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Qui sait garder son secret, connaît le chemin du succès ▬ Lancel et Maëlle

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Bryce Vyrwel
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Seigneur de Noirvallon

♦ Missives : 858
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♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 16/03/2013
♦ Célébrité : Tim Roth
♦ Copyright : © Moi
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Alysane Mormont, Sargon Harloi
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Lyra Vyrwel (née Costayne)
♦ Lieu : Bief, Noirvallon
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Message Mer 10 Juil 2013 - 16:12

Le récent entretien que Bryce avait eu avec son héritier avait été assez riche en promesses, mais seraient-elles toutes tenues ? C'était une autre question ! Seul le temps pourrait le leur montrer et pour le moment, le seigneur des lieux voyait surtout le fait qu'il allait devoir se montrer patient. Très patient même. Heureusement un événement plutôt intéressant s'était produit peu de temps après son retour à Noirvallon : l'arrivée d'une jeune demoiselle qui camouflait ses traits sous des habits masculins et qui répondait au prénom de Maëlle. Le plus intéressant dans l'affaire étant bien évidemment le patronyme qu'elle portait : Beurpuits. La jeune femme promettait de beaux plans en perspective, pouvoir abuser ses naïfs voisins en leur laissant croire que la Vouivre avait perdu ses dents au point d'accueillir de malheureux garçons de ferme en mal de travail. L'idée était très amusante !

Bien entendu, Bryce n'avait pas jugé utile de tenir Lancel au courant de ce détail : ce n'était pas un manque de confiance, mais l'homme aimait garder quelques secrets pour lui seul. Puis après tout, comme la demoiselle le lui avait souligné : moins il y avait de personnes au courant, plus son secret gagnerait en pérennité ! Bien que l'héritier de Noirvallon ne soit pas homme à raconter ses secrets ou à faire de confiance sur l'oreiller – ce qui était une bonne chose vu le temps qu'il passait dans cette position – il n'était pas encore à même de connaître tous les plans de son géniteur. Oh, ce dernier s'attendait à une réaction plutôt virulente de la part de son héritier si celui-ci découvrait un jour que son père lui avait dissimulé des informations aussi importantes, mais Bryce ne craignait rien : son enfant était au-delà des disputes familiales axées sur le manque de confiance. Le Bieffois n'avait jamais prétendu lui confier tous ses plans et Lancel s'en doutait peut-être. Ou peut-être pas. Toujours est-il que le seigneur des lieux n'avait pas l'intention d'aborder ce sujet avant quelques temps.

Ce soir-là, la famille était réunie autour de la table pour dîner et comme chaque soir, les femmes occupaient le rôle de potiche. Bien que l'épouse de Bryce siégeait à ses côtés – elle était tout de même la dame de Noirvallon – les autres étaient reléguées en bout de table et n'avaient pas le droit d'ouvrir la bouche pour autre chose que pour y enfourner de quoi manger. Lancel était installé de l'autre côté, face à sa mère, puis à ses côtés se tenait son oncle Godrik. Les enfants avaient beau être agités en temps normal, ils savaient parfaitement qu'à table seuls les « chefs » de la famille avaient le droit de prendre la parole, aussi se tenaient-ils parfaitement droits et silencieux.
Le repas débutait à peine lorsque Godrik lança la conversation sur un sujet qui ne lassait jamais son aîné et celui-ci le savait parfaitement.

« À ce qu'il paraîtrait, les Targaryen sont en train de préparer le mariage du rejeton du Prince Maekar. Bryce avait pris soin de se renseigner sur ce point, il connaissait « l'heureuse élue » pour l'avoir déjà croisée à quelques reprises. Aussi cette annonce n'était pas une surprise, bien au contraire.
Quoi de plus logique, la réputation de ce « Prince » n'est plus à faire et il est fort probable que son père décide de le marier pour camoufler ses moments de débauche. C'est un simple cache-misère, fort joli je dois l'avouer, ils n'ont pas pris la plus repoussante. Comme si la beauté d'une femme pouvait suffire à atténuer des années d'une vie aussi dissolue. Tu y crois Lancel ? C'était une provocation bien évidemment, Bryce faisait référence au goût pour les femmes que Lancel partageait avec ce prétendu Prince. Lyra, l'épouse de Bryce, émit un léger bruit chargé de désapprobation, attirant l'attention de son mari sur elle.
Et bien, qui a-t-il donc, quelque chose ne te plaît pas ? L'intéressée se contenta de hausser les épaules d'un air buté.
Je me disais simplement que si Lancel aussi pouvait être remarié, ce ne serait pas un mal pour notre famille. J'espère bien avoir une petite-fille à gâter un jour. Les femmes, toujours les mêmes priorités. Raillant son épouse, Bryce esquissa un bref sourire.
Il me semble que tu as déjà de quoi pouponner avec Daemon. Les femmes ne servent qu'à faire de bons mariages et pensons d'abord à celui de Lancel avant celui de sa prétendue fille. Puis nous ne risquons plus de gâter grand monde avec ce que j'ai payé à la Couronne. »

La remarque fit mouche, le joli minois de lady Lyra se plissa alors qu'elle baissait les yeux vers son assiette au moment où des serviteurs pénétraient dans la pièce, avec la jeune Maëlle attifée en garçon de cuisine pour l'occasion. Bryce ne s'attarda pas sur elle, car déjà Godrik reprenait la parole pour annoncer une autre nouvelle.

« Et il semblerait que les traîtres rebelles ont tous réussi à trouver de quoi s'occuper dans les Cités Libres. Je me demande s'ils auront le culot de revenir à Westeros lorsqu'un Feunoyr sera sur le trône. Je vois déjà venir de loin cette fouine d'Ambrose, je ne suis pas étonné qu'il ait cherché à épouser une Frey, elle aurait pu lui pondre un rejeton à son image. »

Godrik ne mâchait jamais ses mots, il ne parlait pas souvent, mais lorsqu'il le faisait c'était généralement plutôt franc, pour ne pas dire brutal. Bryce se contenta de hocher la tête, il savait parfaitement ce qu'il pensait de cet ancien lord désormais en disgrâce, tout comme sa fille le savait. Godrik était bien loin de se douter qu'une Beurpuits était présente dans la salle et il ne le saurait pas avant très longtemps. Peut-être jamais en vérité. Tout dépendrait des humeurs de son frère aîné. Celui-ci porta alors son attention sur Lancel, attendant de voir si son héritier avait quelque chose à ajouter aux paroles de son oncle. Bizarrement, il était persuadé que oui.


               
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Message Jeu 11 Juil 2013 - 17:47


Qui sait garder son secret, connaît le chemin du succès.


"C'est de la triche !"
"A la guerre, l'unique vérité est celle du vainqueur."
"Nous n'étions pas en guerre mais à l'entraînement !" Grommela le jeune garçon, dont le nez saignait abondamment.
" Père dit que c'est l'unique façon de ne pas s'y faire prendre à deux fois. Vois plutôt par toi-même." Il désigna la bosse qui chevauchait l'arrête de son propre nez avec fierté. "Je peux t'assurer que la Vouivre n'a jamais eu une seconde occasion d'encastrer le pommeau de son épée dans ma narine !"
"Tout de même, vous n'aviez certainement pas besoin de réduire mon nez en bouillie pour me le faire comprendre !"  
"La guerre est injuste !"
"Par les Sept comment pourrais-tu le savoir ! TU N'AS PAS CONNU LA GUERRE !"
Lancel s'arrêta brusquement, puis se retourna vers son frère cadet. Un sourire méprisant pointait sur ses lèvres tandis que son regard perçant se posait sur Medard.
" Il ne s'agit pas de savoir si j'ai connu la guerre ou pas. Il s'agit de savoir qui a raison et qui a tort. Or, quand on gagne on a toujours raison. " Il était sur le point de reprendre sa route lorsqu'une pensée le stoppa net dans son élan. " Et sache que ta frustration n'est pas un prétexte valable pour t'abaisser à des familiarités telles que le tutoiement. Malgré les liens du sang qui nous unissent, tu restes mon escuyer et moi ton maître. "
"T... Mmmm... Vous n'avez pas gagné loyalement !"
"Dit le pauvre ladre mort avec un nez en forme de patate. Ouh non ! Mieux ! En forme de racine de gingembre !" Lancel lâcha délibérément un ricanement moqueur.
"Mais c'est.."
"Suffit ! Si tu n'es pas assez malin pour comprendre la leçon, alors tu es un âne ! Et on ne donne pas d'explication à un âne pour le faire avancer !"
Lancel attrapa son frère par le col et le poussa devant lui pour mieux le gratifier d'un méchant coup de pied dans les fesses. L'autre glapit sous la violence du coup. Le regard qu'il lança alors à son aîné en disait long sur l'animosité qui l'habitait.
"Va me faire couler un bain maintenant ! Et évite de tout saloper avec ton sang de navet ou Mère va encore nous piquer une crise de nerf !"
"JE LE DIRAI A PERE !"
" Fais donc, peigne-cul ! Ose seulement ouvrir ton claque-merde lors du repas qui sera servi ce nuisant ! "



Comme d'accoutume, la famille Vyrwel s'était réunie au grand complet pour le souper. Assis autour d'une même et massive table en bois, ils dînaient sous le regard malveillant des gargouilles pendues aux corniches de pierre grise. Les enfants mangeaient de leur côté, en silence, sous peine de contrarier le maître des lieux, ce qui n'était clairement pas dans leurs intentions. D'ailleurs, afin d'éviter tout problème ils avaient plus simplement décidé de ne pas quitter des yeux leurs couverts en étain. L'argenterie avait en effet dû être vendue suite aux mésaventures survenues à Murs-Blancs.

Lancel lança un air dégoûté à son propre service. D'un geste las, il laissa retomber le morceau de pain dans lequel il venait de mordre puis jeta un coup d'œil en direction de Medard. Celui-ci dû instinctivement sentir le poids d'un regard se poser sur ses épaules, car il leva peu de temps après les yeux vers son aîné. L'échange qui s'en suivit resta muet mais Medard, dont le nez avait été bandé et le saignement stoppé à l'aide d'un morceau tissu enfoncé dans le museau, pouvait presque entendre les railleries de son grand frère rien qu'en apercevant la sale mine triomphante que ce dernier affichait. Frustré au possible, le jeune garçon hésita un long moment puis finit par refixer son couvert avec raideur.
Satisfait, Lancel s'enfonça un peu mieux dans sa chaise et prit le temps d'écouter ce que son oncle Godrik avait à dire.

Le sujet d'aujourd'hui évoquait le mariage du prince Targaryen, ou plutôt du prince "Bon-à-rien" ! Quelle superbe rime ! Se félicita Lancel. Il préféra néanmoins taire sa trouvaille, jugeant avec bon sens que l'heure n'était point aux calembours.
Bien évidemment, Bryce en profita pour railler son fils et ses plaisirs libidineux. Mais cette fois-ci, Lancel ne broncha pas. Au contraire, il alla jusqu'à afficher une légère moue approbatrice en faveur de cette moquerie qu'il trouvait fort bien placée. Laissant libre cours à la discussion, Lancel écouta d'une oreille attentive les dires qui suivirent et se contenta de prendre la parole lorsque son tour fut venu.
"On ne peut qu'être d'accord avec toi, Oncle Godrik. Ceux dépourvus d'honneur ont très souvent chié leur amour propre dans le même pot de chambre. Je ne serais pas surpris de les voir revenir la tête haute une fois le véritable Roi couronné." Sa main empoignant une coupe de vin à peine entamée, Lancel observait le vide d'un air songeur. "Ils vanteraient à gorge déployée les mérites de leur brillant stratagème, mis au point pour voler la barque d'un cul-de-jatte. " Il ne put retenir un gloussement moqueur au même moment où son oncle affichait un horrible rictus en guise de sourire.  Lancel se tourna ensuite vers sa mère. "Pardonnez mon langage déplacé, Mère. Mais il est difficile de ne pas employer des mots qui écorchent les oreilles lorsqu'il s'agit de parler de lâches tels que les Beurpuits. Quoiqu'il en soit, Père, vos paroles laissent sous-entendre que vous avez déjà rencontré la future épouse du Targaryen. Est-ce la vérité ? "
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Maëlle Beurpuits
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Un Beurpuits jamais ne regrette ce qu'il commet.

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Message Sam 13 Juil 2013 - 11:08

Maëlle travaillait depuis peu dans la maison des Vyrwel mais finalement elle avait rapidement pris ses marques. Ce n’était de toute manière point compliqué : elle avait un endroit où dormir et donc poser ses maigres affaires, le reste du temps elle devait s’atteler à la tâche comme tous les personnels de maison. Ce n’était d’ailleurs pas forcément évident de travailler ainsi durant toute la journée en s’octroyant que de brèves pauses, moments durant lesquels elle s’échappait de la demeure pour tenter de séjourner un instant sur les hauteurs d’un arbre à disposition, peu importe le temps refroidi et l’hiver en devenir. Seuls moments d’apaisement où elle était elle-même et où elle pouvait penser sans avoir peur que quelqu’un décode ce qui se trouvait dans son esprit de fille Beurpuits, elle qui se faisait appeler Maedon et qui passait pour un garçon. Les femmes qui travaillaient avec lui se plaisaient d’ailleurs à lui indiquer une certaine beauté efféminée qui ne lui convenait pas du tout. Qu’on le trouve beau ou laid avait très peu d’importance. Mais se sentir ainsi si proche des beautés féminines l’inquiétaient légèrement. Elle tentait au mieux pourtant de ressembler à un garçon : petit à petit, elle tentait de viriliser sa voix sans en faire trop histoire que ça reste naturel et cela semblait fonctionner, et elle faisait bien attention à porter des vêtements masculins en laissant parfois un peu de négligence type des garçons, sans en faire trop non plus car en tant que personnel de maison d’une famille noble, les négligences physiques n’étaient pas permises. Tous ses vêtements de jeune noble avaient été de tout façon soit vendus, soit délaissés derrière elle sachant pertinemment qu’elle n’en aurait plus besoin. Le plus dur fut la période féminine menstruelle qu’elle dut camoufler aux yeux de tous… Cela avait été très compliqué mais pour son plus grand soulagement, elle avait réussi à faire en sorte que rien ne soit perçu par personne. Son dessein demandait beaucoup de travail et de sacrifices mais elle était prête à le faire. Sa haine la rendait cependant peu avenante et bien qu’on parlait d’elle concernant son physique, on en parlait aussi par rapport à sa personnalité. Elle ne souriait guère beaucoup et parler aux autres ne l’intéressaient que très peu. Tout ce qu’elle souhaitait se trouvait en possession du Lord de la maison et dont elle essayait de capter le plus conversations possibles pour pouvoir parfaire ses connaissances tant sur le monde que sur les rebelles encore actifs et disponibles. Mais c’était très loin d’être aisé car les activités quotidiennes la menaient dans toute la demeure et pas toujours dans des endroits qu’elle souhaitait. Mais elle s’arrangeait quand même pour parfois changer d’itinéraire. Lorsqu’elle sortait dans la ville, elle laissait aussi traîner ses oreilles un peu partout. Elle avait fait de la sorte une rencontre fortuite avec un rebelle dénommé Robb. Peut-être arriverait-elle en trouver d’autres…. En attendant, elle devait mordre sur sa chique et se montrer patiente ce qui était difficile car la haine ressentie l’obnubilait et savoir qu’Alrik Mallery, Brynden Rivers, les Frey et encore bien d’autres dont elle voulait la perte continuaient à profiter des bienfaits de loyalistes la répugnait à un haut point.

En cet instant cependant, sa tâche était de servir le vin à la tablée du soir. Son désormais Lord mangeait en compagnie de son fils, son oncle, sa femme et les enfants cependant assis plus loin. Une conception de la table étrange mais dont son avis resterait bien caché n’ayant strictement pas le droit d’émettre de commentaires qui ne concernaient pas son travail. Après tout, elle n’était que le fils d’une cuisinière et elle avait par conséquent été obligée d’affaiblir sa façon de parler et ses connaissances face aux autres. Elle avait bien vite compris les suspicions à son égard et elle ne pouvait pas se le permettre.  A son arrivée, les paroles préférées l’intéressèrent puisque cela concernait les Targaryens – eux aussi être abjects à se débarrasser – et dont elle écouta les propos. Elle avait déjà entendu parler du prince et de ses tendances de débauche dont la considération auprès de sa famille et des autres laissait à désirer. Il perdait beaucoup en crédit à agir de la sorte. Une attitude effectivement – outre le fait que c’était un targaryen – qu’en tant que noble elle ne comprenait pas du tout. Comment pouvait-on agir de la sorte quand de la noblesse coulait dans ses veines ? Ecoutant, elle servit du vin, commençant par le Lord de la maison avant de suivre par l’oncle, l’épouse et enfin le fils, sans manquer une seule miette de la conversation. Après tout, n’était ce pas pour cette raison qu’elle avait souhaité se faire enrôler dans une famille de rebelle ? Si cela ne servait guère ses intérêts, elle n’aurait guère de motivation pour travailler en tant que petite main d’une telle maison. Elle dut cependant faire face aux critiques concernant sa famille et c’était encore quelque chose de très difficile à supporter. Peu importe qu’elle soit d’accord ou non, entendre parler de son nom et de son père de la sorte ne pouvait être toléré si aisément. Aussi dut-elle se concentrer aux propos de l’oncle en question pour ne pas avoir de réactions inappropriées. Cela sembla fonctionner et elle crut être capable de repartir sans encombre mais quand elle servit le fils, ce dernier eut des propos d’un déplaisir profond et sa concentration pour ne pas lui envoyer la cruche de vin dans la figure fut telle qu’elle versa malheureusement beaucoup trop de liquide carmin dans la coupe alors qu’elle se persuadait mentalement de ne pas réagir. Redressant rapidement la cruche, elle se rendit compte qu’un filet de vin du au débordement s’écoulait le long de la table pour finir sur la jambe du fils du Lord Vyrwel. Posant rapidement la cruche, elle prit une serviette pour  éponger aussi prestement que possible le liquide sur la table.

« Veuillez m’excuser ! Je vais de suite aller chercher de quoi nettoyer ! »


Malgré la culpabilité qui semblait s’afficher sur son faciès, elle ne put s’empêcher de ricaner intérieurement en se disant qu’il subissait simplement un juste retour des choses à parler d’un thème si important avec autant de négativité, et lorsqu’elle partit avec la cruche pour retourner en cuisine, elle sourit cruellement une fois à l’abri des regards alors qu’elle posait la dernière et qu’elle prenait de quoi réparer son tort. Se reprenant cependant car c’était tout de même le fils de celui qui lui avait accordé l’hospitalité et un certain confort, elle revint auprès du concerné pour frotter – plus tapoter réellement que frotter car un tel vin ravageait sans vergogne les tissus sur son passage – un peu la nappe en se forçant à s’excuser de nouveau car elle ne pouvait malheureusement rien faire pour le pantalon du noble… Le verre reprit en cuisine, échangé et remplit convenablement, elle le rapporta à ce dernier en espérant néanmoins ne pas avoir entraîné trop de tort. Il serait fâcheux de se faire exclure de la demeure pour un caprice d’un fils un peu trop hautain.

« Voilà, j’espère que ça vous conviendra. »


A ses propos ajouta-t-elle une légère courbette d’excuse pour tenter d’apaiser un courroux plausible. Subir les foudres d’un lord ne serait pas à son avantage et risquait même d’être quelque peu douloureux. Il ne fallait pas qu’elle oublie son rang et sa position qui ne lui permettait guère dans l’état actuel des choses d’espérer une quelconque tolérance de la part des membres de cette maison. Le Lord Vyrwel était le seul qui connaissait sa valeur et son identité mais elle savait pertinemment qu’il ne ferait point de favoritisme, encore moins devant d’autres personnes pour qui Maedon passait en tant que fils d’une cuisinière. Cela ne permettait pas de subir une quelconque faveur.



"Que cela soit difficile ou non, tu tiendras ! "
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Bryce Vyrwel
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Message Dim 14 Juil 2013 - 18:15

Bryce savait parfaitement qu'une Beurpuits pouvait entendre les critiques copieuses que son fils et son frère étaient en train de lancer sur sa famille. Loin de se sentir inquiet par cette idée, le seigneur de Noirvallon vit plutôt là l'occasion de pouvoir tester – une fois de plus – la capacité de la jeune Maëlle à pouvoir se maîtriser ! Parviendrait-elle à s'empêcher de leur briser le crâne à coup de cruche ? C'était préférable, sans quoi la demoiselle pouvait dire adieu à la fois à sa couverture et à sa place au château. Prenant un air indifférent, le Bieffois se contenta de regarder Lancel alors que celui-ci descendant leurs anciens alliés avec une application qui réjouissait beaucoup Bryce. Ils pensaient tous la même chose concernant l'ancienne maison noble : nul doute qu'Ambrose Beurpuits reviendrait, fier comme un paon, si un Feunoyr montait sur le trône ! Il aurait certainement l'audace de demander à ce que son titre de seigneur lui soit rendu. Cependant, tout ceci n'était que pures spéculations, ils ignoraient ce que le père de Maëlle avait réellement en tête et peut-être qu'il faisait effectivement quelque chose pour les Feunoyr, réfugié dans les Citées Libres ? Le seigneur des lieux en doutait, mais sait-on jamais !
Aux paroles crues de son fils, lady Lyra se contenta de secouer la tête, signe qu'elle désapprouvait une telle manière de parler. Cela dit, connaissant parfaitement sa place la mère de famille n'ouvrit pas la bouche, avalant simplement sa nourriture pour masquer la contrariété grandissante qui l'habitait alors.

Ce fut à ce moment que Lancel interrogea son père sur une éventuelle rencontre avec la future épouse du Prince Daeron. Comme bien souvent, Bryce n'en avait guère parlé aux siens, il avait juste brièvement cité la demoiselle lors d'une discussion avec son épouse, mais ce n'était rien de bien important : le Bieffois aimait garder ce type d'informations pour lui. La jeune Maëlle qui servait l'héritier des lieux en était la preuve vivante.

« Brièvement à Port-Réal en effet. Mais.... »

Bryce s'interrompit à ce moment, car le serveur – qui n'était autre que la jeune Beurpuits – venait de faire déborder le vin qui s'écoula sur la nappe avant de goutter sur la jambe de Lancel. Finalement elle s'était tout de même laissée troubler, mais pas autant que le seigneur de Noirvallon l'avait craint ! Celui-ci conserva un air parfaitement neutre alors qu'il se demandait quelle allait être la réaction de son héritier. Ce dernier était au moins aussi soigneux que son géniteur et la perspective de se voir souillé par du vin n'était jamais très réjouissante.
Alors que Maëlle s'excusait en épongeant maladroitement la nappe, Lyra s'agita aux côtés de son époux : elle songeait déjà aux heures de nettoyage que cela allait nécessiter et voyait surtout là une raison de râler sur la venue de ce nouveau serviteur. La dame de Noirvallon ne l'avait découvert qu'après son arrivée ici et n'avait pas été très enjouée à l'idée de recueillir un enfant de Murs-Blancs, craignant qu'il n'attire le mauvais œil sur leur maison. Bryce l'avait rapidement remise à sa place bien entendu, mais il connaissait assez son épouse pour savoir qu'elle ne raterait pas une telle occasion de protester !
Godrik ricanait légèrement devant la maladresse du gamin, le silence se fit alors que le responsable s'éloignait pour aller changer le verre et se débrouiller pour tenter de réparer ses erreurs. Comme le pensait Bryce, Lyra profita de cet instant pour émettre une critique.

« Je te l'avais dit, c'est un incapable ! Confies-le donc au palefrenier, mais qu'il ne grâce pas ainsi du bon vin ! Heureusement qu'il ne vient pas de La Treille au prix où il est.... »

La douce mère pouvait devenir aigrie lorsqu'elle n'aimait pas quelqu'un. Jalousie ? Certainement pas, l'épouse de Bryce ignorait qu'il s'agissait d'une fille, mais parfois les femmes sentaient les choses d'une certaine manière. En temps normal, le seigneur des lieux se serait débrouillé pour apaiser les humeurs de son épouse – du moins s'il ne souhaitait pas s'amuser – mais là il se contenta de la laisser pester sans répondre. Ce fut à ce moment que Maëlle revint et s'excusa auprès de Lancel. Le Bieffois commença par regarder son fils avec attention avant d'esquisser un bref sourire et croiser ses mains devant lui, coudes sur les accoudoirs. C'était là une situation amusante et intéressante sous certains angles.

« Je t'avais bien dit qu'à trop cultiver ton charme tu finiras par troubler n'importe qui mon fils, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. Il s'agissait bien évidemment d'une boutade.
Peut-être que les Sept ont voulu te punir de médire autant sur nos anciens alliés, qui sait ? Fais attention à toi Godrik, tu risques de subir le même châtiment, il est encore temps de te mettre à boire de l'eau. L'intéressé se contenta d'émettre un grognement pour toute réponse. Que Bryce parle des dieux ne signifiait qu'une seule chose : il voulait embêter son épouse et titiller un peu son frère et son héritier.
Et bien Lancel, aurais-tu perdu ta langue en voyant cette tache sur ton vêtement ? »

Visiblement la situation amusait beaucoup le seigneur des lieux, il laissa son visage redevenir neutre sans accorder le moindre regard à la jeune femme à ses côtés. Qu'il ne décide pas lui-même d'envoyer le serviteur se faire corriger était assez inhabituel, mais ceux qui ne le connaîtraient pas parfaitement pourraient penser qu'il faisait passer son envie de « plaisanter » avant la fierté de sa famille. Il était inutile de préciser que seuls ceux qui le côtoyaient quotidiennement se douteraient qu'il y avait quelque chose d'anormal : aux yeux de Bryce, la famille était primordiale !
Godrik émit un nouveau grognement, décrochant un regard à son nouveau à la jambe tâchée avant de s'attarder sur le serviteur, puis il haussa les épaules pour s'enfoncer dans son siège : tout ceci ne le concernait guère !


               
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Message Jeu 18 Juil 2013 - 20:09


Qui sait garder son secret, connaît le chemin du succès.


Lancel mordit de manière nonchalante dans sa cuisse de poulet, puis la rejeta avec dédain. Manger n'était jamais un plaisir pour l'héritier de Noirvallon, surtout lorsque les plats étaient aussi fades. La pauvreté venait à se réfléchir jusque dans leurs assiettes. Reposant la tête contre le haut dossier de sa chaise, Lancel se massa le menton, l'air lointain.

Quelques jours plus tôt, le jeune homme arborait encore une barbe épaisse ainsi qu'une longue chevelure dont les pointes graissées venaient lui lécher le cou. Mais lorsqu'il fut mis au courant des sombres desseins concoctés par son seigneur et père, l'Héritier sut aussitôt qu'il aurait besoin de ses meilleurs atouts pour parvenir à ses fins. Avoir le visage avenant et propre en faisait partie. C'était un excellent moyen pour attirer l'empathie, ou le mépris selon les gens. Ces deux émotions avaient l'avantage de gonfler au détriment de la méfiance...

Lors de sa toilette, Lancel avait eu recours aux talents inexistants d'une petite domestique, dont l'âge frôlait les quinze ou seize années. Bien entendu, ce n'était certainement pas sa renommée dans le monde de la coiffure qui lui avait fait passé le seuil de la chambrée de l'Héritier. Ce dernier n'avait retenu d'elle que le vague souvenir d'un joli minois et l'image extrêmement nette de petites fesses rebondies.
D'ailleurs, la coupe dont elle le gratifia était tellement laide que Lancel du raccourcir une nouvelle fois ses cheveux afin de rattraper ses erreurs.

Lancel se rappelait de sa surprise lorsqu'il se rendit compte que la mignonne n'était déjà plus une enfant.
Il lui avait arraché ses vêtements. Elle n'avait pas résisté, par peur ou par envie. Cela importait peu à vrai dire. L'excitation était soudainement montée d'un cran. Le souffle du jeune homme se fit plus grave, plus court, plus profond. Son fer de lance vint frôler l'intimité de la servante et finit par la pénétrer lentement. Mais par les Sept, c'est qu'elle était loin d'être étroite, la vilaine fille ! Outré, Lancel se retira immédiatement et se mit à la gronder. Cette dernière rétorqua avec timidité, les joues rouges de honte, qu'ils s'étaient déjà adonnés aux plaisirs de la chaire, ensemble. Lancel lui avait dérobé sa virginité deux années plus tôt. L'annonce coupa l'herbe sous le pied du jeune homme, qui resta la bouche grande ouverte sans trouver quoi répondre. Le silence se mua peu à peu en malaise. Nu comme un vers mais la mine extrêmement sérieuse, Lancel essayait de faire le tri dans sa mémoire. Non, rien à faire, il ne s'en souvenait pas. Offrant le bénéfice du doute à sa victime, il roula des épaules comme pour s'échauffer et fondit sur sa proie.

"Qu'est-ce que..." Une désagréable sensation l'enleva à ses songes. Posant un regard horrifié sur sa cuisse, Lancel s'aperçut qu'une immense tâche de vin souillait son pantalon.
"Qu... QU... Qu'est-ce que c'est que CA ?" Le jeune garçon près de lui se confondit en excuses au même moment. Mais Lancel ne l'écoutait pas, il levait les bras au ciel, la fin du monde semblait proche. Le laquais s'enfuit aux cuisines et Bryce se permit quelques moqueries qui ne manquèrent pas d'atteindre l'orgueil de son fils.
L'air mauvais, Lancel répliqua: "Je ne vous savais pas superstitieux, père."
Presque inconsciemment, ses yeux se levèrent alors en direction de son frère, Medard. Le sourire narquois qu'il vit sur sa misérable face d'ahuri le fit sortir de ses gonds. Son visage se déforma sous le joug de la colère et sa mâchoire se déboîta.
"COMMENT PEUT-ON ÊTRE AUSSI EMPOTÉ ?!" Le fautif approcha de nouveau la table et Lancel prit un malin plaisir à lui reposer la question dans le creux de l'oreille. "COMMENT... PEUT-ON... ÊTRE AUSSI EM-PO-TÉ ?!!! Ma parole, tu es né avec des pieds à la place des mains ?!! " Lancel observa la cible de son courroux avec mépris. " Tu n'as certainement pas été choisi pour ta beauté, ni pour le plaisir qu'insuffle ta présence !" Il prit une mine interrogatrice.  "Alors quoi ? Si tu es incapable de servir correctement du vin, pourquoi es-tu là: dans la même pièce que tes maîtres à l'heure du souper ? Serais-tu un bouffon venu pour nous divertir ? Oooh, parfait ! Absolument parfait !" Un sourire on ne peut plus forcé lui barrant le visage, Lancel se tourna vers Bryce et poursuivit sa mascarade sur le même ton cynique. "Je suppose que nous devrions tous remercier Père de t'avoir engagé !" Il présenta ensuite l'espace libre qui séparait leur table de l'immense âtre de cheminée scellée au mur. "Je t'en prie, présente nous ton numéro suivant ! Qu'en dites-vous, Père ? Oncle Godrik ? Acceptez-vous que notre bon ami poursuive le spectacle ? "
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Maëlle Beurpuits
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Message Dim 21 Juil 2013 - 11:10

Maëlle n'aurait jamais pensé obtenir une telle réaction. Avait-elle oublié comment certains nobles pouvaient parfois traiter les petits gens qui travaillaient à leur service ? Ce n'était pas parce qu'elle-même avait toujours respecté ces derniers qu'il en était de même pour tous. Elle se souvenait parfaitement de sa sœur ayant réprimandé plus d'une fois une demoiselle maladroite qui pourtant ne commettait pas de grosses erreurs. De plus, ce n'était jamais rien que l'argent possédé ne pouvait réparer, alors que l'humiliation et la pression psychologique instaurées à force de courroux et de marque de mépris n'étaient point toujours réversible. Elle s'évertuait quand elle pouvait le voir à reprendre sa sœur et à corriger son côté hautain auprès de la jeune femme, mais elle avait très vite remarqué qu'il n'était pas facile de se débarrasser de cette supériorité instaurée par le titre qui ne découlait que d'une bonne naissance. Cela l'avait-elle au fond encore mieux compris en vivant en tant que roturière durant plusieurs semaines car son sentiment d'injustice était toujours bien sûr mis rapidement de côté face aux bénéfices et aux droits dont elle pouvait bénéficié justement grâce à cette supériorité. Mais quand on prenait la place de ceux qui étaient si aisément opprimés, on se rendait compte à quel point on les avait encore bien trop maltraité malgré le sentiment de bien faire qui pouvait découler de nos actes. Ceux qui avaient un titre encore plus élevé que le sien avait détruit sa vie... La haine envers ces gens supérieurs s'étaient donc encore davantage accentuées. Etre bien né était une chance , elle était prête à tout pour la récupérer. Toujours est-il que quand l'épouse de Bryce Vyrwel s'était mise à critiquer ses capacités, elle aurait eu envie de lui retourner toutes ces pensées mêlées à la figure. Ce n'était qu'une nappe, ce n'était qu'un pantalon, et surtout le vin ils en avaient encore bien des cuves, alors pourquoi se plaindre de simples tâches ? Certes, elle avait été maladroite. Pourtant ce n'était pas son genre, elle était plutôt adroite et réalisait ses tâches correctement que cela la fatigue ou lui pèse. Ses moments de liberté étaient là pour oublier sa nouvelle condition et apaiser un temps son esprit torturé. Il est vrai que le seul reproche qu'on pourrait lui attribuer était de revenir avec des vêtements abîmés ou même salis par ses escapades forestières. Mais cela datait déjà du temps de sa noblesse et cela ne l'empêchait pas d'être habillées comme elle le devait lorsque cela se voulait obligatoire. Ainsi, actuellement elle était propre sur elle et vêtue avec les vêtements simples mais non tâchés qui lui étaient attribués, à connotation masculine bien évidemment.

Elle était passée outre les paroles de la dame pour se concentrer de toute façon sur sa tâche de réparer son erreur. Sans compter que le plaisir ressenti à cette « punition » avait oblitéré un peu le reste. Cependant, elle ne s'était pas attendu à être traitée de la sorte. Par conséquent, sans broncher elle fixait d'une oeillade directe le fils Vyrwel qui semblait prendre un malin plaisir à la rabaisser. Si seulement il savait ! Mais elle ne dirait rien et resterait à sa place. Excepté qu'elle ne comptait pas baisser le regard pour autant et ses prunelles sauvages tenaient fermement le regard accusateur qui lui était adressé. Elle avait appris à s'écraser bien plus qu'avant en tant que petit personnel de maison, mais il y avait des traits de caractère qu'elle ne parvenait pas encore à dompter. Pourtant, cette façon de soutenir le regard malgré les reproches lui avait déjà valu quelques coups lors de son errance en solitaire après la destruction de sa maison. Mais elle n'arrivait pas encore à faire autrement. Ses sourcils lentement s'étaient froncés petit à petit en entendant parler de bouffonnerie et d'autres paroles aussi stupides que celles prononcées avant. Elle détestait ce besoin de rabaisser et elle ne pouvait s'empêcher d'en être mécontente. Mais à part son regard, rien ne laissait suggérer qu'elle allait dire quoi que ce soit. Elle écouta jusqu'au bout les paroles prononcées. Quelle était cette idée saugrenue d'insinuer qu'elle allait faire un « spectacle ». Enfin de toute façon, elle n'allait rien faire du tout et allait retourner à son travail. Elle n'était pas un bouffon, elle était du personnel de maison et par conséquent elle avait d'autres choses à faire que convenir à cet enfant de bonne famille gâté et prétentieux qui n'avait rien d'autres à faire pour s'amuser que de se jouer de son personnel de maison. Elle attendit un petit peu en se permettant un léger regard en biais vers le Lord de maison. Elle ne s'attendait pas du tout à ce qu'il la défende, ce n'était pas le but, elle souhaitait simplement savoir comment elle devait réagir car elle n'avait jamais travaillé dans une famille noble avant et ne connaissait pas clairement les mœurs à adopter. Mais elle finit cependant par parler ne voyant pas ce qu'elle pourrait faire d'autres de toute façon.

« Veuillez m'excuser, Ser. Je sais pas faire de spectacle. » elle ne parlait pas comme une noble, elle omettait consciemment certains mots pour paraître moins cultivée et noble «  Puis j'aurais peur de vous salir encore, Ser. »

En réalité, cette phrase était une moquerie de sa part mais assez subtile pour qu'on pense que ses paroles étaient sincères. C'était une rétorque comme une autre face à ses paroles débiles concernant une quelconque bouffonnerie. Mais comme il estimait qu'elle était empotée, elle lui faisait remarquer qu'elle risquait juste d'entraîner d'autres dommages. Le saluant ensuite pour formuler une nouvelle excuse tacite, elle se retira en cuisine avant de grommeler dans son coin pour marquer son désaccord de cette façon de se comporter.

« Pour qui il se prend.. me parler comme ça... »

Elle se parla comme ça seule en s'exécutant en cuisine parmi les autres membres du personnel qui lui jetait un coup d'oeil se demandant ce qu'elle, plutôt il, avait pu faire pour entendre le lord Lancel s'énerver et elle se parler de la sorte. Elle était pas prête de retourner les servir sauf si on l'exigeait.



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Bryce Vyrwel
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Message Lun 22 Juil 2013 - 15:31

Lancel perdait visiblement patience, il semblait particulièrement sujet aux éclats ces derniers jours. Lorsqu'il agissait de la sorte, Bryce éprouvait toujours le désir de lui donner une tape sur le nez pour le rappeler à l'ordre. Mais il ne le fit pas. Observant son héritier en train de passer ses nerfs sur ce qu'il pensait être un simple gamin, le seigneur de Noirvallon se demanda soudain comme est-ce qu'il réagirait s'il avait face à lui Maëlle et non Maedon. La demoiselle était jolie et devait savoir charmer, il était inutile de spéculer sur le fait que Lancel se serait rapidement laissé avoir, c'était une chose qui ne faisait pas le moindre doute dans l'esprit de la Vouivre. Le point faible du jeune homme était bien son « amour » pour les femmes ! De son côté Godrik semblait se moquer du sort que venait de subir le pantalon de son neveu, l'élégance n'avait jamais été sa priorité et si les rôles avaient été échangés, il se serait contenté de râler sur la perte du bon vin. Aussi se contenta-t-il de jeter un regard indifférent à un Lancel toujours aussi révolté. L'amusement gagnait petit-à-petit Bryce qui ne manifestait pourtant rien. La situation apparaissait sous un angle bien différent lorsque vous aviez connaissance des détails en possession du seigneur des lieux ! Ce dernier s'était concentré sur son assiette comme si tout ce qui se passait à ses côtés lui importait peu et ce ne fut que lorsque « Maedon » s'excusa une fois de plus que la Vouivre prit la peine de s'intéresser à ce que lui disait son fils.

« Il m'est avis que pour le moment tu joues plutôt bien ce rôle à te donner en spectacle de la sorte. Le ton était clairement amusé tandis qu'il regardait du côté de Lancel.
Je ne l'ai pas engagé pour jouer le rôle de bouffon mon bon Lancel, mais pour être certain qu'au moins celui-ci ne finira pas dans ta couche. Enfin j'ose espérer, sans quoi je crains que ta mère ne doive prier pour toi. Celle-ci se contenta d'émettre un léger bruit désapprobateur qui montrait une fois de plus qu'elle avait hâte de revoir son fils marié. Comme si ce point pourrait changer quelque chose à la situation.
Je te trouve particulièrement énervé Lancel, quelque chose ne va pas ? Mis à part le vin que notre cher ami vient de gâcher j'entends. Une question plutôt étranger vu tout ce que la maison Vyrwel venait de subir, il fallait l'avouer.
Fais donc preuve d'un peu de mansuétude, cet enfant vient juste d'arriver et je suis certain qu'il a beaucoup à nous offrir. Si j'avais dû te rejeter chaque fois que tu faisais une erreur lorsque tu avais son âge, tu ne serais rien de plus qu'un jeune damoiseau juste capable de faire du charme aux fermières du coin. »

C'était plutôt inhabituel que Bryce s'amuse à défendre un simple paysan, mais d'un autre côté il ne ratait jamais une occasion de faire preuve d'ironie, ceci pouvait donc expliquer cela. Le seigneur des lieux retrouva son silence alors qu'au bout de la table les enfants chuchotaient entre eux comme si cet événement venait de leur donner le droit de ne plus obéir aux ordres habituels. Un seul regard de leur père suffit à imposer le silence, permettant à Lyra de se renseigner sur le fauteur de trouble.

« Et d'où vient-il ? De Murs-Blancs ? Je ne me souviens pas l'y avoir vu, c'est tout de même curieux qu'il vienne jusqu'à Noirvallon juste pour te servir, il y a bien d'autres rebelles plus près de chez lui ! Es-tu sûr qu'il n'est pas du côté des Targaryen Bryce ? Un simple regard du concerné suffit à lui faire comprendre qu'il n'appréciait pas de voir ses décisions remises en doute.
Ai-je déjà fait quelque chose qui puisse porter préjudice à ma maison ? Crois-tu que je sois suffisamment stupide pour laisser entrer un traître entre nos murs ? Il ne faisait rien sans rien et elle le savait parfaitement.
Ce n'est pas ce que je disais... Il la coupa, ne lui laissant pas le temps d'en ajouter davantage.
Alors ne parles pas. C'est parfaitement normal que tu ne te souviennes pas de lui, tu ne regardes déjà pas les serviteurs qui travaillent pour nous alors je ne vois pas pour quelle raison est-ce que tu porterais attention à ceux d'un autre seigneur. Si cet enfant est venu jusqu'à Noirvallon c'est parce qu'il savait que les Vyrwel ne baisseraient pas les bras. N'avons-nous pas chèrement payé notre prétendue trahison ? »

Le ton commençait à devenir irrité et Lyra piqua du nez dans son assiette, s'empressant de poursuivre son repas pour quitter la table le plus rapidement possible. Les enfants eux-mêmes étaient encore plus calmes qu'à l'accoutumée, seul Godrik semblait indifférent à ce qui se passait autour de lui. Après un léger soupir, la Vouivre tourna la tête vers sa progéniture énervée pour lui offrir un bref sourire.

« Si ce garçon t'agace tellement Lancel, je vais simplement lui dire de ne plus servir au dîner, mais ne vas pas t'amuser à essayer de lui causer des ennuis. Nous avons déjà bien assez de problèmes pour le moment, inutile de chercher à nous mettre nos propres serviteurs à dos. »

Un discours particulièrement étrange puisque Bryce ne se gênait jamais pour provoquer les autres nobles sans se soucier de ce qu'ils pourraient lui faire. Godrik sembla noter cette incohérence puisqu'il jeta un regard dubitatif à son aîné, mais habitué qu'il était à ne pas souligner ce type de choses – Lyra semblait avoir encore du mal dans ce domaine – il replongea son nez dans son assiette. En réalité Bryce cherchait simplement à éviter que Lancel ne s'approche trop de Maedon au risque de découvrir qu'il s'agissait en réalité de Maëlle. S'il ne lui avait pas dit ce secret, c'était pour conserver certaines données pour lui, mais le jeune homme était bien assez malin pour le deviner. Bryce l'avait bien élevé.


               
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Message Mer 24 Juil 2013 - 15:39


Qui sait garder son secret, connaît le chemin du succès.


Les paroles de Bryce se répercutèrent sur les murs de la pièce avec fracas. Le premier écho mit fin aux chuchotements, le second fit baisser les mentons dans les cols et au troisième ne subsista qu’un silence grave et oppressant.

Mais Lancel ne se laissa point déstabilisé par la voix portante de son géniteur. Son regard clair s’était dilaté un court instant sous l’incompréhension des propos tenus à son égard, avant de se plisser, les rides emplies de suspicion.

Lancel avait toujours eu un tempérament de feu. Pour mieux le contenir son père lui avait forgé, au fil des ans, un étau qu’il resserrait à chaque fois que la situation l’exigeait. Mais à Darkell, Lancel laissait libre cours à son mauvais caractère, dont découlait sa mauvaise réputation. Fort heureusement son titre lui permettait ce genre d’excès. Avec le temps, certains de ses déboires se murmurèrent par delà Noirvallon et contribuèrent au portrait de serpent qu’on finit par lui associer.  

Pourtant, voilà qu’aujourd’hui son propre père remettait en cause son comportement pour une faute qu’il n’avait pas commis. Le coupable était un laquais dont l’insolence transpirait à chaque fois que la bouche s’entrouvrait. Lancel considérait la situation injuste et comptait bien demander réparation.

«Et moi je vous trouve particulièrement magnanime envers vos sujets, Père.  Pourtant, ce n’est pas à l’aide d’altruisme et de clémence que vous m’avez éduqué. Ou bien nous n’avons pas les mêmes définitions pour ces mots. »

Godrik posa une main ferme sur l’épaule de son neveu, l’air désapprobateur. « N’oublie pas à qui tu parles mon garçon. Tu ne voudrais pas te montrer irrespectueux envers ton seigneur, n’est-ce pas Lancel ? »

Ce dernier ne daigna pas se tourner vers son oncle et roula de l’épaule pour se défaire de son emprise. « Je ne cherche pas à être injurieux, mais demande simplement que justice soit rendue. » Lancel se pencha en avant et du bout de l’index tapa sur la table. « Vous avez toujours pris soin de punir les offenses comme il se devait et savez comment marquer les mémoires les plus réticentes afin d’éviter toute récidive. Si nous laissons le chaos s’installer au sein même de notre demeure, comment pouvons-nous espérer faire respecter l’ordre sur le reste de nos terres ? » Lancel étendit les bras comme s’il voulait enlacer la salle. « Les nouvelles courent aussi vite que le vent, et un seul pet de travers suffirait à embraser un feu de rumeurs ! A l’heure qu’il est, je parie qu’on ne parle que de ce petit va-nu-pieds aux cuisines. Cet incapable qui souilla le pantalon de son maître et à qui l’on ne rendit aucune correction. Les autres vont commencer à penser, cogiter, ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’ils ne se mettent à oser. Oser répondre, oser tenir tête, oser désobéir.» Son regard se fit plus perçant. « Vous connaissez les faiblesses du genre humain et vous savez, mieux que quiconque, comment y remédier. » Le ton de Lancel était resté neutre tout au long de son discours, il savait que Bryce était plus réceptif lorsque les causeries se faisaient de façon calme et cohérente. Le silence retomba un long moment sur la tablée. Pendant ce temps, Lancel réfléchissait. Il n’avait pas retouché à son assiette depuis lors, trop occupé à comprendre les actes de son père. Quelque chose clochait, même fatigué et sous pression Bryce ne fléchissait pas, jamais. Cette mansuétude était inexplicable. « Je ne comprends pas. » Que pouvait-elle bien cacher ? Lancel tenta de se remémorer les paroles prononcées par son géniteur. « Qu’est-ce que ce maraud a de si particulier ? Qu’a-t-il de plus que ses semblables ? » Posant un œil mauvais en direction de l’ENORME tâche qu’avait imbibé le tissu de son pantalon, Lancel ne put s’empêcher de rajouter : « Si vous pouviez m’éclairer sur ce sujet, car j’ai de sérieux doutes... »

Le jeune homme interpela alors un autre domestique et exigea qu’on lui ramène le fameux fauteur de trouble. Lorsque celui-ci se présenta de nouveau à la table, la mine de Lancel se fit interrogatrice. « Mon père semble penser que tu as beaucoup à nous offrir. Aurais-tu un talent caché ? Saurais-tu cracher du feu ? Pisser du poison peut-être ? Et d’ailleurs, quel est ton nom ? »
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Maëlle Beurpuits
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Message Jeu 25 Juil 2013 - 11:39

Maëlle s’afférait en cuisine avec hargne et malveillance pour certains plats qui cognaient peut-être trop fortement sur certains meubles, histoire de montrer son déplaisir flagrant suite à son service auprès du fils du maître de maison. Elle attirait l’attention sur elle de cette façon et il lui fallut quelques secondes pour le remarquer et par conséquent se reprendre. Certes elle était en colère face à cet homme incapable de tolérer une simple tâche, mais quelque part peut-être était ce surtout la frustration de se faire traiter de la sorte alors qu’elle avait le même rang que lui. Un rang actuellement déchu c’était bien possible mais qu’elle comptait récupérer et qui serait à nouveau sien un jour ou l’autre. La seule raison pour laquelle cet homme n’était pas aussi désenchanté qu’elle, c’était simplement que son père n’avait pas été l’instigateur de la rébellion et que de ce simple fait, il méritait encore certains droits que son père et par conséquent sa maison n’avaient pas eu. Peu de clémence leur avait été accordée en réalité, la réduisant à quémander une place de fils de cuisine dans une demeure noble. Elle n’avait pas été capable de fuir, sa fierté en aurait pris un coup bien trop grand à supporter, mais maintenant elle se retrouvait seule, avec comme allié un homme qui la traitait comme une main d’œuvre – mais au fond n’était ce pas ce qu’elle avait demandé – en attendant de pouvoir se venger. Une condition bien peu avenante mais quelque part, elle ne pouvait qu’être reconnaissante puisqu’elle aurait très bien pu aussi rester dans la rue à travailler comme un souillon et se nourrir aussi peu que ce qu’il en était advenu ces dernières lunes. Ici, elle dormait dans un lit, mangeait à sa faim, et était un minimum respecté. Peut-être pas par tous cela dit, mais c’était une situation largement plus confortable que d’être roturier. Elle en était pleinement consciente et acceptait ce choix qu’au fond elle avait été seule à faire. Changer de sexe aux yeux des autres, devenir un grain de poussière dans ce monde, c’était sa tactique pour obtenir une vengeance digne de ce nom par la suite. En se calmant par ces pensées et se rappelant quel était son but, elle en vint à oublier lentement l’incartade avec de fis hautain et méprisant qu’elle ne pouvait définitivement pas apprécier. Du moins pas dans ces conditions. Elle espérait pouvoir rester en cuisine jusqu’à la fin du repas et ne plus voir sa tronche et surtout, ne plus l’entendre. D’ailleurs au-delà des parois qui les séparaient elle ne pouvait entendre les propos formulés à son sujet concernant une quelconque correction à obtenir. Fait auquel elle n’aurait jamais pensé en réalité car elle n’imaginait même pas être punie pour une brouille de cet acabit. Mais c’était sans compter la ténacité du premier fils de cette maison qui souhaitait ardemment recevoir la justice qu’apparemment il pensait avoir droit.

Ainsi, lorsqu’un domestique revint vers elle avec presque un air désolé en indiquant qu’on le demandait dans la pièce à manger, elle ne put s’empêcher de ressentir une animosité certaine qu’elle contrôla par une respiration calme et accentuée pour conserver une attitude détachée. Quittant les cuisines, elle revient auprès des concernés. Elle n’avait pas la moindre idée de la discussion qui avait eu lieu avant et tournant simplement la tête vers Bryce au fait qu’il semblait avoir exprimé en intérêt à son sujet, elle revint à Lancel qu’elle regarda. Son regard n’exprimait en cet instant rien du tout et elle tentait d’être aussi neutre que cela était possible face à autant d’idioties formulées. Il croyait quoi ? Qu’elle venait d’un cirque ambulant ? Qu’on embauchait des bouffons à Murs Blancs ? Peu importe… elle se devait de rester calme et de se faire désormais discrète. Ce qui avait été un brin raté par son dommage occasionné à la nappe et malheureusement également au pantalon de cet homme qu’il aurait mieux valu ne jamais toucher. Mais bon, l’erreur était commise, maintenant il s’agissait d’assumer jusqu’au bout sans se trahir. Toujours est-il que la dernière question formulée concernait son prénom et que par conséquent, elle estimait qu’il valait mieux le donner.

« Mon nom est Maedon, Ser. » Elle garda un instant le silence avant d’ajouter « Et je sais faire aucune des choses que vous venez de citer, je suis qu’un garçon qui réalise les tâches qu’on lui donne. » Il baissa la tête en signe de soumission, sachant pertinemment que s’écraser en cet instant était le plus intelligent – tout le monde l’aurait su – et reprit la parole « Je pourrai m’occuper de faire partir la tache de votre pantalon si vous le souhaitez, Ser. »

Elle ne voyait pas comment elle pourrait s’excuser davantage. Après tout, ce n’était qu’une tache et il y avait sûrement un moyen de le faire partir. Elle pourrait encore se renseigner auprès des dames habituées à faire le linge dans la demeure. Cela pouvait forcément fonctionner. Enfin elle l’espérait. Au pire, elle pourrait toujours demander en ville à faire confectionner une nouvelle pièce. Cela lui couterait beaucoup d’argent mais si cela pouvait lui apporter la paix elle n’allait pas s’en plaindre. Se redressant, elle observa à nouveau le fils Vyrwel en espérant qu’il allait la congédier du coup et qu’elle pourrait retourner en cuisine. Faire le pitre ne serait pas vraiment dans ses capacités et risquait de particulièrement l’énervée et de la rendre un peu trop téméraire pour la peine. Elle se connaissait et comprenait qu’elle devait se maîtriser autant que possible, mais face à de tels personnages ce n’était pas toujours évident.

« Désirez vous autre chose ou je peux retourner en cuisine ? »

Cette question n’était en rien insolente. C’était une vraie question pour tenter de précipiter son départ en insinuant l’idée dans l’esprit des personnes présentes et surtout du noble hautain qui se trouvait devant elle. On avait déjà assez parlé d’elle alors qu’elle se voulait être discrète. Mais rien que son embauche avait déjà fait le tour de la demeure de manière négative et ce n’était pas pour lui plaire.



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Bryce Vyrwel
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Message Ven 26 Juil 2013 - 12:08

Lancel était trop impulsif, trop prompt à monter sur ses grands chevaux. Une chance qu'ils ne soient qu'entre eux, sans quoi la situation aurait été ridicule et le jeune homme se serait surtout humilié devant des étrangers. Cependant, Bryce pensait que son fils était suffisamment intelligent pour ne pas se comporter avec autant de bêtise devant des inconnus, il ne restait qu'à espérer qu'il ne s'était pas trompé en le pensant pratiquement prêt à affronter les autres seigneurs. Son expression resta parfaitement neutre alors que Godrik intervenait pour calmer les ardeurs de son neveu, lequel le traita avec un dédain évident qui ne manqua pas de dessiner une expression contrariée sur le visage du célibataire.

Le regard de la Vouivre se posa sur le visage de son héritier alors que celui-ci parlait de « justice ». Tout ce manège pour une simple tache de vin, mais où allait-il chercher tout cela ? Bryce n'était pas décidé à dévoiler « le secret » à son premier-né et il se contentait donc de le regarder s'irriter tout seul. Il ne comprenait pas encore qu'il fallait certaines fois laisser passer une contrariété pour avoir accès à d'autres informations bien plus intéressantes. Peut-être que s'il l'avait fait, le seigneur de Noirvallon aurait décidé de lui confier ses plans. Mais désormais c'était exclus et Bryce attendit patiemment que son fils termine son intervention. L'agacement commençait tout doucement à pointer le bout de son nez face au comportement puéril de son héritier qui ajouta encore une couche en faisant revenir une énième fois le jeune Maedon pour lui lancer de nouvelles insultes au visage. Bryce laissa les choses se faire jusqu'à ce que le prétendu garçon de cuisine cesse de parler. Ce ne fut qu'à ce moment que le seigneur des lieux prit la parole, mais cette fois-ci ce n'était plus d'un ton amusé, mais bien d'un ton clairement agacé. Lancel devait savoir que ce n'était jamais bon signe.

« C'est normal que tu ne comprennes pas, tu es encore trop buté et trop idiot pour ouvrir les yeux sur certaines choses. Au lieu de râler comme une pucelle effarouchée tu aurais mieux fait de te taire lorsque je t'ai dit de laisser passer tout ceci. Même les mots employés étaient plus hostiles qu'à l'accoutumée, Godrik remarqua le changement puisqu'il piqua du nez dans son assiette.
Et ne te méprends pas Lancel, le maître de cet enfant c'est le seigneur des lieux, que je sache tu n'es que l'héritier de Noirvallon et non son dirigeant. Alors il n'a aucunement manqué de respect à son maître, mais par contre c'est ton cas. Son regard s'était mué en une expression dure qu'il réservait généralement aux fois où son fils le décevait énormément.
Tu n'es encore qu'un gamin capricieux Lancel. Il n'y a aucune offense derrière la maladresse d'un garçon de cuisine, si tu passais moins de temps à t'admirer et plus à te concentrer sur ce qui est essentiel à Noirvallon, tu aurais laissé passer cet épisode. Mais tu fais passer tes intérêts personnels avant ceux de la maison. C'était des paroles dures, presque insultantes.
Si tu crois que parce qu'un gamin t'as renversé du vin dessus, tous nos serviteurs vont se rebeller tu as encore beaucoup à apprendre mon cher Lancel. C'est justement en laissant passer de minimes accidents comme celui-ci que je prouve à nos domestiques que je suis capable de faire preuve de gentillesse à leur égard. Crois-tu qu'ils accepteront de servir un tyran sans cœur ? Tu es bien naïf si tu imagines que la force est la seule solution. Je pensais t'avoir mieux éduqué. Détournant son regard de son héritier, Bryce prit un air presque dégoûté.
Et si je devais sanctionner toutes les offenses Lancel, tu aurais été châtré depuis longtemps pour avoir déshonoré pratiquement toutes les gueuses du coin. C'est une offense bien plus grave que celle de renverser du vin sur un pantalon, une virginité ne se refait pas. Alors avant de cracher sur les autres mon fils, pense à te regarder. »

La réplique avait été cinglante et humiliante, Bryce savait parfaitement que son fils risquait de lui en vouloir un long moment, mais peu lui chalait : il avait besoin d'être remis à sa place de temps en temps pour ne pas trop prendre la grosse tête. Le faire redescendre sur terre était obligatoire, hors il n'existait pas grand monde avec ce « pouvoir », Bryce était certainement le seul à pouvoir se le permettre. Bien entendu il avait été irrité par l'insistance de son aîné, mais cependant le seigneur des lieux était aussi assez satisfait de la situation. Lancel ne lâchait pas facilement la question et il avait visiblement l'air d'avoir compris que quelque chose clochait dans le comportement de son géniteur. Il ne restait qu'à voir s'il parviendrait à mener son enquête à terme ! Le Vyrwel ne comptait pas l'en empêcher, mais il ne lui donnerait aucune information supplémentaire.

Décrétant que ce repas avait assez duré, le seigneur se redressa, rapidement imité par les personnes présentes autour de la table. Les autres enfants n'avaient pas manqué de remarquer ce qui se passait entre leur frère aîné et leur père, mais ils ne diraient rien à ce propos. Pas en la présence de Bryce du moins. Ce dernier tourna une ultime fois la tête vers son héritier.

« Je suis las de cette discussion, mieux vaut y mettre fin avant que tu ne décides de provoquer ce gamin en duel pour préserver ton honneur. »

Secouant la tête il se détourna du jeune homme avant de se diriger vers la sortie de la pièce, rapidement suivit par son épouse, son frère, puis les autres enfants qui retourneraient tous à leurs occupations. Bryce ne donna aucun ordre pour que Maëlle soit tenue à distance de Lancel, si celui-ci souhaitait savoir qui était ce gamin, qu'il le fasse ! Mais le seigneur de Noirvallon ne pardonnerait aucune faute, mieux valait qu'il soit sûr de lui lorsqu'il se lancerait là-dedans !

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Qui sait garder son secret, connaît le chemin du succès ▬ Lancel et Maëlle

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