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L'homme se libère par la force de l'esprit, non par le fracas des armes [PV Aslak]

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Message Sam 22 Juin 2013 - 15:40

Le grattement continu des plumes aidait Edan à se concentrer sur son travail, le berçant avec douceur, le guidant dans les méandres obscurs des vieux textes posés devant lui. La bibliothèque, pleine à craquer à cette heure, était une des seules salles de la Citadelle dans laquelle le jeune homme avait vraiment du plaisir à passer du temps, fut-ce consacré à l'étude des subtilités de la structure verbale du Haut-Valyrien. Le roturier releva la tête de ses notes pour regarder la lumière se faire de plus en plus discrète à travers l'ouverture de la fenêtre. Certains acolytes, organisés, commençaient déjà à installer des bougies sur leur table, prêts à veiller de nombreuses heures avant de rejoindre leur dortoir. Telle était la vie à la Citadelle, telle était la raison de l'échec ou de la démotivation de nombreux candidats. La nuit tombait sur Villevielle, annonciatrice d'un peu de fraîcheur qui ne serait pas de refus. Et de travail, également, puisque Edan était préposé au Foyer du Scribe, la partie ouverte au public de la Citadelle, ce soir là. Il ne savait d'ailleurs pas ce qui poussait les archimestres à garder cette partie ouverte jours et nuits, car personne ne venait se faire lire une lettre après le coucher du soleil, la plupart des gens ignorant d'ailleurs que l'accès ne leur était pas interdit à cette heure. Edan poussa un soupir et commença à ranger ses notes, prenant soin de ne pas presser l'encre pour ne pas faire de tache illisible. Il alla emprunter le traité de Haut-Valyrien et sortit lentement de son temple.


Le Foyer des Scribes était une grande salle, en mesure d'accueillir de nombreux visiteurs, mais semblait désespérément vide à cette heure-ci. Edan salua d'un signe de tête Cardwin et Rulen, les deux acolytes déjà présents, et s'installa à la petite table de bois sombre qui lui était allouée. Bon, il ne lui restait que quatre heures à passer ici, avant d'aller se coucher, ou de retourner à la bibliothèque. Il gardait la Citadelle, en quelques sortes, tout comme le font les hommes armés au sommet des murailles. Un travail comme un autre, non sans honneur, mais qui manquait d'intérêt, il fallait bien le dire. Poussant un nouveau soupir de mécontentement, l'acolyte posa son livre sur la table et le rouvrit où il s'était arrêté. Il se replongea sans attendre dans ses lignes obscures, espérant y déceler une once de sens, quelque chose de clair et bien formulé qu'il pourrait ressortir. "Le passé se distingue particulièrement par son principe de trinerisme littéraire, paradoxe quand on pense à sa structure verbale bi-dimensionnelle..." Edan cligna des yeux et relut le début de la phrase, se demandant s'il avait sauté un chapitre, s'il était définitivement inculte et stupide, ou s'il s'agissait d'une blague d'un littéraire illuminé. Ne parvenant pas vraiment à se décider, le jeune homme se décida à aller allumer les diverses bougies de la salle, tâche qui semblait bien trop bassement matérielle pour ses congénères ici présents. Congénères étant un bien grand mot quand on savait qu'ils venaient pour la plupart de la noblesse méprisante de ce monde, et qu'ils étaient incapables d'accepter qu'un simple roturier puisse accéder au même statut qu'eux.


Un homme entra dans la salle, à sa grande surprise. Edan alluma une nouvelle bougie, se brûlant les doigts avec de la cire trop chaude, puis s'approcha du nouveau venu, espérant bien avoir un peu de distraction en cette soirée. "Bien le bonsoir, Ser." Edan se passa la main autour du cou pour vérifier que sa lanière de cuir, comportant deux maillons, y était bien, et dévisagea le nouvel arrivant. D'une trentaine d'années, l'homme avait une carrure imposante mais n'avait rien d'un chevalier, du moins de ceux qui fréquentaient la Citadelle. Il semblait un peu plus sale et rude que la plupart des hommes de bonne famille. Les yeux de l'acolyte se posèrent sur la pointe des lances de ce dernier, et il ne put s'empêcher de le lui notifier, comme le prescrivait le règlement : "Les armes ne sont pas admises, ici. Veuillez les déposer à l'entrée... s'il vous plait. Vous n'en aurez aucun besoin ici, je vous prie de me croire là dessus." Bien, c'était dit. Edan ajusta sa robe élimée, et attendit que son interlocuteur réagisse, avant de demander poliment : "Que puis-je pour vous ?"
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Aslak
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Message Lun 24 Juin 2013 - 2:12

Aslak se trouvait désormais dans le Bief maintenant qu'il avait quitté Dorne après un nombre d'années de stabilité fortement étonnante pour lui dans cette contrée. Il n'y avait rien à dire, c'était son coups de coeur jusqu'à présent. Après, il n'avait vu que les Terres de l'Orage et une partie des Terres de la Couronne, ce qui n'était pas encore énorme dans Westeros, mais la chaleur et la mentalité des dorniens l'avait séduit assez pour lui imposer de voyager à travers toute cette dernière. Lui qui ne faisait toujours que passer au gré du vent, c'était donc un exploit qu'il s'établisse pendant plusieurs années dans une seule contrée. Le désert lui manquait fortement. Ses lances lui rappelaient constamment cette chaleur et surtout le tempérament fougueux des personnages vivant en ces lieux. Une expédition qu'il n'oublierait jamais et surtout qui le pousserait sûrement à y retourner pour y finir sa vie, enfin seulement quand il aurait vu tout le reste du monde de sept Couronnes. Et il n'était pas prêt d'avoir fini car là, venant d'entamer son périple dans le Bief, en parlant avec des habitants, il avait rapidement compris que ce territoire était un des plus vastes... Cela lui prendrait donc un certain temps pour le traverser puisqu'il se rendait désormais vers le Nord. Le paysage était aussi bien différent et il devait reconnaître qu'autant la beauté de ce dernier ne le laissait pas indifférent, autant le désert restait quand même bien plus impressionnant et pénétrant pour lui. Mais comme on disait, il fallait bien contenter tout le monde. Il était persuadé que peu de personnes étaient capable de vivre dans ce désert infernal qui vous prenait au plus profond de votre être et vous poussait dans vos derniers retranchements avant de vous permettre de vous y accommoder. Le masochisme n'était pas du tout dans ses moeurs et pourtant ce mode de fonctionnement l'avait totalement envoûté. Il se devait cependant de laisser ces souvenirs derrière lui pour continuer sa conquête du monde. Et toute conquête se devait d'être caractérisée par de l'alcool et des femmes.

Ainsi, en cette journée, il s'était investi d'une mission sans nul doute importante : acquérir de l'argent pour profiter des tavernes de Villeveille où il avait atterri depuis quelques minutes, et éventuellement un bordel s'il en trouvait un sur le chemin. Mais tout d'abord, il devait libérer le fidèle destrier qu'il avait volé quelques heures plus tôt de toute dominance humaine. Ainsi, après être descendu de son échine, il le débarrassa de sa selle et du reste de l'attirail équestre avant de le pousser à trouver place dans les champs plus loin d'une bonne claque sur son fessier. Il aurait pu faire le chemin à pied depuis le village voisin mais après une escarmouche avec un fermier peu enclin à comprendre les civilités masculines envers sa fille, il dut se rendre rapidement ailleurs face à une fourche acérée et des comparses tout aussi prêt à en découdre. Par conséquent, face à autant de pression - ironie bien sûr mais excuse somme toute trouvée - il se devait d'aller se désaltérer rapidement. Ainsi, prenant place dans une taverne, la suite des événements s'enchaîna sans aucune difficulté. Une approche, un vol de bourse, une discussion amicale, l'intégration dans un groupe totalement inconnu, de l'alcool, de l'alcool et... bien sûr après une magnifique serveuse à charmer, de l'alcool. Cela étant, ce n'était guère surprenant pour un reître tel qu'Aslak qui prenait grand plaisir à traîner avec les pochards de service. Il trouvait que l'ambiance était toujours propice à un amusement certain et à finir toujours dans un état déplorable, mais ça c'était une autre histoire. En attendant, ayant commencé tôt à se faire des connaissances, quand il sortit de la taverne, le soleil ne faisait que décliner alors annonçant un début de soirée encore ma foi totalement agréable au niveau du temps. Enfin... C'était ce qu'il pensait mais ses sens étaient quelque peu biaisés par un degré d'alcoolémie légèrement trop élevé pour se permettre de juger les choses avec objectivité. D'ailleurs, il serait peut-être intéressant d'aller se trouver un coin où dormir car pour être tout à fait sincère, la nuit précédente n'avait pas été ponctuée non plus par de longues heures de repos.

Déambulant ainsi dans les rues, il vit alors un endroit qui lui semblait ouvert, un peu sombre mais ouvert. Un bien beau bâtiment selon lui pour laisser l'opportunité à quiconque de venir. Mais il n'allait pas se plaindre, s'il pouvait dormir ailleurs que dans le foin d'une grange, il ne disait pas non. Il aurait davantage opté pour un bordel mais il n'en avait pas trouvé et chercher en cet instant n'était pas non plus dans ses priorités. Il irait après quelques heures de sommeil. Ainsi, ce fut en approchant du lieu qu'il remarqua la lumière naissante à l'intérieur et qu'il remarqua aisément que cela n'avait rien à voir avec un endroit délaisser où s'écrouler. La curiosité prit le pas cependant pour qu'il ne fasse pas demi tour tout de suite, mais ce fut cependant trop long puisqu'on l'interpella rapidement. Un petit jeunot qui était bien trop poli parce que vu son état, il ne devait sûrement pas avoir l'air d'un chevalier. C'était bien gentil de lui faire un tel compliment mais il avait tout l'air d'un homme alcoolisé. Et en plus de cela il voulait le débarrasser de ses armes ? Il croyait vraiment qu'il était en état de les dégainer là toute de suite ? A part se blesser il ne pourrait faire de bon. Posant sa main sur l'épaule du concerné, il lui sourit amusé avant de  prendre la parole.

"Alors premièrement... J'crois clairement pas être un chevalier. J'sais que t'es jeune mon p'tit gars, mais dis toi bien que si un jour tu vois un chevalier avec cette dégaine..." il pointa son attirail vestimentaire " Surtout méfie toi... il ment et est bon à rien !" il ne put s'empêcher de rire face à ces propos qui indiquaient sans doute possible que sa capacité réflexive était totalement altérée. Il parlait même plutôt mal contrairement à d'habitude. Il regarda les lieux avant de passer son bras autour du cou du jeune homme sur lequel il s'appuya d'une bonne moitié de poids et de continuer sous forme de confidence "Et pour mes armes... T'sais, ce sont des lances, tu vois... donc des dames... Des jumelles même... Et si je les abandonne, elles vont m'faire une de ses crises de jalousie... Tu comprends ? Et soyons honnête... Dans mon état, j'vais vraiment pas pouvoir les utiliser. Ce serait même stupide de l'faire. T'as pas l'air méchant.. je suis pas méchant... Donc en somme, j'peux les garder non ? Alleeeeeez, j'suis sûr que je peux."

Il tapota son épaule avant de le libérer de son étreinte brachiale et de s'aventurer dans ce lieu qui était en réalité en quelque sorte sacré mais dont il n'en avait pas la moindre idée. Lui tout ce qu'il avait voulu, c'était un lieu où se recueillir pour dormir et non faire ce qu'on était censé faire dans cet emplacement... En somme, quelque chose dont il n'avait strictement pas la connaissance. Cela lui imposa donc une question après avoir répondu à celle poser par le jeune homme.

"M'aider hein... Ben concrètement je cherchais à pieuter. Mais j'suis pas sûr du tout que vous aller me laisser m'écrouler au sol et m'endormir comme un homme ivre que je suis. D'ailleurs... cela m'fait vous demander c'qu'on peut bien fabriquer ici à cette heure. Vous allez air plutôt intelligent... Enfin je dis ça mais j'avoue que j'en sais rien. Vous êtes même bien propre... C'est plutôt cool... Moi je suis vraiment crade. Mais c'est normal... être sur les routes, faire les tavernes, dormir par terre, enfin vous voyez ce que j'veux dire... ou peut-être pas. C'est vrai que ... comme je l'ai déjà dit je pense mais j'avoue que je suis plus certain non plus... mais vous êtes plutôt propre.  C'est bien ça c'est bien ça... Vous devez être fier de ce que vous faites ! Mais ... Vous faites quoi ? Vous me l'avez déjà dit ? Nan j'crois pas. Ah c'est ça ! J'vous ai déjà posé la question... Ou alors pas. Peu importe ! Donc... C'est quoi cet endroit ? Ouais parce que, même si j'peux pas y dormir, je s'rais pas contre de savoir. Faudrait peut-être que je me taise pour que vous puissiez répondre. J'crois que je vais faire ça. Et m'asseoir aussi ce serait bien.... Ah là ! "

Il se dirigea vers un endroit adéquat où poser son fessier. Une sorte de rebord en bois dont l'utilité lui échappait totalement mais qui servait parfaitement d'assise en attendant les réponses à ses questions ou alors d'être aiguiller par le jeune homme qui allait sûrement le considérer comme totalement inadéquat. C'était certain.

"Ah fait, j'm'appelle Aslak. Et toi ? "


Les présentations... toujours les présentations !





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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