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« Le devoir m'appelle. »

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Gerold Lannister
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Général
۩ Intrigant ಋ Homme de l'ombre ۩

♦ Missives : 1136
♦ Missives Aventure : 29
♦ Arrivée à Westeros : 09/06/2012
♦ Célébrité : William Moseley
♦ Copyright : Myself (ava) & Maron (sign)
♦ Doublons : Ryman Frey & Podrick Stone
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Castral Roc, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles : .
۩ Histoire d'un homme de l'ombre...
۩ ... les liens qu'il a tissés...
۩ ... ce qu'il sait faire...
۩ ... ce qu'il a accompli...
۩ ... et ce qu'il pense.

Feuille de Personnage
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467/500  (467/500)


Message Jeu 27 Juin 2013 - 15:24


La décision, bien que difficile, bien que contestable, bien qu’étonnante, même, avait été prise. La Flotte du Lion s’apprêtait à appareiller pour voguer vers le nord, longeant les côtes jusqu’à son objectif : les Îles de Fer. La Flotte de la Couronne, composée de nombreux navires venant de plusieurs régions, et la Flotte du Nord feraient également partie de l’assaut. Et à Castral Roc, seules trois personnes étaient au courant : Lord Tybolt Lannister, bien sûr, son frère et conseiller, messire Gerold, ainsi que Mestre Vyman. La vérité sur l’ampleur de l’attaque qui allait frapper les Fer-nés était demeurée cachée jusqu’à présent. Il était plus sage de laisser croire que seul le Roc allait attaquer, afin que l’information ne puisse s’ébruiter jusqu’à atteindre les mauvaises oreilles. Et cette décision, prise en conséquence, était le départ de Gerold. Lui le conseiller, le stratège, l’intrigant, celui qui restait dans l’ombre, avait choisi de s’embarquer aux côtés de son aîné, de prendre l’épée pour la brandir vers ceux qui avaient tant blessé les Terres de l’Ouest.

Tybolt avait tenté de le raisonner. « Tu n’es pas un combattant, tu seras constamment en danger, et je ne veux pas prendre le risque de t’avoir avec moi. Je ne serai pas capable de me battre si je suis inquiet pour ta vie. » Mais Gerold n’avait rien voulu entendre. Il serait suffisamment bien entouré, sur le Lion gris, pour ne pas avoir à mettre son existence en jeu. Du moins, il l’espérait. Mestre Vyman également avait cherché à le dissuader de prendre la mer. « Restez à terre. En sûreté. Choisir sciemment de vous trouver au cœur de la mêlée, cela ne vous ressemble pas, messire… Restez, et dirigez en l’absence de votre frère. » Encore un échec. Ce serait finalement le mestre lui-même qui serait en charge des affaires courantes en lieu et place des frères Lannister. Il ne s’inquiétait pas pour Tybolt, c’était un guerrier, un vrai. Mais Gerold, c’était une autre histoire.

Le jeune lion était seul dans ses appartements, faisant les cent pas. L’impatience grandissait en lui. Jamais encore il ne s’était trouvé dans une bataille, navale ou terrestre. Pas même un tournoi, une mêlée, rien. Ses seules expériences une épée à la main se limitaient aux entraînements, et il n’était pas particulièrement doué. La seule lame qu’il maîtrisait était la dague. Mais une dague, en plein combat, à quoi cela pouvait-il donc servir ? Les Fer-nés n’avaient-ils pas des haches ? C’était bien là une raison pour ne pas y aller, pour renoncer à cette folie. Mais la décision était bien prise : Gerold Lannister naviguerait vers les Îles. Il s’arrêta un moment à une fenêtre, de laquelle il apercevait les mâts des navires. Solides et bien équipés, ils étaient de vraies machines de guerre, puissantes, même si les boutres de l’ennemi étaient sans doute plus adaptés, ne serait-ce que parce que leurs navigateurs étaient expérimentés : les Fer-nés étaient des marins. Mais le nombre allait surtout les submerger. Trois flottes ensemble, ce serait impossible à repousser.

Vym allait arriver d’un instant à l’autre. Comme souvent, il allait venir faire son rapport sur ce qui se passait à Port-Lannis. Du vin et quelques fruits attendaient sur une table. Tout le monde en ville était au courant de ce qui se préparait, mais personne n’était encore informé de la décision de Gerold. Et il ne savait pas encore comment annoncer à son furet qu’il allait s’absenter pendant plusieurs jours, semaines, il n’en savait trop rien, parce qu’il partait en guerre. Il savait que Vym allait tenter, lui aussi, de le retenir. Pour les mêmes raisons, et pour d’autres. Mais Gerold pensait, cette fois, plus à son prénom qu’à son nom. S’il restait toute sa vie terré à Castral Roc, allait-on un jour se rappeler de lui ? Alors que s’il ajoutait un fait d’armes à son histoire, ses chances d’être dans les mémoires étaient plus grandes.

Il tira la dague qu’il portait au flanc de son fourreau, et l’observa à la lumière diurne. La lame était un bel ouvrage… pouvait-elle percer des cuirs fer-nés ? Atteindrait-elle la chair sans qu’il soit lui-même touché ? Impossible… Il remit l’arme à sa place avant d’ôter la ceinture, qu’il alla déposer dans sa malle. Malle de laquelle il sortit son épée. Là encore, c’était un excellent travail de forgeron. Hormis à quelques occasions, elle n’avait jamais été portée. Et surtout, elle était encore vierge de tout coup. Même l’entraînement n’avait pas eu l’honneur de l’éprouver. L’arme à la main, il effectua quelques mouvements dans l’air, se rappelant les quelques bases qui lui avaient été inculquées, qu’il n’avait jamais oubliées, mais dont il n’avait jamais été sûr de se servir un jour. Ce jour approchait à grands pas. Et il allait devoir reprendre l’entraînement. Sur le bateau, sûrement. Ce seraient les meilleures conditions, puisque les Ouestriens allaient sans doute devoir se battre sur les ponts mêmes…

Un coup, unique, frappé à la porte, le tira de ses exercices. Il pivota alors que le battant s’ouvrait, révélant celui qu’il attendait. Vym connaissait désormais, et plutôt bien, les différents passages dissimulés au sein du Roc, ce qui lui permettait de circuler, comme Gerold ou Vyman, en tout discrétion, et de pouvoir surgir où il l’entendait sans que personne ne s’en rende compte. Il retourna vers sa malle et y replaça l’épée, rangée dans son fourreau. À présent, il fallait tâcher de trouver les mots. Mais il n’allait pas commencer par la nouvelle. Il n’avait pas vu son furet depuis quelques jours, et le voir apparaître réveilla en lui le manque qu’il avait éprouvé dans sa solitude.

Avant de dire quoi que ce soit, avant de commencer à discuter, il voulait l’embrasser. Il le laissa venir à lui, avant de faire les derniers pas, et le saisir, une main à la taille, l’autre derrière la tête, pour lui attraper les lèvres. Il y mit de la passion, passion à laquelle se mêlait la perspective du départ, et ce moment où il s’éloignerait de son petit agent préféré. Quand le contact fut rompu, il déclara, tout simplement :

« Tu m’as manqué. »

Il aurait tout aussi bien pu dire « tu vas me manquer », mais il aurait déjà trahi la nouvelle qu’il devait annoncer à Vym… Pas encore. Il fallait préparer le terrain.


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