ? Ne laissant aucunement ses songes se refléter sur son visage, le regard de la future princesse passa tour à tour de la jeune fille à l'homme qui se tenait à ses côtés. Tous deux ne ressemblaient guère... Il était très difficile de trouver une quelconque ressemblance entre le supposé père et la fille. Néanmoins, l'idée tenait debout. Si, en effet, Vyrgil s'était laissé allé aux plaisir de la chair et si ses "activités" étaient allées jusqu'à lui offrir une descendance, alors cela expliquait sa déchéance et le fait qu'il se retrouvait désormais ici, à Port-Réal, dans ce dispensaire. Bien entendu, il y avait des dizaines d'autres possibilités, notamment celle qui désignait la petite demoiselle comme une orpheline qu'il avait pu recueillir... Tout un tas de scénarios pouvaient être plausibles, mais ce fût cette théorie qui trouva naissance en l'esprit de la belle en tout premier lieu. Laissant ses interrogations de côté, elle écouta attentivement les paroles du gérant et réalisa que dans sa précipitation, elle en avait oublié ses bonnes manières. « Excusez-moi, je manque à tous mes devoirs. Je me nomme Naerys, de la maison Velaryon. » dit-elle, marquant une courte pause par la suite. « Et je vous suis très reconnaissante d'accepter ma requête cher Vyrgil. » ajouta-t-elle peut de temps après qu'il l'autorise effectivement à l'appeler par son prénom.

Il lui fît alors remarquer à quel point son initiative était noble et généreuse, ainsi que rare, très rare même. Naerys avait en effet cru comprendre d'après les dires du chevalier errant, plus tôt, que les nobles de la capitale ne semblaient pas se "mélanger" énormément avec la populace, ni même ne serait-ce que penser à eux, alors comment auraient-ils l'idée de leur venir en aide ? Une vérité dont la demoiselle n'était que bien trop consciente... Elle espérait pouvoir changer cela, et, par ses actions, inciter d'autres nobles à l'imiter, même si les chances pour qu'une telle chose se produise pouvaient se compter sur les doigts d'une seule main. Dans tous les cas, quoi qu'il arrive, le peuple pourrait toujours compter sur elle et elle ferait toujours son possible pour leur venir en aide. Par la suite, Naerys répondit aux interrogations de l'ex-mestre. Même s'il se doutait bien, maintenant qu'elle avait décliné son identité, au nom de quel maison cette demande était faîte, elle prit tout de même soin de le préciser. « Cette proposition est bien entendu faîte au nom de ma propre maison, la maison Velaryon. » Et finalement, vint la question du prix... Comme Naerys l'attendait. Toutefois, ce n'est pas simplement l'argent qui intéressait le gérant des lieux, mais tout un tas d'autres choses dont il se demandait avec qui il devrait parler. « Quant au prix et tout autre renseignement dont vous aurez besoin, c'est avec moi-même que vous en discuterez. » dit-elle, toujours souriante. Elle était l'initiatrice de ce projet et bien entendu elle comptait prendre les choses en mains. Elle était une femme, certes. Elle était jeune, certes. Cependant, elle n'était pas stupide, elle n'était pas idiote. Elle était parfaitement en mesure de marchander et de batailler pour obtenir ce qu'elle voulait. Certains diraient même qu'elle savait le faire mieux que personne. Posant ses yeux sur les malades présents dans le dispensaire pendant quelques secondes, elle se tourna alors de nouveau vers Vyrgil. « Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, je suis certaine que d'autres ont besoin de vos services. Je séjourne actuellement au Donjon Rouge, n'hésitez pas à me faire parvenir toutes vos revendications et questions, je tâcherai de vous répondre dans les plus brefs délais. » conclut-elle, adressant un signe de tête et un sourire à son interlocuteur, ainsi qu'à ses employés, pour les saluer, avant de se retourner et de se diriger vers Pryam. « Nous allons à présent nous en retourner au palais, c'était un plaisir de faire votre connaissance Pryam, et de partager ces quelques instants en votre compagnie. J'espère que nous aurons très bientôt l'occasion de nous revoir. Prenez soin de vous surtout. » déclara-t-elle en souriant, présentant ses respects au chevalier errant avant de quitter l'établissement, son frère sur les talons. Une fois dehors, elle annonça à ce dernier qu'ils pouvaient désormais rentrer et rejoindre leur demeure le temps de leur séjour à la capitale. Lors du retour, Naerys prit le temps de s'arrêter quelques instants et de poser les yeux sur Culpucier. Son cœur était emplie d'optimisme, elle arriverait à faire de cet endroit un lieu où il fait bon vivre, ou tout du moins un lieu plus agréable. Elle arriverait à redonner de l'espoir à ses habitants, à leur apporter une certaine légèreté. Dés demain, les travaux de reconstruction de la boulangerie débuteraient... Et la jeune fille aux cheveux de neige misait beaucoup là-dessus. Elle priait pour que les travaux ne durent pas trop longtemps et que très vite un boulanger puisse de nouveau exercer, permettant à la population du quartier, et à tous ces orphelins qu'elle venait de visiter, d'avoir au moins quelque chose à se mettre sous la dent. Pourquoi elle mangeait à sa faim alors que tant de personnes n'avaient pas cette chance ?
Reprenant la route, elle songea à sa prochaine bonne action, à ce qu'elle pourrait faire pour apporter son soutien aux citoyens de Port-Réal... Et la première chose qui lui vint à l'esprit, c'est à quel point elle pourrait faire tellement plus le jour où elle deviendrait reine.

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