AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Réminiscences [Maekar Targaryen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Rogho Gargalen
Homme d'Armes

Général
Héritier de Salrivage

♦ Missives : 274
♦ Missives Aventure : 8
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 17/04/1992
♦ Arrivée à Westeros : 25/06/2013
♦ Célébrité : Steven Strait
♦ Copyright : aSoIaF et Randy
♦ Doublons : Randal Manderly
♦ Age du Personnage : 23
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Salrivage
♦ Liens Utiles :
Disponibilité 1/1
♦️ Qui est Rhogo Gargalen ?
♦️ Voyages & Aventures
♦️ Aptitudes & Succès

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
28/500  (28/500)


Message Ven 5 Juil 2013 - 3:39

Il n’aimait pas Port-Réal. Il avait prévu de n’y séjourner que le temps nécessaire à ce qu’il passe un peu de temps avec Ororya, qu'il n'avait pas vue depuis deux ans, pourtant ces quelques jours passés à la capitale des sept couronnes lui étaient déjà bien trop insupportables. Cousin de la famille royale des Targaryen, bien malgré ses convictions, depuis le mariage de son oncle Maron Martell avec la belle Daenerys, Rogho avait été reçu comme il se devait à Donjon Rouge, jouissant du même coup de toute la fortune et l’opulence de Westeros. Il ne manquait rien ici. L’intégralité des biens et des choses qui se trouvaient en ce monde y était présente. L’atmosphère respirait la richesse et le luxe, à chaque recoin de la forteresse la plus mythique, celle qui avait vu défiler la lignée des enfants de dragons. Sa couleur même témoignait encore de toute l’aura historique des Targaryen ; elle représentait le rouge du sang, le rouge du feu, le rouge de la rage folle. Autant de qualificatifs qui lui avaient été transmis par son oncle Doran, lorsque celui-ci lui parlait de la famille royale.
Habillé d’un haut qui laissait largement entrevoir sa musculature pectorale saillante, Rogho portait également un pantalon de belle qualité. Ses vêtements lui avaient été offerts lorsqu’il était encore à Palais Vieux, dans la cité solaire de Lancehélion. Ils n’étaient absolument pas à la mode de la cour royale, mais Rogho s’en moquait éperdument. Il se sentait à l’aise dans cette tenue agréable, dont la légèreté du tissu lui faisait parfois oublier qu’il était bel et bien vêtu. La seule qualité qu’il trouva à l’endroit fut celle du climat, plus doux et vivable qu’à Dorne. Pour autant, il aurait tout donné, en d’autres circonstances, pour retourner chez lui, avec sa sœur, qu’il aimait tant.
Port-Réal lui rappelait amèrement sa première visite, en 210. Au fond de son cœur bouillonnait encore la haine vivace de l’évènement qu’il avait subi, tel le dindon de la farce, lors de l’escorte d’Ororya jusqu’à Port-Réal. L’héritier de Salrivage avait ardemment souhaité être celui qui conduirait sa cadette en sécurité jusqu’à cette nouvelle vie qu’elle avait voulu embrasser, contre toutes ses espérances. Aussi Rogho avait-il pris la tête du convoi dornien qui avait été dressé pour la protéger et garantir sa sécurité jusqu’à la cité royale. Mais certains en avaient visiblement décidé autrement. Ororya était partie, tel un fantôme, un soir. Ce ne fut que le lendemain matin qu’on vint lui expliquer qu’Oberyn Dayne, l’homme que Rogho détestait le plus en ce monde, avait été secrètement chargé de l’emmener à destination dans l’invisibilité d’un duo solitaire, tandis que lui devrait faire diversion et jouer la carte de l’officialité jusqu’à Port-Réal. Le jeune homme s’était senti berné, terriblement trompé. Il avait consenti à participer à ce plan qui lui était imposé par la force des choses dans le seul désir de protéger Ororya du mieux qu’il était possible. Mais au travers de sa gorge, enfouie au fond de son cou puissant, était resté enfoncé une épine coriace qui l’empêcherait de déglutir encore longtemps. Il aurait accepté le monde entier à sa place, mais ne pouvait supporter qu’Oberyn, l’homme qui l’avait humilié devant ses propres sœurs lorsqu’il était encore un gamin, l’individu qu’il exécrait le plus, dès lors, par-delà les sept territoires, fut celui qui ait été au centre d’une duperie à son encontre. Les dés avaient été jetés, chacun en connaissait les conséquences, en âme et conscience. Rogho n’oublierait jamais ce coup bas, et l’héritier des Météores le savait, sans doute, parfaitement. La prochaine fois qu’il le verrait, lui, l’épée du Matin, ce serait pour le tuer, ou mourir de son orgueil à vif. Tout ceci était désormais inévitable. Enfin, il n'avait pas revu le Dayne depuis lors.

Tandis qu’il déambulait dans les couloirs immenses de Donjon Rouge, Rogho observait attentivement chaque personne qu’il croisait. Il allait sans dire qu’il ne reconnaissait personne ici, aussi bien que personne ne le reconnaissait. En réalité, le jeune homme avait le sentiment amer de ne pas être à sa place en pareil lieu, et l’ensemble des gens l’encourageaient abondamment en ce sens, de leurs regards méprisants, interloqués ou ne serait-ce qu’insistant. Parfois, quelques demoiselles aux belles robes et à la jeunesse encore un peu trop affirmée étouffaient quelques rires moqueurs lorsqu’elles venaient de passer devant lui. Et à chaque fois, la même envie de les trainer dans un coin d’ombre afin de leur faire repentir leurs pouffements stupides dans un dépucelage en règle prenait Randal au corps, lequel contenait sa colère pour ne pas risquer l’accident diplomatique.
Il était un guerrier, un manieur de la lance, fidèle à la tradition de Dorne, l’une des meilleures du Sud, d’ailleurs. Il n’avait que faire des apparats, et des intrigues hypocrites de la cour, manigances intellectuelles honteuses, nées d’individus bien trop faibles physiquement pour dominer différemment que par le vice. Et puis, il savait pertinemment qu’il était un homme regardé, autant qu’aimé, chez lui. Ces enfants qui gloussaient seraient un jour épouses de quelque pleutre, héritier d’une tradition de chevalerie dont il n’aurait que le nom.

Rogho se dirigea vers un large balcon, sur lequel on avait une vue imprenable au-dessus de Port-Réal. Au loin, des dizaines de voiles affluaient et filaient dans toutes les directions. Lorsqu’il descendit un peu le regard sur ce paysage, il put contempler le port, suivi des bas-fonds de la cité, preuve que la pauvreté extrême côtoie souvent de près l’opulence. A croire que l’un et l’autre sont intimement liés. Puis, partout, la ville s’étendait, cerclée de ses murs légendaires et parcourue de ses ruelles immenses. Lancehélion faisait pâle figure, à côté. En fait, toutes les villes de Westeros leur étaient incomparables.
Tournant le visage à sa droite, le jeune homme regarda un homme. Son visage, qui devait être originellement enchanteur, avait été marqué durablement par une maladie, qui avait par endroit réduit à néant la beauté de ses traits naturels. Âgé d’une quarantaine d’années, l’homme était d’une belle carrure, moins massive que celle de Rogho, mais suffisamment affirmée pour attirer son attention. L’individu dégageait une expérience palpable et arborait l’insigne du Dragon tricéphale. L’attitude austère, assez fermée, ses cheveux commençant à virer au gris de l’âge, le Targaryen semblait pourtant au Gargalen des plus familiers. Il continua à le dévisager, en même temps qu’il cherchait à poser un souvenir sur cet être qu’il était désormais certain d’avoir déjà croisé.

Et puis lui vinrent en mémoire des heures passées, dans son enfance, à jouer à la bagarre avec un jeune cousin à lui, un cousin issu de la famille de Daenerys, qu’il avait rencontré durant son mariage. Il n’avait que peu de souvenirs de cet homme là, si ce n’était ces moments joviaux qu’il avait passés en sa compagnie, alors jeune garçon de huit ans. Rogho avait été pris, durant les festivités, à cogner de son poing un autre enfant. Ce geste avait été accusé par plusieurs nobliaux parmi les convives de Lancehélion, et seulement deux hommes étaient venus, contre toute attente, le féliciter bien au contraire de son geste, en en riant encore. Il y avait eu Doran, qui, depuis, était devenu un second père pour le jeune homme. Et puis il y avait eu un cousin d’une vingtaine d’années, à l’époque, répondant du nom de Maekar Targaryen. Il hésita pendant une longue minute, mais le doute s’estompa, si bien qu’il ne tarda plus à aborder celui dont il croyait bel et bien se rappeler le nom.

[Rogho] « Est-ce que je me trompe ou bien… Cousin Maekar ?! »

L’héritier des Gargalen n’avait absolument aucune idée de la réaction que pourrait entraîner son propos soudain et interrogateur. Il ne savait pas s’il s’était fourvoyé et, quand bien même ce ne fut pas le cas, craignait qu’un tel cousin ne se rappelle même plus de lui. Après tout, cela faisait bien des lunes qu’ils s’étaient rencontrés, de façon assez éphémère, qui plus est. Entre temps, l’homme avait dû vivre bien des choses, bien des expériences, autant d’aventures et de rebondissements qui auraient probablement effacés de sa mémoire les quelques heures passées à distraire un neveu un peu trop agité. Malgré toutes ces inquiétudes, Rogho restait convaincu qu’il avait bien identifié la personne et ne doutait maintenant plus de son souvenir. Restait à voir si ce dernier était également resté impérissable pour Maekar, ou s’il serait condamné à devoir justifier ses mots.



Chaque jour notre histoire s'écrit,
On n'est pas seulement ce que l'on souhaite, on est surtout ce qu'on accomplit.
Vivant, on peut se mentir ou espérer,
Mais une fois mort, on aura été ce qu'on a été.


Dernière édition par Rogho Gargalen le Dim 7 Juil 2013 - 0:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 6 Juil 2013 - 17:56

Port-Réal. Capitale du royaume des Sept Couronnes. Bâtie à l'endroit même où Aegon le Conquérant, son ancêtre, débarqua de Peyredragon, sur l'embouchure de la Néra, où il n'y avait auparavant que des forêts. Le temps s'était écoulé et aujourd'hui, le paysage était bien différent de ce qu'il avait été. Ville où siégeait le Roi et sa cour, elle s'était bâtie peu à peu pour devenir l'imposante ville qu'elle était aujourd'hui. Port-Réal possédait maints lieux connus. Son port, par exemple, qui était le plus important devant celui de Villevieille. Sur la façade orientale du continent, seul celui de Sombreval pouvait venir le concurrencer, mais il restait moins important que celui de la capitale. Les murailles entourant la ville étaient percées de sept portes, la plus imposante étant la porte des Dieux. Trois grandes collines ayant toutes une histoire se situaient à différents lieux. La colline de Rhaenys, où se dressait Fossedragon, la demeure des dragons de la maison Targaryen. La colline de Visenya, où se dressaient les sept tours de cristal du Grand Septuaire de Baelor. Sur le flanc nord, on y trouvait les bâtiments de la Guilde des Alchimistes. Puis, la colline d'Aegon, là où se situait le Donjon Rouge. De nombreuses rues et places étaient aussi connues à Port-Réal. La place Crépin, par exemple, qui se situait de la porte des Dieux jusqu'au Donjon Rouge. Ou la rue de la Soie, où se situent de nombreux bordels. À la pensée de ces lieux où le pêché régnait, il ne put retenir le flot de ses pensées de se diriger vers son fils, Daeron. Connu pour son ivrognerie, il était l'aîné des enfants de Maekar et donc, son héritier. Loin d'être un héritier digne, le prince considérait que son fils n'était Targaryen que de nom. Voilà bien des années qu'il avait commencé à considérer Daeron comme une honte. Leur retour imminent à la capitale, quelques temps plus tôt, avait permis au prince de dénicher un dernier espoir pour son fils : Naerys. Il avait organisé rapidement les fiançailles, ne laissant d'autre choix aux jeunes gens que de se marier. Il avait combattu à plusieurs reprises au côté du père de Naerys et la relation entre les deux hommes étaient teintée de respect et d'appréciation. Il savait que Naerys était un bon parti pour son fils. Elle était bien élevée et prometteuse, en plus d'être la fille d'un homme respectable. Il avait immédiatement apprécié la jeune femme, bien qu'il ait eu pitié d'elle de par le fardeau qu'il lui transmettait. Maekar n'avait jamais été enclin à la culpabilité, assumant toujours ses actes avec la fierté d'un homme. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'être triste à l'idée de lancer dans les bras d'une jeune femme si innocente et si douce un jeune homme tel que Daeron. À quelque part, la jeune Velaryon lui rappelait Alanna, sa douce épouse. Elle aussi avait été chargée de s'occuper du fardeau qu'était lui-même Maekar. Heureusement, il avait toujours été un homme d'honneur et elle n'avait jamais été humiliée d'être en sa présence, mais il n'en restait pas moins un homme complexe et désagréable dans l'intimité. Il était froid et distant, incapable d'exprimer ses sentiments et il se réveillant souvent en pleine nuit aux prises à des cauchemars violents. Pourtant, Alanna s'était adaptée, l'avait aimée depuis le début et l'avait comprise mieux que quiconque auparavant. Peut-être Naerys pouvait-elle apporter le même baume à Daeron. L'espoir était la seule chose qu'il pouvait nourrir, puisqu'il n'avait aucune certitude qu'elle aurait un quelconque effet sur son aîné. Seul l'avenir connaissait la réponse...

Le Targaryen profita d'un moment libre de sa journée pour déambuler dans les couloirs du Donjon Rouge. Ce n'était pas une activité exaltante, mais cela avait au moins le mérite d'être reposant. La vie à Port-Réal était bien loin d'être reposante, la plupart du temps. Encore bien moins lorsque l'on siégeait au Conseil Restreint et que l'on portait pour nom Targaryen. Les problèmes affluaient tels des grains de poussières dans les coins sombres du château. Il en devenait presque facile de désespérer à l'idée d'obtenir des moments de paix. Depuis son retour de la bataille de Lordsport, Maekar n'avait toujours pas croisé Daeron. Ce dernier devait se trouver dans l'un des bordels de la ville, à faire la fête inutilement et à séduire tout ce qui pouvait bien y bouger. Peut-être vidait-il le contenu de son estomac sur une pauvre jeune femme en quête d'argent en vendant son corps. Bien qu'il ait tout fait pour le maintenir sur le droit chemin, l'héritier de Maekar était bien loin d'être ce que l'on nommait le jeune homme modèle. Mal élevé, ivrogne et pathétique, le prince en venait à douter que Naerys pourrait réellement le rendre moins misérable. Lorsque l'on atteignait à un tel point le fond du puit, existait-il vraiment une corde assez longue et solide pour nous y remonter? Si cette corde existait bien, y avait-il dans ce monde une personne assez forte pour tirer sur la corde et vous remonter à la surface? Il avait beau prier les Dieux, le Targaryen ne pouvait que laisser le doute s'insinuer en lui vicieusement.

Tandis qu'il déambulait toujours dans les longs couloirs du Donjon Rouge, il en vint à se remémorer les leçons de son père. Le château avait été tout d'abord entamé par Aegon I Targaryen, alors qu'il débarquait de l'embouchure de la Néra. Il avait été par la suite achevé Maegor I. Ce dernier aurait, selon l'Histoire, mis à mort tous ceux ayant participé à sa construction, pour en conserver ses secrets. Les Targaryen avaient toujours été tordus, trop prudents, frôlant la paranoïa... ou la démence. Heureusement pour lui, Maekar ne sentait aucune pointe de démence en lui. Mais ne disait-on pas que les fous ne comprennent jamais qu'ils le sont? Chassant ses pensées sombres, le prince laissa dériver son regard sur le paysage environnant alors qu'il se laissait aller à poser ses mains sur la rambarde d'un long et large balcon. On y apercevait le port, au loin, de même que les quartiers malfamés qui l'entourait. Pauvres et riches ne cessaient de se côtoyer sans jamais réellement se mélanger. Une triste histoire? Certainement pas. La justice y était pour quelque chose. On ne pouvait choisir sa famille, mais les Dieux le pouvait. Si ces derniers avaient décidés que vous seriez pauvre ou garçon de ferme, tel était votre destin. Le contraire existait tout autant. S'ils avait décidés que vous naîtriez dans une noble famille importante, tel était autant votre destin. Le destin était phénomène imprévisible et traître. Certainement la chose la plus cruelle existant dans ce monde.

Alors que son regard balayait toujours le paysage, il se posa sur un jeune homme se situant sur le même balcon que lui. Maekar surprit ce dernier à l'observer d'un regard étrange. Levant discrètement les yeux au ciel, il eut presque envie de rire à cette vue. Il avait beau être prince, il avait droit à des moments de repos, comme tout homme normal. Au Donjon Rouge, on le reconnaissait où qu'il aille et cela ne lui permettait malheureusement point de vivre une vie normale. Mais cette fois-ci, le Targaryen se trompait dans ses déductions rapides. Il en eut la preuve lorsque le jeune homme en question brisa le silence pour s'adresser à lui. Les premiers mots se perdirent dans le vent lorsque Maekar l'entendit l'appeler  « Cousin ». Surprit, ce dernier fronça les sourcils et se retourna à nouveau vers celui qui se tenait à quelques pas de lui. Scrutant son visage, il tenta de se remémorer où ils pouvaient bien s'être croisés. Il possédait maints neveux et cousins par alliance, beaucoup qu'il n'avait jamais rencontrés, mais pour que celui-ci le reconnaisse, il devait bien l'avoir déjà vu quelque part. Puis, le visage du Dornien le ramena bien des années en arrière...

Le mariage de Daenerys et Maron. Voilà que les images lui revenaient subitement. Il n'était alors qu'âgé de vint-trois ans. Il avait surprit ce petit garçon, comme bien d'autres, à envoyer un magnifique coup de poing à l'un de ses petits camarades. Par la suite, alors que beaucoup dénonçaient ce geste grossier, Maekar s'était approché de lui pour le féliciter. Rhogo Gargalen. Il se souvenait à présent. Par la suite, ils avaient passé un moment ensemble à jouer à la bataille où le Targaryen lui avait appris maints bons coups à utiliser dans un affrontement à mains nues. Ils ne s'étaient jamais revus depuis. Pourtant, Rhogo l'avait instantanément reconnu. Enfin, plus rapidement que lui. Un bref sourire étira les lèvres de Maekar alors qu'il avançait de quelques pas en direction de l'homme fait qu'était devenu le petit Rhogo.

« Rhogo... bon sang, je ne t'ai presque pas reconnu. Regardes l'homme que tu es devenu. »

Conscient qu'il paraissait comme un oncle gâteux qui se remémorait de vieux souvenirs idiots, il prit le temps d'observer celui qui se tenait devant lui, curieux. Sa musculature était impressionnante, bien que Maekar n'avait rien à lui envier. Mais seul un regard lui permit de comprendre qu'il devait donner de meilleurs coups qu'il n'en donnait à l'époque. Il avait grandit, vieillit, vécu maintes expériences. Il était un homme fait à présent, il n'était plus ce petit garçon avec lequel Maekar s'était amusé, alors que le mariage de Daenerys l'avait ennuyé. Il n'avait jamais apprécié ce genre d'événement, mais Rhogo avait sauvé la mise, ce jour-là. Glissant brièvement une main sur l'épaule du Gargalen, il brisa le silence à nouveau.

« Comment vas-tu Rhogo? Que fais-tu à Port-Réal, si loin de Dorne? »

Héritier de Salrivage, Rhogo avait très peu à faire ici, à la capitale où siégeait les Targaryens. De plus, il se doutait qu'il ne devait plus apprécier sa famille autant qu'auparavant, puisque les Targaryens avaient à maintes reprises tenter de prendre Dorne et de façons très peu diplomatiques, parfois. Pourtant, le fait que Rhogo l'ait abordé le premier pouvait lui prouver qu'il ne lui vouait pas une haine certaine. Après tout, ils avaient vécus un bon moment ensemble, à priori intarissable, bien des années plus tôt. Certes, à cette époque, Gargalen n'était qu'un gamin, mais c'est souvent à ce moment-là que les plus belles expériences restent gravées dans l'esprit. Enfin, il l'espérait...


Dernière édition par Maekar Targaryen le Jeu 11 Juil 2013 - 22:05, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Rogho Gargalen
Homme d'Armes

Général
Héritier de Salrivage

♦ Missives : 274
♦ Missives Aventure : 8
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 17/04/1992
♦ Arrivée à Westeros : 25/06/2013
♦ Célébrité : Steven Strait
♦ Copyright : aSoIaF et Randy
♦ Doublons : Randal Manderly
♦ Age du Personnage : 23
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Salrivage
♦ Liens Utiles :
Disponibilité 1/1
♦️ Qui est Rhogo Gargalen ?
♦️ Voyages & Aventures
♦️ Aptitudes & Succès

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
28/500  (28/500)


Message Jeu 11 Juil 2013 - 10:13

Inutile de décrire le soulagement enthousiaste qui parcourut Rogho lorsqu’il sut que son cousin l’avait identifié. L’homme, plus vieux que lui d’une vingtaine d’années, restait presque similaire aux souvenirs que le Gargalen avait de lui. Ses traits, sa carrure digne, sa prestance, tout ceci correspondait aux souvenirs qu’il avait du jeune Maekar. Pourtant, lorsqu’il posa un regard plus approfondi sur ce dernier, il put constater la présence de vestiges de toute une vie. Sa peau, jadis soyeuse comme celle des Targaryen, était ci et là marquée par des cratères tenaces qui l’enlaidissait. Sur certaines parties visibles de son corps, des cicatrices, tantôt réduites et tantôt marquées, témoignaient tristement d’une vie qui avait du être guerrière. Le jeune homme observa son cousin avec insistance, durant plusieurs longues secondes, comme pour imprimer dans sa mémoire les futures images d’un homme qu’il ne reverrait surement pas plus souvent par la suite. Il sentit la main forte de Maekar se poser sur son épaule, et l’écouta répondre avec le sourire aux lèvres. Il était content de revoir le Targaryen, sincèrement content.
Embrassant de toute la force de sa jeunesse le Prince de Lestival, Rogho le serra fort et, en signe d’amitié, lui donna deux petits coups dans le dos. Il fallait ensuite expliquer le pourquoi du comment, car il était certain que pour un habitant familier de Port-Réal, la présence d’un dornien affirmé dans les couloirs du Donjon Rouge restait une énigme ; il commença donc.

[Rogho] « Et vous, toujours aussi fort à ce que je vois. Qu’est-ce c’est que toutes ces cicatrices ? Vous avez livré chaque bataille de Westeros avec la même ardeur que lorsque vous me faisiez la bagarre quand j’étais p’tit ? »

Le Gargalen rit. Lentement, s’effacèrent de son visage toutes traces de joie pour n’en rester plus qu’une tristesse teintée d’impatience. Deux ans qu’il n’avait plus vue Ororya, les deux pires années de sa courte existence. Depuis qu’elle était à Port-Réal et qu’il était rentré à Salrivage, selon ses devoirs d’héritier, quelque chose lui crevait l’âme d’un manque insoutenable, un sentiment incompressible d’une douleur qui n’avait rien de physique, que la médecine ne saurait jamais réparer. Il avait perdu sa sœur, le jour où celle-ci avait décidé de devenir une dent-de-freux. Et Rogho ne savait ce qu’il y avait de pire : le fait qu’elle ait choisi de s’éloigner des siens au service des dragons, ou le fait qu’il soit incapable de lui en vouloir pour quoi que ce soit. Songeur, il poursuivit.

[Rogho] « Je suis venu voir ma sœur, Ororya, qui sert la garde de la Main du Roi en titre de Capitaine. Elle a rejoint les freux il y a deux ans, et je lui rends visite. Je viens tout juste d’arriver à Donjon Rouge, hier soir. Je visitais un peu les lieux avant d’aller la retrouver, l’on m’a dit qu’elle avait ses quartiers libres d’ici quelques heures. Et, je suis étonnement tombé sur vous à ce moment là. »

Rogho constata qu’un garde de Port-Réal se tenait dans le coin de l’entrée du balcon, stoïque, la lance droite et le regard vers l’horizon. Il s’approcha de lui et, faisant fi de toute politesse, lui intima de lui prêter son javelot. Il effectua quelques pirouettes dextres dans les airs, jaugeant de l’équilibre de l’arme, de sa puissance et de sa résistance. Une fois que cela fut fait, il la tendit au garde qui la récupéra en cachant difficilement son énervement. Après ceci, il reprit la conversation avec son cousin.

[Rogho] « Quelles sont les nouvelles de Port-Réal et des Targaryen ? J’ai entendu dire, par ma sœur, qu’un bâtard de feu Aegon a été nommé Main du Roi. Comment se fait-il que ce titre ne vous soit pas revenu de plein droit ? On dirait que la tradition se perd chez les dragons, aussi. »

Faisant soudainement volte-face, son vêtement ample et très léger laissait entrevoir entièrement certaines parties de son buste musclé, lequel était également paré de nombreuses cicatrices. Il sourit et commença à les énumérer à son cousin, fier comme un gamin qui rend compte à son maître d’un exercice qu’il a bien accompli. Pointant du doigt chacune des blessures qui avaient pris empruntes sur sa peau d’une manière indélébile, il raconta brièvement leur histoire.

[Rogho] « Regardez ! Celle-ci, c’était un duel avec le maître d’armes de Salrivage. Il m’a entaillé le bras profond, mais ce jour là je l’ai vaincu pour la première fois. C’était à mon retour de l’instruction avec Doran. Celle-ci, c’était contre une sale bête du désert, qui s’était mise en tête de me bouffer. Elle s’est jetée sur moi, mais ne s’attendait pas à ce que je l’empale en plein vol. Ma lance lui a traversé la gueule jusqu’au gosier, mais elle a eu le temps de me balafrer le torse frénétiquement, avant de mourir. »

Il ne faisait plus aucun doute que l’héritier des Gargalen constituait désormais un guerrier émérite, qui avait d’autant plus, pour lui, la rage et la fougue de la jeunesse. Il était palpable qu’il n’avait peur de rien, qu’il était en fait inconscient des dangers, fussent-ils colossaux. Il s’en moquait éperdument ; sa vie était celle de l’orgueil et du défi, celle du dépassement de soi, coûte que coûte. Malgré tout, Rogho ne pouvait s’empêcher de se sentir encore novice face à la stature de l’homme qu’il avait en face de lui. Maekar respirait cette puissance de l’expérience, imposait un respect palpable d’un vécu qu’il transpirait de son aura. Alors, le jeune homme n’eut plus qu’une hâte, le questionner. Il affichait la lumière de la curiosité, au fond de ses yeux noirs.

[Rogho] « Cousin Maekar, et vous ? Racontez-moi tout. Que s’est-il passé depuis mes huit ans ? Avez-vous combattu ? Il faut qu’on rattrape le temps perdu ! »

Se rapprochant de nouveau de lui, il laissait percevoir toute sa joie autant que toutes ses interrogations. Pour l’instant, son arrivée à la capitale de Westeros lui avait déjà offerte le plaisir de retrouver l’un des deux seuls hommes qu’il avait jamais respecté de toute son honnêteté. En cela, déjà, il avait bien fait de venir.



Chaque jour notre histoire s'écrit,
On n'est pas seulement ce que l'on souhaite, on est surtout ce qu'on accomplit.
Vivant, on peut se mentir ou espérer,
Mais une fois mort, on aura été ce qu'on a été.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Réminiscences [Maekar Targaryen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» L'honneur et la gloire ? Pourquoi ? | Aemon Targaryen
» Famille Targaryen /PNJ
» MAISON TARGARYEN ▲ feu et sang [2/4]
» MAISON TARGARYEN ▲ feu et sang [0/3 Libres]
» Daenerys Targaryen, mère des dragons, reine des 7 royaumes (si si)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-