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La sagesse se partage d'ouest en est (Randal)

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Helewis Manderly
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Général Dame de la maison Moss
Protégeons l'écho de l'hiver

♦ Missives : 76
♦ Missives Aventure : 6
♦ Arrivée à Westeros : 12/05/2013
♦ Célébrité : Kristen Stewart
♦ Copyright : Irishbreath & Tumblr
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 20 ans
♦ Mariage : Svenn Manderly
♦ Lieu : Nord, village Montpiquesel
♦ Liens Utiles : Fiche d'Helewis Moss
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Message Sam 29 Juin 2013 - 11:17

Les armoiries des Moss virevoltaient au vent, attachés fortement à l'extrémité de morceau de bois arrondis et fins en guise de reconnaissance. Un groupe de dix personnes se préparaient à voyager vers les terres de l'est, guidé par une invitation de la maison Manderly. Les chevaux étaient harnachés et apportés par les écuyers dans la grande court tendis que Lord Thibault Moss, le patriarche, observait son propre sang par la fenêtre exiguë de sa salle. Il n'interviendrait en rien sur leur départ ni même ne leur offrirait un dernier mot pour leur souhaiter bon voyage. Assis sur sa chaise de bois lustré, son regard se portait sur l'une de ses filles, habillée pour l'occasion, de cuir et de lin. Une cape se posait sur ses épaules fines afin de les réchauffer. L'hiver approchait à grand pas et nul ne savait lorsqu'il montrerait le bout de son nez. Le Nord et ses terres parsemées ne présentaient que peu de danger pour la vie extérieure. Les habitations dispersés, ne donnaient pas matière à une invasion. Le fléau venu dérobé, ne trouverait pas matière à vendre pour sauver sa peau. Pour autant, la plus grande prudence se devait d'être prise. Leur voyage durerait quatre jours. Certes, la distance ne semblait pas si longue mais les Tertres sur leur chemin, ralentiraient leurs pas. Il état temps de prendre la route. L'homme au côté de la jeune noble, l'observait sous toutes les coutures, jusqu'à la présence de cette dague accrochée au creux de sa hache par une ceinture. Les marques du passés se lisaient sur son visage, creusant ses traits. Ses yeux injectés de sang, sa barbe autrefois ébène, étaient à présent parsemées d'une couleur argentés. Il était le protecteur assigné par son frère ainé durant le voyage. Helewis se promenait rarement au delà de la demeure familiale. Les filles de famille noble aussi petites étaient -elles, se déplaçaient qu'en de rares occasion pour limiter les risques. Seules des invitations officielles leur permettaient de quitter le nid douiller et leur laisser une certaine liberté.

Robin - "A vos montures. Allons présenter nos respects au Seigneur Manderly."

Un sourire s'esquissa sur le visage de la jeune fille à la peau blanche qui entourait ses doigts autour des filament de cuir qui lui permettraient de guider son cheval tout autour du parcours. Une dernière fois elle salua ses frères et sœurs venus leur dire au revoir. Elle fit également un signe vers sa génitrice qui s'était avancée à ses côtés, lui demandant d'être prudente. La confiance qu'elle accordait à son frère Robin était bien suffisamment pour calmer son rythme cardiaque. Les grandes portes en bois qui protégeaient leur propriété, furent ouvertes laissant ainsi trois montures et sept hommes à pieds, s'en aller. Leur déplacement était nécessaire à leur famille. Lorsque les Fer-nés s'approchèrent des côtes du Nord, ils ne laissèrent que peu de chance à leur propriétaire et choisir de dérober leur bien en ne laissant que blessés ou bien morts sur leur passage. Ils avaient des navires de bonne qualité, autant de qualité qui leur faisait défaut. Aussi, les Moss investirent dans deux bateaux mais nouveau en terme de navigation, ils apprécieraient les conseils avisés de plus sages qu'eux. Blancport possédait un port reconnut où les navires des terres du sud faisaient commerce. Nul doute qu'en matière de navigation, la famille la plus riche du Nord, était considérée comme des experts en la matière.

Quatre jours passèrent à la vitesse d'un éclair, laissant les voyageurs fatigués par le déplacement. Si la lady dormait à point fermé, les hommes se relayaient pour monter la garde autour du campement. Aussi, après quatre jours de voyage, arriver à destination était une bénédiction. Leur visage s'illumina en apercevant, au loin, la ville de Blancport et les armoiries qui caractérisaient la famille Manderly. Helewis observait tout autour d'elle afin de ne rien rater. Ce serait surement sa seule et unique visite dans ce monde à part. Il était dit que les femmes portaient des vêtements aussi beaux que ceux créés dans la capitale, et que leur coiffure se démarquaient aisément de celles du Nord. Les femmes et leur souhait de paraître à leur avantage. Cela ne changerait jamais.

Helewis - "Mon frère, tu ne sembles pas surpris par cette vue magnifique. As-tu déjà eu l'occasion de croiser le seigneur Manderly ?"

Un simple signe de la tête lui fut répondu en guise de non. Il n'était pas autorisé de se déplacer d'un territoire à un autre sans avoir le consentement du propriétaire et encore moins de s'y promener librement. Ce serait un signe d'impolitesse et pourrait tout aussi bien dégrader l'image de leur nom. Pourtant, voir son frère aussi neutre devant pareille merveille, alors que ses yeux brillaient devant la curiosité qui la prenait, la laissait perplexe. Les sabots des chevaux claquaient à chaque pas qu'ils faisaient sur les dalles blanches au sol. les habitants les laissaient passés jusqu'à ce que leur route ne soit arrêtés par quelques hommes, tous habillés d'armures. Elle n'en avait jamais vu de telles sortes. Certainement lourde mais à la fois esthétique et protectrice envers les flèches lancées par les bons archers. Tout comme leur casque qui sauvait certainement leur boite crânienne des attaques directes ou indirectes.

"La maison Moss est la bienvenue. Vous étiez attendu. Veuillez nous suivre."

De toute évidence, une escorte leur fut détachés pour les conduire à destination. Une attention qui passa inaperçue aux yeux de la jeune fille qui observait les alentours avec la plus grande intrigue. Il lui tardait de pouvoir visiter les lieux mais sa présence avait une toute autre signification. Un soupir s'extirpa de ses lèvres alors qu'ils arrivèrent à Chateauneuf. Ses mains caressèrent la crinière se son cheval une dernière fois avant de descendre pour gagner la terre ferme. Son frère passa devant sa silhouette apprêtés d'une grande fourrure. Il tenait dans sa main principale, la lettre qu'il reçut de son père en guise de respect envers le gouverneur de Blanchedague, lui conférant également le droit de parler au nom de sa famille lors des discussions à venir.

Robin -"Seigneur Manderly nous remercions pour cette invitation. Mes hommes ont fait un long trajet, permettez leur de se reposer et de s'alimenter, nous pourrons également débuter l'objet de notre visite. Ma sœur, Helewis Moss, m'accompagne également."

La nordienne baissa son visage vers le sol en guise de salutation puis reprit une position droite, les mains placées devant elle, liées l'une à l'autre par ses doigts qui s'entrelaçaient.


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Randal Manderly
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▪️ Seigneur de Blancport ▪️
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'Portés par les Flots'

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♦ Date de Naissance : 17/04/1992
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2013
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♦ Age du Personnage : 42
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Message Sam 29 Juin 2013 - 20:15

La brise fraiche et salée qui avait, sans nul doute, parcouru des kilomètres en emportant dans son sillon nombre de senteurs océaniques parvint au nez d’Alrik, lequel s’était isolé depuis une heure ou deux maintenant en rebord d’un long ponton, que la facture d’un bois nordien rendait solide et résistant. Un capuchon rabaissé sur sa tête, duquel filtrait une partie de ses cheveux mi-longs lui donnaient une allure assez fantomatique. Vêtu d’une longue cape grisâtre qui recouvrait visiblement une armure dont les plaques et les mailles donnaient, ci et là, à sa silhouette quelques contours trop carrés et pointus pour être ceux d’un humain, le Capitaine de Blancport rêvait, absorbé par le rythme doux et lent des vagues qui venaient claquer contre les piliers du ponton. Il avait déjà dépassé les trente années et, à ce titre, se savait un problème à la cour de Châteauneuf. Il n’était toujours pas marié, ni même fiancé, et manifestait depuis longtemps un faux désintérêt – qui était en réalité un dégoût – à l’idée d’épouser une demoiselle, feignant être quotidiennement trop pris par son rôle de général en chef de l’armée des Manderly pour s’occuper dignement de fonder une famille. En vérité  Alrik était épris, depuis des années maintenant, d’une femme issue de la Maison « des Ours », Maege Mormont. Elle et lui nouaient dans le plus grand des secrets une relation aussi brûlante que difficile, leurs naissances respectives leur interdisant, a priori, de pouvoir songer unir leurs bras un jour. Plus que jamais, Alrik, frère cadet de Lord Randal, s’adonnait-il alors à ce qu’il savait faire de mieux, gérer les affaires militaires du havre blanc du Nord. Au moins, lorsqu’il travaillait, il parvenait à oublier cette peine du cœur, qu’il dissimulait assez bien derrière un caractère qu’on lui avait toujours su rude et solitaire.

[Kergon] « Sir, je vous demande pardon…. La famille Moss est arrivée, apparemment, vous aviez été désigné pour les accueillir à Blancport et les conduire jusqu’au Seigneur votre frère. »

Alrik ne l’avait même pas entendu arriver, alors que le soldat était vêtu de cottes de mailles et de vêtements lourds et cinglants, qui annonçaient aisément sa marche à plusieurs dizaines de mètres. L’homme se dit qu’il avait vraiment dû être plongé au fond de ses songes. D’ailleurs, coupé en plein voyage tandis qu’il fréquentait les méandres de ses pensées, dissipé des quelques images de Maege qui lui parcouraient l’esprit, il fut assez agacé qu’on vienne le déranger maintenant. Les mots de Kergon, bien que ceux d’un exécutant qui ne faisait bien qu’exécuter, n’aidèrent pas à l’affaire. Alrik se releva lentement, inspira un grand coup, et ne tarda plus à lui répondre.

[Alrik] « Parfois, j’en viens à me demander si mon frère ne m’a pas nommé Capitaine afin de se dédouaner de ce cadeau empoisonné. Ne peut-il pas ouvrir lui-même la marche aux Moss ? »

Sur sa question rhétorique, il se mit en marche rapidement, suivi, gauchement, par son soldat. Il rabaissa rapidement le capuchon qui lui réchauffait un peu les oreilles. Sur son torse bombé de muscles, recouvert de son armure et du tissu de sa veste capée, s’étendait l’insigne du triton au trident des Manderly, qu’il arborait avec une certaine prestance. Bien évidemment, Alrik ne pensait pas ce qu’il venait de proférer. Sa nomination au commandement militaire de Blancport avait été pour lui la source de toute sa renommée actuelle, et une récompense pour laquelle il avait maintes fois remercié son frère. Seule sa mauvaise humeur éphémère avait guidé ses quelques mots.
Alors qu’il traversait Blancport à grande vitesse, il s’entoura peu à peu d’une dizaine de gardes en belle tenue, qui l’escortaient jusqu’à l’entrée de la ville. L’afflux de quelques troupes aux portes de Blancport identifiait l’arrivée des Moss, d’ici quelques minutes. Alrik se positionna, fier et droit, digne représentant de sa maison. Sur son visage, toute trace de colère et d’agacement avaient disparues. Ne restait qu’un charisme certain. Les portes s’ouvrirent, dans un grincement boiseux. L’un des gardes exprima les premiers mots qui conviennent lorsque le petit convoi nobliau franchit l’entrée, avant d’arriver à la hauteur d’Alrik. Les Moss semblaient devancés par un homme, probablement le chef de leur délégation, un individu notoire de leur famille. L’homme se présenta à lui et lui tendit une lettre. Manifestement, on le prenait pour son frère, le Seigneur de Blancport. Ce fut en tout cas ce que trahirent ses propos.
En conséquence, Alrik sut qu’il devrait se montrer courtois et accueillant. Il était probable que les visiteurs prennent mal le fait d’être reçus par un subalterne de Lord Manderly, fusse-t-il son cadet. Aussi était-il souhaitable d’envisager la discussion sous un bon ton. Le Capitaine de Blancport se saisit de la lettre en gratifiant son geste d’un sourire bienveillant, et répondit.

[Alrik] « Notre Maison est ravie d’être votre hôtesse, très chers Moss. Sir Alrik Manderly, frère du Gouverneur de la Blanchedague, Capitaine et Amiral de Blancport, pour vous servir. Lord Randal vous attend à Châteauneuf, j’ai la joie de vous y conduire. »

Alors qu’il s’apprêtait à faire volte-face pour entamer la marche vers la demeure de sa maison, tenant encore la lettre qu’il donnerait à son frère, le capitaine se ravisa dans son mouvement et inclina légèrement le corps et le visage.

[Alrik] « Enchanté, Lady Helewis. »

Ouvrant dès lors le pas, martelant le chemin dallé qui menait jusqu’à Châteauneuf de ses solerets lourds, Alrik offrait à voir toute la dignité et la posture qui convenait à un chevalier. Blancport était en effet non seulement la seule cité des terres septentrionales, mais également la seule à vouer officiellement sa foi aux Sept dans toute cette terre hostile. A ce titre, la maison Manderly était l’unique armoirie nordienne à former et posséder des héritiers de la chevalerie du sud, autre vestige de leurs lointaines origines bieffoises.
Rapidement, la petite troupe, qui ne saurait passer inaperçu en traversant la cité portuaire, gagna le parvis de Châteauneuf. Les portes s’ouvrirent d’emblée, comme si un mécanisme inconnu le leur avait commandé en voyant les gens approcher. Ce n’en était rien, des gardes s’occupaient de les tirer tandis qu’elles grognaient, lourdes et solides, de tous leur poids. Là, perché en haut des derniers escaliers qui menaient au château de la maison au triton, se tenait Randal Manderly, dont la tenue aux couleurs bleues-turquoise reflétait les quelques rayons de soleil qui parvenaient encore à filtrer à travers le climat larmoyant du Nord. L’homme portait une lourde et dure cuirasse aux tons de sa maisonnée, surmontée d’un long manteau cardigan de marin, qui lui était si habituel. Homme d’assez grande taille et gageant d’une belle musculature pour ses quarante-deux ans, il affichait une chevelure de jais, parsemée depuis longtemps du gris typique du temps qui s’était écoulé. L’homme fit sa descente jusqu’en bas de son parvis, foulant le tapis, également turquoise, qui donnait la direction jusqu’à l’intérieur de sa demeure. Alrik lui donna la lettre, qu’il parcourut brièvement avec un sourire permanent. Relevant les yeux, il salua dignement Robb Moss ainsi que sa sœur, Helewis, qu’il ne connaissait pas.

[Randal] « Je vous souhaite la bienvenue à Blancport. J’espère que vous avez fait bonne route, l’hiver vient, et avec lui la morsure grandissante du froid. Entrez, et suivez-moi. Vous jouirez ce soir du couvert des Manderly, boirez à votre soif et profiterez de la chaleur de nos âtres. »

Remerciant d’un regard et d’un signe de tête complices son cadet, Randal entreprit de s’occuper à son tour des invités. Lorsque ceux-ci pénétrèrent les murs de Châteauneuf, la cour entière les salua, et les serviteurs se précipitèrent pour s’occuper d’eux. Les Moss furent conduits à la grande salle à manger du château, laquelle avait déjà été dressée pour l’occasion.

[Randal] « Prenez place, amis. »

Lui-même s’assit en bout de table, à l’endroit qui convenait au chef des lieux. Il patienta un peu, que les Moss fussent délestés de leurs encombrements et, pour ne pas torturer davantage leur attente, entama le repas afin qu’ils puissent l’accompagner selon toute bienséance. Sur la table s’étendaient des crudités, du pain, de la charcuterie, ainsi que des épices qui avaient été importées des lointaines contrées d’Esteros, et qu’on ne trouvait en quantité qu’à la cour Manderly. Sur les côtés de la pièce, des serviteurs se tenaient prêts à exécuter les moindres désirs des Moss, et Randal les invita en ce sens.

[Randal] « Nous avons ici tout ce que vous pourriez souhaiter. Commandez ce qui vous plaira, l’on ira vous le chercher dans l’instant. »

Tandis qu’il se restaurait, le Seigneur de Blancport adopta une position plus sérieuse, et entama les discussions importantes, celles qui justifiaient la venue des Moss jusqu’ici.

[Randal] « Alors, comment se porte la maison Moss ? Quelles nouvelles de Montpiquesel ? J’ose espérer qu’elles sont bonnes… Pourriez-vous me présenter cette très belle demoiselle qu’est votre sœur ? Je ne crois pas l’avoir déjà croisée auparavant. Et… avez-vous été inquiétés de la révolte de Dagon Greyjoy ? »

Lorsqu’il acheva ses mots, Alrik se joint discrètement à la table, proche de son frère. Vinrent également Sunniva Manderly, née Ironsmith, ainsi que les deux enfants de Lord Randal, Erik et Erika. Quelques cousins et cousines furent également présents, d’aucuns étaient chevaliers, d’autres étaient dames de la cour. Ces derniers étaient issus des frères et sœur du père de Randal. Les Manderly n’avaient pas réellement l’air ni inquiets, ni troublés à l’évocation de la rébellion Fer-née. Et pour cause, il n’y avait guère de chances que leurs boutres puissent voguer jusque dans le golf de la Morsure, sauf à ce qu’elles soient soudainement capables de traverser le continent terrestre.
Terminant son allocution sur ces paroles, Randal attendait maintenant les réponses de la part de ses invités. Tout dans sa voix laissait transparaître une expérience rare et un peu paternaliste de la seigneurie. L’air toujours accueillant et jovial, Randal continua à se servir dans quelques plats délicieux.




Nul vainqueur ne croit au hasard.
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Helewis Manderly
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Message Dim 30 Juin 2013 - 18:43

Le vent glissait dans sa chevelure ébène, laissant virevolter quelques mèches au grès du vent, pourtant retenue par une pince en bois lissée. La température était tout aussi fraiche en cette ville qu'à Montpiquesel. Pourtant, une atmosphère bien plus chaleureuse s'en dégageait. A croire qu'une architecture réussie donnait plus de cachet à un édifice. Un art qui ne possédait pas le moindre sens à son niveau et qui pourtant la fascinait tout autant. Pour la toute première fois, son attention se porta sur son vis à vis qui cita son rang de chevalier en guise de présentation. Son attirail métallique en était garant tout comme sa posture et ses paroles bien choisies pour les accueillir aux abords de la ville. Sa prestance n'en était que plus étouffante. Une marque de confiance qui l'aidait à se sentir en sécurité bien qu'elle ne connaissait aucunement les intentions de cette famille et la raison qui se dissimulait derrière cette invitation. Robin fut signe à ses hommes d'avancer aux même titre que leur hôte. Helewis suivit par la même occasion, les pas des silhouettes présentes à ses côtés, tenant fermement les rennes de son cheval dont les sabots tapaient bruyamment contre les dalles blanches de la ville. Cet âmas d'homme gagna rapidement l'antre du loup, prémices que Châteauneuf, une magnifique citadelle aux pierres blanches lui conférant une luminosité et une prestance digne des dieux. Les marches furent montées à bon rythme avant d'arriver devant la demeure. A cette place, leur route se terminait par un changement éloquent d'interlocuteur. Helewis s'inclina une nouvelle fois devant Sir Alrik Manderly, qui s'extirpait tout juste de sa condition d'éclaireur, avant de faire de même en présence du maitre des lieux. Son frère ainé l'avait devancé, plaçant devant lui son épée en fer forgé en guise de bonne fois.

Robin - "Nous vous remercions de votre hospitalité Lord Manderly. C'est pour moi un honneur de faire votre connaissance. Au nom des Moss, soyez assurés de notre bienveillance. Nous acceptons votre offre. Nous sustenter nous aidera à regagner nos forces."

A la fin de cette tirade, elle releva son visage marqué par un petit sourire en coin, signe de nervosité. Jamais elle n'avait eu l'occasion de rencontrer pareille figure du Nord, outre le terrifiant Beron Stark, son suzerain. Les récits à son sujet faisait rage dans les villages, allant jusqu'à Montpiquesel. De quoi attiser sa curiosité durant tout le voyage. Encore maintenant, elle s'étonnait d'être aussi préoccupée par l'image qu'elle laissait entrevoir de sa famille. Car ses parents furent précis, aucune maladresse ne serait tolérée. Son frère y veillerait et en avait la responsabilité. Les Moss furent invités à entrer à Châteauneuf. Ils ne se firent pas prier, laissant derrière eux leur monture, emportés dans un lieu plus adapté. Robin Moss laissa sa fourrure aux soins d'un serviteur, Helewis suivit son action en laissant également sa cape. Les mains placées devant sa robe brune, lacées de fils rouge, le dos droit et la tête haute, elle marchait légèrement, comme le lui fut inculquée par sa génitrice. Une fois la table à portée de main, la nordienne s'installa à une place libre contemplant le festin devant ses yeux. De nombreux mets lui étaient inconnus tels que des épices aux couleurs dorées. Etait ce des aliments en provenance du sud ? La carte du monde lui fut montré une dizaine de fois mais sans l'avoir vu de ses propres yeux comment pouvait elle seulement rêver de leurs différences ?

Helewis - "Votre courtoisie et votre générosité font honneur à votre réputation my Lord. "

Aucune offense ne fut commise. La jeune lady souhaitait simplement faire remarqué que son hôte possédait bon nombre de qualités et que l'offre généreuse de manger à leur faim en faisait partie. D'ailleurs, son frère débuta les festivités en se servant dans les plats les proches et remplir son assiette. Elle suivit ses traces en ajoutant dans la sienne des légumes et du pain. Un serviteur vint lui porter de l'eau, un autre du vin. Une proposition qu'elle déclina d'un geste simple de la main. Par ailleurs, il était temps d'entamer les discussions nécessaires à une meilleure appréhension de la mer. Helewis était parfaitement consciente des enjeux de cette discussion. Une grande inspiration fut prise avant de répondre posément.

Robin - "Montpiquesel se reconstruit peu à peu. Les derniers évènements, dont vous devez avoir pris connaissance, ont affaiblit notre territoire. Les Fer-nés sont de vaillants guerriers et des brutes qui ne laissent que des miettes derrière eux. A ce jour, nous renforçons nos forces maritimes surtout. La sagesse d'une maison plus investie dans ce type protection nous serait d'une aide précieuse. Avez vous également fait les frais de leur venue sur vos côtes ?"

Nul n'était sans savoir que l'invasion surprise au nord ouest fut de nombreuses victimes. De quoi glacer le sang des terres côtières qui n'étaient pas assurées de protéger son bien. Heureusement, leur suzerain envoya des troupes pour maintenir l'ordre et surtout pour dissuader l'ennemi de revenir. Qu'ils aillent ailleurs si cela leur chante. Sa main vint se poser sur le dos de sa sœur à ses côtés pour lui sommer de répondre à la deuxième partie de la demande. Son regard restait fixement posé sur son assiette n'osant pas relever son regard, portant il le faudrait bien. Elle fit un signe de tête à chaque convives qui s'installèrent autour de la table ne sachant ni leur nom ni leur importance aux yeux du lord. Ce qui n'arrangeait en rien sa nervosité. Elle pensait vivre une nouvelle expérience comme se jeter au centre d'une arène et devoir combattre un lion à mains nus. Les chances de vaincre étaient proches du zéro. Drôle de pensée pour une demoiselle qui le trouvait fort réconfortant.

Helewis - "Pardonnez ma maladresse et l'absence de présentation. Helewis Moss fille de Thibault et Jeanne Moss née Norroit. Quatrième naissance d'une fratrie de cinq enfants."

Cinq enfants encore en vie car les âges et l'hiver difficile emportaient avec eux les plus fragiles pour n'en laisser que des souvenirs. Son frère interrompit sa tirade en levant son verre de vin vers le haut tout en riant.

Robin - "Et c'est une jeune femme encore libre. Son départ de la famille serait valorisé par une belle dot."

Information dont elle aurait effectivement pu se passer. Certes vingt ans, nombreuses étaient les nobles débutant leur vie d'épouse, donnant naissance à de beaux enfants en guise d'héritiers. Car les guerres, les fléaux ou encore le froid glacial de ces contrées n'épargnaient aucune famille. La fin d'une lignée était redoutée par tous parents ayant un semblant de bon sens. Pourtant, une telle information divulguée en présence de parfaits inconnus la mettait mal à l'aise. Faisant fit du dernier commentaire de son ainé, Helewis changea de sujet.

Helewis - "Si je peux me permettre, est ce votre famille à vos côtés ? Je ne connais votre lignée que de nom. Mais je suis certaine que bon nombre  de récits ne sont pas notés dans des ouvrages."

Son verre fut porté aux lèvres pour prendre une gorgée du liquide translucide qu'il contenait, avant de débuter son repas. Les Manderly étaient célèbres, tout autant, voir même plus, que les Stark de part leur histoire peu commune et leur montée en puissance. Ils n'avaient plus rien en s'installant au Nord et les voici plus imposants que jamais. Une ascension qui méritait d'être relevée. La convoitise de leurs biens devaient être fortes aussi, prenait elle garde à sa manière d'être. Elle n'enviait pas leur richesse ni même leur mode de vie. Ils devaient collectionner bien plus d'ennemis qu'elle n'en comptait. Les risques allaient de paire avec la réussite. Leur espérance de vie tenait à une protection imparable et surement à une confiance limitée. Les invités tourneraient vite en ennemis au moindre faux pas. L'entrainement de chevaliers et leur emplacement leur permettaient de se défendre contre des assaillants armés et sérieux, contrairement au Fjord de Piquesel, en proie aux attaques maritimes pourtant protéger par les hauteurs et les chemins terrestres exigus qui les amenaient vers la demeure des Moss. Robin s'enfonca un peu plus dans son siège sans dire un mot. Il observait le sourire aux lèvres. Intérieurement il observait la situation pour reprendre les discussions sur leur premier sujet.

Robin - "Les Manderly sont connus pour posséder les meilleurs ouvriers de construction de navire et votre flotte connue pour être inébranlable. Si nous souhaitions acquérir un nouveau bateau, je saurais vers qui me tourner. Bien sur, le prix serait à débattre."


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Randal Manderly
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Message Mer 3 Juil 2013 - 15:29

S’il eut fallu être totalement honnête et abattre d’emblée la carte de la sincérité, Randal n’aurait probablement même pas eu besoin d’aborder cette question, ou tout du moins pas en ces termes. Les Manderly étaient des gens bien informés, suffisamment en tout cas pour être souvent les premiers au courant des choses du monde, dans cette région hostile qu’était celle du Nord. Ayant hérité de la charge de la seule forteresse portuaire du Nord, il recevait quotidiennement les nouvelles en arrivage du Sud, en même temps que les vents portaient les navires étrangers jusqu’à l’escale de Blancport. Or, dans les bouches des marins – et a fortiori des marins – la révolte des Fer-nés, orchestrée par Dagon Greyjoy, était omniprésente. Les nombreux colportages narraient régulièrement l’évolution de la rébellion ; d’abord, la résistance tenace des Terres de l’Ouest et des contrées côtières face aux pillages chroniques, puis l’entrée en scène de la Couronne afin de mater ce qui s’était peu à peu transformé en une guerre ouverte. Selon ces considérations, il paraissait donc évident que l’insurrection des fer-nés avait, si ce n’est au moins inquiété n’importe quelle famille à la merci de leurs raids, parfois même fait des victimes et entraîné des batailles.
Randal écouta, malgré tout, attentivement la réponse de Robb Moss. S’il connaissait les tenants de cette révolte des Îles de Fer, il n’avait absolument aucune idée des aboutissants qu’elle avait pu avoir du côté de Montpiquesel. Ses récents courriers échangés avec Lord Thibaut traitaient principalement de leur discussion quant à une union possible de leurs familles. C’était d’ailleurs à ce titre que la délégation, ainsi présente à la table, avait été envoyée jusqu’à Châteauneuf. L’homme qui représentait donc les Moss lui apporta connaissance de la volonté de sa famille de renforcer ses défenses en mer, chose qui était, sinon normale, tout à fait logique en ces temps dangereux. Il ne tarda pas à interroger à son tour Randal au sujet des problèmes que sa famille aurait pu rencontrer à son tour, contre les fer-nés.

[Randal] « Heureusement pour nos côtes de l’Est, si les fer-nés font d’excellents marins, ils restent de piètres cavaliers et n’ont pas encore foulé le Neck jusque chez nous. Aussi Blancport n’a eu à s’inquiéter de rien depuis le soulèvement de Dagon Greyjoy. Mais il est vrai que je me soucie de mes voisins. »

Autour de la table, Alrik esquissa un sourire en coin qui ne passa pas inaperçu au milieu de cette ambiance cordiale et diplomatique. Le capitaine de Blancport était un homme fier et au caractère guerrier. L’évocation du terme ‘vaillant guerrier’ pour parler des fer-nés entraîna sur son visage une moue sarcastique, qu’il s’empressa d’exprimer de vive voix, rompant toutes les politesses d’usage.

[Alrik] « Ce sont des pillards et des violeurs de femmes. Rien qui ne soit compatible avec une quelconque vaillance. Qu’ils osent s’approcher de nos murs… »

Dans ses derniers mots, un mélange de défi et de colère était palpable pour tous les convives. L’homme venait de rappeler sans ménagement que les Manderly était héritiers de la tradition de chevalerie, issue de leurs lointaines origines. Aussi à Châteauneuf, la vaillance, le courage et la vertu au combat n’étaient réservés qu’à ceux qui avaient prêté serment devant les Sept, au gage de leur foi profonde.
L’intervention ne laissa pas de marbre Randal, qui décocha d’emblée à son frère un regard noir. Il était hors de question de froisser les Moss d’une quelconque manière, et encore moins de salir l’image de marque qui convenait à une réception renommée. Par ailleurs, il était évident que bon nombre de maisons n’avaient pas eu ni la possibilité ni le mérite de pouvoir se défendre correctement face aux fer-nés. Sous-entendre un échec face à des individus moins que rien n’était susceptible que d’entraîner une réaction d’orgueil légitime de la part des Moss.
Le Seigneur sembla adopter une position dominatrice, et s’imposer à tous autour de la table. Les mains et les bras fermement posés dessus, il se pencha légèrement vers Alrik afin que ses paroles lui résonnent clairement. Il prit soin de faire cingler son allocution en insistant sur le poids de chaque mot.

[Randal] « Il faut être fou, ou sot, pour souhaiter la guerre à ses portes. »

La lumière d’un rayon qui filtrait à travers un interstice du château vint éclairer le visage et le cou de Lord Randal, lesquels affichaient une ou deux cicatrices qui contrastaient, de leur couleur rosée, avec sa peau plus brunie que la plupart des gens du Nord. Avant d’être régent de sa cité, l’homme avait surtout été un guerrier respecté par ses pairs. Il avait combattu à la révolte des Skaggs, et avait toujours fait un amiral hors pair. Aussi, inspirait-il une expérience qui s’imposait sans qu’il soit nécessaire de l’évoquer. Alrik se tut, ruminant une envie mal dissimulée de s’en aller, ou de répondre. Il n’en fit rien.
Autour de la table, l’ambiance s’était tendue. Randal afficha un large sourire, afin de dissiper l’incident, et jeta un coup d’œil à son épouse, Sunniva. Cette dernière était une Lady charismatique autant que belle. Assumant son rôle de maîtresse de maison, elle s’empressa, au signe de son mari, de faire redescendre la tension palpable. Elle proposa à chacun des convives de se resservir, fit commander de nouveaux plats ainsi que des fruits, et sourit.

L’attention de tous s’était alors portée sur la jeune femme qui s’était présentée à l’instant. Helewis, une douce et jolie dame de cour, à n’en pas douter. Elle ne passa d’ailleurs pas inaperçue auprès de Svenn Manderly, l’un des membres de la famille qui était présent à la table. Celui-ci l’observa pendant qu’elle parlait, un rictus séducteur en coin. Il ne savait pas que le destin semblait s’être accordé avec ses goûts. Il était celui qui était possiblement promis à la demoiselle. Svenn était le fils d’un oncle de Randal, un jeune cousin de 25 ans. Chevalier, comme tous les hommes de la famille, il faisait un bon combattant. De cheveux bruns, il tenait sa musculature de soixante-huit kilos sur une taille d’un mètre soixante-dix, bien bâti, et encore vierge de toute blessure de guerre.
Randal remarqua l’attitude de son cousin et écouta attentivement Helewis. Une fois qu’elle eut demandé à ce que la tablée soit présentée, il se leva aussitôt, et commença les présentations.

[Randal] « Bien sûr, très chère Helewis. A ma gauche, voici mon épouse, Sunniva. Puis, mes enfants, Erik et Erika. A ma droite, Alrik, qui vous a accueilli. Il est mon frère et le commandant des forces de Blancport. Beric et Svenn sont mes cousins, tous deux chevaliers émérites de notre maison. »

Il nomma chacun des siens avec fierté et bienveillance, et se rassit. Svenn tentait toujours d’attirer l’attention de Helewis. Il avait pour lui un certain charme, qui plaisait généralement aux femmes de la cour, et dont il ne se gênait guère d’en jouer. Laissant son cousin à sa séduction, il reporta son intérêt sur les derniers mots de Robb Moss, lequel souhaitait expressément faire acquisition de navires construit par sa cité. Le visage de Randal se montra pensif, avant d’initier, dans une expression négative, ce qui allait suivre.

[Randal] « Je vous remercie des louanges que vous faites à mes armateurs. Ils seront heureux d’apprendre que leur travail est renommé. Cependant, ce que vous me demandez sera compliqué à satisfaire. Les mêmes kilomètres de terres marécageuses qui nous ont épargnées des raids de l’Ouest séparent nos maisons respectives. Il serait pour l’instant impossible pour nous d’établir un chantier naval à Montpiquesel, et bien trop long et dangereux de contourner Westeros pour vous livrer en navires. J’aurais été ravi de vous aider sur ce point, mais il faudra vous tourner vers un autre port. »

Randal s’enfonça dans son siège, bien ancré contre son dossier. Il porta la main à sa barbe et la caressa, en signe de réflexion. Il observait tantôt Helewis, tantôt son frère Robb. Puis, il poursuivit la conversation.

[Randal] « Cela dit, Châteauneuf saurait apporter une certaine protection et un certain soutien à vos armoiries… »

Son regard perçant se posa sur Helewis, et le Seigneur rebondit sur l’insinuation faite par Robb au sujet du mariage de celle-ci. Les lettres échangées avec son père l’avaient bien décrite, mais elle restait encore plus appréciable de visu. Ses cheveux de jais et ses yeux tout aussi noirs donnaient à sa peau blanche et laiteuse un contraste qui la rendait extrêmement désirable. Lord Randal fut content de voir qu’on ne l’avait pas trompé, et satisfait pour son cousin, qui avait d’ailleurs déjà mordu à l’hameçon avant même de se douter de quelque chose.

[Randal] « Vous êtes très belle, milady. J’ai parcouru nos terres gelées de tous les côtés, et n’y ait que rarement trouvé de belles silhouettes. En ce monde, les femmes gâtées par la nature ne sont pas celles du Nord. J’ai eu la chance d’épouser une femme des plus séduisantes, et je dois dire que vous feriez pâlir plus d’une dame en cette cour… Avez-vous songé au mariage, Helewis ? Penseriez-vous faire une bonne épouse, et une bonne mère ?

Ses questions étaient évocatrices, pourtant planaient autour un doute qui n’avait pas encore été levé. Nul ici, hormis Randal et probablement Robb, ne savait encore que la jolie Moss était présentée aux Manderly et qu’elle serait peut-être des leurs dans les semaines prochaines. Par ailleurs, le Gouverneur de la Blanchedague était quelqu’un de simple et de direct dans ses paroles. Il s’émancipait dès qu’il le pouvait de toute forme de camouflage verbal, afin d’aller droit aux faits. Ce qu’il voulait savoir en cet instant, c’est si Helewis était digne de porter un jour son nom et d’entrer au sein de sa famille.




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Message Mer 10 Juil 2013 - 21:17

Les parfums enivrant des vivres qui lui faisaient face, ne manquaient pas de lui ouvrir l'appétit. Le nombre de plat proposé en ferait pâlir plus d'une maisonnée tout autant que la générosité de leurs hôtes. Jamais elle n'avait vu autant de nourriture réunis en un même lieu. Un gage de la préoccupation des Manderly à servir leurs invités dignement et avec le plus grand respect. Toutefois, une question restée en suspends. Pourquoi permettre à maison mineure du Nord de s'attabler ainsi sans autre préoccupation qu'une discussion politique ? Bien malgré elle, les conversations qui fusaient autour de la table lui semblaient à la fois étrangères et incompréhensibles. Ce qui remettait en question sa présence en ces lieux majestueux. Son visage se tourna vers son frère dans l'espoir d'obtenir un semblant de réconfort. Acte qui ne parvint pas jusqu'à Robin qui s'acharnait sur sa viande avec son couteau pour en détacher la chaire dorée. Il écoutait par ailleurs les propos intelligibles de lord Randal. Certes, les Fer-nés étaient de piètres cavaliers mais d'excellent navigateur. Une arme imparable pour des côtes affaiblies par les températures anormalement hautes à cette période de l'année. Des forces armées furent détachées à la protection des territoires des Moss, qui virent nourritures et femmes s'envoler sur leur passage. Les nouvelles de leur marche s'étalèrent jusqu'à la Neck, aussi loin que leur navire leur permettait d'accoster. Puis ils partirent heureux de leur butin sans même laisser une miette aux villageois affamés. Des bêtes féroces, ne pensant qu'à leurs personnes. Mais qu'ils prennent garde au revers de la médaille. Les lunes changeront de jour en jour mais la rancune des Moss saura leur faire payer le prix le cas échéant. Alorss qu'il mangeait et buvait par intermittence en gouttant un vin digne de grandes tables, son regard se porta sur Sir Alrik alors qu'il évoquait lui même son opinionn sur ces sauvages. Connaissant bien son frère, Helewis s'inquiéta de son immobilisme. Certes, de nouvelles paroles furent dispensées autour de la tablée mais une nouvelle fois elle ne sembla pas saisir le sens caché. L'ambiance s'était pourtant, considérablement refroidie. Perdue, la jeune noble s'attelait à observer chaque visage présent dans la pièce. Des serviteurs, aux nobles présents à leurs côtés puis reposa ses yeux sur son frère ainé afin d'obtenir des réponses plus claires s'il tenait à en faire mention.

Robin -"S'ils osaient remettre les pieds près de nos terres, nous saurions les accueillir à leur juste valeur. Ils goutteraient aux épées des Nordiens et à la fureur de leur vengeance. Gloire au Nord et à ses habitants."

A la fin de sa tirade, Robin fit un signe de tête vers le bas en direction du maitre de maison pour acquiescer à ses propos. Il fallait être fou pour attiser les conflits sous peine d'y voir une guerre. S'il pouvait être ennuyé par les paroles d'Alrik, il ne le mentionna pas pour autant, conscient de la puissance de cette maison tout comme l'intérêt de conserver d'excellentes relations avec eux. Un sourire en coin apparut sur son visage, lui conférant un air serein. Il accepta par ailleurs les nouveaux plats qui lui furent présentés par la très belle lady blonde qui s'était occupé du ravitaillement. Helewis quand à elle, s'interrogeait toujours sur son identité bien qu'il ne fallait pas grande intelligence pour deviner son attachement à lord Randal. Les présentations n'en furent que plus agréable surtout lorsqu'elle posa ses yeux sur l'un des membres de la famille Manderly. Un jeune homme dont la peau restait intacte sans les traces de combats difficiles et les blessures de guerres indélébiles. Il était plutôt bel homme, de quoi lui imposer l'attachement de son regard dans sa direction. Elle souhaitait néanmoins lui donner réponse.

Helewis - "C'est un très beau portrait de famille que vous nous offrez. Les lords jalousent sans aucun doute votre magnifique épouse et vos deux enfants. Votre fils fera sans aucun doute un merveilleux successeur à votre nom et patrimoine."

Ses paroles se voulaient bienveillantes bien que son manque d'expérience prêtait à confusion et pouvait être mal interprétée. Fort heureusement, la discussion changea de sujet, lui laissant l'opportunité de souffler ou plutôt, de graver la figure d'un cousin de lord Manderly dans sa mémoire. Par ailleurs, ses pommettes prirent une teintes légèrement rosées lorsque son frère la fixa pour mieux en rire. Il n'était pourtant pas question d'un sujet risible. Leurs maisons ne permettraient jamais un mariage lié par une affection mais proposerait une alliance politiquement intéressante. Le jour où son père lui imposerait un nom, elle n'aurait d'autres choix que de s'y plier comme toute noble femme à le devoir de se comporter. Ses parents, pour autant, n'en était pas malheureux. Ils avaient vécu une belle histoire ensemble. La nordienne installa son dos plus près du dossier qui le supportait, étonnée par ces nombreux compliments dont elle faisait l'objet.

Helewis -"Vos compliments honorent ma famille. Mon physique est pourtant éclipsé par ces très belles femmes attablées autour de vous lord Manderly et ne saurait être comparée à celles-ci."

Une question en entrainait une autre, son visage pâlit plus qu'il ne devrait devant son interrogation. Le mariage, un sujet délicat à aborder devant autant d'inconnus. Elle sentait une fixation constante de ses gestes et de ses propos au point de  souhaiter fuir cette tablée avant de commettre l'irréparable. Un mot mal placé et sa tête terminerait sur un piquet. Tel était l'image qu'elle se faisait des hommes virils qui tenaient à leur position et à l'honneur de leur famille.

Helewis -"Vous dites ?"

A la fois surprise et perdue, les seuls mots qui s'éclipsèrent entre ses lèvres furent ceux ci alors que son frère posa sa main sur la sienne pour lui donner du courage. Un acte attentionné mais surtout dicté par une demande express qu'il s'empressa de lui chuchoter. Après quoi, Helewis inspira puis expira pour répondre ensuite aux questions qui lui furent posées. Ses lèvres tremblotaient légèrement. Ce n'était pas signe de peur mais plutôt d'anxiété. Elle fut préparée de nombreuses fois par sa propre mère, pourtant, une fois face à ces questions, la confiance faiblissaient pour ne laissaient que l'incertitude.

Helewis -" Ma famille est attachée à me trouver un bon époux. Je fais confiance en leur jugement et serait dévoué à l'élu choisie. J'espère devenir une bonne épouse et surtout donner rapidement un fils à ma famille d'adoption pour continuer la lignée. Telle est la tâche la plus importante." Elle marqua une pause un instant, consciente que l'attention lui était réservée. Pourtant, mentir ne faisait pas partie de son caractère. "Mais je souhaiterais également que ma future moitié ait une nouvelle culture à m'inculquer. Je ne parle pas de croyance mais bien un mode de vie différent car n'ayant pas eu le loisir de quitter les terres du Nord, j'apprécierai le changement."

Heureuse d'avoir souffler ces dernières lignes, Helewis se servit en fruit juteux sans oser croisé les regards alentours. Robin pourtant, marqua une pause se demandant bien si ses dernières paroles faisaient parties de traditionnels entrainements ou était ce une nouvelle lubie de parler librement sans en avoir informer, au préalable, l'ainé de la famille. Pure folie que serait l'envie d'aller à l'encontre des dispositions prises par sa famille. Il n'accepterait en aucun cas, toute forme de rébellion de sa part. La brunette n'était pourtant pas soucieuse de sa réponse. Les nombreuses intervention de lord Manderly lui avait appris que chaque mot était scrutait avec attention. Ainsi, un texte récité sans aucune touche personnelle serait sans doute perçues comme vide d'intérêt. Au contraire, indiquer dès à présents son état d'esprit serait une bien meilleure réponse si tenté qu'elle fut intéressante. Ce sujet l'intriguait bien qu'elle tentait de n'en dévoiler aucun signes. Son père n'avait pas mentionné de prétendant depuis plusieurs lunes. Sa dernière propsoition fut avortée par la présence froide et imposante du lord lorsqu'il parlait de son frère. Et là ... ?

Helewis - "Pardonnez moi pour mon manque de connaissance. Pourrais je connaître l'objet de cet intérêt pour mes prédispositions ..."

Elle n'eut pas le temps de finir que son frère posa fortement son verre sur la table pour arrêter toute forme de conversation. Effectivement, Helewis ne fut pas mise au courant des nombreux courriers entre les deux maisons. Et nul doute qu'une alchimie s'installaient petit à petit entre la nordienne et le jeune chevalier. Néanmoins, un accord, tant qu'ils n'étaient pas signés et graver dans le marbre se voyait remis en question à loisir. Prompt à obéir, elle  s'enfonça un peu plus dans son siège, pinçant sa lèvre inférieure avec ses dents avant de manger une grappe de raisin. A la suite de cette interruption, le silence devenait pesant pourtant l'atmosphère qui régnait, semblait être bienveillante. Elle n'avait aucunement l'intention de poser une question embarrassante ni même d'insister sur ce point, bien qu'elle aurait aimé connaître la raison de cet intérêt soudain sur ses ambitions en tant que mère de famille et épouse. Les femmes rêvaient d'avoir un foyer, d'élever leurs enfants et de porter dignement leur nom. Dès leur plus jeune âge, les jeunes filles abordées ce point en toute ignorance, se basant sur l'histoire de leur famille et des nombreuses unions qui la composaient. Les mariages étaient sources de renforcement de territoire en plus d'apporter à l'une d'entre elle, un cadeau pour accueillir l'un des leur dans leur maison. Les Moss n'étaient pas riches, ils avaient leur pécule qui suffisait à leur confort. Ce ne serait sans doute pas à coup de dragons d'or qu'ils négocieraient son départ. A cette pensée, elle finit par délaisser les restes de sa grappe et timidement demander.

Helewis -"Pourriez vous m'en dire un peu plus sur cette magnifique ville qu'est Blancport ? Nous avons foulé quelques chemins sans pour autant nous y attarder. C'est la première fois que je vois une ville et je dois dire qu'elle impose de par ses pierres blanches et de sa disposition."

Il était clair que son regard resta scotché au paysage qui s'était déroulé devant elle lors de sa marche vers Châteauneuf. La ville paraissait immense, plus de cent fois plus grande que son village natale. Sans oublier le port de vêtements différents, la présence de chevaliers, qui ne lui étaient pas inconnus de part sa précédente rencontres à Montquepisel. Ajouter également, le port qui renfermerait surement de nombreux navires différents, en provenance des quatre coins de Westeros. Sa soif de connaissance n'en était que plus grande.


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Randal Manderly
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Message Mer 17 Juil 2013 - 3:54

La valse des regards se poursuivit pendant que le repas et les questions s'échangeaient entre Randal, seul à faire entendre sa voix pour l'ensemble des Manderly présents à la tablée, et la jeune Helewis, parfois secondée par son frère, lequel lui dictait la marche à suivre de quelques susurrements ostentatoires ou de légers coups significatifs. Lorsque la demoiselle des Moss vanta la beauté et la grâce des Dames de Châteauneuf, ces dernières le lui rendirent d'un très large sourire, qui se voulait bienveillant. Lord Randal appuya leurs réponses tacites d'un rictus. Un signe de tête approbateur autant que courtois signifia que l'homme la remerciait du fond du cœur pour ses compliments. Il était vrai que Sunniva était une femme d'une certaine beauté, a fortiori pour les terres du Nord. Sa blondeur était ravissante et son visage reflétait des traits des plus agréables, que complétaient désormais les marques d'une vie de première Dame de Maison. Dès lors, ill ne souhaita rien ajouter d'autre à ce sujet, préférant laisser son invitée suivre le fil de sa pensée et de ses réactions. Toutefois, le Seigneur conclut ce point sur une dernière parole.

[Randal] « Trêve de modestie en mon château, Helewis. Si un soleil éclipse bel et bien quelques astres gravitant ici, c'est bien vous. Ne faites pas semblant d'être aveugle. Vous plaisez déjà à tous nos jeunes hommes, particulièrement à mon jeune cousin, dirait-on... »

Si les premiers mots de Randal furent emprunts d'une amitié qui se voulait sincère, la fin de son allocution respira l'ironie. Cela faisait maintenant plusieurs minutes que le jeune Svenn ne lâchait plus la demoiselle de ses yeux envoûtés, et toute l'audience l'avait sûrement bien remarqué. Bien qu'il savait mettre son chevalier de cousin dans une position inconfortable, tout ceci était bel et bien voulu. Aujourd'hui, Randal était celui qui était maître d'orchestre, et Svenn avait déjà entonné sa musique de façon ostentatoire. Il ne restait qu'à voir la manière dont réagirait Helewis, face à son propos impromptu et déstabilisant. Rougirait-elle ? Sourirait-elle ? Ou serait-elle simplement gênée ? Lord Manderly guettait dès à présent la moindre de ses réactions afin de savoir si la jeune femme apprécierait, au moins physiquement, le jeune Manderly qu'elle avait déjà charmée, malgré elle. Tout se jouerait en un instant ; il faudrait alors relever l'indice prélevé sur le terrain de l'instinct de Lady Moss.
Afin de faire retomber la chose dans une discussion plus conventionnelle, Randal poursuivit en ce sens, marquant du même coup sa réponse quant à sa vision du mariage.

[Randal] « Vous êtes une femme dévouée et fidèle à votre famille et vos armoiries. C'est tout à votre honneur. Qui plus est, j'ai croisé beaucoup trop de dames frileuses à l'idée d'enfanter et d'épouser, dans cette région inhospitalière qu'est la notre. A croire que le froid ambiant agit aussi sur l'instinct maternel. Je ne doute pas de vous. »

Randal regarda Svenn, puis Sunniva. Il reprit, sur un ton solennel et direct.

[Randal] « Mais vous apparaissez aussi curieuse... Ce que, par chance pour vous, je considère comme une qualité, et même un gage de survie. Je vais donc vous répondre, aussi simplement que vous l'avez demandé. Moss et Manderly n'ont pas été unis par les liens du mariage depuis bien des générations. Pourtant, notre maison a toujours porté en son cœur ses voisins. Il m'importe maintenant, en fait, de savoir si Helewis, Lady de Montpiquesel, souhaiterait mettre les voiles des fiançailles vers notre havre blanc. Depuis plusieurs lunes, votre père et moi discutons d'une alliance éventuelle entre nos armes. Il m'a beaucoup parlé de vous, et ce que je découvre en cet instant est au meilleur de mes espérances. Et ce n'est que le début... »

Il but un grand coup de verre de vin, avant de reprendre, bien assis dans sa chaise.

[Randal] « Vous vous doutez donc que vous êtes ici afin d'apprendre à nous connaître et, qui sait, à nous apprécier. Cependant, je n'ai ni l'envie, ni le pouvoir de contraindre votre avis sur ce sujet. Si découvrir Blancport vous enchante toutefois, je peux vous accueillir à Châteauneuf durant plusieurs semaines. Vous pourrez rester ici. Ensuite, vous aurez libre choix : repartir auprès de votre famille, ou vous lier à nous. Plusieurs Manderly, chevaliers selon la tradition noble, attendent encore de prendre le bras d'une femme telle que vous. J'oserais espérer que l'un d'entre eux vous plairait. Svenn Manderly, en face de vous, est un garçon courageux et bon combattant. Il fait honneur à mon sang. Je pense qu'il se ferait une joie de vous faire découvrir notre cité portuaire, si toutefois vous le souhaitez. »

Lorsqu'il eut terminé, le Seigneur émit un léger rire, assez communicatif. Il avait pleinement conscience d'avoir soumis à l'esprit de la jeune femme une quantité considérable de tenants à prendre en compte, et qui n'avaient rien d'anodins. Les réponses à venir joueraient ni plus ni moins que son futur, sa vie. Alors qu'il réfléchissait, Randal se demandait si Helewis était vraiment venue jusqu'à Blancport, à travers cette délégation Moss, sans se douter de quoi que ce soit. Elle venait de prouver sa curiosité, et une certaine perspicacité, mais avait-elle anticipé d'une quelconque manière les velléités de son père quant à ses épousailles ?

[Randal] « Voilà, mon intérêt pour vos prédispositions... Si je peux toutefois vous donner envie d'arpenter les rues de Blancport, en même temps que de répondre à votre interrogation, je me dois d'avouer que nous sommes tous très fiers de notre ville. »

L'homme se redressa, droit et fier sur sa chaise. Il avait l'art et la manière d'allier la position à la parole, c'était chose nécessaire au contact de la politique. Observant son auditoire avec une lueur perceptible dans le regard, il continua sur sa lancée.

[Randal] « Le port du Nord comporte la seule flotte commerciale et maritime des terres septentrionales. Nos rapports quotidiens avec les marchands issus de Pays lointains nous permettent d'être en première ligne des dernières informations de Westeros, et d'être approvisionnés en quantités de denrées rares et recherchées, comme ces épices de l'Est qui se trouvent devant vous. On peut aussi trouver des gens issus de contrées lointaines, de cultures parfois antagonistes. Et puis... Le Septuaire des Neiges est connu par-delà les sept couronnes pour son éclat. Vous n'êtes pas sans savoir que Châteauneuf répond à la foi des Sept, ce qui fait également de notre maison la seule à former des Chevaliers selon le code authentique. Vous vous y plairiez, j'en suis certain. Rares sont ceux que j'ai invité à n'être pas repartis avec l'amertume dans la bouche. Ici, vous vous sentez un peu moins au Nord...  »

Lentement, à force de paroles, le repas se termina. Randal congédia peu à peu l'ensemble des siens, à l'exception de Svenn Manderly qui fut convié à rester et à prendre part au dialogue entre huit yeux. Les membres de sa famille s'en allèrent rapidement. Lord Manderly ne souhaitait qu'une seule chose par ce biais : mettre Helewis dans une situation plus propice à l'échange amical, en écartant la sérieu d'yeux qui pouvaient attiser une certaine réserve, voire une certaine timidité. Sur la table restaient une farandole de boustifaille et de boissons à disposition. Le Seigneur se resservit un verre de vin, un cru de Redwyne, savoureux.
Contre toute attente, quelqu'un d'autre vint compléter la conversation, d'une voix paradoxale, réservée mais dont les mots avaient été réfléchis, et s'imposaient de leur sens. Svenn semblait embêté par la situation dans laquelle on l'avait mis, mais comptait bien s'illustrer selon un nouveau jour.

[Svenn] « J'aurais préféré n'être pas passé pour un enfant auprès d'une si charmante dame, Seigneur mon cousin... Cela dit, devant les Sept, je suis forcé de confesser votre beauté, Lady Helewis Moss. »

Il se tourna alors de nouveau vers elle, plongeant en ses yeux comme dans une abîme infinie.

[Svenn] « Comme l'a dit notre Lord, je me ferais une joie de vous faire la visite. La carte de l'honnêteté a été abattue il y a quelques instants, et que je comprends, moi aussi, que je me trouve à cette table afin d'être réciproquement présenté à vous. J'aimerais vous découvrir davantage, si vous acceptez mon offre, et daignez séjourner à Blancport en notre compagnie. »

Pour la première fois, Randal s'effaça, volontairement, un sourire en coin.




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Message Jeu 1 Aoû 2013 - 18:30

S'il était un jour qu'il lui fallait graver dans sa mémoire c'était bien celui-ci. Confortablement installée dans le creux de sa chaise, Helewis écoutait brièvement les conversations alentours tout en dégustant les mets exotiques qui lui étaient présentaient. Son visage ne tarda pas à prendre une teinte plus rosée à l'écoute des paroles de Lord Manderly, cherchant un échappatoire à tant de compliments à son égard qu'elle considérait comme exagérée. Pourtant, aucun mot allant en ce sens ne furent prononcés. Elle choisit de baisser son visage vers le bas pour acquiescer tout en affichant un timide sourire au coin des lèvres. Elle n'avait que faire de la beauté physique souvent volé par le temps. Une vision illusoire qui ne l'aiderait pas à survivre dans un monde comme le leur. Alors, faute de propos pour remercier le lord, elle se contenta de ces quelques gestes à son égard bien que parfois, ses yeux se plongeaient dans ceux de Svenn. Il possédait un charme certain. Plus qu'un physique avantageux, il semblait intéressant à apprivoiser. Sans l'ombre d'un doute il lui plaisait. Cependant, son visage reprit sa couleur initiale après quelques respirations et la fermeture de ses paupières qui lui permirent de regagner la terre ferme et de ne pas sombrer dans une romance vouée à être écourtée. Il s'agissait de son état d'esprit actuel avant que le lord ne prenne une nouvelle fois la parole. La tirade qui suivit la laissa stoïque, incapable de dire quoique ce soit ni même de se tourner vers son frère pour attendre un signe de tête positif. Ses pupilles s'agrandissaient par la surprise qu'elle ressentait. La nordienne atteignait l'âge de se marier. Bien d'autres y consentait à peine sortie de l'enfance. Alors ces voyages vers le sud ou la visite de nouvelles contrées ne lui seraient pas permis ? Son esprit aventurière s'étouffaitpeu à peu pourtant, son père choisit de négocier avec les Manderly, la famille croyant des Sept et dont la magnifique ville qui bordait leur demeure aux pierres blanches, voyaient de nombreux voyageurs de contrées lointaines s'y arrêter. Elle y voyait une sorte de compromis entre ses aspirations de liberté improbable pour une dame de maison noble et son avenir familiale. Sa nervosité apparente était accrue par les regards qui lui étaient portées.

Helewis - "Pardonnez ma surprise. Je pensais être conviée à votre table après avoir maintes fois demandé à mon père la visite de votre magnifique ville. N'y voyait en rien un manque d'intérêt pour vos paroles aussi réconfortantes qu'agréables. Je ne pensais pas avoir un jour l'intérêt d'une famille telle que la votre."

La franchise ne possédait pas nécessairement que de bons côtés. Pourtant, elle disait vrai. La délégation à laquelle elle fut conviée ressemblait à un échiquier géant sur lequel elle n'était qu'un pion. Un statut dont elle s'accommoderait si elle avait l'occasion de se déplacer dans la ville différentes des autres terres du Nord. Un recoin exotique dont le charmes n'était pas à démontrer. Ses yeux brillaient de curiosité. Un vilain défaut mais qui semblait lui être bénéfique aujourd'hui. Son regard s'alterner entre les membres de la famille Manderly, se posant plus lentement sur celui qui lui était présenté et également sur le maitre de maison dont le charisme et l'élocution mettrait un terme à un conflit en un claquement de doigt. Et alors que la table terminait son repas, ses pensées se multipliaient sur la manière de répondre à pareille demande. Fort heureusement, la pression ressentie par la présence d'autant de visages étrangers s'estompa à mesure de leur départ. Son frère était resté à ses côtés pour écouter la suite des discussions non sans un sourire aux lèvres.

Helewis - "Les livres sont présentés comme des puits d'informations mais vos renseignements sont bien plus détaillés et empreint de votre passion pour cette ville. Autant d'éléments qui m'incitent à visiter votre ville et si votre proposition est toujours d'actualité, ce serait pour moi une chance de pouvoir séjourner parmi vous le temps d'apprendre à vous connaître. Bien que nos discussions me permettent déjà d'affirmer l'image positive de votre famille."

La décision de s'unir à une autre famille n'était pas à prendre à la légère bien que le visage de Svenn embrouillait rapidement son jugement qui se voulait posé et réfléchit. Les Manderly ne montrèrent qu'une facette extrêmement plaisante aux yeux de la jeune nordienne, qui y voyait une famille soudée et fière. Des valeurs prisent en compte. L'idée même de voir une étrangère gagner leur monde ne semblait pas les inquiéter ou était ce simplement par politesse ? Un seul acte de travers ne ferait que ternir leur vision à son sujet. Son frère s'effaça peu à peu du paysage, se décalant de quelques places leur laisser l'espace nécessaire tout en s'attardant sur les plats devant lui et y jeter son dévolu. Les deux nordiens eurent le loisir de discuter ensemble de façon plus privé.

Helewis - "Ser Svenn Manderly, je ne pensais pas gagner votre attention. Vous portez l'armure avec prestance et vous possédez ... un charme certain. Si vous me proposez de jouer les guide, j'accepte volontiers votre proposition. Ma mère me répète sans cesse : Ton cœur est libre. Trouve le courage de le suivre. Peut être trouvera t'il son chemin sur les sentiers de Blancport..."

Les dialogues allèrent bons train. Une alchimie s'installaient peu à peu entre les deux inconnus. Plus que des physiques avantageux, leur caractère semblait s'accorder l'un à l'autre sans effectuer plus d'effort. Helewis prit quelques gorgées d'un breuvage coloré, tout en affichant un sourire resplendissant qui trahissait sans mal ses prédispositions à accepter l'offre qui lui fut proposé. Les heures s'écoulaient et bien vite les discussions furent reportés au lendemain après une bonne nuit de sommeil. La nordienne se leva de table tout en s'inclinant en guise de politesse à l'égard de leurs hôtes alors qu'un serviteur fut ordonné de leur montrer le chemin de leur chambre où leurs vêtements furent déposés à leur arrivée. Le visage de la jeune fille rayonnait de joie alors qu'elle observait une décoration bien différente de celle de sa chambre. Si l'idée de quitter sa famille et sa ville de naissance la laissait nostalgique, l'idée même de débuter une seconde vie dans cette ville ne lui déplaisait pas. Elle aurait le droit à un tête à tête avec  son frère ainé sur ce sujet dont la réponse serait rapporté à sa famille dans les plus brefs délais. Pour l'heure, elle s'endormit, las de tant d'émotions en une seule journée.


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La sagesse se partage d'ouest en est (Randal)

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