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Jeyne Estremont

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Noble
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Jeyne Estremont
Noble

Général

Que trépasse si je faiblis.

♦ Missives : 70
♦ Missives Aventure : 10
♦ Arrivée à Westeros : 14/07/2013
♦ Célébrité : Holliday Grainger
♦ Copyright : Vanaheim
♦ Doublons : Alrik Mallery - Lakdahr l'Edenteur - Séraphine
♦ Age du Personnage : Dix neuf ans
♦ Mariage : A venir
♦ Lieu : Vertepierre
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
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Message Dim 14 Juil 2013 - 22:35





● Nom : L'écume de leur archipel semble chanter leur patronyme à chaque errance sur la rive, et la mer psalmodie : Estremont, dont elle berce et borde l'île.

● Prénom : Parait-il que son géniteur eut longuement hésité entre une pléthore de prénoms, que le jour de sa naissance venue, il n'eut pas plus été capable de choisir, estimant l'exercice étrangement plus ardu pour une fille que pour un garçon. Puis, ce fut des lippes engourdies et assoupies de l'ancienne parturiente épuisée, que fut soufflée une furtive particule : Jeyne. Il n'y eut guère d'objection à cette suggestion faite à l'orée des rêves.

● Sexe : Une demoiselle non peu fière d'en être une.

● Âge : Le temps flue et file entre ses phalanges qui ne seront bientôt plus suffisamment nombreuses pour tenir le poids des années, dix neuf ans déjà, et l'apprentissage ne semble en être qu'à ses prémisses.

● Origine : Née dans un microcosme où le ciel est furibond d'éclairs, où le tonnerre est apte à gronder comme nulle part ailleurs en Westeros, d'une contrée jadis foudroyée d'une guerre de divinités, sur une île des Terres de l'Orage.

● Métier : Certains sont nés pour guerroyer, d'autres pour oeuvrer en artisanat, une poignée pour diriger le monde, et quelques-uns, pour simplement servir et représenter leur patronyme. Dame de maison et main à prendre, éduquée en ce dessein qu'être et rester la digne représentante de son nom et, plus tard, de celui que son époux lui transmettra.


● Physique :  



Rien au monde, après l'espérance, n'est plus trompeur que l'apparence. Lorsque tu ne parais pas, tu disparais.




Aux Sept Enfers défroques et textile de petite facture ! Dans un univers où les dictâtes de la bourgeoisie ne pointent que le paraître, une lady ne peut se permettre de musarder avec un simple sac d'hardes, car se sont les parures de son patronyme qu'elle transporte partout avec elle. Comme sûrement toute damoiselle de son acabit, Jeyne apprécie la nitescence des gemmes dont l'on se pare, elle aime la beauté de l'or et l'éclat de l'argent – elle aime la distinction. Un goût pour le beau qui ne résulte nullement de la cupidité, mais des moeurs transmises par sa mère et sa septa qui l'ont toute sa vie tancée pour que sa toilette soit toujours irréprochable et joliment ornementée. Ses écrins ne sont ainsi jamais bien loin lorsqu'une tenue d'apparat est exigée, en tant qu'unique fille de sa fratrie, l'on désire d'elle qu'elle soit un parangon de féminité. Un pendentif en harmonie avec ses atours, une bague discrète mais tout aussi assortie, une hausse de maquillage pour rehausser son teint, une touche de fragrance, et une coiffure parfois alambiquée. Cette flavescente crinière qui, dépourvue d'attache ondoie telle la houle d'un océan doré,  fut et demeure encore la source de bien des maux ! Peigner cette épaisseur capillaire quémande endurance et patience, une chevelure dont les pointes chatouillent le centre de son échine et que l'on retrouve souvent enjolivée de tresses, broches, serre-têtes et autres filets. Et pourtant, si de prime abord la donzelle peut exhaler une noblesse trop ostensible, il n'en est plus tout à fait de même lorsque le rideau de l'intimité se tire sur celui sociétaire, lorsque cette apparence ne revête plus autant d'importance. Promenade à cheval, cheveux libre au gré du vent, robe moins imposante et plus légère, partie de cache-cache dans les ailes du bastion familial ou dans les jardins, et même, baignade dans un discret coin de mer.

Si la jouvencelle est bien loin de la vénusté d'une Seastar, l'on peut encore louer certains de ses traits. Si ce n'est l'ambre de sa chevelure, l'azur de ses prunelles semble être une bribe dérobée au ciel, et ses lèvres charnues sont peintes d'un bel incarnat. Son derme est d'un gypse blanc et pommelé de tâches de rousseur, qu'elle abhorre voir trop ressortir après exposition au soleil. Malheureusement, cette même peau si fine est sujette aux stigmates, il en faut bien peu pour qu'un érythème, une plaie ou une ecchymose apparaisse en bonne et due forme, il n'est ainsi point ardu de deviner lorsque la nymphette s'en est allée s'amuser à hauteur des récifs. Ses mirettes rieuses ne vous le cacheront pas, pas plus que son charmant sourire qui n'offre que plus de volume à des joues déjà rondes de santé. Rond, voilà ce qui semble caractériser son faciès et l'ensemble de son anatomie, car un peu gironde, est la demoiselle. Pas de disproportions, mais pas de maigreur non plus, bonne chair l'enrobe en des courbes qui font d'elle une femme prête à plaire et enfanter. Des hanches bien marquées et une poitrine présente quoi que pas assez développée selon son propre avis, un petit séant mais des jambes fuselées. Quand bien même les petits défauts existent et persistent, le principal est d'être fraîche comme la rosée du matin.


● Personnalité :



La mort est le prix que nous devons tôt ou tard payer pour notre cerveau et notre personnalité.




Un intérêt tout orienté vers la connaissance, véritable bibliophile et âme avide d'apprendre. Les délassements sont bien souvent limités lorsque l'on née dame, ce qui est d'autant plus vrai quand l'on voit le jour sur une île. Jeyne n'est pas dupe, elle sait que son devoir est d'honorer les siens et d'être digne de l'époux que son frère lui trouvera. Elle a depuis toujours été éduquée à cette fin, vénus de bienséance et de conversation qui ne lésine pas sur les sujets sur lesquels débattre. Le savoir par les opuscules, les antres littéraires sont des refuges dans lesquels elle aime parfois à se calfeutrer, par les rencontres également, tant lors des pérégrinations que l'effervescence qui anime le port d'Estremont. Si elle avait été homme, nulle doute qu'elle se serait vouée aux voyages, pour mieux découvrir, apprendre et échanger. Elle apprécie la compagnie de gens hétéroclites, mais de toutes, c'est bien celle d'Edric qu'elle préfère. Leurs conciliabules sont d'insondables puits d'échanges et il est sans conteste celui qui a façonné son ouverture d'esprit à travers les années. Curieuse depuis son plus jeune âge, cette notion qu'il aurait été opportun de voir se tempérer avec le temps ne s'y plia nullement, pis encore, elle n'a fait que croître. Véritable petite fouine, la jeune femme ne peut s'empêcher de fureter, de traquer, de débusquer pour le simple plaisir de le faire, quitte à se mêler d'affaires qui ne la concernent théoriquement pas.  Trop indiscrète dit-on, lui vient souvent la lubie de s'armer d'un chandelier et de se faufiler dans les plus sombres corridors de Vertepierre ou tout autre forteresse qui l'accueille en son sein.

De ce fait, sa septa la juge encore innocente plus qu'immature, même si la donzelle n'est pas une inepte achevée, elle se complait quelque peu dans son innocuité tant qu'elle le peut encore, parfaitement au fait que l'avenir lui apportera progressivement la sagesse dont elle manque encore. Un jour viendra où elle prendra son essor en tant que femme, ce jour où elle quittera le nid familial avec autant d'impatience que d'appréhension. Fière de pouvoir être utile aux siens, elle n'en demeure pas moins sincèrement attachée à sa famille dont elle chérit chaque membre – même si son émoi pour un en particulier n'est plus à démontrer. Légère et badine, elle aime faire sourire dans les moments difficiles, joyau d'optimisme et de débonnaireté qu'il ne faut toutefois pas contrarier, car au revers de ses risettes d'archange, Jeyne aime avoir le dernier mot. Comment ne pas se sentir privilégiée lorsque l'on a toujours été princesse parmi ces sieurs ? Un brin capricieuse, la naïade n'aime pas la concurrence, et pour cause, elle hait ne pas obtenir ce qu'elle désire, et ses mirettes savent papillonner et charmer pour ce faire. Elle sait que son minois n'est pas si désagréable à regarder et s'est longtemps exercée à l'art de la rhétorique et celui de la dialectique. Que l'on se méfie de la tortue, car elle n'est pas aussi veule qu'elle en a l'air ! L'art de beaucoup, elle s'y intéresse, tant de façon discursive que par le chant et la broderie. Si ses phalanges souffrent quelques fois des railleries de l'aiguille, son timbre est en revanche suave et cristallin, et l'on dit de sa voix qu'elle incante à l'instar d'une mélodie de sirène. Ceci, en particulier lorsqu'elle y adjoint les notes de sa lyre dont ses frères ont enduré les ratés de son apprentissage. Outre cela, c'est dans les patenôtres qu'elle trouve la paix, respectueuse de la foi des Sept dans lquelle elle a été élevée. Elle n'hésite par ailleurs jamais à se rentre au Grand Septuaire de Port-Réal pour y prier, ce qu'elle désire plus souvent faire depuis que son père a été frappé par la maladie.
 

● Famille :


" Que trépasse si je faiblis. "





♠ Lord Bryce Estremont : A la tête de l'île d'Estremont et de la forteresse de Vertepierre, sa débonnaireté en fait un seigneur apprécié de ses sujets ainsi que de ses proches. Il possède, aux mirettes de sa seule fille, toutes les qualités requises pour être un digne lord de maison, son unique désarroi réside dans le fait qu'il n'eut jamais été capable de lui trouver époux, quand bien même ne lui en tient-elle pas rigueur. Alité et tarabusté par les maux depuis quelques temps, son état inquiète de plus en plus la demoiselle malgré toute l'opiniâtreté dont il fait preuve pour surmonter la maladie.

♣ Lady Ryella Connington : Une femme douce et brodée de noblesse, qui connait son devoir et se saigne aux quatre veines pour le respecter. Un exemple de féminité pour sa fille qui la voit, chaque jour durant, seconder le lord souffreteux en s'occupant des affaires du fief. Force et élégance en toute circonstance, même si ce n'est guère toujours facile.

♠ Ser Gunthor Estremont : L'aîné de la fratrie et l'héritier de Vertepierre, que Jeyne respecte beaucoup pour ce statut. Elle en est certaine, ses futures décisions pour l'île seront prises à bon escient et il ne faillira pas dans ses coercitions. A ses côtés, elle se sent toujours protégée de cet étau fraternel dont l'on se délecte, et elle aime à observer quel guerrier il est aujourd'hui devenu.

♠ Messire Edric Estremont : Second né et pas moins couronné roi de tous les rois par sa petite soeur. Un homme à l'esprit vif et à la remarquable rhétorique, tendre et aimant, il possède tout du mari idéal avec lequel Jeyne aurait adoré s'unir si les choses avaient été autres. Loin d'elle l'idée de jouer les targaryennes, mais elle l'admire chaque aube un peu plus que la précédente, et en sa compagnie, elle se sent comprise.

♠ Acolyte Melwys : Troisième et dernier garçon avant Jeyne, celle-ci se souvient d'un jeune homme féru de savoir, spirituel et porté sur l'étude, si bien qu'il s'en est un jour allé embrasser sa passion à la citadelle de Villevieille pour devenir mestre. La donzelle n'était alors qu'une enfant, et le souvenir de ce frère se fait trouble bien qu'elle ait l'espoir de recroiser sa route.

♠ Ser Devan Estremont : Le maître d'armes de Vertepierre, de fort bonne compagnie et qui a le don d'ébaudir sa nièce. Même s'ils n'ont jamais croisé le fer ensemble, elle l'a souvent observé entrainer Gunthor ou même Edric, et ils s'apprécient à leur juste valeur.

♣ Lady Olenna Trant : L'épouse de ser Devan, à l'outrecuidance glacée de prime abord. Une femme mystérieuse et qui semble savoir ce qu'elle désire, même Jeyne qui s'entend bien avec elle ne peut point se targuer en connaître beaucoup sur sa tante, ce qui ne les empêche pas de s'étendre en discussions diverses lorsque l'occasion se présente.

♠ Ser Ethan Estremont : Le capitaine de la garde de Vertepierre, une place de choix qui s'explique tant par les talents d'Ethan à l'épée que par sa proximité avec son cousin et futur seigneur, Gunthor. La demoiselle aime particulièrement à le taquiner lorsque faire se peut, même si elle sait qu'il n'aime pas sa propension à déambuler dans les corridors de la forteresse une fois la nuit tombée.

♠ Messire Lancel Estremont : L'argentier de Vertepierre et second fils de ser Devan et lady Olenna, son intelligence en fait un excellent partenaire de conversation et sa fascination pour les chiffres, un parfait pédagogue lorsque Jeyne veut se pencher sur le sujet.

♣ Lady Elesha Estremont : Un peu fleur bleue, la sylphide adore à rêver du jour où son illustre prince s'en viendra lui demander sa main. Une perspective qui ne manque pas d'amuser Jeyne, qui tente de tempérer la candeur de sa cousine, aujourd'hui devenue sa dame de compagnie et sa plus fréquente complice.

♠ Ser Waymard Estremont : Un oncle que la demoiselle ne connait pas ou très peu, il a embrassé la voie de l'errance il y a fort longtemps de cela, et même qu'il aurait côtoyé l'illustre Epée du Matin, paraît-il.

♣ Lady Athella Estremont : Petite soeur de lord Bryce et ser Waymard, Athella est aujourd'hui veuve de l'ancien lord Redwyne, faisant de leur fils Jace un cousin de Jeyne.
 



● Résumé :  



An 193 : Naissance de Jeyne à Vertepierre sur l'île d'Estremont, commence une éducation visant à la faire devenir une dame digne de ce nom. Entre temps et alors qu'elle n'est qu'une enfant, elle voit son frère Melwyn quitter le foyer pour se rendre à la citadelle de Villevieille et se consacrer aux études.

An 205 : Elle voyage jusqu'à Port-Réal pour assister au tournoi qui s'y tient, elle y rencontre notamment Annabelle Solverre avec laquelle elle entretiendra une correspondance.

An 207 : Elle assiste au tournoi de Viergétang dans le Conflans.

An 209 : Elle pérégrine jusqu'à Port-Réal en compagnie de son frère Edric, notamment pour y faire des achats. Par la suite, ils prennent la route pour assister au tournoi de Cendregué dans le Bief, évènement auquel participe notamment son frère aîné, Gunthor.

An 211 : Lord Bryce Estremont tombe malade et se voit contraint à rester alité. Il n'a toujours pas trouvé de parti pour sa fille, ce à quoi promet de remédier Edric. De son côté, Jeyne retourne à Port-Réal dans le but de prier au Grand Septuaire pour le rétablissement de son père.

An 212 : Edric revient enfin de ses pérégrinations avec une excellente nouvelle, si tout se passe pour le mieux, ce n'est nul autre que le Grand Argentier, lord Clarence Hightower, que la demoiselle épousera. Elle rencontre d'ailleurs un certain Dandelion, émissaire de lord Hightower et avec lequel elle discutera longuement. Par la suite, elle fait route jusqu'à Villevieille à l'occasion du Festival des Arts, où elle a pu pour la première fois rencontrer son hypothétique futur promis.

● Histoire :


Les galernes avaient entonné leur chant depuis les prémisses de la journée, elles fouettaient les hameaux et l'écume des mers qui, telle une poussière diaphane et salée, se déposait en embrun sur la berge et les individus qui s'attelaient à leurs besognes non loin. Les ports étaient des lieux de convergence aventurière, les meilleurs conteurs et affabulateurs amarraient aux quais aptes à les accueillir, un endroit de rencontres et d'échanges dont l'on pouvait humer la fragrance du changement à des lieux d'ici. Sans doute étaient-ce ces effluves d'odyssée et de pérégrination qui enjôlaient la demoiselle, le séant installé sur le rebord d'une grande fenêtre, l'échine arc-boutée à celle-ci. Dans une mouvance distraite, ses phalanges peignaient la cataracte de boucles d'or qui chutait sur son épaule senestre, tandis que ses mirettes d'azur limpide et diapré de malice guettaient bien au-delà des remparts, égarées dans la rêverie. L'océan était, au loin, constellé de polacres et autres navires, le vent soufflait dans les voilures, mais le temps semblait plus clément qu'il ne pouvait d'ordinaire l'être. Pas de bruine, pas de menaçantes nues, l'atmosphère même éphémère était propice à la quiétude, une belle journée qui s'annonçait. Tout à coup... Une sonorité intempestive vint vibrer à son tympan, à l'instar d'un vrombissement de quelque nuisible venu virevolter à l'orée de son oreille, jusqu'à ce que le son se précise et ne l'extirpe de son inertie.

« Jeyne... Jeyne ! Auriez-vous la bonté d'ouvrir vos écluses et de m'écouter ?! » La jouvencelle quitta l'observation du paysage pour mieux s'orienter vers la locutrice au regard sévère et à la bouche plissée de rectitude. « Mh ?... J'ois fort bien septa Leonette, j'ois fort bien... Ah, vous entendez, cela dit, vous ne m'écoutez pas pour autant ! Mais si tel n'est pas le cas,  je présume que vous êtes apte à me prouver que je me fourvoie ? Alors, de quoi vous parlais-je ? » La jeune fille cligna des yeux, prise de court, et ses prunelles biaisèrent intuitivement sur la droite, en direction d'une autre nymphette qui se trouvait là. Cette dernière, sagement installée sur un siège, fit d'amples mouvements de ses lèvres pour tenter d'aider la pauvrette en difficulté. Toutefois, n'eut-elle point le temps de cesser ses grimaces que la religieuse, loin d'être dupe, se tourna brusquement vers elle. « Elesha ! Je vous ai vue, ne soufflez pas ! Eh bien Jeyne ? J'attends. Durran Durrandon s'est entiché d'Elenei, la fille des divinités du vent et de la mer, dont il se vit offrir la virginité. Il fut jadis le premier Roi de l'Orage et celui à l'origine du château d'Accalmie... » La nonne eut une moue courroucée. « Nous avons changé de sujet depuis cinq minutes ! Même si vous retenez ce que vous entendez, vous n'êtes pas assez attentive – beaucoup trop dissipée ! Par la Jouvencelle, ignorerez vous également votre époux lorsque celui-ci vous parlera ? Vos parents seraient désappointés de votre attitude, il en va de l'honneur des Estremont ! »

Les épaules de la sylphide s'affaissèrent simultanément au frêle soupir qui passa la barricade de ses lippes, puis elle baissa les yeux, sujette à une once de remord quand bien même savait-elle parfaitement que sa tutrice était intransigeante. Depuis son plus jeune âge, elle l'avait toujours connue ainsi, hydre austère qui n'avait toutefois nulle mauvaise intention, bien au contraire. Elle l'avait éduquée comme sa propre enfant, selon la volonté des Sept et les moeurs qu'une lady de haute famille se devait de posséder. Elle en était consciente, de sa bonne fortune, celle d'être née dans un entourage enclin à la combler tant sentimentalement que matériellement parlant. Benjamine Estremont, fille de l'île du même nom et petite princesse parmi un rosaire de princes. Leur influence était notoire sur les Terres de l'Orage, pour leurs hoiries, pour ce qu'ils représentaient, et elle l'était également dans tout le royaume, notamment pour un trésor commercial dont ils jouissaient du monopole. Ne point survivre dans l'indigence était un privilège, et l'honneur des siens, le corollaire de sa noblesse. Telle avait toujours été la pierre angulaire de son éducation, tel était son devoir, calligraphié en lettres de sang dans l'opuscule de son existence. Déjà presque deux décades écoulées, et toujours aucune alliance pour ceindre son annulaire... Seigneur son père avait échoué dans cette tâche, incapable d'user du fait d'avoir une fille à bon escient pour quérir d'alliés dans le monde politique. Mais comment aurait-elle pu lui en tenir rigueur ? Quidam de débonnaireté et de patience, il l'avait toujours aimée, et aujourd'hui, elle ne pouvait faire autrement que le mirer, impuissante, dans sa lutte contre la maladie. Près d'un an qu'il était souffreteux, et que tous priaient pour son rétablissement, en vain pour le moment. Une situation qui harpait les coeurs d'un inexorable fardeau, face auquel tout le monde feignait de faire risette d'un optimisme nécessaire. Elle, avait peur... Et si son lord de paternel ne se réveillait plus ? Et s'il passait l'arme à gauche avant de festoyer son mariage ? Et s'il ne pouvait même y assister, puisque contraint de garder le lit ? Tant de doutes, de craintes, car elle n'était pas prête à le perdre.

« Bien, reprenons. Et tâchez de vous tenir convenablement, pas de dos voûté, je veux une contenance gracieuse et digne, même pour les leçons ! Allez, redressez-vous. » La naïade se plia à la volonté de la septa et corrigea la position de son rachis, tout comme celle de son port de tête imparfaitement  relevé, lui dirait-on certainement. Mais dès lors que la voix de la pédagogue retentit, elle ne put empêcher son regard de repartir s'égarer vers le côté ouvert de la fenêtre sur laquelle elle se trouvait toujours. Elle guetta l'horizon, puis lorgna plus bas, vers un point de passage où les factionnaires étaient aux aguets et que les badauds traversaient dans un sens ou dans l'autre. Soudain, un galbe se détacha des promeneurs usuels, tel un joyau brut dans une houle de contrefaçons, telle une étoile filante qui luisait encore dans son sillon. Le faciès de la demoiselle s'illumina, elle se pencha un peu plus pour pouvoir le suivre des yeux à défaut d'être apte à le talonner, car déjà, il s'en allait. Elle ne pouvait le permettre.... « Jeyne ! Vous allez me rendre chèvre, vous n'avez pourtant plus l'âge que je vous tance ! Oh, septa Leonette, pourrions-nous faire une pause ? Une toute petite, s'il-vous-plait ! J'ai cruellement besoin de me dégourdir ! Ah, bon, je vous connais, vous ne me prêterez plus attention avant de vous être aéré l'esprit, espiègle que celui-ci. Mais je vous préviens, nous reprendrons là où nous nous sommes arrêtées, et il faudra mettre du coeur à l'ouvrage ! Bien, je vous accompagne jusqu'à la cour. »

L'assentiment de la religieuse ne put qu'ébaudir la vénus qui bondit de son siège improvisé et prit aussitôt le bras d'Elesha, vraisemblablement tout aussi ravie à l'idée de se divertir un peu. Tandis qu'elles prirent toutes deux la suite de la nonne, la seconde se plut à interroger la première – c'est qu'elle la connaissait, sa cousine ! Elle avait remarqué l'éclat enchanté qui s'en était venu farder son visage alors qu'elle regardait au-dehors. Elle avait aperçu quelque chose, ou quelqu'un... Cependant, Jeyne se complut dans un silence ostensiblement sibyllin, sourire désinvolte aux lèvres, car elle aimait chérir ses petits secrets tant qu'elle le pouvait. La triade de bonnes dames descendit la pléthore d'escaliers pour quitter le second étage et arriver dans la haute-cour, accueillies par diverses salutations des gens qui se trouvaient là. Parmi eux, un énergumène s'immobilisa à leur hauteur et prit le temps d'une légère courbette, avec l'envie manifeste de les arrêter pour entamer la conversation. Cet homme ? Valen, un membre de sa garde personnelle et un olibrius reconnu pour son excentricité. Du haut de sa trentaine, il était fin bretteur, issu de la roture et avait toujours le mot pour rire. Le mot, oui, et l'incongruité en paire ! Notoire pour sa franchise outrancière, il était la bête noire de la septa, qui le jugeait d'une très mauvaise influence sur sa protégée. Celle-ci avait toutefois insisté pour que l'on daigne le laisser à son service, car si elle prenait soin de ne pas le laisser déteindre sur elle, elle ne pouvait sciemment se priver de son humour dissonant et de ses théories fumeuses. Un personnage plein de surprises et qui avait le mérite de l'égayer, avec lequel elle adorait cancaner.

« Bonjour miladies ! Comment vous portez-vous en cette belle journée ? Fort bien, et vous-même mon ami ? De la même façon ! Et je dois dire que je suis heureux de vous croiser tout à fait fortuitement lady Jeyne. Je désirais justement vous faire part de quelque chose, si je puis me permettre un aparté, j'ai une théorie qui repose sur beaucoup d'observation, et les Sept savent que mon acuité visuelle pourrait être celle d'un rapace en plein ciel ! Oh, voilà que vous égayez notre curiosité, et qu'est ce que cette acuité dont vous vous targuez vous a t-elle amené à conjecturer ? Rien qui ne me paraît pas accouché du syllogisme même, à dire vrai, cela concerne les armoiries. L'apophtegme qui orne les héraldiques est souvent un résumé très concis de la psychologie d'une maison, nous sommes d'accord ? Si fait. Or, je viens à penser que les éléments même qui composent l'emblème d'une famille, outre le fait d'être inspirés de légendes, de legs architecturaux et j'en passe, son directement liés aux membres de cette même famille. Je m'explique, et pour ce faire, rien de mieux que quelques exemples : la Main du Roi n'est-elle pas représentée par un dragon d'opale, alors que Freuxsanglant a des cheveux de la même teinte ? Coïncidence ? Je ne crois point ! » La donzelle fronça le nez, visiblement incommodée par l'exemple cité. « Mais... Lord Brynden Rivers n'a t-il pas lui-même choisi son blason ? En tant que fils d'Aegon Targaryen et légitimé par celui-ci, il hérite théoriquement du tricéphale de gueules, qui est pourpre me semble t-il. Votre théorie ne s'applique donc pas ici, puisqu'il est logique que lord Brynden ait utilisé un signe distinctif en guise d'inspiration. Non ? » Le quidam se transit de perplexité, les lèvres pincées, seules ses prunelles mouvèrent de gauche à droite comme s'il quêtait pour une échappatoire. « Ceeeertes... ! Mauvaise illustration... Essayons-en une autre. Comment pourrait-on expliquer le fait que l'infâme Dagon Greyjoy ait pu ainsi horrifier le continent durant si longtemps, et même pénétrer Castral Roc ? Eh bien... L'on ne nous dit rien, mais, s'il est un fléau des mers, c'est assurément car il doit en réalité avoir huit bras ! Dix... Pardon ? » Jeyne fit une moue mutine. « J'ai déjà entendu mes frères converser à son sujet, et l'appeler la Seiche d'Or, appellation qui lui vient de ses armoiries si je ne m'abuse. Je ne suis guère érudite mais je pense savoir que les seiches sont des décapodes, et non des octopodes, ce qui signifie qu'elles ont dix appendices et pas huit. Et quand bien même, je doute qu'il soit plausible à un homme de posséder autant de bras ! A moins qu'il soit aussi fait d'or et qu'il ait peur de l'eau car il risque de couler à pic s'il s'y aventure ? Voilà qui serait cocasse pour un animal marin ! » Elesha baissa la tête pour pouffer de rire, sous le regard désabusé et quelque peu offusqué de l'homme qui leva fièrement le menton. « Très bien, vous ne me laissez plus le choix, parlons un peu de votre potentiel futur promis, le Grand Argentier ! Vous connaissez bien évidemment son héraldique ? Une tour blanche couronnée de flamme sur champ gris-fumée. » Récita la jeune femme, forte de ses leçons et en guignant sa tutrice, alors qu'une risette grivoise vint ornementer le faciès de l'individu. « Cette tour ne vous évoque rien de viril ? Euh... ? Ha, l'innocente ! Si vous voulez mon avis, lord Clarence a un grand beffroi sous braies, et il vous en brûlera d'en devenir le guet ! Ajoutez à cela sa fonction, en plus d'être fort bien couillu, ce sont de petits Hightower en or massif qu'il vous fera pondre après avoir assuré la rente de votre trésorerie ! Nul doute, votre frère vous a trouvé un excellent parti. »

Le couvre-chef de la septa fit trois fois le tour de son crâne et elle devint hâve, tandis que les mâchoires des deux donzelles se décrochèrent de leurs attaches. Si Elesha n'osa s'esclaffer de suite, les lippes de Jeyne s'étirèrent promptement dans une expression outrageusement amusée, à la fois choquée et déridée par une telle répartie qui aurait fait se pâmer bien d'autres jouvencelles. Un rire cristallin et irrépressible fit soubresauter sa poitrine alors que la religieuse se mit à marteler l'épaule de l'irrévérencieux de petites tapes certes inoffensives mais pas moins furibondes. Dans des cris de harpie scandalisée, elle se mit à le morigéner sur son vocable et son humour tout bonnement injurieux, créant un spectacle de choix pour les passants aucunement surpris. Le binôme de demoiselles se désopilaient discrètement à leurs abords, avant que l'une ne fasse signe à l'autre de la suivre et que toutes deux ne se dérobent de leur côté. Robes légèrement remontées pour se prémunir de toute chute dans leur course, elles arpentèrent un moment le bastion de Vertepierre, jusqu'à retrouver la trace de celui recherché. A hauteur de l'un des promenoirs de la demeure, elles pistèrent deux silhouettes, telles deux adolescentes en émoi, surexcitées par cette simple traque. Camouflées au revers d'un pilastre, elles susurrèrent tout en guettant leurs proies.

« Aaaah ! Je le savais, que c'était ton frère la raison de tout ceci ! Shhht, il va t'entendre ! » Elle s'inclina sensiblement pour apercevoir la fière allure d'un Edric en pleine conversation. Edric, ce n'était guère qu'un simple prince né avant elle, il était roi, souverain dans le coeur et l'esprit de sa petite soeur. Il était le modèle, le héraut de la Tortue d'Estremont, le vaillant et le servant, le professeur et le confident. Un épicentre auprès duquel elle ne craignait rien et auquel elle vouait une confiance volontairement atteinte de cécité, une protection différente de celle qu'elle ressentait auprès d'autres membres de leur famille, ou même de Gunthor. Une relation ineffable, un conte qui leur appartenait. « Qui est l'homme qui l'accompagne ? Il s'appelle Dandelion, lord Clarence Hightower l'a envoyé en émissaire. Oh, c'est avec lui que tu as parlé, c'est cela ? Oui... »

Hightower... Illustre famille du Bief, une haute distinction, une histoire séculaire, des coffres aux rumens emplis d'opulence, et en guise de lord de maison, un protagoniste que l'on ne présentait guère plus depuis longtemps. Le seigneur Clarence était précédé de sa réputation, Grand Argentier de sa majesté et auguste intrigant. Ce même homme auquel sa main serait hypothétiquement ployée, grâce à la dextérité diplomatique d'Edric. Cette perspective semblait utopique, quand bien même ne le connaissait-elle que par les proses qui se glissaient de bouche à oreille, et de ce que ce fameux Dandelion avait accepté de lui céder. De chétives informations, mais qu'importait... A lui seul, le maître de Grand-Tour constituait un espoir matrimonial comme Jeyne n'aurait jamais pu en espérer, que lord Bryce aurait peut-être été incapable de dénicher de son propre chef. Elle ignorait tout ou presque de lui, mais si son frère le disait digne, il ne pouvait alors que l'être. Dès lors, son unique devoir était de plaire au dignitaire bieffois, qu'il la juge intéressante si ce n'était à son goût, car elle ne pouvait désappointer les siens, et surtout pas Edric qui s'était donné bien du mal dans sa quête d'un époux pour elle.

« Comment penses-tu qu'il soit, ce Grand Argentier ? Je l'ignore...  Mais j'ai confiance en mon frère, il sait ce qu'il fait, et il n'entreprendrait rien qui me rendrait malheureuse. Sais-tu quand est-ce que tu le rencontreras ? Es-tu anxieuse ? Mh... Je ne sais pas et oui je le suis, un peu... Et si je ne lui plaisais pas ? » Soudain, les deux hommes qui discutaient se séparèrent, le convive partit dans une direction tandis que l'Estremont semblait plongé dans une intense réflexion. Ce fut alors que les deux jeunes femmes se firent repérer dans leur manège par Ethan, capitaine de la garde de la forteresse dans laquelle ils oeuvraient. Celui-ci avait remarqué l'étrange attitude des sylphides et s'était manifesté d'un raclement de gorge, faisant par la même occasion sursauter sa petite soeur, Elesha, qui se confondit en furtives explications. Son cousin occupé, Jeyne en profita pour leur faire faux-bond et s'en alla en tapinois. A pas feutrés, elle approcha de l'échine d'Edric, et taquine, elle se mit sur la pointe des pieds pour couvrir les yeux de son aîné de ses délicates menottes. Puis, à son oreille, elle vint chuchoter. « Qui est-ce ?... »


● Inventaire :
Tout ce qu'une jeune demoiselle de bonne famille peut prétendre posséder, des beaux atours et des bijoux, bien que sa garde-robe se constitue également d'habits moins outrecuidants et plus pratiques, pour des activités moins protocolaires. Avec elle, elle transporte toujours une bribe de vertepierre, cette fameuse ressource dont les Estremont font commerce, ainsi qu'un petit flacon de parfum dont elle s'humecte le cou et les poignets avant chaque rencontre. Et la dernière chose dont elle ne se sépare point est son chaton, à la robe dite écailles de tortue, très récemment adopté et dûment nommé Picrate.





● Pseudo :  Luchadora
● Âge :  21 ans
● Divers :  Il était un petit navire, il était un...
● Avatar :  Holliday Grainger
● Souhaitez-vous vous inscrire aux interventions de Lady Coeurdepierre ?  Ouiiii !
● Connaissez-vous le Roman ?  Toujours pas lu !
● Comment avez-vous connu le forum ?  J'y suis depuis longtemps !
● Comment trouvez-vous le forum ?  Toujours aussi bien.
● De quelconques suggestions ? Non m'sieur !



You can make a wish. It’s quite simple to do,
Just close your eyes tight for a second or two,
Pretend it’s the future, imagine you’re seeing,
The wish that you longed for has come into being.


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Main du Roi
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Brynden Rivers
Main du Roi

Général
Freuxsanglant

- Combien c'est-y que lord Freuxsanglant il en a, de zyeux ?
- Mille, et rien qu'un.

♦ Missives : 3432
♦ Missives Aventure : 33
♦ Age : 32
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
♦ Arrivée à Westeros : 22/06/2009
♦ Célébrité : Kevin Costner
♦ Copyright : Alysanne
♦ Doublons : Edric Estremont
♦ Age du Personnage : 36 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Donjon Rouge, Port-Réal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
155/500  (155/500)


Message Lun 15 Juil 2013 - 12:02

Soit à nouveau la bienvenue sur le forum, Jeyne !

Que dire sur cette fiche si ce n'est qu'une fois de plus, elle est parfaite ? Personnage bien cerné, fiche parfaitement écrite, bref, en clair, tout est bon !

En tant que dame de la maison Estremont, tu pourras évidemment compter sur les ressources de ta maison. Toutefois, d'un point de vue RP, tu ne disposes que de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 30 dragons d'or. Tu pourras te servir de cette somme pour acheter des biens aux marchands ou tout autre chose. Même si ça n'en a pas l'air, il s'agit quand même d'une grande fortune ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Tu gagnes par ailleurs 50 points de réputation bonus pour avoir choisi un scénario ! Ils sont ajoutés à ton profil.

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. N'oublie pas de consulter les autres sujets du bureau du Grand Mestre pour t'intégrer dans le contexte ! Tu pourras ensuite débuter le jeu en consultant les demandes, en postant la tienne ou en demandant directement à un joueur. En cas de questions, n'hésite pas à poster dans la Tour de la Main ou à m'envoyer un MP. Enfin, n'hésite pas à passer par le flood et la CB pour te faire connaitre et t'intégrer plus facilement sur le forum !

Puisses-tu enfin trouver un époux digne de toi !


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Jeyne Estremont

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