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De Sable et de Sel

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Rahéna Qorgyle
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Général Héritière du Grès
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♦ Date de Naissance : 17/12/1988
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Message Dim 30 Juin 2013 - 17:26


    L'an 207 Quelque part dans le Palais Vieux à Lancehélion



    "-Rahé, Rahé regarde ce que j'ai trouvé pour maman !." Elle eut juste le temps de tourner la tête pour voir une petite tornade arriver sur elle en riant aux éclats. La petite fille de quatre ans arrivait sur elle, les bras en avant, tenant un bouquet de fleurs poussant uniquement à Dorne, aux tiges d'un vert terni, mais aux couleurs vives et éclatantes, avec un sourire illuminant son visage. La jeune dornienne sableuse s'accroupit juste à temps pour accuser le choc lorsque l'enfant se jeta dans ses bras. Elle ne venait pas souvent à Lancehélion malgré son désir de rendre visite à son amie Daenerys. Elle n'avait pu se déplacer à la naissance des deux premiers enfants de la femme de Maron Martell, mais cette fois pour le petit dernier, elle avait réussi à venir pour lui présenter ses félicitations et tous ses vœux de bonheur. Mais comme toute mère, elle avait besoin de repos, aussi elle prenait un réel plaisir à passer du temps avec Nymeria et Trystan quand celui-ci venait les rejoindre.
    Elle serra tendrement contre son cœur la fillette pleine de vie et d'énergie. Elle était si spontanée et enjoué, c'était un délice de passer du temps avec elle. Lentement, elle se releva, tenant fermement l'enfant dans ses bras.
    "- Je suis sûre qu'elle sera heureuse que tu lui offres." Elle lui donna une petite pichenette sur le petit nez en trompette de Nymeria. Malgré les gardes en faction tout autour de cette cour intérieure où elle se trouvait avec des servantes, elle savait créée une bulle n'englobant que les enfants. Bien sûr, Daenerys avait confiance en elle, mais ses enfants étaient les enfants princiers, aussi elle ne s'offusquait pas d'être surveillée ainsi et de ne pouvoir les accaparer qu'une heure tout au plus. Dans un geste doux et protecteur elle déposa un baiser sur le front de la fillette, qui disait que les Dorniens n'étaient que des brutes ? "-Tu joues avec moi Rahé ? " Comment résister devant un minois aussi mignon et espiègle. "-Bien sûr. Mais, après, il faut me jurer que tu suivras les dames là-bas pour aller prendre ton bain avant d'aller voir ta mère et ton petit frère." Avec lenteur elle reposa l'enfant sur le sol."-…D'accord".

    D'un geste vif, elle posa sa main sur le bras de l'héritière du Grès en riant aux éclats. Nombreuses auraient été les femmes non disposées à se prêter à pareille futilité, mais pas elle. Son regard se fit espiègle tout autant que celle qui avait demandé à jouer. Elle releva sa robe jusqu'à mi-cuisse et fit un nœud à celle-ci pour ne pas qu'elle la gêne dans ses mouvements, puis elle se précipita à la suite de la petite tornade. "- Si je t'attrape je te mange". À nouveau des rires cristallins de bonheur. "- Tu ne peux pas !" Devant le regard des gardes et des servants elle jouait ainsi pour la jeune princesse avec patience, indulgence et gentillesse. Dans un bond, elle attrapa la fillette et la souleva, la faisant tournoyer dans ses bras dans une effusion de joie. Mais le temps passe vite lorsque l'on s'amuse et l'heure qu'on lui avait octroyée avec l'enfant était maintenant terminée. Un peu à regret, elle laissa la fillette se détacher d’elle pour rejoindre le personnel du Palais Vieux. Immobile dans la cour que tout le monde était en train de déserter, elle lui adressa un dernier signe de la main, sourire aux lèvres. Daenerys avait tellement de chance d'avoir déjà de beaux enfants comme cela. Une femme d'arme s'avança et posa sa main sur l'épaule de l'héritière aux scorpions. Elles échangèrent quelques mots que seules elles pouvaient entendre. La Sableuse en robe tourna la tête vers celle qui venait d'arriver et lui offrit un petit sourire un peu triste avant de dénouer sa robe et de rentrer, suivie de près par sa protectrice.

    Une petite délégation avait été envoyée avec Rahéna, sa Tante et protectrice Roywenne, sa servante Zéhyna en plus de quelques soldats pour faire le voyage du Grès à Lancehélion. Lord Thuryel savait combien il était agréable à sa fille de venir de temps à autre se ressourcer auprès des Martell, il n'était pas sans connaître le fort attachement de sa fille à Daenerys Targaryen. Il comprenait, et dans un sens, encourageait sa fille à garder foi en cette maison. Les couloirs défilèrent un moment avec qu'elles n'arrivent à la pièce qui leur avait été attitrée. La décoration était sommaire, mais l'endroit ne manquait pas pour autant de chaleur.
    "-Il semblerait que tu ne t'en lasses pas." Rahéna se contenta de sourire, dos à sa tante, tout en allant chercher des manuscrits dans ses affaires de voyage. "- Pourquoi rechignes-tu à prendre un époux ? ". Elle continuait à fouiller alors que l'autre était appuyée contre le mur, les bras croisés à la regarder faire. "- Tu sais très bien ce qu'il se passera si je prends un époux..." Le bruit caractéristique de l'armure de cuir lui indiqua que sa tante changeait de position. "- Bien sûr ! Une ribambelle de marmots, voilà ce qu'il se passera." La tête à moitié dans un coffre, Rahéna tendit le bras victorieux alors que sa main tenait fermement plusieurs parchemins. Elle se releva et sourit à son interlocutrice. "- Il pourrait finir comme Arvid et je n'en ai pas le courage pour le moment. Je ne veux pas voir les gens qui m'entourent finir comme lui où pire. Aller accompagne-moi, je vais aller lire un peu à l'extérieur. Le bord de mer et si raffermissant!"

    Le chemin qui menait à la plage naturelle n'était pas le plus simple d'accès, mais ça ne dérangeait ni Rahéna, ni Roywenne ou encore les deux gardes qui les accompagnaient. L'endroit avait quelque chose de magique pour les natifs du Grès qui ne connaissait rien d'autre que le désert, ses dunes brûlantes, et les oasis. Les gardes restèrent en arrière pour veiller à sa sécurité ainsi que sa tante, une fois qu'elle eut installé sa nièce correctement. Difficile quand celle-ci était une vraie tête brulée. Assise à même le sable, le dos contre la pierre, elle entreprit de commencer la lecture qu'elle avait apportée avec elle. Un voile léger d'un blanc cassé posé sur son visage pour la protéger du soleil trop fort, le reste de son corps prenait le frais. Le flux et le reflux de la mer venait lécher ses jambes un peu au-dessus du genou, s'amusant avec la robe crème de la jeune femme. Rien ne semblait la perturber, totalement absorbée par sa lecture qui traitait de nombreuses plantes d'au-delà de Dorne.




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Rogho Gargalen
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Message Dim 30 Juin 2013 - 18:11

Le mannequin tanguait un peu dans tous les sens tandis que sa silhouette, entourée de housses matelassées, vibrait de manière de plus en plus rapide pendant que le choc était peu à peu amorti par le bois. L’objet d’entraînement, qui s’apparentait à un buste humain, n’eut pas le temps d’encaisser le dernier coup qu’il fut de nouveau martelé par la frappe puissante d’une lance en bois solide. Par endroits, les couches rembourrées de plumes, qui faisaient office de cibles, étaient largement trouées, éventrées par de violentes techniques.
Les coups se démultiplièrent, tailladant de bruits secs la forme humaine articulée, en même temps que l’homme qui les délivrait lâchait un cri d’effort à chaque contraction de ses muscles abdominaux. Rogho tenait sa lance d’exercice de ses deux mains  puissantes et solides. Il répétait inlassablement les mêmes gestes que venait de lui montrer son oncle. Il avait appris à brandir son arme tantôt avec fermeté, tantôt avec une dextérité leste ; certaines bottes demandaient l’usage de souplesse autant que de muscles. ‘La rapidité’, se répétait-il sans cesse. La rapidité était la clé. Avec celle-ci viendrait automatiquement la force.
Il avait demandé, et on avait exhaussé son vœu, que soit installé près d’une plage destinée à la cour des Martell, un petit coin où il pourrait parfaire sa maîtrise du combat. Il avait tout de suite adopté cet endroit privilégié, parce qu’il pouvait savourer la douceur de l’air marin balayer son échine transpirante. Malgré les températures parfois insupportables qui le tapaient depuis le soleil de Dorne, il préférait s’exercer en extérieur. La perspective de s’enfermer dans une salle dédiée à l’entraînement le repoussait assez, sauf lorsqu’il s’agissait d’une leçon de Doran Martell. S’agissant de son oncle, il faisait fi de tout.
Dans une dernière pirouette, le teint bruni par ses dernières journées passées à vider son énergie sur son mannequin, Rogho hurla tout ce qu’il avait en l’âme avant de cogner l’ensemble dans un coup suffisamment puissant pour perforer le coussin central et déverser sur le sable, en contrebas, une série de plumes blanches qui ne tardèrent pas à être emportées au large par une bourrasque de vent brûlant venu des terres.
La musculature du jeune homme était saillante, tendue, vestige de plusieurs heures à travailler sa lance. Le Gargalen jeta son arme en bois sur le côté, fit volte-face, et sentit sa chevelure noire tressée être parcourue par une brise. Il inspira une grande bouffée. Le soleil annonçait sa lente descente crépusculaire, et offrait à l’horizon des teintes orangées qui coloraient l’océan gigantesque qui s’étendait à perte de vue. Jamais Rogho n’eut pu penser contempler pareil spectacle. Il resta là, plusieurs longues minutes, à goûter à une vision certaine d’un paradis et, comme rattrapé par sa condition mortelle, sortit tant bien que mal de ses pensées flottantes pour se recentrer sur la réalité de son séjour à Lancehélion.

L’homme tourna soudainement la tête. Un peu plus loin, assise calmement en rebord de plage, une demoiselle semblait lire. Son attitude reflétait une paix des plus parfaites. Elle s’était adaptée au va-et-vient des vagues en mettant ses jambes à portée de ses flux, lesquels venaient régulièrement inonder sa peau de façon éphémère, à chacune de ses avancées sur la plage. Le jeune homme, alors âgé de dix-huit ans, entreprit de s’avancer avec calme et légèreté vers cette femme qui, tandis qu’il approchait. Il savait qu’après un long exercice, il n’était pas des plus présentables, surtout auprès d’une Dame qui était nécessairement issue de la cour des Martell, pour avoir eu accès à la quiétude de cet endroit. Parmi les choses qu’on lui apprenait depuis quelques jours maintenant, la discrétion, le pas feutré et silencieux du félin, en faisaient partie. L’esprit ludique hérité de son enfance, Rogho exploitait souvent les moindres occasions, fussent-elles sérieuses, pour mettre en pratique ce qui avait pu lui être enseigné. C’est ainsi qu’il se surprenait parfois, à table, à effectuer quelques mouvements aguerris avec ses couteaux à manger, et ainsi qu’il était en train de réduire la distance qui le séparait de sa gracieuse cible de la même manière qu’il aurait approché une bête de chasse. Amortissant chacun de ses pas, profitant du silence des sables, le jeune homme arpenta les dizaines de mètres qu’il eut à faire.
Lorsqu’il fut suffisamment proche d’elle pour se rendre compte qu’elle était des plus belles, et suffisamment loin pour ne pas risquer de la surprendre et d’altérer inévitablement son approche, il s’arrêta un instant. Il n’avait jamais vraiment entamé d’accroche avec une femme, et celle-ci dégageait une prestance et une douceur qui ne pouvait laisser indifférent ses instincts pourtant guerriers. Oh, il avait bien vu des dizaines de prétendantes de la cour de Salrivage se glousser en le voyant arriver, mais il n’avait que faire de ces hyènes, qui souhaitaient seulement profiter de son statut pour asseoir leur séant salé sur un trône. Il se contentait simplement de les chevaucher, de temps à autres, quand son désir le prenait. Quoi qu’il en soit, la personne qui tournait une page à quelques enjambées de lui n’émanait rien de tel. En fait, elle l’impressionnait un peu.

[Rogho] « Désolé, je ne vous avais pas vu. Je… m’entraînais un peu plus loin. C’est vrai qu’ici, c’est agréable. Moi, j’ai grandi de l'autre côté de l'Océan, cet horizon est très beau aussi...»

Tout en prenant bien garde de ne pas franchir l’espace vital qui le séparait encore de la demoiselle au livre, l’homme poursuivit.

[Rogho] « Enfin, il parait qu’il faut se présenter. J’ai pas trop l’habitude ; de là où je viens, tout le monde me connaît, même ceux que je n’ai jamais vu. Rogho Gargalen, neveu de Maron. Tu… Qu’est-ce que tu lis ? »

L’héritier des Gargalen n’était pas l’individu le plus bercé dans la lecture qui soit, mais répondait, cependant, d’une certaine curiosité, de temps à autres. Aussi manifestait-il, dans le ton de sa voix, un réel intérêt à sa question. Qui plus est, son attitude, loin des manières parfois dissimulatrices et hypocrites des grandes capitales, cachait assez mal un certain plaisir qu’il avait à la regarder, lequel était trahi par une gêne qui contrastait un peu trop avec sa carrure puissante. Cette femme était sublime…


Dernière édition par Rogho Gargalen le Lun 1 Juil 2013 - 15:53, édité 2 fois
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Rahéna Qorgyle
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Message Dim 30 Juin 2013 - 21:21


    Lors de leur arrivée sur le bord de plage, la journée touchait à sa fin. Déjà le soleil déclinait dans le ciel, illuminant ce dernier de tons pourprés, jaunes et orangés tous plus beaux et flamboyants les uns que les autres. La chaleur elle aussi commençait à diminuer, l'héritière aux scorpions appréciait cela tout particulièrement, elle qui ne connaissait que la chaleur sèche et étouffante du Grès, ici il faisait bon respirer, les embruns marins y aidaient sans doute grandement. A l'instant où elle avait posé ses pieds sur le sable et enfouit ses orteils dedans, elle ferma les yeux, inspirant profondément. L'air empli de sel et d'une myriade de gouttelettes d'eau venant tapisser sa peau brune était une bénédiction.

    Elle aurait pu rester ainsi des heures entières si des cris et soupirs typiquement masculins n'avait attiré son attention. Laissant sa robe balayer le sable, elle passa la tête de derrière un bloc de roche pour voir qui pouvait bien être le responsable de ce raffut. Une silhouette se découpait de l'horizon. Un homme fort bien charpenté menait à mal un mannequin d'entraînement. De la fenêtre de ses appartements ou dans la cours de sa forteresse, elle avait souvent assisté à ce spectacle, mais là, à cet instant, ça avait quelque chose de magique, d'hypnotique. La danse de la lance, maniée tantôt avec vigueur et force, tantôt avec souplesse et rapidité dans ce coucher de soleil était un régal pour les yeux. Dommage que ce ne soit qu'un mannequin, un combat était toujours plus intéressant lorsque l'e jeu était de sauver sa peau. La main de sa tante sur son épaule la ramena à la réalité. Rowyenne, observa un instant l'homme. Elle le scrutait, le jaugeait pour estimer si elle devait mettre sa nièce à l'abri ou la laisser aller. La main de Rahéna se posa sur celle de sa tante, alors qu'elle lui souriait elle imposa son index sur ses lèvres charnues en signe de silence. Elle se tourna pour faire face aux deux soldats qui les avaient accompagnés et leur intima le même ordre. Il ne les avait pas entendu, pas même senti, il n'était pas une menace pour elle, sinon il se serait déjà manifesté. Aussi, c'est avec légèreté et discrétion que tout le petit monde s'éloigna pour s'installer un peu plus loin.

    Le lieu où elle choisit de s'installer était parfait pour son activité du moment. La roche était assez en avant de la berge pour lui servir de dossier, ainsi elle pouvait reposer son dos et lire à loisir. Quant à l'eau et bien elle affluait avec délice sur ses jambes, jouant délicieusement avec sa robe. Tantôt elle la tirait à elle, tantôt elle la repoussait haut sur les cuisses de la demoiselle. C'était tellement rafraîchissant, la chaleur de cette fin d'après-midi n'en était que plus supportable. Sa tante s'était accroupie près d'elle pour s'assurer qu'elle était correctement installée et qu'elle ne manquerait de rien. Elle était d'ailleurs en train de lui dire qu'elle avait avec elle une gourde d'eau et quelques fruits lorsque sa nièce l'interrompit en lui posant la question qui lui brulait les lèvres.
    "- Sais-tu qui il est ?" La guerrière suivit le regard brûlant de sa protégée, il n'était pas difficile de deviner de qui elle parlait. Après un examen un peu plus poussé, elle renifla et reporta son attention sur l'héritière du Grès. "- De ce que j'en vois et de ce que j'ai pu entendre, je suppose que ça doit être Rogho Gargalen, l'héritier de Salrivage. J'ai entendu qu'il était là pour être le pupille de Doran Martell." Rahéna gardait les yeux rivés sur cet homme qui n'avait apparemment nullement conscience de leur présence. "- Rogho Gargalen hein…" Un sourire énigmatique étira les lèvres de la jeune femme. Sa tante soupira, un air déconcerté se lisait sur ses traits lorsque la nièce la regarda. "- C'est bon ma chère tante, je ne vais rien faire de stupide, je suis bien installée et je n'ai ni soif, ni faim. Vas te reposer et t'occuper avec les gardes, je serai une bonne fille, je t'assure. " Rowyenne lui lança un regard qui en disait long sur son état d'esprit. Elle ne la croyait pas pour deux sous. Sa nièce, sage, c'était comme dire que les Dorniens était des êtres aussi inoffensif que des agneaux. Elle se retira pourtant avec les hommes sous la demande de cette dernière.
    La Dornienne Sablée qui offrait avec plaisir sa chair à la mer, observa encore un long moment cet homme qu'elle découvrait pour la première fois. Il avait un corps élancé, musculeux, de longs cheveux nattés. Elle n'arrivait pas à le détailler d'avantage, aussi elle finit par faire taire sa curiosité et par prendre son apprentissage à bras le corps. Il y avait tant et tant à savoir.

    Lentement mais sûrement elle s'était laissée absorber par sa littérature et avait fait abstraction des cris du guerrier, ainsi que les coups sourds de la lance contre le mannequin de bois.
    Elle était totalement absorbée dans les conseils et instructions qui traitaient de différentes plantes. Par exemple, les Baisers-du-diable étaient des fleurs violettes urticantes de grandes tailles qui poussaient dans la boue ou les eaux stagnantes, dans la région du Neck, il était conseillé de les utiliser en cataplasmes de boue pour limiter le prurit qu'elles pouvaient occasionner, ou encore le Lait-de-Feu, ou la Surelle, tant de chose qu'elle pouvait apprendre grâce au mestre Barack qui était maintenant à résidence dans le forteresse et avait cédé à la soif de connaissance de la jeune femme.
    Pourtant, aussi absorbée soit elle, elle tiqua en entendant le cliquetis de l'épée de ses gardes. Pourtant, excepté ce bruit, rien ne se passa jusqu'à ce qu'elle sente la présence de quelqu'un proche d'elle, ce n'est pas pour autant qu'elle leva les yeux de son parchemin. Finalement, il décida de rompre le silence. Elle devinait que ses intentions n'étaient pas mauvaises, sinon sa Cerbère de tante se serait déjà précipitée entre eux. A première vue, elle n'était pas là. Aussi elle attendit qu'il fasse le premier pas.
    Sa voix grave faillit lui arracher un frisson tant elle ne s'y attendait pas. Elle dut prendre sur elle une petite minute pour garder le calme et la sérénité qu'elle avait jusqu'à maintenant. Toujours assise à même le sable, elle daigna lever vers lui ses yeux azurés en haussant un sourcil, un fin sourire au bord des lèvres.
    "- Rahéna Qorgyle… amie de Daenerys Martell. Des pamphlets parlant d'herboristerie." Elle reporta son regard sur les lignes sans pour autant les lire. " -Ne restez pas planté là Rogho fils de Tomar Gargalen, asseyez-vous, je ne mords pas…" Elle lui jeta un regard en biais amusé en essayant de retenir un sourire mutin sur les commissures de ses lèvres. "- Tout du moins pas encore." Elle ne savait pas trop quoi lui dire, elle ne s'était pas attendue à ce qu'il vienne lui parler. Il était bien plus séduisant encore vue de près. Elle garda cela en revanche pour elle. La sueur sur sa peau du à l'exercice le rendait sauvage, ce qui n'était pas désagréable. Sa peau à elle était humide mais c'était dû à l'eau proche d'elle qui l'aspergeait par moment. La partie de sa robe qui était agitée par la mer avait été rendu légèrement translucide, mais rien de choquant ou de vulgaire de plus, ce n'était que ses jambes. Elle finit par poser le parchemin qu'elle tenait en main à côté d'elle près des autres. "- Vous avez raison, l'endroit est magnifique. Surtout à cette heure de la journée. Je ne viens que peu souvent ici, mais c'est toujours un endroit agréable où il fait bon se ressourcer. Veuillez nous excuser mes gardes et moi-même si nous avons interrompu votre entraînement. J'ignorais que le lieu avait été aménagé pour vos entraînements." Autant essayer de détendre l'atmosphère qui devenait un peu gênante.




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Rogho Gargalen
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Message Jeu 4 Juil 2013 - 19:03

Rahéna… Voilà un bien joli prénom. A l’évocation de la famille Qorgyle, Randal dut faire appel à ses préceptes passés, qui lui inculquèrent, notamment, le savoir des familles importantes de Dorne ainsi que de leurs armoiries. Cependant, le jeune homme avait toujours été très peu attiré par l’apprentissage théorique, surtout lorsqu’il s’agissait de connaissances politiques et de diplomatie, dont il avait hérité d’un caractère antithétique. Il n’était pas demeuré, faisait même preuve d’une certaine capacité stratégique et d’une intelligence militaire appréciable, mais avait surtout la force de se connaître lui-même, et d’avoir depuis longtemps accepté ce qui serait son destin. Rogho tenait bien davantage du guerrier que de l’émissaire courtois, il se distinguait, en cela, en tous points de son père ; nul doute que l’héritier de Salrivage bouleverserait un jour les traditions établies par celui-ci en matière de régence.
Malgré sa science géographique approximative, le salé situa plus ou moins correctement l’endroit d’où venait sa douce interlocutrice. Et pour cause, il était difficile d’hésiter quant à la position du Grès sur la carte de Dorne, ce château culminant seul au milieu du gigantesque désert de l’Ouest, lequel s’étendait à perte de vue depuis l’aval de la chaîne des Météores. Observant la demoiselle dans ses moindres traits, la peau plus brune que sur les côtes de l’Est, la chevelure longue et ondulée, Rogho confirma ses pensées. Rahéna était ce que l’on appelait communément une ‘sablée’, une fille du désert, dont le soleil dornien brûlant avait nettement foncé le teint. L’homme la dévisagea, la scruta de la tête aux pieds. Plus il la contemplait, plus il la trouvait belle, séduisante et charmeuse. Ses courbes étaient fines et fragiles, le galbe de ses formes savoureux.
Cela dit, ce qui le surprit le plus ne fut pas le spectacle de sa grande beauté, spectacle toujours plus attirant à mesure qu’il s’était rapproché. La Dame s’était présentée comme l’amie de Daenerys Martell, la tante par alliance de Rogho, épouse de Maron. Il s’étonna alors de n’avoir jamais croisé Rahéna auparavant. Cela faisait maintenant une longue année qu’il était arrivé à Lancehélion, afin de seconder son oncle Doran Martell en qualité d’écuyer, et il avait appris, tant bien que mal, à reconnaître la plupart des visages qui composaient la cour de Palais Vieux. Celui de la Qorgyle lui était pourtant inconnu. Il gagea un instant qu’elle ne fut arrivée que récemment à la capitale, et hésita, se disant qu’il était peut-être lui-même passé à côté de cette personne. Toutefois, la question méritait d’être posée.

[Rogho] « J’suis peut-être aveugle mais j’t’avais jamais vue à Palais Vieux avant. Et puis, je t’avais jamais aperçue non plus avec ma tante. Ca fait longtemps que t’es arrivée ici ? »

En outre, le Gargalen ne connaissait strictement rien aux fleurs. Ce n’était pas faute d’avoir essayé d’engager la conversation autour de sa lecture, mais il serait compliqué pour lui de la poursuivre sans passer pour une endive. Encore eut-il d’ailleurs fallu qu’il sache ce qu’était une endive. Bien qu’il soit un chasseur et un traqueur hors-pair, s’isolant parfois durant des jours, au grand damne de son père, à la recherche d’une proie de taille pour sa lance, Rogho s’était toujours contenté du b+a=ba en matière de flore. Pour lui, il existait de l’herbe, des buissons, et parfois des arbres. L’ensemble des concepts qui pouvaient bien graviter autour de la question végétale lui était dès lors totalement inconnu, et il eut été assez euphémistique de dire qu’il s’en foutait.
Bien entendu, il était hors de question pour lui ni d’avoir l’air d’un abruti, ni de noyer le poisson dans quelque esquive verbale. Aussi, selon toutes ces considérations, il apporta sa réponse et se surprit même à dire quelque chose d’intelligent, chose rare.

[Rogho] « D’accord. Bon, j’imagine que c’est intéressant. Les Hommes sont comme des plantes ; tous deux possèdent des propriétés cachées que le hasard fait découvrir… »

Sur ces mots, il vint s’asseoir juste à côté de la jeune femme. Sirène ou sorcière, elle sentait, en prime, très bon. D’ailleurs, lui avait un peu honte d’être si mal fagoté et encore tout en sueur, à côté d’une telle perle. Visiblement, elle avait mieux appris ses classiques que lui, et connaissait le nom de son père, ce qu’il releva sans apporter davantage de réponse. L’homme rebondit, en l’occurrence, sur la manière presque provocante et joueuse avec laquelle Rahéna venait de le convier à s’approcher d’elle. Rogho était un homme simple, très peu au fait de l’apparat et de la stratégie de séduction. Lorsqu’une femme lui plaisait, il lui disait assez simplement, sans aucune appréhension d’aucune sorte. Parfois, il profitait de son rang d’héritier pour tirer quelques jolies filles dans son lit. Jamais aucune d’elles ne l’avaient fait rougir jusqu’à présent. Il lui était d’ailleurs plus difficile de se séparer de ses conquêtes d’un soir que de les dénicher. Que voulait-elle donc dire ? Pourrait-elle donc le mordre dans un avenir proche ? Etait-il censé en avoir peur ? Il n’aurait demandé que cela.
Pendant qu’il marchait calmement et qu’il vint se poser auprès d’elle, elle manifesta à son tour son admiration pour le cadre idyllique de cette plage, avant de s’excuser de l’avoir dérangé dans son entraînement. Une fois bien assis dans le sable, Rogho regarda la mer, continuant la discussion avec un air malicieux et enchanteur qui lui allait assez bien.

[Rogho] « Honnêtement, je vous ai même pas entendu venir. Alors ne t’excuse pas, tu n’as fait de tort à personne… »

Il embraya là-dessus.

[Rogho] « … au contraire, je me serais levé plus heureux ce matin si j’avais su par avance que je rencontrerais une telle perle au crépuscule. Je m’inquiétais pas du fait que tu puisses mordre, ou du moins pas qu’une telle morsure soit désagréable. Généralement, ce qui me mord finit par rencontrer ma lance… »

Sur ce jeu de mot plus qu’équivoque, il ne put s’empêcher de sourire et tourna lentement la tête vers Rahéna, afin de la regarder de très près. Il ne cachait même pas le fait qu’il la dévorait des yeux, de haut en bas. Après avoir inspecté ostensiblement la belle demoiselle, il plongea son regard dans le sien.

[Rogho] « J’ai appris à mes dépends qu’ici, à Lancehélion, les Dames aiment pas beaucoup lorsqu’on leur signifie leurs beautés avant d’avoir passé plusieurs mois à leur causer de tout et n’importe quoi. J’espère que tu m’en voudras pas, chez moi lorsqu’on est séduit on perd pas du temps et de la salive pour le dire. Tu es sublime, en tout cas, chère Rahéna. Et tu me vois ravis de te rencontrer… »

Le corps toujours gonflé par l’afflux sanguin, la musculature explosive, le jeune homme s’était reposé sur ses deux bras, posés en piliers dans le sable. Le poids de son corps sur ces derniers faisaient ressortir la force de ses biceps et rendaient saillantes les veines qui irriguaient le muscle ci et là. Ces pectoraux, larges et gonflés, et ses abdominaux taillés dans la roche se reposaient lentement de leurs heures d’exercice, toujours près à se remettre de nouveau en action.



Chaque jour notre histoire s'écrit,
On n'est pas seulement ce que l'on souhaite, on est surtout ce qu'on accomplit.
Vivant, on peut se mentir ou espérer,
Mais une fois mort, on aura été ce qu'on a été.
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Rahéna Qorgyle
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Général Héritière du Grès
♦ Missives : 478
♦ Missives Aventure : 39
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 17/12/1988
♦ Arrivée à Westeros : 12/01/2013
♦ Célébrité : Noemie Lenoir
♦ Copyright : Miranda *.*
♦ Doublons : Artos, Kay
♦ Age du Personnage : 23
♦ Mariage : promise à Asafa Ferboys
♦ Lieu : Le Grès, Dorne
♦ Liens Utiles :
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Message Ven 19 Juil 2013 - 21:56


    Il était amusant de sentir qu'on était l'objet de tant d'attention. Elle était certaine qu'elle était le centre d'un examen approfondi sur ses origines, famille, rang social, physique, et comportement. Elle se força à garder un visage neutre, tout en lisant ses parchemins alors qu'elle n'avait qu'une envie : laisser libre court au sourire amusé qui ne désirait qu'étendre ses commissures en signe de malice. En bonne fille de noble famille elle aussi devait savoir les blasons, les visages mais ce n'était pas son point fort. Si sa tante n'avait pas été là, elle aurait été tout bonnement étrangère sur l'identité de ce beau jeune homme, bien que les Gargalen ne lui étaient pas étrangers. Mais il est vrai que le Grès était plutôt bien isolé dans le désert et qu'elle ne se mélangeait que rarement avec les nobles de Dorne, détestant la perfidie et ce jeu de pouvoir pour un trône. Pour elle, rien n'était plus important que sa famille et c'était à son sens, déjà bien assez compliqué et fatiguant pour ne pas avoir envie de se mêler de celle des autres. Bien sûr, elle avait quelques liens avec différentes maisons, les Santagar avec qui - malgré la mort d'Arrivé - elle était restée en bon terme, les Dayne de Haut Hermitage, les Vaith, les Jordayne bien que depuis la mort de sa mère le contact était de plus en plus restreint et les Martell. quant aux Uller, les voisins les plus proches du Grès et bien, disons qu'elle préférait ne pas avoir trop affaire avec cette étrange famille.

    Lorsqu'elle entendit sa voix, elle leva vers lui son regard limpide d'azur à l'image d'un lagon clair sous un ciel d'été. Elle nota qu'il avait bien vite abandonné le vouvoiement pour une approche plus franche et plus directe. Ca ne la dérangeait pas le moins du monde. D'ailleurs elle préférait ça à bien des manières dont elle avait l'habitude à chaque fois qu'elle se retrouvait en compagnie de nobles, de sexe féminin la plupart du temps d'ailleurs, comme sa très chère cousine Edarra. Elle lui offrit un sourire franc, légèrement mutin tout en consentant à lui répondre.
    "- Nulle crainte à avoir sur ta vision. Je suis arrivée il y a peu avec une petite suite, et je n'aime pas spécialement me mêler à la noblesse. Je préfère de loin la tranquillité et la fraîcheur de la bibliothèque, ou la chambre qu'il m’a été donnée pour contempler les entraînements des hommes d'armes. Je suis venue présenter mes respects et mes félicitations à Daenerys Martell pour son accouchement et le charmant garçon qu'elle vient de donner à notre Prince. Il n'y a pas plus belle joie pour une épouse que de donner la vie à un enfant désiré. Du coup je ne veux pas trop la fatiguer en restant constamment avec elle, après tout l'accouchement est une épreuve épuisante. Alors pour me rendre utile je m'occupe de temps à autre de Trystan et Nymeria." Aucun mensonge dans ses dires, elle passait quelques heures auprès de la Princesse, à peine plus d'une et demi pour ne pas trop la déranger, puis elle étudiait dans l'antichambre de la connaissance du Palais Vieux, ou dans les quartiers qui lui avaient été réservés. Elle sortait aux heures les plus chaudes lorsque la population diminuait un peu ou alors comme ce soir pour trouver la quiétude et la paix de l'âme loin de son domaine. Après tout, il lui était très difficile de dormir seule le soir et sa tante refusait de rester à ses côtés. Elle savait qu'elle n'était pas loin mais elle n'était pas dans la même pièce. C'est pourquoi depuis son arrivée elle dormait plutôt mal et essayait toujours de retarder l'heure du coucher. Elle aurait dû amener avec elle Duncann ou Luhàn. Ses frères savaient le mal qui la rongeait et ne rechignaient pas à l'aider, contrairement à sa tante qui considérait cela uniquement comme un caprice.

    Elle referma avec douceur le parchemin qu'elle tenait dans ses doigts graciles pour le poser près d'elle dans une sacoche qui en contenait d'autres. A première vue, elle était très intéressée par le sujet. Il y avait tant à savoir, si seulement elle connaissait toutes ses plantes pour pouvoir guérir les maux des gens autour d'elle ! Certaines étaient nocives mais à très petites doses elles avaient des effets bénéfiques. Les racines, les feuilles, les fleurs ou encore les bourgeons s'utilisaient de manière différentes et avaient toutes des propriétés changeantes, c'était tout bonnement fantastique. Peut-être qu'en apprenant assez vite elle serait en mesure de soigner n'importe quelle maladie. Ce serait tellement bien, plus jamais il n'y aurait de drame comme la mort de son frère. Cet évènement avait marqué la jeune femme au plus profond de sa chaire quoi qu'elle puisse penser. Son père et ses frères en étaient bien conscients d'ailleurs. La remarque qu'il souleva lui arracha un nouveau sourire, celui-ci bien plus mystérieux alors qu'elle arqua un sourcil moqueur.
    "- Alors il n'y a pas que des muscles sous cette tentante apparence? C'est une observation très judicieuse de ta part. Nous avons plus en commun avec elles que nous ne voulons le voir. Mais devrais-je y voir une invitation à me pencher sur ton cas ? "

    Elle l'observa s'assoir. Depuis le début, elle ne s'était pas déplacée d'un pouce, pas plus qu'elle ne s'était levée. Elle n'était pas non plus en pâmoison devant lui. Elle le traitait comme une personne normal, comme son égal, pas de formule de politesse pompeuse, pas de minauderie ou de mièvrerie pour attirer ses bonnes grâces. Lorsqu'il posa son séant dans le sable, l'air en mouvement apporta au nez de la jeune femme l'odeur de se corps couvert de sueur dû à l'exercice. Ce n'était pas une senteur désagréable bien au contraire, c'était quelque chose d'un peu bestial qui parlait à sa féminité. Ses dires l'avaient-ils troublé? A croire qu'il n'avait pas l'habitude de ce genre de taquinerie…et bien il allait devoir s'y faire, elle en était adepte. " - Ho tu ne nous as pas entendu? Vraiment… Donc si quelqu'un venait à pénétrer dans ta chambre alors que tu dors, ne serait-ce pas… dangereux pour toi? " A nouveau elle lui lança un regard mystérieux avec un sourire mutin qui faisait retrousser un coin de ses commissures de manière adorable. "- Les fleurs du désert s'épanouissent au crépuscule, elles ouvrent leurs pétales sous la lumière de la lune, inondant l'air de leur parfum secret…" Elle s'approcha de lui jusqu'à lui murmurer à l'oreille les quelques mots. "- C'est que tu n'as pas été mordu au bon endroit alors." Elle reprit immédiatement sa posture empire et haussa les sourcils d'espièglerie.

    Elle posa un instant son regard sur la mer pour remplir ses yeux d'un spectacle qu'elle ne voyait que trop peu. L'eau avait sur elle une hypnotique emprise. Au Grès c'était tellement difficile d'en trouver et ici elle s'étendait à perte de vue. C'était tout bonnement magique d'en voir en si grande quantité. Ce n'était pas la première fois qu'on lui signifiait qu'elle était belle et désirable, mais la plupart du temps ça sonnait faux ou alors de manière intéressée, par son statut social ou autre. Là, dans la bouche de Rogho, ça sonnait juste comme une évidence, rien de plus rien de moins. Il était un homme et elle une femme, une attirance normale et naturelle, rien à voir avec les intérêts… c'était rafraîchissant.
    "- Cela tombe bien, je ne viens pas de Lancehélion. Une chance pour toi je ne suis pas ce genre de femmes. Mais comme toutes Dorniennes, j'ai des exigences très… élevées. Je suis également ravie de te rencontrer Rogho."

    Elle ne cacha pas son regard se balader sur le corps du guerrier salé. Elle ne prenait aucun gant et se délectait de ce physique avantageux qui était, ma foi, bien exposé. Elle laissa ses yeux s'attarder sur ses lèvres, l'arête de sa mâchoire, le point d'accroche entre son cou et ses clavicules, descendre enfin le long de son ventre. Elle s'appuya un peu plus contre la rocher derrière elle et replia une de ses jambes, de ce fait, le tissu fin légèrement translucide se colla à ses jambes, épousant presque de manière ostensible ses formes sans qu'elle n'y prête plus attention. Elle fouilla dans son sac et en sortit un citron et une dague. Elle coupa le fruit en deux et en proposa une partie à son compatriote. Elle croqua dans la chair avec délice laissant le jus couler le long de son menton avant de gouter sur son corsage.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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