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La rencontre du destin [Pv Wyna]

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Homme d'Armes
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Aslak
Homme d'Armes

Général + Etre fier c'est bien, être en vie c'est mieux ! +
♦ Missives : 1035
♦ Missives Aventure : 116
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 24/09/1986
♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
♦ Célébrité : Nicolaj Coster-Waldau
♦ Copyright : moua
♦ Doublons : Arkha Kenning, Ethaniel Stone, Maëlle Beurpuits
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles : + Dites moi que je resterai en vie et je vous dirai qui je suis

+ On va se boire un verre ?

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465/500  (465/500)


Message Lun 8 Juil 2013 - 19:00

Les montagnes de la Lune. Aslak ne s’y serait jamais rendu de lui-même à l’heure actuelle pour la simple et bonne raison qu’une nouvelle tout à fait surprenante concernant potentiellement son cher frère lui avait donné l’envie de rentrer au bercail pour l’y retrouver et vérifier ces faits. Depuis combien d’années maintenant était-il parti ? Il n’en avait pas la moindre idée et préférait sincèrement ne pas compter. Après tout, cela avait-il une quelconque importance ? Pas à ses yeux en tout cas. Donc, comme il ne s’en souciait guère, il n’avait aucune raison d’y consacrer plus de temps que nécessaire. En attendant, la nuit se faisant, il ne s’était pas donné la peine de prendre la route directement… Ainsi, il avait traîné dans une taverne du Conflans, là où la rumeur à vérifier avait été entendue c’est-à-dire à Atranta, et s’était laissé embarquer dans une beuverie sans pareil. Ce fut bien pour cette raison que le lendemain, lorsqu’il se réveilla dans le lit d’un homme qui était également étendu à côté de lui, il en fut quelque peu surpris et regarda l’énergumène ronfleur sans parvenir à lui remettre ni un nom ni même une origine. Où avait-il bien pu le rencontrer ? Passant une main dans sa crinière bagarreuse, il observa cependant son corps mais fut bien obligé de constater qu’il était encore entièrement vêtu, pour son plus grand soulagement. Il en ricana d’ailleurs mais il était persuadé que même ivre, il n’aurait jamais ce penchant. Les femmes étaient tout ce qui lui importait et il aurait préféré se réveiller dans le lit de l’une d’entre elles. Mais peut-être que l’homme avait juste été d’une gentillesse exemplaire en lui offrant un domicile plutôt que la rue. Il ne pouvait pas trop s’en plaindre. En attendant de l’eau serait quelque peu salvateur. S’extirpant avec difficulté du lit, il observa la pièce avant de marcher sur quelque chose qui l’interpella assez pour que son regard n’accepte de se baisser. Ses lances… Il les avait presque oubliées. Il ne fallait pas demandé comme il s’était bien trop enivré. Était-ce l’idée de revoir son frangin qui l’avait poussé à fêter ça avec encore plus d’effervescence ? Il ne le saurait jamais et s’en foutait en réalité royalement. Toutes les réponses étaient bonnes pour s’amuser et faire la fête avec des rencontres fortuites dans une taverne. Se baissant lentement pour les ramasser, il les rattacha à son échine avant de quitter la pièce et trouver un endroit capable de fournir de l’eau. Ce ne fut pas très difficile mais surtout, une belle jeune femme se trouva dans le même endroit ne pouvant s’empêcher d’afficher une mine surprise avant de sourire.

« Bonjour Ser… »

« Ser ? Oh non certes pas, Aslak sera parfait, belle demoiselle. »

Même la tête dans le fion ne l’empêcherait jamais de sourire avec un air parfaitement charmeur et de proférer des compliments lorsqu’une créature de sexe opposé se tenait à ses côtés. Il se permit de s’assoir à la table non. La jeune femme, douce et prévenante, lui déposa non seulement de l’eau mais également de quoi se sustenter. Voilà dans le lit de qui il aurait préféré se trouver.

« C’est vous alors qui allez retrouver mon époux ?  » Ah… Pas de chance elle était prise. Ce n’était pas pour ça que le sourire charmeur devait quitter ses lippes. Cependant, la question le rendit un peu perplexe. « Retrouver votre mari ? Pourquoi il est parti ? »

« Ah ? Mon père m’a dit qu’il avait retrouvé un chevalier pour aller le retrouver… »

« Je suis pas chevalier, ça doit sûrement pas être moi. »


« Je.. ; pense qu’il parlait de vous…  Mais… ce n’est pas grave si vous ne pouvez pas. On aurait jamais du vous ennuyez avec cette histoire… »

Si seulement la jeune demoiselle n’avait pas parlé avec un tel faciès indiquant un désarroi évident… Il ne pouvait guère tenir face à une dame. Elle semblait tellement désemparée tout en tenant de se contenir pour ne pas en rajouter. C’était sûrement pour cela qu’il s’était retrouvé dans cette maison… L’homme avait du lui parler de sa fille et d’un problème la concernant, lui avait tout bêtement rétorqué qu’il était l’homme de la situation n’ayant capté que le mot « fille » et « belle ». L’alcool aidait encore bien davantage à tout faire passer à la rigolade et à la légèreté, encore plus que ce qu’il pouvait le faire d’habitude. Du coup, il ne pouvait maintenant décemment pas refusé alors qu’il avait dit oui… Et puis comment laisser une femme dans la détresse ?

« Ah nan mais… ça me revient ! C’est le coup du chevalier qui m’a désorienté, mais j’ai bel et bien accepté la requête de votre père. »

Voilà c’était dit et il était désormais parti pour une expédition qui n’allait pas être dénuée de divertissements. La suite lui permit d’obtenir un magnifique sourire et surtout une généreuse étreinte de la dite fille. Au réveil du père, ce furent les préparatifs pour l’expédition. C’est là qu’il apprit qu’en réalité, le concerné devait se rendre dans les montagnes de la lune et en revenir mais cela faisait maintenant presque deux mois, ce qui était anormalement long. En somme, lui qui pensait pouvoir régler cela rapidement dans les environs, le voilà partit pour une aventure qui l’entraînait dans le Val d’Arryn. Cela lui donnerait ainsi un aperçu de ce qui l’attendait lorsqu’il quitterait les Terres de la Couronne. Encore fallait-il tout d’abord qu’il y parvienne… Mais bon ce n’était qu’un détour d’itinéraire et il en avait déjà fait des exceptions à son parcours – qui de toute façon n’avait jamais été tout tracé – donc en réalité, ce n’était pas bien grave. Muni de nourritures, d’attirails dont il n’avait aucune notion de l’utilité dans ce genre d’expédition (comme une corde, un mouchoir, un petit marteau et une fourrure pour mettre autour du cou), et bien évidemment d’un fidèle destrier – cela éviterait d’en voler un cela dit – il était donc paré pour se rendre dans les Val d’Arryn. Heureusement qu’il tenait bien l’alcool car tout cela fut empaqueté dans la journée et l’impatience de ses hôtes le poussa à démarrer directement les préparatifs terminés. C’était l’histoire de sa vie ce genre d’aléas. Le jour où il ne lui arriverait plus rien dans sa vie qu’il n’avait pas prévu, c’était sûrement que la mort l’avait emporté. Mais  pour l’instant il était bel et bien en vie et il devait se rendre dans un lieu totalement inconnu. Il lui fallut d’ailleurs plusieurs jours pour y arriver pour diverses raisons : la première c’était que toutes découvertes le poussaient à s’y attarder. Ainsi, les petits bourgades ou les personnes qu’il avait croisées sur sa route l’avaient forcément retardé. La seconde, ce n’était pas parce qu’il était engagé dans une aventure qu’il n’y en avait pas d’autres qui lui tombaient dessus. Ainsi, pendant son périple, il avait du aider un gamin qui planté dans un arbre ne savait plus en descendre et qu’en plus de cela il voulait être ramené chez lui, une femme qui s’était presque jetée sur lui – ce n’était pas pour lui déplaire mais elle avait quelque chose d’excentrique et surtout de survolté – pour lui demander s’il n’avait pas vu son chat, des hommes qui l’avaient invité à boire et pour couronner le tout, des brigands qui avaient décidé qu’il serait une cible intéressante jusqu’à ce qu’il leur prouve qu’il n’avait rien à voler et que surtout, il avait des trucs à leur apprendre bien utile. Mais cela lui avait quand même couté un combat alors qu’il préférait les fuir… M’enfin il avait l’habitude cela dit.

Il finit néanmoins par arriver dans les montagnes de la Lune. C’était bien beau de retrouver quelqu’un mais il remarqua rapidement que ce n’était pas vraiment petit comme endroit. Où chercher ? La était la question et surtout là se posait l’absence de réponse. Mais bon… Au moins avait-il un nom : Eras. Il s’appelait Eras et était venu cueillir des fleurs rares qu’on ne trouvait qu’en cet endroit. Toujours est-il qu’il se devait d’emprunter des routes autres que la grande route menant aux Eriés. Apparemment le bonhomme était du genre à se risquer à emprunter des routes encore moins praticables. Cela allait devenir compliqué avec son destrier. Il tenta d’ailleurs de rester dessus mais il dut impérativement en descendre et en tenir les rennes pour l’amener dans une route, la seule pour l’instant disponible en dehors de la principale. Il s’était vraiment fourré encore dans une histoire dont il ne connaissait ni les tenants ni les aboutissants et qui aurait tôt fait de le surprendre il le sentait bien comme ça. Ainsi, après ce qui s’apparentait à un petit quart d’heure de marche et des routes d’une aisance laissant à désirer, un bruit étrange le surprit et déboula une jeune demoiselle sortie de nulle part qui, bien qu’à l’air légèrement sauvageon, avait une beauté qu’on ne pouvait guère nier. Prenant son sourire habituellement charmeur, il lui adressa sans retenue avant de lui adresser la parole.

« Bien le bonjour gente damoiselle. Peut-être pourriez vous m’a….. »


Mais c’était sans compter l’empressement dont elle fit preuve la poussant à débouler pour le dépasser manquant de le faire tomber la route étant particulièrement étroite. Il la regarda ainsi partir avec surprise mais amusement se disant que c’était une rencontre particulièrement rapide. Il aurait d’ailleurs sûrement continué sa route si seulement plusieurs hommes n’avaient pas débarqué également en faisant par contre bien plus de bruit que la demoiselle en lui intimant de dégager alors qu’il semblait la poursuivre. Les armes en main le laissèrent penser que celle-ci semblait être dans les problèmes. Enfin ce fut les pensées obtenues après avoir tenté de ne pas tombé dans le ravin derrière lui face à l’intérêt peu développé des brigands qui n’eurent aucun scrupule à le pousser. Heureusement que son destrier était présent histoire de lui permettre un certain équilibre grâce aux rennes qu’il tenait fermement. Deux options s’offraient donc désormais à lui : soit il passait son chemin sans se soucier de cette histoire, soit il se laissait encore avoir parce que cela concernait une belle demoiselle et que forcément il ne pouvait laisser couler cette affaire. Un soupire s’échappa de ses lippes avant de se tourner vers son ami quadrupède.

« Bon… Nous voilà parti vers une nouvelle aventure encore ! Comment laisser une femme seule face à autant d’hommes hein ? Ouais t’es d’accord. Je le savais. » Dit-il au cheval totalement occupé à mâchonner un brin d’herbe qu’il avait pu trouver s’en foutant donc royalement de ce que son cher cavalier pouvait bien raconter. Pour le coupe cependant il  fit demi tour et se hâta de retrouver la trace des hommes qui venaient de manquer de le tuer. Il finit alors par les trouver ainsi que la concernée qui semblait dans une mauvaise posture. Il n’aimait pas du tout se battre pour rien – même se battre tout court cela dit – mais la défense d’une femme passait avant tout le reste.

« Dites moi ;.. Est-ce bien nécessaire de s’en prendre à une jeune demoiselle inoffensive ? Moi je dirais bien que non… Ce serait mieux si tout le monde passait son chemin… Qu’en dites vous ? »

Un petit sourire innocent pour accompagner le tout avec un brin de charme et ils tomberaient dans le panneau, c’était obligé. Enfin non il savait que ça avait peu de chance de marcher mais qui ne tentait rien ne pouvait espérer recevoir ! Dicton à la con certes mais qui convenait très bien à notre énergumène de service qui avait l’art et la manière de se foutre dans les embrouilles. Ce n’était pas la première fois depuis le début de son périple, ça ne serait certes pas la dernière. Mais que ne ferait-il pas pour une belle jeune femme qui n’avait strictement rien demandé mais qu’il ne pouvait pas laisser dans l’embarras cependant.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

Spoiler:
 
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Message Mar 9 Juil 2013 - 0:56


Wyna bailla à s'en décrocher la mâchoire, se frottant ses boucles brunes un peu en bataille. Elle avait repris la route avant le lever du jour, mais la nuit avait été courte. Un con de hibou avait squatté l'arbre pas loin du feu. Il parait que quand cet animal chante , c'est pour annoncer la mort. Oui bah depuis le temps qu'elle aura du se faire chopper par cette dernière, elle l'aurait vu arriver. La seule chose qu'il avait réussi à faire, c'est à l'énerver en hululant , et il s'était pris quelques pommes de pin d'ailleurs mais revenait à chaque fois. Ce qui fait que même bien blottie au chaud dans son épaisse cape de loup, elle n'avait réussi à trouver le sommeil, ses grands yeux de biche bleus clairs figés sur le feu. Elle allait le bouffer en brochette ce bestiau. Ce fut donc les dents serrées qu'elle avait forci son lever et que ses semelles s'étaient enfoncées dans les feuilles mortes d'une saison passée, pourrissantes sur plusieurs mois que même les quelques neiges n'avaient pas su faire disparaitre. Elle regarda le pic en question. Elle était entrée dans une petite vallée des montagnes de la Lune, il y avait peu. C'était ce mont là qu'elle voulait. Elle le connaissait un peu mais les tribus des autres monts se pointaient parfois pour modifier certaines choses, histoire de prendre au piège les petits malins qui osaient les défier.

Au dernier village, Wyna avait retrouvé une môme de 18 ans qu'elle avait déjà vu , Permissia, une gamine qui remontait souvent de Herpivoie pour vendre ses services de guide avec son père. Actuellement alité, il n'avait même pas pu lui refuser et Wyna n'avait pas manqué de sermonner la petite quand elle apprit qu'elle avait menti et que son paternel n'avait jamais été d'accord pour cette excursion. Donc il était question que Permissia lui montre le chemin jusqu'à mi hauteur puis qu'elle retourne auprès de son père sans qu'aucune négociation ne soit possible. Son coté maternel était formel de ce coté. Il était hors de question que Wyna mette quelqu'un autre qu'elle en danger et elle avait trop conscience de ce qu'elle risquait en montant là haut. Elle, elle savait qu'elle se faisait vent et pluie , qu'on ne l'entendait pas , mais la môme n'était pas comme elle, elle les ferait repérer. Elles commencèrent donc l'ascension qui dura plusieurs heures, sans prendre les chemins habituels. Ceux où juste un humain pouvait passer à la force des jambes, et la musculature de Wyna bien dessinée, ne mettait même pas en doute sa capacité à pouvoir fournir ce genre d'efforts, là où une femme s'y serait forcément plainte. Que cherchait-elle là haut? Des fleurs blanches assez particulières pour compléter un de ses baumes anesthésiants. Des fleurs, qui mal dosées en infusion,  pourraient provoquer de douloureuses diarrhées voir un alitement de plusieurs jours. Donc ce n'était pas du menu fretin ,mais elle en avait besoin.

Arrivé en haut, elle se rendit compte qu'une silhouette y était déjà présente. Elle garda Permissia en retrait et, la dague le long de l'avant bras demanda qui était l'homme qui prenait ses fleurs! Il se retourna, avec un minois intéressant et se présenta, s'excusant de les avoir effrayer. Un certain Eras. Il avoua être là depuis deux jours, et qu'il s'était perdu bien loin avant ça. Hasard ou pas, ils se croisaient pour les mêmes raisons, ces fleurs. Il accepta de partager la cueillette et ils firent connaissance en soirée. Sauf qu'un feu ne passe pas trop inaperçu et le lendemain matin , ils furent dérangés, par des bruits en contrebas. Le rouquin observa discrètement ceux qui arrivaient. Des brigands, tout du moins des types basiquement armés, mais avec des têtes pas nettes. L'un d'entre eux était immense, près de deux mètres avec une double lance et un couteau pour égorger un éléphant dans la ceinture. Wyna le vit aussi , la capuche sur le museau et les sangles fermées sur le visage. Comme à son habitude, quand il s'agissait d'aller en public, ou au dehors, elle ne se dévoilait jamais. Permissia, elle , plus légèrement vêtue, et moins discrète , bougea un caillou qui dévala la pente. Wyna serra les dents sous la capuche d'où ne dépassait que ses grands yeux clairs , dans l'ombre.

- Permissia...
- Pardon.
- Ils nous ont vu.
- Je vais les détourner !
cria la môme brune en partant en courant d'un coup, jupe au vent.

Wyna et Eras se figèrent , choqués. Mais quel cruche cette gamine! Elle était jeune et jolie, si elle se faisait attraper, elle finirait les quatre fers en l'air. Wyna grogna , agacée. Pourquoi fallait-il toujours que chacune de ses escapades se finissent par un imprévu merdique!? Elle était habituée mais ça ne lui aurait pas fait de mal que pour une fois tout se passe comme prévu, même si maintenant qu'elle le vivait en permanence, elle se serait bien ennuyée si tout devait s'arrêter du jour au lendemain. Elle aurait même peut être été cherché les ennuis elle même , histoire de s'occuper, mais sa vie était pour le moment bien remplie, un peu trop peut être. Elle jeta un coup d’œil aux nuages menaçants. Mince , à quoi allaient-ils avoir droit? De la pluie? De la neige? Elle n'aimait pas le vent qui se levait à en décoiffer un chauve. Ses pieds la poussèrent d'un coup à la poursuite de la môme à plusieurs dizaines de mètres derrière les barbares, en restant en retrait , discrètement. Eras suivait plus loin, plus maladroit, hors de vue des types balafrés. Wyna contourna un rochet en contrehaut et ne perdit pas de vue la petite brune. Sa cape vola lourdement dans une bourrasque violente, puis retomba le long de son corps dissimulé. Elle scrutait calmement la scène. Un cavalier plus bas, et Permissia fonçait dessus. Elle assista à tout ce brouhahah. Plutôt balaise de carrure le type. Wyna plissa les yeux et dévala la pente de rocs lisses, ses plantes de pieds accusant en souplesse les coins de pierres pour se propulser plus loin. Légèreté , et discrétion, on se demandait à distance si ce n'était pas un animal au final. Elle atterrit dans un renfort. Elle les avait tous dépassé. Ils avaient ralenti voir s'étaient arrêtés.  Elle suivit un peu le sentier en hauteur, recroquevillée, et descendit dans un virage qui s'annonçait plus escarpé. Devant elle, les autres lui tourneraient le dos, faisant eux même face au cavalier qu'elle entendit parler. Jolie voix l'animal. Lui il la verrait de face. Même si elle était dissimulé sous ses sangles noires de col qui lui cachait jusqu'en haut du nez et cette lourde capuche de fourrure grise, il allait quand même peut être tiré une sale tête. Accroupie Wyna écoutait, alors que Eras arrivait plus haut. Il faisait glisser quelques cailloux. Encore un doué.  C'était bien sa veine. Tant pis, elle allait s'en servir. Il était hors de question qu'elle laisse Permissia aux mains de ces abrutis. Et l'autre là qui essayait de négocier avec diplomatie? Mais de quel château il débarquait encore celui là? Et le gros de deux mètres qui grogna lourdement, alors qu'un petit maigre avec une gueule à moitié édentée fixait le brave:

- Dégage de là le blond. Vas parader ailleurs, cette gueuse est à nous. Trouves-t-en une autre.

Le gros baraqué de deux mètres sortit une autre énorme lance qu'il allongea par un mécanisme métallique et grogna de nouveau. Permissia était tenue par un bras par la grosse brute, alors que les quatre autres riaient comme des cochons enrhumés. Pendant ce temps, Wyna réfléchissait rapidement à une tactique. Une tactique... Une tactique. Et là Eras manqua de se casser la gueule plus haut dans le sentier. Il fit débouler un amas de poussière le long de la paroi. Pas assez pour embrumer tout le monde mais assez pour se faire remarquer et descendre comme un boulet sur le chemin. Il se réceptionna comme une andouille au sol, sur le cul. Le rouquin releva les yeux sur les bandits, et fit un grand sourire avec un coucou couillon. Mais quelle nouille! C'était le moment ! Wyna sortit comme en silence comme une flèche de la planque du virage et fracassa en gueulant de toute sa voix de furieuse une sorte de souche de bois mort, de 15 cm de diamètre sur l'arrière du crâne du petit qui avait causé, et qui semblait être leur chef. Sous la surprise, les autres cherchèrent la source, mais ne virent qu'une masse de poils gris se mouvoir. Le bois éclata sur la tronche du gars qui s'effondra au sol en faisant deux tours sur lui même la gueule en sang. Par réflexe, le gros balaise regrogna une troisième fois , et envoya sa lance à l'horizontal à une hauteur d'un mètre du sol.  Wyna se baissa souplement au sol , les mains au sol, les jambes campés, comme un animal , puis sortit sa dague héritée de Crébon et qu'elle maniait comme son troisième bras et la planta net dans la cuisse du gorille qui gueula de douleur. Elle arracha la lame et l'artère présente à l'intérieur de la cuisse se mit à gicler comme on presse une orange. Ça servait de connaitre l'anatomie. Une douleur aiguë la prit sur le rein droit et vers le milieu du dos, mais elle la contrôla au mieux et au final, elle se fit moyenne. Suffisamment moyenne pour qu'elle attrape le poignet de la môme quand le géant mit le genou au sol, échappant la petite, sa main allant sur la plaie béante.

- Cours !!! Eras , enfuis toi !! Ramène la à Herpivoie !!! Ne vous retournez pas !
- Mais Wyna ... !?
- La ferme !


La douleur la reprit dans le dos à nouveau, et ce n'était pas une chose qui la rendait aimable. La lance passa à ras sa tête à l'aveugle, sa capuche tomba en arrière, dévoilant au vent une nuée de boucles sauvages brunes, et une paire d'yeux de biches bleus clairs  à l'étincelle forte et indomptée. Rien à voir avec une sauvageonne. Une femme de caractère qui avait conscience du risque qu'elle prenait mais au cœur trop gros pour laisser les autres prendre à sa place.
- Dégagez !! Allez ! Je vous rejoins là bas !

Les trois barbares restant se jetèrent sur Wyna en gueulant. Wyna en évita un de justesse, esquivant un geste lourd et maladroit de sa lame courte , mais prit un coup de poing en pleine figure pour voler dans le décor dans un cri féminin. Sa cape ne dévoila rien pourtant de son corps, bien attachée et lourde. Wyna s'écrasa lourdement sur le sol, le souffle coupé, et roula sur les cailloux et la terre froide, en légère descente, alors que les deux silhouettes étaient déjà loin en contrebas. Le géant lui , commençait à rager de ne pouvoir se lever et de se vider de son sang. Wyna sentit sa lèvre se fendre sur le coté en heurtant un caillou, et son arcade qui avait prit le coup de poing avait éclaté, le sang s'écoulant sur le coté de son visage. Et merde... elle leva la main à son front et constata les dégâts. Les trois types ricanaient derrière elle en se rapprochant. Elle releva le regard , se redressant à quatre pattes. Elle devait l'avouer, elle commençait à avoir peur là. Pourquoi faisait-elle toujours des trucs aussi cons!? Elle se releva aussi vite qu'elle put , dérapant dans la caillasse, et partit en courant, le souffle coupé , le sang qui perlait abondamment sur son visage. Elle ne suivit pas le chemin. Vu son allure, elle allait rattraper les autres et les brigands étaient plus lourds. Elle allait s'en servir. Ce n'était pas une combattante, mais elle était intelligente. Elle coupa net dans le demi ravin , et s'y laissa glisser, se freinant de ses pieds sur les cailloux et atteignit sur un très petit sentier plus bas, repartant dans l'autre sens. Ils gueulèrent de toutes leurs forces et revinrent sur leurs pas, mais elle n'avait pas du tout percuté qu'ils allaient revenir sur le chevalier directement. Elle ne s'en rendit compte qu'au moment où elle voulut remonter et vit la queue du cheval battre dans le vent en contre haut. Mince et elle commençait à avoir la tête qui tournait. Elle secoua la tête et entreprit de remonter en cherchant un passage après l'emplacement du chevalier. Elle devait remonter. Il serait peut être blessé, elle devait s'en occuper. Et toi non ? T'es pas blessée Wyna ? De quoi ? Qui me parle?
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Aslak
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Message Jeu 11 Juil 2013 - 11:11

Aslak remarqua avec quelque peu d’amusement qu’ils étaient quatre et une grosse brute. En réalité, il n’avait pas la moindre idée de comment il allait s’y prendre pour aider la jeune demoiselle. Bien sûr la diplomatie et l’humour était sa façon habituelle de commenter ou débuter une histoire compliquée. Pourquoi s’en passer, cela permettait toujours d’obtenir une note de détente dans des situations qui ne comprenaient pour l’instant pas d’issue. Son destrier émit un hennissement qui signifiait une désapprobation de la situation, il pouvait le comprendre, mais maintenant il était trop tard. Il s’était montré, il n’avait pas continué son chemin tranquillement dans son coin, il devait forcément faire face à cette situation. Tout en observant lui aussi l’attroupement il tentait de réfléchir à une façon de sauver la gamine qui était tenue par la grosse brute – évidemment c’était toujours le plus dangereux qui servait de rempart à la proie – celle-ci étant aussi particulièrement bien armée. Il n’avait encore jamais vraiment vu ce genre de mécanisme d’arme mais pour le coup il n’était pas sûr que ses petites lances fassent le poids face à cet engin de guerre. Cet homme était de toute façon tellement massif qu’il fallait bien une arme en accord avec son corps… Enfin non il aurait pu se contenter d’une petite dague. Cela aurait été plus rassurant que cette lance colossale. Toujours est-il que ça ne le poussa pas à dégainer la sienne pour l’instant. Il n’avait pas fini de tenter la parlotte.

« Voyons voyons… Vous allez pas vous en prendre à cette frêle jeune demoiselle… Je suis sûr qu’il doit y avoir une femme qui vous désire vraiment… Enfin… Le gros là à voir … Et puis vu vos tronches… Mais en cherchant bien, doit y avoir moyen de faire autrement que la violence … Nan ? »

« Tu t’fous de nos gueules là ? »

Ce fut encore le même qui parla… Bon, était-ce le cerveau du groupe ? Pour peu qu’un cerveau dans ce type de groupe puisse servir à quelque chose bien évidemment. Il n’en était pas certain car des brigands ou des brutes à part foncer dans le tas et récupérer tout ce qui était possible par le combat, ils ne devaient pas réfléchir beaucoup plus loin. Lui il était un voleur mais ça ne l’empêchait pas de pouvoir rester un minimum courtois et un minimum intelligent selon les contextes. Mais au moins, même s’ils ne brillaient pas par l’utilisation de cette fonction offerte par ce qu’il se trouvait dans la boite crânienne, le « chef » avait compris qu’il faisait de l’humour mais surtout qu’ils se foutaient d’eux. C’était un bon début à ses yeux même si malheureusement du coup ça allait augmenter leur courroux. Chaque chose à la fois, lorsque cela arriverait, il serait toujours temps de voir quoi faire… En tout cas, vu la manière dont ils le regardaient, il allait passer à un sale quart d’heure. Mais dans l’immédiat, l’idée était quand même de pouvoir sauver la plus jeune qui effrayée tentait de s’extraire de l’étreinte du gros balèze.

« T’en fais pas ça va aller d’accord ? » lui dit-il avec un sourire doux et charmeur malgré lui.

La suite fut totalement incompréhensible et d’une surprenante tournure. Débarqua alors un homme sur son derrière dans un nuage de poussière. Apparemment, il savait très bien où il venait de débarquer mais n’aurait juste jamais du atterrir là. Le sourire qu’il fit attira l’amusement pour Aslak. Il allait venir l’aider à se relever et lui parler mais il n’était pas du tout au bout de ses surprises. Sans comprendre davantage la situation, quelque chose passa rapidement devant lui avant qu’un cri phénoménal ne parvienne à ses oreilles et qu’un des brigands finissent quelque peu… mal. Il était un fin expert de ce la gente féminine pour comprendre qu’il s’agissait d’une femme bien qu’on ne pouvait guère apercevoir grand-chose. Du coup, il eut tout le temps d’aider l’homme à se relever et de le questionner sur son état. Mais son attention se répercuta vers le combat alors qu’il détacha au moins une de ses deux lances de son échine, car elle venait d’annoncer ouvertement que la guerre était lancée et s’il devait participer, il valait mieux être armé. Toujours est-il qu’elle décida même de s’en prendre à la grosse brute sous les yeux ébahis des trois autres qui semblaient avoir encore moins compris que lui. La plus jeune fut ainsi sauve et c’est là qu’il entendit le nom d’ « Eras ». Etonné il regarda l’homme qu’il venait d’aider.

« C’est vous alors que je suis venu chercher ? »Mais ce fut sans compter qu’à part un regard rempli d’incompréhension suivi d’une crainte, cet homme s’enfouit avec la jeune demoiselle.« Hey ! N’allez pas trop loin je suis censé vous ramener près de votre épouse !! … Rha… Mais… revenez… Bon tant pis une chose à la fois. »

Son attention revint alors à la femme camouflée sous la cape mais plus pour très longtemps. Sa beauté le laissa un peu pantois mais très rapidement il sourit en se rendant compte qu’elle était beaucoup moins sauvageonne que ce à quoi il s’était attendu. Les femmes de nos jours étaient surprenantes. Arriver à se battre avec autant d’hargne alors qu’elle semblait aussi belle était plutôt captivant. Il allait s’engager dans le combat mais voilà que blessée – elle s’était ramassée un fameux coup qui l’avait, lui, même fait grimacer – elle se mit à fuir… Mais comment voulait-il qu’il l’aide si elle partait dans tous les sens. Il se dit que pour la peine… autant se débarrasser d’abord de la brute qui semblait en train de perdre une quantité impressionnante de sang mais surtout qui ne parvenait pas à bouger. Remettant sa lance dans son échine, il se glissa discrètement derrière la grosse bute qui semblait quelque peu occupé à grogner vers la jeune femme qui s’était enfouie. S’emparant d’une grosse pierre, il s’approcha. « Désolé gars… » dit-il avant d’abattre sauvagement la pierre sur la tête du concerné qui s’écroula comme une grosse masse au sol. Au moins il allait dormir un moment et si cela se faisait, en perdant toujours autant de sang, il serait mort sans jamais plus se réveiller. Il trouvait qu’il lui faisait une faveur de l’avoir assommé pour la peine. Décidant de revenir vers son destrier, il chercha la jeune femme des yeux qui semblaient avoir disparu. Il en fut particulièrement surpris surtout que les trois autres mecs avaient l’air plutôt fâchés et que revenant vers lui, ils avaient clairement envie d’en découdre avec quelqu’un.

« Ben alors les mecs ? Vous avez perdu la belle demoiselle ? Han faites pas ces têtes là… Vous êtes encore plus moches que d’habitude ! »

Lui ne pas faire d’humour alors qu’il était un peu mal barré ? C’était mal le connaître. Toujours est-il qu’il regarda son cheval et le caressa un peu avant de lui donner une tape virulente sur l’arrière train ce qui le fit hennir et partir au galop vers le tas de bandits – le chemin n’était pas très grand et par conséquent il n’y avait pas beaucoup d’échappatoire – pour le coup, l’un des hommes voulant échapper recula de trop et tomba en arrière dans le ravin et malheureusement pour lui tomber de la sorte allait être quelque peu douloureux. Pendant que l’attention des deux autres avaient été détournée par le cheval, il avait décroché ses deux lances et s’était rué sur les deux hommes leur assenant divers coups bien placés, ce qui blessa l’un au flanc, l’autre à la jambe, puis grâce à ses tactiques de roulades pour esquiver avec agilité, il leur assena un coup derrière la tête, puis dans leur échine et enfin fit glisser ses lances violemment dans le creux de leurs genoux les poussant à se retrouver au sol. Sans avoir détourné leur attention, il n’aurait peut-être pas eu si facile de s’en occuper mais là pour le coup, c’était un coup de chance d’avoir un cheval à porté de main. Il savait que ce dernier ne risquait rien sinon il ne se serait jamais permis de l’envoyer dans le lot.

« Bon les mecs… Je peux pas vous laisser comme ça… » Il prit une nouvelle pierre et les assomma tous les deux pour les obliger à trouver le sommeil. « Et voilà… là… c’est bien ! »

Il s’approcha du ravin pour regarder si le comparse tombé ne risquait pas de refaire surface. Il découvrit alors qu’il était inconscient bien plus bas, mais c’est là aussi qu’il se rendit compte que la jeune demoiselle qui avait disparu était en réalité plus bas et elle non plus ne semblait clairement pas bien.

« Hey !! Ne bougez pas j’arrive ! » lui cria-t-il pour être sûr qu’elle ne tente pas quoi que ce soit qui aggraverait son cas.

Récupérer son cheval et Eras serait un objectif secondaire. Il se devait d’abord d’aller aider la jeune femme qui lui avait clairement permis de s’en sortir sans dommages. Il lui devait clairement une fière chandelle en réalité. Empruntant le même chemin que le bandit mais avec plus de dextérité, il descendit lui aussi parmi les pierres la pente, mais plus lentement cependant que la belle demoiselle, finissant par arriver à sa hauteur. Il s’approcha.

« Laissez moi voir… Oh là… Votre si beau visage a malheureusement été endommagé… Attendez je vais vous aider. »


Il déchira un pan de son haut avant de l’approcher dans le but d’essuyer au moins les plaies. Il ne connaissait gère le tempérament de la jeune femme et se permettait d’être familier de la sorte simplement parce qu’une femme blessée n’était pas pour lui plaire. Un doux sourire charmeur orna ses lippes dans le but de la rassurer. A voir si ça allait marcher.

« Oh au fait, merci pour votre aide. Vous êtes drôlement forte… »





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Message Jeu 11 Juil 2013 - 22:56


Pas bouger? Pas bouger, il en avait de bonnes lui. Et pour aller où en plus, à part plonger dans le ravin?! Ah... il parlait peut être de ça. La petite brune se retourna lentement et visualisa le gouffre plus bas. Plus de 30 mètres, quelque chose comme ça. Ça donnait quoi si on s'écrasait en bas? Les organes étaient-ils récupérables? Pensées tout à fait normales allons, surtout venant d'elle. Non probablement qu'ils seraient tout plats et inutilisables. Et puis réfléchis deux secondes, toi et ton arcade explosée, tu ne peux décemment pas faire le commerce de ça. Ce n'était pas parce que Crébon le faisait parfois, qu'il fallait penser à ça. Pauvre gosse, parfois son modèle était loin d'être parfait.

  Wyna commençait à avoir la tête qui tournait. Visiblement , l'homme en avait décousu assez facilement avec les hommes de la tribu ou les brigands. Etait-il soldat ? Chevalier ? Il n'en avait pas l'air pourtant. Et son éloquence n'avait rien à voir avec les gueux. Bizarre, il lui faisait un peu penser à elle, sur cette ensemble étrange de culture et d'apparence. Wyna était certes distraite par sa douleur et sa recherche d'équilibre, mais son cerveau continuait de penser. Elle l'avait vaguement vu et son visage était trop loin pour qu'elle n'en aperçoive les détails. Elle posa une main sur la roche abrupte. Le chemin ne devait faire plus de cinquante centimètres de large. Elle avança calmement vers l'homme qui descendait , aussi adroitement que possible, mais il devait faire presque 30 kilos de plus qu'elle et était plus grand aussi. Peut être une tête de plus. Cela se voyait d'ici. La petite brune , le visage toujours dissimulé derrière ses sangles de cuir noir épais, un col qui lui montait tout autour de la tête, jusqu'à hauteur mi nez, elle sentait le sang couler le long de son cou , en dedans du vêtement , et sur le haut de son buste. C'était très désagréable. Dessous, elle portait une robe crème sans manches au double bretelles épaisses - dont une  paire tombait en bohémienne sur le haut des bras - et un décolleté basique , avec d'épaisses jupes plus claires, salies en bas, touchant presque le sol. A sa taille, un serre taille de sangles noires, aux boucles argentés, d'une largeur qui lui prenait tout le ventre . Son sac en bandoulière assez lourd pendant sous la cape en biais de sa poitrine, et on ne la dissimulait pas encore.   La lourde capuche reposait maintenant sur ses épaules. Ses yeux bleus clairs contrastaient de manière frappante avec le rouge épais et sombre du sang. Elle cligna des yeux pour essayer de chasser la gène, et s'arrêta, sentant l'équilibre ne plus être trop d'actualité. Mince...

Il souffla doucement. L'homme se retrouva rapidement proche d'elle, et ses yeux tombèrent en face de son cou. Ah oui , il était plus grand. Joli cou de taureau. Elle et son mètre soixante cinq aussi, ça pétait pas des charrettes. Elle n'aimait pas trop ça. Plus grand, plus puissant . Tout ceux qui avait eu ce profil lui voulait du mal à la base. Il ne lui laissa pas le choix pourtant, mais en douceur. Sa tête bascula un peu en arrière dévoilant un peu le bas du visage , mais sans rien montrer du reste. Des cheveux collaient au sang sur son visage. Elle eut l'impression de sentir une main sur sa tête ou sur le coté de son visage, elle oublia vite, elle était un prise de court , un peu étonnée. Il faisait quoi là? Il l'aidait? Pourquoi il venait de déchirer son haut. Il était trop riche? Il n'avait pas compris le principe du striptease ou bien il lui faisait un strip timide, juste un centimètre tu verras rien ! Tada! Ah non, apparemment c'était pour la...soigne? Mais pourquoi. Ses sourcils se froncèrent dans l'incompréhension. C'était son rôle ça d'habitude. Elle n'avait pas encore regardé son visage et ce fut quand elle releva un peu les yeux, bien qu’embrumés, qu'elle vit de plus près le regard de son "sauveur" . Cette mâchoire carrée, légère barbe , les cheveux mi longs, et un regard sincèrement inquiet ... sincèrement inquiet? Voila encore une chose nouvelle pour Wyna. Il ne la connaissait même pas, et elle avait foutu plus de bordel qu'autre chose, lui causant aussi des problèmes et il était gentil et bienveillant? Etait-il fou? Il n'avait rien demandé à personne, et Permissia avait foncé sur lui , lui créant des ennuis, et vu qu'elle était responsable des actes de Permissia tant qu'elle était en sa présence... elle avait pris les erreurs de Permissia pour elle. Elle ne sut comment réagir. Ses paupières cillèrent un peu , les lèvres entrouvertes, le visage levé sur lui , un peu captivé. C'est qu'il était beau en plus cet animal. Un type beau , gentil et bienveillant. Ok , où était le piège.... ?

- Euh...
Allo Wyna ! Claque mentale ! Ses joues se rosirent un peu , et elle regarda ailleurs.
- Je ... Non.
Sa main se posa en douceur sur la sienne pour l'éloigner. Tiens. Timide?
- Pas ici , c'est dangereux et ...
Un léger vertige la prit et par réflexe, elle mit une main sur le torse de l'homme. Ses phalanges fines et ses ongles longs sortant de la lourde cape de fourrure mais elle les ôta aussitôt.
- Oh ... pardon. Je ... il vaudrait mieux qu'on remonte. Je vais bien. Merci.
Elle leva les yeux sur la pente et entreprit de grimper directement par là. Il fallait que ça passe de toute façon. Il n'y avait que quatre mètres. Dans son état, elle n'aurait même pas remarqué si on l'avait aidé.
- Et. Je ne vous ai pas aidé. J'ai aidé ma guide comme j'ai pu. Je ne sais pas me ... battre.

Bougonne? Trop franche? Paumée dans son demi vertige? On se demandait si elle réalisait ce qu'elle disait, il était évident qu'elle n'avait pas les idées claires, et qu'elle essayait de se débrouiller seule comme d'habitude, alors que là , elle ne pourrait pas. Elle ne voulait pas être méchante au contraire. Le souffle tremblant , elle réussit quand même à se hisser à quatre pattes vers le sommet de la pente et essaya de se relever , en serrant les dents intérieurement. Elle avait toujours mal en bas du dos à gauche, mais ignora la douleur. Pourquoi le sang tachait sa robe , sous le cuir des sangles et la tache débordait un peu mais rien n'était visible tant que la cape était là. L'arrière de sa robe était fermé par de longs lacets blancs.  Elle fit un pas, puis deux, et sa jambe droite flancha, elle s'écroula à genoux au sol , dans un gémissement douloureux , la main sur le front. Elle ne pourrait peut être pas faire seule cette fois-ci. Mais butée et fière, elle ne voulait pas vraiment de l'aide d'un homme, pourtant elle allait devoir faire avec cette fois-ci et le fameux sauveur avait plutôt intérêt de lui imposer les soins et un abri, sans quoi elle ne demanderait jamais.

Elle était encore persuadée que cela passerait. Que c'était juste temporaire et qu'elle irait mieux. Elle ne s'était pas rendu compte non plus qu'elle avait repoussé son aide première, elle était craintive et solitaire de nature, surtout dans ses voyages. Son coté un peu animal ne passait que quand le professionnalisme faisait son apparition et elle changeait du tout au tout. Ses mains déjà tachées de sang, encrèrent à leur tour les caillasses , qui commencèrent à se tâcher de petits ronds plus sombres. Quoi. Elle leva les yeux au ciel, un œil plus fermé que l'autre à cause du sang et les ferma. La pluie. Oui. Et le vent. Elle pencha la tête en arrière, toujours à genoux et les petites gouttes commencèrent à s'étaler sur son visage. De là , l'autre homme aurait pu s'agenouiller en face, elle n'aurait pas fui, ni à un possible contact, ni aux paroles.

- Et je ne suis pas forte... Je préfère avoir mal que de voir les autres souffrir. C'est... tout. Pourquoi vous m'aidez...

Tête de mule. La pluie redoubla. Les boucles brunes de Wyna s’alourdirent et se noircirent sous le liquide céleste. Son visage dévoila peu à peu les courbes douces et son regard clair se planta sur l'homme, profond et presque doucement louvesque. Sa voix se fit plus basse. Elle faiblissait ...

- Il faut... s'abriter... La nuit va.. être froide... J'peux plus... marcher.

Ses mots étaient entrecoupés par des souffles. Elle venait de prendre conscience qu'elle s'était surestimée bien plus que d'habitude, qu'elle s'était encore poussé trop loin, sauf que cette fois, elle ne s'en remettrait pas toute seule... Mais sa nature était plus forte qu'elle, et en baissant les yeux, elle repensa au haut déchiré. Mais on s'en fout du haut ! Non on s'en fout pas. Parce que c'était Wyna, et que chaque petite chose dont elle était responsable l'affectait à différents stades. Elle lui devrait un haut, question de droiture. Il avait été gentil avec elle. Sa main tachée s'avança lentement , en fonction de là où était l'homme et elle frôla le vêtement du bout des doigts.

- Votre ... habit...

Son corps s'alourdit sans pourtant qu'elle ne perde connaissance, et elle se sentit basculer vers l'homme en face pour tomber le museau contre lui, sa plaie de 2 cm sur le coté de l'arcade, ouverte à presque en voir l'os lui fit échapper un gémissement léger, quand elle frotta sur le vêtement de l'homme. Elle avait essayé de se retenir pourtant , mais sa main n'avait touché que la cuisse de l'homme pour déraper et finir sur la caillasse. Elle murmura doucement contre lui... affalée comme une larve épuisée..

- Aidez...moi...

Il ne le savait pas, elle le guiderait après, mais elle avait sa besace avec tout ce qu'il fallait. Soins, baumes, nourritures, couteau etc... même un silex pour le feu. C'était à lui de prendre les rênes maintenant. Allait-il la pousser dans le ravin pour ne pas être emmerder? Elle allait peut être voir sa vie se finir ici ... Tout ça pour des fleurs...
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Aslak
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Message Lun 15 Juil 2013 - 21:07

Aslak avait aisément compris que la jeune femme qu’il venait de retrouver en bas du ravin semblait effectivement dans une mauvaise posture. Du moins, il ne voyait que le minimum représenté par la blessure au visage, ce qui était cependant superficiel. Mais son air plutôt pâle ne laissait cependant rien présager de bon. Bien qu’elle avait réalisé des prouesses guerrières, elle restait une demoiselle, alors peut-être que ce genre de moments n’étaient pas dans ses habitudes. Ce qu’il pouvait comprendre. Après tout, quelle femme passait son temps à se faire courser par des brigands en plein milieu de montagnes ? Bon, évidemment que non ça ne lui arrivait pas tout le temps à lui non plus… Mais des histoires qui lui tombaient dessus en partant de rien, peu importe les endroits où ils se rendaient, ça c’était particulièrement courant. Il remarqua aisément la gêne lorsqu’il voulut prendre soin d’elle. Ce n’était pourtant qu’une attitude normale. Et encore plus à ses propos. Encore une femme qui n’avait pas l’habitude d’être complimentée ? cela était une honte à ses yeux, ce n’était même pas possible que ça arrive. Surtout que cette demoiselle était particulièrement belle… C’était difficile de ne pas arriver à lui trouver des atouts physiques premièrement à complimenter. Et puis, à ses yeux elle était forte puisqu’elle l’avait aidé à se sortir d’une situation quelque peu quand même compliquée. Sans oublier, qu’elle lui avait retrouvé son bonhomme à ramener. Bien sûr, qu’il était parti maintenant… Mais elle avait sûrement une idée d’où ils étaient partis. La petite jeune fille qu’il s’était donné comme responsabilité de sauver était une de ses connaissances. Elle devait par conséquent peut-être la retrouver… Cela devait forcément aider. Du moins, il l’espérait. Mais une chose à la fois de toute manière. Pour le moment, il y avait une belle demoiselle qui semblait en mauvais état. Il devait forcément commencer par se soucier d’elle avant le reste. C’était d’ailleurs mignon qu’elle tente de le repousser avant de se retrouver obligée de s’appuyer contre lui parce qu’elle était faible. Il aimait beaucoup cette contradiction et trouvait toujours ça attendrissant. Il fallait remettre les pendules à l’heure face à ce comportement envers lui qui ne convenait pas du tout… Elle ne devait pas se sentir si excusée alors qu’elle avait un homme si peu compliqué à ses côtés. Aussi, prendre la parole s’imposait directement.

« Non mais faut pas vous excuser pour moi… » dit-il avec un beau sourire « Je peux décemment pas être gênée par le toucher d’une créature telle que vous ! » Il la regarda commencer à préparer sa sortie du ravin avant d’ajouter « Et dire que vous allez bien est peut-être un rien exagéré … nan ? » Mais elle semblait particulièrement têtue puisqu’elle ne prit pas en compte ses propos avant d’ajouter qu’en plus le but n’était pas de l’aider mais d’aider sa guide. Sa guide ? Elle n’était pas d’ici alors ? Mais il aurait tout le temps de poser les questions plus tard, il devait lui aussi remonter. Donc suivant le mouvement, il ajouta en souriant « Pour une qui ne sait pas se battre, vous avez terrassé deux des mecs… Je suis pas sûr que vous qualifier de mauvaise combattante soit véridique. Et puis je suis troublé… moi qui croyais que vous vous étiez battue si vaillamment juste pour mes beaux yeux… me voilà vraiment peiné… » vu le sourire amusé de son faciès, il était bien évident que c’était totalement faux. Avant qu’il ne soit vexé de quelque chose, concrètement, on avait le temps.


Escaladant lui aussi la pente qu’il avait descendu quelques instants plutôt, il mit un peu de temps à arriver en haut, mais n’étant pas vraiment plus long que la jeune demoiselle. Après tout, il était quand même réputé pour son agilité. A force de fuir, de se cacher, d’esquiver et de faire bien sûr les quatre cents coups, forcément on obtenait des facultés que même l’âge ne parvenait pas à détrôner. Surtout quand dans sa tête, on était bien plus jeune que la marque des années. Son cerveau ne devait pas vieillir de la même façon… Voire il ne vieillissait pas du tout ? Cela serait bien possible… Arrivant en haut à la suite de la demoiselle, il se releva également juste à temps pour voir cette dernière se retrouver à nouveau à terre. Elle semblait éprise de ses séquelles dont les conséquences semblaient plus fâcheuses que ce qu’elle n’avait envie de croire. Mais coriace, elle n’émit pas vraiment de plaintes ni même quémanda son attention et son aide. Gentleman cependant et si intéressé par l’état des femmes qu’il pouvait croiser ou côtoyer, il était bien évidement auprès d’elle, ayant posé un genou à terre pour se mettre à son niveau.

« Vous êtes fort pâle, je crois que vous n’allez vraiment pas si bien que ça si je peux me permettre… »

La suite des propos le surprirent. Elle continuait sa tirade en disant qu’elle n’était pas forte et ne comprenant guère pourquoi il l’aidait. Il avait bien évidemment senti l’eau doucement couler le long de ses joues ou de toute autre partie de sa peau découverte, tandis que sur le reste du corps, les tâches assombries se faisaient simplement absorber par le tissu. La question lui paraissait légèrement incompréhensible. La question aurait plutôt été « pourquoi ne l’aidait-il pas ? ». Ca, ça aurait pu solliciter un questionnement. Mais en la voyant ainsi, c’était d’une logique implacable qu’il vienne à sa rescousse. La pluie commençait à bien faire des siennes cela dit.

« Je vous aide parce que vous en avez besoin belle demoiselle. » Un sourire doux à son attention alors qu’elle confirmait ce qu’il savait déjà : il leurs fallait un abri rapidement sous peine d’être totalement trempé. « Ne vous en faites pas, je vais m’occuper de vous d’accord ? On va trouver un abri. » dit-il avec un ton rassurant comme il savait si bien le faire en toutes circonstances, que la situation soit compliquée ou non.

Il ne comprit pas vraiment la référence à son habit qui suivit et eut juste le temps de la voir tomber vers lui amortissant donc sa chute, ponctuant un « Hey… » légèrement teinté d’inquiétude. Son état semblait encore grave que ce qu’il n’aurait cru. Il resserra ses bras autour de la jeune fille avant de dire doucement « Ca va aller. Je m’occupe de vous. ». La porter pouvait être possible, mais il ne connaissait strictement pas les lieux et l’idéal aurait été d’avoir son fidèle destrier. Mais dans l’immédiat, même s’il l’appelait, le temps qu’il arrive s’il l’entendait et l’idée de devoir hisser  la demoiselle dessus semblait dans sa tête un plan plus long que la porter et l’emmener plus simplement. Ce qu’il fit sans tarder donc… La mettant bien contre un de ses bras avant de glisser le second sous les genoux de la jeune femme, il la porta de la sorte et l’installa avant de se relever à son tour. Elle n’était pas bien lourde mais c’était surtout ses vêtements qui pesaient de plus en plus alourdis par la pluie. Mais il n’en avait cure car l’idée actuelle était tout simplement de trouver un abri. Il se mit donc à arpenter les chemins avant de finir après un moment par trouver une espèce de petit renfoncement dans la pierre de la montage qui servirait assez d’abri pour l’instant.

« Regardez ce que voilà… Une bonne nouvelle je trouve… »

Sans attendre plus longtemps, il s’engouffra dans ce petit repère et y posa délicatement la jeune femme, terminant par poser délicatement sa tête au sol. Il décrocha ses lances avant de les poser, puis enleva une couche de ses vêtements, portant une sorte de petit par-dessus au dessus de sa chemise, mouillé certes mais qui serait quand même plus confortable que les pierres. Aussi le replia-t-il plusieurs fois avant de le glisser en dessous de la tête de la jeune femme, la mettant en contact avec un morceau du vêtement le plus sec possible.

« Vous serrez mieux ainsi. » dit-il toujours avec calme et sérénité, sans oublier la douceur et le charme de son sourire et sa voix. « Je vais devoir vous enlever quelques couches pour vous mettre à l’aise, si vous rester dans votre manteau trempé, vous risquez d’être malade. »

Après un nouveau sourire, il vint défaire le manteau lourd qu’elle portait. Il n’avait pas oublié les blessures du si beau visage, mais la pluie avait eu le bon rôle de nettoyer ce dernier car elle avait doucement commencé certes mais était vite devenue une pluie battante, sans compter sa méconnaissance des lieux, il n’avait donc guère trouvé un refuge de suite. De plus, selon lui, un feu serait nécessaire après l’avoir déshabillée. C’était cependant sans compter ce qu’il allait découvrir une fois qu’il aurait enlevé la plus grosse couche. Il fut assez surpris de voir sa main lui revenir tâchée de sang. Sentir un vêtement mouillé alors qu’il pleuvait n’était point étonnant, il ne s’était donc pas attendu à ce que la substance soit autre chose que de l’eau. Or, en voyant la couleur carmine, cela ne laissait guère place à l’ignorance. Il enleva cependant son baluchon également avant de parler.

« Vous êtes blessée ailleurs … ». Se permettant sans demander de la toucher à nouveau il se mit à passer sa main dans son dos, car il ne voyait rien sur l’avant de son corps. Ce fut après quelques tapotements doux qu’il sentit dans le bas à gauche que c’était une sensation différente et en retirant sa main, celle-ci était bien plus rougie qu’auparavant. « Et apparemment vous êtes bien blessée…  Il va falloir que je regarde. » dit-il sérieusement, ne voulant pas laisser suggérer un quelconque profit derrière ses actes. Arrachant un nouveau morceau de son haut, il se leva et sortit simplement la main pour mouiller ce dernier. Il revint le poser sur l’arcade comme cela déjà, ça arrêterait de saigner. Il nettoya un peu la suite du visage, puis il revient aux habits qu’il commença à défaire. « Je sais que c’est la première fois qu’on se voit et que je suis déjà en train de vous déshabiller, mais normalement je suis pas aussi rapide… » dit-il en souriant avec charme et amusement. Il n’aimait pas les situations sérieuses, aussi ne pouvait-il jamais s’empêcher de faire de l’humour. Après tout, cela ne servait à rien d’inquiéter la demoiselle sans savoir de ce qu’il en retournait. Il se mit donc à la déshabiller juste assez pour apercevoir la plaie. Lorsque ce fut fait, il remarqua qu’elle était profonde… Pas mortelle, mais profonde. Il avait un autre haut propre mais c’était dans ses affaires attachées à son destrier… Aussi il devait se contenter de sa chemise actuelle dont il arracha un nouveau bout avant d’aller le mouiller à nouveau et l’appliquer. En regardant la pluie, il se rendait compte que faire un peu allait être vraiment compliqué car tout ce qu’il trouverait serait tout simplement gorgé d’eau et donc inutilisable. Observant à l’intérieur de l’endroit, il n’y avait que de la caillasse, mais rien d’autre… Bon… C’était difficile de se réchauffer dans ces conditions… « Comment vous sentez vous ? » demanda-t-il néanmoins ne se doutant pas le moins du monde que la demoiselle était en fait une guérisseuse et qu’elle avait de quoi l’aider plus concrètement dans le baluchon posé plus loin. Mais il n’allait tarder à le savoir et par conséquent, faire face à une surprise pour la peine vu qu’il ne s’y attendait point. Mais ses pensées se tournaient sur le désir que la pluie s’arrête et sur une idée pour soigner la blessure rapidement et ne pas la laisser de la sorte. Après tout, lui n’avait aucune culture en guérison et quand il était blessé, il bandait tout simplement la plaie et attendait que ça guérisse tout seul… c’était à se demander comment il n’avait pas des fameuses cicatrices pour la peine…





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La rencontre du destin [Pv Wyna]

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