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Il n'y a rien de mieux que le retour d'un frère

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Maeve Arryn
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♦ Missives Aventure : 96
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2011
♦ Célébrité : Bailee Madison
♦ Copyright : aSoIaF
♦ Doublons : Aaricia Greyjoy, Aliénor Tyrell, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 12 ans
♦ Mariage : Avec mon petit prince des Eaux un jour
♦ Lieu : Eyrié, (tout pres de la porte de lune :D)
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Message Mer 17 Juil 2013 - 3:29

Elle s’ennuyait et cela durait depuis trop de jours désormais. Elle appréciait chaque membre de la famille Tully, mais elle voulait retrouver son chez soi. Elle était étrangère à ses terres, même si elle y avait fait des rencontres qu’elle n’était pas prêtes d’oublier. Elle était certaine que lorsqu’elle serait grande, elle se ferait très bien à ce château. Du moins, Edwyn Tully devait vivre pour que les fiançailles que son frère avait arrangées avec la Truite puissent un jour se révéler en grand événement. Elle avait eu vent que la guerre était enfin terminée. Une chose qui ne manqua pas de la réjouir, mais il restait un dernier détail dont elle se souciait beaucoup. Son frère était-il en état? Revenait-il blessé ou avait-il était épargné. La guerre était ce qu’elle semblait être. Elle avait entendu que bien des hommes avaient péri, mais elle n’Avait pas osé demander si son frère était encore en vie.
Elle veillait tard chaque nuit pour observer les étoiles et elle était convaincue d’une chose. Jasper n’y était pas. Depuis sa tendre enfance, elle croyait aux vielles histoires de sa nourrice. Elle avait perdu sa mère et son père et en avait toujours souffert. Comme elle avait perdu Maura voilà encore quelques mois à peine, sa douleur était toujours présente. Sa nourrice, qui a une époque fut bien proche du petit démon des Eyrié, lui avait raconté une histoire il y a fort longtemps que chaque nuit lorsqu’un mortel rendait l’âme, une étoile naissait et brillerait jusqu’à la fin des temps. Elle avait grandi avec cette histoire espérant ne jamais y voir son frère ou sa sœur mourir et devenir cet astre que les Mestres semblaient fort apprécier pour certain. Pourtant, ils n’étaient que de simple mortel face aux dieux et ceux qui avaient dû périr devaient être nombreux, alors plusieurs étoiles naitraient donc? C’était la supposition qu’elle s’était faite après plusieurs jours d’Attente. Aucun homme du val n’était resté à Vivesaigue, sauf Ser Gustave. Sa sécurité dépendait entièrement des Tully, mais pour une fois et surtout parce qu’elle avait fait une promesse, elle s’était montrée comme une Lady exemplaire. Enfin, il y avait tout Un chevalier valois. Un homme qui s’était vu offert comme tâche de surveiller la fille de Lord Arryn, alors qu’Elle n’avait que trois ans. S’il y avait bien un homme qui la connaissait c’était lui, et il savait que la petite souffrait de l’absence de son frère.

Pendant des journées entières, elle restait jonchée sur les remparts attendant que des cavaliers se pointent le nez, mais surtout, elle attendait que les bannières de son frère se présentent à elle. Ce fut une routine qu’elle s’accorda, ne délaissant ce poste que pour manger en compagnie des Tully et dormir. Elle attendait même très tard ce qui poussait le chevalier valois à ramener sa petite protégée dans les murs, car elle s’était endormie. Cette routine s’installa pendant plusieurs jours, mais ce fut un matin que l’on vint la réveiller. Un éclaireur avait aperçu les bannières du faucon ce qui ne pouvait que réjouir notre petite peste. Septa Ilya avait réveillé sa petite élève pour lui faire part de cette nouvelle qui ne pourrait que la réjouir. Depuis le temps qu’elle attendait cette nouvelle, la voici qu’elle était là. Maeve ne tarda pas enfiler une des tenues les plus convenables, mais aucun des membres de sa suite allaient la laisser sortir affubler ainsi. Septa Ilya rattrapa sa jeune élève pour la laisser aux soins de son ancienne nourrice. Elle ne pouvait plus attendre. Jasper allait être là d’une minute à l’autre et revoir son grand frère était la seule chose qu’elle désirait vraiment pour l’instant. Les deux femmes finirent par la relâcher au bout de quelques minutes afin de la rendre présentable et la petite Maeve fila comme un éclair à la fenêtre. Il était là. Le Faucon flottait dans les airs ce qui lui donnait un certain air de fierté. Elle regarda dans les alentours. C’était bien les bannières de son frère, mais où était-il? La place était bondée de chevalier que Maeve ne savait plus où donner de la tête, jusqu’à ce que son Ser entre dans la petite pièce et s’incline.

Je vais vous menez a lui ma Lady.


Il lui tendit la main dont Maeve attrapa et serra. Elle avait beau être petite, elle s’imaginait tous les scénarios catastrophiques. Chaque pas qu’il faisait Maeve resserrait son étreinte sur la main du gaillard. Il lui montra la porte et Maeve eut un haut le cœur. Il lui ouvrit et il referma la porte derrière sa protégée et des petites larmes perlèrent sur son visage d’enfant. Elle les chassa dans l’immédiat, avant de courir dans les bras de son frère qui lui avait tant manqué.

Elle s’ennuyait du Val, de Mestre Wyman, du cuisinier et de ses habitants mais personne n’était remplaçable et encore moins son frère le seigneur des Eyrié. Elle n’était pas aussi forte que lui mais elle aspirait à un jour à être respecté comme il l’était. Elle l’étreignit avec force, heureuse de pouvoir le retrouver. Si pour certaine petite fille, un père était l’homme le plus fort qui existait, pour Maeve c’était son grand frère.

Il fait si bon de te revoir, Jasper. Tu m’As terriblement manqué.

Elle serait toute heureuse de lui faire savoir qu’elle s’était comportée comme une dame des Eyrié. C’était là leur pacte. Jasper lui avait demandé de bien se comporter en son absence et plusieurs pourraient confirmer que cet épisode avait fait grandir la petite peste. Elle voulait tant désormais qu’il soit fier d’elle.

Je suis heureuse de voir que tu es sain et sauf.

D’une certaine manière, il ne lui restait que lui comme famille proche. Elle aurait mal supporté de le voir blessé ou encore pire, mort. De plus, elle n’était pas du genre à vouer beaucoup d’affection pour ses ainés, mais la situation était autre et il n’y avait rien plus de sincère que cette étreinte de retrouvaille. Elle qui avait craint jour et nuit, même si pour elle, Jasper resterait le plus fort.



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Message Mer 17 Juil 2013 - 15:07

Dès son arrivée à Vivesaigues, Jasper avait dû courir en tous sens. Envoyant des messagers par ci, donnant des directives à ses officiers pour monter le camp par là, il ne savait plus où donner de la tête. La cohorte de quelques 6.000 soldats du Val s'installeraient à l'est de la ville, au sud de la Ruffurque, tout près de la route de la Rivière. Ils n'y resteraient que quelques jours, mais encore fallait-il nourrir, loger et distraire la masse des survivants de la bataille de Lordsport, sans compter les innombrables têtes qu'attiraient un tel attroupement : francs-coureurs que l'on ne pouvait dénombrer aisément, vendeurs en tout genre (quoique ceux là se débrouillaient par eux même), chiens errants, filles de joie... Tout ce beau (et moins beau) monde était sous sa responsabilité, à lui et à lui seul, aussi Jasper se sentait-il écrasé sous le poids de cette masse informe d'hommes en armes ou non et de femmes prêtes à se vendre au plus offrant.
Quoique assisté par ses aides de camp, le seigneur suzerain du Val d'Arryn avait la migraine en pensant à la foule des problèmes à résoudre avant de pouvoir bénéficier de l'accueil chaleureux des Tully. Il voulait voir sa sœur, aussi. Il avait comme un pincement au cœur en pensant à elle. S'était-elle ennuyée à mourir ? En était-elle venue à détester ces gens, ce lieu ? Lui en voulait-elle ? si oui, arriverait-elle à lui pardonner son absence ?
Il avait besoin de son soutien, il le savait bien. Sans elle, il ne lui resterait plus personne pour lui tenir lieu de famille, une fois de retour au Val.
Comment ferait-il, si c'était l'inverse, et qu'elle s'était tant entichée de Vivesaigues qu'elle ne voulait plus quitter la ville des Eaux ? Rien qu'à penser à cette éventualité, il se mit à frissonner. Un jour, il faudrait bien que la jeune fille devienne femme et parte pour de bon. Elle vivrait ici même, avec Edwyn Tully, son fiancé (et sans doute ami, maintenant qu'elle avait passé de longues semaines en sa demeure). Jasper pourrait toujours leur rendre visite, il en était sûr, mais les responsabilités qui étaient siennes l'empêcheraient de voir sa petite Maeve aussi souvent qu'il l'aurait voulu. Sans elle, la demeure séculaire des Arryn deviendrait comme un écho sans éclat de voix, comme une goutte d'eau sans source, comme un rayon de lumière sans soleil...
Bref, il désirait la voir, aussi vite que possible. Mais avant cela, il avait une pléthore d'ordres à donner.
Le jeune sire des Eyrié distribua généreusement de nombreuses indications à ses intendants : de nombreux fûts de bières seraient achetés aux marchands ambulant, quelques-uns fournis par les Tully ; la prostitution (que Jasper aurait aimé pouvoir empêcher) réduite si possible au strict minimum mais pas interdite ; la nourriture serait préparée à tel endroit, mais pas à celui-ci ; le camp devait être le plus proche possible de la Ruffurque, sans pour autant approcher la route de la Rivière à moins de trois cent pieds, ni trop s'étaler en longueur ; etc...
Aussi fallut-il une bonne heure avant que le seigneur du Val ne puisse entrer dans Vivesaigues proprement dite. Il fut amené dans des appartements sobres mais spacieux, dénués du luxe débordant que Jasper exécrait.
Il se laissa tomber sur son lit quelques minutes, avant d'appeler un serviteur et de lui demander d'aller quérir sa sœur. L'homme s'esquiva aussitôt. Jasper en profita pour se changer, abandonnant l'armure de mailles qu'il avait conservé pour le trajet, la remplaçant avantageusement par une tenue en coton bleu azur aux boutons d'argent qu'un autre page avait apporté dans la chambre.
Il venait tout juste de fermer le dernier bouton lorsque la porte s'ouvrit. Sur le seuil se trouvaient ser Gustave et Maeve.
La seconde entra dans la pièce, tandis que le second, resté au dehors fermait doucement la porte.
Sa petite sœur versa une larme en le voyant. Quant à lui, il sourit simplement.


Il fait si bon de te revoir, Jasper. Tu  m’as terriblement manqué.

Elle le serrait dans ses petits bras. Fort, pourtant. Comme si elle avait eu peur que...hé bien, qu'il lui arrive quelque chose qui était tout à fait possible pendant une bataille. Une blessure grave ou, pire encore, la mort.
Le seigneur des Eyrié n'avait pas eu peur, là-bas, à Lordsport. Il ne pouvait pas mourir aussi jeune, quand même, si ? cette pensée l'assombrit un instant, mais il se reprit très vite.


Je suis heureuse de voir que tu es sain et sauf.

Et moi je suis heureux de voir que tu te portes bien, petite diablesse ! C'est vrai que je t'ai manqué ? vraiment à ce point ? toi, en tout cas, tu...

Il fit mine de regarder derrière l'épaule de Maeve.

Oh ! attention ! regarde ! une araignée !

Et il s'esclaffa d'un rire joyeux que rares étaient les élus à entendre.

Désolé sœurette, mais il fallait bien que je me venge de toutes les fois où c'est toi qui m'a fait ce genre de blagues ! je disais donc que toi aussi, tu m'avais manqué. Et le pire dans tout ça, c'est qu'il ne fallait pas que quiconque voit mon désarroi...ce que c'était dur !

Il lui saisit les épaules et la regarda droit dans les yeux, fixement.

Tu t'es comporté en bonne dame, j'espère ? si j'apprends que tu as fais les quatre-cent coups à Edwyn et sa famille...

Il rit encore, plus légèrement cette fois.

Alors je ne serai pas étonné, mais je ne t'en voudrai pas...enfin pas trop !

Relâchant sa petite sœur, il avança vers son lit, où il avait déposé un petit objet rond. Il le saisit avec douceur et le tendit gentiment à sa sœur.

Tiens, voilà un cadeau pour toi. Je l'ai trouvé dans l'antre des Fers-Nés, il devait appartenir à une dame du Bief, je pense. Elle te plait ?

"Elle" était un petit pendentif bleu (pas du saphir, mais la pierre miroitait tout autant) en forme de tulipe stylisée. Jasper y avait ajouté un porte-pendentif en argent en forme de tige, et une simple lanière de cuir pour l'accrocher au cou.

Je sais que ce n'est pas une pierre précieuse, mais j'espère que ce petit quelque chose sera assez joli pour te plaire. Il brille pas mal sous les rayons du soleil, tu verras. Il faudra trouver un nom à cette petite fleur, tu ne penses pas ? je crois que c'est une tulipe...alors que penserais-tu de "Tulipe" ?

Jasper Arryn grimaça.

Bon, d'accord, c'est nul comme nom. En même temps c'est toi la...la plus imaginative !

Enfin, il ajouta en murmurant, d'un ton complice.

Nul doute que si tu disais aux courtisanes du Val qu'il s'agit d'une vraie pierrerie venant de Torth, elles te croiraient et chercheraient en vain à acquérir le même genre de bijou auprès des pauvres gens de l'île aux saphirs...
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Maeve Arryn
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Message Jeu 18 Juil 2013 - 1:44

Et voilà que la réponse à l’énigmatique question, « Que pouvait-on faire pour Maeve? » se révélait enfin. Tout ce qu’elle avait demandé pendant de tant de jour lui était enfin rendu. Elle ne voulait que revoir Jasper et rien d’autres. Après il y aurait son Val, mais pour l’instant l’absence de son frère l’Avait peiné et elle était heureuse qu’il soit enfin rentré. Le dernier membre de sa famille ne pouvait la laisser seul. Maura l’Avait abandonné en quelques sortes et elle ne lui avait pas pardonné. Jasper lui était revenue et elle serait bien plus heureuse à compter d’aujourd’hui. Elle ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il l’appela petite diablesse. S’il savait comme sa petite diablesse avait été un ange. On croirait même à un complot, tant elle s’était montrée digne de son rang. D’un côté elle avait plus à gagner en faisant bonne figure qu’en se montrant sous ses anciens jours.

Tu me manqueras toujours, mon frère. J’avais surtout peur pour toi. Les gens racontaient plein de choses sur les Iles de Fer et je craignais que tu me quittes toi aussi.

C’était loin d’être faux. Elle aimait son grand frère et aimait bien quand il était près d’elle. Leur relation avait beaucoup changé avec le départ de Maura et surtout l’arrivée du petit Tully dans la maison des Eyrié. Elle avait voyagé pour la première fois et elle n’en était pas malheureuse d’Avoir rencontré des gens hors du commun et des parents qu’Elle ne connaissait pas. Elle n’était pas de tout repos, mais il avait pu compter sur son entière collaboration. Maeve se raidit lorsque Jasper lui lança qu’elle avait une araignée sur l’épaule. Elle semblait ne pas avoir peur des bestioles, mais elle détestait les araignées. Déjà sur un plancher elle les appréciait peu, sur elle, elle les aimait encore moins. Elle ferma les yeux et lança à l’égard de son frère :

Chasse la, Vite, chasse la !, lui ordonna-t-elle dégoutée qu’un tel insecte se trouve sur ses épaules.

Elle n’avait même pas regardé l’expression de son frère qui éclata de rire au même moment. Elle ne lui fit pas ombrage et éclata de rire à la suite. Elle avait bien mérité cette blague il était vrai, mais il aurait pu éviter ce genre de bestiole. Il savait qu’elle avait horreur des araignées. Elle eut un sourire à l’égard de son frère et ressorti ses petits yeux démoniaques. Si elle avait fait de la misère à une seule personne s’était bien sa septa mais s’était méritée selon la petite Arryn. Elle n’Allait pas se plaindre, qui savait ce qu’elle raconterait si elle se plaignait. Elle leva la main à la hauteur avant de jurer qu’elle s’était bien comportée avec les Tully. Elle avait eu un comportement presqu’irréprochable. Elle disait presque …

Comme promis. Je n’ai pas fait aucun vilain tour à Vivesaigues et je me suis tenue comme une Arryn se doit de se tenir. Tu auras beau demander à tous si j’ai été très sage. En fait évite de poser la question à Septa Ilya.

Elle afficha un sourire. La septa aurait de quoi raconter plein de chose, mais elle s’était bien tenue. Elle n’Était pas dans le Val et voyait mal se comporter comme une gamine alors qu’elle était chez un autre seigneur très important. L’exposition de la petite Maeve au jeune seigneur du Conflans avait eu des effets bénéfiques que personne n’Avait escomptés, mais dont personne ne se plaindrait vraiment. Elle aurait mal vu faire les quatre cent coups sous le nez de Lady Charissa alors que son frère avait négocié des fiançailles. Elle avait aussi trop envie de plaire à la famille suzeraine qu’elle ne s’était pas permise d’inconduite. Bref, elle était fière d’elle. Ses seules incartades s’étaient parce que sa Septa l’Avait amèrement cherché.

Le sourire de la petite presque s’élargit lorsque son frère lui offrit un pendentif. Elle aimait bien les cadeaux. Qu’il puisse avoir appartenu à un fer-né ne lui dérangeait pas trop et que celui-ci l’ait volé à une dame du Bief, ne l’interpella presque pas. Elle avait toujours été attirée par les bijoux et encore plus quand il était serti de pierre précieuse. Elle n’en portait pas, mais elle les admirait surtout ceux que Maura avait possédé et ceux de sa mère qui se trouvait au Val à l’abri des curieux. Maeve observa la petite fleur un moment avant d’accorder raison à son frère. Il devait venir du Bief, les adorateurs des fleurs. Elle ricana lorsque son frère lui proposa un nom. Il n’avait pas cherché très loin. Elle lui remit le pendentif dans ses mains et se retourna attrapant ses cheveux d’une main.

Tu veux bien me le mettre,
s’il-te-plait?

Un cadeau restait un cadeau et elle était heureuse qu’il lui ramène un petit quelques choses. L’idée de faire croire aux courtisanes du Val que la petite tulipe venait de l’île des Saphir amusait beaucoup Maeve. Elle ne put même s’empêcher de faire une remarque à ce sujet :

Tu me permets d’essayer auprès d’elles? Je suis certaine que je m’Amuserais fort bien. Je les vois déjà en extase devant cette petite fleur alors que ce n’est pas un saphir.

Les courtisanes étaient trop naïves que Maeve pourrait arriver à leur faire croire qu’un Lynx de fumée est en train de ravagé la cour qu’elles partiraient voir si elle avait raison. Elles étaient assez exaspérantes que Maeve les évitait pour sa santé mentale. D’ailleurs, il faudrait qu’elle lui parle des femmes qui faisaient partie de sa suite au Val. Des personnes qui avaient été choisi par Maura, à une époque où elle voulait la petite Maeve dans son camp. Elle laissa tomber sa lourde tignasse lorsqu’il eut fini et elle prit place dans une chaise. Elle n’Était pas une enfant ordinaire et encore moins une véritable Lady. Elle n’Avait que faire de la couture ou bien des jacasseries de femme. Elle aimait les histoires de guerre et de braverie.


Comment c’était les Iles de fer? Les gens racontent plein de chose, mais je doute que tout soit véritablement vrai.


Elle n’était pas folle, elle savait que rien ne semblait comparable au continent. Mais Jasper avait vraiment ce que c’était et les avait combattus.




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Message Jeu 18 Juil 2013 - 22:54

Tu me manqueras toujours, mon frère. J’avais surtout peur pour toi. Les gens racontaient plein de choses sur les Iles de Fer et je craignais que tu me quittes toi aussi.

Maeve la terrible s'était donc inquiétée pour lui. Jasper trouva cela très touchant et gênant à la fois. Il faudrait sans doute la rassurer longuement, la prochaine fois qu'il partirait en voyage. Pas avant longtemps, il espérait. Encore qu'il aurait pu faire de nombreuses choses en dehors des Eyrié, voire même en dehors du Val. Visiter Villevieille, par exemple. Ou encore découvrir Accalmie, dont on disait que les murailles pouvaient stopper même un dragon. Voire même voyager jusqu'en Essos ? une idée à creuser, quoique certainement impossible à réaliser.
Ou bien, la prochaine fois qu'il partirait du castel familial, elle voudrait l'accompagner. Pourquoi pas ? aucune guerre n'était à craindre désormais et le Fléau de Printemps était terminé. L'ordre était revenu. Le nombre de bandits devait refluer dans les campagnes, maintenant que les moissons redevenaient peu à peu abondantes. Il faudrait peut-être visiter quelques grandes familles pour trouver une prétendante au titre de lady Arryn. Mais chaque chose en son temps. Aujourd'hui, il retrouvait sa Maeve. Il aurait tout le loisir de penser aux projets d'avenir plus tard.
Après la farce de l'araignée, sa petite sœur affirma qu'elle s'était bien comportée. Jasper se retint de lui dire qu'il demanderait quels mauvais tours elle avait joué à la pauvre septa. Cette pauvre bonne femme ne faisait que son devoir, la pauvre...
La vue du bijou illumina la face déjà brillante et joyeuse de Maeve. Nul doute que c'était surtout l'attention qui comptait, sur ce coup là. La pierraille dont était composée le pendentif ne valait rien, après tout...
Le nom de "Tulipe" fit rire la jeune fille sous cape. Elle montra les dents dans un petit sourire moqueur. Jasper baissa les yeux. Il n'avait jamais été doué pour ce genre de choses. Il n'était pas doué en beaucoup de choses, en fait.
Sans lui laisser plus de temps pour s'auto-critiquer intérieurement, Maeve se retourna et lui demanda (et en disant s'il vous plait !) de lui mettre le collier. Il s'exécuta...enfin, essaya. Ses mains fines eurent bien du mal à trouver l'endroit où il fallait imbriquer les minuscules attaches d'argent. Ses paumes et ses doigts pleins de cals l'empêchaient de sentir le métal correctement, aussi dut-il s'y reprendre à trois fois avant d'enfin réussir à attacher le collier improvisé.


Et voilà ! désolé, j'ai eu un peu de mal...mes mains sont mieux taillées pour manier une épée qu'un lacet de cuir et deux attaches en argent. Surtout des aussi petites...une épée, au moins, ça te tient bien dans la main, alors que ces machins là...on dirait qu'ils essaient de sauter loin de tes doigts, au moment où tu dois être le plus précis (ou la plus précise) possible ! vous, les dames, vous devez vraiment avoir la vie dure avec ces...ces trucs.

Elle lui demanda alors si elle pouvait vraiment faire tourner les courtisanes des Eyrié en bourrique. Il se contenta de lui sourire, énigmatique, la laissant interpréter sa réponse. Il était sûr qu'elle arriverait à leur faire croire n'importe quoi, à ces dames trop occupées à suivre le cours de la mode pour savoir que l'île "aux saphirs" n'était en fait qu'un pauvre caillou au milieu de la mer, réputé pour ses eaux cristallines plutôt que pour la richesse de son sol. Il alla glisser une remarque à ce sujet, pour vérifier que Maeve connaissait bien la géographie de Westeros, lorsque sa sœur lui demanda fébrilement comment c'était au juste les îles de Fer.
Jasper fit la grimace.


Tout dépend de ce que les gens racontent. S'ils t'ont dit que les Fer-Nés naissent dans la mer, ou qu'ils ont une tête de poulpe, ou encore qu'ils sont si féroces au combat que même les couper en deux ne suffit pas à les arrêter...excuse moi pour la barbarie exprimée par ces derniers mots... C'est faux. Par contre, c'est vrai qu'ils sont un peuple terrible et cruel, que leurs îles sont des rocs durs balayés par les vents iodés venus de la mer aussi cruelle et terrible qu'eux, dont les vagues immenses peuvent atteindre le haut de petites falaises. Ils manient leur hache avec brio, j'en ai moi même fais l'expérience.

Il repoussa sa manche, montrant une courte estafilade au bras gauche, partant du poignet et descendant jusqu'au milieu de l'avant-bras -trois fois rien. Bizarrement, il ne se sentait pas fier de cette cicatrice, sa première. Il avait toujours cru que la première marque de bataille était ce qui faisait d'un garçon un homme. Il se rendait bien compte qu'il avait tort. Ne lui restait alors qu'un seul pas à franchir pour perdre ce statut de "garçon". Le mariage. En tout cas, c'était ce qu'il pensait.

Rassure toi ! dit-il à sa sœur, j'étais tellement bien protégé pendant la bataille de Lordsport (c'est le port de la capitale des îles de Fer) que ma vie n'a jamais vraiment été en danger. Je ne suis pas près de te quitter, tu peux en être sûr ! je serai toujours là pour te gronder lorsque tu feras tourner la pauvre septa Ilya en bourrique. En plus, mes soldats avaient des ordres très stricts et ils s'y conformaient à la perfection. Dès qu'un ennemi approchait, j'étais aussitôt entouré de dix de mes hommes...je n'ai croisé le fer qu'avec deux ou trois hommes et ce n'était jamais moi qui...qui portait le coup de grâce. C'était comme si j'étais une petite fille de valeur -toi, par exemple-, qui ne savait pas combattre et qu'ils devaient absolument protéger.

Il grimaça de nouveau.

Maura se serait moquée de moi, je pense. Elle aurait dit : "Haha ! tu étais au milieu d'une bataille et tu n'as tué personne ? ha ! Tu n'as même pas affronté un adversaire à la loyale ? Si on m'avait dit que mon petit frère était une fille, en vérité, j'en aurai pissé dans ma culotte !"...fais pipi, pardon.

Il regarda par la fenêtre, sans voir les estafettes, les messagers et les soldats qui couraient un peu partout. Parmi eux, de nombreux hommes portant les armoiries Arryn distribuaient des lettres de change, des cerfs d'argent et des picaillons à des intendants Tully ou juste de simples marchands qui avaient jugé bon d'entrer dans le château pour faire directement affaire avec les officiers du Val.

Elle me manque, je crois. A toi aussi ? Non ? Tu en es sûr ? Tu me le dirais si tu avais besoin d'en parler, n'est-ce pas ?

Jasper se morigéna immédiatement. Qui était-il, pour faire la femmelette devant sa petite sœur ? Elle ne devait surtout pas le voir en état de faiblesse ! alors que faible, il l'était, indubitablement...
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Maeve Arryn
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Message Ven 19 Juil 2013 - 3:19

Elle attendit quelques minutes sachant qu’il devait peiner à lui accrocher ce pendentif. Oh mais elle ne perdait pas de temps. Elle imaginait fort bien la mise en scène que ferait ce petit bijou, une fois qu’elle serait entourée des courtisanes du Val. Certes, elle devrait supporter le gloussement de chacune d’elle, mais la supercherie était trop belle pour qu’elle ne puisse pas prendre la perche que lui avait tendue son frère. Sa remarque sur les attaches l’amusa. Il était vrai qu’elle ne connaissait aucun homme doué pour cette chose. Même son père, pour les rares cadeaux qu’il lui avait fait, il avait toujours juré. Surtout que dans ses souvenirs, ses mains étaient géantes pour une aussi minuscule attache.

Nous les dames avons un talent inné pour ce genre de chose, ce que vous n’avez pas. Dans les plus loin souvenir que j’ai de père, il jurait chaque fois qu’il me ramenait un cadeau et que je lui demandais de me le mettre.

Maeve eut un sourire nostalgique. Les seuls souvenirs qu’elle avait de lui n’étaient pas tous de mauvais. Il y en avait des bons. Elle était trop jeune à cette époque pour mesurer l’impact de sa mort, mais aujourd’hui, il lui manquait, tout comme sa mère. Elle ne pouvait que compter sur Jasper et elle était loin de détester cela. Imaginer des hommes avec des têtes de poulpe a fit bien rigoler. Tous ce qu’elle avait entendu était que les fer-nés étaient des barbares sanguinaire qui volaient sans prétention. Car la devise de la maison Suzeraine n’était donc pas « Nous ne semons pas »? Peut-être n’y avait-il aucune récolte, mais ils ne se privaient pas de voler à leur guise et elle était persuadée que la guerre avait eu raison d’eux. Les méchants ne triomphent pas et ne triompheraient jamais. Maeve était bien convaincu par ce principe. Elle n’était pas friande des histoires de guerre, elle préférait de loin entendre des récits de voyage et se passait bien des histoires romanesque. Autant dire qu’elle détestait l’histoire de Florian et Jonquille, trouvant les personnages un peu absurde. Elle se leva d’un bond lorsque jasper remonte sa manche. Elle eut un frisson dans le dos qui passa presque inaperçu. Son sourire revint tout de même lorsqu’il fit allusion à ses mauvais tours. Elle soupira, amusée et finit par lui répondre :

Si tu lui ordonnais de ne plus me donner aucun cours de couture, je pourrais peut-être te promettre de ne plus faire tourner Septa Ilya en bourrique. Tu es le seigneur des Eyrié, ils doivent te protéger. Cette guerre restera gravée dans l'Histoire, ainsi que les noms des héros qui auront combattu. D’une certaine manière tu en fais partie. Ser Gustave dit toujours que ce sont les gagnants qui écrivent les histoires. Ils ont combattu pour le roi, mais aussi pour le Val et d’une certaine manière, tu es le Val.

Pour Maeve c’était clair dans sa tête et elle n’Allait pas en vouloir aux hommes. Au contraire, elle aurait voulu les remercier d’Avoir ramené son seigneur et frère en un seul morceau. Pour une rare fois, elle n’était pas sur la même longueur d’onde que son frère, ce qui l’étonna. Même l’allusion à Maura eut le don de la faire raidir. Ce nom était jamais bien loin dans sa conscience, mais elle ne s’autorisait qu’à le penser et non à le prononcer, comme si elle allait être damné. Être à Vivesaigue lui avait oublié quelques réalités même si elle s’Était recueillie plus d’une fois dans le septuaire. C’était le plus bel endroit du château, sans aucun doute. Elle détacha son regard de son frère et marcha vers la fenêtre. Qu’aurait pensé vraiment Maura, si elle avait été encore vivante? Elle ne le savait pas et d’un côté, elle se disait que c’était mieux ainsi. Elle regardait distraitement les hommes qui allaient dans un sens et dans un autre. Ce n’était pas elle le seigneur des Eyrié. C’Était Jasper et bon sang qu’elle se fichait qu’il n’ait pas abattu aucun fer-né pendant cette guerre. Elle finit par se retourner et lança avec une petite voix.

Je me contrefiche de ce qu’aurait dit Maura. Elle n’est plus là et elle nous a quittés de toute façon. Elle ne m’a même pas dit au revoir, lorsqu’elle a quitté Hautjardin. Elle n’était pas non plus à Murs Blancs quand tu as jouté. Je me contrefiche aussi que tu n’aies pas tué de fer-né. Pour moi ça n’a aucune importance.

Si la valeur d’un homme se mesurait au nombre de gens qu’il avait abattu pendant une guerre, elle serait déçue. Elle ne croyait pas que le monde était fait ainsi. Elle se referma comme une huitre lorsqu’il lui parla de sa sœur ainée. Oui, elle lui manquait, mais elle n’Arrivait pas à l’exprimer uniquement parce qu’elle n’avait jamais supporté d’être partagé entre son frère et sa sœur. Elle ne voulait pas faire de mal à un comme à l’autre. Elle les avait toujours aimé égal, même si parfois elle avait pesté contre un, un jour et contre l’autre, le lendemain. Elle savait que son frère attendait d’une manière ou d’une autre, une réponse. Elle se détacha de la fenêtre et pris un siège. Elle se laissa choir croisant les bras sur sa poitrine, les yeux déviant au sols.

Je m’ennuis de ne pas l’entendre me menacer que si je ne me tiens pas, elle me fera sœurs du silence. Quand vous vous êtes disputés à Hautjardin je lui en ai voulu amèrement. Je ne voulais pas prendre ton parti ni le siens. Elle ne m’a pas dit au revoir et elle est partie. Partie pour de bon, maintenant.

Elle finit par lever les yeux en direction de son frère. Elle n’avait jamais fait de vilains tours pour se venger des décisions de ses ainés. Mais la réputation qu’elle avait dans le Val n’avait jamais vraiment plus à sa sœur. Maeve chassa une larme. Tant qu’elle vivrait, son frère resterait le chevalier qu’elle préférait à travers Westeros et ce même s’il n’avait pas de sang fer-nés sur les mains et ce quoiqu’aurait pu dire sa défunte sœur.



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Il n'y a rien de mieux que le retour d'un frère

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