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Lorsqu'un Dragon retrouve un Hippocampe - Pv. Naerys

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Message Mar 2 Juil 2013 - 20:40

Le Dragon Ivre. Qui sur ce vieux continent n'en a jamais entendu parlé ? Qui pourrait ignorer la honte que le prince Daeron a infligé a sa noble famille ? Qui peut ne pas connaître ses penchants pour la boisson et les filles de joies ? Qui, encore, aurait-il pu louper ces fameux exploits guerriers lors du Jugement des Sept ? A moins peut-être de vivre au fin fond des montagnes au Nord du Nord, et encore, rien n'est aussi peu sûr. Non … Notre très cher prince est tristement célèbre. Lui qui aurait pu faire la fierté d'un grand dragon est devenu sa plus grande honte, son plus gros échec. Des mots difficiles à supporter, alors, l'alcool ne demeure que plus comme un refuge des plus sûr.

Ce que l'on ne sait pas en revanche, c'est la raison qui l'a poussé un jour à devenir comme ça, et sombrer dans l'alcool. Oui, ne vous-êtes vous jamais posé la question du pourquoi du comment ? Allons, je suis certain qu'un jour ou l'autre la curiosité que chaque Homme a en lui s'est demandé cela. Hé bien, laissez moi vous dire que, c'était tout simplement par couardise. Voyez-vous, le prince fut honoré d'un don. D'un don que seuls les Dieux devraient posséder, celui d'entrevoir l'avenir dans ses songes. Oh, certes, cela n'était en général que des images étranges demandant réflexion afin de pouvoir les comprendre, mais … Voir l'avenir est quelque chose d'horrible, voir des morts, ne comprenant que trop tard ces fameuses images, sans que l'on ne puisse faire quoi que se soit. Des événements horribles se produisant chaque nuits, tel les pire cauchemars de notre enfance. Daeron dû trouver une solution pour ne plus avoir ses horribles visions, et la seule chose qu'il trouva fut de noyer son « troisième œil » dans l'alcool. Quant aux compagnies des femmes de tous, il n'y a qu'avec elle qu'il pouvait trouver de l'affection, et, un semblant d'amour, même si, cela n'était que comédie rudement bien jouée. Rejeté par tous et toutes, seules les prostituées pouvaient leur donner de la chaleur et de l'attention. Triste vie que cela, n'est-ce pas ?

Mais … Savez-vous que derrière la risée du pays, se cachait un vrai prince aux sentiments et agissements pouvant se révéler noble ? Qu'en de rares occasions, ou la situation le demandait, ce dernier était capable de se passer de toute boisson, au risque de retrouver ces horribles rêves ? Oui, il est arrivé des jours où, celui qui image le terme de l'ivrogne, ne but pas une seule goutte d'alcool. Oh, cela semble vous intéresser. Peut-être devrais-je vous raconter une de ses fameuses journées, et, peut-être comprendrez vous quelque chose d'important pour lui, la seule et unique raison qui l'a poussé, ces fameux jours à ne pas boire. Et, peut-être comprendrez-vous qui le Dragon Ivre est vraiment.

Cette scène se déroule au beau milieu de l'année 212, l'automne était là, les pluies se faisaient de plus en plus voir, tandis que les températures baissaient petit à petit, l'hiver ne semblait pas très loin, et, de fait, une fois de plus, les Stark avaient raison. Cette journée était toute particulière, le prince allait rencontre sa future épouse. Enfin … Rencontre est un bien grand mot, les deux jeunes gens se connaissaient déjà, bien que, là aussi, le mot est un peu grand. Lorsqu'ils étaient bambins, tout deux s'étaient déjà retrouvés dans le Donjon Rouge à passer du temps ensemble, s'amusant, riant, et se chamaillant, mais, passant d'agréables moments. Il arrivait de temps à autres à Daeron de se remémorer cette douce époque pleine de joie, et d'amour. A cette époque, nul mal ne l'avait encore frappé, et son père le regardait avec grande fierté, vantant tout ses faits et gestes, tandis qu'à l'époque qui nous intéresse, la seule qualité que le prince de Lestival reconnaissait à son aîné était sa « redoutable intelligence pour éviter les situations dangereuses ». Rien pour rendre heureux un fils.

Alors oui, repenser à la petite fille aux si beaux yeux, avec qui il avait passé de si merveilleuses journées lui réchauffait le cœur. Il était certain que celle-ci était devenue une femme des plus belles et des plus agréables. Mais lui de son côté … Qu'avait-il acquis de bien ? Certains lui trouvaient un joli minois, mais, les tentatives pour lui trouver quoi que se soit de bien s'arrêtaient là. A force d'entendre qu'il était la plus grosse tâche de l'arbre Targaryen, le jeune prince avait fini par le penser à son tour, voyant un avenir des plus sombres. En fait, depuis l'annonce de son père quant au mariage, il ne pouvait qu'imaginer la tristesse que sa promise pouvait ressentir à cette même annonce, épouser le dragon ivre, celui qui va si souvent payer pour recevoir de la chaleur. Comment pouvait-elle attendre impatiemment ce mariage ? Lui-même ne pouvait l'appréhender avec enthousiasme, il allait gâcher sa vie, tout simplement. Daeron n'était pas un idiot, enfin, pas vraiment. Une Velaryon devait attirer les convoitises, encore plus lorsque celle-ci était une magnifique jeune femme. Était-ce une punition pour elle ? Non … La seule chose sur laquelle se posait vraiment des questions le jeune prince était la façon dont son père avait dû s'y prendre pour qu'un tel mariage ait lieu. Certes, il était un Targaryen, mais … Il était … Lui.

Cette fameuse journée, le prince de Peyredragon fut « escorté » par sa mère, jusqu'à, disait-elle, une salle où sa promise attendait. Son père étant parti à la guerre, lady Alanna s'assura que tout soit parfait. Il fut préparé pour l'occasion, lavé à de nombreuses reprises pour éliminer toute odeur d'alcool, parfumé, coiffé et habillé comme un prince, d'une somptueuse tunique noire, frappée du blason familial, le tout orné par de riches bijoux, fait d'ors et de rubis. Bien que, le principal concerné trouvait que cela faisait bien trop, il n'eut décidément pas son mot à dire. Il faut bien dire ce qui est, sa mère était … Une redoutable oratrice, si bien que, lui répondre était toujours compliqué tant savait-elle bien trouver les mots pour fermer toute communication, de mémoire, le jeune Prince ne réussit jamais à avoir le dernier mot.

Sur le chemin, à la place de son père, elle lui donna une poignée de conseils, ne le connaissant trop bien, qui de son point de vue sonnaient quelques peu comme des remontrances. Ne rien dire de stupide, ne pas agir comme un idiot, bien se comporter, complimenter sa promise, la mettre à l'aise, lui offrir quelque chose, enfin, tout l'inverse de ce qu'il avait l'habitude de faire. Néanmoins, lorsque la mère parla de cadeau et que le fils expliqua qu'il y avait déjà pensé et que tout était prêt pour le lui offrir, elle ne sut quoi répondre et eut une mimique étrange. Daeron crut y lire un petit quelque chose ressemblant vaguement à de la fierté, mais … Cette idée fut chassée des plus vite de son esprit, quelqu'un fier de lui ? Ah ! Jamais de la vie !

Arrivant alors devant une grande porte protégée par deux gardes, celle qui s'était un jour nommée Arryn se retourna une dernière fois vers son aîné, lui intimant farouchement de ne pas lui faire honte, pas en ce jour, et d'essayer de faire quelque chose de l'enseignement qu'il acquis lorsqu'on le pensait capable de faire quelque chose de ses dix doigts, et, accessoirement, de sa vie. Suite à quoi, la porte fut ouverte, et … Une vision extraordinaire s'offrit aux yeux ébahis du jeune dragon. Il y avait deux femmes dans la salle, ayant un petit quelque chose en commun, mais, la plus jeune était … Le prince ne trouva nul mot pour la décrire, elle était semblable aux reines d'amour et de beauté dont les histoires anciennes étaient remplis, d'une beauté sans pareille, d'une grâce divine et d'un charme à couper le souffle. Dos au soleil, l'on aurait cru un être envoyé des Dieux, mais … Daeron n'était pas saoul, cela était donc impossible. Était-ce … Elle ? Naerys ? Était-elle devenue si … Belle ? Le prince avait beau essayer de se souvenir, jamais il n'entendit parler d'une concurrente à lady Shaïra, et pourtant, cette jeune femme posée là, face à lui avait quelque chose de … Subjuguant, si bien qu'il resta là, quelques instants, ébahis, un léger sourire idiot, les yeux écarquillés devant ce spectacle qui valait tout l'or du monde. Comment pareil trésor pouvait lui être promise, lui, le plus raté de la fratrie, l'erreur des Dieux ? Était-ce en quelque sorts pour rééquilibrer la balance ? Il ne savait pas. Mais, alors qu'il était complètement perdu dans ses pensées, une toux légère se fit entendre dans le seul but de le ramener parmi les vivants, le tout suivi d'un faux sourire de sa très chère mère. Revenant à la raison, Daeron s'excusa à voix basse, qui n'eut pour seule réponse un pas en avant de lady Alanna.

Son esprit enfin revenu dans son corps, le jeune prince s'avança, souriant timidement vers cette jeune femme des plus agréables à l’œil, et se prit à les saluer, l'une et l'autre, bien que, autant vous le dire, la seconde personne ne lui importait que peu.

« Lady Naerys. Lady Olenna. cela fait bien longtemps, c'est un réel plaisir de vous revoir à nouveau. »


En les nommant, il prit avec douceur leur mains afin d'y apposer un baiser, s'inclinant légèrement, en marque de respect. Suite à quoi, il revint se poser devant sa promise, et, se perdit dans de si beaux yeux, qu'il eut peur de ne jamais pouvoir en revenir, le tout, en souriant idiotement. Chose qui, bien entendu ne plut pas à sa mère, qui, comme pour le faire réagir, émit l'idée de laisser le couple, seul, et que, sans doutes, ils auraient bien des choses à se dire. Cela fit sourire le prince, sans sa mère pour le … Terroriser, il serait sans doutes moins maladroit, et, il fallait le démontrer. Ainsi, lorsque tout deux furent suffisamment loin, le Dragon s'avança et, prit à nouveau les mains de sa promise, non pas pour les baiser cette fois, mais, pour les retenir d'une douce étreinte.

« Madame, ce fut avec grande joie que j'ai appris cette nouvelle. Les souvenirs du temps passé en votre compagnie, il y a des années de cela, m'ont toujours réchauffé le cœur. Même … Maintenant. Quel plaisir de vous revoir ! Vous êtes devenue … Si belle, que … Ah ! Que j'en perds mes mots. Je m'excuse, me voilà … Troublé. Sans doutes lady Shaïra vient de trouver un adversaire à sa hauteur. »


Daeron ne put s'empêcher de rougir de plus en plus sur ces mots, la belle avait un petit quelque chose d'hypnotisant dans ces si beaux yeux bleus, si bien que le prince ne savait comment réagir. Après un bref rire gêné, le visage du prince s'assombrit, comme si tout le malheur du monde s'était soudain abattu sur lui.

« Je … Cette heureuse nouvelle est … S'est pourtant vite vue accompagnée d'une triste réalité. Je … Je ne peux imaginer la déception que cela dût être pour vous que d'apprendre que votre vie serait liée au prince ivrogne. Je … Suis si désolé, je … Votre vie risque d'être gâchée par ma faute. Vous … Vous savez, tout ce que l'on raconte sur moi est … Malheureusement vrai. En ce jour, j'ai … J'ai tout fait pour ne pas vous décevoir, nos retrouvailles ne pouvaient être entachées par l'alcool. Mais … Je crains de ne vous décevoir que plus tard de bien des manières … Je suis si … Désolé de ce qu'il vous arrive. »


La confiance en soi ? Daeron n'en avait que peu. De nombreuses fois, de très nombreuses fois, la pensée de la vie qu'il offrirait à son épouse lui était venue, et, jamais une seule fois une perspective heureuse ne se fit sentir ou apercevoir, leur vie ne devenait que calamité, ce qui l'enfonçait encore plus profondément, toujours plus. Il ne pouvait voir que le noir en lui. Malgré toutes ses paroles, il tenta tant bien que mal de la rassurer, à sa manière.

« Malgré tout … Sachez que … Je pense être … Quelqu'un de … Gentil. D'agréable même, selon les dire de votre cousine, lady Virginia. Et … J'ose espérer que vous penserez la même chose. Enfin … Je ne sais pas si ce genre de chose est coutumière, mais, j'ai un présent pour vous. J'ignore s'il sera à votre goût. J'ignore même si offrir pareille chose se fait … Mais … Soit … Perra ! S'il te plaît, peux-tu entrer ? »


A peine ces mots furent-ils finis qu'une porte non loin d'eux s'entrouvrit pour laisser passer une jeune femme, aux longs cheveux noirs entra, semblait-elle avoir quelques années de plus que le prince. C'était, une des personnes de confiance de ce dernier, elle s'occupait de transmettre les messages délicats jusqu'à Peyredragon, et, discutait avec le mestre des lieux des divers problèmes que pouvait rencontrer le fief pour les transmettre au Dragon qui, en temps normal, devait gérer ses terres. C'était aussi elle qui farfouillait de partout pour lui, afin de lui ramener les informations qu'il demandait, les rares fois ou quelque chose captait son attention. Bien entendu, il leur arrivait de partager la couche. Le bon goût ? Daeron avait encore bien du mal avec cela. La jeune femme s'avança alors, une longue robe aux couleurs des Velaryon dans les mains, et vint présenter celle-ci à celle qui porterait un jour le nom des Targaryen. Alors, tout souriant, le prince reprit la parole.

« Je … J'ai la chance d'avoir une cousine dornienne, sur qui je peux compter, elle … Elle m'a aidé à choisir, nous avons … Eu bien du mal, a vrai dire, nous ne nous étions jamais réellement intéressé à ce genre de choses, ce fut donc un … Sacré casse-tête, mais … L'option la plus sûre fut les couleurs de votre famille. »


Oui, les robes, le prince n'en avait eu que faire jusqu'à lors, en général, il s'occupait plutôt d'ôter celles-ci, dans un état second, après avoir déboursé quelques pièces. Lorsqu'il s'occupait de cela, il ne s'était jamais demandé si la robe était belle ou non. Quant à Ororya, selon lui, elle n'avait jamais porté pareille tenue, du moins, jusqu'à ce qu'il lui en fasse essayer lors de ce fameux jour.

Patientant quelques instants afin que sa promise puisse étudient le présent, le dragon était souriant, mais, toujours … Gêné. Une idée lui vint alors, pourquoi ne pas promener plutôt que de rester dans une telle pièce ? Il tenta de lui en faire part.

« Je me demandais, que diriez-vous de venir avec moi, nous balader un peu. A ce qu'on dit, les jardins sont très beaux en ce moment, et, agréables pour tout … Heu … Couples, peut-être … Serait-ce plus agréable que cette salle ? »

Daeron s'avança alors vers sa future dame, lui tendant le bras afin de l'inviter à le suivre. Sans doutes les jardins arriveraient-ils à le calmer un peu ? A l'apaiser, ou à faire en sorte que toute cette noirceur s'en aille, ne serait-ce qu'un moment. Il avait tenté de tout faire pour que ce jour soit plaisant à la jeune femme, mais, de tels propos et de telles pensées ne pouvaient être agréables à entendre, encore plus lorsqu'on essayait d'éluder de telles idées.
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Naerys Velaryon
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THE BLOOD OF OLD VALYRIA
Dame de la maison Velaryon. Future princesse de Peyredagron

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♦ Date de Naissance : 27/09/1990
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Message Jeu 4 Juil 2013 - 15:13

Depuis sa plus tendre enfance, le plus grand rêve de Naerys Velaryon était de devenir reine. A la cour, elle se sentait comme chez elle. Les citoyens, elle se voulait toujours à leur écoute et prête à les aider. La politique, un domaine qu'elle maîtrisait parfaitement bien pour son jeune âge. Ajoutez à cela, sa pieuté, son sens des responsabilités, son sérieux... Oui, Naerys Velaryon avait toutes les qualités requises pour devenir, un jour, Reine des Sept Couronnes. Ce rêve, elle l'avait vu se rapprocher un peu plus d'elle le jour où son père lui avait annoncé qu'elle allait épouser le prince Daeron Targaryen, un individu qu'il ne lui était pas inconnu puisque par le passé, alors qu'ils n'étaient encore tous deux que des enfants, elle avait eu l'occasion de passer du temps en sa compagnie, il lui arrivait d'ailleurs, de temps en temps, de se souvenir avec plaisir de ces moments qui avaient été des plus agréables pour eux deux. Ainsi, cette annonce remplit son cœur de joie : grâce à ce mariage, elle se placerait dans la ligne de succession pour le trône de fer. Grâce à ce mariage, elle deviendrait Princesse de Peyredragon et se rapprocherait de son plus grand rêve. Oui, Naerys ne voyait en ce mariage que ses avantages. Toutefois, son futur époux était devenu un homme bien différent de l'enfant qu'elle avait jadis connu. Elle n'était pas ignorante des rumeurs qui circulaient à son sujet et du surnom qu'on lui avait donné, le Dragon Ivre. A plusieurs reprises elle se demanda qu'elle était la part de vérité dans tout ce qu'on pouvait raconter. Ces rumeurs étaient-elles véridiques ? Elle ne tarderait pas à le savoir. Sans aucun doute.
Et c'est ainsi que la jeune fille quitta la petite île de Lamarck pour se rendre jusqu'à Port-Réal, afin de rencontrer son futur époux, d'annoncer publiquement leurs fiançailles à tout le royaume et par la suite, de célébrer leur union. C'est en compagnie de sa mère, Lady Olenna, qui n'était nullement enchantée par ce mariage, et deux de ses frères que la jeune demoiselle prit le large, le cœur rempli d'espoir et d'excitation.  Elle était arrivée à la capitale la veille, surprise de retrouver son cousin, le Grand Argentier, sur le port. Grâce à lui, elle pût trouver réponses à plusieurs de ses questions et de sa bouche, elle obtint donc confirmation que les rumeurs sur le prince étaient bels et bien fondées... Il était bel et bien un ivrogne amateur de prostituées comme beaucoup aimaient le clamer. Désormais, Naerys savait à quoi s'en tenir... Cependant, une part d'elle ne pût s'empêcher de se demander comment l'enfant qu'elle avait connu en était arrivé à ce stade. Après tout on ne devient pas un ivrogne du jour au lendemain, ni même sans aucune raison, quelque chose avait bien du déclencher ça. Quoi qu'il en soit, ça ne changeait absolument rien, elle l'épouserait, quoi qu'il en coûte. Premièrement parce que son père ne reviendrait jamais dessus, cette alliance était bien trop importante d'un point de vue politique pour qu'il accepte de renoncer à cette dernière, mais, surtout, c'est sa fille elle-même qui se refuserait à abandonner tous ses rêves. Peu importe qui était son époux, tant qu'il faisait partit de la famille royale elle arriverait à s'en accommoder, elle était pleine de ressources. Elle se comporterait comme toutes les bonnes épouses, soutenant son homme dans toutes les situations, lui apportant son soutien et ses conseils, faisant en sorte qu'ils les écoutent et, bien entendu, qu'ils les suivent. De plus, la rose blanche de Lamarck ne considérait pas son futur époux comme perdu, en tous cas pas tant qu'elle n'avait pas eu l'opportunité de le rencontrer et de se faire sa propre opinion à son sujet. Elle croyait encore dur comme fer qu'il pouvait être "sauvé", qu'elle réussirait à lui faire remonter la pente et à faire de lui un prince digne de sa lignée. Le sang du dragon coulait en lui, il se devait d'en être digne. Par ailleurs, lorsqu'ils seraient mariés, sa réputation serait attaché à la sienne, et Naerys ne tenait pas à ce que sa réputation soit ternie par celle de son époux... Beaucoup seraient ceux qui auraient déjà pitié d'elle, elle ne tenait pas à en rajouter davantage. Elle tenait à ce qu'ils restent bouche bée devant le prince qu'elle leur présenterait, le prince qu'elle arriverait à faire de Daeron. Elle s'en sentait capable et elle était convaincue qu'il pouvait être bien plus que ce qu'il était actuellement. Seul l'avenir pourrait lui confirmer ce sentiment.

Ce matin, on était venu frapper à la porte des appartements mis à la disposition des Velaryon pendant leur séjour, annonçant que le prince était prêt à rencontrer sa promise en début d'après midi. Le moment crucial était donc arrivé, le moment de leur première rencontre en tant que fiancés. Bizarrement, Naerys n'était pas plus nerveuse que ça, elle avait foi en elle, en son ingéniosité et en sa maîtrise du langage. Tout ce passerait bien.
Pour l'occasion, la future princesse avait revêtue l'une de ses plus belles tenues, une robe ivoire avec un décolleté plutôt prononcé, sans pour autant se montrer vulgaire, ce n'était pas dans le style de la demoiselle, elle restait élégante mais tenait à mettre ses atouts en valeur lorsqu'elle serait face à Daeron. Sur le haut de cette robe, quelques motifs floraux étaient cousus au fil d'or. Pour accompagner sa tenue, la jeune fille aux cheveux de neige avait choisi de porter un collier dont elle ne se séparait que rarement, un collier en argent avec un pendentif en forme d'hippocampe, lui aussi argenté. L'hippocampe était le symbole de la maison Velaryon. Ainsi, c'est toujours avec la plus grande fierté que Naerys portait ce bijoux. A cela, elle ajouta également quelques bagues à ses doigts et prit le temps de se faire coiffer minutieusement par ses servantes. Une fois prête, il ne lui restait plus qu'à attendre, attendre que l'heure n'arrive. Sa mère compter l'accompagner, elle aussi s'était préparée pour l'occasion sans pour autant mettre autant de cœur à l'ouvrage. Lorsqu'elle vit sa fille apparaître devant ses yeux, elle ne pût s'empêcher de faire preuve de sarcasme. « Tu es réellement magnifique ma fille, mais crois-tu vraiment que ton futur époux sera en mesure d'apprécier tant de beauté ? Il doit probablement être ivre comme un coing à l'heure qu'il est, incapable de mettre un pied devant l'autre, sa "petite salamandre" ayant fait le tour de tous les bordels de la capitale au cours de la nuit... Crois moi Naerys, tant d'élégance ne te servira à rien. » Elle ne prit même pas la peine de répondre, se contentant de secouer quelque peu la tête. Apporter une réponse aux dires de sa mère ne ferait qu'alimenter la conversation, donner de l'eau à son moulin, et Naerys n'avait aucunement envie de poursuivre une conversation à ce sujet. Seulement, peut être sa mère avait-elle raison, peut être que Daeron serait saoul lors de cette rencontre... Elle le verrait bien dans quelques temps puisque l'heure était désormais venue. Des gardes vinrent frapper à la porte des Velaryon, et les deux ladies furent escortées jusqu'à une salle où, leur dit-on, le prince et sa mère viendraient les retrouver dans très peu de temps. Une fois les gardes sortis, lady Olenna ne pût s'empêcher de faire une réflexion. « Et voilà qu'il nous fait attendre, ce garçon n'a vraiment aucun savoir vivre et manque clairement de galanterie... Ah, ma pauvre enfant, je te plains sincèrement. » Elle marqua une courte pause, le temps de s'asseoir avant de reprendre la parole. « J'imagine que si le princesse Alanna sera présente c'est pour s'assurer que son fils ne s'évanouisse pas à cause de l'alcool qu'il aura passé la mâtiné à ingurgiter, ou alors peut être craint-elle que son aîné s'empare de la vertu de son épouse avant que les vœux ne soient prononcés. » Cette fois, Naerys ne pût s'empêcher de réagir. « Mère ! » s'exclama t'elle d'un ton exaspéré, sans pour autant trop élever la voix. A l'écouter, on aurait pu croire que Daeron avait tous les défauts du monde et qu'elle offrait sa fille à un monstre. Quelques minutes s'écoulèrent avant que finalement, la porte s'ouvre de nouveau. Le moment tant attendu était enfin arrivé. Dans quelques instants, l'hippocampe rencontrerait le dragon.

Il pénétra dans la salle, vêtu d'une magnifique tunique noire où le dragon tricéphale, symbole de la maison Targaryen, était représenté. Des bijoux tous plus somptueux les uns que les autres venaient accompagner sa tenue et faire de lui un prince des plus élégants. Sa mère, Alanna Targaryen, Princesse de Lestival, était avec lui. Dés lors qu'ils pénétrèrent dans la pièce, lady Olenna quitta sa chaise et les deux dames firent la référence tout en inclinant légèrement la tête, une politesse qui était nécessaire en présence de membres de la famille royale. « Vos altesses » dit-elle, imitée par sa mère, avant de relever doucement la tête, un sourire venant apparaître sur ses lèvres pulpeuses. Elle posa les yeux sur le prince Daeron qui, semblait-il, était totalement ailleurs... Une petite toux simulée par sa mère lui permit de reprendre ses esprits, une action qui eut pour effet de provoquer un léger soupir d'exaspération chez lady Olenna, un soupir qui, fort heureusement, n'était assez fort pour que les dragons puissent le remarquer.
Puis, il s'avança vers elle, timidement, et les salua, chacune à leur tour. Il leur fit alors part de son plaisir de les retrouver après toutes ces années. Le sourire de Naerys ne fît que s'accentuer. « C'est très gentil à vous mon prince, c'est un plaisir plus que partagé, soyez en sûr. » Il se trouvait désormais face à elle. La jeune fille aux cheveux de neige plongea alors son regard dans le sien... Lorsqu'elle était plus jeune, son père lui avait confié qu'il voyait en ses yeux quelque chose de profond et presque dangereux, un océan bleu marine où l'on pouvait très facilement se perdre et même, se noyer. Il voyait ses prunelles comme une arme, disant qu'à elles seules elles étaient en mesure de s'emparer d'une âme. C'est donc tout naturellement que Naerys en fît sa première arme de séduction, une arme à laquelle le prince Daeron ne semblait pas insensible puisque visiblement, il était déjà perdu. La belle en profita pour analyser ses traits d'un peu plus près. Il n'avait en effet rien d'un Targaryen d'un point de vue physique, cependant, il n'était pas dénué de charme, bien au contraire... La jeune Velaryon appréciait ce qu'elle voyait. A cet instant, la Princesse Alanna fit la suggestion de laisser les deux tourtereaux seuls afin qu'ils puissent faire plus ample connaissance et discuter tranquillement. Lady Olenna quitta donc la pièce en compagnie de la mère de Daeron, non sans jeter un dernier regard à sa fille qui inclina légèrement la tête tout en souriant, signe qu'elle n'avait pas à se faire le moindre soucis, qu'elle contrôlait la situation. Une fois les parents partis, les enfants purent reprendre leurs affaires. Daeron vint saisir tendrement les mains de sa future épouse, un geste particulièrement doux que la jeune fille de haute naissance ne pouvait qu'apprécier. Aux compliments que lui offrait son futur époux, Naerys ne pût s'empêcher de sourire. « Votre altesse, vous êtes bien trop bon avec moi. Ces compliments me vont droit au cœur et m'emplissent d'une joie indescriptible, mais j'imagine qu'il se passera des années avant que Lady Shaïra ne trouve une femme qui puisse égaler sa beauté légendaire. » Les soupçons de Naerys étaient fondés, le prince Daeron était déjà sous son charme. En la complimentant sur sa beauté il venait de le lui prouver. « Il en a été de même pour moi votre grâce, une flamme des plus ardentes à trouvé domicile en mon cœur à l'annonce de cette fabuleuse nouvelle. » dit-elle lorsqu'il vint à évoquer le plaisir qu'il avait ressentit lorsque son père lui avait annoncé qu'ils allaient se marier. Il laissa échapper un rire gêné, son visage s'assombrit alors soudainement et les paroles qui sortirent ensuite de sa bouche étaient beaucoup moins joyeuses qu'auparavant.

Daeron lui présenta alors ses excuses... Il s'excusait à l'avance du piètre mari qu'il allait être pour elle. Elle apprit alors de sa bouche, même si elle le savait déjà, que tout ce qu'on racontait à son sujet était vrai et qu'il ne lui apporterait que peine et désespoir. Naerys fût touchée par tant de sincérité et d'attention. Elle pouvait clairement décerner en lui un manque de confiance et un mal être considérable, à tel point qu'elle ne pouvait s'empêcher de ressentir de la sympathie à son égard. Resserrant tendrement ses mains qui étaient encore enlacées aux siennes, elle prit également la liberté de les caresser amicalement. « Ne soyez pas si dur envers vous mon prince. Par ailleurs, je n'ai jamais prêté grande attention aux racontars, il est tellement facile de calomnier et d'accabler une tierce personne de reproches. Qui sont-ils pour vous juger ? N'êtes vous pas le Prince de Peyredragon ? Jamais ils ne pourront comprendre le poids d'un tel statut... » elle marqua une courte pause avant de reprendre. « Ne vous excusez pas, il n'y a rien à pardonner. » Par le biais de ses mots, elle souhaitait le flatter, le rassurer et lui montrer sa dévotion, lui faire comprendre dés maintenant qu'en tant qu'épouse elle serait toujours à ses côtés pour le soutenir. Leurs destins étaient liés, et Naerys allaient faire en sorte qu'ils soient tous deux grandioses.
Daeron poursuivit en lui confiant qu'il se considérait comme quelqu'un de sympathique et d'agréable, malgré tous les défauts qu'il pouvait se trouver. C'est un fait que Virginia Redwyne, née Hightower, cousine de Naerys, avait-elle même confirmée selon les propos du prince. Naerys ignorait que sa cousine avait rencontré Daeron... Quoi qu'il en soit, elle avait certainement du lui faire une très bonne impression, Virginia était une femme élégante et racée, elle ne se faisait aucun soucis à ce sujet. Quant à la gentillesse du prince Daeron, elle n'en avait jamais douté... Enfin, presque. Elle était convaincue que le petit garçon qu'elle avait connue ne pouvait pas avoir totalement disparu. Il ajouta qu'il avait un présent à lui offrir, encore une galante attention à laquelle Naerys ne s'attendait pas. Il prononça le nom de Perra et une demoiselle fît son entrée dans la pièce, une femme aux cheveux noirs un peu plus âgée qu'eux. Elle s'avança peu à peu vers la fiancée du prince, une robe aux couleurs de la maison Velaryon dans les mains. Cette robe était tout simplement splendide, une étoffe de première qualité. Naerys était subjuguée par tant de beauté et c'est les yeux plein d'étoiles et avec le sourire qu'elle passa délicatement les mains sur le vêtement, en sentant la douceur. Alors qu'elle touchait le tissu, la future princesse de Peyredragon leva légèrement les yeux vers celle qui avait apporté ce cadeau jusqu'à elle, son visage ne changeant nullement d'expression. Perra... C'est ainsi que le prince l'avait nommée... Mais qui était-elle ? Etait-ce une de ses servantes ? Certainement, mais jouait-elle également un autre rôle pour le prince ? Etait-elle l'une de ses nombreuses maîtresses ? C'était quelque chose qu'elle devrait découvrir par elle même, et le plus rapidement possible. Le prince lui raconta alors comment il en était venu à choisir cette robe, comment l'une de ses cousines dornienne l'avait aidé à faire son choix. « Elle est réellement splendide, je vous remercie du fond du cœur. Mais elle est bien trop somptueuse pour moi votre majesté, vous n'auriez pas du. Je n'en mérite pas tant. » répondit-elle tout en quittant difficilement cette merveille des yeux. Daeron lui proposa ensuite de quitter cette pièce, de se rendre dans les jardins en sa compagnie, là où ils pourraient être plus à l'aise, une idée qui plaisait beaucoup à la jeune femme qui ne manqua pas de lui faire savoir. « C'est une excellente idée. » C'est toujours avec le sourire qu'elle accepta le bras du prince et c'est ensemble, côte à côte, qu'ils se dirigèrent vers les jardins.
L'automne était clément, il leur avait offert une très belle journée, ce qui était plutôt rare à cette époque où la pluie dominait. Les deux tourtereaux s'installèrent sur un banc, au milieu des plantes, des rosiers et autres merveilles de la nature. « Cet endroit est ravissant. Vous êtes bien chanceux de pouvoir venir l'admirer aussi souvent que vous le désirez. »
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Message Sam 6 Juil 2013 - 22:21

Oh, qu'elle était belle ! Comment pouvoir rester de marbre devant pareille personne ? Son si doux sourire, ses yeux si profonds, si … Envoûtant. Il y a toujours eu des gens, que l'on pense souvent fou, disant qu'il n'y avait pas plus dangereux pour l'homme qu'une femme. Qu'importe les épées, les lances, ou les flèches, le simple sourire d'une femme suffit à ébranler le cœur d'un homme. Un léger souffle accompagné d'un regard empli de tendresse, cela suffit à ce qu'un homme tombe à genoux. La beauté féminine est une arme dangereuse, très dangereuse, encore plus lorsque l'on est des plus sensibles aux jolis minois, comme notre très cher prince, qui, se retrouvait face à une des plus grande merveilles de tout le continent. Ces yeux. Oh ! Ces yeux ! Jamais il ne les avait oubliés, et … Sans doutes ne le pourrait-il. Le plus beau regard qu'il n'avait jamais croisé était le sien, ni plus ni moins. En ce jour, recroiser ce dernier fut grandiose, pour tout vous dire, il était heureux d'avoir eu assez de détermination pour ne pas boire, sans cela, le spectacle n'aurait pu être apprécié à sa juste valeur. Alors, lorsque timidement, et maladroitement, le Dragon vint baiser la main de sa promise, et qu'un doux sourire radieux vint sublimer son beau visage, une certaine rougeur s'échappa de lui pour venir trouver refuge, tandis que, son cœur sembla s'emballer. Que se passait-il ? Il l'ignorait, seulement, il était certain que, désormais, il était sous le charme. Seulement, les quelques mots de la belle le ramenèrent à la raison, elle ? Heureuse de le retrouver ? Quelle drôle d'idée ! Comment pouvait-on être heureux de le revoir ? Lui ? L'erreur la plus visible de la plus grande des familles. Cela, il ne le savait que trop bien, Daeron ne pouvait manquer le regard des gens qu'il croisait, mélange de dégoût et d'incompréhension. De rares fois, l'on pouvait y lire de la pitié, mais, jamais de la joie. Enfin, si, la joie pouvait se lire sur de très rares visages familiers, autre que les taverniers, qui, savaient très bien que, la venue du Dragon Ivre dans leur établissement signifiait une commande conséquente, et ainsi de la monnaie qui rentrait dans les caisses. Et oui, lorsqu'un seul client commande autant que trois, voire quatre clients, et ce à chaque fois, l'on ne peut qu'être heureux de revoir un tel visage.

Alors, à cette remarque, qu'il pensait emplie de mensonge, l'ivrogne sourit timidement, avant de répondre quelques mots, tentant de jouer le jeu, faisant mine de croire à ce qu'il s'était dit.

« Cette nouvelle me réchauffe le cœur, j'avoue avoir longtemps eu peur que, mon souvenir se soit peu à peu estompé, un mauvais tour que votre esprit aurait pu jouer avec tout ce qu'il se raconte sur moi. Ainsi, je ne peux qu'être soulagé et … Heureux. »


Sur ses mots, un sourire franc tenta peu à peu de trouver sa place sur ce visage gêné. Oui, lui gardait de très bons souvenirs d'elle, d'excellents même, c'était une jeune fille des mieux élevées, et, des plus gentilles, toujours souriante, et, même s'ils se chamaillaient de temps en temps pour des idioties, elle revenait toujours, avec un grand sourire, et, tout rentrait dans l'ordre. Perra, son … Agent de l'ombre, si l'on pouvait l’appeler comme ça, fut envoyée faire des recherches sur la dame. Et, où qu'elle cherche, les mêmes informations revenaient sans cesses, une demoiselle parfaite sous tout les points, gentille, intelligente, agréable, et des plus ravissante. Ainsi, avec de telles informations, comment ne pas vouloir la revoir avec de tels souvenirs ? Mais lui … Avec tout cela, être heureuse de le retrouver lui, cela relevait tout simplement de la fiction pour lui.

Quelques instants plus tard, les deux futurs mariés furent laissés seuls, dans un grand sourire de la belle qui se voulait sans doutes rassurant pour sa mère. Oui … Laisser son unique fille en présence d'un homme qui portait sur son dos un si grand nombre d'histoires peu réjouissantes ne devait pas la rassurer. Cela dit, lady Naerys semblait confiante, une bonne chose que voilà.

Alors, lorsqu'ils furent vraiment seuls, la conversation commença réellement. Le prince attaqua en déclarant sa joie à l'entente de l'annonce de sa promise, avant de la complimenter sur son immense beauté, puis de devenir bien plus sombre en s'excusant sur ce qu'il allait commettre plus tard, et … Le piteux mari qu'il allait être. Fort heureusement, la demoiselle se révéla telle que les recherches de Perra l'avaient décrites : parfaite. Reussissant à trouver les bons mots pour le remercier, sans pour autant se montrer prétentieuse vis à vis de Lady Shaïra. Celle-ci sut aussi expliquer à quel point cette nouvelle l'avait enflammée. Chose qui, une fois de plus, le prince ne comprit pas. Mais, il faut tout de même expliquer que, lors de sa courte réflexion sur la question, le fait qu'il était un futur roi potentiel ne rentra pas dans l'équation, une chose qui, pourtant, fait lourdement pencher la balance. Alors, lorsqu'il se sentit mal pour elle, la jeune femme resserra tendrement ses mains contre les siennes, avant de tenter de le rassurer qu'elle n'écoutait pas ses racontars, et qu'il n'avait rien à se faire pardonner. Le tout, toujours avec des appellations pompeuses qui gênaient le prince. Malgré tout, ces quelques mots lui allèrent droit au cœur, et, de cette mine sombre finit par ressortir un doux sourire radieux.

« Je … Vous … Merci … Vous êtes si … Gentille. Et c'est moi qui serait trop bon ? Malgré tout ce que … L'on dit, malgré tout ce qui est vrai, vous arrivez à trouver de tels mots. Merci ... »


Daeron eut un petit rire avant de reprendre, timidement.

« Quant à … Shaïra … Vous êtes encore très jeune, nul doute que, dans quelques années, lorsque vous aurez mûri, nul doutes que je me tiendrais aux côtés de la plus belle femme de tout Westeros, j'en suis convaincu. »


Un nouveau petit rire gêné s'éleva dans les airs. Oh oui, elle était belle, et, chacun de ses regards lui faisaient soulever le cœur, oh oui ! Quels yeux ! Malgré ces palpitations, le jeune homme réussissait à garder son calme, et, faisait en sorte de ne pas trop laisser paraître cette gêne. Alors, pour tenter de faire taire celle-ci, il tenta une requête.

« Je … J'ose espérer que vous m'excuserez pour cela, mais … J'aurais une requête à formuler. Je … Ne suis pas très à l'aise avec les « votre altesse » ou « votre grâce » en plus de quoi, nous serons bientôt … Unis. Je n'ai jamais été très friand des protocoles, et, ce genre de titres me gênent horriblement. Ainsi, s'il était possible pour vous de ne pas me nommer comme cela, vous m'en verrez soulagés. Du moins … Lorsque nous sommes en tête à tête. Je doute fort que d'autres apprécient. »


Oui, le prince n'avait rien de princier, dans l'allure ou la manière. Lui qui aimait se fondre dans le bas peuple, discuter et jouer avec lui dans les tavernes, boire à ses côtés, vomissant parfois ensemble, et, de temps à autre, s'endormant sur la même table, se faire entendre dire « votre altesse » avait quelque chose d'étrange. Pour vous donner un exemple, lady Ororya, sa très chère cousine qui est sans doutes la personne qui lui est le plus proche, celle-ci ne le vouvoie même pas. Oh, certes, dans les débuts, elle aussi était emplie de titre pompeux, mais, très vite tout cela a changé, et, cela n'en est que mieux.

Perra fit enfin son entrée, un cadeau dans les mains, cadeau qui sembla plaire plus que de raison à la future princesse. Les yeux pétillants, elle accueilli celui-ci un grand sourire aux lèvres, semblant des plus heureuses, tel un enfant à qui l'on offre une poupée. La belle sembla hésitante à toucher le tissus, mais, lorsqu'elle le fit, celle-ci ne sembla que plus heureuse. C'est alors que son regard croisa celui de la servante, qui, par respect détourna ses yeux. Sans doutes lady Naerys se demanda qui était-elle vraiment ? Le prince se devait de lui expliquer, mais, pour l'instant, il ne put qu'accueillir avec grande joie les mots de sa promise qui ne semblait pas prompte à détacher son regard de la pièce de maître. Selon elle, elle ne méritait pas tant, cela fit sourire le prince, un doux sourire, comme … Charmé par sa personnalité.

« Trop beau pour vous ? Non … Voyons. Rien ne sera jamais trop beau pour vous. Vous allez devenir une Targaryen, princesse de Peyredragon, et sans doutes, un jour, reine de Westeros. En plus de cela, vous êtes d'une immense beauté, vous ne pouvez que mériter les plus beaux habits. Et puis … Je doute fortement pouvoir un jour vous couvrir de gloire, ou … D'honneur de quoi que se soit. Mais, je peux vous couvrir de présents. Pas de ces présents dont l'on vient à envoyer l'un de nos serviteurs acheter non, un de ceux achetés avec le cœur, l'envie réelle de faire plaisir. Je … Suis conscient de ce que je suis, je … J'espère juste que j'arriverai à me montrer sous mon plus beau jour à vos côtés et … Surtout, pour vous. Mais … Je suis heureux que ce cadeau vous plaise. Pour … Ne rien vous cacher, j'ai … Angoissé à l'idée que cela vous déplaise fortement, et … Il me plaît de vous faire confiance, de croire en vos mots et vos yeux. »


Il est vrai que le choix de la robe fut des plus compliqués. Comme déjà dit, le prince n'y connaissait pas grand chose, et, sa très chère cousine n'était pas femme à porter tel vêtement. Fort heureusement, l'artisan avait su conseiller les deux jeunes gens avec sagesse, certains que celle-ci ne pouvait que plaire à cette lady Velaryon. Le Dragon se devait d'aller le remercier à nouveau pour le temps passé à le conseiller. Et puis … Qui sait ? Peut-être deviendrait-il un habitué de cette échoppe ? Dans tout les cas, voir le regard de sa promise s'illuminer si intensément n'avait aucun prix, et, si des petits gestes pouvaient l'aider à la rendre un tant soit peu heureuse, ou au moins lui donner le sourire, il n'y avait aucune hésitation à prendre pour Daeron. Jusque là, personne n'avait compté sur lui, on s'occupait de lui par devoir la plupart du temps, des gardes le raccompagnant chez lui, ou, gardant un œil sur lui en certaines occasions, mais, rares étaient ceux prêtant vraiment attention à lui. Là, une femme si … Gentille lui était promise, il s'était juré d'essayer de faire quelque chose pour elle. Changer radicalement … Il ne le pouvait pas, mais, faire de son mieux pour la rendre heureuse, il le pouvait, malgré sa nature et sa … Malédiction.

Naerys accepta avec un grand sourire la proposition du Prince pour se rendre aux jardins, prenant son bras, comme heureuse, qualifiant d'excellente l'idée d'une telle promenade. Avant leur départ, le prince se retourna vers Perra.

« Peux-tu amener ceci aux appartements de lady Naerys ? Puis, nous nous rendons aux jardins, peut-être pourrais-tu nous apporter quelques … Rafraîchissements ? Je te remercie. »


Il lui adressa un doux sourire, qui obtint un « bien » pour seule réponse, avant de disparaître dans l'ombre, emportant avec elle le précieux cadeau. De leur côté, le couple se dirigea tranquillement vers le parc, et, là le Prince lui fit découvrir la beauté de cet espace vert. Il finit par l'amener vers le seul endroit qui lui était vraiment familier dans cet endroit. Un espace isolé, entouré de rosiers et de diverses fleurs, toutes plus belles les unes que les autres. Un balcon délimitait le jardin, après celui-ci, l'on pouvait y voir la mer. Au centre de la petite place que l'espace formait demeurait une fontaine, et face à elle, un banc confortable, sur lequel, tout deux finirent par s'installer. Une fois de plus, la jeune femme sembla ravie et ne se priva pas pour le faire savoir à son futur époux, lui jalousant la chance qu'il avait de pouvoir admirer pareil endroit aussi souvent qu'il le voulait. Le prince, heureux, sourit tendrement, tapotant avec douceur la main de sa promise.

« Vous savez, vous pourrez venir aussi souvent que vous le voulez. Le … Jardin de Peyredragon n'est malheureusement pas si beau. Il n'est … Pratiquement fait que d'arbres sombres, et, une partie de ce dernier est … Marécageux. Il est à l'image de la forteresse, sombre et … Lugubre. Alors, venir ici vous fera sans doutes retrouver ce si joli sourire. Vous savez, je ne viens pas souvent arpenter les jardins, mais … Cet endroit est mon préféré, je m'y sens bien, et, même si ça peut paraître idiot, ici, j'arrive à … Réfléchir à tout plein de choses, j'ai déjà passé des après-midi entières sur ce banc, écoutant la fontaine recracher l'eau, perdu dans mes pensées. Il n'y a jamais personne, la solitude est bénéfique de temps à autres. Ainsi, vous saurez où me trouver. »

Un petit rire se fit entendre. En réalité, la phrase n'était pas terminée, il fallait ajouter « lorsque je ne suis pas au Culpucier » mais, le prince préféra se taire. En plus de quoi, Perra arriva pile au bon moment, apportant de quoi se rafraîchir. Avec sourire, le prince se releva pour demander ce que voulait Naerys, pour la servir, avant de se servir lui-même un verre d'eau. Sur le plateau reposait son alcool préféré, mais, le prince s'était promis de rester sage, chose qu'il respecta. En plus de quoi, la présence de la jeune femme était sujette à conversation, les présentations pouvaient avoir lieu.

« Ma dame, il me faut vous présenter quelqu'un que vous serez amené à revoir régulièrement. Comme je l'ai déjà dit, elle se nomme Perra, c'est une de mes servantes, mais pas que. Elle a ma confiance absolue, est mon messager personnel et … Est capable de trouver toute les informations que j'ai besoin. Pour ne rien vous cacher, je l'ai envoyée enquêter sur vous. Impatient de vous retrouver je … Tournais en rond, je voulais vraiment savoir la personne que vous étiez devenue, et … Tout ce qui m'a été rapporté était que vous étiez parfaite sous tout les points, en plus d'être d'une grande beauté. Des choses qui semblent parfaitement vraies. »


Le prince rit un bref instant, regardant sa servante qui, elle, ne semblait pas particulièrement apte à rigoler. Il comprit très vite ce que ce silence voulait dire.

« Enfin … Excusez moi, ce n'est sans doutes pas quelque chose dont je dois me vanter mais … Vous apprendrez que je suis un grand curieux impatient … Enfin … Si vous avez besoin de quoi que se soit, n'hésitez pas à lui demander, en plus de quoi … Vous habituer à sa présence est sans doutes une bonne chose, vous risquez de la croiser souvent à Peyredragon, même si … Elle est des plus douées pour se mouvoir dans l'ombre. »


Oui, le prince n'avait aucun tact, et n'avait aucune idée de l'effet que ses mots pouvaient avoir.
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Naerys Velaryon
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THE BLOOD OF OLD VALYRIA
Dame de la maison Velaryon. Future princesse de Peyredagron

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Message Dim 7 Juil 2013 - 19:34

Elle le sentait sien, complètement sien, corps et âme. Elle le sentait totalement hypnotisé par ce regard qui lui était propre. Jamais elle n'aurait pensé qu'il céderait aussi vite, qu'il serait si tôt séduit par elle. Toutefois, elle ne s'imaginait pas la tâche terminée, ou le combat gagné. Tout homme peut s'éprendre de la beauté d'une femme, la désirer pendant un temps, et finalement se tourner vers une autre une fois le feu de la passion éteint... Si pour l'instant Daeron était réceptif à ses charmes, elle devait faire en sorte d'attiser son désir, de le faire perdurer, afin qu'il n'ait qu'elle à l'esprit et qu'il néglige les autres, ne leur accordant même pas un regard, ou même une pensée, ne souhaitant que la retrouver elle, et elle seule, dans sa couche une fois le soleil disparu du ciel. S'il venait à la négliger, à l'ignorer... Alors son avenir serait à jamais condamné et ses rêves réduis à néant. Toute femme dotée ne serait-ce qu'un peu de jugeote savait à quel point l'art de la séduction pouvait être complexe, voire parfois même dangereux, et avec Daeron Targaryen, dont l'appétit pour les femmes semblait égaler celui qu'il avait pour l'alcool, la tâche n'en serait que plus difficile. Néanmoins, Naerys Velaryon n'était pas femme à laisser tomber devant le moindre obstacle. Sa persévérance avait souvent raison de tout. Elle venait de franchir la première étape : faire tomber le prince sous son charme. Cependant, elle ignorait encore si le plus difficile venait d'être fait, ou bien le plus facile... Son instinct lui disait plutôt de considérer la deuxième option. Le plus difficile serait certainement de faire en sorte que son futur époux ne partage le lit d'autres, prostituées ou jeunes vierges nobles. Encore que le danger ne résidait pas en l'acte lui-même, tant que les demoiselles concernaient n'étaient pas plus intelligentes qu'une chèvre... Mais le risque était que le prince tombe sur une femme dont l'ambition pourrait rivaliser avec celle de la rose blanche de Lamarck, une dont les complots pourraient lui nuire et viser à l'écarter. Ce genre de concurrentes, il lui faudrait les écarter de son chemin, si elles ne pouvaient être contrôlées de quelque manière qu'il soit. C'était elle l'épouse légitime, celle qui produirait les héritiers qui permettrait au sang du dragon de perdurer, à la maison Targaryen de prospérer, et se faire voler sa place n'était pas une possibilité. Ainsi, elle se devait d'être fine, intelligente, rusée et imaginative, afin que ses mains soient les plus douces, et sa peau la plus chaude, que le prince de Peyredragon ait jamais touché, et ne toucherait jamais.

C'est à ce moment précis, alors qu'il semblait avoir pendant quelques instants échappé à ses filets, que Daeron lui fît part d'une autre de ses craintes, celle qu'avec le temps, la jeune Velaryon ait pu l'oublier, le chasser de sa mémoire à cause de toutes les rumeurs qui circulaient à son égard. Même si en grandissant, Naerys n'avait pas constamment pensé au prince, son souvenir n'avait jamais réellement quitté sa mémoire. En effet, à chaque fois qu'elle se rendait à la capitale, et séjournait au Donjon Rouge, elle se souvenait des moments qu'elle avait pu passer ici. A chaque fois qu'elle pouvait apercevoir le prince ne serait-ce qu'une seule petite minute, elle se rappelait également aussitôt les moments qu'ils avaient pu passer ensemble. Ce n'était pourtant pas des moments des plus inoubliables, il s'agissait simplement de jeux d'enfants, de moments enfantins que le dragon et l'hippocampe avaient partagés; jouant, se chamaillant, mais ne restant jamais fâchés bien longtemps. La relation qu'ils entretenaient alors était des plus simples, comme l'est toute chose lorsqu'on la contemple avec les yeux de la jeunesse et de l'innocence. Aujourd'hui, leur relation allait être un peu plus compliquée : tous deux avaient grandis, et de manières très différentes. Si Naerys était devenue l'idéale d'une jeune fille de haute naissance, Daeron lui... Etait devenu ce qu'il se faisait de pire en matière d'héritier au trône de fer. Quoi qu'il en soit, la mauvaise réputation qu'il s'était forgé n'empêchait pas sa promise d'espérer un avenir luxuriant pour eux deux, et n'avait pas entaché les souvenirs qu'elle avait pu garder de lui. Au fond d'elle, elle espérait même retrouver une part de cet enfant en l'homme qui se tenait à présent face à elle. Son attitude lui prouvait qu'il était toujours là, quelque part, enfouit derrière ce sentiment de honte, ce manque de confiance et ce mal être qu'elle pouvait sentir. Elle n'avait qu'à le faire remonter à la surface, et ensuite lui apprendre à devenir un homme, et avant tout, un prince digne de son rang. « De si agréables moments n'auraient jamais pu s'effacer de mon esprit. Ils resteront à jamais gravés dans ma mémoire... Et en mon cœur. » dit-elle avec un si beau sourire. Peut-être exagérait-elle quelque peu... Mais il y avait une part de vrai dans ce qu'elle disait : les souvenirs de ces moments passés en compagnie du prince, au cours de leur enfance, étaient toujours bels et bien présents dans sa mémoire.
Finalement seuls, le prince la remercia pour sa gentillesse, pour les mots qu'elle avait su trouver. D'après ses dires, il n'arrivait pas à comprendre comment une femme comme Naerys puisse être heureuse du destin qui était le sien. Propos auxquels la jeune femme ne pût s'empêcher de sourire timidement. Que pouvait-elle répondre à cela ? Si elle faisait bonne impression, si elle était heureuse et satisfaite de son destin c'est avant tout parce qu'elle voyait les avantages que son union pourrait lui apporter, à elle, mais aussi à sa maison, et pour cela elle était prête à oublier les défauts du Prince de Peyredragon. C'était donc avant tout pour elle, un mariage d'intérêts. Malgré tout, elle comptait être une bonne épouse, comme on le lui avait appris à être lors de son éducation. Et peut être, qui sait, avec le temps, elle éprouverait plus que de la simple sympathie envers Daeron, peut être qu'un jour la flamme qu'elle disait être née en son cœur pourrait réellement jaillir. La question était, en avait-elle le droit ? Tomber amoureuse n'était pas son but, était-ce totalement incompatible avec ses désirs ? Elle ne pouvait s'empêcher de penser que ça pourrait être problématique et compliquer les choses... Son devoir était d'être une bonne épouse, de montrer qu'elle l'aimait, de faire comme si elle l'aimait, d'être attentionnée envers lui et, l'heure venue, de lui donner un héritier mâle pour poursuivre la lignée des Targaryens. Oui, là était son devoir... Son amour, elle le donnerait à son peuple, elle le donnerait à ses enfants, mais pourrait-elle l'offrir à Daeron ? Si elle venait à l'aimer, ses maîtresses resteraient-elles insignifiantes à ses yeux ? La jalousie ne viendrait-elle pas s'emparer de son être et l'empêcher de devenir la princesse, et la reine, qu'elle avait toujours désiré être ? Alysanne Targaryen, son modèle depuis toujours, respectait son époux, épaulait son roi, le conseillait... Mais l'avait-elle aimé ? Tant de questions, auxquelles Naerys n'avait qu'une chose à répondre : pour l'instant, elle ne pouvait se le permettre. L'amour et la confiance étaient deux choses qu'elles ne pouvaient se permettre tant que sa position n'était pas sécurisée. Après cela, qui sait... Peut être le pourrait-elle... Mais Daeron était-il digne de cet amour ? Si toutes les rumeurs le concernant étaient vraies, comment pourrait-elle réellement l'aimer ? Si face à lui, elle continuerait de le prétendre, continuerait de le charmer de toutes les façons et resterait toujours une épouse modèle qui ferait on possible pour le soutenir, la vérité serait probablement toute autre. Quoi qu'il en soit, elle tâcherait de toujours tirer le meilleur de sa situation, d'en voir le bon côté. Sans cela, elle serait perdue.

Ses remarques sur sa beauté, et sur le fait qu'elle puisse se hisser à la hauteur de la célèbre Shaïra Seastar une fois adulte la fît sourire encore une fois. Il ne tarissait pas d'éloges la concernant. C'est à ce moment précis qu'il lui fît une requête des plus surprenantes : lorsqu'ils se trouvaient seuls tous les deux, il souhaitait qu'elle oublie le protocole, qu'elle chasse les "votre grâce", "votre altesse" etc. de son vocabulaire. A cette demande, Naerys ne pût s'empêcher de penser que ceci était le signe évident que le prince rejetait son héritage, qu'il ne s'en sentait pas digne. Elle n'était pas en position de protester, ni même de lui refuser cela. Qu'il le veuille ou non, il était prince, et elle essaierait toujours de le satisfaire. « Si cela peut vous faire plaisir, alors j'en serai ravie... Daeron. » se contenta-t-elle de répondre. Elle était d'accord pour l'appeler par son prénom, mais elle n'était pas encore décidée à laisser tomber le vouvoiement.
Les paroles qui suivirent provoquèrent un délicieux frisson chez Naerys. Encore une fois, il la complimentait, il lui faisait savoir qu'aucun cadeau ne serait trop beau pour elle car dans très peu de temps, elle serait princesse et peut être qu'un jour, elle deviendrait reine. Il ajouta encore tant de mots que Naerys en fût flattée, et encore, et encore, et encore... Encore une fois, elle se tût. Il n'y avait rien à ajouter à ce qu'il venait de dire. La meilleure des réponses était le silence. Toujours est-il qu'en cet instant, ce qui n'était qu'un ressenti il y a quelques minutes, venait de devenir une certitude : il était bel et bien sous son charme.
Et le moment de se rendre dans les jardins arriva. Daeron demanda alors à sa jeune domestique, Perra, de porter son cadeau jusqu'aux appartements des Velaryon, et de revenir une fois cette tâche terminée pour leur apporter quelques rafraichissements. Puis ils quittèrent cette pièce pour un lieu plus appréciable.

Installée sur un banc, dans un endroit isolé au milieu des rosiers et autres plantes, Naerys ne pût que s'émerveiller devant tant de beauté. Non loin, devant elle, se trouvait un balcon avec vu sur la mer. Il offrait une vue des plus ravissantes que peu de forteresses des Sept Couronnes pouvaient se venter de posséder. Même celle dont Naerys venait, sa demeure de Lamarck, n'en possédait pas une aussi somptueuse. Daeron prit alors de nouveau la parole, lui disant qu'elle pourrait venir ici aussi souvent qu'elle le souhaitait désormais, et que lui-même se rendait très souvent ici pour réfléchir, seul. « La solitude est des plus bénéfique, et parfois, elle peut même se révéler nécessaire. » Tout le monde, à un moment ou à un autre, a besoin de se retrouver seul avec lui-même, pour réfléchir ou autre. La solitude était nécessaire à tout être humain. La discussion s'orienta alors sur Peyredragon, et sa non-hospitalité... Comme beaucoup, le prince la décrivait comme lugubre, et ses jardins semblaient identiques à la forteresse d'après ce qu'il disait. « Je n'ai encore jamais eu la chance d'admirer la forteresse de Peyredragon, j'espère avoir très bientôt l'occasion de la visiter à vos côtés. On me l'a en effet décrite comme sombre et lugubre, mais on m'a aussi dit que son architecture était impressionnante. » Elle marqua une courte pause avant de reprendre. « C'est également un endroit rempli d'histoire, vivre à l'endroit même où Aegon le Conquérant a mis au point son plan d'annexion des Sept Couronnes... Ce doit être très excitant... » Encore une fois, elle se tût quelque instants, le temps de se tourner vers Daeron. « Ce lieu est la résidence des rois en puissance. » conclut-elle en plongeant son regard dans celui de son futur époux, dans le but de lui faire comprendre que c'est ce qu'elle voyait en lui, un roi, un futur roi, certes, mais un roi tout de même. Elle voulait lui faire comprendre qu'en ayant été nommé Prince de Peyredragon, et qu'en ayant droit à cette forteresse, il avait été choisi par les dieux pour être le digne successeur de leur ancêtre. Peut être que le pouvoir de ses mots, d'un sourire enjôleur et de son regard envoûtant réussirait à le faire réfléchir à ce sujet.
Peut de temps après, Perra arriva avec les boissons. Tout comme son compagnon, Naerys se contenta d'un simple verre d'eau. Daeron en profita pour lui présenter la jeune demoiselle. Comme elle s'en était doutée, il s'agissait de l'une de ses servantes, mais pas seulement... Semblait-il qu'elle était également son messager et... son espionne. Il disait avoir une confiance absolue en elle... Et qu'elle avait par ailleurs enquêtait sur la jeune fille aux cheveux de neige à sa propre demande. Quoi qu'il en soit, Naerys n'était pas nerveuse à ce sujet... Que pouvait-elle trouver de compromettant ? C'est facile, rien... La jeune noble n'avait rien à se reprocher, même si certains qualifiait sa bonté envers les citoyens de Lamarck "d'intéressée", insinuant que si elle avait leur intérêt à cœur ce n'était pas par pure charité. Ses autres secrets, bien qu'elle n'en avait pas tellement, elle était assez intelligente pour les garder et les confier aux individus qu'elle savait digne de sa confiance. Ainsi, pour de tels agents comme Perra, il était impossible de les trouver. Après cette bref présentation, Naerys sourit à la jeune servante et inclina légèrement la tête comme pour la saluer. Elle ignorait encore si cette femme serait une amie, ou une ennemie, mais ce qui était sûre c'est qu'elle comptait garder un œil sur elle. Gagner sa confiance et l'avoir près d'elle était la meilleure des options. Il faut garder ses amis proches de soit, mais ses ennemis encore plus...
Puis, il s'excusa presque d'avoir enquêté sur elle... Naerys posa alors sa main droite sur la sienne, le regardant à nouveau dans les yeux. . « Ne vous excusez pas. Vous devez faire tout ce qui vous semble nécessaire. Vous êtes un prince. » dit-elle d'un ton plein de respect et d'admiration.
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Message Mar 16 Juil 2013 - 15:42

La perfection. Voilà ce que voyait le jeune prince en voyant sa promise. Parfaite sous toute les coutures. Belle, agréable, souriante, emplie de charme, chaleureuse, et si gentille avec lui. A quoi bon les Dieux pouvaient-ils penser ? Pourquoi, lui, le Targaryen qui avait tant entaché le blason de sa famille, avait droit à pareille épouse ? Avait-elle causé quelconque malheur pour mériter, elle, pareil promis ? Plus il réfléchissait à tout cela, plus le jeune prince s'embourbait dans diverses suppositions toutes plus étranges les unes que les autres. Dans tout les cas, nulle réponse ne lui parvint, finissant, tout simplement à vouloir profiter du moment. En ce jour, elle était parfaite, amicale, mais qui sait comment elle deviendrait après avoir vécu quelques mois en la compagnie du Dragon Ivre ?

Profitant de la beauté du jardin, il ne pouvait que sourire à la douce vision que le sourire de lady Naerys affichait. Elle semblait apprécier le spectacle, la flore, la fontaine, le balcon, tout était des plus beaux. Nombreux étaient ceux à vanter la beauté des jardins de la capitale. Sans nul doutes ceux-ci étaient bien moins bien moins beaux que ceux que l'on pourrait trouver à Hautjardin, mais, les jardiniers royaux n'avaient nullement à rougir, surtout pour ce petit coin de paradis. Même s'il n'était pas très doué pour ce genre de choses, Daeron était certain que c'était un lieu que l'on pouvait qualifier de romantique, et avait espéré de tout son cœur que la belle apprécierait. En ce jour, la chance lui avait sourit, il ne s'était pas trompé, si bien qu'il se permit de lui proposer de venir se promener dans ces jardins si souvent qu'elle le voulait. Lui-même finit par avouer venir régulièrement en ce lieu afin de réfléchir, se recentrer, ou tout simplement par envie de solitude. Il était vrai que vivre dans une si grande cité ne donnait que guère d'opportunité pour se retrouver seul. Le Donjon Rouge était toujours rempli de nombreuses personnes, connues ou non, quant aux tavernes qu'il fréquentait, le prince ne s'attendait pas au moindre moment de solitude. Alors, les jardins du château était son seul échappatoire. Chose que, la jeune femme sembla comprendre. Après tout, elle aussi devait de temps à autres ressentir le besoin de se retrouver seule à quelque part.

La discussion se tourna alors vers la demeure officielle du prince, de ses jardins sinistres et de son architecture lugubre. Elle, n'était jamais allée sur l'île, mais, elle espérait cette venue prochaine, en sa présence. Elle avait entendu parler de son architecture particulière et impressionnante, mais qu'aussi, c'était un lieu rempli d'histoire, ce qui devait rendre le tout des plus excitants. Puis, marquant une courte pause, la belle finit par rajouter que c'était le lieu de résidence des rois en puissance. Chose qui amusa le prince, et le fit rire un bref instant.

« Ahah … Je doute fort que les Sept Couronnes aient envie d'un tel roi. J'ignore même si je suis vraiment capable de m'occuper du petit bout de terre que l'on m'a confié. Vous savez … Je … Ahem … C'est … Difficile à dire, mais … Je ne me pense pas capable de grandes choses. Mon … Père, malgré la relation tendue qui nous unit est … Est un grand homme. Bien que … Sévère, il sera un grand roi, qui restera longtemps dans les mémoires. Succéder à un tel homme ne sera que plus dur. »


Son rire se changea en une expression mélancolique, à mi-chemin entre la tristesse et une sorte de dégoût. Dégoût de soi-même, de ce qu'il avait fait, et de ce qu'il n'allait sûrement pas tarder à faire. Un bon à rien. Voilà tout ce dont il pensait de soit, tout simplement.

« Et … Pour en revenir à Peyredragon … Oui, l'architecture est … Impressionnante. La forteresse a été bâtie avec des pierres volcaniques. Les murs sont si noirs. Les voir me fait toujours frissonner. Mais, adossées à ces murs, mille gargouilles aux traits de cerbères, vouivres, griffons, manticores, minotaures et autres démons ornent les créneaux, toutes plus effrayantes les unes que les autres. Quant à la citadelle elle-même. Ah … La citadelle. Toute la citadelle est un hommage aux dragons. Les tours d’angle de l’enceinte extérieure figurent des dragons tantôt au repos, tantôt en posture d’essor, donnant à la forteresse un aspect redoutable. L’une d’elles, Ventvoeur, donne l’impression de crier un défi tandis qu’une autre, Ondin, pose un regard paisible sur la ville environnante. On entre dans la grande salle par des portes rouges engoncées dans la gueule d’un dragon et la salle elle-même prend la forme d’un dragon vautré à plat ventre. Les cuisines ont l’aspect d’un dragon roulé en boule par les narines duquel s’échappent les fumées des fourneaux. D’immenses ailes de pierre enveloppent la forge et l’armurerie. Enfin ... Les portes sont encadrées de dragons et les torchères affectent la forme de griffes jaillissant des murs tandis que des queues de pierre se déforment en arcades, ponts et marches extérieures. »

Daeron retrouva quelques peu son habituel sourire, regardant avec tendresse sa promise, avant de rajouter un peu plus souriant quelques mots.

« Un endroit rêvé en somme. Très honnêtement, j'ai beau être un Targaryen, ce lieu ne m'a jamais … Attiré. Je ne m'y suis jamais vraiment senti bien. A ma place. Ainsi, je viens régulièrement à la capitale. J'y retrouve un lieu bien plus agréables. Des personnes que … Je peux qualifier d'amis, des personnes qui … Étrangement … Croient en moi. Enfin, des personnes … Disons une en particulier. Ma cousine, Ororya. Je n'ai jamais compris son assurance, elle n'a jamais vu que le bon en moi, ne m'a jamais critiqué ni rien. Oh, certes … Des fois, elle me réprimande quand je fais quelque chose de travers, mais … C'est parce qu'on est proche qu'elle se l'autorise. Vous savez … Bon nombres de gens parlent dans mon dos, crachent sur moi, et trouvent toute sortes de choses à raconter pour dire que je suis un mauvais prince, mais, personne n'a le courage de dire quoi que se soit en face. J'espère que vous vous entendrez bien avec elle. On se voit souvent, et … Elle m'a déjà sauvé la vie, plusieurs fois. Bien qu'une soit aussi du fait de Perra. »

Sur ses mots, la jeune femme arriva, avec des boissons. Oui, grâce à cet enfant des rues, le prince put échapper au pire. Pour la petite histoire, leur première rencontre remonte en l'an 209, lors du fameux fléau du Printemps. Un soir, alors qu'il traînait dans les rues en quête d'une quelconque taverne ou d'un nouveau bordel, afin de passer la soirée et au passage fermer son troisième œil tellement néfaste, une main vint lui tirer la manche. Un jeune garçon, semblant malade et fatigué, accompagné d'une jeune femme, elle aussi dans un triste état, mais, d'une beauté suffisamment grande pour attirer l’œil du jeune homme. Et, contrairement à ce qu'on pourrait penser de lui, le prince n'a rien d'un personnage égoïste, bien au contraire. Ressentant une certaine empathie pour ces deux jeunes gens, le dragon prit quelques pièces d'argent dans sa bourse et les déposa délicatement dans la main de la jeune femme, disant à voix basse de les utiliser avec sagesse, tout en faisant attention à ne pas se les faire voler. La main qui donna les cerfs était celle qui portait une chevalière aux couleurs des Targaryen. Il faisait assez clair pour que Perra voit cela, et comprenne de qui il s'agissait. Les années passèrent, grâce au cadeau qui lui fut fait, elle et son frère survécurent dans la rue, croisant de temps à autres du regard son sauveur, sans jamais trouver le courage de lui adresser la parole, pour le remercier. « Il est un prince, il ne peut se souvenir de moi. Et qu'est-ce qu'une fille comme moi pourrait bien lui dire ? » voilà ce que pensait la roturière. Un beau jour, elle surprit une conversation dans une taverne, parlant d'un coup monté pour abattre le prince Daeron. Certaines voix s'élevèrent et donnèrent des explications. Il était la honte de la famille royale, il fallait remédier à ça. Une date et un lieu fut donné. Ne sachant quoi faire, Perra partit trouver Ororya, une personne qu'elle avait vu quelques fois aux côtés du prince, et semblait être une combattante.  Tout fut expliqué, et, le prince fut sauvé. Daeron voulut rencontrer cette inconnue qui n'en était pas une. En effet, il se souvint, et ce, dès le premier regard. Suite à quoi, elle rentra à son service.

Alors, une fois les présentations faites, le prince finit par avouer ce qu'il avait fait avant leur rencontre : enquêter sur elle. Étonnamment, la belle ne le prit pas mal, posant avec tendresse une main sur la sienne avant de le regarder droit dans les yeux, afin de lui dire qu'il n'avait pas à s'excuser, et qu'il devait faire tout ce dont il lui semblait nécessaire, après tout, n'était-il pas prince ? Ces quelques mots et attention le firent rougir timidement, si bien qu'il finit par baisser les yeux.

« Je … Vous êtes décidément trop bonne envers moi. Je … Ne mérite pas tant de gentillesse. Quant à ce qu'il me semble nécessaire … Je … Crains de ne pas être doué d'un grand discernement. Héhé ... »


Un léger rire étouffa coupa sa phrase.

« Je ne peux que me dire béni des Dieux. Sans mal, vous acceptez mes caprices. Je … Tous ne seraient pas vraiment d'accord pour laisser tomber les formules protocolaires vous savez. Ce … Ce n'est pas que je renie ce que je suis, ou … Ce que je pourrais devenir, ou encore … Ma famille. C'est juste que … Cela me met si … Mal à l'aise, tout … Tout simplement. J'aime l'idée de pouvoir parler librement, sans toutes ces … Contraintes. Alors … Je ne peux qu'exprimer ma joie de votre accord. Peut-être n'êtes vous pas du même avis que moi sur la question, mais, vous acceptez, ce … Cela me touche. Vraiment. Merci. »


Avec douceur, et avec un grand sourire, il vint prendre la main de sa promise pour baiser celle-ci, ne trouvant nulle autre façon pour la remercier sur le champs.

« Enfin, je parle, je parle. La discussion vient à ne tourner qu'autour de moi. Il y a pourtant bien plus important : vous. Alors, dites moi, qu'aimez-vous ? Parlez-moi un peu de vous, afin que je découvre comment la petite fille, que j'ai connu il y a quelques années, a grandi. »
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Naerys Velaryon
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THE BLOOD OF OLD VALYRIA
Dame de la maison Velaryon. Future princesse de Peyredagron

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Message Jeu 18 Juil 2013 - 15:57

Décidément, il n'avait pas une haute opinion de lui-même. On pouvait dire beaucoup de choses au sujet du prince Daeron, on pouvait l'appeler l'Ivrogne, le traiter d'amateur de prostituées, le considérer comme une honte pour la maison Targaryen, mais on pouvait difficilement le traiter de prétentieux. Depuis qu'ils étaient tous les deux, Naerys ne cessait de remarquer dans son comportement, et dans ses paroles, à quel point il n'avait pas foi en lui-même, à quel point il se voyait comme le plus grand des incapables. Quelle était l'origine d'un tel comportement ? Elle l'ignorait totalement... Pourtant, ce ne pouvait être de naissance, quelque chose avait bien du provoquer cela. Etaient-ce les dires de tous qui le dévoraient de l'intérieur et le poussaient à se voir ainsi ? Ou bien ses échecs ? Ses actions ? Si elle voulait trouver réponses à ses questions, elle se devrait d'en apprendre plus, d'obtenir du prince qu'il se confie à elle. Sans cela, elle ne pourrait rien faire pour l'aider. Sans cela, elle était impuissante. Il se pensait incapable d'être roi, ou encore de gérer Peyredragon. Toutefois, sa future épouse, elle n'était pas convaincue d'une telle chose. Elle était certaine qu'il était en mesure d'être plus que ce qu'il n'était, d'être plus que ce qu'il disait. Pourquoi ne le voyait-il pas ? Pourquoi n'essayait-il pas ? Il continuait de dire à quel point son père ferait un roi merveilleux, bien meilleur que lui, et que, lorsqu'il lui succéderait, il lui serait impossible d'arriver à sa hauteur, de l'imiter ou encore de le surpasser. Bref, dans sa tête il était clair qu'il était le plus grand des incapables et que personne sur cette terre ne voudrait jamais de lui comme roi. Il se trompait, il y avait au moins une personne dans les Sept Couronnes qui voulait le voir monter sur le trône, et elle était assise à ses côtés. Pour rien au monde la jeune fille aux cheveux de neige ne renoncerait à ce rêve... Non, pour rien au monde. « Ne dîtes pas cela voyons. Sans nul doute, votre père sera un grand roi, et vous aussi.  » Elle marqua une très courte pause avant de reprendre la parole. « Peut être aurez-vous besoin de temps, peut être aurez-vous besoin d'aide, mais vous avez le potentiel, vous deviendrez un grand roi, j'en suis convaincue.  » Elle s'arrêta encore quelques instants, souriant, le regard plein de compassion. « Vous ne serez pas seul dans cette épreuve, vos conseillers seront à vos côtés, vous faisant profiter de leur conseils avisés. Et moi aussi. Je serai avec vous tout au long du chemin, prête à vous soutenir à tout moment.   » Elle tenait à le convaincre que son avenir n'était pas scellé, qu'il avait encore la possibilité de devenir quelqu'un s'il le désirait, après tout, qui l'en empêcherait ? Il pouvait changer, il n'était pas encore trop tard pour cela. Et dans le cas contraire, s'il s'avérait vraiment être un roi pitoyable, comme il se plaisait à le penser, elle, serait-là. S'il lui fallait rattraper les bavures de son époux, elle le ferait, dans l'ombre s'il le fallait mais elle le ferait. Hors de question que son règne soit synonyme de dépression, de guerre ou de désolation. Elle voulait que son ère soit symbole de paix et de prospérité, elle tenait à ce que son peuple soit heureux et que son empire devienne encore plus luxuriant qu'il ne l'était déjà. Naerys était une femme pleine d'ambitions, oui, et elle espérait bien que son futur époux ne viendrait pas tout gâcher. « Quant au peuple, il vous suffit de leur offrir votre amour. Croyez moi, ils vous le rendront.  » La rose blanche de Lamarck avait toujours eu l'intérêt de son peuple à cœur, elle tenait à ce que les citoyens aillent bien, qu'ils se sentent bien et qu'ils aient tout ce dont ils avaient besoin car à ses yeux, les moins fortunés étaient tout aussi important que les nobles. Qui plus est, elle était convaincue qu'un bon monarque n'était rien sans l'amour de ses sujets. Pour elle, un roi se devait de gouverner et d'être respecté grâce à l'amour, et non grâce à la peur ou la terreur.

Il lui offrit alors une description détaillée de Peyredragon, preuve qu'il connaissait l'endroit comme personne. La jeune demoiselle vint à se demander si Daeron n'était pas, tout comme elle, un grand amoureux d'architecture... Etait-ce possible ? Si c'était le cas, ils partageraient au moins une passion, ce qui n'était pas négligeable. « Je suis admirative devant tant de précision et tant de détails, c'est un véritable délice de vous entendre parler d'architecture. » Puis il poursuivit, disant que bien que cet endroit était en effet des plus impressionnants, c'était un lieu qu'il n'appréciait que peu, une île où il ne se sentait pas vraiment à sa place. Il préférait alors venir à la capitale, où, visiblement, il se sentait davantage chez lui. S'il se sentait mieux ici, c'est parce qu'il n'était pas seul et qu'il était entouré de monde, dont une personne qui tenait vraiment à lui, sa cousine, Ororya. Naerys était heureuse d'apprendre que parmi ses proches, au moins une personne prenait soin de lui et veillait à ce qu'il soit sain et sauf. D'après les dires du prince, elle lui avait d'ailleurs sauvé la vie à plusieurs reprises. Au cours de ses visites à Port-Réal, Naerys ne se souvenait pas avoir eu l'occasion de rencontrer cette jeune femme, mais puisqu'elle et Daeron semblaient particulièrement proche, cela ne saurait tarder. « Je serai ravie de la rencontrer bien entendu, et j'espère, moi aussi, que nous saurons nous apprécier.  » Puis il revint à parler de Perra, cette jeune servante qui, semblait-il, avait elle aussi participé à son sauvetage par le passé. Il y avait tant de femmes dans la vie de Daeron Targaryen... Et encore ! Combien y en avait-il d'autres ?! Autres dont Naerys n'avait pas encore connaissance. Seraient-elles un obstacle pour elle, cette cousine qu'il aimait tant et cette servante avec laquelle il paraissait entretenir une relation bien complexe ? Seraient-elles amies ou ennemies ? Une question qui restait encore en suspens mais qui devrait trouver réponse très prochainement.
Il y avait encore tant de zones d'ombres autour de Daeron... Naerys n'était présente au Donjon Rouge que depuis peu, et en ce laps de temps il lui avait était impossible d'identifier tous les pions de l'échiquier. Au fur et à mesure que la conversation progressait, elle en découvrait de nouveaux, dont cette fameuse Perra. Cette femme restait une énigme pour la future princesse, du moins pour l'instant. La percer à jour, en découvrir tous les secrets... C'était son objectif. Elle avait encore tant de choses à accomplir pour espérer que son destin se déroule comme elle le désirait... Et tout ça n'était que le commencement. La partie ne faisait que débuter, et sans doute que, très bientôt, le jeu ne ferait que se complexifier et, avec le temps, deviendrait de plus en plus dangereux.

A la simple prononciation du mot "prince", son visage se mettait à rougir. Pour lui, toutes les paroles que pouvaient prononcer Naerys n'étaient rien d'autre que pure gentillesse, de la gentillesse qui d'après lui n'était pas méritée. Encore une fois il s'accablait de reproches, s'ajoutant encore un autre défaut, celui de ne pas faire preuve d'un grand discernement. Que pouvait-elle bien répondre ? Elle s'efforçait de lui faire comprendre qu'il était forcément plus que ce qu'il admettait, mais ses paroles semblaient se perdre dans le vent... Certes, elles lui faisait plaisir, mais ne paraissaient pas vraiment le convaincre, ni même le pousser à se remettre en question et à réfléchir. Ainsi valait mieux peut être ne rien ajouter cette fois-ci. Elle resta alors silencieuse, l'écoutant la remercier pour avoir laissé tomber toutes ces formules de politesse que le protocole imposait. Dans un sens, elle pouvait comprendre son envie de vouloir parler plus librement avec elle, après tout, elle était destinée à devenir son épouse, et peut être souhaitait il converser sur un pied d'égalité avec elle. En privé, c'était agréable, et elle trouvait d'ailleurs cette initiative touchante de la part du jeune prince, cela montrait qu'il lui accordait de l'attention et éprouvait une certaine forme de respect à son égard. En public, bien sûr, ils se devraient de faire usage de toutes ces tournures qu'ils avaient à présent banni de leur conversation, mais pour l'instant, ils étaient seuls, tous les deux, dans cet endroit des plus romantiques... Ici, il n'était pas prince, et elle n'était pas une future princesse. Ici, ils étaient justes deux jeunes gens se faisant la cour. En réponse à ses remerciements, et à son baise main, elle ne prononça pas le moindre mot, pas la moindre phrase. Elle se contenta de sourire joyeusement. Si elle arrivait si tôt à lui faire plaisir, c'était un bon point.
Finalement, vint le moment où Daeron lui demanda de parler d'elle, de ses passions, de comment elle avait grandi, de comment elle était devenue la femme qu'elle était etc. C'était à son tour d'apprendre des choses sur elle. « Je crains que mon histoire soit des plus banales... J'ai grandi sur l'île de Lamarck, située dans la baie de la Néra, entourée de mes frères et de mes parents. Là-bas, comme toutes les jeunes filles de sang noble, j'ai suivi une éducation exemplaire qui m'a permit d'acquérir certaines connaissances dans divers domaines. » Elle prit quelques secondes avant de continuer à conter son histoire. « J'ai toujours eu une grande affection pour les joutes et l'équitation, ainsi que pour l'Histoire et l'architecture. J'apprécie également beaucoup la poésie et la littérature sous toutes ses formes, tout comme la danse et la musique; je joue d'ailleurs de la harpe. » Elle prit de nouveau quelques instants, le temps pour elle de trouver ses mots. « Qui plus est, je mets un point d'honneur à soulager les maux des citoyens de Lamarck, les aider comme je peux a toujours été une priorité pour moi. Ainsi, je passe une bonne partie de mon temps à leurs côtés. J'ai toujours pensé que les plus démunis méritaient notre attention, que leurs vies et leur bien être étaient tout aussi importants que ceux de n'importe quel seigneur. » Elle resta silencieuse quant à sa maîtrise de l'art de la politique et des intrigues de la cour... C'était un fait inconnu de tous, mis à part de sa famille,  et plus particulièrement de sa mère, qui l'avait initié à cela, tenant à faire de sa fille une jeune femme bien sous tout rapport mais également intelligente, rusée et fine, capable de rivaliser avec tout homme dans un domaine où les femmes étaient trop souvent ignorées. En effet, il n'était pas forcément bien vu en Westeros qu'une femme donne son opinion en matière de politique, où qu'elle soit même en mesure de diriger, car là n'était pas son rôle. Si Daeron était de ces hommes là, il valait mieux pour elle qu'elle se taise. Après tout, son adresse ne serait que plus efficace si personne ne venait à savoir qu'elle la possédait... Et peut être qu'un jour, lorsque le couple monterait sur le trône, elle pourrait enfin s'en servir, si son mari ne se montrait pas à la hauteur ou si ses conseils avaient de l'importance pour lui. Mais même si c'était le cas, peut être que certains, comme ses conseillers, trouveraient à redire à cela, clamant qu'elle essaierait de le manipuler, de régner à travers lui... Ou peut être qu'au contraire, elle aurait l'appui du conseil restreint si jamais son époux se révélait ne pas être à la hauteur... Il y avait tant de scénarios possibles pour l'avenir, tant d'incertitudes. Ce qui était sûr, néanmoins, c'est que Naerys était déterminée à ne pas servir de "reine potiche". Elle se savait capable de régner efficacement : elle avait l'intelligence, le sérieux et la finesse pour cela, et il était hors de question qu'elle soit ignorée. S'il lui fallait agir dans l'ombre, elle agirait dans l'ombre. S'il lui fallait batailler pour qu'on reconnaisse son autorité et son pouvoir, alors elle bataillerait...
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Message Lun 9 Sep 2013 - 15:58

Un rayon de soleil. Belle, douce, chaleureuse, rassurante et positive. Était-elle l'épouse idéale ? Oh, le prince ne cessait de le penser. A chaque fois que ses yeux revenaient se poser sur elle, la pensée le traversait. Alors, comment ne pas se comparer à elle ? Comment ne pas voir resurgir tout ses défauts, ses erreurs, ou encore l'utilité-même de son existence ? Oui, aux côtés d'une telle demoiselle, il ne pouvait que se sentir inférieur, et de loin. Malgré la bonté de chacun de ses mots, de ses gestes, de ses attentions, se voulant bénéfiques, tentant de l'aider à se remettre en question, le prince restait sur ses positions, même si tout cela le faisait sourire tendrement. Touché par la grâce, cela ne l'empêchait cependant pas de ne pas y croire. Gentillesse ? Politesse ? Il ne savait pas, mais, lorsqu'elle le compara à nouveau à son père, disant que ce dernier serait un bon roi, tout comme lui, Daeron rit légèrement. La belle continua expliquant qu'il avait sans doutes besoin de temps une fois le poste prit, mais qu'il avait l’étoffe d'un grand roi, elle en était convaincue. Puis, avec un sourire et un regard empli de bonté, lady Naerys finit par lui expliquer qu'il ne serait pas seul dans cette aventure, qu'elle, tout comme ses conseillers seront là pour le guider. Son rire se transforma en un sourire sincère, attendri par ce qui venait de se dire.

« Je … J'espère bien que vous serez là, car … Qu'importe vos convictions, et je m'en excuse, mais … J'ai bien plus l'étoffe d'un pilier de taverne que d'un roi. L'ombre de mon père restera longtemps sur le royaume, et, qu'importe la façon dont vous arriverez à me remodeler, je ne lui arriverai pas à la cheville. Peut-être que j'arriverai à devenir … Un semblant correct de roi, mais, mon nom ne sera jamais gravé dans les mémoire. Du moins, pas en bien. Cela dit, j'ose espérer que votre aide me sera précieuse. Que l'on me voit d'un mauvais œil … Qu'importe. Cela fait des années que l'on me nomme « L'alcoolique » ou « Le bon à rien », cela ne me gène plus vraiment. Malgré tout, le peuple a besoin d'être dirigé comme il se doit, quitte à n'être qu'un pantin, si les Dieux me placent sur ce trône peu confortable, je ne peux qu'espérer que les mots sortant de ma bouche servent les intérêts du peuple, que ceux-ci me soient susurrés ou non. »


Oui, le prince avait une bien piètre estime de soi-même, bien qu'il espérait devenir quelqu'un de … Passable à l'avenir, pour le respect de son père, le bonheur de sa promise ou encore … Pour ne plus mettre sa très chère cousine en rogne, qui n'appréciait que guère lorsqu'il se dévalorisait de la sorte. Un chance donc, qu'elle n'ait pas entendu pareille conversation, auquel cas ses oreilles auraient chauffées. Mais, s'il devait changer à l'avenir se serait pour, et grâce à Naerys, tout simplement. Elle, plus que quiconque semblait avoir … Une certaine confiance -étrange idée que voilà- en l'avenir du prince, et semblait aussi prête à tout pour le faire changer. Y arriverait-elle ? Qui sait ? Peut-être qu'avec l'aide d'Ororya ou encore de lady Yevana, quelque chose de bon pourrait resurgir. Peut-être que le Daeron d'antan, heureux, responsable et talentueux -que bon nombre avait connu- pourrait revenir, écrasant l'ombre dont il avait donné naissance suite à la malédiction qui s'était abattue sur lui ? Avec cette entrevue, il ne pouvait que l'espérer, bien que son côté pessimiste lui rappelait que cela était tout bonnement impossible. Quel sentiment étrange que d'être tiraillé entre deux idées si opposées.

Quelques instants plus tard, la belle revint à parler du peuple, selon elle, recevoir leur amour était chose aisée, il suffisait de leur en donner, et, ceux-ci le leur rendrait. A nouveau le prince rit légèrement.

« Vous … Peut-être. Vous semblez être parfaite sous toutes les coutures, le peuple ne peut que vous aimer. De mon côté, avec mon … Passif, cela est bien plus dur. Cela dit, il est vrai que j'entretiens une certaine … Proximité avec le peuple, mais … Ce peuple-là ne sait pas qui je suis, et … Sans doutes se moque-t-il de qui est vraiment le roi. La misère est leur seule compagne. Bien sûr, j'ai envie de changer cela, à commencer par les gens de Peyredragon. Mais … Avant de pouvoir recevoir l'amour de … Mon … Peuple, il me faut … Acquérir sa confiance et … J'ai beau vouloir changer, pour mon père, pour le royaume, eux ne voient que … Le Dragon Ivre ... »


Un long soupir s'échappa des lèvres du jeune prince, un air déprimé sur le visage.

« Seulement … Peut-être qu'avoir à mes côtés une telle épouse pourrait les pousser dans ce sens. Enfin, je ne sais pas … Cela me paraît simple. Enfin … Vous savez, j'ai … J'ai envie de montrer aux gens qu'ils se trompent … Surtout à mon père, mais … Je ne sais pas si j'en suis capable. Je … Peut-être ont-ils raison au fond ? Peut-être que mes erreurs montrent ce que je suis vraiment ? Pour tout vous dire … Rester dans la peau de … Ce Daeron me fait peur. Cela voudrait donc dire que je suis vraiment un bon à rien. Ahahaha … Triste sort que voilà. Quand l'on pense que, il fut un temps j'étais la fierté de mon père, sa plus grande réussite selon ses dires. Maintenant … Ahah. Je ne peux qu'espérer que votre aide saura … Saura faire changer d'avis tous ceux qui médisent sur mon compte. »

Il sourit tendrement à sa promise. Seul il n'était bon à rien, il le savais très bien. Peut-être avec son aide deviendrait-il quelqu'un ? Il ne restait qu'à prier. Prier ceux qui l'ont affligés de cette malédiction. Ceux qui ont changés sa vie du tout au tout, qui l'ont forcés à changer et devenir la risée de tout un royaume. Alors, peut-être qu'après avoir tant rigolé se montreront-ils clément ? L'espoir était présent. Les sourires de lady Naerys arriveraient peut-être à faire quelque chose du prince.

Quelques instants plus tard, Daeron vint à parler de leur futur chez eux, l'île sombre de Peyredragon, détaillant pierres et gargouilles de la demeure. L'hippocampe semblait écouter avec grande attention et se dit admirative devant tant de précisions, et même que c'était un « délice » de l'entendre parler de cela. Le dragon rougit légèrement, tout en souriant tendrement. Oh, elle savait déjà s'y prendre avec lui et savait le caresser dans le sens du poil. Si tant est qu'un dragon puisse avoir des poils bien entendu.

« Hé bien … Je dois vous avouer apprécier contempler les œuvres architecturales, surtout lorsque celles-ci sont uniques comme ma demeure officielle. Ceci dit, le château a beau être unique et fascinant, je ne peux m'empêcher de le trouver effrayant. Les soirs d'orages, l'on jurerait presque voir des créatures se mouvoir dans l'ombre, c'est … Déconcertant. »


La demoiselle de Lamarck finit par relever quelques mots du prince, au sujet de sa cousine, disant que c'est avec joie qu'elle viendrait à la rencontrer, espérant à son tour que toute deux s’apprécieront. Le dragon sourit grandement, heureux que cette idée lui plaise.

« Peut-être réussirais-je à prendre un peu de son temps pour vous la présenter durant votre présent séjour. Elle peut se montrer un peu … Sèche, mais, c'est une personne d'une grande bonté, au fond. J'espère aussi que nos familiarités ne vous gêneront pas, elle aime me taquiner, et, nous nous tutoyons le plus simplement possible. »


Son large sourire s’agrandit de plus en plus au fur et à mesure qu'il parlait d'elle. Ororya était son rayon de soleil dans ce monde sombre. Depuis des années elle fut toujours présente, qu'importe le problème. Toujours là pour lui remettre un coup de fouet, pour le faire sourire, ou discuter de tout et de rien. En plus de quoi, il la savait des plus habiles une lance en main, et, sans la moindre hésitation il lui confierait sa vie. Peut-être certains se moqueraient de lui de remettre sa sécurité dans les mains d'une femme, à ces personnes, le prince leur répondrait tout simplement qu'ils n'ont qu'à essayer de la défaire, et, seulement après ils pourraient se moquer. Oui, Daeron avait une confiance absolue en sa cousine.

« Oui, je le redis, nous sommes très proches. Alors, je ne peux qu'espérer cela de tout mon cœur, et, que cela ne soit pas une simple façade. Vous serez amenée à vous voir souvent, et, vous êtes tout autant amenée à compter beaucoup pour moi. »


Une rougeur attaqua tout son visage, pour avoir dit une telle chose. Avec sa cousine, ce genre de mots n'avaient nul besoin d'exister, tout deux comptaient pour l'autre et, jamais il n'eut été besoin de se le dire. Quant à sa future épouse, une personne si douce ne pouvait qu'être appréciée, d'autant plus qu'elle espérait le faire changer. Je me répète mais, elle était l'épouse parfaite, ni plus, ni moins. Comment ne pas l'aimer ?

La belle se dévoila à son tour, racontant son histoire et ses passions, avant de parler de son amour et son intérêt pour son peuple. Le prince resta silencieux mais attendri, souriant avec douceur à sa future épouse.

« Sachez que nulle histoire n'est banale, toutes sont bonnes à entendre. Je crains fort de ne point connaître vos terres, bien qu'on les dise magnifiques à voir. J'espère pouvoir voir ça de mes propres yeux un jour. »


Il eut un petit moment de silence, un léger sourire en coin.

« Pour les joutes et l'équitation, je ne peux malheureusement vous offrir de grandes choses, pour l'une comme pour l'autre je suis des plus … Mauvais. Vous avez sans nul doutes entendu parler de mes … « Exploits » lors du Jugement des Sept. »


Le prince eut un petit rire avant de repartir.

« Pour le reste cela dit, il me semble que nous partageons quelques centres d'intérêts. Comme déjà dit, je trouve l'architecture plaisante à regarder, bien que cela soit très limité comme intérêt, mais, j'ai pu voir certains châteaux qui m'ont laissés rêveurs, Hautjardin tout comme Accalmie sont magnifiques, et, il est difficile de réaliser que l'Homme puisse construire de telles merveilles. Ahh. Que c'était beau ! Avez-vous eu la chance de voyager et voir de grands et somptueux édifices qui vous ont marqués ? Quant à la musique, je l'apprécie grandement. Voyez-vous quand je me rends dans … Heu … Nul besoin de le nier. Quand je me rend dans des tavernes et que de la musique est jouée, cela me donne envie de rester jusqu'à la fin. Quant à votre instrument, j'ose espérer vous en entendre jouer un jour. »


Il prit une courte pause, un air attendri sur le visage.

« Vous ferez une parfaite Dame de Peyredragon, puis, si les Dieux le veulent une reine. Votre intérêt pour vos gens est tout à votre honneur, j'espère pouvoir apprendre à vos côtés. »
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Naerys Velaryon
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THE BLOOD OF OLD VALYRIA
Dame de la maison Velaryon. Future princesse de Peyredagron

♦ Missives : 1235
♦ Missives Aventure : 22
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 27/09/1990
♦ Arrivée à Westeros : 18/04/2013
♦ Célébrité : Seychelle Gabriel
♦ Copyright : avatar + sign › myself
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Future épouse du prince Daeron Targaryen
♦ Lieu : Port-Réal
♦ Liens Utiles :
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Message Mar 10 Sep 2013 - 18:46

Rien ne semblait pouvoir changer l'avis du prince sur sa propre personne... Rien. Naerys essayait tant bien que mal de lui faire prendre confiance en lui, pour qu'il puisse enfin laisser son passé derrière lui et aller de l'avant. Seulement, Daeron paraissait comme prisonnier de ce passé, de cette réputation qu'il s'était forgé au cours des années, à tel point qu'il se croyait incapable de la surmonter, de passer au dessus de cette dernière et de s'en forger une nouvelle, une beaucoup plus glorieuse. Pour lui, changer l'avis que la cour ou le peuple avait déjà à son sujet se révélait être une mission impossible. Si la jeune demoiselle pouvait percevoir quelques améliorations minimes dans ses paroles, dans le sens où il se disait être en mesure d'être un roi passable et non plus un roi exécrable, elle sentait que sa tâche n'était pas terminée, loin de là. Honnêtement, elle se demandait même si elle serait capable d'atteindre son objectif... Malgré ses doutes, elle restait confiante. Après tout, en quelques minutes à peine, elle était parvenue à obtenir quelques petits changements chez lui, alors qui sait, avec le temps, dans les semaines, les mois et même les années à venir, elle serait peut être en mesure de le transformer et de faire de lui ce roi dont elle rêvait, et dont le potentiel résidait au plus profond de lui.
Le jeune homme semblait vouloir accepter son aide, il était réceptif à tous ses conseils, ce qui était une bonne chose. Qui plus est, il était conscient que le peuple avait besoin d'être dirigé par quelqu'un de compétent, ce qui bien entendu, pour le Prince de Peyredragon, ne pouvait décemment pas être lui. Selon ses propres mots, si son nom devait resté gravé dans l'histoire, c'était obligatoirement pour ses frasques, pour ses médiocre capacités... Bref, en temps que roi plus qu'incapable. Mais ce qui attira d'autant plus l'oreille de la rose blanche de Lamarck, c'est son honnêteté, sa volonté à ce que son peuple soit bien si jamais il venait à s'installer sur le trône de fer. Bizarrement, ses mots ressemblaient à une invitation à le manipuler, à le contrôler, à régner à travers lui s'il se révélait aussi mauvais qu'il le prétendait. Etait-ce une tentative pour faire passer un message à sa future épouse ? Lui faire comprendre qu'elle avait son feu vert pour prendre les choses en mains s'il ne parvenait pas à la gérer ? En tous cas, c'est de cette façon que la future princesse interprétait son petit discours. En cet instant, Naerys découvrait une nouvelle facette de Daeron : il était totalement transparent avec elle, parfaitement honnête et loin d'être égoïste, bien au contraire. Il faisait passer son peuple en premier, comme tout grand monarque devrait le faire. S'il acceptait d'être contrôlé, c'est avant tout pour que ses sujets aient droit au meilleur, et ça, c'était admirable. Néanmoins, même s'il lui donnait sa "permission", elle espérait tout de même réussir à faire de lui un véritable souverain, n'acceptant de régner à travers lui qu'en tout dernier recours. Donner une réponse à de tels propos pourrait se révéler très inconvenant, très offensant. Ainsi, la jeune femme resta silencieuse, se contentant d'accorder un nouveau sourire à l'homme qui deviendrait sous peu son époux.

Le rire... Voilà une chose qui revenait très souvent dans l'attitude du prince, sans doute pour masquer le fait qu'il était aussi mal à l'aise. La conversation continua et s'orienta sur le peuple et sur comment gagner leur amour. Pour Naerys, c'était une chose évidente : pour gagner leur amour il suffisait de faire attention à eux, de les épauler, de leur venir en aide et de ne pas rester uniquement centré sur sa petite personne ou sur la noblesse. Seulement, pour Daeron Targaryen, le chose semblait moins évidente. Selon lui, si gagner l'amour du peuple était aussi facile pour la lady Velaryon, c'est uniquement parce qu'elle était parfaite sous toutes les coutures... Ce que lui n'était pas. Il admettait entretenir une certaine proximité avec le peuple lors de ses nuits passées à boire dans les tavernes de la capitale. Toutefois, aucun de ses compagnons de beuverie ne connaissait sa véritable identité... Quoi qu'il en soit, l'héritier du trône partageait un point commun avec sa future épouse : il tenait à soulager les maux du peuple. Tout comme elle, il savait que le quotidien de beaucoup n'était que misère, et qu'il fallait à tout prix changer cela. Cependant, il semblait avoir des doutes sur ses capacités à accomplir à une telle chose... Car avant tout, il lui faudrait obtenir la confiance de ses sujets qui ne verrait qu'en lui "le Dragon Ivre". « Vous savez je suis loin d'être parfaite. Je suis humaine, et comme tout le monde j'ai mes failles et mes défauts. » commença-t-elle par dire. « Et je suis certaine que vous parviendrez à obtenir la confiance de vos sujets, tout ce que vous aurez à faire, c'est leur montrer que vous êtes là pour eux, qu'ils peuvent compter sur vous... Tout simplement, leur ouvrir votre cœur; et là, vous obtiendrez leur confiance. Si vous leur donnez votre amour, ils vous le rendront au centuple... Alors, le surnom du Dragon Ivre s'évanouira, disparaîtra de toutes les mémoires, et il ne sera rien de plus qu'un lointain souvenir. »
Il avoua qu'avec une épouse comme elle, le peuple serait sans aucun doute plus enclin à l'apprécier, ce à quoi Naerys ne répondit qu'avec un grand sourire. Elle osait espérer, elle aussi, que sa simple réputation, son comportement avec le peuple... Permettrait de redorer le blason de son futur époux. Elle osait croire que si le peuple l'aimait, l'aimait vraiment, alors il serait prêt à donner une autre chance à Daeron Targaryen, à l'aimer de nouveau. Le Dragon disait vouloir changer. Changer pour son père, pour elle... Mais le problème était toujours le même, il ne s'en sentait pas capable. Il n'avait pas confiance en lui et il avait peur que tout ce qu'on pouvait raconter à ce sujet n'était en réalité que la stricte vérité. Pour la première fois, il confiait ne pas vouloir rester toujours dans la peau de ce Daeron qu'on appelait "Le Dragon Ivre". Il tentait tant bien que mal de cacher son désarroi derrière des rires, mais il était trop tard pour cela, il avait déjà exprimé ses véritables pensées : il voulait devenir quelqu'un, mais il ignorait comment... « Si vous voulez réellement changer, alors vous réussirez, j'en suis convaincue. Je serai là pour vous aider, si jamais vous en avez besoin, soyez en sûr. » Elle pensait chaque mot qu'elle venait de prononcer. Il serait très bientôt son époux, son prince et un jour peut être, son roi, et elle serait sa femme, sa princesse et sa reine... Tous deux devaient travailler en équipe s'ils voulaient que leur avenir soit des plus beaux.

La conversation prit alors une tournure beaucoup plus "neutre", ou dans tous les cas, beaucoup moins importante et capitale. Désormais, elle se portait sur Peyredragon, la future demeure de la belle. Tout comme elle, Daeron appréciait l'architecture, et même s'il est vrai qu'il trouvait d'une grande beauté sa forteresse, il la disait particulièrement effrayantes les nuits d'orages. D'après lui, lors de telles nuits, les animaux sculptés dans la pierre paraissaient prendre vie... Si seulement ! Depuis l'enfance, Naerys mettait un point d'honneur à connaître l'histoire de ses ancêtres, se documentant le plus possible sur Valyria, sur ses habitants, sur ses coutumes etc. De ce fait, depuis des années, elle rêvait de pouvoir un jour poser les yeux sur un dragon... Malheureusement, ils avaient aujourd'hui tous disparus et n'étaient plus que des fragments d'histoire, des bêtes mythiques qui incarnaient le pouvoir et la puissance. Si la forteresse de Peydragon était en mesure de ressusciter ces créatures, ne serait-ce que quelques secondes par le biais de leurs ombres, ce serait suffisant à enjouer la jeune Velaryon. « En effet, cela sonne plutôt effrayant... Mais en même temps tellement excitant ! Il me tarde de pouvoir voir ça. Avoir ne serait-ce que l'impression qu'un dragon puisse revenir à la vie... Ce doit être fabuleux. » Jadis, à l'époque d'Aegon le Conquérant, les Targaryens tiraient leur force de frappe, leur pouvoir militaire des dragons. C'est sur trois de ces imposants reptiles qu'Aegon et ses deux sœurs arrivèrent de Peyredragon pour conquérir les Sept Couronnes, et tous, ou presque, s'agenouillèrent devant leur puissance. Aujourd'hui, les dragons n'existaient plus et certains disaient que le véritable pouvoir des Targaryens s'en était allé avec eux... Il est vrai que si la famille royale avait encore des dragons à sa disposition, personne n'oserait s'opposer à eux et sans doute la révolte Feunyor n'aurait jamais eu lieu... Néanmoins, même si Naerys se voulait fasciné par ces êtres, ils inspiraient la crainte, et diriger grâce à la peur n'était pas ce qu'elle désirait. Mais pour les plans qu'elle envisageait, pour ce qu'elle prévoyait pour ses enfants, notamment son fils aîné, quelques dragons auraient pu rendre la tâche plus aisée.
Il était évident de voir à quel point Daeron appréciait sa cousine Ororya. Il tenait à lui présenter dans peu de temps, ce à quoi Naerys ne trouvait rien à redire, tout l'inverse même, plus vite elle la rencontrerait, plus vite pourrait-elle juger le personnage et savoir si elle pourrait faire d'elle une alliée. D'après les dires du prince, elle ne voulait que son bien, elle ne cherchait qu'à le protéger, alors il y avait de grandes chances pour qu'elles s'entendent, sauf si, bien sûr, elle tentait de s'interposer entre Daeron et elle, ou qu'elle se plaçait sur son chemin, contrariant ses ambitions. « Comme je vous l'ai dis, ce sera un plaisir de faire sa connaissance. Je suis sûre que nous deviendrons de très bonnes amies. » répondit-elle avec le sourire.

Puis, il lui parla de son histoire à elle, lui disant qu'aucune histoire n'était banale. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le jeune dragon savait comment parler aux femmes, il n'était pas dénué d'adresse avec le langage. Il lui fît alors part de son désir de pouvoir, un jour, visiter Lamarck, la petite île dont sa future épouse était originaire. « Nous pourrions nous rendre là-bas ensemble un jour, si vous en avez envie, mon père serait sans aucun doute très heureux de vous accueillir, et de vous rencontrer. » elle marqua une courte pause, songeant à son père et au comportement qu'il pourrait avoir en compagnie de Daeron. C'était lui qui avait accepté de donner sa fille au prince, lui qui avait accepté la proposition du prince Maekar, mais s'il l'avait fait c'était avant tout pour les bienfaits qu'une telle alliance, un tel rapprochement, pourrait lui apporter. A vrai dire, elle ignorait ce qu'il pensait réellement de son futur époux en tant que personne. « Et pour ma part, ce serait un honneur de vous faire découvrir Lamarck. Je suis persuadée que vous aimeriez beaucoup l'endroit. »
Le prince aborda alors la question de son courage, un courage qui, d'après ce qu'on racontait, était inexistant. Daeron lui-même l'admettait. Il lui parla presque honteusement de son comportement lors du Jugement des Septs, un "exploit" dont son cousin, Clarence Hightower, le grand Argentier, lui avait parlé lors de son arrivée à la capitale. N'étant pas un individu des plus courageux, le Targaryen n'était pas un grand fan de joute ou bien d'équitation. Mais ils avaient des passions en commun : l'architecture, comme il l'avait signalé plus tôt dans la conversation, mais aussi la musique. Contrairement à la jeune fille aux cheveux de neige, le prince avait eut la chance de visiter un certain nombre d'endroits. Il lui vanta la splendeur de Hautjardin et d'Accalmie, lui demanda si elle-même avait eu l'occasion d'apercevoir des édifices qui l'avait marqué. « Malheureusement, non... Mes voyages se sont toujours limités à des allés-retours entre Lamarck et Port-Réal, mais je me souviens très nettement de la première fois où j'ai posé les yeux sur le Donjon Rouge, j'ai été émerveillée ! Et je le suis encore aujourd'hui. » Elle se remémora alors ses souvenirs d'enfance, ses premières visites à la capitale... C'était lors de ces dernières que, pour la première fois, elle avait rencontré Daeron. A cette époque là il n'était encore qu'un enfant, tout comme elle, et ils avaient partagés de très bons moments tous les deux. Elle espérait que ce serait encore le cas une fois qu'ils seraient mariés. « Bien sûr, je serai ravie d'en jouer pour vous. » dit-elle lorsqu'il lui confia qu'il aimerait beaucoup l'entendre un jour jouer de la harpe. Il s'agissait d'un instrument que la dame pratiquait depuis déjà plusieurs années, elle en avait donc une maîtrise plutôt complète. Elle était parfaitement en mesure de partager son talent avec le prince. Qui sait, cela ne ferait peut être que renforcer l'emprise qu'elle avait déjà sur lui, la grâce de la harpe pouvant certainement jouer en sa faveur. Il lui accorda alors un tout dernier compliment qui lui alla droit au cœur, lui disant qu'elle ferait une parfaite première dame de Peydragon et, si les Sept les voulaient, plus tard, une reine des plus incroyables. Elle ne su quoi répondre à cela et se contenta de lui offrir, encore une fois, un magnifique sourire, espérant qu'il ne soit pas lassé par la chose.
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Lorsqu'un Dragon retrouve un Hippocampe - Pv. Naerys

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