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On aime mieux la chasse que la prise ▬ Lyle

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Pryam Templeton
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Chevalier errant

♦ Missives : 4281
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♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
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♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
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Message Lun 1 Juil 2013 - 15:46

     An 211, les pérégrinations de Pryam à travers les régions de Westeros ne faisaient que suivre leur cours comme depuis bien des années. Le Valois avait décidé de poser ses affaires dans une petite clairière située dans une forêt qu'il traversait alors. Il ne s'arrêtait que rarement dans des tavernes ou dans des auberges : l'argent était bien trop précieux pour qu'il le perde inutilement et les années lui avaient enseigné comment considérer un tapis de feuilles aussi confortable qu'un matelas de paille. Son destrier et son cheval de bât avaient tous deux le loisir de pouvoir brouter à leur faim et par conséquent l'économie du chevalier était d'autant plus importante. Lorsque vous ne prouviez compter que sur l'argent que vous amassiez – même si le terme était mal adapté vu le peu d'argent qu'il gagnait – vous deveniez très regardant sur les détails de ce genre. C'était pour cette raison que pratiquement tout son matériel était fatigué, c'était aussi pour cette raison que le chevalier ne prenait pas vraiment garde à faire passer son confort avant l'entretien de son matériel. Le blond avait dû épuiser quasiment tout son pécule pour remplacer son destrier – qui lui servait désormais de cheval de bât – la pauvre bête arrivait en fin de vie et n'avait plus la force de supporter les traitements d'une monture de chevalier. Des achats qui semblaient sans importance pour des nobles devenaient aussitôt impressionnants – et effrayants – aux yeux du chevalier errant.

     Il avait donc soigneusement veillé à ce que son matériel et ses montures soient en sécurité : les brigands étaient assez peu nombreux, mais il y avait toujours des individus pour tenter d'emprunter la voie de la facilité. Des lâches aux yeux du Valois, mais contre qui il ne pouvait pas grand-chose, si ce n'était de les chasser et les dissuader de s'en prendre à lui.

     Les deux montures avaient été attachées à deux troncs avec une longe suffisante pour leur permettre de se promener un peu, il avait aussi creusé un léger trou dans le sol pour y placer le foyer de son feu de camp et avait déjà commencé à préparer de quoi l'allumer. L'habitude se sentait dans la disposition du campement : chaque chose avait sa place tout était posé avec un soin maniaque que le temps n’érodait pas. Comme son maître le lui disait alors qu'il était encore écuyer : un bon chevalier devant toujours être capable de trouver son épée même dans une nuit d'encre et même réveillé brutalement ! Depuis lors, le Valois mettait tout le soin possible à remplir certains objectifs avant de prendre un repos bien mérité.
     Seuls les bruits des animaux et du vent étaient audibles, quelques cliquetis lorsque les affaires du chevalier s'entrechoquaient, un silence aussi agréable à ses oreilles que le bruit d'une taverne l'était à celle d'un ivrogne. C'était aussi pour ces raisons qu'il aimait passer du temps dans la nature, même si c'était davantage la place d'un chasseur que d'un chevalier il fallait en convenir. La couche du jeune homme était disposée dans un coin, contre un rocher qui lui permettrait de ne surveiller que deux côtés et pouvoir réagir si un danger se présentait pendant la nuit. Le désavantage à vivre et voyager seul était bien de n'avoir personne pour veiller sur son sommeil. Mais il s'y était fait et ne dormir que sur une oreille ne le gênait plus depuis bien longtemps.

     Il était donc affairé à préparer son campement et à se rendre dans la forêt avoisinante pour ramasser un peu de bois de manière à entretenir le feu durant la nuit, sauf qu'un imprévu arriva. Un bruit de cavale arriva à ses oreilles : ce n'était guère celui que faisait un lapin en fuyant devant son prédateur, c'était plutôt celui d'une imposante bête qui fuyait devant une plus grosse encore. Avant que Pryam ne puisse réagir, une bête qu'il aurait préféré éviter de croiser déboula dans son campement. Un sanglier. Le plus étrange dans l'affaire était certainement le fait qu'en général ces animaux évitaient de s'approcher des zones où ils sentaient des humains. De plus, même si les compétences de survie du Valois n'étaient pas aussi développées que celle des chasseur, il avait su s'assurer qu'il n'était point sur la piste d'un quelconque animal. Inutile de préciser que l'arrivée de cette bête ne l'enchanta guère, surtout vu ce qui la suivait. Un ours ? Le blond ne su pas à quoi il avait affaire, c'était juste une énorme chose poilue et qui bougeait vite. Vu les dents qu'elle avait, ce n'était rien de bien amical et le chevalier resta quelques secondes interdit devant l'étrange duo qui se présenta à lui.
     Puis il réagit. Se déportant sur le côté, Pryam remercie le Guerrier de lui avoir toujours rappelé les préceptes de son maître : en moins de deux secondes il avisa l'endroit où se situait son épée, puis la ramassa avant de faire volte-face en direction de l'ours. Ou de ce que c'était.

     Le sanglier s'était précipité droit devant lui, il avait défoncé plusieurs affaires entreposées là par le locataire des lieux, puis semblait bien décidé à poursuivre sa course jusqu'à l'autre bout du campement. Bien entendu, son assaillant ne lâchait pas l'affaire et provoquait encore plus de dégâts, à un point tel que Pryam se demanda s'il parviendrait à récupérer quelques-unes de ses possessions après leur passage. Il aurait décidé de les laisser filer s'il n'y avait pas eu les chevaux. Les deux destriers s'affolaient, accrochés après leurs troncs et surtout, les deux bêtes étaient en train de se diriger vers eux. Sans vraiment réfléchir – ou justement en songeant à ce qu'il se passerait s'il perdait ses animaux – le chevalier se dirigea vers les deux équidés et après avoir glissé sa main sur le flanc de son destrier pour le calmer un peu, il se retourna vers l'ours et le sanglier. Ce dernier avait apparemment été touché par l'une des pattes de l'ours puisqu'il poussa un cri aigu qui agita d'autant plus les chevaux, avant de s'affaler sur le sol où il tentait actuellement de se redresser sur ses pattes. L'errant réagit aussitôt, regrettant de ne pas avoir allumé de feu, il se contenta de placer son épée devant lui, prêt à en user si le besoin se faisait sentir. Même si face à un ours, ses chances étaient plus que minimes.... Comme si l'animal était assez intelligent pour comprendre des paroles humaines, le jeune homme lui lança un unique avertissement.

     ▬ Allons, pars d'ici ou je serai obligé de me débarrasser de toi ! »

     S'il ne pouvait comprendre le sens des mots qui lui étaient adressés, l'ours pouvait au moins sentir que le ton du chevalier n'était pas hostile. Cependant, ce dernier n'hésiterait pas à mettre ses menaces à exécution : sa survie passait avant celle d'un animal.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Mar 2 Juil 2013 - 17:00

Lyle ignorait dans quelle contrée, il se trouvait. Il savait juste que l'est c'était par lâ bas, en s'aidant du soleil et que tant qu'il n'avait pas atteint la mer, il n'avait pas encore fini son voyage. Il serait probablement obligé de suivre la côte de toute façon. Il restait réaliste, celui qui avait la chance de tomber sur le lieu dit , après avoir parcouru le continent durant plus d'un mois serait probablement cocu toute sa vie. D'un point de vue simplement logique c'était impossible. Il n'avait croisé personne depuis une semaine. Il ne prenait pas les routes mais les sentiers. Pourquoi? Avez-vous comment un cortège de gens corrects réagissent face à son chien? Ou même un groupe d'enfants, sans compter les donzelles qui s'enfuyaient en courant comme si elle avait une bête quelconque aux trousses. Ce n'était pas comme si Pompon affichait les crocs constamment qui plus était. Il avait plus la bave aux babines qu'autre chose d'habitude. C'était juste un gros nounours de presque trois ans, qui avait encore quelques centimètres à prendre, et les crocs un peu trop gros pour tenir compagnie à une vieille dame ou à une de ces demoiselles coincées. Pourtant, contrairement à la plupart des chiens, il était docile et adorable, il était juste un peu fougueux et impressionnant.

Lyle marchait calmement dans les sous bois, suivant l'inclinaison du soleil , évitant au mieux les obstacles de la nature. Il était fatigué. Sans raison apparente, il n'avait pas trouvé le sommeil la nuit passé et avait jugé utile de marcher au maximum pour s'épuiser et enfin trouver le sommeil la nuit suivante. Il reproduisait souvent ce schéma ces derniers temps. Insomnies probablement dues aux rythme de vie précaire qu'il avait , à l'angoisse de sa solitude et aussi celle de se rapprocher du but mais qu'il ne soit pas certain aussi. Et s'il avait fait tout ce sacrifice de retour pour rien? Aurait-il du rester avec le fermier dans le Nord? Ne pas avoir la réponse à cette question le rongeait un peu plus chaque jour mais il continuait , parce qu'il n'avait pas envie de se retrouver sur son lit de mort à regretter ce qui pourrait être la chance de sa vie, d'enfin être en paix avec lui même. Une quête que bien des hommes faisaient sans jamais la finir. Vêtus de cuir brun , fourré de fourrure animale claire, lourdé d'une capuche imposante, qui tombait en arrière, ses chausses serrées dans des bottes de cuir cirée à semelles solides, son manteau était ouvert, et on pouvait y voir dessous des vêtements plus simple noirs, échancré sur le cou. Son crâne était rasé fraîchement sur les cotés et trois épaisses tresses étaient plaquées sur sa tête en crête plate, laissant les embouts tomber dans la nuque. Il ressemblait à un homme du nord, ou un de ces abrutis de brigands des montagnes de la Lune. Ou limite un fer né paumé. Mais certainement pas à un type du continent et encore moins du Bief. Diantre, si un noble du coin l'avait croisé, il l'avait pris pour un fer né et tué net. Mais que pouvait-il à son apparence? Fort heureusement, il savait se battre bien plus que de raison. Deux lames courtes, dagues courbes aux manches d'os d'ours étaient accrochés en biais sur ses rien, dissimulés sous le manteau qui lui tombait jusqu'au bas des cuisses. Pompon , dont le nez ne cessait de faire lever les yeux au ciel son maitre, tant il est était inadapté à l'animal, reniflait tout ce qui passait , décrivant des arcs de cercles plus ou moins larges autour de Lyle. Même les choses les plus improbables y passèrent. Il revint bientôt avec un genre.... de ... bout de bête dans la gueule.

Lyle baissa les yeux en s'arrêta , le sac de voyage sur les épaules, et fronça les sourcils. Il le surprenait de plus en plus par la bêtise de ses actes des fois. On aurait dit.... le brun souleva la tête pendante d'un bout de bâton, et la laissa retomber.... Gros chat en décomposition. Immonde.

- Lâche ça.
Le chien obéit et lui largua sur les pompes. Lyle baissa les yeux et son visage prit un air blasé. O...kay. Il se racla la gorge et se recula un peu avant de se frotter le cuir de ses bottes contre de la mousse d'une souche. Cette charogne devait avoir la moitié des maladies du continent. Il n'y avait rien de pire qu'un chat crevé. Il choppa son chien par le cou et lui rinça la gueule avec de l'eau et un peu d'alcool. Le chien, lui , bien sûr, ne pensait qu'à une chose, faire le pitre. L'eau dans ses babines devait le chatouiller, il devait se dire que ça y est, c'était la fête, et le pauvre Lyle pendant ce temps galérait comme un forcené pour lui laver les crocs. Pourvu qu'il ne tombe pas malade. Il avait déjà prit des trucs plus crades dans sa gueule mais à chaque fois c'était l'angoisse pour le natif des terres de l'orage. Il aimait son chien. C'était son seul bien , et il lui apportait bien plus qu'un richesse, il était aussi ce qui l'empêchait de sombrer dans la folie. Il l'avait empêché de périr sous les crocs des loups et de deux ours, il avait tenu tête à un puma , fait fuir quelques mauvaises âmes et quand il ne sentait pas un lieu ou qu'il y avait un problème, il était constamment en alerte. Il était indéniable que ces deux là étaient inséparables. Lyle aussi se serait volontiers précipité si son chien avait été blessé ou en péril. Le nettoyage prit fin quand le flair du monstre canin se mit en branle et qu'il arracha un cri de surprise à son maître, fonçant droit dans les fourrés.

Lyle tomba à moitié à quatre pattes au sol , les mains dans les feuilles humides? Il se redressa en gueulant le nom du chien d'un ton autoritaire qui dut résonner dans les sous bois. Puis se redressant dans un début de sprint qui allait se percevoir éprouvant, il referma la gourde de peau , fonçant dans les bosquets, entre les troncs fins. Le paysage ici était moins chaotique que dans le nord. Il était plus vert et aussi plus riche en faune. A coup sûr, cet idiot de clébard fougueux avait flairé un bestiau et vu qu'il n'avait pas mangé de viande depuis une bonne semaine, le gros balourd devait être en manque. Et le brun ne se trompait pas. Il vit son chien faire un cercle et revenir derrière lui. Un sanglier lui passa sous le nez et un jeune, ce qui faisait à peu près 30 kilos de viande. En soi ce pourrait être une source nutritive qui ne serait pas à bouder.

- Allez, choppe le! Mords!

Le chien accéléra mais ce ne fut pas sans bousculer son maître qui fit un tour sur lui même avant de reprendre son équilibre et de le rechercher du regard. Il reprit sa course poursuite du chien. Rah il avait quand même horreur de ça de courir comme un détraqué alors qu'il n'avait rien mangé depuis la veille, et ce n'était pas les lichens et les quelques champignons qu'il avait trouvé qu'il allait lui tenir à l'estomac. Il entendit bientôt un énorme rafût et des bruits métalliques, puis des chevaux. oh oh. Un campement? Aïe. Si c'était ça , ce n'était pas une bonne nouvelle. Lyle prit quand même ses responsabilités et courut en rappelant son chien.

- Pompon , viens ici ! Pompoooooooooon !!

Et dire que ce chien ne répondait qu'à ce nom débile. Quand il répondait d'ailleurs. Le brun déboucha essoufflé dans la clairière et regarda le bordel que ramenait le clébard , les deux chevaux , l'homme qui était présent. Juste un homme. Ok. Rapidement , le jeune voyageur envoya le sac au sol, et défit son manteau lourd. Il finit en tunique noire, ceintrée de sangles sur la taille. Il sortit deux chaines de son sac , d'une longueur d'un mètre environ , les enroula autour d'une de ses mains, et gueula lourdement :

- Pompon, viens ici ou j't'en colle une!!!!

Le chien se jeta sur le sanglier qui gueula et se débattit pattes en l'air, alors que le chien tentait d'éviter ses dents et ses sabots, les crocs dehors. En quelques secondes, Lyle arriva dans le dos du chien , le visage fermé , le regard sombre, il enjamba rapidement le chien au dessus de son dos , serrant ses cuisses à l'avant de l'embranchement du bassin , et passa les chaines sous le cou du chien pour les attraper de l'autre main qu'il enroula rapidement, avant de tirer en arrière net, contractant la plupart de son corps. La manœuvre devait être impressionnante, il n'en savait rien , mais il savait une chose en revanche, il n'y avait que ça pour arrêter le chien dans la frénésie d'un combat.

- CA SUFFIT, J'AI DIT!  

Le chien tira la langue, eut le souffle coupé un instant. Le sanglier ne bougeait presque plus sur le sol. Il agonisait clairement. Du sang dégoulinait de deux crocs de Pompon. Les babines apparurent alors , rendant l'apparence du chien au chien , et laissant celle de l'ours pour un autre moment. L'animal ne se débattit que quelques secondes sous les muscles contractés de Lyle , qui serrait les dents sous l'effort déployés. Il finit par tenir les chaines d'une seule main , et s'otant du dos de l'animal , en avalant sa salive. Il jeta un regard rapide autour de lui. Quel chaos. Puis vint le moment de croiser le regard de l'homme en face. Plutôt pas mal , mais ce n'était pas sa préoccupation première. Un homme de la trentaine, peut être moins, ils devaient être dans la même tranche. A son équipement, il était peut être chevalier. Lyle expira pour se calmer aussi les battements de corps. Ce genre d'intervention lui faisait toujours monter l’adrénaline. Pompon s'était une fois rebeller contre lui avant qu'il n'instaure une hiérarchie claire et que le brun maîtrise parfaitement les gestes. Il en avait gardé une cicatrice de morsures sur la cuisse, qui avait presque totalement disparu aujourd'hui. Le chien resta un peu agité à coté de son maitre, dont le bras tenait fermement les chaines en boucle fermée autour de son coup. Lyle se frotta la nuque, ennuyé.

- Je suis vraiment désolé... messire... Il est jeune... Je peux vous aider à tout réparer , je suis artisan de base si vous voulez. Je suis réellement navré de cette incident croyez-le bien. Nous n'avons pas mangé depuis plusieurs jours, nous voyageons, et il a vu du gibier, il a foncé. Je sais que ce n'est pas excusable mais je n'ai pas pu le retenir à temps. Pompon Assis.

Le chien posa son derrière au sol et ses oreilles pendantes se dressèrent à moitié, les yeux cachés dans son tête énorme sous la crinière noire, et la langue pendante, comme s'il était content de son oeuvre macabre. Ce chien devait avoir deux personnalités, c'était impossible autrement ou alors il était content. Moi avoir trouver manger, nous se péter la panse ce soir. Vous content hein !! Et vas-y que j'agite la queue derrière. Désespérant. Même si au fond, c'était amusant de voir que ce chien, aussi énorme soit-il n'ait pas voulu faire de mal . Cela se résumait à trois mots: Gros Bourrin Boulet.

- A moins que vous préfériez que je parte... je me sens obligé de vous aider à tout remettre en ordre. Et puis ce sanglier a été tué sur votre campement. Un bon repas ne fait jamais de mal, ce serait un peu une manière de me racheter. *un court silence* Je m'appelle ... Lyle ...

Il tendit la main en guise d'un échange potentiel de poigne qui aurait laissé comprendre que lui non plus n'avait pas de mauvaises intentions , et que tout ceci n'était qu'un malheureux accident et concours de circonstances. En espérant que l'homme en face soit compréhension. Mais à voir sa tête, il n'avait l'air d'être le pire bougre qui soit. Lyle n'était même pas sûr qu'il aurait pu arrêter son chien. Il avait plus l'air gentil comme type. Un peu trop peut être.
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Pryam Templeton
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Message Mer 3 Juil 2013 - 15:32

     L'épée levée, Pryam était prêt à l'abattre sur l'ours qui ne semblait pas désireux de laisser sa proie tranquille. Après un rapide coup d’œil vers le sanglier, le chevalier constata que la bête était blessée et qu'elle risquait d'être dangereuse s'il ne la tuait pas aussi. Quel gâchis, une telle proie servait à nourrir plusieurs dizaines de personnes et surtout, appartenait au seigneur des lieux. Il risquait encore d'avoir des ennuis si quelqu'un débarquait dans le coin et l'idée ne l'enchantait pas du tout. En parlant d'individu qui arriverait soudain, un jeune homme déboucha dans la petite clairière en lâcha un appel qui semblait destiné à l'ours. Inutile de préciser que le blond lui décrocha un regard chargé d'incompréhension, était-il fou pour se promener avec un ours domestiqué ? Enfin domestiqué, rapidement vu la manière dont il s'acharnait sur le malheureux sanglier. L'errant ne s'attarda pas vraiment sur la contemplation de l'inconnu, la proximité d'une bête dangereuse accaparait toute son attention : ses chevaux piaffaient derrière lui et pouvaient bien finir par briser le licol qui les maintenant attachés au tronc.

     Le nouvel arrivant s'approcha rapidement de l'ours qui s'occupait surtout du sanglier qui se débattait avec l'énergie du désespoir, pauvre bête. Vu la manière dont il se plaça pour maîtriser le prédateur, Pryam en déduisit que le jeune homme devait avoir l'habitude de ce genre de situation, mais il ne savait pas vraiment s'il fallait s'en réjouir ou s'en désoler ! Le Valois conserva son épée levée, prête à être utilisée au cas où la créature repousserait son « maître », si tant est que l'on puisse appeler cela de la sorte. Les animaux étaient dangereux, quels qu'ils soient, il ne fallait pas les côtoyer avec légèreté. L'esprit fermé du chevalier pouvait le faire apparaître comme trop conservateur ou trop têtu, mais peu lui chalait.

     La suite se déroula assez rapidement : l'inconnu utilisa les lanières qu'il tenait en main pour obliger l'ours à reculer et après quelques instants, Pryam eut la surprise de constater que finalement, il ne s'agissait « que » d'un chien. Une bête particulièrement imposante et impressionnante que le chevalier n'avait encore jamais vu, ni même entendu parler pour être franc. L'éducation du Valois ne lui avait jamais permis d'avoir d'animal de compagnie, il percevait ses montures comme de l'équipement et c'était d'ailleurs pour cette raison qu'il ne leur avait jamais donné de nom. Voir quelqu'un se promener avec une telle bête avait donc de quoi le laisser perplexe, bien qu'il devait admettre son utilité quant à une partie de chasse : il avait réussi à mortellement blesser un sanglier. Cette proie pouvait poser des difficultés à d'excellents chasseurs, c'était relativement impressionnant. Bientôt la situation fut maîtrisée, le jeune homme avait reprit son chien en main et se tenait désormais debout devant le blond qui n'avait toujours pas bougé. Les bêtes derrière lui continuaient de piaffer comme l'odeur du sang les effrayait. Le silence fut alors brisé par le nouvel arrivant qui s'exprimait d'une manière qui montrait clairement qu'il était gêné par la situation dans laquelle ils se trouvaient actuellement. Pryam écouta les paroles de l'étranger sans manifester la moindre contrariété, il arborait toujours un visage neutre ou amical, mais rarement hostile, question d'état d'esprit comme lui disait son maître. Un peu dépité, il détourna son attention du prénommé Lyle pour regarder son campement qui se trouvait dans un beau bordel, est-ce que c'était réparable ? Il n'en avait absolument aucune idée ! Baissant son épée, le chevalier reporta finalement son attention vers son interlocuteur avant de tendre la main à son tour pour saisir celle qui lui était offerte.

     ▬ Pryam. Ce fut le seul mot qui sortit de sa bouche pendant quelques secondes alors que son regard clair était toujours posé sur le visage de l'homme. Ce campement m'appartient peut-être, mais pas la terre où il est dressé. Il ne parlait pas sur un ton moralisateur ou hautain, mais se contentait d'exprimer un fait. Rien ne vous empêche de vous servir du sanglier, il est mort et trop lourd à transporter, mieux vaut l'utiliser que le laisser pourrir sur place. Mais je ne peux pas accepter votre offre, même si je vous en remercie. »

     Le Valois détourna son attention de Lyle pour se concentrer sur ses montures. Il posa de côté son épée – le jeune homme ne lui avait pas l'air dangereux – avait de glisser sa main sur la croupe de son destrier histoire de tenter de l'apaiser un peu. Le contact de la main calma rapidement le cheval et son apaisement se communiqua à son compagnon. Au moins n'étaient-ils pas partis, il faudra qu'il vérifie qu'ils ne s'étaient pas blessés dans leur panique. Mais plus tard, il avait un « invité » à servir convenablement. Pivotant une fois de plus pour retrouver sa position initiale, le chevalier errant reprit la parole.

     ▬ Le sanglier est mort ici, ce serait stupide que je vous demande de vous en-aller. J'imagine que vous n'êtes pas responsable des agissements de votre... chien. J'ai cru que c'était un ours pendant un moment, vous avez de la chance que je n'ai pas essayé de le tuer. Il avait prononcé ces derniers mots avec un léger sourire qui se voulait rassurant. Il s'en serait voulu d'avoir agi de la sorte. J'accepte votre aide pour réparer le plus gros des dégâts, je sais entretenir mon équipement, mais le réparer ce n'est pas dans mes cordes. Et je n'ai pas les moyens d'en racheter de nouveau. Ça c'était dit, il lui proposait un échange de bons procédés. J'avais préparé de quoi allumer un feu, si vous m'aidez à remettre en état quelques choses, vous pourrez l'utiliser autant que vous le désirez. »

     Il devait avoir l'air bizarre, Pryam en était conscient. Habituellement la contrariété poussait plutôt à se montrer agressif voire hostile, mais ce n'était pas dans le caractère du jeune homme. Il était trop « bonne poire » comme on le disait si poliment, il préférait tendre la main, quitte à se la faire mordre. Laissant à son invité le temps de se décider, le Valois s'éloigna de lui après avoir récupéré son épée, puis se pencha pour ramasser le fourreau et la rengainer afin qu'elle ne soit pas abîmée par accident. Toujours veiller à ce que tout soit en ordre. Constatant avec soulagement que cette partie du campement avait été épargnée par la tornade poilue, l'errant lança une question à Lyle.

     ▬ Alors, vous venez de loin ? »

     À voyager deux jours sans manger, c'était envisageable.


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Message Jeu 4 Juil 2013 - 22:54


Pryam donc. Lyle dévisagea discrètement le chevalier et sans s'en rendre compte étudia aussi sa manière de faire et de parler. Moui. Un peu coincé le bestiau. Un chevalier peut être? A fond dans ses vœux et tout ça ? Avec la bravoure, la courtoisie, la dévotion au suzerain et la bonté envers la veuve et l'orphelin? Il n'avait pas l'air méchant en plus et question bravoure, il ne doutait pas qu'il le soit mais il n'avait pas le regard d'un tueur. Alors quoi , c'était un preux chevalier tout mignon, romantique et épris de justice à qui un maitre plein de droiture et de sagesse avait appris les vertus du monde ? Les vertus? Qu'est-ce que c'était déjà? Ah oui , ça impliquait aussi les trucs sur le sexe et les retenues. Oui alors autant la loyauté , Lyle la vouait à un seul seigneur qu'il projetait de rejoindre à ce moment même, autant le reste ... c'était un peu comme dire à une chèvre de s'envoyer un steak de bœuf. En gros , cela ne servait à rien. Lyle aimait et avait toujours aimé les choses de la vie , et les vivre pleinement sans grande retenue. Il observa calmement autour de lui en tenant fermement le chien qui l'obligeait à contracter les muscles de son bras plus que de raison. Mais mince tu vas te calmer oui ! J'vais me chopper une crampe! Autant parler à un caillou. Le chien comme 80% du temps avait juste envie de faire le con. Il s’attarda sur le sanglier qui ne bougeait plus mais n'était pas mort.

- Beaucoup le prenne pour un ours oui. Il n'est pas méchant juste un peu... buté.

Il regarda le molosse qui commençait à être un peu assagi et desserra la double chaîne qui enserrait son cou et sa crinière. Pompon se tint tranquille. Ce n'était ps trop tôt. Il lui fit signe d'aller voir ailleurs. Le chien lui lécha la main d'un énorme coup de langue bien baveux , tirant un moue un peu blasée à Lyle. Ah oui, il oubliait souvent cette option. Il regarda sa main et se l'essuya sur sa tunique. Charmant le baveur. Un léger reniflement du chien sur Lyle, du style : pourquoi tu t'essuies! et il se détourna de Lyle pour aller vers Pryam . lyle pria intérieurement pour qu'il ne fasse pas de crasses au petit blond. Il manquerait plus qu'il se prenne ses foudres alors qu'il avait réussi à ne pas se faire pourfendre pour le défonçage de son campement. Ce chien avait vraiment une cervelle de truite quand il s'y mettait. Dégage ... pas par là! Idiot! Et voila le chien qui fourre sa grosse truffe chaude dans une des mains qui traîne du chevalier. Lyle fait les yeux en grand et se pissa les lèvres des dents, pour se détourner tout droit vers d'autres horizons, genre, il n'avait rien vu. Le chien voulait un câlin , mais il n'était pas au courant , il ne savait rien non non. Si ça tournait mal , il n'était pas là. D'autres horizons , ce fut à quelques pas de là , il trouva l'abri en question , qui en soit aurait tenu si les sangles n'avait pas été arraché par le couple de bourrins. Il passa sa main sur la toile et regarda les boucles. Il pourrait réparer. Puis ses yeux se dirigèrent sur d'autres petites installations ( il va falloir que tu me décrives, parce que sans ça je sais pas quoi réparer ^^)

- C'est réparable, je vais faire ça dans la soirée, mais pour l'heure...

Il dégaina lentement une de ses longues dagues courbes , et la fit tourner dans sa main comme un geste habituel, s'approchant de Pryam , mais allant vers le Cochon sauvage en réalité. Cela aurait pu porter à confusion parce que le visage de Lyle quand il était sérieux pouvait prêter des intentions qui n'étaient pas intentionnelles... Il était juste grave de nature, marqué par une vie trop rude.  Son mental transparaissait dans ses yeux. Il posa un genou au sol , ramassa le cochon en le chopper par la peau du coup et ce dernier bougea. Il n'était pas mort. Le visage de Lyle se marqua d'un effort de résistance pour maintenir l'animal et il le traîna derrière, puis sortit une corde de son sac, il noua aux deux pattes arrières du sanglier, et il lança la corde par dessus une lourde branche de chêne.

- Du grand Nord, Bien après Winterfell. Là où les chiens ressemblent à des ours.

Il rit un peu  gentiment et reprit en tirant dans un grand effort le cochon vers le haut , ficelant solidement la corde au tronc ensuite, la dague dans les dents, l’ôtant pour parler.

- Cela fait plusieurs lunes que je voyage avec lui. Je me rends aux iles Estremont dans les Terres de l'Orage. Je me fis aux soleil en priant pour tomber sur la côte un jour... C'est ma terre de naissance et j'ai fait allégeance à un des seigneurs Estremont, il y a bien longtemps de cela. Il est temps que je m'acquitte de cette loyauté qui me manque aussi, j'avoue.

A ces mots, dans un geste net, il trancha la gorge du sanglier qui n'eut pas le temps de crier. Le chien s'était couché tranquillement plus loin et observait les deux hommes, la langue pendant. Ah bah quand même! Il était enfin fatigué. Quant au sanglier, il ne serait plus jamais fatigué lui. Le geste net , montrant une dextérité certaine en armes courtes, et les paroles juste posées avant cela aurait pu faire croire que les Estremont n'avait pas peur de ce qui pouvaient leur arriver. Lyle ne calculait pas ça. Pour lui , les deux n'avaient rien à voir. Fallait bien le vider ce cochon avant de le manger non ? Cuir un animal avec le sang et les entrailles donnaient un gout horrible à la chair et bien souvent rendait la chose immangeable.

- Pompon , viens ici .

Le chien se lève et Lyle tapota le sol du pied et le chien se mit à creuser entre les racines de l'arbre juste sous le cochon avec une frénésie violente et puissante , alors que le jeune brun le tenait à l'écart du chien par une patte, pour que le sang s'écoule ailleurs que sur le chien. Une fois un trou énorme de cinquante de profondeur environ fut creusé, il replaça le cochon. Il ôta sa tunique principale pour finir en tunique brune avec des avant bras resserrés de cuir sombres à sangles. Il empoigna la dague et l'inversa vers le sol.

- Et vous , vous venez d'où? Errer seul en forêt n'est pas le meilleur des choix. Il y a des loups, des ours... des fous.

Oui oui des fous, hein Lyle. Tu fais quoi avec ton couteau là ? La lame plongea comme dans du beurre dans le bestiau et il lui fendit le ventre jusqu'au cotes. Il avait écarté les pieds au bord du trou, et en quelques secondes, sous son regard imperturbable, les organes tombèrent dans un bruit glauques dans la terre fraîche. Il plongea la dague dedans et coupa tout ce qui accrochait , et bientôt le cochon fut vide. Il avait pas mal de sang sur les mains mais cela ne semblait pas le perturbait. Son chien s'approcha de l'une d'entre elles, et lui lécha les doigts ensanglantés. Le regard de Lyle ne lâcha la carcasse que pour râler sur son chien.

- J't'ai déjà dit de n'pas faire ça. Pas de viande crue c'est clair ?

Il était autoritaire et sans appel. Le chien alla chercher la gourde d'eau qui était posé sur le sac de Lyle, lourdé au sol plus tôt sans ménagement et lui ramena. Brave bête. Lyle l'ouvrit et se rinça les doigts lentement puis jeta un coup d’œil à Pryam.

- C'est quoi votre métier si ce n'est pas indiscret?

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Pryam Templeton
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Message Ven 5 Juil 2013 - 12:39

     La méchanceté était particulièrement relative, Pryam l'avait découvert à ses dépends. Certains individus considéraient quelque chose parfaitement normal alors qu'aux yeux du Valois, cela apparaissait comme mesquin ou cruel. Tout dépendait de l'éducation de chacun en fin de compte. Il ne répondit donc rien aux premières paroles du jeune homme, préférant ne pas s'enfoncer dans de tels débats. Le chevalier s'était donc concentré sur son arme en imaginant que le chien allait rester auprès de son maître, mais celui-ci ne semblait pas vouloir se contenter de cela. Une brève surprise étreignit le chevalier lorsqu'il sentit quelque chose de chaud et humide venir buter contre sa main qu'il retira vivement avant de darder le coupable – qui n'était autre que la bête – du regard. Comme l'errant l'avait songé quelques instants plus tôt : les animaux n'étaient pas de la compagnie à ses yeux, mais un simple objet plus ou moins utile. Caresser une bête qui venait de débarquer comme une furie dans son campement n'était donc absolument pas dans ses projets. Après un léger froncement de sourcils, le blond décida tout simplement d'ignorer la bête en tenant sa main hors de portée de la truffe de l'animal : il finirait bien par se lasser !

     La voix de son comparse le tira de ses pensées, visiblement il pouvait se débrouiller pour réparer les dégâts. Il n'y avait pas grand-chose en réalité, une espèce de « tente » faite de soutiens de bois et recouverts de tissus épais, le tout permettant de conserver la nourriture et les habits au sec en cas d'averse. Le bois avait été abîmé et quelques soutiens s'étaient brisés, il ne serait pas très difficile de les réparer. Après il ne s'agissait que de dégâts encore plus mineurs : le baquet qui servait d'abreuvoir aux chevaux et dont la anse s'était brisée ou encore le seau qui servait à chercher de l'eau au ruisseau et dont le fond s'était déplacé. En somme des travaux très minimes pour quelqu'un qui s'y connaissait, mais plus embêtaient et chronophage pour une personne qui manquait d'expérience dans ce domaine. Pryam s'apprêtait à le rassurer sur le fait que rien ne pressait, mais il fut prit d'un léger doute lorsqu'il vit le jeune homme d'approcher de lui, son arme à la main. S'était-il trompé ? Était-ce finalement quelqu'un de peu fréquentable ? Le chevalier se rendit compte de sa bêtise lorsqu'il comprit que Lyle visait le sanglier, mais il préféra toutefois garder son arme à portée de main après ce petit épisode. Au cas où.

     Ayant bien expliqué qu'il ne comptait pas toucher au sanglier, Pryam laissa son invité s'occuper de lui. Il ne chassait pas, ou très rarement, préférant acheter directement les animaux morts sur les étals des marchés, mais ce n'était pas pour autant qu'il rechignait face à quelqu'un qui vidait un animal. Le chevalier y avait eu droit lorsqu'il vivait encore à Neufétoiles auprès des siens : lorsque son père se rendait à la chasse le jeune garçon s'occupait souvent de vider les carcasses en compagnie des cuisinières. Ajoutez à cela qu'il ne voyait pas les animaux comme l'équivalent des humains et vous compreniez qu'il n'avait pas vraiment de problèmes à assister au spectacle peu ragoûtant que Lyle lui promettait en s'occupant du sanglier. Le jeune homme lui expliqua d'ailleurs être originaire du Nord, avant de lui préciser qu'il avait vu le jour sur une île des Terres de l'Orage. C'était un exil relativement lointain il fallait l'avouer, surtout dans une terre aussi vierge et hostile que celle du Nord. Le chevalier y avait été une seule fois et n'en gardait pas vraiment un bon souvenir, mais peut-être que sa vision était tronquée par son rôle de chevalier : il représentait les sept contrairement à un simple artisan. En parlant de cela, que pouvait-il exercer comme profession ? Chasseur ? C'était une possibilité : ses gestes étaient assurés et il avait l'air de savoir se débrouiller avec les bêtes. C'était sans compter que le Nord recelait de grosses proies certainement intéressantes pour un chasseur.

     Échafaudant des possibilités le Valois les observa quelques instants travailler en duo : avoir un chien se révélait apparemment très utile, mais Pryam était dubitatif quant aux difficultés que la bête semblait poser. Nul doute qu'il devait rendre autant service qu'il posait des problèmes, peut-être même qu'il en posait davantage. Haussant finalement les épaules, le blond les laissa s'occuper en s'efforçant de réordonner ses affaires du mieux qu'il pouvait. C'était un tic qu'il avait acquis avec le temps, le besoin de toujours tout ranger parfaitement. Ce n'était pas parce qu'il se faisait passer pour un roturier qu'il devait se comporter comme un sagouin après tout ! La question de Lyle attira l'attention du Valois sur lui et il ne sut pas vraiment comment prendre la dernière précision. Des fous ? Jusqu'au aujourd'hui Pryam n'en avait jamais croisé, mais peut-être que ce serait une première.

     ▬ Je suis né dans le Val, mais je voyage de région en région depuis plusieurs années. Je suis dans le Conflans depuis quelques temps, je me rendais dans le Bief comme je sais qu'il y a des difficultés de ce côté-ci. C'est un bon endroit pour trouver du travail. Une information assez inutile il fallait l'avouer, Lyle n'apprenait pas grand-chose. Et je n'erre pas, j'ai dressé le camp pour la nuit, mais j'ai un but et un objectif bien précis. Quant aux animaux, je me tiens hors de leurs pistes, normalement je n'ai pas de problèmes de ce côté, sauf lorsqu'un chien rabat le gibier sur mon campement évidemment. Espérons que le vôtre ne m'aura apporté qu'un sanglier. Je ne suis pas certain d'avoir envie de tester le reste dans la foulée »

     Et qu'il n'avait pas rameuter un fou par la même occasion. Le chien était toujours collé aux basques de son maître, Pryam en vint à se demander comme est-ce que celui-ci pouvait supporter cette présence permanente. L'avantage avec les chevaux c'était qu'ils ne venaient pas réclamer votre attention sans cesse. Chacun ses goûts en fin de compte. Le regard clair de l'errant s'attarda quelques secondes sur la scène qu'ils offraient alors que l'animal léchaient les doigts souillés de son maître, puis il détourna son attention lorsqu'une nouvelle question lui fut posée. Son métier ? Voilà encore un sujet assez épineux, mais il semblait que cet étranger ne serait pas aussi pointilleux que les nobles que Pryam avait l'habitude de rencontrer. De toute manière il ne mentait jamais, alors autant répondre directement.

     ▬ Je suis chevalier. Mais je n'ai pas prêté serment à un seigneur, je voyage pour offrir mes services. Il évitait toujours de dire clairement qu'il était un chevalier errant, sachant parfaitement qu'ils étaient mal vus en raison de leur statut plus comparable à celui de mercenaire que de chevalier. Et vous, pour aller vous enterrer dans le Nord et savoir dépecer un animal de la sorte, vous êtes chasseur ? J'ignorais que le Nord attirait des étrangers. Il parlait avec sincérité et franchise, comme à chaque fois. Son regard s'attarda une énième fois sur l'animal. Vous l'avez trouvé dans le Nord ? Pourquoi l'avoir pris ? Il a l'air de vous attirer davantage de problèmes que de vous aider. Enfin, peut-être que je n'ai vu que la mauvaise partie, mais je dois avouer qu'avec une taille pareille, j'ai du mal à concevoir qu'il puisse être aisé de voyager avec lui. »

     Le ton n'était pas critique, il était simplement curieux. Pryam avait pour habitude de ne pas railler ce qu'il ne connaissait pas, préférant se forger son propre avis avant de prendre une décision. C'était d'ailleurs pour cette raison que beaucoup le prenaient pour quelqu'un d'un peu lent : cette tendance qu'il avait à toujours sérieusement réfléchir au moindre détail le rendait quelque chose long à la détente.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Dim 7 Juil 2013 - 11:38


Lyle laissa donc monsieur "Mimines toutes propres" à sa compréhension de ce qui avait été détruit du camp. Une fois le sanglier en train de se vider, le brun leva les yeux en l'air. Il fallait du solide.

- Vous êtes au courant que cette nuit nous allons essuyer des pluies et un gros vent? Votre... tente de fortune risque de filer à la première bourrasque.

A ses mots, Lyle choisit un arbre. Un gros. Le genre où si on le prend à pleine vitesse, on se fracture un truc et l'arbre ne bouge même pas une feuille. Un châtaignier on dirait. Il rangea la dague nettoyée dans sa ceinture et sauta pour chopper une des premières grosses branches, pour se hisser dessus à la force des bras, passant par l'étape cochon pendu aussi , jusqu'à finir accroupir dessous et leva les yeux vers une autre pour continuer de monter. Souple et doué en acrobaties, Lyle en surprenait plus d'un pour ne pas coller à l'image de sa carrure plutôt massive pour jouer aux gamins dans les arbres, pourtant il adorait ça. En même temps qu'il grimpait , il analysait ce que lui avait dit le jeune homme. Les mains solides du crêteux saisirent la branche et il s'y pendit, y imposant son poids. Le bois commença à craquer. On ne le voyait plus dans les feuillages. On n'entendait que les efforts  et d'un seul coup, un énorme craquement, un choc, un gémissement grogné et une énorme volée de feuilles mortes au sol. Quand elles retombèrent , Lyle apparut accroupi au sol et se redressa en s'époussetant , les sourcils froncés. On aurait pu faire plus discret pour le coup. Il ôta les quelques feuilles qui étaient sur ses mèches de crête, et se pencha pour ramasser une branche épaisse et solide, d'environ dix centimètres de diamètre. Le bois mort aurait cassé et les première branche sans toujours trop grosse. Il ne s'était pas fait mal pourtant dans sa chute. Certains aurait pu s'y briser les os. Lui , était entier.

- Sauf votre respect, vous n'êtes jamais à l'écart des animaux, hormis en ville. Ils n'ont pas de règles prédéfinies quant à leur mode de vie. Certains sentiers apparaissent mais les plus dangereux ne suivent pas de chemins. Les loups , les ours ont des territoires. Tous les territoires se touchent , donc nous sommes dans l'un d'entre eux.

Il parlait clairement , concentré à racler à la dague ce qui dépassait du tronçon de grosse branche et il tailla en pointe les deux bouts tranquillement en s'asseyant sur une souche, le bois entre les cuisses pour le maintenir en place et ne pas s'entailler une main ou le bras opposé. Il ne s'était donc pas trompé.

- Je me suis toujours demander si un roturier pouvait devenir chevalier... , dit-il pensif. Et non j'n'suis pas chasseur , même si je pratique. J'ai été apprenti menuisier à Vertepierre , puis j'ai quitté les Iles Estremont par respect pour un jeune seigneur. J'ai fini artiste dans une troupe itinérante. Marionnettiste et acrobate. On a été touché par le fléau , j'ai travaillé 2 ans pour un fermier du Nord. Il m'a appris à me battre, à manier les dagues, puis quand j'ai eu assez d'argent j'ai décidé de revenir à mes origines. Avec un peu de chance, je ne me ferai pas décapiter pour ma fuite. Et je vous déconseille le Nord... Vous n'avez pas l'air paré à l'affronter sans vous offenser. J'ai bien peur que vous fassiez croqué tout cru là haut, que ce soit par les bêtes ou les hommes. Bien que je n'doute pas de votre bravoure, expliqua-t-il avant de violemment planter l'énorme piquet dans le sol, la dague dans les dents.

Il reprit l'arme en main et le chien voulu pisser sur le piquet , il le poussa de la jambe. L'animal partit se soulager sur un autre arbre. Des fois l'intelligence de ce chien dépassait celle d'un simple, d'autre fois, il était plus con qu'une moule.

- Lui? Un cadeau de l'homme que j'ai aidé dans le Nord pour sa ferme.

Lyle sourit en tirant sur les ficelles pour renforcer les noeuds en en rajoutant par dessus.  Il expliquant , concentré dans sa besogne.

- Prenez un jeune cheval. Les meilleures montures ont entre sept et neuf ans. Avant trois ans, les jeunes sont soit fougueux, soit immontables. Il faut les débourrer, parfois avec fermeté pour en faire de fiers compagnons de route. Les chiens c'est la même chose. Il a deux ans, j'ai commencé son dressage en partant. Je trouve qu'il s'en sort très bien pour le peu que je lui ai appris. Et puis... sans lui, je serai mort depuis longtemps. Il m'a défendu au péril de sa vie contre bien des ours, loups et puma. Il m'a même sauvé de la noyade au passage de la Verfurque.... Il est chiant mais vital. Ca me suffit. N'avez-vous aucun attachement pour vos montures?

Lyle sourit en s'approcha , t'ailla un bout de bois cassé pour s'en servir de contrefort de toile.

- Vous m'allez l'air un peu guindé. Il faut vous détendre, je ne compte pas vous manger au dîner. On a le sanglier déjà. Je pense que je serai rassasié après ça, du moins je l'espère, plaisanta-t-il en lui jetant un regard amusé.

Allait-il le traumatiser, le choquer, le foutre en colère? Et surtout dans quel sens allait-il prendre cette phrase? Qui sait ce qui se passait dans les rouaves cérébraux du blond. Lyle se gratta doucement la joue de la lame du couteau, une légère démangeaison banale le taquinait. Il fit demi tour et lança , toujours avec ce même amusement.

- Au pire, on mangera un de vos chevaux , et puis je finirais avec vous pour le dessert !

Lyle , tu vas te prendre un caillou sur la tête si tu continues. Roh c'est bon , il fallait bien détendre l'atmosphère. Il allait craquer ses chausses le blond s'il ne se lâchait pas un peu avec Lyle. Il allait rapidement être exaspéré voir lui clouer l'épée dans le flanc. Après tout , il ne le connaissait pas le blondinet, peut être que ce chevalier était une terrible fine lame avec une double personnalité qui le pourfendrait pour lui manger le foie ensuite ! Lyle se figea à sa propre bêtise. N'importe quoi. Il jeta un regard en coin au chevalier comme pour s'en assurer. Oui n'importe quoi. Ce type était juste un jeune homme bien sous tout rapport qui n'avait probablement jamais... oh. Mais c'était ça! Aussi coincé qu'un puceau! Diantre! Le sacrilège. Un puceau avec ce fasciés et cette gentillesse. Comment était-ce possible? Était-il aussi un peu septon dans l'âme? Non. Ca ne collait pas. C'était juste...un puceau. Tout s'expliquait ! Lyle fronça les sourcils contre lui même. Vas y pense ç autre chose espèce de petit pervers. Oui , bah l'abstinence ça travaille hein ! Et la solitude aussi. Et qui plus est , Lyle ne se cachait pas de ses préférences. On pouvait voir les mimiques de Lyle changeaient son visage au fur et à mesure de ses pensées. Ses mains laçaient avec adresse et solidité les montants, et l'abri fut bientôt solidement fixés entre deux troncs épais et lourdés de pierres sur les cotés. C'était d'ailleurs assez drôle de voir le chien ramener des trucs dans sa gueule, des branches et cailloux moyens pour aider son maître. En soit cela ne servait concrètement à rien mais l'acte était sympathique.

- Pourquoi ne pas avoir choisi de seigneur? Et puis vous ne rêvez pas d'une famille et d'une femme, des enfants , tout ça ? Vous n'auriez pas de mal à trouver je pense.
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Pryam Templeton
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Message Dim 7 Juil 2013 - 19:02

     Il parlait beaucoup. Beaucoup trop même. Loin d'être contrarié devant les paroles du jeune homme qui l'informait de la nuit à venir, Pryam fit preuve de son calme habituel. Combien de fois avait-il eu droit à des « conseils » de chasseurs ou de voyageurs qui voulaient lui apprendre des choses ? Il devait peut-être avoir une tête de benêt qui poussait tout le monde à le prendre pour un imbécile. Cependant, le chevalier considérait ces conseils comme une marque de sympathie de la part des autres et non comme un besoin de l'écraser pour prouver leur supériorité, ce fut d'ailleurs pour cette raison qu'il acquiesça d'un simple hochement de tête.

     ▬ Ne vous inquiétez pas. Ce n'est pas la première fois que je passe la nuit dehors. »

     Autrement dit : je sais ce que je fais, ne perdez pas votre temps avec moi. C'était son rôle d'aider les autres et non le contraire. L'espace d'un instant, le Valois se demanda s'il avait bien fait d'inviter le jeune homme à séjourner sur place. Ce n'était pas dans ses habitudes de passer du temps avec autrui et il préférait donc largement sa solitude, sauf que celui-ci avait l'air particulièrement bavard. Au moins pourrait-il meubler seul la discussion ? Pryam l'observa quelques instants alors qu'il se pendait après un arbre, certainement pour aller arracher quelques branches. Le chevalier avait vu des chasseurs agir de même par le passé, mais de son côté préférait ne pas imposer sa présence à la nature. Mis à part les cendres de son feu, généralement le chevalier errant ne laissait aucune trace de son passage. Visiblement cette fois-ci ce serait différent, ne serait-ce qu'avec les morceaux du sanglier que le brun venait d'éventrer. Il soupira doucement avant de détourner son attention du duo aussi étrange qu'agité, il devait avoir l'air d'un mollusque à côté d'eux !

     Alors que le chevalier vaquait une fois de plus à ses occupations, ordonnant une énième fois ses affaires, Lyle reprit la parole pour lui donner de nouvelles informations sur la nature. Cette fois-ci, Pryam s'abstint simplement de répondre. Il ne connaissait pas grand-chose aux animaux, son maître lui avait simplement appris à ne pas s'installer sur la piste d'un troupeau et des choses de ce type, mais il se doutait que ce n'était pas une science exacte. Prétendre pouvoir comprendre les animaux serait comme de déclarer que l'on pouvait contrôler la pluie : ce serait un mensonge. Le silence du Valois ne découragea pas le jeune homme qui reprit de plus bel, supputant sur les origines des chevaliers avant de donner quelques informations sur son passé. Ce ne fut que lorsque l'Orageux parla du Nord et lui déconseilla de s'y rendre que le chevalier esquissa un bref sourire.

     ▬ J'ai déjà voyagé et séjourné dans le Nord. Et toute la bravoure du monde ne servira à rien face au froid. Mais ça, j'en ai l'habitude. Il avait grandi dans Les Doigts, une région particulièrement froide du Val, son père lui disait souvent que c'était un peu comme dans le Nord, mais Pryam n'en était pas convaincu. Pourquoi être parti aussi loin ? Si vous cherchiez à fuir le Fléau, n'aurait-il pas été plus logique d'aller à Dorne qui a été épargné ? En plus si je ne m'abuse, il me semble que l'île d'Estremont est en affaire avec Lancehélion. Il fronça les sourcils sous le coup de la réflexion. Mais vous vouliez peut-être simplement changer d'air ? »

     Une fois de plus, Pryam ne s'était pas vexé en entendant l'autre lui parler comme s'il n'était qu'un paysan incapable de se servir de son arme. Nombreux étaient ceux qui le sous-estimaient en s'imaginant qu'il se ferait désarmer et tuer par le premier brigand venu, tout cela en raison de son air débonnaire. Mais comme son maître le lui avait si souvent dit : un chevalier passait davantage de temps à aider la veuve et l'orphelin qu'à combattre de féroces adversaires, il valait donc mieux avoir une mine rassurante qu'un air patibulaire. De toute manière, ce n'était pas dans la nature du blond de s'irriter des paroles des autres, il avait bien trop souvent été maladroit avec ses mots pour se laisser blesser par ceux d'inconnus.

     Occupé à préparer le foyer pour le feu, Pryam tendait l'oreille aux paroles de Lyle alors que celui-ci lui montrait que son chien était encore trop jeune pour que l'on puisse se faire une idée de son caractère final. Arborant une moue dubitative, le blond se contenta de hausser les épaules en signe de son manque d'expérience. Il n'aimait pas vraiment les animaux et ne s'intéressait qu'à leur utilité, débourrer un cheval ou dresser un chien lui apparaissait davantage comme un calvaire que comme un plaisir. Il sentit venir le sujet épineux lorsque le jeune aborda le sujet de ses montures. Avec une franchise désarmante, Pryam tourna la tête vers Lyle.

     ▬ Non aucun. Je ne leur ai même pas donné de nom. À mes yeux ils font partie de mon matériel au même titre que mon épée ou que mon armure, je n'ai aucun sentiment pour eux. Cela ne m'empêche pas de prendre soin d'eux et de veiller à ce qu'ils ne manquent de rien, mais je n'éprouve pas le besoin de les cajoler ou de leur parler comme vous le faites avec votre chien. Son regard s'attarda sur le visage de Lyle. Je sais que ça choque beaucoup de monde, mais je pense que c'est une question de caractère, je ne recherche pas en permanence la présence des autres. »

     Sans tomber dans l'analyse des sentiments, Pryam considérait que son côté solitaire lui évitait de toujours devoir sentir une présence, animal ou humaine, à ses côtés. Lorsque Lyle lui envoya une réplique assez désagréable – du moins du point de vue du chevalier – en plein visage, celui-ci comprit d'autant plus pourquoi il aimait éviter les autres. Guindé. Voilà un terme qui revenait souvent. Le trouvait-il réellement hautain ? Dans l'esprit de Pryam, tous ces mots étaient des synonymes et se rejoignaient, mais sachant qu'il méprisait les individus hautains, cette déclaration le troubla un peu. Il pinça simplement les lèvres, préférant ne rien répondre sous peine de pouvoir se montrer à son tour blessant. Ironique qu'un chevalier ne cherche pas la confrontation. L'errant préféra ne pas trop observer son interlocuteur et se concentra sur sa tâche, évitant ainsi de se demander pour quelle raison l'autre changeait ainsi d'expression. À la question qui lui fut enfin posée, Pryam ne put retenir un léger rire. Pas de mal à trouver ? Et pour quelle raison ? Sans s'interrompre, il répliqua d'un ton posé.

     ▬ Et pourquoi ? Parce que je suis un chevalier ? Vous l'avez dit vous-même, je suis guindé et si vous ajoutez à cela que je préfère la solitude à la présence d'autres humains, vous comprendrez rapidement pourquoi je ne veux pas servir de seigneur. Dépeint de la sorte, le tableau était assez sombre, aussi Pryam ajouta-t-il quelques précisions. Je n'avais pas envie de faire comme tous les autres chevaliers qui servent des seigneurs qui n'ont pratiquement besoin de rien. J'ai prêté serment d'aider les gens dans le besoin, je considère que c'est sur les routes que je peux remplir ce devoir. Plus qu'au service d'un seigneur du moins. Mais pas que. Après une brève pause, il avoua une autre raison. Et j'ai eu besoin de changer d'air, j'ai eu des divergences d'opinion avec ma famille, j'ai préféré tout laisser tomber et me faire ma propre vie. Il haussa les épaules. Alors non, je ne rêve pas d'une famille ou d'enfants. Se redressa, le Valois essuya ses mains sur sa tunique en tournant la tête vers Lyle. Si vous posez cette question, je présume que c'est parce que vous retournez aussi chez vous pour retrouver une dame ou une amie ? Il a toujours des affaires de cœur dans le retour aux sources. Enfin, à ce qu'on dit. »

     Lui aussi en avait une, sauf qu'elle concernait sa sœur et non une quelconque dame qui aurait ou souhaiterait courtiser..


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Message Dim 7 Juil 2013 - 21:58


Lyle se stoppa dans son taillage de piquet et le fixa calmement , les coudes en appui sur les genoux. Mais c'est qu'il serait contrarié le beau blond? Il l'écouta attentivement sans rien dire. Il savait aussi faire, il ne fallait pas se fier à son premier coté sociable. Il avait eu un lourd labeur d'apprentissage avec son ancien mentor. "Tu écoutes , tu tais."  Il tentait de masquer au mieux cette foutue ombre qui le possédait tout au fond, de tout ce qu'il avait pris en pleine poire, tous ces proches qu'il avait perdu et qui le suivait comme une malédiction. Le blond fit aussi mouche sur un sujet qui lui fit perdre tout sourire. Lyle détourna ses yeux de Pryam pour les laissa aller sur les feuilles puis sur son travail de taillage... plus lent et plus réfléchi.

- Le Val n'a rien à voir... Là haut , le froid vous tranche les veines et la peau en trois heures, même avec un feu... Si je suis monté si haut c'était pour suivre la troupe... A vingt ans , on n'a pas son mot à dire... Nous n'avons pas fui le fléau. Nous ne savions même pas qu'il sévissait avant d'être frappé...Et il les a tous tué...
On sentait la gravité dans ce qu'il disait. Les tripes nouées, il n'avait pas fait le deuil encore. L'injustice que cette histoire dégageait, le faisait enrager au plus profond. Il ne supportait pas l'idée de n'avoir rien pu faire, de n'avoir rien maîtriser.
- Je ne connais pas Dorne. Ni la politique actuelle des Estremonts. Ça fait huit ans que je suis parti.
Un autre silence s'imposa sous la lourdeur des aveux. Un autre visage. Une autre expression que le mariole du début. Le vrai faciès, celui qu'il n'aime pas montrer.
- Si je suis parti c'est pour épargner un jeune seigneur justement et apprendre de la vie... apprendre des autres. Ça a plus bien marché.

Si on ne comptait pas les deux ans de travaux lourds, les tortures, les maladies, les morts laissés derrière soi... Lyle soupira, le visage froid, le regard fixe sur le bâton, et le tourna pour le regarder. Il était bon. Il se leva et s'agenouilla près de l'abri pour le planter sèchement dans le sol.

- C'est réparé.

Puis il se releva et retourna vers le trou avec les organes, pour le recouvrir du pied avec la terre et les feuilles, puis le tassa, pour ne pas laisser plus de traces que ça. Il balança deux trois fougères dessus, d'autres feuilles mortes et se frotta les mains sur sa tunique brune.

- Et pourtant vous devriez peut être les considérer d'un autre oeil... Dans les moments les plus critiques ce sont ces mêmes "choses" *fait des guillemets avec les doigts * qui vous sauvent la vie. Rien que pour ça... elles devraient un peu plus exister dans votre poitrail. Je ne juge pas. Ne pensez pas que je fasse une critique c'est juste un avis. Pour avoir observer les deux mondes... parce que les seigneurs nous sollicitaient beaucoup pour nos spectacles... et que j'ai vu comment les jeunes chevaliers et nobles étaient éduqués quand j'étais jeune... je crains qu'ils oublient trop souvent de laisser une certaine sensibilité aux enfants et aux adolescents... Il en résulte que beaucoup d'hommes oppressent leurs sentiments et sensations par habitude... C'est dommage. La vie offre beaucoup de choses que vos restrictions d'éthique vous empêche de voir...

Il parlait d'une manière totalement calme et pacifiste. Il n'y avait rien dans ses mots qui puissent paraître provocateur ou insultant. C'était juste un dur constat de ce qu'il avait vu. Il répara rapidement le reste des objets juste par habitude de le faire, le doigté qu'il fallait , sans même réfléchir tant les gestes allaient seuls. Il se redressa enfin pour retourner à son sac et prendre une gourde lourde dans son sac. De la liqueur de sureau plutôt forte mais revigorante et sucrée. En ôtant le bouchon, et revenant sur ses pas, il revint vers le foyer du feu pas encore allumé et le fixa pensif.

- Je suis navré si je vous ai froissé avec le mot guindé. Je suis bon au spectacle, au combat , en artisanat mais pas en éloquence. Je parlais juste de votre coté un peu strict et étouffé que vous avez de faire. Je n'ai pas l'habitude.

Un regard sérieux se posa sur lui , calmement, sérieux. Un léger sourire se traça sur le visage de Lyle et il s'assit sur une grosse pierre en se versant un gobelet de métal. Le chien semblait avoir élu domicile près du sanglier. On sait jamais, des fois que la bête s'enfuirait le ventre ouvert. Lyle lui jeta un coup d’œil pour regarder vaguement le chevalier dans ses aveux.

- Absolument pas. Je pose les questions souvent par pure curiosité.

Il remontait dans l'estime de Lyle avec tout ça, même s'il ne la cherchait pas. Lyle commençait à un peu cerner les grosses lignes du personnage, et comprenait mieux.

- La famille... Quelle belle invention. J'ai été plus proche d'amis que de ma famille. Je ne peux que vous appuyer sur ce point... Pardonnez mon arrogance du début. J'ai tendance à un peu pousser les gens dans leurs retranchements pour en voir la couleur et ne pas me laisser tromper... Je me ferai moins pénible maintenant. C'est une méthode un peu radicale, mais elle marche toujours, et encore, j'ai été doux avec vous. Une méfiance naturelle . Un verre? Liqueur de sureau.

Le vent souffla soudainement , et on sentit l'eau de la pluie arriver. Peu importait au fond maintenant, l'abri serait solide. Lyle leva les yeux au ciel, pour observer les feuilles qui se retournaient sur elles même.

- Pas de femme ou amie. Quest-ce que j'en ferai à part être coincé quelque part? Si j'y retourne c'est pour concrétiser une allégeance. J'ai une dette envers lui.

Son ton était plus ferme, plus sérieux. Une maturité qui sortait lentement de ce carcan factice d'humour-carapace. Il se gratta vaguement la joue et soupira.

- De tout'façon, je ne suis pas fait pour rester en place.

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Message Lun 8 Juil 2013 - 12:34

     C'était une discussion plutôt étrange sur le froid. Il l'avait déjà eu par le passé, avec une Nordienne qui avait voyagé quelques temps avec lui. Au souvenir de la ménestrelle, son cœur se pinça l'espace d'un instant, puis il chassa ces pensées pour se concentrer sur la discussion. Visiblement la raison qui avait réellement poussé Lyle à quitter l'île où il avait vu le jour n'était pas celle qu'il laissait entendre de prime abord. Épargner un jeune seigneur ? Peut-être une amitié trop envahissante de l'avis de certains membres de la famille Estremont ? Pryam avait déjà souvent vu ce type de situations : un simple roturier se lier d'amitié avec l'héritier d'une grande maison et le reste de la famille voir ce lien d'un mauvais œil. L'amitié ne s'arrêtait pas aux titres, l'amour non plus à ce que l'on disait. Il haussa légèrement les épaules, comme pour lui-même, glissant son regard vers le jeune homme.

     ▬ Vous vous êtes contenté de voyager aux frontières du Val j'imagine ? La prochaine fois que vous vous y rendez, poussez votre voyage jusqu'aux Eyrié ou jusqu'aux Doigts, vous verrez que le Nord n'a rien à lui envier. Lui n'y vivait plus depuis longtemps, il ne se sentait plus vraiment concerné par tout ceci. Son regard se glissa sur les pierres qui encerclaient le feu. Le Nord m'avait fait penser au Val, c'est une région aussi austère et les habitants sont aussi isolés. La seule différence c'est qu'ils ne vénèrent pas les mêmes divinités, mais sinon j'ai toujours trouvé beaucoup de similitudes entre ces deux régions. Il préférait remarquer les ressemblances que les différences, sans vraiment savoir pourquoi. C'était comme ça depuis toujours. À ce qu'il paraîtrait, les Estremont sont en affaire avec les Martell pour la construction des Jardins Aquatiques. Qui sait, vous pourrez peut-être connaître Dorne après tout ? »

     Il ne posa aucune question sur le fameux « jeune seigneur », Lyle aborderait bien ce sujet s'il en avait envie : Pryam n'était pas d'une nature curieuse ou intrusive. Le jeune homme avait réussi à réparer une partie de ce qui avait été abîmé et l'errant l'en remercia avec sincérité, même si en fin de compte lui et son molosse étaient les seuls responsables de ce désastre. Le Valois se redressa alors pour se diriger vers la besace qui contenait le nécessaire de survie et farfouilla dedans un instant pour chercher la pierre qui servait à allumer le feu. Il lui fallut quelques instants à peine pour localiser l'objet, juste le temps d'écouter ce que l'Orageux lui disait. Des paroles pleines de sens que l'errant avait déjà entendu des dizaines de fois. Il ne se vexa guère, bien au contraire, un bref sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il tournait à-demi la tête vers le jeune homme.

     ▬ Je ne suis pas noble et je n'ai pas été élevé au sein d'un château vous savez. Il ne mentait pas. Son père n'était pas lord, mais simplement chevalier fieffé. J'ai été élevé par un chevalier errant, sur les routes, comme n'importe quel roturier de Westeros. Si vous devez comparer mon éducation à quelqu'un, ce sera plus à un fils de reître qu'à un chevalier d'une maison noble. Il inspira légèrement. Je n'oppresse pas mes sentiments. Si j'agis de la sorte, c'est parce que je le souhaite. Vous savez, je pense que certains naissent pour être saltimbanques, d'autres mestre ou septon. Moi c'est pour vivre selon des règles strictes. Un bref sourire passa sur ses lèvres, une fois de plus. Et pour être totalement franc avec vous, j'avais songé à devenir septon lorsque j'ai quitté les miens. Au final, chevalier c'est bien plus libre, vous pouvez donc considérer que je m'offre plus de choses que je ne le souhaite réellement. »

     Il savait parfaitement que ce discours devait avoir l'air étrange, voire fanatique. Mais c'était ainsi, le Valois ne se sentait à l'aise qu'en suivant des règles strictes, il avait besoin d'avoir une ligne de conduite à tenir. L'imprévu, la surprise et toutes ces choses n'avaient pas sa place dans ce monde. Il n'obligeait personne à suivre un mode de vie comparable au sien et attendait donc que son choix soit respecté. Hochant la tête pour lui-même, il ajouta quelques mots.

     ▬ Et vous seriez étonné de voir le nombre de chevaliers qui ne tiennent pas leurs vœux. Beaucoup trop à ses yeux. Mais le sujet était clos, inutile de s'attarder là-dessus. Après avoir localisa sa pierre, Pryam revint auprès du feu, rassurant Lyle au passage. J'ai l'habitude d'entendre ce genre de remarques concernant mon comportement. Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes ni le premier, ni le dernier, à force ça devient une habitude. C'était la stricte vérité. Il glissa son regard vers l'Orageux. Je ne vous ai pas trouvé pénible, juste... franc. Ce n'est pas plus mal, je préfère ça à l'hypocrisie, même si je ne vous cache pas que je ne le ferais pas tous les jours. Ce n'était pas forcément agréable de se faire dire ses quatre vérités par un inconnu. Et pourquoi avoir été doux avec moi ? J'ai tellement l'air inoffensif ? »

     Le ton n'était pas vexé, juste curieux. Il se pencha sur le feu, tirant la lame courte qu'il portait à la ceinture avant de la positionner à côté des brindilles et de glisser la pierre à feu dessus jusqu'à ce que de légères étincelles s'en dégagent. Pryam répondit d'ailleurs positivement à la proposition de Lyle lorsque celui-ci lui parla de sa liqueur. Il buvait plus souvent de l'eau – question de pratique – mais n'avait rien contre le reste. Le feu s'alluma doucement alors que l'Orageux répondait aux questions de son comparse et celui-ci resta agenouillé aux côtés des brindilles, s'assurant que le début de foyer ne s'éteignait pas.

     ▬ Certainement parce que vous n'avez pas trouvé ce que vous cherchiez. Une réplique un peu étrange qu'il s'empressa d'éclairer. Mon maître me disait toujours que les voyageurs parcouraient le monde pour trouver ce qu'ils cherchaient. Même si la plupart ne savent pas ce qu'ils cherchent, c'est la surprise au bout du chemin. J'avoue que je n'y crois pas trop, mais qui sait, peut-être bien que ce que vous cherchez se trouve sur l'île d'Estremont ? Vous le verrez en revenant là-bas et peut-être que cette fois-ci, ce sera la bonne ? Il haussa doucement les épaules. Vous avez le temps de toute manière, vous ne m'avez pas l'air d'être une mauvaise personne, je ne vois pas pour quelle raison vous ne pourriez pas trouver quelqu'un qui vous convienne. »

     Il ne cherchait pas à le flatter, Pryam se contentait d'exprimer ses pensées.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Mar 9 Juil 2013 - 19:14


Lyle , la politique, le commerce entre royaume et toutes ces choses de seigneurs, ça faisait dix. Il n'en avait pas entendu parler, et d'un autre coté, il devait avouer s'en foutre un peu. Là , le chevalier savait bien mieux de quoi il parlait que lui, c'était certain , et cela lui tira juste une légère grimace signifiant " Mouais, non j'en sais rien, et ça m'est un peu égal." Du moment que le "Edric" ne se faisait par bouffer par un requin , ça lui allait. Mais une question lui vint alors en tête, à l'hypothèse de cette expression " se faire bouffer".... Un pincement au cœur resurgit. Non il s'était promis que même s'il était marié, même s'il avait enfants et conquêtes, même s'il ne voulait plus le voir, il ne devrait rien montrer. Il rangea sa crainte et sa jalousie dans un coin. Cette peur de voir sa vie effondrée - qu'on pense ne pas pouvoir faire tomber plus bas -  s'exploser dans un gouffre encore plus profond, qui finirait de l'achever. Il resta alors silencieux, finissant son verre. L'histoire sur le froid ne l'étonnait pas non plus. En effet , il n'avait pas poussé jusqu'aux pics les plus froids et drus. Il était fort possible qu'il se fourvoie donc. Lyle n'était pas du genre à s'obstiner si les arguments valaient la peine d'être entendu et assimiler et ce fut le cas ici. Autant pour lui.

- Règles strictes. Morales et matérielles on dirait.

Lyle jeta un regard sur les objets très bien rangés d'un air calme et neutre. Il constatait qu'il avait un coté très rigoureux mais tout enfant naît blanc. C'est de la manière dont il est forgé et de son caractère inhérent quand ressort l'homme d'après. Il était en effet possible que Pryam aime ça, Lyle avait déjà vu pire que ça en comportement strict, comme son père par exemple, et pourtant, il n'avait pas suivi ce chemin. Il avait éprouvé le besoin de vivre autre chose, de ne plus dépendre de tout ça.

- J'ignore comment vous faites, j'ai pas mal de soucis à m'imposer la rigueur des petites choses. C'est comme si ça m'étouffait de toujours tout ranger et planifier. J'ai l'impression de ne pas vivre. Après c'est mon point de vue , dit-il en souriant , les sourcils haussés avec une moue humainement  amusé de lui même. J'ai tendance à aimer la liberté y compris dans les actes. Cela ne veut pas pour autant dire que je fais n'importe quoi. J'aime le travail bien fait et entier, les relations franches et honnêtes, et je ne rechigne jamais à un labeur. Mais justement, quand je peux profiter de rares instants de plénitude, j'en profite. Et du coup je relâche la pression. A chacun son caractère je suppose, faut d'tout pour faire un monde!

Un autre sourire et il se concentra un court instant sur le chien. Il le siffla et tapa sur la souche sur laquelle il était assis, puis montra le sac au fond de la clairière. Le chien se leva avec fainéantise, alla chercher le bagage en le traînant à moitié dans les feuilles jusqu'à son maître puis se recoucha comme une bouse de vache à coté de ce même sac dans un fouillis de poils volatiles.

- Honnêtement, ça ne m'étonne pas. Quand on était en spectacle, à peu près une dizaine d'artistes dont les deux mentors, on a vu certains nobles, chevaliers y compris et demoiselle , parfois très jeunes, nous aborder. Je ne compte même pas le nombre de filles, domestiques ou nobles ont passé des moments sympathiques avec nous... Personnellement , je n'touche pas aux nobles ou aux chevaliers, enfin sauf une fois mais il l'avait cherché.... C'est le meilleur moyen pour finir à la potence, parce que certains sont trop fiers pour admettre qu'ils ou elles aient pu être complètement soûls et se soient comportés comme des jeunes gens en chaleur. Je n'ai pas beaucoup d'estime pour le monde d'en haut.

Franc et direct , pourquoi tourner autour du pot. Les souvenirs que l'une des artistes avaient fini au fer , puis à la potence, pour avoir détourner la fidélité d'un jeune seigneur dans le nord, alors qu'il lui avait sauté dessus, mais que ce dernier avait crié à la demonerie lui nouait bien assez les tripes de rancœur pour qu'il puisse aujourd'hui changer d'avis sans autre preuve du contraire. Ces héritiers qui se pensaient tout permis et qui regardaient la gente d'en bas avec prétention et orgueil... comme les derniers des pestiférés , au dessous du dernier des animaux... Ah ils pouvaient les agiter leurs armoiries en toc. Pour Lyle ce n'était que signe de leur statut matériel et non de la grandeur de leur âme, de leur virilité et du respect qu'on leur devait. Lyle se souvenait même avoir fini dans le lit dans de ces jeunes héritiers, pour filer en douce au matin , laissant le gamin de dix sept ans , bancale avec un souvenir bien frais de nuit agitée. C'était il y avait bien 4 ans de ça maintenant. Mais il l'avait cherché à l'allumer comme une donzelle rouge d'alcool et d'excitation. Lyle n'était pas un saint. Pourquoi l'être ? Ce n'était pas non plus un salaud, il respectait chacune de ses conquêtes, et n'allait jamais chercher de compagnie. Les choses se faisaient normalement ou bien on lui tombait dessus. Pourquoi se priver quand on n'a qu'une seule vie ?

- Je ne vous juge pas. Votre personnalité est tout à votre honneur. *léger sourire en lui tendant un verre de métal propre directement sorti de son sac. Il lui versa l'alcool lentement, laissant l'effluve marbrée transparente et sucrée faire son oeuvre dans le palais du blond. Si j'ai été doux, c'est que j'n'ai jamais pensé que vous puissiez avoir l'intention de tuer mon chien. Vous ne faisiez que vous défendre, et même là , aucun méchanceté n'émanait de vos yeux. Un vrai salaud n'a pas de scrupules. Je voulais juste vous tester un peu *léger rire* et non vous n'avez pas l'air inoffensif. J'n'ai aucune envie de tâter de votre épée, je suis trop crevé pour ça. Et puis j'n'aime pas les conflits. C'est inutiles et stupides. Ceux qui rentrent directement dans ce réflexe, j'm'en désintéresse.

Lyle observa la technique du chevalier, le laissant faire. Pour une fois qu'il n'avait pas à le faire. C'était marrant comme chacun avec sa technique et tout était bon à savoir avec Lyle, donc il apprenait chaque seconde de sa vie. Y compris qu'il n'était pas une mauvaise personne. Ah malheur.... Lyle le voyait autrement. Il n'était plus vraiment fréquentable. Du moins il le pensait. Certes, il pouvait être sociable et jovial, mais dés qu'il était énervé, il ne fallait pas long pour qu'il perde le contrôle et qu'il pète un câble. C'était nouveau mais il n'en pouvait plus. Le manque de repère le rendait lentement plus sensible et impulsif. Allait-il trouver ce qu'il cherchait un jour.

- Je sais ce que je cherche, mais c'est une chose qu'on ne peut se permettre de toucher et d'avoir en tout quiétude. Je fais ce voyage sans même savoir ce qu'il en découler. Et à mon avis, pas grand chose de bon.

Il se leva par réflexe d'aide et rassembla les bûches de fortune qu'il trouvait à gauche et à droite et à sa grande surprise, Pompon traîna sa grosse fourrure et mit sa patte à leur aide aussi. Il alla même poser un gros bout de bois tout droit de sa gueule au pied de Pryam pour repartir en trottant lourdement pour disparaître dans les fourrés. Lyle en fut étonnant mais ça lui tira un sourire et il se rassit.

- L'affection ne vous a jamais manqué? Je veux dire... Les calins d'un être aimé ou les attentions etc...?

Il lui resservit un verre. Ils auraient l'air fin s'ils finissaient tous les deux soûls.
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Pryam Templeton
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Message Mer 10 Juil 2013 - 13:58

     Comme il le disait, à chacun son caractère. Pryam connaissait assez le mode de vie dont parlait Lyle et il ne le voyait pas d'un mauvais œil, après tout comme le jeune homme l'exprimait si bien, certaines personnes avaient besoin d'instants de « liberté » pour se changer les idées. C'était justement à cause de tout ceci que le chevalier se montrait aussi strict dans sa vie quotidienne. Il se connaissait assez pour savoir que s'il se laissait un jour aller à trop de libertés ce serait la porte ouverte à d'autres défaillances. En réalité, le Valois n'était pas un homme très sûr de lui, il doutait en permanence et la simple idée de pouvoir changer ses habitudes revenait à dire qu'il s'était trompé pendant des années. Afin de ne pas douter le mieux était donc de conserver une absolue stabilité. C'était peut-être un point de vue idiot – certainement même – mais il avait permis au Valois de tenir toutes ces années, il n'y avait donc aucune raison qu'il en change de si tôt ! Le blond observa son comparse quelques instants en hochant la tête, signe qu'il comprenait parfaitement ce qu'il voulait dire.

     ▬ Je comprends parfaitement. Pour être franc, j'étais comme vous avant de devenir l'écuyer de mon dernier maître. J'ai découvert que je n'étais pas quelqu'un de très rigoureux si je ne me donnais pas à fond, par conséquent j'ai décidé de tout faire le plus sérieusement possible. Même les détails sans importance. Peut-être qu'à force de me comporter de la sorte, ce trait de caractère deviendra définitif ? Après tout nous ne sommes pas très différents des animaux sous bien des aspects, j'imagine qu'un humain doit pouvoir se « dresser » comme un chien. »

     Lequel était venu s'installer auprès de son maître. Pryam le scruta quelques secondes avant de reporter son attention sur le feu qui commençait à bien prendre. Il bougea légèrement les branchages qui servaient de base alors que Lyle reprenait la parole, expliquant qu'il avait côtoyé beaucoup de nobles et chevaliers au court de ses pérégrinations. Ce qu'il lui apprit concernant les filles et leurs « attentions » n'étonna pas vraiment le blond. Il avait déjà assisté à ce type de « défilé » dans des tournois où son maître participait à l'époque. Celui-ci avait d'ailleurs eu droit à quelques avances de demoiselles, mais fidèle au comportement qu'il avait enseigné à Pryam, n'avait jamais répondu positivement. Il était inutile de préciser que l'idée que Lyle pour « toucher » aux chevaliers lui semblait peu approprié : il n'existait pas de femmes chevaliers et aborder un homme de la sorte en étant soi-même de ce sexe était plus qu'inconvenant. C'était une chance qu'il ne puisse lire les pensées de l'Orageux, sans quoi il aurait bien pu se poser des questions sur sa fidélité aux Sept. Car bien évidemment, il lui semblait naturel qu'un natif de l'Orage soit dévoué aux Sept.

     ▬ Un chien ne mord pas la bouche qui le nourrit, aussi je respecte les nobles puisque ce sont eux qui m'emploient le plus souvent. Cela dit, je ne les porte pas dans mon cœur non plus, mais pas vraiment pour les mêmes raisons que vous. Inutile de le préciser. Je n'apprécie simplement pas le comportement qu'ils ont vis-à-vis des roturiers ou même d'autres nobles, de manière générale. Je ne pense pas que le titre de noblesse fasse la valeur d'un homme, mais puisque c'est ce que les nobles pensent souvent, je préfère éviter de trop les côtoyer. »

     Être jugé en permanence était particulièrement fatiguant, il l'avait subi des années durant pour faire plaisir à son géniteur et ne tenait plus à assister à pareil spectacle sans y être obligé. Toujours est-il que Lyle ne semblait pas le voir comme quelqu'un d'inoffensif. Ce n'était pas forcément faux si tel avait été le cas : Pryam était quelqu'un de profondément « pacifiste », même si c'était relatif pour un chevalier. Il n'avait pas les esclandres et les bagarres sans intérêt, c'était donc plutôt rassurant de savoir que son interlocuteur partageait cette vision des choses. Il précisa d'ailleurs ce point pour rassurer définitivement son collègue.

     ▬ Je vous rassure, je n'aime pas la violence. Je l'évite autant que je peux. »

     Au moins n'auraient-ils pas à craindre de se faire attaquer par l'autre en plein milieu de la discussion, c'était déjà une bonne chose ! Même si visiblement le chien était suffisamment « agressif » pour compenser la passivité des deux humains. Le feu s'était bien lancé et Lyle alla chercher de quoi l'alimenter, bien que Pryam avait déjà fait une petite réserve. L'animal se mit lui aussi à se rendre utile à sa manière, bien que le chevalier préférait tout de même garder ses distances avec la bête. Il rajouta néanmoins sa bûche si aimablement apportée au sommet de la pile avant de commencer à alimenter le feu. La question qui lui fut alors posée ne manqua pas de le surprendre. En voilà une plutôt étrange. Mais la réponse ne tarda guère à venir.

     ▬ Non, absolument pas. Au moins cela avait le mérite d'être clair. Les gens que j'ai côtoyés n'ont jamais été très démonstratif et les sentiments n'avaient pas leur place au sein de nos relations, par conséquent j'ai toujours été habitué à me passer de ce genre... d'attentions. C'est difficile de manquer d'une chose que vous ne connaissez pas ou peu. Il devait avoir l'air bien étrange c'était évident. Je ne suis pas quelqu'un de très axé sur les sentiments donc au fond, tout ceci m'arrange plus qu'autre chose. Ce n'était pas une surprise vu son comportement. Son attention se porta sur Lyle. Et vous, vous m'avez tout l'air d'être de ceux qui apprécient la compagnie des autres et qui aiment partager avec autrui, j'ai du mal à comprendre pourquoi vous voyagez seul plutôt qu'accompagné. Et sans vouloir vexer votre animal, il ne compte pas vraiment comme un compagnon au sens où je l'entends. »

     Leur discussion finissait vraiment par prendre un tour étrange !


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Message Jeu 11 Juil 2013 - 18:57


Les humains pouvaient en effet être dresser comme des chiens. Comme des animaux. Mais l’excès de cette notion avait donner bien des monstruosités, aussi Lyle s'tait contenté de penser avec légèreté à cette idée et prendre une autre tangente, plutôt que de blasphémer sur tous ces nobles indignes qui se servaient des humains comme de simples bestiaux.

- Certains chiens aiment l'être. Tout comme certains humains aiment à servir leur maître ou leur supérieur. Là où ça devient malsain , c'est quand l’excès apparut. De toute façon , tout abus, peu importe la nature , ne donne jamais rien de bon.

Il l'observa attiser les braises fragiles et le vent vint lui donner un petit coup de main. Il fallait prier pour qu'il ne pleuve pas, chose qui n'était pas spécialement certaine, vu la couleur de la nuée céleste. Bah voyons, allez, une grosse averse , là tout de suite non ? Lyle incendia le ciel du regard , se disant qu'il n'avait pas de chance et qu'à chaque fois qu'il rencontrait quelqu'un , dans les trois des cas, il flottait. C'était quoi ce fichu complot. Il ne savait même pas comment il avait fait pour en plusieurs mois ne pas attraper une quelconque pneumonie ou une chose du genre, et si tant est que le Fléau et sa vie là haut l'eusse endurci, il se voyait mal craché ses poumons aux portes des iles Estremont. Alors dégage le nuage. On fera affaire plus tard , tu me refilera tes cochonneries quand j'aurais terminé de faire la conversation.

- Et c'est bien ça qui me fait peur. A l'époque où j'ai connu le seigneur à qui je compte bien faire allégeance, ne serait-ce que par principe et respect ... Il avait encore modestie et un certain coté sauvage qui le rapprochait des roturiers, c'est d'ailleurs comme ça je l'ai connu et nous sommes devenus des frères. Après huit ans d'absence *raclement de gorge, et légère grimace en finissant son verre* j'ai peur de ce que je vais trouver...

Lyle se leva pour aller voir l'état du sanglier qui avait fini de se vider depuis plusieurs minutes deja. Il posa la dague sur la tête et vit un buisson bouger en coin. Mm? Quest-ce que... Il ne faisait pas nuit pourtant. Visiblement des animaux avaient senti les entrailles sous la terre. Le cadavre du sanglier était pendu en l'air, à environ 10 mètres du feu. En soi, meme si les loups ou un autre prédateur venait leur rendre visite, ils ne risqueraient rien. Et puis Pompon était là. Il leur taillera des demi chausses illico presto s'ils s'aventuraient trop loin. Lyle avait écouté en meme temps ce que lui avait dit Pryam sur les sentiments. Il trancha net une patte arrière du gibier, en contournant l'os, cassant l'articulation, pour tirer dessus dans un claquement suintant un peu écoeurant et revint calmement vers le foyer. Il tira un tissu propre de son sac et le posa au sol , puis l'énorme cuisse fut posée dessus. Il se rassit et sourit un peu, amusé.

- Comme vous l'avez dit ...

Son regard se perdit dans les flammes dansantes, en repensant à pourquoi il faisait ça. Pourquoi il se laissait séduire, pourquoi il aimait ces moments privilégiés avec d'autres... pourquoi il laissé ses pulsions agir pour lui , et ce besoin de se sentir aller hors des maux. Pour oublier. Pour essayer de compenser. De changer. De faire qu'il trouve un interêt en autre chose.

- Quand on n'a pas une chose, on ne peut pas en éprouver le manque. Mais quand on... tombe amoureux... Cette chose...  La force de ce sentiment est telle que si on vous l’ôte, vous avez l'impression de ne plus pouvoir respirer...C'est...

Il baissa les yeux sur ses mains qui tenaient un chiffon humide, se les essuyant puis reprit le verre à moitié vide en main et fit tourner le liquide dedans.

- Un trou béant. Un cadeau empoisonné des dieux. J'ai fait la pire chose qui soit sentimentalement parlant. Je me suis attaché corps et âme à mes quinze ans, à... un autre homme, d'une autre classe sociale. J'm'en suis même pas rendu compte...

Sa voix était plus basse, son regard se perdait dans le liquide.

- J'suis parti pour ne pas lui nuire. Et j'ai essayé de combler ... ce vide béant par ce qui pouvait m'être donné... avec à chaque fois la douloureuse conclusion que ce n'était pas assez...Que c'était inutile. Ca me faisait d'autant plus enragé. J'avais juste envie de guérir.  En huit ans, j'ai eu le temps de mûrir et de capituler. C'est bien vrai... Je cherche quelque chose et je ne sais pas quoi... plutôt que de m'affubler de rencontres sentimentales que je mettrai irrévocablement en échec, je préfère voyager seul et juste profiter de ce que la vie m'offre...

Il eut un sourire douloureux face à l'ironie de son propre sort et secoua la tête, pour regarder ailleurs la gorge serrée.

- L'homme n'est pas fait pour vivre seul... Même vous , vous allez vers les autres ne serait-ce que pour du travail. On a tous besoin de quelqu'un. Qu'on soit opportuniste ou non.

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Message Ven 12 Juil 2013 - 15:01

     La peur de trouver quelqu'un de trop changé pour le reconnaître, Pryam connaissait bien ce sentiment. Il s'était souvent demandé à quoi ressemblerait son père ou même ses frères. Serena aurait beaucoup changé, il en était persuadé, c'était l'évidence même ! Son maître lui avait plusieurs fois dit que les gens changeaient toujours, même lui avait beaucoup évolué, bien que certains verraient ces changements comme des une régression. Il était impossible de rester la même personne pendant plusieurs années, Pryam avait eu beaucoup de désillusions et il avait fini par comprendre qu'il se faisait des idées sur la vie des chevaliers. Ou même la vie en général. L'ami dont Lyle parlait aurait forcément changé, peut-être en bien, peut-être en mal, là le Valois n'en savait rien, il ne le connaissait pas ! Haussant doucement les épaules il posa son regard sur l'Orageux.

     ▬ Il aura changé. Forcément. Tout le monde change, même vous. Si vous vous attendez à retrouver la personne que vous aviez laissée, vous risquez de subir une grosse déception. Après, vous le connaissez certainement assez bien pour savoir s'il était foncièrement bon ou non. Une bonne personne ne devient jamais mauvaise, il faut avoir un mauvais fond pour qu'un tel changement se produise. Il marqua une légère pause. Vous n'avez pas à vous inquiéter je pense, vous trouverez la même personne, mais plus mature et avec d'autres projets tout simplement. »

     Il parlait avec une assurance qui donnait presque le sentiment qu'il avait croisé le fameux jeune noble la veille. Pourtant, ce n'était pas le cas, Pryam parlait simplement avec ce qu'il avait comme connaissances, libre à l'Orageux d'y prêter foi ou non ! Celui-ci s'était d'ailleurs déjà éloigné pour s'occuper du sanglier et le Valois se redressa pour réorganiser une fois de plus ses affaires afin de tout laisser en ordre et retrouver du premier coup sa pierre la prochaine fois qu'il aurait besoin de faire un feu. C'est à ce moment que Lyle commença ses « aveux », ou plutôt à parler d'un sujet qui semblait le toucher de près. Si au départ le chevalier ne fut pas très étonné – il avait déjà souvent rencontré des amoureux transits – il fut prit de court en comprenant la nature de la personne aimée. Il fit le lien, le jeune noble « frère de cœur » qui finalement se révélait plutôt être un amant qu'un ami. L'idée était à la fois troublante et révoltante. Pryam avait été éduqué de manière très pieuse et la simple idée d'un tel amour le choquait forcément, cependant il ne se sentit pas le cœur de sermonner le jeune homme qui semblait déjà bien assez souffrir. Pas la peine d'en rajouter une couche. Pourtant... Quelque chose l'empêchait de rester muet face à un tel aveux. Inspirant légèrement, il se redressa pour s'occuper de préparer les affaires dont il allait avoir besoin.

     ▬ Vous avez parfaitement raison, je vais aussi vers les autres et je sais qu'il est de mon devoir de côtoyer d'autres personnes. Même si je n'en ai pas l'envie, je le ferai. Il marqua une légère pause avant de continuer d'un ton qui se voulait un peu plus doux. Peut-être... Peut-être que c'est une punition que vous souffriez ainsi. Son regard s'attarda sur Lyle. L'amour est un sentiment difficile à contrôler j'en conviens, mais cela ne signifie pas que l'on puisse l'offrir à n'importe qui. Je pourrais m'éprendre d'une noble dame, je n'aurais pas le droit de l'aimer parce que mon rang ne me le permet pas. Vous, vous êtes né homme et les Sept ont décidé que vous ne pourriez aimer qu'une femme. Peut-être que votre désir de changer les règles les a poussés à vous sanctionner. C'était un peu idiot résumé de la sorte, mais le jeune homme parlait avec sérieux. Vous avez fait le bon choix en tentant de ne pas lui nuire, c'est la preuve que vous êtes une personne digne, mais je pense que si vous retournez auprès de lui dans l'espoir de combler ce vide dont vous parlez, vous ne ferez que l'agrandir davantage. »

     Pryam avait le sentiment de l'enfoncer alors que le malheureux était déjà à terre, pourtant son éducation l'empêchait de passer à côté d'un tel aveu sans dire quoi que ce soit ! D'ailleurs, comment pouvait-il parler d'amour, lui qui n'avait jamais été capable d'aimer quelqu'un d'autre que sa sœur ? Ce n'était pas comparable, il était irrémédiablement lié à sa cadette tandis que Lyle pourrait bien ne jamais revoir son ami si celui-ci décidait qu'il n'avait plus sa place à ses côtés. Peut-être que l'Orageux allait s'énerver, peut-être qu'il s'en moquerait, le Valois avait l'air d'un donneur de leçons, mais ce n'était pas le but recherché, loin de là. D'un ton un peu hésitant, il reprit, pas très convaincu de la réaction de son interlocuteur.

     ▬ Je ne peux pas me mettre à votre place, je n’ai jamais connu ce sentiment aussi tout ce que je dirais sera bien dénué de sens à vos yeux j'imagine.... Mais êtes-vous réellement certain que le fait de retourner auprès de cette personne soit la meilleure chose à faire ? Pensez-vous que vous allez cesser de souffrir si vous êtes à ses côtés et que vous vous rendez compte qu'il a désormais une épouse ou qu'il ne vous voit plus que comme un souvenir du passé ? C'était des paroles dures et peut-être cruelles vu l'état de Lyle, mais Pryam n'imaginait pas le laisser aller là-bas, la tête pleine d'illusions pour finalement se prendre une désillusion en plein visage. C'était aussi son devoir que d'aider de la sorte. Parfois, il vaut mieux se contenter d'une douleur à laquelle l'on s’est habitué que d'en provoquer une nouvelle que vous ne pourrez peut-être pas soigner ou supporter. »

     Prendre le mieux du pire. C'était une piètre perspective, mais il fallait vivre avec ce que l'on avait à portée de main et dans le cas de Lyle, ce n'était pas forcément très réjouissant.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Ven 12 Juil 2013 - 21:08


Lyle écouta Pryam lui jeta deux trois coups d’œil, en même temps qu'il arracha la peau de la cuisse du sanglier et sortit un pic de métal d'une soixantaine de cm , un peu peut être, pour embrocher net la viande dessus le long de l'os, après avoir couper, d'un coup net de lame, la partie basse du pied du cochon sauvage. Il jeta le bout du pied dans les buissons plus loin et cela bougea au bout de quelques minutes. Oui il y avait bien un animal. Le vent se fit un peu plus fort mais régulier, et la lumière du jour commença à décliner tranquillement entre les arbres, jaunissant peu à peu les visages de la seule source lumineuse de l'endroit , qui serait bientôt uniquement le feu. Il écoutait... écoutait et planta net le pic de viande au quart du feu , verticalement , laissant les flammes lécher par moment la viande, qui commença à crépiter, et s'essuya les mains, alors que Pompon passait en coin.

- Quand ils ont emporté ma mère quand j'avais quinze ans dans les pires souffrances qui soient alors que c'était une femme aimante , ultra protectrice et qui s'occupait du plus pauvre, qui n'avait jamais fait de mal à quiconque et qui était fidèle et pleine de bonté, ils l'ont puni aussi ?

Son regard sérieux se planta dans le regard de Pryam.

- Oh risque de vous décevoir, je ne crois pas aux Sept. Et s'ils ont fait l'homme à leur image, alors vous voyez ce que j'en conclus. Tels hommes, tels dieux. Au cours de mon existence, j'ai vu les pires saletés... mêmes des enfants de 5 ans, qui finissaient empaler sur la lame de salauds. Eux aussi l'avaient mérité? Dites moi ce qu'un enfant peut avoir fait de criminel pour que les dieux décident de les tuer?

Il prit son couteau et l'essuya doucement le long du tissu comme une caresse précautionneuse. Sa voix resta calme et sans agressivité. Il parla en sachant qu'il allait peut être en prendre plein la poire en retour, mais il avait toujours eu des avis tranchés , et loin d'être influençables, il se faisait un devoir d'exposer son opinion sur un sujet aussi grave que celui là. Du moins il l'était à ses yeux.

- Attendez-vous à être choqué par ce que je vais dire... Comme vous le dites, si vous n'êtes jamais tombé amoureux, comment pouvez-vous spéculer sur la puissance de cette chose? L'amour n'a ni genre, ni âge, ni limite. C'est une arme pire que la guerre. Une chose qui peut vous pousser au suicide parce que vous ne pouvez pas vivre sans l'autre. Une arme qui peut rendre fou au point de tuer pour accéder à l'être aimé prisonnier. C'est une force qui permet de tout braver avec plus de puissance que la raison elle même. Et tout ordre est inutile, il n'y a que ça qui compte. Je parle du vrai amour, du passionnel. L'amour peut changer le pire des hommes en un gentleman et le meilleur en le plus meurtrier pour sauver l'être aimer. Et que ce soit votre sœur, votre ami, une concubine déjà prise, une femme plus âgée, une donzelle de seize ans, un dieu , l'argent, peu importe, quand il frappe, il ne vous laisse pas le choix, et vous ne vous posez même plus la question. C'est juste comme ça. Et puis si je suis votre raisonnement logique. Si les dieux décident de tout, comme de me punir , ce sont donc eux qui ont décidé de votre errance, ce sont eux qui ont décidé de votre manière de penser, eux qui ont décidé de vous faire faire attaquer par mon chien, eux qui vous oblige à m'écouter. Ce sont eux qui ont aussi voulu le fléau , qui ont voulu la mort de centaines de femmes et d'enfants... eux qui laissent des pauvres jeunes femmes se faire violer pour leur lune de miel par des hommes qu'elles ne connaissent même pas... Ce sont aussi eux qui approuvent les tortures, la famine ... et qui laissent vivre les nobles dans un faste révoltant alors que les pauvres gens meurent ? Vous approuvez tout ça? Vous cautionnez encore de n'être qu'un pion ? Quels genres de dieux priez-vous? Je n'ai rien contre vous mais pour moi , les dieux ne sont qu'une lâche moyen de trouver une raison à ses actes, une justification et de se déculpabiliser. C'est tellement plus dur d'assumer chacun de ses actes. La vérité c'est que l'homme est juste un couard incapable d'assumer ses décisions et qu'il préfère se dire : les dieux l'ont voulu....

Il se passa une main sur le visage... Blasé, fatigué , un peu agacé au fond, et soupira et en se passant cette même main sur sa crête.

- Croyez-y si vous le désirez, je ne suis pas là pour vous persuadez du contraire. Personnellement , je préfère assumer toute ma vie, en dépit de tout ce que j'ai fait ou tout ce que je pourrais faire. Je n'attends rien des dieux. Ma mère leur a été fidèle toute sa vie, et elle a vomi ses entrailles et ses pleurs pendant plus d'un an... on aurait dit un monstre à la fin... elle les a prié jusqu'au dernier souffle...

Lyle enfila un gant de cuir épais et attrapa la tige brûlante , en bout d'en haut , pour la pivoter et afficher l'autre partie de la viande au feu qui faisait doucement perler la graisse dans les flammes. Puis il ôta le gant et sortit du pain de son sac, il se reversa un verre de liqueur et tendit la gourde à Pryam. Il n'était pas dans un discours de conflit ou n'était pas là pour se faire un ennemi non plus. Il parlait juste avec franchise. L'alcool commençait à lui monter le long de la nuque et le calmait doucement. Il était bien. Ses yeux vivaient d'une étincelle un peu sauvage, mais il se maîtriserait encore longtemps, il n'avait ni l'alcool facile, ni méchant , donc aucune crainte à avoir. Il ôta une part de la tunique pour finir avec une seule épaisseur, et se refrotta la visage.

- Je ne suis pas exemplaire, mais si j'ai un principe. Ne jamais rien regretter et si je vais là bas, c'est justement pour en avoir le cœur net. Je ne suis pas de ceux qui se plaignent sur leur lit de mort de ne pas avoir fait telle ou telle chose. Si l'envie me prend je fais et c'est fini. C'est vrai que parfois c'est risqué, mais la vivre est un risque en lui même. On n'a qu'une seule vie, et je n'ai pas l'intention de passer à coté.


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Pryam Templeton
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Message Sam 13 Juil 2013 - 18:09

     Pryam ne répondit rien aux questions qui lui étaient posées pour la bonne et simple raison qu'il savait parfaitement que son interlocuteur n'en attendait pas. Il était habitué à ce genre de discours, surtout face à des personnes qui ne croyaient pas en une quelconque divinité et il avait donc appris à se montrer patient et à ne pas s'énerver face aux spéculations faussées que ses interlocuteurs faisaient. Plus jeune, il n'arrivait jamais à garder son calme et s'énervait presque tout de suite, mais son maître lui avait laissé entendre que le fait de ne pas être pieu ne signifiait pas que vous n'étiez pas sous le regard des Sept. Même si Lyle n'était pas croyant, le Valois considérait donc qu'il n'était pas seul et que son chemin était suivi par Eux. Il attendit très patiemment que son interlocuteur cesse de parler avant de prendre à son tour la parole avec toujours le même ton calme.

     ▬ Vous vous méprenez Lyle. Vous confondez croyance et idées reçues. Au même titre que je ne connais pas l'amour dont vous parlez, vous ne connaissez pas la foi qui m'habite, alors s'il vous plaît, ne spéculez pas sur ce que je crois comme je ne le fais pas sur vos sentiments. Il détourna son attention du jeune homme avant de poursuivre. Vous vous trompez lorsque vous imaginez que les Dieux décident de tout, ils ont d'autres choses à faire que de décider de chaque acte que font les habitants de Westeros vous savez. J'ai choisi mon errance tout comme vous avez choisi de tomber amoureux de cette personne, aucun dieu ou humain ne vous y a obligé. Je confirme que ceux qui se cachent derrière de telles explications n'assument pas leurs actes. Il darda son regard sur Lyle. Mais ne généralisez pas en avançant que tous les croyants pensent de même. C'est insultant et c'est comme de manquer de respect, même si vous ne le dites pas dans cette optique. Je désapprouve le fait qu'un homme puisse en aimer un autre, pourtant je n'ai rien dit à ce propos. »

     Le ton de Pryam était devenu légèrement plus sec. La religion était son épouse, sa compagne, sa partenaire, il la respectait et la chérissait plus que tout, presque autant que Serena en réalité. Malgré ses bonnes résolutions et la décision de ne pas s'énerver, il avait du mal à s'y tenir pour de bon. Inspirant légèrement pour essayer de se reprendre, il avait d'ailleurs refusé la gourde tendue pas Lyle, non par contrariété, mais parce qu'il estimait avoir assez vu pour la journée. D'un ton plus calme, il reprit alors.

     ▬ Ils n'ont pas décidé de tuer votre mère ou les enfants que vous avez rencontrés. Vous savez aussi bien que moi que les humains n'ont pas besoin d'un dieu pour faire le mal. Si votre mère est morte c'est à cause du climat et pas de l’Étranger. Il glissa son regard vers Lyle. Je pense qu'ils laissent les humains se débrouiller entre eux et n'interviennent que de temps en temps. La sécheresse, c'était eux... Le Fléau je l'ignore. Peut-être. Le plus étrange voyez-vous, c'est que la région la plus pieuse de Westeros a été épargnée. Est-ce un simple hasard ou un signe ? Je l'ignore. Je pense simplement qu'ils ont voulu nous avertir de ne pas dévier du droit chemin, mais ce ne sont pas eux qui ont décidé de prendre individuellement la vie de telle ou telle personne, c'est le hasard qui est responsable et personne d'autres. Son regard se fit plus dur, une fois de plus. Ce n'est pas parce que votre mère a été pieuse qu'elle avait une raison d'être épargnée. Est-ce que le fait que vous aimiez votre ami vous a rendu heureux ? Non, vous avez souffert et vous souffrez encore, avec les dieux c'est la même chose Lyle. Aucune relation n'est totalement bénéfique, il y en a toujours un qui aime plus que l'autre, je pourrais bien mourir dans d'atroces souffrances alors que je me dévoue corps et âme aux Sept. Mais je ne cherche pas leur protection en priant pour eux, c'est simplement mes convictions. Je suis navré que vous soyez aussi remonté à leur égard, mais c'est votre choix. Il haussa doucement les épaules, comme si le fait d'avoir dit tout cela l'avait apaisé. Lorsque vous avez fait ce que vous jugiez bon, il n'y a aucun regret à avoir au moment de mourir. »

     Il soupira doucement, cette conversation lui pesait en réalité. Il évitait souvent de croiser d'autres personnes pour ces raisons, sa verve n'était pas assez développée pour qu'il soit capable d'exprimer correctement tout ce qu'il pensait. Après son voyage dans le Nord il avait d'ailleurs davantage cherché à maintenir cette distance, les gens là-bas étaient beaucoup plus hostiles qu'il ne l'avait pensé et surtout, ils l'étaient sans véritable raison. Dodelinant légèrement de la tête, l'errant décréta qu'il n'avait plus envie de continuer sur ce sujet qui risquait encore de tourner au vinaigre.

     ▬ Nos idées s'opposent trop. Si cela ne vous fait rien Lyle, j'aimerais que nous changions de sujet. Vous voyez, c'est aussi pour cette raison que je préfère voyager seul : il n'y a personne avec qui vous risquez de vous mettre en froid. Je vous aime bien et je n'ai pas envie que cette soirée se termine sur une mauvaise note. »

     Il essaya d'offrir un semblant de sourire à son interlocuteur qui s'occupait de préparer son repas, puis il opta pour une discussion normalement plus calme et surtout, moins sujette à contrariétés. Du moins, il l'espérait !

     ▬ Quel genre de spectacles donnez-vous ? Est-ce que vous prévoyez de faire participer votre.... ami ? J'imagine que ce doit être assez facile de trouver des endroits où se faire engager, mais je présume que les guerres ou les sécheresses doivent vous compliquer la tâche ? »

     C'était un sujet bateau, Pryam en était le premier convaincu, mais c'était déjà inhabituel qu'il fasse l'effort de relancer une autre discussion, mieux valait ne pas pousser trop loin.


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Message Dim 14 Juil 2013 - 17:17


Bah voyons. Les dieux de ces hommes étaient bien là quand ça les chantaient alors. Lyle restaient alors encore plus convaincus, d'images d'hommes faits à l'images de dieux, tout comme les dieux étaient à l'image des hommes aussi. Opportunistes, égoïstes, juste là quand ils y pensent pour l'autre, à se complaire dans leur stature hautaine et omniprésente, laissant les hommes dans leur merde et intervenant de temps en temps pour prouver qu'ils existent peut être mais pas pour clairement faire des bonnes actions et veiller sur l'homme. En gros , ils devaient bien se marrer là haut à voir ces couillons mourir entre eux sous leurs propres armes, dans la bêtise totale et l'égocentrisme d'aristocrates. Ils avaient bon dos ces fameux dieux. C'était révoltant. le discours de Pryam sonnait comme une égorgement aux oreilles de Lyle , un égorgement de toutes ces âmes mortes injustement parce que les dieux avaient mieux à faire, alors que si tant est qu'ils existaient, c'était leur boulot bon dieu! Ils ne valaient pas mieux que ces nobles de pacotille, rutilant de bâtiments et de prières, mais vides en dedans.

"La sécheresse, c'était eux... Le Fléau je l'ignore." venait-il de dire ce cher chevalier. Lyle plissa les yeux. Comment lui , un simple homme pouvait dire ce qui venait ou non des dieux ? Et si c'était l'inverse justement ? Si le fléau venait justement des dieux, alors que la sécheresse n'était qu'une conséquence naturelle de saisons qui s'accumule et vient un jour ou l'autre, tout comme un jour vient un hiver plus froid que l'autre, ou une tempête vient de la mer etc... La logique du blond était décidément hors de celle de Lyle, mais totalement. Il en était même outrée et faisait un effort grandiose pour ne pas exploser, parce qu'il se savait impulsif et diablement vivant. C'était ça être chevalier et respecté ses vœux. Expliquer avec une condescendance maîtrisée et dissimulée qu'il n'était qu'un paria à n'être ni croyant , ni hétéro? Merci , il le savait déjà... depuis bien longtemps et ce n'était pas pour autant qu'il arrivait à accuser le coup d'affirmation si strictes de la part d'un adorable frigide comme ce beau blond. Alors certes, il n'était peut être pas méchant , et Lyle au fond doutait qu'il ait à craindre quoi que ce soit de lui mais franchement , être si étroit d'esprit lui foutait les frissons dans le dos. Il devait peut être lui traîner le nez dans la boue et lui mettre le visage devant un enfant décapité pour qu'il réalise que ses dieux étaient cruels ? En fond peu importe. Lyle fut juste extrêmement blasé et oh combien déçu de voir qu'une fois de plus, il était hors catégorie et que ceux qu'il avait en face ne lui accorderait même pas le bénéfice du doute. Il regard la viande sur le feu et l’ôta en soupirant pour la jeter à son chien qui se fit un plaisir.

- Je n'ai plus faim.

Il n'avait rien dit à propos d'un amour d'un homme à l'autre, et pourtant il venait maintenant de le faire. La mauvaise note avait été posé. Lyle scruta le feu et se passa une main sur le visage. Il était sanguin, il le savait, il devait se calmer, ou il risquait de se tirer sans même dire un mot. Il ferma les yeux , et posa sa tête dans sa main , et se frotta le front , les coudes en appui sur ses genoux.

- Oubliez ce que j'ai dit , ça n'a plus d'importance. C'est vous qui avez raison.  

Il poussa son manteau pour l'étaler au sol, et fixa le ciel , le visage froid. Il était en quelque sorte pris à la gorge par cette solitude. Etre seul sans l'être, était pire que d'être seul quand on est justement dans un noman's land. Il se mit un bras sur les yeux et dit calmement , la rage d'être trop différent grondant au fond de ses entrailles , mais il ne pourrait jamais changer cet état de fait.

- La guerre n'a jamais appauvri la plupart des nobles... Le peuple oui. Même pendant la sale période, on n'avait aucun problème à trouver du boulot. Après. J'ai été fermier pendant deux ans, alors j'en sais rien... C'est connu que les guerres ne ruinent souvent que le peuple... Les nobles trouvent toujours de l'argent quelque part...

Au fond , Lyle n'était qu'un révolté et se faire serrer la vice par un seigneur ne lui ferait pas de mal.

- Et vous, vous n'étiez pas sur le champ de la guerre à cette période? Ca fonctionne comment un chevalier errant ?

Mieux valait ne plus parler de lui le temps qu'il se calme.
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Pryam Templeton
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Message Lun 15 Juil 2013 - 17:27

     ▬ Personne n'a raison ou tort, je me contente d'exprimer mes pensées, mais cela ne signifie pas que je suis dans le vrai et vous dans le faux. »

     Visiblement Lyle avait l'air de le prendre pour une personne condescendante à s'imaginer qu'il pouvait prétendre avoir raison alors que d'autres chevaliers ne partageaient pas sa vision des choses. Le piété – ainsi que d'autres sujets – étaient bien trop vastes pour qu'une seule personne puisse s'imaginer posséder le savoir absolu. Mais il semblait que le jeune homme avait un esprit très fermé ou alors des idées très arrêtées, Pryam avait le sentiment que depuis la seconde où il n'avait pas été en accord avec lui, l'Orageux avait décrété qu'il serait contre lui. C'était dommage, le Valois considérait que deux personnes avec des avis diamétralement opposés pouvaient pourtant très bien s'entendre. Il semblait que ce ne soit pas le cas de son comparse. Dommage ! Au moins la discussion ne durerait-elle pas encore longtemps, le chevalier doutait que le saltimbanque et son esprit visiblement échauffé, puissent tenir bien longtemps avant d'exploser.

     Le jeune homme resta silencieux alors que l'autre répondait brièvement, ne tenant apparemment pas vraiment à s'attarder sur ce sujet. Dommage. Pryam ne masqua pas sa brève déception en décrochant un regard à son compagnon du moment, mais il ne l'obligerait pas à se dévoiler davantage si Lyle ne le désirait plus. Le blond laissa le silence s'éterniser après les questions qui lui furent posées. Il craignait d'aborder un sujet qui puisse contrarier encore plus l'autre et faire tourner la situation d'une manière particulièrement déplaisante. Mais il fallait bien se lancer !

     ▬ Comme un reître, j'imagine que vous avez dû en croiser pas mal sur les routes ? En vérité, les chevaliers errants sont normalement méprisés parce qu'ils vendent leurs services au lieu de les offrir. Malheureusement on ne peut pas vivre d'amour et d'eau fraîche et bien que je souhaite aider, je dois avoir de quoi payer ma nourriture et le reste. Il haussa les épaules pour lui-même. Les chevaliers errants ne sont donc pas appréciés par les autres chevaliers, des histoires de religion principalement, je suis navré de citer à nouveau ce sujet, mais c'est la ligne directrice de mon métier. C'était sincère. Un chevalier errant se rend donc où bon lui semble, généralement il va dans les zones les plus sinistrées où les seigneurs embauchent à tour de bras. L'avantage sur un reître c'est que le chevalier est plus entraîné et donc plus compétent, ils sont relativement utiles pour la plupart. »

     Mais pas lui. Pryam ne se considérait pas comme quelqu'un d'utile, ou du moins pas pour les grands seigneurs. Il n'avait jamais été très doué, comparable à l’Épée du Matin ou d'autres légendes de ce type, non il n'était qu'un simple fils de chevalier fieffé sans grande envergure. Il n'avait pas répondu à la première question de Lyle et le fit donc après quelques hésitations.

     ▬ Je n'aime pas me battre et pour être franc, je ne suis pas de ceux qui savent se débrouiller correctement sur un champ de bataille. Je préfère rester dans des travaux plus à mon niveau et laisser la gloire pour ceux qui le recherchent. »

     C'était assez pitoyable il le savait parfaitement, mais bon, Pryam n'avait aucune envie de mentir à Lyle. Ce dernier semblait s'être renfrogné depuis la légère opposition qu'ils avaient eu et le Valois se sentait coupable : c'était lui qui avait amené le sujet et il était vrai qu'il avait eu l'air hautain à parler de la sorte. Voilà pourquoi il détestait parler ! Les mots n'exprimaient jamais ce qu'il pensait et il se retrouvait dans ce type de situations. Tenter de rattraper le coup ne ferait peut-être qu'aggraver les choses, que faire ? Après un léger soupir, le chevalier errant reprit finalement la parole.

     ▬ Vous savez Lyle, en réalité je suis un bien piètre chevalier. Je n'aime pas me battre et j'ai beau m'entraîner sans relâche, je n'arrive pas à la cheville de la plupart des chevaliers. Je ne serai jamais bon dans mon domaine, alors la seule chance qu'il me reste d'être un minimum digne de mon titre, c'est d'être aussi respectueux de mes vœux que possible. Explication nébuleuse, une fois de plus. Je suis navré si je vous ai manqué de respect en parlant avant, mais vous comprenez maintenant pourquoi j'évite de converser inutilement. Il sourit légèrement. Ce serait bête de partir fâchés alors que les choses avaient plutôt bien débutées vu l'arrivée musclée de votre chien, vous ne pensez pas ? »

     S'il ne le pensait pas, ce serait bien dommage, mais une fois de plus Pryam n'obligerait personne à changer d'avis le concernant : il avait l'habitude de ne pas faire l'unanimité, une personne de plus ou de moins ne changerait pas grand-chose !


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Message Mar 16 Juil 2013 - 15:59


Lyle écoutait , le regard caché et fermé sous son bras. Il n'était pas encore en colère, il était aigri un peu mais se calmerait probablement lentement. En réalité cela arriva plus vite que prévu. Lyle n'avait pas un mauvais fond et il avait aussi parfaitement conscience que la maladresse existait. Il était d'ailleurs un sacré boulet en éloquence, alors ce qu'il était en train d'entendre ne lui était pas inconnu. Il souleva légèrement son bras, pour laisser passer un œil plissé, intrigué. Ce type jouait-il la comédie? Ou bien était-il sincère et maladroit? Lyle n'était pas non plus parfait. Son plus gros défaut était son impulsivité, le second ses cicatrices béantes et parfois il avait du mal à les contenir. Il en avait conscience de tout ça et c'est aussi pour ça qu'il avait coupé un peu court à la conversation le concernant parce qu'il savait très bien qu'il pouvait s'emporter et que laisser les mots dépasser sa pensée.

Il avait assez de maturité pour ne pas laisser place à pareille spectacle... "L'avantage sur un reître c'est que le chevalier est plus entraîné et donc plus compétent, ils sont relativement utiles pour la plupart." avait-il dit? Euh... Sur ce coup , Lyle resta amplement sceptique. Il n'était expert mais il savait qu'il était bon au combat... il se pourrait fort qu'avec l'aperçu qu'il avait eu du chevalier et ce qu'il disait ensuite, il l'aurait battu à plate couture. Heureusement qu'il était bienveillant. Cela dit c'était quand même étonnant que le blond ne se soit jamais fait agressé par quelconque bande de gueux mal dégrossis en mal de matériel et de victoire injuste. Il avait connu bien des femmes qui semblaient mordre plus fort que le blond. C'était dur de se faire une opinion de son niveau surtout à ses dires, qui ne valorisait en rien les capacités du blond. Mais il avait au moins le mérite d'être honnête avec lui même.

- Savoir se battre n'est pas une question de gloire. Certains hommes sont haut placés et connus et ce sont pourtant pire que des donzelles unijambiste au combat, sourit Lyle en ôtant son bras, puis il soupira un peu . J'vous l'ai dit , je ne suis pas un exemple. Je sais me battre... mieux que beaucoup, c'est d'ailleurs une des rares choses que je sache faire... Mais je ne recherche pas non plus la gloire... Et je n'ai pas dit que vous l'aviez dit dans l'intention de me viser... , renchérit-il en précaution en haussant un sourcil, le regard vers le sien. Si vous êtes si mauvais, pourquoi ne pas choisir une autre arme? Comme la religion. A ce que vous me dites... il semblerait qu'elle soit la meilleure arme que vous possédiez, et si je n'étais pas si réticent à toute croyance, vous aurez sans doute réussir à me persuader. Davantage qu'avec votre... *montre vaguement du pouce l'engin de mort qui bien manier était un atout considérable.* ... épée. Tout arme peut se retourner contre soi. Avoir ça avec vous sans savoir réellement la manier pourrait vous coûter la gorge, d'un seul geste hésitant. Ce serait vraiment dommage... Vous avez un très bon fond, et le monde a besoin de gens comme vous... mais peut être en Septon. Et ça vous protégerez aussi de l'être...Et si je suis votre raisonnement ...

Il se releva calmement en sentant un vent froid se lever et le feu tirait d'un coté plus que de l'autre.

- .. Nous sommes tous voués à quelque chose. Le mien a valu que je m'attache à ce seigneur, en dépit de toute règle , et je sais que ça vous énerve au fond.... mais peut être que ce seigneur sera vouer à mourir sous peu et que la seule chose qui va le sauver sera ma lame, justement parce que je vais donner ma vie à cet homme, plus inconsciemment et pleinement que n'importe quel autre homme qui pourrait le servir pour de l'argent uniquement. Mon rôle est peut être juste là. Le votre est d'apporter l'espoir et la raison où vous passez on dirait. Je doute que quiconque puisse vous détester. Vous êtes trop gentil pour ça ... Même mon chien qui ne supporte pas grand monde vous approche et cherche les câlins. Les bêtes le sentent... même si vous les considérez comme du matériel. Elles s'en moquent. Nous sommes tous voués à être bons dans une chose, un dessein... Peut être n'avez-vous juste pas choisi la bonne arme avec laquelle vous excellerez. Et ... vous ne m'avez pas manqué de respect. Je sais depuis bien longtemps que j'appartiens plus à la catégorie des parias, que de celles de dignes fils des dieux... Me l'entendre répéter une énième fois m'a énervé... contre moi même aussi, pas spécialement contre vous...Mais comme on dit ... a tout excès existe l'opposé. Sans l'un , l'autre n'existerait pas. Et vu que le monde est loin d'être parfait ... il faut bien des chieurs comme moi et des bénis comme vous.

Il sourit et s'enfila une nouvelle gorgée de liqueur. C'est vrai qu'il s'était énervé contre lui même aussi. Il ne pourrait jamais changé sa nature. Il avait conscience de cette chose allait tôt ou tard finir sur la potence mais il assumerait... tout du moins, il ne pourrait pas faire autrement que d'assumer. Le chien de Lyle se coucha derrière Pryam , et mit sa grosse tête contre la cuisse du blond, au sol, avant de fermer les yeux. Lyle observa son chien , puis Pryam et sourit un peu de nouveau en fixant le feu.

- Qu'est-ce que je vous disais...
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Message Mer 17 Juil 2013 - 15:59

     Pryam observait Lyle en silence. En fin de compte il ne savait strictement rien de lui, le jeune homme pourrait aussi bien prétendre être un aimable voyageur alors qu'en réalité il serait un brigand n'attendant qu'une chose : que le Valois s'endorme pour lui dérober ses affaires. Ce n'était jamais exclu dans un monde comme celui-ci, le chevalier était bien trop confiant de nature et tout ceci finirait par lui retomber dessus, tôt ou tard. Comme l'avait dit un jour un seigneur pour qui le blond avait travaillé « il n'y a pas de place pour les personnes foncièrement bonnes dans ce monde, elles finissent forcément par se faire berner et tuer. » Le terme « bonne » pouvait être remplacé par « bonne poire » plutôt, car le Valois ne se considérait pas comme plus altruiste que les autres chevaliers, il faisait simplement son devoir. Au terme de la réplique de l'Orageux, le chevalier errant entrouvrit les lèvres, prêt à répondre, mais une nouvelle intervention du chien repoussa brièvement ses paroles. Cet animal était vraiment têtu, malgré le fait que le blond n'avait pas particulièrement envie de le côtoyer, il ne cessait de revenir vers lui. Histoire de ne pas être totalement ingrat et malpoli, Pryam fit l'effort d'offrir une brève caresse à l'animal en espérant simplement que cela suffirait à le faire s'éloigner. La proximité d'une telle bête le rendait quelque peu nerveux, il faut l'avouer ! Son devoir effectué, les yeux du chevalier se posèrent à nouveau sur son interlocuteur.

     ▬ En réalité lorsque je parle de gloire, je fais surtout référence aux chevaliers qui cherchent à tout prix à graver leur nom dans les mémoires, à entendre des balades et des gestes à leur sujet... En somme ceux qui ont besoin de reconnaissance. Ce n'est pas le cas des reîtres, pas de ceux que j'ai rencontré du moins et je pense que ce n'est pas le vôtre non plus. La gloire est l'apanage des chevaliers je pense. Ce n'était que son avis personnel bien entendu, il n'engageait personne d'autre. Je ne ferais pas un bon religieux, ils ont besoin de parler avec le peuple et de transmettre la parole des Sept, voyez avec vous comme la situation a manqué de déraper. Non, je ne serais pas bon du tout dans ce domaine, au moins en tant que chevalier je n'ai pas besoin de parler avec les gens que je combats. C'était plutôt rare effectivement, même s'il essayait toujours de communiquer avant de tuer. Et je vous rassure, je ne suis pas totalement incompétent non plus, je sais tout de même utiliser mon arme sans quoi je n'aurais jamais été adoubé ou alors j'aurais été tué par les premiers brigands croisés. Je n'ai pas de pitié pour les mauvaises personnes, je sais que si je laisse partir des brigands, ils s'en prendront à des innocents. C'est un mal pour un bien. »

     C'était une manière comme une autre de se donner bonne conscience en fin de compte ! Bien entendu, Pryam ne tuait pas à tour de bras : les règles étaient strictes et la loi exigeait qu'un brigand ne soit tué que sur ordre du seigneur à qui appartenait le fief. Jusqu’à ce jour le blond n'avait donc presque jamais pris la vie à un être humain, ou alors cela se passait lorsqu'il était au service d'une maison noble. Bien entendu le fait qu'il soit chevalier et non religieux était aussi lié à sa naissance : au sein d'une maison de chevaliers fieffés située dans le Val, il n'avait d'autre choix que de suivre la voie de son père. Surtout étant l'héritier. C'était sans compter que son père avait toujours désapprouvé les familles qui envoyaient des enfants au septuaire, il voyait cela comme de la main d’œuvre – ou des femmes à marier – de gâchée. Cela aurait été de même avec Pryam bien entendu. Mais cette vie-là n'était plus d'actualité pour le moment, aussi le blond chassa-t-il tout ceci de ses pensées.

     ▬ Et vous savez, je ne suis pas énervé ou agacé par votre situation. Je ne l'approuve pas, c'est différent. Je n'approuve pas non plus les seigneurs ou les chevaliers qui ne sont pas fidèles à leurs vœux et croyez-moi, ils sont plus nombreux que vous ne le pensez. Au moins ne vous cachez-vous pas derrière de fausses excuses, ce ne doit pas être facile d'assumer une situation pareille alors je crois que je vous respecte, d'une certaine manière. C'était un peu brouillon comme explication et il en était parfaitement conscient, mais peu importait : il voulait simplement lui faire savoir qu'il n'avait rien contre lui. Pour être franc avec vous, je me moque de ce que les gens pensent de moi. Je suis ici pour aider le peuple et non pour parader devant les nobles et faire en sorte qu'ils m'apprécient. Vous n'êtes pas le premier à m'avoir trouvé hautain et vous ne serez pas le dernier, mais cela m'est égal, je sais pourquoi j'agis de la sorte et c'est tout ce qui importe. Il détourna son regard de Lyle. Et même si je ne devrais pas le dire, je vous souhaite de retrouver votre seigneur comme vous l'aviez laissé et que les choses s'arrangent pour vous. Ce serait dommage que vous soyez encore considéré comme un paria en rentrant chez vous, chacun devrait avoir un endroit où se réfugier lorsque les choses ne vont pas bien. »

     Une déclaration bien étrange si l'on tenait compte de ce qu'il venait de dire juste avant, mais en fin de compte, Pryam n'était pas obligé d'être absolument contre toutes les relations de ce genre. Bien qu'il n'approuvait pas, il avait tout de même le droit de faire quelques exceptions de temps en temps. Personne d'autre qu'eux ne le sauraient au fond. Cela n'avait peut-être l'air de rien dit de la sorte, mais en réalité le chevalier errant faisait un gros effort, bien que cela ne se remarquait pas il fallait en convenir !

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