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Quand vient le retour des déserteurs, la guerre semble s'eterniser || Ann

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Message Jeu 11 Juil 2013 - 14:28

L'ost envoyé par lord Arryn pour défendre sa sœur, désormais Dame de l'Ouest, semblait désormais à peu près acclimaté aux camps et à la bataille qui se préparait contre les Iles de Fer. Lord Randall Rougefort et lord Andar Royce se partageaient le commandement de l'armée valoise, mais Randall avait parfois l'impression que toutes les tâches désagréables lui étaient dévolues et finissaient fatalement par lui retomber dessus. Comme pourchasser les déserteurs par exemple. Le temps était clair, pourtant, et il faisait beau, de quoi mettre de bonne humeur le lord. Le camp était animé, et il écoutait des chansons, enfin entendait, au loin, il aurait été incapable de discerner si on jouait La fille du Dornien ou La belle et l'ours. Enfin peu importait, il fallait qu'il fasse quelque chose pour cette histoire de déserteurs. Lord Royce supervisait un entrainement actuellement, et il ne restait que lui, donc il fallait bien qu'il le fasse. Randall n'aimait pas ça, c'était une tâche purement ingrate, car le propre des déserteurs était eh bien, de déserter, et donc de fuir le plus loin possible de leur camp de bases.

Cependant, lord Rougefort ne se dérobait pas. Il assurait le commandement, c'était son rôle, et il allait les rattraper pour les traduire en justice. Il abborait les crimes, ne les pardonnait pas, et il était fermement décidé à rendre justice. Randall méprisait particulièrement la désertion car il considérait que c'était une preuve de lâcheté. Oh, il accordait que la guerre restait sanglante et pas agréable à regarder, mais pouvait-on pour autant détourner les yeux et dire que ça n'existait pas ? Ca resterait faux. Le seul moyen pour arrêter les guerres selon Randall consistait en la terminer, et on ne gagnait pas une guerre en la fuyant. Les Fer-Nés ne se vaincraient pas tous seuls. Depuis son arrivée, Rougefort n'avait pu que constater que si on ne mettait pas un terme à leurs actes jamais ils ne s'arrêteraient d'eux mêmes. Il méprisait le massacre que les pirates faisaient. Le vieux soldat s'habituait depuis des années à se battre dans une guerre classique, une guerre académique, une guerre dans les règles de l'art. Ces guerres là étaient horribles, car les belles guerres n'existaient pas selon le lord valois, mais possédaient au moins la qualité d'être compréhensible stratégiquement. On chargeait, on tuait, on se repliait, ou alors l'ennemi mourrait et on gagnait. Ces raids pirates perturbaient Randall. Quand allaient-il attaquer ? Comment ? Pourquoi ? La logique de la guérilla restait hermétique pour le lord.

Il tourna le regard vers le palefrenier, un vieil homme se dandinant sur place, au comble du malaise de se retrouver devant son chef, qui avait vu s'enfuir les deux déserteurs :

« Et tu dis qu'ils sont partis vers où ? » Randall connaissait déjà le nom des deux hommes, deux frères venant de Goeville, du nom de Will et Horst, deux fils d'un forgeron honnête. Ca le désolait de priver cet homme de ses enfants. Enfin, ce serait à lord Lannister de juger.
« Vers l'nord, m'ssire,, j'en suis sur, j'pansais Molly quand il sont venus, même qu'ils voulaient me voler un âne. Mais j'leur aie pas laissé, ça non. Est-ce que j'peux partir, m'ssire ? Mes chevaux m'attendent. » Il adressa un sourire édenté à Randall. Ce dernier hocha la tête, il avait l'air sincère :
« Oui. Voilà un cerf d'argent pour ta peine. » Le palefrenier s'en alla avec moult courbettes et forces sourires. Randall se tourna vers son aide de camp, ser Rodger Stone. « Trouvez moi mon frère et mon fils, ser, et faites seller des chevaux, nous partons à leur recherche. »

Le chevalier s'inclina et quitta la tente d'un air affairé. Bien que bâtard, Rodger restait un jeune homme compétent et doué, que Randall appréciait pour sa loyauté et ses idées, toujours bien placées et utiles. La petite troupe ne tarda pas à se mettre en route. On partait pour la journée et on ne reviendrait pas avant d'avoir trouvé les déserteurs. Randall se le jura et on se mit à chevaucher dans les collines de l'Ouest. Ca devenait presque montagneux par endroit mais ce n'était jamais aussi haut que dans le Val, ce que constata lord Rougefort avec une pointe de fierté.

Ils suivaient différentes routes selon les indications des paysans du coin qu'ils interrogeaient, mais aucun ne semblait avoir réellement d'informations à leur offrir, et l'argent n'y faisait rien. Randall maugréa dans sa barbe, il ne faisait aucunement confiance à ces gens de l'Ouest, ils semblaient ne pas trop aimer les étranger. Ils continuèrent à chevaucher un bon bout de temps. Rougefort, à l'affut,guettait moins le tracé du chemin que des traces potentielles de déserteurs et c'est finalement ser Rodger qui le rapella à la réalité :

« Messire ? » Randall tourna la tête vers lui. Tiens, depuis quand voyait on la cote, par ici ? Il ne reconnaissait pas le paysage familier autour du camp. Ils devaient s'en être assez éloignés.
« Qu'y a-t-il, messer ? » Rodger désigna le paysage autour de lui, ils étaient dans un endroit dégagé, apparement sur une presqu'île.
« Je pense que nous sommes perdus, lord Randall...tout du moins éloigné du camp. Nous devons être sur la presqu'île de Kayce. Je crois que le château, là bas, est la résidence des Kenning. Nous pourrions y aller et demander par où rentrer...et voir si on n'a pas vu nos déserteurs par là bas. »

Intelligent, vraiment, ce garçon, Randall n'y avait pas pensé. Il fit signe à tous de partir en avant et de continuer. Lui même piqua des deux sur la route. Les chevaux seraient bientôt épuisés, comme il le constata lui même. Un arrêt serait le bienvenu. Le château se rapprocha à une vitesse croissante et bientôt ils arrivèrent. Rodger sonna du cor pour annoncer des visiteurs, et un garde apparut en haut des créneaux :

« Que voulez vous, cavaliers ? »

Randall prit la parole lui même :

« Je suis lord Randall Rougefort, de Rougefort, je commande l'ost du Val au nom de lord Jasper Arryn. Est-ce bien la résidence des Kenning de Kayce, ici ?
-Pour sur, m'ssire. Mais lord Morgan est pas là. J'vais voir pour vous avec lady Ann. »

Une sœur ou une tante, ou bien une mère ou une épouse, cela restait à vérifier, mais parler à quelqu'un suffisait déjà à Randall. Surtout si elle pouvait l'informer sur les deux déserteurs....
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Ann Kenning
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I'm not a damsel in distress
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♦ Missives Aventure : 36
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 04/06/1992
♦ Arrivée à Westeros : 10/04/2013
♦ Célébrité : Lucy Griffiths
♦ Copyright : © Seamus ©Helya ©Helewis ( Tout dépendant de l'avatar ), Sign ©Randal
♦ Doublons : Rohanne Tyssier
♦ Age du Personnage : 22 ans
♦ Mariage : Fiancée à Lord Fedric Prestre
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
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Message Dim 14 Juil 2013 - 3:38

Et une fois de plus, Ann se retrouvait aux commandes du fief de Kayce. Bon, pas totalement, parce que Lady Lliane, sa mère, supervisait les choses afin que la jeune femme Kenning ne prenne pas de décision hâtive ou insensée, mais c'était tout de même Ann qui devait s'assurer d'écouter les doléances. Pour certaines choses, la jeune demoiselle était bien contente de ne pas être née homme et devoir s'encombrer de tels devoirs que ceux des Lords, mais en même temps, elle regrettait un peu de ne pas l'être. Quand elle voyait ses frères s'entrainer, chasser et tout, la jeune femme se disait qu'elle aurait bien aimé faire tout cela sans briser les mœurs des Terre de l'Ouest et sans qu'on la regarde bizarrement. Bien que beaucoup de gens connaissaient les activités non conventionnelles auxquelles Ann s'adonnait, plusieurs n'étaient pas en accord avec cela. Pour eux, une femme ne pouvait tenir une épée en main ou bien même un arc. Seulement, Ann état une tête de mule et elle n'en avait que faire de ce que l'on disait d'elle, en autant qu'elle pouvait faire ce dont elle avait envie.

En matinée, la jeune femme avait écouté quelques doléances, vu les missives importantes et celles qui pouvaient attendre le retour de Morgan qui était encore Feux-de-joie, le fief voisin. Sa mère l’avait libéré de ses obligations pour le reste de la journée et si le temps restait clément, une partie de chasse s’organiserait, histoire de mettre quelque chose sur la table pour le repas et certainement qu'elle irait en porter une partie aux villageois. Les Kenning étaient bien aimés de leurs bonnes gens justement parce qu'ils leurs portaient une attention particulière. Et puis dans le cas d’Ann, il n'était pas rare de la voir au village à jouer avec les enfants, aider les femmes ou bien se mesurer à ceux qui étaient bon archer. Même si elle était de sang noble et que sa place était au-dessus de tous ces gens, Ann aimait se mêler à eux. Elle disait que la bonne réputation d'une famille noble commençait par la réputation qu'elle avait dans son propre fief.


Aux portes de Kayce, le soldat qui avait reçu le Lord demanda à ce qu’on informe la jeune demoiselle Kenning, ce qu’il s’empressa de faire. Il trouva Ann qui était debout devant une cible, l’arc tendu, elle s’entrainait. Ser Ronan avait placé quelques obstacles pour compliquer les choses et tester la dextérité de la jeune demoiselle. Certes elle avait du talent, mais les cibles découvertes étaient faciles pour n’importe qui capable de tenir un arc. Hors, avec des obstacles, cela devenait un peu plus corsé,c e que Ann aimait. Elle prenait sa respiration pour tirer lorsqu’un soldat vint l’interrompre.


Ma lady … ma lady, il y a un homme … qui est débarqué à Kayce, ou plutôt des hommes …


Dérangée, la jeune femme rata complètement son tir et râla. Et dire qu’elle venait de trouver l’angle et la force idéale pour contrer les pièges de son instructeur.


Et qu’ont-ils de spécial ces hommes pour que vous me dérangiez ?


Euh … milles excuses … C’est qu’ils voulaient vous voir … Enfin, l’homme à la tête des cavaliers dont je vous parlais, ma lady.


J’imagine que cet homme a un nom qui vaille la peine que je dise « oui » à sa requête ?,
demanda Ann, exaspérée. C’est que les soldats de guets étaient parfois peut précis.


Euh oui … euh … Rougefort, m’dame, de Rougefort …

La jeune femme arqua un sourcil. Ce nom ne lui disait absolument rien. Elle se tourna vers le chevalier comme pour lui demander de compléter l’information.


C’est un Lord Valois, milady. Seulement je trouve bizarre qu’il soit venu jusqu’ici. Peut-être serait-il plus sage de ne point attendre et d’aller le voir.


Bien, accompagnez-moi, j’aurai peut-être besoin de vos connaissances en ce qui concerne le Val ou autre trucs politiques …


La jeune femme était très présentable pour une jeune lady noble et ne fit pas de détour par ses appartements pour changer de vêtements.  Elle se rendit aux portes et ordonna à ce qu’elles soient ouvertes pour laisser entrer les inviter.  Ann fit un pas en avant, debout devant la monture de l’homme en tête du petit groupe. Elle posa la main sur l’encolure du cheval et y sentait un pouls très rapide. Surement que ces bêtes avaient fait longue route.  Puis, elle finit par se concentrer sur ses invités, ou du moins, sur celui qui semblait être le Lord Rougefort. Un homme grand et qui avait une allure rustre. Ce qui frappa Ann fut le contraste d’une barbe bien soignée à ses cheveux en bataille et longs. Mais bon, ce n’était qu’un simple détails dans l’esprit analytique du jeune rayon de soleil de Kayce.


Je suis Lady Ann Kenning et c’est un réel plaisir pour moi de vous accueillir à Kayce, Lord Rougefort. Je suis au regret de vous annoncer l’absence du Lord Morgan, mon frère, mais sachez qu’il me fera plaisir de vous écouter.  Je suis certaine qu’un Lord du Val d’Arryn ne vient point dans les Terres de l’Ouest par complaisance. De ce fait, il me ferait  plaisir de vous inviter à l’intérieur pour que vous puissiez vous y restaurer et que l’on puisse discuter de ce qui vous amène dans un coin aussi reculer.


La jeune femme désigna alors le chevalier qu’elle avait à ses côtés.


Ser Ronan que voici, veillera à ce que vos montures soient pansées et nourries, quant à vos hommes, je n’ai point de problème à ce qu’ils vous accompagnent, à moins désir contraire de votre part, messire.

Ann n’avait pas l’habitude de recevoir des Lords en l’absence de Morgan et se doutait bien que le Lord Rougefort n’était point venu que pour faire causette. Mais que pouvait-il bien y avoir à faire pour lui alors qu’il était à des lieux du Val d’Arryn ? Ann, curieuse, mais aussi soucieuse de faire son devoir de dame, le saurait certainement assez tôt !




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