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De Glace et de Feu - PV Kay

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Message Jeu 11 Juil 2013 - 19:35

Si l'on venait à vous parler d'hommes des clans des montagnes, quelle image auriez-vous ? Sans doutes un homme puant, poilus de la tête aux pieds, violent, vulgaire, agressif avec une hache dans la main ? Je suis sûr que, pour certains c'est l'image qu'ils ont eus. Quant à la description psychologique, des sauvages ne pensant qu'à se battre l'un avec l'autre, chasser, et se reproduire ? Est-ce que je me trompe ? Non, bien sûr. Et, pour ne rien vous cacher, dans l'ensemble, vous avez raison. Mais … Tous ne sont pas comme ça, certes, ils sont rares, mais, en cherchant bien, l'on parvient à trouver quelques montagnards différents. Avez-vous déjà entendu parler de Jack Harclay ? Cet homme ayant fui sa vie de clans, et qui après avoir passé quelques années dans le Conflans pour ce « civiliser » finit par devenir protecteur de Lady Maureen Bolton ? Non ? Cela est fort dommage, voilà un personnage intéressant, loin de tous ces standards et clichés des membres des clans. Un homme agréable, souriant, sachant parler sans beugler, en utilisant un vocabulaire sain, dénué de toute les vulgarité propre à ses origines. Cet homme jouait même de la flûte. Oui, un tel homme n'avait rien à faire dans un clan des montagnes, et encore moins en étant un des enfants d'un des chefs. Et pourtant … Malgré sa différence, qui est même allée jusqu'au choix de ses armes, à savoir deux lames courtes plutôt que de quelconques haches, marteaux ou lances. Durant de longues années, l'on s'est moqué de lui, sans qu'il ne bouge, jusqu'à un fameux jour où, s'énervant, il leva les armes contre son aîné et son père, pour leur infliger une cuisante défaite à tout les deux, avant de partir. Un an à Winterfell, trois ans à Salvemer, deux ans à errer dans le Conflans avant de trouver une nouvelle famille au sein des Bolton, qui ne savaient pas qui il était vraiment, se faisant simplement nommer Jack, pour que les siens ne sachent pas. Durant une poignée d'années, ce guerrier vécu heureux, comblé, se trouvant une réelle raison de vivre, bien que toujours triste de ne pas avoir pu emmener sa sœur avec lui. Et pourtant … Les retrouvailles ne sauraient tarder. Voyez-vous, à cette époque, tout deux échangeaient des corbeaux, et … Une annonce lui fut faite, son frère était grandement malade, tandis que son père semblait lui aussi arriver sur la fin. Bientôt, lui devrait rentrer chez lui, en héritier de ce clan qu'il n'avait jamais aimé. Cela dit, pour sa sœur, il était prêt à tout, et, la savoir là-bas seule, à devoir décider, et se faire critiquer toute la journée, il ne pouvait pas laisser faire ça.

Par pure coïncidence, cet échange fut aussi l'occasion pour Jack de dire à sa sœur qu'ils allaient partir vers le Sud, et de fait, ils ne pourraient recevoir ces messages, ni savoir quand les morts auraient lieux. Un dernier voyage, une dernière chance de profiter de sa seconde famille. Une dernière chance pour accumuler de doux souvenirs qui l'accompagneront durant de longues années.

Durant ce fameux voyage, de nombreuses choses se passèrent. Il y eut une sorte de chasse après une bête étrange. Cela se révéla être lié à une sorte de groupuscule étrange vénérant un … Âne. Il y eut aussi la guerre contre les fer-nés. Bien des rencontres, bien du chemin, bien des combats. Mais, de tout cela, il y eut une rencontre qui illustra parfaitement cette différence avec ses confrères.

L'action se passe à la capitale. L'équipée Bolton s'était arrêtée en ce lieu avant de se rendre au bois-au-rois, dans le but de participer à cette fameuse chasse, pour ensuite se rendre à Pierheaume, maison de la très chère mère de lady Maureen. Une fois que le groupe avait trouvé refuge dans une auberge curieusement nommée « Les deux Renards », Jack laissa la protection de lady Maureen à ses compagnons, pour pouvoir se promener dans les rues de cette immense ville, qu'il ne reverrait sans doutes jamais. De temps en temps, le jeune homme avait besoin de se retrouver seul, marcher un peu, ou s'isoler pour s'entraîner. Tous le savaient, et respectaient cela. De temps à autres aussi, il se plaisait à aller dans des tavernes, descendre quelques verres d'alcool, et faire des rencontres. Ça aussi, ses compagnons le savaient, et, cela ne dérangeait personne. Personne sauf lady Maureen dont le comportement de son protecteur avait tendance à exaspérer de temps à autres, notamment quand il s'agissait de ses rencontres féminines.

Mais, par cette belle soirée, il n'était nul question de tavernes, ou de rencontres, une simple petite ballade, ni plus, ni moins. Cela dit, après quelques minutes de marche, alors que la nuit commençait à tomber, quelque chose attira son regard. Une lueur étrange, non loin de là, derrière des bâtiments. Ces lueurs semblaient tournoyer, s'éteindre puis se rallumer. Intrigué, le nordien tenta de trouver un chemin afin de rejoindre l'origine de ses lueurs. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit de quoi il s'agissait, une jeune femme ayant réussi à dompter le feu. Pour une fois, son regard ne se posa pas en premier sur l'inconnue, mais, ce qu'elle réussissait à faire. Était-ce … De la magie ? Cette jeune femme semblait cracher du feu, tandis que de ses mains jaillissaient des flammes. Comment était-ce possible ? Le montagnard ne comprenait pas, mais, était tout simplement subjugué par ce qu'il se passait. La prestation ne dura malheureusement pas bien longtemps, sans doutes celle-ci avait elle commencé bien avant que lui ne la remarque. Ce qui était sûr cependant, c'est que jamais il n'oublierait pareil spectacle.

C'est donc une fois que l'inconnue salua ses spectateurs que Jack posa enfin ses yeux sur elle. Une jeune femme d'une grande beauté. Une beauté … Exotique. Un physique atypique, qui, correspondait à ce que l'on décrivait sur les femmes de l'autre côté de l’océan. Un visage agréables, des formes généreuses, et des tatouages semblant parcourir son corps. Lui ne put détacher son regard de cette beauté, et ne put que la regarder partir, ne trouvant rien d'intelligent à dire, ou à faire. Il réfléchit quelques instants avant de trouver une idée intéressante. Le protecteur avait sur lui quelques pièces, peut-être que l'arrêter afin de la dédommager pour le spectacle pouvait être intéressant ? Sans vraiment réfléchir à la suite probable des choses, le jeune homme la suivit, jusque dans la ruelle où la belle s'était faufilée. Alors qu'il l'avait perdu de vue, une voix féminine se fit entendre, et, elle semblait en mauvaises posture, demandant qu'on la laisse tranquille. Ainsi, Jack pressa le pas, et découvrit un petit groupe de quatre hommes, sans aucun doutes mal attentionné. La jeune femme tentait de se débattre, essayant de mordre ses potentiels agresseurs, mais cela ne fit que les mettre en rogne, si bien qu'un d'eux finit par l'attraper par la gorge pour lui demander de se calmer, que cela ne serait pas douloureux. Comprenant ce qu'ils avaient en tête, le garde s'avança et prit la parole.

« Il me semble que la Dame vous a demandé de ne plus l'importuner. Peut-être devriez-vous l'écouter avant que quelque chose de fâcheux n'arrive ? »

L'homme qui avait la main posé sur la gorge de l'artiste la relâcha pour rire à gorge déployée, et parler à son tour.

« Peut-être espères tu faire en sorte que ce quelque chose de facheux nous arrive ? Toi tout seul? »


Sur ses mots, celui-ci s'approcha, l'air menaçant, posant une main sur la lame à sa ceinture. Jack, d'instinct, s'avança rapidement pour repousser la main d'un revers du pied. A peine ce pied était-il reposé que celui-ci servit d'appui à un coup de poing puissant qui vint échouer sur le nez de l’agresseur, pour le faire tomber quelques pas plus loin. De rage, il ordonna à ses collègues de s'occuper du nouvel arrivant. Ceux-ci dégainèrent à leur tour, délaissant leur première prise. Souriant, le futur Harclay dégaina ses deux lames courtes à son tour, déviant un premier coup d'estoc, qui se laissa emporter par son propre coup. Le premier ennemi prit un violent coup de pommeau dans l'épaule, ce qui lui fit relâcher son arme dans un grand cri, le tout suivit d'un grand coup du plat de la lame au visage. Le second quant à lui, eu bien moins de chance, à peine son coup fut il paré, qu'il reçut un grand coup de pied entre les deux jambes, lui coupant sans doutes toute envie de s'occuper de la cracheuse de feu. Le dernier enfin, hésita longuement avant d'attaquer, si bien que Jack lança l'assaut une feinte de frappe vers le bas, avant de venir déposer la pointe de sa lame sous la gorge de ce dernier. Encore souriant, le protecteur reprit la parole.

« Il me semble que, récupérer tes compères pour vous en aller serait une sage décision. Qu'en dis-tu ? Oh, et bien sûr, plus jamais vous n'approchez la dame. Aujourd'hui, je porte les couleurs de ma maîtresse, je ne peux vraiment vous tuer. Mais la prochaine fois, rien n'est encore écrit. »


Effrayé, le seul rescapé des coups du nordien acquiesça et ramassa l'homme aux parties douloureuses, pour enfin s'en aller, poussant les deux autres, n'ayant nullement l'envie de prendre de tels coups. Après s'être assuré que ceux-ci étaient bien loin, le montagnard put s'approcher de la victime, s'assurant de plus près de sa grande beauté, ce qui le fit sourire de plus belle. Une main chaleureuse lui fut tendue, accompagnée de quelques mots.

« J'ose espérer être arrivé à temps. Allez-vous bien ? »


Il laissa un léger temps de silence avant de reprendre.

« Cela dit, il me faut vous avertir d'une chose. Vous semblez venir de bien loin. Une si belle femme ne devrait pas s'aventurer dans des ruelles si sombres d'un tel endroit. D'autant plus que vous savez attirer l'attention, tant par votre sourire que par … La chaleur que vous dégagez. »


Un petit rire lui échappa, vraisemblablement heureux de sa petite boutade.
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Kay
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Message Dim 21 Juil 2013 - 18:11

    Port-Réal, un lieu grouillant de vie, des bas-fonds jusqu'au plus haut de la cité. Toujours quelque chose à faire, à voir ou à entendre. Elle marche tranquillement dans les rues et ruelles à la recherche d’une bonne place. Si elle n'était pas différente de la plupart des gens, elle passerait inaperçue, elle, le chat enroulé autour de ses épaules, lové contre son cou et la chienne trottinant docilement à ses côtés, le flanc collé à la jambe de sa maîtresse. Entrant dans une avenue commerçante, la bourrasque s’y engouffra et fit voleter l'air et les longs cheveux noirs de la femme exotique, apportant avec le déplacement d'air une odeur alléchante de nourriture. Comme un seul homme, les trois compères se dirigèrent vers la source de l'arôme délectable.
    Arrivée devant l'échoppe elle salua le commerçant d'un signe de tête, lui indiqua trois poissons frits et sortit sa bourse et quelques piécettes pour le paiement. Durant toute la transaction elle ne prononça pas un mot. Les gens avaient tendance à croire qu'elle ne parlait pas, ni ne comprenait leur langage. C'était plutôt pratique comme situation. Il lui était ainsi plus facile de faire son travail que cet homme des terres d'Orage lui avait confié.
    Après avoir repéré le prochain lieu de sa représentation elle s'était assise sur les marches du parvis pour partager le frugal repas entre elle et ses amis à fourrure.

    Le bruit des tambours qui faisaient trembler et vibrer les corps de l'intérieur se répercutant dans chaque carcasse de tous les orphelins de la Sang-Vert, le son des instruments remplissant l'environnement des embarcations... Elle pouvait les entendre dans son souvenir et c'est cet instant précis qui lui permettait en cette fin de journée, entre chien et loup, de débuter son spectacle et de danser sur une musique inexistante et un rythme connu d'elle seule.
    Le tintement caractéristique des clochettes accrochées aux bracelets de chevilles qu'elle portait tintinnabulaient joyeusement à chaque fois qu'elle posait les pieds sur le sol dans quelques pas de danse. Elle n'est pas ce que l'on peut appeler un canon de beauté, elle n'a rien des femmes divines qui hantent les légendes, pourtant elle a un charme sauvage, exotique, une présence animal, une démarche féline lorsqu'elle exerce son art.
    Un, deux, trois pas puis un saut, tendant ses jambes en l'air dans un grand écart latéral, reprise au sol, elle semble pratiquement flotter, donnant l'impression de ne faire qu'effleurer le sol pavé de la cité. Son corps recouvert de tatouages qu'elle trace elle-même chaque jour semble prendre vie lorsqu'elle bouge et se déhanche le temps d'attirer l'attention des badauds. Il est l'heure d'entrer en scène et de gagner sa croute. Lan et Nuala prennent le relais le temps pour elle de sortir de son sac les bolas. Lan, un vieux chat roux, est perchée sur le dos d'une jeune chienne cendrée vigoureuse, le félin en équilibre sur les deux pattes antérieures semble pouvoir rester ainsi sans la moindre difficulté alors que la chienne trottine près des spectateurs maintenant en cercle pour voir le spectacle. Un claquement de langue sec, Lan saute, faisant un salto tout comme Nuala avant de retomber sur le museau de celle-ci debout sur ses pattes postérieures.
    Il est l’heure de faire le numéro, Kay enflamme les masses lestées et commence à les faire tournoyer autour d'elle avec une facilité déconcertante. Plus la nuit prend l'ascendance sur le jour et des arabesques enflammées se forment dans son sillage comme des motifs éphémères rendant le spectacle encore plus beau.

    Après plusieurs passes et figures plus complexes les unes que les autres, elle finit par éteindre les bolas avant d'enflammer un cerceau tenu sur un piquet métallique que Lan et Nuala traversent en faisant des acrobaties diverses et variées pour des animaux. Attrapant une sorte de lance, elle enflamma les deux extrémités et recommence ses figures avant de séparer le bâton en deux partis, allant toujours plus loin dans des passes de plus en plus dangereuses.
    Finalement, lorsque le ciel eut tissé son voile d'obscurité et que seules les étoiles brillaient d'une lumière froide, elle entama le final.
    Maintenant qu'elle se posait et qu'elle réunissait ses affaires pour faire de la place pour le clou du spectacle, elle réalisait que ce qui avait été au début un petit attroupement était finalement devenu un rassemblement assez important pour sa représentation. C'était plus qu'inespéré, si tout le monde mettait la main à la bourse à la fin du numéro, Lan, Nuala, et elle auraient de quoi manger et même peut-être de quoi se loger deux ou trois jours.

    Après avoir craché du feu de manière classique à l'aide d'une torche, elle devait monter à température l'ambre gris que contenait l'intérieur de ses mains et qui faisait office de combustible mais que personne ne voyait. Tour de passe-passe qui rendait le tour plus magique, plus mystérieux et plus spectaculaire encore. Elle commença par cracher quelques petites boules de feu en l'air, puis elle varia les tailles. Lorsqu'elle sentit que l'ambre était à bonne température et que son souffle avait pris le rythme, elle offrit à la populace le "Souffle du Dragon", soufflant sur la matière inflammable, elle cracha une flamme d'une hauteur et d'une distance impressionnante. Tournant sur elle-même tout en continuant de souffler, elle donne vie à cette entité rougeoyante qui disparut à la seconde même où son expiration cessa.

    C'était le regard des spectateurs juste après son numéro qui était la vraie récompense de Kay, même si bien sûr, elle avait besoin d'argent pour vivre. Mais les voir les yeux remplis d'interrogation et de fascination lui suffisait amplement. Nuala passa avec une petite corbeille de cuir pour que les passants y déposent un peu de monnaie, bien que la plupart se contentaient de les jeter à même le sol. Le sourire du devoir accompli aux lèvres, elle ramassa son butin, se réjouissant déjà à l'idée d'avoir un repas chaud et une place dans une étable pour cette nuit. Deux claquements de langue secs suffirent à faire revenir les animaux vers elle. En un bond, le chat retrouva le perchoir qu'était les épaules de sa propriétaire. Ses affaires avec elle, tout en rangeant l'argent dans sa bourse, elle emprunta sans faire plus attention une ruelle qu'elle n'aurait peut-être pas du.

    Elle n'eut pas le temps de réagir si ce n'est de crier de surprise lorsqu'elle sentit des mains fermes et calleuses se refermer sur elle. Ce n'était pourtant pas sa première fois à Port-Réal, mais elle ne s'était jamais fait chahuter autant. Quatre hommes patibulaires, et peu avenants l'avaient jetée au sol. Nuala avait les babines retroussées et grognait face à l'un des protagonistes. Lan lui avait été frappé et éjecté. Le voir si proche d'elle sans pouvoir l'atteindre était un vrai supplice pour elle. Il devait se réveiller! Quant à sa situation, bien sûr, elle avait encore ses vêtements mais la posture et les attentions de celui qui était entre ses cuisses la terrifiaient. Elle était morte de trouille. Par instinct, elle en mordit un qui l'attrapa à la gorge manquant de l'étrangler réellement. Dans un accès de courage, ou de débilité au choix, elle avait craché au visage de son agresseur. Au moment où le poing de ce dernier s'abattit sur son visage lui entaillant la lèvre, elle entendit une voix, à l'accent étrange. Une voix amicale… tout du moins pour elle.
    Enfin sa gorge fut délivrée de la compression et elle s'effondra au sol, les jambes tremblantes elles refusaient de la porter.

    L'homme qui venait d'arriver semblait en connaitre un rayon sur le combat et la manière de se débarrasser de gêneurs. Mais au goût de Kay, ça faisait vraiment beaucoup trop de mâles dans un seul endroit si étroit. Les laissant à leur combat, ne regardant qu'en jetant des petits coups d'œil furtifs, elle rampa lamentablement jusqu'à son chat et le prit avec toute les précautions du monde dans ses bras. Le résultat fut immédiat, il ouvrit les yeux et ronronna bruyamment tout en frottant son museau contre la joue de sa maîtresse. Nuala les avait déjà rejoint et donna un coup de langue sur le flanc de Lan.
    Alors comme ça l'homme qui venait de la sauver était au service d'une femme. Sans doute une noble dame, au moins avec ce genre de correction elle allait probablement être tranquille durant un moment.

    Le bruit des pas s'arrêtant près d'elle, le son des vêtements se pliant dans le mouvement qu'il fit pour s'accroupir près d'elle, la firent tressaillir. Elle leva finalement les yeux vers lui pour la première fois.
    Il était sans doute ce que l'on pouvait appeler un bel homme. Il n'était pas très grand, mais avait de l'allure et une jolie barbe entretenue. Bien sûr qu'il était arrivé à temps, elle n'aurait même pas imaginé comment elle aurait fait pour se sortir de ce mauvais pas toute seule. A la question, elle hocha la tête du haut vers le bas en signe d'affirmation.
    Le contre coup sans doute, elle avait les larmes qui lui montaient aux yeux mais elle se refusait à les laisser s'échapper. Bien sûr qu'elle savait que le monde était dangereux, mais elle ne pouvait pas dépendre d'une troupe, elle avait trop attiré d'ennuis à celles qui l'avaient accueillie en leur sein par le passé. Mais il avait raison, elle devait faire attention. A la dernière phrase, elle leva vers lui de grands yeux bleus innocents, pleins de candeur et d'interrogation. Que voulait-il dire? Elle ne comprenait pas ce qu'il y avait de drôle. Il devait sans doute parler de sa capacité à maîtriser le feu.

    Elle observa la main tendue vers elle. Elle semblait si chaude, si grande et rassurante. Hésitante elle finit par glisser la sienne dedans. Lorsqu'il l'aida à se remettre debout, elle sentit qu'elle n'était pas encore capable de marcher seule. Elle posa sa main libre contre le mur. Nuala grondait après le jeune homme qui touchait sa maîtresse mais restait immobile pour le moment.


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Message Jeu 12 Sep 2013 - 0:05

Jack en chevalier blanc ? Certains auraient ris, surtout lady Maureen d'ailleurs. Bien que, dans son cas, cela aurait été bien plus pour le taquiner qu'autre chose. La dame était sans doutes l'une des mieux placées pour savoir qui était réellement le jeune homme, quelles étaient ses intentions, ses priorités, et comment était son cœur : empli de lumière. Qu'importe comment l'on pouvait le regarder, le montagnard était un homme bon, bien qu'un peu impulsif, il est vrai. Au combat, il avançait sans craintes, sûr de lui, et, sans pitié. S'il se montrait ainsi c'est que la plupart de ses adversaires méritaient leur sort, ni plus ni moins. Certains étaient à penser qu'il était bien plus chevaleresque que nombre de ces fameux hommes en armure du Sud, mais, attention à ce que ses pensées n'atteignent ses oreilles, il n’apprécierait que guère. Et pourtant, sur certains points, il est de cette image que l'on se fait de ces héros de romans et aventures fantastiques, un combattant honorable, secourant les faibles, mettant son, enfin, ses épées au service de grande causes pour le bien commun. Un homme charmant, chaleureux et souriant, le cœur sur la main, avec un beau parler. Enfin, disons un parler plus que correct, surtout lorsque l'on sait d'où il vient. Lune Azur n'est pas réputée pour ses grands orateurs et poètes, qu'on se le dise. L'idée générale est plus souvent … « Urgh ! Taper ! » l'idée s'est accentuée avec l'arrivée de son père en tant que chef du clan. Un abruti fini, mais, nous y reviendront peut-être plus tard. Le guerrier du Nord est même musicien, jouant de la flûte depuis bien des années, il en est arrivé à un niveau relativement bon, et, ses mélodies sont douces à l'oreille, une autre des choses impensables pour quelqu'un des clans des Montagnes. Il est vrai que s'il était resté vivre dans son lieu de naissance, le Harclay aurait sûrement fini comme son père ou son frère, un idiot ne sachant rien faire d'autre que combattre. Voyez-vous, notre ami a passé quelques années dans le Conflans, restant pas loin de trois ans à Salvemer, demeure de sa grand-mère, où un début de changement se fit apercevoir. Un chevalier l'aida à se civiliser, lui apprenant à faire la cour aux dames comme un noble du Sud, lui apprenant les manières à adopter dans une si grande demeure, et, le « sauvage » se montra plutôt bon élève. Au même endroit, il fit la connaissance d'une -très jolie- servante qui lui apprit à jouer de la flûte. Ainsi, le sauvage devint quelque chose qui pouvait faire penser à un chevalier. Après tout, avant qu'il ne se présente, peut-être certains le pensaient comme tel qui sait ? Qu'en est-il de cette jeune femme ? Cette artiste lumineuse rencontré à la capitale, cette dompteuse de feu venue tout droit de Dorne ? Cette femme à la grande beauté qui se retrouva sauvée héroïquement par cet homme si loin de chez lui. Le vit-elle comme un chevalier servant portant secours à la veuve et à l'orphelin ? Peut-être …

Dans tout les cas, la jeune femme semblait choquée par tout ce qui s'était passé. Échappant tout juste à un sort funeste, avant de voir ce sort funeste se faire molester violemment par un homme surgissant de nulle part, avant de venir s’enquérir de son état. Était-ce par timidité, ou encore sous le choc ? Dans tout les cas, la belle inconnue garda le silence, se contentant de remuer la tête de haut en bas lorsque son sauveur lui demanda s'il était arrivé à temps. Ensuite, lorsqu'il tendit sa main pour l'aider à se relever, l'artiste l'observa quelques instants comme hésitante avant de la prendre avec douceur et se faire relever. Malheureusement, ses jambes ne semblaient pas prêtes à la tenir debout si bien qu'elle fut obligée de se retenir contre le mur. Au même moment, le jeune homme fit une découverte, la demoiselle n'était pas seule, un chat et un chiot étaient avec elle. Ce dernier semblait peu enthousiasme à l'idée que l'on touche à sa maîtresse. Était-ce par jalousie, ou par crainte ? Le Harclay ne savait pas, mais, il ne put s'empêcher de rire doucement, pour se baisser vers l'animal, tendant une main lentement, prête à se retirer à tout instant au moindre signe d'attaque. Pour tout vous dire, depuis leur départ dans le sud, le jeune homme n'avait eu que peu de chances avec les animaux. Lorsque le groupe se fit héberger par la famille Reeds, le montagnard se fit embringuer par une jeune femme farouche : Lyessa, qui le fit participer à la rescousse d'un rapace répondant au nom de Pioupiou. Enfin, de son point de vue. Mais, Pioupiou, alors qu'il essayait de le nourrir lui arracha un bout de chair entre le pouce et l'index, il gardera sans doutes à vie se souvenir. Plus récemment, une petite … Aventure dans les bois du roi à base de secte et de grosses bêtes gigantesques en armure finirent de le laisser perplexe quant à sa chance avec les animaux. Alors, en repensant à tout cela, une question vint se poser alors que sa main se tendait vers le canidé : « Est-ce que je fais pas une bêtise là ? ». Néanmoins, toujours des plus courageux, le jeune homme voulu tenter une caresse sur la tête, tout en parlant au chien.

« Hey, Wawaf, il ne faut pas avoir peur comme ça. Je ne veux aucun mal à ta maîtresse, je suis là pour l'aider. »


L'animal finit par regarder en direction de la demoiselle en détresse avant de se laisser faire, ce qui fit sourire le nordien.

« C'est une brave vête que vous avez-là. Fidèle et protectrice, bien que … Jeune pour le moment. Cela pourrait lui attirer des ennuis, des coups pourraient le blesser facilement, il vous faudra faire attention. Enfin … Passons. »


Se relevant, il regarda la jeune femme, tout souriant, avant de faire une révérence.

« Avant que je ne l'oublie, je me nomme Jack, Jack Harclay, du clan Harclay … Peut-être même que pendant que je vous parle je suis le chef du clan susnommé, mais, soyez mignonne, gardez cela pour vous. Peu de gens sont dans la confidence pour mon nom. Ce fut un honneur de voler au secours d'une si belle demoiselle en détresse, aurais-je le droit de connaître votre nom ? »


Se rapprochant d'elle, la soldat lui prit la main, s'apprêtant à la soutenir comme il le pouvait.

« Vous n'avez pas l'air tout à fait en état de tenir sur vos deux jambes, peut-être devrais-je vous épauler. Aussi, il me semblerait sage de vous escorter jusqu'à votre auberge, il me semble que la soirée a été suffisamment riche en émotion comme cela. Et puis, ne sait-on jamais s'ils revenaient avec … Des amis à eux. Mais n'ayez crainte, il me suffira de me montrer bien moins aimable, et, sans doutes comprendront-ils la leçon cette fois-ci. »


Un rire bref s'échappa de ses lèvres avant de donner un rapide coup d’œil vers le chiot qui l'observait toujours avec grande attention, chose qui le fit grandement sourire, amusé.

« Bien ! Par où se trouve l'établissement où vous aviez prévu de vous reposer cette nuit ? »
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Kay
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Message Sam 14 Sep 2013 - 14:19

La soirée avait été rude, riche en émotions et encore une fois à cause de la bêtise humaine sa peur de la gente masculine n'allait pas s'effacer aussi facilement. Pourquoi les hommes devaient-ils toujours penser avec leur phallus, plutôt qu'avec leur cerveau pour peu qu'ils en aient un. Sa vision des choses devenait de pire en pire maintenant qu'elle s'était faite derechef agressée. Parce que oui, il ne fallait pas se leurrer ce n'était pas la première fois que ce genre de chose se produisait, quoique dans le passé Aodren était toujours arrivé pile avant que ça ne prenne cette tournure, à croire qu'il la suivait. Migwel, son chien de l'époque, qui était adulte et imposant était également un bon moyen de tenir à distance l'engeance de ce genre. La pauvre Nuala était encore trop jeune et trop chétive pour en imposer ainsi, mais elle ne doutait pas de son potentiel dans les années à venir. Ce qui l'inquiétait, en revanche, s'était ce bon vieux Lan. Un chat qui avait vécu bien des événements, vu bien des choses -avouables ou non- aux côtés de sa maîtresse depuis bon nombre d'années maintenant. Il n'était plus de première jeunesse, plus aussi fringant qu'à leur toute première rencontre lorsqu'il était encore un chaton avec son frère Dan et qu'ils étaient coincés dans une ruelle de Port-Réal. Elle posa sur son ami de longue date un regard inquiet. Bien qu'il ait repris sa place habituelle -c'est à dire enroulé contre son cou- elle espérait qu'il n'allait pas avoir de dégâts internes. Echappé de justesse à un viol collectif, bien sûr qu'elle était sous le choc, mais plus que la peur, c'était la rage qui lui tiraillait le ventre, la rage envers ces lâches qui s'en étaient pris à ses animaux. Bien que les Orphelins de la Sang-Vert soit en grande partie de bonne composition et d'un naturel pacifique et jovial, ils pouvaient ressentir la haine, et Kay savait parfaitement ce qu'était ce sentiment. Elle avait perdu Dan et Migwel prématurément, elle ne voulait pas voir les deux compagnons qui lui restaient mourir prématurément de nouveau. Elle ne se représentait pas l'homme face à elle comme le preux chevalier sur son fier destrier blanc, premièrement parce qu'il n'avait pas de destrier blanc, et deuxièmement parce qu'elle ne savait pas à quoi cette image pouvait bien coller. Mais c'était indéniable elle le voyait comme son sauveur en qui elle avait une dette et une profonde reconnaissance, bien qu'il s'agisse d'un homme. Un homme de lettre qu'elle avait rencontré lui avait un jour dit : " Il ne faut pas juger un livre à sa couverture, mais à son contenu". Ce héros était peut-être l'image de cette sage parole. Comment pouvait-elle le savoir, elle qui ne connaissait que l'instinct. De toute façon il lui aurait voulu du mal il ne se serait sans doute pas embêté à la sauver, ou encore il l'aurait déjà fait. L'adrénaline du moment était redescendue en flèche quand la vermine s'en était allée, et avec elle, les forces de Kay. Elle avait l'impression d'être une enfant, ou pire la poupée de chiffon d'une enfant, trop souvent raccommodée. Elle se sentait lasse et épuisée alors qu'elle n'était restée qu'assise là; à même le sol, prostrée jusqu'à ce qu'il vienne lui tendre une main secourable. Alors oui Kay le voyait comme un être bon.

Elle avait considéré cette paume ouverte chaleureusement un instant, se demandant si s'était réellement raisonnable d'y glisser la sienne, puis elle s'était lancée, de toute façon la soirée ne pouvait que difficilement plus mal tourner. La chaleur de ce contact se répandit dans tout son corps comme un baume apaisant. Avait-il conscience réellement de ce qu'il venait d'accomplir pour elle? Sans doute pas. Fustiger des sans foi ni loi devait faire partie des choses banales dans son existence alors oui, il ne devait probablement pas s'en rendre compte. Son corps ne la portait plus et elle dut prendre appui contre le mur pour ne pas choir contre le paver de la ruelle qu'elle n'avait que trop hâte de quitter. Nuala s'était interposée entre sa maîtresse et cet homme, montrant les crocs et hérissant le poil, voulant se faire plus impressionnante qu'elle n'était encore à son jeune âge. Lan, lui, était stoïque et observait de ses yeux luminescents l'étranger face à eux. Les deux comparses de la Souffleuse de feu auraient donné leur vie pour leur maîtresse et cela le nordien pouvait le comprendre ou tout du moins le sentir à leur attitude protectrice et méfiante.
Kay, toujours appuyée contre la façade de l'habitation, observait l'homme s'agenouiller pour se mettre à la hauteur de sa chienne et tendre avec lenteur la main pour la caresser. Tout d'abord surprise, l'animal redoubla le grondement sourd provenant de sa gorge avant de sortir la langue entre ses crocs avant de les resserrer et de reculer de quelques pas. Elle arrêta net, jetant un coup d'œil à sa maîtresse comme pour l'interroger sur l'attitude qu'elle devait avoir envers cet homme. Celle-ci acquiesça du chef en signe d'approbation. Aussitôt la chienne approcha pour se faire câliner la tête tout en laissant sa queue fouetter joyeusement l'air. Le danger semblait être passé et Nuala paraissait en être toute heureuse. Lan, lui, ne quittait pas l'autre mâle présent près de sa patronne des yeux. Il semblait bien moins disposé à accorder sa confiance.

La façon qu'il avait de s'exprimer pour parler à sa chienne lui arracha un petit gloussement mutin. Ce n'était pas des simples, juste des animaux, ils étaient sans aucun doute bien plus intelligents que le citoyen moyen résidant dans cette cité. Mais oui, il avait raison, elle était une brave bête courageuse, fidèle et protectrice. Mais une chose était sûre, elle préférait prendre les coups elle-même plutôt que de la voir blessée. Ces deux-là étaient sa famille maintenant, ils étaient importants pour elle ainsi que pour le spectacle. La révérence qu'il lui adressa en se relevant la pris un peu de cour, se faisant, il lui était donc impossible de cacher son étonnement face à ce, cette… salut ou quoi que ce soit de ce genre. Pourquoi diable faisait-il une courbette, elle n'était pas une Dame, juste une saltimbanque, inutile de prendre des pincettes avec elle, personne ne prenait cette peine pourquoi le ferait-il? Alors elle avait à faire à une sorte de noble, une moue contrite étira ses lèvres un instant. Les nobles, elle ne les aimait pas beaucoup en règle générale. Son interrogation refit surface sur son minois, suivit de l'incompréhension. Pourquoi un noble se faisait- il passer pour quelqu'un qu'il n'était pas? N'avait-il pas tout ce dont il rêvait? Un lieu où vivre, de l'argent pour se nourrir et pour le reste? Un mode de vie plus confortable que les simples roturiers? Quand il lui demanda si il pouvait connaître son nom, elle secoua positivement la tête. Oui il en avait le droit, bien sûr.

Lorsqu'il lui prit la main pour l'aider à marcher elle ne se fit pas prier, et passa son bras au-dessus de son épaule pour s'appuyer de tout son poids sur lui. Elle n'était pas une lady, du coup elle ne s'encombrait pas à le paraitre, elle était juste Kay, englobant tout ce que cela pouvait comporter. Une femme tout simplement. Elle attrapa le cordon qu'elle portait autour de son cou et ouvrit la bourse en cuir qui y était accrochée. Elle consulta le contenu, puis sembla réfléchir un moment avant de désigner un endroit du bout de l'index. Avec la recette de ce soir, elle pouvait espérer passer une soirée dans les écuries et avoir un repas chaud, et même en offrir un à son sauveur. Après tout, c'était le moins qu'elle pouvait faire pour lui.


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De Glace et de Feu - PV Kay

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