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Houle de cœur sur Crique d'antan - PV Edric -

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Message Ven 28 Juin 2013 - 8:31

HOULE DE COEUR
SUR CRIQUE D'ANTAN

- PV EDRIC ESTREMONT -


Ces îles... Tout son déboire... Toute sa naissance, son enfance. Quand il en était parti , il y avait laissé une partie de son âme qu'il avait du combler autrement. Ses iris pâles fixèrent le rivage qui se rapprochait. Il avait payé de quelques sous un passeur et son bac, habitué à faire traverser le bétail vers les îles d'Estremont depuis le continent. Lyle aurait pu prendre une des embarcations principales qui menaient au grand port, ce même lieu qu'il avait quitté en dernier, il y avait de ça environ huit ans. Il ne comptait plus qu'en hiver depuis qu'il avait perdu le rythme des lunes. Il ne savait pas depuis combien de temps exactement... La maladie, les blessures, la solitude... autant de choses qui faisaient qu'il avait probablement oublié son âge... Il savait qu'il n'avait pas loin de vingt six ans... pour la suite... Il n'y attachait que peu d'importance. Et s'il n'avait pas pris les passeurs principaux, c'était pour ne pas revenir en grandes pompes si on le reconnaissait. Il voulait reposer les pieds sur sa terre natale en silence, dans un anonymat aussi fort que celui dans lequel il était parti. Il avait tellement à se faire pardonner, du moins il en ressentait le besoin. Besoin de combler un vide, d'arrêter de courir sans but , de ne plus être seul... de ne plus fuir. Son ventre lui faisait mal. Il n'avait pas manger depuis deux jours, sa bourse était vide. Il avait gardé ces derniers sous pour le passeur, qui allait le déposer sur une crique déserte  dans un petit village de pêcheur où il n'avait pas d'attache. Sa gorge se serra au fur et à mesure que le rivage se rapprochait. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas senti son cœur si proche de son estomac. Sa main, abîmée par trop de froid et de rudesse de l'année passée à errer et des autres avant cela à travailler comme un forcené, passa en douceur dans les poils hirsutes et épais de son gros chien, Pompon, aussi gros qu'un veau. Assis près de son maître, la langue pendante, les babines énormes et les crocs non moins imposants, l'animal pencha la tête pour quémander davantage de caresses. Le vieux du bac gardait d'ailleurs ses distances.

Le ciel était gris, le vent était franc mais remontait du royaume de Dorne, il en ressortait un peu tiède. Le bac buta contre le rivage de cailloux.

- Merci vieil homme. Bonne journée.

Une voix écorchée, formelle mais sympathique. Il était juste mal. Il esquissa un léger sourire en coin en remerciement, et descendit sur le rivage, Pompon faisant un bon énorme, et se réceptionnant avec lourdeur sur les galets froids léchés par une mer calme. Ces odeurs. Des frissons le parcoururent au fur et à mesure qu'il s'enfonçait dans les fourrés. Il se souvenait. Il laissa ses doigts passer dans les végétaux qui le frôlaient. Le son des feuilles, le chant du vent salé dans les troncs, les oiseaux qui chantaient avec les averses, cette odeur de sous bois si particulière... Il eut un sourire léger en fermant un peu les yeux. Il était chez lui. Il se souvenait. Il appartenait à cette terre. Huit ans... c'était long. Il avait eu peur d'oublier, de ne plus savoir, de se sentir étranger. Il se retourna , manquant de se faire faucher par son gros lourdaud plein de poils, qui, lui, semblait très bien vivre son nouveau chez lui, la truffe partout, faisant les allers retours dans les fourrés. Lyle sentait son ventre se nouer. Comment avait-il pu abandonner tout ça..? Il poussa des fougères, au bout de longues minutes de marche à se laisser aller dans les sentiers et tomba sur ... la crique. Leur crique. Il se figea. En hauteur de l'ouverture sur la mer... Un genre blocage mit un petit moment à passer dans sa gorge. Tellement de souvenirs dormaient ici. Il se fit de nouveau bousculer par Pompon qui se rua dans le lieu à travers les fourrés en contre bas.

- Non att...!!

Suivi d'un soupir et d'un sourcil haussé. Ce chien le rendait dingue parfois. L'innocence des animaux était aussi forte que celle d'un enfant... On aurait dit un ours de loin. Lyle secoua la tête et descendit lentement le long des rochets et des arbustes en plein terrain escarpé. Le chemin était de l'autre coté et bien sûr cet idiot de Pompon, lui, ne faisait jamais rien comme les autres. Tel chien tel maître? A peu de choses près oui. L'animal disparut dans un coin, derrière un énorme bloc et Lyle se souvint qu'il y avait des nuées de crabes derrière cet endroit.  

- Pompon bordel! Reviens ici !!!

Sa voix avait changé. Elle était plus grave, plus mûre. Le jeune natif était vêtu d'un manteau de peau de cuir tannée et de fourrure, de pantalons bruns foncés, de bottes de cuir de même teinte sanglés de métal et de bandes de cuirs fines. Dessous, il avait une tunique noire simple échancrée à manches courtes par dessus une de teinte brune aux manches longues coincées dans des avant bras de cuir sanglé, qui avalaient jusqu'à ses poignets. Ses pieds manquèrent de se coincer dans des ronces, il se rattrapa en se griffant la paume et échappa une insulte en grognant. Il finit en bas en courant à moitié et accéléra pour déboucher derrière le roc de fond de crique. Le gros chien était à moitié trempé, ses oreilles tombantes qui se dressaient bizarrement, curieux d'une chose. Lyle fronça les sourcils.

- Mais qu'est-ce que tu fous. Arrête, viens ici. M'oblige pas à venir te chercher!

Le chien le regarda comme s'il ne comprenait pas, ou bien qu'il se foutait bien de son avis, et plongea la tête d'un coup dans l'eau sous un gros "NON!" de Lyle, qui fit les gros yeux. Il allait être dégueulasse après et ce serait encore à lui de lui décoller les poils. Le chien ressortit la tête de l'eau avec un énorme crabe de 20 cm de diamètre, qui agitait des pinces énormes en avant. Les yeux de Lyle s’agrandir quand le chien daigna finalement obéir et revenir. Oui mais non , c'était avant qu'il fallait obéir! La queue du gros chien s'agitait franchement et il se mit à courir vers Lyle. Cadeauuuuuuu! Non ! Pas cadeau ! Nom de dieu. Et le crabe qui agitait ses pinces. Il allait se faire découper les doigts avec ce bestiau.

- Lâche ça ! Tout de suite !

Lyle avait reculé franchement , en mettant bout à bout tout un tas de gestes un peu agités. Ce chien était dingue quand il s'y mettait. Il savait qu'il fallait qu'il chasse de temps en temps pour son maitre mais ... un crabe de cette taille???! Lyle évita de justesse une des pinces. Et le chien partit d'un coup avec le crabe dans la gueule vers la plage nuageuse.

- Hey reviens ici !!! Lâche le!

Mais c'est pas vrai.... Lyle leva les yeux au ciel et grogna, en passant ses mains sur son crâne rasé et ses tresses de crête longue plaquées jusqu'à la nuque, puis continuant sur une dizaine de centimètres entre ses omoplates. Il se mit à courir après le chien. Ca l'éclatait lui! Le chien s'engagea dans la houle qui commençait à grossir un peu, et se prit une plus grosse vague. Le crabe lui échappa et il le chercha un moment mais son attention se retourna soudainement vers son maître, qui avait fini par ne plus courir. Il était épuisé et affaibli, comme si cette fin de voyage sonnait le gong de sa résistance corporelle. Ses yeux pétillèrent. Il ressemblait à une grosse algue, complètement trempé. Il ne fallut que quelques secondes à Lyle pour comprendre que le chien s'élançait vers lui et qu'il allait se bouffer le sol en beauté. Le chien lui rentra dedans avec une telle force qu'il se fit plaquer au sol dans un souffle coupé. Habitué, il rit doucement en caressant vigoureusement le clébard. Chose qui n'était en revanche pas prévu , ce fut la vague qui leur passa net dessus, laissant Lyle complètement détrempé, à tousser et il se rassit en se regardant. Ah bah bravo. Le chien était déjà reparti à courir avec des mouettes suicidaires. Merde... La fourrure mouillée, ça gratte... Il se redressa et ôta le manteau , restant en tunique sombre, posa la sacoche trempée et le vêtement en retrait de la plage , puis revint pour marcher le long des vagues, pensif... Il était peut être trempé, mais pas frileux, il ne tomberait pas malade, du moins, il le pensait. Ça collait juste à la peau, pas un drame en soi.

Il regarda autour de lui vaguement... et fixa les flots, immobile... face à la mer. C'était ici. Ici que tout avait eu lieu ... ou presque tout. Des images de souvenirs lui repassèrent en tête...lui éteignant tout sourire, toute lueur d'amusement. Il s'accroupit pour toucher le sable mouillé , laissant une vaguelette lui caresser les phalanges... Edric... Il ne savait pas s'il était en vie, ni s'il le reverrait un jour. Il était probablement marié aujourd'hui avec des enfants, comme tout seigneur qui se respecte. Il devait être aimé de tous et ... l'avait oublié. Un sourire triste se lut sur son visage... Il laissa des traces droites dans le sable, qui au passage des vagues s'effacèrent lentement... Il ferma les yeux, qui commençaient à se mouiller... merde... Il n'aurait jamais du revenir.  

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Edric Estremont
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Message Ven 28 Juin 2013 - 14:43

La guerre... C'était un mal sans doute aussi vicieux que le Fléau de Printemps encore que celui-ci aurait pu être évité. Les Fer-nés s'étaient rebellés et personne n'avait pu les arrêter. A se demander comment cela était possible tant on les décrivait comme un peuple barbare ! Mais à cause d'eux, ils avaient du envoyer des soldats et des navires, sous le commandement de Gunthor. Oh, ce dernier était à sa place, ainsi, c'était évident. Il n'y avait qu'à la tête de son navire qu'il était vraiment à sa place quand on y songeait. Mais ce faisant, il lui laissait la charge de gérer leur domaine, ce qui n'était pas une mince affaire. Bien entendu, Edric était taillé dans un bois prévu pour cette tâche mais il avait toujours pensé que Gunthor l'assurerait pendant qu'il resterait en retrait. C'était ainsi que les choses étaient prévues et elles ne devaient pas se faire autrement. Mais la guerre avait changé la donne et Gunthor était parti au loin. Pourvu que sa témérité lui permette quand même de rentrer en un seul morceau !

Ainsi donc, Edric restait seul, même s'il savait qu'il pouvait compter sur l'aide de sa mère et de sa sœur pour s'en sortir au mieux. Malheureusement, ces dernières étaient plus souvent préoccupées par la santé de leur père, lord Bryce, et de ce fait, il se retrouvait plus souvent seul qu'il ne l'aurait souhaité. La situation n'était pas non plus la plus évidente qui soit et avec l'automne et l'hiver qui approchait, les tempêtes se faisaient plus nombreuses et plus fréquentes, empêchant les petits navires de pêche de sortir pour ramener des poissons en nombre. A cela s'ajoutaient aussi les faibles récoltes et tout un tas d'autres petits problèmes auxquels on ne pouvait pas faire grand chose mais qu'il fallait malgré tout arranger. Rien qui ne soit évident, en somme.

C'était pour cette raison que parfois, Edric avait besoin de s'éloigner. Il avait besoin de calme pour réfléchir et penser sans subir la pression de son rang, non qu'il s'en plaignait, mais ça ne rendait pas forcément la tâche plus aisée. De fait, il avait pris l'habitude de rejoindre un lieu de souvenirs, un lieu qu'il avait souvent visité dans le passé. Il s'agissait d'une petite crique située non loin de la forteresse de Vertepierre, en contrebas du château, cachée aux regards de tous. Des récifs empêchaient l'accès aux navires et de fait, il était très rare que des gens s'y rendent, ce qui expliquait qu'Edric et Jace en avaient fait leur lieu de prédilection, lorsqu'ils étaient jeunes. Edric, Jace et Lyle... Le fils d'un menuisier, ami d'importance d'Edric. Il avait disparu un jour sans rien dire, sans rien laisser, sans rien... Edric avait cherché à interroger le père du jeune homme mais il n'en avait rien tiré, si ce n'était que Lyle était parti et qu'il reviendrait un jour. Peut-être... Pourquoi ? Edric se l'était souvent demandé. Le jeune noble avait-il commis une erreur ? Avait-il mal traité son ami ? Lui avait-il fait sentir une différence entre eux ? Il n'en savait rien et il n'avait pas compris. Cela l'avait beaucoup troublé, plusieurs jours durant. La douleur s'était finalement estompée mais les souvenirs restaient. Les souvenirs et la crainte... Les brigands, le Fléau de Printemps, la canicule, les Fer-nés... C'était là tant de malheurs qui auraient pu le frapper. Où était-il ? Que faisait-il ? Edric ne le savait pas, mais depuis quelques temps maintenant, il avait pris l'habitude d'y songer, dans leur crique.

Ce jour n'était pas différent et vêtu comme à son habitude, il se rendit en ce lieu. Tunique et chausse de lin vert, bottes de cuir, lourd manteau pour se protéger du vent, voilà ce qu'il portait. Seule une broche en forme de tortue pouvait laisser entrevoir son ascendance. Perdu dans ses pensées, Edric suivit donc le chemin qui menait à la crique quand il entendit d'étranges cris et qu'il vit, par-delà la végétation, un homme qui semblait se faire attaquer par un monstre velu. Que se passait-il ? Figé sur place, il lui fallut quelques instants pour se rendre compte que la bête et l'homme se connaissaient et qu'il ne s'agissait pas d'une attaque mais d'un jeu. Observant la scène, le jeune homme hésita à repartir mais, sans trop savoir pourquoi, il poursuivit malgré tout sa route.

Débouchant enfin dans la crique, Edric vit le monstre s'ébattre dans les eaux rageuses de la mer tandis que celui qui devait être son maître se trouvait un peu plus loin, accroupi, le regard porté au loin. Il était vraisemblablement vêtu très simplement et il avait été trempé par une vague. Quelle drôle d'idée... Crâne rasé, il semblait porter des tresses plutôt longues. Si Edric ne le reconnut pas, son cœur manqua un bond dans sa poitrine. Cette crique n'était pas connue de grand monde or cet homme n'était pas son cousin Jace... Était-il possible que... ? Il ne savait pas. Peut-être ? La couleur des cheveux correspondait mais était-ce suffisant ? Était-ce sage de penser cela ou valait-il mieux qu'il ne cherche d'abord à en savoir plus ? Songeant qu'il valait mieux être sûr avant de tenter quoi que ce soit, Edric s'avançant et, se rappelant la présence de la bête, il stoppa à quelques mètres de l'inconnu. « C'est un lieu curieux pour se détendre, en cette saison. Il n'y a pas grand monde qui vient par ici. » Et s'il était un contrebandier, il n'était pas très malin. « Je vous conseille de faire attention à vous, il y a beaucoup de crabes, dont certains très gros. » Jetant alors un regard vers l'étrange bête, il poursuivit. « Quel drôle d'animal que voici. Est-ce... un ours ? » Ca n'y ressemblait pas vraiment mais après tout, pourquoi pas ?



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Message Ven 28 Juin 2013 - 19:51

Ses iris bleus pâles se perdaient vers l'immensité dans laquelle il aurait pu se noyer... pu disparaître. Quelle différence cela faisait-il? Il n'était pas dépressif , ni suicidaire mais durant ces derniers mois d’extrême solitude, il en était arrivé à une sagesse, une humilité qui le laissait à sa place: un simple homme. Et comme tout homme... celui qui ne fait pas l'effort d'aller un peu vers l'autre reste éternellement seul... Cette solitude, on ne peut que se la reprocher qu'à soi même. Il le savait... D'où son envie de revenir. Peut être qu'ici il trouverait un peu de ce qui lui manquait..Quand à savoir s'il serait rejeté ... il devrait l'assumer...

Il fixa un instant son chien se défouler et chercha à nouveau une chose qui traînait dans l'eau. Probablement un poisson. Il n'avait pas entendu les pas muets dans le sable. Les pas d'un autre. Depuis le temps quelqu'un d'autre avait du trouver ce lieu. En huit ans, pourquoi Edric ou Jace y reviendrait. Pourquoi s'infligeait un souvenir quand on sait qu'il est probablement mort? Alors pourquoi lui aussi était-il là? Pourquoi lui avait une meilleure excuse qu'un autre? Il renifla pour ravaler sa détresse nostalgique et inspira profondément en levant le visage au ciel. Bordel de Sept... A quoi servaient-ils ceux là......

Et une voix se fit entendre. Lyle ne se retourna pas. Il plissa les yeux , comme si cette voix avait une alchimie avec son corps. Comme si son inconscient y était lié. Quelques secondes s'écoulèrent. Les mots défilèrent. Impossible... La respiration de Lyle se crispa... Merde... pas tout de suite. Comme ça? Là ? Sans prévenir? Non , ce devait être un frère... une coïncidence.... Elle était plus grave... mais ... cette sensation... Il hésita. Son regard aussi. Ce fut plus fort que lui. Par politesse et aussi par curiosité il se retourna , et quand ses yeux entrèrent en contact avec la silhouette de son interlocuteur, il se figea... Son cœur loupa un battement...Ses yeux cillèrent à plusieurs reprises... Les gouttes de la vague qui l'avait trempé s'écoulaient toujours sur son cou... et sur sa mâchoire mal rasée de la veille et de ce voyage long et précaire... Il le fixa encore... interdit ... plissa les yeux ... avala sa salive... Un homme. Il était devenu un homme. Ses yeux descendirent sur lui et .... merde, séduisant en plus sous tous les angles... avec une prestance.. et cette voix... Rien à voir avec lui. L'écart s'était encore plus creusé avec le temps. Il ne se trompait pas. Même ce regard . C'était Edric... Il venait encore ici... Son thorax sembla se perforer plus violemment qu'à son départ. Un autre coup ... Double sensation, c'était quoi ça...

- C'est ... hum... mon chien.

Ça c'est de la réponse! Bravo Lyle! Quelle éloquence! D'ailleurs , voila le monstre qui revint avec le crabe géant. Il l'avait retrouvé. Il arriva par l'arrière et une des pinces choppa le mollet de Lyle qui lâcha un léger "aïe ..." , et le chien le poussa maladroitement , lâchant la bestiole au sol , que Lyle évita d'un pas en rageant un peu d'être dérangé dans un moment pareil. Il essaya de pousser le chien qui attendait le compliment de son maître pour le crabe qu'il avait retrouvé. Mais on s'en fout du crabe !! Casse toi! Et bah non , le chien, il veut le compliment. Lyle lui frotta énergiquement sous le cou et se redécala pour éviter le crabe, qu'il envoya valser d'un puissant coup de pied, et reprit sa respiration. Essoufflé pour si peu, cela se voyait qu'il était fatigué. Même ses vêtements ne venaient pas du coin. Pas dur de deviner. Il se redressa et regarda de nouveau Edric avec hésitation, le cœur battant encore à mille à l'heure, avec un léger sourire moqueur vu la situation.

- Oui je savais déjà. J'viens ici depuis que j'ai huit ans... jusqu'à ce que je parte...

Son sourire commença à disparaître à la deuxième phrase. Et à la troisième son regard se baissa douloureusement pour fuir vers la mer. Sa respiration était long et il essayait de se calmer le poitrail ... quelle entrée en scène. Con de chien. Et maintenant son corps s'y mettait. Ce n'était pas que la fatigue là. l'émotion était tellement forte qu'il sentait ses jambes ne plus le soutenir. Il jeta un énième regard sur Edric. Il croisa encore ses yeux.  Et lui pensait être guéri... Découvrait qu'il en pinçait encore pour lui. Il était dans la mouise. La grosse mouise. C'était comme une lourde chose était ressorti d'un coup , pétant tout sur son passage. Lyle se passa une main sur le bas du visage et la remonta sur son crâne... en expirant.

- Je... reconnaîtrais ces yeux parmi des centaines... J'suis tellement désolé si tu savais...

Ça voulait tout dire. Il venait de donner la preuve de qui il était. Il n'osait plus le regarder en face. Il était de profil à lui et fixait les vagues plus bas .... tantôt le sable... tantôt son chien qui passait derrière Edric en courant après les mouettes. Il ne savait même pas ce qu'il avait le droit de faire ou non. Il ne savait même pas s'il avait le droit de le serrer dans ses bras, et était prêt à se prendre un belle gifle, un poing , une belle engueulée. Il aurait voulu maîtrisé ce moment , et là , il ne maîtrisait absolument rien. Ça n'était pas prévu ainsi dans sa tête.

- Défoule-toi si t'as envie. Je le mérite...

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Edric Estremont
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Message Mer 3 Juil 2013 - 23:23

Tout en faisant très attention à la bête qui s'ébattait joyeusement dans les flots, Edric s'était avancé en direction de l'inconnu accroupi sur la plage. S'arrêtant non loin de lui, il l'avait alors interpellé, autant pour faire connaître sa présence et éviter d'éventuels ennuis que pour obliger l'autre à se retourner dans sa direction. Il était vrai que ce lieu ramenait à la surface de très nombreux souvenirs et dans la situation présente, il ne pouvait s'empêcher d'imaginer certaines choses qui n'avaient sans doute aucune raison d'être. Aussi, il espérait qu'en voyant le visage de cet homme, il reviendrait à la réalité des faits, plutôt qu'à celle des rêves. A moins que ce ne soit tout l'inverse... Mais serait-ce seulement possible ?

Comme pour répondre à son interrogation silencieuse, l'homme décida alors de se retourner, pivotant sur lui-même pour lui faire face. Là, immobile et silencieux, il ne laissa rien paraître mais sa totale inactivité était tout aussi suspecte. De fait, Edric l'observa à son tour tout en conservant lui-même le silence, son regard croisant celui de l'homme. Il avait l'impression de le reconnaître mais pourtant, il était très différent du garçon de ses souvenirs... Est-ce qu'il le reconnaissait simplement parce qu'il en avait l'envie ou est-ce que c'était réellement lui ? Difficile à dire. Quoi qu'il en soit, c'était visiblement quelqu'un d'intéressant... D'original, aussi. D'où venait-il ? Qui était-il ? Était-ce Lyle ? Et si oui, était-il toujours son Lyle ? Brisant alors le silence, l'homme répondit à sa question en expliquant que la bête était son chien. Un chien ? Difficile à croire, mais s'il le disait, c'est que ce devait être vrai. De toute façon, pour le moment, Edric se moquait un peu de la créature. Il ne s'était servi de sa présence que pour initier le dialogue. Non, ce qui lui importait, c'était de savoir, tout simplement.

Malheureusement, avant que les choses n'aient pu se concrétiser, le monstre se rappela réellement à eux en rapportant un dangereux et féroce crabe. La créature marine usa alors de ses pinces pour s'attaquer à l'inconnu qui l'esquiva et qui dut s'occuper de sa bête, la félicitant pour sa pêche. C'était une scène assez amusante et le jeune noble dut se forcer à réprimer un sourire qui aurait pu être mal interprété. Mais dans tous les cas, même s'il avait laissé ce sourire s'afficher, ce dernier se serait évanouit avec les propos qui suivirent. L'homme connaissait cette plage... Il y venait depuis son plus jeune âge et cela, jusqu'à son départ. C'était donc lui. Aussi improbable et incroyable que cela pouvait l'être, c'était lui. Lyle. Il avait changé. Son visage, mais son corps aussi. Le jeune garçon s'en était allé et voilà qu'un homme revenait. Mais un homme toujours égal à lui-même.

L'homme... Lyle détourna alors son regard, observant l'horizon, comme s'il regrettait ses propos. Ainsi donc, il l'avait lui aussi reconnu. Il savait qui il était et il s'en voulait de ce qu'il lui avait fait. Peut-être penserait-il qu'Edric lui en voudrait ? Ce n'était pas impossible mais le noble ne lui reprochait rien. Il avait eu mal à son départ, oui. Il ne l'avait pas compris un seul instant mais il se doutait que s'il était parti, c'était parce que Lyle en avait eu besoin. Pourquoi l'aurait-il abandonné, sinon ? Gardant son silence tout en demeurant immobile, Edric continua de le regarder et il perçut sa gêne. Mais pas uniquement, parce qu'il semblait en effet y avoir autre chose. De la tension ? Peut-être. Lui-même était tendu, cette situation étant à la fois inattendue et si... désirée ? Oui, c'était un fait. Combien de fois avait-il espéré revoir Lyle ? Combien de fois avait-il imaginé le voir passer la porte du château ou l'attendre sur cette plage ? Or voilà qu'il y était, au point qu'Edric se demandait s'il n'était pas en train de rêver. Mais non, il était bel et bien réveillé.

Tout en avouant qu'il le reconnaissait, Lyle se détourna, affichant ouvertement cette honte qui semblait le tirailler. Quel idiot... Baissant la tête un moment, Edric inspira profondément. Puis, relevant le menton, il laissa un sourire s'afficher sur ses lèvres et il s'avança lentement vers l'autre homme immobile. Il était un peu plus grand que lui, aussi le noble dut lever la main vers le haut pour réussir à atteindre son visage. Effleurant de ses doigts la joue du jeune homme, il le força à pivoter sur lui-même pour lui faire face et le regarder. « Je les reconnais moi aussi. Tu m'as manqué. » Et, sans rien ajouter de plus, il s'approcha davantage de lui et l'étreignit, comme un ami. Comme un frère. Collé à lui, le noble tenta néanmoins de donner une explication à son geste qui pouvait sembler si surprenant et décalé. « Je t'en ai voulu, tu sais. Puis je t'ai pardonné et j'ai espéré. Et te voilà à nouveau. »

Reculant de trois pas, Edric le désigna alors tout entier, conservant son sourire pour confirmer ses propos et indiquer que non, il ne lui en voulait pas. « Tu as bien changé. Cela dit, tu devrais éviter de te baigner tout habillé. » Dégrafant l'attache de son manteau, le jeune noble retira ce dernier et, s'approchant à nouveau du jeune homme, il lui passa le vêtement autour des épaules. « C'est mieux comme ça. Je ne voudrais pas que tu attrapes froid à cause de tes vêtements trempés. » Désignant alors la plage, il reprit bien vite la suite de ses propos. « Si on s'éloignait un peu des vagues ? Je crois qu'on a beaucoup de choses à nous dire... » A commencer par la raison de ton départ... Mais avait-il le droit de le demander aussi clairement ? Non, peut-être pas... Cela finirait bien par venir dans la discussion.



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Message Ven 5 Juil 2013 - 10:48


Lyle s'attendait à se voir réprimander, ou bien à ressentir la douleur de l'indifférence potentielle d'Edric. Après tout , peut être n'avait-il rien ressenti à son absence, et peut être s'était-il baigné dans un mensonge grandissant avec les années. Mais la réaction d'Edric n'en fut rien et Lyle manqua bien de défaillir ce moment là. Pourquoi souriait-il? Allait-il l'effacer d'un coup pour lui en coller une, juste histoire d'avoir masquer sa colère, ou bien lui dire "pourquoi tu te prends la tête , j'm'en fous t'façon!" . C'était ... bizarre pour Lyle de le voir réagir ainsi. Il savait encore moins que faire. Il se rendit compte aussi à quel point il avait grandi. Il faisait un front de plus qu'Edric et ... ne serait-ce que d'épaule, il était plus large d'environ une demi paume; et même sous les vêtements, on voyait que le torse du voyageur était plus imposant que celui du jeune seigneur. A son départ , Lyle était de la même taille et à peine plus musclé. La transformation était frappante, mais Lyle aimait ce qu'il voyait. Il suivait Edric en coin, curieux, et vu que son regard notait le moindre détail, il ne peut s'empêcher de penser que le jeune seigneur était en encore mieux en homme, et qu'il aimait foutrement ce qu'il voyait. Le bien que ça lui procurait , rien qu'à la vue qu'il allait bien , était immense. L'année du fléau , il s'était surpris à tellement pensé qu'il était peut être mort ... il avait angoissé sans raison apparente, puisqu'il se disait qu'il l'avait oublié peut être... Et il était là , devant ses yeux, bien portant, et toute en beauté. Rien à voir avec lui qui était ... épuisé, écorché d'un voyage douloureux et d'années "épreuves" à survivre entre agressions, errance, maladies, et travail acharné.

Il le vit avancer. Ça y est. Il allait s'en prendre une. Il sentait d'ici la douleur imminente d'une grosse gifle pleine de souvenir. Il ne bougea pourtant pas, décidant d'assumer pleinement ses responsabilités. Il vit la main d'Edric s'avancer. Euh... c'est pas plus rapide une gifle? Tu fais quoi là? Son visage pivota et son corps aussi. En réalité, il n'avait pas contrôler ce mouvement. il était trop choqué intérieur par le contact doux. Il... lui caressait la joue. Le regard de Lyle se plissa , regarda Edric, sans comprendre. Aucune colère , aucune rancune, aucune froideur... Tout le contraire. Le méritait-il? Il était clair que non pour Lyle, alors pourquoi ça? Et cette caresse? D'amis à amis, de frère à frère n'était-ce pas trop ... ambigu ? Le geste d'Edric provoqua des frissons dans la nuque du brun. Il ferma les yeux, expirant de ce contact perturbant, et se retrouva bientôt contre lui , dans ses bras , serré. Oula.  Le cerveau de Lyle eut un léger ... non important problème de connexion. Qu'est-ce qui se passe ? D'abord la caresse puis ça ? Edric serait-il fou ? Lui aurait-il vraiment... Manqué , comme il le dit. Il lui a manqué... Il lui a manqué ... Ces mots résonnaient dans la tête de Lyle comme un cor de chasse avant la guerre, fort et alarmant. Était-ce réel? Instinctivement et sans réfléchir, l'instant de choc cérébral ne dura que quelques secondes. Les yeux écarquillés de Lyle sous l'étreinte, se plissèrent de nouveau , le visage se marqua d'une certaine douleur et ses bras forts et entraînés des années passées, entourèrent Edric pour se serrer. Il pencha la tête , collant sa machoire contre la joue et la tampe du seigneur.
" Toi aussi tu m'as manqué. Et t'aurais toutes tes raisons de m'en vouloir encore... "

Surprenant ou décaler, il s'en foutait pas mal le Lyle. Il n'avait pas spécialement de pudeur , mais là , on parlait d'Edric, alors forcément c'était plus compliqué, sous cette ambiguité de sentiments cachés, d'amitié fraternelle de plus de quinze ans et ces barrières qu'instauraient les tabous et les différences de classes sociales. Il le laissa s'éloigner. Ne pas abuser ou on va te traiter de pervers Lyle. Pas encore allons, faisons par étape. Il sourit - ce sourire était le même - quand Edric le désigna.

- On va dire que... la vie m'a pas fait de cadeau. Ce qui s'annonçait comme un simple voyage, s'est transformé en parcours du combattant. Ca m'a forgé. Par contre j'y suis pour rien pour la poussée de croissance, rit-il légèrement en regardant son chien en coin.
- Toi , t'as boudé la soupe on dirait , et les entrainements physiques ? Tu m'as pas l'air très épais. Tu vas bien t'es sûr?

Lyle et sa notion de l'épaisseur et la musculature aussi. A force de côtoyer les gueux, et les hommes forcis par l'artisanat, il en avait oublié la finesse des hommes du sud du continent, surtout les nobles. Mais ce coté là n'était pas pour lui déplaire. Surtout sur son frère d'enfance. Il haussa un sourcil quand Edric lui mit le manteau sur les épaules. Euh... ça passait juste, très juste. Un faux mouvement et la belle veste de cuir cirée finirait à deux bouts. Pas bouger Lyle. Pas bouger. Lyle sourit de l'attention et l'observa  captivé.

- Pour avoir vécu dans le Nord, je crois que je trouve les vagues d'ici presque chaudes.

Lyle le suivit , s'éloignant des vagues. Au loin, il y avait son sac de voyage, son manteau et ses dagues jumelles. Il montra du doigt à Edric l'emplacement de ses affaires.

- Si tu permets, on va aller se poser là bas. Merci pour la veste, même si je vais la garder peu de temps, j'ai peur de te l’abîmer. J'ai de quoi me changer.

Lyle réprima vaguement un bâillement, le dissimilant de son poing, et se passa la main sur le visage en reniflant un peu. Dieu qu'il était fatigué. Mais il tiendrait. Pompon au loin cherchait encore un truc dans les vagues. Ce chien était irrécupérable. On aurait dit un gros amas d'algues sauteuses, qui poussait des lourds aboiements tout seul. Si t'essaies de communiquer avec les cailloux Pompon, ils ne vont pas te répondre. Quelqu'un aurait du lui dire. Lyle n'y faisait pas attention. Toute sa curiosité était toujours sur Edric. En quelques pas, ils atteignirent l'endroit en contre haut, à l'écart de la marée montante.

- Huit ans... enfin je crois. Je ne sais plus trop. Je n'suis même plus sûr de mon age, rit-il un peu en se penchant sur son sac qu'il dessangla lentement , en posant un genou à terre. J'ai eu ... trés peur que tu sois tué par le fléau... J'ai vu tellement de gens mourir de ça... Si tu savais comme ça me soulages de te voir bien portant. Tu... as été malade ?

On voyait de l'inquiétude dans son regard quand il leva les yeux sur Edric , ses mains continuant de chercher à taton le vêtement de rechange. Une fois trouvé , il se releva , et commença à délacer ses avant bras de cuir, qu'il laissa tomber au sol, un à un , libérant les manches de sa sous-tunique brune. Puis il attrapa les deux hauts superposés, par le bas bras croisés et les ota par le haut , finissant torse nu. Une chose qui apparut comme naturel pour lui , il n'était ni pudique, ni honteux de son corps. C'était une chose habituelle, autant pour travailler aux champs , que quand il faisait chaud, ou qu'il était chez lui , à l'aise, alors changer de haut n'était qu'une formalité. Il ne pensa pas une seule seconde que ce puisse avoir un effet quelconque sur qui que ce soit. Il passa le linge en boule pour s'essuyer sur le torse, le ventre et le cou. Ventre aux abdos présents, pectoraux solides, et biceps apparents. Rien d'extraordinaire en soi, mais déjà au dessus de la moyenne. Il faisait plutôt massif, et sa peau avait un peu foncé aussi. Il jeta nonchalamment le vêtement double au sol, se gratta la gorge, les bracelets de cuir et d'argent à ses poignets se mouvant un peu et renforçant les mains marquées et la poigne mature du jeune menuisier-artiste.

Il se pencha pour récupérer le linge propre au sol , quand le chien arriva tout trempé par derrière et lui sauta comme un dingue dessus. Debout sur ses pattes arrières, il était aussi grand que Lyle. Il avait l'habitude de jouer avec Lyle pendant les baignades, donc le voir se déssaper pas loin de l'eau était pour lui signe d'éclate totale et Lyle avait oublié ce détail. Il se bouffa le chien en plein dans le dos, et bien que tous ses muscles de dos voulurent accuser le choc puissant de l'animal, il en eut le souffle coupé. Il perdit l'équilibre en quelques secondes et se retrouva plaqué au sol, le ventre dans le sable , le chien sur lui qui lui léchait le cou et la figure sur le coté, après qu'il ait échappé un cri rauque de surprise. Mais quel con ce chien !

- Pompon arrête ! Argh... *lechouille de mammouth* Ohw... c'est dégueulasse... dé...ga...geuh!

Lyle essayait de se défaire de ce chien énorme tout foufou ,lui collant du sable partout. C'était immonde. Eau , sable, bave, quelle horreur. Même si Lyle avait vu pire. Dans la fougue de l'animal , ses griffes d'une patte avant lui arracha à moitié le flanc en large griffures, qui commencèrent à saigner. Encore heureux que sa cicatrice énorme de ses reins avait été cachée par le sable mouillé, qui collait à sa peau , parce qu'elle était énorme et moche, descendant sous la ceinture. Tous les muscles du crêteux se contractèrent sous l'effort pour se retourner sur le dos et repoussant le chien comme il pouvait pour échapper aux léchouilles et aux jeux du clébard qui s'en foutait de l'importance du moment . Son avant bras sous la gorge du chien , Lyle était entre rires et contrariétés. Pourquoi maintenant !!!!! Je te hais le chien ! Je te hais !!! Le flanc de Lyle se teintait de rouge entre les grains de sable. Le chien s'arrêta d'un coup , Lyle se figeant aussi , fixant le bestiau. Quoi encore?! Pompon regarda d'un coup Edric , et Lyle regarda le chien, puis Edric, puis le chien .

- Woh non non non ! Tu le laisses tranquille ! Je te jure , tu le touches, je t'attaches pendant une semaine ! grogna Lyle , en lui choppant la gueule par les crocs, à pleines mains, sans craindre de se faire couper les doigts.
Le chien chercha à oter la main de son maitre avec sa langue et regarder de nouveau Edric. Il était propre lui , ça n'allait pas. Il fallait qu'il le salisse! Que dalle. Lyle était ferme et son regard sombre en disait long. Il retira sur la gueule du chien de manière nette, le bras contracté.
- Hey, tu m'écoutes. Allez , dégage de là. Va!

Le chien repartit en courant aussi net. Lyle le regarda partir en soupirant et secoua un peu la tête. Désespérant. Il était maudit. Et dans un état ... pitoyable. Son regard froncé se plissa sur son propre corps. Et merde, il était plein de sable. Il grogna pour lui même et grimaça à la douleur de son flanc. Super. Il l'avait blessé. Lyle vit la veste de Edric qu'il avait posé délicatement sur son sac avant de se déshabiller. Et mince... Il la prit dans ses mains qu'il frotta préalablement et la secoua, puis passa sa main dessus .

- Je suis navré. Tu ... tu devrais la garder à l'écart , je n'suis pas trés délicat ... j'espère qu'il ne l'a pas déchiré, dit-il en regardant un peu les coutures.
En attendant il était dans un état assez épique le pauvre Lyle.
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Message Dim 14 Juil 2013 - 19:10

Edric ne fit aucune remarque lorsque Lyle le railla un peu sur son physique. Il était vrai qu'aujourd'hui, il était plus petit que lui et visiblement moins développé mais était-ce important ? Après tout, il n'avait aucune raison de partir un jour au combat, ce rôle revenant davantage à son frère et à ses cousins. Il avait donc boudé les entraînements et là, c'était d'ailleurs la faute de Lyle ! N'était-ce pas pour le rejoindre dans cette même crique qu'il évitait de rejoindre les séances journalières ? « Les entraînements, c'est un peu ta faute... C'était soit me muscler, soit te rejoindre. Le choix était vite fait... Mais épais ou pas, je te rassure, je suis en pleine forme. Par contre, tu as beau être plus en chair, tu ne m'as pas l'air en grande forme, toi... »

Ils s'éloignèrent ensuite des vagues pour éviter d'être à nouveau trempés par la mer, Lyle mentionnant qu'il avait de quoi se changer un peu plus loin. Ils prirent donc cette direction, Edric écoutant son ami avec un certain amusement. « Oui, c'est ça. Huit longues années. Mais non, je n'ai pas été malade. L'île a été touchée, mais pas aussi durement que le continent. On a eu de la chance. » Le regard du jeune noble se porta alors sur son compagnon retrouvé, le scrutant et c'est en silence qu'il l'observa un moment alors qu'il commençait à retirer ses vêtements. Voilà qui était... troublant. Il se souvenait très bien du Lyle qui se baignait avec lui dans cette crique et le nouveau Lyle ne lui ressemblait plus tellement. Mais pourtant, il n'y avait rien de désagréable dans ces changements qu'il dévoilait. « Tu sais, j'ai eu peur pour toi, moi aussi. Je me suis même surpris à prier les Sept pour ta survie... C'est... bête, je sais. Mais je m'inquiétais. Je suis réellement heureux que tu sois revenu. C'est si... irréel ! »

Malheureusement, ce qui fut encore plus irréel, ce fut l'arrivée soudaine du monstre qui se jeta sur son maître d'une manière aussi brutale que dangereuse... Instinctivement, Edric s'éloigna d'un pas, entendant les cris de Lyle qui avait vraisemblablement du mal à se faire entendre et écouter. La scène était vraiment étrange et surtout, écoeurante... La bête bavait à ne plus savoir qu'en faire et c'était tout simplement immonde. Comment Lyle pouvait accepter une telle chose ? C'était vraiment... Non, il n'y avait pas de mot pour ça. Puis soudain, Edric ressentit la crainte que le monstre ne s'attaque à lui mais Lyle calma directement le jeu et, comme par miracle, il parvint enfin à le chasser. Mais il y avait déjà eu bien des dégâts. Saisissant le manteau qu'on lui tendait, Edric le repassa sur ses épaules avant de lancer un regard sur le chien. « Et bien, il a du mal à obéir, ton monstre... Et tu es dans un état encore pire que tout à l'heure. » Laissant un sourire s'afficher sur ses lèvres, Edric réprima son dégoût et tendit sa main à Lyle pour tenter de l'aider à se relever. « Aller, debout. Il faudrait que tu nettoies tout ça au mieux, sinon, ça va pas être beau. Il faudrait aussi soigner ces griffures. On peut aller au château, si tu veux, en passant par la poterne arrière, on sera tranquille. Histoire de te remettre sur pied. Puis, tu dois avoir faim, non ? » Regardant à nouveau derrière lui, Edric désigna le monstre. « Par contre, je pense qu'il vaudrait mieux lui trouver un autre endroit où rester, pour le moment... »

Attendant plus ou moins une réponse, le regard captivé par cette créature qui semblait ne rien avoir de réel non plus, le noble eut soudain une illumination. « Tu es revenu quand ? » Reposant son regard sur le visage de Lyle, Edric le scruta un petit moment. « Es-tu déjà allé voir ton père ? Cela lui ferait sans doute plaisir de te revoir, non ? On pourrait y passer après que tu te sois nettoyé, pour laisser ton chien. On rentrerait au château ensuite histoire de s'occuper de... tout ça. Et puis, on pourra parler. Je pense qu'on a beaucoup à se dire et ce sera toujours mieux que cette crique. Les tempêtes sont courantes en cette saison, c'est dangereux. » Regardant alors le sol où se trouvaient les affaires du jeune homme, Edric ne put s'empêcher de secouer la tête, dépité. « Va te laver, je vais tenter de sauver quelque chose ici. Et essaye de te faire obéir, cette fois-ci. » Désignant la mer d'un signe de tête, le noble s'accroupit alors en faisant face à la direction dans laquelle se trouvait la bête dans le but de ramasser les affaires de son ami et frère, histoire de lui secouer tout ça pour qu'il ait un truc plus décent à se mettre. Puis dans le même temps, il pouvait l'observer à mesure qu'il s'éloignait... Un spectacle des plus réjouissants, cela allait sans le dire.



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Message Lun 15 Juil 2013 - 0:35


Sa faute? En huit ans, c'était aussi sa faute si le jeune seigneur n'avait pas non plus étoffer sa musculature. Lyle haussa un sourcil à son excuse un peu foireuse pour le coup mais sourit amusé. Il n'avait pas changé de ce coté là, c'était agréable. La suite le perturba tout autant ... mais pas dans le même sens. Il n'en dit rien parce qu'il n'eut pas le temps de penser à y mettre les mots que le chien l'avait déjà accaparé avec violence. Il était vrai que Pompon impressionnait et bien qu'il ne soit pas de base méchant, Lyle était son unique et seul maître. Il était en plein dressage avec la bête depuis quelques mois, le chien ne pouvait donc pas être parfait, mais il lui fallait l'expliquer à chaque fois, sinon on pensait l'animal dangereux et à abattre. Là où Edric marquait un point et un point de taille c'était qu'il souriait à chacune de ses phrases et ce ne fut par pour déplaire à Lyle qui l'observait en coin , attentif à la moindre mimique. Par les Sept , s'ils avaient bien fait une chose dans ce monde, c'était le minois du jeune Estremont. Lyle le trouvait encore plus attirant que quand il était adolescent. Il devait garder son calme et contenir son regard et ses pulsions internes. Ce n'était pas sensé se faire comme ça les retrouvailles.

Avachi par terre, il tendit le bras et accepta l'aide pour se relever, puis sourit en regardant sa plaie superficielle , la touchant du bout des doigts plein de sable.

- Moi qui pensait que tu m'avais oublié...
Il fit une légère grimace en frottant le pourtour pour en voir la gravité, puis il le fixa de nouveau en regardant globalement son état.
- Tu... as prié les Sept ... pour moi?
Il avouait être étonné, lui qui avait fini par laisser derrière lui toute croyance, mais il s'abstiendrait de lui dire pour le moment . Un léger sourire suivit son haussement de sourcil en le fixant dans les yeux.
- Visiblement ... ce sont tes prières qui m'ont sauvé alors, parce que j'ai bien failli en mourir de cette saleté...

Bave, sable, sueur.. La totale. Lyle trouvait aussi ça écœurant. Il regarda en coin le chien au loin qui était reparti de plus belle.
- Il n'est pas méchant. Il est juste jeune. Et puis sa force m'entretient les muscles. C'est pas plus mal. Ça m’entraîne pour d'autres animaux qui pourraient m'attaquer... Et non... c'est pas idiot de t'être inquiété. Ça me fait même ... vraiment plaisir. Si tu savais le nombre de fois que je me suis rongé les sangs  de peur que tu sois mort ... ça m'a bouffé pendant tout ce temps...

Il se frotta les chausses pour faire tomber l'excédent de sable , en continuant de parler.

- Il fallait que je revienne pour te voir. Je n'supportais plus ça.

Lyle n'avait aucune honte de le dire. Il ne savait pas mentir, comme depuis qu'il était petit de toute façon, à toujours dire les choses comme elles étaient. Rien de superficiel et pas plus de tact , et ça ne s'était pas arranger avec le temps. Il cracha vaguement du sable et s'essuya la mâchoire pleine de sable, dans sa barbe d'un jour , du revers de l'avant bras. Rah... Il en avait vraiment partout , quel con ce chien quand il s'y mettait. Lyle rit légèrement.

- Je suis réel rassure toi. A moins que tes rêves bouffent du sable. ... *tousse un peu * c'est vraiment dégueulasse... y'a de la vase avec...*percute qu'il a un seigneur en face* pardon... c'est pas très délicat...

Il se racla la gorge et sourit et le regarde un instant , plissa les yeux puis expira en secouant la tête, pour se détourner de lui d'un quart , avec un faciès quelque peu ravi mais discrètement "ravi".

- Je ne regrette pas d'être revenu soit dit en passant .

Vite, maintenant on s'éloigne. Il s'avança de quelques pas en avant , et jeta un tissu au sol derrière lui , près du sac. Un tissu de ceinture de hanches, qui lui avait servie d’essuie mains.

- Je reviens. Je vais me nettoyer un peu ça, t'en fais pas, c'est pas grand chose. L'eau salée va calmer la chose. Et après... Ouais on passera voir mon père si ça te gène pas. Pour la suite, je te suis où tu veux. Si je suis revenu c'est aussi pour passer du temps avec toi.

*Surtout avec toi...*Il maintint son regard , le visage sérieux , plusieurs longues secondes, en marchant en arrière vers le rivage , quand le chien passa à fond derrière lui et détourna son attention. Son conseil d'aller se laver, et de se faire obéir avait presque sonné comme un ordre aux oreilles de Lyle. Cette petite nouveauté en autorité n'était pas pour lui déplaire . C'est qu'il pouvait presque être convaincant cet cher Edric. Il allait lui en falloir un peu plus pour qu'il lui obéisse. Quoi que... il avait bien envie au final.. il le faisait d'ailleurs. Ça avait un petit quelque chose de séduisant cette nouvelle petite capacité ... Lyle et ses goûts en même temps. Il jeta un dernier regard à Edric, avec un court sourire en coin , sans aucun sous entendu , juste de la gentillesse, une gentillesse protectrice qu'il avait toujours eu envers le jeune Estremont et par tous les dieux ce que c'était bon de pouvoir de nouveau ressentir ça ! C'était comme quelque chose d'enfoui au fond qui resurgissait. Ce besoin de protection qu'il avait mais envers une seule et unique personne désignée depuis des lustres, comme ancré dans son naturel.

Il s'éloigna donc vers le littoral et laissa les vagues lui lécher les jambes, puis le bassin avant de plonger dans les flots, qui lui paraissait chauds comparés aux rivières du continent et du Nord. Il sortit la tête de l'eau rapidement , la force des vagues l'ayant rapidement balayé de tout sable. Il ressortit lentement , trempé de haut en bas, sans se soucier de l'allure qu'il avait, les gouttes ruisselant naturellement le long de ses courbes masculines et dessinées. Lui , ce qui l'intéressait c'était cette plaie sur son flanc. Il la pressa, y passa ses doigts un peu calleux , remontant la plage sans se soucier du reste. Il chassa un peu les gouttes d'eau salée qui se mêlaient à la plaie. Ça faisait toujours aussi mal l'eau salée dans une plaie. Lyle tourna les yeux et gueula le nom du chien qui rappliqua au petit trot , obéissant. Il s'était défoulé. Lyle remercia Edric d'avoir fait un peu de ménage dans ses affaires et prit la tunique propre qu'il avait sorti un peu avant ça et qui avait fini dans le néant sous l'assaut du chien, et l'enfila, alors qu'il était encore mouillé. Il attrapa la ceinture longue de cuir et tissu et se l'enroula en plusieurs tours autour de la taille pour parquer son ventre à une stature stable et aussi éviter que tout vole avec le vent, et l'embrouille dans ses gestes. Il plongea ses mains dans son sac et en sortit une chaîne solide, et une bande de cuir qu'il s'enroula autour de la main droite pour se la protéger, après quoi il accrocha la chaîne au collier du chien, la doublant. Il envoya son sac préalablement fermé sur son épaule et commença à avancer, les manches remontées sur les coudes, tenant fermement le chien d'un bras solide. Il était hors de question qu'Edric ne l'aide. Un seigneur n'aide pas un gueux. Ne serait-ce que par principe au visu des autres gens du pays. Il aurait refusé.

- On peut y aller.
Ses yeux grimpèrent en même temps sur les hauteurs alors qu'ils prenaient un chemin qu'il connaissait tellement bien en souvenir et qui le rendit nostalgique. Ca se lisait sur son visage.
- Pour répondre à ton constat de tout à l'heure... on va dire que ça fait plus d'un an que je voyage à pied, avec Pompon. J'ai vécu comme un vagabond pour revenir ici. Donc...*sourit en tenant Pompon qui essaie de marcher trop vite puis se calme* .. je crois que mon corps a besoin de calme et de soins ouais... mais je vais bien. T'en fais pas. Enfin même si c'est vrai que j'ai sacrément faim...

Il rit un peu . Mince, il n'avait pas sourit ou juste un peu ri de la sorte depuis plusieurs mois... peut être années... C'était lui? Juste lui, qui déclenchait ça. Ce bien être. Cette sorte de plénitude rien qu'en étant à coté. Il ne l'avait même pas dégommé, et il était en plus gentil et patient. Alors c'était ça le prix à payer pour avoir le droit de vivre ce moment là ? Merde... Lyle acceptait volontiers huit ans de souffrance juste pour ce qu'il voyait à l'instant ... juste pour ressentir ce qu'il ressentait là tout de suite. Sa gorge se serrait sans le vouloir mais il était juste bien. La fatigue le sensibilisait peut être mais c'était pas le moment. C'était trop tôt. Au pire, il le ferait dans un coin , en solo.

C'était la fin de l'après midi. Le soleil déclinait tout juste mais le jour commençait à se faire absorber quand on marchait dans les rues... ils mirent peu de temps pour arriver chez Lyle. La crique était juste à quelques rues, après un espace un peu sauvage derrière les baraques les moins solides, puis on entrait dans une rue plus lourde, avec des bâtisses d'artisans, qui sentaient encore les embruns des tempêtes. Et là... la maison familiale et l'atelier. La pancarte pendait de travers. Lyle plissa les yeux. Qu'est-ce que... Il jeta un regard à Edric.

- Il se passe quoi ici...? Edric...? Pourquoi tu m'as proposé de voir mon père avant...? T'es au courant de quelque chose?

Son ton s'était fait sérieux et ferme. Il ne lâchait pas le jeune noble du regard , ses pupilles devenant instables dans l'incompréhension. Lyle détourna rapidement les yeux , posa sans chercher à comprendre son sac sur la paroi de la bâtisse délabrée. Elle n'avait plus rien à voir avec ce qu'il avait connu. C'était quoi cette plaisanterie? Il n'aimait pas ça. Ce n'était pas normal. Quand il était parti , son père était encore un homme brave et fort. Il n'aurait jamais permis ça. L'oeuvre de sa vie, la laisser ainsi ... Lyle attacha fermement Pompon à une poutre qui sortait du bâtiment , englobant un crochet de fer. Il contourna la baraque imposante, sa main touchant la paroi . Chaude. Il y avait quelqu'un dedans, du moins un foyer allumé. Avec méfiance, il poussa la porte , laissant le sac dehors, et fronça les sourcils. Une odeur de moisi, de vomis, et de renfermé lui arriva droit dans les narines, le tout agrémenté d'une senteur très lourde d'alcool et de bois brûlé. Il ouvrit la porte d'entrée pour aérer. C'était insoutenable. Le jour continuait de décliner. Les volets de l'endroit étaient bel et bien fermés et depuis quand d'ailleurs. Il jeta un coup d’œil à Edric, cherchant à comprendre.

- Père ? Vous êtes là ? C'est moi! Lyle! Je suis revenu à la maison. Père ?

Lyle s'était avancé prudemment dans la maison et poussa du pied une bûche pleine de braises qui menaçait de brûler le plancher. Mais c'était quoi ce bordel. Tout était en désordre, les outils rouillaient au sol, les pans de bois étaient tous à moitié cramés dans la cheminée, dont les cendres n'avaient pas été changées depuis des lustres. Il ne reconnaissait plus grand chose. Dans des coins, des vieux meubles pourrissaient depuis plusieurs mois, peut être années...

- Mais qu'est-ce qui s'est passé ici....
- ARRRRRRRRHHHHHHHH !!!!!
- ... ??!!!!!

Une ombre sortit de nulle part pour coller un violent coup de barre de fer en plein visage à Lyle. Il se protégea d'un bras et accusa la douleur dans un râle de douleur. Instantanément , il chercha ses dagues à sa taille mais ne les avait pas, il s'était changé. Merde, c'était pas bon. Il évita un autre coup , se crama la main dans le foyer de la cheminée. Un gémissement lourd sortit de sa gorge, alors qu'il se prenait un coup dans le ventre, qui le fit gémir gravement. L'énorme silhouette barbue et aussi puissante que lui, attrapa une bûche et avant même que Lyle se se remette de cette attaque multiple, le bout de bois s'encastra sur le coté de son visage et l'envoya au tapis. Il percuta le mur avec violence dans un cri de douleur franc , et cracha du sang , l'arcade éclatée. Et dieu seul sait que l'arcade, c'était une des choses qui saignaient le plus. Dans les bruits de bagarre qui venaient de la maison , Pompon commença à s'exciter et à tirer comme un fou furieux sur la poutre, qui ne bougeaient pourtant pas. Ses grognements se firent profonds et enragés. Il le sentait. Il devenait fou à entendre son maître en détresse et lui attaché là. Lui et Lyle avaient créés des liens forts de défense. Ils leur étaient arrivés tellement de galères que le chien reconnaîtrait entre mille les cris de douleurs de son maître. Lyle venait d'atterrir au sol. Le sang commençait à perler sévèrement sur le coté son visage. On ne pouvait pas le voir, il était dans l'ombre, l'agresseur , lui, étant bien visible. Le crêteux avait de la brume devant les yeux. Son souffle avait été coupé. Pompon tirait , tirait , tirait. On aurait dit un ours entre sa crinière monstrueuse et ses crocs plein de bave. Le collier de cuir explosa soudainement , et les muscles puissants de l'animal se bandèrent pour s'animer dans un élan lourd et furieux. L'homme allait se rejeter avec une chaise sur Lyle , levée bien haut en l'air, quand Pompon bouscula Edric et s'engouffra dans la maison pour sauter au bras de l'homme dans un grognement monstrueux . Lyle gueula aussitôt le nom du chien quand l'homme fut projeté au sol. Il se releva comme il put et apparut alors à Edric, la gueule en sang, du moins la moitié du visage. Plus impressionnant que vital , mais quand on ne sait pas, il y a de quoi s'inquiéter. Essoufflé, Lyle tira sur la gueule du chien en lui choppant la babine, l'autre bras contre son ventre. Il avait pris un sacré coup à l'avant bras , pas au point de le casser mais le mal n'était pas négligeable, il devrait probablement ne pas s'en servir un petit moment, ça commençait déjà à bleuir sur plus de dix centimètres. . Il tira le chien , en arrière, mettant quelques secondes un genou à terre, puis sortant de la baraque de manière désordonnée. Il se rattrapa un peu à Edric sans le vouloir et eut le réflexe de l'éloigner par protection, derrière lui alors qu'il était le plus blessé.

- Pompon arrête. Couché !
L'animal n'attaqua plus mais se braqua, et resta à grogner devant Lyle. Le regard de Lyle était à la fois sombre, mais aussi pris d'un reste d'incompréhension , incompréhension qui s'éteignit quand l'ombre dans la baraque cria et insulta, alors que le crêteux s'asseyait au sol , prit d'un léger vertige, grimaçant de sa lèvre éclatée, et de son arcade ouverte bien comme il faut. Un de ses yeux avait même du mal à s'ouvrir à cause du sang.

- Tu oses revenir!? Sale fugueur ! Traître! Misérable !!! Après avoir tué ta mère!!! FILS INDIGNE !!! SALE GAMIN DÉPRAVÉ!!!  TU m'as tué aussi !!! ÉGOÏSTE ! Enfant des diables!!! Fils de Fer né!! Furoncle!  Tu n'es pas mon fils !!! Ne passes plus cette porte !!!

Alors c'était ça. Il s'était guéri comme ça ce salopard? Déjà qu'il ne lui avait jamais donné d'affection , là il lui foutait la mort de sa mère sur le dos... Lyle avala sa salive mélangé à un peu de sang , sans lâcher la porte du regard. Il ne dit rien quand la porte se claqua dans un vacarme violent. A l'intérieur on entendit l'homme gueuler, et un bordel de bois et de pièces métalliques retentit, puis plus rien... Bienvenu à la maison Lyle. Ce dernier posa son coude sur son genou et jeta un coup d'oeil à Edric... Voilà à quoi lui servait le chien. Sans lui, il serait probablement éclater mort dans cette foutue baraque. Il ne bougea pas. Cela avait duré quoi... une demi heure à peine... au moins, il savait à quoi s'en tenir. Et le pire c'est que pour noyer cette déception immense, et l'échec cuisant d'une retour à la maison absolument foiré, il trouva bon de faire un euphémisme humoristique.

- Je crois que... j'ai... un tout petit peu mal... hhf... merde...

Il grimaça et porta son bras valide à son ventre.... la respiration perturbée par la douleur qu'il tentait de calmer. Il n'y avait rien de grave mais tout cumulé, à la fatigué, la faim et un corps sur lequel on a trop tiré en trop peu de temps... ça commençait à faire beaucoup là ... Un léger rire peu audible s'échappa de ses lèvres aussitôt comblé d'un râle léger de douleur , et il posa son front sur son genou du coté non blessé. Tout homme avait ses limites, et il devait paraître bien pitoyable là. Il ne devait pas. Pas devant lui. pas devant Edric. Il inspira profondément , et serra les dents pour se relever ... mais son genou le fit retomber au sol...

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Houle de cœur sur Crique d'antan - PV Edric -

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