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Une guérisseuse venue de loin ... [Wyna, début 212]

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Cylia Stark
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♦ Missives : 239
♦ Missives Aventure : 49
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 11/03/2013
♦ Célébrité : Sofia Pernas
♦ Copyright : ASoIaF et Sargonnette jolie
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Lorant Trant, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 24 ans
♦ Mariage : Point encore.
♦ Lieu : Winterfell
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Message Mar 25 Juin 2013 - 8:17



    La discussion battait son plein entre Lady Lara Stark, née Omble et sa petite-fille. Cylia adorait positivement sa grand-mère, même si c'était quelqu'un d'assez rude en apparence. La jeune femme appréciait d'ailleurs que son aïeule ne se cache pas derrière des mots hypocrites. Elle n'hésitait pas à bousculer Cylia afin que celle-ci arrête de se tordre l'esprit avec des questions qui n'avaient pas lieu d'être. C'était en partie pour sa grand-mère qu'elle avait réussi à se discipliner un peu en vieillissant. Enfant, sa grand-mère nommait Cylia la sauvage. C'est vrai qu'à l'époque, enfant, elle se sauvait devant son père, fuyait l'autorité, refusait bien des apprentissages. Mais après la mort de Lord Cregan, la jeune enfant avait appris qu'elle devait, pour son bien et celui de sa famille, se comporter autrement. Ce n'était plus possible de se cacher dès que quelque chose la contrariait ou alors à l'encontre de sa volonté.

    Aujourd'hui, c'était une autre histoire qui faisait s'affronter les deux femmes. Cylia avait maintenant près de 23 ans. Un âge assez canonique pour une femme non mariée, ce qui déplaisait considérablement à Lady Stark. Mais Cylia, elle, se satisfaisait très bien de cela. Toutefois, depuis qu'elle étaitdevenue femme, à l'âge de 15 ans, la jeune fille avait eu des douleurs extrêmement importantes. Chaque Lune rendait la chose plus difficile et Cylia ne savait plus à quels Dieux se vouaient. Régulièrement, elle était obligée de passer la première journée dans la chambre qu'elle partageait avec Yelina. Le Mestre des Stark avait bien essayé de l'aider dans ces moments difficiles, mais il n'était parvenu à rien, au grand désespoir de la jeune fille. Année après année, elle avait réussi à se faire à l'idée que ce serait ainsi toute sa vie … Sa belle-soeur disait que les grossesses améliorait cet état des faits. Mais Cylia n'était pas prête d'enfanter.

    « -Cela ne peut plus durer, Cylia ! Ce bêta de Mestre n'a peut-être pas de quoi te soulager, mais je suis certaine qu'on doit pouvoir trouver à Westeros quelqu'un capable de te soulager … »

    Sa grand-mère tempêtait dans sa chambre, tandis que Cylia était enroulée dans une chaude fourrure, attendant que cela passe … Elle hocha la tête, lassée. « -Faites comme vous voulez, grand-mère ! ». Lady Lara n'avait pas hésité. Elle avait remué son réseau, envoyant messagers et coursiers dans les régions où elle avait des connaissances. Il n'y avait pas le choix, c'était peut être la fertilité de Cylia qui était en jeu. Or, une femme stérile était une chose difficile à assumer pour une famille et sa petite-fille pourrait très bien être dédaignée de ce fait.

    Finalement, quelques semaines plus tard, Cylia avait vu sa grand-mère pénétrer dans sa chambre, une missive à la main. « -J'ai trouvé Cylia ! Une guérisseuse du Conflans, que j'ai fait mander … Elle devrait arriver d'ici quelques semaines. J'espère que tu es contente ? ». Le ton était sec, habituel pour sa grand-mère, ce qui ne choqua donc pas une seule seconde Cylia, qui hocha vivement la tête. Pourquoi pas, après tout ? Le Mestre de Winterfell n'avait peut-être pas toutes les connaissances de cette guérisseuse... Il ne serait sans doute pas ravi de cette venue, mais tant pis ! « -J'espère que nos espoirs seront récompensés, grand-mère ... ». Un brin méfiante, évidemment, Cylia n'attendait pas de miracle, mais sans doute une douleur moins forte, plus diffuse...

    Commença alors pour Cylia une période d'attente. L'attente de la venue de la guérisseuse. Elle espérait sincèrement qu'elle allait pouvoir l'aider, car il était considérablement pénible de souffrir de douleurs si aiguës pendant de si longues périodes et la jeune femme commençait à se poser des questions. On lui avait assuré que cela finirait par se calmer de soi-même, mais les années passaient et rien ne venait. Finalement, même si Cylia était assez sceptique, elle était reconnaissante à sa grand-mère d'avoir pris les choses en main. Chaque mois, elle trouvait cela plus difficile à supporter. C'était d'autant plus difficile que Cylia était une jeune femme pleine de vie, qui supportait difficilement l'inactivité. Or, pendant ces périodes, elle n'avait pas d'autres choix, malheureusement. La venue de cette guérisseuse du Conflans était donc réellement attendue avec impatience. Et elle serait récompensée à sa juste valeur si elle parvenait à calmer les douleurs de la jeune femme, Lady Lara ne manquerait pas d'agir en ce sens. L'attente prit fin un jour glacé. Le froid était intense, le ciel chargé et c'était une journée qu'on passait au coin du feu, à défaut de pouvoir faire grand-chose. « -La guérisseuse est arrivée, Lady Stark ... ». Le mestre qui venait d'annoncer la nouvelle à Cylia semblait assez mécontent, mais la jeune femme n'y prêta pas attention. « -Faites-là venir alors ! ». Immédiatement debout, Cylia faisait les quatre cents pas dans sa chambre. Qu'allait-il se passer ?


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Message Jeu 27 Juin 2013 - 9:18


Wyna travaillait comme à son habitude à ses décoctions. Crébon était assis au coin du feu à taillé un bout de bois et se tenait tranquille pour une fois, chose qui était rare mais appréciable, jusqu'à la prochaine incartade. Il vieillissait mal et dans la folie l'animal. Mais Wyna relativisait en se disant que grâce à lui , elle gardait la forme et la vitalité que peu de femme ont quand elles ont le loisir de n'avoir aucune obligation désagréable. Celle-ci d'obligation n'était ni désagréable, ni agréable. Elle était là, donc Wyna l'acceptait juste. Avec le temps, elle avait appris à juste accepter certaines choses comme immuables et ne cherchaient même pas à lutter contre ni à comprendre. C'était juste ainsi point. Ce n'était pas chercher la facilité mais accepter qu'on ne puisse pas tout contrôler, en somme , de l'humilité. Perdu dans ses pages, quelqu'un toqua à la porte. Elle fronça les sourcils et Crébon envoya une buche sur la porte, sonnant comme un "allez vous en!" Wyna lança un regard violent et sec aux vieux barbu à la tête hirsute qui renfonça son nez dans son labeur d'enfant dangereux. Elle s'essuya les mains et alla ouvrir découvrant avec stupéfaction que l'homme derrière la porte était un soldat tout en armure et assez agé. Il ne faisait aucun doute qu'il était d'une maison définie, vu le blason qui ornait son bouclier sur le cul d'un des deux chevaux l'accompagnant.

- Vous désirez monsieur?
- Bonjour madame. Pardonnez le dérangement mais je cherche la guérisseuse à la cape de loup.
Un moment d'hésitation sous le regard perçant de l'homme, plutôt charmant au physique rustre, mais elle aimait bien au fond. Ils avaient du charisme ces spécimen là et c'était bien.
- C'est moi-même. De quoi s'agit-il?
L'homme parut surpris et la regarda vaguement de haut en bas en haussant un sourcil.
- Et bien , je ne vais me faire une vision autre des soigneuses de campagne. J'ai été assigner à une mission qui consiste à vous rapatrier à Winterfell, dans le Nord, auprès de Lady Cylia Stark, sur ordre de Lady Lara Stark. Sa petite fille souffre de maux particuliers, voici la missive.
Il tendit le parchemin à la demoiselle pour la tester et ce fut sans mal qu'elle le prit intriguée, décacheta la cire et déroula lentement pour lire. Ce qui eut tôt fait de rendre l'homme curieux. Elle savait donc lire. Elle le replia et lui rendit.
- Bien , à combien de jour est cet endroit ?
- Trois semaines à cheval madame.
- Appelez moi Wyna. Vous et moi ne sommes pas différent au fond. Si je dois passer trois semaines avec vous, autant ne pas s'alourdir de protocole étrange qui me mettrait mal à l'aise.
- Bien. Je vous attends donc ?
- Vous avez mangé ? Je dois préparer mes affaires. Il y a du ragout de sanglier sur le feu. Vous en voulez en attendant? Votre route à du être longue.
- Je ne veux pas m'imposer.
- Entrez donc. Allez. Et ne faites pas attention au vieil homme, il n'aime juste pas les autres.
- Je vous remercie.

Elle le mit à l'aise, chose à laquelle il ne semblait pas habitué, mais qu'il apprécia, et se nourrit bien volontiers. Vu les trois semaines qu'il avait passé sur les routes, un peu de bonne pitance n'était pas de refus. Puis lorsque tout fut près, Wyna expliqua à Crébon ce qui allait se passer. Il ne sembla comprendre qu'à moitié comme d'habitude. De toute façon , il était encore assez lucide pour survivre, donc elle ne s'en faisait pas. Ils partirent donc.

Le trajet fut un peu épuisant et la neige n'arrangea rien à la traversée. Dieu que ce pays était froid. Elle n'était jamais monté si loin au nord. L'homme fut trés courtois, mais sans comportement douteux et trés respectueux. Il avait deux filles et une femme qu'il aimait et ils s'étonnèrent à parler de leur vie en accusant les flocons glacials sur leur cape. C'était un homme gentil, qui avait vécu à une période dans le Conflans. Il connaissait même le tavernier qui indiquait où habitait Wyna. Le monde était petit. Elle était toute gosse à l'époque et lui cherchait sa voix dans des voyages au fil des châteaux, pour finalement se faire engager à Winterfell pour ses compétences au combat et sa droiture des actes.

Quand enfin ils arrivèrent à Winterfell, elle fut reçue par une femme qui lui rappela la rigidité de Crébon à son égard et la franchise du parler. Elle aimait ces gens là. Cette femme d'âge mûr n'en restait pas moins agréable au fond. C'était juste le charisme d'une vraie dame qui a du vécu. Wyna salua respectueusement commençant à un peu comprendre les débuts de courtoisie de ce milieu et suivit l'officier qui était venu la chercher. Il lui indiqua l'endroit où elle devait rencontrer cette fameuse jeune dame, Lady Cylia. Elle monta les marches, la besace sous la cape de loup et on lui ouvrit la pièce où trônait une cheminée imposante et une jeune femme. Elle devait avoir à peu près le même âge.

- Lady Cylia. dit-elle simplement en inclinant respectueusement la tête.

Elle s'avança lentement, ôtant sa capuche lourde en fourrure de loup, les sangles de son haut col en cuir et laissa apparaitre ses traits.

- On m'a fait venir du Conflans pour vous aider. Que puis-je pour vous?

Un sourire chaleureux, une voix douce et des mains fines et entretenues, elle semblait bien sous tout rapport la petite Wyna. Elle ne voulait surtout pas que la demoiselle soit retissante, autant faire aussi bonne figure que faire ce peu. Elle allait lui laisser expliquer ce qui lui arriver. En coin, elle vit le mestre de la famille. La routine, elle était habitué à ce qu'au moins un membre de la famille ait envie de l'éventrer. C'était soit les mestres, soit les femmes de ceux qu'elle soignait. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Elle lui fit un signe de tête respectueux , s'inclina presque devant le vieil homme et en revint à la jeune femme.
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Message Dim 30 Juin 2013 - 8:25



    La présence de cette jeune guérisseuse à Winterfell était pour Cylia comme l'apparition de l'espoir. Cette fois-ci, elle y croyait presque: on allait trouver une solution pour la soulager de ses maux et elle n'aurait plus besoin de souffrir le martyr … Seulement voilà, rien n'était fait et la pauvre Cylia, toute volonté qu'elle ait de guérir grâce à cette mystérieuse jeune femme quérie du fond du Conflans, n'était certaine de rien. Aucune preuve n'avait été avancée par sa grand-mère au sujet de la réussite de cette guérisseuse. Elle était connue pour ses talents en général, mais rien ne prouvait qu'elle saurait se débrouiller avec l'affliction dont souffrait Cylia depuis tant d'années maintenant. Cylia avait pris l'habitude de ne se faire une opinion des gens que selon leurs actions et non leur réputation. La guérisseuse qui venait pouvait donc être aux oreilles de tous la perfection, si Cylia sentait qu'elle n'avait aucune habileté dans l'art de guérir, elle aurait tôt fait de se faire une opinion -négative- de celle-ci.

    Néanmoins, toujours positive, la jeune femme essayait de se faire sage. Si cela ne l'aidait pas, on pouvait imaginer que c'était les Dieux Anciens qui avaient cherché à la rendre plus raisonnable en l'obligeant chaque mois à ces longues heures d'immobilité forcée. C'était une interprétation des volontés divines que la jeune femme avait toujours repoussé avec vigueur, mais après toutes ces années, elle pouvait sincèrement s'interroger sur sa véracité. Et si c'était les Dieux qui l'avait voulu, la jeune femme n'avait rien à leur opposer. Cylia n'était pas une jeune femme spécialement dévote. Elle éprouvait un véritable respect pour les divinités et une certaine curiosité pour leurs pouvoirs, leurs règles et tout ce qui les entourait. Mais il n'était pas dans ses habitudes de passer de longues heures abîmée dans la contemplation et le silence. Pour une femme d'action, les moments de prières étaient souvent jugés incongrus, car ils allaient à l'encontre du cycle trépidant de sa vie. C'est pour cette raison que la demoiselle Stark finissait par se demander si les difficultés dont elle souffrait chaque mois n'était pas liées à son caractère emporté … A dire vrai, c'était sa tante qui lui avait glissé cette idée et depuis, même si Cylia ne voulait y croire, elle ne pouvait s'empêcher d'y revenir sans cesse.

    Quand la porte s'ouvrit, Cylia se tourna vers la nouvelle arrivante. Si les circonstances avaient été différentes, Cylia aurait pu avoir la présence de sa mère auprès d'elle... mais malheureusement, il n'en était rien et la jeune demoiselle allait donc se débrouiller du mieux qu'elle le pouvait face à cet autre jeune femme. La Stark était très étonnée; elle ne s'attendait nullement à se retrouver face à une femme de son âge ou sensiblement du même. Non, elle pensait plutôt que ce serait une vieille femme, que la vie aurait travaillé depuis des années et qui connaîtrait tout ce qui existait de par le vaste continent, sur l'art de guérir. Une minute, peut-être, la demoiselle resta là à regarder la nouvelle arrivante, se demandant si elle pouvait lui accorder le crédit que le Conflans semblait lui reconnaître … Une seconde, même, la jeune femme faillit renoncer à exposer ses problèmes et à simplement la renvoyer, avec un bon repas dans le ventre. Mais elle ne pouvait décemment pas faire chose pareille. Sa grand-mère lui en aurait beaucoup voulu et elle-même se serait trouvée bien stupide de refuser une aide potentielle pour des questions de préjugés ridicules. Gênée de ses pensées, Cylia se rattrapa avec une bonne grâce qui lui était habituelle par un sourire.

    « -Bienvenue à Winterfell … Excusez ma surprise, je m'attendais à quelqu'un d'autre. » Avec la bonne humeur qui la caractérisait, Cylia sourit au Mestre de Winterfell. Il était temps pour lui de quitter la chambre de Lady Cylia et elle le lui fit comprendre d'un léger signe de tête. « -Je vous remercie de votre attention, Mestre ». Cette fois-ci, elles étaient seules, songea la Stark, en entendant la porte se refermer derrière le Mestre de Winterfell.

    « -Prenez place, je vous en prie ! ». Cylia s'était assise à nouveau sur un des deux fauteuils occupant la place près de la cheminée. « -De fait, je vous ai faite venir car je souffre de douleurs … féminines extrêmement violentes -du moins de ce que j'ai pu constater dans mon entourage. Cela fait maintenant près de 9 ans que je subis ces maux et malgré les essais de notre Mestre, seul la chaleur et l'alitement me permettent de récupérer de cela. Vous comprendrez, je n'en doute pas, combien cela m'est pénible. » La demoiselle cherchait ses mots. Elle n'était pas habituée à causer de telles problèmes et elle se trouvait de fait extrêmement démunie, là, devant cette guérisseuse. « -Avez-vous déjà entendu parler de pareilles choses ? ». Le dialogue venait de commencer entre les deux jeunes femmes et une lueur d'espoir animait d'ores et déjà le regard de Cylia, tandis qu'elle regardait la guérisseuse du Conflans. Si seulement elle était en mesure de l'aider ...



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Message Jeu 4 Juil 2013 - 11:15

Wyna ne fut pas surprise de la remarque de la jeune noble, et n'en fut d'ailleurs pas blessée ou contrariée. Son regard suivi doucement et gentiment les mouvements du mestre qu'elle salua poliment. Peut-être ne le reverrait-elle pas, autant être courtoise. Puis son attention revint sur Lady Cylia, à qui elle adressa un sourire amusée.

- Je comprends. Beaucoup me pense vieille femme ou même homme. Je pourrais amplement comprendre que vous puissiez être sceptique à mon égard.

Elle en avait vu de toutes sortes de réactions, jusqu'aux hommes dont les femmes avaient des envies de meurtre parce qu'une jolie demoiselle touchait leur mari , ou encore les mestres qui , jaloux et irrités d'une telle irruption mettant à mal leur fierté finissait pas ne plus vouloir rien entendre ou la regarder de biais comme une vile sorcière, sorti tout droit du ventre d'une fougère, et fille d'un chêne maudit des enfers. Allons bon. Que bien leur fasse de pensait telles chimères, Wyna n'était qu'une demoiselle bien élevée, au savoir transmis avec bonté et solidité et qui n'avait que faire des préjugés et des jalousies du moment qu'elle pouvait faire son travail. Elle avait vu le regard de la jeune Lady et elle aussi avait bien cru qu'elle allait se faire renvoyer chez elle sans préavis. Il est parfois dur de passer outre les images préconçues des plus nobles, qui ont des codes bien définis. Wyna y prenait garde. Ainsi , elle obéit à la jeune femme et la rejoignit , ne se posa que peu sur le fauteuil. Elle resta droite, juste assis par politesse et ouvrit un peu plus son col, pour laisser la cape tomber sur le bras du fauteuil, dévoilant une silhouette tout à fait correct dans une robe à manches longues et une autre veste de tissu lourd par dessus mais bien cintrée par des sangles blanches sur la taille. En  somme, elle était trés présentable. Ses cheveux tombaient sur ses épaules. Elle écouta donc la Lady , attentive, retenant chaque détail et l'aveu la fit sourire.

- J'ai ce qu'il vous faut. Ne croyez pas que fasse de la magie ou quelconque autre pratique étrange. Pour vous rassurer, je tiens mon savoir d'un mestre déchu , et je me suis prise d'amour pour les plantes. Le problème dont vous me parlez est loin de m'être inconnu. Il est trés courant chez les femmes du bas peuple, et qui se prive souvent pour leurs enfants. D'autres femmes ont , elle, des problèmes de sang. Il semble plus épais et quand les menstruations arrivent .... elles souffrent bien davantage, mais ce sont aussi de futures mamans qui ont des grossesses formidables et qui n'ont aucun problème pour faire de beaux bébés bien portants. Il existe....

Wyna sortit un gros livres de sa sacoche, un livre anciens, avec des pages rajoutés, tout jauni et écrit en large et en travers, avec des plantes séchées et tout un tas de choses à l'intérieur, d'environ sept centimètres d'épaisseur , sur 25 de haut sur 15 de large environ. Elle l'ouvrit et feuilleta doucement pour tomber sur une double page.

- Voilà, c'est ici. J'ai testé ces plantes sur moi. A une période, j'ai été trés angoissée par de nombreux évènements, et des milliers de questions sur ce que j'allais devenir... ça n'arrangeait en rien mon affaire, puisque mon corps en prit le coup et j'ai passé plus de trois jours au lit avec des douleurs horribles. Et ces plantes ont marché. Je les ai ensuite prescrites à d'autres femmes, qui sont des clientes régulières et cela a marché. Ce traitement se coupe en plusieurs parties. Une partie est sous forme de Tisane, l'autre de cataplasme. Tenez.

Elle lui tendit le livre calmement. Elle trouvait légitime que la demoiselle est une preuve de ses dires et que le livre ne soit pas juste pour faire style "j'ai fait des connaissances". On pouvait y voir les dessin des différentes plantes, ainsi que leurs propriétés propres, écrites en lettres rondes et féminines. Une partie du livre avait été écrite pour Mestre Crébon mais l'autre moitié par la main de Wyna.

- Les cataplasmes seront à base de menthe poivrée. C'est un anesthésiant léger qui sera appliquer avec un baume de lierre que je peux indiquer à votre mestre ou bien le fabriquer ici si vous le désirez. Il sera fixer sur votre bas ventre avec des bandes qu'il faudrait garder en maintient. Vous allez certes devoir limiter vos efforts, comme monter à cheval , cela ferait sauter le cataplasme de son emplacements. Cela ne servirait donc à rien. La seconde est une infusion qu'il faudra boire tous les trois heures. L'équivalent d'un bol moyen. Elle sera composé de menthe poivrée, de fruits d'aubépine, de galbules de Cyprès et de feuilles de ronces. La menthe et les fruits d'aubépine sont là pour apaiser l'anxiété et la douleur générale. Le cyprès et l'aubépine sont spécifiques à ce genre de troubles que vous subissez, ils agiront directement dessus. Vous devrez faire ce traitement tant que la douleur ne passe pas. Les effets sont rapides, mais ils ne durent que deux à trois heures, donc à renouveler autant que vous le désirez. Est-ce vous voulez que je m'arrête ?

Wyna sourit. il est vrai qu'elle avait beaucoup parlé. La jeune Lady avait probablement des questions, des besoins peut être. Il était normal qu'elle veuille tout savoir sur ce qui pourrait potentiellement poser problème. Après tout, il s'agissait de son corps. Le jeune guérisseuse plongea un court instant ses yeux dans le feu qui n'était pas du luxe par un froid pareil et le reporta ensuite sur Cylia.

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Message Dim 7 Juil 2013 - 9:38



    La jeune Stark était suspendue aux lèvres de la guérisseuse. Si celle-ci était en mesure de l'aider, ce serait le quotidien mensuel -voire menstruel- de la jeune femme qui serait entièrement remis en question. Cela valait la peine de s'interroger avec sincérité sur les dires de la demoiselle. Cylia était donc toute ouïe et quand la guérisseuse commença à parler, le savoir semblait descendre de ses entrailles pour se déverser dans les oreilles de la jeune femme. Soudainement, la Stark ne s'inquiétait plus ni de l'âge ni des qualifications de cette femme venue du Conflans. Elle voulait simplement apprendre qu'elle pourrait être soulagée si elle suivait les conseils de cette femme.

    Visiblement, Cylia était bien loin d'être un cas isolé et si cela ne lui paraissait pas inconcevable, cela avait même la vertu de la rassurer. Elle n'était pas seule dans cette épreuve. Et mieux encore, d'après la guérisseusse, Lady Cylia ne craindrait pas de problèmes pour mettre au monde des enfants. Voilà qui était une nouvelle assez clémente pour cette jeune femme déjà bien plus âgée que les mariées en général. Si en plus, elle avait craint pour sa fertilité, nul doute qu'elle aurait difficilement pu trouver époux à son pied.

    La jeune guérisseuse semblait passionnée par son activité et lorsqu'elle sortit un ouvrage portant trace de plantes et de leurs propriétés. La jeune femme savait fort heureusement lire et elle eut donc le loisir de prendre notes des dires de la guérisseuse à travers cet ouvrage. Mais celui-ci n'était cependant en rien une preuve pour la jeune femme, puisque si Wyna l'avait écrit elle-même, elle pouvait fort bien s'y être fourvoyée.

    Cylia Stark prit donc sur elle de questionner le Mestre de Winterfell sur les propriétés de ces plantes conseillées par Wyna. Se levant, la jeune femme alla jusqu'à la table de travail de sa chambre, sur laquelle parchemin et plume étaient posés. L'interruption de la dame du Conflans arriva tout juste à temps pour Cylia.

    « -Je veux bien, je voudrais prendre en note vos conseils, afin de ne rien négliger, le moment venu. Vous avez donc dit un baume de lierre ? Je pense que notre Mestre sera ravi de le fabriquer. L'odeur en est-elle désagréable ou puis-je aller et venir avec ce cataplasme sans aucun souci ? Par contre, pour ce qui est de la boisson, je n'ai pas retenu tous les ingrédients. Menthe poivrée, feuilles de ronces ? »

    Tandis qu'elle discutait avec la rebouteuse, Cylia essayait de noter de manière ordonnée ce qui était prévu afin de la soulager, espérant ainsi ne plus connaître cette angoisse, à chaque fin de lune. La demoiselle avait de fait d'autres questions. « -Vous avez laissé entendre que cela n'était en rien incompatible avec le fait de porter enfant … Vous comprendrez que cette question est extrêmement importante, du fait de ma position et si il devait en fait m'être impossible de donner la vie, je voudrais le savoir... Du fait de mon âge, je ne voudrais pas imposer une épouse stérile à quiconque ... ».

    Le sens du devoir ne faisait nullement défaut à Cylia et elle était d'un naturel optimiste. Toutefois, les années passant, elle en était venue à se demander si ce défaut qu'elle semblait avoir ne nuirait pas au rôle premier qu'on lui destinait, c'est à dire la naissance d'héritiers d'un homme qu'elle ne connaissait pourtant même pas encore. Elle savait que sa grand-mère s'était inquiétée également de ce fait et que si sa mère -qui avait porté tant d'enfants en pleine santé- était encore de ce monde, elle aurait pour Cylia les mêmes demandes. De fait, si elle se révélait stérile -et seule la guérisseuse le dirait- la jeune femme devrait revoir son rôle en ce monde. Peut-être Beron l'autoriserait-il à accompagner sa sœur lors de son mariage, en tant que dame de compagnie ? Ou alors elle pourrait s'occuper des prochains enfants de son frère ? Tandis que les questions se bousculaient, Cylia jetait sur la guérisseuse un regard plein d'espoir, se demandant sincèrement ce qui allait sortir de la bouche de la jeune femme. Le suspens était à son comble.



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Message Lun 8 Juil 2013 - 10:22


Elle la regarda se lever et se leva donc aussi, se voyant mal rester assise alors qu'une Lady était debout. Elle n'était pas de ce monde, mais il y avait certaines choses qu'elle respectait quand même. Il ne s'agissait pas de mettre la lady de travers non plus. Elle avait réussi à rester dans cette pièce et à se faire écouter. Elle ne doutait pas du fait que la jeune femme irait probablement demander conseil à son mestre aussi. Il faisait tous ainsi. Les mestres avaient certes des connaissances poussées sur le monde et notamment sur la médecin, mais il avait souvent l'orgueil de croire qu'ils pouvaient tout avaler sur tout, ne pensant pas une seule seconde que si les Sept les avaient voulu performant et si parfait, pourquoi se seraient-ils cassés la tête à créer tant d'hommes. Tous se complètent et bien que les mestres soient dans les plus intelligents et les plus compétents des hommes de Westeros, ils n'étaient malheureusement pas spécialiser , du moins pour une très grosse partie d'entre eux, dans les plantes.

Même si le métier de mestre avait été accessible aux femmes, Wyna aurait refusé, pour la simple et bonne raison que le reste de leur savoir ne l’intéressait pour la plupart pas plus que ça. Elle avait sa spécialité et elle n'avait rencontré dans le royaume en dépit de ses voyages, personne avait qui rivaliser réellement. Et se confronter à un mestre qui la regardait de travers, et c'était pratiquement toujours ainsi, sans compter qui avait presque envie de la pousser par une fenêtre prenant son intervention comme un affront scandaleux. Alors la brune ne s'offusquait pas si la Lady allait demander confirmation au mestre, si tant était qu'il savait de quoi lui parlerait la jeune fille. Ce traitement était pourtant un traitement de base qu'elle utilisait souvent. Certes de sa confection mais comme un mestre ne pouvait-il pas avoir penser à ça...Décidément , l'âge devait leur ronger un peu le cerveau aux pauvres bougres...

- Oui , un baume de lierre. Vous devrez écraser de la menthe poivrée pas trop ancienne, ou elle perd ses qualités anesthésiantes en séchant. Puis vous devrez le mélanger au baume. Le lierre est inodore en baume. Et la  menthe ne pourrait que vous donnez une odeur agréable.

Elle posa une main sur la table à l'opposé de Cylia et l'autre sur son épaisseur ceinture de cuire, aux sangles noires solides.

- Pour la tisane , *énumération lente* Menthe poivrée de nouveau, fruits d'aubépine  -secs ou non, cela n'a pas d'importance, ils gardent leur qualité même séchés. Ils se regonfleront dans la préparation - Des galbules de Cyprès - ce sont les toutes petites boules craquelées couleur terre que l'on trouve dans ces petits sapins - et des feuilles de ronces fraiches - sans les queues et il faudra racler les épines qui sont parfois sous la feuille sur la rayure principale.

Wyna jeta un coup d’œil par la fenêtre, distinguant un mouvement étrange dans le coin, et fut surprise de voir qu'il neigeait. Quelle différence de climat impressionnante. Dans le Conflans, il faisait certes frais à cette période, mais il pleuvait seulement et les feuilles étaient encore là, tout vivait tranquillement. Dieu quelle serait malheureuse dans cette contrée. Pas de verdure, pas d'orage ? Pas de soleil chaud , ni de chants d'oiseaux au réveil ou grenouilles la nuit. C'est un peu lugubre, elle devait l'avouer, mais il est vrai que la Lady devait être née ici, elle devait avoir l'habitude et même aimer cet endroit. Wyna considéra attentivement les paroles de la belle brune et sourit avec bienveillance.

- Prétendre que vous n'êtes pas stérile serait une bêtise. Je suppose que même votre mestre ne sait pas. Ce genre de choses ne peut pas se savoir à l'avance, sauf si vous avez de lourds antécédents familiaux qui pourrait nous permettre de dire que vous avez de grande chance de l'être. Et les douleurs que vous avez n'ont aucun rapport avec une possible stérilité. C'est en rapport avec la matrice. J'ai lu certains ouvrages quand mon maitre m'avait emmené dans un long voyage , petite. Écrits par des mestres spécialisés dans la fécondité et ces choses là. Il m'avait expliqué que plus la matrice d'une femme était généreuse pour recevoir un enfant et le faire grandir en son être... plus elle risquait d'avoir mal quand cette dernière se détachait chaque mois , votre corps se libérant de cette dernière ce qui donne les règles. Et chaque fois, un nouvelle matrice semble se refaire pour un potentiel autre bébé. C'est plutôt une bonne nouvelle si la votre est généreuse. Votre bébé ne pourra qu'apprécier. Vous me semblez bien portante, vous avez des hanches appropriées pour recevoir un enfant, et si vous subissez ces douleurs depuis bien des années, la grossesse va vous paraitre trés agréable alors. Je doute que vous ne puissiez pas en avoir.

Son sourire était confiant et généreux.

- Pensez juste au à boire beaucoup, ça régulera la douleur et le flux sanguin. Vous pouvez aussi chauffer le cataplasme avec une bouillotte. Ça vous fera le plus grand bien. Le massage de reins aide beaucoup à détendre les muscles endoloris par cette douleur constante. Et si vous venez à épouser un homme et qu'aucun enfant ne vient....

Elle fit une légère pause et s'approche de Lady Cylia , pour apposer son bassin contre la table et regarder par la  fenêtre, dos à Cylia. Sa voix se fit plus basse, plus discrète.

- Je sais qu'il est mal venu de parler de ces choses là en présence d'un homme et bien souvent de son mestre, donc je baisse d'un ton... Si vous venez à épouser un homme et qu'aucun enfant ne vient , ce n'est peut être pas vous le problème. Ne vous condamnez pas sans en être certaine. J'ai eu ce genre de cas, où malheureusement la culpabilité était rejetée sur la femme, l'homme étant trop fier. Et un jour l'une d'entre elles a trouver son mari et est tombé enceinte. Elle a été bien entendu accusé d'adultère...mais il s'est avéré que dans l'histoire c'était le mari qui était stérile... Les hommes peuvent souffrir des mêmes maux que les femmes, bien qu'ils se refusent à l'entendre dire.
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Cylia Stark
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Message Dim 14 Juil 2013 - 13:24



    C'était un soulagement intense qui se propageait dans toutes les fibres du corps de Cylia Stark. Peu à peu, elle commençait à comprendre qu'elle avait eu raison de faire demande à cette guérisseuse, concernant les probèmes qu'elle avait depuis des années. Sa féminité avait toujours été pour elle plus ou moins mystérieuse, même si elle savait que sa grand-mère, Lady Lara, était toujours prête à lui donner les éclaircissements utiles. La jeune Stark écoutait avec attention ce qu'avait à lui apporter Wyna. Cette femme à peine plus âgée qu'elle semblait avoir une connaissance de la vie toute différente et Cylia espérait que cela lui permettrait d'être durablement soulagée. Désireuse de ne pas passer à côté de cette solution, la jeune femme notait avec application tous les ingrédients qui seraient nécessaires à ses soins, tout en prenant bien garde de ne pas se tromper. C'était ensuite le Mestre de Winterfell qui aurait en charge la préparation. La jeune femme jugeait que cela donnerait au vieil homme une moindre envie de se rebeller contre l'arrivée de cette guérisseuse. Mentalement, Cylia essayait de se souvenir de chacun des mots des la demoiselle qu'elle avait en face d'elle. Cette femme lui inspirait confiance, d'une manière qu'elle peinait à comprendre, elle avait réellement envie de croire dans ce qu'elle disait.

    « - Je vous remercie, je crois que j'ai tout bien noté … Il restera à voir si cela fait convenablement effet lors de mes menstrues. ».
    Cylia n'était pas une petite écervelée et elle n'avait pas de problèmes particuliers à dire les mots crus, lorsque cela se révélait nécessaire. C'était ses saignements qui rendaient pour elle une partie du mois bien difficile et c'était aussi ceux-là qui avaient fait venir jusqu'ici la guérisseuse.

    Mais la discussion semblait s'orienter vers un débat bien plus délicat, que Cylia avait elle-même lancé. La fécondité d'une femme était chose importante. On disait même souvent que la valeur d'une femme y était liée, de manière intrinsèque. La seconde épouse de son père avait connu cette stérilité et Cylia n'avait pas aimé voir sa belle-mère amère de ne pouvoir donner la vie. Fort heureusement, elle était aimée des enfants de son défunt époux et Beron la gardait avec plaisir sur les lieux de son mariage. Lady Tanzelle n'était pas une femme désagréable, bien au contraire. Elle soutenait également énormément ses belles-filles, qui se sentaient parfois un peu esseulées au milieu de tous ces mâles Stark.

    Les propos de la guérisseuse était pour Cylia un baume sur des plaies dont elle n'avait pas encore soupçonné l'existence. En effet, la demoiselle avait craint de ne pouvoir donner la vie, chose qu'elle rêvait parmi tant d'autres. La guérisseuse ne lui donnait pas un blanc-seing, mais tout de même, elle avouait à Cylia qu'aucune raison objective aujourd'hui ne donnait à penser qu'elle n'avait pas les capacités de porter enfant. La Stark saurait s'en souvenir, quand elle se marierait et partageait la couche maritale avec son époux. Son corps était fait pour donner la vie. Le sourire de la jeune femme donnait à Cylia une confiance en elle et en la vie qu'elle ne pensait pas avoir ce jour-là. Ainsi, rien ne s'opposait à ce qu'elle ne mette au monde des petits êtres qui lui seraient ainsi confiés. « -Vous êtes rassurante, je vous en remercie, ces quelques mots sont un véritable baume. J'aimerais tant donner le jour à des enfants que ma crainte était parfois forte que la nature m'en empêche ... ».

    Mais le ton de la conversation changea et Cylia ouvrit les oreilles, intriguée. Un homme stérile ? Voilà quelque chose qu'elle n'avait jamais entendu encore. Surprise, elle observait du coin de l'oeil la guérisseuse. Celle-ci avait du voir beaucoup de choses dans sa vie de soignante et Cylia était très curieuse de son savoir. Elle était fortement étonnée qu'une femme si jeune sache autant de choses. « -Je vous remercie de vos confidences... Votre savoir est impressionnant à un âge tel que le votre ! Nous devons avoir les mêmes lunes de vie derrière nous, mais vous avez du vivre des tas de choses ! Vous disiez que c'était un Mestre qui vous avait enseigné tout cela ? Comment cela s'est-il passé ? » La jeune femme était sincèrement curieuse de découvrir la vie de la guérisseuse. Elle dégageait une telle sagesse que Cylia se sentait le devoir d'en apprendre plus à son sujet.



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Message Ven 19 Juil 2013 - 23:13


Wyna voyait le sourire de la jeune fille et certains traits s’apaisaient. Il semblerait que la demoiselle ait repris un peu confiance en elle. Elle n'avait qu'elle ne disait là rien de très affirmatif, les possibilités étant grande, et il ne fallait pas plus que la jeune fille en conclut que si un jour elle ne pouvait pas avoir d'enfant , ça revenait aussitôt à devoir tromper son mari pour le voir, mais il était certain qu'elle ne supportait pas elle même de voir tant de femmes malheureuses de porter le fardeau de leur mari. La nature faisait des défaillants des deux cotés, mais le fameux sexe fort était trop imbus de lui même pour l'admettre.

Elle laissa ensuite la jeune dame parler de ses curiosités à son égard. Les gens étaient souvent intrigués par sa personne, c'est vrai, elle devait le reconnaitre, mais elle n'en éprouvait pas de honte à dire qui elle était , bien que cela pouvait paraitre comme injurieux aux yeux du corps des mestres. Une femme éduqué par un mestre et meilleurs que certains d'entre eux , voir la plupart quand il s'agissait des plantes et des animaux , pour les convertir en médecine, ainsi que dans les soins qu'elle était capable de prodiguer. Contrairement aux mestres, elle avait été forcé d'apprendre sur le tas, avec les gueux du coin et dieu seul savait qu'un gueux ça se fait constamment mal, ça tombe malade et ça a le cerveau d'une moule séchée quand il s'agit de retenir une consigne.

- J'ignore ce que mon savoir vaut et je me garderai bien de prétendre dépasser qui que ce soit , je garde à l'esprit que je suis une femme et que je devrai toujours deux fois plus prouvé qu'un homme aux autres ce que je vaux... C'est une leçon d'humilité constante.

La jeune guérisseuse s'assit un peu sur une chaise de la table, prise de vertige et posa un peu son menton sur sa main , le coude sur la table, l'autre bras à plat dessus, histoire d'avoir quand même un minimum de tenue.

- Pardonnez moi , je ne me sens pas très bien. Je dois m'asseoir...

Elle respira doucement , se passant le bout des doigts sur le front et sourit un peu, pour n'affoler personne. Elle faisait juste un tout petit malaise. Juste un tout petit. Ça tournait quand même un peu. Pour chasser son attention de cet incident qui ne la quittait pas pour le moment , elle se repassa les questions en tête aussi bien qu'elle put et sourit un peu tristement...

- Vous devriez vous asseoir Dame Cylia... c'est assez long... ça remonte à mes 6 ans, quand ma famille toute entière s'est faite massacrer. Mon chien m'a trainé blessé dans un bois du Conflans... Et Crébon , un mestre déchu m'a recueilli, soigné et il a décidé de m'élever comme sa fille. Il ... il n'était pas très câlin, mais il avait plein d'attentions autre, ou il attendait que je dorme pour se manifester. Moi je rusais, je faisais semblant.

Il sourit nostalgique en ôtant sa main de son front et regarda par la fenêtre sur le coté.

- C'était un homme bon. Un homme comme on en fait peu. Il m'a appris à toujours être droite, ne pas mentir, faire passer la vie avant tout et ressentir les choses, les gens et les respecter. Il m'a appris à comprendre les corps, les plantes, et les animaux... m'a expliqué le fonctionnement de beaucoup de choses, mais dans un seul domaine, la médecine. Il voulait que je devienne une guérisseuse fière et forte. Un jour, il a fait une chute . Il n'a plus jamais été le même. Il est chez nous là, mais il a perdu la raison alors que je continue son œuvre en mémoire du grand homme qu'il a été.

Elle se gratta un peu le revers le main et se passa les doigts dessus , pour expliquer un peu plus .

- J'ai aimé ses premiers enseignements. J'ai été curieuse et nous vivons dans la campagnes profondes. Il n'y a aucun mestre là bas, juste des vieilles avec des manies bizarres qui appellent ça traitement et des gueux. Alors je me suis prise d'affection pour ces gens, et j'ai commencé à les aider et les soigné avec mon mestre. Et les larmes de joie des mamans ou les remerciements des guéris m'ont motivés à penser ma cause bonne. C'est peut être puérile et absurde aux yeux des gens d'en haut ce que je vais dire, mais j'arrive à avancer grâce à ce que je ressens quand je fais du bien aux autres.. Un genre d'amour de l'humain , mais de tout ce qui vit tout court... je n'arrive pas à vivre pour moi. Certains me prennent pour une folle, d'autres pour une passionnée...

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Message Sam 3 Aoû 2013 - 11:49



    La visite de cette guérisseuse apparaissait à Cylia comme une véritable bénédiction, rien de moins. La demoiselle prenait beaucoup de plaisir à écouter les explications de Wyna, pour la simple et bonne raison que cela lui permettait également de se réconforter en tant que femme et que future épouse. Non, elle ne serait pas la honte de sa famille -ou du moins pas nécessairement. Et plus, encore, la guérisseuse semblait dire que ses douleurs s'apaiseraient après la naissance d'un enfant, ce qui était fort bon signe. Cylia avait donc encore de meilleures raisons d'enfanter. Outre le bonheur de donner vie, elle aurait celui de moins souffrir chaque lune. En quelque sorte, l'arrivée de la guérisseuse était une bénédiction pour la Stark.
    Néanmoins, ainsi que même la jeune femme le disait, on ne pouvait être certain de rien. Avec application, la brunette avait noté tout ce qu'elle devrait prendre et faire à ses prochaines menstrues et elle était heureuse de pouvoir au moins tenter de se soulager ainsi. Mais malgré tout, rien ne disait que ce remède fonctionnerait sur elle, ainsi qu'il avait pu le faire sur d'autres femmes. Pour cette raison, Cylia ne s'avouait pas totalement sereine. Il fallait attendre et voir.
    « -Je comprends bien, ma chère. J'ai toutefois confiance et je suivrais scrupuleusement ce que vous m'avez indiqué. Si du moins cela ne me fait pas de bien, je n'ai pas l'impression que cela pourrait me faire du mal, n'est-ce-pas ? Ce sont somme toute des des ingrédients assez banaux, non ? ». Du moins, Cylia les connaissait tous et elle était certaine que le Mestre des Stark n'aurait guère de mal à lui fabriquer les baumes et autres pommades ordonnés par la jeune guérisseuse et c'était fort bien. Car Cylia ne voulait pas non plu gréver les réserves du Mestre et des Stark pour son simple bien-être. Elle n'en avait pas l'égoïsme.

    Mais soudainement, ce fut la guérisseuse qui sembla aller mal et Cylia s'approcha, intriguée et ennuyée. « -Qu'avez vous donc ? Voulez-vous boire ou manger quelque chose ? ». La jeune guérisseuse avait fait un long chemin et Cylia ne savait pas si on avait pris soin d'elle à son arrivée. Elle devait être épuisée, affamée, assoiffée ! Quelle manière de traiter celle qui s'apprêtait tant à l'aider !

    Soudainement, toutefois, Cylia comprit que c'était sa question qui avait amené la jeune femme à cet état. La jeune Stark prit place, comme le lui conseillait Wyna et elle écouta avec attention ce qu'avait à lui dire. L'histoire était bien triste et Cylia se sentit touchée par ce que lui racontait la jeune femme. Tout le monde n'avait pas eu l'occasion de vivre au chaud à Winterfell. Et si Cylia avait perdu jeune sa mère et son père, au moins avait-elle eu la chance d'avoir une famille présente.

    « -Quelle histoire tragique que la votre ma chère … Mais vous avez raison de rendre hommage à celui qui vous a tant donné ... ».
    Toutefois, quelque chose chagrinait Cylia. « -Vous avez dit qu'il était déchu, n'est-ce-pas ? Savez-vous pourquoi ? Cela n'est pas si courant ! ». Et la jeune Stark n'en parlerait surtout pas au Mestre des Stark qui ne manquerait pas d'en faire toute une histoire. C'était dur, mais les règles étaient faites pour l'harmonie de la société et il fallait s'y conformer. C'était du moins ce qu'on avait toujours appris à la jeune femme qui restait dans cette vision. A la marge, la jeune femme s'autorisait quelques petites excentricités, rendues possibles par le relatif isolement de Winterfell et du Nord, par rapport au reste de Westeros. Mais la plupart du temps, elle savait bien qu'elle devait respecter les usages.

    « -Quoi qu'il en soit, vous êtes la bienvenue à Winterfell pour la durée qui vous siera. Et si ça ne vous dérange pas, je vais faire entrer ma grand-mère qui se faisait un sang d'encre de votre verdict. ». Sans vraiment attendre de réponse, Cylia se leva et alla ouvrir la porte et héla sa grand-mère, Lady Lara, née Omble. « -Venez donc grand-mère. Wyna assure que je ne saurais être stérile à cause de mes douleurs, mais surtout, elle m'a dicté quelques remèdes ... ». Sévère de naturel, Lady Lara fronça les sourcils et s'empara des notes de Cylia, regardant de quoi était fait les remèdes. « -Cela semble de bonnes nouvelles, mais il faudra attendre vos prochaines menstrues pour en vérifier l'utilité ! ». Cylia hocha la tête et Lady Larra se tournant vers Wyna, lui fit la même proposition que sa petite-fille « -Voulez-vous allez vous restaurer et vous reposer maintenant que votre office est fait ? »



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Une guérisseuse venue de loin ... [Wyna, début 212]

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