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La curiosité d'un enfant est une arme puissante ♠ Maekar & Ethaniel

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Message Ven 5 Juil 2013 - 1:02

C'est d'un pas raide que Maekar descendit les marches qui menaient à la cour du Donjon Rouge. Son visage arborait un air froid et dur, ne laissant aucune chance à personne de l'approcher. Il croisa une servante qui eut l'envie de le saluer, mais elle se ravisa rapidement lorsque son regard croisa celui de l'homme. Il était dans une colère si noire qu'il aurait pu prononcer des paroles ou poser des gestes qu'il aurait regretté. Il préférait laisser transparaître ses émotions pour que personne ne l'approche. Il était un Targaryen, il avait toujours eut le sang chaud, mais cette fois-ci, il avait vraiment l'impression d'être au bord du fossé, d'être si près de craquer. Encore ce satané Brynden Rivers, ce bâtard qui ne méritait point sa place de Main du Roi. Ce poste qu'il briguait depuis tant d'années, ce poste qu'il lui avait dérobé. Chaque fois que son regard se posait sur cet homme, il ne pouvait retenir les sentiments mauvais d'affluer tel un chaos incontrôlable dans son esprit. Cet homme pouvait le mettre en rogne en se contentant de respirer, d'exister. Il avait quitté la capitale, bien des années plus tôt, pour se retrancher à Lestival, sur les Terres de la Couronne... et tout cela par sa faute à lui. Son retour à la capitale était aussi grâce à lui, de par sa missive lui annonçant sa nomination au Conseil Restreint. C'était donc grâce à lui qu'il était de retour à Port-Réal et déterminé à provoquer la chute du Rivers. S'il était si près du bâtard, c'était grâce à ce dernier. Au final, si Maekar accomplissait ce qu'il entreprenait de faire, Brynden se serait mené à sa propre perte en ramenant le Targaryen près de lui. Tout cela le ramena à sa colère actuelle. À peine revenue de Lordsport que Brynden le convoquait à une rencontre du Conseil Restreint. Jamais une rencontre ne s'était aussi mal déroulée depuis son retour à Port-Réal. Certes, on l'avait écouté au début, alors qu'il détaillait les événements de la bataille, de ce qu'il avait vu et de ce qu'il avait apprit. Un résumé franc et clair. Par la suite, lorsqu'il avait voulu donner son propre opinion sur la bataille et sur l'avenir, on l'ignora royalement. L'attention se reporta immédiatement sur la Main et on l'oublia. De ce moment-là jusqu'à la fin de la rencontre, il avait vécu un vrai supplice. Il n'avait eu qu'une envie, bondir de l'autre côté de la table pour enserrer le cou du bâtard de ses mains fortes. En bon hypocrite, il s'était retenu, évidemment... mais il n'avait pas du tout apprécié se faire ignorer et mettre de côté pour que tout converge vers Brynden. Tout cela pouvait paraître immature aux yeux de n'importe qui, mais ce n'était que question d'accumulation. Tout avait commencé alors qu'il était écuyer d'Aemon Chevalier-Dragon, voilà bien longtemps. À la mort du chevalier, Brynden avait hérité de son épée et il n'avait jamais pardonné cela au bâtard, bien qu'il n'y soit pour rien. La haine envers cet homme avait alors commencée à s'accumuler il y a bien longtemps. Par la suite, il avait été nommé Main du Roi et le prince avait fui à Lestival, refusant de se laisser aller à la colère et de provoquer une guerre entre les membres dirigeants. Il savait que cela aurait été futile et aurait mit bien d'autres choses en périls. Il s'était donc retranché dans sa forteresse, mais il n'avait jamais oublié Brynden. Lorsque l'on avait nommé Grand Commandant des Armées, le convoquant à Port-Réal pour siéger au Conseil Restreint, il avait été étonnamment satisfait. On aurait pu craindre une colère noire à l'idée de revoir Brynden, mais il avait été plutôt content de pouvoir le confronter et préparer la chute de ce dernier. Certes, cela le répugnait de devoir s'asseoir à la même table que lui et lui adresser la parole, mais si c'était le prix à payer pour le voir tomber, il était prêt à le faire. Tout ne s'était pas déroulé comme il l'aurait souhaité, par contre. Arrivé au Donjon Rouge, les alliances qu'il avait eu l'intention de bâtir ne s'étaient jamais bâties, enfin... pas aussi rapidement qu'il l'aurait souhaité. Certes, son jeu de manipulation semblait fonctionner à merveilles, mais il n'avait toujours aucune promesse de soutien contre Brynden, c'était bien trop tôt, ses relations n'étaient pas assez développé. Il espérait des nouvelles du Val d'Arryn depuis bien trop longtemps et il ne voyait pas assez souvent Lyonel Baratheon et Maron Martell. Ils seraient tous deux des alliés précieux dans sa lutte, mais leurs chemins tardaient à se croiser. Quelques mots, aux détours de couloirs ou d'ordre professionnel, rien de plus. Sa patience s'amenuisait. Heureusement, il y avaitAlanna, sa douce épouse. Sans elle, voilà longtemps qu'il aurait réveillé le Dragon en lui et aurait maints dégâts futiles de par sa colère. Dire qu'au tout début, ce mariage ne l'avait guère enchanté. Aujourd'hui, il se demandait sincèrement ce qu'il ferait sans elle. Elle avait le caractère doux, mais solide, comme le roc... comme une Targaryen. Elle était une Arryn, mais elle avait sa personnalité unique et forte qu'il affectionnait tant. Elle savait le confronter comme personne ne pouvait le faire et cela, sans qu'il l'a déteste ou tente quoique soit de mesquin à son encontre. Il l'aimait profondément, plus qu'il ne se l'avouerait ou l'avouerait jamais. La passion, l'amour, tout cela étaient des sentiments qu'il n'exprimait jamais. Alanna le savait parfaitement et pourtant, elle s'entêtait à lui démontrer son amour avec une telle force qu'il avait l'impression d'être fouetté par une vague puissante. Elle était d'une telle passion et d'une telle patience avec lui et ses sautes d'humeurs et ses problèmes à exprimer ses sentiments. Elle l'aimait toujours, malgré tout. Sans elle, voilà longtemps qu'il aurait tenté quelque chose de stupide à l'encontre du Rivers. À présent, alors qu'il était dans les jardins du Donjon Rouge, à extérioriser sa colère sur un pauvre arbre de ses pieds... Alanna n'était pas présente et personne ne pouvait l'aider ni le retenir.

Le Targaryen se laissa aller à sa colère et asséna l'arbre d'un coup de poing puissant. Lorsqu'il ramena sa main à lui, il l'a découvrit en sang. Maekar s'éloigna de l'arbre en question pour s'asseoir sur un banc à proximité. Il observa le sang qui s'écoulait sur ses mains et il observa aussi ses mains. Fortes, mais emplies de cicatrices, souvenirs de guerre. Alanna n'hésitait jamais à lui dire qu'elle adorait ses mains détruites, lui rappelant qu'il était un homme d'armes, un combattant. Elle plaisantait toujours à ajoutant que cela lui donnait un air viril, tout comme la barbe qu'il arborait pour masquer les cicatrices de guerre et de la vérole sur son visage. Elle le trouvait beau, malgré tout. Elle était certainement l'une des seules. Il s'en souciait peu. Son apparence physique n'avait jamais eue d'importante. Pourtant, à ce moment-là, alors que son regard était fixé à ses mains d'homme... il ne put se retenir de se demander ce que les gens pouvaient bien penser de lui en le regardant. Avait-il l'air imposant, avait-il l'air d'un Dragon? Ou avait-il simplement l'air d'un prince capricieux et immature, colérique et ridicule? Secouant brusquement la tête, il en vint à se demander depuis quand il se souciait de ce que les autres pensaient? Le prince asséna un coup solide au banc sur lequel il était assis. Cela n'aida en rien à ses plaies actuelles. Soupirant, il glissa sa main propre dans sa poche pour en ressortir un mouchoir immaculé et d'une blancheur parfaite. Il pressa le mouchoir sur ses jointures, espérant stopper les saignements rapidement. Il n'avait cure de ses petites blessures de colérique, il avait plus important à réfléchir. Toujours frustré, il se leva violemment et se mit à faire les cents pas, appuyant toujours le mouchoir sur sa main. Puis, un bruit de froissement de feuilles retentit derrière lui. Maekar se retourna brusquement, scrutant les environs, à la recherche de qui pouvait bien se trouver derrière les buissons, à l'espionner. Il délaissa le mouchoir, laissant pendre la main propre qui le tenait d'un côté et celle en sang de l'autre, alors que le sang s'écoulait toujours le long de ses doigts, menaçant de finir au sol. N'osant pas parler, espérant que l'inconnu s'éclipserait en comprenant qu'il l'avait repéré, le Targaryen se mura dans un silence froid, le regard fixé vers le lieu d'où provenait le bruit. Malheureusement, ses espérances ne furent pas exaucées. Le bruit reprit, mais il ne s'éloignait pas... il se rapprochait.


Dernière édition par Maekar Targaryen le Mar 9 Juil 2013 - 13:34, édité 1 fois
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Ethaniel Stone
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Message Dim 7 Juil 2013 - 19:20

Ethaniel avait perdu depuis quelques jours le poids de l'inquiétude concernant son mentor, Alrik Mallery. Celui-ci était revenu certes, mais il était revenu en vie et en un seul morceau. Un bonheur dont il n’aurait pu guère se passer et qui venait oblitérer rapidement les nuits difficiles voire les insomnies qui avaient siégées dans son lit durant son absence. Les heures écoulées avant son départ, passées l’un avec l’autre, avait apaisé certes sa solitude en devenir mais pas les craintes qui découleraient de ce départ. Il lui arrivait même parfois de dormir dans ce lieu de travail qu’était le bureau du Commandant simplement pour avoir un léger apaisement où l’atmosphère représentait cet homme qui n’était nul autre que son point d’ancrage. Bien sûr cela ne suffisait pas pour la nuit entière mais permettait au moins de s’endormir et de pouvoir tenir quelques heures à l’abri de l’insomnie et bercé par les flammes des bougies dont il avait besoin. Il n’osait même plus compter maintenant le nombre de fois où il avait cauchemardé sur l’apport d’informations désastreuses concernant ce Dent de Freux parti en guerre. Il savait pertinemment que ce n’était pas le seul concerné par cet événement et que bien d’autres hommes se devaient d’affronter ces barbares féroces. Il y aurait bien évidemment des morts dont il apprendrait le nombre et s’écroulerait sous le poids de celui-ci. De la culpabilité d’ailleurs découlait de son égoïsme au fond à ne penser qu’à ce dernier et à n’espérer vraiment que le retour de cet homme. Evidemment qu’un nombre réduit de victime aurait tôt fait de le rassurer, mais si jamais son commandant n’était pas revenu, la solitude et la détresse qui en aurait découlé aurait simplement apporté une dévastation émotionnelle de laquelle il ne serait pas revenue. Mais affronter ce moment ne fut clairement pas nécessaire puisqu’un jour, le retour fut proclamé, la victoire annoncée et surtout l’éminente réussite d’Alrik Mallery, toujours en vie, et de retour au bercail. Sa joie avait littéralement explosée mais ne s’étant jamais permis une quelconque familiarité gestuelle en présence d’autres personnes. Ses yeux en réalité avaient suffit à exprimer ce qui trônait en son cœur. Fini les bourdes du à la fatigue, les errances nocturnes, les lectures intempestives enfermés dans une seule pièce dont il n’était que peu sortit, sans oublier également le manque d’appétit qui avait eu la sale conséquence de l’affaiblir. Heureusement qu’Ororya n’était pas partie elle aussi, elle n’était pas un piller comme son mentor mais il l’aimait vraiment beaucoup ce qui permettait un apaisement de sa part sur sa personne.

Mais qui disait retour disait aussi nombreuses choses professionnelles à reprendre en main. Ainsi, même s’il ne l’oubliait pas et lui donnait des tâches à accomplir, il se devait aussi de participer à divers rassemblements pour pouvoir finaliser cette excursion guerrière. Le garçon n’avait même pas encore pu avoir une conversation personnelle avec lui depuis son retour. Par conséquent, il se devait de s’occuper durant le temps libre qui lui était accordé. Généralement, il restait dans le bureau ou se rendait dans la bibliothèque. Mais cette fois-ci, peut-être à cause du rayon de soleil malgré la froideur saisonnière, il avait voulu profiter de l’air frais. Après tout, durant le départ de son mentor, il était resté cloisonné bien trop souvent le rendant bien trop pâle, encore plus ce qu’il pouvait être de manière habituelle. Il savait pertinemment que ce n’était pas bon du tout d’avoir en quelque sort fait l’absent durant cette période, mais l’anxiété de ce départ avait eu raison de son corps et l’avait assené de nombreux maux somatiques qu’il ne voulait partager avec personne. Comment expliquer que la nourriture entraînait des nausées et que le sommeil l’emmenait vers des méandres nocturnes désagréables à des individus qui auraient juste la possibilité de lui expliquer que ce n’était pas bon d’abolir les repas et le repos ? Il savait très bien que son cas d’angoisses permanentes n’était pas vraiment courant et encore plus chez des individus qui étaient des chevaliers. Il ne demandait point qu’on le comprenne d’ailleurs, il se gérait autant que possible. L’habitude de la bâtardise le poussait à n’attendre aucune gentillesse ni compréhension des quidams qui croisaient sa route. Ce n’était pas forcément dans ses mœurs non plus d’ailleurs de se plaindre. C’était une manière de faire qu’il n’avait jamais réalisée et une attitude qui n’était pas pour lui plaire. La sienne se contentait d’encaisser en partant de l’optique que de toute façon, il était forcément en tort si on lui faisait une remarque. L’effet de l’expérimentation réitéré depuis tant d’années.

Toujours est-il qu’il décida cependant de se rendre dans les Jardins du Donjon, histoire d’attendre son mentor et de profiter du rayon de soleil, son livre sous le bras. Ne pas avoir de lecture était tout bonnement stupide, c’était à son goût le meilleur moyen de s’occuper, peu importe où il se trouvait. Il ne pouvait donc par conséquent pas se passer de tels ouvrages. Surtout que la bibliothèque du domaine comprenait des exemplaires encore jamais eu entre les mains, ce qui ne faisait qu’attiser forcément sa curiosité et son désir de posséder toutes ces informations. La première surprise fut de remarquer qu’il n’était pas le seul à avoir eu cette idée. Cela pouvait bien sûr arriver, il n’avait pas le monopole des lieux. La seconde surprise néanmoins fut de constater qu’il s’agissait de Maekar Targaryen. Pour peu qu’il s’y connaissait en histoire, avant même d’en parler avec Alrik, il savait très bien qui était cet homme. Mais une discussion avait néanmoins poussé son mentor à lui indiquer de ne surtout pas l’approcher. Ce fut donc cette seconde surprise qui le rendit particulièrement mal à l’aise et qui le poussa à se cacher sans même réfléchir derrière un buisson en espérant qu’il ne l’ait pas repéré. Heureusement ce ne fut pas le cas. Mais du coup, il n’avait pas la moindre idée de comment gérer cette situation, car sans faire exprès, il n’était clairement pas loin du concerné, et désobéir à Alrik n’était pas dans ses projets non plus. Mais le don de voir dans l’avenir n’était pas du tout dans ses capacités, aussi il n’aurait jamais pu envisager se retrouver nez à nez avec lui ! Son petit cœur s’était emballé à cette découverte fortuite et il lui fallut quelques secondes pour pouvoir se reprendre. Un bruit sourd le fit sursauter et il se permit avec beaucoup d’appréhension de glisser la tête pour apercevoir ce que fabriquait cet homme. Aussi discrètement que possible, il comprit néanmoins qu’il venait de frapper l’arbre ce qui était bizarre mais surtout douloureux pour sa main qui s’était mise à saigner d’après ce qu’il pouvait observer. Pourquoi semblait-il en colère ? Bien qu’il n’oubliait pas les restrictions, sa curiosité habituelle le poussait à se questionner sur cet homme qui était tout de même un Targaryen. Rien que le nom portait un titre honorifique à lui tout seul. Peu de gens pouvaient naître en étant déjà une fierté à part entière. Surtout pour lui qui né bâtard portait davantage la marque du péché. Un nouveau bruit sourd le fit sursauter mais cette fois-ci, ses prunelles purent observer d’elle-même l’origine de ce bruit. Décidément, il en voulait à sa main déjà ensanglantée… Il se cacha rapidement lorsque l’homme sembla vouloir regarder vers lui et arrêta de bouger et même de respirer espérant pouvoir taire sa présence. Cela aurait pu marcher si son ami félin n’avait pas décidé de venir à sa rencontre à ce même moment entraînant un bruit qui ne pouvait malheureusement qu’être entendu. S’accroupissant lentement, il tenta de garder le chat près de lui histoire de rester discret. De plus, aucune voix ne s’était élevée laissant indiquer un quelconque repérage. Un stress assez imposait l’envahissait sans savoir ce qu’il devait réellement faire face à cette situation particulièrement désagréable. Ce fut son ami à quatre pattes qui voulant s’échapper le poussa à tomber à genoux au sol entraînant sans doute possible les bruitages nécessaire à une présence obligatoire derrière le buisson où il se cachait. Il ne pouvait désormais plus reculer et il espérait de tout cœur qu’il n’allait pas subir de représailles mais pire encore, que ça ne retomberait pas sur son Commandant.

Ainsi, après avoir pris une grande inspiration, il sortit de sa cachette délaissant le chat qui avait désormais filé tranquillement aussi vite qu’il n’était apparu. C’était un fourbe cet animal. Il regarda l’homme en dévoilant donc sa présence avant de baisser rapidement les yeux incapable de soutenir ce courroux facial. Sans compter que ce Targaryen était particulièrement imposant de par sa stature et son charisme qui n’indiquait rien de bon pour l’instant. Tout ce qu’il espérait était qu’Alrik ne se fâche pas ensuite parce qu’il lui aurait désobéi. Après tout, ce n’était pas fait exprès…

« Je… Je suis désolé de vous déranger.. Je passais juste par là et … Enfin, je n’aurais pas du me cacher de cette façon… Veuillez me pardonner, Ser Maekar… »

Ses prunelles tombèrent sans faire exprès sur la main qu’il savait meurtrie et il la regarda un instant avant de comprendre elle était fortement abîmée et que le sang s’écoulait encore bien trop à son goût.

« Votre main… » ne put-il s’empêcher de formuler sans s’en rendre vraiment compte. Rapidement gêné en prenant conscience de ses propos, il reprit directement la parole pour expliquer ce qu’il voulait signifier par là « Pardon ! Mais… Elle saigne fort… et je pense que vous devriez la faire soigner… » il se souvint qu’un mouchoir se tenait dans sa poche, n’ayant pas vu que l’idée avait été précédemment pensée par le concerné. Fouillant ainsi un instant, il le sortit avant de lever ses prunelles vers l’homme en face de lui et de s’approcher à pas feutrés observant s’il avait réellement le droit. Il se permit de poser son livre et le regardant ensuite un instant il murmura ses propos suivant « Si je vous fais mal dites le… » il savait qu’il allait peut-être trop loin mais il était aussi gentil qu’il n’était peureux, par conséquent, sachant qu’il était impossible de nouer un mouchoir seul avec une seule main, il se permit de le faire autour des jointures. Lorsque ce fut fait, il releva un peu les yeux avant de les baisser et de reprendre son livre, se reculant un peu. « Je suis vraiment désolé de vous avoir dérangé… » ne put-il s’empêcher de dire une nouvelle fois, espérant qu’il ne l’avait pas fâché plus qu’il ne l’était déjà. Au moins était-il sûr que la plaie ainsi camouflée pourrait arrêter de saigner abondamment.



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Message Lun 8 Juil 2013 - 14:31

Le retour à la Capitale avait amené un soulagement commun. Sentiment partagé par ceux qui avaient participé à la bataille et par ceux qui étaient resté derrière; leurs familles, leurs amis. Deux de ses fils ne se trouvaient pas à Port-Réal. Daeron n'avait pas croisé sa route pour le moment, certainement trop occupé à faire stupidement la fête dans un bordel, ajoutant à la honte qu'il amenait aux Targaryens. Ses filles et sa femme, quant à elles, s'étaient montrées heureuses de le voir en un seul morceau. Pour le reste, il ne doutait pas un seul instant que ses ennemis devaient être déçus qu'un Fer-né ne l'ait point passé au fil de l'épée. Nombre conséquent des gens qu'il côtoyait aurait fêter allègrement sa fin. Malheureusement pour eux, il était de retour avec les autres et plus fort que jamais, plus déterminé que jamais. Son retour signifiait la reprise de ses activités quotidiennes : le Conseil Restreint... et préparer la chute de Brynden Rivers. Cela consistait à se forger des alliances et des amitiés particulières, des soutiens qui seraient précieux dans sa guerre contre la Main du Roi. C'était une corvée désagréable aux yeux de Maekar, mais il savait que toute alliance avait un prix et cela commençait par l'effort. Pourtant, ceux dont il convoitait le soutien n'avaient pas été de ceux qui avaient reçu la visite de Maekar le jour de son retour. Oubliant ses tracas et sa guerre personnelle qui se profilait, il avait partagé le reste du jour et sa première nuit dans un moment d'amour passionné en compagnie de sa douce Alanna. Bien qu'il désirait terriblement arriver à des résultats concluants en compagnie de Maron Martell ou de Lyonel Baratheon, sa douce épouse avait depuis longtemps pris la place de priorité dans son cœur. Une place qui était durement atteignable. Pourtant, la jeune Arryn avait gagnée ce qu'aucune autre n'avait pu auparavant. Bien que cela aurait du le frustrer ou l'effrayer, il ne pouvait que remercier celle qui partageait sa vie, à présent. Il était bien loin de l'époque où il aurait tout donné pour fuir loin de Alanna. Le temps ayant fait son devoir, il était tombé amoureux de celle qu'on avait fiancé à lui et cela dès l'annonce de l'arrivée imminente de Daeron. Ce n'était point la faute à Alanna si, par la suite, Daeron s'était montré une véritable honte aux Targaryens. Il n'avait jamais cessé d'aimer son épouse pour ses problèmes de famille, au contraire... il avait préféré les affronter avec elle. Autre exception. Jamais il affrontait ses problèmes autre que seul. Solitaire de nature, il préférait vivre ses problèmes en intimité avec lui-même. Rares étaient ceux qui se retrouvaient impliqués dans ses troubles. Ce qui amenait Brynden Rivers à être une exception, lui aussi. Mais il n'avait pas le choix. Jamais il ne pourrait faire tomber le bâtard s'il n'obtenait pas le soutien de forces puissantes et d'influence ici, au Donjon Rouge. Tout était question de stratégie, à quelque part...

Son retour amenait donc bien des choses à reprendre en main. Certes, sa victoire amenait respect de bien des gens au Donjon, ce qui lui permettait d'échanger plus que quelques mots avec certaines personnes qu'il jugeait digne d'intérêt dans sa quête personnelle actuelle. Pourtant, c'est au Conseil Restreint qu'il rencontra la plus grande déception. Certes, la guerre fut un sujet abordé dans la rencontre, mais rapidement mis de côté. On avait écouté vaguement Maekar, on l'avait félicité de mots faibles et puis, on l'avait ignoré pour le reste de la réunion. L'attention avait alors été amenée sur Brynden sans jamais se détacher de lui. Avait-il oublié qu'il n'était que la Main du Roi et non le Roi? Avait-il oublié que le Roi régnant était son frère, Aerys? Il ne pouvait se prendre pour le maître du monde ainsi, il n'en possédait point le droit. Peut-être était-ce immature de se mettre en colère pour avoir perdu l'attention au profit d'un bâtard. Peut-être bien, mais Maekar était un Targaryen, il avait le sang chaud. La colère était partie intégrante de lui, de son âme, de sa personnalité. La colère coulait dans son sang depuis sa naissance. La fureur du Dragon. Alanna était l'une des seules qui arrivait à insuffler un semblant de calme chez le prince, mais cette dernière n'était pas présente à ce moment-ci, alors qu'il se trouvait dans les Jardins du Donjon, aux prises avec une colère sombre et violente. Si Brynden avait eut l'idée de se balader dans les Jardins à cette heure, personne n'aurait pu prévoir ce qu'il aurait fait à ce satané bâtard, même les Dieux eux-mêmes n'auraient pu prévoir. Colérique et violent, il l'avait toujours été. Il ne s'était jamais gêné pour démontrer sa fureur à quiconque le voulait, mais il avait toujours prit soin de masquer son côté violent. Seule Alanna et connaissait ce côté de lui, pour l'avoir observé alors qu'il dormait et qu'il marmonnait des paroles sombres et atroces dans ses rêves déments et terrifiants. Jamais elle n'avait été effrayée et jamais elle n'avait fui ou avait laissé son amour pour lui déteindre de par ses démons. Elle s'était toujours contentée de le rassurer, de le tenir au creux de ses bras frêles de femme pour lui murmurer des paroles douces dont elle seule connaissait le secret. C'était cela l'amour, à quelque part. Aimer l'autre jusqu'à aimer ses démons et les prendre dans sa propre vie.

Chassant Alanna de ses pensées, ignorant la douceur qu'elle apposait sur son cœur juste à frôler ses pensées... il observa à nouveau sa main ensanglantée. Tel était le résultat d'avoir balancer un coup de poing à un arbre. Un adversaire robuste, sans aucun doute. Le genre d'adversaire qui ne cille pas sous vos coups et qui auront toujours l'avantage sur vous, peu importe la force de votre attaque. Le genre d'adversaire qui vous forçait à vous calmer. Alors qu'il appliquait un mouchoir d'un blanc pur sur ses jointures, il repéra un mouvement du coin de l'oeil, dans les buissons à sa gauche. Il n'entendit plus qu'il ne vit une masse informe trébucher sur le sol. À présent debout à fixer d'un mauvais œil les buissons, le mouchoir devenu rouge dans une main et son autre main saignant toujours abondamment, il savait qu'il n'avait point besoin de parler, que l'inconnu était parfaitement conscient d'avoir été repéré. Par contre, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir l'identité de ce dernier.

C'est un jeune enfant qui s'avança vers lui, quittant sa cachette pour s'exposer à découvert. Fronçant les sourcils, il n'écouta qu'à moitié les excuses de ce dernier. Il fut attentif juste assez pour comprendre que celui-ci le reconnaissait. Après tout, s'il vivait au Donjon Rouge, il était dur d'ignorer l'identité du prince. Il était le frère du roi régnant, le Grand Commandant des Armées, le prince de Lestival... et un Targaryen. Conscient que face aux excuses de l'enfant terrorisé qui se tenait à quelques pas lui, il se devait de dire quelque chose, il entrouvrit ses lèvres. À peine s'apprêtait-il à lui répondre que le regard du petit garçon se porta ailleurs que le regard de Maekar. Il tourna son regard vers ce qui pouvait bien attirer celui de son interlocuteur et il tomba sur sa main abîmée. Ce fut à nouveau le petit qui brisa le silence dans un murmure presque inaudible. N'avait-il jamais vu du sang s'écouler de la peau d'un homme? Après tout, il semblait si jeune et si innocent, peut-être n'avait-il pas eu le malheur de croiser la souffrance et l'agonie, de croiser la mort. Bien des garçons de son âge avaient vus trop d'atrocités pour être innocents. Peut-être qu'au final, c'était une chance pour ce jeune garçon d'être encore si naïf. Suite à son murmure horrifié, ce dernier tenta maladroitement de s'expliquer. Alors qu'il s'approchait à pas feutrés de lui, le prince ne put retenir ses sourcils de se froncer à nouveau. Le garçon posa son livre et extirpa un mouchoir de sa poche, semblable à celui que Maekar tenait dans sa main propre. Alors qu'il s'apprêtait à repousser le petit inconnu, il fut étrangement attendri et figé par les paroles qu'il utilisa. Il lui demandait de le prévenir si ce dernier lui causait trop de douleurs. Des paroles d'une telle innocence qu'elles vinrent frapper de plein fouet le Targaryen. Il pencha alors doucement la tête pour observer le petit garçon appliquer le mouchoir sur ses jointures amochées pour ensuite enrouler le même mouchoir autour de ses jointures et l'attacher d'un petit nœud d'enfant. Reculant de quelques pas, ce dernier s'excusa à nouveau du dérangement occasionné. Alors qu'il semblait prêt à lui tourner le dos et s'éloigner, quelque chose poussa Maekar à agir contre ses principes. Il jeta le mouchoir ensanglanté qu'il tenait dans sa main propre, il la glissa sur sa cuisse pour s'assurer qu'elle n'était pas tachée de sang et la glissa sur l'épaule du plus petit. « Attends. » Il ne reprit pas immédiatement sa main, la laissant sur l'épaule frêle de celui qui se tenait là, prenant le temps de réfléchir aux prochains mots qu'il allait prononcer. « Tu ne me dérange pas, enfin... pas vraiment. Viens t'asseoir. » Avoir de la compagnie, bien que ce soit celle d'un enfant, ne pourrait lui faire de mal. En fait, c'était peut-être exactement ce qui lui empêcherait de se faire du mal à lui-même. Il guida l'inconnu près du banc, l'invitant d'un geste à s'asseoir à ses côtés. Curieux, Maekar remarqua qu'il n'avait jamais remarqué le jeune garçon auparavant. « Quel est ton nom, petit? » Conscient d'être peut-être effrayant, il osa un bref sourire et se surprit à se trouver doux. Qu'avait ce petit garçon qui pouvait bien le calmer ainsi? À peine venait-il d'asséner un arbre d'un coup violent qu'il était prêt à discuter doucement avec un petit garçon innocent. Peut-être ferait-il mieux de quitter les lieux. Il n'aimait pas ressentir ce genre de sentiment : l'attendrissement, l'attachement. La colère, la froideur, la solitude, voilà ce qu'il côtoyait chaque jour et chaque nuit de sa vie. L'effet que lui faisait ce jeune garçon ne pouvait qu'être mauvais, à ses yeux du moins. À quelque part, cet effet qu'il craignait tant ne pouvait que lui amener de bonnes choses et c'était exactement ce que craignait le Targaryen. Trop de bonnes choses amenaient la souffrance, il ne le savait que trop...
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Ethaniel Stone
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Message Mar 9 Juil 2013 - 22:23

Ethaniel n’était pas de ceux qui désiraient créer le moindre tort autour de lui. Il préférait encaisser que donner même s’il était dans son droit. Cela était sûrement la conséquence d’avoir été considéré comme une tare et un déchet dès sa naissance. Abandonné par sa mère, laissé à sa tante par son père – même s’il n’avait en réalité jamais pris consciemment ce fait comme un réel abandon mais au fond en avait quand même souffert –, se réfugiant préférentiellement dans les livres pour ne pas être confronté aux yeux des autres personnes présentes autour de lui. Etre absent, seul, sans compagnie. C’était en réalité son mode de fonctionnement qui commençait seulement à quelque peu changer depuis qu’il avait pris son courage à deux mais pour quitter Pince-isle sous une impulsion valeureuse qu’il n’avait jamais comprise mais qui lui avait été salvateur. Il était maintenant le page d’Alrik Mallery, un homme pour qui l’estime et le respect dépassaient de loin ceux qu’il pouvait octroyer à d’autres individus. Après tout, dès le début il avait su qu’il était un bâtard et ne l’avait jamais rejeté. Mieux encore il l’avait défendu, accepté à ses cotés, amené chez lui, et cerise sur le gâteau, il avait répondu à sa demande. Il lui avait offert un nouveau toit, un nouveau soutient, des nouvelles rencontres aussi car n’était-ce pas grâce à lui qu’il avait pu rencontrer Ororya ? Une femme merveilleuse qu’il considérait comme une grande sœur et qui s’occupait autant que possible de lui. Elle aussi ne le jugeait pas, peut-être parce qu’être Dornienne ne devait pas être facile quand on devenait Dent de Freux. Le peuple Dornien était très centré sur lui-même et était quand même connu pour ne pas aimer les expansions. Mais Maron Martell semblait changer la donne suite à son mariage. Enfin du moins c’était ce qu’il avait cru comprendre, après tout sa femme était une Targaryenne. Peut-être était-elle pour le coup liée à ce Markar ? Allez savoir. En tout cas, Ororya avait ce trait de caractère fort qui lui faisait souvent penser à sa tante-mère, souhaitant le motiver et lui inculquer le courage autant que possible. Et puis il y avait cette magnifique femme, Lady Shaïra Seastar qu’il avait eu la chance de rencontrer et qui lui avait elle aussi accordé du temps. Il s’était senti particulièrement honoré par sa proposition même si ça les avait entraînés dans une aventure tout à fait surprenante. Sa caractéristique visuelle, ses yeux vairons, lui rappelait une jeune femme qu’il avait connu et qui avait disparu maintenant. Alrik l’avait peut-être aperçue… il ne le savait pas encore. Il avait hâte de s’entretenir avec son mentor mais cela ne semblait pas pour la seconde. Sauf si en quittant Ser Maekar une rencontre se profilait sur sa route. Qui sait peut-être le cherchait-il ?

Il ne le saurait cependant pas dans l’immédiat car pour sa plus grande peur et surprise, une main posée sur son épaule l’arrêta dans sa mouvance pour quitter les lieux, le faisant d’ailleurs sursauter fortement puisqu’il n’y attendait guère. Le mot proféré par l’homme imposant qui se tenait derrière lui l’inquiéta fortement. Allait-il être puni ? Peut-être que soigné un homme d’une telle importance ou encore l’approcher comme il l’avait fait était totalement inadéquat. Son Commandant allait l’apprendre, il allait savoir que ses pas l’avaient mené vers Maekar dont il lui avait déconseillé fortement l’approche et une nouvelle punition allait découler… Ce fut avec beaucoup d’appréhension que ses prunelles se posèrent sur le faciès du concerné. Mais contre toute attente, ce qui suivit ne fit nullement partie de son scénario catastrophe. Avait-il mal entendu ? Apparemment non. Il venait bien de lui signifier qu’il ne le dérangeait pas et mieux encore il l’invitait à s’assoir. Il n’avait pas la moindre idée du caractère normal ou non de cette attitude. Cet homme était-il sympathique ? Serait-ce possible si son mentor lui avait presque interdit d’aller à sa rencontre ? Après tout, il n’aimait pas le Dent de Freux – même s’il ne comprenait pas comment c’était possible – du coup comment allait-il réagir car il allait savoir qu’il était son page ? Il redoutait un peu ce moment.. ; Car là le sourire semblait indiquer une gentillesse à laquelle il n’était pas du tout préparé et par conséquent à laquelle il ne s’était guère attendu. Donner son nom n’était pas non plus une partie de plaisir en soi… Il ne savait jamais comment on allait réagir au Donjon. Certes Shaïra Seastar et Brynden Rivers étaient tout deux des bâtards, mais aussi ils n’étaient pas n’importe qui. La première était considérée comme la plus belle femme de Westeros mais avait aussi un rang élevé au vu de son lien avec le second qui lui était la Main du Roi ! Bâtard ou non que pouvait-on dire à cet homme qui était bien plus haut placé que tous les autres individus du Donjon, exceptés bien évidemment le roi et son épouse. Mais lui par rapport à tout ça… Il n’était qu’un page qui venait d’arriver. Evidemment, il était étroitement lié au Commandant des Dents de Freux, un homme de très haut rang, mais détesté par la personne qui se trouvait à ses côtés. En résumé, toutes les informations mises bout à bout le poussait allègrement à se sentir anxieux à l’idée d’entamer une conversation avec cet homme puissant. Mais la politesse primait forcément dans un tel contexte, aussi ne pouvait-il refuser de lui répondre.

« Je m’appelle Ethaniel Stone, Ser Maekar. »

Il ne savait pas du tout comment il allait réagir. Ainsi, le regardant un instant il laissa un léger silence s’instaurer n’ayant pas la moindre idée de sa réaction. Peut-être l’enverrait-il se balader ailleurs… Peut-être le traiterait-il comme tout le monde c'est-à-dire avec indifférence ou avec dégoût… Cela était impossible à deviner, il n’y avait que deux options de toute manière : le tolérer ou ne pas le tolérer. Mais la curiosité comme toujours pointait rapidement le bout de son nez. Il avait plusieurs questions qui se poussaient dans sa tête, surtout une dans l’immédiat qui l’avait taraudé au tout début de cette rencontre fortuite. Aussi, avant que l’homme ait en réalité répondu, il posa une question à son tour qui ne parvenait plus à être contenue.

« Pourquoi êtes-vous en colère ? » Comme à son habitude, rapidement il voulut préciser ses paroles pour éviter d’attirer un quelconque nouveau courroux par sa faute « Enfin… il me semblait que vous étiez en colère comme vous avez frappé dans l’arbre et le banc… » et toujours à son habitude, remarquant que ses propos pouvaient évidemment prêté à confusion, il reprit encore la parole mais y rajoutant de l’embarras ce qui le fit s’exprimer avec beaucoup moins d’assurance «Je … Je ne vous espionnais pas ! … C’est simplement parce que….je suis arrivé et vous étiez là… et quand je me suis caché vous avez frappé dans l’arbre… et… » il se tut… Finalement, il avait bon prendre conscience à chaque fois qu’il était incapable d’avoir une conversation normale, et que quand il voulait rectifier ses propos il ne faisait que s’enfoncer, il refaisait toujours la même erreur. Encore une fois il se retrouvait à devoir baisser les yeux regardant ses pieds pour cacher sa gêne face à un comportement qu’il estimait particulièrement pénible et inapproprié. Il murmura ainsi après un instant « Vous n’êtes pas obligé de me répondre… ça ne me regarde pas… » Serrant un peu plus son livre dans ses bras « En plus vous avez sûrement mieux à faire que de rester avec moi… Vous devez avoir beaucoup de travail. Je devrais peut-être y aller… »

Ce n’était pas tellement qu’il ne voulait pas rester avec lui. Mais s’embrouiller avec un homme d’un tel rang lui paraissait tellement stupide et surtout tellement de mauvais goût qu’il préférait faire comprendre qu’il n’était pas contre de devoir partir et qu’il pouvait aisément admettre ne pas être la meilleure compagnie qui soit.



" Chacun imite un courage qui n'a jamais existé "




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La curiosité d'un enfant est une arme puissante ♠ Maekar & Ethaniel

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